LA REVUE ASTRO-PROPHETIQUE
Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
mercredi 15 avril 2026
Jacques halbronn Repenser le rapport d'un peuple avec son Guide Horizontalté versus verticalité
Jacques halbronn Repenser le rapport d'un peuple avec son Guide Horizontalté versus verticalité
En 2002, nous avons publié - il y a donc un quart de siècle, "le Sionisme et ses avars au tournant du XXe siècle (Ed Ramkat) où nous signalions qu'Herzl n'était nullement obnubilé par l'instauration de son "Etat Juif" en Palestine (cf Lettre du 20 mai 1897), le mot Sioniste ne signifiait pas retour à Sion. Nous mettions en évidence (cf 4e de couverture) les rapports de Herzl avec la France, d'où le reprint de la publication en feuilleton de son ouvrage dans la Nouvelle Revue internationale en 1896 (p. 324) En sous titre nous avions indiqué " suivi d'un dossier de Documents sionistes et pseudo-sionistes. Dans sa Préface, Hervé Gabrion relevait que dans l'ouvrage cohabitaient les événements sionistes et les Protocoles des Sages de Sion et il nous avait en effet semblé que le nom même de Protocoles faisiat reférence aux Congrès Sionistes (depuis 1897, à Bâle) Comme le note H. Gabrion, le sionisme était bien vu par les antisémites en ce qu'il conduisait à un départ des Juifs d'Europe, projet qui sera repris par Hitler avant de basculer, du fait du blocage britannique sous la pression arabe, vers la solution de leur extermination, ce qui sera facilité par ses victoires militaire tout comme l'instauration d'un Foyer Juif en Palestine (à partir de la Déclaration Balfour de 1917) aura été sous tendue par la défaite de l'empire ottoman durant la première Guerre mondiale. L'occasion fait le larron.
Le schisme survenu à la mort de Salomon, est celui du rejet de la dynastie davidienne et il est possible que Jésus de la dynastie adamique (cf ses généalogies) ait, lui aussi, été rejeté par les brebis perdues de la Maison d'Israel, à hui siècles de distance (environ) Jésus adopté par Joseph, descendant du roi David.
La dynamque verticale ne se focalise pas sur une terre donnée et elle peut en changer au cours des siècles (comme pour les Bourbons s'étant perpétués en Espagne). Cela fait penser à une planéte passant d'un signe à un autre (en Astronomie/Astrologie).
wikipedia
En Espagne, la maison de Bourbon (Casa de Borbón en castillan, prononcé [boɾˈβ̞on]) est la dénomination officielle de la dynastie régnant sur le royaume depuis l'accession au trône de Philippe V, petit-fils agnatique de Louis XIV.
Outre-Pyrénées, traité en qualité de fils de France, le roi Philippe V avait été créé à sa naissance duc d'Anjou, d'où l'appellation fréquente de maison de Bourbon-Anjou (Casa de Borbón-Anjou), également utilisée s'agissant de sa descendance à la nationalité espagnole issue des mâles.
Issue de la maison de France, ou plus précisément du rameau des Bourbons, la branche succède en Espagne aux Habsbourg à la suite des victoires des partisans bourboniens durant la Guerre de Succession d'Espagne, en 1700. Deux fois rétablie au XIXe siècle (en 1813 et en 1874), la famille règne de nouveau sur le royaume espagnol depuis 1975, dans le cadre de la Troisième Restauration. Le souverain actuel est Felipe VI, roi d'Espagne depuis 2014.
Depuis la mort d'Henri d'Artois [alias comte de Chambord, Henri V] sans héritiers en 1883, cette branche est devenue la branche aînée de la maison de Bourbon"
Autrement dit, les Adamites ne sont liés à aucun peuple et à aucun territoire en particulier, ce qu'avait bien compris Herzl (cf supra). Selon nous, la France a un lien particulier avec le plan adamique et à plus d'un titre,(cf l'Abbé Grégoire et l'Emancipation des Juifs à la fin du XVIIIe siècle) à commencer par sa langue (cf nos études francologiques/francoscentriques),remarquablement transmise par son peuple, sensiblement mieux que ne l'aura été l'hébreu qui n'a pas exercé l'impact dans le monde comme cela aura été le cas du français, impactant notamment l'anglais, l'allemand, l'italien et l'espagnol, ce qui exprime sa centralité dans l'UE.. Quant à la dénomination de Juifs", elle est géographique, cela renvoie à la Judée, ce qui ne saurait convenir aux Adamites. Certes, l'on peut supposer que les Adamites ont pu se perpétuer en milieu juif mais en aucun cas tous les Juifs ne sauraient être assimilés à l'adamisme. Un tel amalgame est irrecevable. D'aucuns auront du mal à comprendre cette verticalité adamite et notamment le fait que kes Adamites puissent avoir un rôle à jouer dans la conduite du peuple français, en lui permettant notamment de promouvoir sa langue et de mener à bien la renaissance de l'Astrologie revendiquée par une série de chercheurs français depuis le polytechnicien Paul Choisnard (Flambart) jusqu'à Michel Gauquelin et jusqu'à nos propres travaux; La situation actuelle depuis la fin février 2026, du fait des tensions d'Israel avec ses voisions (Iran, Liban Gaza, Cisjordanie) nous améne à nous démarquer de cet Etat, installé par les Britanniques et les Américains évangélistes dans un contexte colonial ingérable et dont nous avions, il y a près de 60 ans,fait intimement la connaissance avant de rejoindre la mouvance judéo-laïque (création du CERIJ, Centre d'Etude et de Recherche sur l'Identité Juive, Diplome des Langues O etc)
La Bible distingue les prophétes, les fils d'Adam, les messies (Mashiah), les rois des peuples. Les Hébreux ne sont pas liés à un territoire, à un espace mais à une temporalité. La symbiose entre ces deux entités reléve de la symbiose, ce qui produit des mélanges bâtards, à l'image de l'anglais;
En ce qui concerne les rapports entre Israéliens et Palestiniens, il s'agit probablement d'une même population qui aura été formatée différemment du fait de l'intervention de leaders de nature différente. En tout état de cause, la tendance à rechercher la clef de l'histoire dans l'archéologie est vaine, en contradiction avec la théologie de l'Election laquelle transforme et transmute un matériau premier.
La tendance centrifuge tend à s'appuyer sur les origines, en instrumentalisant la Science, alors que la démarche centripéte vise à signaler des ruptures diachroniques, comme c'est le cas dans genése I , le tohu bohu précédant le moment de la Création du lien crée de toutes pièces entre le Ciel et la Terre, et générant de nouvelles centralités.
JHB 15 04 26
mardi 14 avril 2026
jacques halbronn Anthropolinguistique. Etudes Francocentristes III
jacques halbronn Anthropolinguistique. Etudes Francocentristes III
En 1989, nous avions terminé une thèse (non soutenue) intitulée Langue et Culture. Essai de descriptions critique du systéme du français à la lumière des relations interlinguistiques (472 p.) Saturne était arrivé en Capricorne, donc en phase D centripéte, donc favorable à l’établissement et à la reconnaissance de centralités, de verticalité et par voie de conséquence la mise en évidence de certaines dépendances, dérivations et déviances. Nous y envisagions « l’hégémonie d’un dialecte local sur d’autres » (p. 6) Nous y mettions en garde : »Il semblerait qu’il ne serait point utile d’y rechercher un plan général qui aurait pu être élaboré à un certain moment de la formation de la langue » Nous exprimions notre scepticisme sur la notion d’évolution de la langue sur laquelle on n’aurait point prise. Il s’agirait, disions nous, de « distinguer, tel un archéologue, quels sont les traits initiaux du projet et quels facteurs ont pu interférer, tels les emprunts » Nous demandions « si la grammaire n’est point ‘ rendue possible du fait que la langue a été élaborée selon un certain schéma (..) La grammaire ne viserait alors qu’à retrouver les termes d’une proto-grammaire plutôt qu’à mettre en évidence un ordre inconscient voire involontaire » Nous concluions que « le système morphologique du français, seule langue source européenne contemporaine, c’est à dire à avoir exercé une influence puissante sur la structure et le « capital » lexical d’autres langues. On ne s’étonnera pas de notre usage de l’épithète « différentiel » (pp 267 et seq) Nous expliquions que « notre analyse a été nourrie par le recensement des diverses transformations du lexique français dans les langues germaniques (..) Les fautes commises par des locuteurs étrangers dues à la généralisation de certains cas parmi les moins sophistiqués à l’ensemble de la langue française (..) C’est précisément cette tendance systématisante supposée pallier l’ignorance globale de la langue qui est susceptible de nous révéler certaines structures » Dans notre conclusion (pp. 443 et seq), nous écrivions « L’homme semble fasciné par sa propre aptitude à créer des enclos que la Nature n’avait point programmés. Nous insistions sur l’avantage de « disposer d’une société de locuteurs capable de saisir de très faibles nuances dans la formulation différentielle des signifiants renvoyant à des signifiés assez nettement distincts (..) Dès lors que l’on est en face d’une société médiocrement consensuelle, il faut évidemment recourir à des différentiels plus grossiers où chaque notion correspondrait à la limité à un mot différent (..) En fait, toutes les langues sont placées en situation d’emprunt face au fléchissement de la polysémie et à l’afflux de signifiés, de nouveaux objets faisant la loi aux signifiants (..) Selon nous, la stratégie la plus efficace consisterait à dénoncer les faiblesses de l’anglais, ses compromis, ses emprunts maladroits, ses formes alambiquées »-(…) Le linguiste « devrait s’intéresser à des systèmes et à des « projets » linguistiques et non simplement à des langues » « Il est heureux, conclusions -nous, que certaine cultures soient en position dominante de façon à contrebalancer un tel processus centrifuge. Affirmer que chaque culture est autonome (..) risquerait de nous faire négliger le rôle de certains rapports de force entre cultures » (…) L’Homme habite des structures souvent fort anciennes par rapport auxquelles il est devenu peu à peu étranger, ce qui l’améne à tenir un discours impropre sur leur formation; Il importe, selon nous, que l’Homme reconquière sa propre création tout autant qu’il a su conquérir de ce qui ne l’était pas » (p. 456). Cet ouvrage achevé en 1989 souffrait d’une grave lacune, à savoir que nous n’appréhendions pas vraiment alors la dialectique de l’écrit et de l’oral https://fr.scribd.com/document/505453467/ Jacques-Halbronn-Dialectique-de-l-Ecrit-Et-de-l-Oral-en-Francais. Sur le plan académique, nous allions en 1995 reprendre l’essentiel de ce document (Paris VIII, DESS) dans un prélude à un Guide Astrologique (Ed O. Laurens, 1997). Où en est notre recherche plus de 35 ans après? Nous avons confirmé la centralité du français en montrant comment certaines inventions du français avaient débouché sur des solutions de continuité dans d’autres langues. La question du passage de l’écrit à l’oral, la connaissance des codes de prononciation mais aussi la quasi incapacité pour des locuteurs étrangers (dont ce n’est pas la langue maternelle) à restituer la bonne oralité du français met en évidence un processus d’initiation. C’est ainsi que la diphtongaison nasale semble hors de portée des « profanes » lesquels s’evertueront à trouver des succédanés, ce sera notamment le cas des autres langues latines, avec le remplacement du « e » à la française par un « o » ou un « a » comme quatre qui devient cuatro et quattro, tout comme « un » devient uno. On sera certes tenté de contester un tel diagnostic mais selon nous, il est assez aisé de percevoir un contournement d’obstacle là où d’autres préféreraient ne voir qu’une idiosyncrasie relevant de l’horizontalité et de la diversité babélique des langues plutôt que de la domination d’une langue matricielle, centrale, d’où le concept de franco-centrisme. Non pas que le français soit une langue première mais elle correspond à une « révolution », à une intervention venue d’ailleurs, conduisant à un reformatage d’une matière première. Ce qui vient brouiller les pistes, c »est le risque de confusion entre le primitif et le corrompu, en amont et en aval de la matrice, ce qui forme un triangle. L’obstacle épistémologique qui aura bloqué la recherche linguistique dans l’exploration phonologique tient évidemment à l’absence d’outils d’enregistrement avant la fin du XIX e siècle, étant entendu que l’écrit n’est que faiblement capable de nous restituer l’oral des siècles passés, ce qui vient relativiser l’oeuvre d’un Jean François Champollion(Pierre de Rosette)
wikipedia
« L’histoire des supports d’enregistrement sonore débute en 1857 avec un appareil qui, s’il est capable d’enregistrer une onde sonore complète sous la forme d’un tracé et non plus de simples vibrations, n’en permet pas la restitution : le Phonautographe du Français Édouard-Léon Scott de Martinville[— il faut attendre 2008 pour que des chercheurs parviennent à obtenir des fichiers audibles à partir de numérisations de tracés datant de 1860[ La restitution arrive vingt ans plus tard, en 1877, avec deux inventions quasi simultanées : le paléophone de Charles Cros, et le phonographe de Thomas Edison. Le matériel d’enregistrement et de restitution a depuis lors constamment évolué jusqu’à un traitement de plus en plus souvent entièrement numérique, de l’enregistrement à la restitution. »
Comment avons-nous surmonté ce probléme? Nous avons établi une « loi » s’articulant sur la dialectique des voyelles et des consonnes, les unes sous tendant les suffixes, les autres, les préfixes. Cela tenait à la méthodologie évoquée plus haut selon laquelle il convenait de rechercher l’application d’ un « plan » (un dessein intelligent) exigeant, on l’a dit, toute une formation précoce des locuteurs à combiner les consonnes entre elles en position préfixale et à renforcer la sonorité des voyelles en position suffixale. On parlera d’une anthropolinguistique, à savoir que la langue française, en tant que medium, serait porteuse d’un message (cf Macluhan) quant à l’organisation de nos sociétés. Mais notre réflexion épistémologique sur l’erreur aura été un fil d’Ariane. (c Linguistique de L’erreur Et Epistemologie Populaire, mémoire de 1987 (https://fr.scribd.com/document/367010714/jacques-HALBRONN-Linguistique-de-l-Erreur-et-Epistemologie-Populaire) Nos travaux sur les contrefaçons nous auront également préparé à repérer des emprunts et donc à rechercher des sources, des modéles.(cf notre thèse d’Etat Le texte prophétique en France, 1999) C’est ainsi- comme nous l’indiquions dans notre mémoire « Essai de description critique du systéme du français-que l’erreur est révélatrice de ce dont elle est issue, elle en est le reflet déformé. Il est clair qu’une telle entreprise exige une certaine aptitude innée d’investigation. Il faut un certain génie pour mettre à jour le génie d’une langue. Notre lecture du premier chapitre de la Genése nous aura conduit à l’idée d’une Surnature, révolution copernicienne de type créationniste et non pas évolutioniste.
JHB 14 04 26
samedi 11 avril 2026
jacques halbronn Le déni de centralité au prisme de l'astrologie septénale.
jacques halbronn Le déni de centralité au prisme de l'astrologie septénale.
Nous avons introduit plusieurs modéle impliquant la reconnaissance d’une certaine centralité saturnocentrisme, adamocentrisme, franco-centrisme et il ne faudrait pas confondre une telle méthodologie avec un quelconque ethnocentrisme. https://leredacteurmoderne.fr/2025/08/16/au-milieu-du-monde-reflexion-sur-nos-biais-de-centralite/ . Mais par ailleurs, nous condamnons l’égocentrisme, d’où notre relecture de la triade freudienne du Ich et du überIch en signalant chez la femme, en général, un fonctionnement égocentrique viscèral. Le rejet du centrisme revient à proner un égalitarisme. En Astrologie septénale, la phase dite Hessed (Saturne à mi chemin entre les axes équinoxiaux et solsticiaux) sera dite « centrifuge », elle condamnera la verticalité spatio-temporelle. A contrario, la phase dite Din( Saturne passant sur les axes saisonniers) renforcera la conscience de la centralité au sein du « plan divin » , lequel se déploie, s’articule autour de la planéte Saturne laquelle est « élue » (problématique centrique) et sort du rand de l’ensemble des astres du systéme solaire mais aussi autour de la lignée adamique, en tant que gardienne du dit plan dont le Créateur s’est déchargé sur ses représentants.
On aura donc compris qu’en phase Din, les Adamiques (en symbiose avec le monde juif) ont vocation à affirmer la centralité. Inversement, en phase Hessed, on est en phase avec la destruction de la Tour de Babel et on est condamné à la diversité des langues, ce qui pose le probléme d’une langue matricielle, centrale (cf le francocentrisme)
Genése XI, 1-5
« Tout le monde se servait d’une même langue et des mêmes mots. Comme les hommes se déplaçaient à l’Orient, ils trouvèrent une plaine au pays de Shinéar (Babylonie) et ils s’y établirent. Ils se dirent l’un à l’autre : ‘Allons ! Faisons des briques et cuisons-les au feu !’ La brique leur servit de pierre et le bitume leur servit de mortier. Ils dirent : ‘Allons ! Bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet pénètre les cieux ! Faisons-nous un nom et ne soyons pas dispersés sur toute la terre ! » Genèse 11, 1-5.
Plusieurs éléments du récit biblique sont tirés de l’histoire de la Mésopotamie. La tour de Babel, par exemple, a probablement été inspirée par grande ziggurat de Babylone. Nabuchodonosor II l’avait fait construire en l’honneur du dieu Marduk :
« Je m’appliquai à élever l’Etemenanki, la ziggurat de Babylone, pour faire rivaliser son sommet avec le ciel. Les peuples nombreux, que Marduk m’a confiés, (…) j’offris comme hommes de corvée à Marduk, pour construire l’Etemenanki et je leur fis porter des briques (…) J’érigeai sa base sur une hauteur de 30 coudées. Un temple haut, une chapelle sainte, j’érigeai pour Marduk, mon seigneur, au dernier étage, avec art ».
La tour était perçue comme le moyen de relier le ciel, le monde divin, symbolisé par le temple sommital, avec la terre et le monde souterrain dans lequel est ancrée la base de la ziggurat. La ville de Babylone était plurilingue au moment de la construction de la tour, on y parlait l’akkadien, écrit en cunéiforme, mais aussi l’araméen écrit en alphabet sur parchemin. La ville elle-même abritait des populations très diverses, avec notamment des groupes de déportés provenant des villes conquises par les rois.
La légende noire de Babylone
La légende noire de Babylone, ville orgueilleuse et viciée, provient de différentes sources.
Le récit biblique est marqué par l’expérience de l’exil forcé, à Babylone, de la population de Juda par Nabuchodonosor II, après les sièges de Jérusalem de 597 et 587 av . J.-C. Les auteurs grecs et romains véhiculent aussi une image déformée de l’Orient qui était leur ennemi au temps des guerres médiques (guerres d’Athènes contre la Perse).
Au Moyen Âge, cette image noire s’est transmise et il faut attendre les premières fouilles archéologiques et le déchiffrement du cunéiforme pour que la Mésopotamie soit perçue non plus comme l’antithèse de la civilisation mais comme l’un de ses berceaux. »
La phase Hessed, durant la moitié du temps saturnien de 28 ans, par périodes de 1260 jours, correspond au rejet de la Tour centrale au profit de la diversité centrifuge; La prévision astrologique a pour objet, selon nous, de signaler une telle alternance des phases et devrait dans un proche avenir se substituer aux constructions aléatoires des constitutions, en signalant à quel moment il y a basculement, ce qui dispense, en principe, de procéder à des élections. Mais en phase hessed, l’on niera la centralité saturnienne tout comme la centralité judéo-adamique. Cela donnera la Shoah pendant la Seconde Guerre Mondiale avec l’extermination d’un tiers environ de la population juive dans le monde. Mais le sionisme aura surtout voulu surfer sur la vogue des nationalismes et en ce sens , paradoxalement, s’opposer au judéocentrisme, en voulant doter les juifs(l’Etat juif de Herzl, 1896) d’un territoire comme pour les autres « peuples ».(cf notre ouvrage Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle, Ed Ramkat, 2002)
Actuellement, en 2026, en phase Din, l’on entend punir ceux qui s’opposent à l’adamocentrisme, comme on y procéda avec la Guerre des Six Jours, en 1967, sous Saturne dans le signe du Bélier (cf notre publication « L’Astrologie selon Saturne », 1994-95), ce qui vise évidemment l’Iran, quant à son comportement jugé carrément sacrilége. Si la Shoah nazie s’en prenait à la population juive répartie, dispersée, éparpillée dans toute l’Europe, la menace à l’encontre de l’Etat d’Israel se focalise sur une étroite bande de littoral à la marge du monde arabo-islamique. Cela tient au fait que l’on ait confondu judaisme et adamisme/hébraïsme. Le personnage de Moîse est un Hébreu qui entend prendre en charge un peuple, lié à une certaine terre. On lit ainsi des contre-vérités :
« Dieu prend soin de Moïse depuis sa naissance. Il se fait connaître à lui dans l’épisode du buisson ardent et le charge de faire sortir son peuple d’Égypte. Grâce à Dieu présent et agissant, Moïse sauve son peuple de l’esclavage en Égypte. »
»Son peuple » ne désigne pas le peuple de Moïse mais le peuple de ce dieu/ (Let my people go)
C’est ce dieu qui parle par la bouche de Moïse l’Hébreu.
Dans Exode on assiste à un glissement entre les Enfants d’Israel (verset 13) et les Sages femmes Hébreues ( verset 15)
יג וַיַּעֲבִדוּ מִצְרַיִם אֶת-בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, בְּפָרֶךְ. 13 Les Égyptiens accablèrent les enfants d’Israël de rudes besognes.
יד וַיְמָרְרוּ אֶת-חַיֵּיהֶם בַּעֲבֹדָה קָשָׁה, בְּחֹמֶר וּבִלְבֵנִים, וּבְכָל-עֲבֹדָה, בַּשָּׂדֶה–אֵת, כָּל-עֲבֹדָתָם, אֲשֶׁר-עָבְדוּ בָהֶם, בְּפָרֶךְ. 14 Ils leur rendirent la vie amère par des travaux pénibles sur l’argile et la brique, par des corvées rurales, outre les autres labeurs qu’ils leur imposèrent tyranniquement.
טו וַיֹּאמֶר מֶלֶךְ מִצְרַיִם, לַמְיַלְּדֹת הָעִבְרִיֹּת, אֲשֶׁר שֵׁם הָאַחַת שִׁפְרָה, וְשֵׁם הַשֵּׁנִית פּוּעָה. 15 Le roi d’Égypte s’adressa aux sages femmes hébreues -haIvrit), qui se nommaient, l’une Chifra, l’autre Poûa
טז וַיֹּאמֶר, בְּיַלֶּדְכֶן אֶת-הָעִבְרִיּוֹת, וּרְאִיתֶן, עַל-הָאָבְנָיִם: אִם-בֵּן הוּא וַהֲמִתֶּן אֹתוֹ, וְאִם-בַּת הִוא וָחָיָה. 16 et il dit: « Lorsque vous accoucherez les femmes hébreues (Ivrioth), vous examinerez les attributs du sexe: si c’est un garçon, faites-le périr; une fille, qu’elle vive
JHB 11 04 26
Cet article a été publié le Samedi 11 avril 2026 à 21 h 40 min et est catégorisé sous POLITIQUE. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le fil Flux des comment
Gael Barzin Au milieu du monde : réflexion sur nos biais de centralité
Au milieu du monde : réflexion sur nos biais de centralité
Proposé par
Gael Barzin
Au milieu du monde : réflexion sur nos biais de centralité
Nos perceptions sont traversées de biais invisibles qui nous placent toujours au centre : de nous-mêmes, de notre culture, de notre espèce, jusqu’à l’univers entier. En explorant ces strates, du plus intime au plus cosmique, ce texte interroge la déformation — et l’orgueil — qui orientent notre rapport au monde, tout en croisant des notions comme l’Anthropocène, la terraformation et nos projections fictionnelles.
📚 Sommaire
I. Soi — Égocentrisme et présentisme personnel
II. Entourage proche — Sociocentrisme intime et proximité temporelle
III. Communauté, ville ou région — Provincialisme
IV. Nation / Culture — Ethnocentrisme et mythe national
V. Humanité — Anthropocentrisme et chronocentrisme humaniste
VI. Planète Terre — Géocentrisme et présentisme géologique
VII. Univers / Cosmos — Cosmocentrisme et présentisme cosmique
VIII. Ce que disent les biais de centralité de notre humanité
IX. Ressources pour aller plus loin
Toute perception part de soi — c’est d’une logique implacable. Entre ce point de départ et le vaste monde, il existe une série de filtres : ces biais cognitifs pour lesquels, vous le savez, j’ai un faible assumé. Ici, j’aimerais explorer ce que j’appelle les biais de centralité. Du plus proche – au travers de l’égocentrisme – au plus lointain – via le cosmocentrisme -, ils tracent une graduation spatiale : ma personne, mon entourage proche, ma ville, mon pays, mon espèce, ma planète… jusqu’à notre place dans l’univers. Mais cette centralité ne se joue pas seulement dans l’espace : elle s’exprime aussi dans le temps, avec le présent comme pivot, comme centre invisible autour duquel gravitent passé et futur. L’exercice d’externalisation de soi est toujours quelque chose d’assez périlleux mais également très intéressant pour se décentrer et analyser notre comportement de la façon la plus neutre possible. Plusieurs disciplines s’y sont certes déjà essayés mais je tente une approche plutôt inédite ici avec une projection linéaire par cercles successifs sur le plan, donc, spatial et temporel.
Sur le centrisme spatial, parmi les ancrages théoriques connus, la psychologie sociale a largement exploré ce mécanisme à travers ce que l’on appelle le décalage de perspective interne et externe (self-distancing en anglais) : il s’agit de se percevoir comme si l’on était un observateur extérieur de soi-même. Cette posture, étudiée notamment par Ethan Kross et Özlem Ayduk (2011), est utilisée en thérapie pour prendre du recul et mieux réguler ses émotions. En philosophie, Thomas Nagel a formulé l’idée d’un passage du point de vue subjectif au point de vue universel dans The View from Nowhere (1986), tandis que Jean Piaget, en psychologie du développement, parlait de décentrement pour désigner la capacité à quitter l’égocentrisme cognitif afin de considérer d’autres perspectives. En anthropologie, Claude Lévi-Strauss évoquait un décentrement culturel, indispensable pour appréhender une culture étrangère selon ses propres codes et non à travers le prisme de l’ethnocentrisme. En sociologie, Pierre Bourdieu insistait sur la réflexivité : prendre conscience de sa propre position sociale et des biais qu’elle induit, condition nécessaire pour produire une analyse moins prisonnière de ses déterminismes. Les sciences cognitives, quant à elles, parlent de métacognition : la capacité à se penser en train de penser, à évaluer et ajuster ses propres processus mentaux, ce qui constitue l’une des clés du décentrement intellectuel. Enfin, certaines pratiques méditatives, notamment la pleine conscience (mindfulness), visent à observer pensées et émotions comme des phénomènes extérieurs, sans identification ni jugement, cultivant ainsi une forme d’extériorité intérieure proche du self-distancing.
Sur le centrisme temporel, plusieurs ancrages théoriques permettent d’en éclairer les mécanismes. En psychologie cognitive, on parle de présentisme (Tversky & Kahneman, 1974 ; Gilbert & Wilson, 2007) : la tendance à juger le passé et à anticiper l’avenir à partir de l’état émotionnel, des valeurs et des connaissances du moment présent, oubliant que nos perceptions évoluent. Les sciences de la décision y rattachent la préférence temporelle ou actualisme : accorder plus de poids aux bénéfices immédiats qu’aux gains différés, au détriment d’une vision de long terme. En histoire, François Hartog a conceptualisé le régime d’historicité présentiste, où le présent devient la référence centrale, reléguant passé et futur à des horizons flous ou instrumentalisés. En philosophie, Hans Jonas appelait au contraire au principe responsabilité orienté vers le futur, en particulier à l’ère technologique, pour contrer ce biais d’ancrage dans le présent. Les sciences sociales et politiques parlent aussi de myopie temporelle : un rétrécissement de l’horizon d’anticipation, favorisé par les cycles électoraux courts, l’accélération médiatique et l’instantanéité numérique. Enfin, certaines traditions spirituelles invitent à un rapport élargi au temps : non pas se fondre dans l’instant au point d’ignorer les leçons du passé ou les conséquences futures, mais habiter le présent comme un point d’équilibre conscient entre mémoire et projection.
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I. Soi — Égocentrisme et présentisme personnel
Je ne suis pas bien différent des autres : mon niveau d’égocentrisme fluctue, mais il est bien là. Ma tendance naturelle est de percevoir le monde en fonction de ma propre trajectoire, de mes besoins, de mes priorités. Les autres deviennent alors, consciemment ou non, des figurants de mon récit personnel — parfois même de simples obstacles sur ma route. Cette façon de voir n’est pas sans lien avec ce que j’ai décrit dans mon texte sur le syndrome de Truman, lorsque j’évoquais ma vision du “syndrome du PNJ” : considérer certains comme de simples personnages secondaires, dont la fonction est limitée à leur rôle dans mon propre scénario.
Je le constate dans des situations pourtant triviales. Sur la route, j’ai souvent le sentiment que toutes les voitures sont là pour me ralentir, comme si la circulation se densifiait exprès autour de moi. Même réflexe face à une foule : récemment, devant la file interminable pour une exposition consacrée au peintre d’estampes japonaises Katsushika Hokusai, à Nantes, j’ai ressenti un agacement disproportionné. Une pensée absurde m’a traversé : « C’est impossible que tout ce monde soit vraiment passionné par le Japon ! » Comme si, par un étrange raccourci mental, la présence des autres n’était légitime que si elle rejoignait mes propres goûts ou objectifs. Ce décalage me frappe toujours a posteriori : à chaud, l’émotion semble fondée, presque rationnelle ; à froid, elle révèle toute la petitesse de cette vision centrée sur soi, qui transforme une situation neutre en offense personnelle.
L’égocentrisme, si souvent pointé du doigt, est pourtant l’un des traits les plus universels qui soient. Il découle d’un mécanisme psychologique de base : notre perception et notre cognition partent inévitablement de nos propres sens, émotions et expériences. Mais si tous les biais de centralité déforment notre vision du monde, l’égocentrisme est sans doute l’un des plus pénalisants sur le plan cognitif : il réduit notre capacité à intégrer d’autres perspectives, à remettre en question nos idées et à enrichir notre vision du monde. Plus l’ego occupe la scène, moins il laisse de place à la curiosité, à l’apprentissage et à la transformation personnelle.
Sur le plan temporel, ce biais trouve son équivalent dans le présentisme personnel : la tendance à accorder une importance disproportionnée à ce que je vis maintenant, au détriment du recul historique ou de la projection vers l’avenir. Ramener tout à soi, tout le temps, et tout à son temps, c’est réduire le monde à la taille d’une cellule : confortable, peut-être, mais close. On reste alors prisonnier de son propre moment, incapable d’intégrer pleinement les leçons du passé ou d’anticiper les perspectives futures. J’en fais moi-même l’expérience : il m’arrive de perdre mon sang-froid face à une situation donnée, obsédé par la micro-seconde qui vient de s’écouler. L’événement prend alors toute la place, comme s’il résumait à lui seul l’instant présent — impossible, sur le moment, de mobiliser le recul pourtant nécessaire pour relativiser.
Si je fais un rapprochement avec d’autres biais que l’égocentrisme, il y a d’abord le biais du protagonisme, que l’on retrouve également dans le syndrome de Truman : se percevoir comme le personnage principal du scénario global. Il y a aussi le biais d’auto-référentialité, qui désigne la tendance à relier spontanément les événements, informations ou comportements observés à soi-même. C’est le réflexe mental qui pousse à se demander « Qu’est-ce que ça dit de moi ? », « En quoi ça me concerne ? », même si le lien est objectivement faible ou inexistant. Cette tendance se traduit au quotidien, par exemple, lorsqu’on voit deux personnes rire et que l’on suppose qu’elles se moquent de nous, ou lorsque l’absence de réponse à un message est interprétée comme un signe de désapprobation. Sur le plan temporel, l’équivalent direct de ce biais est le biais de récence : la tendance à privilégier les informations récentes. Par exemple, lors d’un entretien, un recruteur est souvent plus influencé par la performance du candidat sur les dernières questions que par ses réponses initiales.
Comment s’en prémunir ?
De tous les biais de centralité, l’égocentrisme est assurément le plus coriace car il est enfermé dans un corps solitaire, un point de vue unique et une temporalité. Il prospère dans un huis clos dont nous sommes à la fois l’acteur, le scénariste et le spectateur. Et comme nul ne peut sortir de soi pour se regarder vivre en permanence, il n’existe pas d’angle mort plus difficile à cartographier. Eradiquer l’égocentrisme — ou du moins le restreindre — peut se fait via trois leviers :
La mise à distance volontaire – Pratiquer l’auto-questionnement et s’efforcer d’adopter la perspective d’un observateur extérieur. Presque impossible lorsque l’ego est en pleine action : ceux qui souffrent le plus d’égocentrisme sont souvent les moins enclins — et les moins disposés — à remettre en question leur vision du monde.
L’élargissement du contexte – Replacer un événement dans un cadre plus vaste : historique, social, collectif… pour en relativiser l’importance. Cela exige une force mentale rare : reconnaître ses propres biais et admettre que leurs effets sont nuisibles, autant pour soi que pour les autres.
L’exposition à l’altérité – Multiplier les interactions, les expériences et les lectures qui sortent de sa zone d’intérêt immédiate. Un exercice salutaire que je recommande vivement à quiconque veut fissurer la bulle de ses certitudes.
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II. Entourage proche — Sociocentrisme intime et proximité temporelle
Avec le sociocentrisme, on change d’échelle : c’est la première strate qui relève pleinement de l’analyse sociologique. L’égocentrisme appartient au domaine psychologique, celui des mécanismes mentaux individuels. Le sociocentrisme, lui, n’existe qu’au contact des autres : il se nourrit des appartenances, des loyautés et des frontières entre groupes. Il trouve sa racine dans l’un des fondements de l’espèce humaine : la vie en groupe, indispensable à notre survie pendant des millénaires. Mais ce réflexe protecteur peut se muer en biais, lorsque l’attachement au groupe se traduit par la propension à placer celui-ci — famille, cercle d’amis, clan, communauté restreinte — au centre de l’échelle de valeurs et d’interprétation du monde. Ce mécanisme rejoint l’effet d’endogroupe : favoriser spontanément les membres de son propre groupe, même sans conflit réel ni raison objective. On leur prête plus de qualités (compétence, moralité, intelligence…), on pardonne plus facilement leurs erreurs, on leur accorde davantage de confiance et d’opportunités, tandis que l’exogroupe est plus volontiers stéréotypé ou dévalorisé.
🔍 Focus : Endogroupe et Exogroupe
Endogroupe : ensemble auquel on s’identifie et auquel on accorde spontanément des qualités positives. Il peut être basé sur des liens de sang, une appartenance culturelle, professionnelle, religieuse, politique… ou même sur un simple goût partagé (club de lecture, équipe sportive, fandom).
Exogroupe : ensemble perçu comme extérieur ou différent, auquel on attribue plus facilement des défauts, une moindre fiabilité, voire une hostilité latente. L’exogroupe n’est pas forcément un “ennemi” déclaré — il peut simplement être “les autres”.
Mécanisme clé : l’effet d’endogroupe désigne notre tendance à favoriser, protéger et excuser les membres de notre endogroupe, tout en étant plus critique ou méfiant envers l’exogroupe. Ce biais fonctionne même en l’absence de rivalité réelle et peut influencer jugements, décisions et comportements quotidiens.
Contrairement à l’égocentrisme, le sociocentrisme renforce l’estime de soi et le sentiment de sécurité. Les exemples sont partout : supporters de football jugeant “injustes” les décisions qui pénalisent leur équipe mais “normales” celles qui touchent l’adversaire ; recruteurs favorisant inconsciemment un candidat issu de la même école ; voisin “du quartier” jugé plus digne de confiance qu’un inconnu. Pour ma part, je n’ai jamais vraiment ressenti cette mécanique de l’intérieur. Je suis le seul Belge dans mon environnement, sans communauté linguistique ou ethnique de rattachement. Même la “communauté” végane, à laquelle je pourrais me sentir lié, est trop dispersée, dans mon quotidien, pour former un bloc cohérent. J’observe donc le sociocentrisme comme un phénomène d’enracinement : familier chez les autres, mais auquel je reste, par nature et par circonstances, étranger.
On retrouve toute une série d’autres biais liés à la dynamique d’endogroupe et d’exogroupe. Il y a, par exemple, le biais de faux consensus, qui nous pousse à surestimer à quel point les autres partagent nos opinions, comportements ou valeurs — surtout au sein de notre propre groupe. Le classique biais de confirmation, lui, nous fait tourner en rond : nous retenons ou interprétons les informations de manière à confirmer ce que nous croyons déjà. J’apprécie aussi particulièrement le biais d’homogénéité de l’exogroupe, qui consiste à penser que “les autres” sont tous pareils, moins nuancés et moins individualisés que “les nôtres”. On peut y ajouter le biais de stéréotypisation, qui attribue à l’exogroupe des traits simplistes et souvent négatifs, même sans expérience directe ou encore l’effet de halo, qui nous pousse à étendre une impression positive ou négative sur un membre de l’endogroupe à l’ensemble de ses caractéristiques. Enfin, il y a le biais d’auto-complaisance collectif, que l’on croise souvent dans certaines passions collectives (comme le football) : quand le groupe gagne, c’est grâce à son talent ; quand il perd, c’est forcément la faute de facteurs extérieurs…
À cela s’ajoute un biais temporel propre à cette logique : nous accordons plus d’importance et de mémoire aux événements récents touchant notre endogroupe qu’à des faits similaires frappant un groupe extérieur. La proximité temporelle renforce ici la proximité émotionnelle : un incident survenu hier à un proche restera longtemps présent à l’esprit, alors qu’un événement équivalent touchant un inconnu sera vite relégué aux oubliettes. Ce mécanisme est le pendant temporel de ce que le journalisme appelle la “mort kilomètre” (death by distance), où la distance géographique réduit l’empathie : plus c’est loin, plus c’est abstrait — et plus c’est récent, plus c’est saillant. En psychologie sociale, la théorie de la distance psychologique (Construal Level Theory) montre d’ailleurs que plus un événement est éloigné — dans le temps, l’espace ou les liens sociaux — plus il devient abstrait et moins il suscite d’émotion. En économie comportementale, l’identifiable victim effect explique pourquoi un cas concret et familier émeut plus qu’une statistique impersonnelle. Toutes ces notions, issues de champs différents, décrivent au fond la même mécanique : nous ressentons, retenons et valorisons davantage ce qui est proche de nous — qu’il s’agisse de temps, d’espace ou d’appartenance sociale. Si la distinction endogroupe/exogroupe accompagne l’humanité depuis ses origines, sa déclinaison numérique est bien réelle — et souvent bien plus biaisée, polarisée et amplifiée que sa version vécue “dans la vraie vie” :
💻 Focus : Le pseudo-sociocentrisme des réseaux sociaux
Sur les plateformes en ligne, on observe une forme de pseudo-sociocentrisme : les dynamiques d’endogroupe/exogroupe y existent, mais elles reposent sur des appartenances artificielles et éphémères. Les communautés se forment autour de causes ponctuelles, de fandoms, de hashtags ou d’oppositions binaires (“pro” / “anti”) et peuvent se dissoudre du jour au lendemain.
Ces “clans” numériques reproduisent les mêmes biais que dans la vie réelle — confirmation, homogénéité de l’exogroupe, auto-complaisance collective — mais sur un mode performé et algorithmique. L’appartenance se résume souvent à un like, un partage ou une photo de profil, sans engagement concret hors ligne.
Surtout, l’effet de bulle informationnelle accentue l’impression d’être toujours entouré de son endogroupe : les algorithmes privilégient les contenus et les points de vue conformes à ceux de notre “camp”, renforçant ainsi la certitude que notre vision du monde est partagée par “tout le monde”… ou du moins, par tous ceux qui comptent.
Comment s’en prémunir ?
Élargir le cercle mental – S’habituer à inclure des personnes extérieures à son groupe dans ses réflexions et décisions, même symboliquement, pour rompre le réflexe “nous d’abord”.
Comparer les jugements – Observer si l’on applique la même exigence, la même indulgence et les mêmes critères à l’endogroupe qu’à l’exogroupe. Cette symétrie est un bon test de lucidité.
Multiplier les ponts entre groupes – Fréquenter volontairement des espaces où plusieurs communautés se croisent (associations, débats, projets collaboratifs), pour nuancer l’image de “l’autre” et réduire l’homogénéité perçue. Exercice très inconfortable puisqu’il vient remettre en cause des croyances enracinées.
Varier ses sources d’information – Éviter l’entre-soi médiatique qui renforce les biais de confirmation et de faux consensus. Croiser les points de vue, y compris ceux qui contredisent nos repères.
Prendre de la hauteur contextuelle – Replacer les événements dans un cadre plus vaste (historique, géographique, sociologique) pour éviter de surestimer l’importance de ce qui touche “les nôtres” et de sous-estimer le reste.
Pratiquer l’inversion des rôles – Imaginer ce que l’on penserait si les situations étaient inversées : notre groupe à la place de l’autre, et vice-versa. Un exercice simple mais souvent inconfortable… donc utile.
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III. Communauté, ville ou région — Provincialisme
Si l’on monte d’une strate, on rencontre ce que l’on appelle communément le provincialisme. Le terme recouvre à la fois la loyauté profonde envers sa province ou sa région d’origine — ce que l’on pourrait qualifier de provincialisme horizontal — et l’opposition entre un centre et une périphérie, que l’on pourrait appeler provincialisme vertical. Dans les deux cas, cette tension nourrit à la fois l’attachement au territoire et les fractures internes d’un pays, qu’elles soient culturelles, économiques, politiques ou symboliques.
Le provincialisme vertical repose sur une dynamique de domination et de croyance en la supériorité du centre sur la périphérie. Le centre — souvent la capitale — concentre le pouvoir politique, économique et culturel, et se perçoit (ou est perçu) comme plus moderne, plus légitime, plus “avancé”. La périphérie, en retour, est fréquemment décrite comme en retard, provinciale ou moins “éclairée”. Ce rapport inégal est renforcé par des structures institutionnelles centralisatrices, la concentration des ressources et un traitement médiatique qui valorise le centre tout en invisibilisant ou caricaturant la périphérie. C’est ce que l’on appelle, en géographie urbaine et en aménagement du territoire, la macrocéphalie urbaine.
🏙️ Focus : La macrocéphalie urbaine
Ce déséquilibre territorial résulte souvent d’une combinaison de facteurs : histoire centralisatrice (monarchies absolues, administrations jacobines), concentration des infrastructures de transport et de communication vers la capitale, et effets cumulatifs liés à l’attraction économique, universitaire et culturelle. Une fois enclenché, le phénomène tend à s’auto-renforcer : les talents et les investissements affluent là où les ressources sont déjà concentrées.
Les conséquences dépassent l’aménagement du territoire : sentiment d’invisibilité ou de déclassement dans les régions périphériques, montée des revendications régionalistes, inégalités d’accès aux services publics et aux opportunités, et durcissement des stéréotypes mutuels entre centre et périphérie.
On retrouve ce schéma à des degrés divers dans de nombreux pays : Paris en France, Londres au Royaume-Uni, Buenos Aires en Argentine, Bangkok en Thaïlande… autant d’exemples où la capitale façonne à elle seule une grande partie de l’identité nationale — et alimente, en retour, les ressentiments périphériques.
Concernant le provincialisme vertical, le biais médiatique joue un rôle majeur. Globalement, les médias nationaux — et j’observe particulièrement ce phénomène sur les antennes de Radio France, que j’écoute beaucoup — consacrent davantage de temps, de détails et de moyens aux événements se déroulant dans la capitale, ou, dans une moindre mesure, dans les plus grandes métropoles. Les zones jugées “mineures” apparaissent surtout à travers des sujets gastronomiques ou touristiques… sauf lorsqu’un drame majeur bouleverse tout le pays. L’affaire du viol de Mazan, par exemple, a temporairement braqué les projecteurs sur ce coin du Vaucluse qui, sans cela, serait resté dans l’ombre. Bien sûr, un média national ne peut pas couvrir tout ce qui se passe sur le territoire. Les médias régionaux jouent ici un rôle de contrepoids, en mettant en lumière ce qui relève du quotidien local. Mais l’asymétrie de traitement à l’échelle nationale reste forte, et contribue à renforcer l’impression que “ce qui compte” se passe d’abord au centre.
Le provincialisme horizontal, lui, ne se limite pas à un simple attachement envers un territoire : il agrège langue, culture, mémoire collective et histoire politique. Et la sphère politique, loin de l’atténuer, joue parfois un rôle renforçant — voire toxique. Mon propre pays, la Belgique, en est un exemple parlant : l’opposition entre la Wallonie, région francophone, et la Flandre, région néerlandophone, est avant tout une fracture linguistique, mais elle dépasse largement la question de la langue. Elle s’enracine dans des trajectoires historiques différentes (industrialisation précoce au sud, prospérité portuaire et commerciale au nord), dans des choix politiques divergents et dans un système institutionnel qui renforce l’autonomie régionale. Ce clivage, entretenu par certains discours partisans, alimente un sentiment persistant de “nous” contre “eux”, jusqu’à influencer la perception mutuelle des habitants et la manière dont se distribuent les ressources et les opportunités. La Belgique n’est pas un cas isolé : d’autres tensions horizontales reposent aussi sur des lignes linguistiques, comme entre la Catalogne et le Pays basque en Espagne, ou entre l’Écosse et l’Irlande du Nord au Royaume-Uni. Mais le provincialisme horizontal peut aussi s’ancrer dans des rivalités économiques (Lombardie vs Mezzogiorno en Italie), historiques (Bretagne vs Normandie) ou culturelles (Marseille vs Lyon). Dans tous les cas, il s’agit d’une confrontation latérale entre régions dotées de leur propre poids historique, économique et culturel, sans passer par un centre unique dominant.
Même si la taille diffère, à part le biais médiatique évoqué plus haut, les biais inhérents au provincialisme sont proches de ceux rencontrés plus haut pour le sociocentrisme. L’on retrouve également la même logique d’endogroupe et d’exogroupe et les mêmes déformations quand il s’agit de qualifier celui qui n’est pas de notre région. Le provincialisme implique néanmoins des marqueurs identitaires plus forts sur bases d’accents, de dialecte, de traditions et d’histoire locale. Je ne sais pas si c’est parce que je suis expatrié depuis des années, mais je ne ressens absolument aucune attache liée au provincialisme. Je reconnais que, quand j’étais en Belgique, j’étais, comme d’autres, l’instrument d’une politique bien curieuse et que je n’éprouvais pas un amour fou pour le nord du pays… mon apprentissage du néerlandais a d’ailleurs été très difficile, cela a dû joué. En Bretagne, où j’habite désormais, je me suis amusé à interroger les locaux sur la volonté ou non d’un rattachement de la région nantaise à la Bretagne… mais c’était de la pure curiosité.
Comment s’en prémunir ?
C’est donc avec un regard assez extérieure que je vous propose ici quelques techniques pour ne pas succomber au provincialisme et ce qui s’en rapproche :
Pratiquer l’immersion : à partir d’ici et pour la plupart des strates suivantes, plus que former la jeunesse, le voyage permet de diversifier ses points de vue et donner une image plus globale et réaliste aux cultures plus éloignées.
Décentrer la langue : j’en reparle à la strate suivante, mais s’exposer à d’autres accents, dialectes et expression, et les considérer comme des richesses culturelles plutôt que comme des marqueurs de distance ou d’altérité
Et plus que jamais : questionner les stéréotypes. Sur ce point, j’ai beau ne pas être « victime » du provincialisme, et encore moins du sociocentrisme, je suis soumis à de nombreux stéréotypes. Parfois, je les entretiens. L’exercice de déconstruction est sans doute le plus difficile à ce niveau.
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IV. Nation / Culture — Ethnocentrisme et mythe national
L’image qui me vient à l’esprit quand il s’agit d’ethnocentrisme est cette façon dont se nomment eux-mêmes les Chinois pour désigner leur pays. En chinois, la Chine se dit Zhōngguó, traduit en français par “l’Empire du Milieu”. C’est ce que l’on appelle le biais de centralité cartographique — et la Chine n’est pas seule à le pratiquer. Chaque peuple a façonné la représentation du monde en se plaçant au centre : cartes médiévales européennes mettant Jérusalem au milieu du monde, Japon se définissant comme le “pays du soleil levant” (Nihon), orienté par rapport à la Chine ou peuples antiques situant leur terre au centre de l’oikouménè, le monde habité. Cette centralité symbolique n’est pas un simple détail de vocabulaire : elle reflète une vision où notre culture, notre langue et notre histoire deviennent la norme, voire le sommet. C’est le cœur de l’ethnocentrisme — et, sur le plan politique, le carburant du mythe national.
📜 Focus : Écoumène et mythe national
Écoumène : venu du grec ancien oikouménē, littéralement « la terre habitée », le terme désigne d’abord pour les Grecs et les Romains le monde connu, c’est-à-dire les terres explorées et civilisées, par opposition aux zones barbares ou inaccessibles. Au Moyen Âge, il survit dans le vocabulaire religieux — par exemple le « concile œcuménique », qui vise à réunir l’ensemble de la chrétienté.
À l’époque moderne, les géographes en font un terme technique : l’écoumène, c’est l’ensemble des espaces effectivement occupés et exploités par les sociétés humaines, par opposition à l’« anécoumène » (déserts, hautes montagnes, zones polaires). Aujourd’hui, des penseurs comme Augustin Berque l’élargissent encore : l’écoumène n’est pas seulement une surface habitée, mais un milieu de vie, qui inclut les relations entre humains, cultures et environnements.
Mythe national : là où l’écoumène décrit la réalité matérielle de l’habitat humain, le mythe national lui donne une dimension symbolique. Il s’agit du récit fondateur qu’une communauté construit pour se représenter et légitimer son existence sur un territoire. Ces récits servent à fédérer, à donner du sens et à projeter une continuité entre passé, présent et avenir.
Chaque pays en possède : la France républicaine exaltant 1789, les États-Unis invoquant leurs « Pères fondateurs », le Japon rattachant la figure impériale à la déesse Amaterasu. Mais derrière la force unificatrice, le mythe national comporte une part d’ombre : il simplifie, occulte ou réécrit l’histoire, invisibilisant souvent les minorités ou les violences qui ont aussi façonné la nation.
À retenir : l’écoumène dit où les hommes habitent, le mythe national raconte pourquoi ils s’y sentent « chez eux ».
Dans le fond, le seul ethnocentrisme objectivement fondé, à mon sens, serait celui qui place l’Afrique de l’Est comme point zéro de l’histoire humaine, puisque les données paléoanthropologiques montrent que tous les humains actuels en sont issus. Le reste n’est qu’une construction culturelle : chaque peuple a tenté de recentrer ce point d’origine sur son propre territoire, effaçant au passage notre origine biologique commune.
Mais cet ethnocentrisme ne se limite pas aux cartes et aux récits historiques. Il s’infiltre dans des domaines beaucoup plus quotidiens, presque invisibles. Dans la cuisine, par exemple, on juge un plat étranger à l’aune de ses propres habitudes — comme l’Italien qui s’indigne de la pizza à l’ananas ou l’Occidental qui “améliore” un sushi en y ajoutant de la mayonnaise. Dans l’art, on a longtemps parlé de “sculptures primitives” pour qualifier des œuvres africaines, faute de leur appliquer les critères esthétiques européens. Dans la langue, on simplifie et déforme un terme étranger pour le faire entrer dans nos cases, comme traduire samouraï par “chevalier japonais” en effaçant tout un contexte culturel. L’éducation n’y échappe pas : nombre de programmes scolaires racontent l’histoire mondiale presque exclusivement depuis la perspective nationale, en oubliant, par exemple, les mathématiques arabes ou l’astronomie maya. Même l’organisation sociale et politique porte ce biais, lorsqu’on considère la démocratie occidentale comme “le seul système avancé” ou que l’on hiérarchise les religions selon sa propre grille morale. De nombreux biais cognitifs découlent directement de cette posture : le biais de familiarité culturelle, qui nous pousse à surévaluer ce qui nous est familier et à sous-estimer ce qui ne l’est pas ; le biais de supériorité culturelle, qui nous persuade que nos institutions et nos traditions sont plus avancées ; ou encore le biais de “mission civilisatrice”, hérité du colonialisme, qui présume qu’apporter sa culture à d’autres est forcément un progrès pour eux. C’est certainement l’un des raisonnements dont j’ai le plus honte sachant que je fais partie de cette humanité qui se croit supérieure à une autre… Je pourrais aussi intégrer ce que l’on pourrait nommer le biais de glottomanie – que j’ai évoqué dans ce sujet sur la glottophobie – et qui va nous pousser à privilégier une langue, la nôtre le plus souvent, comme valeur et légitimité ultime. C’est un biais qui se manifeste également au niveau de la strate du provincialisme. Enfin, à tout cela, s’ajoutent le biais de traduction ethnocentré, qui aplatit les concepts étrangers, et pour les biais temporels liés à cette strate, on a le biais de cadrage historique, qui interprète le passé selon nos valeurs actuelles ou le biais de continuité nationale, qui nous fait croire que notre nation actuelle est la continuation directe et homogène de son passé. Bref, considérer tous ces biais, et voir comment ils se glissent partout — des manuels scolaires à nos assiettes, des musées aux bulletins d’information —, permettrait, je crois, de desserrer l’étau de notre vision du monde et d’ouvrir un peu plus la porte à d’autres manières de penser.
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V. Humanité — Anthropocentrisme et chronocentrisme humaniste
L’anthropocentrisme désigne la croyance selon laquelle l’humanité se trouve au centre de tout, qu’elle est la référence et la mesure absolues, intrinsèquement plus importante que n’importe quelle autre espèce vivante sur Terre. Cette idée imprègne encore massivement notre imaginaire, y compris dans des œuvres qui se veulent progressistes. L’humanité y est non seulement le point de référence, mais aussi le modèle implicite de toute civilisation “réussie”. Les espèces extraterrestres, dans la science-fiction, sont ainsi fréquemment jugées à l’aune de nos valeurs : ouverture, rationalité, maîtrise technologique, équilibre entre droits individuels et collectifs. Le chronocentrisme humaniste, lui, agit sur l’axe temporel : il érige notre époque — ou un “futur supposé” — comme point d’aboutissement naturel de l’évolution culturelle. Le passé est relégué à un ensemble d’étapes “arriérées” à dépasser ; l’avenir, imaginé comme une extrapolation linéaire de ce que nous sommes aujourd’hui, truffée de nos idéaux… et de nos angles morts.
La franchise Star Trek illustre, pour moi, parfaitement cette double centralité. Sous couvert de diversité et de compréhension mutuelle, l’humanité — occidentalisée, démocratique, rationnelle et organisée selon une hiérarchie militaire “soft” — reste l’axe moral et politique autour duquel tout gravite. La diversité ethnique affichée sert souvent de vitrine à une homogénéité culturelle : les civilisations rencontrées sont évaluées selon la grille de lecture de la Fédération, et la “maturité” d’un peuple se mesure à sa proximité avec ce modèle. Sur le plan chronocentré, l’univers de Star Trek projette un futur où nos valeurs actuelles sont universalisées — comme si l’histoire ne pouvait que converger vers elles. Même les dilemmes éthiques interstellaires s’y résolvent à la lumière de cette philosophie dominante. Si Star Trek en est l’exemple le plus emblématique, ce biais structure nombre de récits futuristes : Star Wars, Battlestar Galactica ou encore la saga vidéoludique Mass Effect. Derrière la promesse d’un ailleurs radicalement différent se cache souvent le miroir, légèrement déformé, de notre propre monde.
Dans notre réalité, ce qui me dérange le plus dans l’anthropocentrisme, c’est cette arrogance tranquille qui nous pousse à croire que nous sommes à la fois le sommet et le pivot du vivant. Nous plions les espèces animales à nos besoins, les transformons pour qu’elles produisent plus vite, plus gras, plus docile… puis nous nous mettons des lauriers de “sauveurs” parce qu’un zoo protège quelques pandas ou qu’une ONG réintroduit des loups. Comme si tout l’écosystème attendait notre générosité éclairée. La vérité, c’est que nous avons souvent la même approche qu’un pyromane qui se félicite d’avoir éteint un coin de l’incendie qu’il a lui-même allumé. Et tout cela repose sur un non-dit : dans notre récit mental, la nature n’a de valeur que lorsqu’elle nous sert — ou qu’elle nous amuse. Vous remarquerez que cela a tendance à m’exaspérer… je ne m’exclus pas non plus de cet état des lieux puisque je fais partie du tout dans lequel nous faisons tous partie. Pour apporter une larme d’humilité, je vous propose cet encart sur le positionnement de l’humanité au niveau de ce que l’on appelle « l’échelle trophique » :
📊 Notre vraie place dans le vivant
Malgré notre ego démesuré, l’espèce humaine ne trône pas “au sommet” de la pyramide écologique. Sur l’échelle trophique, nous occupons une position intermédiaire (niveau 2,2 à 2,5 en moyenne) — à peine plus élevée que celle d’un anchois ou d’un cochon domestique. Cela signifie que, globalement, notre régime alimentaire est celui d’un omnivore opportuniste, loin des grands prédateurs au sommet (orques, requins, lions).
De plus, la biosphère n’a pas “besoin” de nous. Les écosystèmes ont prospéré pendant des centaines de millions d’années avant notre apparition, et ils se réorganiseraient sans peine après notre disparition. En revanche, la majorité des systèmes vitaux sur lesquels nous dépendons (pollinisation, cycle de l’eau, fertilité des sols) sont gravement perturbés par nous.
La véritable mesure de notre importance écologique n’est donc pas notre rôle indispensable, mais l’ampleur de nos perturbations.
Comment s’en prémunir ?
Premier objectif, changer d’échelle mentale en s’habituant à penser en termes d’écosystèmes et de cycles naturels plutôt qu’en termes de besoins strictement humains… autant dire qu’il s’agit d’une mission impossible tant nous visons l’intérêt autocentré court-termiste.
S’informer sur les autres espèces et comprendre la notion de spécisme : explorer leurs comportements, intelligences et interactions permet de dépasser la vision utilitariste ou décorative que l’humain projette souvent sur le vivant. Le spécisme, concept forgé par analogie avec le racisme ou le sexisme, désigne la hiérarchisation des êtres en fonction de leur espèce, plaçant l’humain au sommet et reléguant les autres animaux à des rôles subalternes ou exploitables. Le comprendre, c’est reconnaître que cette logique est une construction culturelle et non une vérité naturelle, et qu’elle influence profondément nos lois, nos pratiques et notre imaginaire collectif.
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VI. Planète Terre — Géocentrisme et présentisme géologique
Le géocentrisme recouvre deux dimensions : la théorie scientifique aujourd’hui abandonnée, qui s’oppose à l’héliocentrisme, et un biais plus symbolique ou existentiel qui consiste à penser que la Terre occupe une place centrale dans l’univers. Pendant plus de quatorze siècles, ce modèle a façonné notre vision du cosmos, nous faisant croire que la Planète bleue était immobile et que tout gravitait autour d’elle. La transition vers l’héliocentrisme reste, à mes yeux, l’un des épisodes les plus fascinants de l’histoire intellectuelle : c’est sans doute l’un des rares cas où un biais de centralité a été progressivement déconstruit par la science et le temps. Je dois avouer être longtemps resté à distance de ce questionnement, jusqu’à ce que le manga/animé Du mouvement de la Terre (dont Netflix détient désormais les droits chez nous) me fasse percevoir la tension extrême entre un changement radical de paradigme et la résistance acharnée d’une autorité religieuse qui, pendant des siècles, a exercé un pouvoir absolu sur la vérité admise.
Trois personnalités sont centrales dans ce basculement de pensée. Nicolas Copernic (chanoine, médecin et astronome polonais, 1473 à 1543) propose, dans son ouvrage De revolutionibus orbium coelestium (paru volontairement en 1543, à la fin de vie du personnage), une vision selon laquelle la Terre tourne autour du Soleil et non l’inverse. Son modèle reste encore imparfait : il se contente d’inverser la structure géocentrique et conserve l’idée que la Terre suit une orbite parfaitement circulaire. La portée de sa proposition est limitée par une diffusion mesurée, mais Copernic sait qu’elle contredit à la fois la lecture littérale des Écritures et la cosmologie aristotélicienne soutenue depuis des siècles par l’Église. Cette cosmologie, développée par Aristote au IVᵉ siècle av. J.-C., avait façonné la pensée occidentale jusqu’à la Renaissance. Elle plaçait la Terre immobile au centre de l’univers, divisait le cosmos en un monde sublunaire imparfait (terre, eau, air, feu) et un monde supralunaire parfait, immuable, fait d’éther, et concevait les astres comme animés de mouvements circulaires éternels.
Si Copernic formula l’hypothèse héliocentrique, Tycho Brahe, astronome danois, en collecta les données astronomiques les plus précises de son temps. C’est grâce à cet héritage que Johannes Kepler (mathématicien et astronome impérial allemand, 1571 à 1630) put reprendre le concept, le consolider et le faire évoluer, démontrant que les planètes suivent des orbites elliptiques autour du Soleil. Il a élaboré trois lois qui, en plus du mouvement en ellipse, décrivent le fait que les planètes se déplacent plus vite près du Soleil que quand elles en sont éloignées et que plus elles sont éloignées plus leur révolution – temps de rotation autour du Soleil – est lente. Enfin, Galilée Galilei (physicien, astronome et ingénieur italien, 1564-1642) est sans doute celui qui a rencontré le plus de difficultés pour imposer l’idée de l’héliocentrisme. Si Copernic avait fait preuve d’une prudence absolue toute sa vie, et si les lois de Kepler étaient restées relativement confinées aux cercles scientifiques, Galilée, lui, met les mains dans le cambouis. Grâce à ses observations au télescope — les phases de Vénus (similaires à celles de la Lune, preuve que Vénus tourne autour du Soleil) et les lunes de Jupiter (quatre satellites en orbite autour d’une autre planète, preuve que tout ne tourne pas autour de la Terre) — il rend l’hypothèse héliocentrique impossible à ignorer. Mais en publiant en italien, à la portée du grand public et des autorités religieuses, il se retrouve en confrontation directe avec l’Église, jusqu’à son procès retentissant de 1633. Procès qu’il a perdu. Mais la théorie de l’héliocentrisme était bien là et sa reconnaissance se fait ensuite par grignotage progressif, notamment par le biais d’Isaac Newton, dans son « Principia Mathematica« , couplé à un affaiblissement – salutaire et indispensable à mon sens ! – de l’autorité religieuse et l’essor de la science expérimentale… Ainsi, l’héliocentrisme a gagné par accumulation de preuves et par changement de climat intellectuel, jusqu’à ce que s’y opposer devienne scientifiquement intenable.
Plus symboliquement, le géocentrisme est encore très central dans nos raisonnements modernes. Nous nous plaçons encore comme le centre narratif de l’univers, en partant du principe que la vie intelligente est unique à la Terre. On continue de se représenter l’histoire cosmique comme orientée vers nous : l’apparition de l’humanité étant vue comme l’aboutissement naturel d’un processus, plutôt qu’un hasard local. Comme si l’évolution nous avait choisi, comme si nous étions des élus. S’il n’y a pas de valeur fiable pouvant donner la probabilité que la vie intelligente émerge ailleurs, tout indique pourtant que notre apparition résulte d’un enchaînement hautement contingent : conditions planétaires particulières, événements géologiques rares, extinctions massives opportunes et évolutions biologiques improbables. En l’état, nous ne connaissons aucun autre exemple de civilisation technologique, ce qui nourrit l’illusion que notre existence était inévitable. C’est là que le géocentrisme symbolique s’installe : il confond un hasard local avec une finalité universelle, et entretient le récit flatteur d’une humanité “destinée” à occuper le premier rôle dans l’histoire cosmique.
En parallèle, on nourrit le fantasme de “la première rencontre” — celui d’une découverte qui validerait notre importance en nous mettant face à “un Autre” à notre mesure, une civilisation extraterrestre. La fiction en est particulièrement friande : tantôt elle entretient l’attente, en suggérant une présence mystérieuse sans jamais la montrer (Contact, 2001 : l’Odyssée de l’espace), tantôt elle imagine la rencontre consommée et intégrée dans notre quotidien (Star Trek, Babylon 5). Cette oscillation traduit notre ambivalence : chercher à rompre notre isolement cosmique tout en voulant rester les héros de l’histoire, même face à plus évolué que nous. Dans tous les cas, c’est un paradoxe assez passionnant : on se croit seuls et uniques tout en espérant ardemment ne pas l’être.
Comment s’en prémunir ?
Là, on est sur une strate largement déconstruite sur le plan scientifique. Reste la valeur symbolique du géocentrisme et cette difficulté à se représenter un univers où nous ne serions qu’un point perdu, sans rôle central. Certains auteurs ont parfois tenté l’exercice périlleux d’imaginer un Autre radicalement non humain. Et, curieusement, dès que l’entité représentée n’est plus humaine, elle tend presque toujours à être mise en opposition à l’humain. Le cinéma l’a largement montré, d’Alien à The Thing : l’Autre radical est souvent une menace, un danger à éradiquer. Nos récits trahissent ici la persistance du biais de centralité : nous n’arrivons pas à penser l’altérité sans la confronter à notre survie. Quelques exceptions — Solaris de Lem, ou plus récemment Arrival — cherchent à rompre ce schéma, mais elles restent marginales. Et, enfin, pour finir, dans notre réalité, il reste également encore quelques irréductibles pour croire que la Terre est plate. Mais c’est justement la preuve qu’aucun biais de centralité ne disparaît jamais totalement : il se transforme, se recycle, et attend toujours un terrain propice pour ressurgir.
L’anthropocène : ce biais temporel inversé
L’Anthropocène est un biais temporel inversé : là où le géocentrisme consistait, malgré soi, à surestimer la place de la Terre dans l’univers, beaucoup refusent aujourd’hui de reconnaître la place de l’humain dans l’histoire géologique proche. L’anthropocène, proposé pour nuancer l’époque officielle, l’actuel Holocène (commencé il y a 11 700 ans), désigne cette nouvelle époque géologique proclamé par les plus lucides d’entre nous dont la caractéristique première serait l’empreinte durable (plastiques, béton, radioactivité, CO₂ accumulé) de l’humanité sur son environnement. Ce n’est plus seulement un biais spatial (où est le centre ?), mais temporel : l’humain serait devenu une force tellurique, au même titre que les grandes ères glaciaires ou l’impact de Chicxulub… du nom de la météorite qui a terrassé les dinosaures !
Là où nous avons longtemps surestimé notre importance cosmique, nous avons désormais tendance à la minimiser dès qu’il s’agit d’assumer nos responsabilités. C’est tout le paradoxe de l’Anthropocène : refusé en 2024 par les instances stratigraphiques IUGS, il demeure un concept puissant. Non reconnu comme époque géologique, il agit pourtant comme un miroir : nous ne sommes pas le centre de l’univers, mais nous sommes devenus le centre d’un dérèglement planétaire. Ce refus montre également, à mon sens, un biais de déni, car reconnaître l’Anthropocène, ça serait reconnaître nos actions devenues comparables aux grandes forces naturelles. On est passés d’un biais où nous placions la Terre et l’humain au centre du cosmos… à un biais où nous refusons d’admettre que l’humain a effectivement pris une place centrale dans la dynamique planétaire. En d’autres termes : nous ne sommes pas le centre de l’univers, mais nous sommes devenus le centre d’une perturbation terrestre.
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VII. Univers / Cosmos — Cosmocentrisme et présentisme cosmique
Pour cette dernière strate, j’ai avancé au départ sans connaître le sens exact du mot cosmocentrisme. Dans mon esprit, il s’agissait d’un centrage par défaut sur notre planète, notre système solaire ou notre galaxie : non par conviction de supériorité, mais par simple absence de point de comparaison. Nous nous pensons au centre de “notre” univers observable, faute d’informations fiables sur les autres mondes, systèmes ou formes de vie.
En réalité, le cosmocentrisme est l’intrus de ma sélection de biais de centralité. Certes, il y a bien l’idée d’un centre, mais à une échelle si vaste qu’on ne peut guère dire que l’humain en soit le pivot. Dans son sens philosophique, il replace l’homme dans un ensemble plus grand et ordonné, dont il n’est qu’un élément. Certaines philosophies antiques — stoïcisme, néoplatonisme — voyaient l’univers comme un tout cohérent auquel l’homme devait se conformer. Dans sa version spirituelle ou mystique, il affirme que l’humain est secondaire face à une totalité englobant tout le vivant et la matière. Et, je dois le reconnaître, il y a peut-être là une forme de justice : un renversement bienvenu face aux excès de l’anthropocentrisme.
Reste que notre centrage par défaut sur “chez nous” tient aussi à des contraintes objectives. Les limites de notre univers observable, dictées par la vitesse de la lumière, restreignent notre connaissance aux régions accessibles à nos instruments. Le principe cosmologique, qui postule que l’univers est homogène (même répartition globale de la matière) et isotrope (mêmes propriétés dans toutes les directions), n’est qu’une hypothèse — séduisante, car plus simple à comprendre et à modéliser, mais jamais prouvée. À cela s’ajoute un biais d’unicité cosmique : la tentation de croire que les conditions terrestres sont uniques. Elles le sont sans doute à nos yeux, puisque notre monde résulte d’un enchaînement de hasards extrêmement improbables — distance idéale au Soleil, présence d’eau liquide, atmosphère protectrice, stabilité géologique… Mais l’immensité de l’univers rend plausible que ces combinaisons se reproduisent ailleurs. Une probabilité infime, multipliée par des milliards de planètes, cesse d’être négligeable. C’est toute l’ambiguïté : la Terre peut être exceptionnelle pour nous, tout en n’étant pas nécessairement seule en son genre.
Tout cela est renforcé par le paradoxe de Fermi, formulé dans les années 1950 par le physicien Enrico Fermi : si les conditions propices à la vie sont susceptibles d’apparaître ailleurs et si l’univers est si vaste et ancien, alors, statistiquement, des civilisations avancées devraient déjà avoir laissé des traces observables… Alors où sont-elles ? Les hypothèses pour expliquer ce silence vont de la rareté extrême de la vie complexe à l’idée que les civilisations s’autodétruisent avant de pouvoir voyager ou communiquer à grande échelle. Certains invoquent aussi le principe anthropique, l’idée fascinante qui admet que l’univers nous semble calibré pour la vie… mais uniquement parce que nous existons pour l’observer. Autrement dit, si l’univers n’avait pas les propriétés permettant à la vie d’apparaître, nous ne serions pas là pour en débattre. Ce principe peut se lire de deux façons : comme une simple tautologie scientifique, ou comme un indice que les conditions de l’univers ne sont pas un hasard complet — au risque de glisser vers des interprétations philosophiques ou métaphysiques. Face à ce vide, nous cherchons naturellement à combler l’inconnu par des récits : hypothèses scientifiques, mythes anciens ou fictions futuristes… Autant de manières de donner forme à un centre qui, peut-être, n’existe pas.
L’ultime centralité : exporter notre modèle
J’aimerais ici évoquer un autre paradoxe. Face à l’immensité de l’univers et la fragilité de notre condition terrestre, notre imaginaire collectif ne se tourne pas seulement vers les étoiles pour chercher un Autre mais pour chercher… une autre Terre. Le fantasme de coloniser Mars – scientifiquement, je trouve ça complètement incroyable ! – ou de transformer une planète voisine illustre à la fois nos ingéniosité et notre aveuglement. Nous projetons sur un autre monde les mêmes logiques d’appropriation et de centralité que celles qui ont déjà mis en péril notre planète. Comme si notre salut devait passer par la reproduction, ailleurs, d’un modèle déjà défaillant ici. Ce projet technologique titanesque révèle une contradiction criante : nous rêvons de remodeler un monde hostile plutôt que de préserver celui qui nous a donné naissance. Et là encore, le biais central se manifeste : nous ne pensons pas l’univers pour lui-même, mais uniquement comme une scène possible pour la continuation de notre propre histoire.
A la dernière minute…
vendredi 10 avril 2026
jacques halbronn Linguistique Emprunts au français et solutions de remplacement. dans les langues latines et germaniques
jacques halbronn Linguistique Emprunts au français et solutions de remplacement. dans les langues latines et germaniques
Selon nous, l’emprunt linguistique détermine une stratégie d’adaptation et d’intégration, tant à l’écrit qu’à l’oral en raison de la spécificité de la langue dont il est fait usage. Or, le français offre certaines difficultés à l’oral qui vont être contournées au moyen d’expédients.
C’est ainsi que la diphtongaison récurrente en français sera généralement ignorée par les langues qui lui empruntent, traitant la lettre « n » comme une consonne quand elle sert à amplifier la tonalité « voyelle »(vocalique). Le n ici a un statu diacritique. La liste des mots français comportant une diphtongue est très longue en français et couvre les formes écrites en an, on, in, un, ain, ein. Dans bien des cas, la langue emprunteuse a conservé l’écrit du français, ce qui démontre la préexistence de l’emprunt; On dénote de rares cas de respect de la diphtongue en anglais avec la phrase négative: I don’t, I can’t/ un cas intéressant est le possessifs : le « mon » français est remplacé par « my » En ce qui concerne l’emprunt de l’allemand au français, l’écrit conserve certes la diphtongue mais ne la rend pas à l’oral: nein, mein, dein, sein; kein etc Dans le cas des langues latines, la conjugaison ne respecte plus le modéle français: la finale en « os » de l’espagnol, à la première personne du pluriel, devait initialement comporter à l’écrit le tildé marquant la diphtongaison Vamos et Allons. Quant à l’italien, il n’aura gardé que la forme « mo » (Andiamo) L’anglais remplace parfois la finale « ment » par un « ly » (correctement, correctly) et parfois il prononce le « n » comme une consonne à part entière alors qu’il a une valeur diacritique pour signaler la disphtongue (parliament, governement)
L’autre cas de figure est l’emprunt du e français qui est généralement mal rendu par l’emprunteur. Le o remplacera souvent le e comme dans l’exemple donné plus haut où « not » se substitue au « ne » français.. I do not, I cannot. on retrouve ce remplacement du e par le o dans les langues latine : Yo à la place de je; no à la place du ne, lo à la place de le etc sans parler à l’oral de la prononciation « é » pour le : exemple que s’écrit comme en français mais ne se prononce pas pareillement
L’anglais ne parvient pas à prononcer correctement noble, possible, centre qu’il rend à l’oral nobel; possibel; center et dans ce dernier cas, l’écrit s’aligne sur l’oral. Or, le e français comme le n français ont valeur de voyelle; d’où leur rôle en fin de mot, selon la régle que nous avons posée dans de précédents textes. Inversement, le français équivaut à un shewa permettant de joindre les consonnes entre elles/ Or; en remplaçant le e par le o ( ex: no, lo, yo etc) les autres langues latines ne sont plus en mesure de conjoindre les consonnes initiales pour faire pendant aux voyelles finales, au sens où nous l’avons précisé, le o ou le a ne pouvant jouer le rôle du shewa (e muet)
Quant à l’allemand, il rend le e final du français d’une façon impropre: ce qui pose le probléme de la prononciation française de la diphtongue et du « e » qui exige une gymnastique particulière de la part de l’étranger. L’article défini en anglais « the »est calqué sur le « le » français mais n’en a pas les vertus, tout comme la première personne du singulier, I est dérivé du Je français.
C’est ainsi que dans bien des cas, le féminin français marqué par le « e » sera perçu comme se terminant par un son consonantique, vu que le e français a une réalisation qui n’est pas perçue à l’oral bien que figurant à l’écrit, ce qui conduit les langues latines à recourir aux voyelles « o » et « a » ou au « é »; à l’écrit ou à l’oral.
On est dès lors en droit de se demander si ce qu’on appelle voyelles ne serait pas le résultat d’une substitution a « e » à la française, cette langue étant, selon nous;, matricielle/ On aura compris que nous préférons de loin parler de dérivation et de substitution par rapport au français que d’idiosyncrasie propre à chaque langue, donc nous optons pour la verticalité et non pour l’horizontalité, selon notre épistémologie mettant en évidence une centralité structurelle;/
JHB 10 04 26
jeudi 9 avril 2026
jacques halbronn La fonction double de la lettre e comme garantissant aussi bien la tonalité voyelle ou consonne à l'oral.. Traditon orale
; Tradition ojacques halbronn La fonction double de la lettre e comme garantissant aussi bien la tonalité voyelle ou consonne à l'oral.
Nous avons souligné, dans de précédents textes à quel point la position d'une lettre était déterminante quant à sa fonction orale. Mais ce qui vient compliquer l'approche tient au fait que parfois l'écrit s'aligne sur l'oral. La régle générale que nous posons reste la suivante. En début de mot, le e doit rester silencieux quand bien même serait il présent et en fin de mot, il doit se faire entendre très légèrement (ex: j'parle) même en son absence,cela fournit un certain volant au locuteur pour rester dans les clous.
Autrement dit, le locuteur doit ajouter le son "e" pour éviter une finale consonne. C'est ainsi que port en position finale devra ajouter un "e", ce qui donnera "porte" mais cela vaut pour l'oral et non pour l'écrit. Cela pose la question des marqueurs de genre, selon que l'on s'inscrit dans le registre de l'écrit ou de l'oral. Faut-il vraiment se servir du "e" pour marquer le féminin? Inversement, le locuteur devra évacuer le "e" pour connecter deux consonnes entre elles en position initiale.
Il convient donc de ne pas se fier automatiquement à l'écrit et on devra juger, apprécier sur pièces, au cas par cas, l'important étant le résultat final lequel doit se conformer à la régle posée de l'alternance entre sonorités vocaliques et consonantiques. Le cas des adverbes retient notre attention. On a vu, lors de précédentes études, que les adverbes se formaient à partir de la forme "féminine" de l'adjectif : vivement, grandement etc Mais s'agit il vraiment du féminin? Peut être, comme en anglais, l'adjectif français est il au départ neutre?
Ce double usage du "e" nous interpelle car cela renvoie à la représentation duelle de Dieu et d'Adam telle qu'elle figure dans Genése I et V. Tantôt le personnage adamique sera passif (en phase Din, en astrologie septénale., et tantôt il sera actif (phase Hessed en astrologie septénale) Or, pour nous il importe de relier anthropologie et phonologie. Le français dispose de deux solutions pour respecter la vocalisation finale: soit par le biais de la diphtongaison avec usage d'un n final, rarement respectée en anglais, soit par l'adjonction à l'oral d'un e après la consonne finale. (ou d'une voyelle dans les autres langues latines) Autrement dit, le statut du shewa est double, ce qui n"avait pas été dit: le e fait disparaitre le son vocalique en début de mot alors qu'il en garantit la réalisation en fin de mot. La dualité, l'ambivalence apparait comme un principe général de structuration à tous les niveaux. Mais l'on ne saurait assez signaler que l'écrit n'a pas à s'aligner sur l'oral.Cela renvoie dans le judaisme à la distinction entre l'écrit et l'oral (la "bouche" al Pé) sur le web
" Le Talmud. Le second ensemble des écrits sacrés du judaïsme est constitué par la « Loi orale » que les rabbins avaient interdit de coucher par écrit ; son corpus est composé du Talmud, du Midrach et de la halakhah, regroupant récits et ensemble des lois qui régissent la vie juive."
La question qui se pose est la production de certaines sonorités en français, ce qui apparait lorsque l'on aborde la réception du français dans les langues germaniques. L'anglais a renoncé à rendre à l'oral la diphtongue pourtant signalée à l'écrit et l'allemand a adopté une prononciation lourde du e final français.
Prenons le cas du français "une" qui devient en allemand "eine". Or; le e final de une n'est pas respecté proprement dans le eine alllemand; On s'aperçoit, phonologiquement, que l'oral ne saurait se réduire à une conception figée de l'écrit car l'écrit ne nous donne pas la clef de l'oral si bien que des écrits identique ne correspondent pas à un seul et même oral. Le e final de une n'est pas le e final de eine. Le même alphabet ne garantit nullement une prononciation unique que ce soit pour les consonnes ou pour les voyelles. plaquer la réalisation d'un certain alphabet appliqué dans une langue sur une autre, est donc inacceptable;
Selon nous, le e à l'allemande est calqué sur le e final à la française et ne l'entend pas correctement. La subtilité de l'oralité du e final français lui aura échappé tout comme la diphttongue à la française est rendue à la première personne du pluriel par un "mos" au lieu d'un "mons en ne respectant pas le tildé sur le o. Nous mangeons, comemos; C'est dire que l'apprentissahe du française ne se réduit pas à l'acquisition d'un lexique mais passe également par celui de sonorités particulières nouvelles pour l'oreille de l'éleve.
JHB 09 04 26
mercredi 8 avril 2026
Surveiller et punir jacques halbronn Astrologie septénale.Le risque des excés tant en Din qu'en Hessed. Mécanique de la vengeance
Surveiller et punir
jacques halbronn Astrologie septénale.Le risque des excés tant en Din qu'en Hessed. Mécanique de la vengeance
Les événements actuels au Proche Orient, avec la suspension des opérations US en Iran, font apparaitre la question de l'Over-réacting tant en phase Din qu'en phase Hessed., ce qui signifie que les débordements sont prévisibles/A chaque période, des excés et abus sont à prévoir. Punir, sanctionner exige de la mesure, de la proportion. Avec la nouvelle phase Din, il fallait s'attendre à une volonté d'éradiquer le Mal et c'est qui s'est passé en Iran, ces dernières semaines, autour des USA et d'Israel qui auront mis à mal cet Etat jusqu'à ce qu'une tréve soit acceptée par les parties en présence en ce début d'avril 2006. Les excés d'un Donald Trump auront fini par changer le bourreau en victime/ En 1967, sous la même configuration (Saturne en Bélier), on peut aussi se demander si la peine infligée n'aura pas été excessive, abusive, avec l'annexion de la Cisjordanie et de la vieille ville de Jérusalem, faisant d'Israel un Occupant. , On sait que le 7 octobre 2023 en phase Hessed, la réaction à l'Occupation aura pris des formes intolérables. Tout cela interpelle la prévision astrologique, du fait d'une telle ambiguité qui mélé tout et son contraire. Ainsi, en temps de conflit, il faut s'attendte à une volonté de paix.
Quant à la période Hessed qui fait contrepoids à l'autoritarisme du Din, elle peut tout à fait, également dégénérer comme on l'a noté lors du "pogrom"sauvage d'octobre 2023 ou sous la Révolution Française.(La Terreur) Chaque phase prend le contrepied de la précédente et comporte une forme de revanche, voire de vengeance, entrainant un cercle vicieux. Certes, l'Iran est-il une menace en raison de ses propos sur l'Etat d'Israel et cela explique qu' Israel ait dépeché son armée pour écraser l'Iran comme il l'avait fait lors de la Guerre des Six Jours. Mais il convient de se garder des débordements où le reméde serait pire que le mal: Il y a la paille et la poutre; Israel ne saurait ignorer que sa présence dans la région fait probléme La phase Din est celle de la Surnature,à savoir l'intrusion d'extra-terrestres dans l' Histoire de l'Humanité, ce qui correspond à la théologie biblique (Genése I) d'un Dieu créateur du Ciel et de la Terre. Quant à la phase Hessed, elle correspond à la Tour de Babel avec la division des langues.
Michel Foucault
Surveiller et punir Naissance de la prison
Présentation
Peut-être avons-nous honte aujourd’hui de nos prisons. Le XIXe siècle, lui, était fier des forteresses qu’il construisait aux limites et parfois au cœur des villes. Elles figuraient toute une entreprise d’orthopédie sociale.
Ceux qui volent, on les emprisonne; ceux qui violent, on les emprisonne; ceux qui tuent, également. D’où vient cette étrange pratique et le curieux projet d’enfermer pour redresser? Un vieil héritage des cachots du Moyen Âge? Plutôt une technologie nouvelle: la mise au point, du XVIe au XIXe siècle, de tout un ensemble de procédures pour quadriller, contrôler, mesurer, dresser les individus, les rendre à la fois « dociles et utiles ». Surveillance, exercices, manœuvres, notations, rangs et places, classements, examens, enregistrements, toute une manière d’assujettir les corps, de maîtriser les multiplicités humaines et de manipuler leurs forces s’est développée au cours des siècles classiques, dans les hôpitaux, à l’armée, dans les écoles, les collèges ou les ateliers: la discipline.
Penser les relations de pouvoir aujourd’hui ne peut se faire sans prendre en compte l’ouvrage de Michel Foucault (1926-1984), devenu aussi indispensable à notre époque que le Léviathan de Hobbes le fut à l’époque moderne."
jHB07 04 26
jacques halbronn Théologie. et Bio-technologie. Les fils d'Adam comme courroie de transmission du Créateur
jacques halbronn Théologie. et Bio-technologie. Les fils d'Adam comme courroie de transmission du Créateur
Les Juifs ont l'habitude de refuser à Jésus le statut de dieu. Mais ne s'agit-il pas d'un malentendu?. Si l'on admet que le Créateur entend laisser sa Création fonctionner sans son intervention directe et s'il incombe à Adam de veiller à faire respecter un certain ordre, axé sur l'alternance du masculin et du féminin, on peut dès lors admettre que la lignée adamique soit chargée du rôle de Dieu. MAis il va de soi, ne serait qu'en raison de l'espérance de vie humaine, qu'il reviendra à la lignée adamique d'assumer cette tâche, de génération en génération et il est hors de question qu'un seul membre de cette lignée en ait le monopole. Jésus, Dieu et après? Il a eu des prédécesseurs et il aura des successeurs. Comme on s'en est expliqué dans un précédent texte; chaque fils d'Adam doit être doté d'une aptitude à suivre le cycle de Saturne, de 3 ans et demi en 3 ans et demi, faute de quoi il ne serait pa à la hauteur de la tâche. Peut on dire que Jésus n'a pas su respecter cette nécessité de changer de comportement tous les 1260 jours? Il semble bien qu'il n'ait pas compris que les régles du jeu changeaient selon une telle alternance. Nous avons dit que ses amis n'ont pas su le protéger, le mettre en garde et qu'ils n'ont pas été à la hauteur, quand Jésus a eu besoin d'eux (en phase Hessed), à savoir accomplir leur part du contrat conclu sous la phase DIN qui conduit les gens vers lui (cf le reniement de Piere). Mais c'est à charge de revanche. Probablement, Jésus n'avait-il pas été proprement initié à la vraie astrologie. Certes, la cyclicité est-elle ressentie viscéralement mais c'est parfois trop tard.La lignée d'Adam devait-elle avoir reçu la vraie révélation astrologique liee au 7 (cf les 7 vaches du rêve de Pharaon).? That is the question!
08 04 26
mardi 7 avril 2026
jacques halbronn La Vie astrologique au prisme de l’Astrologie Septénale et de ses deux phases.
jacques halbronn La Vie astrologique au prisme de l’Astrologie Septénale et de ses deux phases.
Selon nous, un vrai leader -au sens adamique du terme – est un rassembleur et son message est en soi une affaire secondaire tout comme le message l’est par rapport au medium: ( Marshall MacLuhan) En avril 1981, FRançois Mitterrand a surfé sur un Saturne en balance, en début de phase Din, ce qui l’a conduit à la présidence de la République. Tous les Adamites (liés au cycle saturnien) auront été impactés par une telle phase d’une durée de 3 ans et demi (28/8); Au terme de cette phase, un changement stratégique s’impose/Il faut se faire accepter, on devient demandeur alors qu’en phase Din, on vient vers vous spontagnément sans avoir rien demandé. Il n’est donc pas question d’étudier quelque thème natal que ce soit car la régle est la même pour tous. En phase Din, les gens viennent vers vous, en phase Hessed, vous allez vers les gens, si vous êtes leader central. Mouvement en sens inverse, par conséquent. Il faut savoir jouer sur les deux registres en alternance; être un Janus à deux faces, faute de quoi on sera désarçonné. Cela signifie metre de l’eau dans son vin en phase Hessed et en revanche, en phase Din se montrer plus directif et intransigeantn donc changer de ton Cela renvoie à la dualité masculin féminin, affichée dans le premier chapitre (repris au cinquième) de la Genése, tant pour Adam que pour son « Créateur, qui l’a façonné à son image, à sa ressemblance. Contrairement à Spinoza, ce Dieu n’est pas identique à la Nature (Deus sive natura=)première mais à une SurNature, à une Natre ugmentée reformatée (théologie de l’Election) dans un espace temps restreint; dont l’émergence est bien plus récente mais nous rejoignons sa théologie, en ce qu’il n’est pas une entité qui se manifestera au delà du temps de la Création à la différence d’un dieu de la Chrétienté et de l’Islam censé veiller sur notre monde en permanence; tâche devolue à la lignée Adamique. En ce sens, l’adamique est Dieu puisque Dieu s’est retiré. -Tsimtsoum/
sur le web
» La création n’est possible que par le retrait de Dieu en lui-même : Dieu se concentre en lui-même pour permettre à quelque chose qui n’est pas d’exister. Cette concentration de Dieu en lui-même est source d’énergie. Une part de la divinité se retire afin de laisser place au processus créateur du monde. Autrement dit, le tsimtsoum est la façon dont Dieu fait de la place pour que nous puissions avoir notre propre monde, faire nos propres choix. Mais Dieu demeure présent dans son absence, encore plus présent dans son absence que dans sa présence. »
Voyons ce qu’il en est dans la communauté astrologique. En 2004, en phase Din, je me suis retrouvé au centre d’un processus de rassemblement dont l’ampleur inespérée me dépassait.Ce n’est que bien plus tard que je parviendrai à en appréhender la cause astrologique, avec Saturne passant dans le signe cardinal du Cancer. Cela avait déjà été le cas 30 ans plus tôt ce qui avait conduit à la fondation du Mouvement Astrologique (MAU) donc sous les mêmes auspices. En revanche, en 2008, c’est moi qui me déplacerai dans toutes la France et au delà (Suisse, Belgique, Québec) On était en phase Hessed. D’où la formule . Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi ! (Le Bosssu) Dans le phase Din actuelle, on peut penser que Natanyahou aura bénéficié du soutien de Trump à moins que cela ne soit l’inverse.
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Les États-Unis et Israël ont lancé une série d’attaques conjointes, samedi 28 février, contre la République islamique d’Iran. Au pouvoir depuis 1989, le guide suprême Ali Khamenei a été tué avec plusieurs hauts responsables militaires. L’Iran a riposté avec des frappes sur Israël, mais en attaquant aussi les pays du Golfe, qui sont les alliés arabes des États-Unis dans la région. Ce lundi 2 mars, le Hezbollah a tiré des missiles et des drones vers Israël, entraînant une riposte de l’armée israélienne sur le territoire libanais qui a fait plus de 30 morts. Après trois jours de guerre, la situation semble explosive dans la région et l’incertitude demeure sur la durée et l’issue de cette guerre. Donald Trump et Benyamin Nétanyahou peuvent-ils changer le régime en Iran ? »
Le rôle de l’astrologie consiste, selon nous à définir une stratégié adéquate, au regard de la cyclicité saturnienne; Il y a un temps pour que l’on joue un rôle central, sans l’avoir demandé (Din) et un temps où l’on paie de sa personne en faisant preuve de diplomatie voitre en usant de corruption pour arriver à ses fins.(Hessed) Il s’agit donc là d’une clef de sociologie politique que nous présentons à la mémoire de Mauriuce Duverger.dont nous suivions le cours magistral en 1965-66., certainement plus fiable que celle fournie par André Barbault dans les années 1965-67, cela fait 60 ans (La crise mondiale, Les astres et l’Histoire), donc sous les mêmes auspices. Comme on A a dit au début, on attend pas d’un leader qu’il voit juste mais qu’il permette de réaliser ponctuellement un certain consensus par delà le bien et le mal (Nietzsche)
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Pour les chrétiens, Jésus est le Fils unique de Dieu, il est Dieu lui-même et non seulement une haute figure de l'humanité. La foi chrétienne affirme que le fils de Dieu s'est fait homme pour partager notre condition et nous faire participer en retour à sa divinité.25 avr. 2022
JHB 07 04 26
jacques halbronn Bible Les hébreux sont un peuple par le sang et non par le sol. Le modéle royal. au prisme de l'astrologie septénale.
jacques halbronn Bible Les hébreux sont un peuple par le sang et non par le sol. Le modéle royal. au prisme de l'astrologie septénale.
Le terme "juif" est impropre pour désigner les Hébreux car la Judée est un territoire lequel ne détermine pas un lignage, une généalogie. Abraham tout comme Moîse sont désignés comme Hébreux voués à guider des peuples et non leurs propres peuples. Dans Exode III, on voit l'Hébreu Moïse missionné pour conduire un certain peuple qui n'est clairement pas le leur. Il faut parler de monarchie constitutionnelle; ce qui implique une dualité entre une lignée et une "nation". La France a perdu le sens de la monarchie, alors que l'Angleterre est parvenue à le préserver.
A la mort de Salomon, le peuple qui était guidé par la monarchie davidienne donc hébraïque s'est rebellé et a constitué un Royaume d'Israel en sécesssion avec la population restée fidéle à la dite monarchie, au sein d'un autre Royaume, englobant les tribus de Judah et de Benjamin. Ce Royaume d'Israel se donnera un roi en paralléle avec celui dit de Judah, à Jérusalem et de son Temple. Théodore herzl, dans son Judenstaat (cf notre ouvrage Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle, 2002) n' aura pas pris la juste mesure du phénoméne, ce qui a donné le" sionisme", le "retour" à une certaine Terre, la Judée. Cette façon de désigner une population par le nom de la terre qu'elle occupe ne saurait être la "solution" comme il est proposé dans le sous-titre de l'Etat Juif ou de l'Etat des Juifs. Herzl n'avait pas déterminé en quel lieu devrait se tenir son Etat Juif. L'occasion a fait le larron, en raison du démembrement de l'Empire Ottoman due à la Première Guerre Mondiale, postérieure à la mort de Herzl lequel avait mentionné comme alternative l'Argentine (cf le baron de Hirsch et par la suite, peu avant sa mort, considérée la solution proposée par les britanniques de ce qu'on appelait l'Ouganda, ce qui aurait probablement été préférable en raison de l'opposition du monde musulman à la Déclaration Balfour de 1917. On ne saurait en tout cas assimiler antisionisme et antisémitisme L'Iran était philosémite (cf l'impact de l'Alliance Israélite universelle) mais hostile à l'instauration d'un Etat Juiif au sein du monde arabe ( cf Lumières et Anti-Lumières en Iran”, de Stéphanie Roza et Amirpasha Tavakkoli)
Les populations qui se sont soumises, à un moment de leur histoire, à une monarchie "hébraïque" ont pu se donner des Hébreux comme "rois" voire comme "messies" (oints, comme le seront les rois de France, à Reims) mais cela ne signifie aucunement que ces rois en soient issus. Les Hébreux ne peuvent être qualifiés de peuple que au prisme d'une lignée; C'est ainsi que l'Evangile de Mathieu s'ouvra par une généalogie de Jésus lequel va désigner le peuple dont il entend se charger, à savoir les populations qui avaient rompu des siècles plus tot avec la monarchie davidienne. On peut dire tout au plus que ces reste de la Maison d'Israel ont ou n'ont pas voulu suivre Jésus mais on peut reprocher à Jésus ne pas avoir su se faire reconnaitre mais pas de ne pas s'être reconnu lui-même. Idem pour Moïse. Les Hébreux sont une interface entre le plan divin et les peuples qui habitent cette Terre, ils sont une Humanité augmentée, ce qui leur permet de prendre la direction de l'un de ses peuples pré-adamiques..à l'instar de Moïse avec les Fils d'Israel qui ne sauraient être assimilés avec les Fils d'Adam, que sont les Hébreux. Autrefois, on se disait "d'origine juive", ce qui mettait l'accent sur le sang plus que sur le sol alors que les Israéliens se définissant par leur lien avec une certaine Terre. Dans le Pentateuque, au chapitre V, on fournit la liste de générations d'Adam (Sefer Toldoth Adam) mais ensuite il est question d'un certain peuple, qui aura été guidé par l'hébreu Abraham. C'est dans le Livre d'Ezékiel que l'on retrouve le fil adamique, quand il est interpellé comme 'Ben Adam", mal rendu par Fils de l'Homme; Adam, comme on s'en est expliqué dans un précédent texte est la tête d'une lignée. Au chapitre XI, on trouve une nouvelle généalogie, à partir de Noé:
י אֵלֶּה, תּוֹלְדֹת שֵׁם-- Voici les générations de Sem, un des fils de Noé.
Il importe de faire la part, dans le Livre de la Genése, des développemements généalogiques adamiques et noachiques et des peuples pris en charge par elles. Mais c'est à partir de Moïse que la question du sol - "La Terre Promise" aura prévalu, se sera substituée; à celle du génétique..Mais notons que Moïse n'est pas entré dans cette Terre, ce qui est tout à fait révélateur de la dualité entre le roi et le peuple dont il est chargé. Il n'est pas souhaitable de réduire le roi à tel ou te peuple. Rappelons que les Bourbons auront continué à régner, en tant que descendants de Louis XIV et de Philippe V. Prenons le cas de la Grèce faisant appel successivement aux princes de Bavière (1833) puis à ceux de Danemark(1863)
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" Parmi toutes les familles royales d’Europe, la famille royale de Grèce est certainement la plus originale. Il faut dire que l’histoire du pays l’est tout autant. La Grèce, du fait de sa position centrale en Méditerranée, a toujours représenté un enjeu majeur pour les grandes puissances. Lorsque l’Empire napoléonien s’effondre, le Congrès de Vienne et la Sainte-Alliance cherchent à stabiliser la Grèce en proie à l’insurrection : alors que le pays hellène se bat contre les Ottomans pour son indépendance, les grandes puissances européennes négocient entre elles pour lui donner un roi.
Après des années de négociations, un jeune prince de Bavière est choisi pour devenir roi de Grèce : Othon Ier. Son règne débute le
6 février 1833 ; il est marqué par une trop grande distance avec le peuple. Refusant de se convertir à l’orthodoxie et étant incapable de fournir un héritier au pays, le roi est destitué le 23 octobre 1862. Les grandes puissances élisent, le 30 mars 1863, un jeune prince danois du nom de Guillaume. Âgé de 17 ans, il prend le nom de Georges Ier, roi des Hellènes : père de la dynastie hellène contemporaine, il est aujourd’hui surnommé « beau-père de l’Europe », puisque sa descendance va se mêler à tous les grands royaumes d’Europe."
On ne saurait pour autant affirmer que toutes les familles princières ont un lien objectif avec la lignée adamique mais elles n'en incarnent pas moins un certain modéle, une matrice. (cf notre étude sur la matricialité de la langue française) bien plus valable que toute "matrice" nationale. Il n'en reste pas moins que la lignée adamique est en mesure de se manifester en tant que gardienne du plan divin.
En insistant sur la généalogfie de Jésus (Mathieu I), on assure le fondement de sa légitimité adamique (cf aussi la généalogie de Luc), sa verticalité. Selon nous, le héros adamique exerce une certaine force gravitationnelle (cf Newton) ce qui conduit toute une population à se souder autour de lui. En ce sens, on aura compris qu'il est un vecteur crucial de rassemblement, par delà la valeur proprement dite de son message, de sa "Bonne Nouvelle", lequel importe moins que l'exercice d'un certain magnétisme lequel peut prendre deux aspects: soit le Fils de l'Homme voit venir à lui , soit il va vers un groupe, il s'agit en fait d'un processus d'alternance Din/Hessed (Astrologie Septénale), chaque période durant 3 ans et demi, durée du magistère de Jésus. Le changement de phase peut être une cause de déstabilisation,; de désorientation dans ses rapports avec le groupe concerné
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Quelle a été la durée du ministère de Jésus ?
Luc 3:1, Jean le Baptiste a commencé son ministère la quinzième année du règne de Tibère César. Tibère a été nommé empereur en 14 ap. J.-C., et "la quinzième année" correspondrait à 28 ou 29 ap. J.-C. Jésus a commencé son ministère peu de temps après, donc vers 29 après J.-C. Quant à la fin de son ministère, nous savons qu'il a culminé avec sa crucifixion, sa résurrection et son ascension.
Selon l'Évangile de Jean, Jésus a assisté à au moins trois fêtes annuelles de la Pâque au cours de son ministère : une en Copyright © 2007 Société Biblique de Genève
Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.">Jean 2:13, une autre en 6:4, et enfin la Pâque de sa crucifixion en 11:55-57. Sur la base de ces informations, le ministère de Jésus a duré au moins deux ans."
JHB 07.04 26
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