LA REVUE ASTRO-PROPHETIQUE
Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
mercredi 13 mai 2026
jacques halbronn Masterclass en Histoire des relations Astronomie-Astrologie. Les étoiles fixes
jacques halbronn Masterclass en Histoire des relations Astronomie-Astrologie. Les étoiles fixes
Quelle symbiose fut à l’oeuvre entre astronomes et astrologues, quel fut l’enjeu central de leurs interactions et quels en furent les malentendus? En quoi se complètent ces deux domaines liés au Ciel et à la Terre (Genése I,1, V,1)? Evitons les anachronismes! De nos jours, l’importance de ces connections n’est plus vraiment perceptible mais cela devient tout à fait manifeste si l’on remonte le temps. L’on peut depuis déjà pas mal de temps constituer des éphémérides astrologiques, c’est à dire situer une planéte dans le zodiaque, dire que Saturne est à tel degré de tel signe. A la fin du XVIIIe siècle, l’on observa la progression du « point vernal » au travers des constellations zodiacales (cf les publications de Charles François Dupuis, Volney, de L’Aulnaye traitées dans notre thèse d’Etat Le texte prophétique en France. III tomes. Presses Universitaires du Septentrion, 1999) en vue de rendre compte de l’Histoire des Cultes à travers les âges.(cf notre collectif Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, ed Albatros-Autre Monde, 1979)
Mais cette relation entre planétes et signes du zodiaque tropique impliquait autrefois un travail d’ajustement périodique de l’astronomie à la « précession des équinoxes », c’est à dire des saisons terrestres avec leurs axes équinoxiaux et solsticiaux. D’ailleurs, la mise en évidence de ce phénoméne « précessionnel » aura précisément été le résultat des interrelations astronomie-astrologie. Il importe pour appréhender une telle problématique d’en revenir aux constellations zodiacales, ensembles, comme leur nom l’indique, d’étoiles placées autour de l’écliptique, chaque étoile fixe étant référencée par rapport à une certaine constellation. Quelle fut d’ailleurs la raison d’être de cette compartimentation constellationnelle? Pourquoi les astronomes avaient-ils tant besoin de situer convenablement les étoiles fixes dans l’espace? Qu’attendait-on d’eux?
De nos jours, il est de bon ton pour les astrologues de se démarquer des constellations zodiacales, d’où l’opposition entre astrologie sidéraliste et astrologie tropicaliste, ce qui fausse carrément la compréhension des rapports astronomie-astrologie car l’astrologie tropicaliste ne comporte pas de corporéité! Et cela explique pourquoi certains chercheurs en astrologie, à la suite d’André Barbault, auront cru bon, depuis les années Cinquante du siècle dernier, dans le domaine de l’Astrologie Mondiale, de ne pas tenir compte des positions zodiacales (cf l’indice cyclique d’ A. Barbault, Les astres et l’Histoire, ed J. J. Pauvert, 1967) car les aspects entre planétes et signes du zodiaque tropique leur apparaissait une position indéfendable visuellement et donc astronomiquement, matériellement Ces astrologues ont ainsi cru bon de se délester des étoiles fixes comme intermédiaires entre planétes et saisons d’autant que, comme a été dit plus haut, ils disposeraient désormais d’éphémérides (informatisées) reliant ces deux plans.
Pourtant le mot « étoile » désigna dans l’Antiquité à la fois planétes (astres errants, adjectif en grec πλανήτης,) et étoiles (fixes), avec des épithètes qui les distinguaient.
Sur le web
« En astrologie, parler d’étoiles fixes n’a de sens que par rapport au zodiaque sidéral car la longitude écliptique des étoiles change d’un degré tous les 72 ans »
sur le web
» Le mot planète provient du grec ancien πλανήτης, planếtês signifiant « en mouvement », par opposition aux étoiles fixes dans la sphère céleste. Ce terme désigne initialement le Soleil, la Lune et les cinq points mouvants observés à l’œil nu, à savoir Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne ».
sur le web
»Le substantif ἀστήρ, qui signifie « étoile », nous a donné le mot « astre » et ses dérivés, tels « astral », « astéroïde », ou encore « astérisque ». De même, la discipline qui étudie le mouvement des corps célestes, « l’astronomie », est composée de ἀστήρ « l’étoile » et νόμος « la loi ». »
Une des missions principales de l’astronomie aura été, selon nous, de désigner les étoiles fixes correspondant aux axes saisonniers en les repérant au sein des constellations conçues à cet effet/ C’est cette mission qui a été oubliée, occultée par l’Histoire de l’astronomie comme par celle de l’astrologie.. d’où cette définition défectueuse ne rendant pas compte valablement des relations Astronomie-Astrologie:
« L’astronomie est la discipline scientifique qui étudie les objets célestes afin d’expliquer leurs propriétés physiques et chimiques ainsi que leur origine et leur évolution. Elle prend sa source dans l’observation du ciel. »
Autrement dit, l’astronomie fut au service de l’astrologie afin de permettre d’effectuer des prévisions valables liées au passage des planétes sur les dits axes saisonniers. On a dit que l’établissement d’éphémérides aura en quelque sorte libéré les astronomes d’une telle mission.
sur le web
» Une éphéméride est un tableau astronomique qui enregistre les positions quotidiennes des corps célestes à des moments spécifiques. En astrologie, les éphémérides nous permettent de suivre le mouvement des planètes, de la Lune et d’autres points astrologiques importants à travers le zodiaque. »
Un astronome comme Claude Ptolémée d’Alexandrie est l’auteur de la Tétrabible. (IIe siècle après JC), encyclopédie du savoir astrologique de son temps.
sur le web
« Astronome, astrologue, géographe, mathématicien, physicien, musicien, philosophe. Ptolémée est, selon Laplace, » un des plus précieux monuments de l’Antiquité « . Il a été à l’astrologie ce que Hippocrate a été à la médecine et c’est fort justement qu’il est considéré aujourd’hui comme » le prince des astrologues « . Certes, l’astrologie existait avant lui puisque l’astrologie chaldéenne avait été florissante et qu’il existait une astrologie grecque bien avant Ptolémée, mais ce fut lui qui en fixa définitivement les bases sur lesquelles s’appuie encore l’astrologie moderne. Dix-huit siècles plus tard. le Tétrabiblos (ou Tétrabible) demeure la bible des astrologues. Ptolémée s’affirme, dans son Tétrabiblos. à la fois dépositaire des traditions, critique lucide de celles-ci et important novateur. Il aborde l’astrologie en esprit scientifique avec l’avantage considérable que constituent ses connaissances astronomiques et philosophiques. Livre symbole ou livre de référence, le Tétrabiblos doit figurer dans la bibliothèque de l’astrologue. Il s’adresse aussi à tous ceux qui s’intéressent à l’expression symbolique, aux croyances et aux mythes. »(Ed Oxus)
Nous avons signalé, dans de précédents articles, que dans la Tétrabible, le traitement de la planéte Saturne (Kronos) était incorrect car cet astre était en fait le seul à considérer, son cycle (de 28 ans) étant structuré par son passage sur les axes saisonniers, lesquels devaient être signalisés par le biais de certaines étoiles fixes à resituer régulièrement, à savoir celles qui se situaient en quelque sorte dans le prolongement des dits axes. Saturne ne saurait donc être assimilé aux cinq astres (luminaires, Mercure, Vénus, Mars et Jupiter) comme l’affirment les manuels d’astronomie. Les astronomes devaient donc à l’époque être à la fois géocentriques (selon Ptolémée) et saturno-centriques.
JHB 13 05 26
Pourquoi vous réveillez-vous à 3h du matin chaque nuit ? par Camille Martin
Pourquoi vous réveillez-vous à 3h du matin chaque nuit ? par Camille Martin
3h du matin correspond au pic d’activité des poumons selon l’horloge énergétique chinoise
Cette heure favorise la connexion spirituelle et la réception de messages intuitifs
Les causes médicales incluent le dérèglement du cortisol et la carence en magnésium
Ces réveils peuvent signaler une phase d’évolution personnelle et d’expansion de conscience
Transformer ces moments en pratiques spirituelles optimise leur potentiel bénéfique
Que signifie se réveiller spirituellement à 3 heures du matin ?
Dans la tradition spirituelle, 3h du matin représente un moment sacré où le voile entre le monde physique et spirituel s’amenuise considérablement. Votre conscience, libérée des distractions diurnes, devient naturellement plus réceptive aux messages spirituels et aux guidances intuitives.
L’heure de la connexion divine
Cette période nocturne offre des conditions idéales pour établir un contact avec vos guides spirituels ou vos anges gardiens. Le silence environnant, combiné à un état mental apaisé, crée un terrain propice à la réception de messages subtils que votre esprit conscient ne perçoit pas durant la journée.
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Vos défenses psychiques sont naturellement abaissées, permettant aux énergies spirituelles de se manifester plus facilement. C’est pourquoi de nombreuses personnes rapportent recevoir des inspirations créatives, des solutions à leurs problèmes ou des intuitions importantes durant ces moments d’éveil nocturne.
Signal d’éveil spirituel personnel
Ces réveils nocturnes récurrents signalent souvent une phase d’expansion de conscience. Votre âme traverse une période de transformation importante et sollicite votre attention pour vous accompagner dans ce processus d’évolution personnelle.
Cette invitation à l’introspection nocturne vous encourage à explorer vos aspirations authentiques, vos questionnements profonds sur le sens de votre existence. Considérez ces moments comme des rendez-vous sacrés avec votre moi profond, des opportunités précieuses de croissance spirituelle.
Quel organe travaille à 3h du matin selon la médecine chinoise ?
La médecine traditionnelle chinoise explique ce phénomène par l’horloge énergétique du corps humain, où chaque organe connaît un pic d’activité sur des créneaux de deux heures spécifiques.
Le méridien des poumons en action
Entre 3h et 5h du matin, c’est le méridien des poumons qui fonctionne à plein régime. Cette période correspond à une phase intense de purification et d’oxygénation de l’organisme. Vos poumons travaillent activement à éliminer les toxines accumulées et à régénérer vos tissus.
Dans la philosophie chinoise, les poumons sont étroitement liés à l’émotion de tristesse et aux processus de lâcher-prise. Un réveil récurrent à cette heure suggère que votre corps traite des émotions refoulées ou traverse une période de libération émotionnelle nécessaire.
Déséquilibres énergétiques possibles
Votre organisme effectue un travail énergétique de libération d’émotions anciennes, particulièrement le chagrin et la mélancolie. Ce processus de détoxification énergétique nocturne explique pourquoi certaines personnes ressentent une légère oppression thoracique ou des difficultés respiratoires légères au réveil.
Pour une compréhension complète, voici les autres tranches horaires significatives selon cette approche traditionnelle :
23h à 1h : vésicule biliaire (stress, troubles digestifs)
1h à 3h : foie (détoxification, colère refoulée)
5h à 7h : gros intestin (élimination, blocages émotionnels)
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Faut-il s’inquiéter de ces réveils récurrents ?
Rassurez-vous : les réveils nocturnes touchent massivement la population française. Les femmes de 50 à 65 ans sont particulièrement concernées par ce phénomène, souvent lié aux fluctuations hormonales naturelles de cette période de vie.
Il convient néanmoins de distinguer les réveils normaux des signaux d’alerte. Un mécanisme physiologique sain génère 5 à 7 micro-réveils par nuit entre les cycles de sommeil. En revanche, des interruptions récurrentes à heure précise, indépendantes de ces cycles naturels, méritent votre attention.
Les causes médicales les plus courantes incluent un dérèglement du rythme circadien avec un pic de cortisol en milieu de nuit au lieu du matin, ou une carence en magnésium. Cette dernière provoque des tensions musculaires, des crampes aux orteils, ou des tressautements de paupières qui perturbent le sommeil.
Consultez un professionnel de santé si ces interruptions s’accompagnent de difficultés respiratoires, de palpitations cardiaques ou d’une fatigue chronique intense durant la journée. Ces symptômes nécessitent un bilan médical pour écarter toute pathologie sous-jacente.
Comment transformer ces réveils en opportunité ?
Plutôt que de subir ces interruptions nocturnes, vous pouvez les convertir en moments précieux de développement personnel et de bien-être.
Pratiques spirituelles nocturnes
Profitez de cette méditation spontanée pour vous recentrer sur l’instant présent. Restez allongée, les yeux fermés, et observez simplement vos sensations corporelles et vos pensées sans jugement. Cette pratique développe naturellement votre conscience et votre intuition.
Gardez un journal spirituel près de votre lit pour noter les idées inspirantes, les rêves marquants ou les impressions reçues durant ces moments d’éveil. Ces notations vous aideront à identifier les messages récurrents et à suivre votre évolution personnelle.
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Expérimentez des exercices de respiration consciente simples : inspirez profondément pendant 4 temps, retenez votre souffle 4 temps, expirez lentement sur 6 temps. Cette technique apaise naturellement le système nerveux et facilite le rendormissement tout en nourrissant votre pratique spirituelle.
Solutions médicales complémentaires
Si vous suspectez une carence en magnésium, une supplémentation prise au repas du soir régule naturellement la production de cortisol. Choisissez une forme bien assimilée comme le bisglycinate de magnésium, plus efficace que l’oxyde de magnésium classique.
D’autres compléments alimentaires favorisent un sommeil réparateur : la mélatonine (hormone du sommeil), la glycine (acide aminé relaxant), ou la L-théanine (extraite du thé vert) qui calme l’activité cérébrale sans somnolence.
N’hésitez pas à consulter si ces interruptions persistent malgré ces ajustements. Un professionnel identifiera d’éventuelles causes sous-jacentes comme l’apnée du sommeil ou des déséquilibres hormonaux nécessitant un traitement spécifique.
Pourquoi 3h du matin est-elle une heure particulière dans les traditions religieuses ?
Les traditions religieuses reconnaissent universellement la dimension sacrée de cette tranche horaire. Dans l’Islam, ces interruptions nocturnes entre 3h et 5h du matin sont considérées comme des bénédictions divines, des invitations à la prière tahajjud, cette prière nocturne volontaire particulièrement méritoire.
Le christianisme aborde cette heure avec nuance. Bien que certaines croyances l’associent parfois à des influences négatives, l’approche spirituelle contemporaine y voit plutôt un moment de grâce, une opportunité de renforcer sa connexion avec le divin par la prière et la méditation.
Cette convergence des traditions spirituelles vers une interprétation positive transforme vos interruptions nocturnes en bénédictions déguisées, en invitations à cultiver votre dimension spirituelle dans le silence béni de la nuit.
mardi 12 mai 2026
jacques halbronn Master Class, Epistémologie de l'Astrologie Mondiale. Le recours aux étoiloes fixes et le rôle de l'astronomie au service de l'astrologie
jacques halbronn Master Class, Epistémologie de l'Astrologie Mondiale. Le recours aux étoiloes fixes et le rôle de l'astronomie au service de l'astrologie
La connaissance des données astronomiques peut faire croire à certains chercheurs qu'ils maitrisent leur sujet mais c'est là une donnée somme toute assez subsidiaire et qui peut ^etre relayée en quelques secondes informatiquement. En revanche, une bonne connaissance générale de l'Histoire du Monde, et des principales dates qui la balisent se révélera bien plus précieuse et c'est ce qui fera défaut à la plupart des acteurs en recherche astrologique. Il importe qu'un tel chercheur soit en mesure d'effectuer, de proposer des rapprochements entre diverses périodes comme entre la période qui a amorcé la Seconde Guerre Mondiale et notre temps. On pense au pacte germano-soviétique, aux Accords de Munich et l'armistice entre la France et l' Allemagne (années 1938-39-40) et au paralléle avec ce qui se joue présentement.
Encore faut-il disposer d'une bonne modélisation, d'un solide paradigme, établi une fois pour toutes et non à géométrie variable de la cyclologie astrologique du système solaire qui puisse , qui soit en état de sous -tendre et valider les comparaisons. Un tel paradigme "universel" (P.U.) (cf nos Clefs pour l'Astrologie, Ed Seghers 1993) doit impérativement comporter une structure duelle constante, avec des phases égales entre elles mais en dialectique et en contre point. C'est à ce prix qu'une alliance entre les astres et l'Histoire peut etre envisagée, ce qui implique une double modélisation à la fois du monde terrestre et du monde céleste comme il est dit dans le Livre de la Genése en son premier verset: création simultanée d'un ciel et d'une terre.
Cette double structuré exige la combinatoire d'un plan fixe et d'un plan mobile. Le plan fixe, c'est le cycle immuable des 4 saisons, sur lequel le Zodiaque tropique est ancré et le plan mobile, c'est le mouvement planétaire. Or André Barbault a pensé, dans les années cinquante avec le cycle Saturne-Neptune pouvoir se passer de la référence zodiacale, les conjonctions entre planétes étant censées suffire. .C'est ainsi qu'il aura cru pouvoir libérer l'astrologie d'un Zodiaque tout comme nous, en 1976 nous avons proposé de libérer l'astrologie du thème astral polyplanétaire. A chacun sa solution! Mais la solution Barbault reviendrait à priver l'astrologie d'un étalon saisonnier fixe. (https://or.fr/actualites/abandon-etalon-or-50-ans-tyrannie-economique-1971-2021-2434) Ainsi, l'astrologie allait-elle se mettre sous la tutelle de l'astronomie mais celle-ci se révélerait assez capricieuse (ancien nom donné aux planétes: les "chèvres" par opposition aux étoiles dites fixes regroupées en constellations dont les zodiacales englobant l'écliptique, route commune parcourue par les planétes. La voie était ouverte à l'"indice cyclique" qui masquerait fictivement un tel désordre kaléidoscopique.'cf Les astres et l'histoire . Ed Pauvert, 1967) Ce qui décrédibilise une telle astrologie, c'est justement sa dézodiacalisation. Nous sommes en faveur de la fixation d'une quinzaine de modules de 7 ans par siècle à apprendre par coeur et connus une fois pour toutes du public, ce qui liquide la question alambiquée des calculs chronologiques, puisque seule la planéte Saturne est prise en compte. Point besoin d'ordinateurs ni d'éphémérides! Il importe que tout le monde connaisse les régles du jeu, tout comme les gens savent quel signe zodiacal correspond à tel mois de naissance. L'heure de naissance n'a ici aucune importance. Chaque module de 7 ans comporte la même interprétation, sachant qu'au bout de 3 ans et demi, à calculer de tête, s'opére un renversement. C'est ainsi que l'astrologie devra décrocher du carcan astronomique dont ni Barbault, ni Nicola n'ont su ou souhaité libérer l'astrologe, au prétexte que sans un alignement rigide sur les positions astrales, l'astrologie serait à la dérive. C'est au contraire cet attachement névrotique à la doxa astronomique qui l''aura plombée.
Un obstacle pour la recherche astrologique aura été le contraste entre la corporéité des planétes et la non corporéité des axes saisonniers. Ce qui conduira Barbault à abandonner ce second paramétres et à se focaliser sur les seules relations entre planétes. Nous avons déjà proposé le recours aux étoiles fixes regroupées en constellations bien repérables. Il convenait d'assigner à telle ou telle étoile fixes une fonction de représentation de l'axe équinoxial et à telle autre la représentation de l'axe solsticial, ce qui exigeait évidemment une mise à jour périodique de la part des astronomes au service de l'astrologie. C'est d'ailleurs une telle pratique qui aurait permis de constater l'existence d'une précession des équinoxes.
JHB 12 05 26
lundi 11 mai 2026
jacques halbronn nouvelle théorie du genre.pour une approche physiologique et sensorielle . Nature./ulture
jacques halbronn nouvelle théorie du genre.pour une approche physiologique et sensorielle . Nature./ulture
;Pour une approche symétrique on ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre. Il y a toujours un revers à la médaille: Celui qui vit dans les généralités ne peut se focaliser sur une personne donnée et celui qui aime connaitre une personne à fond risque fort de ne pas parvenir à maitriser pleinement tout un corpus; On opposera ainsi la femme et l'homme, chacun avec ses points faibles, aveugles; Il nous faut nous référer à la dialectique du UN et du MULTIPLE.
Les femmes ont besoin de lire, de s'informer pour avoir quelque chose à dire mais à la limite, peu importe de quoi il peut s'agir. Qu'importe le flacon,pourvu qu'on ait l'ivresse. Quant aux hommes; on dira " une de perdue dix de retrouvées." Il ne faut donc pas mélanger les genres. Les femmes savent mieux choisir leurs partenaires que les hommes car ces derniers tendent à se focaliser que sur le sexe, faisant abstraction du reste; la fidélité à un(e) partenaire est une invention féminine, l'homme ayant plus d'affinités avec la polygamie et une certaine interchangeabilité de ses partenaires alors que la femme est plus stable sur le plan relationnel avec le sexe opposé. Il n'est donc pas conseillé aux hommes de se polariser sur une seule partenaire car il ne capte pas assez attentivement la personnalité d'autrui dans sa globalité. Inversement, la femme recherche éperdument des savoirs à transmettre car elle a une jouissance évacuatoire par le biais de la parole et peu importe, au vrai, de quel savoir il peut s'agir. Chaque sexe a besoin de fonctionner, de "travailler", les femmes sont d'excellentes répétitirices et traductrices d'à peu près n'importe quoi et les hommes seront inspirés par les femmes les plus diverses. On ne peut donc faire confiance à leurs jugements dans les domaines où leur lucidité est minée par leur pulsion de jouissance évacuatoire. On peut tout à fait qualifier de "besoins", ce que nous venons d'exposer, ce qui renvoie à une célébre formule:
« De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins » a été utilisé comme telle pour la première fois par Louis Blanc dans son Organisation du travail de 1839 comme une révision de la citation d'Henri de Saint-Simon « À chacun selon ses capacités, à chaque capacité selon ses œuvres ». Notre recherche met en évidence le caractère congénital des différences de genre Ce n'est pas la culture qi fixe le genre mais c'est l'inverse, le genre qui impacte la culture. C'est ainsi que dès le plus jeune âge, les petites filles réagissent à ce qui "sent mauvais". Pour les petits garçons, cela prendra plus de temps car il s'agit de signaler ce qui est injuste, faux.
On dira que le domaine opposé à celui de vigilance est celui de la plus grande liberté. La vigilance dans la sphère privée va avec le lacher prise dans la sphère publique, l'absence de retenue dans la sphère publique et vice versa le controle dans la sphère public avec le relachement dans la sphère privée (d'où des accusations de viol à l'encontre de personnages publics, ne reposant que sur des témoignages peu vérifiables.
Article d' Édouard Chaplault-Maestracci
31/05/2025
CONTRIBUTION / ANALYSE. Figure incontournable de l'intellectualisme woke, la philosophe américaine Judith Butler incarne l'articulation de la pensée de la déconstruction avec le militantisme progressiste le plus acharné.
judith-butler
© Wikimedia Commons
Foucault, Deleuze, Derrida… S’il est difficile d’attribuer la paternité du wokisme à une personnalité en particulier, la question de sa maternité ne fait quant à elle aucun doute. Depuis la publication d’un ouvrage intitulé Gender Trouble (en français : Trouble dans le genre) en 1990 jusqu’à la parution en France de Qui a peur du genre ? fin 2024, l’américaine Judith Butler n’a eu de cesse de militer pour un progressisme radical et destructeur en partant de la question du genre.
Selon elle, la notion de sexe serait une pure construction culturelle qui aurait pour seul dessein de permettre aux autorités d’asseoir leur domination sur la population. La philosophe a ensuite étendu le bénéfice de sa théorie aux minorités ethniques et ainsi fait jouer l’intersectionnalité pour devenir l’un des piliers du wokisme.
Pour comprendre l’origine de la théorie du genre, il convient de revenir aux sources du cheminement intellectuel de Judith Butler et donc à la publication de Gender Trouble. Ce premier livre défend la thèse selon laquelle le sexe ne serait qu’une norme assurant la domination systémique des hommes et de l’hétérosexualité. Considérant l’hétérosexualité comme une pure construction étatique n’allant pas de soi, l’auteur nous invite à nous défaire de la distinction ancestrale fondée sur le sexe. Judith Butler ne revendique pas l’égalité des sexes mais plutôt le fait qu’il n’y ait aucune distinction d’ordre biologique entre hommes et femmes, ces derniers se fondant dans une catégorie unique.
D’après la philosophe, un bébé viendrait en effet au monde dénué de sexe et de genre. Tant pis pour l’anatomie conduisant à assigner un sexe à un enfant venant de naître ; une démarche scientifique qui constituerait d’ailleurs une intrusion intolérable de l’État dans la définition de l’identité du nouveau-né. Il ne faudrait donc attacher aucune signification au sexe biologique"
Sur le web
"Dans "Trouble dans le genre", ouvrage majeur de "Gender Studies", paru en 1990, Judith Butler développait le concept de "performativité", critiquait les normes sociales, ouvrait la voie à une pensée plus construite de l’identité. Pierre Niedergang, philosophe, évoque ce livre culte pour lui. Dans un essai publié en 1990, aux Etats-Unis, Trouble dans le genre, la philosophe américaine Judith Butler déconstruisait la notion de "genre", remettant en question une partie des théories féministes, et revendiquait l'indéfinition sexuelle. définir ce qu'est une femme pour définir une politique féministe ? Telle est la question posée par Judith Butler."
JHB 11 05 27
jacques halbronn Critique biblique. Qui est en droit d'invoquer "Notre Père"? Le possessif pluriel
jacques halbronn Critique biblique. Qui est en droit d'invoquer "Notre Père"? Le possessif pluriel
Selon nous, l'usage du possesif "Notre" (patenotre)désigne un groupe particulier et exclusif à savoir les fils d'Adam, lui même, créé par Elohim (Genése I et V) Cette prière renvoie à une généalogi Toldoth)/ située dans Luc 3,23-38, juste après le baptême de Jésus.
sur le web
"Jésus de Nazareth a bien pris soin d’affectionner le titre de fils de l’homme. (Il s’inscrivait dans une perspective aussi messianique, cf. Daniel 7 : 13,14). Il se nomme ainsi lui-même, plus de 80 fois."
Contrairement à Matthieu, Luc fait remonter la lignée de Jésus jusqu'à Adam, soulignant ainsi l'universalité de sa mission : Jésus est fils d'Adam, fils de Dieu."Ezékiel (Ch I) avait été interpellé en sa qualité de "Fils d'Adam", fort mal rendue (traduction= trahison) par Fils de l'Homme. Le fait d'invoquer Notre Père implique l'existence d'une généalogie, d'une lignée verticale et non pas horizontale comme dans le cas d'un peuple/ On ne peut donc souscrire à l'invitation de Jésus à ses disciples:
sur le web
"Lorsque Jésus a appris à ses disciples à prier, il leur a donné quelque chose d'extraordinaire: le Notre Père. Plus que des mots, cette prière est une invitation à entrer dans la relation intime de Jésus avec Dieu le Père. En nous apprenant à dire "Notre Père", Jésus révèle un lien filial profond avec Dieu et nous invite à le partager."
Il y a d'ailleurs une contradiction: pourquoi dans l'Evangile selon Luc insiste-t-on sur la généalogie (verticale) de Jésus remontant jusqu'au Créateur quand on fait dire à Jésus que l'on peut "partager (..) un lien filial"?
On retrouve cette prière dans la liturgie judaïque:
"Avinou Malkenou (אבינו מלכנו Notre Père, notre Roi) est une prière juive particulière aux dix jours de pénitence, entre le premier jour du mois de Tishri et le dixième, c'est-à-dire entre Rosh Hashana et Yom Kippour, dix jours parmi les plus solennels du calendrier juif. Elle est composée d'une trentaine de courtes suppliques commençant toutes par Avinou, malkenou, d'où son nom.Elle est récitée immédiatement après la répétition par l'officiant de la 'Amida."
Sur le web
"Fils de Dieu » est un titre conféré à différentes divinités fils d'un dieu plus important ou à des « homme divin », demi-dieux, héros, thaumaturges ou souverains remarquables auxquels sont prêtées des qualités surhumaines. Dans la littérature judaïque biblique et post-biblique, l'expression peut désigner des créatures célestes, Israël, son peuple ou ses rois, voire désigner l'humanité en général. Dans le Nouveau Testament, l'expression est associée à plusieurs reprises à Jésus de Nazareth en tant que messie royal de nature humaine de la lignée de David, puis devient l'un des titres christologiques traduisant, depuis les Pères de l'Église, sa nature divine avant de faire référence, pour le christianisme trinitaire, à la relation entre Jésus-Christ, Dieu le Père et le Saint-Esprit."
On assiste à une banalisation délibérée des formes "Fils d'Adam", avec pour traduction par Fils de l'Homme ou encore du "Notre Père" au mépris de toute généalogie, alors que le mot Toldoth propose une généalogie, dans Genése V, dont celle de Jésus est un calque. et que Jésus évoque son père lors de la Crucifixion "Abba lama sabachtani".(en araméen)
On retrouve cette plainte au Psaume 21/22
"ב אֵלִי אֵלִי, לָמָה עֲזַבְתָּנִי; רָחוֹק מִישׁוּעָתִי, דִּבְרֵי שַׁאֲגָתִי. 2 Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné, loin de me porter secours, d’entendre mes paroles suppliantes?
L'usage du possessif pluriel est plus problématique que celui du possessif singulier!
JHB 11 05 26
dimanche 10 mai 2026
Jacques halbronnn Critique biblique Comparaison des chapitres, I, II et V du livre de la Genése en leurs premiers versets et Exode I et III
Jacques halbronnn Critique biblique Comparaison des chapitres, I, II et V du livre de la Genése en leurs premiers versets et Exode I et III
On notera des variations d’usage d’une part pour ce qui est de l’usage du Vav préfixé et de l’autre du nom du Créateur, tantôt Elohim et tantôt Yahwé (tétragramme) Elohim;
Genése I
א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ. 1 Au commencement, Dieu (Elohim) créa (sans vav conversif) le ciel Shamayim) et la terre.
ב וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ, וְחֹשֶׁךְ, עַל-פְּנֵי תְהוֹם; וְרוּחַ אֱלֹהִים, מְרַחֶפֶת עַל-פְּנֵי הַמָּיִם. 2 Or la terre n’était (sans vav conversif) que solitude et chaos; des ténèbres couvraient la face de l’abîme, et le souffle de Dieu planait à la surface des eaux.
ג וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, יְהִי אוֹר; וַיְהִי-אוֹר. 3 Dieu dit (vav conversif): « Que la lumière soit! » Et la lumière fut.
כו וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, נַעֲשֶׂה אָדָם בְּצַלְמֵנוּ כִּדְמוּתֵנוּ; וְיִרְדּוּ בִדְגַת הַיָּם וּבְעוֹף הַשָּׁמַיִם, וּבַבְּהֵמָה וּבְכָל-הָאָרֶץ, וּבְכָל-הָרֶמֶשׂ, הָרֹמֵשׂ עַל-הָאָרֶץ. 26 Dieu (Elohim) dit (vav conversif): « Faisons l’homme à notre image, à notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail; enfin sur toute la terre, et sur tous les êtres qui s’y meuvent. »
כז וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם בְּצַלְמוֹ, בְּצֶלֶם אֱלֹהִים בָּרָא אֹתוֹ: זָכָר וּנְקֵבָה, בָּרָא אֹתָם. 27 Dieu(Elohim) créa (vav conversif) Adam à son image; c’est à l’image de Dieu (Elohim) qu’il le (oto) créa. Mâle et femelle furent créés (sans vav conversif) à la fois.
Observations sur Genèse I
: les deux premiers versets ne recourent pas au préfixe Vav devant le verbe (bara) alors que le troisiéme verset s’en sert (Vayomer)
Genése II
א וַיְכֻלּוּ הַשָּׁמַיִם וְהָאָרֶץ, וְכָל-צְבָאָם. 1 Ainsi furent terminés (vav conversif) les cieux (Shamaym) et la terre, avec tout ce qu’ils renferment.
ב וַיְכַל אֱלֹהִים בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי, מְלַאכְתּוֹ אֲשֶׁר עָשָׂה; וַיִּשְׁבֹּת בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי, מִכָּל-מְלַאכְתּוֹ אֲשֶׁר עָשָׂה. 2 Dieu (Elohim) mit fin (vav conversif), le septième jour, à l’œuvre faite (sans vav) par lui; et il se reposa (sans vav) , le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite.(sans vav conversif)
ג וַיְבָרֶךְ אֱלֹהִים אֶת-יוֹם הַשְּׁבִיעִי, וַיְקַדֵּשׁ אֹתוֹ: כִּי בוֹ שָׁבַת מִכָּל-מְלַאכְתּוֹ, אֲשֶׁר-בָּרָא אֱלֹהִים לַעֲשׂוֹת. {פ} 3 Dieu bénit (Vav conversif) le septième jour (Shabbat) et le proclama saint, parce qu’en ce jour il se reposa de l’œuvre entière qu’il avait produite et organisée.
ד אֵלֶּה תוֹלְדוֹת הַשָּׁמַיִם וְהָאָרֶץ, בְּהִבָּרְאָם: בְּיוֹם, עֲשׂוֹת יְהוָה אֱלֹהִים–אֶרֶץ וְשָׁמָיִם. 4 Telles sont les origines (Toldoth) du ciel (Shamaym) et de la terre (Eretz), lorsqu’ils furent créés; à l’époque où l’Éternel-Dieu (yahwé Elohim) fit (Assa) une terre (Eretz) et un ciel.(shamayim)
ה וְכֹל שִׂיחַ הַשָּׂדֶה, טֶרֶם יִהְיֶה בָאָרֶץ, וְכָל-עֵשֶׂב הַשָּׂדֶה, טֶרֶם יִצְמָח: כִּי לֹא הִמְטִיר יְהוָה אֱלֹהִים, עַל-הָאָרֶץ, וְאָדָם אַיִן, לַעֲבֹד אֶת-הָאֲדָמָה. 5 Or, aucun produit des champs ne paraissait encore sur la terre, et aucune herbe des champs ne poussait encore; car l’Éternel-Dieu (Yahwé Elohim) n’avait pas fait pleuvoir sur la terre, et d’homme (Adam), il n’y en avait point pour cultiver la terre.
ו וְאֵד, יַעֲלֶה מִן-הָאָרֶץ, וְהִשְׁקָה, אֶת-כָּל-פְּנֵי הָאֲדָמָה. 6 Mais une exhalaison s’élevait de la terre et humectait toute la surface du sol.
ז וַיִּיצֶר יְהוָה אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם, עָפָר מִן-הָאֲדָמָה, וַיִּפַּח בְּאַפָּיו, נִשְׁמַת חַיִּים; וַיְהִי הָאָדָם, לְנֶפֶשׁ חַיָּה. 7 L’Éternel-Dieu (Yahwé Elohim) façonna Adam, – poussière détachée du sol, – fit pénétrer dans ses narines un souffle de vie, et l’homme devint un être vivant.
ח וַיִּטַּע יְהוָה אֱלֹהִים, גַּן-בְּעֵדֶן–מִקֶּדֶם; וַיָּשֶׂם שָׁם, אֶת-הָאָדָם אֲשֶׁר יָצָר. 8 L’Éternel-Dieu (Yahwé Elohim) planta un jardin en Éden, vers l’orient, et y plaça Adam qu’il avait façonné.
Observations sur Genése II
Il est question de l’histoire (Toldoth), de l’ Univers expression absente de Genése I/
Pour les trois premiers versets, Dieu est désigné comme « Elohim ». A partir du 4e verset, la forme en est changée en Yahwé Eohim; On note une redondance avec le début de Genése I Le verset 2 fait alterner les formes verbales avec et sans le Vav
genése V
א זֶה סֵפֶר, תּוֹלְדֹת אָדָם: בְּיוֹם, בְּרֹא אֱלֹהִים אָדָם, בִּדְמוּת אֱלֹהִים, עָשָׂה אֹתוֹ. 1
Ceci est l’histoire des générations de l’humanité. Lorsque Dieu (Elohim) créa (sans Vav conversif) Adam, il le fit(oto) à sa propre ressemblance
.
ב זָכָר וּנְקֵבָה, בְּרָאָם; וַיְבָרֶךְ אֹתָם, וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמָם אָדָם, בְּיוֹם, הִבָּרְאָם. 2
Il les (bam/otam) créa(sans vav conversif) mâle et femelle, les bénit (vav conversif) et les appela (vav conversif) Adam, le jour de leur création.(Baraam)
Observations sur Genése V
Le terme « Toldoth » est cette fois appliqué à Adam et non au Ciel et à la Terre (comme dans Genése II) Comme dans Genése I, on a Elohim et non pas Yahwé Elohim comme dans Genése II. Le Vav conversif n’est pas utilisé au début du verset I mais il l’est à la fin du dit verset. On note qu’au verset I, Adam est désigné au masculin singulier (oto) alors qu’au verset suivant, Adam est désigné au masculi pluriel
Livre de l’Exode III
א וּמֹשֶׁה, הָיָה רֹעֶה אֶת-צֹאן יִתְרוֹ חֹתְנוֹ–כֹּהֵן מִדְיָן; וַיִּנְהַג אֶת-הַצֹּאן אַחַר הַמִּדְבָּר, וַיָּבֹא אֶל-הַר הָאֱלֹהִים חֹרֵבָה. 1 Or, Moïse faisait paître les brebis de Jéthro son beau-père, prêtre de Madian. Il avait conduit (vav conversif) le bétail au fond du désert et était parvenu à la montagne divine, au mont Horeb.
ב וַיֵּרָא מַלְאַךְ יְהוָה אֵלָיו, בְּלַבַּת-אֵשׁ–מִתּוֹךְ הַסְּנֶה; וַיַּרְא, וְהִנֵּה הַסְּנֶה בֹּעֵר בָּאֵשׁ, וְהַסְּנֶה, אֵינֶנּוּ אֻכָּל. 2 Un ange de Yahwé lui apparut (vav conversif) dans un jet de flamme au milieu d’un buisson. Il remarqua (vav conversif) que le buisson était en feu et cependant ne se consumait point.
ג וַיֹּאמֶר מֹשֶׁה–אָסֻרָה-נָּא וְאֶרְאֶה, אֶת-הַמַּרְאֶה הַגָּדֹל הַזֶּה: מַדּוּעַ, לֹא-יִבְעַר הַסְּנֶה. 3 Moïse se dit (vav conversif): « Je veux m’approcher, je veux examiner ce grand phénomène: pourquoi le buisson ne se consume pas. »
ד וַיַּרְא יְהוָה, כִּי סָר לִרְאוֹת; וַיִּקְרָא אֵלָיו אֱלֹהִים מִתּוֹךְ הַסְּנֶה, וַיֹּאמֶר מֹשֶׁה מֹשֶׁה–וַיֹּאמֶר הִנֵּנִי. 4 Yahwé vit (vav conversif) qu’il s’approchait pour regarder; alors Yahwé l’appela du sein du buisson, disant: « Moïse! Moïse! » Et il répondit (Vayomer, vav conversif): « Me voici. »
Observations sur Exode III Les deux premiers chapitres ne mentionnent en aucune façon un rôle de Dieu. Au chapitre III, c’est Yahwé qui est utilisé et non plus Elohim ou Yahwé Elohim. Le vav conversif y est recurrent d’un bout à l’autre.
Observations générales sur notre corpus: la désignation du Créateur passe par trois états (Elohim, Yahwé Elohim, Yahwé). L’usage du Vav conversif pour la conjugaison verbal est assez aléatoire. La désignation d’Adam comme singulier ou comme pluriel est variable. Le Chapitre V de la Genése ne se référe pas à un dieu créateur du Ciel et de la Terre comme dans Genése I et II. L’expression « Toldoth » qui fait sens pour la généalogie d’Adam est assez incongru pour le 4e verset de Genése II Le terme Genése désigne-t-il l’histoire d’Adam ou celle du Ciel et de la Terre? Il y a là un certain flottement théologique: soit un Dieu Nature (Deus sive Natura, selon Spinoza), sot un Dieu de la Surnature qui correspond à un Dieu bien plus tardif intervenant dans un monde déjà existant, ce qui correspond à notre propre approche, ce qui recoupe l’entrée des Beney Israel sur une terre déjà habitée, ce qui correspond à une dimension « colonisatrice » et réformatrice, ce qui correspond à la différence entre les formes « bara » et « Yetsira ». La « Terre Promise » est déjà occupée et il est recommandé de ne pas se plier aux pratiques en place tout comme l’idée de Dieu biblique ne doit pas être contaminée par celle d’un Dieu primordial (premier mobile) Or, beaucoup de Juifs semblent mélanger des deux visions. La réforme du judaime aurait du se donner pour objectif de mettre fin à un tel amalgame,il est vrai alimenté par les deux premiers chapitres du Livre de la Genése.
JHB 10 05 26
jacques halbronn Master Class Epistémologie de la science historique comme science "molle"
jacques halbronn Master Class Epistémologie de la science historique comme science "molle"
La qualité première de l'historien de haut niveau est son aptitude à corriger les chronologies adoptées qu'il s'agisse de la genése du Zodiaque, de celle des Centuries nostradamiques, de la formation de l'Ancien Testament, des relations entre les langues, dans notre cas. Il faut chaque fois jouir d'un certain instinct permettant de détecter le vrai du faux. On l'a ou on ne l'a pas. Celui qui ne dispose pas d'un tel fil d'Ariane doit se résigner à une certaine médiocrité, ce qui tient à un certain manque de confiance en son propre jugement, ne lui permettant pas de prendre le contre pied des représentations en place. Force est de constater le manque de courage chez la plupart des chercheurs, toujours dans l'attente d'une preuve supplémentaire, du document retrouvé qui viendrait suppléer providentiellement le défaut de raisonnement.
L'historien "mineur" devra donc se contenter de commenter des documents existants sans avoir à se risquer à formuler des théories aventureuses, casse-cou. Le pire, c'est quand ce petit historien se verra dans l'obligation de résister aux propositions du plus grand que lui en lui préférant des travaux de moindre envergure.
Le champ d'action de l'historien d'élite sera l'exploration de périodes antérieures aux corpus connus, à leur pré ou proto histoire. Or, c'est en allant le plus en amont que les textes peuvent vraiment s'éclairer en évacuant et dénonçant les contre façons, les suppressions et les additions. Autrement dit, sans ces "guides" inspirés, l'on risque fort de s"égarer, de piétiner, de stagner en se contentant d'un matériau que l'on ne sera pas parvenu à décanter, à élaguer et qui s'il a le mérite d'être répertorié n'en est pas moins douteux voire inconsistant. Il ne s'agit pas seulement de tenir un raisonnement mais aussi pour d'autres de le suivre, ce qui constitue donc un double obstacle. C'est ainsi que nos travaux n'ont toujours pas été reconnus, à commencer par ceux concernant l'historique des éditions centuriques (cf notre étude en 2011 dans la Revue Française d'Histoire du Livre). Des résistances persistantes face à nos travaux en linguistique, axés désormais sur la suprématie de la langue française alors que ceux-ci sont largement accessibles sur les réseaux sociaux. De même, pour le milieu astrologique qui poursuit sa route comme si de rien n'était. Quant à nos récents travaux en critique biblique, en théologie,ils n'auront pas suscité la moindre invitation à des Congrès , à des jurys de thèse, à des parutions dans des revues; Même black out depuis une dizaine d'années. Un autre domaine nous aura occupé, celui de la psychanalyse avec une relecture des topiques freudiennes et de la dialectique du Moi et du Surmoi, en distinguant nettement hommes et femmes selon de nouveaux critères de type sensoriel. (cf notre notice Wikipedia pour notre bibliographie)
L'approche cyclique - l'oeuf et la poule - que nous qualifierons de triangulaire- semble préférable à une vision trop linéaire du cours des choses. Ce qui est ancien peut avoir formaté ce qui précédait mais à son tour générer des dérivés, des avatars lesquels seront voués à un reformatage et ainsi de suite. La recherche des sources s'avère donc problématique car tout a un passé et tout une postérité!
Il apparait nécessaire de pratiquer selon un processus comparatif et contrastif, ce qui implique d'opérer des rapprochements par delà les inévitables différences superficielles quant aux sources, aux modéles, aux matrices. Il s'agit donc de distinguer ce qui est véritablement comparable de ce qui est radicalement différent, sans en être empeché par une exigence intempestive de précision, étant entendu que les science humaines, sociales ne sauraient obéir aux mêmes critères- d'où leur appellation de sciences "molles"- que la physique ou la mathématique. En ce sens,une formation aux sciences dures risque de constituer un obstacle épistémologique pour la recherche dans le champ des sciences humaines/
JHB 10 05 26
jacques halbronn La laïcité à la française confrontée à un besoin de renouvellement. Espace public, espace privé
jacques halbronn La laïcité à la française confrontée à un besoin de renouvellement. Espace public, espace privé
Selon nous, le principe de laïcité fait l'objet de malentendus. Il concerne non pas seulement la question de la religion mais concerne la distinction, la séparation entre espace privé et espace public, ce qui peut conduire à une forme de séparatisme voire d'aparthéid. Dans l'espace public, la priorité doit être donnée aux propos d'intérêt général, ce qui exige une certaine compétence, une certaine culture "générale". En revanche, dans la multitude d'espaces privés, il y a place pour les spécificités les plus diverses (cf la Tour de Babel) mais pour intégrer l'un de ces espaces, il importe d'en partager les valeurs propres, du fait de la langue, de la religion, de l'âge, voire de la race, ce qui conditionne une certaine homogénéité voire uniformité au sein d'un groupe, d'une communauté donnée.
Dans nos travaux sur les "topiques sensorielles", nous avons distingué, comme leur nom l'indique, tel ou tel sens dominant (ouie, vue, goût, odorat). Il apparait que le gout et l'odorat s'inscrivent dans la sphère privée alors que la vue et l'ouie correspondent plutôt à la sphère publique. Nous avons développé récemment la notion de jouissance évacuatoire, de plaisir , de besoin ?de se vider d'un certain contenu Il est clair que ce qui reléve du gout et de l'odorat concerne des fonctions physiologiques qui sont réservées à la sphère privée (les toilettes par exemple) alors que la vue et l'ouie impacteront plutôt l'espace public. Ainsi, dans l'espace public, comme a été dit plus haut, les questions d'ordre privé ne sont pas acceptables tout comme dans l'espace privé, il n'est pas acceptable que l'on se donne en spectacle dans un rapport sexuel, par exemple.
Dans nos travaux sur les comportements masculins et féminins, il ressort que les femmes ont du mal à respecter les exigences de l'espace public. Instinctivement, elles tendent à aborder le registre intime, personnel alors que les lieux ne s'y prétent guère, comme dans les transports publics. Pour certains, l'espace public serait celui ouvert au public en général alors qu'il implique au contraire une certaine (auto) censure, comme de parler à voix basse si l'on est dans un registre privé. Inversement, autour d'une table, du fait d'une convivialité, il est normal d'échanger des informations d'un intérêt particulier.
La devise républicaine, exposée à la fin du XVIIIe siècle, sous la Révolution, privilégiait la Liberté, l'Egalité, la Fraternité, ce qui, selon nous, n'est pas compatible avec l'idée de laîcité à la française laquelle n'admet pas les débordements au nom de la Liberté, du "je fais, je dis ce que je veux. En 1905, la mise en place d'une laïcité, au lendemain de l'Affaire Dreyfuss, plaçait toutes sortes de pratiques dans le champ privé et logiquement, cela ne visait pas uniquement le registre des cultes, comme on voudrait nous le faire croire. D'ailleurs, force est de constater que ce qui se ressemble s'assemblé et qu'en pratique des groupes homogénes se constituent spontanément, sur la base de la couleur de peau, de l'âge, du genre. En ce sens, les lois sont souvent superfétatoires en ce qu'elles sont en redondance avec la réalité sur le terrain mais sans que cela soit avouable, d'où une certaine hypocrisie.
Selon nous, le principe français de laïcité ne se limite nullement au seul critère religieux,cultuel,il devrait englober la question de l'usage des langues étrangères dans l'espace public, celles-ci relevant de la sphère privée dans les cas d'immigration. On soulignera que ce qui a pu être à un certain moment être nouveau peut tout à fait ne plus l'être par la suite, d'où une certaine confusion dans les esprits. Un nouvelle religion a une date de péremption. En effet, la laïcité exige de la nouveauté pour toutes les parties en présence et en tout cas une réforme en profondeur du statu quo, ce qu'avait compris un Jésus; En ce sens, la laïcité passe par un défi pour tout le monde. Sous la Révolution Française, de nouvelles pratiques furent instaurées exigeant pour tous un effort d'adaptation. Aussi, la laïcité exige un renouvellement périodique du consensus. La crise de la laïcité en France pourrait tenir à sa cristallisation. La fondation de la Ve République reléve de ce besoin de révolution,c'est à dire de remettre régulièrement les compteurs à zéro en adoptant des pratiques indédites.
JHB 10 05 26
Jacques halbronn nouvelle théorie du genre.pour une approche symétrique;
Jacques halbronn nouvelle théorie du genre.pour une approche symétrique;
On ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre. Il y a toujours un revers à la médaille: Celui qui vit dans les généralités ne peut se focaliser sur une personne donnée et celui qui aime connaitre une personne à fond risque fort de ne pas parvenir à maitriser pleinement tout un corpus; On opposera ainsi la femme et l'homme, chacun avec ses points faibles, aveugles; Il nous faut nous référer à la dialectique du UN et du MULTIPLE.
Les femmes ont besoin de lire, de s'informer pour avoir quelque chose à dire mais à la limite, peu importe de quoi il peut s'agir. Qu'importe le flacon,pourvu qu'on ait l'ivresse. Quant aux hommes; on dira " une de perdue dix de retrouvées." Il ne faut donc pas mélanger les genres. Les femmes savent mieux choisir leurs partenaires que les hommes car ces derniers tendent à se focaliser que sur le sexe, faisant abstraction du reste; la fidélité à un(e) partenaire est une invention féminine, l'homme ayant plus d'affinités avec la polygamie et une certaine interchangeabilité de ses partenaires alors que la femme est plus stable sur le plan relationnel avec le sexe opposé. Il n'est donc pas conseillé aux hommes de se polariser sur une seule partenaire car il ne capte pas assez attentivement la personnalité d'autrui dans sa globalité. Inversement, la femme recherche éperdument des savoirs à transmettre car elle a une jouissance évacuatoire par le biais de la parole et peu importe, au vrai, de quel savoir il peut s'agir. Chaque sexe a besoin de fonctionner, de "travailler", les femmes sont d'excellentes répétitirices et traductrices d'à peu près n'importe quoi et les hommes seront inspirés par les femmes les plus diverses. On ne peut donc faire confiance à leurs jugements dans les domaines où leur lucidité est minée par leur pulsion de jouissance évacuatoire. On peut tout à fait qualifier de "besoins", ce que nous venons d'exposer, ce qui renvoie à une célébre formule:
« De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins » a été utilisé comme telle pour la première fois par Louis Blanc dans son Organisation du travail de 1839 comme une révision de la citation d'Henri de Saint-Simon « À chacun selon ses capacités, à chaque capacité selon ses œuvres ». Notre recherche met en évidence le caractère congénital des différences de genre Ce n'est pas la culture qi fixe le genre mais c'est l'inverse, le genre qui impacte la culture. C'est ainsi que dès le plus jeune âge, les petites filles réagissent à ce qui "sent mauvais". Pour les petits garçons, cela prendra plus de temps car il s'agit de signaler ce qui est injuste, faux.
Article d' Édouard Chaplault-Maestracci sur Judith Butler:
31/05/2025
Figure incontournable de l'intellectualisme woke, la philosophe américaine Judith Butler incarne l'articulation de la pensée de la déconstruction avec le militantisme progressiste le plus acharné.
Foucault, Deleuze, Derrida… S’il est difficile d’attribuer la paternité du wokisme à une personnalité en particulier, la question de sa maternité ne fait quant à elle aucun doute. Depuis la publication d’un ouvrage intitulé Gender Trouble (en français : Trouble dans le genre) en 1990 jusqu’à la parution en France de Qui a peur du genre ? fin 2024, l’américaine Judith Butler n’a eu de cesse de militer pour un progressisme radical et destructeur en partant de la question du genre.
Selon elle, la notion de sexe serait une pure construction culturelle qui aurait pour seul dessein de permettre aux autorités d’asseoir leur domination sur la population. La philosophe a ensuite étendu le bénéfice de sa théorie aux minorités ethniques et ainsi fait jouer l’intersectionnalité pour devenir l’un des piliers du wokisme.
Pour comprendre l’origine de la théorie du genre, il convient de revenir aux sources du cheminement intellectuel de Judith Butler et donc à la publication de Gender Trouble. Ce premier livre défend la thèse selon laquelle le sexe ne serait qu’une norme assurant la domination systémique des hommes et de l’hétérosexualité. Considérant l’hétérosexualité comme une pure construction étatique n’allant pas de soi, l’auteur nous invite à nous défaire de la distinction ancestrale fondée sur le sexe. Judith Butler ne revendique pas l’égalité des sexes mais plutôt le fait qu’il n’y ait aucune distinction d’ordre biologique entre hommes et femmes, ces derniers se fondant dans une catégorie unique.
D’après la philosophe, un bébé viendrait en effet au monde dénué de sexe et de genre. Tant pis pour l’anatomie conduisant à assigner un sexe à un enfant venant de naître ; une démarche scientifique qui constituerait d’ailleurs une intrusion intolérable de l’État dans la définition de l’identité du nouveau-né. Il ne faudrait donc attacher aucune signification au sexe biologique"
JHB 10 05 26
vendredi 8 mai 2026
jacques halbronn Réflexions astrologiques autour du tétragramme.
jacques halbronn Réflexions astrologiques autour du tétragramme.
La valeur guématrique du tétragramme est 26 si l'on totalise le Iod, le Hé, le Vav et un second Hé. Ce nombre est assez proche des 28 jours du cycle lunaire et des 28 ans du cycle sidéral de Saturne. Dans nos travaux autour du tétragramme, nous avions à un certain stade opté pour un trigramme, Yahou.http://nofim.unblog.fr › 2026/02/07 › jacques-halbronn...
En effet, on retrouvait cette forme dans le nom de plusieurs prophétes (Jérémie, Isaie, Elie) alors que d'autres prophétes comportait la forme "El" désignant dieu: Ezékiel, Daniel, sans oublier Israel (Jacob)
Récemment, en revenant sur la question du Vav conversif, nous avions proposé de faire précéder les noms commençant par un Yod d'un Vav qui selon nous était sous entendu, transformant un futur en un passé, puisque ce Vav permet un tel basculement. Dès lors, nous proposerons d'en revenir au tétragramme avec Vav, Yod, Hé, Vav dont la valeur guématrique est 27 (6 10 5 6) et non plus 26 dans la lecture classique. Or, ce nombre 27 est fort proche de ceux qui caractérisent la Lune et Saturne en astronomie, ce qui permettrait de confirmer l'importance du jour de Saturne, à savoir le Shabbat, pour la liturgie juda¨ique.
sur le web
" La Lune met en moyenne 27 jours 7 heures 43 minutes 12 secondes pour accomplir une orbite autour de la Terre; c'est sa révolution sidérale."
sur le web
La planète Saturne prend environ entre 27 et 29,5 années à compléter son orbite. Lorsque cela arrive dans votre vie, vous verrez de gros changements se produire. Ceci peut vouloir dire des ruptures, changements de carrière ou autre. L'usage du tétragramme est attesté à partir du verset 4 du Chapitre V alors que les premiers versets se référaient à Elohim. Cette mention est donc en usage bien avant le chapitre III du Livre de l'Exode mais associé à Elohim. On note qu' Elohim est traduit par Dieu alors que Yahwé Elohim est traduit par l'Eternel Dieu
Genése V
ב וַיְכַל אֱלֹהִים בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי, מְלַאכְתּוֹ אֲשֶׁר עָשָׂה; וַיִּשְׁבֹּת בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי, מִכָּל-מְלַאכְתּוֹ אֲשֶׁר עָשָׂה. 2 Dieu mit fin, le septième jour, à l’œuvre faite par lui; et il se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu'il avait faite.
ג וַיְבָרֶךְ אֱלֹהִים אֶת-יוֹם הַשְּׁבִיעִי, וַיְקַדֵּשׁ אֹתוֹ: כִּי בוֹ שָׁבַת מִכָּל-מְלַאכְתּוֹ, אֲשֶׁר-בָּרָא אֱלֹהִים לַעֲשׂוֹת. {פ} 3 Dieu bénit le septième jour et le proclama saint, parce qu'en ce jour il se reposa de l’œuvre entière qu'il avait produite et organisée.
ד אֵלֶּה תוֹלְדוֹת הַשָּׁמַיִם וְהָאָרֶץ, בְּהִבָּרְאָם: בְּיוֹם, עֲשׂוֹת יְהוָה אֱלֹהִים--אֶרֶץ וְשָׁמָיִם. 4 Telles sont les origines du ciel et de la terre, lorsqu'ils furent créés; à l'époque où l'Éternel-Dieu fit une terre et un ciel.
JHB 08 05 26
Le Masculin et le Féminin chez Freud, Winnicott et les autres par Litza Guttieres-Green
Le Masculin et le Féminin chez Freud, Winnicott et les autres
par Litza Guttieres-Green
:2003
« …l’observation de la différence des sexes […] est au fondement de toute pensée, aussi bien traditionnelle que scientifique. […] Il s’agit du butoir ultime de la pensée sur lequel se fonde une opposition conceptuelle essentielle : celle qui oppose l’identique au différent, un de ces themata archaïques que l’on retrouve dans toute pensée scientifique, ancienne comme moderne, et dans tous les systèmes de représentation. »
Françoise Héritier, Masculin/féminin. Éd. Odile Jacob, 1996, pp.19-20.
Sigmund Freud a posé en termes clairs le problème de la différence des sexes et de l’identité sexuée, mais sa théorisation, pourtant revue et remaniée à plusieurs reprises, en dépit de sa remarquable cohérence, a soulevé dès le début de nombreuses contestations et continue de diviser les psychanalystes.
La sexualité humaine est une psychosexualité où le féminin et le masculin se succèdent, s’opposent, s’intriquent, constituant la bisexualité psychique, qui atteint son apogée avec l’organisation œdipienne.
La conflictualité générale et, plus encore, celle inhérente au thème de la différence des sexes se répète, dans le débat entre psychanalystes sur les similitudes, les oppositions et la complémentarité des hommes et des femmes. Débat qui n’a pas fini de nous occuper et auquel participent biologistes, sociologues, ethnologues, historiens, politiques et médias. Ce champ est tellement infiltré de préjugés, de passion et d’intérêts divers qu’il devient difficile d’en parler avec sérénité. Nous allons cependant tenter d’en faire l’expérience.
Au cours de l’histoire de la psychanalyse, deux tendances se sont rapidement dessinées au sein des théories sur la sexualité féminine : d’un côté ceux qui soutiennent la méconnaissance du vagin jusqu’à une époque tardive (aux côtés de Freud, Ruth Mack Brunswick, Jeanne Lampl de Groot, Hélène Deutsch, Marie Bonaparte), de l’autre ceux qui en croient en sa connaissance précoce et pour lesquels l’enfant de sexe féminin est fille dès le début (Josine Muller, Karen Horney, Karl Abraham, Mélanie Klein, Ernest Jones).
Par la suite le sexuel, peut-être sous l’influence des kleiniens mais aussi sous le prétexte de l’évolution des mœurs, en est venu à perdre de son intérêt, comme s’il fallait lui réserver un refuge qui en préserve l’interdit et le mystère, au profit de l’accent mis sur les relations d’objet avec les rivalités et l’envie que suscite la différence des sexes et qui amènent hommes et femmes à imaginer « sur le corps de l’autre » (M. et J. Cournut1) des avantages dont ils sont privés. L’importance de plus en plus grande donnée à la relation d’objet me paraît marquer la prédominance accordée au féminin et surtout au maternel, en raison de la précocité de ce lien primaire, au détriment du masculin – phallique, secondaire. Nous verrons par ailleurs que les théories sur le féminin souffrent du double destin de ce dernier, féminin érotique et féminin maternel, qui en augmente la complexité.
Les difficultés sont aggravées par la confusion entre les conceptualisations qui s’appuient sur des facteurs occasionnels, sociologiques ou historiques par exemple, et celles dont les références sont somatiques, pulsionnelles, dérivées de l’organisation psychique d’origine infantile, elle-même soumise à des références culturelles.
Comme on le sait, Freud est parti d’une vision uniquement masculine/phallique de la sexualité, ce qu’on n’a cessé de lui reprocher. Il a décrit l’avènement du féminin à la suite des stades prégénitaux, oral, anal et phallique : « Au stade de l’organisation prégénitale sadique‑anale – écrit-il – il n’est pas encore question de masculin et de féminin, l’opposition entre actif et passif est celle qui domine. Au stade suivant, celui de l’organisation génitale infantile, il y a bien un masculin, mais pas de féminin ; l’opposition s’énonce ici : organe génital masculin ou châtré. C’est seulement quand le développement, à l’époque de la puberté, s’achève, que la polarité sexuelle coïncide avec masculin et féminin. Le masculin rassemble le sujet, l’activité et la possession du pénis ; le féminin perpétue l’objet et la passivité. Le vagin prend maintenant valeur comme logis du pénis, il recueille l’héritage du sein maternel (1923)2. Il fait allusion à une psychosexualité toujours d’essence mâle, qu’elle soit « active » ou « à buts passifs », à distinguer des différences sexuelles d’ordre anatomique ou hormonal, liées au corps et aux organes génitaux masculins ou féminins. Il va asseoir sa théorie sexuelle sur trois hypothèses majeures :
1) L’existence, dans les deux sexes, d’un stade phallique caractérisé par la présence ou l’absence de pénis : masculin-phallique par opposition à féminin-châtré. Le clitoris, assimilé à un pénis « rabougri » 3 et dévalorisé, serait le seul organe sexuel connu des fillettes. Le vagin en revanche et, à plus forte raison l’utérus, « restent longtemps ignorés » 4. Le vagin ne prendra sa réalité que comme « logis du pénis » au cours du coït ; quant à l’utérus il sera révélé par les menstrues et l’accouchement.
Au stade sadique-anal, « ….les impulsions agressives des petites filles ne laissent rien à désirer en richesse et en violence. Avec l’entrée dans la phase phallique, les différences des sexes s’effacent complètement derrière leurs concordances. […] Nous pouvons poser que dans la phase phallique de la petite fille, c’est le clitoris qui est la zone érogène directrice. » (1933)5
Dès 1924 pourtant, Karl Abraham a mis en doute l’hypothèse freudienne : « …je me suis pris à me demander récemment s’il n’y aurait pas déjà, au moment de la prime enfance, une première éclosion vaginale de la libido féminine, qui serait destinée au refoulement, et à laquelle succèderait ensuite la prédominance du clitoris comme expression de la phase phallique. »6 De cette vision découle tout naturellement l’existence, chez la fillette, d’une réaction vaginale précoce au pénis du père qui devient ainsi le premier objet, en contradiction avec la primauté de l’objet-mère.
Freud, tout en avouant que le problème du féminin lui paraît « obscur » et la féminité un « continent noir », maintient fermement son point de vue et théorise, malgré les difficultés, la nécessité du changement d’objet et du changement de zone érogène. À la suite de Lou Andreas-Salomé, il assimile les sensations vaginales à des sensations anales. Celle-ci en effet, dès 1916, dans Anal und sexual, faisait dériver le vagin du cloaque et rapprochait les sensations génitales des femmes (adultes) des sensations anales, évoquant à ce propos la passivité devant la pulsion à laquelle les femmes, faute d’une agressivité suffisamment tournée vers l’extérieur, seraient livrées plus violemment que les hommes.
Prétendre que « seuls les organes génitaux mâles (le phallus) jouent alors [à la phase phallique] un rôle, [et que] les organes génitaux féminins […] restent longtemps ignorés »7 paraît en contradiction avec l’ancrage de la sexualité dans le somatique et l’infantile, et l’on n’a pas manqué de se poser des questions sur le silence de ces organes : est-il de l’ordre du refoulement ce qui supposerait obligatoirement une connaissance antérieure qui serait levé par la suite ? Est-il possible que la connaissance, sans intuition de ce qui existe même s’il est caché, soit sous l’unique dépendance de la perception ? Depuis, presque tous les auteurs ont contesté la radicalité des affirmations de Freud qui, jusqu’à la fin de sa vie, n’a pourtant cessé de soutenir ce qui lui paraissait faire la cohérence de sa théorie.
Il confirmait ainsi une vision phallique de la sexualité et de la libido : « Il n’y a qu’une seule libido, écrivait-il, qui est mise aussi bien au service de la fonction sexuelle masculine que féminine. Nous ne pouvons pas lui donner, à elle‑même, de sexe ; si, suivant l’assimilation conventionnelle de l’activité à la masculinité, nous voulons l’appeler masculine, nous ne devons pas oublier qu’elle représente aussi des aspirations aux buts passifs. » (1933)8. Remarquons que l’introduction d’une aspiration à la passivité nuance la notion d’ « activité » masculine.
2) La confrontation avec la différence des sexes et l’absence de pénis chez la mère déclenchent chez le garçon, avec la surestimation du pénis qui pourrait venir à manquer, l’angoisse de castration que Freud compare à « la chute du trône et de l’autel », avec son cortège de mépris du féminin et de peur de la dévirilisation. La fille, en revanche, comprend qu’elle n’aura jamais ce sexe qu’elle admire et désire, « elle se sent gravement lésée, déclare qu’elle voudrait « aussi avoir quelque chose comme ça » et succombe à l’envie du pénis qui laisse des traces indélébiles dans son développement et la formation de son caractère et qui, même dans le cas le plus favorable, n’est pas surmontée sans une lourde dépense psychique »9. Le complexe de castration va la détourner donc de sa mère, elle se réfugiera auprès de son père, beatus possidens [heureux propriétaire], dont elle espère un enfant.
Pour Freud, dans les deux sexes, le premier objet est donc la mère. C’est l’angoisse de castration qui oblige le garçon à se détacher d’elle, le faisant ainsi sortir du complexe d’Œdipe, tandis que sous l’emprise de l’envie du pénis, la fille se détache également de celle à laquelle elle reproche son « incomplétude », pour se rapprocher de son père, entrant ainsi dans le complexe d’Œdipe. Ici s’inscrivent les sentiments ambivalents réciproques entre la mère et sa fille, chaîne d’hostilité se perpétuant de mère en fille, le père représentant à la fois le séparateur et le refuge.
Il faut attendre 1933 pour que Freud, reprenant les travaux de ses élèves féminines, relie les aspects positifs de la relation mère-fille précisément à l’importance des couches préœdipiennes de la sexualité féminine : « L’identification à la mère, chez la femme, permet de reconnaître deux couches : la couche préœdipienne qui repose sur le tendre attachement à la mère et la prend comme modèle, et celle, plus tardive, issue du complexe d’Œdipe, qui veut éliminer la mère et la remplacer auprès du père ». Mais c’est la phase du tendre attachement préœdipien qui est décisive pour l’avenir de la femme ; c’est en elle que se prépare l’acquisition des qualités avec lesquelles elle satisfera plus tard à son rôle dans la fonction sexuelle et accomplira ses inestimables réalisations sociales. »10
N’oublions pas cependant que ce lien préœdipien à la mère recèle aussi, à côté d’aspects positifs, le germe de la paranoïa11.
3) La vision phallocentrique de la sexualité dans le cadre de la bisexualité psychique « d’origine corporelle » mais aussi consécutive à une identification aux deux parents : « [la science] attire votre attention sur le fait que des parties de l’appareil génital masculin se trouvent dans le corps de la femme, bien qu’à l’état atrophié, et vice versa. Elle voit dans cette occurrence l’indice d’une double sexualité, d’une bisexualité […] Vous êtes enfin invités à vous familiariser avec l’idée que les proportions dans lesquelles masculin et féminin se mêlent dans un individu sont soumises à des variations considérables. […] Vous ne pouvez donner aucun nouveau contenu aux notions de masculin et de féminin. Cette distinction n’est pas psychologique ; quand vous dites masculin, vous pensez en général “actif”, et quand vous dites féminin, vous pensez “passif” » 12.
Bien que l’envie des hommes à l’égard des femmes et de leurs capacités créatrices idéalisées, soit généralement admise, le roc inanalysable de la théorie freudienne repose sur la répudiation du féminin dans les deux sexes (1937)13. Dans les deux cas, les rôles de l’imaginaire et de la représentation sont au premier plan. À ce propos, soulignons les différences entre le féminin de l’homme et le masculin de la femme. Le premier est une réaction d’opposition au masculin par envie du féminin, tandis que le masculin chez la femme coïncide avec l’envie du pénis et le refus de renoncer au phallicisme du passé.
Notons également que Freud a mis en relation d’un côté une intrication des pulsions de vie et de mort, de l’autre une intrication du féminin et du masculin dans la bisexualité. Toute idée de pureté est donc exclue.
Quelles sont les conséquences du complexe de castration pour le caractère de la femme ?
– Faute d’organe phallique visible à investir, le narcissisme de la fillette se reporte sur son corps tout entier : « Nous attribuons à la féminité un degré plus élevé de narcissisme, qui influence encore son choix d’objet, si bien qu’être aimée est pour la femme un besoin plus fort que d’aimer […] [le choix d’objet de la femme] se produit souvent conformément à l’idéal narcissique de l’homme que la petite fille aurait souhaité devenir. »14
– L’équivalence masculin-actif, féminin-passif expliquerait que la sexualité féminine, exigeant la passivité, soit un terrain favorable au masochisme par retournement de l’agressivité vers l’intérieur.
Le masochisme féminin érogène reposerait sur le masochisme primaire, le plaisir de la douleur, pur pour ainsi dire. Freud veut-il dire, sans composante sadique ou sans culpabilité ? Il s’agirait d’un masochisme « originaire », précédant la formation du surmoi, lié au narcissisme primaire absolu et formant le noyau de la pulsion de mort originaire. Le masochisme originaire offrirait une solution susceptible d’expliquer le détournement du principe de plaisir. Il serait à l’origine de la formation du moi.
Freud a incriminé d’une part la répression de l’agressivité « socialement imposée à la femme », ce qui nous choque à une époque où ce n’est plus le cas. D’autre part le rôle joué par les motions masochistes qui lient les tendances destructrices davantage tournées vers le dedans, faute de pénis visible qui pourrait la rassurer sur son intégrité. Si l’homme est également concerné ici, son agressivité tournée vers l’extérieur, lui permettrait de mieux lutter pour élaborer la poussée de passivité qui le met en danger. Freud conclut que : « toute l’énergie disponible de l’Éros, que nous appelons désormais libido, se trouve dans le moi-ça encore indifférencié et sert à neutraliser les tendances destructrices qui y sont également présentes […] Une fraction d’autodestruction demeure en tous cas à l’intérieur de l’individu jusqu’au moment où elle réussit enfin à le tuer… »15.
Le masochisme « gardien de vie » est nécessaire à l’homme comme à la femme pour intriquer sa destructivité interne, mais s’il est plus important chez la femme, comment expliquer que sa longévité soit supérieure à celle de l’homme ?
Bien sûr nous voyons chez nos patientes, nos collègues et amies, une gestion de l’agressivité différente de celle des hommes et il est clair que la dépendance des femmes par rapport à leurs objets prend souvent des accents masochistes.
Pour A. Green l’agressivité tournée vers l’intérieur chez les femmes rend son intégration plus problématique puisqu’elle risque de mettre leur psychisme en danger. Le lien à la mère est un tel mélange inextricable de haine et d’amour, qu’il peut aboutir à un refus d’identification ou à une identification aliénante.16
– L’angoisse de castration étant à l’origine de la formation du surmoi, son absence expliquerait la faiblesse du surmoi chez les femmes : « On hésite à le dire, mais on ne peut se défendre de l’idée que le niveau de ce qui est moralement normal chez la femme est autre. Son surmoi ne sera jamais si inexorable, si impersonnel, si indépendant de ses origines affectives que ce que nous exigeons de l’homme. Ces traits de caractère que l’on a de tout temps critiqués et reprochés à la femme : le fait qu’elle fait preuve d’un moindre sentiment de la justice que l’homme, d’un penchant moindre à se soumettre aux grandes nécessités de l’existence, qu’elle se laisse plus souvent que lui guider dans ses décisions par ses sentiments de tendresse et d’hostilité, la modification de la formation du surmoi, dont nous venons de montrer d’où elle dérive, en est une raison suffisante. Nous ne nous laisserons pas détourner de telles conclusions par les arguments des féministes qui veulent nous imposer une parfaite égalité de position et d’appréciation des deux sexes ; mais nous accorderons volontiers que la plupart des hommes demeurent bien en deçà de l’idéal masculin et que tous les individus humains, par suite de leur hérédité croisée, possèdent à la fois des traits masculins et des traits féminins, si bien que le contenu des constructions théoriques de la masculinité pure et de la féminité pure reste incertain »17. Nous verrons que Melanie Klein adopte la position diamétralement opposée.
Mais les femmes sont-elles vraiment à l’abri de l’angoisse de castration ? Bien sûr leurs organes génitaux cachés peuvent leurs donner l’impression d’échapper à ce risque. L’association vagin-anus leur procure plus souvent un dégoût qu’une fierté : ils sentent mauvais, ils suintent, etc. En revanche elles ont peur de perdre leur beauté, leurs cheveux, de grossir, de vieillir. L’atteinte des seins, lors d’un cancer par exemple ou par suite de l’allaitement, est vécue comme une castration ; ainsi que la ménopause et l’hystérectomie qui peuvent provoquer dépression et frigidité. Tandis que les garçons « roulent des mécaniques », les fillettes jouent à la poupée. L’identification à la mère, qui ne va pas sans un certain masochisme, les sauve en leur procurant un plaisir qu’elles investissent comme le but principal de leur vie.
On a critiqué l’association du masochisme érogène avec le féminin. Bien sûr Freud parlait du masochisme féminin chez l’homme. Mais qu’en est-il du masochisme érogène de la femme pour laquelle le coït et l’accouchement, loin d’être « subis », sont source de jouissance et de gratifications narcissiques ? André Green répond que, chez la femme existe « …un masochisme de base qui ne serait pas le produit d’un retournement, mais la conséquence d’un traumatisme imaginaire. » Soit, mais ce masochisme, en particulier celui qui en fait une mère, nécessite un puissant investissement d’objet. L’enfant, il est vrai, est à la fois son œuvre vivante et une partie d’elle-même. La différence avec l’œuvre sublimée est justement l’investissement objectal plus que narcissique qu’elle implique. Il est vrai que le glissement vers un masochisme moral qui ferait préférer la souffrance à l’objet est fréquent sinon obligatoire comme nous le montrent toutes les « mater dolorosa ».
Ce qu’André Green décrit comme une « déqualification objectale qui accompagne le masochisme féminin-masochisme moral [et] donne une prévalence au but, la souffrance, plutôt qu’à la recherche de l’objet nécessaire à l’accomplissement de ce but [ce qui] semble aller dans le sens d’une narcissisation de la souffrance »18. Désobjectalisation donc et repli narcissique qui accompagnent le masochisme « mortifère ».
Les différences psychiques entre les hommes et les femmes dépendraient, selon Freud et là-dessus je ne peux que le suivre, des différences anatomiques qui orientent différemment leur évolution, « L’anatomie, c’est le destin » disait-il parodiant Napoléon. Ce que certains auteurs, Laplanche en particulier, donnant priorité au fantasme, ont contesté comme un « fourvoiement » biologique.
Tel est le bilan forcément schématique de la sexualité féminine, selon Freud.
Depuis, de nombreux psychanalystes, dont des femmes, se sont attelés à la question, la faisant évoluer sans la clore.
H. Deutsch19, par exemple, associe : féminin – oralité, vagin – bouche, sein – pénis. Le vagin n’a aucun rôle érogène. Le clitoris ne joue un rôle qu’à la phase phallique. C’est l’enfant qui est l’instigateur de la sublimation chez la mère. La triade masochiste, par « soumission masochique au pénis », comprend : castration – viol – accouchement. Le vagin devient le réceptacle de l’enfant, le souhait de retour au sein maternel étant réalisé par identification à ce dernier. L’acmé du plaisir sexuel est atteinte lors de l’accouchement. On peut lui reprocher de ne pas faire la part des désirs érotiques féminins. Tout est sous la dépendance au pénis.
Reste à préciser ce qu’est la « femme féminine ». Pour H. Deutsch, c’est celle qui « a réussi à établir la fonction maternelle du vagin et à abandonner les revendications du clitoris ». Pour d’autres c’est la femme érotique et séductrice, mais notons que la féminité prend souvent dans ce cas une connotation phallique.
Freud corrige ce point de vue lorsqu’il affirme que le féminin pur et le masculin pur sont des mythes du fait de la bisexualité.
Lacan va plus loin que Freud et élabore une thèse structurale partant du primat du phallus, pour aboutir à des considérations inattendues. Le père de la structure soutient l’existence du système signifiant dont la fonction est symbolique. Le vagin serait un morceau de réel, non marqué par le signifiant. « C’est ce que le discours analytique démontre, en ceci que, pour un de ces êtres comme sexués, pour l’homme en tant qu’il est pourvu de l’organe dit phallique – j’ai dit –, le sexe corporel, le sexe de la femme – j’ai dit de la femme, alors que, justement, il n’y a pas la femme, la femme n’est pas-toute, le sexe de la femme ne lui dit rien, si ce n’est par l’intermédiaire de la jouissance du corps »20. Dans la mouvance lacanienne, pour V.Granoff, une partie du sexuel féminin, tout le courant de l’instinct maternel, tomberait hors de la médiation phallique et de l’analyse : « Enceinte, elle [la femme] a ses évidences. Elle a « dedans » un corps étranger. C’est du « dehors », et qui sera dehors. Un dehors qui est dedans ».21
De nouveau ces points de vue choquent par leur théorisation abstraite qui élimine le féminin de l’organisation psychique pour en faire un domaine à part.
Les femmes cependant ont souvent le sentiment d’être trop accrochées au réel, « au ras de pâquerettes » disait l’une de mes patientes, leur ventre dominant leur esprit.
Pour mieux situer l’apport spécifique de Winnicott il est important de le cadrer en revenant sur les conceptions d’un certain nombre d’auteurs qui ont exprimé leurs opinions soit du vivant de Freud soit après sa mort.
Le changement, amorcé par K. Abraham, a été repris par Karen Horney (1922-1955)22. L’enfant de sexe féminin est d’emblée femme ; c’est la crainte de l’effraction et des atteintes dont serait l’objet à l’intérieur du corps qui pousseraient la fillette à refouler la connaissance du vagin et à transférer ses pulsions vaginales sur le clitoris, organe externe et accessible.
Quant à M. Klein (1928-32), elle va avancer des conceptions bien à elle centrées sur la prééminence du sein maternel. Elle ouvre ainsi une controverse entre Vienne et Londres sur la précocité de ce qui fait la spécificité de la femme. Pour elle, la fillette désire le pénis, sous l’action de désirs instinctuels féminins, sous l’empire de l’oralité, et non de l’analité. C’est la frustration orale engendrée par le mauvais sein qui lui fait désirer le pénis contenu par la mère. L’envie du pénis est à la fois secondaire à une frustration orale, et liée au désir d’un organe visible dont elle pourra constater l’intégrité lors des angoisses de castration qui n’épargnent pas les femmes. Le désir oral du pénis paternel devient le prototype du désir génital, vaginal. L’introjection du pénis paternel, objet œdipien, constituera le noyau du surmoi féminin. La fille sera plus soumise au père que le garçon et son surmoi, contrairement à l’opinion de Freud, sera plus sévère. Le masochisme féminin dérive du retournement du sadisme contre les mauvais objets intérieurs. M. Klein oppose le bon au mauvais, en lieu et place de l’opposition phallique – châtré ou « avoir » – « manque ». Son mérite est d’avoir renversé l’ordre phallique pour ériger un ordre maternel féminin23.
À Melanie Klein se joindra Ernest Jones (1932)24, pour lequel la fillette est d’emblée féminine, « par nature », le clitoris est un organe féminin et non un pénis atrophié, le désir d’enfant est un désir féminin et non une compensation pour le manque de pénis. Bref, la femme n’est pas un homme manqué mais être différent.
Plus près de nous, Janine Chasseguet-Smirgel 25continue dans la ligne de Freud. Pour elle, la mère et son sein sont investis entièrement négativement tandis que le père et son pénis sont idéalisés. Pour maintenir cette désintrication la fillette doit refouler ses pulsions agressives dans la relation au père. D’où « une culpabilité spécifiquement féminine dans la composante sadique-anale de la sexualité ». La sublimation dont parlait H. Deutsch serait plutôt une formation réactionnelle expliquant l’inhibition : « en ce qui concerne toute une série d’activités intellectuelles, professionnelles, créatrices, la culpabilité œdipienne de la femme, liée au dépassement de la mère, se double […] d’une culpabilité à l’égard du père […], le bon fonctionnement intellectuel est équivalent, dans l’inconscient, à la possession du pénis. Or cette possession signifie pour la femme qu’elle détient le pénis du père dont elle a ainsi dépossédé la mère – ce qui est conforme au schéma œdipien – mais dont elle a, de surcroît, châtré le père. De plus, l’utilisation adéquate de ce pénis signifie, pour l’inconscient, sa fécalisation et finalement la détention d’un pénis anal ».
Joyce Mac Dougall26 exprime des vues personnelles qui font le lien entre Freud et Klein. Elle remarque que les garçons souffrent autant que les filles de l’envie du pénis du père. La pensée que son pénis est trop petit provoque chez l’homme les mêmes angoisses que celle de la fille « lorsqu’elle s’accroche inconsciemment au fantasme redoutable qu’elle est un garçon castré […] l’envie et l’admiration qu’éprouve le garçon pour le corps et la sexualité de la mère sont semblables à celle de la fille pour le pénis et les prouesses sexuelles de son père. » S’opposant à Lacan, elle distingue le symbole (phallus) de l’objet partiel (pénis) : « Le phallus n’est pas le symbole de l’organe sexuel masculin, mais celui de la fertilité, de la complémentarité et du désir érotique ». C’est que « …la monosexualité masculine ou féminine reste une blessure narcissique majeure. Atteindre la représentation symbolique de la complémentarité entre les deux sexes demande … de renoncer au plaisir enfantin d’être et d’avoir les deux sexes. »
Peu à peu sous l’influence des vues contrastées de différents auteurs, une approche développementale a remplacé les oppositions d’ordre sexuel mises en place par Freud. Une tendance vers le féminin maternel se dessine : envie de la puissance de procréation des femmes, tandis que l’ « orgueil phallique » dissimule mal, dans son mépris des femmes, l’envie que suscite la jouissance féminine. Si l’on s’appuie sur une théorie mettant en avant le relation mère – enfant, la tentation de l’observation directe impose sa séduction. Mais on néglige alors le rôle des fantasmes inconscients et la présence, dans la pensée de la mère, du père amant et géniteur.
Signalons qu’un concept de complémentarité entre pénis et vagin, hommes et femmes, se retrouve chez Mac Dougall et chez Bion.
Nous avons tenu à faire le point de la question pour préciser d’où Winnicott est parti. Il est temps d’arriver à sa contribution.
La contribution de Winnicott prend un chemin tout à fait original. Winnicott a imaginé une transmission, de la mère à l’enfant, de la « vitalité » dont il aura besoin pour vivre. Cette transmission, de nature quasi existentielle, a lieu avant la séparation, avant la constitution du moi, et donc d’un objet étranger. Ce qui est transmis est la faculté d’ « être ». Le « féminin pur »27, sans trace de masculin, ignore l’autre et, à plus forte raison la différence des sexes, il est féminin parce que la mère est femme. C’est de la transmission de l’essence de mère et de son omnipotence, non d’une mère réelle qu’il s’agit. On peut le rapprocher du narcissisme primaire, décrit par Freud en ces termes : « …le moi où s’accumule, dès le début, toute la part disponible de libido. C’est à cet état que nous donnons le nom de narcissisme primaire absolu. Il persiste jusqu’au moment où le moi commence à investir libidinalement ses représentations objectales » (28
Le féminin pur précède la libido dont Freud dit qu’elle est d’essence masculine. Pour Winnicott, il n’y a pas de pulsion avant la constitution du moi et, par féminin pur, il n’entend pas une entité d’ordre sexuel enracinée dans le pulsionnel. C’est la fusion avec le sein de la mère qui fonde le « féminin pur ». L’enfant, garçon ou fille, « est » le sein, avant de pouvoir le prendre. Il faudra qu’il le reconnaisse comme « autre », pour pouvoir le désirer et accéder au masculin dans les deux sexes. Le virage vers le masculin dépendrait, chez le bébé garçon, d’une rêverie de la mère qui reconnaîtrait le sexe de son fils alors que lui-même n’en a pas encore conscience. Ce lien primaire, primordial, à la mère permettrait l’acquisition d’une matrice psychique grâce à laquelle l’enfant serait ensuite en mesure de se séparer d’elle et de supporter la perte d’objet consécutive.
On peut dire, pour suivre Winnicott, que le féminin pur survient à un moment où le narcissisme primaire est roi (un concept qu’il ignore) et où les pulsions ne sont pas encore dirigées vers un objet différencié extérieur. A ce stade d’omnipotence, sujet et objet ne font qu’un, d’où la notion d’objet subjectif. Pourvu que l’environnement soit « suffisamment bon », l’enfant peut créer une zone d’illusion qui le rendra capable de supporter la désillusion lorsqu’il sortira de l’omnipotence et comprendra que l’objet ne lui appartient pas (objet objectivement perçu). C’est alors qu’il devra acquérir le « masculin pur » afin de s’approprier ce qu’il n’a pas, par une action. Il sera contraint de « faire ». Ce masculin de Winnicott, est donc actif (« faire ») et susceptible de se renverser en passivité (« être fait »), pour les filles comme pour les garçons. Tandis que le féminin pur n’a rien à faire, il n’a qu’à être, pourvu que la mère réussisse à entretenir l’illusion de la fusion. Cet état d’omnipotence illusoire est ce que l’enfant masculin, qu’il soit fille ou garçon, enviera à sa mère censée le posséder.
Si le féminin pur, par défaillance de la mère ou de son substitut, ne réussit pas à s’installer, l’enfant ne pourra pas acquérir cette base de sécurité qui lui permettra d’affronter la séparation.
C’est seulement après la coupure de ce qu’André Green appelle « un cordon ombilical psychique », que l’élément masculin pourra se constituer. Le « masculin pur » serait donc secondaire. On peut imaginer que le garçon aura plus de difficultés à se constituer une identité sexuée séparée et qu’il gardera la cicatrice prête à se rouvrir de cet arrachement, tandis que la fille dont l’identité sexuelle, la même que celle de la mère, serait plus anciennement constituée, pourra toujours conserver la trace du premier lien. En revanche, elle devra changer d’objet de désir lors de l’Œdipe, alors que le garçon pourra revenir à un objet du même sexe que son premier amour. Pour Freud, la masculinité étant première, c’est la fille qui aurait du mal à y renoncer et aura plus de facilités pour la bisexualité. La discussion n’est pas close de savoir si le détachement est plus facile pour la fille ou pour le garçon.
Qu’est-ce qui pousse l’enfant vers le sein, la bouche vers le mamelon ? Cette quête vient du dedans, elle est ancrée dans le corps. Pour Freud, les pulsions sont des forces qui « agissent à l’arrière-plan des besoins impérieux du ça et qui représentent dans le psychisme les exigences d’ordre somatique »29, pour Winnicott les pulsions sont secondaires à cette pression.
Dans la Nature humaine, ouvrage posthume, écrit de 1954 à sa mort en 1971, et dont, malheureusement les articles n’ont pas été datés, Winnicott a fait une place importante aux pulsions : Freud « mit en relation […] l’importance de la pulsion et la signification de la sexualité infantile. Une théorie qui court-circuite ces questions est une théorie qui ne sert à rien. » Il assimile la pulsion à l’instinct animal : « l’exigence pulsionnelle est […] la même que chez l’animal »30, alors que Freud la définit comme un concept limite entre le psychisme et le somatique, liée à la notion de représentant.
Décrivant l’évolution du prégénital au phallique puis au génital, il montre que l’enfant dispose de toutes les voies de l’excitation, y compris peut-être la génitale, « mais encore dépourvue de fantasmes génitaux ». Il n’y a pas encore de différence entre les sexes. Puis vient la phase phallique, dans les deux sexes avec la référence à l’organe génital masculin, son érection, sa sensibilisation périodique. L’état féminin est alors une affaire négative. Les chemins vont alors diverger. Ce fantasme est enrichi jusqu’à réapparaître à l’adolescence sous forme masculine ou féminine : pénétrer, être pénétré etc.31
Reprenant la théorisation de Lou Andreas Salomé, Winnicott conclut que « le côté féminin de la nature humaine sonne à la porte du prégénital ». Dans la phase phallique, la performance de l’enfant est fantasmatique c’est pourquoi elle concerne également le garçon dans la fille, alors que dans la phase génitale, l’enfant doit attendre « la possibilité de mettre le rêve en acte ». Pour cela il faut que son moi puisse se débrouiller avec une « impressionnante quantité de frustration »32. La peur de la castration par le père rival vient à point pour montrer au garçon un autre chemin que celui de l’agonie impuissante. Leur vulnérabilité phallique les protège donc d’angoisses de non existence plus graves.
La divergence entre l’évolution de la fille et celle du garçon a donc deux racines :
– Avant l’individuation, la fusion-identification avec la mère permet la constitution d’un féminin pur, sorte de paradis primitif où il suffit d’être mais qui fondera les bases d’une capacité ultérieure de mieux supporter la frustration et la perte. Si la mère a su laisser à l’enfant la possibilité de s’illusionner il pourra ensuite supporter la désillusion pour acquérir le masculin pur, sous tendu par la volonté de s’approprier l’objet du désir (le sein). L’accès à un masculin secondaire sur une base mal consolidée de « féminin pur » va donner un faux-semblant d’équilibre.
– Les filles ne peuvent s’organiser que par rapport à ce qui leur manque (par rapport au négatif). Elles doivent donc se procurer à tout prix l’équivalent du pénis, investissement du corps entier, d’un amant ou d’un enfant. Leur intégrité en dépend. Ceci rend leur position plus précaire et leur narcissisme plus fragile. Elles sont plus dépendantes de leurs objets, alors que les garçons, rassurés par la présence de leur pénis, se sentent plus entiers. On voit qu’ici, les vues de Winnicott sont proches de celles de Freud.
Winnicott fait remarquer qu’il n’y a pas de mot pour vagin dans la nurserie. Si les mères modernes en ont inventé plusieurs, ils n’ont pas encore de sens universel.
Il reste un fait indépassable, le vagin et l’utérus ne se voient pas ; la place est à la représentation. Tant et si bien que certaines femmes, mères de famille, n’ont aucune représentation de leur « matrice », tandis que des femmes, après une hystérectomie, peuvent imaginer la posséder encore.
Les garçons, soutient Winnicott, auraient une représentation du vagin, basée sur des désirs et des sensations orales et anales, mais aussi vaginales alors que l’organe leur fait défaut ! Cela me semble pour le moins énigmatique. Les filles seraient-elles gênées par l’existence du clitoris et des sensations qu’il leur procure, pour se représenter les sensations phalliques ? Rappelons que c’est ce que soutenait H. Deutsch, lorsqu’elle décrivait le clitoris « faisant barrage » à l’avènement du vagin à la phase phallique. Le clitoris, sans fonction reproductrice, donc inutile, serait un pénis pour rire (à la manière des seins des hommes pourrait-on dire). Il ne ferait que blesser leur narcissisme et ajouter à leur déception.
Il est évident que Winnicott comme Freud et les autres psychanalystes ont du mal à trouver leur chemin entre d’une part la réalité de la bisexualité psychique, les identifications aux parents des deux sexes et, d’autre part, la nécessité d’assumer une identité sexuelle conforme à l’anatomie. Jusqu’où peut-on aller pour que le fantasme ne devienne pas inadapté et conduise à un déni de la réalité ? Il faut cependant remarquer que chez les êtres humains, les rôles sexuels ne sont pas toujours liés au sexe anatomique. Dans son livre Masculin/féminin, l’ethnologue Françoise Héritier montre comment chez les Inuit (une société d’Esquimaux au Canada), l’identité et le genre sont fonction du genre de l’âme-nom réincarnée33.
Le débat reste ouvert s’il est plus facile pour les filles de réussir le féminin que pour les garçons, le masculin. On l’a dit, les hommes le croient.
Les exemples cliniques ne semblent pas toujours le confirmer. Les femmes, comme les hommes, ont parfois tendance à « faire » plutôt qu’à « être ». Elles ont eu, comme eux, mais plus difficilement comme le montre la clinique, à se dégager de l’identification primaire à la mère. Est-il plus laborieux ensuite de se constituer une identité féminine secondaire ? Ce qui est certain c’est qu’il y a conflit entre le féminin – érotique et le maternel comme D. Braunschweig et M. Fain l’ont joliment résumé en appelant la « censure de l’amante » le désir qui pousse la mère à s’éloigner de l’enfant pour rejoindre l’amant34.
Les femmes ont des échanges érotiques avec leur partenaire et leur enfant. Il n’est pas étonnant qu’elles soient tiraillées entre les deux. Le féminin doit intégrer cette conflictualité, tandis que pour les hommes, il n’y a pas de conflit entre le masculin et la paternité.
Winnicott cependant a soutenu que l’expérience féminine n’exige qu’une structure mentale « minime », puisqu’elle s’appuie sur l’identification première à la mère. L’identité féminine serait plus économique et demanderait moins d’effort psychique que l’acquisition du masculin qui exige d’abord un dégagement. Pourtant, dans La nature humaine, Winnicott est obligé de constater que nombreux sont les écueils que les filles rencontrent pour l’acquisition de leur identité de femme adulte. Au stade du féminin pur, il n’y aurait pas de différence entre les sexes, sauf dans le regard de la mère, trahissant les fantasmes qui voient la fille comme semblable à elle (et loin d’être toute puissante), et le garçon comme possédant le sexe qu’elle envie et idéalise mais dont elle doit accepter l’altérité.
Stoller (1975)35 discute l’affirmation de Freud que le garçon commence sa vie comme hétérosexuel. D’accord avec Winnicott, il insiste sur la fusion première avec la mère, « femme avec une identité sexuelle féminine », qu’il lui faudra surmonter. Il souligne l’importance du désir maternel pour le passage de son fils à une identité sexuée masculine : « Je ne pense pas, écrit-il, que le sentiment de ne faire qu’un avec la mère encourage un sentiment même primordial de masculinité au cours des premiers mois de la vie ; au contraire il doit être neutralisé. Il ne sera pour l’essentiel surmonté, à mesure que le moi se développe, que si la mère encourage le développement de la masculinité. Elle le fera en premier lieu parce qu’elle désire un fils masculin. Stoller, comme Winnicott, accorde toute son importance à l’influence de l’environnement. Un bébé seul n’existe pas, en tous cas il ne se développe pas, à la limite il ne survit pas. Pour aller plus loin, les cas des enfants de sexe ambigu et des transsexuels confirment que l’enfant, s’il naît avec un sexe anatomique défini, ne va acquérir son identité de genre qu’à la suite d’une longue élaboration. Le biologiste Jean-Didier Vincent confirme l’influence de la mère, dès les premiers instants, sur l’orientation sexuelle de l’enfant.
Après Winnicott. Nous allons maintenant examiner les conceptions des auteurs modernes qui ont abordé le thème de la différence des sexes en tenant compte des apports de Winnicott.
Pour A. Green36, le féminin pur occulterait une destructivité primordiale, née de la relation négative mère – enfant, que la mère essaye de faire taire et qui est liée par le masochisme érogène. Chez l’enfant-fille cette destructivité serait moins violente, peut-être par identification plus profonde à la mère. Green se démarque de l’hypothèse qu’il n’y a pas de différence avant le stade phallique entre les filles et les garçons. La répudiation du féminin serait, selon lui, plutôt un rejet du maternel découlant de la nécessité de se désengager de la mère vécue comme dangereuse pour la virilité du garçon et pour la féminité de la fille37.
Pour Jean Laplanche, l’angoisse naîtrait lorsque le moi de l’enfant est débordé par l’attaque interne de son objet source (la mère) qui ne trouve plus à symboliser.38 Le traumatisme vient de la réactualisation après-coup de l’irruption de sexualité adulte dans une scène à laquelle l’enfant n’est pas préparé du fait de son immaturité (théorie de la séduction généralisée).
J. André, à la suite de Laplanche, reprend l’idée d’Abraham d’une féminité primitive, qui serait refoulée par la suite. Le rapprochement de la féminité avec la situation de l’enfant « effracté » et passif, expliquerait le refus du féminin dans les deux sexes. L’angoisse féminine serait en rapport avec la destructivité plus qu’avec la perte d’objet. Pour Benno Rosenberg, l’angoisse signale la menace de déliaison qui risque de déchaîner la pulsion de destruction39.
C’est à tort parfois, remarque Winnicott, que certains hommes envient les femmes croyant que chez elles l’élément féminin va de soi. Dans La nature humaine, il souligne le caractère secret de la sexualité féminine : « Le fonctionnement génital féminin véritable est caché, quand il n’est pas secret […] d’habitude le fantasme joue avec le recueillement en soi, le caché et le secret […] les représentations génitales trouvent leur expression la plus complète dans l’identification avec la mère [les rendant capables d’agir et de concevoir un enfant ».40
Nombre d’hommes se plaignent qu’elles sont énigmatiques, imprévisibles et qu’elles ont un « esprit tortueux ».
Je suppose que l’envie des femmes, se portant sur le pénis « visible », est plus facile à concrétiser que celle des hommes, plus floue, plus anxiogène, reposant sur quelque chose d’irreprésentable et d’inquiétant qui sous-tend les fantasmes de sorcières : « …la nature de l’orgasme vaginal garde sa ténèbre inviolée », écrit Lacan41. Il associe la jouissance féminine à un rapport avec Dieu : « Cette jouissance qu’on éprouve et dont on ne sait rien, n’est-ce pas ce qui nous met sur la voie de l’ex-sistence ? Et pourquoi pas interpréter une face de l’Autre, la face de Dieu, comme supportée par la jouissance féminine ? »42.
Freud, en revanche, liait le mystère féminin à l’importance de la bisexualité des femmes. L’acquisition du féminin étant postérieure à une phase phallique, celui-ci en garderait la trace et la nostalgie : « Partant de la préhistoire, je veux seulement souligner ici que l’épanouissement de la féminité reste exposé à la perturbation résultant des séquelles de la période masculine antérieure. Des régressions aux fixations de ces phases préœdipiennes ont lieu très fréquemment ; dans bon nombre d’existences il se produit une alternance répétée de périodes dans lesquelles la masculinité ou la féminité a pris le dessus. Une part de ce que nous, hommes, appelons « l’énigme de la femme » dérive peut‑être de cette expression de la bisexualité dans la vie féminine ».43.
Lacan a radicalisé la théorie du primat du phallus énoncée par Freud. Il s’agit de phallus et non de pénis, c’est à dire d’une représentation symbolique de la puissance phallique. Cependant pour lui, au contraire de ce que souligne Mac Dougall, le phallus est lié au masculin, à la présence du pénis. La femme est incomplète, « pas toute », mais dotée d’un mystère qu’elle protège. Dans Encore, il harangue avec hargne les analystes femmes : « Nos collègues les dames analystes, sur la sexualité féminine elles ne nous disent […] pas tout ! Elles n’ont pas fait avancer d’un bout la question de la sexualité féminine. Il doit y avoir à ça une raison interne liée à la structure de l’appareil de la jouissance […] Il y a une jouissance à elles à cette elle qui n’existe pas et ne signifie rien. Il y a une jouissance à elle dont peut-être elle-même ne sait rien, sinon qu’elle l’éprouve – ça, elle le sait. Elle le sait, bien sûr, quand ça arrive […] depuis le temps qu’on les supplie, qu’on les supplie à genoux – je parlais la dernière fois des psychanalystes femmes – d’essayer de nous le dire, eh bien, motus ! On n’a jamais rien pu en tirer. Alors on l’appelle comme on peut, cette jouissance, vaginale… »44.
Le moins qu’on puisse répondre est que devant un désir d’emprise si agressif, une telle rage d’avoir le dernier mot, les femmes ne peuvent rien faire d’autre que de se tenir à l’abri à l’écart de la compétition phallique. « Che mi fa ! » disait l’héroïne de la nouvelle de Maupassant, Les sours Rondoli.
Les plaintes des hommes et des femmes sont donc à la fois semblables et différentes. Ils se plaignent tous deux d’un manque, la plus grande blessure narcissique étant le renoncement à l’un ou l’autre sexe. Mais l’angoisse de castration (la peur de la castration par le père rival), en indiquant un autre chemin que celui de l’agonie impuissante, structure les névroses masculines et concentre les inquiétudes masculines sur un organe visible et très investi, elle leur donne ainsi aux hommes un aspect de moindre vulnérabilité narcissique, alors que chez les femmes elle devient angoisse de perdre l’objet. On pourrait ajouter que l’angoisse de castration féminine anticipe un dommage touchant à la fois sa féminité, son amant et son enfant. Si bien qu’elle paraît plus dépendante des objets extérieurs, l’inquiétude naissant à chaque séparation. Est-elle moins narcissique que l’homme puisque l’amour est vital pour elle alors qu’il valorise surtout ses performances phalliques ? Ou, comme le pense Freud, plus narcissique puisque ses objets d’amour ne visent qu’à combler un déficit, que l’amant est « l’homme qu’elle aurait voulu être » et l’enfant mâle, celui qu’elle a créé ? Le masochisme féminin découle de cette situation où, les objets qui complètent la femme étant indépendants d’elle, elle doit prendre le risque de les perdre ou accepter une incomplétude sans espoir. Ce sont ses capacités d’identification au partenaire sexuel ou à l’enfant qui vont lui permettre de récupérer ce qui, sinon, est perdu pour elle définitivement, l’amour maternel.
Il y a bien sûr des femmes « masculines » qui tentent la solution masculine, plus narcissique, censée les protéger des chagrins et malheurs féminins. Inutile de dire qu’elles risquent de rencontrer d’autres difficultés et de venir alors sur nos divans pleurer sur la vanité des succès obtenus, si elles les ont obtenus.
Pour Catherine Parat, « le phallique n’est pas mâle, le phallique est narcissique »45. La satisfaction d’ordre phallique se trouverait dans le domaine des sublimations. Les sublimations, originaires d’identifications féminines mais aussi d’identifications viriles de la période anale et de la période de latence, constituent ce qu’elle désigne comme phallique féminin. Celles que les hommes désignent négativement comme « femmes phalliques » sont les femmes qui, « en imposant leur analité possessive, s’opposent à leur besoin de maintenir une valeur phallique (narcissique) à leur pénis »
Florence Guignard46, dont la réflexion s’appuie à la fois sur Freud et sur Mélanie Klein, postule deux temps du féminin : le « maternel primaire », premier espace qui se dessine chez l’infans, à partir de la représentation de sa relation première au monde. Elle y introduit « la capacité de rêverie maternelle » dont Bion fait la condition de l’apparition de la vie psychique. le « féminin primaire » au cours duquel s’organisent les premières identifications féminines chez les enfants des deux sexes et qui se développe en relation avec la première triangulation. Le deuxième temps serait la combinatoire de la position dépressive et de l’Œdipe précoce (théorisés par M. Klein). Winnicott a également fait l’hypothèse que le fantasme de la mère qui reconnaît l’enfant dans son sexe, joue un rôle primordial pour la capacité future de l’enfant, en s’identifiant à cette rêverie maternelle, à prendre conscience de son identité sexuée. Nous avons vu que Stoller a une opinion approchante.
M. Cournut-Janin47 fait aboutir le lien entre la mère et la mort d’une part, la fille/femme d’autre part, à la formation d’un noyau mélancolique que l’on voit apparaître au cours de certaines analyses. Le défi féminin pourrait, je crois, montrer là son revers de culpabilité.
J. Schaeffer48 souligné la proximité de l’expérience de la jouissance féminine avec l’angoisse et donc avec le masochisme : « La défaite, dans tous les sens du mot, est la condition de la jouissance féminine. » Encore la référence au masochisme érogène qu’il faut bien intégrer pour blessant qu’il soit.
J. Kristeva 49 insiste sur l’universalité de la référence phallique pour l’avènement du sujet, dans les deux sexes. Le pénis à la phase phallique est le bienvenu, le « point de rencontre entre le désir et le sens ». Le phallicisme succombera à la découverte de l’autre sexe pour donner naissance à la sexualité adulte. Le monisme phallique ne serait donc qu’une illusion infantile de la phase phallique. L’envie du pénis une fixation « phallacieuse ». Elle se réfère à Winnicott pour théoriser l’oedipe biface de la fille, biface parce que négatif ( désir pour la mère), puis positif, lorsqu’elle se tourne vers le père. Mais dès la phase phallique, des différences la séparent du garçon . Invisible ou presque, le clitoris dissocie le sujet femme du phallus. La déception de ne le percevoir qu’à peine et de sa dévaluation, installe, avec la dissociation sensible/signifiant, la croyance que l’ordre phallique est illusoire, indice de bisexualité, non d’un faux self. Au phallique illusoire, succède la passivation puis l’investissement maternel de l’enfant qui apparaît comme la seule « chose sérieuse » à côté d’un ordre phallique dérisoire.
Bisexualité et maternité donc, au centre du devenir de la femme.
Raquel Zak Goldstein50 aborde le passage de l’enfance à la maturité sexuelle et à la maternité qui fonde chez la femme son identité comme être humain sexué. La présence du père ne suffit pas à inhiber complètement les aspects persécutoires dérivés des images œdipiennes de la mère sorcière. Il s ‘ensuit une « tempête psychique » avec des fantasmes de viol qui découlent des fantasmes infantiles d’attaques contre le sein/corps maternel. Ces processus constituent le « carnal body », corps somatique, érogène, habité par le désir. La réalité psychique féminine, habitant son corps charnel, est proche de l’expérience de la temporalité et de la finitude.
De nos jours, parité oblige, les femmes veulent un homme, des enfants, des gratifications phalliques faisant jouer à plein leur bisexualité. Elles en paient le prix avec la culpabilité, fières et épuisées, elle en arrivent quand même à des renoncements plus ou moins douloureux, mais au moins ce sont elles qui choisissent.
Conclusion
Winnicott a apporté des vues nouvelles sur l’avènement du féminin et du masculin. On lui a reproché d’avoir négligé le rôle des pulsions de vie et des pulsions de mort et leur ancrage dans le corps. Mais dans La nature humaine, il insiste sur le rôle prédominant des pulsions.
À la fin de sa vie, Freud s’est trouvé devant une énigme non résolue : « un problème posé par un fait biologique, celui de l’existence des deux sexes »51 et de la bisexualité biologique.
Pour Winnicott, le fantasme d’activité orale n’est pas forcément « érotique » au début. L’ambivalence serait due aux changements du moi plutôt qu’au développement du ça, lorsque l’enfant passe de « l’amour impitoyable » (ruthless love) au « souci » ( concern) de l’autre. Après le stade anal et uréthral qui dépendent des caractères bon ou mauvais des matières excrétées, vient le stade phallique qui intéresse le garçon et « le garçon » dans la fille. Le stade génital se développe ensuite sur le pré génital dont il gardera les traces. D’abord lié à l’érection chez le garçon et suscitant l’angoisse de castration en relation avec la mère aimée et le père rival, il tend vers des désirs de pénétration et de fécondation avec la représentation d’un « objet d’amour réel ». Nous avons vu que pour le garçon, l’angoisse de castration est un havre par rapport à des angoisses plus impensables, « disséquantes ».
Les filles, en l’absence d’organe « castrable » et d’angoisse de castration, auraient un chemin précaire à parcourir qui « offre des chances d’un développement homosexuel ». Winnicott reconnaît là que, contrairement à ce qu’il soutient dans Jeux et réalité, « la place ne manque pas pour du malheur et de la détresse chez la fillette ». Il insiste sur l’aspect positif de l’envie du pénis et sur l’importance de sa complète reconnaissance dans les analyses de femmes pour le renforcement de leur relation avec l’homme de leur choix. Beaucoup de femmes de nos jours peinent à y arriver. Cependant écrit Winnicott et nous conclurons avec cette citation : « Il serait faux de penser qu’il ne s’agit de rien d’autre que d’une névrose culturelle. Une culture dans laquelle la petite fille est autorisée à connaître très tôt la fonction féminine n’est pas de ce fait nécessairement la meilleure amie de cette petite fille ».
Nous ne sommes donc pas arrivés au port et les problèmes soulevés par la différence des sexes et « l’énigme » de la bisexualité continuent de nous faire penser, heureusement ! Mais la voie tracée par Freud continue d’éclairer notre chemin : c’est l’intégration de la bisexualité psychique qui, si difficile qu’elle soit, offre aux hommes comme aux femmes une issue pour des relations possibles.
Conférences d’introduction
à la psychanalyse de l’adulte
février 2003
Notes
[1] Cournut-Janin M. et Cournut J., « La castration et le féminin dans les deux sexes » in : Rev. Franç. Psychanal., tome 57, numéro spécial congrès, 1993, pp. 1335-1557.
[2] « L’organisation sexuelle infantile », in La vie sexuelle, Puf, 1970, p. 116.
[3] Freud S. (1938), Abrégé de psychanalyse, Puf, 1949, p. 65.
[4] « Développement de la fonction sexuelle », in Abrégé de psychanalyse (1938), Puf, 1970.
[5] Freud S. (1933), La Féminité, in : Nouvelles conférences d’introduction à la psychanalyse (1933), pp. 150-181. Gallimard, 1984.
[6] Lettre à Freud du 3/12/1924, in : Œuvres complètes, tome II, Payot, 1966.
[7] Abrégé de psychanalyse, p. 15.
[8] La Féminité, op. cit., p. 176.
[9] La Féminité, op. cit., p. 166.
[10] La Féminité, op. cit., p.179.
[11] Sur la sexualité féminine, op. cit., p. 141.
[12] La Féminité, op. cit., p. 152-153.
[13] « Analyse avec fin et analyse sans fin », in Résultats, idées, problèmes, tome II, Puf, 1985.
[14] op.cit., pp. 177-178.
[15] Abrégé de psychanalyse (1938). Puf, 1970, p. 9.
[16] Green, A. (1972). Aggression, Femininity, Paranoia and Reality. Int. J. Psycho-Anal., 53 : 205-211.
[17] Freud S. (1925), Différence anatomique entre les sexes, in : La vie sexuelle, pp. 131-132.
[18] Op.cit., p. 147.
[19] Deutsch H. (1945), La psychologie des femmes, Puf, 1959.
[20] Lacan J., Séminaire 1972‑73, Encore, Paris, Seuil, 1975, p. 13.
[21] Granoff V., La pensée au féminin, Minuit, 1976.
[22] Horney K. (1967), La psychologie de la femme, Paris, Payot, 1969.
[23] Klein M., Le retentissement des premières situations anxiogènes sur le développement sexuel de la fille, in : La Psychanalyse des enfants, 1932, Puf.
[24] Jones E., Le stade phallique, in : Théorie et pratique de la psychanalyse, Payot, 1969.
[25] Chasseguet-Smirgel J., « La culpabilité féminine » in : Recherches psychanalytiques nouvelles sur la sexualité féminine, Payot, 1964, p. 132.
[26] Mac Dougall J., Éros aux mille visages, Paris, Gallimard, 1996, p. 28.
[27] Winiccott, D. W., La Créativité et ses origines. Clivage des éléments masculins et féminins chez l’homme et chez la femme, in : Jeu et Réalité, Gallimard 1975, pp. 91-119.
[28] Abrégé (1938), op. cit., p. 10.
[29] Abrégé (1938), op.cit., p. 7.
[30] Winnicott D. W. (1988), La Nature humaine, Gallimard, 1990, pp. 54, 58.
[31] Op.cit., p. 59.
[32] Op. cit., p. 62, 63.
[33] Héritier Fr. (1996), Masculin/féminin, Odile Jacob.
[34] Braunschweig D., Fain M. (1971), Éros et Antéros. Réflexions psychanalytiques sur la sexualité, Paris, Payot.
[35] Stoller R. (1975), Angoisse de symbiose et développement érotique de la masculinité, in : La perversion, forme érotique de la haine, pp.140-165. Paris, Payot, 1978.
[36] Green A. (1986), Féminité et masculinité, in Bulletin de la SPP, 9.
[37] Green A. (1997), Les chaînes d’Éros, Paris, Odile Jacob, p. 54.
[38] Laplanche J. (1987), Nouveaux fondements de la psychanalyse, Paris, Puf.
[39] Rosenberg B. (1997), Le moi et son angoisse, Monographie de la Revue Française de Psychanalyse, Puf.
[40] Op. cit. p. 65.
[41] Lacan J. (1960), Propos directifs pour un congrès sur la sexualité féminine, in Psychanalyse 7, Paris, Puf, 1964, p. 5.
[42] Encore, op. cit, p. 71.
[43] La féminité, op. cit, p. 175.
[44] Encore, op. cit., p.66-69.
[45] Parat C. (1995), Le phallique féminin, Rev. franç. Psychanal. (59 (4) : 1239-1257.
[46] Guignard Fl. (1997), Épître à l’objet, Puf.
[47] Cournut-Janin M. (1998), Féminin et féminité, Puf (Épîtres).
[48] Schaeffer J. (1997), Le refus du féminin, Puf (Épîtres).
[49] Kristeva J. (1995), De l’étrangeté du phallus ou le féminin entre illusion et désillusion. In : Sens et non-sens de la révolte, Pouvoirs et limites de la psychanalyse, pp. 198-223, Paris, Fayard, 1996.
[50] Goldstein R. Z. « Women’s Destinies », 39th IPAC, San Francisco, 1995.
[51] « Un exemple de travail psychanalytique », Abrégé, op. cit.
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