dimanche 29 mars 2026

jacques halbronn Linguistique. Place centrale du français. La dialectique de l'écrit et de l'oral. Francocentrisme.

jacques halbronn Linguistique. Place centrale du français. La dialectique de l'écrit et de l'oral. Francocentrisme. Nous pensons que la notion de centralité est au coeur de notre théologie de l'Election (passage de l'article défini à l'article indéfini, du Les au Un), ce qui englobe le saturnocentrisme, le judéocentrisme et le francocentrisme, ces trois instances faisant l'objet de déni et de substitution. Il ne s'agit pas pour nous de disserter sur l'origine d'un tel "plan" mais d'en observer structurellement les manifestations et les traces, Nous avons déjà dans de précédents essais, exposé le dossier du saturnocentrisme et du judéocentrisme, il nous reste donc à traiter ici du francocentrisme, prolongeant divers exposés sous tendant un tel constat. Le cas du rapport de l'anglais au français est emblématique d'une certaine fascination exercée par le français. Mais en quoi tient-elle? Il importe, selon nous, de se situer au niveau de son oralité, qui est sa manifestation la plus immédiatement accessible au profane, à l'étranger. Il ne s'agit pas ici de débattre de l'origine de la langue française -sous quelque nom qu'elle ait pu se présenter au cours des âges - tout comme la Société Linguistique de Paris avait renoncé sagement aux discours sur l'origine du langage Sur le web "Elle avait une règle intérieure qui excluait toute communication sur l’origine du langage. Voici l’article 2 des statuts de cette Société à partir de 1866 et révisés en 1876 : « La société n’admet aucune communication concernant, soit l’origine du langage, soit la création d’une langue universelle " Selon nous, le français est l'héritier d'une langue adamique. On peut penser que le Livre de l'Exode relate une telle révélation sur le Mont Sinaï. Sur le web " Dans la Bible, les Tables de la Loi sont des tables en pierre sur lesquelles YHWH a gravé le Décalogue remis à Moïse. Leur figuration traditionnelle est devenue un des symboles du judaïsme, utilisé en particulier au fronton des synagogues." Selon nous, le véritable contenu concerne la langue, l'alphabet, comme le signale dans la Kabbale le Sefer Yetsira, qui est un commentaire des Lettres; sur le web " Le Sefer Yetsirah (hébreu : ספר יצירה « Livre de la Création » ou « de la Formation » ou « de l’Émanation ») , est le plus important des écrits anonymes de la Kabbale. Pour cette raison, les kabbalistes, les alchimistes et les érudits de toutes les générations ont cherché à en percer le mystère. Car cet exposé de cosmogonie hébraïque ancienne a fasciné par sa concision et sa brièveté. Le livre hébreu de la Formation décrit le processus de la Création du monde. Pour cela, il part de l’émanation des dix lumières divines (Séfiroth) et des vingt-deux lettres hébraïques. Cet ensemble constituant les trente-deux sentiers mystiques de la Sagesse. C’est un des textes les plus énigmatiques de la littérature hébraïque. En effet, on en recense plus d’une centaine de commentaires. Car la lecture du Sefer Yetsirah se déroule à plusieurs niveaux. Certains y découvrent les clés de la Création, d’autres une méthode de méditation sur les lettres hébraïques. Dans tous les cas, on le conçoit comme un système favorisant une réédification spirituelle." Il nous apparait, en tout état de cause, que la Révélation du Sinai ne saurait se réduire aux 'Tables de la Loi" et que le medium importe ici plus que le message en tant que clef du processus biblique de la Création (Genése I); on sait par ailleurs que le tétragramme pose le probléme de sa prononciation, donc du passage de l'écrit à l'oral. sur le web TETRAGRAMME JHWH"Ces 4 lettres, YHWH, ne sont pas assorties de voyelles et sont donc imprononçables. Ainsi, le Nom garde-t-il le secret de sa signification, son mystère." C'est précisément le cas du français dont le mode de prononciation, son mode d'emploi, reléve d'une sorte de secret, d'ésotérisme, de Sod. Seuls ceux qui auront connu le français, comme première langue, dans leur plus tendre enfance, par le truchement de leur nourrice, en seraient les dépositaires authentiques. Ce sont ces élus qui en composent la vraie musique dont nous avons déjà exposé les régles, à savoir une dialectique entre les consonnes initiales et les voyelles terminales ou mieux entre le consonantique et le vocalique qui vient le parachever. Nous avons eu la chance de cette double initiation du français et de l'hébreu, encore que l'hébreu moderne soit corrompu et ait perdu sa vraie dimension orale à la différence du français. Certaines descriptions du français se sont d'ailleurs approchées de cette clef structurelle en notant qu'en français on ne prononce pas les consonnes finales.* Office québécois de la langue française: Généralités sur les consonnes finales muettes "Quatorze consonnes peuvent être muettes lorsqu’elles sont à la finale du mot; les plus courantes sont d, r, s, t et x, alors que les consonnes b, c, f, g, h, l, p, w et z sont plus rares dans cette position. Les consonnes finales muettes permettent de distinguer des homophones et servent de marques grammaticales." L'hébreu comporte le "Shewa" "signe diacritique de l'alphabet hébraïque. Il sert à noter : soit une voyelle très brève [ə], analogue à un e « muet » en français " Le français, use largement du shewa, souvent marqué par l'apostrophe qui permet de connecter les consonnes entre elles en évacuant à l'oral les voyelles initiales ce qui fait pendant aux "consonnes finales muettes "(cf supra). La vocalisation des finales fait souvent appel à l'accent, qui est le pendant de l'apostrophe, tout comme le tildé. "Signe placé au-dessus d'une voyelle pour indiquer une prononciation nasale. Nous écrivons une voyelle nasalée par la lettre de la voyelle orale correspondante, surmontée d'un signe spécial appelé tilde qui indique l'abaissement du voile du palais " Image de tilde — Wiktionnaire, le dictionnaire libre Image de Faire le tilde (~) sur clavier AZERTY ou QWERTY: Astuces ... Image de What is a Tilde | Cedilla Studio Le tildé e est un signe diacritique des alphabets latin et cyrillique en forme de « S » inversé et couché utilisé dans de nombreuses langues. Il sert aussi, quand il possède une police, de signe de ponctuation permettant de séparer des éléments en opposition. Source : Wikipédia Ainsi, l'écrit n'est décryptable, gérable, qu'à condition que l'on en connaisse le bon mode d'emploi. On peut donc parler d'une tradition de l'oralité linguistique. Prétendre accéder au français par la seule voie de l'écrit est un leurre dont l'anglais aura été la victime la plus flagrante si ce n'est que cette erreur aura été contagieuse en raison de son rayonnement mondiale; tant et si bien que l'anglais se sera substitué au français, en mettant en question sa centralité tant diachronique que synchronique JHB 29 03 26

Jacques halbronn Ethno-méthodologie de divers milieux/terrains :

Jacques halbronn Ethno-méthodologie de divers milieux/terrains : Hommage à Yves Lecerf " Informaticien et ethnologue. Chercheur en informatique, linguistique et ethnométhodologie, Yves Lecerf été professeur d'informatique à l'Université Paris VIII et fondateur du département informatique et de l'UER informatique et linguistique de l'Université Paris VIII. A été directeur d'un laboratoire d'ethnométhodologie à l'Université Paris VII " L'éthnologie est un des volets de notre activité de chercheur et vient compléter nos travaux relatifs à des corpus culturels (Nostradamus, Bible, linguistique, Tarot, Astrologie etc) Nous avons, le plus souvent, filmé les rencontres dont il s'agit. Le milieu juif On commencera par notre expérience du milieu juif depuis 1967 laquelle se répartit en quatre temps. l'immersion en Israel 1968-69 et les Langues O (1975 -1979), la création du CERIJ, le Cercle d'Etude et de Recherche sur l'Identité Juive et la mouvance laique (1978-2000), avec la publication de Cahiers et l'organisation de Colloques.le Mouvement Juif libéral de France (depuis 2014), Le mouvement mibéral s'en tient à l'hébreu alors que la très grande majoriité de son auditoire ignore cette langue en dehors de savoir la lire, si tant est que les codes de lecture qui nous sont parvenus soient valables. Pour notre part, nous préconisons l'usage du français, langue qui nous semble plus proche de la langue originelle du "plan divin" que ne l'est l'hébreu (cf notre blog "langue sacrée". Peu à peu nous avons abandonné la mouvance laïque pour développer une théologie originale,accordant une place centrale à l'Astrologie , comme vecteur central d'un "plan divin". D'où une soutenance de thèse sur la place de l'astrologie dans la pensée juive médiévale. Les café philos Nous avons participé à des café philos, notamment à partir de 2014 avant de lancer le notre en 2018, sous le label "café philo macdo) jusqu'en 2025. les participants appartenaient assez souvent à des habitués des restaurants solidaires et nous nous rencontrions tard dans la soirée dans des MacDonald's.Ils acceptaient d'être filmés et mis en ligne sur You Tube comme nous l'avions obtenu dans les salons de voyance. On notera l'absence de femmes dans cette expérience en ce qu'il n'était pas question de s'épancher sur son cas personnel. La fréquentation de restaurants "solidaires" et émeraudes nous aura fait cotoyér des populations africaines et asiatiques. Auparavant, nous avions été un habitué des restaurants universitiaires, notamment celui de la Cité Internationale, face au Parc Montsouris. Le milieu des associations astrologiques Dès 1967, année où nous découvrions les arcanes de l'astrologie, nous fréquentames le CIA (Centre International d'astrologie) dont nous deviendrons Vice président en 1973. En 1975, nous fonderons le Mouvement Astrologique Universitaire (MAU) organisant un grand nombre de colloques dans tout le monde francophone; Très vite, nous avons proposé de nous démarquer du thème natal, outil privilégié et de nous émanciper de la tutelle de l'astronomie dont il ne fallait garder que quelques vecteurs. le milieu des salons de voyance Nous avons filmé des dizaines de nos entretiens avec des voyants et voyantes. (Parapsy notamment). près de 300 entre 2013 et 2024. Chaque fois, la question de la prise de conscience de certaines facultés médiulniques se posera. A la différence des astrologues, les médiums sont leurs propres outils. Dès les années 69, nous avons fréquenté les milieux spirites (Rue Copernic, rue des Gatines etc) Mais les tête à tête avec des voyantes furent pour nous une source de satisfaction visuelle. le milieu des avocats En 1976, nous avons eu un premier contact avec un avocat à la suite d'une publication diffamatoire, Il nous fallut protester du fait que cet avocat avait chargé du dossier un jeune collaborateur. En 1986, une association astrologiqu dont nous étions devenu le Président par interim avait connu une dissolution problématique. En 1991, la famille d'un auteur décédé nous poursuivit, Mais c'est à partir de 2024, que nous avons eu à plonger dans ce milieu, à la fois en raison d'une affaire d'expulsion. Nous avons eu affaire à deux fronts: celui de notre bailleur et de son avocate mais aussi celui des avocats par lesquels il fallait passer. Quand cela relevait de l'Aide Juridictionnelle, nous avons eu affaire à des retards et des reports chroniques et quand il fallait les payer à des procédés douteux.** Le milieu des femmes Nous avons baigné dans ce milieu en ce qu'il est intrusif (notamment du fait des téléphones portables) et s'impose, se donne volontiers, non sans désinvolture, en spectacle.Cela nous a conduit à développer la thèse des topiques sensorielles selon laquelle les femmes seraient très marquées par les stimuli olfactifs, ce qui expliquerait leur vocation hygiénique alors que les hommes seraient plus sensibilisés par la qualité des paroles. Les femmes tendent à parler de leur propre expérience, de leur vécu alors que les hommes seraient plus tentés par la théorie et la généralité. Le milieu des jury de thèses En 1988, j'avais fait la connaissance de Lecerf (né en 1932) lequel avait accepté de prendre le relais de Louis Jean Calvet (Paris v) pour diriger une thèse de doctorat en linguistique, qui trainait depuis cinq ans avec une fréquenttaion du Centre Cjarles V. Au bout du compte, Lecerf, en 1995, peu de temps avant sa mort ne put que m'accorder qu'un DESS à Paris vIII.https://fr.scribd.com › document › Premiere-partie. Le milieu astrologique. Ses membres et ses structures, ce qui sera publié en partie dans le Guide Astrologique (Ed O. Laurens 1997) Soutenance filmée Nous nous engagerons dès 1973 dans un cursus honorum qui ne s'achèvera qu'en 2007, 34 plus tard. C'est ainsi que notre thèse d'Etat engagée avec Jean Céard en 1985 ne débouchera qu'en janvier 1999. Au cours de ces années que le directeur peut prolonger indéfiniment, aucune rémunèration n'est accordée ni de droit à la retraite. Un milieu "sectaire" (Moon) Habitant à proximité de centre parisien unificationniste, nous avons fréquenté leurs réunions(entre 2012 et 2026)/ Nous avions déjà eu vent de ce mouvement par Christian Gourdain (1950 2025) auteur d'une thèse (avec Claude Gaignebé) Le tao de la divination : le dieu structural et la théologie de l'unification.(1989) L'antisémitisme était récurrent sous sa forme théologique. Il fallait, pour Moon, prendre la reléve du judéo-christianisme. Pendant 6000 ans, Dieu ("le parent céleste) avait du souffrir de l'ingratitude et de la désobéissance du peuple élu mais il fallait remonter à Adam, péché originel oblige On peut ici parler de mythomanie, Moon se présentant comme le fils unique de Dieu et son épouse comme la fille unique de Dieu. "Mythomane = se dit d'une personne qui raconte, en les présentant comme réels, des faits imaginaires auxquels elle finit par croire. La personne mythomane s'attribue le plus souvent un rôle flatteur dans les récits qu'elle invente, ce qui peut expliquer la confusion fréquente entre les deux mots" Selon cette secte "le but ultime de la Providence du salut consiste, par conséquent, à ce qu'un homme et une femme, représentant Adam et Eve, soient restaurés comme Vrais Parents centrés sur l'amour vrai de Dieu, afin qu'une vraie famille puisse être créée" à savoir le couple Moon. . A Paris, l'auditoire des office dominicaux était essentiellement constitué de noirs et de couples mixtes (blanc et jaune). On avait affaire à un soft power coréen à parir de vidéos montrant des réunions animées par des Asiatiques.En tant que Juif, ce messianisme venu d'Asie nous interpellait et finalement nous inspirait dans notre formation théologique, ce qui nous était rendu accessible par notre formation hébraique en Israel puis à Paris, aux Langues O', Le mileu musical Nous avons suivi les concerts depuis notre adolescence, inscrits aux JMF (Jeuneses Musicales de France) nous constituant une discothèque classique sans apprendre à déchiffrer une partition. Avec l'acquisition d'un piano Rameau en 1988, puis Kawai, en 2004, nous avons amorcé une carrière d'improvisateur et nous avons mis en ligne notre production., passant ainsi de l'autre côté de la barrière.Nous avons suivi les soirées Animato et celle de l'Ensemble Orchestral Eric Van Lauwe ou encore les concerts de l'Eglise Saint Merry mais nous avons fini par préférer jouer sur un piano électrique Rowland au Centre Lumière, où avait été transférée la BPI, en raison des travaux engagés au Centre Pompidou. Nous pratiquons une musique contemporaine en recherchant des combinatoires sonores particulières - nous parlons de "couleurs de musique". Certaines personnes se sont permis de nous demander si nous avions appris à jouer du piano. Le mileu de la cinémathèque Dès notre installation en 1966, dans le XIIIe arrondissement, nous avons fréquenté la rue d'Ulm, dans les locaux de l'Instiut Pédagogique (et non de l'Ecole Normale Supérieure) ainsi qu'au Palais de Chaillot. Mais notre rapport au cinéma nous aura avant tout sensibilisé à la présence féminine à l'écran, avant même d'avoir des rapports sexuels.Notre cinéphilie nous aura finalement conduit à la production de vidéos avec la chaine Teléprovidence, en 2008. Par la suite, nous avons été un consommateur assidu de la Cinémathèque, dans les locaux du XIIe arrondissement, rue de Bercy. On y cotoyait toute une faune d'addicts qui souvent se contentaient de parler d'un film comme on le ferait d'un repas. Le milieu nostradamique A partir de 1985 et notre participation à un Colloque à Saint Rémy de Provence, nous avons passé beaucoup de temps à explorer la littérature du prophétisme qui offrait des ouvertures universitaires plus attractives que celle de l'Astrologie, d'où une thèse d'Etat en 1999 Le texte astrologique en France, Formation et fortune.puis en 2007 sur la naissance de la critique nostradamique (Post Doctorat EPHE) Nous avons ainsi participé à plusieurs sites, dont celui de Robert Benazra (Ramkat),de Patrice Guinard, de Mario Gregorio. Il ne s'agissait pas tant de faire des interprétations des Centuries que de repenser la chronologie des éditions en signal,ant notamment les contrefaçons antidatées. Les résistances à nos thèses auront été assez constantes et beacoup d'historiens ont fait la sourde oreille, notamment lors de la célébration en 2003 du cinquiéme centenaire de la naissance de Michel de Nostredame en 1503. JHB 29 03 26

jacques halbronn La fabrication de faux, obstacle majeur pour la recherche historique

jacques halbronn La fabrication de faux, obstacle majeur pour la recherche historique Tout travail académique (thèse) devrait, selon nous, faire la preuve de l'existence de faux, de "forgeries".; qu'il s'agisse d'ajouts, d'interpolations, de calques, d'emprunts ou au contraire de suppressions, de censures. Or, il ne semble pas que la formation de chercheurs soit toujours à la hauteur de tels enjeux et défis. Si l'on nous avait accordé une chaire 'Courants Esotériques, comme cela aurait dû être le cas en 2002, à la Ve section de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes, ayant obtenu en 1999 une thèse d'Etat, "Le texte prophétique en France", Université Paris X) nous aurions certainement pu orienter des étudiants sur un tel terrain miné, en leur faisant profiter de notre expérience. (cf notre diptyque Prophética Judaica , aleph et Beth, paru justement en 2002 ed Ramkat et Papes et prophéties, Ed Axiome, 2005) et notre post doctorat en 2007 (EPHE) en Histoire du Catholicisme consacré à la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle.. Il est vrai qu'il y a 20 ans, nous n'avions pas encore balisé le domaine biblique comme cela aura été le cas depuis, bien que nous ayons soutenu une thèse en Etudes Orientales, en 1979 et notre édition des traités astrologiques d'Abraham Ibn Ezra.(1977, préface de Georges Vajda. Nos travaux en linguistique (Lille III, Paris V, Paris VII et VIII) consacrés aux emprunts nous fournissaient des outils méthodologiques appropriés en matière de mimétisme et de calques. Un cas remarquable concerne certainement la fabrication des Protocoles des Sages de Sion,à la toute fin du XIXe siècle, à partir des pamphlets d'un Maurice Joly (cf notre édition 2002), sous le Second Empire. Arrêtons- nous sur le travail remarquable de Chantal Liaroutzos "Les prophéties de Nostradamus : suivez la guide Réforme, Humanisme, Renaissance 1986) qui montre que plusieurs quatrains centuriques ont été des versifications en quatrains d'un guide touristique de Charles Estienne à l'usage des pélerins. Ce passage la prose aux vers nous aura conduit vingt ans plus tard, à étudier les rapports entre les textes en prose de Nostradamus et sa "poésie", ce qui nous permettra de conclure que tel texte en prose, servant d'introduction à une édition centurique avait disparu au vu de certains quatrains qui en dérivaient(cf notre étude sur l'epitre de Nostradamus à Pie IV). Il est, selon nous, peu probable, que Michel de Nostredame ait jamais été poéte (cf Anna Carlstedt, La poésie oraculaire de Nostradamus. Langue, style et genre des. Centuries. Cahiers de la recherche 28). Les quatrains de ses almanachs sont repris de ses prédictions annuelles en prose et sont probablement l'oeuvre de quelque versificateur stipendié, comme d'ailleurs les "faussaires "des Prophéties, antidatées (cf .jacques halbronn Etudes nostradamiques. Du recyclage des préface et des épitres). Dans bien des cas, on aura attribué à Nostradamus ce qui n'était pas de son cru (cf Gilles Polizzi Nostradamus, Tzara, Burroughs : la « machine à imiter le temps », ou les poétiques prédictives de la Renaissance aux temps modernes (2017) et l'on aura occulté ses visées prophétiques liées à l'année 1567 et à l'Antéchrist, remplacées par une fausse Epitre à Henri II en tête du second volet des Centuries. Notre travail aura notamment consisté à préférer aller voir en aval plutôt qu'en amont les "sources" des éditions centuriques, à la différence d'un Pierre Brind'amour qui explora ce que Nostradamus avait repris de la littérature passée. C'est ainsi que nous fimes scandale en 1997 à la Sorbonne. ( Les prophéties et la Ligue », Colloque Prophètes et prophéties au XVIe siècle, Cahiers V. L. Saulnier, 15) en montrant que tel quatrain de la prétendue édition Macé Bonhomme 1555, était lié aux circonstances politiques datant de 30 ans plus tard. D'aucuns objecteront qu'en matière de prophétisme, on peut toujours supposer une certaine appréhension du futur, un tel argument aura hypothéqué toute approche critique du corpus!. Dans son ouvrage, Paul Bertrand ( Forger le faux. Les usages de l'écrit au Moyen Age Ed Seuil 2025) montre que la fabrication de faux aura été une constante, montrant que "la papauté s'attaque aux faussaires dès le XIIe siècle (tournant" avec notamment Innocent III, pape entre 1198 et 1216).. Dans le cas des Centuries, il aura fallu constituer des bibliothèques dans lesquelles les faussaires auront eu tout loisir de puiser, quitte à se faire piéger par des faux antérieurs, allant jusqu'à récupérer des imitateurs de Nostradamus des années qui suivirent son décés en 1566. D'aucuns ont du mal à accepter que l'on ait ainsi pu imiter la production de certains libraires du temps de Nostradamus, voyant même dans ces similitudes des preuves mêmes d'authenticité. Nous nous sommes notamment intéressés aux recueils de pièces dont on nous affirme l'unité, alors que des interpolations ou des ajouts sont manifestes. Le début du Livre de l'Exode fait cohabiter le cas des Hébreux dont Moîse est issu et celui des Madianites vers lesquels il est missionné. Certains éxégétes et apologétes s'évertueront à affirmer que tout est cohérent. RAS. On peut ausi produite un faux en proposant une fausse interprétation d'un texte, comme dans le cas de la formule de Jésus quant aux "brebis perdues de la maison d'Israel", une lecture antisémite comprenant que ce sont les Juifs qui sont "perdus" alors que ce sont les Schismatiques du Royaume d'Israel, à la mort de Salomon, qui espèrent encore du temps de Jésus à se faire pardonner. La notion d'erreur nous semble ici importante dans le cas des faux, au sens de ce qui a été approprié et imité, repris. En effet, toute imitation est vouée à l'erreur, à la déformation, à une mauvaise transmission (cf notre mémoire (LINGUISTIQUE DE L'ERREUR ET EPISTEMOLOGIE POPULAIRE 1987) .Il faut alors montrer que les différences entre l'original et sa copie ne sont pas dues à quelque idiosyncrasie mais bien à une méconnaissance du systéme que l'on aura tenté de reproduire. C'est ainsi que l'emprunteur anglophone n'aura pas compris la dialectique écrit/oral du français et dans la plupart des cas, il s'en sera tenu qu'au niveau de l'écrit sans noter l'usage des diphtongues et la non prononciation des consonnes finales, d'où un déficit récurrent du pôle "vocalique".(ex prononciation de l'emprunt "president" Prononciation de PRESIDENT. Comment dire PRESIDENT en anglais, grâce aux prononciations audio - Cambridge University Press. Prononciation en anglais britannique Ressemble à preh·zuh·dnt Par ailleurs, l'anglais ne respecte pas la conjugaison française des verbes, dans ses emprunts au français, il utilise indifféremment la même forme à toutes les personnes du singulier comme du pluriel; I sing, we sing etc. Il se sert donc du lexique français mais il le traite de façon impropre. JHB 29 03 26

samedi 28 mars 2026

Gilles Polizzi Nostradamus, Tzara, Burroughs : la « machine à imiter le temps », ou les poétiques prédictives de la Renaissance aux temps modernes (2017)

Gilles Polizzi Nostradamus, Tzara, Burroughs : la « machine à imiter le temps », ou les poétiques prédictives de la Renaissance aux temps modernes (2017 Le grand tapis plié ne monstrera Fors qu’à demy la plupart de l’histoire. Nostradamus, Centuries, VI, 61. 1On se propose de réfléchir au concept « d’écriture prédictive » dans les littératures de notre temps, en le rapportant au modèle ancien d’une écriture « prophétique », celle des Centuries qui, à la Renaissance, firent le succès du fameux Nostradamus (1503‑1566) ; il est en effet le seul auteur français du XVIe siècle à bénéficier de nos jours d’une diffusion et d’une exploitation commerciale hors du domaine propre aux études littéraires. Ce qui ne signifie pas qu’il faille l’en exclure : bien au contraire, car Nostradamus est – à son insu évidemment – le promoteur d’une lignée qui, du début à la fin du XXe siècle, relie Tristan Tzara et les surréalistes à l’Américain William Seward Burroughs et à ses épigones. 2Par souci de clarté et d’intelligibilité, on remontera le temps, en commençant par le passé le plus récent, celui de la réception française des écrivains de la Beat Generation au milieu des années 1970. On s’attachera ensuite aux inventions de Tristan Tzara (1916), qu’on rapportera à celles de Michel de Nostredame, en montrant qu’il en est à la fois la source et le lointain précurseur. On s’intéressera particulièrement à la théorie qui sous‑tend une pratique scripturale particulière – d’où notre concept de « machine à imiter le temps » –, la mise en œuvre du procédé baptisé cut‑up par William Burroughs. On verra que son usage « expérimental », toujours reproductible, garantit objectivement au discours prédictif une relative efficience. 3Mais d’abord, en guise de prologue, on souhaite résumer le parcours d’une réflexion sur la plasticité et la malléabilité du temps en littérature, en commençant par une question élémentaire : pourquoi n’y a-t-il pas de « machine à remonter le temps » dans les littératures anciennes ? C’est aussi l’occasion d’esquisser un arrière-plan historique à notre actualisation de l’œuvre de Nostradamus. On peut en effet se demander pourquoi le motif du « voyage dans le temps », incluant le paradoxe d’une causalité susceptible de s’annuler elle‑même, intervient si tard (à notre connaissance pas avant le XXe siècle) dans les littératures. Et pourquoi l’idée est-elle devenue si banale ? Notre temps est‑il si fragile qu’il faille inventer, comme le nouvelliste américain Poul Anderson, des mécanismes pour le préserver et l’empêcher de « bifurquer » à notre insu vers des chaînes causales imprévues ? 4On sait que, du point de vue des sciences dites « exactes », la réponse est oui. Le temps est un concept incertain, sinon une pure fiction. Il a fallu attendre les travaux de Sadi Carnot, en 1824, pour s’assurer qu’aucune machine à mouvement perpétuel n’était réalisable, ni aucun moteur dont le rendement soit susceptible d’atteindre 100 %. De ce constat, on peut déduire l’une des lois de la thermodynamique, qui veut que l’entropie de l’univers aille toujours en augmentant. Ce qui devrait nous rendre certains de la direction que prend « l’écoulement » du temps, quoique ce terme trahisse lui-même une définition métaphorique du concept ; quant à l’expression « flèche du temps », autre métaphore, elle remonterait à 1927 et servirait à décrire la dissymétrie accidentelle mais répétée des équations qui décrivent le temps1. On sait aussi que le bilan provisoire de la physique quantique ne permet pas de trancher quant à la continuité et aux rythmes temporels : la simultanéité de certains phénomènes semble défier la causalité linéaire ; on parle alors de rétro-causalité, ou de « sérendipité », concept fictionnel à l’origine, et qui fut mis en œuvre dès le début du XVIIe siècle par le romancier Béroalde de Verville dans son Voyage des Princes fortunés (1610). Bref, notre conception actuelle du temps réfère à la théorie du big bang, et commence par lui. L’effet Doppler nous apprend que les galaxies s’éloignent les unes des autres, donc que l’univers est en expansion et que l’entropie irréversiblement va croissant. 5C’est toutefois un progrès relativement aux conceptions antérieures. Car, si l’on se tourne du côté des sciences humaines, et plus précisément de la sociologie et de l’histoire, on s’aperçoit qu’il n’y a pas de concept universel pour mesurer le degré d’évolution des sociétés, ni de théorie générale de l’histoire, non plus que de modèle « naturel » autre qu’analogique2. Les notions de croissance, d’épanouissement et de déclin des sociétés, qui, au début du XXe siècle, ont nourri la vision spenglerienne de l’histoire3, découlent d’une métaphore organique. Or celle-ci est ancienne et provient de Lucrèce. À la Renaissance, elle s’applique communément à l’essor et à la chute de l’Empire romain, par exemple dans le sonnet 30 des Antiquités de Du Bellay : Comme le champ semé en verdure foisonne De verdure se hausse en tuyau verdissant De tuyau se hérisse en épi florissant D’épi jaunit en grain […] Ainsi de peu à peu crût l’empire romain Tant qu’il fut dépouillé par la barbare main4 […]. 6Autrement dit, si l’expérience nous apprend que la causalité, qui est la condition de l’application des lois de la physique et, d’abord, de leur découverte expérimentale, a un sens unique et irréversible, l’histoire en général ne se connaît pas d’autre sens que celui du récit qui la produit. Or elle se fonde sur une poétique, une théorie du récit, ou pire, sur une rhétorique, un art de persuader. Il faut pourtant dépasser le paradoxe d’un monde dont la temporalité et la causalité seraient des données fictionnelles, ou sinon, en accepter les conséquences en envisageant rationnellement la possibilité d’une écriture prédictive. 7Mais revenons à la chronologie : l’anticipation causale existe en littérature au moins un demi‑siècle avant la théorie de Carnot, dès L’An deux mille quatre cent quarante de Louis‑Sébastien Mercier (1771), qui lui-même exploite la maxime leibnizienne selon laquelle l’histoire présente est « grosse » du futur – nouvelle métaphore. Toutefois, même s’il est encore « organique » dans sa formulation, ce modèle temporel autorise les visées « anticipatrices » ; ce qui change fondamentalement le sens du mot « utopie » – le terme d’ « uchronie » devient alors plus exact – ainsi que la fonction du genre. En effet, les premières utopies, celle de Thomas More (1516) et celle de Rabelais – la description de Thélème à la fin du Gargantua (1535) – ne sont nullement des anticipations prédictives. En dépit du futur employé par maître Alcofrybas, Thélème se conçoit et s’énonce comme un projet « alternatif » ; et les utopies en général, de More à Campanella, proposent des fictions bâties sur le modèle développé par Montaigne à propos de ses fameux « cannibales », puis de la ruine des empires de l’Amérique précolombienne. Ces « autres mondes » – au sens de « civilisations » – sont comparés à des « enfants » appelés à grandir et à vieillir et qui déjà prévoient leur fin, ce qui, justement, hâte leur ruine5. Notons au passage que le thème de la fin des civilisations, véritable hantise de la Renaissance, est aussi un leitmotiv dans l’œuvre de William Burroughs, qui évoque de manière récurrente l’épisode de la destruction des livres « hiéroglyphiques » précolombiens par l’évêque espagnol Diego de Landa, et tente de son côté de réinventer ces écrits « perdus » au moyen de diverses techniques, parmi lesquelles des calligrammes (en collaboration avec Brion Gysin), ainsi que le cut‑up, qui est notre sujet. Burroughs : « l’invention » du cut‑up 8Voici donc pour le contexte et l’arrière-plan lointain de la « méthode nostradamique » dont l’assimilation au cut‑up est notre propos. Venons‑en à son futur, c’est-à-dire à notre présent, ou à celui de William Seward Burroughs, qui inventa le cut‑up à Paris, rue Gît‑le‑Cœur, au printemps 1958. On abordera le procédé d’un point de vue pratique, dans sa dimension « prédictive », ce qui nous dispensera d’en étudier les applications littéraires. Il suffit de dire comment on le fabrique et à quoi il sert, en se référant à la synthèse de Philippe Mikriammos parue chez Seghers en 1975 : Prenez une page de texte et tracez une ligne médiane verticale et horizontale. Vous avez maintenant quatre blocs de texte : 1, 2, 3 et 4. Maintenant coupez au long des lignes et mettez le bloc 4 avec le bloc 1, le bloc 3 avec le bloc 2. Lisez la page réarrangée6. 9Matériellement, le cut‑up procède d’un pliage et d’un découpage de la surface d’imposition d’une page quelconque. Le pli permet de fendre le texte horizontalement (ce qui est banal) et verticalement (ce qui semble neuf). Les permutations qui s’ensuivent réarrangent la « matière verbale » selon une disposition équivalente à celle des rimes croisées dans un poème : l’ordre ABCD fait place à l’agencement ADCB. Dans celui-ci, la césure verticale des blocs initiaux a pour effet de bouleverser la continuité syntaxique des phrases. Selon Philippe Mikriammos, qui compare le procédé à celui de Tzara, le résultat est un discours haché, caractérisé par sa parataxe et perçu, dans sa discontinuité même, comme un flux continu d’information ou de conscience. Le collage de syntagmes (ou groupes de mots) extraits de leur disposition initiale reconstitue l’enchaînement acausal d’un discours inouï, tissé d’anacoluthes généralement propres à l’oral, mais qui, dans ce seul cas, réfèrent à un énoncé privé de locuteur : parole sans lèvres, pourrait-on dire – on y reviendra en conclusion. Ce discours est censé rendre compte de la simultanéité de nos perceptions, de leur affleurement désordonné à la surface de la conscience, avant que leur causalité ne s’établisse. Il s’entend ainsi comme la transcription d’un présent absolu qui aurait la couleur de « l’âge électrique » de la communication globale selon McLuhan : Le cut‑up serre de plus près l’expérience totale continuelle de chacun. Vous lisez ces lignes mais en même temps vous percevez et enregistrez aussi la présence de votre voisin […], les bruits de la pièce voisine et le grondement d’un avion qui passe au‑dessus […] les cut‑ups rendent explicite un processus psychologique qui de toute façon se déroule constamment. Et Marshall McLuhan de surenchérir : « Burroughs […] tente de reproduire en prose ce dont nous nous accommodons chaque jour comme d’un aspect banal de la vie à l’âge électrique. Si la vie doit être rendue sur papier, il faut employer la méthode de non-histoire discontinue7 ». 10Désormais, nous y sommes ; et pour nous, c’est déjà du passé. Par ailleurs, l’auteur trouvait au résultat une qualité « non aristotélicienne » : celle de remettre en cause l’alternative soit/soit perçue comme un principe coercitif. Il avait tort, car c’est une conséquence du principe d’identité : A étant égal à A, il doit être différent de non‑A. Ce qui est perturbé par le cut‑up, c’est plutôt la notion de causalité, la poétique, aristotélicienne elle aussi, qui enchaîne irréversiblement « péripéties » au pluriel et « catastrophe » au singulier. 11Passons rapidement sur les propriétés du cut‑up. Il aurait une vertu démocratique. Tout le monde peut l’appliquer à la « déconstruction » du réel, ou de sa représentation, comme le proclame la devise any number can play, slogan pour machines à sous8, dont le retour scande les « routines » (ou séquences) de la trilogie de Burroughs, Soft Machine, Nova Express et son meilleur opus, The Ticket that Exploded, dont on peut encore envisager la lecture, à défaut de la recommander, pour son évocation morbide de royaumes prétendument « martiens », non moins « anciens et pourris » que celui du Danemark9. Le cut‑up aurait aussi une vertu éthique : sa déstructuration des énoncés illustre la fière devise d’Hassan I Sabbah, le maître des Assassins, personnage médiéval et néanmoins double de l’auteur, en proclamant que « rien n’est vrai, tout est permis ». Quant à son esthétique et à la promesse « d’une écriture nouvelle », sujet de la belle et copieuse thèse de Clémentine Hougue, soutenue en 2014 et consacrée à la « révolution du cut‑up10 », on refusera tout bonnement d’en juger, tant les critiques s’y sont passionnément trompés. Observons simplement que le procédé n’a pas changé la face du monde, ni même de la littérature. S’il fut beaucoup pratiqué dans les années 70, rares sont les écrivains qui ont su en tirer quelque chose, à l’exception peut‑être des poètes. Notons aussi que les logiciels de traitement de texte sont toujours dépourvus de la fonction cut‑up. C’est dommage, car le procédé, une fois appliqué aux classiques, possède une indéniable valeur herméneutique ; il pourrait être d’un grand secours dans l’interprétation des textes. 12Venons-en enfin à la fonction prédictive qui motive notre rapprochement. Toujours selon Philippe Mikriammos – car Clémentine Hougue, prudemment, n’en dit mot –, le procédé aurait accessoirement la vertu « de libérer l’écriture des contraintes spatio-temporelles pour faire surgir des éléments futurs11 ». L’exemple donné à l’appui par Burroughs laisse effectivement perplexe : J’ai fait beaucoup de cut‑ups et j’ai reconnu plus tard qu’ils se rapportaient à une chose lue dans un journal, dans un livre, ou à un événement. Pour donner un exemple précis, j’ai fait un cut‑up d’un texte écrit par M. Getty d’où il est sorti […] : « c’est une mauvaise chose d’intenter un procès à votre père ». Trois ans plus tard, son fils lui a intenté un procès. Ce que cela signifie, je n’en ai aucune idée, mais j’ai eu tant d’exemples, cela s’est produit si souvent que je suis convaincu que cela doit signifier quelque chose12. 13Toutefois, l’explication du phénomène – une fois son authenticité admise – est relativement simple. Elle tient à l’origine des matériaux qui constituent le cut‑up. Les énoncés se rapportent « à une chose lue dans un journal ou dans un livre » parce qu’ils sont tirés « d’un journal ou d’un livre ». L’information, comme l’histoire, emprunte toujours les mêmes voies, ses comptes rendus, les mêmes mots ; seuls changent (et encore, puisque les surnoms sont permis) les noms des protagonistes. Il n’est donc pas surprenant que le désordre du cut‑up recompose aléatoirement un enchaînement causal certes virtuel, mais qui pourrait se produire et qui, parfois, advient bel et bien. Soumis à un traitement analogue, un banal manuel d’histoire aurait de grandes chances de se transformer en livre prophétique, et c’est justement cette propriété du langage qu’a exploité, de manière authentiquement prémonitoire, Nostradamus. 14Mais il nous faut ménager nos transitions en remontant méthodiquement le temps, pour rapprocher d’abord le post‑modernisme de Burroughs des collages dadaïstes de Tzara, et du principe de l’invention surréaliste. Nostradamus chez Tzara : « le temps mode d’emploi » 15La promesse, toujours laissée en suspens, d’une « écriture nouvelle », c’est bien celle que Tristan Tzara s’était faite à lui-même dans un « mode d’emploi pour faire un poème dadaïste » présumé ironique et paru en juillet 1920 dans le no 15 de la revue Littérature : Prenez un journal. Prenez des ciseaux. Choisissez dans ce journal un article ayant la longueur que vous comptez donner à votre poème. Découpez l’article. Découpez ensuite avec soin chacun des mots qui forment cet article et mettez‑les dans un sac. Agitez doucement. Sortez ensuite chaque coupure l’une après l’autre. Copiez-les consciencieusement Dans l’ordre où elles ont quitté le sac. Le poème vous ressemblera. Et vous voilà un écrivain infiniment original13 16Entre Tzara et Burroughs, l’analogie procédurale est telle que les critiques ont cru devoir insister sur les différences14 : celle des temps et des esthétiques, qui va de soi, mais aussi celle des procédés. Certes, tirer d’un sac « des mots découpés dans un journal » n’est pas la même chose que « fendre » des énoncés pour en tirer des « blocs associatifs modulables ». Pourtant, l’exemple donné par Tzara lui‑même illustre une pratique proche de celle de Burroughs par son résultat, faisant ainsi valoir l’inexactitude de son propre « mode d’emploi » : Spectateur tous à effort de la ce n’est plus 10 à 12 pendant la divagation virevolte descend pression rendre de fous queu-leu-leu chairs sur un monstrueuse écrasant scène célébrer mais leur 160 adeptes dans pas aux mis en mon nacre fastueux de terre bananes soutint s’éclairer joie demander réunis presque15 17En dépit des césures artificielles qui masquent les césures réelles pratiquées dans l’hypotexte découpé en syntagmes (par exemple « tous à » / « effort de la »), on perçoit les linéaments d’une syntaxe qui, en dépit d’altérations et de permutations ponctuelles (une faute d’orthographe, « queu‑leu‑leu », ou un mot pour un autre dans la transcription), exclut un découpage préalable à l’échelle du mot, ainsi du reste qu’une copie « consciencieuse » des énoncés. La véritable échelle du découpage nous semble la ligne imprimée, ou plus exactement la demi-ligne, telle qu’on la trouve dans la presse écrite, du fait du colonnage des maquettes. Sinon, à quoi bon utiliser comme matière première un journal plutôt qu’un dictionnaire ? D’autres exemples également issus de découpages dans la presse le confirment : L’art s’endort pour la naissance du monde nouveau « ART » – mot perroquet – remplacé par DADA, PLESIAUSAURE, ou mouchoir […]. Hypertrophiques peintres hyperestésiés et hypnotisés par les hyacinthes des muezzins d’apparence hypocrite16 18Le remontage des fragments laisse paraître des blocs associatifs qui conservent la trace de leurs hypotextes ; sans doute aussi d’un jeu avec la lettre, en l’occurrence le H rimbaldien de l’énigme d’Hortense17 : les « peintres hyperestésiés » (notez qu’il manque un H à l’intérieur du mot) et « hypnotisés par les hyacinthes » ne manquent pas dans les revues d’art. Les Nymphéas de Monet en sont peut‑être la cause, et leur évocation, la source de Tzara. 19Vient alors une question dont dépend la cohérence de notre exposé : la poétique de Tzara a‑t‑elle une fonction prédictive ? L’auteur ne s’en vante pas, et on ignore s’il a fait rétrospectivement le même constat – celui de la valeur potentiellement prédictive de ses énoncés – que Burroughs quarante ans plus tard, et qu’André Breton, qui s’en explique en 1935, dans un chapitre de L’Amour fou, mais ne lira attentivement Nostradamus que cinq ans plus tard, en août 1940, à l’occasion d’un séjour forcé à Salon‑de‑Provence18. Toutefois, si ce n’est pas le cas, on aimerait savoir pourquoi Tzara a d’emblée emprunté une part non négligeable de ses matériaux à une édition de Nostradamus que lui aurait procurée Marcel Janco en 1917. 20Parmi les « vingt‑cinq poèmes » de Tzara publiés à Zurich en 1918, et devenus « vingt‑cinq et un poèmes » en 1946 par l’adjonction de leur matrice, on en compte une douzaine19 qui conservent, à des degrés divers d’évidence et d’importance, la trace d’un hypotexte nostradamique. Henri Béhar, l’éditeur des œuvres complètes20 de Tzara, n’en signale que trois, mais il connaît mal Nostradamus ; on ne lui en fera pas grief. Sa chronologie est légèrement inexacte. Il parle d’une édition nostradamique de 1556 qui n’existe pas : la princeps paraît en 1555, la deuxième en 1557, la dernière du vivant de l’auteur, datée de 1566, étant vraisemblablement une contrefaçon plus tardive (1568 ?)21. Par ailleurs, la chronologie donnée par Tzara est fautive : si la « grande complainte de mon obscurité un » est bien de 1916, sa lecture de Nostradamus – via Marcel Janco – remonte forcément à la même date, à la « grande époque » du Cabaret Voltaire à Zurich et des « poèmes sonores » d’Hugo Ball, et non pas à 1917. Mais il s’agit là de détails sans conséquence sur notre propos. 21Voyons donc l’usage que fait Tzara de sa source dans son vingt‑sixième poème, qui, Henri Béhar l’a bien vu, est la matrice de la « grande complainte un ». Ce poème, intitulé « Le sel et le vin », est une réécriture transparente des premières strophes de la Centurie I de Nostradamus22 : Nostradamus Estant assis de nuict secret estude Seul reposé sur la selle d’aerain Flambe exigue sortant de solitude Fait prosperer qui n’est à croire vain. La verge en main mise au milieu de Branches De l’onde il moulle et le limbe et le pied Un peur et voix fremissent par la manche Splendeur divine le divin pres s’assied Quand la lictière du tourbillon versée Et feront face de leurs manteaux couverts La republique par gens nouveaux vexée Lors Blancs et Rouges jugeront à l’envers Tzara […] étant debout de la nuit secrète étude flambe airain solitude le sexe au milieu planté au milieu des branches dans leurs manteaux on a versé le tourbillon spirales blanches et rouges soutenant la voix et les barques avançant comme la divinité dans la chair longuement […] 22Les deux premières strophes de la Centurie I, qui ne sont pas « prédictives », mais décrivent simplement la situation du voyant d’après les sources oraculaires antiques – il s’agit de Delphes et de sa Pythie, de l’oracle milésien de Branchos, etc. –, sont littéralement transcrites à quelques variantes près (un mot pour un autre) : « verge » – il s’agit du bâton oraculaire ou lituus – est (mal) « traduit » par « sexe ». Mais ces strophes sont collées aux suivantes, proprement oraculaires, de manière à générer des images, « manteaux », « tourbillon » (qui donne « spirales »), « blancs et rouges », qui à leur tour suscitent un nouveau comparant, tiré de la strophe suivante : « lors se perdra la piscature barque » (Centurie I, 4, 3) engendre chez Tzara les « barques avançant comme la divinité dans la chair ». Semblablement, le « vent contraire » de la septième strophe souffle sur la fin du poème où reviennent les premiers syntagmes : Les ailes des flambeaux divisent les tuyaux de Solitude les tympans d’airain et les clochers le vent contraire les veines solaires bandées de parchemin23 23Dans la deuxième version du poème, la fameuse « grande complainte un », l’écart avec l’hypotexte est plus important. Les syntagmes originels (« tourbillon », « spirales rouges ») se dissocient et se dispersent pour nourrir des séquences distinctes. Leur identification fait paraître les relances et le mouvement du poème qui revient à sa source, en l’occurrence, le vingt et unième quatrain de la première Centurie24 : Nostradamus Profonde argile blanche nourrit rochier Qui d’un abisme istra lacticineuse En vain troubles l’oseront toucher ignorant estre au fond terre argilleuse Tzara les aigles de neige viendront nourrir le rocher où l’argile profonde changera en lait et le lait troublera la nuit les chaînes sonneront […] le sceptre au milieu parmi les branches les vieux journaux les tapisseries […] 24Tzara transcrit directement Nostradamus, avant de reprendre le premier vers du deuxième quatrain ; et cette fois-ci, la « verge » d’abord transposée en « sexe » redevient le « sceptre » (ou lituus) qu’elle n’aurait pas dû cesser d’être. Enfin, on donnerait volontiers aux « vieux journaux » qui suivent une valeur métatextuelle de « marqueur référentiel », servant à désigner le « procédé » et à l’apparenter explicitement au cut‑up qui, il est vrai, n’avait pas encore été officiellement inventé. Car il s’agit bien de cela. Les mots de Tzara ne sont pas « découpés », mais « prélevés par blocs ». Des blocs associatifs qui « font image » dans la conscience du poète, alimentant un flux discursif à la fois discontinu et obscurément cohérent par ses associations visuelles. On peut en reconstituer le cours. L’ironie du « mode d’emploi » cité plus haut est finalement moindre qu’il n’y paraissait : il est vrai que le poème, malgré ou à cause de l’impersonnalité du locuteur, ressemble à Tzara, et que le voici devenu « un écrivain infiniment original ». À ceci près qu’il emprunte, sans tricherie ni déguisement, non seulement sa matière, mais aussi son procédé à un écrivain qui avait fait la même chose que lui, et à des fins ouvertement « prophétiques », quatre siècles auparavant : il semble impossible qu’il ait pu l’ignorer. Nostradamus : l’histoire comme « miroir brisé » 25Pour s’en tenir à l’essentiel, la réussite prédictive des Centuries de Nostradamus repose sur deux quatrains, parmi les 942 qu’on croit authentiques25. Le premier (Centurie I, 35) est supposé annoncer la mort du roi de France, Henri II, blessé accidentellement lors d’un tournoi, le 30 juin 1559, par Montgomery, le capitaine de sa garde, dont la lance brisée traverse la visière de son casque, lui crevant l’œil. Le quatrain se « déchiffre » donc ainsi : Le lyon jeune [Montgomery] le vieux [Henri II] surmontera En champ bellique par singulier duelle [tournoi] Dans cage d’or [la visière du casque] les yeux lui crevera Deux classes [du latin classis, armée] une puis mourir mort cruele. 26La coïncidence est en effet singulière, même si la qualité prédictive de l’énoncé soulève quelques objections. Comme l’a montré le regretté Pierre Brind’amour dans son édition des premières Centuries26, ce n’est pas ce quatrain mais un autre qui, du temps du succès de l’auteur, a été référé à l’événement : il y était question du « grain de l’orge » qui, par l’effet d’une coquille d’imprimerie, s’était changé en « grand de l’orge », Lorges étant par ailleurs le fief dudit Montgomery. D’autre part, on peut croire que le référent historique du quatrain – à supposer qu’il y en ait un – remonte à un autre événement, la capture et la mort du sultan ottoman Bajazet, défait par Tamerlan à la bataille d’Angora (1402), même si le scénario en est légèrement différent27. Quoi qu’il en soit, ces objections pèsent peu face à l’éclatante mais hasardeuse réussite du vingtième quatrain de la Centurie IX : De nuict viendra par la forest de Reines Deux pars vaultorte Herne la pierre blanche Le moyne noir en gris dedans Varennes Esleu Cap. cause tempeste feu, sang tranche. 27La qualité, ou pour mieux dire le génie de la prédiction repose ici sur le choix d’un toponyme, Varennes, un lieu obscur où rien n’est jamais advenu qu’on puisse qualifier d’historique, jusqu’à la fuite et la capture du roi, le 21 juin 1791. Encore faut‑il prendre en compte, dans le succès du quatrain, l’effet du procédé scriptural, le découpage paratactique qui ajoute à l’obscurité et à l’ambiguïté du texte, particulièrement dans le dernier vers : « Cap. » pouvant se lire indifféremment comme l’abréviation du latin caput ou comme celle du patronyme du roi devant la Convention ; car c’est bien sous le nom de Capet que fut guillotiné Louis XVI. 28Ces coïncidences remarquables ont attiré l’attention de Georges Dumézil, dont l’ouvrage intitulé Le Moyne noir en gris dedans Varennes et sous‑titré Sotie nostradamique28 a levé les obstacles académiques qui s’opposaient à l’étude de l’auteur. Il a fait bien plus en identifiant avec une certitude absolue un hypotexte qui, dans toute la latinité, constitue un hapax, et qui se répartit dans les quatrains 6, 75 et 77 de la cinquième Centurie : il s’agit de la description par Tite Live du rituel oraculaire de l’inauguratio qui présida à la fondation de Rome. Partant de ce constat, plusieurs chercheurs ont travaillé, chacun de leur côté, à la reconstitution du puzzle intertextuel que composent les Centuries. Pierre Brind’amour a identifié nombre de rappels historiques et commenté les quatrains en conséquence. Chantal Liaroutzos a reconnu dans La Guide des chemins de France de Charles Estienne (1552) un autre hypotexte qui explique la mention de Varennes29. Nous avons pour notre part contribué à l’entreprise en identifiant chez Tite Live, Suétone et d’autres les hypotextes des quatrains, en nous intéressant avant tout à leur composition. Grâce à la lecture de William Burroughs, nous avions constaté que les emprunts nostradamiques prenaient la forme de « blocs associatifs » qui tantôt se concentraient (ce qui permet de les reconnaître) et tantôt se dispersaient dans les Centuries. L’exemple du récit de l’expédition d’Hannibal, d’Espagne en Italie en passant par la Provence, nous servit de fil directeur. Ses toponymes s’égrènent dans plusieurs Centuries pour se concentrer en un point précis, un épisode bien reconnaissable de la bataille du lac Trasimène, l’histoire de la « troupe otage » (Centurie VI, 39, 3‑4) : effectivement « trace y mène ». Nous avons ainsi pu décrire le mode de composition des Centuries dans un petit ouvrage paru en 199730. Puis nous avons approfondi l’analyse du procédé dans un autre travail paru en 2000 et qui doit son titre, « Au sanguinaire, le nombre raconté31 », à un vers de Nostradamus. Chez celui‑ci, non moins que chez Tzara et Burroughs, la pratique du cut‑up donne lieu à d’étranges et belles fulgurances. Nous avons également montré que la lettre-préface de juin 1558 au roi Henri II, connue par l’édition de 1566 (ou 1568), était le produit « brut » d’un cut‑up au deuxième degré : les mêmes énoncés aléatoirement découpés et permutés reviennent trois fois dans un texte d’autant plus obscur qu’il prétend résumer le mouvement de l’histoire du monde jusqu’à la fin des temps et la venue de l’Antéchrist. 29Revenons donc au procédé considéré non seulement comme une géniale invention de l’auteur, mais aussi comme l’origine d’une conception de l’histoire qui, dans sa relation implicite avec une théorie de l’information encore informulable, semble de facto très en avance sur son temps. Le texte de Nostradamus fonctionne bel et bien, dans son actualisation référentielle, comme une « machine à imiter le temps ». C’est qu’il est disposé pour cela et que ses hypotextes, fragments historiques, listes de toponymes, etc., sont soigneusement choisis de manière à « piéger » les récurrences historiques à venir. Les récits du passé, aléatoirement découpés et redisposés dans les quatrains, s’y recyclent pour « produire » du futur, comme les fragments d’un miroir décomposent et démultiplient l’objet qu’ils reflètent par la diversité de leurs angles de réfraction. Dumézil n’a vu dans le procédé qu’une imposture : « chez Nostradamus », écrit-il, « le philologue soulageait parfois le voyant à peu de frais32 ». On pourrait dire à l’inverse que notre auteur est poète dans l’exacte mesure où il n’est pas « voyant », alors même que son texte l’est bel et bien. Ce qui nous ramène à la dimension littéraire du procédé. 30Elle suppose en effet que des fragments « allogènes » et « hétérogènes », empruntés à des historiens, des géographes, des astrologues, etc., soient initialement dispersés et mêlés. Ce serait, si l’on nous passe la métaphore, l’équivalent du big bang par lequel commence le temps. Il faut ensuite qu’ils « dérivent » et se disposent aléatoirement mais régulièrement dans la grille métrique des quatrains, par exemple, pour revenir au passage qui a retenu l’attention de Tzara : Le vent contraire, letres au chemin prinses Par le rousseau senez les entreprinses (Centurie I, 7, 2 et 4) Du grand prophète les letres seront prinses Frauder son roy seront les entreprinses (Centurie II, 36, 1 et 3) 31Pour figurer la continuité de l’histoire et trouver de nouveaux référents, il faut que ces hypotextes, fragmentés en blocs associatifs (et de ce fait libérés de leur référent initial), reviennent dans les quatrains, mais aussi qu’ils se dispersent à l’échelle de plusieurs Centuries : Tricast tiendra l’annibalique ire (Centurie III, 93, 3) Auprès du lac Trasimen l’asur prinse, La trope hostage […] (Centurie VI, 39, 3‑4) Lac Trasmenien portera tesmoignage (Centurie VIII, 47, 1) 32Enfin, ce retour est commandé par celui des rimes qui, chez Nostradamus, atteignent à une variété inouïe : quatre‑vingt‑douze rimes différentes dans la première Centurie. C’est beaucoup plus que chez ses contemporains, les poètes de la Pléiade, notamment Ronsard, qui, dès 1560, saluera la performance pour son efficience prédictive, et Dorat, son professeur, qui l’imitera en latin avec nettement moins de bonheur. Toutefois, cette richesse passe presque inaperçue, car c’est le retour des syntagmes, fragmentés à l’intérieur du vers par la scansion du décasyllabe (4/6), qui fait signe et parfois obscurément sens, parce qu’on ne le comprend pas d’emblée. On pourrait en dire autant de Tzara, et parfois de Breton. - 33C’est sur cette virtualité poétique du procédé et sur l’esthétique du « sens suspendu » qu’on souhaite conclure. Notre intention n’est pas de laisser de côté la qualité « prédictive » des énoncés nostradamiques – elle motive l’écriture, elle appartient au texte, elle explique que parfois, on le lise encore –, mais bien de contribuer à la prise en compte de sa poétique. En effet, notre démonstration a été validée et retenue par les spécialistes de Nostradamus et par les historiens, en particulier Denis Crouzet, dont on salue la perspicacité et la probité. Peut‑être ont‑ils été soulagés d’admettre que, si le « voyant » ne savait pas ce qu’il écrivait, il faisait, quoique sur un autre plan, le même métier qu’eux. Mais les poéticiens ignorent toujours l’auteur, ou se refusent à prendre en compte son génie. Car il faudrait admettre son atemporalité et lui faire place dans les anthologies de la Renaissance en tant que précurseur et modèle de Tzara et de Burroughs. L’anachronisme, on peut le comprendre, est trop flagrant, si bien qu’il nous reste aussi à expliquer l’invention précoce d’un procédé qui semble plutôt appartenir à notre temps. 34Rappelons d’abord que l’écriture prédictive ou prophétique a une histoire, aussi longue que celle de l’humanité, et qu’à la Renaissance, elle est pratiquée par les médecins et les astrologues – Nostradamus se dit prudemment « astrophile ». Ses modèles ne manquent pas, avec ou sans rapport avec la littérature : les recueils versifiés et obscurs des prophéties de la « Sibylle », celles qu’on prête faussement à « Merlin », ou authentiquement à sainte Brigitte, sont des succès d’édition ; et plus encore les almanachs dont la vente se renouvelle chaque année. Rabelais, qui y contribua, donne dans son Tiers Livre des exemples de l’usage prédictif d’Homère et de Virgile – les fameux « sorts virgiliens » du chapitre X –, ainsi qu’un excellent pastiche de vers prophétiques, les « fanfreluches antidotées », au chapitre II du Gargantua. Quant au procédé qui fait l’originalité de Nostradamus et qu’on nous permettra de trouver meilleur que les autres, on peut lui supposer, dans les usages de l’imprimerie, des causes purement matérielles. Premièrement le pliage de la feuille imprimée nécessite une disposition préalablement calculée des surfaces d’imposition de la page, dont le schéma varie en fonction du format de la feuille et du nombre des pliures. Bien entendu, des erreurs se produisent fréquemment. Elles induisent des discontinuités dans le texte, qui « saute » brusquement d’une page à l’autre, comme un film dont on aurait remonté les plans dans le désordre. Plusieurs auteurs ont exploité le phénomène : Rabelais peut-être, au chapitre II du Gargantua, et surtout Béroalde de Verville, dans son Moyen de parvenir33. On peut raisonnablement penser que Nostradamus fait de même lorsqu’il assimile l’histoire à un « grand tapis plié » dont une partie seulement sera révélée34. 35Une deuxième cause, quoique liée elle aussi à l’histoire de l’imprimerie, est plutôt d’ordre conceptuel. Au milieu du XVIe siècle, le succès des recueils d’emblèmes – qui bien plus tard inspireront les collages surréalistes – modifie les rapports entre l’image et le texte sur le modèle d’un célèbre recueil d’hiéroglyphes « pseudo-égyptiens » intitulé les Hieroglyphica d’Horapollon. Nostradamus en a été le traducteur avant la rédaction des Centuries, où la lecture de cet ouvrage laisse d’ailleurs une trace35. Or dans ce recueil le caractère aléatoire et incongru (pour ne pas dire surréaliste) de la relation texte/image s’impose largement. L’écart se creuse entre le signifiant (l’image) et le signifié (exposé par le texte). Et cet écart est propice à une esthétique de l’énigme, elle‑même fondée sur le postulat d’une écriture « absolue » qui conjoindrait dans un « objet‑signe » (l’hiéroglyphe) toute la chaîne du référent, du signifiant et du signifié. Or c’est précisément en dissociant ces termes que Nostradamus produit ses images. Chez lui, la dérive des syntagmes, qui sont autant de signifiants privés de référents, constitue les quatrains en réservoir de sens – un sens suspendu dans l’attente de l’événement qui le révélera, recomposant ainsi l’intégrité du glyphe. Et cette poétique semble finalement « advenue », du moins en tant que forme littéraire, au XXe siècle. 36Toutefois, lorsqu’on s’avise que Burroughs et plus encore Tzara ont expérimenté leurs propres « techniques » longtemps avant la diffusion de l’internet, qui nous semble aujourd’hui le médium idéal du coupé/collé, la raison « matérielle » qu’on vient d’alléguer semble un peu moins convaincante. Et si, au temps de Nostradamus, l’imprimerie peut en effet rendre compte du procédé et de ses effets – le « pliage » du texte, la récurrence des syntagmes, le suspens du sens –, elle ne les explique pas. On a donc cherché des exemples antérieurs à l’âge de l’imprimé de poétiques du « sens suspendu » associées à une fonction herméneutique et prédictive. Ils sont évidemment légion, quoique fort peu réfèrent à un quelconque automatisme, autrement dit à un procédé. En voici pourtant un qui remonte au Déluge. 37Il s’agit de la fable intitulée la Pénitence Adam36, diffusée en langue française au XVe siècle, mais qui remonte au XIIIe siècle, voire au VIe, c’est‑à‑dire à la période alexandrine du christianisme, pour ses variantes latines : Adam sentant sa fin venir demande à son troisième fils, Seth, de graver le récit de sa vie sur deux tablettes, l’une de terre (qui sera effacée par le Déluge), l’autre de pierre. Et le cours de l’histoire gravée doit se poursuivre jusqu’à l’arbre de la Croix, au pied duquel Adam sait par avance qu’il sera enterré. Son fils s’exécute sous la dictée de l’ange Mikael. Mais en gravant ses tablettes, il ne sait pas ce qu’il écrit, car l’ange s’adresse à lui sans lèvres. Jean‑Pierre Petorelli, l’éditeur du texte dans sa version latine37, explique que le « prophète » écrit sans comprendre « quelque chose qui n’est pas la transcription d’une parole » : seule sa main, guidée par l’ange, forme des lettres, que bien plus tard, Salomon, lui aussi guidé par l’ange, déchiffrera afin de bâtir son temple sur cette pierre. Cette pratique a un nom grec qui dénonce la fabrication de la légende. On parle d’écrits achiliaques, achiliacos, du grec akeilotos, et en latin illabicas, ou sine labiorum : paroles sans lèvres. L’idée de cette poétique « prophétique », suspendue à la dictée de l’ange, était bien plus ancienne que l’imprimerie. Celle‑ci ne lui aura fourni que l’opportunité et le moyen de prendre forme. notes 1 David Blanco Laserna, La Flèche du temps, Paris, RBA, 2017, p. 11. 2 Voir François Hartog, Croire en l’histoire, Paris, Flammarion, 2013. 3 Voir Oswald Spengler, Le Déclin de l’Occident [Der Untergang des Abendlandes, 1918], traduit de l’allemand par Mohand Tazerout, Paris, Gallimard, 1948. 4 Joachim Du Bellay, Antiquités de Rome [1558], édition de Jacques Borel, Paris, Gallimard, 1967, p. 46. 5 Voir Michel de Montaigne, Essais, l. I, ch. 31 (« Des cannibales »), et l. III, ch. 6 (« Des coches »), édition d’André Tournon, Paris, Imprimerie Nationale, 1998, en particulier p. 205 : « ceux du royaume de Mexico étaient aucunement plus civilisés et plus artistes […] aussi jugeaient-ils, ainsi que nous, que l’univers fût proche de sa fin et en prirent pour signe la désolation que nous y apportâmes ». 6 Philippe Mikriammos, William Burroughs, Paris, Seghers, 1975, p. 62. 7 Ibid., p. 69-70. 8 Ibid., p. 71. 9 Voir William Seward Burrgouhs, Le Ticket qui explosa [The Ticket that Exploded, 1962], traduit de l’anglais par Mary Beach et Claude Pélieu, Paris, Bourgois, 1969. 10 Voir Clémentine Hougue, Le Cut-up de William S. Burroughs. Histoire d’une révolution du langage, Paris, Les Presses du réel, 2014. 11 Philippe Mikriammos, William Burroughs, p. 71. 12 Idem. 13 Tristan Tzara, « Pour faire un poème dadaïste » [juillet 1920], in Dada est Tatou. Tout est Dada, Paris, Flammarion, 1996, p. 228. 14 Voir Philippe Mikriammos, William Burroughs, p. 62‑63 ; et Clémentine Hougue, Le Cut‑up de William S. Burroughs, p. 61‑69. 15 Tristan Tzara, Dada est Tatou. Tout est Dada, p. 229. 16 Tristan Tzara, « Proclamation sans prétention », in ibid., p. 214. 17 Voir Sergio Sacchi, Études sur les Illuminations de Rimbaud, Paris, Presses de l’Université Paris‑Sorbonne, 2002, p. 27 et p. 102. 18 Voir Henri Béhar, André Breton, le grand indésirable, Paris, Calmann‑Lévy, 1990, p. 333. Notons que l’invention surréaliste du « jeu de Marseille » sur le modèle des tarots divinatoires survient immédiatement après, en janvier 1941. 19 Il s’agit des pièces no 1, 2, 3, 6, 8, 12, 14, 15, 16, 17, 23 et 26. 20 Tristan Tzara, Œuvres complètes, t. I, édition d’Henri Béhar, Paris, Flammarion, 1975. 21 Ajoutons, à la décharge d’Henri Béhar, que les éditeurs eux-mêmes ont beaucoup contribué à la confusion de l’œuvre, altérée par de multiples contrefaçons. Nous citerons d’après les Prophéties (Centuries I à VII) [Lyon, Antoine du Rhône, 1557], édition de Robert Benazra, Lyon, Michel Chomarat éditions, 1993 ; et d’après Les Prophéties de M. Michel Nostradamus, Centuries VIII, IX, X [Lyon, Pierre Rigaud, c. 1600], fac‑similé de l’exemplaire de Lyon BM (Chomarat 6457). Pour la chronologie des éditions, voir l’excellent Répertoire chronologique nostradamique (1545-1989) par Robert Benazra, Paris, Guy Tredaniel, 1990. 22 On cite Nostradamus d’après les éditions mentionnées supra, et Tzara d’après Dada est Tatou. Tout est Dada, Paris, Flammarion, 1996 (ici p. 73), en retenant les passages transcrits d’après l’hypotexte. C’est toujours nous qui soulignons. 23 « le vent contraire lettres au chemin prinses » (Centurie I, 7, 2). 24 Pour Tzara, voir Dada est Tatou. Tout est Dada, p. 44. 25 Les Prophéties de Michel de Nostredame, plus connues sous le titre de Centuries, se composent de 300 quatrains décasyllabiques en 1555, nombre porté à 639 en 1557, puis à 942 en 1566, à la mort de l’auteur. Elles sont « augmentées » de sixains, œuvre de continuateurs qui usent généralement du même procédé scriptural. 26 Voir Nostradamus, Les Premières Centuries ou Prophéties [édition de 1555], édition de Pierre Brind’amour, Genève, Droz, 1996. 27 Le sultan vaincu fut mis dans une cage et y mourut, mais il ne fut pas aveuglé. 28 Voir Georges Dumézil, Le Moyne noir en gris dedans Varennes. Sotie nostradamique, Paris, Gallimard, 1984. 29 La Guide de Charles Estienne étant constituée d’itinéraires partant de Paris et se dirigeant vers les frontières françaises, la mention de Varennes, insérée dans le réseau topographique des Centuries, s’explique d’elle‑même, même si, dans le répertoire d’Estienne, le toponyme en question n’est pas la ville où se déroula l’arrestation de Louis XVI. Voir Chantal Liaroutzos, « Nostradamus, suivez la guide », in RHR, décembre 1986, p. 35‑40. 30 Voir Gilles Polizzi, « “Lac trasmemien portera témoignage” : de l’usage de l’histoire romaine dans les Centuries », in Michel Chomarat, Jean Dupèbe et Gilles Polizzi, Nostradamus ou le savoir transmis, Lyon, Michel Chomarat éditions, 1997, p. 45‑76. 31 Voir Gilles Polizzi, « “Au sanguinaire, le nombre raconté” : le thème millénariste dans les Centuries de Nostradamus », in André Tournon et Jean‑Raymond Fanlo (dir.), Formes du millénarisme en Europe à l’aube des temps modernes, Paris, Champion, 2000, p. 429‑453. 32 Georges Dumézil, Le Moyne noir en gris dedans Varennes. Sotie nostradamique, p. 129. 33 Dans Le Moyen de parvenir (1616), Béroalde de Verville mentionne l’interpolation des pages qu’il exploite à des fins narratives. 34 Voir notre citation en exergue, Centurie VI, 61. 35 Nostradamus, Interprétation des hiéroglyphes de Horapollo [c. 1545], édition de Pierre Rollet, Barcelone, Ramoun Berenguié, 1968, p. 165. Il s’agit du motif de « l’escriture DM » (Diis Manibus), repris dans la Centurie VIII, 66, 1 : « quand l’escriture DM sera trouvee ». Sa transposition « hiéroglyphique » dans l’édition française d’Horapollon (1543) est l’image d’une tête sans yeux flottant sur un paysage de ruines antiques. 36 Colard Mansion, De la Penitance Adam, édition de Sylviane Messerli, Paris, Champion, 2016. 37 Anonyme, Vita latina Adae et Evae, édition de Jean‑Pierre Petorelli, Turnhout, Brepols, 2012, p. 219. plan

vendredi 27 mars 2026

jacques halbronn Psychosociologie et Astrologie.. Quel modus vivendi entre le monde des hommes et celui des femmes? Etudes de genres

jacques halbronn Psychosociologie et Astrologie.. Quel modus vivendi entre le monde des hommes et celui des femmes? Etudes de genres On ne comprend pas le modéle astrologique si l'on refuse d'apprécier à sa juste mesure ce qui distingue psychiquement les deux sexes (cf Ray les hommes viennent de mars, les femmes de Vénus) Une fois que l'on a mis en évidence une certaine forme d'incompatibilité, il convient de réfléchir sur une complémentarité et sur la notion de couple et de célibat. Précisons d'emblée que nous récusons toute approche individuelle laquelle est l'aveu d'une carence sociologique. Il ne s'agit pas de se connaitre, stricto sensu, mais de repérer notre appartenance à un groupe donné. On n'est pas ici dans le moi et le tu mais dans le nous et le vous. Nous ne sommes pas des cas particuliers, uniques comme voudraient nous le faire accroire les astrologues adeptes du thème natal En astrologie septénale, la phase Hessed est celle d'une domination féminine tandis que la phase Din celle d'une domination masculine. Mais la domination, par elle même, implique une forme de rapport SM, sado-masochiste, de présence de l'autre.En phase Hessed (Saturne à égale distance (45°) de deux axes saisonniers, les hommes sont marqués par une certaine fascination envers les femmes et inversement en phase DIn (Saturne à 0° (conjonction) d'un des 4 axes saisonniers) En phase Din, les femmes se plieront aux valeurs masculines et en phase Hessed, les hommes se convertiront aux valeurs féminines du moins jusqu'à un certain point. et surtout pendant un certain temps seulement. Il y a donc à l' oeuvre une forme de brassage. Nous avons déjà exposé dans de précédents textes, que les hommes protégent les femmes et vice versa et nous avions donné l'exemple de la mort de Jésus qui aura été mal averti et conseillé par son cénacle d'hommes lesquels auraient pu et dû lui éviter, épargner une mort prématurée en échange de son enseignement novateur et libérateur sur le judaïsme/. Nous avons développé la notion de topique sensorielle qui permet à chaque sexe de mettre en garde l'autre sexe contre ses déficiences. Selon nous, en phase Hessed, les hommes seraient plutôt abusés par les femmes et en phase Din, les femmes le seraient par les hommes; Ce qui fait qu'on a tous quelque chose sur la conscience, à se reprocher, que nous sommes tous, peu ou prou, exposés à la tentation, ce qui ferait partie intégrante de la condition humaine, la faute n'étant pas liée au péché originel mais à une constante mise à l'épreuve voulue par le plan divin.. Ce qui est évoqué dans Mathieu "Ne nous soumets pas à la tentation mais délivre-nous du mal". Matthieu 6, 9-13; Matthieu 4, 1-11; Matthieu 26, 36-41. L'usage du mot "mal" n'est pas heureuse, il s'agit d'une dynamique dialectique qui s'articule sur la relation ambivalente entre les deux sexes, laquelle est à la fois synchronique et diachronique si l'on admet que les femmes correspondent à un état primitif , animal, préadamique de l'Humanité qui nous rattache à un certain instinct de conservation dont l'humanité adamique serait assez démunie; La formule du Huis clos de Sartre "l'enfer c'est les autres" prend ici une nouvelle dimension, et pose la question de cet Autre que l'homme est par rapport à la femme et vice versa. Mais de telles certitudes sensorielles peuvent générer bien des tensions au sein du couple dès lors que l'on n'en aura pas pris à temps toute la mesure et toutes les conséquences de part et d'autre. Mais comme on l'a dit plus haut, le rapport de force des valeurs respectives et l'écoute évoluent cycliquement. Il est clair que toute forme d'intolérance et d'hypersensibilité générera un choc en retour de la part de l'autre sexe. Là encore, soulignons que l'autre ne vise pas une personne mais bien une certaine population à laquelle autrui appartient. La notion de "prochain" doit donc être étendue à un ensemble d'autant qu'il est plus facile de rechercher des points communs entre les membres d'un seul et même ensemble (statistiques) que de faire le portrait d'une seule personne Mais même les psychologues se dotent de données caractérologiques et découvrent des dénominateurs communs. Dès leur plus jeune âge, les enfants doivent prendre conscience des différences d'appartenances et comprendre que leurs valeurs congénitales, instinctives diffèrent, si la fratrie comporte les deux sexes ou si une certaine mixité régne dans une classe, par exemple. C'est ainsi que les petites filles doivent très tôt se rendre compte des gênes qu'elles peuvent susciter mais également subir. Cela devrait faire pleinement partie de l'éducation sexuelle.Il nous faut apprendre à corriger, à réparer les dégats dus à nos incartades, à nos excés. Les garçons notamment doivent savoir (se) nettoyer leur corps, leurs vétements, le sol.(cf Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus (titre original : Men are from Mars, Women are from Venus) de John Gray paru en 1992) Il importera donc de savoir que les petites filles éprouvent un besoin viscéral de parler, sous n'importe quel prétexte, sans retenue, ce qui les oblige à se faire pardonner et que les petits garçons aiment à se goinfrer, en mangeant n"importe quoi (mal bouffe), ce qui leur occasionne des désordres digestifs générateurs d'odeurs et de souillures. Les filles se comportent comme si elles étaient aveugles et qu'elles devaient manifester en permanence leur présence pour donner signe de vie. Il reste qu'il est éminemment souhaitable que les deux sexes ménent des vies séparées, en fréquentant les individus du même sexe, ce qui leur permettra de se défouler Les femmes peuvent évidemment s'adresser à des psychologues, à des psychanalystes pour s'épancher. Mais le risque de viol existe : pour les femmes d'imposer leur histoire personnelle au premier venus et pour les hommes de satisfaire le besoin irrépressible de toucher, de goûter l'autre. Nous pensons que les transports en commun sont des espaces voués à la promiscuité et qui exigent une certaine retenue, décence sensorielle en public, quitte à réserver certains véhicules aux hommes et d'autres aux femmes.. D'ailleurs, spontanément, chaque sexe éprouvera le besoin de se retrouver "entre soi" de toute façon, notamment dans les cours de récréation. Si le modus vivendi préconisé n'est pas respecté, l'on risque de déboucher sur une certaine forme d'apartheid C'est dire que tout discours égalitariste est toxique, reléve du déni. Professionnellement, les femmes sont plus faites-programmées dirons nous- pour des activités de Santé à caractère médical, hospitalier, hygiénique qui exigent une attention très personnalisée- la maladie est égocentriste - alors que les hommes seront plus à leur aisé dans les enjeux politiques, juridiques, conceptuels; On pourra parler d'écologie au prisme des nuisances sensorielles que chaque sexe occasionne chez l'autre. Sur le web "J'ai récemment terminé The Symposium (Le Banquet) Dans le deuxième discours, Platon parle de l'amour commun et céleste et affirme que les femmes ne sont pas capables d'expérimenter l'amour céleste, qu'elles sont trop obsédées par le sexe physique et non par l'intellectualité." Cela renvoie au débat sur l'âme des femmes; Encore faut-il préciser ce que l'on entend par 'âme". Au regard de l'Esprit Saint, il n'est pas évident que les femmes aient la même connexion que les hommes/ JHB 27 03 26

jacques halbronn Linguistique. comparée. Principes de consonantisation et de vocalisation.

jacques halbronn Linguistique. comparée. Principes de consonantisation et de vocalisation. En ce qui concerne la première conjugaison, on sait qu’il ne faut pas prononcer le « r » final : manger, parler à moins qu’il ne précéde une voyelle ou qu’il serve à former un futur. Mais qu’en est -il des finales en « ir », en « oir » comme dans finir, pouvoir? Qu’en est-il de » bonjour », « bonsoir »? Selon nous, le r à l’écrit ne saurait subsister à l’oral ou en tout cas doit être estompé , ce qui est d’ailleurs le cas en anglais pour power, flower, tower etc emprunts au français. D’ailleurs, le participe passé du français ne comprend même pas le « r » comme pour pu, su, vu, avec des finales vocaliques, comme il se doit. En ce qui concerne les finales en « ble »,en « tre », l’anglais permute et prononce bel, ter (et parfois aligne l’écrit sur l’oral comme pour center). alors que le française réussit à vocaliser les finales de possible, noble, centre etc, ce qui s »ajoute à la matitrise de la diphtongue nasale, (ant, ment) assez peu respectée dans d’autres langues malgré le I don’t, I can’t qui font exception en anglais. Ajoutons que les liaisons compliquent encore plus l’identification et la séparation des mots à l’oral.Manger a son r final qui se prononce quand il y a un accusatif (objet) qui suit. La liaison est aussi une spécialité du français. Si l’on compare l’anglais et l’allemand, on note que l’allemand termine ses verbes par un « e » alors que l’anglais, à partir des mêmes racines est voué aux consonnes: think et denke, thank et danke, make et mache etc. Si le français a su gérer les connexions entre consonnes en début de proposition, ce dont témoigne à l’écrit l’usage des apostrophes et du shewa, il doit prendre exemple sur l’allemand du fait de sa réalisation défectueuse du e final. Le français écrit « je pense » devrait donc appuyer sur la finale « e », ce qu’il manque de faire alors que par ailleurs, il vocalise comme il convient le « je prends », « je sens », je vend gràce à son usage de la diphtongaison qui renforce le pole final vocalique à l’oral. Le eine de l’allemand versus le « une » du français qui produit une consonne finale du fait d’un e final silencieux. L’anglais ne respecte pas le principe de vocalisation des finales avec ses participes en « ed » (empruntés au français) qui a remplacé le ed par un e accentué. L’anglais péche donc par une hyper consonnantisation de ses finales. En ce qui concerne la prononciation de l’hébreu moderne,les lettres dites doubles (cf le Sefer Yetsira) indiquent en effet que certaines lettres peuvent avoir un double statut, ce qui vaut surtout pour Beith, le Kaph et le Pé.On note que le beith et le kaph servent à former des prépositions consonantiques, du fait du shewa mais cela ne vaut plus en pratique que pour le beith.(b’vaksha, b’seder) Au bout du compte, le français s’en tire mieux tant pour marquer le début que la fin d’un mot en sachant renforcer ces deux pôles, maintenant ainsi un équilibre entre la tête et la queue. JHB 26 03 26

mardi 24 mars 2026

jacques halbronn Phonologie. du français .Le double rôle du "e". L'apostrophe préfixal et l'accent suffixal. Comparaison français/allemand

jacques halbronn Phonologie du français Le double rôle du "e". L'apostrophe préfixal et l'accent suffixal. Comparaison français/allemand En hommage à "L'orthographe d'usage rendue facile", texte de notre grand mère maternelle (il y a 70 ans), Claude Jonquière La lettre "e" ses deux usages. Ce qui est assez déroutant en français tient au fait que tout dépend non pas de la lettre mais de son emplacement. C'est ainsi que le "e" en début de mot doit se limiter à connecter deux consonnes entre elles et donc se faire "silencieux" alors qu'en fin de mot, il doit se faire entendre puissamment de façon à renforcer une présence "vocalique". Or, dans bien des cas, le locuteur fait l'inverse en français; Il ne prononcera pas le e à la fin des mots laissante le champ libre à une consonne alors qu'en début de mot, il conservera une certaine sonorité. L'allemand a gardé une bonne pratique pour le e terminal. Alors que le français ne prononcera pas le "e" de une, l'allemand rendra "eine", en insistant sur la finale, garantissant ainsi la présence "vocalisée" in fine. Cependant, le français, grâce à la diphtongaison nasale permettra la vocalisation finale On dira "nation" là où l'allemand rendra par "Nazion" avec finale consonantique. En ce qui concerne le "e" initial, l'allemand sera-t-il en mesurede connecter deux consonnes comme y parvient la prononciation française de l'écrit? Si en français on peut dire "j'n'sais pas", formant un groupe consonantique, l'allemand ne dispose du "je", ni du "ne" comportent un shewa/ La plupart des langues qui nous sont connues n'ont pas les moyens de produire une telle connexion, spécialité du français. Ainsi, que dire de l'italien avec so Io, son No. Quant à l'anglais, fortement marqué par le français,il use de formes négatives comportant une voyelle: I don't (pour I do not), I can't (pour I cannot), le o étant ici traité comme un e. Ci-desssous un article de l'Académie du Français authentique) qui distingue justement la position initiale de la position finale. On partira d'un texte mis en ligne par cette Académie: "Comment trouver la lettre finale muette d’un mot ? Astuces Comment savoir si un mot se termine par une lettre muette ? Comment savoir que dans le mot « chat », il faut écrire un t à la fin ? Je te propose deux petites astuces pour te rappeler d’écrire les consonnes muettes à la fin des mots. Première astuce : transforme le mot au féminin. Par exemple, le féminin de vert est verte. Tu entends le son t. Tu peux donc déduire qu’il existe un t muet à l’adjectif masculin vert. Voici d’autres exemples : grand → grande : la lettre finale est d ; inclus → incluse : la lettre finale est s ; joli → jolie : il n’y a pas de lettre muette. Deuxième astuce : prends un mot de la même famille. Reprenons l’exemple du « chat ». « Chat » et « chaton » sont de la même famille. Dans le mot « chaton », il y a un t au milieu. Tu peux donc conclure qu’il y a un t muet à la fin du mot « chat ». Nous avions déjà abordé cette question à propos de nos travaux de description du français en relevant le rôle de la lettre "e" comme agissant sur la prononciation d'une consonne. Petit, consonne muette Petite : consonne activée. Si la consonne ne se prononce pas, cela favorise la vocalisation (au sens de voyelle). Dans grand et grande, se pose le probléme de la nasalisation/diphtongaison mais dans ce cas faut-il garder la diphtongue au féminin alors que bonne par rapport au masculin bon, n'est pas nasalisée?. Les liaisons conduisent à prononcer la consonne finale du fait qu'elles connectent celle-ci avec la voyelle du mot suivant. Mais, il ne faudrait pas oublier le cas de lettres non pas finales mais initiales, car on est là face à une dialectique consonnes en début de mot et voyelles en fin de mot, ce que ne signale pas cette Académie du Français authentique. Il y a un principe d'équilibre que nous sommes probablement le premier à avoir formulé . D'où l'importance du traitement de la lettre "e", cette lettre est pivotale, en ce qu'elle peut être accentuée en fin de mot, comme dans le cas d'un participe passé comme "chanté" et elle devient "muette" (Shewa) en début de mot pour évacuer le son "vocalique avec notamment, mais pas systématiquement, l'usage de l'apostrophe signe d'élision) comme J't'aime au lieu de Je t'aime, ce qui génére un son consonantique "jt". Dans cet exemple, Je t'aime, on note un début consonantique mais il importe de produire un son vocalique à la fin, donc de faire entendre le "e" comme cela se pratique en allemand oral : kleine (petite) comporte une combinaison "kl" consonantique et une finale "vocalique" si l'on prononce le e final. eine kleine alors qu'en français oral, on prononcera le t" mais pas le "e" de p'tit". Si l"on ne prononce pas le e final, cela donne deux sons consonantiques en début et en fi de mot, ce qui va à l'encontre de notre principe d'équilibre (consonne au début, voyelle à la fin). C'est pourquoi nous recommandons désormais de bien prononcer le e final, faute de quoi nous laissons le champ libre à la tonalité consonantique! Pour l'adjectif "clair", qui commence par une consonne, il importe de bien faire entendre le e de claire, ce qui n'est pas ou plus respecté actuellement. Dans le cas de "je mange", il faut prononcer j'mange avec un e muet pour le pronom personnel de la première personne du singulier mais avec un e (sonore) pour terminer, ce qu'on peut marquer par un "eu". Il y a d'ailleurs une faible différence de sonorité entre j'mangeu et j'ai mangé. C'est le contexte qui nous renseignera. Idem pour je pense, à prononcer j'penseu avec le doublet consonantique "jp" et le final "eu". Cette forme "eu" se retrouve en français dans heureux, valeureux, mystérieux, voeu, lieu, deux etc On retrouve en allemand la forme "eu" dans heute, Freude, Leute, Deutschland, avec une autre prononciation proche du "o". Mais, selon nous, le rôle de l'accent était au départ de faire pendant à l'apostrophe - les deux signes se ressemblent- et non de produire le son "é" qui va de soi après un auxiliaire "j'ai mangé", l"accent est ici inutile mais bien le "e" à l'allemande. En fait l'allemand prononce systématiquement le e final, produisant une tonalité vocalique: Danke (merci) commence par une consonne "d" et se termine par un "eu" (selon notre code) Idem pour Bitte, s'il vous plait. Le féminin en final garantit la vocalisation : eine schöne Dame (une jolie femme) alors qu'en français on ne prononce pas le "e" de Dame ni le S au pluriel de "Mesdames", ce qui consonantise à tort la finale! Autrement dit, le e du français peut être un shewa en début de mot et un "eu" en fin de mot. Or si l'allemand assure mieux que le français en position finale, il est très inférieur en position initiale, ce qui tient à ses affixes. Face au "je" français, on a un "ich", face à un "ne" un nicht, face à un "te", un "dich" et ainsi de suite (mich, sich). Rappelons que pour nous sont à qualifier de préfixes les articles (le), les négations (ne), les possessifs (me, te, se), les démonstratifs (ce) les relatifs (que) comme dans "qu'est ce que tu me dis" qui doit se prononcer qu'est c'q'tu m' dis, avec à la fin un son voyelle/ En français, on a un écrit s'alignant sur l'oral: l'apostrophe est en principe inutile et de toute façon, dans bien des cas, tout se passe comme s'il y avait apostrophe alors que celle-ci est facultative. De le même façon, l'accent conforte le e final et neutralise la consonne qui le suit mais dans bien des cas, sa présence est facultative: clef (mais aussi pied sans accent). En réalité, c'est le e final qu'il faut renforcer en français car il tend, bien à tort, à devenir "silencieux"! Le e de "silence" doit s'entendre autant que "Ruhe" en allemand sans qu'il soit besoin d'un signe auxiliaire puisque le e final doit toujours se faire entendre. D'où notre régle, la prononciation d'une lettre ne dépend pas de sa qualité intrinséque mais de son positionnement, en tête ou en queue. L'usage de l'apostrophe et de l'accent sons subsidiaires, et dans bien des cas sous entendus. Dans l'état présent, il semble néanmoins souhaitable de mettre un accent sur le final en français, en raison d'une carence flagrante sur ce point alors que l'accent sur le e précédant une consonne pourrait disparaitre Rappelons qu'en français le participe passé en "é" a remplacé la forme "ed" conservée en anglais (wanted, changed, established etc). En hébreu qui a introduit le "shewa", cela fonctionne en final mais point en initial du fait de l'inadéquation des préfixes.(cf supra) On dfra que l'apostrophe équivaut au shew tout comme l'accent sur le e - selon la formulation que nous avons faite en amont- en est le contrepied. C'est par erreur que l'on prononce le e avec accent comme un 'é" alors qu'il s"agit du son "e" comme dans le chèvre DE Monsieur Seguin.Selon notre méthode alliant synchronie et diachronie, la symétrie de notre e" avec le shewa est bien plus significative et pertinente que l'usage actuel du e accentue. 24 03 26 JHB Archive vu sur le web Accents et signes auxiliaires - cours de français En orthographe, les accents et les signes auxiliaires aident à distinguer les phonèmes. Ils apportent un complément d'information utile pour présenter correctement un texte. Ils permettent de préciser les sons (intonations) à appliquer dans la prononciation. Ils comprennent :A- les accents (aigu, grave et circonflexe)- Accent aigu : Il se positionne uniquement sur le e.du bétail, des céréales, une élite, un démon, l'été, une bévue, un pré, du blé, une année, le lycée, la bonté, le café, un éléphant, agréable, chétif, céder, décéder, créé... - Accent grave : Il peut se trouver sur les voyelles (e, a, u).la chèvre, la mère, un procès, le progrès, le succès, le père, la fièvre, l'excès, il pèse, il achète, complète, à, là, voilà, après, auprès, près, très, où... - Accent circonflexe : Il peut se trouver sur les voyelles (e, a, o, i, u).la fenêtre, la bête, la forêt, l'hôpital, les hôtels, l'âne, la fête, une boîte, la grâce, une île, il s'arrête, nous fûmes, blême, même, extrême, mûr, sûr, dû, drôle.. B- l'apostrophe : L'apostrophe sert à marquer l'élision, c'est-à-dire la suppression de la voyelle finale de certains mots devant un mot commençant par une voyelle ou par un h muet. On ne dit pas : Le ours mais l'ours, le hôtel mais l'hôtel le+été > l'été - le+homme > l'homme - la+orange > l'orange - si+il > s'il - que+elle > qu'elle - te+appelle > t'appelle - se+attend > s'attend - ne+a > n'a - jusque+au > jusqu'au - de+un > d'un - de+autre > d'autre - se+y > s'y... C- le tréma : le tréma est un signe orthographique constitué de deux points juxtaposés que l'on place sur les voyelles (a, e, i, o, u). l'ouïe, une coïncidence, un aïeul, la faïence, Noël, aiguë, canoë, le maïs, coïncider, haïr, inouï, naïf , laïque, capharnaüm, maelström... D- la cédille La cédille est un signe graphique que l'on place sous la lettre c pour le prononcer[s]. Elle est placée devant a, o et u (sinon le c se prononce [k]). la façade, un remplaçant, il plaçait, nous lançâmes ... un glaçon, nous plaçons, le maçon, une rançon, la leçon... un reçu, déçu, vous reçûtes, il aperçut... E- le trait d'union Le trait d'union est un signe de ponctuation utilisé pour relier deux ou plusieurs mots. - Un cerf-volant - le sous-sol - dix-huit. - vingt-six. - l'arc-en-ciel - un rendez-vous , le rez-de-chaussée... - Elle-même, celle-ci, ci-dessus, ci-contre, ci-après, ci-joint, cette femme-ci, ce matin-là, là-bas... Aime-t-il le chocolat ? Peux-tu faire démarrer cette machine ? Prend-il assez d'élan pour sauter ? Ton permis, prends-le. Cette tarte, manges-en. "

lundi 23 mars 2026

jacques halbronn Astrologie Septénalr. Anthropocosmologie. . Le modéle de la main. Nominalisme

jacques halbronn Astrologie Septénale. Le modéle de la main. Nominalisme "L'homme pense parce qu'il a des mains." Anaxagore de Clazomènes En Astrologie Septénale, Saturne est confronté à 4 planétes, Mercure, Vénus, Mars et Jupiter avec lesquels il va se joindre successivement. Ce qui évoque irrésistiblement la main humaine, le pouce étant en analogie avec Saturne. Sur le web Pr Eric Roulot – Chirurgien orthopédiste Paris Anatomie du doigt de la main et du pouce L'anatomie des quatre doigts de la main est très différente de l'anatomie du pouce qui forment un ensemble extrêmement mobile. Pr Eric Roulot / Doigts de la main / Anatomie SOMMAIRE Les os des doigts L’anatomie fonctionnelle des doigts L’anatomie du pouce est à la fois très proche et très différente de l’anatomie des 4 doigts longs (index, médius, annulaire et auriculaire). La conservation ou la restauration d’une anatomie des doigts de la main parfaite, que ce soit lors d’une maladie (polyarthrite) ou lors d’un traumatisme du doigt, est essentielle pour avoir une bonne fonction de la main et des doigts. Elle passe par une surveillance évolutive étroite pour empêchant la déformation des doigts de s’aggraver si possible. Une opération des doigts de la main est parfois nécessaire pour réaxer parfaitement l’armature osseuse, réparer un tendon ou supprimer un blocage des doigts. L'anatomie des os des doigts et du pouce : Les métacarpiens L’armature des os des doigts est composée des métacarpiens. En anatomie des doigts, ils sont numérotés transversalement de M1 a M5 du pouce (premier doigt) à l’auriculaire (cinquième doigt). Chaque os métacarpien s’articule avec la chaine des phalanges numérotées de proximal en distal de P1 à P3 (trois phalanges, de la plus proche à la plus distale), sauf pour le pouce de P1 à P2. Ces métacarpiens sont à l’intérieur de la paume de la main très solidement attachés au carpe par les articulations carpo-métacarpiennes. Les articulations sont très fixes pour M2 et M3, constituant comme une poutre rigide longitudinale. De chaque côté se positionne le métacarpien du pouce (M1) et à l’opposé les quatrième et cinquième métacarpiens (M4 et M5). Ainsi, les articulations carpo-métacarpiennes des doigts sont capables de bouger pour creuser la paume de la main. Cela permet par exemple de tenir un ballon ou maintenir des pièces dans la paume (position en cupule). Le pouce a un os métacarpien extrêmement mobile dans à peu près toutes les directions pour jouer son rôle d’opposition, grâce à l’articulation carpo-métacarpienne appelé trapézo-métacarpienne. Elle articule les os du carpe et le trapèze avec le premier métacarpien (M1). Cette articulation du pouce est donc essentielle à la fonction de la main et s’use beaucoup avec le temps. Son hyper-utilisation avec l’âge provoque une maladie du pouce appelée rhizarthrose (arthrose douloureuse de la base du pouce). pr-eric-roulot-anatomie-doigt-os-phalange La flexion et extension des doigts et du pouce Dans l’anatomie fonctionnelle des doigts, le pouce possède deux phalanges et un gros tendon fléchisseur pour le mobiliser en flexion. Par contre, les 4 doigts longs ont chacun trois phalanges et deux gros tendons fléchisseurs qui doivent coulisser dans un tunnel étroit pour la flexion. L’appareil extenseur quant à lui est situé au dos du doigt où la place est très restreinte avec peu d’épaisseur et d’étoffe. Le mécanisme anatomique de flexion extension est donc beaucoup plus compliqué pour les doigts longs et peut se gripper plus facilement. anatomie-fonctionnelle-doigt long-vue-tendon-fléchisseur-doigt-et-gaine-synoviale Les tendons fléchisseurs doivent en effet coulisser sous des poulies de stabilisation qui sont très solides et peu extensibles. Elles assurent un rôle de guidage et de maintien des tendons, sous lesquelles le frottement avec échauffement est important lors de mouvements répétés. Ces tendons des doigts sont donc entourés d’une gaine synoviale qui les lubrifie, les refroidit et les nourrit. La gaine sécrète le liquide synovial qui est un lubrifiant huileux et peut être le siège de pathologies des doigts comme des maladies inflammatoires (ténosynovite) ou infectieuses (phlegmon). Lorsque ce système de refroidissement est dépassé (ténosynovite idiopathique) ou que les tendons vont prendre un volume trop important avec l’âge ou des modifications hormonales, un conflit apparait et empêche la bonne coulisse des tendons. Ce conflit provoquant la maladie des doigts à ressaut est plus fréquent sur les doigts médians (majeur et annulaire) et sur le cinquième doigt par sa petite taille." En fait, le fait de conférer un nom différent à ces 4 planétes ne signifie pas, à nos yeux, que celles-ci aient des fonctions différentes, comme on a pu le croire. Comme nous l'avons déjà fait remarquer, il faut bien désigner différemment des espaces semblables. L'astrologie aura été victime de l'ignorance d 'un tel principe nominaliste. Selon nous, le système solaire est un livre à décrypter, est porteur d'un message quaternaire (voir notre étude des domiciles dans la Tétrabible de Ptolémée), chaque planéte désigne un espace temps de 7 ans, divisible en deux secteurs de 3 ans 1/2 mais cela ne signifie pas qu'il faille attribuer à chacun de ces quadrants des significations différentes/ On peut certes parler d'un quadrant mercurien, d'un quadrant vénusien, d'une quadrant martien et d'un quadrant jupitérien mais cela ne doit servir que de repérage; de mode de localisation commode. En pratique, les 4 quadrants s'équivalent. L'on peut considérer que chaque saison correspond à une des 4 planétes sans que cela signifie qu'astrologiquement, il faille en tirer quelque enseignement spécifique. Notre approche pourra donc être qualifiée de nominaliste: sur le web " Le nominalisme est une doctrine d'après laquelle les idées générales, les catégories, les genres et les espèces, les concepts n'ont d'existence que dans les mots servant à les exprimer." D'un point de vue anthropocosmologique, la main humaine serait la clef de l'Astrologie et serait le propre d'Adam, d'où la symboliqie du HAMSA.(5) wikipedia Khamsa utilisée comme pendentif. "La khamsa est un symbole représentant une main, utilisé comme amulette, talisman et bijou par les habitants d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient pour se protéger contre le mauvais œil. Ce symbole apotropaïque est souvent associé à la déesse Tanit, déesse punique et berbère. Terminologie et étymologie Le nom standard est khamsa (litt. : « cinq », en arabe : خمسة), avec des variantes maghrébines khmisa/khmisa[ En Afrique du Nord coloniale française, les Européens ont popularisé l'appellation « main de Fatma »[2], un surnom colonial plutôt qu'un terme arabe indigène ; dans le français de l'époque coloniale, « fatma » désignait une musulmane[ Dans l'usage juif, elle est aussi appelée « main de Myriam » dans des contextes séfarades-mizrahim, ou parfois hamesh (hébreu : « cinq » ; judéo-arabe : חמסה, hébreu : חמשׁ) Chez les chrétiens levantins, elle est connue sous le nom de « main de Marie » (arabe : kef Miryam) Dans les langues berbères, le terme afus (en tifinagh : , qui désigne un motif décoratif proche du khamsa, signifie littéralement « main ». On dira que Mars et Vénus correspondent à l'axe équinoxial (Bélier- Balance) e que Mercure et Jupiter correspondent à l'axe solsticial ( Gémeaux-Sagittaire) " JHB 23 03 26

dimanche 22 mars 2026

jacques halbronn Bible La double acception du mot Israel dans la Bible. Problématique du Pardon

jacques halbronn Bible La double acception du mot Israel dans la Bible. Problématique du Pardon Tantôt Israel désigne l'ensemble des descendants de Jacob -Israel (cf Genése 49), tantôt une population proscrite vers laquelle Jésus se dirigea (Mathieu) à l'instar de Moïse ves le peuple madianite (Exode) L'anti judaisme chrétien eut beau jeu d'identifier ces Israélites dont parlait Jésus aux Juifs dans leur globalité. sur le web "Signification de Les brebis perdues de la maison d'Israël dans le christianisme Les brebis perdues de la maison d'Israël désigne un groupe de personnes, en l'occurrence les Juifs, identifiés par Jésus comme étant égarés et en quête de guidance spirituelle. Cette phrase met en lumière la mission de Jésus, centrée sur les Juifs, qui symbolisaient les premiers destinataires de ses messages. Dans le contexte chrétien, elle souligne l'importance de rediriger ces individus vers la foi, reflétant ainsi la préoccupation de Jésus pour ceux qui avaient dévié de la vérité et avaient besoin de salut. Le concept Chrétien « Les brebis perdues de la maison d'Israël » Dans le christianisme, "les brebis perdues de la maison d'Israël" désignent le peuple juif, cible première de la mission de Jésus Jésus utilise cette expression pour souligner leur état d'égarement et leur besoin de guidance et de salut Cette métaphore illustre la mission prioritaire de Jésus envers le peuple juif expliquant parfois pourquoi il privilégiait certaines régions [Il s'agit d'un groupe spécifique auquel un message est adressé Dans le christianisme primitif, cette expression fait référence aux Israélites, premiers destinataires du message évangélique prêché par les apôtres [ Elle décrit également le lieu où le Christ se rendait C'est une métaphore pour ceux qui se sont éloignés de la foi et ont besoin d'une guidance divine . C'est une image des Juifs égarés spirituellement, impliquant la nécessité d'un salut spirituel . Jésus utilisait cette phrase pour désigner les Israélites ayant besoin d'être guidés [Ils symbolisent les premiers destinataires des enseignements du Christ " Or, ces brebis perdues ne visent nullement les Juifs dans leur totalité mais ceux qui descendaient du Royaume d' Israel, qui se constitua à la mort de Salomon et développa des pratiques différentes en plus d'un point. C'est à eux que s'adresse Ezekiel et le fameux "Ecoute Israel" ainsi que le psaume visant Ephraim, un des noms courants pour désigner le dit Royaume sécessioniste. Osée XII emploie la formule "Maison d'Israel" que reprend Jésus dans Mathieu.XV, 24 א סְבָבֻנִי בְכַחַשׁ אֶפְרַיִם, וּבְמִרְמָה בֵּית יִשְׂרָאֵל; וְ. 1 Ephraïm m'a obsédé de mensonge, et de duplicité, la maison d'Israël Psaume 78 ט בְּנֵי-אֶפְרַיִם, נוֹשְׁקֵי רוֹמֵי-קָשֶׁת; הָפְכוּ, בְּיוֹם קְרָב. 9 Les fils d’Ephraïm, armés de l’arc, habiles tireurs, ont tourné le dos au jour du combat! י לֹא שָׁמְרוּ, בְּרִית אֱלֹהִים; וּבְתוֹרָתוֹ, מֵאֲנוּ לָלֶכֶת. 10 Ils ont répudié l’alliance de Dieu et refusé de suivre sa loi. יא וַיִּשְׁכְּחוּ עֲלִילוֹתָיו; וְנִפְלְאוֹתָיו, אֲשֶׁר הֶרְאָם. 11 Ils ont oublié ses grandes œuvres et ses merveilles, dont il les avait rendus témoins. יב נֶגֶד אֲבוֹתָם, עָשָׂה פֶלֶא; בְּאֶרֶץ מִצְרַיִם שְׂדֵה-צֹעַן. 12 Sous les yeux de leurs pères il accomplit des prodiges, sur la terre d’Egypte, dans les champs de Çoân. יג בָּקַע יָם, וַיַּעֲבִירֵם; וַיַּצֶּב-מַיִם כְּמוֹ-נֵד. 13 Il fendit la mer pour leur ouvrir un passage, fit se dresser les ondes comme une digue. יד וַיַּנְחֵם בֶּעָנָן יוֹמָם; וְכָל-הַלַּיְלָה, בְּאוֹר אֵשׁ. 14 Le jour, il les dirigeait au moyen de la nuée, et toute la nuit, par l’éclat du feu. טו יְבַקַּע צֻרִים, בַּמִּדְבָּר; וַיַּשְׁקְ, כִּתְהֹמוֹת רַבָּה. 15 Il entrouvrit des roches dans le désert, et offrit à leur soif des flots abondants. טז וַיּוֹצִא נוֹזְלִים מִסָּלַע; וַיּוֹרֶד כַּנְּהָרוֹת מָיִם. 16 Il fit jaillir des torrents du granit et couler les eaux comme des fleuves. יז וַיּוֹסִיפוּ עוֹד, לַחֲטֹא-לוֹ-- לַמְרוֹת עֶלְיוֹן, בַּצִּיָּה. 17 Mais ils continuèrent à pécher contre lui, à s’insurger contre le Très-Haut dans ces régions arides. יח וַיְנַסּוּ-אֵל בִּלְבָבָם-- לִשְׁאָל-אֹכֶל לְנַפְשָׁם. 18 Au fond de leur cœur, ils mirent Dieu à l’épreuve, en demandant une nourriture selon leur goût. et celle d'Ezekiel 4 ד וְאַתָּה שְׁכַב עַל-צִדְּךָ הַשְּׂמָאלִי, וְשַׂמְתָּ אֶת-עֲוֺן בֵּית-יִשְׂרָאֵל עָלָיו: מִסְפַּר הַיָּמִים אֲשֶׁר תִּשְׁכַּב עָלָיו, תִּשָּׂא אֶת-עֲוֺנָם. 4 Et toi, couche-toi sur le côté gauche, et tu y placeras l'iniquité de la maison d'Israël; pendant le nombre de jours où tu seras couché sur ce côté, tu porteras leur iniquité. ה וַאֲנִי, נָתַתִּי לְךָ אֶת-שְׁנֵי עֲוֺנָם, לְמִסְפַּר יָמִים, שְׁלֹשׁ-מֵאוֹת וְתִשְׁעִים יוֹם; וְנָשָׂאתָ, עֲוֺן בֵּית-יִשְׂרָאֵל. 5 Et moi, je te compte en jours les années de leur iniquité, trois cent quatre-vingt-dix jours, et ainsi tu porteras l'iniquité de la maison d'Israël. ו Qu'en est il de Basan(=hauteurs du Golan) à l'Est du Lac de Tibériade, mentionné dans le Psaume 68 Psaume 68:16-26 16 Montagne de Dieu, mont de Bassan, montagne aux cimes nombreuses, mont de Bassan,. 17 Pourquoi vous élevez-vous, monts aux cimes nombreuses, Mais Ezekiel ne parle-t il pas des Montagnes d'Israel? Ézéchiel 36 …3Prophétise et dis: Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel: Oui, parce qu'on a voulu de toutes parts vous dévaster et vous engloutir, Pour que vous soyez la propriété des autres nations, Parce que vous avez été l'objet des discours et des propos des peuples, 4Montagnes d'Israël, écoutez la parole du Seigneur, de l'Eternel! Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel, Aux montagnes et aux collines, Aux ruisseaux et aux vallées, Aux ruines désertes et aux villes abandonnées, Qui ont servi de proie et de risée Aux autres nations d'alentour; 5Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel: Oui, dans le feu de ma jalousie, Je parle contre les autres nations et contre Edom tout entier, Qui se sont donné mon pays en propriété, Avec toute la joie de leur coeur et le mépris de leur âme, " Selon nous, Jésus, à l'instar de Moïse n'est pas missionné vers son propre peuple mais vers un certain peuple qui lui est étranger, comme cela ressort d'Exode III et seq/ Jésus se dirigé vers des régions qui lui sont étrangères bien que proches géographiquement, tout comme l'était le désert de Madian. Et d'ailleurs, pour s'en expliquer ne déclare--t -il pas "Nul n'est prophéte en son pays"? Jéss est certainement marqué par la prophétie unitaire d'Ezékiel (XXXVII) d'une unité retrouvée, d'où le "Ehad" du Ecoute Israel. Ezékiel 37 יט דַּבֵּר אֲלֵהֶם, כֹּה-אָמַר אֲדֹנָי יְהוִה, הִנֵּה אֲנִי לֹקֵחַ אֶת-עֵץ יוֹסֵף אֲשֶׁר בְּיַד-אֶפְרַיִם, וְשִׁבְטֵי יִשְׂרָאֵל חֲבֵרָו; וְנָתַתִּי אוֹתָם עָלָיו אֶת-עֵץ יְהוּדָה, וַעֲשִׂיתִם לְעֵץ אֶחָד, וְהָיוּ אֶחָד, בְּיָדִי. 19 Réponds-leur Ainsi parle le Seigneur Dieu: Voici, je vais prendre l'arbre de Joseph qui est dans la main d'Ephraïm, et les tiges d'Israël, ses associées; je les lui adjoindrai avec l'arbre de Juda, et j'en ferai un arbre unique, et ils ne feront qu'un (Ehad) dans ma main. Ezéchiel 37.19 réponds-leur: Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel: Voici, je prendrai le bois de Joseph qui est dans la main d'Ephraïm (‘Ephrayim), et les tribus d'Israël qui lui sont associées; je les joindrai au bois de Juda, et j'en formerai un seul bois, en sorte qu'ils ne soient qu'un dans ma main. Les Psaumes attribués à David sont marqués par l'idée de Pardon mais de quoi s'agit-il? On pense à la parabole de l'Enfant Prodigue auquel on pardonne ses fautes. Mais il nous apparait que le Pardon ici ne saurait concerner la non reconnaissance de Jésus par les Juifs comme d'aucuns le soutiennent car ce serait un anachronisme, le temps de David n'étant pas celui de Jésus. Le Pardon dans les PSaumes est lié à Israel et à Ephraïm et cela renvoie au schisme au lendemain de la mort de Salomon, par 10 tribus sur les 12. LEs antisémites n'hésitent pas à amalgamer abusivement la condamnation d'Israel avec celle des Juifs. Pour l'historien, c'est le schisme survenu à la mort de Salomon qui signe la faute de cette Maison d'Israel, laquelle s'appropria le nom d'Israel, Ce sont ces schismatiques hérétiques qui recherchent le pardon et vers lesquels Jésus se rendit avec la parabole du Fils Prodigue. Ces "brebis perdues" ne désignent pas les Judéens mais ceux qui avaient rompu avec la maison de Juda.Les Psaumes bien antérieurs au temps de Jésus visent ceux qui construisirent un temple concurrent de celui de Jérusalem (sur le mont Garizin) JHB 22 03 26 Sur le webLe Pardon et les Psaumes Le pardon est un acte puissant et transformateur qui peut guérir les blessures et réparer les relations brisées. Cependant, c’est souvent plus facile à dire qu’à faire. En tant que chrétiens, nous nous tournons vers la Bible pour nous guider et nous donner de la force, et l’une des sources de sagesse les plus profondes se trouve dans le livre des Psaumes. Dans cet article, nous approfondirons les psaumes du pardon, explorerons leurs messages intemporels et comment ils peuvent nous aider à parcourir le difficile voyage du pardon. Comprendre le pardon dans la Bible Le pardon est un thème central de la foi chrétienne. Jésus lui-même a enseigné le pardon, soulignant son importance dans notre relation avec Dieu et avec les autres. Lorsque nous pardonnons, nous reflétons la grâce de Dieu et montrons son amour au monde. Les psaumes, qui sont prières poétiques Les poèmes et les chansons offrent un aperçu riche de la nature du pardon. Ils expriment les émotions humaines de manière brute et compréhensible, ce qui en fait une ressource précieuse pour quiconque cherche à comprendre et à pratiquer le pardon. Psaume 51 : Un appel sincère à la miséricordeL'un des plus psaumes bien connus Le psaume 51 est un exemple puissant de repentance sincère et de supplication pour la miséricorde de Dieu. Il a été écrit par le roi David après que le prophète Nathan l'eut confronté à propos de son péché avec Bath-Shéba. Ce psaume est un puissant exemple de repentance sincère et une supplication pour la miséricorde de Dieu.Verset à méditer : Psaume 51 : 1-2 (NIV) « Aie pitié de moi, ô Dieu, selon ton amour indéfectible ; selon ta grande compassion, efface mes transgressions. Lave toute mon iniquité et purifie-moi de mon péché. Le Psaume 51 nous enseigne que le pardon commence par la reconnaissance de nos péchés et la recherche La miséricorde de Dieu La prière sincère de David nous montre que, quelle que soit la gravité de notre péché, l’amour et la compassion de Dieu sont plus grands encore. Ce psaume nous encourage à nous présenter devant Dieu avec honnêteté et humilité, en ayant confiance en sa capacité à nous purifier. Psaume 32 : La joie du pardon Le psaume 32 est un autre beau psaume Ce psaume met l'accent sur le pardon. Il célèbre la joie et le soulagement que procure le fait d'être pardonné par Dieu. Ce psaume souligne l'importance de la confession et le pouvoir transformateur du pardon de Dieu. Verset à méditer : Psaume 32 : 1-2 (NIV) « Bienheureux celui dont les transgressions sont pardonnées, dont les péchés sont couverts. Bienheureux celui dont le Seigneur ne compte pas contre lui le péché et dont l’esprit n’est pas trompeur Dans le Psaume 32, David souligne la bénédiction d'être pardonné. Il décrit comment cacher nos péchés peut conduire à des troubles intérieurs, mais les confesser apporte la paix et la joie. Ce psaume nous rappelle que Le pardon de Dieu est un cadeau qui mène à la liberté et au bonheur. Psaume 103 : L'amour indéfectible de Dieu Le Psaume 103 est un hymne de louange qui exalte l'amour indéfectible de Dieu et de compassion. Cela nous rappelle la nature gracieuse de Dieu et sa volonté de pardonner nos péchés. Verset à méditer : Psaume 103 : 8-12 (NIV) « L’Éternel est miséricordieux et compatissant, lent à la colère et riche en bonté. Il n’accusera pas à tout moment, et il ne dissimulera pas ses griefs. colère pour toujoursIl ne nous traite pas selon nos péchés, Il ne nous punit pas selon nos iniquités. Car autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant son amour est grand pour ceux qui le craignent ; autant l’orient est éloigné de l’occident, autant il éloigne de nous nos transgressions. Ce psaume exprime magnifiquement l'étendue du pardon de Dieu. Il nous rassure sur le fait que l'amour de Dieu est incommensurable et que son pardon est complet. En méditant sur ces versets, nous pouvons trouver du réconfort en sachant que Dieu ne nous tient pas rigueur de nos péchés une fois que nous recherchons son pardon. Appliquer les Psaumes à votre vie Les psaumes pour Le pardon offre une sagesse intemporelle qui peuvent être appliquées à notre vie moderne. Voici quelques étapes pratiques pour vous aider à intégrer ces leçons dans votre parcours de pardon : Réfléchissez aux Psaumes:Prenez le temps de lire et de méditer sur le psaumes mentionnés ci-dessus. Laissez leurs paroles résonner dans votre cœur et votre esprit. Réfléchissez à la façon dont le pardon de Dieu dans ces passages s'applique à votre propre vie. Confesser et se repentir:Suivez les exemples donnés par les psalmistes. Reconnaissez vos péchés Présentez-vous devant Dieu et demandez son pardon. Soyez honnête dans vos prières et demandez un cœur pur. Acceptez le pardon de Dieu: Acceptez que Dieu vous a pardonné et abandonnez toute culpabilité ou honte. N'oubliez pas que son pardon est complet et inconditionnel. Pardonner aux autres:Tout comme Dieu vous a pardonné, étendre le pardon à ceux qui vous ont fait du tort. Pardonner aux autres est un reflet de la grâce de Dieu dans votre vie. Le pouvoir de guérison du pardon Le pardon n'est pas seulement un commandement, mais aussi un chemin vers la guérison. Garder rancune et amertume peut peser lourdement sur nos cœurs et nos esprits. Les psaumes pour pardon rappeler nous de la liberté et de la paix qui découlent du fait de laisser tomber nos péchés et les torts qui nous ont été causés. Entendre des histoires sur la façon dont d’autres ont expérimenté le pouvoir du pardon peut être incroyablement inspirant et encourageant. Voici quelques témoignages personnels qui mettent en évidence l’impact des psaumes sur le pardon : Témoignage 1 : Trouver la paix Après la trahison « Après qu’un ami proche m’a trahi, j’ai lutté contre la colère et l’amertume. Je me suis tourné vers le Psaume 51 et le Psaume 32 pour me guider. En lisant les appels sincères de David et ses célébrations du pardon, j'ai senti un sentiment de paix m'envahir. J'ai réalisé que retenir ma colère ne faisait que me blesser. Inspiré par les psaumes, j'ai prié pour le pardon de mon ami et j'ai ressenti un profond sentiment de soulagement et de réconciliation. Témoignage 2 : Surmonter la culpabilité et la honte « J'ai lutté contre la culpabilité et la honte liées à mes erreurs passées pendant de nombreuses années. Ce n'est que lorsque j'ai médité sur le Psaume 103 que j'ai vraiment compris la profondeur du pardon de Dieu. L'assurance du psaume que Dieu efface nos péchés « aussi loin que l'est est éloigné de l'ouest » m'a donné le courage de me pardonner. L'amour indéfectible de Dieu « Cela m’a permis d’avancer avec un sentiment renouvelé d’espoir et de détermination. » Conclusion Les psaumes pour le pardon offrent une profonde source de sagesse et de réconfort à quiconque cherche à comprendre et à pratiquer le pardon. Ces chants anciens nous rappellent la miséricorde illimitée de Dieu et sa volonté de nous pardonner lorsque nous venons à lui avec un cœur contrit. En réfléchissant aux psaumes, en confessant nos péchés, en acceptant le pardon de Dieu et en étendant ce pardon aux autres, nous pouvons expérimenter le pouvoir transformateur du pardon dans nos vies. Si vous avez du mal à pardonner, tournez-vous vers les psaumes pour vous guider. Laissez leurs paroles vous envahir et vous conduire vers un lieu de paix et de réconciliation. N’oubliez pas que le pardon n’est pas seulement un don de Dieu mais aussi une étape vitale vers la guérison et la vraie liberté. Maintenant, alors que vous vous lancez dans votre voyage de pardon, que les paroles des psaumes soient pour vous une source de force et d’inspiration. Amen.