jeudi 25 juin 2026

jacques halbronn Saturnocentrisme et judéocentrisme: les révolutions de Saturne.

jacques halbronn Saturnocentrisme et judéocentrisme: les révolutions de Saturne. L’accent mis sur les seules révolutions de Saturne dans la littérature prophétique et plus spécialement antéchristique, vient confirmer nos recherches actuelles en Astrologie septénale et le saturno-centrisme voué à remplacer à terme l’héliocentrisme copernicien. Les historiens ne semblent pas avoir tirer tous les enseignements d’une telle formulation, du fait d’une compréhension défectueuse du systéme astrologique. Pour les astrologues actuels, cela ne fait guère sens de mettre en avant les ‘révolutions saturniennes », au sens astronomique du terme. En fait, comme s’en explique Amanda Phillimore (cf notre bibliographie), on serait en face d’un syncrétisme dès lors que l’on cherche à combiner un tel dispositif avec la théorie des Grandes Conjonctions ‘(de jupiter avec Saturne, notamment avec Albumasar) On retrouve ici un débat qui vient diviser la communauté astrologique opposant André Barbault et Jacques Halbronn à savoir d’une par une combinatoire de planétes et de l’autre, une cyclologie centrée exclusivement sur la révolution de la planéte Saturne lors de son passage sur le point vernal. (cf notre Astrologie selon Saturne; Ed La Grande Conjonction 1994-1995) On partira du texte d’Amanda Phillimore (op. cit) qui signale la cohabitation au Moyen Age de deux approches du ciel, la saturnienne et la jupitéro-saturnienne. (p.82)Dans son étude du Livre des prophéties de Christophe Colomb, il est question des 10 révolutions de Saturne (p;88) autour de l’année 1189 sur le web » La troisième croisade, qui débuta en 1189 et s’acheva en 1192, est une série d’expéditions menées par Frédéric Barberousse, empereur germanique, Philippe Auguste, roi de France, et Richard Cœur de Lion, roi d’Angleterre, dans le but de reprendre Jérusalem et la Terre sainte à Saladin » sur le web « L’empereur germanique Frédéric Barberousse répond également à l’appel du pape ; il prend la croix à la Cathédrale Saint-Martin de Mayence le 27 mars 1188, quitte Ratisbonne le 11 mai 1189 à la tête d’une armée forte de cent mille hommes selon les chroniqueurs contemporains, traverse le royaume de Hongrie et prend la direction de Byzance. C’est la première fois que l’empereur participe à la croisade. » Mais cette date de 1199 est à rapprocher de 1260, ce qui est un chiffre saturnien, correspondant à 3 ans et demi,(cf notre astrologie septénale), le huitième d’une révolution de Saturne. Si l’on ajoute 300 ans, on arrive à 1489, ce qui coincide avec l’Expulsion des juifs d’Espagne sur le web « L’Espagne s’enorgueillit en cette année 1492, après avoir chassé les Maures et les juifs, d’être touchée par la grâce et récompensée par l’or des Amériques. » sur le web Tous les exilés de Jérusalem en Espagne quittèrent cette contrée maudite le cinquième mois de l’année 5252, c’est-à-dire en 1492, et de là se dispersèrent aux quatre coins de la terre. » Or, si l’on ajoute encore 300 ans, on arrive à 1789, date mise en avant par Pierre d’Ailly. Bibliographie j. Halbronn Le prophétisme antéchristique Amanda Phillimore. « Pierre d’Ailly et le Livre des Prophéties de christophe colomb », Colloque européen 16-17 mai 1992. De Pierre d’Ailly à Christophe Colomb) /JHB 26 06 26

jacques halbronn Son activité de critique nostradamique 1990-1994 vs les publications de P. Brind'amour

jacques halbronn Son activité nostradamique 1990-1994 vs les publications de P. Brind'amour En 1986, Olivier Millet présentait au Colloque "Divinatio et controverse religieuse en France au XVIe siècle, dirigé par Jean Céard, une communication "Feux croisés sur Nostradamus au XVIe siècle" auquel nous n'avions pas été invités par le dit Céard (né en 1935) lequel quelques mois plus tôt avait déclaré assumer la direction de notre thèse d'Etat (Paris XII) Le texte prophétique en France que nous ne pourrons soutenir que début 1999 pour des raisons qui nous échappent encore. lors de son départ à la retraite. Dans ce texte antérieur à nos premières publications. on reléve un biais centurique que nous n'avons eu cesse de dénoncer et qui consistait à prendre les éditions centuriuqes datées de 1555, 1557, 1568 comme des faits acquis. Cela n'empêchera pas pierre Brind'amour de publier, à la demande de Jean Céard, "les premères centuries ou prophéties" (sic)édition Macé Bonhomme de 1555. (Ed Droz, posthume 1996) à la suite de son Nostradamus astrophile, Ed Klincksieck (1993) La 4e de couverture note que "l'auteur se penche sur les source où Nostradamus a puisé son savor"/ En 1991, Brind'amour avait donné une contribution à un Colloque que nous avions organisé à Paris. L'astrologie chez Nostradamus 'repris sur la site du CURA ) Pour notre part, signalons dans Politica Hermetica 1991 LEs bibliographies autour de Nostradamus., dans RHR "une attaque oubliée contre Nostradamus", où nous évoquions son Epitre au pape Pie iv (1991), en 1994 notre exposition Astrologie et Prophéties (Ed Bibliothèque Nationale, 1994 Mais, nous nous en tiendrons à notre communication " Pierre d'Ailly et l'Antéchrist" (Colloque De Pierre d'Ailly à Christophe Colomb, Compiègne 1992) et à celle d'Amanda Phillimore, "Pierre d'Aily et le livre des prophéties de Christophe Colomb" A vrai dire, nous avions complétement oublié notre communication et le débat qui s'en suivit. '(pp. 49 à 77) et à l'occasion duquel nous avions dévié vers Antoine Crespin et la question de l'antijudaisme lié à l'Antéchrist, abordant notamment les attaques contre les Juifs d'Avignon.(cf notre communication au Congrès des Etudes juives, Jerusalem 2001). Il est fort probable que Brind'amour avait pris connaissance de ces travaux lors de son édition critique de Macé Bonhomme, 1555 (cf supra) en raison de l'intérêt qu'il manifestera pour le dit Antoine Crespin (cf nos Documents Inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Ed Ramkat 2002). En tout état de cause, c'est bien en 1992, que nous avions publié des éléments faisant partie de notre thèse d'Etat en préparation donc avant les publications de P. Brind'amour de 1993 et 1996. Ci dessous des extraits du débat qui figure dans le Bulletin de la Société Historique de Compiègne(pp. 72 et seq) lequel débat déborde largement le sujet de notre communication: " Est ce que les attaques figurant dans certains quatrains des Centuries et s'en prenant aux Juifs peuvent être attribués à Nostradamus (p. 75) et nous signalions qu'Antoine Crespin, "antisémite notoire", dans les publications qu'il signe reprend de telles attaques. , source non exploitée par Brind'amour lequel fera de lui, à l'inverse, un plagiaire des Centuries, position qui sera encore la notre en 2002 dans nos Documents Inexploités, avant de conclure par la suite que c'est bien plutot Crespin Archidamus, imitateur de Nostradamus, qui aurait servi aux faussaires sous la Ligue. Le tort de ceux qui, comme Chantal Liaroutzos (cf son article dans RHR "Suivez la guide" est de s'être contenté de faire de Nostradamus un plagiaire plutôt que d'y voir la marque d'une contrefaçon En fait, dès 1990 et la parution de notre fait du Répertoire Chronologique Nostradamique, préfacé par jean Céard, nous avions insisté pour le recours à l'épithète "nostradamique" dans le titre, indiquant ainsi un processus de dérivation.(CORPUS NOSTRADAMUS 125 -- par Patrice Guinard "Approximations, inexactitudes et incompréhensions dans les ouvrages de Pierre Rodrigue Brind'Amour"(CURA). Nous avons conversé avec P. Brind'amour tant à Paris qu'à Ottawa, en l'interpellant sur la valeur des témoignages quant à la parution des Centuries ,ce qui nous raméne à au texte d'Olivier Millet (cf supra) "Videl, écrit-il, p. 107, s'en prend non pas aux Prophétiies déjà anciennes (sic) de 1555 ni à celles de 1558 (sic) pas encore publiées mais aux almanachs et pronostications des dernières années" Pour Millet, il était évident que la Préface à César pastichée par Couillard en 1556 serait bien la preuve de la parution des premières Centuries qu'elle précéde, tout comme les réactions à la publication d'une Epitre à Henri II viendraient prouver la parution du volet centurique qu'elle introduit, ignorant qu'une épitre au Roi figurait dans les Présages Merveilleux pour 1557, laquelle servira bien plus tard (vers 1595) à une éniéme édition du second volet, reprenant des éléments de la Prophétie des papes (Arnold Wyon, 1595). JHB 25 06 26

mercredi 24 juin 2026

jacques halbronn Etudes nostradamologiques Distinguer les prophéties et les prédictions de Nostradamus

jacques halbronn Etudes nostradamologiques Distinguer les prophéties et les prédictions de Nostradamus Ce qu'on appelle Prédictions dans le corpus Nostradamus correspond aux almanachs annuels, par ailleurs dotés de quatrains correspondant aux 12 mois Par la suite, on aura versifié les prédictions en prose produites annuellement. En revanche, sous le nom de prophéties, il ne s'agit pas de quatrains et la Préface à César a du introduire une "prophétie" perdue et nullement le premier volet centurique comme cela se fera dans la contrefaçons antidatées. On aura par la suite confondu ces deux cas de figure et utilisé le terme prophéties pour désigner les centuries parues sous la ligue y compris les éditions antidatées 1555, 1557, 1568) Mais le libraire Du Petit Val, à Rouen, s'en tient en 1590, au titre "Les grandes et merveilleuses prédictions de M. Michel Nostradamus' (RCB p.127 alors qu'à Paris, en 1589, l'on publie les memes quatrains sous le titre "les Prophéties de M. Michel Nostradmsu" (RCN p 124) En 1590, Archidamus alias Antoine Crespin signe une "Prophetie Merveilleuse" (chez Pierre Ménier, cf RCN pp 127-128) Dans le RCN de Benazra, p. 52: on trouve mention" les Praédictions de l'almanach de l'an 1562, 1563,et 1564 par M, Michel de nostre dame, qui sont dédiées au pape Pie IV (cf notre article in RHR 1991) C''est ainsi qu'en 1590 paraissent à Paris chez Charles Roger, les Prophéties et à Rouen chez Du Petit Val les Grandes et Merveilleuses prédictions avec des contenus similaires (cf RCN pp 124-125) Les imitateurs de Nostradamus emploient volontiers le termes Prédictions ou Présages ( RCN pp. 97-102)Les traductions italiennes parlent "de Li Presagi et Pronostici" (1564, RCN pp 67-68) Le terme Prophéties désigne pour cette période des faux antidatés On notera l'usage d'un autre terme, celui de "centurie" ; Les vrayes centuries de Maistre Michel Nostradamus " en 1649-1650''RCN pp. 206 et seq En 1605, on trouve "prédictions admirables pour les ans courans en ce siècleé RCN p.160) En 1602, Prédictions pour cinq années des choses plus mémorables (p. 151) En 1596, Commentaires du Sr de Chaviny sur les centuries et prognostications de feu M. Miche de Nostradamus (p 142) Dans son étude sur Les premiers garants de la publication des 'Centuries' (cf site du CURA), R.Benazra écrit "Nostradamus à la Cour. Il semble que ce soit la rédaction de la pronostication pour 1555 qui fut le déclencheur et particulièrement un pronostic de juillet" On trouve trop souvent l'affirmation selon laquelle cela tiendrait à un quatrain interprété comme ayant annoncé la mort d'Henri II. Nostradamus s'était fait connaitre par ses ¨Prédictions et non par ses "Centuries" sous forme de quatrains qui n'apparurent que dans les années 80, tirées d'ailleurs de ses Prédictions en prose. Rappelons que les almanachs comportaient déjà quelques quatrains, ce qui donna l'idée d"exploiter ce genre. Il faudrait vérifier si les bibliographies relatives au "corpus Nostradamus" font nettement la distinction entre ces deux types de publications. Les Prédictions, au départ, sont d'origine astrologique avec des quatrains calqués sur les prédictions en prose mais qui en estompent le plus souvent le caractère astrologique, lesquels quatrains ne sont d'ailleurs pas dus à Nostradamus sinon indirectement. Le terme Prophéties sera revendiqué, pour sa part, par Antoine Crespin avec Les Prophéties à la Puissance divine d’Antoine Crespin, (cf notre reprint, Ed Ramkat 2002) Pierre Brind'amour se servira de ce texte pour son édition de Macé Bonhomme 1555, chez Droz, 1996), considérant que le dit texte est issu des Centuries alors qu'il en serait plutôt une source..(point que nous n'avions peut être pas assez signalé). Benazra signale dans son article sur les "garants" le paralléle Préface à César -Prophéties de Couillard, en ajoutant l'attaque de Laurent Videl: cela nous confirme que cette préface concernait bien un texte comportant le mot "prophétie" en son intitulé: - Lettre à César : "Encores mon filz que j'ay inséré le nom de prophete, je ne me veux atribuer tiltre de si haulte sublimité pour le temps present : car qui propheta dicitur hodie, olim vocabatur videns : car prophete proprement mon filz est celuy qui voit choses loingtaines de la cognoissance naturelle de toute creature.? (fol. A4r) - Déclaration de Videl : "tu dis que prophete veut dire prevoyant pource qu'en Samuel est escrit celuy qui s'apelle aujourdhuy prophete s'apelloit jadis voyant : mais il est certain qu'ilz voyaient ce que Dieu leur revelloit par son esprit" (fol. D3v - D4r) JHB 24 06 26

Jacques halbronn Autour du thème de l'Antéchrist 1567-1594.1789-92 Impact du pseudo Malachie sur l'Epitre à Henri II

Jacques halbronn Autour du thème de l'Antéchris 1567-1594.1789-92 Impact du pseudo Malachie sur l'Epitre à Henri II Il y a 20 ans, nous avions été conviés, du fait de la mot du pape jean Paul II, à traiter de la Prophétie des papes, texte qui faisait partie du corpus de notre thèse d'Etat (1999) Cela avait donné "Papes et prophéties. Décodages et influences" (Ed Axiome 2005). Nous y faisions remarquer à quel point les dernières années du XVI siècle avaient été fécondes au regard de la production néo-prophétique ( https://www.cultura.com/p-les-propheties-de-m-michel-nostradamus-ed-1595-1605-9782012579606.html) Nous préparions à l'époque un mémoire de post doctorat (EPHE VE section) que nous soutiendrons deux ans plus tard, consacré à la critique nostradamique et au Jésuite Giffré de Réchac alias Jean de Sainte Marie. auteur anonyme d'un Eclaircissement des véritables quatrains de Maistre Michel Nostradamus. (1656) Nous montrerions dans notre post doc que les quatrains centuriques étaient des versifications de divers textes en prose, épitres et prédictions annuelles et donc que Nostradamus n'en était pas l'auteur, stricto sensu d'autant que les centuries qui ne paraitraient pas avant la fin des années 1580, quoi qu'en disent la plupart des nostradamologues actuels, à commencer par les auteurs des publications liées au 500e anniversaire de la naissance de Nostradamus, en 2003. Ce que l'on retiendra, ici, est l'usage du prophétisme dans le cadre d'une élection pontificale et dans le couronnement du successeur du défunt roi Henri III Valois. Il est clair que la parution de la prophétie des papes visait à peser sur l'élection d'un nouveau pontife romain, comme nous le montrions dans notre ouvrage. Mais concernant la série des quatrains et non pas des devises pseudo malachiques, la chose est moins reconnue encore de nos jours. Qu'un même procédé et un même enjeu de succession, d'élection ait été mis en branle, quasiment au même moment, pose question, ce qui nous conduit à situer la production centurique une trentaine d'années après ce qu'il est généralement prétendu. Il semble bien que certains éléments de la prophétie des pape aient été repris dans la rédaction finale de l'Epître à Henri II au sujet de la "persécution de l'Eglise" sous le dernier pape. Prophétie des papes: « In persecutione extrema Sanctae Romanae Ecclesiae sedebit Petrus Romanus, qui pascet oves in multis tribulationibus: quibus transactis, civitas septicollis diruetur, et Iudex tremendus iudicabit populum suum. Finis. » « Dans la dernière persécution de la Sainte Église romaine siégera Pierre le Romain qui fera paître ses brebis à travers de nombreuses tribulations. Celles-ci terminées, la cité aux sept collines sera détruite, et le Juge redoutable jugera son peuple. Fin ». Epitre à Henri II "et sera le commencement comprenant de ce que durera et débutera cette année sera faite plus grande persécution à l’Eglise chrétienne, que n’a été faite en Afrique et durera de cette date jusqu’en 1792 que l’on croira être une rénovation de siècle." En 1997, nous avions mis le projecteur sur le quatrain IV, 46, appartenant au premier volet centurique censé être paru en 1555 alors qu'il correspondait à l'actualité de 1588 et de la formation d'un centre anti ligue à Tours. Un peu plus tard, nous signalions la retouche d'un quatrain repris de la Guide des Chemins de France de Charles Estienne, emprunt signalé par Chantal Liaroutzos mais sans l'exploiter suffisamment! Cette retouche conduisait à changer Chastres et Chartres, ce qui militait en faveur du choix de la Cathédrale de Chartres début 1594 (au lendemain de la reconversion du futur Henri IV ("Paris vaut bien une messe") et non pas de Reims pour le couronnement à venir. En effet, les faussaires à la solde du roi de Navarre avaient su exploiter une suite de villes de la banlieue parisienne, figurant dans la "Guide" faisant ainsi pendant à l'usage (cf supra) que les Ligueurs avaient entrepris à propos de la ville de Tours. Or, c'est dans ces années 1594-96 qu'un véritable élan prophétique est manifeste avec notamment la publication du " Janus Gallicus" par Jean Aimé de Chavigny dont le commentaire de quatrains issus de tout un corpus pseudo-nostradamique vise à consolider l'unité d'inspirations , masquant ainsi le fait ce ceux-ci sont le fait de camps opposés, catholiques et réformés dans un esprit de conciliation marqué par l'esprit du futur Edit de Nantes de 1598. Un tel syncrétisme n'est pas sans nous renvoyer à la critique biblique visant à démystifier la thèse d'une prétendue rédaction unique de l'Ancien Testament par Moïse (cf la critique d'un Spinoza) Par la suite, nous montrerons que certains quatrains du second volet des Centuries sont la versification d'un Epitre de Nostradamus au pape Pie IV laquelle aura disparu du dit corpus centurique remplacée par une fausse Epitre de Nostradamus au Roi Henri Second (cf nos Documents Inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Ed Ramkat 2002) Dans notre étude des dernières devises de la prophétie des papes (cf p.171), nous fournissions le texte biblique qui avait été utilisé pour constituer celles-ci, le probléme des faussaires étant d'être des plagiaires comme dans le cas des Protocoles des Sages de Sion (cf notre texte "le sionisme et ses avatars au tournant du !XXe siècle Ed Ramkat 2002). Décidément, la formation d'un historien doit passer par la question des contrefaçons antidatées: La plupart des nostradamogues n'accordent pas un intérêt particulier à l'année 1567. Mais les bibliographies signalent une pronostiacation pour l'an 1567, adressée au duc d'Alençon, le plus jeune des fils de Catherine de Medicis, censé succéder éventuellement à son frère Henri III lequel sera assassiné en 1589. mais Alençon décédera prématurément, ce qui fera d'Henri de Navarre le premier prétendant. Prognostication pour 1567 Title: PRONOSTICO DELL'ANNO M.D.LXIII Coposto & calculato per M.Michele Nostradamo, Dottore in Medicina di Salo di Craux in Prove(n)za il quale pronostica tutto q(ue)llo, ch'ha' da ci erq(ue)sto psente Anno della Guerra, della pace, della carestia, della abo(n)da(n)tia e daltri segni, che si scopriranno nel Cielo. Nel quale si co(n)tiene la dechiaratione di tutti q(ue)sti Anni del 63. fino al 70. Dedicata al nostro Santissimo padre Papa Pio Quarto Con privilegi di papa pio Quarto, & dell'I tutti i s. Signor Duca di Fiorenza, & Siena. Author: NostradamusDescription: 12 pages,Published: Bologna, Alessandro BenaccioHeld by: UnknownReferences: CHOMARAT 58; Gregorio 1562-001; Download the pdf here! Dans notre article paru dans la Revue française d'histoire du Livre (N°134 2013) "De l'agencement des recueils prophétiques. De la Pronosticatio de Lichtenberger au Mirabilis parisien", un paragraphe (pp. 19 et seq)s'intitulait " ' 4. Le terme de 1567. L'Epître de nostradamus à Pie IV se polarise sur 1567. https://www.persee.fr/doc/rhren_0181-6799_1991_num_33_1_1808 Nous y notions "La mention de l'année 1567 figure très tot dans les éditions françaises. La plus ancienne fut la Pronosticatio quaedam mirabilis parue à Lyon en 1515 chez Jean Cleyn, puis en 1550 chre Gérars Morrhy. Le terme de 1567 apparait également dans le mirabilis liber des années 1520 mais pas en son titre cette fois (p. 20) Des éléments de l'Epitre à Pie IV se retrouvent dans la Centurie VIII et il y est question d'un intervalle de 27 ans; Or, si l'on ajoute 27 à 1567 on arrive à l'année du couronnement d'Henri IV! La rédaction des quatrains VIII 76 et 77 est certainement contemporaine de la préparation ou de la tenue du dit couronnement prévu. En effet, dans son Epitre au Pape, Nostradamus voit naitre l'Antéchrist en 1567 à la Saint Marcelin/ Dans le quatrain 76, macelin ne se comprend qu'à la lecture de l'Epitre à Pie IV avec un jeu de mot sur la Saint Marcelin, quand on supprime le R.. Tout indique que ces quatrains visent les Protestants, qualifiés d'hérétiques.(VIII, 77) Cela nous invite à relire l'Epitre à Henri II en tete du second volet, étudiée notamment par Gilles Polizzi ( Colloque Marseille 1998). Rappelons notre étude sur Jean Du Moulin et le pape Antechrist ( Colloque Marseille 1998) Selon nous, donc l'Epitre au Pape a du etre le premier choix pour introduire le second volet mais elle sera remplacée par une nouvelle Epitre à Henri II et une toute nouvelle chronologie orientée sur la fin du XVIIIe siècle et non plus sur 1567, ne faisant plus cas des allusions de VIII 76 et 77. 8:76 Plus Macelin que roy en Angleterre, Lieu obscure nay par force aura l'empire: Lasche sans foy sans loy saignera terre, Son temps s'approche si presque je soupire. 8:77 L'antechrist trois bien tost annichilez, Vingt et sept ans sang durera sa guerre: Les heretiques mortz, captifs, exilez, Sang corps humain eau rogi gresler terre. Tout indique que l'on aura voulu faire oublier le quatrain VIII 77 sans toutefois le supprimer, vu que l'allusion se sera perdue en cours de route et que ces 2 quatrains auront été démonétisés sur le plan prophétique. L'Epitre à Henri II remplaçant celle à Pie IV évoqué clairement l'Antéchrist: "Puis le grand Empire de l'Antechrist commencera dans la Atila & Zerses descendre en nombre grand & innumerable, tellement que la venue du Sainct Esprit procedant du 48. degré, fera transmigrastion, dechassant à l'abomination de l'Antechrist, faisant guerre contre le royal qui sera le grand Vicaire de Iesus-Christ, & contre son Eglise, & son regne per tempus , et in occasione temporis , & precedera deuant vne eclypse solaire le plus obscur, & le plus tenebreux, qui soit esté depuis creation du monde iusques à la mort & passion de Iesus-Christ, & de la iusques icy" Le repport des échéances antéchristiques avait déjà été signalé à propos de Pierre d'Ailly, annonçant dès 1414 une échéance pour 1789, ce qui recoupe la date de 1792 figurant dans la nouvelle épitre à Henri II, remplaçant 1567. Revenons sur notre communication de 1992, à Compiégne au Colloque Pierre d'Ailly.J. Halbronn (1993.8),(cf “Pierre d'Ailly: des conjonctions planétaires à l'Antéchrist”, Colloque Pierre d'Ailly in Bulletin de la Société Historique de Compiègne) et la date troublante de 1789 qui interpelle à la fois l'historien et le chercheur en astrologie, non sans quelque ambiguité. La période de 240 ans est liée au cycle des Grandes Conjonctions. Antoine Couillard Du Pavillon note une telle échéance sur la base des années 1550.(cf p. 56 des Actes du Colloque) En tout état de cause, dans l'epitre à Pie iv, Nostradamus fait naitre Marcelin l'Antéhrist en 1567, ce qui exclue qu'il puisse avoir mis en avant 1792 dans "son" Epistré à Henri II" Mais, une fois de plus, force est de constater que cette Epitre au pape est le point aveugle fatal de la plupart des nostradamologues. bibliographie Jacques Halbronn sur l’édition de la Correspondance de Nostradamus par Jean Dupébe (1983) jacques halbronn Etudes nostradamiques. Du recyclage des préface et des épitres Jacques Halbronn Pierre Du Moulin et le thème du Pape Antéchrist - : Formes du millénarisme en Europe à laube des temps modernes ; Colloque Marseille 1998, Ed 2001 J. Halbronn (1993.8), “Pierre d'Ailly: des conjonctions planétaires à l'Antéchrist”, Colloque Pierre d'Ailly in Bulletin de la Société Historique de Compiègne/ Researches 141-150 (site prophéties.it) 141 -J Halbronn La troisiéme version de l’Epitre à Henri II et les quatrains centuriques. Jacques Halbronn L’Epître à Henri II et les commentaires et paraphrases des Ecritures Saintes (site ramkat) JHB 24 06 26

jacques halbronn Astrologie septénale. L'alternance des phases d'alliance/déviance (22°5 cardinal), et de résistance/méfiance (7° mutable)

jacques halbronn Astrologie septénale. L'alternance des phases d'alliance/déviance (22°5 cardinal), et de résistance/méfiance (7° mutable) Deux référendums se sont tenus avec Saturne à 22°30 des signes cardinaux du Capricorne et du bélier respectivement, ce qui correspond à la fin des périodes "DIN" (7° signes mutable à 22° signes cardinaux) et donc au début d'une phase HESSED qui se termine à 7° d'un signe mutable (cf notre théorie des orbes de Saturne) sur le web Le 8 janvier 1961 est organisé le premier référendum de la Ve République. Il invite les Français à se prononcer sur les réorientations de la politique algérienne de la France, qu’avait amorcées le général de Gaulle dans son discours du 16 septembre 1959. » En janvier 1961, c’est à l’ensemble des Français que la question de l’autodétermination est posée et, avec elle, celle d’une nouvelle organisation des pouvoirs publics en Algérie. Citoyens français possédant un droit de vote totalement égal aux autres citoyens depuis la fin de 1958 seulement, les habitants d’Algérie sont également conviés aux urnes. Si leur participation est nettement plus faible (58,76 % des suffrages exprimés, contre 76,48 % en métropole), leur choix va dans le même sens : 69 % des votants en Algérie et 75 % en métropole approuvent le « projet de loi sur l’autodétermination des populations algériennes ». Par ce vote massif, les métropolitains expriment sans ambiguïté leur volonté d’en finir avec une guerre dont le sens s’est peu à peu dissous dans les années de guerre et d’errements. En Algérie, en revanche, ceux qui s’inquiètent de leur sort dans une Algérie séparée de la France ont voté très largement contre : c’est ainsi le cas de 72 % des votants à Alger. Les déchirements des deux dernières années de la guerre apparaissent nettement dans cette divergence. Néanmoins, conforté par les résultats globaux du référendum, le général de Gaulle poursuit la politique engagée : de nouvelles négociations s’ouvrent avec le gouvernement provisoire de la République Algérienne à l’été 1961, tandis que le putsch raté d’avril 1961 a définitivement marginalisé les tenants les plus radicaux du maintien de l’Algérie française. » sur le web 29 mai 1968 : le général de Gaulle disparaît, ruse ou burn out ? En pleine crise sociale, le général de Gaulle, alors président de la République Française, disparaît ! Où et avec qui était-il pendant ces six heures d'absence ? Que s'est-il passé ? Quelles ont été les conséquences de cette « fugue » ? Un référendum sur « le projet de loi relatif à la création de régions et à la rénovation du Sénat » a lieu en France le 27 avril 1969 . Organisé conformément à l'article 11 de la Constitution, ce référendum se tient à l'initiative du président de la République, Charles de Gaulle, au pouvoir depuis 1959." Or, l'on constate des crises de pouvoir de 15 ans en 15 ans en 1982 avec Mitterrand et 1997 avec chirac et Juppé sous Saturne à 22°des signes cardinaux équinoxiaux. Mais nous proposons actuellement une autre grille de lecture, celle d'une dialectique entre alliance ou déviance d'une part et résistance, et méfiance. Il y a là un obstacle épistémologique (cf Bachelard)un biais cognitif chez les historiens contemporains de culture française qui ne veulent voir aucun lien entre la collaboration des années 40 et le Traité de Rome de 1957, une quinzaine d'années plus tard avec les mêmes partenaires, l'Allemagne et l'Italie. Ce qui faussera notamment le travail des astrologues impactés par de telles réferences. L'astrologie doit se situer au dessus de telles considérations patriotiques (cf le film sur De Gaulle, en salle actuellement). Comment dès lors effectuer des prévisions astrologiques valables à partir d'un tel schéma manichéen? Que dire notamment au sujet des années à venir à commencer par les doubles élections présidentielles et législatives de 2027? Les prévisions astrologiques doivent impérativement s'appuyer sur une analyse anthropologique pertinente qui ne se réduise pas, comme pour l'indice cyclique, à une dialectique entre tension (plongée de la courbe) et détente(montée de la courbe). Par ailleurs, le terme alliance בְּרִית. en hébreu, Brit nous semble survalorisé dans la Bible car il ne met pas en évidence la problématique de l'Aide,( Ezer עֵזֶר) laquelle apparait dès Genése II à propos de la "création" de la femme. יח וַיֹּאמֶר יְהוָה אֱלֹהִים, לֹא-טוֹב הֱיוֹת הָאָדָם לְבַדּוֹ; אֶעֱשֶׂה-לּוֹ עֵזֶר, כְּנֶגְדּוֹ. 18 L’Éternel-Dieu dit: "Il n’est pas bon que l’homme soit isolé; je lui ferai une aide digne de lui.". Nous dirons, en astrologie saturnienne, que la phase 22°30 en signe cardinal est marquée par le compromis (le préfixe com signifiant avec (latin cum), la compromissions, la connivence, la complicité, la collaboration etc) alors que la phase 7°30 (total des deux temps: 45° soit 90/2) en signe mutable annonce un recentrage, une autonomisation. Entendons par là que l'Adamique perd confiance en lui en phase 22°5, ce qui le conduit à accepter l'alliance, le partenariat, avec d'autres adamiques qui sont, au même moment,dans le même état d'esprit. Rappelons la similitude existante entre l'occupant et l'occupé, tous deux confrontés au syndrome de l'étranger, ce que l'on tend à oublier; En phase 7°, l'on remettra en question ce que l'on avait accepté de subir en phase 22°5, d'où la tentation du reniement ou du déni. Nous dirons que la phase 22°5 est celle du dévoiement, de la déviation, du déraillement, des éléments extérieurs, allogénes, viennent interférer. Faire une prévision sur une période débutant en 22°5 cardinal, c'est s'attendre à ce que l'étranger joue un rôle de tentateur, de perturbateur, d'où de l'imprévu alors qu'en période débutant en 7°5, cet étranger sera diabolisé, débusqué, détesté. Or, actuellement, où se trouve Saturne et où se positionnera-t-il lors des élections de 2027? Il sera à 22° à ce moment là, au printemps. Il faut donc prévoir l'éventualité de certaines interventions/intrusions qui péseront sur les élections, en raison de l'insuffisance des anticorps de part et d'autre. Situation absolument identique à ce qui se produisit en 1940, 87 ans plus tôt. avec Saturne à 22°30 cardinal, de sinistre mémoire (Pétain, Vichy) Le probléme, c'est qu'en faisant une telle prévision, notre astrologie peut tout à fait encourager une potentielle invasion, tant de la part de la France que de celle de ses "ennemis", en pratiquant une astrologie des élections, élective.(cf notre étude sur Claude Dariot et le "commencement des choses" (1558, Pardés 1990). et ce pour une période de 3 ans 1/2 (1280 jours/45°). La sortie du film sur De Gaulle nous remet en situation mais ce cas de figure est de toute façon mathématiquement recurrent, quand on fait abstraction des particularités et des contingences. · JHB 24 06 26

lundi 22 juin 2026

jacques halbronn Astrologie Elective et Astrologie électorale.

jacques halbronn Astrologie Elective et Astrologie électorale. Claude Dariot dont les éditions Pardés publièrent, en 1990, il y a plus de 35 ans, une Introduction au Jugement des astres, avait consacré à l’âge de 25 ans un supplément intitulé « Commencement des choses » ce qui correspond à l’Astrologie élective à ne pas confondre avec l’astrologie horaire; » Introduction au jugement des astres. Traité des élections propres pour le commencement des choses Cette forme d’astrologie n’aura pas connu jusqu’à présent la fortune qu’elle méritait et cela aura compromis depuis des siècles, l’intérêt que l’on pouvait porter à la cause astrologique,lorsque les sociétés se sont mises à vouloir baliser le temps et se fixer des échéances (USA, France). ¨Pourtant, le terme « élection » se prétait assez logiquement à un usage électoral. Par comparaison, l’astrologie horaire reléve bien davantage d’une astromancie, tout comme d’ailleurs la généthlialogie astrale/ Selon nous, une bonne astrologie s’appuie sur une catégorisation/ C’est le cas de l’astrologie « solaire » qui implique l’existence de 12 types zodiacaux et en ce sens, l’astrologie des média s’apparente à l’astrologie élective/ Pour notre part, nous préférons nous en tenir à une certaine dualité socio-professionnelle, en deux temps de 3 ans et demi en alternance. C’est sur cette base que nous préconisons un bon usage de l’astrologie à des fins électorales en vue de remplacer le droit constitutionnel actuel qui jongle avec les dates d’un pays à l’autre. L’UE aurait tout intérêt, notamment, à adopter un tel système synchrone avec,par conséquent, une doctrine bien établie sur le commencement des choses et donc leur terme,quand il faut passer d’une phase à une autre, à une date bien précise et avec une orientation clairement définie, une fois pour toutes. Faute de quoi, la classe politique risque de se trouver fréquemment en porte à faux avec la réalité sur le terrain,son calendrier électoral ne coincidant point avec le calendrier saturnien, ce qui conduit à des revirements imprévus à l’instar du tournant de la rigueur, sous Mitterrand, en 1982-83, dont se gausse un Michel Onfray. La Science politique du XXe siècle ne sera pas parvenu à établir une cyclicité à l’usage des politiques. L’astrologie élective fait-elle partie de l’Astrologie Mondiale telle que la concevait un André Barbault? La caréctéristique de notre astrologie élective est sa dimension périodique et dialectique. Elle dispose d’une part d’une catégorisation socio-culturelle permettant la mise en oeuvre d’une alternance des hommes/Pour Maurice Duverger, il n’y a pas d’alternance sans l’existence de différenciation socio-politique, ce qui permet de prendre le relais. (cf Le bipartisme et la loi de Duverger. Un essai sur l’histoire de la science politique par William H. Riker) L’astrologie conditionaliste de Jean Pierre Nicola aura certes insisté sur la prise en compte de données extra-célestes/ Mais encore faut il que la cyclologie astrologique fasse apparaitre une telle dualité, une prise périodique de relais, lors des changements de phase, tous les 1260 jours (cf nos exposés antérieurs).La validation d’une telle cyclicité exige une extréme précision au niveau des basculements périodiques: à 7°30 du signe mutable précédant un signe cardinal et à 22°30 du signe cardinal. On aura compris que le non respect d’un tel besoin d’alternance conduit inévitablement à des actions à contre -temps! JHB 22 06 26

dimanche 21 juin 2026

Jacques halbronn Etudes nostradamologiques. L'interrelation entre Epitres en prose et quatrains centuriques.

Jacques halbronn Etudes nostradamologiques. L'interrelation entre Epitres en prose et quatrains centuriques. Nous revenons sur une communication de Michel Chomarat "De quelques dates clairement exprimées par Michel Nostradamus dans ses Prohéties '-Colloque Prophétes et prophéties Paris 1998 Actes pp 83 et seq. Il eut été préférable de distinguer nettement les Epitres et les quatrains car c'est la comparaison entre ces deux corpus qui au coeur de la critique nostradamique. C'est ainsi que la préface à César pastichée par Antoine Couillard dans ses "prophéties" (cf P. Guinard Les Prophéties d'Antoine Couillard (1556) : Une parodie des Prophéties de Nostradamus) ne signifie aucunement qu'elle précédait des centuries de quatrains. Olivier Pot associe ainsi d'emblée la Préface à César aux Centuries (in Prophétie et mélancolie; La querelle entre Ronsard et les protestants (1562-1565 Colloque Prophéties et prophéties au XVIe siècle, 1997, p. 217) alors que ce texte est paru probablement en tete d'une Prédiction tout comme la première Epitre à Henri II, en un temps où les Centuries n'existaient pas encore. (cf O. Millet Feux croisés sur Nostradamus (Colloque Divination et controverse religieuse en France au XVIe sièclen Cahiers Saulnier 1987, p. 105). Certes, le mot "prophéties" est-il utilisé alors que dans les années 1580, les Centuries paraissent aussi sans une telle terminologie:cf "Les grandes et merveilleuses prédictions de M. Michel Nostradamus..."1590 , Anvers).à coté des "Les propheties de M. Michel Nostradamus, dont il y en a trois cens qui n'ont encores este imprimees" Cela tient au titre de la Préface en tete des éditions antidatées 1555-1557 :« Préface de M. Michel NOSTRADAMUS a ses Prophéties, 1. Ad caesarem Nostradamum filium, vie & félicité » Dans ses almanachs et pronostication, le terme Prophétie n'est pas de mise. Nous pensons que l'usage du mot Prédictions fait réference aux publications annuélles de Nostradamus ainsi initulées "Prédictions" Or les quatrains sont dérivées des dites Prédictions(cf notre post doctorat, 2007 Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle) Bien plutôt, ce texte sera récupéré et retouché dans les années 80 pour figurer en tête d'un premier lot de centuries. Nous avons montré que 'Epitre à Pie IV avait servi dans les mêmes années 1590 à introduire un second volet centurique, en mettant en évidence le fait que certains quatrains paraphrasaient des passages de la dite Epitre au pape; (V III 76-77) En revanche, le remplacement de celle-ci par une nouvelle mouture de l'Epitre à Henri II, inspirée de celle figurant en tête des Présages Merveilleux pour 1557 (cf notre reprint, Ed Ramkat 2002) n'aura pas donné naissance à des quatrains correspondant à cette addition. Point de tracae dans les centuries VIII-X de la mention de 1792 au coeur de cette Epitre se substituant à celle adressée à Pie IV. Or, tel était le sujet de la communication de Chomarat que de s'intéresser aux "dates" figurant dans les Prophéties. Mais Chomarat aura commis l'erreur méthodologique de mettre dans le même sac Epitres et quatrains, . VIII.71: Croitra le nombre si grand des astronomes, Chasses, bannis & livres censurez, L'an mil six cens & sept par sacre glomes Que nul aux sacres ne seront asseurez. VIII.77: L'antechrist trois bien tost annichilez, Vingt & sept ans durerasa guerre, Les heretiques morts, captifs exilez, Sang corps humain eau rogie gresler terre. Chomarat s'étonne dans sa communication que l'on n'ait pas pris la peine de compléter la centurie VII lors de la publication des Centuries VIII-X. Cela tient au fait, selon nous, que ce second volet reléve d'un autre camp. Il est d'ailleurs probable que la première version du second volet ne se présentait pas sous cette forme et débutait avec une Centurie I avant que l'on se soit mis en tête de s'en tenir à un ensemble d'un seul tenant sans pour autant prendre la peine de "compléter" la dite Centurie VII. Ce sont de telles bévues commises par les faussaires qui doivent orienter une approche sérieuse du corpus centurique tout comme l'usage d'une vignette en tete de la pseudo édition Macé Bonhomme 1555 empruntée à un almanach pirate, les faussaires n'ayant pas pris conscience qu'ils avaient pu être précédés dans une telle entreprise collective de falsification, malheureusement validée de nos jours par des bibliographes de fortune. La comparaison entre les deux épitres à Henri II (cf nos Documents Inexploités sur le phénoméne Nostradamus Ed Ramkat 2002), pp; 15 et seq), l'épitre d'origine figurant (fac similé) en sa page de titre (Présages Merveilleux pour 1557) et au début de l'*Epitre au Roi; dans le Testament de Nostradamus de Daniel Ruzo (Ed Rocher, 1982), ce que Chomarat n'avait pas du remarquer! Dans ce même colloque de 1997, nous avions montré le caractère antidaté de Macé Bonhomme 1555 sur la base du quatrain IV , 47 marqué par le contexte de la Ligue. Guinard met en paralléle le texte de Couillard et celui de la Préface à César [1] TON TARD advenement CESAR NOSTRADAME mon filz, m'a faict mettre mon long temps par continuelles vigilations nocturnes reserer par escript, toy delaisser memoire, apres la corporelle extinction de ton progeniteur, au commun profit des humains, de ce que la Divine essence par Astronomiques revolutions m'ont donné congnoissance. "par ymaginatifves resolutions & vigilations nocturnes" (III, f.D4r) "mes assertions & predictions congneues par revolutions continuelles vigilations nocturnes & revelations inspirées" (III, f.E2r) "vigilations nocturnes" (III, f.E3r) "j'ay toutesfois bonne affection laisser par estat avant la corporelle extinction, mes inscrutables secretz" (III, f.D4v) "mes temps & labeurs ja passez pour le proffict commun des humains" (III, f.E1v) En revanche, Guinard ne signale pas les connexions avec le corpus des quatrains, ce qui est au coeur notre débat. Le premier verset du premier quatrain de la première centurie est le suivant Estant assis de nuit secret estude" fait écho aux "vigilations nocturnes" de la Préface. tout comme des Prophéties de Couillard. En revanche, les faussaires n'ont pas fait l'effort de se faire l'écho de l'Epitre au Roi dans les quatrains alors que ceux-ci reprennent des élements de l'Epitre au Pape, remplacée! On notera une coincidence entre les textes que nous datons des années 1590 et les dates figurant dans la dite Epitre pour les années 1790 : mile sept cens nonante deux. Nous avons signalé ce report de 200 ans avec le passage de 1588 (lié Regiomontanus à 1788.- , “Exégèse prophétique de la Révolution Française”, in Actes du Colloque Prophétisme et Politique, Paris, Politica Hermetica, l'Age d'Homme, 1994) S'agissait-il de s'ajuster sur les dates avancées par Roussat(au milieu des années 1550) pour 1789? D'une certaine façon, ce report peut avoir été le constat d'un échec .(cf notre Texte prophétique en France, Presses Universitaires du Septentrion, 1999) JHB 21 06 26

Jacques halbronn Etudes nostramologiques. La vraie date de la production de l’Epitre à Henri IV en tête du second volet des Centuries

Jacques halbronn Etudes nostramologiques. La vraie date de la production de l’Epitre à Henri IV en tête du second volet des Centuries Nos récents travaux sur la production prophétique des années 1590 ont fait apparaitre un emprunt de l’Epitre à Henri II, se substituant à l’Epitre au pape Pie IV et récupérant une précédente épitre au Roi en tête des Présages Merveilleux pour 1557 (cf nos Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Ed Ramkat 2002). En effet, ce n’est qu’en 1595, signée Arnold Wyon, que parut la première liste des devises pontificales (cf notre ouvrage Papes et prophéties Ed Axiome 2005) avec la mention pour la dernière devise de la persécution de l’Eglise Chrétienne. (cf Jacques halbronn »La production prophétique à la fin du XVIe siècle . Pour une approche comparative des corpus malachique et centurique ») et jacques halbronn Etudes nostradamologiques. L’interrelation entre Epitres en prose et quatrains centuriques.) Fin de l’épitre de Nostradamus à Henri II 89 et sera le commencement comprenant de ce que durera et débutera cette année sera faite plus grande persécution à l’Eglise chrétienne, que n’a été faite en Afrique et durera de cette date jusqu’en 1792 que l’on croira être une rénovation de siècle Prophétie des papes 1595 sur le web « . La prophétie s’achève sur une phrase mentionnant un pape du nom de Pierre le Romain. Est-ce le même que celui dont la devise est Gloria olivae ou le pape amené à lui succéder mais qui n’accèdera pas au trône ? In persecutione extrema sacrae romanae ecclesiae sedebit Petrus romanus, qui pascet oves in multis tribulationibus ; quibus transactis, civitas septi-collis In diruetor ; et judex tremendus judicabit populum suum (Dans la dernière persécution de la sainte église romaine, le siège sera occupé par un romain nommé Pierre, qui fera paître les ouailles au milieu de grandes tribulations ; après quoi, la ville des sept collines – Rome – sera détruite, et un juge terrible jugera son peuple). » On dispose ainsi d’un terminus ante (post) quem pour 1595 ,ce qui met un terme à toute idée de datation que l’on pourrait fixer à 1568 (cf CORPUS NOSTRADAMUS 38 — par Patrice Guinard Première étude des éditions Benoist Rigaud de 1568 (Bibliographie) Le choix de 1568 pour dater les contrefaçons antidatées des X centuries devait se référer initialement à l’année 1567, mise en exergue dans son Epitre à Pie IV qui figure implicitement dans le quatrain VIII 76, puisque servant de point de départ au calcul des 27 ans d’attente (1567 + 27= 1594) Avant 1595, c’est l’épitre à Pie IV qui ouvrait le second volet, mais l’édition en question ne nous est point parvenue si ce n’est pas les traces qu’elle a laissées dans la Centurie VIII. D’où l’importance de la mise en évidence d’emprunts textuels pour l’Histoire des textes prophétiques (cf notre thèse d’Etat, Le texte prophétique en France, 1999) JHB 21 06 26

vendredi 19 juin 2026

Jacques halbronn Juifs et colonialisme: quelle « terre »?

Jacques halbronn Juifs et colonialisme: quelle « terre »? En hommage à Marc Bloch Selon nous, la mission colonialiste des Juifs est d’une envergure universelle et ne saurait se cantonner à une terre particulière ou à un peuple particulier. Vouloir limiter l’objectif colonisateur des Juifs à une région donnée conduirait à les détourner de leur destination sur le web Pourquoi parle-t-on des «délices de Capoue»? Retour sur l’origine antique d’une expression Être retenu par les délices de Capoue, c’est se laisser distraire d’objectifs importants – ou mal s’y préparer – à cause d’une vie de confort et de plaisirs aisés. L’expression, souvent reprise dans un registre littéraire, trouve son origine au temps des guerres puniques, duels sans merci entre Rome et Carthage. Explications. Août -216. Rome est en danger. À Cannes, dans les Pouilles actuelles, l’armée de la République s’oppose à celle d’Hannibal, brillant général carthaginois. La confrontation est terrible et extrêmement meurtrière. Son verdict est sans appel : les troupes romaines sont écrasées.Dès lors, que doit faire Hannibal ? Certains assurent que la meilleure solution aurait été, pour donner à son triomphe une allure définitive, d’aller au plus vite attaquer et soumettre la ville de Rome. Mais le chemin n’est pas si court… Après avoir renoncé à s’emparer de Naples, le fier Carthaginois fait halte un peu plus au nord, dans l’opulente Capoue, qui se donne à lui. Là, un ennemi tapi en pleine lumière aurait attendu ses hommes : le plaisir des sens. » Car, à en croire l’historien latin Tite-Live, cette ville de Campanie n’est pas connue pour encourager la tempérance: « Portée de tout temps à l’extrême mollesse, non seulement par la dépravation des esprits, mais encore par l’affluence de voluptés et l’action énervante des délices que lui offraient la terre et la mer, Capoue alors [...] s’abandonnait avec une telle fureur à tous les excès, qu’il n’y avait de bornes ni à ses caprices ni à ses dépenses. » Et c’est justement dans ce piège de contentements par trop accessibles que les troupes d’Hannibal se seraient laissé entraîner… Retenues par les « délices de Capoue », elles auraient perdu leur morgue, leur discipline de vie et laissé à Rome la possibilité de reconstituer des forces mieux parées au combat. Finalement, après bien des péripéties, la république parviendra à reprendre le dessus face aux Carthaginois, qui perdront cette deuxième guerre punique ». Les Juifs auraient-ils été détournés de leur mission? La Palestine est-elle comparable à Capoue? Notons que pour Herzl, le sionisme n’était pas le « retour » en Palestine. Dans « Du Judenstaat au Discours de Bâle de 1897 ( cf notre publication « Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle », Ed Ramkat 200, pp 53 et seq) nous signalions que « Herzl n’hésite pas à déclarer (…) que pour lui le sionisme est le fait de renouer avec le monde juif(Heimkehr zum Judentum). Le sionisme de Herzl n’est pas lié dans son discours à la Palestine qu’il désigne avec l’Argentine comme un lieu d’expérimentation’(Colonisation versuchen). »" De même que le terme » Teshouva » (shouv, le retour) ne signifie pas retour à un quelconque lieu mais bien à une croyance, à une mission; En 1978, lors de notre création du CERIJ (Cercle d’Etude et de recherche sur l’identité juive), nous mettions en garde contre toute forme de localisaion (Etat d’Israel, synagogue).La judéo laïcité ne vise pas un pays quel qu’il soit si ce n’est que ponctuellement, cette mission peut être amenée à une certaine focalisation dans le temps et dans l’espace. D’où la nécessité de réfléchir sur la notion de retour: aucune occupation n’est définitive, ni aucune immigration d’ailleurs. Certes, le fait de se fixer en un lieu donné, pour une durée indéfinie, tend à estomper la notion d’occupation en renvoyant le probléme très en amont. Il nous semble préférable d’assumer une occupation récente et temporaire à une présence de très longue durée, immémoriale, implantation si ancienne que l’on en a oublié jusqu’à l’origine. D’ailleurs, si l’occupation fait sens, pourquoi ne pas en faire profiter tout le monde, même si cela peut etre qualifié d’impérialisme. En pratique, la colonisation à la française se sera inscrite dans un certain temps tout comme la britannique.Il importe que le colonisateur varie et renouvelle ses objectifs, faute de quoi on finira par oublier son rôle. Décoloniser n’est ce pas reconnaire qu’il y a eu colonisation, à la fois pour le colonisateur et pour le colonisé? Selon nous, la « terre » que les « Juifs » ont à conquérir, qui leur aura été promise, c’est bien la Planéte Terre, telle qu’elle est mentionnée au premier chapitre du Livre de la Genése, et il revient à Adam , lui aussi créé au même chapitre, d’accomplir cette tâche universelle. Encore faut-il que le ne confonde pas le colonisateur et le colonisé, ce qui constitue une symbiose. Les Juifs ne sauraient être captifs des peuples et des terres qu’ils ont colonisés. Le passé ne saurait boucher l’avenir. En ce sens, toute idée de retour à un statu quo anté nous apparait comme toxique. Parler des Juifs ne signifie pas les enfermer dans quelque ghetto, dans quelque ‘camp »,mais se rapporter à des individus ayant un profil comparable. On pense à la notion de « génie », à celle de « grand homme », comme il est gravé sur le Panthéon, à Paris. AUX GRANDS HOMMES LA PATRIE RECONNAISSANTE. Telle devrait être l’autre devise de la France en contrepoint de « Liberté, Egalité, Fraternité’Les Juifs ont vocation à rasembler de « grands hommes » dans la Diaspora, à savoir la qualité et non la quantité. On aura compris qu’un judaisme vivant doit assumer une certaine verticalité et ne pas prendre pour modéle un modéle national! JHB 19 06 26

mercredi 17 juin 2026

Jacques Halbronn Les points zéro et les points 45 constituent une division octuple. Le 15° degré des signes fixes et les étoiles fixes

Jacques Halbronn Les points zéro et les points 45 constituent une division octuple. Le 15° degré des 4 signes fixes et les étoiles fixes Il existe dans notre astrologie 8 points sensibles, répartis de 45 degrés en 45 degrés. 4 points "zéro" et 4 points " 45'. Les points zéro correspondent à la conjonction de Saturne avec les axes "tropiques", équinoxiaux et solsticiaux, ils mettent fin à l'indécision des points 45, lesquels se situent à égale distances d'un axe équinoxial et d'un axe solsticial, ce qui n'est pas sans produire quelque indétermination.. Chacun de ces 8 points a une orbe de 45 degrés, avec 22°30 en amont et 22°30 en aval, ce qui est en amont correspond à une esquisse et ce qui est en aval à une confirmation; ce qui prépare à la zone suivante du fait d'une réaction à certains excés. C'est ainsi que la conjonction "zéro" de Saturne avec un des deux axes passera le relais à une phase "45" au bout de 22°30 et ainsi de suite. Quelque part, la phase zéro est masculine, diurne et la phase 45 féminine, nocturne. On peut penser que les phases zéro seront qualifiées d'extremes, au sens politique du terme et qu'en alternance les phases 45 correspondront à des sensibilités de "centre", de "marais" comme on disait sous la Convention. les étoiles fixes royales correspondnet aux points 45 et se trouvent en signes fixes. Les points 45 correspondent à 15° de l'un des 4 signes fixes. Les dates de changement de phase de Saturne La détermination des dates clefs est une affaire de toute première importance en astrologie prévisionnelle car les changements de phase marquent les esprits. Nous avons déjà signalé les dates concernées à savoir 7° 30' des signes mutables et 22°30 des signes cardinaux. Dans le premier cas, il s'agit d'un début de phase et dans le second d'une fin de phase, à savoir le passage d'une phase 45 à une phase Zéro et vice versa d'une phase Zéro à une phase 45. Nous avons appellé la phase Zéro "Din" et la phase 45 (à égale distance des axes)"Hessed"(selon les Sefiroth de la Kabbale). La phase Din a deux facettes, l'une équinoxiale, l'autre solsticiale. Ces deux phases Din et Hessed sont de durée strictement égale soit 3 ans et demi, la moitié de 7 ans (le quart de 28 ans) JHB 19 06 26

Jacques halbronn Saturne et les Quatre Elements. Le point aveugle de Saturne chez les historiens de la question

Jacques halbronn Saturne et les Quatre Elements. Le point aveugle de Saturne chez les historiens de la question En 2006, il y a 20 ans, Alain Petit, historien de la philosophie, a publié dans le collectif Philsopphie, ville et architecture. La renaissance des quatre élément Sous la direction de Thierry Paquot et Chris Younès (Ed de la Découverte) un texte intitulé "Le cinquième élément Pensée antique de la quintessence chez Platon et Aristote" Vingt ans plus tard, les lacunes de l'auteur en matière d' Histoire de l'Astrologie hypothèquent singulièrement son louable travail. Entre temps, en effet, nous avons mis en évidence, notamment par l'étude critique de la Tétrabible de Ptolémée; la différenciation entre Saturne et les 4 planétes situées entre le Soleil et le dit Saturne. (Mercure, Vénus, Mars et Jupiter), celles -ci devant être distinguées des luminaires. Nous signalions les perturbations survenues dans l'exposé du Tétrabiblos du fait de l'introduction de Saturne, ce qui conduisit à placer la Lune avec le Soleil (autour du solstice d'Eté) pour faire de la place à la dite planéte, celle-ci perdant, ipso facto, son statut à part.. Il est probable qu'Alain Petit n'aurait pas rédigé son texte comme il l'a fait en 2006, s'il avait été averti de notre genése de la Tétrabible. Pourtant l'accent que nous avons mis sur Saturne remonte à 1993 (Clefs pour l'Astrologie. Ed Seghers) suivi d'un texte intitulé L'Astrologie selon Saturne où nous insistions sur le caractère central de cet astre au point de traiter, par la suite, d'un saturnocentrisme de notre "systéme solaire, mais, cette fois, bien après la parution du texte d'Alain Petit. Sur un autre plan, le rapport du 4 au 5 était bien connu en Astrologie Chinoise dont Petit ne semble pas avoir tenu compte, cette école traitant d'un cinquième élement, associé à l'idée de quintessence et ce point là; en revanche, aurait pu et dû interpeller ce historiens depuis longtemps! En 1976, dans notre étude du Sefer Yetsira ( Livre de la Formation) nous avions signalé un glissement du sénaire vers le septénaire, dû au changement de statut de Saturne. Petit note "Les éléments sont des dieux pour Empédocle, comme le feu l’était pour Héraclite. Ce qu’il y a de plus véritablement divin, en dehors de l’amour et de la haine, sur lesquelles je vais revenir, qui en quelque sorte préside à leur assemblage ou à leur dissociation, les premiers dieux ce sont les éléments. Ils portent d’ailleurs éventuellement des noms de dieux (le feu c’est Zeus). Vous avez une équivalence entre les noms des dieux et les noms que nous donnons classiquement aux éléments. Il arrive à Empédocle de les nommer par les noms de dieux plutôt que par leurs noms d’éléments." Mais ne pourrait-il s'agir des planétes affublées de noms de dieux? Petit signale enfin qu'Aristote serait l'auteur d'un "Traité du Ciel", ce qui n'est pas sans évoquer , évidemment, les astres, une piste qu'il n'aura pas suivi suffisamment. Il écrit :' S’il y a transformation d’un élément dans un autre, c’est précisément ce qui va permettre à Aristote de subordonner les quatre éléments au cinquième. C’est un point décisif que si je veux garder les quatre éléments dans leur souveraineté aristocratique, de pair, il faut que je refuse qu’ils se transforment les uns dans les autres. Si je concède qu’ils se transforment les uns dans les autres, je vais arriver à une position comme celle d’Aristote, qui consiste très exactement à dire que les quatre éléments, dans leur jeu de circulation et de transformation mutuelle, ne sont pas ce qu’il y a de plus haut. En quelque sorte, c’est la raison du titre et de la doctrine du cinquième élément, le cinquième élément d’Aristote c’est l’élément qui se subordonne les quatre et qui, lui, ne se transforme en aucun autre, et qui ne provient d’aucun autre. Il est en ce sens là l’élément absolu" jacques halbronn Vers une nouvelle révolution copernicienne:de l’héliocentrisme au saturnocentrisme. La description du système solaire constitue un enjeu majeur de la recherche astronomique, d’où l’importance accordée au passage à l’héliocentrisme, la Renaissance; Sur le web « La révolution copernicienne, appelée aussi copernicianisme, est le renversement de la représentation du monde et de l’Univers du XVI e au XVIII e siècle, provoqué par la parution de l’œuvre De revolutionibus orbium cœlestium de Nicolas Copernic en 1543. » Or, il apparait qu’une nouvelle crise de la représentation de notre ciel se profile, il s’agit du passage à un saturnocentrisme, selon de nouveaux critères prenant en compte l’impact du ciel sur notre humanité terrestre, Saturne tendant à détroner le Soleil en raison de données cycliques jusque là négligées en raison de la défaveur de l’Astrologie rencontrée dans le milieu astronomique. Parmi les obstacles épistémologiques rencontrés, il convient de signaler l’émergence d’une astronomie trans-saturnienne, à partir de la fin du XVIIIe siècle.(Herschell 1781). Or, cette ‘avancée » astronomique, due au perfectionnement de l’optique, aura décentré notre perception du systéme solaire et cela aura notamment impacté l’astrologie du XIXe siècle en la conduisant à réviser le dispositif de la Tétrabible de Ptolémée (IIe siècle),fervent défendeur du géocentrisme combattu par Copernic au milieu du XVIe siècle. Si l’héliocentrisme a impacté nos représentations, il en est certainement de même pour ce « saturnocentrisme » à venir. sur le web « Les articles consacrés à l’héliocentrisme notent très souvent cette conséquence évidente que la Terre devient une planète comme toutes les autres, » De même, Saturne serait « une planéte comme les autres ». Or, selon le saturno-centrisme, il n’en est rien. Cela tient à la synchronie instaurée entre la planéte Saturne- et elle seule – et notre Humanité dans le cadre de la Création de notre monde. Saturne, présentée comme la séptième planète doit en fait être mise à part, et ne pas être inclue dans un « septénaire »! De même,dans le Livre de la Genése, le septiéme jour est il traité dans un autre chapitre, le nom de Shabtay, attribué à cette planéte, dans la littérature hébraîque se retrouvant d’ailleurs dans le nom du Shabbat, considéré par le judaisme comme un jour tout à fait à part. X Commandemens: Souviens-toi de faire du jour du repos un jour saint. Pendant 6 jours, tu travailleras et tu feras tout ce que tu dois faire. Mais le septième jour est le jour du repos de l’Eternel, ton Dieu. Tu ne feras aucun travail, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton esclave, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui habite chez toi. En effet, en 6 jours l’Eternel a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s’y trouve, et il s’est reposé le septième jour. Voilà pourquoi l’Eternel a béni le jour du repos et en a fait un jour saint. Il ne sera pas utile, dans cet aticle d’exposer les grandes lignes de notre Astrologie Septéanale (en raison de ses périodes successives de 7 ans) Nous avons montré comment la Tétrabible donne une version erronée du « systéme », en ajoutant Saturne au dispositif 2 plus 4, soit les luminaires plus Mercure,Vénus, Mars et Jupiter, en occultant la centralité de Saturne, erreur que l’on retrouve dans le Sefer Yetsira, où l’on est passé d’une distribution des lettres 4 plus six plus douze (soit 22) à 3 plus 7 plus 12, ajoutant la lettre resh aux six lettres doubles(bagadkaphat), en tant qu’ayant une double prononciation (présence ou absence du Dagesh) tout comme les 4/6/ 7 planétes ont deux « domiciles » (diurne et nocturne) dans la Tétrabible, d’où l’importance que nous accordons à une juste description des langues en raison du paralléle entre alphabet et cosmos/ (cf L’Abrégé de grammaire hébraïque de Baruch Spinoza (le Compendium grammatices linguae hebraeae) paru en 1677 à Amsterdam dans l’édition latine de ses oeuvres posthumes ». ) Selon nous, le passage de l’héliocentrisme au saturnocentrisme signifiera pour l’Humanité un passage majeur de la Conscience, un aboutissement. JH B 17 06 26

Le cinquième élément Pensée antique de la quintessence chez Platon et Aristote par Alain Petit

Le cinquième élément Pensée antique de la quintessence chez Platon et Aristote par Alain Petit Le « cinquième élément » n’est pas un clin d’oeil à Luc Besson (qui n’est pas l’un de mes cinéastes préférés), c’est l’une des doctrines fondamentales d’Aristote, et l’excuse pour l’évoquer est que j’ai voulu traiter de la question de l’élément au travers de ce qui, chez Aristote et peut-être déjà un peu avant, semble en quelque sorte en contester la conception fondamentale. Ce qui est classique pour les Anciens, et peut-être ce que l’on en a retenu — d’ailleurs, on le voit encore précisément chez Bachelard—, c’est qu’il y ait quatre éléments. Ce qui contribue à la notion fondamentale de l’élément, c’est que l’on soit parvenu à un état que longtemps on a considéré comme indépassable, à savoir que l’eau, la terre, le feu et l’air entretiennent une sorte de jeu, qu’on peut appeler à certains égards un jeu d’articulation, de circulation. On voit Aristote d’une certaine façon intégrer ces quatre éléments à partir de leur fondateur, Empédocle, et en même temps les subvertir par la notion du cinquième élément. Il nous permet de comprendre l’élément en le prenant à l’envers. C’est cette stratégie que j’ai voulu utiliser pour comprendre l’élément : retournons ce qui est en jeu dans les quatre éléments pour comprendre la genèse et la nécessité de l’introduction philosophique du cinquième. Donc je vais mettre en place les deux personnages principaux, dramatis personae, comme disaient les Anciens, Empédocle et Aristote—qui ont beaucoup en commun. Empédocle est pour nous l’un des grands poètes-philosophes de l’Antiquité, le grand précurseur de Lucrèce précisément sur 81 La Découverte | Téléchargé le 17/06/2026 sur https://shs.cairn.info via Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (IP: 193.55.98.4) la question de l’élément. Empédocle est celui qui pense les éléments selon le quadriparti (comme dira bien plus tard Heidegger en référence directe à Empédocle). Le monde est quadriparti ; il y a quatre éléments ni plus ni moins. Or ce n’était pas chez les Anciens une position unanime, ce n’était peut-être même pas une position évidente. Essayons de resituer Empédocle par rapport à l’un de ses grands prédécesseurs, Héraclite (certainement du même calibre philosophique que les deux autres). Héraclite considère, si je puis dire, qu’il vaut mieux penser une monarchie de l’élément, qui est en l’espèce celle du feu. Il n’y a pas quatre éléments, il ne peut pas y avoir quatre éléments, il ne peut y en avoir qu’un. Si je pose la question : « Qu’y a-t-il d’élémentaire dans le monde ? » je me pose la question, je traduis directement le concept d’élément dans un autre. Quand on se pose la question de l’élément, pour un Grec, un Grec présocratique si vous voulez — mais ça restera le sens fondamental, même pour Aristote —, on se pose la question de l’origine de ce qui est dans le monde. Autrement dit, l’élémentaire, c’est ce dont tout le reste provient. Ce n’est pas le rudimentaire, c’est l’originaire. Il faut de fait polémiquer philosophiquement contre l’idée que l’élément soit le matériau, idée reçue à certains égards dans la pensée philosophique depuis lors, et qu’Aristote lui-même ne ratifie pas. L’élémentaire, ce n’est pas le matériau. Cette confusion s’est opérée dans l’un des premiers réseaux d’architecture et philosophie, j’ai nommé Vitruve, dans la tradition romaine. Ça c’est le premier réseau. Vitruve, dans son Traité d’architecture, fait précisément référence à la pensée présocratique des éléments (il me semble que c’est en ouverture au Livre III), quand il traite de la question du matériau de l’architecte. C’est très remarquable, il fait un exorde philosophique — il a une connaissance très réelle en la matière — et, au moment de traiter de la question du matériau pour l’architecte, il fait référence aux grands présocratiques, Thalès, les Ioniens et Empédocle. Pour Vitruve, l’intérêt que l’architecte peut prendre à la pensée de l’élément, et nous sommes précisément dans notre élément d’aujourd’hui, c’est d’y voir en quelque sorte le matériau primitif, ce qu’on pourrait appeler le Concepts croisés 82 La Découverte | Téléchargé le 17/06/2026 sur https://shs.cairn.info via Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (IP: 193.55.98.4) « constituant irréductible ». Or, tel n’est pas le point. Il me semble qu’on commence à prendre le change à partir de là. On peut déjà attester de cette confusion au moins chez Vitruve, mais elle doit être plus ancienne, je présume. Il s’agissait en fait pour Héraclite, qui est l’un de nos grands témoins à cet égard, de penser une origine à partir de laquelle ce qu’il convenait d’appeler élément pourrait être tenu pour irréel. Il n’y a pas quatre éléments, il n’y en a qu’un, les autres ne sont que des transformations du feu. Le feu se transforme en autant de facettes qu’Empédocle précisément va appeler éléments, c’est un tenant de la monarchie du feu. Comment Empédocle, à partir d’une référence aussi écrasante, en vient-il à penser sa tétrarchie des éléments, ce qui veut dire qu’il y a une stricte égalité entre les quatre ? La doctrine classique des éléments, celle dont nous avons hérité et qui vient en droite ligne d’Empédocle, c’est celle de l’égalité entre l’air, le feu, l’eau et l’air. « Ils se partagent, dit Empédocle, la souveraineté dans le monde. » On peut les considérer maintenant sous deux aspects. Tout d’abord, l’univers tel qu’il est comporte une égale représentation des quatre, donc l’univers est quadriparti au sens où Heidegger le dira, et c’est exactement ce que veut dire Empédocle, le monde n’est rien de plus que cette quadripartition. L’un des enjeux serait de s’interroger sur le rapport entre les éléments et le monde. De fait, ce sera décisif pour la pensée d’Aristote. Est-ce que le monde est plus que les quatre éléments, est-ce que le fait qu’il enveloppe les éléments signifie qu’il est lui-même quelque chose de plus ? C’est ce qui est décisif pour les Grecs. J’espère ne pas être trop hétérodoxe en insistant sur le fait que la pensée des éléments, pour les Grecs, loin justement de la réduction de Vitruve, est une pensée théologique. C’est peut-être une physique. Il est convenu de dire que c’est une physique et à certains égards c’est en effet la grande physique des Grecs, mais cette physique c’est une théologie. C’est un point dont il faut prendre acte. Les éléments sont des dieux pour Empédocle, comme le feu l’était pour Héraclite. Ce qu’il y a de plus véritablement divin, en dehors de l’amour et de la haine, sur lesquelles je vais revenir, qui en quelque sorte préside à leur assemblage ou à leur dissociation, les premiers Le cinquième élément 83 La Découverte | Téléchargé le 17/06/2026 sur https://shs.cairn.info via Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (IP: 193.55.98.4) dieux ce sont les éléments. Ils portent d’ailleurs éventuellement des noms de dieux (le feu c’est Zeus). Vous avez une équivalence entre les noms des dieux et les noms que nous donnons classiquement aux éléments. Il arrive à Empédocle de les nommer par les noms de dieux plutôt que par leurs noms d’éléments. Donc en ce sens-là ils sont vivants. Ils sont vivants comme le sont des dieux, c’est-à-dire des vivants immortels. Le monde est un dieu—c’est la grande pensée des Grecs—, le monde est un dieu et contient en quelque sorte ces dieux, au nombre de quatre, qui se partagent, comme dans le monde d’Homère, la souveraineté. Simplement, d’Homère à Empédocle, on est passé de la souveraineté de Zeus et de celle d’Hadès à celle du feu ou celle de la terre. Entre ces dieux, pas de prépondérance, pas de souveraineté de l’un sur l’autre, c’est leur égalité fondamentale. D’autre part, chez Empédocle, il y a un point qui va effectivement susciter une grande difficulté, c’est que les éléments ne se transforment pas les uns dans les autres. Il n’y a pas circulation, il y a en quelque sorte lutte, mais on ne dit pas que le feu devient autre chose. Je pense que c’est pour bloquer toute possibilité de penser à la manière d’Héraclite qu’Empédocle refuse la transformation, qui nous paraît liée à la doctrine classique des éléments, mais qui en fait a été introduite et plutôt pérennisée par Aristote. S’il y a transformation d’un élément dans un autre, c’est précisément ce qui va permettre à Aristote de subordonner les quatre éléments au cinquième. C’est un point décisif que si je veux garder les quatre éléments dans leur souveraineté aristocratique, de pair, il faut que je refuse qu’ils se transforment les uns dans les autres. Si je concède qu’ils se transforment les uns dans les autres, je vais arriver à une position comme celle d’Aristote, qui consiste très exactement à dire que les quatre éléments, dans leur jeu de circulation et de transformation mutuelle, ne sont pas ce qu’il y a de plus haut. En quelque sorte, c’est la raison du titre et de la doctrine du cinquième élément, le cinquième élément d’Aristote c’est l’élément qui se subordonne les quatre et qui, lui, ne se transforme en aucun autre, et qui ne provient d’aucun autre. Il est en ce sens là l’élément absolu. Vous avez un paradoxe, dans cette idée de cinquième élément, sur lequel je voudrais insister. En quel sens, le Concepts croisés 84 La Découverte | Téléchargé le 17/06/2026 sur https://shs.cairn.info via Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (IP: 193.55.98.4) cinquième, puisque c’est ainsi qu’il a été qualifié par Aristote lui-même (je renvoie sur ce point au livre décisif qu’est son Traité du ciel, en particulier au premier chapitre du premier Livre), cinquième élément pourquoi ? Il semblerait bien qu’avec Empédocle on ait en quelque sorte épuisé les éléments, quatre ni plus ni moins. Pourquoi un cinquième ? À proprement parler, il n’y a pas de raison qu’il y en ait un, puisqu’ils se partagent l’univers exactement. Si un cinquième élément intervient, et c’est tout l’intérêt me semble-t-il de cette notion, c’est parce que Aristote va assumer ce qu’il y a de fondamental dans l’élément en transposant dans un élément supérieur ce qui pouvait valoir pour les quatre autres. Il opère ce que la philosophie a appelé bien plus tard une sursomption de ce qu’il y a d’élémentaire dans le cinquième élément (je renvoie ici à Hegel). Je commencerai par m’interroger sur le sens de la version classique dans la théorie des éléments, qui est celle d’Empédocle. Je vais revenir brièvement sur certains points. Je voudrais resituer, puisque je parlais de théologie, la discussion en partant d’un propos d’Aristote qu’on appelle doxographique, c’est-à-dire un propos où Aristote renvoie à certains de ses prédécesseurs et fait allusion à une doctrine à la fois relative au monde et relative aux dieux, c’est-à-dire à la fois cosmologique et théologique (vous la trouverez dans le Traité du ciel, premier Livre, dixième chapitre). C’est à propos d’une question fondamentale pour lui qui est celle de l’éternité du monde. Il y a une pensée qui d’une certaine façon à la fois le fascine et l’embarrasse, qui consiste à dire — et c’est une pensée présocratique tout à fait cruciale — que le monde à proprement parler est éternel, mais sur un mode très intéressant qui est typiquement empédoclien, qu’il est rythmique. Vous avez un rythme cosmique fondamental aussi bien chez Héraclite que chez Empédocle. Ils sont d’ailleurs rassemblés par Aristote dans la même citation : « D’autres disent que le monde qui est soumis à un rythme alternatif [le terme grec est enallax] se trouve tantôt dans un état tantôt dans un autre, et que ce processus se poursuit sans cesse. » Autrement dit, le monde ne naît pas, il ne périt pas, mais il ne reste jamais dans la même situation, dans la même condition, dans le même état. Il Le cinquième élément 85 La Découverte | Téléchargé le 17/06/2026 sur https://shs.cairn.info via Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (IP: 193.55.98.4) se transforme toujours et il ne périt jamais. Donc, vous avez une éternité mais une éternité très embarrassante pour quelqu’un comme Aristote qui, lui, veut une éternité où le monde soit toujours le même et dure. Ce que j’appelle une éternité durative. Alors que là vous avez ce que j’appellerais une éternité rythmique. Chez Héraclite, cela veut dire que l’on va de l’un au multiple et du multiple à l’un. Et chez Empédocle c’est la même chose, à la doctrine des éléments près. Chez Héraclite, le monde vient du feu, et la nature du monde c’est d’être l’ensemble des transformations du feu. Héraclite dit même littéralement « le feu, ce monde-ci ». Pour Empédocle, la situation est nettement plus complexe, c’est d’ailleurs un des points d’achoppement dans l’interprétation de cet auteur : le monde où les quatre éléments se trouvent différenciés, où effectivement l’eau, le feu, l’air et la terre apparaissent dans leur souveraineté et dans leur région respectives. Ce monde n’est pas toujours dans l’état où nous le connaissons, sinon il n’y aurait pas ce rythme dont je parle. Les éléments mènent une double vie : tantôt ils sont fondus les uns dans les autres, c’est ce qu’Héraclite appelle le sphairos, et pour lui c’est le dieu, le dieu lui-même. Le dieu suprême, ce sont les quatre éléments qui ne font qu’un. Le sphairos qui mène une vie joyeuse dans sa solitude… Les quatre éléments vont apparaître lorsque ce sphairos, sphère parfaite où il n’y a plus qu’une seule chose, va se démembrer. Le monde naît du démembrement du dieu sphère, comme Dionysos a pu être démembré. Le sphairos se démembre et les quatre éléments vont apparaître. Ils étaient déjà là. Aristote dira, d’un concept qui n’était pas celui des présocratiques : ils étaient déjà là en puissance. En fait ils étaient déjà là mais rassemblés complètement en ne faisant plus qu’un. Ce n’est pas un monde, c’est plus qu’un monde. C’est une sphère purement divine. Les quatre éléments sont des dieux issus du démembrement du dieu sphère. Lorsqu’ils se sont dissociés pour se former, apparaître phénoménalement comme ces éléments que nous connaissons, le feu, l’air, l’eau, la terre, les quatre éléments doivent se rassembler, ils ne sont pas donnés comme cela d’emblée, il faut que j’arrive à les penser Concepts croisés 86 La Découverte | Téléchargé le 17/06/2026 sur https://shs.cairn.info via Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (IP: 193.55.98.4) dans leur genèse. Et leur genèse, c’est ce qui est issu de l’unité parfaite qu’ils forment dans un état divin. Le problème qui apparaît avec Empédocle sera celui d’Aristote mais il ne sera pas résolu de la même façon par les deux. Avec Empédocle, les quatre éléments ont vocation de temps en temps à ne plus faire qu’un, alors il ne s’agit plus d’élément, on est dans le sur-élémentaire. On n’est même plus dans le monde… Empédocle dit : le monde, les quatre éléments qui forment le monde se souviennent de leur condition lorsqu’ils ne faisaient plus qu’un dans le sphairos. En quelque sorte, ils aspirent à une harmonie perdue. Lorsqu’ils se constituent en monde, les quatre éléments sont le substitut d’une harmonie perdue. Ils sont quatre mais ils voudraient ne faire qu’un. C’est pourquoi ils recherchent l’harmonie. Les éléments tendent, nous disent les Grecs, à quelque chose. Les éléments tendent à quelque chose qui les surpasse. C’est ce qui est contenu dans la philosophie d’Empédocle, qui n’est pas simplement une physique, contrairement à l’idée qu’on s’en fait souvent. Il s’agirait plutôt de ne pas réduire la nature des Grecs, physis, à ce qui pour nous serait purement physique, à un matériau, la réduction de l’élémentaire au matériau. Dans la physis des Grecs, l’élément n’est pas un matériau. Il est beaucoup plus, il peut être un dieu, il peut être une région du monde, il se trouve être les deux. On peut lire l’élément selon les deux registres, à la fois celui d’une région du monde, éventuellement d’un constituant des corps, et celui d’un dieu. La notion de matériau est beaucoup trop pauvre pour rendre compte de ce que pense Empédocle en parlant d’élément. Passons maintenant à la transformation profonde qu’Aristote introduira dans cette doctrine, sur un mode d’ailleurs assez ambigu. D’un côté, il est celui qui rend les quatre éléments canoniques. D’une certaine façon, l’apport d’Empédocle, il l’intègre. Avec Aristote, il est convenu qu’il y a quatre éléments dans le monde, enveloppés dans le monde, qui se transforment dorénavant les uns dans les autres, qui naissent les uns des autres. C’est tout leur désavantage, ils ne sont plus des dieux. Les quatre éléments perdent leur qualité de dieu, au profit d’un cinquième. Pour qu’il y ait quatre éléments, il faut qu’il y en ait un cinquième. C’est entièrement lié à la transformation, que je Le cinquième élément 87 La Découverte | Téléchargé le 17/06/2026 sur https://shs.cairn.info via Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (IP: 193.55.98.4) voudrais introduire maintenant comme condition de possibilité de la doctrine du cinquième élément, et elle tient au refus par Aristote de cette éternité rythmique, qu’il décrit lui-même à propos d’Empédocle. Il n’est pas possible d’avoir un monde éternel, par stop and go, par cyclicité, par passage d’un état à un autre, comme si le monde se corrompait mais ne périssait pas. Autrement dit, le monde doit être éternel au sens que nous accordons encore maintenant à ce concept, le monde doit être éternel, c’est-à-dire qu’il doit toujours être ce qu’il est maintenant. Il a toujours dû être ce qu’il est maintenant, il ne s’est pas transformé, c’est le point sur lequel Aristote insiste. Quel est l’élément qui va permettre de penser cela, que le monde soit toujours ce qu’il est maintenant ? Qu’il n’ait pas à passer à l’état où il est maintenant, contrairement à ce que dit Empédocle, qui a l’immense mérite—c’est d’ailleurs pourquoi certains contemporains, dans la poétique de l’élément en particulier, y attachent de l’importance —, d’introduire une histoire dans l’éternité, un devenir. L’éternité comporte une histoire, on n’est pas toujours dans la même position, on ne se contente pas de prolonger une certaine condition, il faut changer pour rester le même. Et les quatre éléments contribuent à ce changement interne. C’est leur propre vie qui est l’éternité. Avec Aristote, on a modifié le concept d’éternité, et tout s’ensuit. On a décidé que l’éternité ce devait être, dorénavant, un monde qui a toujours été ce qu’il est et qui sera toujours ce qu’il est. Le « devenir » a été retiré de l’éternité. On n’a plus ce retour à l’origine, ce démembrement, ce qui revient toujours pour donner naissance au monde, une cosmogenèse multipliée, comme diraient certains modernes… Il n’y a pas de cosmogenèse du tout : il y a un monde qui est parfait et qui n’a pas d’histoire. Il faut un élément pour cela, dit Aristote. Pourquoi ? On ne peut pas dématérialiser complètement le monde, mais il faut dématérialiser son cinquième élément, suffisamment pour pouvoir penser son éternité physique. Le cinquième élément est un concept qui tend vers la dématérialisation mais qui n’y parvient pas complètement. C’est une quintessenciation, c’est le cas de le dire, des quatre éléments, dont parlait Empédocle, qui avaient un statut physique par ailleurs reconnaissable. La quintessence, c’est en effet la forme que Concepts croisés 88 La Découverte | Téléchargé le 17/06/2026 sur https://shs.cairn.info via Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (IP: 193.55.98.4) prendra plus tard la doctrine du cinquième élément, qui s’appellera dans la tradition latine et médiévale quinta essentia, cinquième essence ou cinquième élément. Essayons de voir en quoi l’élément qui est le cinquième nous permet de penser les autres par la sursomption, et en même temps ce qu’il a d’exceptionnel, en quoi il est un élément d’exception par rapport aux éléments dans leur version classique. Aristote prolonge ce qu’Empédocle nous laissait déjà entrevoir, mais il va apporter quelque chose de tout à fait essentiel, c’est la notion de lieu. Ce qui aux yeux d’Aristote faisait défaut à Empédocle, c’était le rapport entre l’élément et le lieu. L’autre grande innovation d’Aristote, et elle sera en effet tout à fait cruciale pour une bonne partie de l’histoire de la science et pour la philosophie contemporaine, surtout en phénoménologie puisque c’est là que la notion de lieu refait surface, va dire qu’à un élément doit correspondre un lieu, qu’Aristote appelle son lieu propre. Le feu tend vers son lieu comme la terre tend vers son lieu, il se trouve qu’ils tendent vers des lieux opposés. En d’autres termes, l’élément feu ou l’élément terre a une tendance interne à une direction naturelle en tant qu’il est soumis à son lieu. Vous avez un texte très remarquable, qui est aux confins exacts de la physique et de la métaphysique, très exactement là où se situe à mon avis la pensée du cinquième élément. Ce texte se trouve dans le Traité du ciel, au quatrième Livre, chapitre 3 : « Lorsque l’air naît de l’eau » (puisque dorénavant les éléments se transforment) « et le léger du lourd, il se porte vers le haut » (ce sera son lieu propre), « c’est au même moment qu’il est léger, qu’il cesse de venir et se trouve là-haut ». Que faut-il tirer de cette phrase au demeurant sibylline ? C’est la très grande proximité, voire la quasi-identité entre la tendance de l’élément, ce qu’il veut être—ou ce qu’il doit être, c’est-à-dire la conformité à son essence —, et le lieu. Pour que l’air soit l’air, parvienne à être l’élément qu’il doit être, il faut qu’il atteigne son lieu. C’est donc le lieu qui est pré-donné dans le monde, qui n’est donc pas quelque chose d’arbitraire ni de relatif. Il y a des lieux dans le monde, ce n’est pas nous qui instituons ces lieux, ils ne sont pas relatifs à nos déplacements, ils ne sont pas inscrits par nous dans le vide. Il n’y a pas de vide. Le cinquième élément 89 La Découverte | Téléchargé le 17/06/2026 sur https://shs.cairn.info via Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (IP: 193.55.98.4) D’ailleurs, la pensée de l’élément n’est pas compatible, elle évacue un vide propre aux mathématiciens, un vide de la physique mathématique, et on en a souvent fait grief à Aristote du point de vue de l’histoire de la science, mais il faudrait peutêtre se demander ce qui pour sa métaphysique est crucial. Le lieu, c’est en quelque sorte une qualité intrinsèque du monde, une direction déterminée, qui permet aux éléments de s’identifier les uns par rapport aux autres. Tant que l’air n’a pas gagné son lieu, il n’est pas ce qu’il a à être. Cela ne se trouve pas dans la doctrine d’Empédocle. La doctrine la plus sophistiquée, la plus complète des quatre éléments se trouve là : c’est l’association de chaque élément fondamental, de chacun des quatre, à son lieu dans le monde. Seulement, il y en a un qui fait exception, c’est le cinquième, qui n’est donc pas un élément de plus mais qui est un élément en dehors (cinquième, cela veut dire excepté, cela ne veut pas dire quatre plus un). Il est en dehors d’eux, il les enveloppe. Alors, que lui arrive-t-il à lui ? Il est l’élément qui a un mouvement purement circulaire. Quelle est la caractéristique d’un mouvement circulaire ? Interrogez-vous sur son lieu. L’air gagne son lieu, la terre gagne son lieu, qui se trouvent être inverses, de direction opposée. Mais quel est le lieu de ce corps qui va s’appeler éther, c’est-à-dire qui est toujours en train de courir, selon l’étymologie fantaisiste que propose Aristote à la suite de Platon (aithêr, ai-thêr) ? L’élément qui est toujours en train de courir parce qu’il n’a pas de cessation de son mouvement, ni d’origine, c’est un élément qui court toujours car il a comme propriété de tendre, de tendre au même. Le lieu d’un élément qui tourne en rond, c’est le même. Un des beaux paradoxes d’Aristote est le suivant : l’élément que nous avons ici, qui est un élément privilégié et même excepté, le cinquième, c’est l’élément du tout. C’est en cela qu’on a quitté la doctrine classique des quatre éléments, c’est l’élément du tout, pas un des éléments. Vous avez le paradoxe, presque un oxymore, d’avoir l’élément de la totalité, l’élément de la sphéricité, c’est-à-dire de l’univers en tant qu’il est complet. Quelle est l’élément de la complétude ? C’est le cinquième élément. Concepts croisés 90 La Découverte | Téléchargé le 17/06/2026 sur https://shs.cairn.info via Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (IP: 193.55.98.4) J’insisterai sur deux ou trois propriétés qui permettent de vérifier ce caractère d’exception de notre cinquième élément aristotélicien. Je voudrais voir en même temps en quoi, pour nous, c’est un enjeu décisif. Le rapport au lieu est évidemment crucial, et le cinquième élément déjoue ce rapport que nous tenons, qu’Aristote lui-même tient pour classique, entre le lieu et l’élément. Je précise ce point. Aristote nous disait tout à l’heure : le feu a besoin de devenir feu, de s’accomplir comme feu. Pour cela il faut qu’il atteigne son lieu. En même temps qu’il atteint son lieu, il devient ce qu’il est — c’est la doctrine de l’essence —, et sa matière à ce moment-là est à peu près conforme à son essence. Il est de sa matière et dominé par son essence. Même ces éléments-là ne se réduisent pas au matériau. On distingue la matière première et l’élément, chez Aristote. C’est précisément cette distinction, au demeurant abstraite, qui nous permet de comprendre que l’élément est plus qu’un matériau, puisqu’il tend à son lieu. Il n’a peut-être pas une vie, mais il a en tout cas une tendance fondamentale, il a une direction. Il n’est donc pas disponible pour des artefacts ou des opérations de pure manipulation. Il y a une donnée naturelle de l’élément, qui lui prête des qualités intrinsèques et même tendancielles. Il ne se prêtera donc pas à toute opération. L’art devra donc compter avec cette tendance propre à la nature, qui ici se caractérise par la tendance vers le lieu. Il y a donc une norme propre à la nature des éléments : leur essence, qui se confond avec le fait qu’ils atteignent leur lieu. Ils ne sont pas d’abord rassemblés tant qu’ils n’ont pas atteint leur lieu. L’élément, en tendant vers son lieu, se totalise lui-même. Une exception, justement, le cinquième. Du fait du mouvement qui lui est d’emblée prêté, qui est le mouvement de pure circularité ou de pure circulation plus exactement, cet élément n’a pas à devenir ce qu’il est, il est toujours déjà. C’est pourquoi il est l’élément du monde, parce qu’il est l’élément de l’éternité. Curieux paradoxe d’ailleurs que de rechercher pour l’éternité un élément. On n’est pas passé à la dématérialisation absolue. Aristote ne raisonne pas comme si le monde, tout éternel qu’il est, tout en étant éternel, ne devait pas avoir de corps. Ce qui Le cinquième élément 91 La Découverte | Téléchargé le 17/06/2026 sur https://shs.cairn.info via Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (IP: 193.55.98.4) l’intéresse, c’est une éternité physique. Il est donc en quête, de façon parfaitement cohérente, de l’élément qui lui permettrait de rendre compte de cette éternité physique du monde, le fait qu’il soit déjà toujours ce qu’il est. D’où ce mouvement qui est un mouvement sur lui-même, un mouvement dans lequel il n’y a pas de transformation. L’élément est toujours déjà ce qu’il est et il se contente de revenir toujours au même point. Le mouvement du cinquième élément, c’est un mouvement qui s’annule. Ce qui n’est pas le cas des autres, puisqu’ils ont un lieu propre. Il est en quelque sorte, si je puis dire, subtilement délocalisé en étant affecté d’un mouvement circulaire. C’est la première négation qui affecte cet élément et en fait une exception par rapport aux autres. Mais cela nous permet en même temps de comprendre ce que sont les autres. Cela nous permet a contrario de comprendre qu’elle est la nécessité du lieu pour un élément de premier ordre, pour l’un des quatre, pour un élément on pourrait presque dire proprement dit, c’est-à-dire à l’intérieur du monde, intramondain. Prenons d’autres caractères qui vont accentuer encore cette transformation subtile du cinquième élément, qui n’est plus un élément absolument parlant comme les autres. J’ai insisté sur ce paradoxe du lieu, je crois qu’il faudrait insister aussi sur le fait que cet élément ne provient pas d’une transformation d’autres éléments. Cet élément est le seul à ne pas être le fruit d’un autre qui serait transformé. Tous les autres se transforment les uns dans les autres, sauf lui : il est donc excepté du cycle élémental — ou élémentaire, mais élémental serait certainement ici plus juste —, il est seul de son espèce. En quelque sorte, il est hors de son espèce, on est en train de tendre à le faire sortir de l’espèce. Enfin, et surtout, il n’a pas besoin de se rassembler ni de se disperser. L’éternité a besoin de cet élément qui est l’élément parfaitement durable, inaltérable, ce qui se confond étonnamment d’ailleurs avec l’idée que la cosmologie la plus abstraite peut se faire de la matière. Je pense à Démocrite, qui se fait de la matière une idée d’inaltérabilité. Pour Aristote, qui ne se fait pas du tout de la matière cette idée-là, ce qui est inaltérable c’est ce qui tend à se dématérialiser. C’est un élément qui tend vers le divin, en quelque sorte, c’est un élément quintessentiel. Concepts croisés 92 La Découverte | Téléchargé le 17/06/2026 sur https://shs.cairn.info via Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (IP: 193.55.98.4) Je m’interrogerai sur l’intérêt que présente ce cinquième élément par rapport aux quatre autres. Il permet de voir, en tant qu’il sort du jeu même des quatre éléments, ce qui est fondamental pour eux. Aristote ne fait nullement disparaître la doctrine classique des quatre éléments, on peut même dire que, d’une certaine façon, avec les modifications qu’il lui apporte, et avec l’introduction, tentée par Cicéron par exemple, de ce cinquième élément, il permet de comprendre pourquoi les quatre éléments ne font pas un monde mais sont dans un monde. Cette différence est tout à fait cruciale. Pour Empédocle, le monde, ce sont les quatre éléments ; le monde est épuisé par leur tétrarchie. Avec Aristote, il faut pouvoir penser le fait que les quatre éléments sont dans un monde, qu’ils ne suffisent pas à faire un monde, il faut un élément du monde qui puisse envelopper les quatre éléments. Qui pose quatre éléments en pose un cinquième. Je crois qu’on pourrait presque formuler la structure foncière de la pensée, plus que de l’argumentaire, d’Aristote de cette façon : qui pose quatre éléments en pose nécessairement un cinquième, pour pouvoir les envelopper, pour pouvoir les penser à l’intérieur d’un kosmos, c’est-à-dire d’un ordre et non pas d’une totalité spatiale. Aristote n’est pas en quête d’un espace qui enveloppe les quatre éléments, il est en quête d’une totalité organique qui permette d’envelopper ces quatre éléments. S’ils se transforment les uns dans les autres, il faut que j’aie déjà un monde pour pouvoir les inscrire. Ce n’est pas d’un espace que j’ai besoin, ce n’est pas d’une matière que j’ai besoin, ce n’est pas d’une forme que j’ai besoin. On pourrait presque dire : c’est d’une vie du cinquième élément que j’ai besoin, dans son caractère quasi divin. Aristote a légué à la philosophie un étrange élément, un très curieux élément, qui aura une fortune très réelle mais parfois très étrange, sous la forme de la quintessence. Cette doctrine que j’ai essayé d’analyser, je l’ai surtout puisée dans le Traité du ciel. Il se trouve, et ce n’est pas un des moindres paradoxes de cet auteur, qu’il se pourrait fort bien qu’il ait eu du cinquième élément une idée encore plus forte, sur laquelle je conclurai de façon un peu plus conjecturale : il se trouve qu’elle appartenait aux oeuvres de jeunesse, pour nous perdues mais Le cinquième élément 93 La Découverte | Téléchargé le 17/06/2026 sur https://shs.cairn.info via Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (IP: 193.55.98.4) dont nous avons des traces chez des auteurs bien postérieurs, comme Jamblique (vers 250). Or, Aristote a écrit un ouvrage célèbre dans l’Antiquité qui s’appelle le Protreptique, qui est l’invitation à la philosophie, à l’époque même où il appartenait encore à l’Académie de Platon. D’après les traces que nous avons pu reconstituer, il semble qu’Aristote, très tôt, dans sa période académique même, ait eu l’idée de ce cinquième élément, mais il ne l’aurait pas placé là où, un peu plus tard, peut-être dans le Traité du ciel, il l’a placé. Le cinquième élément, c’est l’élément du dieu et de l’âme, dit la tradition qui nous a conservé cette idée qui vient probablement du Protreptique, de l’invitation à la philosophie. Le cinquième élément, c’était l’élément de la communication au corps de cette fonction que l’on appelle la fonction organisatrice. Que ce soit l’élément de l’âme, comme il l’a probablement pensé d’abord, ou que ce soit l’élément du tout, du monde, il a toujours gardé, quels que soient ses usages, la même acception fondamentale, la même fonction qui est celle d’élément organisateur d’une vie, une vie qui peut s’avérer alors pour le monde être une vie éternelle.

mardi 16 juin 2026

jacques halbronn Subconscience/instinct versus Droit, Education. Astrologie Septénale.

jacques halbronn Subconscience/instinct versus Droit, Education. Astrologie Septénale. Il y a des périodes de même durée, où la Subconscience s'impose et d'autres où elle est refoulée. C'est ainsi que les enfants parviennent à "faire la loi' , à imposer leur mode de fonctionnement à leurs parents. Il serait tout à fait excessif de tout mettre sur le compte de l'éducation, de la culture ambiante. Les enfants ont leurs propres repéres et valeurs que l'on peut tout au plus tenter de moduler, de modérer. Dans la vie de la Cité, il existe des périodes subconscientes que le Droit s'efforcera assez vainement de déterminer en niant l'existence d'horloges "internes". Nous sommes donc en présence d'un double déni, visant une programmation innée en ne voulant croire qu'aux acquis. Cela dit, d'un point de vue cyclologique et au prisme de l'astrologie septénale, il apparait qu'en phase équinoxiale, il faille s'attendre à un refoulement des forces subconcientes, lesquelles reviennent en force en phase solsticiale. On pense notamment à un déni de la race et du langage non verbal, ce qui va justifier la colonisation et l'immigration, déni assumé à la fois par le colonisateur et par l'immigré. De même les femmes, de nos jours, auront tendance à nier toute programmation sexuée de façon à étayer un certain idéal d'égalité, sous tendu par tout un arsenal juridique.. Mais, la phase solsticiale (re)met les pendules à l'heure en dénonçant certains excés et de même en sens inverse pour la phase équinoxiale avec laquelle elle alterne. La période actuelle, étant équinoxiale, de par l'entrée de Saturne sur l'axe bélier -balance , est marquée par un déni des structures fondamentales, une volonté d'en relativiser l'importance, en tout cas, d'où la sacralisation par l'instrumentalisation du Droit, de la Loi, notamment par son volet répressif, du processus d'immigration, présenté abusivement comme irréversible, En réalité, l'on ne peut qu'observer la prédominance des clivages subconscients - dans le temps comme dans l'espace, ceux-ci échappant au contrôle du politique, d'où un apartheid incarné par les populations visées et non pas qui leur serait imposé. Car qui se ressemble, s'assemble. L'on se rapprochera de ceux qui parlent la même langue, qui ont le même langage non verbal - on se comprend à demi- mot- en quelque sorte subconsciemment. La phase solsticiale est conduite à minimiser le poids de la Loi alors que la phase équinoxiale ne jure que par les textes juridiques, par le "papier". JHB 16 06 26

lundi 15 juin 2026

jacques halbronn Astrologie septénale. Saturne et le cycle des colonisations. Unicité et Multiplicité

jacques halbronn Astrologie septénale. Saturne et le cycle des colonisations. Unicité et Mulmtyiplicité En Aout 1975, il y a un demi siècle, nous avions donné en allemand une communication à Aalen dans le cadre d'une Internationale Arbeistagung f¨ur kosmobiologische Forschung consacrée au thème "Der Einfluss kosmischer Symbole und kosmischer Krafte auf Individuum, Volk und Staat (-p. 13) :" Astrologie und Kolonialismus-Der Saturnzyklus von 1937 -1975." bien avant notre "Astrologie selon Saturne" (1994-1995) et à la veille de la parution de nos Clefs pour l'Astrologie (Seghers 1976), ce qui vient confirmer notre intéret pour cette planéte au regard de l'Astrologie, ce qui nous aura conduit aujourd'hui à parler d'une astrologie "saturno-centrée" succédant à l'héliocentrisme de Copernic.(XVe siècle). Nous avons montré que passage du sénaire (dédoublé en 12) au septénaire, par l'adjonction de Saturne avait perturbé singulièrement le dispositif des domiciles et ouvert (avec le septénaire) la voie aux transsaturniennes, ce qui est une compléte hérésie de la part de l'astrologie contemporaine, la soumettant facheusement à l'astronomie; laquelle correspond à un état primitif, non décanté, du systéme solaire. En 1975, nous n'avions pas encore vécu 1989 et le démantélement du bloc euro-communiste mais nous avions connu le temps de la décolonisation de l'empire français en 1960 et de l'empire nazi, en 1944 avec Saturne passant sur l'axe solsticial.(Cancer-capricorne). Ce phénoméne ne prend d'ailleurs sens qu'en le confrontant au passage de Saturne sur l'axe équinoxial(Bélier Balance), ce qui favorise au contraire la colonisation, l'annexion.(comme c'est le cas actuellement en prenant une orbe de 22 degrés en amont comme en aval (cf notre étude sur le 22). La signature au mois de juin 2026 d'accords entre les belligérants confirme la dimension équinoxiale actuelle contrairement à la grille de lecture "bélier". Il ressort que le cycle Saturne- Neptune, cher à André Barbault, n'a pas grand chose à voir -sinon du fait de coincidence ponctuelle) avec l'histoire du colonialisme et de la décolonisation et qu'il n'est nullement réservé à telle ou telle région du monde! Pourtant Barbault (né au début des années 1920) n'avait- t-il point traversé ces périodes d'autant que la France avait été fortement impactée par un tel phénoméne en Indochine et en Afrique.? Mais il était obnubilé par le créneau russo-communiste. En 1976, dans Clefs pour l'Astrologie pp. 158 et seq, et réédition 1993, pp. 135 et seq), nous distinguions les temps d'uniciité - équinoxiaux et de multiplicité - solsticiaux. JHB 15 06 26