Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
vendredi 3 avril 2026
Origine de la séparation hommes-femmes à la synagogue par le Rav Gabriel DAYAN
Origine de la séparation hommes-femmes à la synagogue par le Rav Gabriel DAYAN
1. La séparation par une Mé'hitsa entre les femmes et les hommes dans une synagogue est doublement nécessaire.
Non seulement, du fait qu'il est obligatoire de s'éloigner de toutes sortes de "relations" illicites, mais aussi parce qu'il est obligatoire d'avoir une certaine conduite dans un lieu où réside la Chékhina [Présence Divine].
Or, sans Mé'hitsa conforme aux exigences de la Halakha, il est difficile de faire régner une atmosphère saine et pure n'ayant aucun défaut d'ordre moral.
A ce sujet, voir Choul'han 'Aroukh, chapitre 151, 1.
Le consensus règne sur cette question : la Mé'hitsa doit mesurer au minimum 1.80 mètres.
Qu'il soit dit au passage, d'après certains décisionnaires, il est préférable que la partie de la synagogue réservée aux femmes soit en hauteur afin d'éviter plusieurs complications.
2. En 1865, un grand rassemblement eut lieu en Europe. Plusieurs décisions furent prises à l'unanimité des sommités rabbiniques et des décisionnaires présents.
L'une d'entre elles : « Dans toutes synagogues, la Mé'hitsa doit obligatoirement être suffisamment opaque afin qu'il ne soit pas possible de voir les femmes se trouvant de l'autre côté [...]. Il est strictement interdit de pénétrer dans une synagogue n'ayant pas une telle Mé'hitsa, que ce soit en semaine ou durant les fêtes ».
Le constat de ces idées est suffisamment édifiant pour se passer de commentaires.
3. La nécessité de faire une séparation lorsque des hommes et des femmes se trouvent dans un même endroit est mentionnée dans la Michna - Soucca, chapitre 5, Michna 2.
De très nombreux décisionnaires pensent qu'à partir de l'âge de 5-6 ans la séparation est une obligation.
Le Rav Ovadia Yossef ainsi que le Rav Kook se prononcent à ce sujet dune manière catégorique.
Voir [entre autres] Yabi'a Omer volume 4, Even Haézer question 4 et la lettre du Rav Kook dans Igrot Haraya Kook 392.
4. Une question intéressante est mentionnée dans les écrits de nos maîtres : La séparation est-elle une obligation dans les transports en commun ?
Réponse : la séparation par une Mé'hitsa n'est pas une obligation, mais la manière de s'asseoir doit être soumise à certaines règles [qu'il n'est pas possible de détailler dans le cadre de cette réponse - à ce sujet, voir Iguerot Moché Yoré Déa partie 1, question 137 et Iguerot Moché Even Haézer partie 2, question 14].
5. D’après certains de nos maîtres, lorsqu’il n’y a pas de séparation lors du repas des Chéva’ Brakhot, on ne dit pas Chéhasim’ha Bim’ono [la joie règne autour d’Hachem] dans le Zimoun précédant le Birkat Hamazone car lorsqu’il manque de la Kedoucha [sainteté], le Satan porte des accusations et il n’y a pas de joie aux côtés d’Hachem.
Voir Beth Chmouel, fin du passage 11 sur Choul'han ‘Aroukh - Even Haézer, chapitre 62, Halakha 9, Séfer ‘Hassidim, passages 393 et 1120, Baèr Hétev, passage 11 sur Choul'han ‘Aroukh - Even Haézer, chapitre 62, Halakha 9, Yam Chel Chlomo sur Talmud, Ketoubot, chapitre 1, paragraphe 20, Nité Gabriel, chapitre 43, Halakha 1.
6. Pour les mariages et Bar Mitsva, etc. : il va sans dire que, d'après la Halakha, il n'est pas permis d'installer les hommes et les femmes à une même table.
Lors des repas de famille élargie : « généralement », on ne met pas de Mé'hitsa, mais les hommes et les femmes ne mangent pas à la même table.
Il peut y avoir certaines dérogations, mais il est indispensable de s'adresser à un Rav compétent avant d'agir dans un sens ou dans un autre.
Pour d'autres références à ce sujet, voir Igrot Moché, Ora'h 'Haïm, volume 1, réponses 39-41, Ora'h 'Haïm, volume 3, réponse 23, Chévet Halévi, volume 1, réponse 29, Seridé Ech, volume 2, réponse 8 et 11.
Gabriel DAYAN
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