vendredi 18 juin 2021

Jacques Halbronn Le travail de seconde main. Biographie sans bonne a...

jacques Halbronn comme dix-septiémiste Astrologie-Alchimie

Outre ses éditions consacrées à Jean Baptiste Morin (Ed Retz, 1975) et à Nicolas Bourdi (ed Trédaniel-La Grande Conjonction, 1993), on signalera des études de Jacques Halbronn traitant de l’astrologie au XVIIe siècle, parues au sein d’ouvrages collectifs entre 1980 et 2015 Halbronn J.. ... Recherches autour de l'édition française du Splendor Solis (1612) • in revue française d’Histoire du Livre, 2015 Halbronn (J.), ‘Pierre Gassendi et l’astrologie ju-diciaire: approche bibliogra-phique’, Quadricentenaire de la Naissance de Pierre Gasendi, 1592-1655. Annales de Haute-Provence 113 (1993), pp. 255–270. Jacques Halbronn, Questions autour du texte sur l'éclipse de 1654 attribué à Gassendi –in Gas-sendi et la modernité, dir Sylvie Taussig 2008 Halbronn (J.), ‘L’empire déchu ou l’astrologie au XVIIe siècle’, Politica Hermetica 11 (1997), pp. ?–?. Halbronn (J.), ‘Les résurgences du savoir astrolo-gique au sein des textes alchimiques dans la France du XVIIe siècle’, in Aspects de la tradition alchimique au XVIIe siècle. Actes du colloque interna-tional de l’Université de Reims-Champagne-Ardenne (Reims, 28 et 29 novembre 1996), ed. F. Greiner, Paris-Milano, 1998, pp. 193–205. Halbronn (J.), ‘L’astrologie sous Cromwell et Mazarin’, Politica Hermetica 17 (2003), pp. 70–94. Halbronn (J.), ‘The Importance of Comets for the Cause of Astrology: the Case of Pierre Bayle in the Years 1680-1705’, in Astrology and the Academy. Papers from the Inaugural Conference of the Sophia Centre, Bath Spa University College, 13-14 June 2003, eds N. Campion, P. Curry, M. York, Bristol, 2004, pp. 181–201. Halbronn J. Introduction bibliographique à l’étude de l’astrologie française de la fin du XVe siècle à la fin du XXe siècle. 1989, sur la plate-forme SCRIBD Halbronn compte rendu du livre d’Elisabeth La-brousse. L’entrée de Saturne en lion, Nijhoff 1974 in Revue d’Histoire des Sciences ; 1980 Halbronn Jacques H., Les variations d’impact des comètes en France. Etude bi-bliographique(fin XV e -fin XVIII E siècles) , in La Comète de Halley et l’influence sociale et politiquedes astres , Actes du Colloque tenu à Bayeux au Centre Guillaume Le Conqué-rant en Octobre 1986, Bayeux, Ville de Bayeux, 1991, pp. 53-10 Halbronn, J. Article sur Jean-Baptiste Morin, Cahiers Astrologiques, Nice, 1976 Halbronn J. The Astrologer Marquis, Astrological Review , Hiver 1974 (sur Nicolas Bourdin)

jacques halbronn Introduction bibliographie à l'étude de l'astrologie française de la fin du XVe siècle à la fin du XXe siècle

Introduction bibliographique à l'étude de l'Astrologie Française de la fin du XVe siècle à la fin du Xxe siècle . Mémoire proposé dans le cadre d'une thèse d'Etat, sous la direction de Jean Céard. 1987https://fr.scribd.com/document/511352265/Jacques-ALBRONN-Introduction-Bibliographique-a-l-etude-de-l-Astrologie-Fr par Jacques Halbronn Avant-propos Au début de notre période l'imprimerie accueille l'Astrologie comme elle le fait pour tant d'autres sujets médiévaux. L'Astrologie française, en tout état de cause,jouit en cette seconde partie du Xve siècle d'un statut qui date de plusieurs siècles : elle tient sa place au sein des disciplines enseignées à l'Université, dans le Quadrivium. Elle est lourde de toute une scolastique mais elle est servie par une langue qu'Oresme a affinée. C'est à la mise en question puis à la perte de ce statut que l'on assistera. Mais comment cette astrologie de langue française se comportera -t-elle dans le concert européen, quelles influences s'exerceront sur elle et quelles astrologies lui seront redevables ? Combien de temps lui faudra-t-il pour s'émanciper du latin ? Nous avons voulu d'abord- d'où le titre de ce mémoire-reconstituer le tissu astrologique français des 500 dernières années. Annonce du plan. Pour ce faire, nous avons constitué trois corpus. Première Partie Les textes recensés Nous distinguerons un corpus « externe » constitué de titres de livres, de chapitres et un corpus 'interne », constitué d'extraits qui nous ont semble significatifs d'un certain état d'esprit à l'égard de l'astrologie Ce premier corpus est, évidemment, extrait de la masse de la production écrite qu'il convenait de parcourir pour cerner dans quelle mesure elle traitait, peu ou prou, la question astrologique. Il n'était en effet pas question de se contenter de compulser catalogues et bibliographies ; il convenait de prendre connaissance de la plupart des textes de façon à saisir certaines similitudes, certaines influences que des intitulés différents pouvaient ne pas laisser supposer .Ce travail n'avait pas été accompli ni pour l'astrologie française ni pour une autre astrologie. Ce premier corpus posait un certain nombre de problémes de datation et d'attribution(paternité non identifiée ou influence non reconue) Nous avons voulu déterminer les facteurs externes, c'est à dire ne dépendant pas directement d'un processus interne à l'astrologie, agissant sur le développement de l'astrologie au cours des cinq derniers siècles en faisant apparaître un certain nombre de problématiques permanentes. I Les échanges avec d'autres cultures dont bénéficie l'astrologie II Les lieux et les agents de production III Les stimuli astronomiques IV Les stimuli politiques. Deuxième Partie L'astrologie au combat A partir d'un choix de passages significatifs , nous avons voulu montrer comment l'astrologie se nourrissait de son passé, jamais vraiment considéré comme obsoléte, comment elle s'en servait,comment elle savait récupérer et vivre avec les objections qui lui étaient apportées. De fait , l'astrologie apparaît le plus souvent sur la défensive, est vécue comme un savoir contesté tout au long des cinq siècles , cherchant à se justifier Troisième Partie Anthologie Notre troisième corpus comprendra un ensemble de textes dont nous fournirons des extraits assez substantiels. Il importe, en effet, que notre recherche puisse être appréhenée directement. Nous renverrons à l'édition de 1866 qui comporte les trois textes de notre corpus à laquelle nous adjoindrons un certain nombre d'autres textes, notamment des extraits des Prophéties de Du Pavillon, des Prophéties de Joseph le Juste, du Mirabilis Lib Quatrième Partie Conclusion : l'approche décennique On s'est demandé si notre corpus faisait ou non apparaître dans sa globalité un certain nombre de phases. C'est ainsi que nous avons cru pouvoir dégager un certain nombre de décennies clef, ce qui permettait d'embrasser l'ensemble de nos analyses précédentes. Il importe que chaque texte relatif à l'astrologie soit resitué dans une dynamique historique. Car la recherche en astrologie doit s'appuyer sur une description des contextes successifs et non sur des études anecdotiques et ponctuelles.

lundi 14 juin 2021

Jacques Halbronn Le risque d'anachronisme des publications savantes. L...

L'inversion de la controverse et l'Entre soi apologétique autour des Centuries « nostradamiqu

Jacques Halbronn Bilan de son activité dans le champ de la bibliographie astrologique et prophétique depuis 1986

Bilan de son activité dans le champ de la bibliographie astrologique et prophétique, depuis 1986. oar Jacques Halbronn Dans les Actes du Colloque en Histoire de l'Astrologie (L'Astrologie en Terre de France, en ligne sur SCRIBD) que nous avions organisé il y a 30 ans, dans la crypte de l'Eglise Sainte Anne de la Butte aux Cailles -75013 Paris – en 1987, nous avions organisé un Colloque sur la Lune, au Couvent dominicain Saint Jacques – nous avions consacré notre communication à dresser une Bibliographie de la littérature anti-astrologique français d'Oresme à Voltaire. En1986, nous avions, lors d'un Colloque à Bayeux, (La Cométe de Halley et l'influence sociale et politique des astres,) dressé une bibliographie sur les comètes (Les variations d'impact des comètes en France. Etude bibliographique fin Xve -fin XVIIIe siècles). En 2007, notre post doctorat portait sur le dominicain Jean de Réchac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle (EPHE Histoire du Cathlocisme) A cette occasion, nous avions rédigé un mémoire sous la direction de Louis Le Chatelier : » Le recours du clergé catholique français à l'anonymat dans le débat autoir de l'astrologie ( 1618-1710). En 1987, nous avions rédigé dans le cadre de la préparation de notre thèse d'Etat, qui ne sera soutenue qu'en 1999 mais, entre temps, sur un autre sujet Le texte prophétique en France Formation et fortune) sous la direction de Jean Céard, un mémoire intitulé Introduction bibliographique à l'étude de l'Astrologie Française, le dit mémoire sera mentionné fautivement (Paris XII devient Paris IX, 1987 devient 1989) dans sa bibliographie par Hervé Drévillon dans sa thèse de doctorat (1994 EHESS) : Lire et écrire l'avenir . Astrologie, prophéties et prédictions dans la France du XVIIe siècle. Cette « Introduction » était annoncée dans une étude accessible uniquement en anglais .(p  217) in The revealing process of translation and criticism in the History of Astrology, Astrology, Science and Sociery ; dir . P. Curry, 1987) Enfin, nous sommes l'auteur du CATAF, le Catalogue alphabétique des textes astrologiques français (cf site du CURA)  Nous avons notamment mis en évidence le rôle des membres de la Compagnie de Jésus, notamment à propos du Père Jean François dont le Traité de 1660 reparaitra sous le nom de R. Decartes (cf l'article de G. Bachelard). Mais d'autres Jésuites français avaient retenu notre attention comme le Père Nicolas Caussin Lettre à une personne illustre sur la curiosité des horoscopes-1649 et le Père Jacques de Billy ( Le tombeau de l'Astrologie Judiciaire)1657) Nous signalions aussi la participation au débat autour de l'Eclipse de 1654 de François d'Aix alias Théophraste Orthodoxe (cf le travail d'Elisabeth Labrousse, La Haye, Nijhoff, 1974, cf Nos Questions autour du texte sur l'Eclipse de 1654 attribué à Gassendi, in Gassendi et la modernité, Dir Sylvie Taussig, Brepols, 2008) Entretiens curieux sur l'eclipse solaire du 12. Aoust 1654. Mais nous n'avions pas alors réalisé quelle était la véritable identité de ce François d'Aix qui écrivait sous ce pseudonyme dont on nous disait qu'il était Jésuite. (cf Bibliographie de la Compagnie de Jésus de Sommervogel, tome I p. 100). D'aucuns avaient précisé que ce François d'Aix appartenait à la famille de la Chaize mais l'on nous avertissait qu'il ne fallait pas confondre ce personnage avec le Père Lachaise, confesseur de Louis XIV, dont le nom a été immortalisé par le cimetière qui porte son nom, diversement orthographié. François d'Aix de La Chaize Chez Guillaume Barbier Imprimeur ordinaire du Roy, en la place de Confort, 1654 -   Or, nous pensons que c'est bel et bien le futur confesseur qui à 30 ans avait produit sous le pseudonyme de Théophraste Orthodoxe le pamphlet en question. On nous signale qu'un oncle de François d'Aix portant le même nom se serait caché sous le pseudonyme en question. Certes, on apprend que 'La grand-mère, née Coton, avait un frère jésuite, grand-oncle de notre François, qui était devenu le confesseur du bon roi Henri IV puis de son fils Louis XIII » Mais cet oncle- certes Jésuite- ne portait nullement le nom de La Chèze. « L’abbé Pierre Coton est né à Néronde en 1564. Il fait ses études à Paris, à l’âge de 25 ans il rentre chez les Jésuites «  En tout état de cause, il ne pouvait pas publier le texte de 1654 . à 90 ans. Or, dans certaines notices introduisant l'ouvrage en question on peut lire : « Entretiens curieux sur l'eclipse solaire du 12. Aoust 1654. Par Theophraste Orthodoxe (i. e. François d'Aix de La Chaize, l'oncle(sic) » Que vient faire ici cet « oncle » qui serait un autre François d'Aix de La Chaize ? Nous pensons que l'auteur de ces Entretiens n'est autre que le futur confesseur de Louis XIV. Certes, il eut un (grand) oncle qui occupa ce poste par le passé auprès d'Henri iV puis de Louis XIII. Le travail du bibliographe, tel que nous l'entendons englobe la question de la paternité des textes tout comme celle de leur datation puisque sur ces deux points, il peut y avoir débat. C'est ainsi que nous avons pu confirmé que Jean Giffré de Réchac était bien l'auteur de l'Eclaircissement des véritables quatrains de Nostradamus (1656), ouvrage souvent attribué à un certaine Etienne Jaubert tout comme nous avons pu montrer, ce qui avait échappé à Bachelard ( en 1937) que le traité paru sous le nom de Descartes était en réalité une réédition du Traité du Jésuite Jean François.(cf Jacques Halbronn, Gaston Bachelard et les Véritables Connoissances des Influences Célestes et sublunaires de R. Decartes  (site du CURA) Le XVIIe siècle vit nombre d'auteurs prendre la peine d'écrire sur l'Astrologie de façon critique, ce qui témoignait de l'impact que celle-ci exerçait à l'époque. Le déclin de l'astrologie est marqué par l'absence des attaques. En ce qui concerne notre œuvre de bibliographe, nous avons conscience qu'elle aura pu être d'une aide précieuse pour divers chercheurs qui n'auront pas eu à accomplir le travail en amont mais se seront contentés de « compléter » en aval. 12 05 21 pensik

samedi 12 juin 2021

Jacques Halbronn Le couple Jupiter Saturne, d'André Barbault à Denis Labouré

Le couple Jupiter Saturne, d’André Barbault à Denis Labouré Par Jacques Halbronn L’histoire de la dialectique Jupiter-Saturne est au cœur de notre approche de la pensée astrologique. Nous avons voulu ici aborder cette question par le biais d’ observations autour de deux ouvrages, Jupiter & Saturne, un collectif sous la direction d’André Barbault ( Ed du CIA, 1951, réédition 1980 avec une nouvelle présentation par André Barbault, Editions Traditionnelles) et Astrologie & Religion au Moyen Age de Denis Labouré Suivi de la traduction en langue française par le Dr Giuseppe Nastri de la Concordantia astronomie cum hystorica narratione du cardinal Pierre d’Ailly, Domuni Press 2019) I Jupiter & Saturne La page de couverture présente deux visages, l’un dilaté (de Jupiter), l’autre contracté (de Saturne), ce qui résume bien l’orientation général de ce collectif Guy Fradin avertit « La découverte d’Uranus et Neptune, celle de Pluton, ont fait perdre aux conjonctions de Jupiter et de Saturne leur ancienne prépondérance (p. 39) Maurice Lunzinger, à qui l’on doit les dessins,note » C’est l’étude sur l’opposition des deux types Jupiter et Saturne qui a amené le Dr Louis Corman à édifier tout son système de morpho-psychologie. C’est ainsi qu’il déclare dans son Manuel de Morpho-psychologie (1948) » L’opposition de Jupiter et de Saturne (..) Par exemple, la bonne humeur habituelle, la bienveillance, l’esprit de société, le sens pratique, l’attachement aux choses du monde s’expliquent aisément chez le Dilaté Jupiter par son excellente adaptation au milieu. Inversement, l’humeur inquiète , la misanthropie, l’indépendance, le goût des spéculations théoriques se rattachaient chez le Rétracté Saturne aux difficultés d’adaptation » Jean Carteret Mythologie : « L’histoire de ce dieu est qu’il n’a pas été avalé par son père (…) Le Jupiter mythologique déborde singulièrement le Jupiter astrologique » (p. 54) Brahy : Les tendances sociales « Dans le jeu des influences planétaires, Jupiter et Saturne forment ce que l’on peut appeler « un couple » de forces inversement polarisées ou encore les deux pôles d’expression d’une même force. Il n’y qu’à considérer les hiéroglyphes (sic) de ces deux planètes pour s’en rendre compte » (pp. 181 et seq) Notre commentaire : il nous semble que les propos ici tenus en 1950 se fondent sur une représentation faussée du processus social. On voudrait croire que la vie en société est épanouissante alors que l’individu isolé serait en souffrance. Or, nous pensons que rien n’est plus contraignant que l’intégration sociale que l’on nous présente comme une « adaptation » mais à quel prix ? L’on sait d’ailleurs à quel point les exigences d’intégration, d’assimilation font désormais probléme. La « socialisation » passe par l’apprentissage d’une langue, d’une, d’une discipline ; d’une culture commune, le terme assimilation renvoyant à la similitude, au conformisme. Cela ne signifie pas que les gens ne soient « heureux » de leur sort… C’est pourquoi, nous pensons que Saturne est lié au processus de socialisation en ce qu’il a de plus pesant. A l’inverse, nous pensons que le chercheur, le créateur, dans leur « tour d’ivoire » sont bien plus libres que l’homme moyen, prisonnier de toutes sortes de conventions, de préjugés dont, éventuellement, l’homme « libre » saura le libérer en lui ouvrant sa cage. Autrement dit, la survalorisation de l’adaptation conduit à une inversion : l’assimilation est saturnienne avec ce qu’elle peut avoir de tatillon, de mesquin mais c’est bien le Saturnien qui est « sociable » si l’on ne prend pas cette expression comme une valeur d’épanouissement du moi. Celui qui a un Moi puissant n’est pas « sociable », il faut une certaine faiblesse de caractère pour l’être ! L’on assiste donc ici à une certaine projection idéologique sur l’astrologie dont il faut absolument s’émanciper et purger l’astrologie/ Les ouvrages comme Le Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley ou 1984 de Horwell nous dressent le portrait d’une société lobotomisée. On notera qu’en 1945, Barbault dans son Astrologie agricole (.) classe Saturne avec Uranus et Jupiter avec Neptune. Il est vrai que l’un des domiciles de Saturne, le Verseau a été attribué à Uranus et que l’un des domiciles de Jupiter , les Poissons, a été attribué à Neptune mais il reste que le couple Saturne-Neptune et le couple Jupiter Uranus sont plus pertinents ! Cela dit, il nous semble bien que le binome Uranus Neptune élaboré par les astrologues au milieu du XIXe siècle, à la suite des découvertes de 1781 et 1846 doive avant tout être considéré comme une projection des valeurs Jupiter-Saturne, à partir de l’Inconscient Collectif. Il ne faudrait donc pas considérer les significations comme visant les « nouvelles planétes » mais au contraire comme l’émergence d’archétypes genérée par ces découvertes. D’ailleurs, on ne saisit pas le lien qui peut exister entre le dieu Ouranos et ce qui est dit par les astrologues sur cette planéte. En fait, Uranus est associé à l’époque avec l’idée de révolution à commencer celle de 1789 alors que Neptune correspondrait au phénoméne communiste qui prend forme au moment de la découverte de cette planéte. Or, il y a bien là une polarité : Jupiter, pour nous, est une énergie de transformation dans le temps alors que Saturnne s’inscrit dans une spatialité, dans une uniformité sociale. Et selon nous, cette dualité résume bien la combinatoire des enjeux dont traite l’Astrologie. II La conjonction Jupiter-Saturne en astrologie mondiale Il est question du De magnis coniunctionibus d’Albumasar (pp. 117 et seq) – les « grandes conjonctions » Labouré en rappelle les régles bien connues ; « Les conjonctions de Jupiter avec Saturne se produisent tous les 20 ans mais elles se produisent pendant deux siècles dans les signes de même élément « ‘(p. 136) Ce qui donne un cycle global de 960 ans (4×240 ans) Le changement de « triplicité » (cf les 4 Eléments) désigne une conjonction majeure, tous les 240 ans. A propos de la « fortune » des spéculations de Pierre d’Ailly en rapport avec la venue de l’Antéchrist – Bulletin de la Société Historique de Compiégne, 1993 (Colloque européen 16-17 mai 1992 de Pierre d’Ailly à Christophe Colomb) « Pierre d’Ailly et l’Antéchrist » (pp. 49-78)/ En 1994, Laura Ackerman Smoller fit paraitre à l’Université de Princeton « History, prophecy and the stars. The Christian Astrology of Pierre d’Ailly 1350-1420 » Notre étude ignorée de Labouré, précéde donc celle de Smoller. En 1998, signalons notre communication « Accomplissement des prophéties / Pierre DuMoulin » in Colloque Formes du millénarisme en Europe à l’aube des temps modernes. Année: 2001, Pages: 233-245, on ne peut s’empêcher de décéler une influence « alliacienne » dans la refonte centurique de l’Epître contrefaite de Nostradamus à Henri II, datée de 1558 (et qui se calque sur celle de 1556), vraisemblablement parue, en fait, dans le cours de la décennie 1590. On y trouve la « persécution de l’Eglise » et l’année 1789 rendue comme 1792. Antoine Couillard en 1556 ironisera sur cette date avancée de 1789 reprise en 1550 par Richard Roussat dans son Livre de l’Estat et Mutation des temps. Signalons aussi que Nostradamus s’était bel et bien intéressé à l’arrivée de l’Antéchrist dans son Epitre au Pape Pie IV dans ses publications pour 1562 (cf la réédition au début du XXe siècle bet notre article en 1991 dans la revue Réforme Humanisme Renaissance) ce qui ressort de l’un de ses quatrains autour de « Macelin » (déformation de Marcellin), naissance qu’il situait autour de 1566-67, ce qui correspondra surtout à la date de sa propre mort. Autrement dit, les contre façons de la production de Nostradamus reprennent toujours peu ou prou des textes authentiques. On regrettera que cette Epitre au pape ait été éclipsée au moins nominalement par celles à César et à Henri II . A la même époque où paraissait la mouture contrefaite de la première épitre à Henri II (cf Prophética aleph Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Ed Ramkat 2002) le juriste angevin Jean Bodin reprendra le terme « mutation » dans les Livres de sa République en rapport avec les conjonctions Jupiter-Saturne. Bodin polémiquera avec Auger Ferrier sur ce sujet (cf notre DEA 1981 Lille III, en ligne sur la plateforme SCRIBD) Il est clair que Pierre d’Ailly entendait au moyen de l’astrologie refondre la science historique. On sait que ces deux domaines seront in fine recalés, à la fin du XVIIe siècle, par l’Académie Royale des Science, ce qui ne se serait pas produit si la connexion avait vraiment pu être établie. ¨Parmi les précureurs de Pierre d’Ailly, signalons le Meguilat Hamegalé d’Abraham Bar Hiyya au XIIe siècle ( cf Le monde juif et l’astrologie, Milan, Arché 1985) Pour notre part nous avions émise l’hypothèse selon laquelle Pierre d’Ailly, en 1414, avait surtout voulu repousser les échéances prophétiques de son temps. Pour conclure sur la dualité Jupiter Saturne, il semble bien qu’elle doive occuper une place centrale pour l’astrologie du XXIe siècle (cf notre brochure l’Astrologie selon Saturne, 1994-1995) On notera que la théorie des grandes conjonctions n’aborde pas la signification spécifique de Jupiter d’une part et de Saturne de l’autre mais se fixe sur la combinatoire des deux. 11 06 21 JHB

Jacques Halbronn L'apport de Mireille Huchon à la recherche nostradamologique

L’apport de Mireille Huchon à la recherche nostradamologique Par Jacques Halbronn Début 2021 parut chez Gallimard , dans la collection Biographies, un ouvrage ambitieux, à savoir le « Nostradamus » de Mireille Huchon, spécialiste de Rabelais. Embrassant un grand nombre de publications, on se demandera si la montagne n’a pas accouché d’une souris. A la différence d’Hervé Drévillon et Jean-Paul Lagrange, auteurs en 2003 d’un précédent opus chez le même éditeur, Mireille Huchon nous offre une quantité de notes de bas de pages mais sans index des travaux de recherche sur le sujet et sans bibliographie si ce n’est une dizaine de titres dans une rubrique intitulé « Nostradamiens » (p. 349). On est donc condamné à dépouiller l’entrelacs des notes non pas placées en bas de page mais en vrac pp. 311- 349) Dans la quatriéme de couverture, on insiste sur le caractère ‘biographique » plutôt que « bibliographique » du travail entrepris. « à la faveur de documents récemment exhumés » (cf pp. 292 et seq). De quels documents s’agit-il du Recueil des Présages Prosaïques, édité en partie dès 1999 aux éditions du Seuil par Bernard Chevignard et de la correspondance, éditée par Jean Dupèbe (Lettres inédites, (Travaux d'Humanisme et de Renaissance, n° CXCVI). Genève, Librairie Droz, 1983), donc des éléments connus déjà depuis un certain temps, vingt ans et quarante ans environ respectivement. Mais peut-on séparer biographie et bibliographie dans le cas de Nostradamus ? Un tel exercice apparait vite comme acrobatique. Cela contraint l’auteur à admettre d’office que le domaine bibliographique ne fait plus problème, surtout depuis les publications de Chomarat, Benazra et Brind’amour – entre 1989 et 1993- âge d’or en quelque sorte de la recherche en ce domaine -et qu’il est enfin temps de passer au stade biographique. Exemple :’ De son vivant, ses livres de prophéties n’avaient pas remporté un succès comparable à celui de ses productions annuelles » (p. 263) Dont acte. L’affaire est entendue. Le lecteur est fixé : Nostradamus a bien publié « de son vivant » ses « prophéties ». On nous explique qu’en « 1588, 1589 et 1590 les éditions des Prophéties de Nostradamus (…) sont publiées sans les trois dernières centuries »(p.272) Mireille Huchon se contente donc de constater qu’aucune « réédition » à 10 centuries n’aurait eu lieu entre 1568 et 1590 sans se demander si l’édition de 1568 a jamais existé, ce qui permettrait de comprendre pourquoi il n’en fut pas question dans les années citées. On voit là à quel point la biographie est tributaire de la bibliographie puisque la biographie est contrainte de conférer une réalité existentielle à toute la chronologie des œuvres, ce qui est là franchir un seuil redoutable ! Mireille Huchon ne peut éviter l’ecueil bibliographique quand elle évoque «  l’existence d’une édition en 155_ aujourd’hui perdue »(p 264) Quant à l’argument selon lequel certains quatrains traitent de telle époque du vivant de Nostradamus, c’est bien léger. Ce qui est plus grave, c’est quand certains quatrains traitent de la période de la Ligue (cf notre communication in Prophétes et Prophéties 1997) mais on peut alors mettre cela sur le compte de la vertu prophétique !D’ailleurs, Mireille Huchon s’interroge : » Préscience réelle s’il existe bien une édition publiée en 1558, ou prescience forgée par quelque faussaire qui a pu vouloir, après coup, donner l’illusion de la capacité de prophétie de Nostradamus » (pp 264-265) Mireille Huchon est tout à fait avertie de l’usage de la Guide des Chemins de France (1552) et elle ne s’étonne pas plus que cela que Nostradamus se soit amusé à compiler cet ouvrage truffé de noms de lieux.(pp. 265 et seq) tout comme elle ne s’étonne pas que ‘Nostradamus se (soit) fait chroniqueur de la royauté française ». Il ne lui vient pas à l’esprit que de tels procédés seraient précisément ceux de tacherons payés par des libraires faussaires pour faire du quatrain à la chaîne ! Mais revenons sur le propos de Mireille Huchon (p. 266) à propos des quatrains géographiques (signalés par Chantal Liaroutzos) Elle mentionne la « correction « de Chastres en Chartres sans se demander ce que vient faire Chartres dans ce quatrain ; Or, la « correction » n’est nullement innocente, elle fait référence, selon nous, à l’annonce du couronnement d’un Henri IV, converti, dans la cathédrale de Chartres au lieu et place de celle de Reims qui lui est inaccessible dans les années 1593-94, ce qui, dans ce cas, permettrait de dater le quatrain pour ce moment qui fait suite à la fameuse formule «  Paris vaut bien une messe ».Il semble donc que Mireille Huchon ait pu croire que la forme « Chastres » était une erreur de la Guide des Chemins de France que l'on aurait corrigée dans le quatrain en question, alors que Chastres était tout à fait correct et n'a été changé en Chartres que pour les besoins de la cause ! Chastres alias Arpajon correspond bien géographiquement aux autres communes citées, ce qui n'est pas vraiment le cas de Chartres ! Mais venons-en à l’usage que tire Mireille Huchon du Recueil des Présages Prosaïques qui devait lui permettre, selon ses dires, de faire avancer le shmiblic. Elle nous parle d’extraits alors qu’il s’agit carrément de la reproduction intégrale de publications annuelles comme l’exposait Bernard Chevignard, en 1999, selon nos conseils. Mireille Huchon s’est probablement arrétée, par mégarde, dans ses notes en ce qu’en disait Pierre Brind’amour (décédé en 1995) en 1993 (Nostradamus astrophile) qui ne disposait pas d’assez d’exemplaires des imprimés de l’époque pour porter un jugement tout à fait pertinent. En fait, l’intérêt du dit Recueil, comme nous l’avons montré, est de nous permettre de retracer la genése de la préface à César dont Antoine Couillard se -fait l’écho en 1556 dans ses Prophéties sur lesquelles elle s’étend quelque peu (pp ; 166 et seq). Au premier abord, un tel témoignage semble attester de la parution de l’édition 1555 de Macé Bonhomme, qui s’ouvre par la dite Préface. Mais, justement il convenait de comparer le texte de Couillard avec la production de Nostradamus à ce moment -là, ce que permet justement le dit Recueil des Présages Prosaïques. L’on observe alors que certains passages des Prophéties de Couillard reprennent des éléments de la production de Nostradamus d’alors alors qu’on ne les retrouve pas dans la Préface à César en tête de la dite édition 1555. Inversement, à la lecture de la correspondance éditée par Dupébe, il n’est nullement question des Centuries mais –selon le texte latin d’une des lettres, d’ »éphémérides », c’est-à-dire d’almanachs –Dupébe ayant mal rendu ce passage (cf notre post doctorat Le dominicain Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamique. EPHE 2007) dont il ne semble pas que Mireille Huchon ait pris connaissance 12 ans plus tard. Quant à Ronsard (cf pp. 213 et seq), dans son Elégie (dont Hervé Drévillon et J. P. Lagrange avaient traité avec une certaine désinvolture en 2003 dans son Nostradamus. L’éternel retour, chez le même éditeur, il n’attribue nullement la mort du Roi à une prophétie de Nostradamus –il s’agit d’une cométe qui avait laissé pressentir un drame notamment chez Junctin de Florence (cf Isabelle Pantin sur cette question, p. 477). Ronsard fait référence explicitement aux prédictions annuelles qui ont fait sa réputation et rappelons que ses almanachs comportaient des quatrains tirés de ses textes en prose – et dont il ne fut probablement même pas l’auteur- lesquels inspirèrent les faussaires dans leur projet « centurique ». . JHB 11.05. 21

mercredi 9 juin 2021

Jacques Halbronn La dialectique émisssion -réception. De l'héritage au mimétisme. Les moeurs des chercheurs

Jacques Halbronn La dialectique émission/réception. De l’héritage au mimétisme. Les moeurs des chercheurs Posté par nofim le 9 juin 2021 Par Jacques Halbronn Il est plus facile d’émettre que de recevoir. Celui-ci pourra s’exprimer en telle langue et ne comprendra qu’à moitié ce qu’on lui dira dans la dite langue, soit parce que son vocabulaire est limité, soit parce qu’il est troublé par le passage de l’écrit à l’oral, du fait de codes de prononciation qu’il ignore. On le comprend mais lui ne comprend pas tout, même s’il nie la chose.. Celui-ci dira des choses qui ne sont pas de lui d’où la formule : ce que vous dites d’intéressant n’est pas de vous et ce qui est de vous n’est pas intéressant. Nous mettons en garde contre les fausses causalité : le récepteur a fort bien pu instrumentaliser l’émetteur en s’alignant sur lui alors même que le dit émetteur n’avait ni la conscience, ni la volonté d’influer sur lui. Lorsqu’un auteur puise dans un ouvrage des éléments de son propre travail, peut-on encore parler d’une dialectique émission/réception ? L’historien des textes est évidemment confronté à de telles situations quand il s’agit d’apprécier équitablement l’apport d’un certain travail et cela vaut sur le plan artistique, de la musique au cinéma en passant par la peinture. Il ne suffira pas d’aimer telle œuvre mais de s’interroger sur ce qui l’aura marquée de façon à ne pas lui attribuer une originalité qui ne lui correspond pas. Le résultat final ne saurait en aucune façon épuiser le débat car cela fausse les perspectives. Rendons à César ce qui est à César. Or, force est de constater qu’une telle déontologie est hors de portée de la plupart des « chercheurs » qui font l’impasse sur certaines informations disponibles, ce qui est rendu bien plus aisé avec les moteurs de recherche qu’il y a encore une vingtaine d’années. L’ exigence d’exhaustivité est la règle. Autrement dit, on demande à ce qu’un auteur non seulement cite correctement ses sources mais encore mentionne systématiquement à ses lecteurs les travaux qui ont précédé les siens, ce dont il devra absolument s’en enquérir. Il devra le faire de façon transparente, en ne se contentant pas de citer des textes en vrac dans une « bibliographie » mais en signalant, le moment venu, les recoupements et les pistes à suivre au moyen de notes en bas de page. On peut également étudier en aval l’impact d’une œuvre, d’autant qu’il arrive que certaines sources ne finissent par émerger que tardivement. Ainsi, tel auteur a pu s’inspirer d’un manuscrit inédit lequel finira par paraitre , ce qui risque de fausser la chronologie. Afin d’illustrer notre propos, nous reprendrons le cas d’une thèse de doctorat, soutenue fin 1993 d’Hervé Drévillon et qui sera publiée en 1996 chez Chamvallon. Nous comparerons notamment le texte de la thèse et celui de l’imprimé, trois ans plus tard en ce qui nous concerne plus ou moins directement puisqu’il s’agit en l’occurrence de la façon dont Dréville se référe à nos propres publications ou mémoires. Titre de la thèse (EHESS 1993) Titre de l’imprimé (1996) On commencera par le remaniement de la bibliographie. Lors de la soutenance, fin 1993, Drévillon ne semble pas avoir pris encore connaissance de deux publications parue au printemps de cette même année, aux éditions Guy Trédaniel-La Grande Conjonction alors qu’en 1996, il les signalera dans sa bibliographie. Etrangement, des éléments figurant dans la bibliographie de la thèse auront disparu dans l’imprimé trois ans plus tard. On pense notamment à notre « Introduction Bibliographique à l’étude de l’Astrologie ????», qu’il mentionne comme datant de 1989 en tant que mémoire universitaire d’une bonne centaine de page qui lui avait été communiqué sans que nous sachions exactement dans quelles circonstances. En tout état de cause, Drévillon ne prend pas la peine de signaler, ne serait-ce qu’en note de bas de page, l’usage qu’il en aura fait et donc de quelle façon cela l’aura aidé. Mais comme on l’a dit, cette mention de notre Introduction Bibliographique ne figurera plus en 1993. En revanche, d’autres de nos travaux s’y trouveront, à savoir les deux éditions signalées parues en 1993 et le Catalogue de l’exposition « Astrologie et Prophétie » que nous organisâmes au tout début de l’année 1994. La question qui se pose est la suivante ; quelle est la différence entre la thèse et l’imprimé et est-ce que cela tient – et jusqu’à quel point- à la prise de connaissance de ces trois publications ? D’emblée, un point est saillant lors de la confrontation entre les deux corpus bibliographiques. Tout en tête de sa bibliographie de 1996, Drévillon mentionne comme seules sources manuscrites des recueils de l’Académie Royale des Sciences dont il ignorait totalement l’existence au vu de sa thèse de 1993. Or, ces références sont directement liées à la prise de connaissance de notre ouvrage consacré au reprint du Commentaire du Centiloque de Nicolas Bourdin en la postface que nous lui avions adjointe. A aucun moment, Drévillon ne signale ce qu’il nous doit, si ce n’est très vaguement en mentionnant dans sa bibliographie le dit ouvrage. Est-ce à dire que dans son esprit, il va de soi que ce qu’il présente dans sa thèse serait repris des travaux qu’il aura pris la peine de signaler en vrac ? Est-ce que le jury de thèse aura fait la part des choses pour lui accorder son titre et sa mention ? A propos de Nicolas Bourdin, traducteur de Ptolémée, on note une absence étonnante, dans la thèse tout comme dans l’imprimé, c’est celle de notre édition des Remarques Astrologiques de Jean-Baptiste Morin sur le dit Commentaire de Bourdin (Ed. Retz, 1975) Or, il est évident qu’en 1993 nous avions mentionné notre édition de 1975. Eh bien en 1996, Drévillon ne jugera pas utile de réparer cette lacune d’autant plus criante qu’il va s’attarder et sur le cas de Morin de Villefranche et sur celui du Marquis de Villennes alias Nicolas Bourdin, dont nous traitions comme il se doit dans notre Introduction à notre réédition de 1975 ! Passons au dossier Eustache Lenoble qui apporte un nouvel éclairage à la production astrologique du dernier tiers du XVIIe siècle et dont par ailleurs, en puisant dans les ressources de la Bibliotheca Astrologica dont nous sommes le directeur, Patrice Guinard avait traité dès 1987 (dans la revue Astralis, Lyon) Or, Lenoble est absent de la thèse mais fort présent dans l’imprimé. En effet, l’autre ouvrage paru en 1993 consacré à l’Astrologie du Livre de Toth, accorde une place considérable à cet auteur qui publie son Uranie à la fin du siècle. Mais revenons à ce propos aux documents de l’Académie des Sciences dont nous traitions dans l’ouvrage consacré à Bourdin. Dans notre postface, citée par Drévillon, mais seulement dans sa partie bibliographique (il ne donne pas d’index) nous montrions que lors de la dite Académie,fondée par Colbert en 1666, l’on aura pu dans ses premières décennies faire des communications liée à l’astrologie et nous y donnions l’exemple d’un certain Graindorge. Autrement dit, on aura compris qu’entre 1993 et 1996, Drévillon aura eu l’occasion- grâce à nous – de réviser complétement son propos sur la situation de l’astrologie à la fin de ce siècle qui fait l’objet de son travail. On note aussi que Drévillon a enrichi entre 1993 et 1996 sa bibliographie en ce qui concerne Pierre Bayle en y mentionnant non seulement les Pensées sur la Cométe mais les « Continuations » aux dites Pensées, ouvrage témoignant de l’activité astrologique à la fin du dit siècle. Or, nous avions en 1993 montré que Bayle s’était intéressé à Lenoble, ce qui nous avait d’ailleurs mis sur la piste du dit Lenoble/ Nous aborderons pour finir les questions relatives au volet proprement lié à l’histoire du prophétisme dans ce qu’il faut bien appeler la « compilation » d’Hervé Drévillon dont le titre de la thèse couvre un champ fort large association Astrologie et Prophétie, ce qui est, on l’a vu, le titre de notre exposition et de notre catalogue à la Bibliothèque Nationale de 1994. Signalons aussi notre article Astrologie dans l’Encyclopaedia Universalis (1994) Il se trouve que Drévillon aborde dans sa thèse de 1993 des sujets dont nous traitons dans notre Introduction Bibliographique, qu’il cite dans sa bibliographie, en ce qui concerne la fortune du Mirabilis Liber et du personnage de Sainte Brigitte, ce qui sera développé dans notre thèse d’Etat, Le texte prophétique en France soutenue en 1999, donc après la parution de l’ouvrage de Drévillon en 1996 chez Champvallon. (cf notre étude plus tardive dans la Revue Française d’Histoire du Livre sur Lichtenberger) Faut-il aussi rappeler que Drévillon cite les Actes du Colloque de Londres de 1984 tenu au Warburg Institute- et dont nous avions été l’instigateur- que Patrick Curry publiera en 1987 sous le titre Astrology, Science and Society, avec une étude de notre part « The revealing ?????) Autrement dit, quand nous parcourons les deux documents produits par Drévillon, nous avons nettement et de façon récurrente une impression de déjà -vu tant et si bien que nous éprouvons un sentiment de paternité à leur égard. Signalons notre étude(L’inversion de la controverse et l’Entre soi apologétique autour des Centuries « nostradamiques ») sur le Nostradamus que Drévillon a produite en 2003 avec Jean-Pierre Lagrange, chez Gallimard, Cette fois, bien que Drévillon mentionne nos travaux de 2002 « Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus (Prophetica Judaica, Ed. Ramkat)- mais pas notre thèse d’Etat de 1999 ( Le texte prophétique en France, Presses Universitaires du Septentrion) dans sa bibliographie en insistant toute fois sur le fait que les positions qui y sont défendues sont « controversées », on ne peut dire qu’il en aura tenu compte dans le corps de sa publication comme co-auteur, ce qui d’ailleurs aura considérablement hypothéqué, à ses dépens, la valeur scientifique de celle-ci. Pour la petite histoire, on notera que Jean Céard aura dirigé notre thèse d’Etat depuis 1985 et qu’il sera dans le jury de thèse de Drévillon et que le même Drévillon sera dans notre jury de thèse pour la soutenance de notre post Doctorat, en 2007, à l’EPHE Ve Section, « Le dominicain Jean Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle), soit 4 ans après la parution de son Nostradamus, l’Eternel Retour, qui remettait évidemment en question son propre travail, consacré non plus au XVIIe mais au XVIe siècle. A ce propos, nous avons consacré dans « L’inversion de la controverse et l’Entre soi apologétique autour des Centuries « nostradamiques » la partie centrale de notre étude à la critique du Nostradamus de Drévillon et Lagrange, notamment dans leur interprétation biaisée de l’Elégie de Ronsard à Guillaume des Autelz et au caractère très improbable de la chronologie proposée des premières éditions des Centuries. Pour terminer le présent travail consacré aux influences et aux emprunts, venons-en brièvement à la récente parution par Denis Labouré de ‘Astrologie & Religion au Moyen Age ». (Domuni Press 2019), ouvrage largement consacré à Pierre d’Ailly. Nous avions déjà étudié par ailleurs les Origines de l’Astrologie, aux Ed. du Rocher, du même Labouré lequel avait publié en 1990 aux éditions ????un traité de Claude Dariot dont il avait pris connaissance à la Bibliotheca Astrologica avec notre postface.. Dans ses Origines de l’Astrologie, Labouré avait largement utilisé notre traduction des traités d’Abraham Ibn Ezra (Le Livre des fondements astrologiques, Préface de G . Vajda, Ed Retz 1977) en ne mentionnant pas cependant notre nom. Toujours, dans l’optique des emprunts et de leur (non) reconnaissance, on commencera par noter deux absences dans la bibliographie de Labouré : Le Monde Juif et l’astrologie, issu de notre thèse de 1979 (EPHE) La problématique astrologique chez les principaux penseurs juifs du Moyen Age Espagnol et notre thèse d’Etat Le texte prophétique en France. Formation et fortune (1999). On y ajoutera notre étude consacrée spécifiquement au cardinal, parue dans le Bulletin de la Société Historique de Compiégne, 1993 (Colloque européen 16-17 mai 1992 de Pierre d’Ailly à Christophe Colomb) « Pierre d’Ailly et l’Antéchrist » (pp. 49-78)/ En conclusion, la copie se substitue à l’original et tend à prendre sa place, ce qui constitue assurément un appauvrissement et une perte de compétitivité pour les sociétés qui tolèrent ce pillage, ce dépouillement, c »est là une cause majeure de médiocrité et les éditeurs ne devraient pas être complice de telles impostures, en se montrant plus vigilants quant à la qualité de ce qui leur est proposé. JHB 10 06 21

lundi 7 juin 2021

jacques Halbronn La question de la répartition des planères et la genése de l'indice cyclique d' André Barbault

La question de la répartition des planétes  et la genése de l’Indice Cyclique d’André Barbault. (Supplément à La Vie Astrologique ; années trente cinquante, 1992) de Maurice Privat à Dom Néroman) Par Jacques Halbronn     On sait l’importance qu’André Barbault accordera dans les Astres et l’Histoire (Paris, Pauvert, 1967) à ce critère, à la base de son indice cyclique.  Barbault s’y  référe à  Henri Gouchon et mentionne des publications introuvables parues  une vingtaine d’années auparavant  «  exposé dans le cadre d'études ronéotypées consacrées à des prévisions pour les années 1946 à 1949 » (et donc sans dépôt légal à la BNF) Mais pourquoi Barbault ne mentionne-t-il un ouvrage de Gouchon  paru dès 1933, intitulé Les Secrets du Zodiaque (Cours d’astrologie scientifique), édité par le dit Gouchon,  écrit en collaboration avec Robert Dax, avec une préface de Paul Clément Jagot, deux ans avant la parution du Dictionnaire Astrologique de Gouchon qui n'est en fait qu'une reprise (mais cette fois sans mention de Dax) de ce qui était en œuvre dans les Secrets à savoir une présentation alphabétique de toute une série de notionset  qui comporte une entrée (p 91) intitulée « Répartition des planètes » (n°42).  Mais on trouve dans le Dictionnaire également une entrée « Répartition des planétes ». (p. 363, Ed 1948) donc à la même date où Gouchon produisit son « Indice de Concentration Planétaire » à la base du dit Indice Cyclique)  Il est i intéressant de comparer les deux textes vu qu’il ne nous est pas matériellement possible de déterminer lequel des deux co-auteurs a  rédigé l’entrée de 1933. Mais commençons  par analyser le texte  de 1933, donc durant l’Entre Deux Guerres. D’entrée de jeu, le nom de Caslant apparait dès la première ligne : « Les travaux du colonel Caslant ont fait ressortir l’importance primordiale de la répartition des planètes sur le Cercle  Nous ne sommes pas qualifiés pour traiter à fond cette question, nous allons seulement donner quelques directives susceptibles de rendre service. Si les planètes se répartissent, se déploient à peu près régulièrement sur l’ensemble du  Cercle, il y a tendance  à l’équilibre mais sans caractéristique de grande envergure. Si les planètes forment des amas , il y a  en quelque sorte un déséquilibre du côté de cet amas «  Mais ce texte vise l’étude du  thème individuel et non l’astrologie mondiale. En 1935, Caslant avait publié, aux Ed. Véga de A. Rouhier, un « traité élémentaire de géomancie » (qui sera réédité) dans lequel il déclare (pp. 141 et seq) ; « L'interprétation de la figure de géomancie présente de grandes analogies avec celle d'un thème astrologique » Passons à l’article du Dictionnaire : Gouchon renvoie à la loi de création de Wronski dont  traite Caslant. 1 « Cette  répartition serait plus importante que tous les aspects habituellement utilisés par les astrologues. Un soin particulier doit être   accordé à l’examen  des planètes massives(voir cet article qui enumère   Soleil, Jupiter, Saturne, Uranus  et Neptune (Pluton était juste découvert depuis 1930  et le Soleil n’est pas une planète « lente ») On renvoie aussi à l’article « Pentagone » :  « D’après  E. Caslant, les cinq planétes lentes disposées  en pentagone  (à environ 72° l’une de l’autre) constituent la  disposition  la plus heureuse que l’on puisse souhaiter » L’on en reste à une étude du thème natal et toujours pas d’application à la Mondiale. « Pour  résumer  sommairement  cette théorie, nous dirons  qu’une  répartition  à peu près homogéne revéle  en général   un thème moyen, sans points particulièrement saillants ni dans la psychologie, ni   dans la destinée alors que  les  amas  indiqueraient les faits saillants, les destins sortant de l’ordinaire, soit en bien, soit en mal » Or, l’article de Gouchon figure dans une réédition de 1948 de son Dictionnaire –(cf BNF 4+ R 6184), donc postérieure à la Second e Guerre Mondiale. On s’étonnera  de  ne trouver ici aucune référence concernant l’astrologie mondiale et la succession des deux grands conflits alors même que selon Barbault Gouchon aurait au même moment publié une brochure relative à ce événements. En 1949  parait  de l'éléve de Caslant, Marie Louis Herboulet, La loi de Wronski adaptée à l'astrologie. Théorie, technique, interprétation. . Editions du Nouvel Humanisme, Garches. L'ouvrage est largement consacré à l'étude de thèmes de psychanalystes et l'on sait que Barbault se consacra à ce domaine (ce qui débouchera sur De la psychanalyse à l'Astrologie, Ed du Seuil, 1961) dès cette même époque.  Une réedition  est réalisée  en  1993  sous le titre Les lois de la création de Wronski appliquées à l'astrologie. théorie,  Editions du Rocher (cf   Francis Warrain, L'œuvre philosophique de Hoené Wronski   Textes, commentaires et critique. (Trois tomes parus sur six prévus), Paris, Éditions Véga, 1933, 1936, 1938.) On note que le texte de Warrain  parait dans les années Trente qui  correspondent  à l’émergence de cette idée de « répartition des planétes » chez Dax et Gouchon. Dax est le pseudonyme de Marx Enkin,  israélite comme Henri  Selva  (cf ) : Psychologie zodiacale, définition et classification des douze types fondamentaux de tempéraments et des cent quarante quatre types de caractères généraux : Vichy,, 1950. In-8°  (réédition 1983)  avec lequel nous avons été en contact et qui demeurait dans la région lyonnaise, à Bron. Cet ouvrage se proposait notamment de bien distinguer les ascendants successifs entre eux, Quant à Gouchon, nous l’avons cotoyé, des années durant (1967-1976),notamment dans le cadre du Centre International d’Astrologie dont il fut un temps Président. . Son Dictionnaire a été réédité chez Dervy en 1975. Il serait intéressant d’étudier les changements d’une édition à l’autre  sur une quarantaine d’années.. En tout état de cause, il semble bien que l’on ait songé à appliquer  une telle approche au thème « mondial » mais André Barbault, à notre connaissance, ne se sera pas référé à Eugéne Caslant, un des « grands «  astrologue de l’Entre Deux Guerres ni à la Loi de Wronski, préférant s’en tenir à  un document au demeurant assez confidentiel Pourtant, notre premier réflexe aura été d'examiner ce qui dans le Dictionnaire Astrologique de Gouchon pouvait annoncer, d'une façon ou d'une autre, la mise en œuvre de son Indice de Concentration planétaire, ce qui nous aura permis de remonter à 1933 et aux Secrets du Zodiaque, qui sont la première mouture du dit Dictionnaire. .  En tout cas  Barbault (cf l’article dans Wikipedia)utilise  bel  et bien  la formule «  répartition des planètes »  dont on  a observé  l’usage dès 1933  (Barbault avait 13 ans): « Je tiens personnellement cet indice pour la clé de l'astrologie mondiale; il représente le coefficient de répartition des planètes autour du Soleil » Il est remarquable que jusqu’à ce jour, l’on n’ait pas jugé bon d’aborder  un d’ équilibre  et  de déséquilibre e telle filiation sémantique d’autant que Barbault recourt littéralement mêmes expressions d’équilibre  et de déséquilibre. Tout se passe comme si Barbault n’avait pas souhaité faire apparaitre le nom du Colonel Eugéne  Caslant,(1865-194)  dont on connait pat ailleurs  les  Bases élémentaires de l’Astrologie (Ed  Traditionnelles 1976).  Tout au plus  aurait- on pu lui attribuer l’application de cette « loi » à la Mondiale mais comme il le reconnait lui-même cela aurait déjà été envisagé par Gouchon. Il reste qu’il y a bien un télescopage lorsque l’on  attribue à Barbault le mérite de cette notion de répartition des planètes sans signaler que cette notion était en vogue  dans l’Entre Deux Guerres  lorsqu’il  s’initia à l’astrologie (2 Au  regard de l’Histoire de l’Astrologie, il importait de remettre les choses à leur juste place. (cf notre ouvrage La vie Astrologique, Années trente-cinquante, Ed Trédaniel- La Grande Conjonction, 1995 ) Ci –dessous le texte de l’ouvrage de  Barbault ( sur la plateforme NUMILOG)  relatif  à Gouchon :     « , Essai exposé dans le cadre d'études ronéotypées consacrées à des prévisions pour les années 1946 à 1949. Selon le texte des Prévisions pour l'année astrologique 1946, l'auteur, déçu de n'avoir pu prévoir avec clarté la crise de 1939-1945 selon les méthodes astrologiques existantes, se mit à chercher des voies nouvelles lorsqu'il « lui vint l'idée de relever certaines distances angulaires pour le début de chaque année astrologique (21 mars) et, avec les chiffres ainsi obtenus, de dresser un graphique pour la période 1880-1950. Comme il s'agit d'une donnée purement astronomique — la mesure d'une distance, — aucun facteur d'interprétation ne peut agir sur ce graphique ». Or les résultats lui semblèrent curieux, et même frappante l'allure générale du graphique, notamment avec une baisse caractéristique du diagramme entre 1914 et 1918, et une autre encore plus accentuée de 1941 à 1945, soit deux énormes chutes de la courbe. Ce qui l'amena sur-le-champ à formuler de judicieux pronostics sur la guerre et la paix (pas de danger de guerre avant 1950-1951). Le président du C.I.A., en homme très prudent, avait déjà travaillé sur un tel graphique en 1940, mais s'était refusé à en tirer des conclusions logiques, à savoir « que la guerre puisse se continuer encore pendant quatre ans... », car il avait craint « une de ces coïncidences qui sont si fréquentes dans les recherches astrologiques ». Dans ses Prévisions mondiales pour l'année 1947, il se risque toutefois à avancer : « Certes, il serait téméraire de vouloir expliquer toutes choses d'après ce graphique, mais c'est cependant le meilleur facteur astral que nous ayons trouvé pour rendre compte des grandes maladies du monde, et, malgré les quelques exceptions qu'on peut constater, il semble utile d'introduire cette donnée parmi les éléments de l'astrologie mondiale. » Puis il revient à la charge dans ses Prévisions mondiales pour 1948, où, devant la gravité de la situation internationale et le pessimisme généralisé des informateurs politiques, il tente de montrer que son pronostic d'improbabilité de guerre pour 1948 repose sur un facteur « où toute interprétation personnelle est exclue » : « On pourra voir ainsi qu'il ne s'agit pas d'une simple intuition, d'un simple jeu de pile ou face, de guerre ou de paix, mais d'une déduction ayant réellement une base astrologique tout à fait vraisemblable. » Et c'est ainsi qu'il en vient à exposer sa découverte : : « On doit se demander si ce que nous pouvons baptiser indice de concentration des planètes lentes ne serait pas un nouveau facteur à prendre en considération en astrologie mondiale, à côté des grandes conjonctions, des éclipses, des lunaisons et surtout des taches solaires, dont le rôle est admis par la science officielle. A moins d'un concours extraordinaire de circonstances, on dirait bien qu'il existe, en effet, une relation entre ce graphique et les périodes de bouleversements mondiaux, surtout économiques, comme on peut le voir en 1914-1918 et 1938-1945. Chaque dépression ne correspond pas à une guerre, mais elle cadre toujours avec quelque anomalie d'ordre économique. On peut donc dire qu'il semble y avoir une relation entre les mauvaises périodes que traverse le monde et la répartition des planètes lentes sur le zodiaque, et la concentration semble plus importante que les aspects traditionnels. Ce graphique est établi en mesurant, au début de chaque année astrologique, l'arc de cercle qui englobe toutes les planètes lentes de Jupiter à Neptune. Tout se passe comme si l'accumulation de ces quatre corps célestes d'un même côté du zodiaque produisait une sorte de déséquilibre ayant ses répercussions sur notre monde sublunaire. Tandis qu'une répartition plus homogène favoriserait l'équilibre et la prospérité. Nous avons également l'impression que ce graphique donnerait encore de meilleurs résultats si on pouvait l'utiliser en corrélation avec les taches solaires. Seulement, l'amplitude de ces dernières est impossible à prévoir tandis que le graphique pourrait être établi cinquante ans d'avance... »   On retiendra surtout  le passage suivant  au regard de l’histoire des textes (cf Les Astres et l’Histoire p. 33) en notant qu'Yves Lenoble pas plus que Barbault – et ce en dépit de sa référence à Gouchon et à ses seules publications annuelles « ronéotypées » d'après guerre,lui même, n'auront réussi à retracer de façon satisfaisante la genése de ces « indices » lesquels se situent dans la continuité de l'interprétation des « amas planétaires » dans le thème natal avec notamment cette idée de déséquilibre. C'est d'autant plus étonnant que Barbault devait faire paraître, au cours des années soixante des textes d'une part en rapport avec la psychanalyse (1961) et d'autre part en rapport avec l'Histoire (1967) Quant à Yves Lenoble (,La Découverte de l’Astrologie Mondiale par les cycles Correspondances des cycles avec les grandes étapes historiques mondial3e) il se permet d'écrire  bien imprudemment et non sans un ton par trop affirmatif et déplacé de panégyrique qu'André Barbault est « le premier astrologue à vraiment prendre en compte les planètes récemment découvertes Uranus, Neptune et Pluton. Au lieu de les considérer comme des octaves de Mercure, de Vénus et de Mars, ils les traitent à part entière, aussi bien d’ailleurs en astrologie mondiale qu’en astrologie individuelle, comme en témoigne son ouvrage écrit en 1950 avec Jean Carteret Analogies de la dialectique Uranus-Neptune » Or, l'usage du quatuor Jupiter-Saturne-Uranus- Neptune est attesté comme on l'a vu dès les années trente-quarante, notamment en astrologie individuelle sans parler de l'ouvrage de Marie- Louise Herboulet de 1949  truffé de thèmes se servant des dites planétes. Gouchon résume ainsi son approche dans son Dictionnaire mais à usage purement psychologique :  «  Tout se passe comme si l'accumulation de ces quatre corps célestes d'un même côté du zodiaque produisait une sorte de déséquilibre ayant ses répercussions sur notre monde sublunaire. Tandis qu'une répartition plus homogène favoriserait l'équilibre et la prospérité. » ce qui  fait manifestement écho  aux deux  articles abordés plus haut. On note l’abandon du Soleil et pas encore le recours à Pluton, d’où  la mention de « quatre corps célestes  (Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune) On observe la transposition des  termes  de  l’analyse   du thème natal  vers le thème  « mondial » comme si l’astrologie mondiale n’était pas encore parvenue à se dégager du cadre d’une  astrologie généthliaque. On sait que pour notre part,  il importait –cf l’Astrologie selon Saturne 1994 1995- que la Mondiale s’émancipât   par rapport à un tel modèle en renonçant à combiner les planètes entre elles. .     JHB 07 06 21