LA REVUE ASTRO-PROPHETIQUE
Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
vendredi 19 juin 2026
Jacques halbronn Juifs et colonialisme: quelle « terre »?
Jacques halbronn Juifs et colonialisme: quelle « terre »?
En hommage à Marc Bloch
Selon nous, la mission colonialiste des Juifs est d’une envergure universelle et ne saurait se cantonner à une terre particulière ou à un peuple particulier. Vouloir limiter l’objectif colonisateur des Juifs à une région donnée conduirait à les détourner de leur destination
sur le web
Pourquoi parle-t-on des «délices de Capoue»? Retour sur l’origine antique d’une expression
Être retenu par les délices de Capoue, c’est se laisser distraire d’objectifs importants – ou mal s’y préparer – à cause d’une vie de confort et de plaisirs aisés. L’expression, souvent reprise dans un registre littéraire, trouve son origine au temps des guerres puniques, duels sans merci entre Rome et Carthage. Explications.
Août -216. Rome est en danger. À Cannes, dans les Pouilles actuelles, l’armée de la République s’oppose à celle d’Hannibal, brillant général carthaginois. La confrontation est terrible et extrêmement meurtrière. Son verdict est sans appel : les troupes romaines sont écrasées.Dès lors, que doit faire Hannibal ? Certains assurent que la meilleure solution aurait été, pour donner à son triomphe une allure définitive, d’aller au plus vite attaquer et soumettre la ville de Rome. Mais le chemin n’est pas si court… Après avoir renoncé à s’emparer de Naples, le fier Carthaginois fait halte un peu plus au nord, dans l’opulente Capoue, qui se donne à lui. Là, un ennemi tapi en pleine lumière aurait attendu ses hommes : le plaisir des sens. »
Car, à en croire l’historien latin Tite-Live, cette ville de Campanie n’est pas connue pour encourager la tempérance: « Portée de tout temps à l’extrême mollesse, non seulement par la dépravation des esprits, mais encore par l’affluence de voluptés et l’action énervante des délices que lui offraient la terre et la mer, Capoue alors [...] s’abandonnait avec une telle fureur à tous les excès, qu’il n’y avait de bornes ni à ses caprices ni à ses dépenses. » Et c’est justement dans ce piège de contentements par trop accessibles que les troupes d’Hannibal se seraient laissé entraîner… Retenues par les « délices de Capoue », elles auraient perdu leur morgue, leur discipline de vie et laissé à Rome la possibilité de reconstituer des forces mieux parées au combat. Finalement, après bien des péripéties, la république parviendra à reprendre le dessus face aux Carthaginois, qui perdront cette deuxième guerre punique ».
Les Juifs auraient-ils été détournés de leur mission? La Palestine est-elle comparable à Capoue? Notons que pour Herzl, le sionisme n’était pas le « retour » en Palestine. Dans « Du Judenstaat au Discours de Bâle de 1897 ( cf notre publication « Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle », Ed Ramkat 200, pp 53 et seq) nous signalions que « Herzl n’hésite pas à déclarer (…) que pour lui le sionisme est le fait de renouer avec le monde juif(Heimkehr zum Judentum). Le sionisme de Herzl n’est pas lié dans son discours à la Palestine qu’il désigne avec l’Argentine comme un lieu d’expérimentation’(Colonisation versuchen). »" De même que le terme » Teshouva » (shouv, le retour) ne signifie pas retour à un quelconque lieu mais bien à une croyance, à une mission; En 1978, lors de notre création du CERIJ (Cercle d’Etude et de recherche sur l’identité juive), nous mettions en garde contre toute forme de localisaion (Etat d’Israel, synagogue).La judéo laïcité ne vise pas un pays quel qu’il soit si ce n’est que ponctuellement, cette mission peut être amenée à une certaine focalisation dans le temps et dans l’espace. D’où la nécessité de réfléchir sur la notion de retour: aucune occupation n’est définitive, ni aucune immigration d’ailleurs.
Certes, le fait de se fixer en un lieu donné, pour une durée indéfinie, tend à estomper la notion d’occupation en renvoyant le probléme très en amont. Il nous semble préférable d’assumer une occupation récente et temporaire à une présence de très longue durée, immémoriale, implantation si ancienne que l’on en a oublié jusqu’à l’origine. D’ailleurs, si l’occupation fait sens, pourquoi ne pas en faire profiter tout le monde, même si cela peut etre qualifié d’impérialisme. En pratique, la colonisation à la française se sera inscrite dans un certain temps tout comme la britannique.Il importe que le colonisateur varie et renouvelle ses objectifs, faute de quoi on finira par oublier son rôle. Décoloniser n’est ce pas reconnaire qu’il y a eu colonisation, à la fois pour le colonisateur et pour le colonisé?
Selon nous, la « terre » que les « Juifs » ont à conquérir, qui leur aura été promise, c’est bien la Planéte Terre, telle qu’elle est mentionnée au premier chapitre du Livre de la Genése, et il revient à Adam , lui aussi créé au même chapitre, d’accomplir cette tâche universelle. Encore faut-il que le ne confonde pas le colonisateur et le colonisé, ce qui constitue une symbiose. Les Juifs ne sauraient être captifs des peuples et des terres qu’ils ont colonisés. Le passé ne saurait boucher l’avenir. En ce sens, toute idée de retour à un statu quo anté nous apparait comme toxique. Parler des Juifs ne signifie pas les enfermer dans quelque ghetto, dans quelque ‘camp »,mais se rapporter à des individus ayant un profil comparable. On pense à la notion de « génie », à celle de « grand homme », comme il est gravé sur le Panthéon, à Paris. AUX GRANDS HOMMES LA PATRIE RECONNAISSANTE. Telle devrait être l’autre devise de la France en contrepoint de « Liberté, Egalité, Fraternité’Les Juifs ont vocation à rasembler de « grands hommes » dans la Diaspora, à savoir la qualité et non la quantité. On aura compris qu’un judaisme vivant doit assumer une certaine verticalité et ne pas prendre pour modéle un modéle national!
JHB 19 06 26
jeudi 18 juin 2026
Jacques halbronn La production prophétique à la fin du XVIe siècle . Pour une approche comparative des corpus malachique et centurique
Jacques halbronn La production prophétique à la fin du XVIe siècle . Pour une approche comparative des corpus malachique et centurique
Il y a 20 ans, nous avions été conviés, du fait de la mot du pape, Jean Paul II traiter de la Prophétie des papes, texte qui faisait partie du corpus de notre thèse d’Etat (1999) : Papes et prophéties. Décodages et influences (Ed Axiome 2005). Nous y faisions remarquer à quel point les dernières années du XVI siècle avaient été fécondes au regard de la production néo-prophétique ( https://www.cultura.com/p-les-propheties-de-m-michel-nostradamus-ed-1595-1605-9782012579606.html) Nous préparions à l’époque un mémoire de post doctorat (EPHE VE section) que nous soutiendrons deux ans plus tard, consacré à la critique nostradamique et au Jésuite Giffré de Réchac alias Jean de Sainte Marie. auteur anonyme d’un Eclaircissement des véritables quatrains de Maistre Michel Nostradamus. (1656) Nous montrerions dans notre post doc que les quatrains centuriques étaient des versifications de divers textes en prose, épitres et prédictions annuelles et donc que Nostradamus n’en était pas l’auteur, stricto sensu d’autant que les centuries qui ne paraitraient pas avant la fin des années 1580, quoi qu’en disent la plupart des nostradamologues actuels, à commencer par les auteurs des publications liées au 500e anniversaire de la naissance de Nostradamus, en 2003. Ce que l’on retiendra, ici, est l’usage du prophétisme dans le cadre d’une élection pontificale et dans le couronnement du successeur du défunt roi Henri III Valois. Il est clair que la parution de la prophétie des papes visait à peser sur l’élection d’un nouveau pontife romain, comme nous le montrions dans notre ouvrage. Mais concernant la série des quatrains et non pas des devises pseudo malachiques, la chose est moins reconnue encore de nos jours. Qu’un même procédé et un même enjeu de succession, d’élection ait été mis en branle, quasiment au même moment, pose question, ce qui nous conduit à situer la production centurique une trentaine d’années après ce qu’il est généralement prétendu.
En 1997, nous avions mis le projecteur sur le quatrain IV, 46, appartenant au premier volet centurique censé être paru en 1555 alors qu’il correspondait à l’actualité de 1588 et de la formation d’un centre anti ligue à Tours. Un peu plus tard, nous signalions la retouche d’un quatrain repris de la Guide des Chemins de France de Charles Estienne, emprunt signalé par Chantal Liaroutzos mais sans l’exploiter suffisamment! Cette retouche conduisait à changer Chastres et Chartres, ce qui militait en faveur du choix de la Cathédrale de Chartres début 1594 (au lendemain de la reconversion du futur Henri IV (« Paris vaut bien une messe ») et non pas de Reims pour le couronnement à venir. En effet, les faussaires à la solde du roi de Navarre avaient su exploiter une suite de villes de la banlieue parisienne, figurant dans la « Guide » faisant ainsi pendant à l’usage (cf supra) que les Ligueurs avaient entrepris à propos de la ville de Tours.
Or, c’est dans ces années 1594-96 qu’un véritable élan prophétique est manifeste avec notamment la publication du » Janus Gallicus » par Jean Aimé de Chavigny dont le commentaire de quatrains issus de tout un corpus pseudo-nostradamique vise à consolider l’unité d’inspirations , masquant ainsi le fait ce ceux-ci sont le fait de camps opposés, catholiques et réformés dans un esprit de conciliation marqué par l’esprit du futur Edit de Nantes de 1598. Un tel syncrétisme n’est pas sans nous renvoyer à la critique biblique visant à démystifier la thèse d’une prétendue rédaction unique de l’Ancien Testament par Moïse (cf la critique d’un Spinoza) Par la suite, nous montrerons que certains quatrains du second volet des Centuries sont la versification d’un Epitre de Nostradamus au pape Pie IV laquelle aura disparu du dit corpus centurique remplacée par une fausse Epitre de Nostradamus au Roi Henri Second (cf nos Documents Inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Ed Ramkat 2002) Dans notre étude des dernières devises de la prophétie des papes (cf p.171), nous fournissions le texte biblique qui avait été utilisé pour constituer celles-ci, le probléme des faussaires étant d’être des plagiaires comme dans le cas des Protocoles des Sages de Sion (cf notre texte « le sionisme et ses avatars au tournant du !XXe siècle Ed Ramkat 2002). Décidément, la formation d’un historien doit passer par la question des contrefaçons antidatées:
JHB 18 06 25
mercredi 17 juin 2026
Jacques Halbronn Les points zéro et les points 45 constituent une division octuple. Le 15° degré des signes fixes et les étoiles fixes
Jacques Halbronn Les points zéro et les points 45 constituent une division octuple. Le 15° degré des 4 signes fixes et les étoiles fixes
Il existe dans notre astrologie 8 points sensibles, répartis de 45 degrés en 45 degrés. 4 points "zéro" et 4 points " 45'. Les points zéro correspondent à la conjonction de Saturne avec les axes "tropiques", équinoxiaux et solsticiaux, ils mettent fin à l'indécision des points 45, lesquels se situent à égale distances d'un axe équinoxial et d'un axe solsticial, ce qui n'est pas sans produire quelque indétermination.. Chacun de ces 8 points a une orbe de 45 degrés, avec 22°30 en amont et 22°30 en aval, ce qui est en amont correspond à une esquisse et ce qui est en aval à une confirmation; ce qui prépare à la zone suivante du fait d'une réaction à certains excés. C'est ainsi que la conjonction "zéro" de Saturne avec un des deux axes passera le relais à une phase "45" au bout de 22°30 et ainsi de suite. Quelque part, la phase zéro est masculine, diurne et la phase 45 féminine, nocturne. On peut penser que les phases zéro seront qualifiées d'extremes, au sens politique du terme et qu'en alternance les phases 45 correspondront à des sensibilités de "centre", de "marais" comme on disait sous la Convention. les étoiles fixes royales correspondnet aux points 45 et se trouvent en signes fixes. Les points 45 correspondent à 15° de l'un des 4 signes fixes.
Les dates de changement de phase de Saturne
La détermination des dates clefs est une affaire de toute première importance en astrologie prévisionnelle car les changements de phase marquent les esprits. Nous avons déjà signalé les dates concernées à savoir 7° 30' des signes mutables et 22°30 des signes cardinaux. Dans le premier cas, il s'agit d'un début de phase et dans le second d'une fin de phase, à savoir le passage d'une phase 45 à une phase Zéro et vice versa d'une phase Zéro à une phase 45. Nous avons appellé la phase Zéro "Din" et la phase 45 (à égale distance des axes)"Hessed"(selon les Sefiroth de la Kabbale). La phase Din a deux facettes, l'une équinoxiale, l'autre solsticiale. Ces deux phases Din et Hessed sont de durée strictement égale soit 3 ans et demi, la moitié de 7 ans (le quart de 28 ans)
JHB 19 06 26
Jacques halbronn Saturne et les Quatre Elements. Le point aveugle de Saturne chez les historiens de la question
Jacques halbronn Saturne et les Quatre Elements. Le point aveugle de Saturne chez les historiens de la question
En 2006, il y a 20 ans, Alain Petit, historien de la philosophie, a publié dans le collectif Philsopphie, ville et architecture. La renaissance des quatre élément Sous la direction de Thierry Paquot et Chris Younès (Ed de la Découverte) un texte intitulé "Le cinquième élément Pensée antique de la quintessence chez Platon et Aristote" Vingt ans plus tard, les lacunes de l'auteur en matière d' Histoire de l'Astrologie hypothèquent singulièrement son louable travail. Entre temps, en effet, nous avons mis en évidence, notamment par l'étude critique de la Tétrabible de Ptolémée; la différenciation entre Saturne et les 4 planétes situées entre le Soleil et le dit Saturne. (Mercure, Vénus, Mars et Jupiter), celles -ci devant être distinguées des luminaires. Nous signalions les perturbations survenues dans l'exposé du Tétrabiblos du fait de l'introduction de Saturne, ce qui conduisit à placer la Lune avec le Soleil (autour du solstice d'Eté) pour faire de la place à la dite planéte, celle-ci perdant, ipso facto, son statut à part.. Il est probable qu'Alain Petit n'aurait pas rédigé son texte comme il l'a fait en 2006, s'il avait été averti de notre genése de la Tétrabible. Pourtant l'accent que nous avons mis sur Saturne remonte à 1993 (Clefs pour l'Astrologie. Ed Seghers) suivi d'un texte intitulé L'Astrologie selon Saturne où nous insistions sur le caractère central de cet astre au point de traiter, par la suite, d'un saturnocentrisme de notre "systéme solaire, mais, cette fois, bien après la parution du texte d'Alain Petit. Sur un autre plan, le rapport du 4 au 5 était bien connu en Astrologie Chinoise dont Petit ne semble pas avoir tenu compte, cette école traitant d'un cinquième élement, associé à l'idée de quintessence et ce point là; en revanche, aurait pu et dû interpeller ce historiens depuis longtemps! En 1976, dans notre étude du Sefer Yetsira ( Livre de la Formation) nous avions signalé un glissement du sénaire vers le septénaire, dû au changement de statut de Saturne.
Petit note
"Les éléments sont des dieux pour Empédocle, comme le feu l’était pour Héraclite.
Ce qu’il y a de plus véritablement divin, en dehors de l’amour
et de la haine, sur lesquelles je vais revenir, qui en quelque sorte
préside à leur assemblage ou à leur dissociation, les premiers
dieux ce sont les éléments. Ils portent d’ailleurs éventuellement
des noms de dieux (le feu c’est Zeus). Vous avez une équivalence
entre les noms des dieux et les noms que nous donnons
classiquement aux éléments. Il arrive à Empédocle de les
nommer par les noms de dieux plutôt que par leurs noms
d’éléments." Mais ne pourrait-il s'agir des planétes affublées de noms de dieux? Petit signale enfin qu'Aristote serait l'auteur d'un "Traité du Ciel", ce qui n'est pas sans évoquer , évidemment, les astres, une piste qu'il n'aura pas suivi suffisamment. Il écrit :'
S’il y a transformation d’un élément dans un autre, c’est
précisément ce qui va permettre à Aristote de subordonner les
quatre éléments au cinquième. C’est un point décisif que si je
veux garder les quatre éléments dans leur souveraineté aristocratique,
de pair, il faut que je refuse qu’ils se transforment les
uns dans les autres. Si je concède qu’ils se transforment les uns
dans les autres, je vais arriver à une position comme celle
d’Aristote, qui consiste très exactement à dire que les quatre
éléments, dans leur jeu de circulation et de transformation
mutuelle, ne sont pas ce qu’il y a de plus haut. En quelque sorte,
c’est la raison du titre et de la doctrine du cinquième élément, le
cinquième élément d’Aristote c’est l’élément qui se subordonne
les quatre et qui, lui, ne se transforme en aucun autre, et qui ne
provient d’aucun autre. Il est en ce sens là l’élément absolu"
jacques halbronn Vers une nouvelle révolution copernicienne:de l’héliocentrisme au saturnocentrisme.
La description du système solaire constitue un enjeu majeur de la recherche astronomique, d’où l’importance accordée au passage à l’héliocentrisme, la Renaissance;
Sur le web
« La révolution copernicienne, appelée aussi copernicianisme, est le renversement de la représentation du monde et de l’Univers du XVI e au XVIII e siècle, provoqué par la parution de l’œuvre De revolutionibus orbium cœlestium de Nicolas Copernic en 1543. »
Or, il apparait qu’une nouvelle crise de la représentation de notre ciel se profile, il s’agit du passage à un saturnocentrisme, selon de nouveaux critères prenant en compte l’impact du ciel sur notre humanité terrestre, Saturne tendant à détroner le Soleil en raison de données cycliques jusque là négligées en raison de la défaveur de l’Astrologie rencontrée dans le milieu astronomique. Parmi les obstacles épistémologiques rencontrés, il convient de signaler l’émergence d’une astronomie trans-saturnienne, à partir de la fin du XVIIIe siècle.(Herschell 1781). Or, cette ‘avancée » astronomique, due au perfectionnement de l’optique, aura décentré notre perception du systéme solaire et cela aura notamment impacté l’astrologie du XIXe siècle en la conduisant à réviser le dispositif de la Tétrabible de Ptolémée (IIe siècle),fervent défendeur du géocentrisme combattu par Copernic au milieu du XVIe siècle. Si l’héliocentrisme a impacté nos représentations, il en est certainement de même pour ce « saturnocentrisme » à venir.
sur le web
« Les articles consacrés à l’héliocentrisme notent très souvent cette conséquence évidente que la Terre devient une planète comme toutes les autres, »
De même, Saturne serait « une planéte comme les autres ». Or, selon le saturno-centrisme, il n’en est rien. Cela tient à la synchronie instaurée entre la planéte Saturne- et elle seule – et notre Humanité dans le cadre de la Création de notre monde. Saturne, présentée comme la séptième planète doit en fait être mise à part, et ne pas être inclue dans un « septénaire »! De même,dans le Livre de la Genése, le septiéme jour est il traité dans un autre chapitre, le nom de Shabtay, attribué à cette planéte, dans la littérature hébraîque se retrouvant d’ailleurs dans le nom du Shabbat, considéré par le judaisme comme un jour tout à fait à part.
X Commandemens:
Souviens-toi de faire du jour du repos un jour saint. Pendant 6 jours, tu travailleras et tu feras tout ce que tu dois faire. Mais le septième jour est le jour du repos de l’Eternel, ton Dieu. Tu ne feras aucun travail, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton esclave, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui habite chez toi. En effet, en 6 jours l’Eternel a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s’y trouve, et il s’est reposé le septième jour. Voilà pourquoi l’Eternel a béni le jour du repos et en a fait un jour saint.
Il ne sera pas utile, dans cet aticle d’exposer les grandes lignes de notre Astrologie Septéanale (en raison de ses périodes successives de 7 ans) Nous avons montré comment la Tétrabible donne une version erronée du « systéme », en ajoutant Saturne au dispositif 2 plus 4, soit les luminaires plus Mercure,Vénus, Mars et Jupiter, en occultant la centralité de Saturne, erreur que l’on retrouve dans le Sefer Yetsira, où l’on est passé d’une distribution des lettres 4 plus six plus douze (soit 22) à 3 plus 7 plus 12, ajoutant la lettre resh aux six lettres doubles(bagadkaphat), en tant qu’ayant une double prononciation (présence ou absence du Dagesh) tout comme les 4/6/ 7 planétes ont deux « domiciles » (diurne et nocturne) dans la Tétrabible, d’où l’importance que nous accordons à une juste description des langues en raison du paralléle entre alphabet et cosmos/ (cf L’Abrégé de grammaire hébraïque de Baruch Spinoza (le Compendium grammatices linguae hebraeae) paru en 1677 à Amsterdam dans l’édition latine de ses oeuvres posthumes ». )
Selon nous, le passage de l’héliocentrisme au saturnocentrisme signifiera pour l’Humanité un passage majeur de la Conscience, un aboutissement.
JH B 17 06 26
Le cinquième élément Pensée antique de la quintessence chez Platon et Aristote par Alain Petit
Le cinquième élément
Pensée antique de la quintessence
chez Platon et Aristote
par Alain Petit
Le « cinquième élément » n’est pas un clin d’oeil à Luc
Besson (qui n’est pas l’un de mes cinéastes préférés), c’est
l’une des doctrines fondamentales d’Aristote, et l’excuse pour
l’évoquer est que j’ai voulu traiter de la question de l’élément
au travers de ce qui, chez Aristote et peut-être déjà un peu
avant, semble en quelque sorte en contester la conception
fondamentale.
Ce qui est classique pour les Anciens, et peut-être ce que l’on
en a retenu — d’ailleurs, on le voit encore précisément chez
Bachelard—, c’est qu’il y ait quatre éléments. Ce qui contribue
à la notion fondamentale de l’élément, c’est que l’on soit
parvenu à un état que longtemps on a considéré comme indépassable,
à savoir que l’eau, la terre, le feu et l’air entretiennent
une sorte de jeu, qu’on peut appeler à certains égards un
jeu d’articulation, de circulation. On voit Aristote d’une
certaine façon intégrer ces quatre éléments à partir de leur
fondateur, Empédocle, et en même temps les subvertir par la
notion du cinquième élément. Il nous permet de comprendre
l’élément en le prenant à l’envers. C’est cette stratégie que j’ai
voulu utiliser pour comprendre l’élément : retournons ce qui est
en jeu dans les quatre éléments pour comprendre la genèse et la
nécessité de l’introduction philosophique du cinquième.
Donc je vais mettre en place les deux personnages principaux,
dramatis personae, comme disaient les Anciens, Empédocle
et Aristote—qui ont beaucoup en commun.
Empédocle est pour nous l’un des grands poètes-philosophes
de l’Antiquité, le grand précurseur de Lucrèce précisément sur
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la question de l’élément. Empédocle est celui qui pense les
éléments selon le quadriparti (comme dira bien plus tard
Heidegger en référence directe à Empédocle). Le monde est
quadriparti ; il y a quatre éléments ni plus ni moins. Or ce
n’était pas chez les Anciens une position unanime, ce n’était
peut-être même pas une position évidente. Essayons de resituer
Empédocle par rapport à l’un de ses grands prédécesseurs,
Héraclite (certainement du même calibre philosophique que les
deux autres).
Héraclite considère, si je puis dire, qu’il vaut mieux penser
une monarchie de l’élément, qui est en l’espèce celle du feu. Il
n’y a pas quatre éléments, il ne peut pas y avoir quatre éléments,
il ne peut y en avoir qu’un. Si je pose la question : « Qu’y a-t-il
d’élémentaire dans le monde ? » je me pose la question, je
traduis directement le concept d’élément dans un autre. Quand
on se pose la question de l’élément, pour un Grec, un Grec
présocratique si vous voulez — mais ça restera le sens fondamental,
même pour Aristote —, on se pose la question de
l’origine de ce qui est dans le monde. Autrement dit, l’élémentaire,
c’est ce dont tout le reste provient. Ce n’est pas le rudimentaire,
c’est l’originaire. Il faut de fait polémiquer
philosophiquement contre l’idée que l’élément soit le matériau,
idée reçue à certains égards dans la pensée philosophique
depuis lors, et qu’Aristote lui-même ne ratifie pas. L’élémentaire,
ce n’est pas le matériau.
Cette confusion s’est opérée dans l’un des premiers réseaux
d’architecture et philosophie, j’ai nommé Vitruve, dans la tradition
romaine. Ça c’est le premier réseau. Vitruve, dans son
Traité d’architecture, fait précisément référence à la pensée
présocratique des éléments (il me semble que c’est en ouverture
au Livre III), quand il traite de la question du matériau de
l’architecte. C’est très remarquable, il fait un exorde philosophique
— il a une connaissance très réelle en la matière —
et, au moment de traiter de la question du matériau pour l’architecte,
il fait référence aux grands présocratiques, Thalès, les
Ioniens et Empédocle. Pour Vitruve, l’intérêt que l’architecte
peut prendre à la pensée de l’élément, et nous sommes précisément
dans notre élément d’aujourd’hui, c’est d’y voir en
quelque sorte le matériau primitif, ce qu’on pourrait appeler le
Concepts croisés
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« constituant irréductible ». Or, tel n’est pas le point. Il me
semble qu’on commence à prendre le change à partir de là. On
peut déjà attester de cette confusion au moins chez Vitruve,
mais elle doit être plus ancienne, je présume.
Il s’agissait en fait pour Héraclite, qui est l’un de nos grands
témoins à cet égard, de penser une origine à partir de laquelle
ce qu’il convenait d’appeler élément pourrait être tenu pour
irréel. Il n’y a pas quatre éléments, il n’y en a qu’un, les autres
ne sont que des transformations du feu. Le feu se transforme
en autant de facettes qu’Empédocle précisément va appeler
éléments, c’est un tenant de la monarchie du feu. Comment
Empédocle, à partir d’une référence aussi écrasante, en vient-il
à penser sa tétrarchie des éléments, ce qui veut dire qu’il y a
une stricte égalité entre les quatre ? La doctrine classique des
éléments, celle dont nous avons hérité et qui vient en droite
ligne d’Empédocle, c’est celle de l’égalité entre l’air, le feu,
l’eau et l’air. « Ils se partagent, dit Empédocle, la souveraineté
dans le monde. »
On peut les considérer maintenant sous deux aspects. Tout
d’abord, l’univers tel qu’il est comporte une égale représentation
des quatre, donc l’univers est quadriparti au sens où
Heidegger le dira, et c’est exactement ce que veut dire Empédocle,
le monde n’est rien de plus que cette quadripartition.
L’un des enjeux serait de s’interroger sur le rapport entre les
éléments et le monde. De fait, ce sera décisif pour la pensée
d’Aristote. Est-ce que le monde est plus que les quatre
éléments, est-ce que le fait qu’il enveloppe les éléments signifie
qu’il est lui-même quelque chose de plus ? C’est ce qui est
décisif pour les Grecs. J’espère ne pas être trop hétérodoxe en
insistant sur le fait que la pensée des éléments, pour les Grecs,
loin justement de la réduction de Vitruve, est une pensée théologique.
C’est peut-être une physique. Il est convenu de dire
que c’est une physique et à certains égards c’est en effet la
grande physique des Grecs, mais cette physique c’est une théologie.
C’est un point dont il faut prendre acte. Les éléments sont
des dieux pour Empédocle, comme le feu l’était pour Héraclite.
Ce qu’il y a de plus véritablement divin, en dehors de l’amour
et de la haine, sur lesquelles je vais revenir, qui en quelque sorte
préside à leur assemblage ou à leur dissociation, les premiers
Le cinquième élément
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dieux ce sont les éléments. Ils portent d’ailleurs éventuellement
des noms de dieux (le feu c’est Zeus). Vous avez une équivalence
entre les noms des dieux et les noms que nous donnons
classiquement aux éléments. Il arrive à Empédocle de les
nommer par les noms de dieux plutôt que par leurs noms
d’éléments. Donc en ce sens-là ils sont vivants. Ils sont vivants
comme le sont des dieux, c’est-à-dire des vivants immortels.
Le monde est un dieu—c’est la grande pensée des Grecs—,
le monde est un dieu et contient en quelque sorte ces dieux, au
nombre de quatre, qui se partagent, comme dans le monde
d’Homère, la souveraineté. Simplement, d’Homère à Empédocle,
on est passé de la souveraineté de Zeus et de celle
d’Hadès à celle du feu ou celle de la terre. Entre ces dieux, pas
de prépondérance, pas de souveraineté de l’un sur l’autre, c’est
leur égalité fondamentale. D’autre part, chez Empédocle, il y a
un point qui va effectivement susciter une grande difficulté,
c’est que les éléments ne se transforment pas les uns dans les
autres. Il n’y a pas circulation, il y a en quelque sorte lutte, mais
on ne dit pas que le feu devient autre chose. Je pense que c’est
pour bloquer toute possibilité de penser à la manière d’Héraclite
qu’Empédocle refuse la transformation, qui nous paraît liée à la
doctrine classique des éléments, mais qui en fait a été introduite
et plutôt pérennisée par Aristote.
S’il y a transformation d’un élément dans un autre, c’est
précisément ce qui va permettre à Aristote de subordonner les
quatre éléments au cinquième. C’est un point décisif que si je
veux garder les quatre éléments dans leur souveraineté aristocratique,
de pair, il faut que je refuse qu’ils se transforment les
uns dans les autres. Si je concède qu’ils se transforment les uns
dans les autres, je vais arriver à une position comme celle
d’Aristote, qui consiste très exactement à dire que les quatre
éléments, dans leur jeu de circulation et de transformation
mutuelle, ne sont pas ce qu’il y a de plus haut. En quelque sorte,
c’est la raison du titre et de la doctrine du cinquième élément, le
cinquième élément d’Aristote c’est l’élément qui se subordonne
les quatre et qui, lui, ne se transforme en aucun autre, et qui ne
provient d’aucun autre. Il est en ce sens là l’élément absolu.
Vous avez un paradoxe, dans cette idée de cinquième
élément, sur lequel je voudrais insister. En quel sens, le
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cinquième, puisque c’est ainsi qu’il a été qualifié par Aristote
lui-même (je renvoie sur ce point au livre décisif qu’est son
Traité du ciel, en particulier au premier chapitre du premier
Livre), cinquième élément pourquoi ? Il semblerait bien
qu’avec Empédocle on ait en quelque sorte épuisé les éléments,
quatre ni plus ni moins. Pourquoi un cinquième ? À proprement
parler, il n’y a pas de raison qu’il y en ait un, puisqu’ils
se partagent l’univers exactement. Si un cinquième élément
intervient, et c’est tout l’intérêt me semble-t-il de cette notion,
c’est parce que Aristote va assumer ce qu’il y a de fondamental
dans l’élément en transposant dans un élément supérieur
ce qui pouvait valoir pour les quatre autres. Il opère ce que
la philosophie a appelé bien plus tard une sursomption de ce
qu’il y a d’élémentaire dans le cinquième élément (je renvoie
ici à Hegel).
Je commencerai par m’interroger sur le sens de la version
classique dans la théorie des éléments, qui est celle d’Empédocle.
Je vais revenir brièvement sur certains points. Je
voudrais resituer, puisque je parlais de théologie, la discussion
en partant d’un propos d’Aristote qu’on appelle doxographique,
c’est-à-dire un propos où Aristote renvoie à certains de
ses prédécesseurs et fait allusion à une doctrine à la fois relative
au monde et relative aux dieux, c’est-à-dire à la fois cosmologique
et théologique (vous la trouverez dans le Traité du ciel,
premier Livre, dixième chapitre). C’est à propos d’une question
fondamentale pour lui qui est celle de l’éternité du monde.
Il y a une pensée qui d’une certaine façon à la fois le fascine et
l’embarrasse, qui consiste à dire — et c’est une pensée présocratique
tout à fait cruciale — que le monde à proprement
parler est éternel, mais sur un mode très intéressant qui est typiquement
empédoclien, qu’il est rythmique.
Vous avez un rythme cosmique fondamental aussi bien chez
Héraclite que chez Empédocle. Ils sont d’ailleurs rassemblés
par Aristote dans la même citation : « D’autres disent que le
monde qui est soumis à un rythme alternatif [le terme grec est
enallax] se trouve tantôt dans un état tantôt dans un autre, et
que ce processus se poursuit sans cesse. » Autrement dit, le
monde ne naît pas, il ne périt pas, mais il ne reste jamais dans la
même situation, dans la même condition, dans le même état. Il
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se transforme toujours et il ne périt jamais. Donc, vous avez une
éternité mais une éternité très embarrassante pour quelqu’un
comme Aristote qui, lui, veut une éternité où le monde soit
toujours le même et dure. Ce que j’appelle une éternité durative.
Alors que là vous avez ce que j’appellerais une éternité
rythmique.
Chez Héraclite, cela veut dire que l’on va de l’un au multiple
et du multiple à l’un. Et chez Empédocle c’est la même chose, à
la doctrine des éléments près. Chez Héraclite, le monde vient
du feu, et la nature du monde c’est d’être l’ensemble des transformations
du feu. Héraclite dit même littéralement « le feu, ce
monde-ci ». Pour Empédocle, la situation est nettement plus
complexe, c’est d’ailleurs un des points d’achoppement dans
l’interprétation de cet auteur : le monde où les quatre éléments
se trouvent différenciés, où effectivement l’eau, le feu, l’air et
la terre apparaissent dans leur souveraineté et dans leur région
respectives. Ce monde n’est pas toujours dans l’état où nous le
connaissons, sinon il n’y aurait pas ce rythme dont je parle. Les
éléments mènent une double vie : tantôt ils sont fondus les uns
dans les autres, c’est ce qu’Héraclite appelle le sphairos, et pour
lui c’est le dieu, le dieu lui-même. Le dieu suprême, ce sont les
quatre éléments qui ne font qu’un. Le sphairos qui mène une
vie joyeuse dans sa solitude…
Les quatre éléments vont apparaître lorsque ce sphairos,
sphère parfaite où il n’y a plus qu’une seule chose, va se
démembrer. Le monde naît du démembrement du dieu sphère,
comme Dionysos a pu être démembré. Le sphairos se
démembre et les quatre éléments vont apparaître. Ils étaient
déjà là. Aristote dira, d’un concept qui n’était pas celui des
présocratiques : ils étaient déjà là en puissance. En fait ils
étaient déjà là mais rassemblés complètement en ne faisant plus
qu’un. Ce n’est pas un monde, c’est plus qu’un monde. C’est
une sphère purement divine. Les quatre éléments sont des dieux
issus du démembrement du dieu sphère. Lorsqu’ils se sont
dissociés pour se former, apparaître phénoménalement comme
ces éléments que nous connaissons, le feu, l’air, l’eau, la terre,
les quatre éléments doivent se rassembler, ils ne sont pas
donnés comme cela d’emblée, il faut que j’arrive à les penser
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dans leur genèse. Et leur genèse, c’est ce qui est issu de l’unité
parfaite qu’ils forment dans un état divin.
Le problème qui apparaît avec Empédocle sera celui d’Aristote
mais il ne sera pas résolu de la même façon par les deux.
Avec Empédocle, les quatre éléments ont vocation de temps en
temps à ne plus faire qu’un, alors il ne s’agit plus d’élément,
on est dans le sur-élémentaire. On n’est même plus dans le
monde… Empédocle dit : le monde, les quatre éléments qui
forment le monde se souviennent de leur condition lorsqu’ils ne
faisaient plus qu’un dans le sphairos. En quelque sorte, ils aspirent
à une harmonie perdue. Lorsqu’ils se constituent en monde,
les quatre éléments sont le substitut d’une harmonie perdue. Ils
sont quatre mais ils voudraient ne faire qu’un. C’est pourquoi
ils recherchent l’harmonie. Les éléments tendent, nous disent
les Grecs, à quelque chose. Les éléments tendent à quelque
chose qui les surpasse. C’est ce qui est contenu dans la philosophie
d’Empédocle, qui n’est pas simplement une physique,
contrairement à l’idée qu’on s’en fait souvent. Il s’agirait plutôt
de ne pas réduire la nature des Grecs, physis, à ce qui pour nous
serait purement physique, à un matériau, la réduction de
l’élémentaire au matériau.
Dans la physis des Grecs, l’élément n’est pas un matériau. Il
est beaucoup plus, il peut être un dieu, il peut être une région
du monde, il se trouve être les deux. On peut lire l’élément
selon les deux registres, à la fois celui d’une région du monde,
éventuellement d’un constituant des corps, et celui d’un dieu.
La notion de matériau est beaucoup trop pauvre pour rendre
compte de ce que pense Empédocle en parlant d’élément.
Passons maintenant à la transformation profonde qu’Aristote
introduira dans cette doctrine, sur un mode d’ailleurs assez
ambigu. D’un côté, il est celui qui rend les quatre éléments
canoniques. D’une certaine façon, l’apport d’Empédocle, il
l’intègre. Avec Aristote, il est convenu qu’il y a quatre éléments
dans le monde, enveloppés dans le monde, qui se transforment
dorénavant les uns dans les autres, qui naissent les uns des
autres. C’est tout leur désavantage, ils ne sont plus des dieux.
Les quatre éléments perdent leur qualité de dieu, au profit d’un
cinquième. Pour qu’il y ait quatre éléments, il faut qu’il y en ait
un cinquième. C’est entièrement lié à la transformation, que je
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voudrais introduire maintenant comme condition de possibilité
de la doctrine du cinquième élément, et elle tient au refus par
Aristote de cette éternité rythmique, qu’il décrit lui-même à
propos d’Empédocle. Il n’est pas possible d’avoir un monde
éternel, par stop and go, par cyclicité, par passage d’un état à
un autre, comme si le monde se corrompait mais ne périssait
pas. Autrement dit, le monde doit être éternel au sens que nous
accordons encore maintenant à ce concept, le monde doit être
éternel, c’est-à-dire qu’il doit toujours être ce qu’il est maintenant.
Il a toujours dû être ce qu’il est maintenant, il ne s’est pas
transformé, c’est le point sur lequel Aristote insiste.
Quel est l’élément qui va permettre de penser cela, que le
monde soit toujours ce qu’il est maintenant ? Qu’il n’ait pas à
passer à l’état où il est maintenant, contrairement à ce que dit
Empédocle, qui a l’immense mérite—c’est d’ailleurs pourquoi
certains contemporains, dans la poétique de l’élément en particulier,
y attachent de l’importance —, d’introduire une histoire
dans l’éternité, un devenir. L’éternité comporte une histoire, on
n’est pas toujours dans la même position, on ne se contente pas
de prolonger une certaine condition, il faut changer pour rester
le même. Et les quatre éléments contribuent à ce changement
interne. C’est leur propre vie qui est l’éternité. Avec Aristote,
on a modifié le concept d’éternité, et tout s’ensuit. On a décidé
que l’éternité ce devait être, dorénavant, un monde qui a
toujours été ce qu’il est et qui sera toujours ce qu’il est. Le
« devenir » a été retiré de l’éternité. On n’a plus ce retour à
l’origine, ce démembrement, ce qui revient toujours pour
donner naissance au monde, une cosmogenèse multipliée,
comme diraient certains modernes… Il n’y a pas de cosmogenèse
du tout : il y a un monde qui est parfait et qui n’a pas
d’histoire. Il faut un élément pour cela, dit Aristote.
Pourquoi ? On ne peut pas dématérialiser complètement le
monde, mais il faut dématérialiser son cinquième élément,
suffisamment pour pouvoir penser son éternité physique. Le
cinquième élément est un concept qui tend vers la dématérialisation
mais qui n’y parvient pas complètement. C’est une quintessenciation,
c’est le cas de le dire, des quatre éléments, dont
parlait Empédocle, qui avaient un statut physique par ailleurs
reconnaissable. La quintessence, c’est en effet la forme que
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prendra plus tard la doctrine du cinquième élément, qui s’appellera
dans la tradition latine et médiévale quinta essentia,
cinquième essence ou cinquième élément.
Essayons de voir en quoi l’élément qui est le cinquième nous
permet de penser les autres par la sursomption, et en même
temps ce qu’il a d’exceptionnel, en quoi il est un élément
d’exception par rapport aux éléments dans leur version classique.
Aristote prolonge ce qu’Empédocle nous laissait déjà
entrevoir, mais il va apporter quelque chose de tout à fait essentiel,
c’est la notion de lieu. Ce qui aux yeux d’Aristote faisait
défaut à Empédocle, c’était le rapport entre l’élément et le lieu.
L’autre grande innovation d’Aristote, et elle sera en effet tout à
fait cruciale pour une bonne partie de l’histoire de la science et
pour la philosophie contemporaine, surtout en phénoménologie
puisque c’est là que la notion de lieu refait surface, va dire
qu’à un élément doit correspondre un lieu, qu’Aristote appelle
son lieu propre. Le feu tend vers son lieu comme la terre tend
vers son lieu, il se trouve qu’ils tendent vers des lieux opposés.
En d’autres termes, l’élément feu ou l’élément terre a une
tendance interne à une direction naturelle en tant qu’il est
soumis à son lieu.
Vous avez un texte très remarquable, qui est aux confins
exacts de la physique et de la métaphysique, très exactement là
où se situe à mon avis la pensée du cinquième élément. Ce texte
se trouve dans le Traité du ciel, au quatrième Livre, chapitre 3 :
« Lorsque l’air naît de l’eau » (puisque dorénavant les éléments
se transforment) « et le léger du lourd, il se porte vers le haut »
(ce sera son lieu propre), « c’est au même moment qu’il est
léger, qu’il cesse de venir et se trouve là-haut ». Que faut-il tirer
de cette phrase au demeurant sibylline ? C’est la très grande
proximité, voire la quasi-identité entre la tendance de l’élément,
ce qu’il veut être—ou ce qu’il doit être, c’est-à-dire la conformité
à son essence —, et le lieu. Pour que l’air soit l’air,
parvienne à être l’élément qu’il doit être, il faut qu’il atteigne
son lieu. C’est donc le lieu qui est pré-donné dans le monde,
qui n’est donc pas quelque chose d’arbitraire ni de relatif. Il y
a des lieux dans le monde, ce n’est pas nous qui instituons ces
lieux, ils ne sont pas relatifs à nos déplacements, ils ne sont pas
inscrits par nous dans le vide. Il n’y a pas de vide.
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D’ailleurs, la pensée de l’élément n’est pas compatible, elle
évacue un vide propre aux mathématiciens, un vide de la
physique mathématique, et on en a souvent fait grief à Aristote
du point de vue de l’histoire de la science, mais il faudrait peutêtre
se demander ce qui pour sa métaphysique est crucial. Le
lieu, c’est en quelque sorte une qualité intrinsèque du monde,
une direction déterminée, qui permet aux éléments de s’identifier
les uns par rapport aux autres. Tant que l’air n’a pas gagné
son lieu, il n’est pas ce qu’il a à être. Cela ne se trouve pas dans
la doctrine d’Empédocle. La doctrine la plus sophistiquée, la
plus complète des quatre éléments se trouve là : c’est l’association
de chaque élément fondamental, de chacun des quatre, à
son lieu dans le monde. Seulement, il y en a un qui fait exception,
c’est le cinquième, qui n’est donc pas un élément de plus
mais qui est un élément en dehors (cinquième, cela veut dire
excepté, cela ne veut pas dire quatre plus un). Il est en dehors
d’eux, il les enveloppe.
Alors, que lui arrive-t-il à lui ? Il est l’élément qui a un
mouvement purement circulaire. Quelle est la caractéristique
d’un mouvement circulaire ? Interrogez-vous sur son lieu. L’air
gagne son lieu, la terre gagne son lieu, qui se trouvent être
inverses, de direction opposée. Mais quel est le lieu de ce corps
qui va s’appeler éther, c’est-à-dire qui est toujours en train de
courir, selon l’étymologie fantaisiste que propose Aristote à la
suite de Platon (aithêr, ai-thêr) ? L’élément qui est toujours en
train de courir parce qu’il n’a pas de cessation de son mouvement,
ni d’origine, c’est un élément qui court toujours car il a
comme propriété de tendre, de tendre au même. Le lieu d’un
élément qui tourne en rond, c’est le même.
Un des beaux paradoxes d’Aristote est le suivant : l’élément
que nous avons ici, qui est un élément privilégié et même
excepté, le cinquième, c’est l’élément du tout. C’est en cela
qu’on a quitté la doctrine classique des quatre éléments, c’est
l’élément du tout, pas un des éléments. Vous avez le paradoxe,
presque un oxymore, d’avoir l’élément de la totalité, l’élément
de la sphéricité, c’est-à-dire de l’univers en tant qu’il est
complet. Quelle est l’élément de la complétude ? C’est le
cinquième élément.
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J’insisterai sur deux ou trois propriétés qui permettent de
vérifier ce caractère d’exception de notre cinquième élément
aristotélicien. Je voudrais voir en même temps en quoi, pour
nous, c’est un enjeu décisif. Le rapport au lieu est évidemment
crucial, et le cinquième élément déjoue ce rapport que nous
tenons, qu’Aristote lui-même tient pour classique, entre le lieu
et l’élément.
Je précise ce point. Aristote nous disait tout à l’heure : le feu
a besoin de devenir feu, de s’accomplir comme feu. Pour cela
il faut qu’il atteigne son lieu. En même temps qu’il atteint son
lieu, il devient ce qu’il est — c’est la doctrine de l’essence —,
et sa matière à ce moment-là est à peu près conforme à son
essence. Il est de sa matière et dominé par son essence. Même
ces éléments-là ne se réduisent pas au matériau. On distingue la
matière première et l’élément, chez Aristote. C’est précisément
cette distinction, au demeurant abstraite, qui nous permet
de comprendre que l’élément est plus qu’un matériau, puisqu’il
tend à son lieu. Il n’a peut-être pas une vie, mais il a en tout
cas une tendance fondamentale, il a une direction. Il n’est donc
pas disponible pour des artefacts ou des opérations de pure
manipulation.
Il y a une donnée naturelle de l’élément, qui lui prête des
qualités intrinsèques et même tendancielles. Il ne se prêtera
donc pas à toute opération. L’art devra donc compter avec cette
tendance propre à la nature, qui ici se caractérise par la tendance
vers le lieu. Il y a donc une norme propre à la nature des
éléments : leur essence, qui se confond avec le fait qu’ils atteignent
leur lieu. Ils ne sont pas d’abord rassemblés tant qu’ils
n’ont pas atteint leur lieu. L’élément, en tendant vers son lieu,
se totalise lui-même. Une exception, justement, le cinquième.
Du fait du mouvement qui lui est d’emblée prêté, qui est le
mouvement de pure circularité ou de pure circulation plus exactement,
cet élément n’a pas à devenir ce qu’il est, il est toujours
déjà. C’est pourquoi il est l’élément du monde, parce qu’il est
l’élément de l’éternité.
Curieux paradoxe d’ailleurs que de rechercher pour l’éternité
un élément. On n’est pas passé à la dématérialisation absolue.
Aristote ne raisonne pas comme si le monde, tout éternel qu’il
est, tout en étant éternel, ne devait pas avoir de corps. Ce qui
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l’intéresse, c’est une éternité physique. Il est donc en quête, de
façon parfaitement cohérente, de l’élément qui lui permettrait
de rendre compte de cette éternité physique du monde, le fait
qu’il soit déjà toujours ce qu’il est. D’où ce mouvement qui est
un mouvement sur lui-même, un mouvement dans lequel il n’y
a pas de transformation. L’élément est toujours déjà ce qu’il est
et il se contente de revenir toujours au même point. Le mouvement
du cinquième élément, c’est un mouvement qui s’annule.
Ce qui n’est pas le cas des autres, puisqu’ils ont un lieu propre.
Il est en quelque sorte, si je puis dire, subtilement délocalisé en
étant affecté d’un mouvement circulaire. C’est la première
négation qui affecte cet élément et en fait une exception par
rapport aux autres. Mais cela nous permet en même temps de
comprendre ce que sont les autres. Cela nous permet a
contrario de comprendre qu’elle est la nécessité du lieu pour un
élément de premier ordre, pour l’un des quatre, pour un élément
on pourrait presque dire proprement dit, c’est-à-dire à l’intérieur
du monde, intramondain.
Prenons d’autres caractères qui vont accentuer encore cette
transformation subtile du cinquième élément, qui n’est plus un
élément absolument parlant comme les autres. J’ai insisté sur
ce paradoxe du lieu, je crois qu’il faudrait insister aussi sur le
fait que cet élément ne provient pas d’une transformation
d’autres éléments. Cet élément est le seul à ne pas être le fruit
d’un autre qui serait transformé. Tous les autres se transforment
les uns dans les autres, sauf lui : il est donc excepté du cycle
élémental — ou élémentaire, mais élémental serait certainement
ici plus juste —, il est seul de son espèce. En quelque
sorte, il est hors de son espèce, on est en train de tendre à le faire
sortir de l’espèce.
Enfin, et surtout, il n’a pas besoin de se rassembler ni de se
disperser. L’éternité a besoin de cet élément qui est l’élément
parfaitement durable, inaltérable, ce qui se confond étonnamment
d’ailleurs avec l’idée que la cosmologie la plus abstraite
peut se faire de la matière. Je pense à Démocrite, qui se fait de
la matière une idée d’inaltérabilité. Pour Aristote, qui ne se fait
pas du tout de la matière cette idée-là, ce qui est inaltérable c’est
ce qui tend à se dématérialiser. C’est un élément qui tend vers le
divin, en quelque sorte, c’est un élément quintessentiel.
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Je m’interrogerai sur l’intérêt que présente ce cinquième
élément par rapport aux quatre autres. Il permet de voir, en tant
qu’il sort du jeu même des quatre éléments, ce qui est fondamental
pour eux. Aristote ne fait nullement disparaître la
doctrine classique des quatre éléments, on peut même dire que,
d’une certaine façon, avec les modifications qu’il lui apporte,
et avec l’introduction, tentée par Cicéron par exemple, de ce
cinquième élément, il permet de comprendre pourquoi les
quatre éléments ne font pas un monde mais sont dans un monde.
Cette différence est tout à fait cruciale. Pour Empédocle, le
monde, ce sont les quatre éléments ; le monde est épuisé par
leur tétrarchie. Avec Aristote, il faut pouvoir penser le fait que
les quatre éléments sont dans un monde, qu’ils ne suffisent pas
à faire un monde, il faut un élément du monde qui puisse envelopper
les quatre éléments. Qui pose quatre éléments en pose un
cinquième. Je crois qu’on pourrait presque formuler la structure
foncière de la pensée, plus que de l’argumentaire, d’Aristote
de cette façon : qui pose quatre éléments en pose
nécessairement un cinquième, pour pouvoir les envelopper,
pour pouvoir les penser à l’intérieur d’un kosmos, c’est-à-dire
d’un ordre et non pas d’une totalité spatiale. Aristote n’est pas
en quête d’un espace qui enveloppe les quatre éléments, il est
en quête d’une totalité organique qui permette d’envelopper ces
quatre éléments. S’ils se transforment les uns dans les autres, il
faut que j’aie déjà un monde pour pouvoir les inscrire. Ce n’est
pas d’un espace que j’ai besoin, ce n’est pas d’une matière que
j’ai besoin, ce n’est pas d’une forme que j’ai besoin. On pourrait
presque dire : c’est d’une vie du cinquième élément que j’ai
besoin, dans son caractère quasi divin.
Aristote a légué à la philosophie un étrange élément, un très
curieux élément, qui aura une fortune très réelle mais parfois
très étrange, sous la forme de la quintessence. Cette doctrine
que j’ai essayé d’analyser, je l’ai surtout puisée dans le Traité
du ciel. Il se trouve, et ce n’est pas un des moindres paradoxes
de cet auteur, qu’il se pourrait fort bien qu’il ait eu du
cinquième élément une idée encore plus forte, sur laquelle je
conclurai de façon un peu plus conjecturale : il se trouve qu’elle
appartenait aux oeuvres de jeunesse, pour nous perdues mais
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dont nous avons des traces chez des auteurs bien postérieurs,
comme Jamblique (vers 250).
Or, Aristote a écrit un ouvrage célèbre dans l’Antiquité qui
s’appelle le Protreptique, qui est l’invitation à la philosophie,
à l’époque même où il appartenait encore à l’Académie de
Platon. D’après les traces que nous avons pu reconstituer, il
semble qu’Aristote, très tôt, dans sa période académique même,
ait eu l’idée de ce cinquième élément, mais il ne l’aurait pas
placé là où, un peu plus tard, peut-être dans le Traité du ciel, il
l’a placé. Le cinquième élément, c’est l’élément du dieu et de
l’âme, dit la tradition qui nous a conservé cette idée qui vient
probablement du Protreptique, de l’invitation à la philosophie.
Le cinquième élément, c’était l’élément de la communication
au corps de cette fonction que l’on appelle la fonction organisatrice.
Que ce soit l’élément de l’âme, comme il l’a probablement
pensé d’abord, ou que ce soit l’élément du tout, du monde,
il a toujours gardé, quels que soient ses usages, la même acception
fondamentale, la même fonction qui est celle d’élément
organisateur d’une vie, une vie qui peut s’avérer alors pour le
monde être une vie éternelle.
mardi 16 juin 2026
jacques halbronn Subconscience/instinct versus Droit, Education. Astrologie Septénale.
jacques halbronn Subconscience/instinct versus Droit, Education. Astrologie Septénale.
Il y a des périodes de même durée, où la Subconscience s'impose et d'autres où elle est refoulée. C'est ainsi que les enfants parviennent à "faire la loi' , à imposer leur mode de fonctionnement à leurs parents. Il serait tout à fait excessif de tout mettre sur le compte de l'éducation, de la culture ambiante. Les enfants ont leurs propres repéres et valeurs que l'on peut tout au plus tenter de moduler, de modérer. Dans la vie de la Cité, il existe des périodes subconscientes que le Droit s'efforcera assez vainement de déterminer en niant l'existence d'horloges "internes". Nous sommes donc en présence d'un double déni, visant une programmation innée en ne voulant croire qu'aux acquis. Cela dit, d'un point de vue cyclologique et au prisme de l'astrologie septénale, il apparait qu'en phase équinoxiale, il faille s'attendre à un refoulement des forces subconcientes, lesquelles reviennent en force en phase solsticiale. On pense notamment à un déni de la race et du langage non verbal, ce qui va justifier la colonisation et l'immigration, déni assumé à la fois par le colonisateur et par l'immigré. De même les femmes, de nos jours, auront tendance à nier toute programmation sexuée de façon à étayer un certain idéal d'égalité, sous tendu par tout un arsenal juridique.. Mais, la phase solsticiale (re)met les pendules à l'heure en dénonçant certains excés et de même en sens inverse pour la phase équinoxiale avec laquelle elle alterne.
La période actuelle, étant équinoxiale, de par l'entrée de Saturne sur l'axe bélier -balance , est marquée par un déni des structures fondamentales, une volonté d'en relativiser l'importance, en tout cas, d'où la sacralisation par l'instrumentalisation du Droit, de la Loi, notamment par son volet répressif, du processus d'immigration, présenté abusivement comme irréversible, En réalité, l'on ne peut qu'observer la prédominance des clivages subconscients - dans le temps comme dans l'espace, ceux-ci échappant au contrôle du politique, d'où un apartheid incarné par les populations visées et non pas qui leur serait imposé. Car qui se ressemble, s'assemble. L'on se rapprochera de ceux qui parlent la même langue, qui ont le même langage non verbal - on se comprend à demi- mot- en quelque sorte subconsciemment. La phase solsticiale est conduite à minimiser le poids de la Loi alors que la phase équinoxiale ne jure que par les textes juridiques, par le "papier".
JHB 16 06 26
lundi 15 juin 2026
jacques halbronn Astrologie septénale. Saturne et le cycle des colonisations. Unicité et Multiplicité
jacques halbronn Astrologie septénale. Saturne et le cycle des colonisations. Unicité et Mulmtyiplicité
En Aout 1975, il y a un demi siècle, nous avions donné en allemand une communication à Aalen dans le cadre d'une Internationale Arbeistagung f¨ur kosmobiologische Forschung consacrée au thème "Der Einfluss kosmischer Symbole und kosmischer Krafte auf Individuum, Volk und Staat (-p. 13) :" Astrologie und Kolonialismus-Der Saturnzyklus von 1937 -1975." bien avant notre "Astrologie selon Saturne" (1994-1995) et à la veille de la parution de nos Clefs pour l'Astrologie (Seghers 1976), ce qui vient confirmer notre intéret pour cette planéte au regard de l'Astrologie, ce qui nous aura conduit aujourd'hui à parler d'une astrologie "saturno-centrée" succédant à l'héliocentrisme de Copernic.(XVe siècle). Nous avons montré que passage du sénaire (dédoublé en 12) au septénaire, par l'adjonction de Saturne avait perturbé singulièrement le dispositif des domiciles et ouvert (avec le septénaire) la voie aux transsaturniennes, ce qui est une compléte hérésie de la part de l'astrologie contemporaine, la soumettant facheusement à l'astronomie; laquelle correspond à un état primitif, non décanté, du systéme solaire.
En 1975, nous n'avions pas encore vécu 1989 et le démantélement du bloc euro-communiste mais nous avions connu le temps de la décolonisation de l'empire français en 1960 et de l'empire nazi, en 1944 avec Saturne passant sur l'axe solsticial.(Cancer-capricorne). Ce phénoméne ne prend d'ailleurs sens qu'en le confrontant au passage de Saturne sur l'axe équinoxial(Bélier Balance), ce qui favorise au contraire la colonisation, l'annexion.(comme c'est le cas actuellement en prenant une orbe de 22 degrés en amont comme en aval (cf notre étude sur le 22). La signature au mois de juin 2026 d'accords entre les belligérants confirme la dimension équinoxiale actuelle contrairement à la grille de lecture "bélier".
Il ressort que le cycle Saturne- Neptune, cher à André Barbault, n'a pas grand chose à voir -sinon du fait de coincidence ponctuelle) avec l'histoire du colonialisme et de la décolonisation et qu'il n'est nullement réservé à telle ou telle région du monde! Pourtant Barbault (né au début des années 1920) n'avait- t-il point traversé ces périodes d'autant que la France avait été fortement impactée par un tel phénoméne en Indochine et en Afrique.? Mais il était obnubilé par le créneau russo-communiste. En 1976, dans Clefs pour l'Astrologie pp. 158 et seq, et réédition 1993, pp. 135 et seq), nous distinguions les temps d'uniciité - équinoxiaux et de multiplicité - solsticiaux.
JHB 15 06 26
jacques halbronn Le traitement de Saturne, un point aveugle de l'Histoire de l'Astrologie.
jacques halbronn Le traitement de Saturne, un point aveugle de l'Histoire de l'Astrologie.
En septembre 1977, nous avions donné à Bonn (RFA de l'époque) une communication intitulée " le recours à l'astrologie comme langage allégorique privilégié de la pensée juive" (cf p. 76), lors d'un congrès de la Société pour l'étude la philosophie médiévale consacré à 'Langage et connaissance
au Moyen Age', 16 ans avant notre communication lors du Congrès mondial des Etudes juives. Proceedings of the Eleventh World Congress of Jewish Studies, Jerusalem, June 22-29, 1993 ) en avant première de la soutenance de notre thèse de doctorat qui aura lieu en 1979 à l'EPHE et dans le cadre des Langues O. et paraitra en 1985 , après la mort de Vajda,sous le titre "Le monde juif et l'astrologie. Histoire d'un vieux couple", (Ed Arché, Milan, postface de Paul Fenton). En cette meme année 1977, nous venions de faire paraitre notre édition du diptyque d'Abraham Ibn Ezra (Ed Retz, Bibliotheca Hermetica), avec une préface de Georges Vajda 'Le commencement de la sapience des signes et le Livre des fondements de l'Astrologie.. (voir in Revue des études juives, tome 155, n°1-2, janvier-juin 1996., il y a 30 ans, "Le diptyque astrologique d'Abraham Ibn Ezra et les cycles planétaires du Liber rationum".)
Dans notre présentation de la conférence à Bonn, nous écrivions " La très grande majorité des thèmes centraux de la pensée juive '(Election, Liberté, Prophétie, Création etc) ont trouvé grace aux images astrologiques un moule d'expression" Nous ajoutions qu'avec Ibn Ezra, "l'astrologie cherche à ne plus etre simplement un langage" sous tendant une exégése. Le grand mérite d'Ibn Ezra, dans son diptyque, avait été de faire suivre l'exposé du premier volume" le Réshit Hokhma' d'un second volume reprenant, chapitre par chapitre, le premier exposé en s'interrogeant sur ses fondements (sefer hateamim) On peut le comparer à la Tétrabible de Ptolémée (IIe siècle après JC) En 1993, nous avions montré que la traduction de l'oeuvre d'Abenezra par Petro d'Abano avait été impactée par la traduction française opérée par un Juif francophone, qui avait servi d'interface. Déjà en 1976 , il y a 50 ans, dans Clefs pour l'Astrologie (Ed Seghers) nous avions abordé le Livre de la Création () en nous interrogeant sur le décalage entre le commentaire que le SY proposait de l'alphabet hébraique et l'ordre alphabétique en vigueur, montrant, par notre nouvelle méthodologie critique, que la question du traitement de Saturne avait été un point aveugle de l'Histoire de l'Astrologie, ce qui avait échappé à Ibn Ezra et à Paul Fenton, malgré notre publication de 1976 (.cf "R. Abraham Ibn Ezra a-t-il composé un commentaire sur le Sefer Yeṣîrâ" par Paul B. Fenton Revue des études juives Année 2001 160-1-2 pp. 33-60)
En effet, le SY parlait de 7 lettres doubles selon une tradition pré-ptoléméenne qui intégrait Saturne dans la représentation du systéme solaire, sur le meme plan que les six autres astres. Or, la grammaire hébraique ne connaissait que six lettres disposant d'une double prononciation, par l'activation ou non du point daguesh) et le Resh retenu par le SY n'en faisait point partie! Le meme probléme se pose pour le Tétrabiblos de Ptolémée (étudié dans nos Clefs mais à l'époque nous ne l'avions pas relevé!) à savoir que la Lune ne pouvait ^etre associée au signe du Cancer, étant un facteur nocturne, lié à l'hiver mais qu'en voulant intégrer à tout prix Saturne dans le dispositif des "domiciles", l'on avait du déplacer celle ci et la placer avec le Soleil. Pourtant, nous avions déjà signalé à l'époque la position anormale de la Lune dans le dispositif des Exaltations en proposant de l'associer au bélier et le Soleil au taureau et non l'inverse. Il convenait de ménager la centralité de Saturne et de refuser qu'il déroge de son statut. Le sénaire est une clef incontournable pour comprendre l'importance du Douze en astronomie car le 12 est lié au systéme des doubles domiciles (6x2), ce que le septénaire ne permet plus. (cf notre article "Astrologie" de 1994 dans l'Encyclopaedia Universalis, concernant la genése du symbolisme zodiacal, lié au dit sénaire. Epistémologiquement, l'Histoire de l'Astrologie doit développer une approche structuraliste permettant de remonter davantage dans le temps., ce qui lui confèrerait un statut scientifique qu'elle n'a pas encore obtenu. On notera que le Cinquiéme Elément de l'Astrologie Chinoise correspond à notre approche de Saturne Pour O. Peyrebrune ( La loi des Cinq Eléments dans l'Astrologie Occidentale. , in Astro-Gazette de la FDAT, Octobre 2025, p/ 43) "L'Elemént Terre des Chinois est une sorte de Terre du milieu correspondant à l'Ether L'élément Terre en n'étant pas l'élement matériel des occidentaux est une quinte-essence, la première détermination des quatre éléments". Pour nous, les 4 Eléments correspondent au quatuor Mercure- Vénus-Mars- Jupiter encadré par le soleil au solstice d'Eté et par la Lune au solstice d'Hiver, dès lors que l'on a replacé Saturne au centre et non à la place de la Lune, déportée de façon aberrante, aux côtés du soleil (cf la Tétrabible de Ptolémée
JHB 15 06 26
dimanche 14 juin 2026
jacques halbronn La relation astrologique France-Angleterre du XVIe siècle à nos jours
jacques halbronn La relation astrologique France-Angleterre du XVIe siècle à nos jours
Selon notre Astrologie Septénale, il importe de mettre l'accent sur les influences étrangères que détermine l'influence astrologique. L'objet même de l'Astrologie Mondiale nous semble lié exclusvement à l'étude des conquétes, des annexions, des colonisations et des décolonisations. Par delà le rôle de tel leader ( Hitler, Pétain, De Gaulle, cf le récent film sur le général), la cyclologie intervient inexorablement dans les processus de conquête et d'occupation et pose la question de l'étranger , un thème que nous abordons depuis longtemps(cf sur le site hommes et faits, notre ,Anthropologie de la pureté - Essais sur faculte-anthropologie.fr une psychanalyse de l'étranger ) et qui constitue un enjeu politique, électoral majeur dont nous découvrons le lien avec l'Astrologie. Les hommes politiques sonr soumis à une telle cyclicité du rapprochement et de la mise à distance et leur marge de manoeuvre s'en trouve limitée par un calendrier saturnien sur lequel ils n'ont pas prise, quel que soit leur positionnement à telle enseigne qu'on peut les comparer à des pantins qui croient agir sur les événements alors qu'ils ne font qu'incarner une dynamique céleste, telle que définie par l'Asrologie Septénale. A l"astrologue de se contenter de rendre compte d'un tel flux et reflux '(à l'instar des marées) et il importera à l'avenir que le public soit averti des limites de l'exercice et vienne consulter en connaissance de cause. Comme dit l'Ecclésiaste, il y a un temps pour chaque chose et aller à contre courant est assez vain (Vanité des vanités) C'est ainsi que Pétain était en phase avec le contex astral en 1940 plus que De Gaulle lequel n'aura eu gain de cause que parce que Saturne l'avait bien voulu Il n'aura été que la mouche du coche. De la même façon, le peuple ne peut que se fier à un tel verdict cyclique et il nous semble donc assez vain de le faire voter, selon un calendrier , qui plus est, fantaisiste, comme s'il pouvait aller à l'encontre de ce qui était "écrit" ( Mektoub) C'est dire que la vie politique tant celles de électeurs que celle des élus, est une affaire entendue tant en interne qu'en externe. Un homme averti en vaux deux.
La vie astrologique il y a cent ans (1992)
La parution de cet ouvrage qui fait appel à deux contributions anglo saxonnes assez brèves, traduites en français (de Patrick Curry et Nicholas Campion), est la résultante de notre présence Outre Manche,notamment avec la semaine astrologique de Londres que nous programmames en 1981 (Avenue Road)- et qui fit l'objet d'une brochure en anglais, cf Astrology, Science and Society; Edited by Patrik Curry Boydell Press 1987 et notre article "The revealing Process of Translation and Criticism in the history of Astrology') et le Congrès d'Histoire de l'Astrologie que nous mimes sur pied au Warburg Institute en 1984. Par aillleurs, nous avions accueilli en 1978 Geoffrey Cornelius, à Lille et en 1979 Zach Mathews à Paris/(en 1977, Charles Harvey). Nous avions souvent couplé un de nos congrès avec celui, annuel, en septembre de l'Astrological Association, comme en 1980 à Bruxelles. Dans notre 4e de couverture, nouss écrivions en 1992 :"Le présent travail constitue une introduction à un ensemble de six volume constitués de traductions d'époque de textes anglais", à savoir à la charnière du XXe siècle. C'est ainsi que la Société Astrologique que France,en sa première version, fut lancée par la revue en langue française "Modern Astrology", sur le modéle britannique. A n'en pas douter l'astrologie anglaise, sous la houlette d'Alan Leo, avait souhaité se constituer une tête de pont, en France avant la Première Guerre Mondiale (p. 155), ce qui impacta la vie astrologique française dans son processus de renaissance. C'est aux astrolgues d'Outre manche que nous devons l'intégration des planétes transsaturniennes qui n'avaient guèore eu droit de cité en France jusqu'alors.(p. 47) Notre étude de 1993 en postface à L'Astrologie du Livre de Toth ( Etteilla) - montre que même un traité comme ( (ED. Trédaniel - Grande Conjonction) celui d'Eustache Lenoble (fin XVIIe) était recyclé en 1785 à la sauce "onomantique", c'est à dire sans usage des éphémérides. Le terme "astrologie scientifique", cher au polytechnicien Choisnard(Flambart) doit se comprendre du fait d'un recours aux positions planétaires "reélles". Deux ans avant la sortie de collectif franco-anglais, était paru chez Pardés, à l'initiative de Denis Labouré, le traité d'astrologie horaire du Bourguignon Claude Dariot qui marquera la Christian Astrology de Willliam Lilly (cf notre postface) Rappelons que l'astrologie horaire ne dépend pas de la date de naissance, elle reléve de la technique des interrogations, dont nous avons montré qu'elle était probablement à la base de l'astrologie exhumée par Michel Gauquelin sans que celui-ci ait établi de iien dans ce sens.. En 1981, nous avions montré qu'un traité d'astrologie comme celui du toulousain Auger Ferrier avait fait carrière Outre Manche, au XVIIe siècle (cf notre étude sur le site du CURA et notre DEA en Etudes anglaises, Université Lille III, 1981) grâce à une traduction.
LA SOCIETE ASTROLOGIQUE DE FRANCE (Premier volet: 1909-1953) par Jacques Halbronn
En tant qu’historien de la vie astrologique française du XXe siècle, il nous est apparu heureux de revenir sur le phénoméne « SAF ». lequel traverse tout le siècle, sur la base d’une numérisation d’une certaine quantité de documents conservés à la Bibliotheca Astrologica et qui font l’objet d’une numérisation en ligne. (cf La vie astrologique il y a cent ans, et La vie astrologique, années trente-cinquante, Paris, Trédaniel, 1992-1995,
La première occurrence des activités de la SAF se situe en 1909 dans le cadre de la revue Modern Astrology..Mais l’on situe généralement cette naissance en 1928 ( cf Herbais de Thun Encyclopédie du mouvement astrologique de langue français, Bruxelles 1944, soit près de vingt ans plus tard) dans le cadre du « Bulletin de la Société Astrologique de France. Pour le développement de l’Astrologie Scientifique ». Nous disposons du dit Bulletin sur une durée d’environ dix ans avec pour facteur central la publication des Actes du Congrès de 1937, à Paris.
Le personnage majeur de la SAF aura été le Lieutenant Colonel Firmin Maillaud, né en 1866. A ses côtés, l’on trouve André Boudineau, né en 1881, que nous avons bien connnu dans les années 1970, lorsque nous nous étions mis en tête de relancer la dite SAF. Le colonel avait été présent lors du congrès de Paris de 1953 et l’on trouve une photo de lui à la tribune, avec André Barbault. Maillaud avait préfacé le Dictionnaire Astrologique de Gouchon, paru en 1935.
"Iere partie La SAF avant la première guerre mondiale
Dans l’édition française de Modern Astrology l’n trouve une présentation de la dite SAF, née en février 1909, avec sa raison d’être et ses statuts.
Article 2: La société a pour but de purifier et rétablir l’ancienne Science Astrologique en expliquant la symbologie planétaire, l’Esprir UN universel dans ses différentes manifestations:
Le président en est Léopold Miéville, responsable de l’édition française de Modern Astrology Des réunions sont programmées qui feront l’objet de compte rendu dans chaque numéro de Modern Astrology. On trouve en effet régulièrement une présentation des « Travaux de la Société Astrologique de France », L’étude du zodiaque y est privilégiée. La rue du Cardinal Lemoine, au numéro 51, (Paris Ve) accueille les réunions.
IIe partie La SAF, avant le seconde guerre mondiale
Dans le Bulletin de la SAF, à partir de 1928, va reparaitre notre Société et l’événement majeur en sera le IVe Congrès International d’Astrologie Scientifique; « organisé à l’Exposition Internationale « Art et Technique » de Paris, du 17 au 25 juillet 1937.
Nous disposons d’une photo d’ensemble des congressistes, reprise dans l’Encyclopédie d’Herbais de Thun. Le Président d’honneur en est Justin Godard Sénateur, ancien ministre de la Santé Publique
Les actes parurent sous le titre « Astrologie Moderne » avec une préface de Marie-Louis Sondaz et une texte introductif de Kerneiz sur la réception de l’astrologie en France, avec un hommage à Paul Choisnard, puis un texte d’André Boudineau
En conclusion, force est de constater l'existence d'un flux et d'un reflux dans les relations astrologiques des deux côtés de la Manche;
JHb 14 06 26
jacques halbronn Astrologie septénale La conception de 45 degrés et l'accouchement à 0°. Pour une orbe de 22 degrés.(Pi)
jacques halbronn Astrologie septénale La conception de 45 degrés et l'accouchement à 0°. Pour une orbe de 22 degrés. ¨Pi
Est ce un hasard s'il faut attendre 9 mois entre la conception et l'accouchement? Toujours est-il qu'en astrologie septénale, le nombre 9 appparait comme totalisant 4 et 5.( 90 = 9). Le passage de Saturne sur le 15e degré d'un signe fixe étant analogue à une conception et celui de Saturne sur le 0° degrés d'un signe cardinal à une naissance. Selon nos sondages actuels, ce qui aura lieu à 0° était déjà en gestation à 45°. Ainsi, ce qui se passe actuellement avec un Saturne ayant franchi le 0° Bélier devra avoir été "annoncé" avec Saturne ayant franchi le 15° Verseau et c'est ce qui nous fournit la substance de l'événementiel du 0°. Dans le cas du conflit entre Israel et le hezbollah, on trouve aisément des prémices dans les années qui précédèrent, ce qui vise bel et bien le Sud Liban. En 2023, le 7 octobre, se produisit un massacre inoui commis par le Hamas en territoire israélien. Saturne se trouvait au début de l'année à la fin du signe fixe du Verseau. C'est le début d'un processus qui conduira Israel à s'en prendre au Hezbollah, au Liban, à l'Iran, en phase Zéro (2026) Rapport de cause à effet.
wikipedia
"La guerre entre Israël et le Hezbollah ou Troisième guerre du Liban se déroule en deux phases. La première phase commence le 8 octobre 2023 et se conclut en un cessez-le-feu le 27 novembre 2024. La seconde phase est en cours depuis le 2 mars 2026. La guerre débute par des affrontements frontaliers initiés par le Hezbollah qui se prolongent pendant la guerre de Gaza. Elle se poursuit avec des bombardements israéliens massifs au Liban à partir du 23 septembre 2024 et une invasion israélienne du Liban"
Le fait que Saturne en bélier soit en phase équinoxiale et non solsticiale, explique l'extension géographique du conflit et le dépassement des frontières. Si Saturne s'était trouvé en Cancer, donc en phase solsticiale, les choses se seraient passée autrement,par leur renforcement (construction de murs) Israel aura choisi tour à tour les deux "solutions". Mais ce qui eut lieu en octobre 2023 donne la tonalité de ce qui se conclura début 2026, trois ans plus tard; La prise en compte de l'événementiel sous Saturne en position 45 permet de prévoir ce qui se produira sous Saturne en position zéro. C'est là une loi majeure de l'astrologie que nous avons eu le mérite d'exposer et qui confirme la division de l'écliptique en 8 et non en 12 "signes", la division des 90° en deux plutôt qu'en trois, d'où l'importance que nous accordons au carré plutôt qu'au trigone, à la quadruplicté plutôt qu'à la triplicité ;(cf notre article de mai 1994 dans la revue Ayanamsa, "Le probléme des bons et des mauvais aspects" (cf https://editions-arqa.com; /les-chroniques-dun-astrologue-par-jacques-halbronn/)
En phase zéro, l'essai de 45° est "transformé" mais cela exige que Saturne passe d'une phase solsticiale à une phase équinoxiale ou vice versa puisque la phase zéro est déclenchée par l'entrée de Saturne dans un nouveau signe cardinal! C''est ainsi que Mitterrand n'a pas remporté les élections législatives en 1978 sous Saturne en lion, au stade 45 alors qu'il gagnera présidentielles et législatives sous Saturne en balance (phase équinoxiale), au stade zéro, en 1981.
Or, la question de l'orbe est déterminante quant à la qualité prévisionnelle. Selon nos dernières recherches, il convient de considérer une orbe de 22°(2+2 =Pi) tant par rapport à l'aspect de 0° que celui de 45°. Et bien entendu l'orbe, comme son nom l'indique vaut aussi bien avant qu'après la formation de l'aspect.. Autrement dit, l'orbite de Saturne à partir d'une conjonction zéro exerce un effet gravitationnel dès le -22° et jusqu'au + 22° et de meme pour l'aspect de 45° entre Saturne et les axes. C'est ainsi qu'en 1982, l'état de grace de Mitterrand du fait de l'écart de 22 degrés, la moitié de 45°, (22+ Balance, en l'occurrence) avec l'un des axes, ce sera alors le "tournant de la rigueur".
Le nombre 22 est doté d'une puissance particulière (alphabet hébraique de 22 lettres (Livre de la Formation 12+ 7 +3 que nous avons corrgigé en 12+ 6+4)
sur le web
"En numérologie, le chiffre 22 est souvent appelé le « Maître Bâtisseur ». Il porte en lui une vibration double du chiffre 2, symbolisant le partenariat et la coopération, mais à un niveau amplifié. Le 22 possède le rêve du chiffre 11 et combine cette vision avec l’aptitude à transformer ces rêves en réalité. Il est extrêmement puissant et est considéré comme le numéro le plus réussi en numérologie. Ce chiffre incite à la grande réalisation, ayant le potentiel de réaliser de grandes choses à une échelle cosmique. C’est un nombre qui demande une grande discipline, une vision claire et une fondation solide pour concrétiser ses aspirations. Avec sa force combinée, le 22 nous inspire à bâtir des rêves tout en restant ancré dans la réalité."
Giacomo Cavallo
"22/7 = 3.1429 est une bonne approximation du nombre π (= 3.14159). On dit qu'elle a été utilisée depuis l'Egypte ancienne, Ancien Empire, mais le Papyrus Rhind (vers 1650 BC, copié d'un texte plus ancien de deux siècles) donne la valeur π=(16/9) ^ 2 = 3.1605. Archimède a calculé le périmètre de polygones d'un nombre croissant de côtés et a prouvé que 223/71 <π <22/7 (soit 3.1408 <π <3.1429)."
JHB 14 06 26
samedi 13 juin 2026
jacques halbronn Epigénése et Surnature des influences. Prophétisme, astrologie, linguistique etc
jacques halbronn Epigénése et Surnature des influences. Prophétisme, astrologie, linguistique etc
Avec le recul, l'axe central de nos travaux, toutes discipline confondues, sur plus d'un demi siècle aura été celui des influences (https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Halbronn), ce qui couvre divers phénoménes: le mimétisme, l'emprunt, la subconscience, l'inné et l'acquis, le Droit, le recyclage, le plagiat, l'emprunt sous ses différentes formes, que les influences soient "naturelles", dues à l'évolution ou "surnaturelles" , au sens de l'instrumentalisation, que cela reléve de la Science ou de la Technique, du passé le plus lointain (big bang) ou d'une intervention bien plus récente émanant d'une autre "humanité" que la notre, ayant interferé avec cette dernière. La question de l'influence concerne évidemment le leadership, la caste dirigeante entrainant tout un peuple dans son sillage. Le préfixe "épi" ("sur" en grec) s'applique aux différentes recherches que nous avons eu à conduire, notamment sur plan théologique et nous avons usé du terme "post-nature", postnaturel - pour désigner ce qui est venu après, dans un deuxiéme temps non plus du fait d'une évolution "naturelle" mais relevant d'une interférence, d'une intrusion dans le cours normal des choses. La Bible traite souvent de l' occupation d'une terre (promise) déjà habitée, d'où la perspective d'une forme de cohabitation avec les prédecesseurs.
Le cas de l'anglais est, selon nous, emblématique dans la mesure où l'on ne saurait en appréhender la genése sans recourir à son rapport incontournable à la langue française. Nos travaux sur le prophétisme , notamment, eurent pour objet le recyclage de textes au sein de recueils (cf Le texte prophétique en France. Presses Universitaires du Septentrion, 1999) En ce qui concerne l'Astrologie, nous préférons paradoxalement parler de Subconscience, ce qui montre que les influences astrales tendent à terme à échapper à la Conscience et à s'exercer sur un mode souterrain.. Mais l'intrus peut tout à fait être celui que l'on aura voulu imiter, copier, d'où l'ambiguité des relations colonisateur/colonisé et la question de la coopération (Seconde Guerre Mondiale en France), au sein d'un empire censé transcender les anciens clivages, ce qui est aussi le cas de la laïcité à la française.. On peut tout à fait considérer l'immigration comme une forme d'imitation avec en perspective l'intégration mais aussi le fantasme du remplacement, de la substitution.
Or, le mimétisme est un facteur de corruption quand il trahit son modéle, le déforme, le dévoie, c'est justement ce que nous aurons mis en évidence dans le rapport de l'anglais au français, de son piratage du français, d'où notre recherche sur l'erreur (Linguistique de l'erreur et épistémologie populaire (fr.scribd.com › document › 36701 0714 › jacques-HALBRONN-Linguistique-de-l-Erreur-et..., mémoire de "pré-doctorat", Thèse nouveau régime. Université Paris V, 1987) En ce qui concerne le plagiat, il est courant dans le cas des contrefaçons dont l'exemple le plus emblématique d'une supercherie littéraire est la genése des Centuries nostradamiques (Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Ed Ramkat 2002) mais aussi des Protocoles des Sages de Sion (cf Le sionisme et ses avatars, au tournant du XXe siècle, Ed Ramkat 2002) Le calque, la traduction relévent assurément de la question des influences (cf notre DEA (1981) sur une traduction anglaise :" La fortune d'un manuel d'astrologie: Les Jugements Astronomiques sur les Nativités d'Auger Ferrier" )
Le phénoméne des récurrences n'est évidemment pas étranger à notre champ d'investigation et cela nous conduit à la question de la cyclologie et du "déjà vu" à condition de ne pas se laisser leurrer par des différences de détail qui suffisent à certains pour nier l'influence exercée, la répétition en cours. Travailler sur les influences exige de passer outre à des variantes, à des variations. L'intérêt central de l'étude des influences tient précisément à la mise en évidence (centripéte) d'une unité derrière une diversité apparente.(centrifuge). L'individualisme est une tentative de déni des influences, des appartenances, des origines. Pour nous, reconnaitre le poids de l'inné, de l'instinct s'oppose à l'idée d'une création ex nihilo. Pour notre part, nous préconisons une politique de la ressemblance - qui se ressemble s'assemble. Nous tendons à nous rapprocher de nos "semblables", de nous regrouper même si nous ne percevons pas exactement ce que nous avons en commun, ce qui renvoie à la Subconscience dans l'espace comme dans le temps/
JHB 13 06 26
jacques halbronn La période 1942-48 au prisme de l'astrologie septénale. Alternance des phases de 7 ans en 7 ans.
jacques halbronn La période 1942-48 au prisme de l'astrologie septénale. Alternance des phases de 7 ans en 7 ans.
L'année 1941 correspond au passage de Saturne à 15° taureau., ce qui marque le début d'une nouvelle phase qui prendra tournure à 7° Gémeaux (cf notre découpage en 16 secteurs) qui se concrétisera lors de l'entrée de Saturne en cancer en 1944, trois ans plus tard. C'est l'année de la Solution Finale (End Lösung) concernant la "'question juive" et cela sera marqué notamment par la Rafle du Veld'hiv, à Paris en 1942 visant les Juifs n'ayant pas la nationalité française. On ne supporte plus la présence juive au sein de la société allemande ou française. Telle est bien la logique de la solsticialité saturnienne qui poursuit les ennemis de l'intérieur en vue de les éliminer, de les évacuer. La solsticialité ne s'explique que par les débordements de la phase équinoxiale qui précéde avec la pénétration d'élements étrangers Mais il faut comprendre que cette phase (à double tranchant) encouragera la dénonciation et la condamnation/punition des collaborateurs/ collaboiratrices en France (cf le récent film" les rayons et les ombres)mais aussi des occupants allemands, ce qui conduira au Débarquement "allié" en Normandie. (juin 1944,Saturne en cancer) Mais le passage de Saturne en phase équinoxiale ne tarde pas à suivre avec Saturne arrivant à 22° Cancer en 1946. Le Royaume Uni se déssaisit du mandat SDN sur la Palestine et fait appel à l'ONU pour arbitrer. On voit donc qu'en phase solsticiale, on cherche des solutions en interne alors qu' en phase équinoxiale, on penchera vers des solutions "externes", avec intervention étrangère. Mais cycliquement, on en reviendra indéfiniment à l'alternative. JHB 13 06 26
vendredi 12 juin 2026
jacques halbronn Pour une astrologie prévisionnelle à 16 signes de 22°30' La question des "tournants" imprévus. 1982, 2020. 2028
jacques halbronn Pour une astrologie prévisionnelle à 16 signes de 22°30' La question des "tournants" imprévus. 1982, 2020. 2028
A ,notre grand mère maternelle institutrice .( dite Claude Jonquière, notice Wikipedia), passionnée de géométrie.
Il y a déjà quelque temps , nous avions envisagé l'aspect de 22°30 appelé Semi-octile (cf article Aspect, Wikipedia)
". Selon Jacques Halbronn, la division du zodiaque fait double emploi avec le système des aspects, suivant en cela Johannes Kepler. Halbronn propose une nouvelle théorie à partir d'un découpage binaire du cercle (180, 45°, 22°30" (semi-octile) et considère uniqujacques halbronn Pour une astrologie prévisionnelle à 16 signes de 22°30'"
Aujourd'hui, nos travaux viennent confirmer la pertinence qu'il y a à diviser les 90+ en 4 fois 22°30; ce qui donnne 16 "signes" sur l'écliptique. Le nombre 22 est bien connu: c'est le nombre de lettres de l'alphabet hébraïque, c'est le moyen de retrouver le nombre Pi en divisant 22 par 7, ce qui donne 3,1416.
Nous aurions ainsi un repére prévisionnel ; plus pointu avec Saturne à 45° des axes tropiques/saisonniers, puis à 22°30; puis à 0° puis à 22°30 à nouveau. On devrait donc diviser le cycle en périodes de 1260/2 soit 630 jours.(total 9) Le quatriéme temps se situerait à 22°30 de chaque signe cardinal; alors que le deuxiéme temps se placerait à 22° 30 en amont de 0° en signe cardinal, ce qui donne 7° 30 du signe mutable. On aurait donc la série : Saturne à 22°30 signe cardinal puis (Plus 22°30) Saturne à 15° signe fixe- Saturne (Plus 22°30) à 7°30 en signe mutable et Plus 22°30 Saturne à 0° en signe cardinal .
Dans le cas de la présidence Miterrand, on reléve qu'à 22°30 de la balance, en 1981, c'est le tournant de la rigueur avec Saturne en semi-octile.
sur le web
" Peu avant ce 14 juin 1982 , François Mitterrand annonce le 9 juin 1982 une « pause dans les réformes », afin de les « digérer » et stabiliser la situation budgétaire, et surtout un premier bloc de mesures de rigueur que le Parlement n'adopte que par la procédure du 49.3 : blocage des prix et des salairesjusqu'à la fin ..." Or, Saturne en juin 82 se trouve presque à 22°30 de la Balance; (Conférence de presse de M. François Mitterrand, Président de la République, sur le bilan de l'action gouvernementale (croissance, solidarité, relations extérieures), la situation économique et les objectifs du gouvernement, Paris, Palais de l'Elysée, le 9 juin 1982. Ainsi, au delà de 22° du signe cardinal, pour Saturne, on bascule déjà vers la phase suivante, équinoxiale si on était en solsticiale et solsticiale si on était en équinoxiale; Nous dirons donc pour l'avenir, que lorsque Saturne arrrivera à 22° 30 du bélier, ce sera le commencement de la fin d'un certain état de grâce pour le président élu en 2027, soit dès le début de l'année 2028, du fait que les élections n'ont pas lieu dès à présent, ce qui laisse bien peu de marge au nouvel élu, moins encore que pour le Miterrand élu au printemps 1981. On se rend compte à quel point le calendrier électoral se devra par la suite, suivre rigoureusement le cycle de Saturne. En ce qui concerne Macron, en 2020, Saturne passant à 22° du capricorne, la pandémie COVID va contraindre le gouvernement à sacrifier ses engagements économiques
. sur le web
" La pandémie du COVID-19 a engendré en 2020 une crise économique mondiale inédite par son ampleur et sa vitesse de diffusion à l’échelle planétaire. Les économies du monde entier ont été touchées en même temps par deux chocs d’offre et de demande de grande ampleur qui ont nécessité des mesures économiques d’urgence adoptées aux niveaux nationaux et européen et des mesures spécifiques adoptées par la Banque centrale européenne"
sure le web
"Un livre choc révèle les coulisses glaçantes de la gestion du Covid-19 en France. Entre décisions contradictoires, pénurie de masques, SMS accablants et défaillances administratives, l’enquête est une plongée vertigineuse au cœur du pouvoir, alors que la crise sanitaire virait au chaos
On aura" compris que la prévision astrologique ne saurait se passer ni du semi-carré ni du semi-octile, deux aspects jusque là peu familiers!
Saturne en capricorne (2020) était en carré de sa position en balance.(1982) Dans un cas, l'on se prépare à une phase équinoxiale et dans l'autre à une phase solsticiale; Dès 2028, on amorcera un virage vers une phase solsticiale.
JHB 12 06 26
jacques halbronn Astrologie Septénale. Prévisions pour les élections de 2027 en phase équinoxiale de Saturne. Un mandat menacé dès 2028.
jacques halbronn Astrologie Septénale. Prévisions pour les élections de 2027 en phase équinoxiale de Saturne. Un mandat menacé dès 2028.
La phase équinoxiale qui s'inaugure actuellement avec Saturne entrant en signe du bélier change la donne et favorise Mélanchon freiné depuis sept ans par la phase solsticiale de Saturne depuis son passage en capricorne en 2018. En effet, en phase équinoxiale, on glisse dans une idéologie égalitariste qui estompe les différences de toutes sortes. Cela n'aura pas réussi à Poutine et son invasion de l'Ukraine (février 2022, Saturne en verseau), en raison du hola solsticial des Occidentaux mais la Russie pourrait enfin avoir gain de cause du fait de ce changement de phase de 7 ans, et l'entrée de Saturne en phase équinoxial, ce qui léve un obstacle et affaiblit les résistances. Selon nous, donc, la Gauche pourrait enfin l'emporter comme elle l'a fait en 1997, il y a près de 30 ans, sous le même Saturne en bélier lequel ne favorise pas le RN et son programme de barrage à l'immigration. L'équinoxialité, c'est la mixité, l'égalité comme son nom (Aequalitas, égalité, équidistant) l'indique. En 1994-95, nous avions publié L'Astrologie selon Saturne, avec une série d'événements (sur 2 siècles) marqués par le passage saturnien de la solsticialité ( Poissons) à l'équinoxialité ( Bélier); cela favorise (l'un ne va pas sans l'autre, c'est le revers de la médaille) toutes sortes de migrations, aussi bien celles de l'immigration que celle de l'invasion et de l'occupation comme en 1939-1940, période qui se terminera en 1944 avec Saturne en Cancer solsticial. Idem en 1989 avec le démantélement en phase solsticiale du bloc russo-communiste. Il n'est donc pas/plus besoin d'organiser des élections pour savoir quelle est la politique qui s'impose de telle date à telle date. A mi parcours de toute phase saisonnière, il y a le seuil de 45° qui se projette sur la phase saisonnière à venir. Il faudra donc s'intéresser au passage de Saturne à la moitié du taureau dès 2029. Notons que le passage de Saturne en 2023, à la moitié du Verseau -solsticial,(phase 45) aura suscité certaines espérances à gauche qui devraient se concrétiser en phase Zéro, sous Saturne en Bélier (équinoxial). En phase équinoxiale, la notion d'étranger devient plus floue alors qu'elle retrouve toute sa densité en phase solsticiale.. C'est ainsi qu'en 1940, on était en phase équinoxiale, ce qui fait que d'une part, l'envahisseur n'est pas géné d'être en territoire inconnu et que d'autre part l'envahi ne l'est pas trop non plus par l'occupatioon qui en résulte. C'est ainsi que parler de défaite de la France en 1940 en phase équinoxiale (Saturne en bélier, signe équinoxial comme la Balance) n'a pas la même portée qu'en 1914, en phase solsticiale.(Saturne entrant en cancer, signe solsticial comme le capricorne) C'est ainsi qu'en 1981, sous Saturne en balance, la présence de communistes dans le premier gouvernement Mauroy aura été tolérée. En ce sens, l'aspect de carré est bel et bien dissonnant entre axe équinoxial et axe soltiticial alors que l'opposition connecte deux signes équinoxiaux ou deux signes solsticiaux et est donc assimilable à une conjonction, ce qui va à l'encontre de l'indice cyclique de Barbault où l'opposition entre planétes fait monter la courbe alors que la conjonction la fait plonger.
Nous dirons qu'en phase équinoxiale, ce qui est étranger risque de primer sur ce qui est local alors qu'en phase solsticiale, le local ne ménagera pas les éléments considérés comme extérieurs au groupe considéré. Actuellement, en cette entrée de Saturne en bélier, la préférence pour l'immigré, au nom de l'idée de "nouvelle France" idée chère à Mélanchon, aura le vent en poupe pour quelque temps mais un coup d'arret surviendra avec le passage de Saturne au delà du 15° taureau, au bout de trois ans et demi d'où un recul d'ici les présidentielles du RN contrairement à toute attente et projection. Mais hatons nous de préciser, sur la base notre nouveau schéma qu'à mi-parcours, quand Saturne dépasse 22°30, l'on bascule dans la phase suivante (cf notre récente étude sur le même support). Les élections de 2027 se tiendront avec bien du retard sur le passage de Saturne à 0° bélier et l'échéance de 2028 raccourcira d'autant la marge de manoeuvre de l'élu et les exemples abondent d'une telle mésaventure comme avec Mittérrand et son tournant de la rigueur dès le mois de juin 1982! La durée constitutionnelle artificielle du mandat présidentiel ne saurait neutraliser le processus cyclologique véritable
JHB 12 06 26
jeudi 11 juin 2026
jacques halbronn Le phénoméne équinoxial et son impact sur la vie astrologique au XXe siècle. La mouche du coche.
jacques halbronn Le phénoméne équinoxial et son impact sur la vie astrologique au XXe siècle. La mouche du coche.
Selon notre Astrologie Septénale, il importe de mettre l’accent sur les influences étrangères que détermine l’influence astrologique. L’objet même de l’Astrologie Mondiale nous semble lié exclusvement à l’étude des conquétes, des annexions, des colonisations et des décolonisations. Par delà le rôle de tel leader ( Hitler, Pétain, De Gaulle, cf le récent film sur le général), la cyclologie intervient inexorablement dans les processus de conquête et d’occupation et pose la question de l’étranger , un thème que nous abordons depuis longtemps(cf sur le site hommes et faits, notre ,Anthropologie de la pureté – Essais sur faculte-anthropologie.fr une psychanalyse de l’étranger ) et qui constitue un enjeu politique, électoral majeur dont nous découvrons le lien avec l’Astrologie. Les hommes politiques sonr soumis à une telle cyclicité du rapprochement et de la mise à distance et leur marge de manoeuvre s’en trouve limitée par un calendrier saturnien sur lequel ils n’ont pas prise, quel que soit leur positionnement à telle enseigne qu’on peut les comparer à des pantins qui croient agir sur les événements alors qu’ils ne font qu’incarner une dynamique céleste, telle que définie par l’Asrologie Septénale. A l »astrologue de se contenter de rendre compte d’un tel flux et reflux ‘(à l’instar des marées) et il importera à l’avenir que le public soit averti des limites de l’exercice et vienne consulter en connaissance de cause. Comme dit l’Ecclésiaste, il y a un temps pour chaque chose et aller à contre courant est assez vain (Vanité des vanités) C’est ainsi que Pétain était en phase avec le contex astral en 1940 plus que De Gaulle lequel n’aura eu gain de cause que parce que Saturne l’avait bien voulu Il n’aura été que la mouche du coche. De la même façon, le peuple ne peut que se fier à un tel verdict cyclique et il nous semble donc assez vain de le faire voter, selon un calendrier , qui plus est, fantaisiste, comme s’il pouvait aller à l’encontre de ce qui était « écrit » ( Mektoub) C’est dire que la vie politique tant celles de électeurs que celle des élus, est une affaire entendue tant en interne qu’en externe. Un homme averti en vaux deux.
Le Coche et la Mouche
Jean de La Fontaine
Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé,
Et de tous les côtés au Soleil exposé,
Six forts chevaux tiraient un Coche.
Femmes, Moine, Vieillards, tout était descendu.
L’attelage suait, soufflait, était rendu.
Une Mouche survient, et des chevaux s’approche ;
Prétend les animer par son bourdonnement ;
Pique l’un, pique l’autre, et pense à tout moment
Qu’elle fait aller la machine,
S’assied sur le timon, sur le nez du Cocher ;
Aussitôt que le char chemine,
Et qu’elle voit les gens marcher,
Elle s’en attribue uniquement la gloire ;
Va, vient, fait l’empressée ; il semble que ce soit
Un Sergent de bataille allant en chaque endroit
Faire avancer ses gens, et hâter la victoire.
La Mouche en ce commun besoin
Se plaint qu’elle agit seule, et qu’elle a tout le soin ;
Qu’aucun n’aide aux chevaux à se tirer d’affaire.
Le Moine disait son Bréviaire ;
Il prenait bien son temps ! Une femme chantait ;
C’était bien de chansons qu’alors il s’agissait !
Dame Mouche s’en va chanter à leurs oreilles,
Et fait cent sottises pareilles.
Après bien du travail, le Coche arrive au haut.
Respirons maintenant, dit la Mouche aussitôt :
J’ai tant fait que nos gens sont enfin dans la plaine.
Çà, Messieurs les Chevaux, payez-moi de ma peine.
Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
S’introduisent dans les affaires :
Ils font partout les nécessaires,
Et, partout importuns, devraient être chassés.
Jean de La Fontaine
Annexed:
La vie astrologique il y a cent ans (1992)
La parution de cet ouvrage qui fait appel à deux contributions anglo saxonnes assez brèves, traduites en français, est la résultante de notre présence Outre Manche,notamment avec la semaine astrologique de Londres que nous programmames en 1981 (Avenue Road)- et qui fit l’objet d’une brochure en anglais, et le Congrès d’Histoire de l’Astrologie que nous mimes sur pied au Warburg Institute en 1984. Par aillleurs, nous avions accueilli en 1978 Geoffrey Cornelius, à Lille et en 1979 Zach Mathews à Paris/(en 1977, Charles Harvey). Nous avions souvent couplé un de nos congrès avec celui, annuel, en septembre de l’Astrological Association, comme en 1980 à Bruxelles. Dans notre 4e de couverture, nouss écrivions en 1992 : »Le présent travail constitue une introduction à un ensemble de six volume constitués de traductions d’époque de textes anglais », à savoir à la charnière du XXe siècle. C’est ainsi que la Société Astrologique que France,en sa première version, fut lancée par la revue en langue française « Modern Astrology« , sur le modéle britannique. A n’en pas douter l’astrologie anglaise, sous la houlette d’Alan Leo, avait souhaité se constituer une tête de pont, en France avant la Première Guerre Mondiale (p. 155), ce qui impacta la vie astrologique française dans son processus de renaissance. C’est aux astrolgues d’Outre manche que nous devons l’intégration des planétes transsaturniennes qui n’avaient guèore eu droit de cité en France jusqu’alors.(p. 47) Notre étude de 1993 en postface à L’Astrologie du Livre de Toth ( Etteilla) – montre que même un traité comme ( (ED. Trédaniel – Grande Conjonction) celui d’Eustache Lenoble (fin XVIIe) était recyclé en 1785 à la sauce « onomantique », c’est à dire sans usage des éphémérides. Le terme « astrologie scientifique », cher au polytechnicien Choisnard(Flambart) doit se comprendre du fait d’un recours aux positions planétaires « reélles ».
archives
LA SOCIETE ASTROLOGIQUE DE FRANCE (Premier volet: 1909-1953) par Jacques Halbronn
En tant qu’historien de la vie astrologique française du XXe siècle, il nous est apparu heureux de revenir sur le phénoméne « SAF ». lequel traverse tout le siècle, sur la base d’une numérisation d’une certaine quantité de documents conservés à la Bibliotheca Astrologica et qui font l’objet d’une numérisation en ligne. (cf La vie astrologique il y a cent ans, et La vie astrologique, années trente-cinquante, Paris, Trédaniel, 1992-1995,
La première occurrence des activités de la SAF se situe en 1909 dans le cadre de la revue Modern Astrology..Mais l’on situe généralement cette naissance en 1928 ( cf Herbais de Thun Encyclopédie du mouvement astrologique de langue français, Bruxelles 1944, soit près de vingt ans plus tard) dans le cadre du « Bulletin de la Société Astrologique de France. Pour le développement de l’Astrologie Scientifique ». Nous disposons du dit Bulletin sur une durée d’environ dix ans avec pour facteur central la publication des Actes du Congrès de 1937, à Paris.
Le personnage majeur de la SAF aura été le Lieutenant Colonel Firmin Maillaud, né en 1866. A ses côtés, l’on trouve André Boudineau, né en 1881, que nous avons bien connnu dans les années 1970, lorsque nous nous étions mis en tête de relancer la dite SAF. Le colonel avait été présent lors du congrès de Paris de 1953 et l’on trouve une photo de lui à la tribune, avec André Barbault. Maillaud avait préfacé le Dictionnaire Astrologique de Gouchon, paru en 1935.
« Iere partie La SAF avant la première guerre mondiale
Dans l’édition française de Modern Astrology l’n trouve une présentation de la dite SAF, née en février 1909, avec sa raison d’être et ses statuts.
Article 2: La société a pour but de purifier et rétablir l’ancienne Science Astrologique en expliquant la symbologie planétaire, l’Esprir UN universel dans ses différentes manifestations:
Le président en est Léopold Miéville, responsable de l’édition française de Modern Astrology Des réunions sont programmées qui feront l’objet de compte rendu dans chaque numéro de Modern Astrology. On trouve en effet régulièrement une présentation des « Travaux de la Société Astrologique de France », L’étude du zodiaque y est privilégiée. La rue du Cardinal Lemoine, au numéro 51, (Paris Ve) accueille les réunions.
IIe partie La SAF, avant le seconde guerre mondiale
Dans le Bulletin de la SAF, à partir de 1928, va reparaitre notre Société et l’événement majeur en sera le IVe Congrès International d’Astrologie Scientifique; « organisé à l’Exposition Internationale « Art et Technique » de Paris, du 17 au 25 juillet 1937.
Nous disposons d’une photo d’ensemble des congressistes, reprise dans l’Encyclopédie d’Herbais de Thun. Le Président d’honneur en est Justin Godard Sénateur, ancien ministre de la Santé Publique
Les actes parurent sous le titre « Astrologie Moderne » avec une préface de Marie-Louis Sondaz et une texte introductif de Kerneiz sur la réception de l’astrologie en France, avec un hommage à Paul Choisnard, puis un texte d’André Boudineau
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