Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
mercredi 2 avril 2025
jacques halbronn Epistémologie. Linguistique matricielle, fonction performative de la linguistique La fonction du N.
jacques halbronn Epistémologie. Linguistique matricielle, fonction performative de la linguistique La fonction du N.
Les linguistes sont divisés entre ceux qui voient leur discipline comme descriptive et ceux qui privilégient une dimension performative :
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»La performativité est le fait, pour un signe linguistique (énoncé, phrase, verbe, etc.) de réaliser lui-même ce qu’il énonce ; on dit alors que le signe est « performatif ». Le fait d’utiliser un de ces signes fait advenir une réalité. »
»La linguistique est une discipline scientifique s’intéressant à l’étude du langage. Elle n’est pas prescriptive mais descriptive. La prescription correspond à la norme, c’est-à-dire ce qui est jugé correct linguistiquement : cela est l’apanage des académies et des grammairiens. À l’inverse,la linguistique se contente de décrire la langue telle qu’elle est et non telle qu’elle devrait être. »
Lors de nos travaux en linguistiques, notamment sous la conduite de Louis-Jean Calvet (1986-1989), nous avons rencontre des « obstacles » sous jacents à l’idée que se faisaient les uns et les autres de l’approche des langues. Nous voudrions, ici, avec le recul, faire le point à ce propos.
Certes, le linguiste sera amené à « décrire » le fonctionnement de telle ou telle langue(s) mais doit-il pour autant valider ce qu’elle a pu devenir avec le temps, quid de la question de sa corruption? Notre approche se veut « critique », ce qui présuppose que notre description sera archéologique, déterminera des évolutions susceptibles d’avoir conduit à en dénaturer, à en défigurer le plan initial. D’aucuns n’hésiteront pas à contester – à juste titre- la notion même de « plan initial » d’une langue. Nous préfererons parler de fonction matricielle, c’est à dire d’un reformatage d’un matériau premier et c’est la description de ce reformatage qui est la vocation première de l’acte linguistique. On parlera donc en ce qui nous concerne de linguistique matricielle.
Autrement dit,il importe de dégager une structure s’étant imposée à une matière – passage de la matière à la forme. Cette structure a une dimension performative, c’est à dire qu’elle est constitutive. LA langue est indissociable de la matrice qui lui a conféré une certaine forme. En fait, une certaine matrice sera commune à un groupe de langues soumises à une même grammaire mais ayant aussi un fonds lexical commun mais, par le processus de l’emprunt, une langue relevant d’un autre fonds lexical pourra avoir été marquée par la même matrice. On soulignera ici le fait que l’application d’une même matrice à des corpus différents produira des effets autres selon le dit fonds lexical.C’est tout l’enjeu de la linguistique comparative.
Certains de nos lecteurs (rapporteurs) ont pu sourciller en nous voyant adopter une approche géométrique des langues nous conduisant à rechercher des symétries, des structures, des polarités, des logiques lesquelles, selon nous, sont propres à l’idée même de matrice. C’est ainsi que dans notre « description » phonologique du français, nous avons signalé un alignement de l’écrit sur l’oral qui aura contribué à fausser les pistes, comme l’usage des accents et des apostrophes. Par ailleurs, nous avons proposé un traitement des affixes en associant l’usage des préfixes à un marqueur du passé et celui des suffixes à un marqueur du futur. Nous avons accordé beaucoup d’importance au phénoméne de l’ »emprunt linguistique »(cf Louis Deroy, L’emprunt linguistique. Paris, Les Belles Lettres, 1956.) qui a des effets unificateurs tant sur le plan lexical que grammatical.
Nous irons même jusqu’à envisager, dans le cadre d’une certaine théologie créationniste, l’application d’une seule et même matrice à un ensemble de langues au départ très divers. L’existence d’une même matrice n’implique pas ,ipso facto, la production d’une seule « langue » puisque cette même matrice impacte des corpus antérieurs différant les uns par rapport aux autres. C’est pourquoi le lexique importe moins pour nous que la grammaire du fait d’un creuset apte à apporter de l’homogénéité à un « input » hétérogéne, ce qui vient relativiser singulièrement la question de l’étymologie.
En tout état de cause, on aura compris l’importance que nous accordons à la reconstitution d’une matrice originelle, transcendant, transmutant (alchimiquement) une matière « première ». On s'intéressera ici l'importance à accrder à la lettre N, à la fois en tant que marqueur "négatif" (ou positif de par son absence) et à la fois en tant que facteur déterminant de la diphtongaison ,ce qui aboutit à sa non prononciation en tant que consonne/
On notera qu'en allemand, la négation "nein" se préterait, a priori, à une diphtongaisn mais celle-ci n'est pas activée en allemand moderne., puisque le n final de nein se maitient à l'oral. Nein devrait normalement se prononcer "à la française" commee "certain", "humain" etc. En ce qui concerne la négation en hébreu, on trouve la forme "Ein" comme dans Ein Soph. (pas de fin), qui se décline
sur le web
" Dans la Kabbale, Dieu est Ein Sof (ce qui signifie « sans limite ») : il est l’infini, l’inconnaissable, le caché. Nous parlons ici de Dieu avant toute manifestation. En tant qu’Ein Sof, Dieu est donc l’Etre sans fin, ou l’Essence cachée.
« אינני אוהב אותה (Eineni Ohev Ota) (translittération)
אינני אוהב אותה
Berry Sakharof - Paroles de « אינני אוהב אותה (Eineni Ohev Ota) » (hébreu) + translittération: / eineni ohev ota, eineni ohev klal / ani ahavti kama,
JHB 02 04 25
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