vendredi 3 avril 2026

jacques halbronn Psychosociologie La jouissance évacuatrice

jacques halbronn Psychosociologie La jouissance évacuatrice Selon nous, le principe de plaisir (Freud) est la clef pour comprendre le ça sensoriel des deux sexes et nous parlerons de "jouissance évacuatrice" . Chez les petites filles, la pulsion de la parole se manifeste dès le plus jeune âge, ce qui facilité l'acquisition rapide d'une langue; Cette pulsion correspond à un besoin d'évacuer ce qu'on aura retenu et est liée à une jouissance du fait même de cette évacuation; Chez les petits garçons, la pulsion adviendra bien plus tard avec la puberté quand il s'agira de produire du sperme et de le faire jaillir. sur le web .L'éjaculation (libération de spermatozoïdes par le pénis) devient généralement possible entre 12 ans et demi et 14 ans. Ainsi, la pulsion d'éjection surviendra chez le garçon à un âge bien plus mature que chez la fille, ce qui lui permettra de prendre des habitudes de contrôle et de rétention alors que la femme restera marquée par un certain infantilisme toute sa vie, elle aimera faire la "petite folle"; sur le web Les femmes dans l'histoire de la psychanalyse Sous la direction de Sophie de Mijolla-Mellor Perspectives Psychanalytiques 1999 "Aux débuts de la psychanalyse, en un temps où s'amorçait seulement la mutation de la condition féminine, si quelques patientes célèbres, Emma Eckstein, Dora ou Elgriede Hirschfeld, ont permis à Freud d'inventer la psychanalyse, n'ont-elles pas aussi imprimé une marque féminine à l'écoute, à la technique et à la théorie qui en est issue ? " Les psychanalystes sont des « prostituées de l'esprit » Je lis le livre d'un collègue sur la psychanalyse ; c'est parfois génial et parfois absolument exaspérant. Je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'il dit, mais la citation d'aujourd'hui m'a semblé suffisamment intéressante pour être partagée et sur laquelle vous avez votre opinion. Il dit (il y a quelques paraphrases/sauts ici) : == "Le travail du sexe ressemble beaucoup à la psychothérapie. Slabok Zizek décrit le psychothérapeute des profondeurs comme « une sorte de prostituée de l’esprit, ayant recours à l’argent pour la même raison que les prostituées aiment être payées pour pouvoir avoir des relations sexuelles sans implication personnelle, en gardant leurs distances ». Nous percevons une certaine symétrie dans les processus de jouissance évacuatrice : la femme jouit par le verbe, l'homme jouit par le corps (éjaculation, éternuement, productions intestinales) et cela donne lieu à diverses formes de viol, la femme viole son prochain en lui parlant de son "moi" et cela la soulage- et donc elle en jouit alors que l'homme viole en imposant son sperme à une femme mais aussi toutes sortes d'odeurs nauséabondes qu'il prend un certain plaisir à imposer à son prochain, quitte à le payer (sous une forme ou sous une autre)

Origine de la séparation hommes-femmes à la synagogue par le Rav Gabriel DAYAN

Origine de la séparation hommes-femmes à la synagogue par le Rav Gabriel DAYAN 1. La séparation par une Mé'hitsa entre les femmes et les hommes dans une synagogue est doublement nécessaire. Non seulement, du fait qu'il est obligatoire de s'éloigner de toutes sortes de "relations" illicites, mais aussi parce qu'il est obligatoire d'avoir une certaine conduite dans un lieu où réside la Chékhina [Présence Divine]. Or, sans Mé'hitsa conforme aux exigences de la Halakha, il est difficile de faire régner une atmosphère saine et pure n'ayant aucun défaut d'ordre moral. A ce sujet, voir Choul'han 'Aroukh, chapitre 151, 1. Le consensus règne sur cette question : la Mé'hitsa doit mesurer au minimum 1.80 mètres. Qu'il soit dit au passage, d'après certains décisionnaires, il est préférable que la partie de la synagogue réservée aux femmes soit en hauteur afin d'éviter plusieurs complications. 2. En 1865, un grand rassemblement eut lieu en Europe. Plusieurs décisions furent prises à l'unanimité des sommités rabbiniques et des décisionnaires présents. L'une d'entre elles : « Dans toutes synagogues, la Mé'hitsa doit obligatoirement être suffisamment opaque afin qu'il ne soit pas possible de voir les femmes se trouvant de l'autre côté [...]. Il est strictement interdit de pénétrer dans une synagogue n'ayant pas une telle Mé'hitsa, que ce soit en semaine ou durant les fêtes ». Le constat de ces idées est suffisamment édifiant pour se passer de commentaires. 3. La nécessité de faire une séparation lorsque des hommes et des femmes se trouvent dans un même endroit est mentionnée dans la Michna - Soucca, chapitre 5, Michna 2. De très nombreux décisionnaires pensent qu'à partir de l'âge de 5-6 ans la séparation est une obligation. Le Rav Ovadia Yossef ainsi que le Rav Kook se prononcent à ce sujet dune manière catégorique. Voir [entre autres] Yabi'a Omer volume 4, Even Haézer question 4 et la lettre du Rav Kook dans Igrot Haraya Kook 392. 4. Une question intéressante est mentionnée dans les écrits de nos maîtres : La séparation est-elle une obligation dans les transports en commun ? Réponse : la séparation par une Mé'hitsa n'est pas une obligation, mais la manière de s'asseoir doit être soumise à certaines règles [qu'il n'est pas possible de détailler dans le cadre de cette réponse - à ce sujet, voir Iguerot Moché Yoré Déa partie 1, question 137 et Iguerot Moché Even Haézer partie 2, question 14]. 5. D’après certains de nos maîtres, lorsqu’il n’y a pas de séparation lors du repas des Chéva’ Brakhot, on ne dit pas Chéhasim’ha Bim’ono [la joie règne autour d’Hachem] dans le Zimoun précédant le Birkat Hamazone car lorsqu’il manque de la Kedoucha [sainteté], le Satan porte des accusations et il n’y a pas de joie aux côtés d’Hachem. Voir Beth Chmouel, fin du passage 11 sur Choul'han ‘Aroukh - Even Haézer, chapitre 62, Halakha 9, Séfer ‘Hassidim, passages 393 et 1120, Baèr Hétev, passage 11 sur Choul'han ‘Aroukh - Even Haézer, chapitre 62, Halakha 9, Yam Chel Chlomo sur Talmud, Ketoubot, chapitre 1, paragraphe 20, Nité Gabriel, chapitre 43, Halakha 1. 6. Pour les mariages et Bar Mitsva, etc. : il va sans dire que, d'après la Halakha, il n'est pas permis d'installer les hommes et les femmes à une même table. Lors des repas de famille élargie : « généralement », on ne met pas de Mé'hitsa, mais les hommes et les femmes ne mangent pas à la même table. Il peut y avoir certaines dérogations, mais il est indispensable de s'adresser à un Rav compétent avant d'agir dans un sens ou dans un autre. Pour d'autres références à ce sujet, voir Igrot Moché, Ora'h 'Haïm, volume 1, réponses 39-41, Ora'h 'Haïm, volume 3, réponse 23, Chévet Halévi, volume 1, réponse 29, Seridé Ech, volume 2, réponse 8 et 11. Gabriel DAYAN

jacques halbronn Linguistique et topographie. La séparation consonnnes (F), voyelles (M)La Meritza

jacques halbronn Linguistique et topographie. La séparation consonnnes (F), voyelles (M) La Meritza Vérité au‑deçà des Pyrénées, erreur au‑delà (Pascal) Selon nous, il importe de respecterla dualité dans tous les domaines des sciences sociales.Au niveau linguistique, nous avons déjà abordé la question des voyelles et des consonnes, au coeur de l'hébreu, notamment. Nous disoons qu'om fallait faire dominer les consonnes en position initiale et les mettre en sourdine en position terminale, ce qui renvoie à un critère topographique/ Noote théorie anthroppolinguistique décrit la langue française comme posant une frontière entre début et fin, entre consonnes et voyelle, la consonne étant féminine et dans l'attente de la voyelle masculine, l'écrit devant êttre transcendé par l'oral, ce qui est avant par ce qui vient après. L'emplacement importe ici plus que la lettre elle même. Le marqueur du début est féminin, le marquaeur de la fin est masculin. Dès lors, la(non) prononcition d'une lettre sera fonction de son emplacement. Prnons l'exemple de l'adjectif "grand", ce qui donne "grande" aau féminin, à l"écrit. Cela commence par la jonction entre deux consonnes "gr". Mais comment faut-il rendre le segment final? Grand se termine par une diphtongues qui neutraliser le "n". Si l'on ajoute une voyelle pour former le féminin, la diphtongue devarit se résoudre, ce qui n'est pas toiujours respécté. Au féminin le d de grande doit s'entendre, s'il est suivi d'n "e" mais cédet la place ai e final, selon un processis ionvrse de celui du Shewa quann on est au débbut./ C'est donc une erreur de ne pas accentuer le e final, dans tous les sens du terme. Par accentuation, il faut entendre la pratique allemande .klein et kleine. Au début, on a la séquence consonantique KL et à la fin, il est impératif de forcer le son du "e", soit le contraire du shewa. Dans le cas de "petit", on dira "ptit", avec Ot au début, et it, qui se prononce "i" au masculin, et ptite, au féminin, avec une accentuation sur le e fina faute de quoi on aurait un son consonantique à la fin, ce qui est contraire à la régle/loi que nous avons posée. On aura compris que le e final doit s'entendre alors qu'en français actuel, il est éludé, laissnat le dernier mot à la consonne "t", ce qui est inacceptable. Si l'on prend le verbe manger, on aura j'mange, avec la cjonction consonantique "jm" et le e final générant un son vocalique; Idem pour j'pense et j'suis. (Cogito) Cette répartition entre sons consononatiques au début et sons vocaliques à la fin se retrouve à la synagogue avec la MERITZa(la paroi de séparation) Les exemples abondent puisque l'écrit dans bien des cas s'est aligné sur l'oral. L'anglais, malgré l'influence française,ne respecte pas un tel principe, notamment en ignorant la diphtongaison comme dans president, government avec un son consonantique récurrent à la fin! Quant à l'espagnol, son verbe "poner" ne respecte pas la régle de l'infinitif français: penser, manger, avec le "er" prononcé "e". Dans le cas de "finir", il faudrait appliquer la même réglé que pour penser et éviter la finale consondantique en r, ce que réussit l'italien qui place un e final à la fin 'fare', cantare.Les langues situées à l'ouesr du continent européen sont en infraction (espagnol, anglais d'où thank en anglais pour l'allemande "denke" Le français parvcient à distinguer le masculin et le féminin grâce à la diphtongaison au masculin (cf supra) alors que l'allemand n'y parvient pas alors que son écrit témoigne de l'existence d'une diphtongaison originelle avec la forme "ein" et d'ailleurs en français nom propre "klein" se diphtonguera. JHB 03 04 26

jeudi 2 avril 2026

jacques halbronn Genése V La traduction biaisée du premier verset. Adam, père des Juifs La mystification de l'Alliance avec Abraham

jacques halbronn Genése V La traduction biaisée du premier verset. Adam, père des Juifs La mystification de l'Alliance avec Abraham Nous montrerons dans cette étude qu'Adam est le prototype du" Juif" ou plutôt que le Juif est un fils d'Adam et doit être ainsi désigné, un Adamite ou Adamide. l'épisode de la condamnation de Caîn est tout à fait éclairant puisqu'il déclare craindre que l'on s'attaque à lui alors que si Adam était le père de toute l'Humanité, le monde se réduirait à bien peu de monde. Pourtant, on ne cesse de nous présenter Abraham comme l'ancêtre ayant fait alliance avec "Dieu", notamment par le rituel de la circoncision (remplacé par le baptéme dans le christianisme). Selon nous, Abraham est désigné, tout comme Moïse en tant qu'Hébreu Genèse 14,13, Exode Ienvoyé vers tel ou tel peuple élu mais non vers les Hébreux eux mêmes. De même Jésus, fils d'Adam et non "Fils de l'Homme" - ce qui ne voudrait rien dire de spécifique-tout comme Ezékiel, entend se consacrer à une certaine population ostracisée, qui reléve de la maison d'Israel (à savoir le Royaume d'Israel, constitué à la mort de Salomon et ayant usurpé ce nom; Il importe de se méfier des traductions, y compris celle du Rabbinat (Zadoc Kahn, 1899) quand elle rend en français le Chapitre V du Livre de la Genése qui est un texte clef de la théologie biblique, en écho avec le premier chapitre/ On ne saurait accepter que l'hébreu Adam soit traduit par Humanité ou par être humain. Cela dit la formule "histoire des générations" est plus heureuse. comme celle de J. N. Darby. Le mot Toldoth vient de Lésa, la naissance (Yeled, l"enfant, en arabe Walid) 1C’est ici le livre des générations d’Adam. Au jour où Dieu créa Adam Rabbinat Ceci est l'histoire des générations de l'humanité. Lorsque Dieu créa l'être humain, il le fit à sa propre ressemblance. א זֶה סֵפֶר, תּוֹלְדֹת אָדָם: בְּיוֹם, בְּרֹא אֱלֹהִים אָדָם, בִּדְמוּת אֱלֹהִים, עָשָׂה אֹתוֹ La Genèse - Chapitre 5 - Zadoc Kahn Rabbinat 1899 בְּרֵאשִׁית א זֶה סֵפֶר, תּוֹלְדֹת אָדָם: בְּיוֹם, בְּרֹא אֱלֹהִים אָדָם, בִּדְמוּת אֱלֹהִים, עָשָׂה אֹתוֹ. 1 Ceci est l'histoire des générations de l'humanité. Lorsque Dieu créa l'être humain, il le fit à sa propre ressemblance. ב זָכָר וּנְקֵבָה, בְּרָאָם; וַיְבָרֶךְ אֹתָם, וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמָם אָדָם, בְּיוֹם, הִבָּרְאָם. 2 Il les créa mâle et femelle, les bénit et les appela l'homme, le jour de leur création. ג וַיְחִי אָדָם, שְׁלֹשִׁים וּמְאַת שָׁנָה, וַיּוֹלֶד בִּדְמוּתוֹ, כְּצַלְמוֹ; וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמוֹ, שֵׁת. 3 Adam, ayant vécu cent trente ans, produisit un être à son image et selon sa forme, et lui donna pour nom Seth. ד וַיִּהְיוּ יְמֵי-אָדָם, אַחֲרֵי הוֹלִידוֹ אֶת-שֵׁת, שְׁמֹנֶה מֵאֹת, שָׁנָה; וַיּוֹלֶד בָּנִים, וּבָנוֹת. 4 Après avoir engendré Seth, Adam vécut huit cents ans, engendrant des fils et des filles. ה וַיִּהְיוּ כָּל-יְמֵי אָדָם, אֲשֶׁר-חַי, תְּשַׁע מֵאוֹת שָׁנָה, וּשְׁלֹשִׁים שָׁנָה; וַיָּמֹת. {ס} 5 Tout le temps qu'Adam vécut fut donc de neuf cent trente ans; et il mourut. ו וַיְחִי-שֵׁת, חָמֵשׁ שָׁנִים וּמְאַת שָׁנָה; וַיּוֹלֶד, אֶת-אֱנוֹשׁ. 6 Seth, ayant vécu cent cinq ans, engendra Énos. trad. J. N. Darby Genèse 5 1C’est ici le livre des générations d’Adam. Au jour où Dieu créa Adam, il le fit à la ressemblance de Dieu. 2Il les créa mâle et femelle, et les bénit ; et il appela leur nom Adama, au jour où ils furent créés. 3Et Adam vécut 130 ans, et engendra [un fils] à sa ressemblance, selon son image, et appela son nom Seth. 4Et les jours d’Adam, après qu’il eut engendré Seth, furent 800 ans ; et il engendra des fils et des filles. 5Et tous les jours qu’Adam vécut furent 930 ans ; et il mourut. On voit bien qu'il s'agiy des Adamites et non de l'Humanité toute entière On rejettera donc le texte ci dessous: selon nous Adam et son lignage font partie intégrante et consubstantielle du plan de la Création et la notion d'alliance est un épiphénoméne, une épigénése. À travers la figure d'Abraham, la Bible évoque l'établissement d'une Alliance entre Dieu et ce qui deviendra «son» peuple. Événement fondateur de l'histoire du salut, l'Alliance est un contrat qui implique des responsabilités réciproques. Dieu promet à Abram une extraordinaire fécondité. (Abraham, l'Alliance - BnF Essentiels ou encore! "Adam est le premier être humain crée par Allah dans une forme parfaite" alkahflejournal.com http://www.alkahflejournal.com › adam-le-pere-.. . Conclusion on ne doit pas confondre le messager et son destinataire ; L'Hébreu c'est à dire l'Adamite s'adresse à des peuples dont il ne fait pas partie et dont il ne saurait être le père mais dont il est le guide..

mercredi 1 avril 2026

jacques halbronn Astrologie Septénale De La Guerre des Six Jours (1967)à l'attaque contre l'iran(2026). Saturne entrant en bélier Indice cyclque en péril

jacques halbronn Astrologie Septénale De La Guerre des Six Jours (1967)à l'attaque contre l'iran(2026). Saturne entrant en bélier Indice cyclque en péril Est ce que les astrologues avaient prévu la Guerre Actuelle où Israel joue un rôle clef?Il ne semble pas qu'ils aient eu le réflexe d'effectuer un tel rapprochement à moins de penser en termes saturniens; C'est ainsi que le Congrès Source du 7 mars n'avait pas spécialement pris en compte à sa juste mesure l'intervention israélienne en Iran, du 27 février au regard du cycle de Saturne; Or, 29 ans plus tôt, en juin 1967, cette planéte se trouvait exactement dans la même position, au passage de Saturne des Poissons au Bélier (cf notre Astrologie selon Saturne (1994) qui pointait sur une telle configuration laquelle se reproduisait en février mars 2026 Guerre des Six Jours sur le web "Comme l’a reconnu plus tard Itzhak Rabin, alors chef d’état major de l’armée, Israël était prêt à la guerre dès le 18 mai 1967. L’armée n’attendait plus que la décision du pouvoir politique. Parti pour Washington pour sonder les Américains, le ministre des affaires étrangères Abba Eban y entendit des propos incitant plutôt à la prudence. Au même moment, le président du conseil des ministres soviétique, A. Kossyguine, donnait à Nasser les mêmes conseils. Les Soviétiques, forts de leur expérience des années 56-58, quand Nasser avait voulu les entraîner plus loin qu’ils ne le désiraient, ne le soutiendraient que s’il n’apparaissait pas comme l’agresseur. En recevant Abba Eban le 24 mai, de Gaulle avait écarté les arguments israéliens sur le détroit de Tiran : la navigation y était de faible importance et ne valait pas une guerre. « Ne faites pas la guerre, c’est le conseil d’un ami et de quelqu’un qui connaît les conséquences des choses…Surtout n’attaquez pas, vous en supporteriez les conséquences » Guerre en Iran après l’attaque par les États-Unis et Israël Le 28 février 2026, les États-Unis et d’Israël ont lancé des frappes aériennes en Iran, en visant des dizaines de sites à Téhéran et dans plusieurs villes." "En pleines négociations entre le régime iranien et l'administration Trump sur le nucléaire iranien, les frappes opérées depuis samedi témoignent d'une coordination inédite entre Washington et Tel-Aviv De la fumée s'élève au-dessus de Téhéran (Iran), le 1er mars 2026 après des frappes américaines et israéliennes. (ATTA KENARE / AFP) De la fumée s'élève au-dessus de Téhéran (Iran), le 1er mars 2026 après des frappes américaines et israéliennes. (ATTA KENARE / AFP) " "La première étape de cette opération a été la frappe initiale au cours de laquelle nous avons éliminé 40 hauts gradés, dont [l'ayatollah] Khamenei, en une minute (...) en plein jour". Face à la presse, le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, porte-parole de l'armée israélienne, s'est félicité dimanche 1er mars des opérations menées samedi, en Iran, en collaboration avec les Etats-Unis. Au cours de la journée, quelque 500 cibles ont été visées." Un des aspects les plus importants est la conjonction Saturne Neptune en Février 2026 à 0 degré du Signe du Bélier qui va marquer des changements majeurs dans les pays soviétiques dans le monde pour les pays à venir 20 septembre 2025 by Passastrale Dans les années à venir, nous aurons beaucoup de transits importants qui nous indiquent des changements majeurs. Nous avons plusieurs sextiles et conjonctions majeurs notamment en 2025 et 2026. Nous avons le sextile Saturne, Uranus, les sextiles Uranus, Neptune. Nous aurons également le Sextile Uranus Pluton en Mars 2026 qui est une période majeure pour les transformations de structures ou de règles majeurs. Le Trigone Uranus et Pluton aidera aussi les nouvelles technologies et la transformation majeure dans ces domaines. L'échec monumental de Barbault pour 2026 et son indice cyclique (L'Avenir du Monde, 1993): un enterrement de première classe. Barbault échoue tant pour annoncer une guerre mondiale pour le début des années 80 que pour annoncer une ère de paix pour 2026, toujours du fait de son indice cyclique. Or, en 2026, la tendance serait plutôt à une guerre mondiale, selon les commentateurs. Que l'on compâre avec ce que Barbault annonçait en 1993,20 ans après son annonce de 1974 (cf Yves Lenoble) "En 2026; neuf cycles sur dix sont ascendants, faisant plafoner l'indice cyclique dans l'exceptionnel enchevetrepment d'harmionique"" Une telle prévision ne semble aucunement correspondre à la réalité telle qu'elle est vécue en cette fin mars 2026. Déjà le 7 mars,lors du Congrès Source, les fans de Barbault auraient pu et du déchanter! Marylène Bekaert ·écrivait en décembre 2025 à quelques jours de l'intervention "occidentale " en Iran " VIVEMENT 2026 ASTROLOGIE MONDIALE Voici ce qu'écrivait André Barbault dans son livre L'avenir du monde (selon l'Astrologie, 1993), cela m'a l'air prometteur , d'ici là, cela risque d'être mouvementé, on passe pas de ce monde là à celui décrit, sans dégâts. L’envolée de 2026 La meilleure période du siècle ! L’on y voit réunies toutes les conditions qui donnent un souffle prodigieux à l’histoire, portée au suprême. Quelle heureuse odyssée nous est réservée ? En 2026, neuf cycles sur dix sont ascendants, faisant plafonner l’indice cyclique dans l’exceptionnel enchevêtrement d’harmoniques : le sextile-neptune pluton 2027/2029, s’ajoute à un sextile uranus-neptune 2025/2027, l’un et l’autre encadrés par un trigone uranus/pluton 2026/2028. Exactement tout le contraire de la conjoncture de 2020. Ce prodigieux triangle, amplifié par le couple jupiter -saturne, signifie que la nouvelle civilisation mondiale, dont les prémices sont apparues en l’an 2000, prend ici tout son essor. Cette entrée du second quart de siècle porte le cachet de l’accomplissement d’un nouvel âge de l’humanité. Avec le trigone uranus pluton, que sous-tendent les sextiles des deux autres cycles, règne un génie créateur triomphant, conduisant à une percée vertigineuse du progrès humain. Nous sommes alors dans une ère de révolution scientifique, de magie technologique, avec une avancée en fusée d’innovations et de prouesses, pointe supérieure d’un mouvement général d’une cité terrestre en pleine dynamique constructive et installée dans un monde de foi et de certitudes. Economie prospère, coopération pacifique, tout est réuni pour que soit vécu un nouvel éden. La position centrale et harmonique de Saturne neptune est surtout expressive d’une promotion des couches inférieures de la population mondiale, d’une élévation sensible du niveau de vie des déshérités, d’une victoire sur la misère gagnée dans une solidarité sans précédent. Il y a là comme un esprit de croisade suscitant une vision communautaire renouvelée ou engendrant une nouvelle idéologie messianique rapprochant le religieux de l’humanisme. On imagine tout autant une humanité libérée de la guerre et gagnée par l’utopie d’un rassemblement de l’espèce humaine, par un idéal d’unification du monde; c’est ici que se lève le grand rêve du XXI è siècle, sa noble échappée mystique. C’est pourquoi ces années devraient faire date dans l’humanité." Quels enseignements tirer? Alors que le seul Cycle de Saturne aurait permis de connecter 2026 et 1967, nos astrologues se sont embrouillés dans le fatras planétaire, sans parler des thèmes d'Etats. On est en pleine décadence! mais Saturne en Bélier, selon l'Astrologie Septénale, en phase Din, c'est l'heure de vérité permettant de dénoncer les impostures. Enfin si Barbault se polarisait sur le destin de la Russie, il semble bien qu'Israel est également une entité significative pour l'Astrologie Mondiale, à 30 ans de distance. Le cycle de Saturne à lui tout seul surclasse le cycle Saturne-Neptune! D'ailleurs en 1989, Saturne entrait en capricorne, un des 4 signes ouvrant une phase Din et l'on avait pas besoin de Neptune pour rendre compte de la fin du Pacte de Varsovie. C'est le passage tous les 7 ans de Saturne en signe cardinal qu'il faut suivre quand il s'agit de mettre fin à des réputations usurpées alors que 45°plus loin, c'est le temps des mystifications. Barbault n'est jamais parvenu à élaborer une véritable dialectique avec sa conjonction Saturne- Neptune en signalant des situations allant en sens inverse, ce qui est pourtant la moindre des précautions (cf Popper) 01 04 26

jacques halbronn Théologie de l'Election et Anthropologie Le probléme de la Population augmentée et de la population ajoutée

jacques halbronn Théologie de l'Election et Anthropologie Le probléme de la Population augmentée et de la population ajoutée Jean 14 "…11Croyez-moi, je suis dans le Père, et le Père est en moi; croyez du moins à cause de ces oeuvres. 12En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais au Père; 13et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.…" Notre Humanité comporte trois strates de population: les préadamites, les adamites et les immigrés au prisme de notre théologie de l'Election. On peut certes affirmer que ces populations ont la même origine , ce qui serait fort réducteur et ferait abstraction du phénoméne de l'Intervention -Création. narré au premier chapitre du Livre de la Genése. Par population augmentée, nous entendons une humanité reformatée non pas dans sa totalité mais uniquement du fait d'un choix, d'une élection laquelle génére nécessairement des inégalités, des jalousies. C'est d'ailleurs ce type de réaction que les enseignants de catéchisme réceptionnent de la part des éléves. Ainsi, l'élection d'un partie d'un tout est mal vécue sauf si elle a fait l'objet d'un arrangement, d'un compromis, ce qu'atteste notre Astrologie Septénale laquelle faite alterner de façon récurrente les phases Hessed et Din, de 3 ans 1/2 en 3 ans 1/2/(cf le saturnocentrisme); On ne saurait confondre ces trois catégories qui cohabitent au sein d'une même société. Les étrangers sont la "population ajoutée", déplacée géographiquement (notamment d'un continent à l'autre avec sa dimension raciale) (horizontalité) alors que les Juifs sont une population augmentée, ce qui reléve de la verticalité. Il importe d'insister sur le fait que toute élection implique une dotation de pouvoirs. D'ailleurs, on sait qu'être lu confère un certain pouvoir au sens propre de capacité à faire, de compétence, une véritable force, puissance. Or, ce point est trop souvent négligé: être élu signifie que l'on nous aura donné certains moyens pour accomplir une mission. Etre élu n'est donc pas ^pas une simple disposition à obéir, encore faut-il être équipé, avoir été bien pourvu dans ce but; C'est là selon nous le point aveugle de toute éthique qui ne comporterait pas son mode d'emploi, son parcours initiatique de formation. En fait, il n'est pas nécessaire d'apprendre qu'on a été élu, cela doit se découvrir, à se connaitre sur le terrain, cela passe par une praxis. Il ne suffit pas de croire pour pouvoir. Nous avons récemment distingué article défini et article indéfini, les mal nommés. En effet, l usage de l'article défini désigne un ensemble très large, vaste alors que l'usage de l'article indéfini , du "un" issu du "le", signifie qui'il y a eu choix, celui-ci et pas tel autre mais la notion d'indéfini (sans limite) suppose que c'est quelque force qui va se définir , se préciser,petit à petit alors que la notion de défini, indique ce qui est borné. L'article défini correspond à l'écrit, l'article indéfini à l'oral qui transcende l'écrit. D'aucuns ne jurent que par l'écrit, le "signé, alors qu'il y a là du factice; C'est pourquoi l'on parle de Français "de papier",il suffirait de se plier à un certain rite/rituel pour changer de catégorie: l'étranger devenant ipso facto français, le paien devenant Juif, par le baptéme etc/ L'article défini renvoie à une condition nécessaire mais c'est l'article indéfini qui correspond à une condition suffisante. David a été élu en tant que fils de Jessé mais pas ses frères lesquels avaient pourtant au départ le même potentiel, mais cela ne faisait pas le poids. Il fallait un "plus". Dans l'Evangile de Jean, Jésus aborde la question des oeuvres. Jean 14 "…11Croyez-moi, je suis dans le Père, et le Père est en moi; croyez du moins à cause de ces oeuvres. 12En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais au Père; 13et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.…" Il est certes bon de vérifier par les oeuvres dont la personne est capable. Mais le fait de "croire" ne saurait suffire à acquérir des compétences, cela implique une élection en amont prévue par le plan divin mais réservée aux Fils d'Adam ("fils de l'homme") Tout se passe comme si Adam se prenait pour le "Créateur" de notre monde. Jésus indique que ces facultés remarquables seront accordées si elles sont demandées en son nom. Les oeuvres accomplies par Jésus sont données ici en exemple de ce que la croyance peut obtenir, elles apparaissent comme un moyen d'amener à la conversion, en passant notamment par le baptême. Un tel discours ne correspond pas à notre idée de l'Election. . JHB 01 04 26

mardi 31 mars 2026

Pierre d’Ornellas, Le « peuple élu » : l’élection d’Israël, une bonne nouvelle pour les chrétiens

Pierre d'Ormelas Le « peuple élu » : l’élection d’Israël, une bonne nouvelle pour les chrétiens Les chrétiens ne peuvent pas ignorer le mystère de l’élection. Ils la découvrent dès qu’ils ouvrent le Nouveau Testament. Le premier évangile canonique – l’évangile selon saint Matthieu – rapporte le baptême de Jésus qui se conclut ainsi : « Et voici qu’une voix venant des cieux disait : « Celui-ci est mon Fils bien aimé, celui qu’il m’a plu d’élire ». » (Mt 3,17) Vient aussi à l’esprit le texte de l’évangile selon saint Luc où Jésus – que Dieu a élu, comme nous venons de le lire – est lui-même celui qui choisit : « En ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier et il passa la nuit à prier Dieu ; puis, le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze auquel il donna le nom d’apôtres. » (Lc 6,12-13)1 . Pour parler de l’élection, j’emploie à dessein le terme « mystère » pour signifier, d’une part que Dieu en est l’auteur et l’acteur, et que, d’autre part, cette élection n’est vraiment accessible que « par révélation », selon l’expression de la Lettre aux Éphésiens (3,3). Cependant, c’est précisément en faisant élection que Dieu se révèle. Élection et révélation sont indissociables. Pourtant, le sentiment de l’élection peut exister dans une vie alors même que la révélation paraît obscure, voire indéchiffrable. Un don divin pour l’histoire humaine Une nouveauté dans l’histoire En se choisissant un peuple, Dieu, le Créateur de l’univers, entre dans l’histoire humaine et se joint ainsi au destin d’individus que ce choix rassemble en un peuple. Son destin est en quelque sorte lié à celui de ce peuple : c’est par ce peuple, fruit de cette élection, que Dieu sera reconnu par les hommes. Dieu suscite ainsi une nouvelle histoire qui donne sens à l’histoire humaine. Le peuple élu, malgré les tragédies qu’il peut subir, est porteur de cette nouveauté au sein de l’humanité qui avance dans l’aveuglement selon une existence apparemment absurde. L’élection introduit une totale « nouveauté » dans l’histoire humaine (cf. Is 42,9 ; 43,18 ; Jr 31,22). « Comme des cieux nouveaux et une terre nouvelle » sont « créés » par le Seigneur, ainsi la « descendance » élue reste « ferme » devant le Seigneur (cf. Is 65,17 ; 66,22). L’histoire des nations trouve en elle sa véritable signification : Dieu lui-même rassemble non seulement les fils d’Israël, mais aussi les nations qui auront part au sacerdoce2 (cf. Is 66,18.21). Ainsi manifeste-t-il sa « gloire » (cf. Is 66,5.18). Telle est en définitive la grande nouveauté. Elle est suggérée par le vocabulaire de la création qui, dans le prophète Isaïe au moins, se greffe sur celui de l’élection3. Pourtant, le mot « histoire », forgé par l’esprit de l’homme, signifie déjà que l’existence humaine a un certain sens. La science historique est significative de l’existence humaine. Par exemple, elle permet de parler de progrès de la démocratie, de « printemps arabes », etc. Cependant, elle laisse les hommes devant l’énigme de la condition humaine. Par contre, le mystère de l’élection introduit dans cette énigme (ou dans le sens esquissé par l’étude historique) une lumière vive qui éclaire pleinement la signification de notre histoire humaine. Le peuple élu en est porteur, il est « mis à part » au milieu des hommes pour la leur dévoiler : il est « lumière pour les nations » (cf. Is 42, 5-6). Dès lors, l’humanité peut recevoir cette juste invitation : « chantez un chant nouveau » (Is 42, 10). Ce peuple élu est « Israël ». Quand je parle d’élection, il s’agit de l’élection d’Israël. De fait, en évoquant le « mystère de l’élection », nous ne pouvons pas considérer une autre élection. Sinon, on penserait que Dieu fait plusieurs choix et nous aurions décidé de parler de l’un d’entre eux, celui d’Israël. En vérité, Dieu est Un, et c’est pourquoi, en étant Dieu de tous les hommes, son dessein pour tout homme est unique et a sa cohérence interne qui est divine. La présence de Dieu dans l’histoire est violemment interrogée quand le peuple qui en est porteur vit le drame de la Shoah. Pourtant, la mémoire qu’il garde de son élection, redéfinie à nouveaux et laborieux frais par son interrogation, et son interrogation elle-même, attestent ce dont il est à jamais porteur : l’invincible présence de Dieu dans l’histoire. Un patrimoine commun Dans son livre À l’écoute d’Israël en Église, Pierre Lenhardt écrit : « L’Église enseigne que l’Ancienne Alliance n’a jamais été révoquée. (…) On doit donc tenir que l’enseignement pharisien-rabbinique sur le don fait au Sinaï, par le Dieu d’Israël, Un et Unique, de la Torah Une, orale et écrite, est reconnu et assumé par l’Église. Cette Torah, transmise à Moïse et reçue par Israël, est reçue par l’Église. Cette Torah, qui vient des juifs, est ce qui constitue le patrimoine commun dont l’Église recommande de rechercher et d’étudier les composantes fondamentales. Une de ces composantes est la foi en Dieu qui a élu et qui élit encore Israël. Il faut dire avec Peter von der Osten-Sacken, exégète et théologien luthérien, qu’on ne peut soupçonner d’ignorer ni saint Paul ni les innombrables manières de l’interpréter : « Une seule proposition fondamentale doit être rendue théologiquement consciente et pratiquée : la certitude que Dieu maintient l’élection d’Israël et sa prédilection pour son peuple, même quand ce peuple dit non à Jésus-Christ, fait partie de la foi chrétienne. Cette certitude appartient donc aussi bien au credo qu’au catéchisme chrétien4« . » Pierre Lenhardt commente : « Plus fondamentale que l’élection d’Israël est la Torah orale qui enseigne cette élection parmi les composantes du patrimoine commun. Au total, la parole de Dieu, dont vit l’Église en Jésus-Christ, comprend le patrimoine commun reçu des juifs, le Nouveau Testament et la Tradition de l’Église. Cet ensemble peut être appelé Tradition d’Israël et de l’Église5. » Il faudrait entrer dans la Tradition orale d’Israël pour comprendre les Écritures d’Israël qui font partie des Écritures chrétiennes. Pour ma part, je voudrais seulement lire avec vous les Écritures en ayant conscience qu’elles sont le fruit d’une Tradition orale. Lire les Écritures, ce n’est pas se situer en dehors de la Tradition orale d’Israël, mais c’est saisir, dans leur cohérence, différents moments de cette Tradition qui se poursuit après sa fixation dans ces Écritures. Bien sûr, il faudrait étudier de façon précise comment cette Tradition orale d’Israël procède. Sa manière est différente de la Tradition vivante de l’Église. Celle-là enrichit nécessairement celle-ci. Ne conviendrait-il pas d’étudier le lien entre la Tradition orale d’Israël et, par exemple, le n°8 de la Constitution du concile Vatican II ? La lettre aux Romains Une formule de l’Apôtre Paul dans la Lettre aux Romains met les chrétiens devant le mystère de l’élection : « du point de vue de l’élection (eklogè), ils sont aimés » (Rm 11,28). Paul parle ici des Juifs qu’il nomme le « peuple » de Dieu ou « Israël ». Le lecteur chrétien ne peut pas ne pas s’arrêter à cette formule, car Paul vient d’évoquer le « dessein de Dieu » en ajoutant immédiatement que « ce dessein procède par libre élection » (Rm 9,11). Citant l’Écriture, Paul rappelle que Dieu le réalise, malgré l’infidélité de ses « élus » à Dieu et à son élection, en suscitant un « reste »6, cette portion du peuple qui demeure fidèle. Paul en conclut : « De même dans le temps présent, il y a aussi un reste, selon la libre élection de la grâce » (Rm 11,5). Ici, vraisemblablement, Paul parle des Juifs qui reconnaissent en Jésus le Messie promis et attendu. Selon la logique de ces chapitres 9 à 11, Paul emploie donc le même terme pour parler de l’élection d’Israël et de celle des chrétiens, car l’élection d’Israël se prolonge, comme ce fut toujours le cas dans son histoire, dans l’élection du « reste » qui est fidèle à Dieu. En regroupant ces trois versets, nous découvrons que l’élection est au cœur de l’action de Dieu qui réalise son dessein. En simplifiant, nous pourrions dire que Dieu agit en faisant élection. Chez l’apôtre Paul, cette élection est spécifique d’Israël7. Revenons à la formule initiale de la Lettre aux Romains que nous avons relevée. Paul apporte immédiatement une précision : « et c’est à cause des pères » (Rm 11,28). Cela rejoint le texte que nous trouvons dans les Actes des Apôtres. Luc, qui en est le rédacteur, est lié d’amitié à Paul. Il met dans sa bouche l’affirmation suivante : « Le Dieu de notre peuple Israël a choisi (verbe eklesomai) nos pères. » (Ac 13,17) C’est ainsi que Paul commence son exhortation à la synagogue d’Antioche de Pisidie le jour du sabbat. L’élection des « pères » est donc la cause de l’élection d’Israël. Luc note que Paul parle « après la lecture de la Loi et des Prophètes » (Ac 13,15). Que disent donc la Loi et les Prophètes ? Comme le fait Paul au cours de son exhortation dans la synagogue d’Antioche de Pisidie, j’ajouterai le Psautier. De fait, la liturgie synagogale peut ajouter les Écrits de sagesse à la lecture de la Torah et des Prophètes. Les Écritures d’Israël […] Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes — 1 Ce verbe « choisir » (eklesomai) dont le sujet est Jésus, se retrouve en Actes 1,2.24. On retrouve ce même verbe qui a Jésus pour sujet en Jean : « N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les Douze ? » (6,70) ; « je connais ceux que j’ai choisis » (13,18) ; « ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis » (15,16) ; « c’est moi qui vous ai choisis du monde » (15,19). En Actes, ce verbe indique « le choix de Dieu » (15,7 ; 13,17), ce qui se retrouve chez Paul en 1 Co 1,27-28, et en Ep 1,4. Luc emploie le même verbe pour la transfiguration : « une voix venant de la nuée disait : celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi ; écoutez-le » (9,35). 2 Voir Yvan Maréchal, Le livre d’Isaïe ou l’expérience du salut, coll. Collège des Bernardins, n° 13, Parole et Silence, 2011, p. 397-403. 3 Par exemple, Isaïe souligne qu’Israël, « choisi » par Dieu (cf. Is 42,1 ; 44,1-2), est « créé » (cf. Is 43,15). 4 Katechismus und Siddur, Berlin, Selbstverlag Institut Kirche und Judentum, 1994, p. 18. 5 Pierre LENHARDT, À l’écoute d’Israël, en Église, t. 2, coll. Essai Collège des Bernardins 5, Parole et Silence, 2009, p. 6-7. 6 Cf. Jr 31, 7 ; Ez 5, 3 ; 6, 8 ; 12, 16 ; 14, 22. 7 Nous avons vu pourquoi le mot « élection » s’appliquait aussi aux Juifs devenus chrétiens dans la logique des chapitres 9-11 de la lettre aux Romains. Cependant, Paul emploie ce même mot à propos des chrétiens de Thessalonique, issus donc du paganisme, à qui il écrit : « sachant bien, frères aimés de Dieu, qu’il a fait élection de vous » (1 Th 1,4). Le Nouveau Testament utilise une autre fois le terme « élection » dans la seconde lettre de Pierre : « frères, redoublez d’efforts pour affermir votre vocation et votre élection » (2 P 1,10). voir plus

jacques halbronn Théologie et Anthropologie Population augmentée et population ajoutée

jacques halbronn Théologie et Anthropologie Population augmentée et population ajoutée Notre Humanité comporte trois strates de population: les préadamites, les adamites et les immigrés au prisme de notre théologie de l'Election. On peut certes affirmer que ces populations ont la même origine , ce qui serait fort réducteur et ferait abstraction du phénoméne de l'Intervention -Création. narré au premier chapitre du Livre de la Genése. Par population augmentée, nous entendons une humanité reformatée non pas dans sa totalité mais uniquement du fait d'un choix, d'une élection laquelle génére nécessairement des inégalités, des jalousies. C'est d'ailleurs ce type de réaction que les enseignants de catéchisme réceptionnent de la part des éléves. Ainsi, l'élection d'un partie d'un tout est mal vécue sauf si elle a fait l'objet d'un arrangement, d'un compromis, ce qu'atteste notre Astrologie Septénale laquelle faite alterner de façon récurrente les phases Hessed et Din, de 3 ans 1/2 en 3 ans 1/2/(cf le saturnocentrisme); On ne saurait confondre ces trois catégories qui cohabitent au sein d'une même société. Les étrangers sont la "population ajoutée", déplacée géographiquement (horizontalité) alors que les Juifs sont une population augmentée, ce qui reléve de la verticalité JHB 31 03 26

lundi 30 mars 2026

Jacques Halbronn Découverte de fresques recouvertes par la chaux ou le plâtre en Yougoslavie. La question de la restauration.

Jacques Halbronn Découverte de fresques recouvertes par la chaux ou le plâtre en Yougoslavie. La question de la restauration. Lors d’un voyage à l’age de 12 ans en Yougoslavie, en 1960 en compagnie d’amis de ma mère, je fus confronté à la dissimulation de fresques qu’il s’agissait de restaurer en décapant le plâtre ou la chaux qu les recouvraient du fait de la conquête musulman: Avec le recul, il est probable que ce voyage aura été pour moi initiatique, en ce qu’il montrait une réalité cachée, recouverte. L’on pense au palimpseste:: Palimpseste Image de Palimpseste — Wikipédia Image de Les palimpsestes révélés. Compte-rendu du séminaire de la ... Image de Des textes cachés dans des manuscrits : les palimpsestes ... Image de Baudelaire, "LE PALIMPSESTE" (commenté) Un palimpseste est un manuscrit constitué d’un parchemin déjà utilisé, dont on a fait disparaître les inscriptions pour pouvoir y écrire de nouveau. Le Courrier.N »11.1954 sur la restauration de Sainte Sophie d’Ochrida .C’estsurlesmursetlesvoûtesdel’égliseSainteSophied’Ochrida quedespeinturesdatantdudébutduxrsiècleontétédégagéesaucoursdesquatredernièresannées,révélantd’authentiqueschefs-d’L'ensembledecesfresquesreflèteassezexactementlesdifférentscyclesdelaconstructiondel’égliseelle-même,etdonneunevued’ensembledudéveloppementdelapeinture byzantineduXI »auXIV »siècle,dansunemêmerégiondelaMacédoine,aucoursdessièclescapitauxdesonévolution.* L’égliseSainte Sophied’Ochrida estl’undesplusanciensetdesplusimportantsédificesreligieuxencoredeboutenMacédoine.Elleestremarquableparleslignesdélicatement proportionnéesdesonarchitecture,ainsiqueparsesfresques.Sesdeuxétagesdegaleriesàarca¬des,ajoutésauxivsiècle,rap¬pellentlestylevénitiendel’époque.L’églisedateaumoinsdeneufcentsansetsaconstructionadûcommencerilyamilleans,quoiqueladateexactedesafondation,,ainsiquelenomdesonfondateur,soientinconnus.Sainte-Sophieapayéunlourdtributàl’humidité,autempsetàl’incurie.Auneépoqueantérieureauxvirsiècle,lefeuladétruisitpartiellement.LesOttomans,quil’avaienttransforméeenmosquéeen1466,restaurèrentlapartieendommagéeetréparèrentletoit.Maiscelui-ciétaitsilourdqu’ilécrasalesvoûtesetrepoussalesmurs.Plustard,àunedateindéterminée,certainespartiesdelaconstructionsevoûtèrent,notammentlescoupoles.En1913,unanaprèslafindeladomina-LechdeSainte-Sophied’Ochridatelqu’ilétaitaudébutdestravauxderestauration. Laplupartdesfresquesétaientencoredissimuléessousleplâtre .Pourdégagerlavoûte,unéchafaudagefutconstruitetl’onvoit,apparaîtrelesfresques.Ledétail ci-contremontrecommentonpeutdétacherlapeintureduplâtreenappli¬quantsursasurfaceunetoileenduitedecollectionottomane,les habitantsd’Ochrida refiren tletoit,cettefoisencoretroplourd, cequifitpesersurlesmursunpoidsécrasant.Différentes tentativespourrestaurerSainte-Sophiefurentfaitesparlasuite, certaines si maladroitesqu’ellesfirentplusdemalquedebien Sur le web La Creuse cache des fresques du XIIIe siècle sous la chaux par Guillaume Layachi La Commanderie de Lavaufranche abrite des fresques datant du Moyen-Âge S »aviez-vous que l’un des trésors médiévaux les mieux conservés de France se cachait dans un petit village en Creuse ? À Lavaufranche, à 30 kilomètres de Montluçon, une commanderie hospitalière fondée en 1180 abrite des fresques vieilles de plus de 800 ans. Redécouvertes par hasard sous une couche de chaux dans les années 1960, ces oeuvres racontent aujourd’hui leur histoire. © La Commanderie de Lavaufranche abrite des fresques datant du Moyen-Âge Les Hospitaliers de Lavaufranche : qui étaient-ils vraiment ? La commanderie de Lavaufranche voit le jour en 1180. Elle abritait non pas des Templiers, mais des chevaliers de l’ordre hospitalier qui recueillaient les pèlerins partant d’Europe pour Jérusalem. Le village lui-même s’est construit autour de cette commanderie, et son nom témoigne des exonérations de taxes que les Hospitaliers accordaient à ses habitants : Lavaufranche, la vallée franche. C’est le seul monument de ce type conservé dans tout le département de la Creuse. Il est d’ailleurs classé Monument Historique depuis 1963. Des fresques du XIIIe siècle cachées sous la chaux pendant 200 ans La Révolution comme sauveur inattendu La chapelle a été désacralisée et transformée en étable à la Révolution. Un plancher recouvrait le milieu tandis que les vaches occupaient le bas et que l’on stockait le foin en haut. Les murs ont également été recouverts d’enduit ce qui a paradoxalement protégé les fresques des affres du temps. Redécouvertes par hasard dans les années 1960 La chapelle révéla ses peintures murales dans les années 1960, lorsque la famille Blondeau en fit l’acquisition. Ce que l’on découvrit alors dépassa toutes les espérances. Les fresques représentent des scènes de la vie de saint Jean-Baptiste, figure de l’ordre des Hospitaliers, ainsi que saint Pierre et saint Paul. Sur le mur du fond, une composition plus intime : Jean Grivel priant, présenté par saint Jean-Baptiste à la Vierge à l’Enfant. Ce commandeur du XVe siècle est également enterré dans un tombeau visible dans la chapelle. Le blason de sa famille, avec au-dessus une épitaphe, fut martelé à la Révolution. Les coups sont encore visibles dans la pierre : une violence iconoclaste qui rend les fragments préservés encore plus précieux. » Le palimpseste du Nom de la Rose (Umberto Ecco) L’association du film d’Annaud au palimpseste parvient à dépasser le débat sur la bonne adaptation d’une œuvre. Un palimpseste désignait jadis un ouvrage recyclé, une œuvre dont le contenu était partiellement effacé en vue d’une nouvelle production par-dessus. À une époque où la fabrication d’un livre nécessitait l’abattage de troupeaux de moutons, cette technique n’était pas rare. Annaud affine ainsi le sens d’une adaptation transmédia et s’affranchit des critiques touchant à l’authenticité d’une œuvre, tout en faisant référence à une pratique littéraire médiévale. La métaphore du palimpseste est d’ailleurs renforcée dès les premières secondes du film dans un discours méta-textuel du narrateur de l’histoire, le novice Adso : « Je m’apprête à laisser sur ce parchemin le témoignage des faits admirables et terribles auxquels j’ai assisté dans ma jeunesse. » Ce parchemin, nous ne le verrons jamais puisqu’il s’agit du film dont nous sommes témoins. JHB 30 03 26

jacques halbronn Psychosociologie. L'apprentissage des solutions par le biais du jeu d'échecs dans psychopathologie

jacques halbronn Psychosociologie. L'apprentissage des solutions par le biais du jeu d'échecs dans psychopathologie Le jeu d’échecs est un outil pédagogique puissant qui, malgré sa réputation de complexité et d’élitisme, est accessible à tous, même aux jeunes enfants ou aux élèves en difficulté. Il favorise la concentration, la réflexion stratégique, la patience, l’entraide, et développe des compétences essentielles telles que la gestion des émotions, la communication constructive et la prise de décision responsable. » Je retiendrai avant tout l’aptitude à trouver des solutions en envisageant systématiquement tous les cas de figure possibles. Face à une situation menaçante, l’enfant devra trouver une parade appropriée. Or, c’est précisément, cette aptitude qui me semble être un atout dont je dispose assez efficacement en finissant par trouver la bonne riposte. En ce sens les jeu d’échecs est un art martial au meme titre que l’escrime.. Cela développe une certaine confiance en soi, la conviction que l’on trouvera toujours un moyen de s’en sortir même si l’on peut êyte surpris au départ. Sur le web Ismail Abbas l Albert Einstein jouait régulièrement aux échecs pour entraîner sa mémoire et les « muscles » de son esprit. Il a dit un jour que la complexité des problèmes des échecs a vaincu l’intelligence humaine. Les meilleurs amis d’Einstein étaient les géants des champions d’échecs au début des années 90, en particulier Emanuel Lasker (mathématicien), la légende des échecs et champion du monde à l’époque. Einstein aimait beaucoup les discussions avec les champions d’échecs sur la philosophie de la nature et de la vie quotidienne où chacun apprenait les uns des autres. dans psychopathologie La photo montre les pionniers de la physique moderne et des échecs modernes se réunissant. .. Robert Oppenheimer, connu comme le père de la bombe nucléaire et chef du projet réussi de Manhattan 1938-1945 produisant les premières bombes nucléaires mettant fin à la guerre par la démolition d’Hiroshima et de Nagasaki, a partagé avec Einstein le même sport mental et le même amour, jouer échecs. En ce qui concerne l’histoire de ce jeu, j’ai signalé, en son temps, que la tour était liée à l’éléphant, « fil » en hébreu, à rapprocher de « fol », le fou. En effet,les éléphants étaient doités de tours. Sur le web Copyright Europe-Echecs Une représentation typique du mythique Eléphant de guerre (« ashwa », le Fou actuel), utilisé par le roi Porus contre Alexandre le Grand, lors de la bataille d’Hydapses. En Russie, cette pièce a conservé son nom primitif, puisque le Fou y est appelé « Slon » (éléphant). JHB 30 03 26
jacques halbronn Linguistique. Place centrale du français. La dialectique de l'écrit et de l'oral. Francocentrisme. et révolution copernicienne.

dimanche 29 mars 2026

Jacques halbronn Ethno-méthodologie de divers milieux/terrains :

Jacques halbronn Ethno-méthodologie de divers milieux/terrains : Hommage à Yves Lecerf " Informaticien et ethnologue. Chercheur en informatique, linguistique et ethnométhodologie, Yves Lecerf été professeur d'informatique à l'Université Paris VIII et fondateur du département informatique et de l'UER informatique et linguistique de l'Université Paris VIII. A été directeur d'un laboratoire d'ethnométhodologie à l'Université Paris VII " L'éthnologie est un des volets de notre activité de chercheur et vient compléter nos travaux relatifs à des corpus culturels (Nostradamus, Bible, linguistique, Tarot, Astrologie etc) Nous avons, le plus souvent, filmé les rencontres dont il s'agit. Le milieu juif On commencera par notre expérience du milieu juif depuis 1967 laquelle se répartit en quatre temps. l'immersion en Israel 1968-69 et les Langues O (1975 -1979), la création du CERIJ, le Cercle d'Etude et de Recherche sur l'Identité Juive et la mouvance laique (1978-2000), avec la publication de Cahiers et l'organisation de Colloques.le Mouvement Juif libéral de France (depuis 2014), Le mouvement mibéral s'en tient à l'hébreu alors que la très grande majoriité de son auditoire ignore cette langue en dehors de savoir la lire, si tant est que les codes de lecture qui nous sont parvenus soient valables. Pour notre part, nous préconisons l'usage du français, langue qui nous semble plus proche de la langue originelle du "plan divin" que ne l'est l'hébreu (cf notre blog "langue sacrée". Peu à peu nous avons abandonné la mouvance laïque pour développer une théologie originale,accordant une place centrale à l'Astrologie , comme vecteur central d'un "plan divin". D'où une soutenance de thèse sur la place de l'astrologie dans la pensée juive médiévale. Les café philos Nous avons participé à des café philos, notamment à partir de 2014 avant de lancer le notre en 2018, sous le label "café philo macdo) jusqu'en 2025. les participants appartenaient assez souvent à des habitués des restaurants solidaires et nous nous rencontrions tard dans la soirée dans des MacDonald's.Ils acceptaient d'être filmés et mis en ligne sur You Tube comme nous l'avions obtenu dans les salons de voyance. On notera l'absence de femmes dans cette expérience en ce qu'il n'était pas question de s'épancher sur son cas personnel. La fréquentation de restaurants "solidaires" et émeraudes nous aura fait cotoyér des populations africaines et asiatiques. Auparavant, nous avions été un habitué des restaurants universitiaires, notamment celui de la Cité Internationale, face au Parc Montsouris. Le milieu des associations astrologiques Dès 1967, année où nous découvrions les arcanes de l'astrologie, nous fréquentames le CIA (Centre International d'astrologie) dont nous deviendrons Vice président en 1973. En 1975, nous fonderons le Mouvement Astrologique Universitaire (MAU) organisant un grand nombre de colloques dans tout le monde francophone; Très vite, nous avons proposé de nous démarquer du thème natal, outil privilégié et de nous émanciper de la tutelle de l'astronomie dont il ne fallait garder que quelques vecteurs. le milieu des salons de voyance Nous avons filmé des dizaines de nos entretiens avec des voyants et voyantes. (Parapsy notamment). près de 300 entre 2013 et 2024. Chaque fois, la question de la prise de conscience de certaines facultés médiulniques se posera. A la différence des astrologues, les médiums sont leurs propres outils. Dès les années 69, nous avons fréquenté les milieux spirites (Rue Copernic, rue des Gatines etc) Mais les tête à tête avec des voyantes furent pour nous une source de satisfaction visuelle. le milieu des avocats En 1976, nous avons eu un premier contact avec un avocat à la suite d'une publication diffamatoire, Il nous fallut protester du fait que cet avocat avait chargé du dossier un jeune collaborateur. En 1986, une association astrologiqu dont nous étions devenu le Président par interim avait connu une dissolution problématique. En 1991, la famille d'un auteur décédé nous poursuivit, Mais c'est à partir de 2024, que nous avons eu à plonger dans ce milieu, à la fois en raison d'une affaire d'expulsion. Nous avons eu affaire à deux fronts: celui de notre bailleur et de son avocate mais aussi celui des avocats par lesquels il fallait passer. Quand cela relevait de l'Aide Juridictionnelle, nous avons eu affaire à des retards et des reports chroniques et quand il fallait les payer à des procédés douteux.** Le milieu des femmes Nous avons baigné dans ce milieu en ce qu'il est intrusif (notamment du fait des téléphones portables) et s'impose, se donne volontiers, non sans désinvolture, en spectacle.Cela nous a conduit à développer la thèse des topiques sensorielles selon laquelle les femmes seraient très marquées par les stimuli olfactifs, ce qui expliquerait leur vocation hygiénique alors que les hommes seraient plus sensibilisés par la qualité des paroles. Les femmes tendent à parler de leur propre expérience, de leur vécu alors que les hommes seraient plus tentés par la théorie et la généralité. Le milieu des jury de thèses En 1988, j'avais fait la connaissance de Lecerf (né en 1932) lequel avait accepté de prendre le relais de Louis Jean Calvet (Paris v) pour diriger une thèse de doctorat en linguistique, qui trainait depuis cinq ans avec une fréquenttaion du Centre Cjarles V. Au bout du compte, Lecerf, en 1995, peu de temps avant sa mort ne put que m'accorder qu'un DESS à Paris vIII.https://fr.scribd.com › document › Premiere-partie. Le milieu astrologique. Ses membres et ses structures, ce qui sera publié en partie dans le Guide Astrologique (Ed O. Laurens 1997) Soutenance filmée Nous nous engagerons dès 1973 dans un cursus honorum qui ne s'achèvera qu'en 2007, 34 plus tard. C'est ainsi que notre thèse d'Etat engagée avec Jean Céard en 1985 ne débouchera qu'en janvier 1999. Au cours de ces années que le directeur peut prolonger indéfiniment, aucune rémunèration n'est accordée ni de droit à la retraite. Un milieu "sectaire" (Moon) Habitant à proximité de centre parisien unificationniste, nous avons fréquenté leurs réunions(entre 2012 et 2026)/ Nous avions déjà eu vent de ce mouvement par Christian Gourdain (1950 2025) auteur d'une thèse (avec Claude Gaignebé) Le tao de la divination : le dieu structural et la théologie de l'unification.(1989) L'antisémitisme était récurrent sous sa forme théologique. Il fallait, pour Moon, prendre la reléve du judéo-christianisme. Pendant 6000 ans, Dieu ("le parent céleste) avait du souffrir de l'ingratitude et de la désobéissance du peuple élu mais il fallait remonter à Adam, péché originel oblige On peut ici parler de mythomanie, Moon se présentant comme le fils unique de Dieu et son épouse comme la fille unique de Dieu. "Mythomane = se dit d'une personne qui raconte, en les présentant comme réels, des faits imaginaires auxquels elle finit par croire. La personne mythomane s'attribue le plus souvent un rôle flatteur dans les récits qu'elle invente, ce qui peut expliquer la confusion fréquente entre les deux mots" Selon cette secte "le but ultime de la Providence du salut consiste, par conséquent, à ce qu'un homme et une femme, représentant Adam et Eve, soient restaurés comme Vrais Parents centrés sur l'amour vrai de Dieu, afin qu'une vraie famille puisse être créée" à savoir le couple Moon. . A Paris, l'auditoire des office dominicaux était essentiellement constitué de noirs et de couples mixtes (blanc et jaune). On avait affaire à un soft power coréen à parir de vidéos montrant des réunions animées par des Asiatiques.En tant que Juif, ce messianisme venu d'Asie nous interpellait et finalement nous inspirait dans notre formation théologique, ce qui nous était rendu accessible par notre formation hébraique en Israel puis à Paris, aux Langues O', Le mileu musical Nous avons suivi les concerts depuis notre adolescence, inscrits aux JMF (Jeuneses Musicales de France) nous constituant une discothèque classique sans apprendre à déchiffrer une partition. Avec l'acquisition d'un piano Rameau en 1988, puis Kawai, en 2004, nous avons amorcé une carrière d'improvisateur et nous avons mis en ligne notre production., passant ainsi de l'autre côté de la barrière.Nous avons suivi les soirées Animato et celle de l'Ensemble Orchestral Eric Van Lauwe ou encore les concerts de l'Eglise Saint Merry mais nous avons fini par préférer jouer sur un piano électrique Rowland au Centre Lumière, où avait été transférée la BPI, en raison des travaux engagés au Centre Pompidou. Nous pratiquons une musique contemporaine en recherchant des combinatoires sonores particulières - nous parlons de "couleurs de musique". Certaines personnes se sont permis de nous demander si nous avions appris à jouer du piano. Le mileu de la cinémathèque Dès notre installation en 1966, dans le XIIIe arrondissement, nous avons fréquenté la rue d'Ulm, dans les locaux de l'Instiut Pédagogique (et non de l'Ecole Normale Supérieure) ainsi qu'au Palais de Chaillot. Mais notre rapport au cinéma nous aura avant tout sensibilisé à la présence féminine à l'écran, avant même d'avoir des rapports sexuels.Notre cinéphilie nous aura finalement conduit à la production de vidéos avec la chaine Teléprovidence, en 2008. Par la suite, nous avons été un consommateur assidu de la Cinémathèque, dans les locaux du XIIe arrondissement, rue de Bercy. On y cotoyait toute une faune d'addicts qui souvent se contentaient de parler d'un film comme on le ferait d'un repas. Le milieu nostradamique A partir de 1985 et notre participation à un Colloque à Saint Rémy de Provence, nous avons passé beaucoup de temps à explorer la littérature du prophétisme qui offrait des ouvertures universitaires plus attractives que celle de l'Astrologie, d'où une thèse d'Etat en 1999 Le texte astrologique en France, Formation et fortune.puis en 2007 sur la naissance de la critique nostradamique (Post Doctorat EPHE) Nous avons ainsi participé à plusieurs sites, dont celui de Robert Benazra (Ramkat),de Patrice Guinard, de Mario Gregorio. Il ne s'agissait pas tant de faire des interprétations des Centuries que de repenser la chronologie des éditions en signal,ant notamment les contrefaçons antidatées. Les résistances à nos thèses auront été assez constantes et beacoup d'historiens ont fait la sourde oreille, notamment lors de la célébration en 2003 du cinquiéme centenaire de la naissance de Michel de Nostredame en 1503. JHB 29 03 26

jacques halbronn La fabrication de faux, obstacle majeur pour la recherche historique

jacques halbronn La fabrication de faux, obstacle majeur pour la recherche historique Tout travail académique (thèse) devrait, selon nous, faire la preuve de l'existence de faux, de "forgeries".; qu'il s'agisse d'ajouts, d'interpolations, de calques, d'emprunts ou au contraire de suppressions, de censures. Or, il ne semble pas que la formation de chercheurs soit toujours à la hauteur de tels enjeux et défis. Si l'on nous avait accordé une chaire 'Courants Esotériques, comme cela aurait dû être le cas en 2002, à la Ve section de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes, ayant obtenu en 1999 une thèse d'Etat, "Le texte prophétique en France", Université Paris X) nous aurions certainement pu orienter des étudiants sur un tel terrain miné, en leur faisant profiter de notre expérience. (cf notre diptyque Prophética Judaica , aleph et Beth, paru justement en 2002 ed Ramkat et Papes et prophéties, Ed Axiome, 2005) et notre post doctorat en 2007 (EPHE) en Histoire du Catholicisme consacré à la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle.. Il est vrai qu'il y a 20 ans, nous n'avions pas encore balisé le domaine biblique comme cela aura été le cas depuis, bien que nous ayons soutenu une thèse en Etudes Orientales, en 1979 et notre édition des traités astrologiques d'Abraham Ibn Ezra.(1977, préface de Georges Vajda. Nos travaux en linguistique (Lille III, Paris V, Paris VII et VIII) consacrés aux emprunts nous fournissaient des outils méthodologiques appropriés en matière de mimétisme et de calques. Un cas remarquable concerne certainement la fabrication des Protocoles des Sages de Sion,à la toute fin du XIXe siècle, à partir des pamphlets d'un Maurice Joly (cf notre édition 2002), sous le Second Empire. Arrêtons- nous sur le travail remarquable de Chantal Liaroutzos "Les prophéties de Nostradamus : suivez la guide Réforme, Humanisme, Renaissance 1986) qui montre que plusieurs quatrains centuriques ont été des versifications en quatrains d'un guide touristique de Charles Estienne à l'usage des pélerins. Ce passage la prose aux vers nous aura conduit vingt ans plus tard, à étudier les rapports entre les textes en prose de Nostradamus et sa "poésie", ce qui nous permettra de conclure que tel texte en prose, servant d'introduction à une édition centurique avait disparu au vu de certains quatrains qui en dérivaient(cf notre étude sur l'epitre de Nostradamus à Pie IV). Il est, selon nous, peu probable, que Michel de Nostredame ait jamais été poéte (cf Anna Carlstedt, La poésie oraculaire de Nostradamus. Langue, style et genre des. Centuries. Cahiers de la recherche 28). Les quatrains de ses almanachs sont repris de ses prédictions annuelles en prose et sont probablement l'oeuvre de quelque versificateur stipendié, comme d'ailleurs les "faussaires "des Prophéties, antidatées (cf .jacques halbronn Etudes nostradamiques. Du recyclage des préface et des épitres). Dans bien des cas, on aura attribué à Nostradamus ce qui n'était pas de son cru (cf Gilles Polizzi Nostradamus, Tzara, Burroughs : la « machine à imiter le temps », ou les poétiques prédictives de la Renaissance aux temps modernes (2017) et l'on aura occulté ses visées prophétiques liées à l'année 1567 et à l'Antéchrist, remplacées par une fausse Epitre à Henri II en tête du second volet des Centuries. Notre travail aura notamment consisté à préférer aller voir en aval plutôt qu'en amont les "sources" des éditions centuriques, à la différence d'un Pierre Brind'amour qui explora ce que Nostradamus avait repris de la littérature passée. C'est ainsi que nous fimes scandale en 1997 à la Sorbonne. ( Les prophéties et la Ligue », Colloque Prophètes et prophéties au XVIe siècle, Cahiers V. L. Saulnier, 15) en montrant que tel quatrain de la prétendue édition Macé Bonhomme 1555, était lié aux circonstances politiques datant de 30 ans plus tard. D'aucuns objecteront qu'en matière de prophétisme, on peut toujours supposer une certaine appréhension du futur, un tel argument aura hypothéqué toute approche critique du corpus!. Dans son ouvrage, Paul Bertrand ( Forger le faux. Les usages de l'écrit au Moyen Age Ed Seuil 2025) montre que la fabrication de faux aura été une constante, montrant que "la papauté s'attaque aux faussaires dès le XIIe siècle (tournant" avec notamment Innocent III, pape entre 1198 et 1216).. Dans le cas des Centuries, il aura fallu constituer des bibliothèques dans lesquelles les faussaires auront eu tout loisir de puiser, quitte à se faire piéger par des faux antérieurs, allant jusqu'à récupérer des imitateurs de Nostradamus des années qui suivirent son décés en 1566. D'aucuns ont du mal à accepter que l'on ait ainsi pu imiter la production de certains libraires du temps de Nostradamus, voyant même dans ces similitudes des preuves mêmes d'authenticité. Nous nous sommes notamment intéressés aux recueils de pièces dont on nous affirme l'unité, alors que des interpolations ou des ajouts sont manifestes. Le début du Livre de l'Exode fait cohabiter le cas des Hébreux dont Moîse est issu et celui des Madianites vers lesquels il est missionné. Certains éxégétes et apologétes s'évertueront à affirmer que tout est cohérent. RAS. On peut ausi produite un faux en proposant une fausse interprétation d'un texte, comme dans le cas de la formule de Jésus quant aux "brebis perdues de la maison d'Israel", une lecture antisémite comprenant que ce sont les Juifs qui sont "perdus" alors que ce sont les Schismatiques du Royaume d'Israel, à la mort de Salomon, qui espèrent encore du temps de Jésus à se faire pardonner. La notion d'erreur nous semble ici importante dans le cas des faux, au sens de ce qui a été approprié et imité, repris. En effet, toute imitation est vouée à l'erreur, à la déformation, à une mauvaise transmission (cf notre mémoire (LINGUISTIQUE DE L'ERREUR ET EPISTEMOLOGIE POPULAIRE 1987) .Il faut alors montrer que les différences entre l'original et sa copie ne sont pas dues à quelque idiosyncrasie mais bien à une méconnaissance du systéme que l'on aura tenté de reproduire. C'est ainsi que l'emprunteur anglophone n'aura pas compris la dialectique écrit/oral du français et dans la plupart des cas, il s'en sera tenu qu'au niveau de l'écrit sans noter l'usage des diphtongues et la non prononciation des consonnes finales, d'où un déficit récurrent du pôle "vocalique".(ex prononciation de l'emprunt "president" Prononciation de PRESIDENT. Comment dire PRESIDENT en anglais, grâce aux prononciations audio - Cambridge University Press. Prononciation en anglais britannique Ressemble à preh·zuh·dnt Par ailleurs, l'anglais ne respecte pas la conjugaison française des verbes, dans ses emprunts au français, il utilise indifféremment la même forme à toutes les personnes du singulier comme du pluriel; I sing, we sing etc. Il se sert donc du lexique français mais il le traite de façon impropre. JHB 29 03 26

samedi 28 mars 2026

Gilles Polizzi Nostradamus, Tzara, Burroughs : la « machine à imiter le temps », ou les poétiques prédictives de la Renaissance aux temps modernes (2017)

Gilles Polizzi Nostradamus, Tzara, Burroughs : la « machine à imiter le temps », ou les poétiques prédictives de la Renaissance aux temps modernes (2017 Le grand tapis plié ne monstrera Fors qu’à demy la plupart de l’histoire. Nostradamus, Centuries, VI, 61. 1On se propose de réfléchir au concept « d’écriture prédictive » dans les littératures de notre temps, en le rapportant au modèle ancien d’une écriture « prophétique », celle des Centuries qui, à la Renaissance, firent le succès du fameux Nostradamus (1503‑1566) ; il est en effet le seul auteur français du XVIe siècle à bénéficier de nos jours d’une diffusion et d’une exploitation commerciale hors du domaine propre aux études littéraires. Ce qui ne signifie pas qu’il faille l’en exclure : bien au contraire, car Nostradamus est – à son insu évidemment – le promoteur d’une lignée qui, du début à la fin du XXe siècle, relie Tristan Tzara et les surréalistes à l’Américain William Seward Burroughs et à ses épigones. 2Par souci de clarté et d’intelligibilité, on remontera le temps, en commençant par le passé le plus récent, celui de la réception française des écrivains de la Beat Generation au milieu des années 1970. On s’attachera ensuite aux inventions de Tristan Tzara (1916), qu’on rapportera à celles de Michel de Nostredame, en montrant qu’il en est à la fois la source et le lointain précurseur. On s’intéressera particulièrement à la théorie qui sous‑tend une pratique scripturale particulière – d’où notre concept de « machine à imiter le temps » –, la mise en œuvre du procédé baptisé cut‑up par William Burroughs. On verra que son usage « expérimental », toujours reproductible, garantit objectivement au discours prédictif une relative efficience. 3Mais d’abord, en guise de prologue, on souhaite résumer le parcours d’une réflexion sur la plasticité et la malléabilité du temps en littérature, en commençant par une question élémentaire : pourquoi n’y a-t-il pas de « machine à remonter le temps » dans les littératures anciennes ? C’est aussi l’occasion d’esquisser un arrière-plan historique à notre actualisation de l’œuvre de Nostradamus. On peut en effet se demander pourquoi le motif du « voyage dans le temps », incluant le paradoxe d’une causalité susceptible de s’annuler elle‑même, intervient si tard (à notre connaissance pas avant le XXe siècle) dans les littératures. Et pourquoi l’idée est-elle devenue si banale ? Notre temps est‑il si fragile qu’il faille inventer, comme le nouvelliste américain Poul Anderson, des mécanismes pour le préserver et l’empêcher de « bifurquer » à notre insu vers des chaînes causales imprévues ? 4On sait que, du point de vue des sciences dites « exactes », la réponse est oui. Le temps est un concept incertain, sinon une pure fiction. Il a fallu attendre les travaux de Sadi Carnot, en 1824, pour s’assurer qu’aucune machine à mouvement perpétuel n’était réalisable, ni aucun moteur dont le rendement soit susceptible d’atteindre 100 %. De ce constat, on peut déduire l’une des lois de la thermodynamique, qui veut que l’entropie de l’univers aille toujours en augmentant. Ce qui devrait nous rendre certains de la direction que prend « l’écoulement » du temps, quoique ce terme trahisse lui-même une définition métaphorique du concept ; quant à l’expression « flèche du temps », autre métaphore, elle remonterait à 1927 et servirait à décrire la dissymétrie accidentelle mais répétée des équations qui décrivent le temps1. On sait aussi que le bilan provisoire de la physique quantique ne permet pas de trancher quant à la continuité et aux rythmes temporels : la simultanéité de certains phénomènes semble défier la causalité linéaire ; on parle alors de rétro-causalité, ou de « sérendipité », concept fictionnel à l’origine, et qui fut mis en œuvre dès le début du XVIIe siècle par le romancier Béroalde de Verville dans son Voyage des Princes fortunés (1610). Bref, notre conception actuelle du temps réfère à la théorie du big bang, et commence par lui. L’effet Doppler nous apprend que les galaxies s’éloignent les unes des autres, donc que l’univers est en expansion et que l’entropie irréversiblement va croissant. 5C’est toutefois un progrès relativement aux conceptions antérieures. Car, si l’on se tourne du côté des sciences humaines, et plus précisément de la sociologie et de l’histoire, on s’aperçoit qu’il n’y a pas de concept universel pour mesurer le degré d’évolution des sociétés, ni de théorie générale de l’histoire, non plus que de modèle « naturel » autre qu’analogique2. Les notions de croissance, d’épanouissement et de déclin des sociétés, qui, au début du XXe siècle, ont nourri la vision spenglerienne de l’histoire3, découlent d’une métaphore organique. Or celle-ci est ancienne et provient de Lucrèce. À la Renaissance, elle s’applique communément à l’essor et à la chute de l’Empire romain, par exemple dans le sonnet 30 des Antiquités de Du Bellay : Comme le champ semé en verdure foisonne De verdure se hausse en tuyau verdissant De tuyau se hérisse en épi florissant D’épi jaunit en grain […] Ainsi de peu à peu crût l’empire romain Tant qu’il fut dépouillé par la barbare main4 […]. 6Autrement dit, si l’expérience nous apprend que la causalité, qui est la condition de l’application des lois de la physique et, d’abord, de leur découverte expérimentale, a un sens unique et irréversible, l’histoire en général ne se connaît pas d’autre sens que celui du récit qui la produit. Or elle se fonde sur une poétique, une théorie du récit, ou pire, sur une rhétorique, un art de persuader. Il faut pourtant dépasser le paradoxe d’un monde dont la temporalité et la causalité seraient des données fictionnelles, ou sinon, en accepter les conséquences en envisageant rationnellement la possibilité d’une écriture prédictive. 7Mais revenons à la chronologie : l’anticipation causale existe en littérature au moins un demi‑siècle avant la théorie de Carnot, dès L’An deux mille quatre cent quarante de Louis‑Sébastien Mercier (1771), qui lui-même exploite la maxime leibnizienne selon laquelle l’histoire présente est « grosse » du futur – nouvelle métaphore. Toutefois, même s’il est encore « organique » dans sa formulation, ce modèle temporel autorise les visées « anticipatrices » ; ce qui change fondamentalement le sens du mot « utopie » – le terme d’ « uchronie » devient alors plus exact – ainsi que la fonction du genre. En effet, les premières utopies, celle de Thomas More (1516) et celle de Rabelais – la description de Thélème à la fin du Gargantua (1535) – ne sont nullement des anticipations prédictives. En dépit du futur employé par maître Alcofrybas, Thélème se conçoit et s’énonce comme un projet « alternatif » ; et les utopies en général, de More à Campanella, proposent des fictions bâties sur le modèle développé par Montaigne à propos de ses fameux « cannibales », puis de la ruine des empires de l’Amérique précolombienne. Ces « autres mondes » – au sens de « civilisations » – sont comparés à des « enfants » appelés à grandir et à vieillir et qui déjà prévoient leur fin, ce qui, justement, hâte leur ruine5. Notons au passage que le thème de la fin des civilisations, véritable hantise de la Renaissance, est aussi un leitmotiv dans l’œuvre de William Burroughs, qui évoque de manière récurrente l’épisode de la destruction des livres « hiéroglyphiques » précolombiens par l’évêque espagnol Diego de Landa, et tente de son côté de réinventer ces écrits « perdus » au moyen de diverses techniques, parmi lesquelles des calligrammes (en collaboration avec Brion Gysin), ainsi que le cut‑up, qui est notre sujet. Burroughs : « l’invention » du cut‑up 8Voici donc pour le contexte et l’arrière-plan lointain de la « méthode nostradamique » dont l’assimilation au cut‑up est notre propos. Venons‑en à son futur, c’est-à-dire à notre présent, ou à celui de William Seward Burroughs, qui inventa le cut‑up à Paris, rue Gît‑le‑Cœur, au printemps 1958. On abordera le procédé d’un point de vue pratique, dans sa dimension « prédictive », ce qui nous dispensera d’en étudier les applications littéraires. Il suffit de dire comment on le fabrique et à quoi il sert, en se référant à la synthèse de Philippe Mikriammos parue chez Seghers en 1975 : Prenez une page de texte et tracez une ligne médiane verticale et horizontale. Vous avez maintenant quatre blocs de texte : 1, 2, 3 et 4. Maintenant coupez au long des lignes et mettez le bloc 4 avec le bloc 1, le bloc 3 avec le bloc 2. Lisez la page réarrangée6. 9Matériellement, le cut‑up procède d’un pliage et d’un découpage de la surface d’imposition d’une page quelconque. Le pli permet de fendre le texte horizontalement (ce qui est banal) et verticalement (ce qui semble neuf). Les permutations qui s’ensuivent réarrangent la « matière verbale » selon une disposition équivalente à celle des rimes croisées dans un poème : l’ordre ABCD fait place à l’agencement ADCB. Dans celui-ci, la césure verticale des blocs initiaux a pour effet de bouleverser la continuité syntaxique des phrases. Selon Philippe Mikriammos, qui compare le procédé à celui de Tzara, le résultat est un discours haché, caractérisé par sa parataxe et perçu, dans sa discontinuité même, comme un flux continu d’information ou de conscience. Le collage de syntagmes (ou groupes de mots) extraits de leur disposition initiale reconstitue l’enchaînement acausal d’un discours inouï, tissé d’anacoluthes généralement propres à l’oral, mais qui, dans ce seul cas, réfèrent à un énoncé privé de locuteur : parole sans lèvres, pourrait-on dire – on y reviendra en conclusion. Ce discours est censé rendre compte de la simultanéité de nos perceptions, de leur affleurement désordonné à la surface de la conscience, avant que leur causalité ne s’établisse. Il s’entend ainsi comme la transcription d’un présent absolu qui aurait la couleur de « l’âge électrique » de la communication globale selon McLuhan : Le cut‑up serre de plus près l’expérience totale continuelle de chacun. Vous lisez ces lignes mais en même temps vous percevez et enregistrez aussi la présence de votre voisin […], les bruits de la pièce voisine et le grondement d’un avion qui passe au‑dessus […] les cut‑ups rendent explicite un processus psychologique qui de toute façon se déroule constamment. Et Marshall McLuhan de surenchérir : « Burroughs […] tente de reproduire en prose ce dont nous nous accommodons chaque jour comme d’un aspect banal de la vie à l’âge électrique. Si la vie doit être rendue sur papier, il faut employer la méthode de non-histoire discontinue7 ». 10Désormais, nous y sommes ; et pour nous, c’est déjà du passé. Par ailleurs, l’auteur trouvait au résultat une qualité « non aristotélicienne » : celle de remettre en cause l’alternative soit/soit perçue comme un principe coercitif. Il avait tort, car c’est une conséquence du principe d’identité : A étant égal à A, il doit être différent de non‑A. Ce qui est perturbé par le cut‑up, c’est plutôt la notion de causalité, la poétique, aristotélicienne elle aussi, qui enchaîne irréversiblement « péripéties » au pluriel et « catastrophe » au singulier. 11Passons rapidement sur les propriétés du cut‑up. Il aurait une vertu démocratique. Tout le monde peut l’appliquer à la « déconstruction » du réel, ou de sa représentation, comme le proclame la devise any number can play, slogan pour machines à sous8, dont le retour scande les « routines » (ou séquences) de la trilogie de Burroughs, Soft Machine, Nova Express et son meilleur opus, The Ticket that Exploded, dont on peut encore envisager la lecture, à défaut de la recommander, pour son évocation morbide de royaumes prétendument « martiens », non moins « anciens et pourris » que celui du Danemark9. Le cut‑up aurait aussi une vertu éthique : sa déstructuration des énoncés illustre la fière devise d’Hassan I Sabbah, le maître des Assassins, personnage médiéval et néanmoins double de l’auteur, en proclamant que « rien n’est vrai, tout est permis ». Quant à son esthétique et à la promesse « d’une écriture nouvelle », sujet de la belle et copieuse thèse de Clémentine Hougue, soutenue en 2014 et consacrée à la « révolution du cut‑up10 », on refusera tout bonnement d’en juger, tant les critiques s’y sont passionnément trompés. Observons simplement que le procédé n’a pas changé la face du monde, ni même de la littérature. S’il fut beaucoup pratiqué dans les années 70, rares sont les écrivains qui ont su en tirer quelque chose, à l’exception peut‑être des poètes. Notons aussi que les logiciels de traitement de texte sont toujours dépourvus de la fonction cut‑up. C’est dommage, car le procédé, une fois appliqué aux classiques, possède une indéniable valeur herméneutique ; il pourrait être d’un grand secours dans l’interprétation des textes. 12Venons-en enfin à la fonction prédictive qui motive notre rapprochement. Toujours selon Philippe Mikriammos – car Clémentine Hougue, prudemment, n’en dit mot –, le procédé aurait accessoirement la vertu « de libérer l’écriture des contraintes spatio-temporelles pour faire surgir des éléments futurs11 ». L’exemple donné à l’appui par Burroughs laisse effectivement perplexe : J’ai fait beaucoup de cut‑ups et j’ai reconnu plus tard qu’ils se rapportaient à une chose lue dans un journal, dans un livre, ou à un événement. Pour donner un exemple précis, j’ai fait un cut‑up d’un texte écrit par M. Getty d’où il est sorti […] : « c’est une mauvaise chose d’intenter un procès à votre père ». Trois ans plus tard, son fils lui a intenté un procès. Ce que cela signifie, je n’en ai aucune idée, mais j’ai eu tant d’exemples, cela s’est produit si souvent que je suis convaincu que cela doit signifier quelque chose12. 13Toutefois, l’explication du phénomène – une fois son authenticité admise – est relativement simple. Elle tient à l’origine des matériaux qui constituent le cut‑up. Les énoncés se rapportent « à une chose lue dans un journal ou dans un livre » parce qu’ils sont tirés « d’un journal ou d’un livre ». L’information, comme l’histoire, emprunte toujours les mêmes voies, ses comptes rendus, les mêmes mots ; seuls changent (et encore, puisque les surnoms sont permis) les noms des protagonistes. Il n’est donc pas surprenant que le désordre du cut‑up recompose aléatoirement un enchaînement causal certes virtuel, mais qui pourrait se produire et qui, parfois, advient bel et bien. Soumis à un traitement analogue, un banal manuel d’histoire aurait de grandes chances de se transformer en livre prophétique, et c’est justement cette propriété du langage qu’a exploité, de manière authentiquement prémonitoire, Nostradamus. 14Mais il nous faut ménager nos transitions en remontant méthodiquement le temps, pour rapprocher d’abord le post‑modernisme de Burroughs des collages dadaïstes de Tzara, et du principe de l’invention surréaliste. Nostradamus chez Tzara : « le temps mode d’emploi » 15La promesse, toujours laissée en suspens, d’une « écriture nouvelle », c’est bien celle que Tristan Tzara s’était faite à lui-même dans un « mode d’emploi pour faire un poème dadaïste » présumé ironique et paru en juillet 1920 dans le no 15 de la revue Littérature : Prenez un journal. Prenez des ciseaux. Choisissez dans ce journal un article ayant la longueur que vous comptez donner à votre poème. Découpez l’article. Découpez ensuite avec soin chacun des mots qui forment cet article et mettez‑les dans un sac. Agitez doucement. Sortez ensuite chaque coupure l’une après l’autre. Copiez-les consciencieusement Dans l’ordre où elles ont quitté le sac. Le poème vous ressemblera. Et vous voilà un écrivain infiniment original13 16Entre Tzara et Burroughs, l’analogie procédurale est telle que les critiques ont cru devoir insister sur les différences14 : celle des temps et des esthétiques, qui va de soi, mais aussi celle des procédés. Certes, tirer d’un sac « des mots découpés dans un journal » n’est pas la même chose que « fendre » des énoncés pour en tirer des « blocs associatifs modulables ». Pourtant, l’exemple donné par Tzara lui‑même illustre une pratique proche de celle de Burroughs par son résultat, faisant ainsi valoir l’inexactitude de son propre « mode d’emploi » : Spectateur tous à effort de la ce n’est plus 10 à 12 pendant la divagation virevolte descend pression rendre de fous queu-leu-leu chairs sur un monstrueuse écrasant scène célébrer mais leur 160 adeptes dans pas aux mis en mon nacre fastueux de terre bananes soutint s’éclairer joie demander réunis presque15 17En dépit des césures artificielles qui masquent les césures réelles pratiquées dans l’hypotexte découpé en syntagmes (par exemple « tous à » / « effort de la »), on perçoit les linéaments d’une syntaxe qui, en dépit d’altérations et de permutations ponctuelles (une faute d’orthographe, « queu‑leu‑leu », ou un mot pour un autre dans la transcription), exclut un découpage préalable à l’échelle du mot, ainsi du reste qu’une copie « consciencieuse » des énoncés. La véritable échelle du découpage nous semble la ligne imprimée, ou plus exactement la demi-ligne, telle qu’on la trouve dans la presse écrite, du fait du colonnage des maquettes. Sinon, à quoi bon utiliser comme matière première un journal plutôt qu’un dictionnaire ? D’autres exemples également issus de découpages dans la presse le confirment : L’art s’endort pour la naissance du monde nouveau « ART » – mot perroquet – remplacé par DADA, PLESIAUSAURE, ou mouchoir […]. Hypertrophiques peintres hyperestésiés et hypnotisés par les hyacinthes des muezzins d’apparence hypocrite16 18Le remontage des fragments laisse paraître des blocs associatifs qui conservent la trace de leurs hypotextes ; sans doute aussi d’un jeu avec la lettre, en l’occurrence le H rimbaldien de l’énigme d’Hortense17 : les « peintres hyperestésiés » (notez qu’il manque un H à l’intérieur du mot) et « hypnotisés par les hyacinthes » ne manquent pas dans les revues d’art. Les Nymphéas de Monet en sont peut‑être la cause, et leur évocation, la source de Tzara. 19Vient alors une question dont dépend la cohérence de notre exposé : la poétique de Tzara a‑t‑elle une fonction prédictive ? L’auteur ne s’en vante pas, et on ignore s’il a fait rétrospectivement le même constat – celui de la valeur potentiellement prédictive de ses énoncés – que Burroughs quarante ans plus tard, et qu’André Breton, qui s’en explique en 1935, dans un chapitre de L’Amour fou, mais ne lira attentivement Nostradamus que cinq ans plus tard, en août 1940, à l’occasion d’un séjour forcé à Salon‑de‑Provence18. Toutefois, si ce n’est pas le cas, on aimerait savoir pourquoi Tzara a d’emblée emprunté une part non négligeable de ses matériaux à une édition de Nostradamus que lui aurait procurée Marcel Janco en 1917. 20Parmi les « vingt‑cinq poèmes » de Tzara publiés à Zurich en 1918, et devenus « vingt‑cinq et un poèmes » en 1946 par l’adjonction de leur matrice, on en compte une douzaine19 qui conservent, à des degrés divers d’évidence et d’importance, la trace d’un hypotexte nostradamique. Henri Béhar, l’éditeur des œuvres complètes20 de Tzara, n’en signale que trois, mais il connaît mal Nostradamus ; on ne lui en fera pas grief. Sa chronologie est légèrement inexacte. Il parle d’une édition nostradamique de 1556 qui n’existe pas : la princeps paraît en 1555, la deuxième en 1557, la dernière du vivant de l’auteur, datée de 1566, étant vraisemblablement une contrefaçon plus tardive (1568 ?)21. Par ailleurs, la chronologie donnée par Tzara est fautive : si la « grande complainte de mon obscurité un » est bien de 1916, sa lecture de Nostradamus – via Marcel Janco – remonte forcément à la même date, à la « grande époque » du Cabaret Voltaire à Zurich et des « poèmes sonores » d’Hugo Ball, et non pas à 1917. Mais il s’agit là de détails sans conséquence sur notre propos. 21Voyons donc l’usage que fait Tzara de sa source dans son vingt‑sixième poème, qui, Henri Béhar l’a bien vu, est la matrice de la « grande complainte un ». Ce poème, intitulé « Le sel et le vin », est une réécriture transparente des premières strophes de la Centurie I de Nostradamus22 : Nostradamus Estant assis de nuict secret estude Seul reposé sur la selle d’aerain Flambe exigue sortant de solitude Fait prosperer qui n’est à croire vain. La verge en main mise au milieu de Branches De l’onde il moulle et le limbe et le pied Un peur et voix fremissent par la manche Splendeur divine le divin pres s’assied Quand la lictière du tourbillon versée Et feront face de leurs manteaux couverts La republique par gens nouveaux vexée Lors Blancs et Rouges jugeront à l’envers Tzara […] étant debout de la nuit secrète étude flambe airain solitude le sexe au milieu planté au milieu des branches dans leurs manteaux on a versé le tourbillon spirales blanches et rouges soutenant la voix et les barques avançant comme la divinité dans la chair longuement […] 22Les deux premières strophes de la Centurie I, qui ne sont pas « prédictives », mais décrivent simplement la situation du voyant d’après les sources oraculaires antiques – il s’agit de Delphes et de sa Pythie, de l’oracle milésien de Branchos, etc. –, sont littéralement transcrites à quelques variantes près (un mot pour un autre) : « verge » – il s’agit du bâton oraculaire ou lituus – est (mal) « traduit » par « sexe ». Mais ces strophes sont collées aux suivantes, proprement oraculaires, de manière à générer des images, « manteaux », « tourbillon » (qui donne « spirales »), « blancs et rouges », qui à leur tour suscitent un nouveau comparant, tiré de la strophe suivante : « lors se perdra la piscature barque » (Centurie I, 4, 3) engendre chez Tzara les « barques avançant comme la divinité dans la chair ». Semblablement, le « vent contraire » de la septième strophe souffle sur la fin du poème où reviennent les premiers syntagmes : Les ailes des flambeaux divisent les tuyaux de Solitude les tympans d’airain et les clochers le vent contraire les veines solaires bandées de parchemin23 23Dans la deuxième version du poème, la fameuse « grande complainte un », l’écart avec l’hypotexte est plus important. Les syntagmes originels (« tourbillon », « spirales rouges ») se dissocient et se dispersent pour nourrir des séquences distinctes. Leur identification fait paraître les relances et le mouvement du poème qui revient à sa source, en l’occurrence, le vingt et unième quatrain de la première Centurie24 : Nostradamus Profonde argile blanche nourrit rochier Qui d’un abisme istra lacticineuse En vain troubles l’oseront toucher ignorant estre au fond terre argilleuse Tzara les aigles de neige viendront nourrir le rocher où l’argile profonde changera en lait et le lait troublera la nuit les chaînes sonneront […] le sceptre au milieu parmi les branches les vieux journaux les tapisseries […] 24Tzara transcrit directement Nostradamus, avant de reprendre le premier vers du deuxième quatrain ; et cette fois-ci, la « verge » d’abord transposée en « sexe » redevient le « sceptre » (ou lituus) qu’elle n’aurait pas dû cesser d’être. Enfin, on donnerait volontiers aux « vieux journaux » qui suivent une valeur métatextuelle de « marqueur référentiel », servant à désigner le « procédé » et à l’apparenter explicitement au cut‑up qui, il est vrai, n’avait pas encore été officiellement inventé. Car il s’agit bien de cela. Les mots de Tzara ne sont pas « découpés », mais « prélevés par blocs ». Des blocs associatifs qui « font image » dans la conscience du poète, alimentant un flux discursif à la fois discontinu et obscurément cohérent par ses associations visuelles. On peut en reconstituer le cours. L’ironie du « mode d’emploi » cité plus haut est finalement moindre qu’il n’y paraissait : il est vrai que le poème, malgré ou à cause de l’impersonnalité du locuteur, ressemble à Tzara, et que le voici devenu « un écrivain infiniment original ». À ceci près qu’il emprunte, sans tricherie ni déguisement, non seulement sa matière, mais aussi son procédé à un écrivain qui avait fait la même chose que lui, et à des fins ouvertement « prophétiques », quatre siècles auparavant : il semble impossible qu’il ait pu l’ignorer. Nostradamus : l’histoire comme « miroir brisé » 25Pour s’en tenir à l’essentiel, la réussite prédictive des Centuries de Nostradamus repose sur deux quatrains, parmi les 942 qu’on croit authentiques25. Le premier (Centurie I, 35) est supposé annoncer la mort du roi de France, Henri II, blessé accidentellement lors d’un tournoi, le 30 juin 1559, par Montgomery, le capitaine de sa garde, dont la lance brisée traverse la visière de son casque, lui crevant l’œil. Le quatrain se « déchiffre » donc ainsi : Le lyon jeune [Montgomery] le vieux [Henri II] surmontera En champ bellique par singulier duelle [tournoi] Dans cage d’or [la visière du casque] les yeux lui crevera Deux classes [du latin classis, armée] une puis mourir mort cruele. 26La coïncidence est en effet singulière, même si la qualité prédictive de l’énoncé soulève quelques objections. Comme l’a montré le regretté Pierre Brind’amour dans son édition des premières Centuries26, ce n’est pas ce quatrain mais un autre qui, du temps du succès de l’auteur, a été référé à l’événement : il y était question du « grain de l’orge » qui, par l’effet d’une coquille d’imprimerie, s’était changé en « grand de l’orge », Lorges étant par ailleurs le fief dudit Montgomery. D’autre part, on peut croire que le référent historique du quatrain – à supposer qu’il y en ait un – remonte à un autre événement, la capture et la mort du sultan ottoman Bajazet, défait par Tamerlan à la bataille d’Angora (1402), même si le scénario en est légèrement différent27. Quoi qu’il en soit, ces objections pèsent peu face à l’éclatante mais hasardeuse réussite du vingtième quatrain de la Centurie IX : De nuict viendra par la forest de Reines Deux pars vaultorte Herne la pierre blanche Le moyne noir en gris dedans Varennes Esleu Cap. cause tempeste feu, sang tranche. 27La qualité, ou pour mieux dire le génie de la prédiction repose ici sur le choix d’un toponyme, Varennes, un lieu obscur où rien n’est jamais advenu qu’on puisse qualifier d’historique, jusqu’à la fuite et la capture du roi, le 21 juin 1791. Encore faut‑il prendre en compte, dans le succès du quatrain, l’effet du procédé scriptural, le découpage paratactique qui ajoute à l’obscurité et à l’ambiguïté du texte, particulièrement dans le dernier vers : « Cap. » pouvant se lire indifféremment comme l’abréviation du latin caput ou comme celle du patronyme du roi devant la Convention ; car c’est bien sous le nom de Capet que fut guillotiné Louis XVI. 28Ces coïncidences remarquables ont attiré l’attention de Georges Dumézil, dont l’ouvrage intitulé Le Moyne noir en gris dedans Varennes et sous‑titré Sotie nostradamique28 a levé les obstacles académiques qui s’opposaient à l’étude de l’auteur. Il a fait bien plus en identifiant avec une certitude absolue un hypotexte qui, dans toute la latinité, constitue un hapax, et qui se répartit dans les quatrains 6, 75 et 77 de la cinquième Centurie : il s’agit de la description par Tite Live du rituel oraculaire de l’inauguratio qui présida à la fondation de Rome. Partant de ce constat, plusieurs chercheurs ont travaillé, chacun de leur côté, à la reconstitution du puzzle intertextuel que composent les Centuries. Pierre Brind’amour a identifié nombre de rappels historiques et commenté les quatrains en conséquence. Chantal Liaroutzos a reconnu dans La Guide des chemins de France de Charles Estienne (1552) un autre hypotexte qui explique la mention de Varennes29. Nous avons pour notre part contribué à l’entreprise en identifiant chez Tite Live, Suétone et d’autres les hypotextes des quatrains, en nous intéressant avant tout à leur composition. Grâce à la lecture de William Burroughs, nous avions constaté que les emprunts nostradamiques prenaient la forme de « blocs associatifs » qui tantôt se concentraient (ce qui permet de les reconnaître) et tantôt se dispersaient dans les Centuries. L’exemple du récit de l’expédition d’Hannibal, d’Espagne en Italie en passant par la Provence, nous servit de fil directeur. Ses toponymes s’égrènent dans plusieurs Centuries pour se concentrer en un point précis, un épisode bien reconnaissable de la bataille du lac Trasimène, l’histoire de la « troupe otage » (Centurie VI, 39, 3‑4) : effectivement « trace y mène ». Nous avons ainsi pu décrire le mode de composition des Centuries dans un petit ouvrage paru en 199730. Puis nous avons approfondi l’analyse du procédé dans un autre travail paru en 2000 et qui doit son titre, « Au sanguinaire, le nombre raconté31 », à un vers de Nostradamus. Chez celui‑ci, non moins que chez Tzara et Burroughs, la pratique du cut‑up donne lieu à d’étranges et belles fulgurances. Nous avons également montré que la lettre-préface de juin 1558 au roi Henri II, connue par l’édition de 1566 (ou 1568), était le produit « brut » d’un cut‑up au deuxième degré : les mêmes énoncés aléatoirement découpés et permutés reviennent trois fois dans un texte d’autant plus obscur qu’il prétend résumer le mouvement de l’histoire du monde jusqu’à la fin des temps et la venue de l’Antéchrist. 29Revenons donc au procédé considéré non seulement comme une géniale invention de l’auteur, mais aussi comme l’origine d’une conception de l’histoire qui, dans sa relation implicite avec une théorie de l’information encore informulable, semble de facto très en avance sur son temps. Le texte de Nostradamus fonctionne bel et bien, dans son actualisation référentielle, comme une « machine à imiter le temps ». C’est qu’il est disposé pour cela et que ses hypotextes, fragments historiques, listes de toponymes, etc., sont soigneusement choisis de manière à « piéger » les récurrences historiques à venir. Les récits du passé, aléatoirement découpés et redisposés dans les quatrains, s’y recyclent pour « produire » du futur, comme les fragments d’un miroir décomposent et démultiplient l’objet qu’ils reflètent par la diversité de leurs angles de réfraction. Dumézil n’a vu dans le procédé qu’une imposture : « chez Nostradamus », écrit-il, « le philologue soulageait parfois le voyant à peu de frais32 ». On pourrait dire à l’inverse que notre auteur est poète dans l’exacte mesure où il n’est pas « voyant », alors même que son texte l’est bel et bien. Ce qui nous ramène à la dimension littéraire du procédé. 30Elle suppose en effet que des fragments « allogènes » et « hétérogènes », empruntés à des historiens, des géographes, des astrologues, etc., soient initialement dispersés et mêlés. Ce serait, si l’on nous passe la métaphore, l’équivalent du big bang par lequel commence le temps. Il faut ensuite qu’ils « dérivent » et se disposent aléatoirement mais régulièrement dans la grille métrique des quatrains, par exemple, pour revenir au passage qui a retenu l’attention de Tzara : Le vent contraire, letres au chemin prinses Par le rousseau senez les entreprinses (Centurie I, 7, 2 et 4) Du grand prophète les letres seront prinses Frauder son roy seront les entreprinses (Centurie II, 36, 1 et 3) 31Pour figurer la continuité de l’histoire et trouver de nouveaux référents, il faut que ces hypotextes, fragmentés en blocs associatifs (et de ce fait libérés de leur référent initial), reviennent dans les quatrains, mais aussi qu’ils se dispersent à l’échelle de plusieurs Centuries : Tricast tiendra l’annibalique ire (Centurie III, 93, 3) Auprès du lac Trasimen l’asur prinse, La trope hostage […] (Centurie VI, 39, 3‑4) Lac Trasmenien portera tesmoignage (Centurie VIII, 47, 1) 32Enfin, ce retour est commandé par celui des rimes qui, chez Nostradamus, atteignent à une variété inouïe : quatre‑vingt‑douze rimes différentes dans la première Centurie. C’est beaucoup plus que chez ses contemporains, les poètes de la Pléiade, notamment Ronsard, qui, dès 1560, saluera la performance pour son efficience prédictive, et Dorat, son professeur, qui l’imitera en latin avec nettement moins de bonheur. Toutefois, cette richesse passe presque inaperçue, car c’est le retour des syntagmes, fragmentés à l’intérieur du vers par la scansion du décasyllabe (4/6), qui fait signe et parfois obscurément sens, parce qu’on ne le comprend pas d’emblée. On pourrait en dire autant de Tzara, et parfois de Breton. - 33C’est sur cette virtualité poétique du procédé et sur l’esthétique du « sens suspendu » qu’on souhaite conclure. Notre intention n’est pas de laisser de côté la qualité « prédictive » des énoncés nostradamiques – elle motive l’écriture, elle appartient au texte, elle explique que parfois, on le lise encore –, mais bien de contribuer à la prise en compte de sa poétique. En effet, notre démonstration a été validée et retenue par les spécialistes de Nostradamus et par les historiens, en particulier Denis Crouzet, dont on salue la perspicacité et la probité. Peut‑être ont‑ils été soulagés d’admettre que, si le « voyant » ne savait pas ce qu’il écrivait, il faisait, quoique sur un autre plan, le même métier qu’eux. Mais les poéticiens ignorent toujours l’auteur, ou se refusent à prendre en compte son génie. Car il faudrait admettre son atemporalité et lui faire place dans les anthologies de la Renaissance en tant que précurseur et modèle de Tzara et de Burroughs. L’anachronisme, on peut le comprendre, est trop flagrant, si bien qu’il nous reste aussi à expliquer l’invention précoce d’un procédé qui semble plutôt appartenir à notre temps. 34Rappelons d’abord que l’écriture prédictive ou prophétique a une histoire, aussi longue que celle de l’humanité, et qu’à la Renaissance, elle est pratiquée par les médecins et les astrologues – Nostradamus se dit prudemment « astrophile ». Ses modèles ne manquent pas, avec ou sans rapport avec la littérature : les recueils versifiés et obscurs des prophéties de la « Sibylle », celles qu’on prête faussement à « Merlin », ou authentiquement à sainte Brigitte, sont des succès d’édition ; et plus encore les almanachs dont la vente se renouvelle chaque année. Rabelais, qui y contribua, donne dans son Tiers Livre des exemples de l’usage prédictif d’Homère et de Virgile – les fameux « sorts virgiliens » du chapitre X –, ainsi qu’un excellent pastiche de vers prophétiques, les « fanfreluches antidotées », au chapitre II du Gargantua. Quant au procédé qui fait l’originalité de Nostradamus et qu’on nous permettra de trouver meilleur que les autres, on peut lui supposer, dans les usages de l’imprimerie, des causes purement matérielles. Premièrement le pliage de la feuille imprimée nécessite une disposition préalablement calculée des surfaces d’imposition de la page, dont le schéma varie en fonction du format de la feuille et du nombre des pliures. Bien entendu, des erreurs se produisent fréquemment. Elles induisent des discontinuités dans le texte, qui « saute » brusquement d’une page à l’autre, comme un film dont on aurait remonté les plans dans le désordre. Plusieurs auteurs ont exploité le phénomène : Rabelais peut-être, au chapitre II du Gargantua, et surtout Béroalde de Verville, dans son Moyen de parvenir33. On peut raisonnablement penser que Nostradamus fait de même lorsqu’il assimile l’histoire à un « grand tapis plié » dont une partie seulement sera révélée34. 35Une deuxième cause, quoique liée elle aussi à l’histoire de l’imprimerie, est plutôt d’ordre conceptuel. Au milieu du XVIe siècle, le succès des recueils d’emblèmes – qui bien plus tard inspireront les collages surréalistes – modifie les rapports entre l’image et le texte sur le modèle d’un célèbre recueil d’hiéroglyphes « pseudo-égyptiens » intitulé les Hieroglyphica d’Horapollon. Nostradamus en a été le traducteur avant la rédaction des Centuries, où la lecture de cet ouvrage laisse d’ailleurs une trace35. Or dans ce recueil le caractère aléatoire et incongru (pour ne pas dire surréaliste) de la relation texte/image s’impose largement. L’écart se creuse entre le signifiant (l’image) et le signifié (exposé par le texte). Et cet écart est propice à une esthétique de l’énigme, elle‑même fondée sur le postulat d’une écriture « absolue » qui conjoindrait dans un « objet‑signe » (l’hiéroglyphe) toute la chaîne du référent, du signifiant et du signifié. Or c’est précisément en dissociant ces termes que Nostradamus produit ses images. Chez lui, la dérive des syntagmes, qui sont autant de signifiants privés de référents, constitue les quatrains en réservoir de sens – un sens suspendu dans l’attente de l’événement qui le révélera, recomposant ainsi l’intégrité du glyphe. Et cette poétique semble finalement « advenue », du moins en tant que forme littéraire, au XXe siècle. 36Toutefois, lorsqu’on s’avise que Burroughs et plus encore Tzara ont expérimenté leurs propres « techniques » longtemps avant la diffusion de l’internet, qui nous semble aujourd’hui le médium idéal du coupé/collé, la raison « matérielle » qu’on vient d’alléguer semble un peu moins convaincante. Et si, au temps de Nostradamus, l’imprimerie peut en effet rendre compte du procédé et de ses effets – le « pliage » du texte, la récurrence des syntagmes, le suspens du sens –, elle ne les explique pas. On a donc cherché des exemples antérieurs à l’âge de l’imprimé de poétiques du « sens suspendu » associées à une fonction herméneutique et prédictive. Ils sont évidemment légion, quoique fort peu réfèrent à un quelconque automatisme, autrement dit à un procédé. En voici pourtant un qui remonte au Déluge. 37Il s’agit de la fable intitulée la Pénitence Adam36, diffusée en langue française au XVe siècle, mais qui remonte au XIIIe siècle, voire au VIe, c’est‑à‑dire à la période alexandrine du christianisme, pour ses variantes latines : Adam sentant sa fin venir demande à son troisième fils, Seth, de graver le récit de sa vie sur deux tablettes, l’une de terre (qui sera effacée par le Déluge), l’autre de pierre. Et le cours de l’histoire gravée doit se poursuivre jusqu’à l’arbre de la Croix, au pied duquel Adam sait par avance qu’il sera enterré. Son fils s’exécute sous la dictée de l’ange Mikael. Mais en gravant ses tablettes, il ne sait pas ce qu’il écrit, car l’ange s’adresse à lui sans lèvres. Jean‑Pierre Petorelli, l’éditeur du texte dans sa version latine37, explique que le « prophète » écrit sans comprendre « quelque chose qui n’est pas la transcription d’une parole » : seule sa main, guidée par l’ange, forme des lettres, que bien plus tard, Salomon, lui aussi guidé par l’ange, déchiffrera afin de bâtir son temple sur cette pierre. Cette pratique a un nom grec qui dénonce la fabrication de la légende. On parle d’écrits achiliaques, achiliacos, du grec akeilotos, et en latin illabicas, ou sine labiorum : paroles sans lèvres. L’idée de cette poétique « prophétique », suspendue à la dictée de l’ange, était bien plus ancienne que l’imprimerie. Celle‑ci ne lui aura fourni que l’opportunité et le moyen de prendre forme. notes 1 David Blanco Laserna, La Flèche du temps, Paris, RBA, 2017, p. 11. 2 Voir François Hartog, Croire en l’histoire, Paris, Flammarion, 2013. 3 Voir Oswald Spengler, Le Déclin de l’Occident [Der Untergang des Abendlandes, 1918], traduit de l’allemand par Mohand Tazerout, Paris, Gallimard, 1948. 4 Joachim Du Bellay, Antiquités de Rome [1558], édition de Jacques Borel, Paris, Gallimard, 1967, p. 46. 5 Voir Michel de Montaigne, Essais, l. I, ch. 31 (« Des cannibales »), et l. III, ch. 6 (« Des coches »), édition d’André Tournon, Paris, Imprimerie Nationale, 1998, en particulier p. 205 : « ceux du royaume de Mexico étaient aucunement plus civilisés et plus artistes […] aussi jugeaient-ils, ainsi que nous, que l’univers fût proche de sa fin et en prirent pour signe la désolation que nous y apportâmes ». 6 Philippe Mikriammos, William Burroughs, Paris, Seghers, 1975, p. 62. 7 Ibid., p. 69-70. 8 Ibid., p. 71. 9 Voir William Seward Burrgouhs, Le Ticket qui explosa [The Ticket that Exploded, 1962], traduit de l’anglais par Mary Beach et Claude Pélieu, Paris, Bourgois, 1969. 10 Voir Clémentine Hougue, Le Cut-up de William S. Burroughs. Histoire d’une révolution du langage, Paris, Les Presses du réel, 2014. 11 Philippe Mikriammos, William Burroughs, p. 71. 12 Idem. 13 Tristan Tzara, « Pour faire un poème dadaïste » [juillet 1920], in Dada est Tatou. Tout est Dada, Paris, Flammarion, 1996, p. 228. 14 Voir Philippe Mikriammos, William Burroughs, p. 62‑63 ; et Clémentine Hougue, Le Cut‑up de William S. Burroughs, p. 61‑69. 15 Tristan Tzara, Dada est Tatou. Tout est Dada, p. 229. 16 Tristan Tzara, « Proclamation sans prétention », in ibid., p. 214. 17 Voir Sergio Sacchi, Études sur les Illuminations de Rimbaud, Paris, Presses de l’Université Paris‑Sorbonne, 2002, p. 27 et p. 102. 18 Voir Henri Béhar, André Breton, le grand indésirable, Paris, Calmann‑Lévy, 1990, p. 333. Notons que l’invention surréaliste du « jeu de Marseille » sur le modèle des tarots divinatoires survient immédiatement après, en janvier 1941. 19 Il s’agit des pièces no 1, 2, 3, 6, 8, 12, 14, 15, 16, 17, 23 et 26. 20 Tristan Tzara, Œuvres complètes, t. I, édition d’Henri Béhar, Paris, Flammarion, 1975. 21 Ajoutons, à la décharge d’Henri Béhar, que les éditeurs eux-mêmes ont beaucoup contribué à la confusion de l’œuvre, altérée par de multiples contrefaçons. Nous citerons d’après les Prophéties (Centuries I à VII) [Lyon, Antoine du Rhône, 1557], édition de Robert Benazra, Lyon, Michel Chomarat éditions, 1993 ; et d’après Les Prophéties de M. Michel Nostradamus, Centuries VIII, IX, X [Lyon, Pierre Rigaud, c. 1600], fac‑similé de l’exemplaire de Lyon BM (Chomarat 6457). Pour la chronologie des éditions, voir l’excellent Répertoire chronologique nostradamique (1545-1989) par Robert Benazra, Paris, Guy Tredaniel, 1990. 22 On cite Nostradamus d’après les éditions mentionnées supra, et Tzara d’après Dada est Tatou. Tout est Dada, Paris, Flammarion, 1996 (ici p. 73), en retenant les passages transcrits d’après l’hypotexte. C’est toujours nous qui soulignons. 23 « le vent contraire lettres au chemin prinses » (Centurie I, 7, 2). 24 Pour Tzara, voir Dada est Tatou. Tout est Dada, p. 44. 25 Les Prophéties de Michel de Nostredame, plus connues sous le titre de Centuries, se composent de 300 quatrains décasyllabiques en 1555, nombre porté à 639 en 1557, puis à 942 en 1566, à la mort de l’auteur. Elles sont « augmentées » de sixains, œuvre de continuateurs qui usent généralement du même procédé scriptural. 26 Voir Nostradamus, Les Premières Centuries ou Prophéties [édition de 1555], édition de Pierre Brind’amour, Genève, Droz, 1996. 27 Le sultan vaincu fut mis dans une cage et y mourut, mais il ne fut pas aveuglé. 28 Voir Georges Dumézil, Le Moyne noir en gris dedans Varennes. Sotie nostradamique, Paris, Gallimard, 1984. 29 La Guide de Charles Estienne étant constituée d’itinéraires partant de Paris et se dirigeant vers les frontières françaises, la mention de Varennes, insérée dans le réseau topographique des Centuries, s’explique d’elle‑même, même si, dans le répertoire d’Estienne, le toponyme en question n’est pas la ville où se déroula l’arrestation de Louis XVI. Voir Chantal Liaroutzos, « Nostradamus, suivez la guide », in RHR, décembre 1986, p. 35‑40. 30 Voir Gilles Polizzi, « “Lac trasmemien portera témoignage” : de l’usage de l’histoire romaine dans les Centuries », in Michel Chomarat, Jean Dupèbe et Gilles Polizzi, Nostradamus ou le savoir transmis, Lyon, Michel Chomarat éditions, 1997, p. 45‑76. 31 Voir Gilles Polizzi, « “Au sanguinaire, le nombre raconté” : le thème millénariste dans les Centuries de Nostradamus », in André Tournon et Jean‑Raymond Fanlo (dir.), Formes du millénarisme en Europe à l’aube des temps modernes, Paris, Champion, 2000, p. 429‑453. 32 Georges Dumézil, Le Moyne noir en gris dedans Varennes. Sotie nostradamique, p. 129. 33 Dans Le Moyen de parvenir (1616), Béroalde de Verville mentionne l’interpolation des pages qu’il exploite à des fins narratives. 34 Voir notre citation en exergue, Centurie VI, 61. 35 Nostradamus, Interprétation des hiéroglyphes de Horapollo [c. 1545], édition de Pierre Rollet, Barcelone, Ramoun Berenguié, 1968, p. 165. Il s’agit du motif de « l’escriture DM » (Diis Manibus), repris dans la Centurie VIII, 66, 1 : « quand l’escriture DM sera trouvee ». Sa transposition « hiéroglyphique » dans l’édition française d’Horapollon (1543) est l’image d’une tête sans yeux flottant sur un paysage de ruines antiques. 36 Colard Mansion, De la Penitance Adam, édition de Sylviane Messerli, Paris, Champion, 2016. 37 Anonyme, Vita latina Adae et Evae, édition de Jean‑Pierre Petorelli, Turnhout, Brepols, 2012, p. 219. plan