LA REVUE ASTRO-PROPHETIQUE
Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
lundi 16 mars 2026
. jacques halbronn Le véritable défi pour les Juifs du XXIe siècle
. jacques halbronn Le véritable défi pour les Juifs du XXIe siècle
Notre Humanité est sur la sellette: saura-t-elle ou non déterminer ce qu'elle doit aux dieux (Elohim) qui ont choisi notre systéme solaire et la population terrestre, comme un terrain d'élection. Ces dieux sont quelque part lucifériens en ce qu'ils rivalisent avec un univers infiniment plus ancien, ce qui correspond à l'antagonisme millénaire entre Astrologie (le Nouvel Ordre) et Astronomie (l'Ancien Ordre). Il ne s'agit nullement de se perdre dans la diversité des cieux ni dans celle des hommes mais de prendre conscience d'une centralité, à la fois céleste et humaine, à savoir saturnocentrique, le cycle des phases de Saturne et adamocentrique, la lignée des Fils d'Adam.
Quelle relation les Juifs peuvent et doivent entretenir avec les Gentils (Goyim). I Il importe d'ouvrir les synagogues aux non Juifs. Sur le web "La cour des gentils, appelée aussi cour commune par les juifs, était l'espace de l'ancien Temple de Jérusalem réservé aux non-juifs (les gentils) qui souhaitaient s'approcher du lieu le plus sacré du judaïsme, sans pouvoir accéder à l'enceinte intérieure du Temple" Signalons ainsi que le "Ecoute Israel" ne s'adresse pas aux Juifs mais à une population à laquele s'adresse le prophéte Ezékiel, "fils d'Adam" et il serait bon, par conséquent, d'inviter des non Juifs à être présent, dans un espace qui leur seait réservé - comme dans le Temple de Jérusalem, de façon à ce qu'on puisse les interpeller. II Il importe que les Juifs soient à l'écoute de l'attitude des non Juifs à leur égard dans le cadre des lieux de culte chrétiens, musulmans et autres. Il est bon de rappeler les racines juives du christianisme, à commencer par le cas de Jésus car nos adversaires entendent nous diviser, mettant les Juifs d'un côté, les Chrétiens de l'autre. Que dire notamment de l'Eglse de l'Unification (Moon) insistant sur les souffrances que Dieu (le "parent célest" a eu à endurer 6000 ans durant, soit, la durée du calendrier hébraique/5786 (hébreu : ה'תשפ"ו , abbr. : תשפ"ו) est une année hébraïque qui a commencé à la veille au soir du 23 septembre 2025 et se finira le 11 septembre 2026. Cette année compte 354 jours. On avouera qu'il y a plus que d'une coincidence entrre 5786 et 6000 ans: Sur le web — Le jour viendra où Dieu et Jésus se réjouiront ensemble, libres d'exprimer leur cœur plein de rancœurs et de peines éprouvées pendant 6000 ans". —" depuis 6000 ans à cause de la chute. " Le Principe nous enseigne que l'histoire se répète à des niveaux de plus en plus élevés. Parce que Jésus n'a pas pu accomplir sa mission, il y a 2000 ans, les mêmes événements historiques doivent se répéter à notre époque et il nous faut payer l'indemnité pour l'échec des contemporains de Jésus. Nous sommes en mesure d'achever sa mission. Sur le web Le "grand remplacement" sur le web "Dans cette optique, le peuple d'Israël autrefois choisi par Dieu a cessé d'être le peuple élu et il est maudit parce qu'il a rejeté et tué le Sauveur, Jésus-Christ. Les dons et les promesses de Dieu à l'« ancien Israël » sont transférés à l'Église, qui devient le « nouvel Israël », le « nouveau peuple de Dieu »." L'"échec" de Jésus qui n'a pu s'unir à une femme à la différence du Révérend Moon, constituant le vrai couple attendu. "Nous avons appris dans le Principe que le Messie ne peut venir ni dans une nation indépendante ni d'une manière glorieuse. Jésus est venu pour accomplir la providence en se tenant sur le fondement de la foi juive et de la nation d'Israël. Cependant ni le peuple juif ni la nation ne l'ont reconnu. Jésus n'a pu accomplir sa mission et la nation d'Israël ainsi que le peuple juif ont été dispersés. La base sur laquelle la mission de Jésus devait se dérouler a donc été perdue. Dès lors, Dieu a préparé un fondement semblable, sur lequel le Messie pourrait venir et accomplir la mission de Jésus. Dieu a cherché une nation similaire - une nation de souffrance - comme base pour la seconde venue du Messie. La Corée en tant que nation élue C'est la Corée qui fut choisie pour être dans cette position. La géographie d'Israël et de la Corée, de même que les caractéristiques de leurs peuples sont similaires. L'histoire de la Corée a suivi le schéma de la lutte entre Caïn et Abel selon des formes variées : la Corée a été attaquée tout au long de son histoire par des puissances étrangères, sans jamais agresser elle-même une autre nation. Elle a lutté à la fois intérieurement et extérieurement. La Corée a eu pour destin d'être annexée et soumise au Japon pendant 36 ans. Ces 36 ans de tribulations endurées par le peuple coréen équivalaient symboliquement aux 400 années de tribulations des Chrétiens sous l'Empire Romain et aux 400 années précédant la venue de Jésus, alors que la confusion intérieure et extérieure était très grande. C'est afin de compenser et payer l'indemnité pour ces périodes que la Corée a dû traverser 40 ans de tribulations." Or, selon nous, le plan divin a mis en place un plan que l'Humanité ne saurait modifier et qu'elle n'a de toute façon pas les moyens de le faire. La régle veut que le Saint Esprit inspire des descendants du lignage adamique, comme Ezékiel et Jésus. Mais ceux-ci n'ont pas été capables de décrypter et de décrire correctement le plan divin et notamment sa structure saturno-centrique. Le sort de notre Humanité dépend d'un tel décodage, ce qui la conduirait à un autre niveau de conscience. Faute de quoi, cette Humanité risquerait fort de se voir disqualifiée. On peut en effet imaginer que plusieurs Humanités soient confrontées à un tel enjeu "scientifique" et que sont des faux prophétes ceux qui se révélent incapables de maitriser un tel puzzle d'ordre techno-scientifique et ne relevant pas d'un quelconque Dieu originel- comme l'a cru un Spinoza, (Deus sive Natura) incapable de reconnaitre le génie créateur du dieu "biblique". Un Karl Marx s'est essayé à comprendre les lois de la Société mais il n'avait pas la trempe théologique requise et n'a pas su relier cet ordre avec un ordre céleste, instauré lors de la mise en oeuvre de la Création (Genése I) ce qui eut exigé une grâce comme celle invoquée par Paul dans le Nouveau Testament.Il importe que les Juifs reconnaissent et saluent cette nouvelle révélation, autrement plus étayée que celle du Tabernacle exposée dans le Livre de l'Exode.(Ch XXXVIII-XXXIX) Il importe de comprendre que de telles constructions/édifications sont tout à fait dérisoires au regard de l'ordre antropocosmique établi par les Elohim. Autrement dit, les Juifs du XXIe siècle auront l'occasion cette fois d'être à la hauteur en sachant distinguer le bon grain de l'ivraie.
A notre connaissance, l'Astrologie n'est pas la tasse de thé de l'Eglise de l'Unificationniste et c'est une affaire trop sérieuse pour les "astrologues" qui se mettent aujourd'hui en avant, à la traine de l'astronomie, sans comprendre que la vraie astrologie ne saurait aucunement trouver sa vérité dans les révélations astro-mythologiques dont se pare l'Astronomie.
JHB 16 02 26
samedi 14 mars 2026
jacques halbronn Astrologie. Dilemme du XXIe siècle, être une machine ou dépendre d’une machine. Réponse à Descartes
jacques halbronn Astrologie. Dilemme du XXIe siècle, être une machine ou dépendre d’une machine. Réponse à Descartes
Selon nous, le monde se divise entre les personnes qui fonctionnent comme des machines et celles qui n’existent que par elles. Nous sommes tous en quête de certitudes car c’est ce qui crée de la confiance. Contrairement à Descartes (cf infra), ce sont bien nos sens qui nous garantissent d’être ou non dans le vrai.
Sur le web
« Descartes et la certitude de la conscience de soi
« Dans quelle mesure pouvons-nous faire confiance aux informations qui proviennent de nos sens ? Où sont les limites de nos connaissances ? Pour répondre à ces questions, nous accompagnerons Descartes dans la recherche de la certitude.
« René Descartes (1596-1650) était un éminent scientifique qui a également apporté d’importantes contributions à la philosophie. Pour lui, les méthodes philosophiques utilisées par ses contemporains étaient erronées. Sa vision s’opposait à celle de ceux qui soutenaient que la connaissance pouvait être obtenue par les sens. De cette façon, il a essayé de trouver une sorte de certitude qui l’aiderait à avancer sur le chemin de la connaissance.
« Pour Descartes, toute connaissance doit être déduite par la raison. C’est pourquoi sa philosophie s’appelle « rationalisme ». Sa pensée tente de transférer la méthode des mathématiques à la philosophie. Ainsi, à partir de vérités simples mais sûres, il tente de construire des connaissances solides et incontestables. »
Ce sont bien, en vérité, nos sens qui nous confèrent quelque sentiment de certitude: d’aucuns ont un sentiment d’infaillibilité dans le domaine des odeurs. Ils savent que cela (ça) « pue » et rien ne saurait les en faire démordre. Les animaux partagent un tel « flair ». D’autres ont la certitude que quelque chose est « faux », sonne faux dans un discours, dans un texte, dans un systéme et cela en fait des chercheurs, des découvreurs, des pionniers.
Et puis, pour ceux qui ne jouissent pas d’un tel équipement interne, il y a le recours à des machines non plus internes mais externes,c’est à dire fabriquées. Ils sont appareillés et ils se fient aveuglement à ces outils et sont à leur service.
Selon nous, l’astrologie ne fait sens que dans la mesure où une partie de l’Humanité comporte en elle même une dimension mécanisée sur le plan cyclique. s’articulant sur une certaine structure sensorielle. Pour nous, la raison dépend d’une telle mécanicité et d’une certaine cyclicité.
Sur le web
Qu’est-ce qu’un « animal-machine » ?
» René Descartes affirme que l’animal n’est rien d’autre qu’une machine perfectionnée. Selon lui, il n’y a pas de différence fondamentale entre un animal et un automate : ce sont des choses de même nature (ontologiquement indistinctes). Dans la Lettre au Marquis de Newcastle du 23 novembre 1646, il compare l’animal à une horloge : l’animal est comme un objet fabriqué par l’homme, composé de pièces mécaniques et de ressorts. Pour Descartes, l’animal n’a pas de pensées : il réagit de façon automatique à des stimuli. En dépit des apparences, c’est un pur système mécanique. Il n’est pas libre et ses actions sont intégralement déterminées. L’animal n’a ni âme ni raison. Dans le contexte religieux de l’époque, Descartes y voit un être mortel, qui n’est pas à l’image de Dieu.À l’inverse, l’être humain dispose de la pensée et du langage. C’est un être libre, avec une âme immortelle et une raison. Il porte en lui la marque du Dieu infini qui l’a créé. Malgré tout ce qui semble le rapprocher des animaux, l’humain est radicalement différent. Il est plus proche de Dieu que des animaux. Pour Descartes, la continuité humain-animal est trompeuse : il existe en réalité une rupture profonde, une différence métaphysique. »
Or, pour nous, cette quête de certitude que poursuit Descartes implique précisément que nous fonctionnions comme des machines. Et d’ailleurs quand nous ne pouvons nous fier à nos certitudes intérieures, nous en sommes réduits à faire appel à des certitudes fournies par la technique. Quel dilemme!
L’Humanité se diviserait ainsi en trois ensembles, ceux qui ont besoin des machines ou de ceux qui en tiennent lieu, ceux qui ont une sensorialité « mécanique » que l’on peut qualifier d’animale - la femme est en cela semblable à la femelle (procréation)- et enfin les hommes qui ont le sens inné du vrai et du faux , qui sont capables de raisonner -et qui constituent l’élite. C’est dire qu’en raison de notre besoin de certitude, nous ne pouvons pas nous passer des machines, qu’elles nous soient internes ou externes. Les gens qui relévent de machines extérieures ne sont pas affectées par la bruit environnant à la différence de ceux qui doivent être à l’écoute d’eux -mêmes, de leur démon.
Sur le web
« Pour rester dans le champ de l’humain, du non séparé et du raisonnable, le mot démon devrait plutôt être utilisé dans son sens originel, celui de l’antiquité polythéiste grecque. Le démon (daimôn) était alors interprété comme un esprit situé entre le divin et l’humain, comme le génie (bon ou mauvais) qui inspire ou qui dirige une destinée.
Plus précisément, le démon de Socrate était son bon génie (agathos daimôn), son génie intime et familier, l’idée qui lui conseillait judicieusement de ne pas croire savoir ce qu’il ne savait pas. Pour Socrate qui a sans doute inventé la dialectique (l’art d’interroger et de répondre), son démon était un guide mystérieux qui n’était pas surhumain mais simplement le représentant d’une idée morale. Il était, en quelque sorte, la lumière de sa conscience de philosophe, et cette lumière lui permettait de refuser l’opacité des fausses vérités ainsi que les prouesses creuses et mensongères des rhéteurs ».
Comment appréhender l’astrologie sous un tel angle? Selon nous, c’est elle qui nous parle de nos horloges intérieures. Epistémologiquement, l’astrologie reléve davantage de la Technique que de la Science, de l’état d’avancement de notre technologie. Quand celle-ci aurait progressé,les objections contre elle tomberont. La question n’est donc pas de savoir si la Nature (assimilée à la Science) explique l’astrologie mais si l’Astrologie est le fruit de la Technique d’un passé ancien ou d’un futur à l’horizon.
Selon notre théologie de l’Election, notre Humanité a été formatée (cf Livre de la Formation (Yetsira) par quelque Deus Faber. Dans sa partie supérieure, elle n’est pas le résultat de quelque Evolution mais bien le fait d’une Création , au sens artisanal du terme.
JHB 14 03 26
vendredi 13 mars 2026
jacques halbronn Pour une nouvelle déontologie pour les astrologues du XXIe siècle
jacques halbronn Pour une nouvelle déontologie pour les astrologues du XXIe siècle
Est ce vraiment qu'une telle exigence ci-dessous suffit?
"Un astrologue éthique ne doit jamais faire de promesses irréalistes concernant les événements futurs L'astrologue doit informer le client que l'astrologie ne remplace pas les avis médicaux, psychologiques, légaux ou financiers, ou tous autres corps de métiers nécessitant un expert reconnu." Il est grand temps d'insister sur l'importance de la Recherche Astrologique (ce RA et AR qui aura marqué plusieurs associations astrologiques: CURA,ISAR, GERAS(H), CEDRA etc) sur le web " La Recherche Astrologique est bien plus qu'un simple cours d'astrologie ; c'est une véritable mine d'or pour tous les passionnés des astres ! Plongez dans un univers où la découverte et l'exploration des techniques, symboles et philosophies astrologiques sont au cœur de notre démarche" En effet, peut on sérieusement envisager une déontologie de l'astrologie sans la connecter avec l'avancée des recherches dans ce domaine? Cela vaut tant pour les praticiens que pour les enseignants. Peut-on ainsi transmettre une vision dépassée, caduque, erronée de l'Astrologie?
Or, force est de constater que c'est bien trop souvent le cas et nous avons dans notre colimateur l'astrologie transsaturnienne avec ses cycles surdimensionnés qui se substitue à la vraie astrologie saturnocentrique à échelle humaine. Faut il encore valider le thème natal avec son fouillis d'astres et d'aspects? Rappelons que le statisticien Gauquelin n'a pas validé le thème natal tel que le pratiquent les astrologues. On ne saurait plus désormais se contenter d'une sorte de code de bonne conduite qui est souvent le symptôme, le cache sexe d'une science incertaine et peu sûre d'elle meme. Le pire, 'c'est que l'on présente une telle infirmité comme la marque d'une sagesse humaniste, au point de demander à renoncer à la prévision!
sur le web
L'astrologie, nouvelle thérapie?"Et si l'astrologie avait plus à nous apporter que ses prévisions? Découvrir des pans inconnus de notre personnalité grâce au thème astral, emprunter -enfin- le bon chemin, telles sont les promesses de cette discipline qui devient un allié du développement personnel."
Pour notre part, nous pensons que l'astrologie doit s'ancrer sur la typologie masculin-féminin au lieu de couper les cheveux en quatre,; La prévision astrologique doit concerner, s'articuler sur les appartenances de genre. Il vaut mieux expliquer ce qui unit les femmes entre elles, les hommes entre eux, plutôt que de brouiller les pistes au nom de Jung qui a bon dos avec son animus et son anima! (cf nos travaux sur les topiques sensorielles). Il nous faut donc déplorer que les différents Colloques organisés à Paris et en province, notamment Source, FDAF, AAA) soiennt marqués par un certain syndrome d'impuissance et notamment ne laissent pas la parole aux chercheurs de pointe, probablement pour ne pas effrayer les "astrophiles", et donc pour ne pas décourager un public payant. Comme dirait Une Telle, il faut bien remplir le frigo et ne pas cracher dans la soupe. Quoi de plus détestable, diront certains, que le spectacle d'astrologues en désacord,, ce qui fait vraiment désordre. Il y a 50 ans, l'astrologie était sur la bonne voie du vrai débat mais l'on a assisté à l'ascension des "profs " d'astro qui apportaient la manne de leurs éléves laquelle permettait de faire venir quelques vedettes, bien rémunérées! Ajoutons que la recrudescence des congrès en présentiel permet de faire rentrer de l'argent . Or, actuellement, la vie astrologique se joue sur Face Book et sa multitude de groupes et la déontologie, c'est de réformer l'Astrologie en la recentrant, en la ressourçant sur des cycles courts de 7 ans et non sur des échéances à 36 ans genre Saturne-Neptune, configuration, chere à André Barbault. Paradoxalement, il importe que l'astrologie perçoive l'astronomie comme une matière première à transmuter et à décanter. Le futur de l'Astrologie dans ce second quart du XXI e siècle est de proposer au grand public des outils fiables et de recruter, d'attirer - sur une base interdisciplinaire - des intelligences aptes à dialoguer entre elles pour faire avancer le shmilblic et non pour radoter et se regarder le nombril.
JHB 13 03 26
Jacques halbronnn Que signifie vraiment la formule » fils d’Adam. »? Le Saint Esprit.
Jacques halbronnn Que signifie vraiment la formule » fils d’Adam. »? Le Saint Esprit.
L’hébreu moderne diffuse une gravissime erreur en utilisant l’expression au singulier comme au pluriel – ben Adam, beney Adam, pour désigner n’importe quel étre humain alors qu’une telle formule devrait être strictement réservée à un certain lignage non pas subjectif mais objectif, donc génétique et ne relevant pas de quelque bon vouloir ou de quelque vocation! On note que dans les évangiles, sur le web:
« Jésus est le seul à employer l’expression « Fils d’homme » ou « Fils de l’homme » pour se désigner. »
וַיֹּאמֶר, אֵלָי: בֶּן-אָדָם עֲמֹד עַל-רַגְלֶיךָ, וַאֲדַבֵּר אֹתָךְ. 1 Elle me dit: « Fils d’Adam, dresse-toi sur tes pieds, que je te parle! »
Dans Ezekiel, au chapitre II, une des Hayoth (êtres vivants, cf le Sphinx) s’adressait ainsi à lui. et il va de soi que ce serait une extréme banalité de le qualifier simplement d’homme au sens large du terme! Adam est à identifier, selon nous, avec ceux qui sont en lien avec le Saint Esprit.(Rouah haKodesh) et qui constituent un lignage rappelé par Luc (Ch III). Le Chapitre V de la Genése s’intitule Sefer Toldoth Adam. Les traductions tantôt l’hébreu Adam par Adam (verset 2), tantôt par Humanité.(verset 1)
Genése V
א זֶה סֵפֶר, תּוֹלְדֹת אָדָם: בְּיוֹם, בְּרֹא אֱלֹהִים אָדָם, בִּדְמוּת אֱלֹהִים, עָשָׂה אֹתוֹ. 1 Ceci est l’histoire des générations d’Adam Lorsque Dieu Elohim) créa (bara) Adam, il le fit à sa propre ressemblance.
ב זָכָר וּנְקֵבָה, בְּרָאָם; וַיְבָרֶךְ אֹתָם, וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמָם אָדָם, בְּיוֹם, הִבָּרְאָם. 2 Il les créa mâle et femelle, les bénit et les appela Adam, le jour de leur création.
ג וַיְחִי אָדָם, שְׁלֹשִׁים וּמְאַת שָׁנָה, וַיּוֹלֶד בִּדְמוּתוֹ, כְּצַלְמוֹ; וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמוֹ, שֵׁת. 3 Adam, ayant vécu cent trente ans, produisit un être à son image et selon sa forme, et lui donna pour nom Seth.
Les » générations d’Adam »(même racine que genése) correspondent ici à une série de personnages , ce qui englobe notamment Abraham. Le terme Genése devrait être rendu par Genése d’Adam car il ne renvoie pas à la Création du Monde si ce n’est qu’Adam en fait partie. Dans le Nouveau Testament, on trouve le passage suivant qui qualifié le Christ de « dernier Adam en précisant que « :Pétri d’argile, le premier homme vient de la terre ; le deuxième homme, lui, vient du ciel. C’est pourquoi André Chouraqui rend Adam par le Glébeux. « Elohîm crée le glébeux à sa réplique, à la réplique d’Elohîm, il le crée, mâle et femelle, il les crée. »
1 Corinthiens 15
…44il est semé corps animal, il ressuscite corps spirituel. S’il y a un corps animal, il y a aussi un corps spirituel. 45C’est pourquoi il est écrit: Le premier homme, Adam, devint une âme vivante. Le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant. 46Mais ce qui est spirituel n’est pas le premier, c’est ce qui est animal; ce qui est spirituel vient ensuite.…
5 L’Écriture dit : Le premier homme, Adam, devint un être vivant ; le dernier Adam – le Christ – est devenu l’être spirituel qui donne la vie.
46 Ce qui vient d’abord, ce n’est pas le spirituel, mais le physique ; ensuite seulement vient le spirituel.
47 Pétri d’argile, le premier homme vient de la terre ; le deuxième homme, lui, vient du ciel.
48 Comme Adam est fait d’argile, ainsi les hommes sont faits d’argile ; comme le Christ est du ciel, ainsi les hommes seront du ciel.
Selon nous, Adam désigne la nouvelle Humanité. Mais Paul, dans Corinthiens, entend parler d’une évolution à partir d »une humanité pré-adamique.
Dans notre théologie de l’Election qui caractérise un nouveau judaïsme, seul un « Fils d’Adam » a un rapport avec le tétramorphe Ezékielien qui incarne l’Esprit Saint (Spiritus Sanctus)
ה וּמִתּוֹכָהּ–דְּמוּת, אַרְבַּע חַיּוֹת; וְזֶה, מַרְאֵיהֶן–דְּמוּת אָדָם, לָהֵנָּה. 5 Et au milieu l’image de quatre Haïot ; et voici leur aspect, elles avaient figure humaine.
ו וְאַרְבָּעָה פָנִים, לְאֶחָת; וְאַרְבַּע כְּנָפַיִם, לְאַחַת לָהֶם. 6 Chacune avait quatre visages et chacune quatre ailes.
ז וְרַגְלֵיהֶם, רֶגֶל יְשָׁרָה; וְכַף רַגְלֵיהֶם, כְּכַף רֶגֶל עֵגֶל, וְנֹצְצִים, כְּעֵין נְחֹשֶׁת קָלָל. 7 Leurs pieds étaient des pieds droits; la plante de leurs pieds était comme celle d’un veau et ils étincelaient comme de l’airain poli.
ח וידו (וִידֵי) אָדָם, מִתַּחַת כַּנְפֵיהֶם, עַל, אַרְבַּעַת רִבְעֵיהֶם; וּפְנֵיהֶם וְכַנְפֵיהֶם, לְאַרְבַּעְתָּם. 8 Et des mains d’hommes apparaissaient sous leurs ailes des quatre côtés; et les quatre avaient leurs visages et leurs ailes.
ט חֹבְרֹת אִשָּׁה אֶל-אֲחוֹתָהּ, כַּנְפֵיהֶם: לֹא-יִסַּבּוּ בְלֶכְתָּן, אִישׁ אֶל-עֵבֶר פָּנָיו יֵלֵכוּ. 9 Joignant leurs ailes l’une à l’autre, elles ne se retournaient pas dans leur marche, chacune allait droit devant elle.
י וּדְמוּת פְּנֵיהֶם, פְּנֵי אָדָם, וּפְנֵי אַרְיֵה אֶל-הַיָּמִין לְאַרְבַּעְתָּם, וּפְנֵי-שׁוֹר מֵהַשְּׂמֹאול לְאַרְבַּעְתָּן; וּפְנֵי-נֶשֶׁר, לְאַרְבַּעְתָּן. 10 Quant à la forme de leurs visages, elles avaient toutes quatre une face d’homme et à droite une face de lion, toutes quatre une face de taureau à gauche et toutes quatre une face d’aigle.
jacques halbronnn Que signifie vraiment la formule
Christ Pantocrator entouré des symboles représentant chacun des évangélistes. Bury Bible, manuscrit 2III, folio 281v (Parker Library).
D’où viennent les symboles des évangélistes ? par Jean Emmanuel Konvolbo
QuestionPourquoi représente-t-on l’évangéliste saint Matthieu par un homme ou par un ange?
RéponseLe fait que Marc soit désigné par un lion, Matthieu par un homme, Luc par un taureau et Jean par un aigle vient de l’imagerie d’une vision décrite dans le premier chapitre du livre d’Ézéchiel, repris par un passage du livre de l’Apocalypse.
Je regardai : c’était un vent de tempête soufflant du nord, un gros nuage, un feu jaillissant, avec une lueur autour, et au centre comme l’éclat du vermeil au milieu du feu. Au centre, je discernai quelque chose qui ressemblait à quatre animaux dont voici l’aspect : ils avaient une forme humaine. Ils avaient chacun quatre faces et chacun quatre ailes. Leurs jambes étaient droites et leurs sabots étaient comme des sabots de bœuf, étincelants comme l’éclat de l’airain poli. Sous leurs ailes, il y avait des mains humaines tournées vers les quatre directions, de même que leurs faces et leurs ailes à eux quatre. Leurs ailes étaient jointes l’une à l’autre ; ils ne se tournaient pas en marchant : ils allaient chacun devant soi. Quant à la forme de leurs faces, ils avaient une face d’homme, et tous les quatre avaient une face de lion à droite, et tous les quatre avaient une face de taureau à gauche, et tous les quatre avaient une face d’aigle (Ez 1,4-10).
Le récit de la vision d’Ézéchiel parle de quatre animaux ailés ayant quatre faces. Il parle des quatre directions et dit que chacun des quatre animaux se déplaçait, chacun devant soi, implicitement, selon les quatre points cardinaux. Dans l’ordre, les quatre faces de chacun des animaux avaient les formes suivantes : face d’homme, face de lion, face de taureau et face d’aigle. Suivant cet ordre, et suivant l’ordre des évangiles, l’évangéliste saint Matthieu est représenté par un homme ou un homme ailé qu’on identifie à un ange, parce que les animaux de la vision d’Ézéchiel avaient des ailes ; l’évangéliste saint Marc est représenté par un lion ou un lion ailé ; l’évangéliste saint Luc est représenté par un taureau ou un taureau ailé et l’évangéliste saint Jean est représenté par un aigle qui naturellement est ailé. Ces quatre formes ont été appliquées aux quatre évangélistes pour exprimer que la prédication et la propagation de l’évangile aux quatre directions du monde, car la vision parle des quatre directions et du déplacement de chaque animal selon une de ces directions.
Mais d’où est venue l’idée d’appliquer ces quatre formes aux quatre évangélistes? Très probablement d’une interprétation du passage de l’Apocalypse qui parle à la fois de vingt-quatre vieillards (Ap 4,6-8) et de quatre vivants autour du trône [1]. Les vingt-quatre vieillards ont été identifiés aux douze patriarches, représentant l’Ancien Testament, et aux douze Apôtres, représentant le Nouveau Testament. Quant aux quatre vivants, ils ont été identifiés aux quatre évangélistes, mais c’est l’ordre de la vision d’Ézéchiel qui a été retenu et non celui de la vision de l’Apocalypse.
[1] « Devant le trône, on dirait une mer, transparente autant que du cristal. Au milieu du trône et autour de lui, se tiennent quatre Vivants, constellés d’yeux par-devant et par-derrière. Le premier vivant est comme un lion ; le deuxième vivant est comme un jeune taureau ; le troisième vivant a comme un visage d’homme ; le quatrième vivant est comme un aigle en plein vol. Les quatre vivants, portant chacun six ailes, sont constellés d’yeux tout autour et en dedans. Ils ne cessent de répéter jour et nuit : Saint, Saint, Saint, Seigneur, Dieu Maître-de-tout, il était, il est et il vient » (Ap 4,6-8.) On retrouve une telle image dans l’Arcane Le Monde du Tarot: Ici Adam est représenté par un Ange et est associé au signe du Verseau.(cf nos textes à ce sujet)
La lame du Monde tarot de Marseille
Cette dimension quaternaire est au coeur de notre Astrologie « Septénale », sous-tendue par un systéme saturnocentrique.(28/4=7) Mais ces 4 figures ne sont que les avatars d’une seule et même Force, celle du Saint Esprit. Comme déclare Paul, dans ses Epitres, seul celui qui est inspiré par la grâce du Saint Esprit est habilité à décoder le plan divin, au travers du labyrinthe biblique. (Ariane)
JHB 13 03 26
jeudi 12 mars 2026
jacques halbronn Epistémologie. Un texte de 1968-1969. Portrait de l’homo Astrologicus
jacques halbronn Epistémologie. Un texte de 1968-1969. Portrait de l’homo Astrologicus
Les années 68-69 furent marqués par nos premiers écrits, en Israel. L’un fut imprimé en juin 1968 dans un journal d’étudiants de l’Université sous le titre
Portrait de l’homo Astrologicus (en ligne sur la plateforme SCRIBD) et d’autres restèrent manuscrits. Ci dessous, on trouvera un développements que nous ne renierons pas près de 50 ans plus tard, il est extrait d’une étude intitulée ‘Les 4 carrfours de l’Astrologie » l s’agit d’une « Introduction à l’étude de l’Astrologie » Un paragraphe s’intitule « Science sans passé ».
» On reproche souvent à l’Astrologie de ne pas avoir de base scientifique et par là de ne pas être science. Le fait est que l’astrologue moderne n’est pas en mesure de justifier les principes dont il se sert grâce au matériel de connaissances de la science moderne. Mais la seule conclusion qui s’impose est que l’Astrologie fut bâtie par une civilisation plus avancée que la notre qui n’a pu que transmettre le résultat synthétique de ses recherches et non ses bases scientifiques non encore revérifiées par la Science- ce qui ne prouve rien sinon que l’homme ne doit pas limiter son intellect à un niveau provisoire de connaissances scientifiques. En l’occurence, l’Astrologie n’a pu être bâtie que sur des connaissances extrémement évoluées, sinon elle n’existerait pas. Aussi, plutôt que d’affirmer que l’Astrologie n’a pas de fondement « scientifiqu », vaut-il mieux considérer que c’est une science sans passé. (…) L’astrologie est longtemps restée une belle machine dont on ne connaissait pas le fonctionnement et dont – tout au plus – on pouvait actionner le klaxon ou les essuie glaces sans pouvoir faire tourner le moteur ».
Cette argumentation ne nous semble pas avoir été reprise en 1976 dans nos « clefs pour l’Astrologie » (Ed Seghers) mais nous espérions trouver des éléments qui ne pouvaient relever de notre science actuelle.
JHB 12 02 26
jacques halbronn Astrologie Septénale. La phase Din fatale aux leaders féminins : Marie de Médicis, Golda Meir, Margaret Thatcher, Angela Merkel. Marine Le Pen
jacques halbronn Astrologie Septénale. La phase Din fatale aux leaders féminins : Marie de Médicis, Golda Meir, Margaret Thatcher, Angela Merkel. Marine Le Pen
Les périodes de déclin du leadership féminin nous semblent coincider chaque fois avec l'arrivée de Saturne en phase Din (en Astrologie Septénale) à savoir dans un des 4 signes cardinaux correspondants aux axes équinoxiaux et solsticiaux, indiféremment. Nous en donnerons ici 4 exemples. La phase Din qui succéde à une phase Hessed clot temporairement une période de retour à un état primitif de l'Humanité, antérieur au reformatage de notre système solaire. (cf notre théologie de l'Election)
Le cas de Marie de Médicis, veuve d'Henri Iv et mère de Louis XIII est exemplaire. A deux reprises, en 1617 et 1630, elle tombera en disgrâce avec respectivement Saturne sortant du bélier (assassinat de Concini) et Saturne sortant de la Balance.(Journée des Dupes avec Richelieu) Rappelons que dans le découpage en 8, le passage de Din à Hessed s'effectue à la moitié du signe fixe (à 15°), à savoir le mi-point entre les axes saisonniers.
En 1974, la première ministre israélienne quitte le pouvoir à la suite notamment de la guerre de Kipour qui avait été mal engagée. Saturne est en Cancer
— ..." Golda Meir décide de rendre sa démission. Elle annonce sa décision à la knesset le 11 novembre 1974 et est alors remplacée par Yitzhak Rabin.
En 1990, quinze ans plus tard, la première ministre britannique Margaret Thatcher renonce au pouvoir sous Saturne en capricorne
sur le web
" le 22 novembre 1990, Margaret Thatcher s'apprête à mener son dernier combat politique : son pouvoir vacille car elle doit faire face à une fronde au sein de son parti. Elle appelle à élire John Major pour diriger les Tories à sa place, afin d'éviter d'être renversée par son opposant Michael Heseltine"
En 2018, 28 ans plus tard, la chancelière allemande Angela Merkel laisse la place sous Saturne en capricorne
"Tirant les conséquences d'une nouvelle défaite lors d'élections régionales, la chancelière allemande affirme qu'elle renoncera à tout mandat '.
En mars 2026 Rachida Dati quitte le gouvernement pour se présenter aux Municipales de Paris.
En 2027, Marine Le Pen passera vraisemblablement le relais à Jordan Bardella.Saturne étant en bélier. En ce qui concerne la vie astrologique, l'arrivée de Saturne en 2004 en cancer conduit, en bovembre, à la tenue d'un congrès national organisé par Jacques Halbronn, réunissant tout le gratin de la communauté astrologique dont Catherine Gestas (SEP Hermés) est absente alors qu'Yves Lenoble y intervient..
JHB 12 02 26
mercredi 11 mars 2026
jacques halbronn Astrologie et Symbolisme. Les trois maîtres du signe du Verseau. Les Saturnales.
jacques halbronn Astrologie et Symbolisme. Les trois maîtres du signe du Verseau. Les Saturnales.
En 1979, nous avons publié nos Actes du Colloque de 1999 'Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau" (411 pages; Ed Albatros)Une partie de l'ouvrage traitait du signe du Verseau, avec des articles de Catherine Aubier,Jacqueline Bony Belluc, toutes deux enseignantes au sein de la Faculté Libre d'Astrologie de Paris (FLAP) et Germaine Holley, entre autres/ Cet ouvrage fournissait, pour chaque auteur une notice biographique. Dans le texte de Jacqueline Bony Belluc 'L'énergie du Verseau selon l'Astrologie Trinitaire, pp. 266 -274), l'on retrouve le lien entre ce signe et Saturne, également maitre du Signe préfécdant, le Capricorne ,sans oublier Uranus, attribué au Verseau depuis le milieu du XIXe siècle.
Sur le web
Pourquoi l'astrologie moderne a-t-elle simplement enlevé tous les attributs du Verseau à Saturne et les a-t-elle donnés à Uranus ?
À l'origine, Saturne, comme toutes les autres planètes, régnait sur 2 signes, un masculin et un féminin. Le féminin étant toujours une sorte d'inversion de celui-ci.
Quand tu trouves une nouvelle planète, tu ne devrais pas juste remplacer complètement les anciennes maîtrises avec elle.
Maintenant, Uranus a reçu tous les attributs du Verseau comme l'opposition à l'ordre, la rébellion, la pensée abstraite, la recherche de la compréhension, la technologie, etc.
Alors que Saturne, à qui ces attributs appartenaient en réalité, n'est connu que par son côté féminin (le signe de terre gouverné par le Capricorne) et est traité entièrement comme une restriction, une difficulté et une restriction terrestre.
Ça ne peut pas être correct. Et j'ai commencé à le remarquer en essayant de comprendre ce que Saturne représente réellement."
En fait, le signe du Verseau aura connn trois maitres successifs; le premier étant la Lune, puis Saturne, puis Uranus, ce que la plupart des astrologues ignorent. Comment, cependant, concevoir que les deux luminaires puissent être domiciliés, comme le propose Ptolémée dans la Tétrabibel dans la même saison et inversement pour leur exil? Comment en est-on arrivé à une telle aberration? Cela tient à l'introduction forcée de Saturne dans le dispositif duodénaire, articulé sur le 6 (x2) et non sur le 7. Ce passage du 6 au 7 aura également perturbé l'agencement au sein du Livre de la Formation (Sefer Yetsira, Kabbala) qui passera de 6 à 7 lettres "doubles), chaque planéte se déclinant en diurne et en nocturne. Et enfin, la découverte d'Uranus-Herschel, en 1781 conduira traiter une nouvelle fois du signe du Verseau (cf notre communication L'évolution de la pensée astrologique. Congrès des Sociétés Savantes, 1978) et comme Uranus se situe après Saturne, on attribuera logiquement le Verseau à Uranus. Il y a là un grave contre sens et ce ,à plus d'un titre. D'abord parce que Saturne n'est pas un significateur mais un "prometteur" , un curseur, à l'instar du Soleil (dans l'astrologie solaire). Il n'avait donc pas à se voir attribuer un signe en particulier. Ensuite, parce que, ce faisant, la Lune, astre des nuits, allait se voir attribuer le signe estival du Cancer alors que son domaine était celui du Capricorne et du Verseau! Aucun des contributeurs à notre Aquarius de 1979 n'aura relevé une telle anomalie. Nous avons déjà signalé dans un précédent texte, que les personnages mythologiques en rapport avec le Verseau et le Capricorne étaient des serviteurs, des domestiques, ce qui correspond bien à une tonalité lunaire à savoir Ganyméde et Amalthée. Quand Paul Le Cour, en 1937, relie le Verseau à l'échanson des dieux, Ganyméde, il rétablit une certaine vérite symbolique.
Sur le web.
" Dans la mythologie grecque, Ganymède (en grec ancien Γανυμήδης / Ganumếdês) est un jeune mortel qui succède à la déesse Hébé dans la fonction d'échanson des dieux"
On trouve d'ailleurs dans l'iconographie des mois de l'année (Livres d'Heures),une sorte d'amphore, de vaisseau placés sur la table du banquet, ce qui correspond au "verseur d'eau".(Aquarius)
Fichier:Les Très Riches Heures du duc de Berry - Janvier.jpg — Wikipédia
On se demande d'ailleurs pourquoi ce signe est classé en tant que signe d'air et non d'eau, dans la tradition astrologique! La Lune ne saurait symboliser le pouvoir, à la différence du Soleil (cf le Louis XIV, le Roi Soleil) et il est donc aberrant de la placer à la suite du signe du Lion! Mais il est aussi aberrant de faire du signe hivernal du Capricorne un signe de pouvoir alors qu'il symbolise la servitude propres à la Lune.
sur le web
" La Lune est souvent sous-estimée en astrologie caractérielle. Elle est pourtant le juste pendant du soleil et c’est par elle que filtre son énergie. C’est d’elle que dépendent nos émotions, nos humeurs, notre sensibilité, notre créativité et nos rêves. Bref, sous-estimer la Lune, c’est sous-estimer le côté sensible de tout être humain." Une telle inversion aura donné lieu aux saturnales:
" Les saturnales : le carnaval d'hiver où les esclaves deviennent les maîtres. Les Saturnales étaient une période de fête célébrée chaque année dans l'Antiquité romaine qui consistait à inverser les rôles entre les maîtres et les esclaves pendant 7 jours (du 17 au 24 décembre)".
Fichier:Tres Riches Heures du Duc Jean de Berry January detail with nef.jpg — Wikipédia
Sur le web!
La vie et la politique pour le Capricorne, l'Ascendant Capricorne, la dominante planétaire Saturne ou la maison X chargée
"Le Capricorne étant le signe politique par essence, vous nourrissez un intérêt naturel pour les affaires publiques. D'abord, vous êtes plutôt ambitieux, et donc pas question de vous contenter de jouer les militants de base : vous voulez effectivement le pouvoir. Mais attention, ce n'est pas tellement pour ses avantages personnels et visibles, mais parce que vous êtes convaincu de pouvoir apporter votre contribution, votre pierre à l'édifice social. D'ailleurs, vous avez le sens du devoir. S'il s'agit un jour de prêter serment que vous servirez bien votre pays, vous n'hésiterez pas à vous donner corps et âme, et bien sûr dans la durée. Fondamentalement honnête, vous êtes aussi patriote, et mettez votre fierté en jeu à chaque décision. Si l'économie de votre pays progresse, si sa place dans le monde se renforce, alors vous pourrez mieux respirer. Mais vous ne vous reposerez jamais. Comme Anouar el-Sadate, vous seriez prêt à tout pour recevoir le prix Nobel de la paix, même si vous êtes en général d'un caractère un peu réservé.
.
Vous êtes Verseau, Ascendant Verseau ou Uranus dominant
La vie et la politique pour le Verseau, l'Ascendant Verseau, la dominante planétaire Uranus ou la maison XI chargée
En politique, vous êtes le trublion que l'on ne voit pas venir. Très idéaliste, vous pensez que rien n'est jamais trop farfelu puisque vous voulez sérieusement changer le monde ! Les lendemains qui chantent est un slogan qui a dû être imaginé par quelqu'un dans votre genre. Quant à votre relation au pouvoir, elle peut s'avérer ambiguë. Vous n'hésitez pas en effet à vouloir renverser tous ceux qui sont en place. D'ailleurs, le rôle de l'opposant est un de ceux qui vous conviennent le mieux. N'oublions pas que l'on compte pas mal de révolutionnaires nés sous votre signe. Par contre, une fois au sommet, vous faites preuve d'idées larges et originales, n'hésitant pas à tendre la main à vos adversaires, à écouter la société civile et à oser sortir du cadre. En résumé, vous faites toujours beaucoup de bien à l'establishment, traitant chacun à égalité. Bien avant la mode, vous avez pourfendu les élites. Et comme Abraham Lincoln, vous auriez aboli l'esclavage...
JHB 10 03 26
Jacques halbronn Epistémologie. Paradoxe du signifiant :La symbolique zodiacale vise à distinguer ce qui se ressemble, se confond comme dans le cas d’étoiles..
Jacques halbronn Epistémologie. Paradoxe du signifiant :La symbolique zodiacale vise à distinguer ce qui se ressemble, se confond comme dans le cas d’étoiles..
Selon nous, le fait de nommer ne vise pas à signaler une différence mais à en créer artificiellement, arbitrairement, une, et en ce sens les termes de signifiant et se signifié (voir note article sur le signifiable) prétent singulièrement à confusion en ce qu’ils laissent entendre qu’ils reflétent et rendent compte de ce qui serait intrinséquement distinct, ce qui est un contre sens..Le fait d’attribuer des noms de rue d’une ville n’est pas censé nous décrire l’esprit de telle ou telle rue et ces noms sont en fait interchangeables.Quand les astronomes appellent tel ensemble d’étoiles (constellation), en empruntant à la mythologie, ils n’entendent pas, ce faisant, indiquer les « significations » qui seraient propres à ‘un certain espace céleste. De même, l’on peut penser que les noms des constellations zodiacales sont repris d’un dispositif planétaire instaurant un certain ordre C’est ainsi que nous avons pu montrer que les signes des Gémeaux et de la Vierge renvoyaient nons pas à Mercure mais à Vénus. (cf notre article Astrologie in Encyclopaedia Universalis, 1994) qui se retrouve chez l’astronome-astrologue Claude Ptolémée. (Tetrabiblos. IIe siècle). Il y a là un usage des dénominations qui sert avant tout, au départ, à situer les astres dans le Ciel sans pour autant que cela serve à nous décrire ce que pourrait bien signifier tel ou tel « signe ». C’est pourquoi l’usage du mot signe et de ses dérivés (signifiant/ Signifié , signification etc) induira en erreur si on le prend « à la lettre ».
Quand on s’intéresse à la fortune des dénominations de planétes, de constellations, de signes, force est de constater que l’astrologie fait fausse route dans son intention de déterminer ainsi le « message » propre à telle planéte, à telle constellation, partant du principe que si deux planétes ne portent pas le même nom, si deux constellations ont des intitulés différents, ce n’est quand même pas par hasard alors qu’il ne s’agit que d’une mesure de simple repérage tout comme d’ailleurs le nom des mois, des jours, les millésimes, les siècles. D’ailleurs, l’usage des Quatre Eléments aura supplanté des siècles durant celui des 12 signes, comme chez un Albumasar (AbouMashar, cf l’ouvrage de Richard Lemay) lequel considérait comme identiques les signes associés à un même Eléments dans sa théorie des Grande Conjonctions (Jupiter Saturne) De même chez l’astrologue allemand, Reinhold Ebertin, des planétes situées dans la même division quaternaire (Cardinal, Fixe, mutable) ne sont pas censées se distinguer par leur signification. La vérfitable fonction des aspects semble bien être de connecter les facteurs entre eux (triplicité, quadruplicité) comme se partageant le même rôle et en ce sens des astres en carré ne sont pas en dissonnnce mais bien en harmonie, d’autant qu’ils se placent dans des signes ayant le même statut cyclique (début, fin de saison etc) à l’instar des signes de même Elément.
Les astrologues, à un certain stade, se seront cru obligés d’accorder des significations différenres à des signifiants (dénominations) différents. D’où les collections de 12 livrets zodiacaux parus au Seuil, chez Tchou ou chez Solar.
En revanche, pour ce qui est des saisons, les différences correspondent bel et bien à des tonalités distinctes, météorologiquement. Mais le classement alpha-numérique évite de telles pratiques en tant que
sur le web
« combinaison du classement alphabétique et du classement numérique. Après le classement à la lettre, on attribue un numéro en fonction de la date d’arrivée pour effectuer le classement numérique par date ».
Décidément, l’astronomie aura beaucoup emprunté et on lui aura également beaucoup emprunté, tant et si bien que l’on ne sait plus trop bien ce qui revient à l’astronomie, à l’astrologie ou à la mythologie. Si l’on s’intéresse aux quatrains des Centuries, dérivant de la production de Michel de Nostredame), il est clair que le projet de produire des centaines de quatrains aura conduit à moult emprunts à gauche et à droite.
JHB 11. 03 26
mardi 10 mars 2026
jacques halbronn Epistémologie. Le principe d’enchainement et de suivi en Astrologie Mondiale Audit.
jacques halbronn Epistémologie. Le principe d’enchainement et de suivi en Astrologie Mondiale Audit.
L’Astrologie Mondiale, aujourd’hui, est bien malade. Elle souffre de deux maux tous deux liés à une carence de suivi et d’enchainement, tant au niveau astronomique qu’historique. Qu’est ce qu’une chaine? En principe, c’est un ensemble de chainons de taille identique.
wikipedia
Chaîne
Wikipédia
https://fr.wikipedia.org › wiki › Chaîne
« Une chaîne à rouleaux est un ensemble de mailles ou maillons identiques et reliés entre eux pour permettre la transmission d’un mouvement de la même façon »
Or, force est de constater que chez Barbault (Les astres et l’Histoire, 1967), il n’est pas question de maillons identiques mais d’une sorte de graphique de synthèse (indice cyclique), incluant deux planétes inconnues de l’Antiquité et en fait repérées au plus tôt il y a un siècle et demi. A contrario, notre Astrologie Septénale, s’articulé sur une série de chainons identiques et donc parfaitement prévisibles et il est bon que l’astrologue dispose d’un schéma ainsi constitué qui lui soit familier et bien défini, une fois pour toutes.
Au final, les configurations se succédent dans la pratique actuelle de la Mondiale d’une façon aléatoire ne permettant guère la statistique. Une telle façon de faire est le symptôme d’un manque de confiance de la part du milieu astrologique en se ménageant des échappatoires! Mais ce n’est pas tout! Car il y aussi le volet du suivi historique qui est en souffrance si bien que l’astrologue se trouve doublement démuni et en perte de contrôle.
En effet -et le dernier Colloque Source du 6 mars 2026 le confirme l’astrologue moyen semble vouloir se contenter de signaler quelques corrélations qui ne font sens que pour son modéle astronomique mais qui, pour l’Historien, apparaissent des plus décousues avec des dates bien trop espacées et décalées. En fait, il faut peu de temps pour qu’un événement ne soit contredit par le suivant. Il importe de préciser quelle vision de l’Histoire sous tend l’Astrologie Mondiale et il serait bon de parler de socio-histoire et non d’une Histoire hors sol.
sur le web
« La socio-histoire est un courant de recherche qui s’est développé depuis une quinzaine d’années, en combinant les principes fondateurs de l’histoire et de la sociologie. Ce livre retrace la genèse des relations longtemps tumultueuses entre ces deux disciplines. Il rappelle la dimension historique de l’œuvre des grands sociologues, d’Émile Durkheim à Pierre Bourdieu en passant par Max Weber et Norbert Elias, et souligne la contribution que les historiens ont apportée à la connaissance du monde social, dans le sillage des Annales. L’ouvrage explique ensuite en quoi consiste la démarche propre à la socio-histoire en insistant sur deux aspects essentiels : l’étude du passé dans le présent et l’analyse des relations à distance qui lient entre eux un nombre sans cesse croissant d’individus. Les grands problèmes actuels, comme la mondialisation du capitalisme, la bureaucratisation des États ou l’emprise des médias, sont placés au cœur de la réflexion. Les aspects méthodologiques sont abordés concrètement, grâce à de nombreux exemples portant sur des questions économiques, sociales, politiques et culturelles. »
Il est essentiel en effet de développer une approche dialectique de la prévision en recherchant en amont et en aval des évenements allant dans le sens contraire et ce, dans un délai relativement court, de 3 ans et demi en Astrologie Septénale.
Il importe donc que le chercheur en Astrologie se spécialise sur un certain siècle au lieu de s’en tenir à un événement isolé par ignorance. C’est bien entendu au niveau des leaders, des monarques qu’il faut se concentrer, qui sont les héros liés à l’Astrologie Mondiale. Cela ne signifie nullement, dans notre esprit, de dresser leur thème de naissance mais de décrire un parcours, une orbite, une destinée au moyen de chainons astronomiques standardisés et comparables dans le temps et dans l’espace. selon les mêmes modalités
Sur le web La non falsifiabilité de l’astrologie.
« L’astrologie est-elle une science ? Pour le philosophe viennois Karl Popper, la réponse est non. Car, pour être scientifique, une théorie doit pouvoir être réfutée, contredite par l’expérience »
» Pour Karl Popper : «Si ce sont des confirmations que l’on recherche, il n’est pas difficile de trouver, pour la grande majorité des théories, des confirmations ou des vérifications » et donc « une théorie qui n’est réfutable par aucun événement qui se puisse concevoir est dépourvue de caractère scientifique ».
Il est clair que le traitement actuel du cycle Saturne-Neptune n’est pas sérieux.On nous donne les date des conjonctions tous les 36 ans ce qui limite le nombre de recoupements alors qu’au minimum, il faudrait tester le cycle en ses phases successives comme le permettent les aspects. Mais là encore, la question est de savoir lesquels sont majeurs. Une prévision ne fait sens que si elle comporte sa contradiction, positive ou négative. Dans le cas de 1989, par exemple, il importe de réaliser un suivi de ce qui a préparé et de ce qui a suivi, au lieu de s’en tenir à une représentation ponctuelle et sans lendemains qui apportent un « bémol ».
Jacques Halbronn Doctorat es Lettres en Histoire. Université Paris X Nanterre)
lundi 9 mars 2026
jacques halbronn De la corrruption de l'astrologie mondiale.
jacques halbronn De la corrruption de l'astrologie mondiale.
Selon nous, l'astrologie mondiale n'a pas à se combiner avec le thème natal.
sur le web
Pour une astrologie groupale – Yves Lenoble
J’ai pendant longtemps développé mes recherches dans deux grandes branches de l’astrologie : d’une part en astrologie mondiale et d’autre part en astrologie individuelle. J’éprouve de plus en plus le besoin d’établir le lien entre ces deux dimensions de notre art. On sait qu’à ses débuts les astrologues pratiquaient avant tout l’astrologie mondiale et qu’avec les Grecs l’astrologie individuelle s’est fortement développée. Cette astrologie individuelle a pris au cours du XXème siècle une importance si considérable que beaucoup d’astrologues contemporains minimisent l’astrologie mondiale. Ce qui est bien dommage, car cela va à l’encontre de l’enseignement de Ptolémée pour qui il est absolument indispensable de subordonner l’astrologie généthliaque à l’astrologie mondiale, le particulier dépendant de l’universel. J’ai eu la chance d’avoir des maîtres en astrologie qui m’ont appris aussi bien l’astrologie mondiale que l’astrologie généthliaque. Par ailleurs j’ai suivi des études en sciences humaines. Les maîtres de ces disciplines m’ont appris les notions essentielles de la psychologie, de la sociologie et de l’ethnologie mais ils m’ont familiarisé également avec la psychosociologie. Il m’est apparu depuis déjà fort longtemps que l’astrologie souffrait d’une grave lacune et qu’il devenait indispensable, dans la perspective d’une approche unitaire de l’astrologie, de développer ce que l’on pourrait appeler l’astrologie groupale".
Or, la voie suivie par André Barbault en Astrologie Mondiale est fortement marquée par le clavier de l'Astrologie personnelle, puisqu'il combine plusieurs planétes comme cela se pratique en astrologie généthliaque. Par ailleurs, l'on peut regretter la défaveur de l'astrologie solaire, popularisée par la presse féminine dès les années trente du siècle dernier. Cette astrologue avait au moins le mérite de ne pas enfermer les gens dans leur bulle personnelle, sachant pertinemment qu'ils n'étaient pas les seuls de tel ou tel signe. D'ailleurs, Barbault, dans les années Cinquante aura vulgarisé cette astrologie solaire (Ed du Seui). JHB 09 03 26
dimanche 8 mars 2026
jacques halbronn Théologie. Le plan de dieu est il prévisible et immuable?
jacques halbronn Théologie. Le plan de dieu est il prévisible et immuable?
Selon nous, le plan divin ne se concilié pas avec le temps présent. Il faut que cela ait été déjà prévu. On nz souscrira donc pas avec le Inshallah de l'Islam. Il faut dire "si Dieu l'a voulu" et non "si Dieu le veut"
sur le web
Incha'Allah est une transcription francophone de la formule arabe (ar) إِنْ شَاءَ ٱللَّٰهُ (
In Shaa Allah en translittération baha'ie) qui signifie « si Dieu le veut » ... Ce plan divin est prévisible, sinon ce ne serait pas un plan. Les clefs de ce plan sont elles accessibles, ont-elle été transmises aux humains,à l'instar du feu prométhéen? Dans Genése III, Dieu s'inquiéte:ב וַיֹּאמֶר יְהוָה אֱלֹהִים, הֵן הָאָדָם הָיָה כְּאַחַד מִמֶּנּוּ, לָדַעַת, טוֹב וָרָע; וְעַתָּה פֶּן-יִשְׁלַח יָדוֹ, וְלָקַח גַּם מֵעֵץ הַחַיִּים, וְאָכַל, וָחַי לְעֹלָם.
22 L'Éternel-Dieu dit: "Voici l'homme devenu comme l'un de nous, en ce qu'il connait le bien et le mal. Et maintenant, il pourrait étendre sa main et cueillir aussi du fruit de l'arbre de vie; il en mangerait, et vivrait à jamais. Mais le bien et le mal sont liés, selon nous, à une certaine cyclicité. C'est la connaissance de cette cyclicité qui fait probléme.
Et quand à l'homme, est-il prévisible? Peut-on prier pour qu'il agisse en accord avec le plan divin, dans le respect de celui-ci? Dans le livre de Jérémie XXXI, l'ancienne alliance ne garantit pas l'obéissance de l'homme alors que la Nouvelle Alliance garantit celle-ci dans les temps à venir.
Mais où en est-on de nos jours? Est ce que la loi elle même a-t-elle été bien reçue, bien perçue? Mais l'on peut penser que l'homme adamique serait connecté avec le plan divin et donnerait le "la" à toute l'Humanité.
En tout état de cause, il est hors de question que Dieu ait à changer quoi que ce soit à un tel plan cosmique, puisque Dieu a accordé le ciel et la terre, dès l'oeuvre de sa Création.(Genése I, 1) C'est pourquoi l'usage du présent concernant l"idée de Dieu est inconvenante tout comme le miracle qui ferait que Dieu ne respecterait pas son plan.
En bref, il importe de connaitre le plan de Dieu, son calendrier immuable, faisant alterner les saisons,les périodes, en en respectant la durée, ce qui signifie que l'homme doit respecter un certain rythme. Il y a certes changement, mais ce changement est dument programmé, une fois pour toutes.
La prière fait-elle sens, dans ces conditions? Elle ne peut s'adresser qu'à l'homme et non à Dieu, sur la base de la Première Alliance. L'homme primitif jouit d'une liberté qui n'est pas accordée à l'homme nouveau.Cela vaut notamment pour les femmes qui n'en font qu'à leur tête car elles échappent au plan divin et ne s'y conforment que sous la contrainte. La phase Hessed, en astrologie septénale, est marquée par le caprice humain, cela l'expose à la tentation alors que la phase Din met fin aux débordements. Il y a donc plus de liberté, de libre arbitre en phase Hessed, ce qui peut conduire à privilégier le moment présent qui fait pendant au passé et au futur. JHB 08 03 26
Jacques halbronn L'astrologie selon Kepler et Jakob Böhme/
Jacques halbronn L'astrologie selon Kepler et Jakob Böhme/
Dans les premières années du XVIIe siècle, deux auteurs liés au monde germanique viennent au secours de l'astrologie , Kepler et Böhm. Dans les années 1630, Descartes rejettera dans son Discours de la Méthode cette "science" en ne lui voyant aucun avenir.(sous l'influence de Mersenne et de Gassendi)
En 1800, 200 ans après la première publication, Louis Claude de Saint Martin publiait une traduction française l'Aurore Naissante de Jacob Böhme."L'Aurore naissante, ou la Racine de la philosophie, de l'astrologie et de la théologie... Traduit de l'allemand, de Jacob Bêhme, sur l'édition d'Amsterdam, de 1602, par le philosophe inconnu (L.-C. de Saint-Martin).
. L'oeuvre de Böhme nous a longtemps échappé et nous ne l'avons point mentionnée dans nos travaux alors qu'en 1800, en était parue une traduction françiase de son Aurore Naissante, avec un sous titre se référant explicitement à l'Astrologie. (cf nos Recherches sur l'Astrologie et le Tarot avec L'astrologie du Livre de Toth d'Etteilla (1785)
Pour Bölm, le lien entre Théologie et Astrologie était incontournable bien qu'il reconnaisse ne pas avoir étudié l'Astrologie en profondeur. Quant à Kepler, l'astrologie doit être sérieusement réformée..(cf Jacques halbronn) « Les historiens des sciences face à l'activité astrologique de Kepler ... Bordeaux, 1979, Paris, Bibliothèque Nationale; 1979 Gérard Simon Kepler, astronome, astrologue.
En 1946, Robert Amadou avait publié un ouvrage sur Böhm (1946, Ed Du Griffon d'Or)— ‘Malgré l'enseignement d'Antoine Faivre, à l'EPHE Ve section, à partir de 1986 et la fréquentation de Robert Amadou) nous étions restés étrangers à l'oeuvre de Böhme quant à son rapport à l'astrologie (cf l' Avant-propos’ de Faivre, in "Jacob Böhme", Paris, Albin Michel (‘Cahiers de l’Hermétisme’), 1977, 9. En collaboration avec Frédérick Tristan.) Pour Böhme, il fallait attendre quelque révélation par le truchement du Saint Esprit pour recevoir les clefs de l'Astrologie.
Pour Patricia Lasserre, (Jacob Böhme: Le divin parleur, Préface de Jean-Jacques Wunenburger ) l'Astrologie, pour Böhme," permet de comprendre le cours du destin, ainsi que la cause de l’existence du bien et du mal dans notre monde. Les planètes sont des signes symboliques, elles constituent un intermédiaire entre le monde céleste et le monde terrestre. L’astrologie fait le lien entre Dieu et l’homme, car ce dernier est soumis à l’influence des astres depuis sa chute. L’astrologie permet à l’homme de mieux se connaître et de savoir quelle place il tient au sein de l’univers. L’astrologue a donc une fonction opératoire, scientifique, on pourrait presque dire que l’astrologie est une « méta-science ». Böhme envisage cette science occulte uniquement de son point de vue théorique c’est-à-dire philosophique, et non pratique. L’aspect magique et donc prédictif ne l’intéresse nullement45 : 44 Jacob Böhme, L’aurore naissante, traduit par Saint-Martin, collection « Sébastiani », Editions Archè, Milano, (1793-1977), pp. 40-41. 45 Ibid. chap. 25, verset 1, p. 419 28 « Les savants et les maîtres expérimentés dans l’astrologie ont pénétré si avant et si profondément dans leur art, qu’ils connaissent le cours et les opérations des étoiles ; ce que leur conjonction signifie ; ce que peut produire leur influence (…) Mais leur science ne réside que dans la maison de la mort. » Les astrologues ignorent la plupart du temps la racine de l’arbre, et c’est justement cette racine qui intéresse Böhme, d’où le sous-titre de son ouvrage. Tout en respectant leur art, le théosophe met en évidence leur ignorance sur le fondement même de cette science. Elle est avant tout symbolique, signe du divin, correspondance entre Dieu et les hommes. Il faut la considérer comme un enseignement sur l’homme, sur dieu et sur la nature."
JHB 08 03 26
jacques halbronn Le Congrès Astrologique 'Source" du 7 mars 2026 et les femmes. Le club de l'Astrologie Sauvage
jacques halbronn Le Congrès Astrologique 'Source" du 7 mars 2026 et les femmes. Le club de l'Astrologie Sauvage
Il nous apparait au vu du dernier congrès astrologique de l'association Source (7 mars 2027) qu'il existe une astrologie des femmes, pour la femmes, centrée sur le thème natal "personnel". Dans nos études, nous avons insisté sur un certain égotisme féminin et il semble bien que celui-ci soit exacerbé par une certaine astrologie bien différente de celle que nous proposons. Le récent congrès réunissait 90% de femmes, la plupart des inconnues. Le thème astral est présenté comme un objet strictement privé:"Mais que dit mon thème?" (cf notre brochure L'astrologue face à son client. Les ficelles du métier", 1994) . En fait, le thème est une sorte de trou noir dans lequel la femme s'engouffre. Chaque thème est différent en raison de la diversité des planétes prises en compte. on pense à la Tour de Babel. Mais justement, les femmes semblent gouter un certain secret guère communicable et dont elles seraient seules à avoir la clef. En fait, le thème natal se présente comme une forteresse inexpugnable, inaccessible, incomparable, unique, inimitable.
Il importe de souligner que chaque thème se présente comme une sorte de kaléidoscope. que l'on aurait bien du mal à mémoriser dans sa dynamique, tant synchronique (ses aspects ) que diachronique (transits) alors qu'en astrologie septénale, l'on dispose d'un seul et même modéle, pour tout le monde, se reproduisant tous les 7 ans, une similitude pouvant être ressentie, vécue, comme insupportable par une femme, comme un viol de sa personnalité, de sa personne. Seul l'astrologue est toléré en tant qu'intrus, tel un chirurgien, à condition qu'il fasse preuve de tact!
Ce qui nous a frappé, c'est que ce Colloque annoncé de longue date se sera nourri de l'actualité la plus immédiate si bien que s'il avait eu lieu un mois plus tôt, le ton en aurait été bien différent. A partir du moment où l'on utilise des planétes lentes, l'on est voué à accorder la plus grande importance à tout ce qui se passe lors des configurations. C'est le piégé dans lequel un tel congrès est tombé à savoir l'exagération des enjeux du moment, du fait notamment de l'entre des trois transsaturniennes dans de nouveaux signes zodiacaux, ce qui nous aura été présenté comme astronomiquement rarissime, ce qui s'appelle jeter de l'huile sur le feu! A contrario,le discours de l'astrologie septénale apparait comme bien plus raisonnable, du fait même que les configurations prises en compte se reproduisent, comme son nom l'indique, tous les 7 ans, ce qui permet une pratique statisticienne qui n'est pas à la portée de l'astrologie transsaturnienne défendue dans le dit congrès, laquelle se voit contrainte de jongler avec les siècles et donc en se référant à des périodes historiques distantes, éloignées et mal connues du public. Autrement dit, il ne serait pas question pour ce courant -que nous qualifierons volontiers d'hérétique et d'anachronique - puisqu'il se sert d'astres resté inconnus au mieux jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.- de nous signaler des événements relativement récents, datant tout au plus d'une décennie et susceptibles de se représenter prochainement. Paradoxalement, cette astrologie qui se veut proche des personnes leur impose une temporalité surdimensionnée! Nous dirons qu'il y a une astronomie-astrologie sauvage et une astronomie-astrologie domestiquée. Celle qui nous a été présentée à ce Congrès appartient au premier groupe, cela correspond à une astrologie primitive, antérieure au temps de la Création - car pour nous comme pour Jakob böhme, astrologie et théologie sont intimement liées. Cette astrologie du thème natal, généthliaque, est antérieure à l'astrologie monoplanétaire/monothéiste et quelque part, les femmes appartiennent à une humanité première face à une nouvelle humanité adamique dont nous avons traité ailleurs et il n'est donc pas étonnant que ce Colloque ait réuni une très grande majorité de femmes, lesquelles sont très attachées à leur individualité irréductible, notre astrologie leur apparaissant comme un carcan. Nous avons montré que le systéme de l'astrologie septénale faisait alterner les deux sensibilités, Or, l'entrée de Saturne en bélier (tout comme dans tout signe cardinal) est le retour à cette nouvelle astrologie laquelle a mission de dénoncer les dérives de l'humanité première. L'étalage du scandale est la conséquence d'une certaine chasse aux sorcières.
JHB 07 03 27
vendredi 6 mars 2026
jacques halbronn Critique astrologique: le dispositif des maitrises/trônes dans la Tétrabible de Ptolémée. (IIe siècle après JC)
jacques halbronn Critique astrologique: le dispositif des maitrises/trônes dans la Tétrabible de Ptolémée. (IIe siècle après JC)
Il y a 50 ans, dans Clefs pour l'Astrologie, nous avions consacré une grande partie du texte au décryptage des "rulerships' , un peu à la façon d'une Lisa Morpurgo (1974 Introduction à la Nouvelle Astrologie; Ed Hachette).(cf aussi nos Mathématiques Divinatoires, Ed Trédaniel -Grande Conjonction, 1983). Nous n'avions pas abordé correctement la diachronie d'une telle présentation, axée sur le septénaire planétaire (Repris dans les 7 jours de la semaine). En fait, il aurait fallu exclure Saturne du dit dispositif puisque pour nous Saturne était le curseur principal (à l'instar du soleil en astrologie "solaire") Or, un curseur (un prometteur, selon la terminologie des "directions) ne saurait être mis sur le même plan que les "significateurs" Nous proposons ci après une reconstitution du dispositif original axé sur la dialectique des luminaires; le Soleil et le solstice d'Eté (cancer-lion) et la Lune et le solstice d'Hiver (capricorne/verseau) Selon la description du Tetrabiblos, il est pourtant évident que les deux luminaitee étaient vouées à s'opposer et non à se joindre au sein d'une même saison)/
Tétrabible (traduction Nicolas Bourdin)
"Il est certain que le Soleil a la vertu d’échauffer et
de dessécher modérément. Ses effets se reconnaissent
très facilement en raison de sa grandeur et des évidentes
mutations qu’il cause dans les saisons de l’année,
car plus il se trouve proche du zénith plus il nous
donne de chaleur et de sécheresse. Quant à la Lune,
elle excelle en humidité, parce qu’elle est plus proche
de la Terre et plus voisine des humides vapeurs. Aussi
voit-on clairement qu’elle affecte les corps, leur donnant
une mollesse suivie le plus souvent d’une pourriture
qu’elle a coutume d’engendrer. Elle ne laisse
pas néanmoins d’échauffer quelque peu, à cause de la
lumière qu’elle tire du Soleil"
Bel exemple d'incohérence et de compilation de cette Tétrabible!
Par la suite, on aura voulu ,par erreur, introduire Saturne au sein du dit dispositif, ce qui conduisit faire passer la lune de l'hiver à l'Eté! Dès lors, on avait les luminaires n'occupant qu'un seul signe à la différence de Mercure, Vénus, mars et Jupiter. Mais alors on générait un déséquilibre avec Saturne tout seul face aux deux luminaires, aux deux extrémités du dispositif. Ce déséqulibre sera corrigé au XIXe siècle, quand on attribuera la nouvelle planéte baptisée Uranus, au signe du Verseau, générant ainsi un couple Soleil-Lune face au couple Saturne-Uranus. Dispositif qui sera à nouveau remis en cause après 1846 et la découverte de Neptune qui sera associé au signe des Poissons, venant après celui du Verseau. Des spéculations transneptuniennes suivront au début du XXe siècle avec l'école de Hambourg puis après 1930, autour de Pluton et des transplutoniennes.
En fait, la division en 12 de l'écliptique n'est jamais que la multiplication de 4 planétes plus 2 luminaires ( luminaires, Mercure Vénus, Mars et Jupiter) par deux (doubles domiciles, diurne et nocturne, cf les lettres doubles dans le Sefer Yetsira (livre de la Formation/Création et notre étude dans Clefs pour l'Astrologie. Ed Seghers 1976 où nous signalons que la grammaire hébrapique ne comporte que Six lettres doubles, le Resh n'en faisant pas partie))à partir du moment où l'on écarte Saturne de cette roue et que l'on instaure un axe Soleil-Lune. Il est aberrant d'associer les deux luminaires à une même saison., ce qui est incompatible avec une logique météorologique. Le Soleil ne saurait correspondre à l'Hiver et à la Nuit ni la lune à l'Eté ou au Jour! Le passage du 6 au 7 est dû à l'introduction indue de Saturne. Ce qui prête à confusion tient au fait que chaque phase de Saturne et de la Lune donne le chiffre 7 (28/4) De même, le fait qu'il y ait 12 conjonctions (lunaisons) Soleil- Lune n'est pas la cause de l'importance accordée au 12. Dans notre article "Astrologie", dans l'Encyclopaedia Universalis (1993/2006), nous avions souligné les liens entre le symbolisme zodiacal et la dimension mythologique des astres qui étaient assignés aux signes, notamment en montrant que les Gémeaux avaient une valeur non pas mercurienne mais vénusienne (tout comme d'ailleurs la Vierge, autre signe présenté comme mercurien!), ce qui était déjà la marque d'une corruption.
Essayons de restituer les stades de formation du Zodiaque. Dans un premier temps, un dispositif à 4 planétes(Mercure, Vénus, Mars et Jupiuter) et 2 luminaires placés aux antipodes (cf Le collectif Soleil Lune, dirigé par André Barbault) puis adjonction de Saturne qui conduit à placer la Lune avec le Soleil et donc Saturne à l'opposé de la Lune!.
Selon nous, les 12 signes sont issus d'un tel dispositif diurne-nocturne soit 4x2 + 2x2/. On devrait se contenter par conséquent de ne retenir que les attributions astro-mythologiques sans tenir compte du symbolisme zodiacal stricto sensu qui n'est qu'un épiphénoméne. On retiendra surtout la place des 4 planétes disposées initialement entre les deux luminaires, ces 4 planétes se dédoublant (diurne (soleil)- nocturne(lune), ce qui recoupe notre astrologie septénale où chaque période de 7 ans se divise en deux temps de 3 ans et demi ( Hessed lié à la Lune, Din au Soleil)
En fait, tout indique que la dénomination des signes s'est produite à une époque où l'on plaçait Vénus plus près du Soleil que Mercure. En ce qui concerne Mercure, la balance et le taureau renvoient à une activité commerciale et il est donc ridicule que des astrologues aient cru bon d'associer ces facteurs à la déesse Vénus! Par ailleurs, il est clair que le symbolisme zodiacal quand il s'est mis en place ne connaissait pas encore Saturne, dont on a dit qu'il avait été rajouté. Le signe du verseau renvoie à une activité ancillaire, celle de l'échanson Ganyméde-(comme le dit Paul Le Cour dans son ouvrage sur l'Ere du Verseau) Si le soleil correspond au maître, le verseau correspond au serviteur, ce qui correspond à la Lune. Quant au capricorne, il désigne Amalthée, une nourrice, donc une domestique.
Amalthée, mère nourricière de Zeus, un mythe du Capricorne
Publié par Viviane Caroline
L'éducation de Jupiter (1652) - Jacob Jordaens (1593-1678)
JHB 06 03 26
Mariel Mazzocco La réception d’un penseur énigmatique (Jakob Böhme)
Mariel Mazzocco
La réception d’un penseur énigmatique (Jakob Böhme)
1 Jacob Boehme, L’aurore naissante, ou la racine de la philosophie, de l’astrologie et de la théologi (...)
1En 1800, dans sa préface à la première édition française de l’Aurora de Jacob Boehme, Louis Claude de Saint-Martin avouait que la doctrine du théosophe allemand « pénètre dans des régions où nos langues manquent si souvent de mots pour s’exprimer »1.
2 Saint-Martin s’était servi de l’édition allemande des œuvres de Boehme parue en 1682 à Amsterdam. U (...)
3 Louis-Claude de Saint-Martin, Mon portrait historique et philosophique (1789-1803), 427, Paris, R. (...)
2C’est durant un long séjour à Strasbourg vers la fin du xviiie siècle que Saint-Martin, dit le Philosophe Inconnu, avait découvert l’œuvre du Philosophus Teutonicus. Séduit par la dimension métaphysique de Boehme, Saint-Martin se lança dans une entreprise à la fois compliquée et délicate : traduire les livres du cordonnier mystique de Görlitz. Il se consacra à cette tâche avec un tel enthousiasme qu’il dut interrompre momentanément la rédaction de ses propres ouvrages pour se dédier exclusivement au travail de traduction2. L’auteur de L’homme de désir et de Ecce homo trouva dans les écrits de Boehme des convergences avec sa propre pensée, notamment au sujet de l’accès à la connaissance divine. Plongé dans ces écrits mystiques, le fondateur du Martinisme vit une saison spirituelle très féconde et entre dans la « paix de la régénération », qui était, d’après le penseur allemand, indispensable pour atteindre la Divinité. « Malheur à celui qui ne fonde pas son édifice spirituel sur la base solide de son cœur en perpétuelle purification et immolation par le feu sacré, écrivait Saint-Martin dans son Portrait historique et philosophique3, c’est à mon incomparable Boehme que je dois d’avoir fait cette réflexion sur moi-même ».
4 À ce propos, voir par exemple P. Laubriet, L’intelligence de l’Art chez Balzac, Genève, Slatkine, 1 (...)
3Saint-Martin prit ainsi la décision de rendre accessible au public français les puissantes thèses métaphysiques du théosophe allemand. Dans l’espace de quatre ans il avait traduit quatre ouvrages. Deux seront publiés du vivant de Saint-Martin (« L’Aurore naissante » en 1800 et « Des trois principes de l’essence divine » en 1802), les deux autres à titre posthume (« Quarante questions sur l’origine, l’essence, l’être, la nature et la propriété de l’âme » en 1807 et « De la triple vie de l’homme » en 1809). Par l’intermédiaire de Saint-Martin les œuvres de Boehme commencèrent à circuler en France, en alimentant maintes générations d’intellectuels en quête de l’insaisissable, entre autres Honoré de Balzac, qui, déjà influencé par Swedenborg, dans la bibliothèque de sa mère avait découvert les œuvres de Saint-Martin ainsi que sa traduction de Boehme4.
5 L’Aurore naissante, p. 17.
4Il faut donc reconnaître l’immense mérite de Saint-Martin concernant la diffusion de la pensée du cordonnier de Görlitz en France, d’autant plus qu’au fil des siècles personne n’a plus eu le courage d’entreprendre une nouvelle traduction française de l’Aurora. Nous devons d’ailleurs admettre que la langue de Boehme est particulièrement difficile ; Saint-Martin lui-même avouait avoir choisi de « faire une traduction exacte et fidèle, plutôt qu’une traduction élégante »5. En outre Boehme était bien connu pour ses créations linguistiques, difficilement traduisibles dans une autre langue. Il suffit d’évoquer des termes tels que Salitter, Turba, Urkund, qui occupaient une place majeure dans l’architecture cosmologique boehmienne.
5Si traduire les œuvres de Jacob Boehme s’avère délicat, l’interprétation de sa doctrine soulève plusieurs questions, souvent difficiles à résoudre d’une manière univoque. Boehme ne pense pas par notions distinctes mais par antithèses et symboles. Sa pensée ne se fige pas, elle est en mouvement, toujours in fieri. Conscient de toutes ces difficultés, en 1802, dans le Ministère de l’homme-esprit, Saint-Martin se sentait en devoir de mettre en garde le lecteur :
6 Louis-Claude de Saint-Martin, Le ministère de l’homme-esprit, Paris, Migneret, 1802, p. 29-31. Voir (...)
Je croirai rendre un service au lecteur en l’engageant à faire connaissance avec cet Auteur ; mais en l’invitant surtout à s’armer de patience et de courage pour n’être pas rebuté par la forme peu régulière de ses ouvrages, par l’extrême abstraction des matières qu’il traite, et par la difficulté qu’il avoue lui-même avoir eue à rendre ses idées, puisque la plupart des matières en question n’ont point de noms analogues dans nos langues connues. […] Lecteur, si tu te détermines à puiser courageusement dans les ouvrages de cet auteur, qui n’est jugé par les savants dans l’ordre humain, que comme un épileptique, tu n’auras sûrement pas besoin des miens6.
7 Voir G. W. F. Hegel, Vorlesungen über die Geschichte der Philosophie, in Werke, éd. E. Moldenhauer (...)
8 Cf. Franz von Baader, Vorlesungen über Jacob Böhmes Theologumena und Philosophema, in Sämtliche Wer (...)
9 Alexandre Koyré, La philosophie de Jacob Boehme, Paris, Vrin, 1971 (2e éd.), p. XV.
6Abstraits et paradoxaux, ces ouvrages se prêtent à des interprétations divergentes. Considéré à la fois comme « le premier philosophe allemand »7 et un grand philosophe chrétien8, un idéaliste et un panthéiste, Boehme demeure encore aujourd’hui l’« un des penseurs les plus énigmatiques de l’univers »9.
10 Émile Boutroux, Le philosophe allemand Jacob Boehme, Paris, F. Alcan éditeur, 1888, p. 5.
11 Honoré de Balzac, Histoire intellectuelle de Louis Lambert (1832), XXXI, 81.
12 La philosophie de Jacob Boehme, p. 11.
7Comme l’avait bien saisi Émile Boutroux, l’œuvre de Boehme est « un mélange confus de théologie abstruse, d’alchimie, de spéculations sur l’insaisissable et l’incompréhensible, de poésie fantastique et d’effusions mystiques : c’est un chaos étincelant »10. D’ailleurs déjà Balzac avouait aimer à se plonger dans ce « monde mystérieux, invisible aux sens où chacun se plaît à vivre, soit qu’il se le représente sous la forme indéfinie de l’avenir, soit qu’il le revête des puissantes formes de la Fable »11. En outre, comme le remarquait Koyré, étudier Boehme est particulièrement difficile car « chacune de ses œuvres est une exposition complète de tout son système ; et les redites sont aussi fréquentes que les contradictions »12.
8Pour tenter d’éclairer l’énigmatique pensée du Philosophus teutonicus il faudrait plutôt s’insérer dans le sillage des écrivains mystiques (notamment Angelus Silesius et Emmanuel Swedenborg, ainsi que Saint-Martin) qui avaient su déceler son message secret. Ce message, caché dans les replis clairs obscurs d’une écriture souvent difficile et d’une doctrine parfois contradictoire, consiste dans le thème de la régénération (Wiedergeburt) de l’homme qui est au cœur de l’anthroposophie de Boehme. Par rapport à une cosmologie et une théologie confuses, dont le langage d’inspiration paracelsiste dérange le lecteur moderne, sa réflexion anthropologique anime la quête identitaire de l’homme déchiré entre le bien et le mal. Écriture d’un non-lieu, l’œuvre de Boehme ne saurait que l’esquisse d’une topographie de l’âme perdue dans les chemins invisibles du ciel ou égarée dans les ténèbres.
9Laissons donc en arrière-plan le spectacle de l’univers peint par le théosophe allemand, et assistons à celui plus intime qui se consomme sur la scène de l’esprit, au fond du cœur.
Lumières et ténèbres : deux mondes inconciliables ?
13 Voir L’Aurore naissante, XVI, 26, p. 269 : « Quand tous les arbres seraient des écrivains ; toutes (...)
14 J. Boehme, Mysterium Magnum (1623), trad. fr. S. Jankélévitch, Paris, Aubier, 1945, ch. 28, p. 335.
15 Saint Augustin, De natura boni, I, 17 : « Non ergo mala est, in quantum natura est, ulla natura ; s (...)
16 Voir Pierre de Bérulle, Œuvres de piété, n° 227, Œuvres complètes, vol. IV, Paris, Cerf, 1996, p. 1 (...)
17 Hegel, Leçons sur l’histoire de la philosophie, p. 1310.
10La question de l’origine du mal dans l’œuvre de Boehme est très compliquée, voire confuse. S’il privilégie la thèse de la chute originelle provoquée par la révolte de l’ange rebelle brisant l’ordre divin13 (à ses yeux, la prévarication d’Adam est donc moins grave), Boehme soutient également que le mal est coexistant à Dieu. Dans la sagesse divine, lumières et ténèbres, amour et colère cohabitent, car Dieu « a introduit ensemble le feu et la lumière, le bien et le mal dans le Fiat, dans une libre volonté où la volonté peut se former dans le Bien ou le Mal »14. Contrairement à ses prédécesseurs, Valentin Weigel et Sébastien Franck, qui, s’inscrivant dans la tradition augustinienne du mal comme privation du bien15, avaient insisté sur son inconsistance ontologique, Boehme conçoit le mal comme une entité surgie de l’Imagination créatrice divine. Alors qu’au début du xviie siècle, notamment en France avec le courant bérullien, on définissait le péché comme un néant16, Boehme l’inscrit dans la région de l’être. Dans la mesure où Dieu comprend toute chose, le bien et le mal ne sont pas deux mondes inconciliables, au contraire, l’un ne peut être pensé sans l’autre. Comme le remarquait Hegel, Boehme s’efforce de maintenir toutes les choses dans une unité supérieure : « l’unité divine absolue et l’unification de tous les opposés en Dieu »17. L’opposition bien-mal ne suppose pas une séparation ontologique, ce sont plutôt les deux aspects différents mais complémentaires d’une même réalité en mouvement. Sous la plume du cordonnier mystique, la lumière surgit des ténèbres, le mal manifeste le bien :
18 Mysterium Magnum, ch. 8, p. 102.
La force dans la lumière est le feu d’amour de Dieu et la force dans les ténèbres est le feu de l’ire divine et pourtant il ne s’agit que d’un seul feu. Mais il se scinde en deux principes, afin que l’un se manifeste en l’autre. Car la flamme de la colère est la révélation du grand amour ; c’est dans les ténèbres qu’on connaît la lumière, sinon elle ne se manifesterait pas18.
19 N. Berdiaeff, L’Ungrund et la liberté, in Mysterium Magnum, p. 5. Au sujet des éventuelles traces d (...)
20 J. Boehme, Sex puncta theosophica (1620) ; trad. fr. de L.-C. de Saint-Martin, De la base sublime e (...)
11On a considéré Boehme comme « l’un des plus grands gnostiques chrétiens »19. La question certes est complexe, pourtant dans l’œuvre du théosophe allemand il n’y a pas un véritable dualisme ontologique. C’est en tant que principe absolu et origine première de toutes choses que Dieu comprend le mal. « Source de colère et d’amour » Dieu a tout créé « dans une essence créaturelle et figurative, bonne et mauvaise, selon l’éternelle source »20. Ce n’est que virtuellement, et non de manière active, que Dieu contient le mal. Dans son bouillonnement, l’essence divine « imagine » le mal, sans l’incarner. Le mal est un monde possible que seule la volonté créée peut choisir d’habiter. Boehme saisit très bien la misère et la grandeur de la volonté humaine ayant le pouvoir de déformer et noircir l’âme ou de la transformer en un ange de lumière :
21 J. Boehme, Psychologia vera (1620) ; trad. fr. de L.-C. de Saint-Martin, Quarante questions sur l’o (...)
La volonté peut donner à l’esprit même une autre forme, ainsi qu’il suit : quand même l’esprit serait un ange, une image de Dieu, la volonté peut néanmoins faire de lui un démon insensé, de même que d’un démon faire un ange, pourvu qu’il se précipite dans la mort, dans l’humilité sous la croix, et qu’il se plonge de nouveau dans l’esprit de Dieu, en sorte qu’il se soumette à son gouvernement21.
22 P. de Bérulle, Œuvres de piété, n° 168, p. 10.
23 Blaise Pascal, Pensées, pansée 358, éd. Léon Brunschvicg, in Œuvres, vol. XIII, Paris, Hachette, 19 (...)
12En lisant ce passage on ne peut ne pas songer à Pierre de Bérulle, qui, à la même époque, dans ses opuscules de piété écrivait que l’homme « est céleste d’une part et terrestre de l’autre. Il est spirituel d’une part et corporel de l’autre. C’est un ange, c’est un animal ; c’est un néant, c’est un miracle »22. Plus connue est la célèbre pensée de Pascal, qui dans des termes semblables (il connaissait les œuvres complètes de Bérulle éditées par Bourgoing en 1644) chantait l’homme « ni ange ni bête »23.
24 Courte explication des six points, in De la base sublime et profonde des six points, p. 443.
25 Voir en particulier Paracelse, Philosophia sagax, livre II, § 2, in Œuvres, éd. Huser, Bâle, 1589, (...)
26 Quarante questions, 18, 3, p. 165.
13D’après Boehme « la vie humaine est l’angle entre la lumière et la ténèbre ; celui auquel elle se donne, est celui dans lequel elle brûle »24. Si l’âme demeure dans l’extérieur, elle est dans « l’enfer ». Il faut donc regarder ailleurs, se réfugier dans les recoins secrets du cœur, car le paradis se cache au fond de l’âme. L’âme peut donc choisir où aller, si entrer en elle-même et trouver le paradis, ou sortir à l’extérieur et habiter l’enfer. Mais comment trouver le Paradis sans s’égarer dans le labyrinthe obscur du mal ? Influencé par Paracelse25, le théosophe allemand soutient que l’âme, en tant qu’« image de l’universel », est un microcosme et un « microtheos » qui englobe l’univers et Dieu. Dans l’œuvre de Boehme tout est un jeu de reflets et de miroirs, car « tous les êtres sont magiques » (alle wesen magisch sind), et « l’un est le miroir de l’autre »26. Enfer et Paradis ne se trouvent pas ailleurs, ils sont coextensifs à l’espace, immanents à l’univers intérieur ainsi qu’au monde extérieur qui scelle les vestiges d’un Dieu présent en tout.
27 Voir J. Boehme, Epistolae theosophicae (1618-1624), XVIII, 13 ; trad. fr., de B. Gorceix, Les Épîtr (...)
28 L’Aurore naissante, XXV, 19-20, p. 422.
29 J. Boehme, De Tribus Principiis (1619) : « Der rechte Himmel, da Gott innen wohnet, ist überall an (...)
30 Voir Valentin Weigel, Vom Ort der Welt (Hall in Sachsen, 1613) chap. X et XIV, où Valentin Weigel d (...)
31 Quarante questions, XXI, 20, p. 181.
14La notion d’espace est très importante dans l’œuvre du théosophe de Görlitz. En 1612, dans l’Aurora, son premier traité « conçu dans un esprit presque magique »27, Boehme avouait que personne ne peut savoir combien est « étendu et profond le lieu de ce monde », et il ajoutait que « le vrai ciel est par-tout, dans ce temps actuel » ainsi que « la maison de la colère de l’enfer »28. En 1619 il revient sur cette thèse dans le traité De Tribus Principiis, précisant que « le vrai ciel où Dieu demeure est partout en tout lieu, ainsi qu’au milieu de la terre. Il comprend l’enfer où le démon demeure, et il n’y a rien hors de Dieu »29. Une année plus tard, en 1620, probablement inspiré par les thèses Weigeliennes30, Boehme écrit encore que « chaque âme est dans sa propre contrée [lande], et n’est point liée à la place [Stelle] qu’occupe le corps ; mais elle peut aller où elle veut. Quelque part où elle soit, elle est ou dans Dieu, ou dans les ténèbres »31.
15Il ne faut donc pas aller loin pour trouver le Paradis :
32 L’Aurore naissante, p. 315 (Aurora, XIX, 23-24 : « Wenn du deine Gedanken von dem Himmel fassest, w (...)
Si vous voulez considérer ce qu’est le ciel, où il est, ou bien comment il est ; vous n’avez pas besoin d’élancer votre pensée à plusieurs milliers de milles d’ici. Car cet espace ou ce ciel n’est pas votre ciel […] Car le vrai ciel est par-tout, même dans le lieu où vous êtes et où vous marchez. Lorsque votre esprit atteint la génération la plus intérieure de Dieu, et qu’il pénètre au travers de la génération sidérique et charnelle, dès-lors il est dans le ciel32.
16En lisant ce beau passage de l’Aurora on songe immédiatement au célèbre distique de Silesius :
33 Angelus Silesius, Pèlerin chérubinique (Cherubinischer Wandersmann), trad. fr. de H. Plard, Paris, (...)
I,82. Le ciel est en toi.
Arrête, où cours-tu donc, le ciel est en toi :
et chercher Dieu ailleurs, c’est le manquer toujours33.
34 À ce propos nous renvoyons à Jean Orcibal, La Formation spirituelle d’Angelus Silesius (1624-1677). (...)
35 En ce qui concerne le thème de la transmutation spirituelle d’inspiration alchimiste, voir notammen (...)
36 Pèlerin chérubinique, I, 205, p. 92-93 : « Der Ort ist dass Wort. Der ort und’s Wort ist Eins, und (...)
37 L’Aurore naissante, XXIII, 71, p. 400.
17Par ces mots, et bien d’autres éparpillés dans le Cherubinischer Wandersmann, l’on mesure l’influence de Boehme sur Silesius34. On sait que le mystique silesien avait commencé à lire l’œuvre du Philosophus Teutonicus durant son séjour en Hollande et cette influence s’était exercée encore à Oels, où Frankenberg, le biographe de Boehme, lui avait parlé de son maître. Sous la plume du poète baroque allemand nous retrouvons quelques-unes des idées caractérisant la pensée spirituelle de Boehme35. Pour tous les deux « le lieu est Dieu »36 et cet espace lui-même se trouve dans l’âme. Nul besoin alors de chercher le ciel : « Il est dans notre cœur. Ouvrez-le seulement : la clef vous en est montrée ici »37.
Une renaissance magique
18Pourtant Boehme est contraint de reconnaître que la plupart des gens ne trouvent pas ce chemin vers le ciel et préfèrent se confondre dans la turba. D’après lui pour habiter les régions de la Divinité il faut s’ouvrir à Dieu, choisir une autre vie et se transformer. Comment atteindre cette régénération ? Et, surtout, pourquoi est-elle indispensable aux yeux du luthérien Jacob Boehme alors que selon la position de Martin Luther par son sacrifice sanglant le Christ avait obtenu le pardon des péchés ? Böhme ne veut sans doute pas nier l’efficacité de la justification : l’homme ne suffit pas à soi et ne peut pas se passer de la Grâce, mais pour s’avérer efficace la Grâce ne doit pas être acceptée passivement, mais activement. Si l’œuvre du salut n’est plus à attendre, néanmoins pour renaître en Jésus-Christ il faut que l’homme s’ouvre à l’Autre et se libère de la pesanteur du « moi » afin de laisser à l’Esprit la possibilité de le régénérer.
38 J. Boehme, De signatura rerum (1622), De la signature des choses, trad. fr. P. Deghaye, Paris, Gras (...)
39 De la signature des choses, VII, ch., p. 124.
40 Courte explication des six points, p. 440.
41 Ibid., p. 454.
19Ainsi par ses écrits le cordonnier mystique souhaitait allumer « la faim de l’âme avide de naître de nouveau »38. Il s’agit de mourir à soi pour renaître dans le Christ. Cette renaissance est souvent décrite par le biais d’images empruntées à la doctrine alchimiste. La régénération de l’âme est assimilée à la transmutation des métaux. Tel un « mage alchimiste »39, l’homme doit faire en sorte que l’élément divin se répande dans l’organisme spirituel : l’âme n’étant qu’un « feu magique »40, elle peut brûler et se changer en or. S’exprimant en termes d’alchimie spirituelle, le théosophe conçoit la transformation intérieure de l’âme comme relevant d’une opération quasi magique. Le mot Magie en effet occupe un rôle important dans l’œuvre de Boehme. Mais qu’est-ce que la magie ? « La vraie magie n’est aucun être – explique-t-il – mais l’esprit désirant l’être »41.
42 Cf. La philosophie de Jacob Boehme, p. 481-482.
43 De la signature des choses, VIII, 11, p. 146.
20Selon Boehme la puissance magique par excellence est l’imagination (Einbildung), car elle peut transformer l’âme dans l’image qu’elle imite. Koyré écrivait que l’Imaginatio est une puissance plastique qui coule l’homme dans la forme imaginée par lui42. Dans l’imitatio Christi l’homme incarne en lui l’image de la Divinité, et dans cette image (vorbild) désirée, il reconstruit sa propre identité. On dira alors, d’après la formule de Boehme, que « tout naît par l’imagination et le désir »43.
44 Augustin, Enarrationes in Psalmos, In Psalmo 30, Sermo 3, chap. 11, PL 36, col. 254.
45 J. Tauler, Sermons, Paris, Éd. du Cerf, 1991, p. 71.
21Le processus de régénération est une opération constructive, transformante, et non destructive ou annihilante. Bien qu’il reprenne le thème de la mort spirituelle, la Gelassenheit, cher à la mystique allemande, Boehme ne conçoit pas la renaissance de l’âme en termes d’anéantissement. D’une certaine manière il rompt avec la tradition rhéno-flamande qui, s’inspirant de l’adage augustinien Funde ut implearis44 invitait l’homme à s’anéantir pour être rempli de l’essence divine. C’est le cas notamment de Tauler, que Boehme connaissait par l’intermédiaire de Weigel : dans ses sermons il avait montré quel degré d’« anéantissement illimité »45 il faillait atteindre pour être possédé par la Divinité.
46 Œuvres de piété, n° 168, p. 10. Voir aussi La Perle évangélique (1602), éd. D. Vidal, Grenoble, J. (...)
47 Selon la formule employée par l’abbé Bremond dans son Histoire littéraire du sentiment religieux en (...)
48 Courte explication des six points, p. 443.
49 Voir par exemple Tauler, Sermons, p. 356.
50 Sur la doctrine de ces auteurs nous renvoyons à A. Koyré, Mystiques, spirituels, alchimistes du xvi (...)
22À la même époque de Boehme, le cardinal de Bérulle, inspiré par la lecture de la Perle Évangélique, abordait le thème délicat du « néant capable de Dieu »46. Alors qu’en France, au début du xviie siècle, « l’invasion mystique »47 avait décrété le succès du langage abstrait nihiliste, à Görlitz le cordonnier mystique faisait preuve d’originalité. Si l’âme se « donne dans un rien (ou l’abnégation absolue), écrivait-il en 1620, alors elle est dénuée de désir »48. Ce rejet du thème de l’anéantissement a des enjeux importants. Si les mystiques du Nord se plaisaient à invoquer l’abîme sans fond49 (abgrund), Boehme préfère chercher un Dieu vivant se répandant dans le monde. Pendant les sept années de silence où on lui avait interdit d’écrire suite à la condamnation de l’Aurora le 30 juillet 1613, il avait plongé dans la lecture de Paracelse, Kaspar Schwenkfeld, Sébastian Franck et Valentin Weigel50.
51 Maître Eckhart, Deutsche Predigten und Traktate, éd. J. Quint, Munich, Hanser Verlag, 1995, Predigt (...)
23Par l’intermédiaire de Franck et Weigel, c’est avec les grands mystiques rhéno-flamands (Eckhart, Tauler, Ruusbroec) qu’il était entré en contact. Pourtant si ces lectures le marquent, c’est pour s’en distinguer. Certes, il puise dans le langage de la mystique abstraite, mais il réinterprète le sens des mots et des notions à sa façon. S’inscrivant dans la tradition apophatique du Pseudo-Denys, Maître Eckhart et ses disciples (Tauler et Suso) avaient considéré le « Néant surressentiel »51 (überseiende Nichtheit) la sublime expression de la Divinité. C’est justement cette primauté du Rien sur l’Être que Boehme conteste.
52 Idem, Sermons, vol. 3, Sermon 71, p. 75. Voir aussi Die Predigten Taulers, éd. Ferdinand Vetter, Be (...)
53 Psychologia vera, I,16 : « Also siehet der Ungrund in sich und findet sich selber » (voir Quarante (...)
54 Mysterium Magnum, I, 2, vol. 1, p. 55. Sur ce « sans fond » qui est « un éternel rien », voir aussi (...)
55 Von des Menschwerdung Jesu Christi (1620), II, 1-8.
24Si pour le Maître Thuringien « ce néant était Dieu »52, pour le Philosophus Teutonicus l’abîme sans fond n’est qu’un germe de l’Absolu. Employé pour la première fois dans la Psychologia vera, le mot ungrund53 indique la source primitive, l’absolu, origine de toute chose. Cependant le sans-fond, qui est un éternel rien, ne peut pas être la meilleure expression de la Divinité, car il est caractérisé par une absence totale de détermination. Bref, le « Rien éternel » (ein ewig Nichts)54, indéterminé, aux yeux de Boehme n’est pas Dieu. Il ne possède aucune essence (wesen) et ne comporte ni lumière ni ténèbres : il est avant tout une « magie », écrit-il dans le De Incarnatione Verbi55.
56 Mysterium Magnum, V, 12, vol. 1, p. 63. Au sujet de la génération éternelle de Dieu, voir P. Deghay (...)
25La Divinité doit surgir de l’abîme. Le cordonnier mystique aborde cette question dans son ouvrage le plus systématique, Mysterium magnum, composé en 1623. « Le Néant, remarque Boehme, a faim du Quelque chose (Nichts hungert nach dem Etwas), et la faim est le désir, sous la forme du premier Verbum fiat »56. Le Rien doit donc se fixer dans quelque chose.
26Cette dialectique du désir est le moteur d’un devenir divin. Boehme ne paralyse pas la Divinité dans le vide. Le Dieu de Boehme n’est pas détaché du monde, mais c’est un Dieu personnel caractérisé par un dynamisme secret. Dieu évolue intemporellement, Il est vivant, Il se développe dans l’infini ainsi que dans le monde qui nous environne. Le corps spirituel de Dieu est partout. L’espace est en Dieu et Dieu dans chaque point de l’espace. On a accusé Boehme de panthéisme, sans comprendre qu’en réalité pour le cordonnier de Görlitz Dieu est partout et nulle part, car il est immanent et transcendant à la fois l’univers.
57 Cf. De electione gratiæ (1623), I, 21.
27Pourquoi rentrer dans le brouillard de l’inconnaissance alors que Dieu se manifeste dans le monde ? Le monde est une expression de Dieu, les créatures, les animaux, la nature sont des Signatura où résonne le Verbe divin. Et si l’homme veut vraiment connaître Dieu en soi, dans son essence, Boehme donne ce conseil : « enlève la nature et la créature, ce qui reste est Dieu en soi »57.
58 Gerhard Wehr, Jakob Böhme in Selbstzeugnissen und Bilddokumenten, Hamburg, Rowohlt, 1971 (trad. fr. (...)
28Le vide n’est pas le lieu de la rencontre entre Dieu et l’âme. Le refus d’un dieu Néant a des conséquences importantes sur l’anthropologie boehmienne. L’âme n’est pas appelée à s’anéantir pour se perdre dans l’abîme sans fond de la Divinité où les distinctions se raréfient jusqu’à disparaître. Il n’y a pas chez Boehme une mystique de la fusion en Dieu, ni une absorption identitaire dans le fond de l’âme. L’homme n’est pas invité à s’abandonner passivement à une volonté divine imperscrutable, mais à oser un changement radical de son existence. Animé par le désir d’aller au-delà de ses limites, « l’homme est en devenir »58.
59 Voir Marguerite Porete, Le miroir des simples âmes anéanties, Grenoble, J. Millon, 1991, p. 88 et 1 (...)
29Alors que les béguines du Moyen Âge invitaient l’âme à perdre son nom59 dans l’essence divine, Boehme encourage l’homme à devenir un « autre », à revivifier l’image céleste afin d’incarner le Christ en terre. L’âme ne doit pas s’anéantir, mais se réaliser ; elle ne doit pas abandonner les limites de sa personnalité, mais revêtir le corps divin dans ce monde.
60 J. Boehme, De triplici vita (1620) ; trad. fr. L.-C. de Saint-Martin, De la Triple vie de l’homme, (...)
30Selon Boehme on renaît dans la chair, et la personne nouvelle qui va surgir au cours de cette renaissance spirituelle est l’homme intérieur (« notre homme secret »60) qui s’est substitué à l’homme extérieur. La régénération dans le Christ est donc un procès de transformation personnelle accomplie dans la foi, dont la visée est de faire revivre l’âme en Dieu et non de disparaître pour être englouti dans le gouffre insondable d’une divinité abstraite. La mystique du théosophe de Görlitz n’est pas une mystique fusionnelle, mais une mystique de la rencontre entre une âme régénérée qui acquiert une nouvelle identité et un Dieu vivant qui remplit le lieu de ce monde ainsi que l’espace spirituel. Enfin l’âme renaît dans l’Autre, en Dieu, qui est partout et nulle part :
61 Quarante questions, XXI, 4, p. 176 ; et quelques lignes plus haut : « Là où elle se trouve elle est (...)
Quand elle cheminerait l’espace de mille milles, elle serait néanmoins dans le point d’où elle serait partie, car dans Dieu il n’y a aucune limite. Près et loin ne sont qu’une même chose. Elle est aussi rapide qu’une pensée des hommes. Elle est magique. Elle demeure dans ses merveilles. C’est là son habitation61.
62 De la signature des choses, XV, 24, p. 304.
31Et dans ces espaces infinis l’âme découvre la liberté de l’Origine, car « celui qui est né au fond de son âme, engendré par le Verbe céleste, se meut librement dans l’éternité »62.
63 Ibid., ch. VIII, 52, p. 157.
32Accablé par l’hostilité de ses adversaires – notamment du pasteur luthérien Gregorius Richter – qui n’avaient pas compris la portée de ses révélations, malgré la censure, l’exil, et toutes les épreuves qu’il avait dû surmonter, le cordonnier mystique de Görlitz demeura néanmoins convaincu que l’homme est en mesure de pouvoir se régénérer et montrer Dieu ; car l’homme d’après Boehme « est un buisson hérissé d’épines meurtrières. Mais parmi ces épines une rose fleurira et elle révélera le trésor caché »63.
Haut de page
Notes
1 Jacob Boehme, L’aurore naissante, ou la racine de la philosophie, de l’astrologie et de la théologie, traduite par Louis-Claude de Saint-Martin, Paris, Imprimerie de Laran, 2 vol., 1800, avertissement du traducteur (nous ferons ici référence à la réimpression publiée à Milan, chez Archè, collection Sebastiani, en 1977).
2 Saint-Martin s’était servi de l’édition allemande des œuvres de Boehme parue en 1682 à Amsterdam. Une autre édition des œuvres complètes de Boehme avait paru en 1715, puis en 1730, sous le titre Theosophia Revelata. Une réimpression en fac-similé de l’édition de 1730 a été publiée sous le titre Jacob Böhme : Sämtliche Schriften (11 vol.) à Stuttgart en 1955-1961.
3 Louis-Claude de Saint-Martin, Mon portrait historique et philosophique (1789-1803), 427, Paris, R. Julliard, 1961, p. 221.
4 À ce propos, voir par exemple P. Laubriet, L’intelligence de l’Art chez Balzac, Genève, Slatkine, 1980, en particulier le chapitre « La postulation mystique », p. 286-318.
5 L’Aurore naissante, p. 17.
6 Louis-Claude de Saint-Martin, Le ministère de l’homme-esprit, Paris, Migneret, 1802, p. 29-31. Voir aussi la lettre envoyée au baron Kirchberger en 1792 : « C’est avec franchise, monsieur, que je reconnais n’être pas digne de dénouer les cordons des souliers de cet homme étonnant, que je regarde comme la plus grande lumière qui ait paru sur la terre après Celui qui est la lumière même » (La Correspondance inédite de L. C. de Saint-Martin dit le Philosophe Inconnu et Kirchberger, baron de Liebistorf, Ouvrage recueilli et publié par L. Schauer et A. Chuquet, Paris, E. Dentu, 1862, Lettre du 8 février 1792, p. 9).
7 Voir G. W. F. Hegel, Vorlesungen über die Geschichte der Philosophie, in Werke, éd. E. Moldenhauer et K. M. Michel, 20 voll., Frankfurt am Main, Suhrkamp Verlag, 1971-1981, vol. XX, p. 94 ; trad. fr. P. Garniron, Leçons sur l’histoire de la philosophie, Paris, Vrin, coll. « Bibliothèque des textes philosophiques », 1985, t. VI, p. 1304. Rappelons que Hegel possédait un exemplaire de l’édition des œuvres complètes de Boehme publiée à Hambourg en 1715.
8 Cf. Franz von Baader, Vorlesungen über Jacob Böhmes Theologumena und Philosophema, in Sämtliche Werke, t. III, Leipzig, 1852, p. 357 suiv.
9 Alexandre Koyré, La philosophie de Jacob Boehme, Paris, Vrin, 1971 (2e éd.), p. XV.
10 Émile Boutroux, Le philosophe allemand Jacob Boehme, Paris, F. Alcan éditeur, 1888, p. 5.
11 Honoré de Balzac, Histoire intellectuelle de Louis Lambert (1832), XXXI, 81.
12 La philosophie de Jacob Boehme, p. 11.
13 Voir L’Aurore naissante, XVI, 26, p. 269 : « Quand tous les arbres seraient des écrivains ; toutes les branches, des plumes ; toutes les montagnes, des livres ; et toutes les eaux, de l’encre, ils ne pourraient pas encore suffire pour décrire la misère et les souffrances que Lucifer avec ses anges a apportées dans la place qu’il occupait ».
14 J. Boehme, Mysterium Magnum (1623), trad. fr. S. Jankélévitch, Paris, Aubier, 1945, ch. 28, p. 335.
15 Saint Augustin, De natura boni, I, 17 : « Non ergo mala est, in quantum natura est, ulla natura ; sed cuique naturae non est malum nisi minui bono. » Voir aussi la définition du mal comme « corruptio vel modi, vel speciei, vel ordinis naturalis ».
16 Voir Pierre de Bérulle, Œuvres de piété, n° 227, Œuvres complètes, vol. IV, Paris, Cerf, 1996, p. 140.
17 Hegel, Leçons sur l’histoire de la philosophie, p. 1310.
18 Mysterium Magnum, ch. 8, p. 102.
19 N. Berdiaeff, L’Ungrund et la liberté, in Mysterium Magnum, p. 5. Au sujet des éventuelles traces de manichéisme et de gnosticisme dans la doctrine de Boehme, cf. F. Ch. Baur, Die christliche Gnosis, Tübingen, 1835, p. 586 suiv. et A. Stöckl, Geschichte der Philosophie des Mittelalters, III, Mainz, 1866, p. 583 et suiv.
20 J. Boehme, Sex puncta theosophica (1620) ; trad. fr. de L.-C. de Saint-Martin, De la base sublime et profonde des six points, Paris, Migneret, 1807, I, 2, p. 331.
21 J. Boehme, Psychologia vera (1620) ; trad. fr. de L.-C. de Saint-Martin, Quarante questions sur l’origine, l’essence, l’être, la nature et la propriété de l’âme, Paris, Migneret, 1807, VI, 14, p. 111.
22 P. de Bérulle, Œuvres de piété, n° 168, p. 10.
23 Blaise Pascal, Pensées, pansée 358, éd. Léon Brunschvicg, in Œuvres, vol. XIII, Paris, Hachette, 1904. Cf. aussi pensée 418 : « Il ne faut pas que l’homme croie qu’il est égal aux bêtes, ni aux anges, ni qu’il ignore l’un et l’autre, mais qu’il sache l’un et l’autre ».
24 Courte explication des six points, in De la base sublime et profonde des six points, p. 443.
25 Voir en particulier Paracelse, Philosophia sagax, livre II, § 2, in Œuvres, éd. Huser, Bâle, 1589, vol. X, p. 263 et De generatione stultorum, in Œuvres, vol. IX, p. 29.
26 Quarante questions, 18, 3, p. 165.
27 Voir J. Boehme, Epistolae theosophicae (1618-1624), XVIII, 13 ; trad. fr., de B. Gorceix, Les Épîtres théosophiques, Paris, Éditions du Rocher, 1980.
28 L’Aurore naissante, XXV, 19-20, p. 422.
29 J. Boehme, De Tribus Principiis (1619) : « Der rechte Himmel, da Gott innen wohnet, ist überall an allen Orten, auch mitten in der Erden : Er begreift die Hölle, da die Teufel wohnen, und ist nichts ausser Gott » ; trad. fr. L.-C. de Saint-Martin, Des trois Principes de l’essence divine, ou de l’éternel engendrement sans origine, Paris, Imprimerie de Laran, 1802, p. 94.
30 Voir Valentin Weigel, Vom Ort der Welt (Hall in Sachsen, 1613) chap. X et XIV, où Valentin Weigel développe sa notion d’espace qui pourrait être résumée en ces mots : omnis locus est in mundo et mundus non est in loco.
31 Quarante questions, XXI, 20, p. 181.
32 L’Aurore naissante, p. 315 (Aurora, XIX, 23-24 : « Wenn du deine Gedanken von dem Himmel fassest, was der sei oder wo der sei, so darfst du deine Gedanken nicht viel tausend Meilen von Hinnen schwingen, denn derselbe Locus oder Himmel ist nicht dein Himmel […]Denn der rechte Himmel ist allenthalben, auch an dem Orte, wo du stehest und gehest. Wenn dein Geist die innerste Geburt Gottes ergreift und durch die Siderische und fleischliche Hindurchdringet, So ist er schon im Himmel »). Cf. aussi plus loin, XXIII, 9, p. 390 : « Lorsque vous considérez l’espace, les étoiles et la terre, alors vous voyez votre Dieu ; vous vivez, et vous êtes dans ce même Dieu, et ce même Dieu vous gouverne aussi, et c’est de ce même Dieu que vous tenez également vos pensées ».
33 Angelus Silesius, Pèlerin chérubinique (Cherubinischer Wandersmann), trad. fr. de H. Plard, Paris, Aubier, 1946, p. 74-75 : « Der Himmel ist in dir. Halt an wo lauffstu hin, der Himmel ist in dir : / Suchstu Gott anderswo, Du fehlst Ihn für und für ».
34 À ce propos nous renvoyons à Jean Orcibal, La Formation spirituelle d’Angelus Silesius (1624-1677). Mystique et Contre-Réforme, Mémoire de l’École Pratique des Hautes Études (exemplaires dactylographiées), Paris, 1937.
35 En ce qui concerne le thème de la transmutation spirituelle d’inspiration alchimiste, voir notamment les distiques I, 202-203 ; I, 244 ; III, 118. Au sujet des images musicales, je me permets de renvoyer à mon étude « Entre silence et vibrations sonores : la poésie mystique d’Angelus Silesius », in Rivista di Storia e Letteratura Religiosa, Firenze, Olschki, vol. 49, n° 2, 2013, p. 443-456.
36 Pèlerin chérubinique, I, 205, p. 92-93 : « Der Ort ist dass Wort. Der ort und’s Wort ist Eins, und wäre nicht der ort, / (Bey Ewger Ewigkeit !) es wäre nicht dass Wort » ; « Le Lieu est Dieu. Le lieu et Dieu sont un ; s’il n’y avait le Lieu (par toute étérnité !) il n’y aurait pas Dieu ».
37 L’Aurore naissante, XXIII, 71, p. 400.
38 J. Boehme, De signatura rerum (1622), De la signature des choses, trad. fr. P. Deghaye, Paris, Grasset, 1995, XI, 69, p. 230.
39 De la signature des choses, VII, ch., p. 124.
40 Courte explication des six points, p. 440.
41 Ibid., p. 454.
42 Cf. La philosophie de Jacob Boehme, p. 481-482.
43 De la signature des choses, VIII, 11, p. 146.
44 Augustin, Enarrationes in Psalmos, In Psalmo 30, Sermo 3, chap. 11, PL 36, col. 254.
45 J. Tauler, Sermons, Paris, Éd. du Cerf, 1991, p. 71.
46 Œuvres de piété, n° 168, p. 10. Voir aussi La Perle évangélique (1602), éd. D. Vidal, Grenoble, J. Millon, 1997, p. 292 : « Là alors sera l’essence comprise de l’essence. Là ce rien, c’est-à-dire Dieu, est rencontré de cet autre rien, c’est-à-dire de l’âme. Là rien, qui est cette âme, est enveloppée et noyée dedans le rien, c’est-à-dire Dieu. Là enfin le rien est absorbé et englouti du rien. »
47 Selon la formule employée par l’abbé Bremond dans son Histoire littéraire du sentiment religieux en France (Paris, Bloud et Gay, 1921, nouvelle éd. sous la direction de F. Trémolières, Grenoble, Jérôme Millon, 2006 ; voir le tome intitulé « L’invasion mystique »). Sur ce thème, voir aussi Sophie Houdard, Les Invasions mystiques. Spiritualités, hétérodoxies et censures au début de l’époque moderne, Paris, Les Belles Lettres, 2008.
48 Courte explication des six points, p. 443.
49 Voir par exemple Tauler, Sermons, p. 356.
50 Sur la doctrine de ces auteurs nous renvoyons à A. Koyré, Mystiques, spirituels, alchimistes du xviie siècle allemand, Paris, Gallimard, 1971.
51 Maître Eckhart, Deutsche Predigten und Traktate, éd. J. Quint, Munich, Hanser Verlag, 1995, Predigt 42, p. 353 ; voir Sermons, trad. J. Ancelet-Hustache, Paris, Seuil, 1979, t. III, p. 152.
52 Idem, Sermons, vol. 3, Sermon 71, p. 75. Voir aussi Die Predigten Taulers, éd. Ferdinand Vetter, Berlin, Deutsche Texte des Mittelalters, vol. XI, 1910, [rééd. Dublin/Zurich, 1968], Predigt 32, p. 120. Voir aussi Henri Suso, Vie, dans Œuvres complètes, éd. J. Ancelet-Hustache, Paris, Seuil, 1977, p. 303. Sur ce thème je me permets de renvoyer à mon étude : « Suressentiel. Aux sources d’un langage mystique », Revue de l’histoire des religions, 4, 2013, pp. 609-627.
53 Psychologia vera, I,16 : « Also siehet der Ungrund in sich und findet sich selber » (voir Quarante questions, p. 7 : « Ainsi le sans-fond voit en soi et se trouve lui-même »). Au sujet des nuances entre ungrund et abgrund dans l’œuvre de Boehme, et sur l’emploi de ces mots par rapport à la tradition rhéno-flamande, voir par exemple l’étude de Virginie Pektaș, Mystique et philosophie : Grunt, abgrunt et Ungrund chez Maître Eckhart et Jacob Böhme, Amsterdam-Philadelphia, B. R. Grüner, 2006.
54 Mysterium Magnum, I, 2, vol. 1, p. 55. Sur ce « sans fond » qui est « un éternel rien », voir aussi Mysterium pansophicum (1620), trad. fr. de L.-C. de Saint Martin, Instruction fondamentale sur le mystère céleste et terrestre, in Quarante questions, p. 461.
55 Von des Menschwerdung Jesu Christi (1620), II, 1-8.
56 Mysterium Magnum, V, 12, vol. 1, p. 63. Au sujet de la génération éternelle de Dieu, voir P. Deghaye, La naissance de Dieu, ou la doctrine de Jacob Boehme, Paris, Albin Michel, 1985.
57 Cf. De electione gratiæ (1623), I, 21.
58 Gerhard Wehr, Jakob Böhme in Selbstzeugnissen und Bilddokumenten, Hamburg, Rowohlt, 1971 (trad. fr. P. Kessler, in Jacob Böhme, Cahiers de l’Hermétisme, Paris, Albin Michel, 1977, p. 78).
59 Voir Marguerite Porete, Le miroir des simples âmes anéanties, Grenoble, J. Millon, 1991, p. 88 et 171.
60 J. Boehme, De triplici vita (1620) ; trad. fr. L.-C. de Saint-Martin, De la Triple vie de l’homme, selon le mystère des trois principes de la manifestation divine, Paris, Migneret, 1809, VI, 30.
61 Quarante questions, XXI, 4, p. 176 ; et quelques lignes plus haut : « Là où elle se trouve elle est dans le monde (abissal) insondable, où il n’y a ni fin ni limite dans lesquelles elle doive aller. »
62 De la signature des choses, XV, 24, p. 304.
63 Ibid., ch. VIII, 52, p. 157.
Inscription à :
Commentaires (Atom)