samedi 25 juillet 2026

jacques halbronn Le génie et l'aptitude à élaborer des alternatives, une alternance de remplacement, de solution. Le spectre de Sodome.

jacques halbronn Le génie et l'aptitude à élaborer des alternatives, une alternance de remplacement, de solution. Le spectre de Sodome. Le fait de réformer conduit à générer une certaine transformation, de la nouveauté. Le génie nous semble nécessaire à une bonne gouvernance et une saine alternance, une nouveauté bienvenue, opportune. Le génie ouvre une alternative, une autre voie du fait de son regard autre. Une société, dépourvue d'éléments géniaux (= Justes, Tsadikim cf le dialogue autour du sort de Sodome, dans le Livre de la Genése) ne peut se renouveler, s'amender, se corriger, ce qui la condamne à la sclérose,ne lui permet donc pas de se réformer, de proner une nouvelle stratégie de communication. Les domaines que nous avons abordés, au cours des dernières décennies, sont marqués par un certain manque de génialité. sur le web "La génialité désigne le caractère de ce qui est génial, ainsi que la qualité d'une personne qui possède un génie créatif. Selon le Trésor de la Langue Française, ce nom féminin s'emploie pour qualifier une œuvre, une idée ou une personne dotée d'une originalité et d'un talent hors du commun." Le génie se situerait dans le "dehors" et une société qui n'est pas à l'écoute des génies, qui ne les traite pas comme ils le méritent, ne pratique pas une bonne hygiène mentale de sa population. Dans le cas de l'astrologie, il aurait fallu répondre aux critiques qu'elles ne parviennent pas à comprendre comment la relation astres- humains a pu se mettre en place, du fait qu'elles ne disposent pas des bons modéles. L'astrologie est-elle une fabrication humaine - au sens large, ce qui englobe du "surhumain" ou du pos humain - ou bien faut-il l'intégrer - tout en la rejetant ipso facto- dans le corpus "naturel", l'humain et la Nature étant en dialectique? Mais d'autres objections peuvent s'exprimer à l'encontre de l'Astrologie. D'une part, une astrologie qui récupère les acquis d'une science "moderne", notamment au niveau astronomique - se trouve en décalage par rapport aux derniers millénaires- puisque ses représentants les plus éminents pensent que les derniers progrès de l'astronomie devraient sauver l'Astrologie, avec l'apport de planétes lentes, bien plus que Saturne, l'astre le plus lent connu de l'astronomie(autour de 30 ans) avant la découverte d'Uranus, de Neptune et de Pluton (astre qui dépasse les 200 ans pour sa révolution!) D'autre part,l'astrologie actuelle est imprévisible au sens où, de par la diversité des configurations, elle se montre incapable de mettre en évidence des récurrences, ce qui la rend "infalsifiable" (Popper) au niveau prévisionnel, les travaux statistiques de Gauquelin ne s'inscrivant pas dans le registre de l'événementiel prédictif. Or, cette impuissance de l'astrologie à occuper le bon créneau fragilise, handicape toute la science politique et le Droit Constitutionnel . Autrement dit, notre humanité actuelle court à sa perte si elle n'adopte pas, dans les meilleurs délais, une astrologie viable, opétationnelle et à l'évidence, elle n'aura pas su investi assez de moyens dans le recrutement de génies, de Justes, ce qui la condamne à terme comme ce fut le cas pour Sodome! Il y a là une prophétie qui nous interpelle ici et maintenant: Genèse 18:26 Et l'Eternel dit: Si je trouve dans Sodome cinquante justes au milieu de la ville, je pardonnerai à toute la ville, à cause d'eux." JHB 25 07 26

jacques halbronn Ethique linguistique et Musique. La question de la partition à savoir déchiffrer, décoder . Les barbarismes.

jacques halbronn Ethique linguistique et Musique. La question de la partition à savoir déchiffrer, décoder . Les barbarismes. Nous avons souvent employé le terme de décodage concernant le traitement oral des langues et cela se rapproche de ce qui se passe pour l'approche des partitions musicales. Nous mêmes, avons très tôt été attiré par la fonction de chef d'orchestre sans toujours savoir en quoi cela consistait. Certes, il existe une partition écrite, imprimée qu'il s'agit de traduire ou de faire traduire en sons. On peut éventuellement parler de "trahison" quand la dite partition n'est pas bien respectée. Dans le domaine des langues, la question du décodage se complique de par la pratique populaire qui a pu s'imposer avec le temps. Nous avons notamment introduit la notion de barbarisme oral lorsque du fait d'un emprunt d'une langue à une autre langue, l'on assiste à un mauvais décodage, ce qui est notamment le cas de l'anglais par rapport au français, ce qui vient d'ailleurs s'ajouter au barbarisme écrit, notamment pour les langues mortes, sans oralité conservée. Wikipedia: " Un barbarisme est un mot, une expression ou une prononciation non standards dans une langue, en particulier considérés comme une erreur de morphologie, tandis qu'un solécisme est une erreur de syntaxe. (..) Du latin barbarismus (« expression vicieuse »), provenant du grec ancien βαρβαρισμός (barbarismós), un dérivé de βάρβαρος (bárbaros), par extension « mot d'origine étrangère », parce que les étrangers avaient tendance à importer dans les langues latines et grecques les règles de morphologies, souvent d'orthographe et/ou de prononciation, mais aussi de flexion, ou de dérivation, de leurs propres langues" Dans nos travaux qui remontent 40 ans en arrière, pour certains, nous avons introduit la problématique de l'erreur de décodage et pas nécessairement l'application du modéle suivi par l'emprunteur, l'importateur, sans être passé par un enseignant compétent.("Linguistique de l'erreur et épistémologie populaire. Plateforme "Scribd") La question qui se pose est celle de la tolérance des barbarismes, source d'une diversité toxique de la langue(cf Tour de Babel) Est ce que la France, par exemple, peut accepter qu'on déforme, défigure, sa langue, tant à l'écrit qu'à l'oral étant donné qu'elle aura été probablement la plus exposéé à ce type de situation. Bien plus, un locuteur français qui s'exprime en anglais peut-il pérenniser, entériner de tels barbarismes? Et ce locuteur francophone peut-il, de son côté, usé de barbarismes, notamment à l'oral, dans sa propre langue, sans parler des mauvais décodages dans une langue étrangère? Pour en revenir à l'éthique musicale, un chef d'orchestre peut être amené à présenter une version différente d'une oeuvre, notamment si celle-ci est connue -et cela peut s'appliquer au théatre, à l'opéra- en montrant qu'elle serait plus fidéle à la "pensée " de l'auteur. L'on nous objectera qu'une langue n'a pas d'auteur... Mais tout le débat est là quant à la genése d'une langue, entre les évolutionistes et les créationisttes, pour reprendre une formulation en usage dans d'autres domaines(cosmogénése). Pour notre part, nous serions plutôt "créationiste", à savoir qu'il est des langues révélées, délivrées -au sens biblique-, dues à quelque dessein intelligent d'origine transcendentale(en amont ou en aval) JHB 25 07 26

jacques halbronn Astrologie septénale et globe terrestre : tropiques; cercles arctique et antarctique

jacques halbronn Astrologie septénale et globe terrestre : tropiques; cercles arctique et antarctique L’importance que nous accordons en astrologie septénale à l’aspect de 22°30 trouve sa justification au regard de l’inclinaison de la Terre. Rappelons que cet aspect s’articule sur les axes saisonniers (solsticial/équinoxial), à savoir les 0° bélier, cancer, balance, capricornes dit signes cardinaux. 22° 30 est la moitié de 45°, soit la moitié de 90° et donc plus approprié que le nombre de 23° utilisé par les géographes. De même pour les cercles liés aux pôles/ Sur le web « Le cercle polaire arctique est l’un des deux cercles polaires et le plus septentrional des cinq grands cercles de latitude . Il est représenté sur les cartes de la Terre à environ 66° 34′ Nord. « Idem pour le cercle antarctique. au Sud. Là encore, si l’on applique l’aspect de 22°30, la différence entre 90° et 22°30 est de 67°30 et non de 66°34, soit un décalage inférieur à 1 degré. l’article ci-dessous viendra éclairer la question au moyen de graphiques Autant d’éléments qui interdisent d’ignorer en astrologie le cycle saisonnier comme le fait un André Barbault lequel a complétement négliger les aspects pratiqués en astrologie septénale, tout comme d’ailleurs Kepler pourtant en quête de nouveaux aspects. Que sont les tropiques du Cancer et du Capricorne ?par Timo van Neerden « Tout le monde a déjà vu un globe terrestre, ou une carte, et systématiquement on peut y voir marqué divers cercles ou lignes : l’équateur, les tropiques du Cancer et du Capricorne, ainsi que les cercles polaires Arctiques et Antarctique. L’équateur marque le cercle où l’on passe d’un hémisphère à un autre : il est facile à comprendre. Mais les autres ? D’où sortent-ils, et pourquoi sont-ils placés où ils sont ? Les cercles tropicaux Les tropiques du Cancer et du Capricorne sont nommés d’après des constellations dans le ciel les jours de solstice d’été. Leurs noms sont totalement arbitraires (le capricorne vient de la mythologie et le cancer est un genre de crabe), vu que les constellations ne sont que le fruit de l’imagination de nos ancêtres. Par rapport à l’équateur, les tropiques sont situés à 23° de part et d’autre de l’équateur. Cet angle ne sort pas de nulle part : il correspond à l’angle d’inclinaison de la Terre avec le plan de l’écliptique : la Terre est inclinée d’environ 23°. Du fait de cette inclinaison, les rayons du Soleil n’arrivent pas à la verticale partout tout le temps : seules certaines régions, proches de l’équateur, ont cette particularité. En France métropolitaine par exemple, cela n’arrive jamais. Mais en descendant progressivement vers l’équateur, il arrive une latitude où, au moins une fois dans l’année, le Soleil se trouve au zénith (à 90° dans le ciel) : cette latitude (+23°), c’est le tropique du Cancer. En continuant vers le sud, on passe par le tropique du Capricorne, au sud de l’équateur, qui est alors la latitude négative (−23°) la plus basse où l’on peut espérer voire le soleil au zénith. Entre les deux tropiques, le Soleil se trouve au zénith deux fois par an. position des tropiques Position des tropiques par rapport à l’équateur à cause de l’inclinaison terrestre (image) Les cercles arctiques De même, ces cercles ont une origine induite par l’inclinaison de la Terre : lors du solstice d’été, le cercle polaire passe par le point qui reçoit les rayons du Soleil de façon parallèle, le plus au nord possible. Donc quand quelqu’un est placé du côté du Soleil sur un tropique un jour de solstice à midi et reçoit les rayons de Soleil de façon perpendiculaire avec le sol, quelqu’un situé sur le cercle polaire dans le même hémisphère mais du côté nuit à minuit, alors les rayons du Soleil seront parallèles avec le sol. De plus, à l’inverse de l’équateur qui marque la région où les jours et la nuit durent constamment la même durée de 12 h, le cercle polaire marque la région où l’écart entre la nuit et le jour sont le plus grand. Sur le cercle arctique, au solstice d’été, la nuit dure exactement 0 s et le soleil ne se couche pas du tout. Aller davantage vers le nord signifie donc qu’il existe des périodes de plusieurs jours où le Soleil ne se couche pas. Au pôle Nord, cette période dure même 6 mois entiers (l’inverse a lieu pour le pôle Sud). position des cercles polaires Position des cercles polaires par rapport à l’équateur à cause de l’inclinaison terrestre (image) Pour résumer Les tropiques sont les régions les plus éloignées de l’Équateur et où le Soleil arrive, au moins une par an, à la verticale dans le ciel. Le cercle polaire est la région la plus éloignée de l’équateur où il existe une alternance quotidienne entre jour et nuit. Au-delà, certaines nuits et certains jours ne sont pas marqués par le coucher ou le lever du Soleil. Pour l’anecdote, sachez que l’inclinaison de la Terre varie très légèrement au fil des siècles. La position des tropiques et des cercles arctiques varient donc également très légèrement (quelques mètres) au fil des ans. Leur position est d’ailleurs recalculée tous les ans. Enfin, je rappelle (mais j’espère que c’est inutile) que les saisons ne sont dues qu’à l’inclinaison de la Terre, et pas du tout au fait que la Terre se trouve plus ou moins prés du Soleil. Ceci arrive, mais la variation est trop faible, en plus d’être inversée : dans l’hémisphère nord est on est plus éloigné du Soleil en été et plus rapproché en hiver.

vendredi 24 juillet 2026

jacques halbronn Critique biblique. Les bases du diptyque des Deux Testaments, les deux Toldoth.(générations)

jacques halbronn Critique biblique. Les bases du diptyque des Deux Testaments, les deux Toldoth. (générations) La comparaison entre Genése V et Mathieu I nous apparait comme assez concluante. Dans les deux cas, nous avons affaire à des généalogies, ce qui fait écho au terme "Toldoth", qui signifie générations ( Léda, en hébreu, la naissance, Yéled, l'enfant etc) et qui figure au premier verset de Genése V avec le titre :" Livre des générations d'Adam" (Sefer toldoth Adam), ce qui nous fait dire que ce verset ouvrait initialement le Pentateuque. Or, le "Nouveau Testament" s'ouvre avec l'Evangile selon Mathieu lequel débute ave la généalogie de Jésus. Etrange coincidence, d'autant qu'a circulé un Livre des générations de Jésus. IA Le « livre des générations de Jésus » désigne la généalogie de Jésus-Christ qui ouvre l'Évangile selon Matthieu (Matthieu 1, 1-17). Il présente Jésus comme le fils de David et le fils d'Abraham, traçant ses ancêtres pour montrer qu'il est le Messie attendu. Vous pouvez consulter ce texte sur le site de l'Association Épiscopale Liturgique pour les Pays Francophones. Mais on trouve également le jugement suivant, le titre hébraique usant des mêmes termes que Genése V,1. " Le Sefer Toldot Yeshu (ou Toledot Yeshou) est un pamphlet médiéval anonyme qui présente une contre-histoire satirique de Jésus en opposition directe avec les Évangiles chrétiens. Cet ouvrage n'a aucune valeur historique et n'est pas reconnu par la littérature rabbinique officielle." D'autres paralléles sont également disponibles: celui de la ligature d'Isaac et de la crucifixion de Jésus mais aussi des scénarios de fuite, tant pour Moïse que pour Jésus. On sait que Moîse, selon Le Livre de l'Exode, va devoir s'enfuir, ce qui le fait arriver dans le territoire de Madian et c'est là que se situe l'épisode du Buisson Ardent au cours duquel Moïse reçoit sa feuille de route qui lui demande de s'occuper de ce peuple de Madian. Mais un sort semblable pourrait avoir été, sur ce même modéle, réservé à Jésus. Sur le web L'épisode des marchands du Temple dans l'Évangile de Jean (Jn 2, 13-25) se distingue par sa place au début du ministère public de Jésus, contrairement aux autres évangiles où il se situe à la fin. Jésus y fabrique un fouet de cordes pour chasser les vendeurs et les animaux, jette l'argent et renverse les tables des changeurs. Evangile de Jean, II 13 Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. 14 Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. 15 Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, 16 et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » Jésus se référe à Moïse dans Evangile Jean V 45 Ne pensez pas que c’est moi qui vous accuserai devant le Père. Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance. 46 Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car c’est à mon sujet qu’il a écrit. 47 Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles ? » Selon nous, le fait que Jean situe l'épisode du Temple fournit les raisons du départ de Jésus pour la Galilée Matthieu 15 …23Il ne lui répondit pas un mot, et ses disciples s'approchèrent, et lui dirent avec instance: Renvoie-la, car elle crie derrière nous. 24Il répondit: Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël. en écho avec la fuite de Moïse pour Madian à la suite d'un meurtre. Exode 2:11-3:22 Le meurtre d'un Egyptien - Le temps passa. Lorsque Moïse fut devenu adulte, il alla rendre visite à ses frères de race et fut témoin des corvées. 15 Dieu dit encore à Moïse : « Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : “Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est LE SEIGNEUR, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob”. C’est là mon nom pour toujours, c’est par lui que vous ferez mémoire de moi, d’âge en âge." A l'évidence, Moïse ne fait pas partie des "Enfants d'Israel" sinon Dieu ne s'exprimerait point ainsi. On note que Jésus se référera également aux Israélites. On nous objectera que le Nouveau Testament ne traite pas de ceux qui succéderont à Jésus comme si l'entreprise avait avorté à la différence de l'Ancien Testament qui va bien au delà du temps d'Adam. Selon nous, l'on peut se demander si la succession des pontifes romains (cf notre ouvrage Papes et prophéties; Ed Axiome 2005, consacré à la "prophétie des papes" de Malachie) si souvent réprise par la suite, ne constitue pas un complément nécessaire au Nouveau Testament. Il y aurait bien là, selon nous un diptyque des deux "Livres des Générations" Dans Mathieu XVI, on trouve cette formule : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ». Or cette Eglise qu'évoque et annonce Jésus, n'est ce pas le signe d'une continuité? Etrangement, les commentateurs n'entendent les générations de Jésus qu'en amont et non en aval, à la différence de Genése V. Il conviendrait d'étudier les tentatives de prolongement d'un Joachim de Flore (cf notre Texte prophétique en France, 1999) La lecture de Genése V montre bien que le terme généalogie implique ce qui va succéder et pas seulement ce qui a précédé: Genése V ג וַיְחִי אָדָם, שְׁלֹשִׁים וּמְאַת שָׁנָה, וַיּוֹלֶד בִּדְמוּתוֹ, כְּצַלְמוֹ; וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמוֹ, שֵׁת. 3 Adam, ayant vécu cent trente ans, produisit un être à son image et selon sa forme, et lui donna pour nom Seth. ד וַיִּהְיוּ יְמֵי-אָדָם, אַחֲרֵי הוֹלִידוֹ אֶת-שֵׁת, שְׁמֹנֶה מֵאֹת, שָׁנָה; וַיּוֹלֶד בָּנִים, וּבָנוֹת. 4 Après avoir engendré Seth, Adam vécut huit cents ans, engendrant des fils et des filles. ה וַיִּהְיוּ כָּל-יְמֵי אָדָם, אֲשֶׁר-חַי, תְּשַׁע מֵאוֹת שָׁנָה, וּשְׁלֹשִׁים שָׁנָה; וַיָּמֹת. {ס} 5 Tout le temps qu'Adam vécut fut donc de neuf cent trente ans; et il mourut. ו וַיְחִי-שֵׁת, חָמֵשׁ שָׁנִים וּמְאַת שָׁנָה; וַיּוֹלֶד, אֶת-אֱנוֹשׁ. 6 Seth, ayant vécu cent cinq ans, engendra Énos. ז וַיְחִי-שֵׁת, אַחֲרֵי הוֹלִידוֹ אֶת-אֱנוֹשׁ, שֶׁבַע שָׁנִים, וּשְׁמֹנֶה מֵאוֹת שָׁנָה; וַיּוֹלֶד בָּנִים, וּבָנוֹת. 7 Après avoir engendré Énos, Seth vécut huit cent sept ans, engendrant des fils et des filles. ח וַיִּהְיוּ, כָּל-יְמֵי-שֵׁת, שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה שָׁנָה, וּתְשַׁע מֵאוֹת שָׁנָה; וַיָּמֹת. {ס} 8 Tous les jours de Seth furent de neuf cent douze ans, après quoi il mourut. ט וַיְחִי אֱנוֹשׁ, תִּשְׁעִים שָׁנָה; וַיּוֹלֶד, אֶת-קֵינָן. 9 Énos vécut quatre-vingt-dix ans, et engendra Kênân. י וַיְחִי אֱנוֹשׁ, אַחֲרֵי הוֹלִידוֹ אֶת-קֵינָן, חֲמֵשׁ עֶשְׂרֵה שָׁנָה, וּשְׁמֹנֶה מֵאוֹת שָׁנָה; וַיּוֹלֶד בָּנִים, וּבָנוֹת. 10 Enos vécut, après avoir engendré Kênân, huit cent quinze ans; et il eut des fils et des filles. יא וַיִּהְיוּ, כָּל-יְמֵי אֱנוֹשׁ, חָמֵשׁ שָׁנִים, וּתְשַׁע מֵאוֹת שָׁנָה; וַיָּמֹת. {ס} 11 Tous les jours d'Énos furent de neuf cent cinq ans, après quoi il mourut. יב וַיְחִי קֵינָן, שִׁבְעִים שָׁנָה; וַיּוֹלֶד, אֶת-מַהֲלַלְאֵל. 12 Kênân, ayant vécu soixante-dix ans, engendra Mahalalêl. יג וַיְחִי קֵינָן, אַחֲרֵי הוֹלִידוֹ אֶת-מַהֲלַלְאֵל, אַרְבָּעִים שָׁנָה, וּשְׁמֹנֶה מֵאוֹת שָׁנָה; וַיּוֹלֶד בָּנִים, וּבָנוֹת. 13 Kènan vécut, après la naissance, de Mahalalêl, huit cent quarante ans, et eut des fils et des filles. יד וַיִּהְיוּ, כָּל-יְמֵי קֵינָן, עֶשֶׂר שָׁנִים, וּתְשַׁע מֵאוֹת שָׁנָה; וַיָּמֹת. {ס} 14 Toute la vie de Kênân fut de neuf cent dix ans, après quoi il mourut. טו וַיְחִי מַהֲלַלְאֵל, חָמֵשׁ שָׁנִים וְשִׁשִּׁים שָׁנָה; וַיּוֹלֶד, אֶת-יָרֶד. 15 Mahalalêl, ayant vécu soixante-cinq ans, engendra Yéred. טז וַיְחִי מַהֲלַלְאֵל, אַחֲרֵי הוֹלִידוֹ אֶת-יֶרֶד, שְׁלֹשִׁים שָׁנָה, וּשְׁמֹנֶה מֵאוֹת שָׁנָה; וַיּוֹלֶד בָּנִים, וּבָנוֹת. 16 Mahalalél, après avoir engendré Yéred, vécut huit cent trente ans, et engendra des fils et des filles. יז וַיִּהְיוּ, כָּל-יְמֵי מַהֲלַלְאֵל, חָמֵשׁ וְתִשְׁעִים שָׁנָה, וּשְׁמֹנֶה מֵאוֹת שָׁנָה; וַיָּמֹת. {ס} 17 Tous les jours de Mahalalèl furent de huit cent quatre-vingt-quinze ans, puis il mourut. יח וַיְחִי-יֶרֶד, שְׁתַּיִם וְשִׁשִּׁים שָׁנָה וּמְאַת שָׁנָה; וַיּוֹלֶד, אֶת-חֲנוֹךְ. 18 Véred, ayant vécu cent soixante-deux ans, engendra Hénoc. יט וַיְחִי-יֶרֶד, אַחֲרֵי הוֹלִידוֹ אֶת-חֲנוֹךְ, שְׁמֹנֶה מֵאוֹת, שָׁנָה; וַיּוֹלֶד בָּנִים, וּבָנוֹת. 19 Yéred vécut, après la naissance d'Hénoc, huit cents ans; il eut des fils et des filles. כ וַיִּהְיוּ, כָּל-יְמֵי-יֶרֶד, שְׁתַּיִם וְשִׁשִּׁים שָׁנָה, וּתְשַׁע מֵאוֹת שָׁנָה; וַיָּמֹת. {ס} 20 La vie entière de Yéred fut de neuf cent soixante-deux ans, après quoi il mourut. כא וַיְחִי חֲנוֹךְ, חָמֵשׁ וְשִׁשִּׁים שָׁנָה; וַיּוֹלֶד, אֶת-מְתוּשָׁלַח. 21 Hénoc vécut soixante-cinq ans, et engendra Mathusalem. כב וַיִּתְהַלֵּךְ חֲנוֹךְ אֶת-הָאֱלֹהִים, אַחֲרֵי הוֹלִידוֹ אֶת-מְתוּשֶׁלַח, שְׁלֹשׁ מֵאוֹת, שָׁנָה; וַיּוֹלֶד בָּנִים, וּבָנוֹת. 22 Hénoc se conduisit selon Dieu, après avoir engendré Mathusalem, durant trois cents ans, et engendra des fils et des filles. כג וַיְהִי, כָּל-יְמֵי חֲנוֹךְ, חָמֵשׁ וְשִׁשִּׁים שָׁנָה, וּשְׁלֹשׁ מֵאוֹת שָׁנָה. 23 Tous les jours d'Hénoc furent de trois cent soixante-cinq ans; כד וַיִּתְהַלֵּךְ חֲנוֹךְ, אֶת-הָאֱלֹהִים; וְאֵינֶנּוּ, כִּי-לָקַח אֹתוֹ אֱלֹהִים. {ס} 24 Hénoc se conduisait selon Dieu, lorsqu'il disparut, Dieu l'ayant retiré du monde. כה וַיְחִי מְתוּשֶׁלַח, שֶׁבַע וּשְׁמֹנִים שָׁנָה וּמְאַת שָׁנָה; וַיּוֹלֶד, אֶת-לָמֶךְ. 25 Mathusalem, ayant vécu cent quatre-vingt-sept ans, engendra Lamec. כו וַיְחִי מְתוּשֶׁלַח, אַחֲרֵי הוֹלִידוֹ אֶת-לֶמֶךְ, שְׁתַּיִם וּשְׁמוֹנִים שָׁנָה, וּשְׁבַע מֵאוֹת שָׁנָה; וַיּוֹלֶד בָּנִים, וּבָנוֹת. 26 Mathusalem vécut, après avoir engendré Lamec, sept cent quatre-vingt-deux ans; il eut encore des fils et des filles. כז וַיִּהְיוּ, כָּל-יְמֵי מְתוּשֶׁלַח, תֵּשַׁע וְשִׁשִּׁים שָׁנָה, וּתְשַׁע מֵאוֹת שָׁנָה; וַיָּמֹת. {ס} 27 Tous les jours de Mathusalem furent de neuf cent soixante-neuf ans, après quoi il mourut. כח וַיְחִי-לֶמֶךְ, שְׁתַּיִם וּשְׁמֹנִים שָׁנָה וּמְאַת שָׁנָה; וַיּוֹלֶד, בֵּן. 28 Lamec, ayant vécu cent quatre-vingt-deux ans, engendra un fils. כט וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמוֹ נֹחַ, לֵאמֹר: זֶה יְנַחֲמֵנוּ מִמַּעֲשֵׂנוּ, וּמֵעִצְּבוֹן יָדֵינוּ, מִן-הָאֲדָמָה, אֲשֶׁר אֵרְרָהּ יְהוָה. 29 Il énonça son nom Noé, en disant: "Puisse-t-il nous soulager de notre tâche et du labeur de nos mains, causé par cette terre qu'a maudite l'Éternel!" ל וַיְחִי-לֶמֶךְ, אַחֲרֵי הוֹלִידוֹ אֶת-נֹחַ, חָמֵשׁ וְתִשְׁעִים שָׁנָה, וַחֲמֵשׁ מֵאֹת שָׁנָה; וַיּוֹלֶד בָּנִים, וּבָנוֹת. 30 Lamec vécut, après avoir engendré Noé, cinq cent quatre-vingt-quinze ans; il engendra des fils et des filles. לא וַיְהִי, כָּל-יְמֵי-לֶמֶךְ, שֶׁבַע וְשִׁבְעִים שָׁנָה, וּשְׁבַע מֵאוֹת שָׁנָה; וַיָּמֹת. {ס} 31 Toute la vie de Lamec fut de sept cent soixante-dix-sept ans; et il mourut. לב וַיְהִי-נֹחַ, בֶּן-חֲמֵשׁ מֵאוֹת שָׁנָה; וַיּוֹלֶד נֹחַ, אֶת-שֵׁם אֶת-חָם וְאֶת-יָפֶת. 32 Noé, étant âgé de cinq cents ans, engendra Sem, puis Cham et Japhet JHB 24 07 26

jacques halbronn Astrologie Septénale. La confirmation cyclique par les dates.

jacques halbronn Astrologie Septénale. La confirmation cyclique par les dates. En 1975, Saturne fin cancer se trouvait dans une position comparable à celle qui sera la sienne dans quelques mois, une cinquantaine d'années plus tard, fin bélier. Dans notre journal du mois de mai 1975, on lit au sujet des livres: "J'ai envoyé mon manuscrit à Luc Decaunes. J'espère qu'il pourra enfin le publier. Car j'ai fait un sacré travail. Je suis surtout content d'un systéme de renvois qui permet de mieux cerner l'articulation du livre ("Clefs pour l'Astrologie, Ed Seghers qui paraitront début 1976.) D'autre part, j'ai reçu un coup de téléphone de René Alleau qui dirige la Bibliotheca Hermetica en réponse à une de mes lettres concernant les Remarques Astrologique de Morin et les oeuvre d'Abraham Ibn Ezra. Il est probable qu'en décembre paraissent ces deux ouvrages.' Toujours en mai 1975, on lit 'Le M.A. U.'. J'ai fondé ma propre association astrologique, le Mouvement Astrologique Universitaire avec la participation de membres éminents du milieu astrologique, Renoult, Le Corre, Lejbowicz, Carlotti, Kervella et d'autres, si possible, (Pierre) Julien et Dorothée (Callou) ainsi qu'avec des jeunes plus ou moins au fait de mes théories, en particulier mon ami Guy Mayeres" En décembre 75, Saturne étant passé en Lion, au coeur de la phase "centripéte" favorable à la reconnaissance des hauts potentiels, un grand colloque se tiendra, à notre inititiative, au FIAP, dans le contexte d'une réponse au Manifeste de 186 (Revue The Humanist) élaborée notamment par Alex Ruperti. Mais les outils astrologiques dont nous disposions en 1975 n'ont rien à voir avec ceux constitués par notre Astrologie Septénale. Nous étions, à l'époque, encore plombés par le pluriplanétarisme. En 1984, nous organisons un congrès d'Histoire de l'Astrologie au Warburg Institute de Londres et en 1985 parait aux Ed. Arché Le Monde juif et l'astrologie, issu de notre thèse de doctorat. En 1990, en co-édition avec les Ed trédaniel, sous les mêmes configurations, paraitront le Répertoire nostradamique de Robert Benazra et plusieurs de nos travaux dont La Vie Astrologique il y a cent ans (1990-1993) En 1997, c'est la parution de notre Guide Astrologique, oeuvre collective qui démontre la confiance dont le milieu astrologique nous témoigne. En Novembre 2004, dans des configurations du même ordre, Saturne fin Cancer au delà du seuil des 22°30, une grande partie du milieu astrologique se ralliera à notre panache. Au niveau méthodologique, il est impératif de disposer de documents accessibles au public et non de souvenirs personnels, ce qui constitué un critère de sélection. Il importe également de s'intéresser aux dates négatives lorsque Saturne transite la période centrifuge qui refuse la centralité des protagonistes (entre 7°30 mutable et 22°30 cardinal. JHB 24 07 26

jacques halbronn Astrologie septénale. L'immigration/émigration génére de la diversité au sein du groupe d'origine Variations autour du thème de la Tour de Babel.

jacques halbronn Astrologie septénale. L'immigration/émigration génére de la diversité au sein du groupe d'origine Variations autour du thème de la Tour de Babel. L'émigration est cause de complexité des clivages avec des populations vouées à se retrouver dans des contextes socio-culturels très divers. A contrario, une communauté qui reste soudée et qui ne se désagrége pas du fait de la dite immigration préserve son identité. En ce sens, la décolonisation est cause de multiplicité alors que l'empire génére de l'unité.(cf Clefs pour l'Astrologie. 1976) En ce sens, la décolonisation sera centrifuge et donc liée à la phase de ce nom en astrologie septénale: A 30 ans d'écart , en 1959 et 1989, nous avons assisté à un démembrement d'un ensemble unitaire, avec Saturne se rapprochant d'un axe saisonnier, en l'occurrence le signe du capricorne. nous nous souvenons fort bien de notre intérêt pour l'apparition de nouveaux Etats, de nouvelles capitales, en 1959-60 et il est clair que cela aura produit de la diversité, au sens babélique du terme alors que la notion d'empire est symbolisée par l'érection d'une tour. (Gensé XI) La tour de Babel 11 Toute la terre avait une seule langue et les mêmes mots. 2 Après avoir quitté l'est, ils trouvèrent une plaine dans le pays de Shinear et s’y installèrent. 3 Ils se dirent l'un à l'autre: «Allons! Faisons des briques et cuisons-les au feu!» La brique leur servit de pierre, et le bitume de ciment. 4 Ils dirent encore: «Allons! Construisons-nous une ville et une tour dont le sommet touche le ciel et faisons-nous un nom afin de ne pas être dispersés sur toute la surface de la terre.» 5 L'Eternel descendit pour voir la ville et la tour que construisaient les hommes, 6 et il dit: «Les voici qui forment un seul peuple et ont tous une même langue, et voilà ce qu'ils ont entrepris! Maintenant, rien ne les retiendra de faire tout ce qu'ils ont projeté. 7 Allons! Descendons et là brouillons leur langage afin qu'ils ne se comprennent plus mutuellement.» 8 L'Eternel les dispersa loin de là sur toute la surface de la terre. Alors ils arrêtèrent de construire la ville. 9 C'est pourquoi on l’appela Babel: parce que c'est là que l'Eternel brouilla le langage de toute la terre et c'est de là qu’il les dispersa sur toute la surface de la terre. JHB 23 07 26

jeudi 23 juillet 2026

jacques halbronn Psychosociologie. Amalgames et vases communicants dans le monde juif entre un peuple et un guide.

jacques halbronn Psychosociologie. Amalgames et vases communicants dans le monde juif entre un peuple et un guide. Jésus déclare avoir été "envoyé" vers la maison d'Israel. Moïse dans Exode III est missionné pour s'occuper d' un certain peuple. Dans les deux cas, on ne saurait confondre cet envoyé avec le peuple pour lequel il a été, à un certain moment, sollicité. On est même tenté de dire que chaque peuple a un dieu et que ce dieu lui envoie un "messie" qui n'en est pas issu. Certes, les textes sont parfois assez obscurs, embrouillés voire contradictoires mais à la base, c'est bien le modéle que nous avons exposé qui sous tend de telles situations. Les chefs ne sont pas assimilables aux populations dont ils ont assumé la charge et cela vaut pour Cyrus, le Perse, qui aura reçu pour mission de ramener une certaine populations vers sa terre d'origine (Esaïe 45) et l'on note à ce sujet que ce texte se substitue à un autre figurant dans Ezra ch.premier, où la population concernée n'est pas la même! Il importe de ne pas tout mélanger : d'un côté, il y a des peuples, une certaine masse et de l'autre, il y a des leaders, des souverains,qui sont des personnalités. Or, dans le monde juif, on tend à refuser une telle dualité/dialectique, ce qui fausse la perception des choses et a conduit à la Solution Finale des Nazis s'en prenant à la populations juive, tous âges confondus (cf la rafle du Veld'hiv, Paris 1942) au lieu de poursuivre ses élites comme avaient commencé à le faire les premières lois antijuives sous Vichy qui refusaient d'accorder du pouvoir d'encadrement à des Juifs sur la population française. La triste vérité est que ces juifs dans leur déni de verticalité ont été exterminés du fait d'une certaine vanité, d'un certain mimétisme. De même, les Juifs de la diaspora n'ont pas à s'identifier avec l'Etat d'Israel, lequel représente toute une population se voulant liée à un certain sol, à certaines frontières. la situation, ici, s'inverse, c'est l'élite juive qui se trouve impactée, en diaspora, par le comportement "sioniste". On peut se demander ce qui a pu se passer pour Jésus, qui, lors de sa condamnation a été présenté comme Roi (INRI) On peut se demander si Jésus n'a pas été le bouc émissaire en rapport avec la révolte des Samaritains (en 36) qu'il a fréquentés, même si celle -ci est tardive. sur le web "Selon la tradition, Ponce Pilate est un chevalier romain du clan samnite des Pontii (d'où son nom latin, Pontius Pilatus). En 26, l'empereur Tibère, sur le conseil de son favori Séjan qui protège Pilate nomme ce dernier procurateur de Judée, ou plutôt préfet selon une inscription découverte à Césarée. Pilate, cependant, s'attire l'inimitié des Juifs qui lui reprochent d'insulter leur sentiment religieux : il aurait ainsi laissé exposer dans Jérusalem des images de l'empereur et fait battre des monnaies portant des symboles religieux païens. Après la chute et l'exécution de Séjan, en 31, Pilate se trouve davantage exposé aux critiques acerbes des Juifs. Ces derniers, tirant peut-être profit de sa vulnérabilité, obtiennent qu'il confirme la condamnation à mort de Jésus de Nazareth décidée par le Sanhédrin (Jean, xix, 12). En 36, les Samaritains dénoncent Pilate à Vitellius, légat de Syrie, après la sévère répression de leur rassemblement au mont Garizim. Rappelé à Rome pour être jugé pour cruauté et oppression, et en particulier pour avoir fait exécuter des hommes sans véritable procès, Ponce Pilate est alors destitué. Selon l'Évangile de Nicomède, récit apocryphe du ive siècle, il se serait tué sur les ordres de l'empereur Caligula en 39." On notera l'existence d'un Sefer Toledot Yeshu (en hébreu : ספר תולדות ישו, « Livre des générations de Jésus ») est un récit polémique et satirique du Moyen Âge qui présente une contre-histoire de Jésus de Nazareth du point de vue juif, titre calqué sur le Sefer Toldoth Adam (Genése V ) . Il s'agit là selon nous du premier intitulé du " Nouveau Testament" faisant suite au livre des générations (toldoth) d'Adam et à celui des générations de Noé. Genése X: וְאֵלֶּה תּוֹלְדֹת בְּנֵי-נֹחַ, שֵׁם חָם וָיָפֶת; וַיִּוָּלְדוּ לָהֶם בָּנִים, אַחַר הַמַּבּוּל. 1 Voici la descendance (toldoth) des fils de Noé, Sem, Cham et Japhet, à qui des enfants naquirent après le Déluge. Selon nous, les premiers intitulés des deux volets de la " Bible" auraient été : Livre des générations d'Adam et Livre des générations de Jésus JHB 23 07 26

mercredi 22 juillet 2026

jacques halbronn Astrologie Septénale; Temps de corruption vs temps de Rigueur.

jacques halbronn Astrologie Septénale; Temps de corruption vs temps de Rigueur. Nous avons abordé la question de la corruption dans nos recherches historiques et diachroniques. C’est ainsi que nous n’avons pas hésité à qualifier de corrompue, d’aliénée, la langue anglaise en raison de sa dépendance au français, laquelle générait une myriade de barbarismes tant pour l’écrit que pour l’oral. Nous pensons que certains « élus » ont vocation à dénoncer et à combattre toutes les formes de corruption, d’erreur par une démarche « critique » et c’est probablement la marque d’un certain génie, du « Juste », du Tsadiq au sens du Livre de la Genése.. La corruption, l’erreur conduisent à la diversité, à la variété extréme, ce qui correspond à un phénoméne centrifuge. L’épisode de la Tour de Babel (Genése) est le théatre d’un passage de l’unité vers la multiplication mais il est dit que Dieu ne voit pas d’un bon oeil l’édification vers le Ciel d’une grande tour… Il y a là une leçon d’astrologie car apparait ici un principe d’alternance propre à l’Astrologie Septénale entre périodes de trois ans et demi ou la moitié de 7 ans, le quart du cycle de Saturne(45° soit 90/2); Quand Saturne passe le cap de 7°30 d’un des 4 signes mutables, l’on bascule dans un temps de corruption, de multiplication pour une durée de 3 ans et demi, ou 42 mois. Mais nous préferons 1280 jours à 1260 jours (qu’on trouve dans la Bible) car la moitié est 640, soit 8×80 et l’on sait toute l’importance que nous accordons à l’octuple. En 2027, viendra à nouveau un temps de Rigueur, du « Din », au sens de l’arbre séfirotique, faisant pendant à « Hessed » que nous entendons jugé plutôt négativement et rendre par complaisance, « self indulgence » plutôt que par miséricorde, comme on le propose généralement. Le temps du Hessed qui est suspendu temporairement, est donc celui de la corruption, des excés de liberté, de toutes sortes d’abus (de confiance), ce qui conduit à un état centrifuge. SEPHIRA GUEBOURAH L’alchimie qui relie la force et la puissance va canaliser le feu intérieur. jacques halbronn Astrologie Septénale; Temps de corruption vs temps de Rigueur. dans astrologie septennale Séphira Guebourah(ou Din) signifie « force » ou « puissance », et elle est associée à des attributs tels que la justice, la rigueur, et le pouvoir disciplinaire.Guebourah est vue comme une séphira de jugement et de force disciplinaire, complémentaire à Hesed qui représente la grâce et la miséricorde. Ensemble, elles forment un équilibre dynamique entre ces deux aspects opposés mais complémentaires de la divinité.Elle agit en opposition avec la séphira de Hessed, qui représente la miséricorde et la bienveillance. Ensemble, elles forment une dualité équilibrée dans la Kabbale, représentant les forces complémentaires de la justice et de la miséricorde. » On voir cette dualité à l’oeuvre quand « Dieu » opte pour un chatiment, un « Déluge »; Din, c’est l’expiation, la reconnaissance de la Faute (Mea culpa, maxima culpa). Din, c’est la reconnaissance d’une nécessité de centralité ( la force centripéte) et Hessed le déni de centralité, le rejet de ceux qui incarnent celle-ci en tant qu’individus, par delà toute appartenance religieuse car on trouve des « Justes » au sein de toutes les cultures, ce sont des « sauveurs » qui neutralisent la corruption, qui réparent (Tikoun) les dérives, les déviances mais toujours provisoirement car c’est un défi permanent à relever, encore et encore. Comprenons que le temps du Hessed (du Hérouth) est celui du peuple alors que le temps du Din (Guévourah) est celui des chefs, des guides, donc de personnalités hors du commun qui parviennent à s’imposer par leur génie, leur aptitude à détecter les contre sens, les contre façons. Autrement dit, quand Saturne passera à 22°30 du bélier, on doit s’attendre en différents lieux de la Terre à l’émergence d’êtres capables de mettre fin à la promiscuité, aux mélanges, capables de séparer ce qui est de nature différente. Le monde du Hessed est bigarré, le monde du Din, entend que l’on respecte la séparation des pouvoirs, notamment, d’où des condamnations à l’encontre de ceux qui nient les clivages les plus évidents, du sexe, de la race. sur le web « En France, la séparation des 3 pouvoirs signifie que les pouvoirs législatif (le Parlement vote les lois), exécutif (le Gouvernement applique et fait respecter la loi) et judiciaire (l’autorité judiciaire contrôle l’application des lois) ne sont pas entre les mains des mêmes personnes. » JHB 22 07 26

jacques halbronn Retour sur son post doctorat de 2007 conscacré à Nostradamus, il y a 20 ans. Titre: Le Dominicain Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle.

jacques halbronn Retour sur son post doctorat de 2007 conscacré à Nostradamus, il y a 20 ans. Titre: Le Dominicain Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle. "Au boiur du compte (p. 360 Tome II du Post Doctora): la partie la plus authentique de l'oeuvre de Nostradamus à savoir ses prédictions en prose telles qu'elles inspirèrent les quatrais, directement et indirectement, aura été exclue du canon nostradamique'. Le motif premier de notre travail aura été la présentation d'un mansuscrit conserva au Archives Nationales de l'imprimé anonyme de l'Eclaircissement des véritables quatrains (1661) de Giffré de Rechac, ce qui mettait fin aux attributions à un certain Etienne Jaubert. Le défaut principal de notre travail de l'époque tient au fait que nous ne tenions pas compte alors de l'Epitre au Pape Pie IV, en tant que source de certains quatrains de la Centurie VIII. C'est à la Bibliothèque de Lyon La PArt Dieu que nous fut communique (en 2008 ou 2009) la Reproduction très fidéle d'une mansucrit inédit de M? de Nostredame dédié à S.S. Pie IV (conservé au fonds Chomarat) paru en 1906 chez Henri Douchet. Pourtant dès 1991, nous avions abordé ce texte, soit 15 ans plus tôt à parrtir du manuscrit de départ -(p; 477 du Post DOc) dont nous avions reproduit des pages.(cf — Halbronn Jacques. Une attaque réformée oubliée contre Nostradamus (1561). In: Bulletin de l'Association d'étude sur l'humanisme, la réforme et la renaissance RHR) cf CURA CORPUS NOSTRADAMUS 23 -- par Patrice Guinard La fol s'y fie de Monstradabus, 1558 (Un document inconnu des nostradamologues parmi d'autres textes réformés) En 2002, nous avions publié des Documents Inexploités sur le phénoméne Nostradamus (Ed Ramkat); ce qui comprenait les Sixains attrinués à NOstradamus mais associés au nom de Morgard - document découvert à la Bibliothèque Mazarue (p. 613 de notre Post Doc), ce qui prouvait que les faussaires avaient recouru à une littérarure para-nostradamique pour compléter leur entreprise. Mais ce point avait déjà été signalé dans notre thèse d'Etat (1999, Presses Universitaires du Septention,= L'intérêt de ce mémoire de Post Doc aura consisté dans l'étude des rapports entre texte en prose et quatrains et c'est d'ailleurs ainsi que nous montrerons par la suite que l'EPuitre à Pie IV avait du servir d'introduction au second volet des Centuries, avant d'être remplacée par une Eître à Henri II, reprise d'une première mouture figurant en tête des Présages Merveilleux pour 1557, reproduite dans nos Documents Inexploités, déjà cités En ce qui concerne l'apport de Crespin (cf p. 570 du Post Doc), nous en arrivions à la conclusion que la procuction d'Antoine Crespin avait servi à la prouction de quatrains centuriques alors que Brind'amour y voyait- reprenant notre position antérieure dont il avait eu connaissance par quelque canal, sans le reconnaitre- une innfluence des Centuries sur le dit Crespin, dans son édition de Macé Bonhomme, 1557 (Ed Droz 1996)mais en 2002, nous en étions resté à un plagiat de Crespin, validé par la collaboration de Robert Benazra, l'éditeur de Ramkat. Notons qu'une traduction italienne de l'Epitre au Pape est conservée à la BNF, En fait, les emprunts de Nostradamus à des textes extérieurs étaient une fausse piste: dans le dit Post Doc, nous montrions que nombre de quatrains empruntaient à la prose de Nostradamus lui-même, dans les Prédictions annuelles, à commencer par les quatrains ses Almanachs, qui ne sont probablement même pas son oeuvre mais celle d'un versificateur.(cf Post Doc p. 502). Dans un texte introductif à notre tome II du Post Doc intitulé L'écriture nostradamique, nouw nouw étions penchés sur le "message nostradamien avec un regard de linguiste:" (p. 365) "Est ce que le langage n'a pas vocation à prévoir et est ce que toute langue ou tout texte ne tendnet pas à l'universalité? Les Centuries revendiquent une telle totaliré et c'est probablement ce qui fascine les esprits. Il ne s'agit pas d'annoncer ceci ou cela mais de pouvoir tout annoncer"(cf Wikipedia article Nostradamus qui mentionne noes travaux universitaires de 1999 et 2007) JHB 22 07 26

Littérature et prophéties à la Renaissance Nostradamus et la poésie-fiction Yvonne Bellenger (revue Babel 2013)

Littérature et prophéties à la Renaissance Nostradamus et la poésie-fiction (2013) Yvonne Bellenger p. 105-121 https://doi.org/10.4000/babel.2872 Résumé | Index | Texte | Notes | Citation | Auteur Résumé L’article revient sur une poignée de quatrains extraits des Centuries de Nostradamus pour montrer comment la variété parfois délirante des interprétations qui leur ont été appliquées provient régulièrement d’une méconnaissance de la langue du xvie siècle (lexique et syntaxe) autant que du style nébuleux du poète provençal. 1 Deux outils bibliographiques utiles : Michel Chomarat et Jean-Paul Laroche, Bibliographie Nostradam (...) 2 La première édition des Centuries ou Prophéties parut à Lyon en 1555 chez Macé Bonhomme. Elle compt (...) 1La bibliographie de Nostradamus est considérable1 mais doublement décourageante : d’une part à cause de son ampleur, d’autre part à cause de la masse de balivernes qui l’encombrent. Une chose, cependant, est certaine : c’est que ces balivernes représentent un élément majeur de la gloire universelle et durable du personnage puisque c’est comme devin qu’il publia ses Centuries2 et entendait être lu. Et une autre : c’est que cette notoriété étonnante constitue un incontestable phénomène et, ne serait-ce qu’à ce titre, mérite qu’on s’y intéresse. 3 In Scienze, credenze occulte, livelli di cultura, Firenze, 1982, p. 247-442. Dupèbe est très réserv (...) 4 Voir Brind’Amour, p. XLIX sq. 5 Voir l’article d’Olivier Millet, « Feux croisés sur Nostradamus au XVIe siècle », in Divination et (...) 6 6 Cf. l’astrophysicien Jean-Claude Pecker, qui n’a certes rien d’un « astrophile », dans sa réponse (...) 7 J. Boulenger, Nostradamus et ses prophéties, Paris, éd. Colbert, 1943, p. 129. 2Dans son article « J. A. de Chavigny, le premier commentateur de Nostradamus »3, Jean Céard a souligné l’intérêt qu’il y aurait à connaître mieux les premiers lecteurs du mage4. On sait que la reine Catherine de Médicis l’avait en grande considération. D’autre part, la ténacité et la variété de ses adversaires rendent compte indirectement de son succès5, qui dure encore sans être toujours du meilleur aloi. Aujourd’hui, ses lecteurs « diligents », comme eût dit Montaigne, quoique rares, s’efforcent, sinon de percer le sens de tous les quatrains, du moins de les replacer dans leur époque en essayant de comprendre ce que parler veut dire6 . Ainsi, il y a plus de cinquante ans, Jacques Boulenger formulait cette observation intéressante : « J’ai cru remarquer que Nostradamus retrace le plus souvent des événements du passé, et, si l’on s’était donné autant de mal pour leur appliquer ses Centuries qu’on s’en est donné pour montrer qu’elles annoncent les faits de l’avenir, on les aurait beaucoup mieux expliquées »7. 8 Brind’Amour : « L’Histoire est au cœur de la pensée nostradamienne. Il la reprend inlassablement, r (...) 9 Anatole Le Pelletier, Les Oracles de Michel de Nostredame, Paris, 1867 ; Slatkine Reprints, 1969, 2 (...) 10 Voir la préface de Jean Céard à la Bibliographie de Benazra, p. VI. 3Replacer Nostradamus dans son temps ou dans des passés qu’il pouvait connaître plutôt que dans des avenirs incertains, c’est aussi le parti adopté par les deux seuls auteurs d’éditions critiques partielles publiées récemment, à quinze ans d’intervalle, celle de Brind’Amour et celle de LeVert8. Malheureusement, ces deux éditions ne sont pas les plus connues ni les plus usitées et les commentateurs se réfèrent souvent, de nos jours, à la vieille édition Le Pelletier de 1867, qu’on a d’ailleurs jugé bon de rééditer en 19699. Dans le premier de ses deux volumes, elle propose des commentaires dont beaucoup se fondent sur une méconnaissance flagrante de l’histoire et de la langue du XVIe siècle, et sur une foi touchante dans les dons prophétiques du mage de Salon. Dans le second, elle offre le texte prétendument ne varietur des Centuries, en fait entaché d’un grand nombre d’erreurs et d’approximations10. 11 Voir à ce sujet, notamment, l’article de Céard, « J. A. de Chavigny... », p. 428. 4Comme les dimensions d’un article excluent une étude d’ensemble de ces incertitudes11, je me contenterai d’essayer de montrer, sur quelques exemples, les fantaisies et les variations auxquelles ont donné lieu quelques-uns des textes de Nostradamus. 5Je commencerai par le quatrain prétendument annonciateur de la mort accidentelle d’Henri II, qui date de la première édition des Centuries en 1555 : 12 Pour les 353 premiers quatrains (l’édition de 1555), je cite Nostradamus d’après l’édition critique (...) Le lyon jeune le vieux surmontera, En champ bellique par singulier duelle, Dans caige d’or les yeux luy crèvera : Deux classes une, puis mourir, mort cruelle. (I, 35)12 13 Benazra, bien qu’il juge Le Pelletier comme "vraisemblablement le meilleur des interprètes de Nostr (...) 6Le Pelletier, qui représente une sorte de « vulgate » de l’interprétation nostradamique13, propose l’élucidation suivante en deux temps : d’abord la paraphrase, puis les considérations générales. 7Premier temps : Le jeune lion surmontera le vieux lion en champ bellique par duel singulier, il lui crèvera les yeux dans une cage d’or. Voici le premier des ébranchements [ ?] ; et il mourra de mort violente. 8Second temps : 14 14 Le Pelletier, p. 72. Le second meurtre dont il est question est l’assassinat d’Henri III. Montgomery (le jeune lion) terrassera Henri II (le vieux lion) en champ clos, dans un tournoi où ils jouteront l’un contre l’autre, seul à seul (par singulier duel) ; il lui crèvera l’œil d’un coup de lance porté au travers de la visière d’or de son casque (dans cage d’or). Voici le premier des deux meurtres qui abattront l’arbre dynastique des Valois ; ainsi Henri II, blessé mortellement, périra de mort violente.14 15 Brind’Amour, p. 100. 16 16 Ibid., p. 101. 9De son côté, dans son édition des Premières Centuries, Brind’Amour observe : « Ce n’est qu’à la fin du XVIe siècle, chez César de Nostredame mais pas encore chez Jean-Aimé de Chavigny, que ce quatrain fameux [...] fut rapproché du tournoi du 1er juillet 1559 ... »15. À son avis, « la clef du quatrain réside en fait dans son propos, qui n’est pas de décrire un événement réel mais un prodige aperçu dans les airs, une apparition où des combattants célestes annoncent un conflit à venir et sa résolution. [...] Nous poserons donc l’hypothèse que le prodige que décrit ici Nostradamus représente un combat céleste entre deux protagonistes dont les blasons représentent des lions ; l’un enfonce sa lance dans la visière de l’autre : c’est l’annonce de la victoire future. L’un est jeune, l’autre vieux ; en 1554, quand Nostradamus compose ces vers, dans la perspective du moment, le jeune est Henri II, le vieux, avec son heaume doré, Charles Quint. Et voilà bien l’interprétation traditionnelle renversée ! »16. Sans doute, mais cette nouvelle interprétation elle-même demeure très hypothétique, ce que note d’ailleurs honnêtement son auteur. 17 Apparemment ignorée de Brind’Amour. 18 Comme on vient de voir avec Brind’Amour, cette remarque n’est pas tout à fait exacte. La suite du c (...) 19 LeVert, p. 67. 20 Jacques Finné, art. "Tamerlan » du Nouveau Dictionnaire des Œuvres, Laffont-Bompiani, Paris, Laffon (...) 10Celle de LeVert17 est différente : « Ce quatrain [...] est le plus important des prophéties de Nostradamus, celui qui fit sa réputation. Les contemporains l’interprétèrent comme prédisant la mort du roi Henri II, qui périt dans un tournoi18. [...] La « cage d’or » fut comprise comme désignant le casque doré du duel. Mais on est tenté de s’émerveiller moins de la pénétration prophétique de Nostradamus que de la crédulité des courtisans, puisque de toute évidence le quatrain décrit une situation rappelant le sort de Bajazet »19. Et de fait, l’infortuné sultan Bajazet (ou Bayezid) Ier avait été au XIVe siècle proprement « encagé » par le redoutable conquérant mongol Tamerlan, qui « exerça une véritable fascination sur les écrivains de la Renaissance par sa férocité et le faste oriental dont il s’entoura »20. Quant à la cage où Tamerlan le cruel aurait fait enfermer Bajazet, la tradition la répute de fer, même si l’histoire tempère les choses. Cela dit, qu’une cage de fer, à la faveur des espaces traversés et du temps écoulé, soit devenue au milieu du XVIe siècle une cage d’or n’aurait rien d’étonnant. 11Ces diverses lectures, celle de Le Pelletier « traditionnelle » et imprécise, celle de Brind’Amour rigoureuse en son début et imaginative dans sa suite, celle de LeVert moins informée sur l’histoire du texte mais plus intéressante sur ses implications historiques, montrent clairement l’ampleur des divergences et l’incertitude de toutes ces interprétations. 21 En particulier avec le quatrain I, 60 « Un Empereur naistra près d’Italie... », qui d’après Le Vert (...) 22 Constater qu’un savant comme Georges Dumézil donnait dans le panneau (voir son livre « ... Le moyne (...) 23 P. 153, n. 1. 12De rapides coups de sonde suffisent à montrer qu’il en va presque toujours ainsi, d’autant plus que Nostradamus est supposé avoir tout prévu, en particulier les grands événements du futur que sont par exemple la Révolution et l’Empire21, Inutile de discuter cela dans le détail : avec cet auteur, une analyse de texte donne toujours l’impression de se battre contre les moulins à vent22. Je me bornerai donc à examiner l’un des termes clés qui, aux yeux de certains exégètes, prouve le don prophétique de l’auteur des Centuries et dont l’analyse repose sur la combinaison d’un contresens dû à l’ignorance de la langue du XVIe siècle et à un emballement incontrôlé de l’imagination. Je fais allusion à l’expression commun advenement qui, selon Le Pelletier, signifie « l’usurpation de la royauté par le tiers état »23, autrement dit la Révolution. 24 Voir Benazra, p. 36. Je cite dans l’édition qu’en a donnée Le Pelletier. 25 Le Pelletier, p. 154. 26 Le Pelletier, loc. cit., souligné par moi. 13Dans son Épître à Henri II publiée en 155824, Nostradamus explique au roi25 qu’il écrira ses prophéties « accommençant depuis le temps présent, qui est le 14 de Mars 1557, et passant outre bien loing jusques à l’Advenement qui sera après, au commencement du septième millénaire... »26. Or il avait déjà fait mention de cet advenement dans l’épître à César (dont le style ne laisse pas de rappeler celui de l’écolier limousin de Rabelais tant il est amphigourique et embarrassé). Ayant déclaré qu’il hésitait à révéler ce qu’il voyait de l’avenir, parce que cela risquait fort d’être désagréable, Nostradamus poursuivait : 27 Texte de 1555, éd. Brind’Amour, p. 8, § 9. Souligné par moi. ... puis me suis voulu extendre declarant pour le commun advenement par obstruses et perplexes sentences les causes futures, mesmes les plus urgentes, et celles que j’ay apperceu, quelque humaine mutation que advienne scandalizer l’auriculaire fragilité, et le tout escrit sous figure nubileuse plus que du tout prophétique.27 14Il s’agit en somme d’un principe de composition et d’inspiration chez les vaticinateurs, comme le montre le contexte. Le mot advenement signifie ici, conformément à l’étymologie, ce qui advient, ce qui arrive. Il faut comprendre commun advenement comme « ce qui arrive en général, communément », soit l’ensemble des événements. Sur ce point, je ne suis pas d’accord avec la traduction du passage donnée par Brind’Amour, que voici : 28 Brind’Amour, p. 8-9. ...j’ai depuis entrepris de m’étendre, en révélant pour l’ensemble du monde, en phrases obscures et ambiguës, les choses futures, même les plus imminentes, et celles que j’ai aperçues, quels que soient les bouleversements qui viennent scandalizer [sic] les oreilles délicates, et le tout composé dans un style obscur plutôt que absolument prophétique.28 29 Ibid., p. 8, n. 20. Savonarole est plusieurs fois cité dans cette épître, expose Brind’Amour. 15Brind’Amour justifie sa traduction de causes par « choses » dans une note : « Premier emploi de causes au sens de choses [...] ; il s’agit d’un italianisme indirect (cosa), par le biais du latin de Savonarole »29. Je n’en suis pas convaincue et je ne crois pas que causes doive se traduire par choses. Ce mot a plutôt son sens habituel (motif, raison) et renvoie aux causes diverses des choses non moins diverses qui se produiront (le commun advenement). D’autre part, je ne traduis pas du tout la fin du paragraphe comme Brind’Amour et « plus que du tout prophétique » ne me paraît pas vouloir dire « plutôt que prophétique » mais le contraire. « Du tout » au XVIe siècle veut dire « totalement », et « plus que du tout pro­phétique » signifie simplement « plus que totalement prophétique », c’est une hyperbole appuyée qu’on pourrait rendre par quelque chose comme « archi-prophétique ». Si bien que la traduction de ce passage, il est vrai caricaturalement obscur, serait plutôt, à mon avis : ... j’ai depuis entrepris de m’étendre, en révélant pour ce qui arrivera communément, en phrases obscures et ambiguës, les causes de ces événements à venir, même les plus imminentes, et celles que j’ai aperçues, quels que soient les bouleversements qui viennent scandaliser les oreilles délicates, et le tout composé dans un style obscur, et archi-prophétique. 16D’ailleurs dans un passage presque immédiatement suivant, Nostradamus fournit lui-même cette explication : 30 Brind’Amour, p. 9, § 11. [Les prophètes] par le moyen de Dieu et des bons anges ont receu l’esprit de vaticination, par lequel ilz voyent les causes loingtaines et viennent à prevoyr les futurs advenementz, car rien ne se peult parachever sans luy.30 17Brind’Amour traduit fort justement ce passage : [Les prophètes] ont reçu de Dieu et des bons anges l’esprit de prophétie par lequel ils voient les causes lointaines et viennent à prévoir l’avenir, car rien ne peut s’achever sans Dieu. 18Ici, le traducteur garde aux mots causes et advenement le sens qui me paraît être le leur dans le paragraphe précédemment cité. 19Mais c’est quand on lit l’explication de Le Pelletier qu’on se prend à rêver, et d’autant plus que son explication a quasiment force de loi dans les milieux nostradamiens : 31 Le Pelletier va jusqu’à imprimer ces trois mots en petites capitales ! 32 Le Pelletier, p. 153, n. 1. Italiques de l’auteur. Le commun advenement31, c’est-à-dire : le règne mis en commun, ou l’avènement au règne du populaire, l’usurpation de la royauté par le tiers état, composé de ceux qu’on appelait autrefois gens du commun, par opposition aux gens de qualité (noblesse, clergé, magistrature, armée).32 20Cela ne s’invente pas. Il est évident qu’en tordant ainsi le cou au texte, on peut lui faire dire à peu près ce qu’on veut, et en particulier lui faire prédire la Révolution française, la machine à vapeur, et pourquoi pas Monica Lewinski ? 33 La Clef de Nostradamus Isagoge, Pans, Pierre Giffart, 1710, p. 428. 34-Le Pelletier, p. 178. 21On trouvera peut-être piquant, par conséquent, de voir qu’avant la Révolution, dans sa Clef de Nostradamus isagoge publiée en 1710, l’anonyme auteur qui signe « Un solitaire » commentait le même passage de l’épître à César en assurant que « le commun advenement ne veut rien dire autre chose, que la Ligue ou le soulèvement des Princes et Etats Etrangers contre la Maison de Bourbon, sous le glorieux et incomparable Regne de Louis le Grand »33 — autrement dit la coalition des ennemis de la France. N’insistons pas. Ces constatations montrent trois choses : que le XVIIIe siècle commençant n’imaginait guère la Révolution, qu’il ne comprenait plus guère la langue du XVIe siècle et que, même sans Révolution à se mettre sous la dent, ses exégètes ne manquaient pas de munitions. 22On pourrait aligner à l’infini ce genre de perles. Je ne prendrai qu’un vers, le quatrième d’un quatrain prétendument consacré à la fuite de Louis XVI à Varennes : Le part solus mary sera mitré Retour conflict passera sur le thuille Par cinq cens un trahyr sera tiltré Narbon et Saulce par coutaux avons d’huile. (IX, 34) 23Sur un texte aussi peu explicite, on imagine que les glossateurs s’en sont donné à cœur joie. Arrêtons-nous aux deux noms cités dans le dernier vers, Narbon et Saulce. Le Pelletier comprend : 34 Le Pelletier, p. 178. ... il [Louis XVI] sera trahi par un noble nommé Narbonne (un tiltré Narbon) ; un fils et petit-fils de chandeliers-marchands d’huile, nommé Sauce (Saulce avons d’huile) le fera mettre au milieu de garde (per custodes)34. 35 Op. cit., p. 82 et 85. Au grand émoi de J.-C. Pecker, art. cit., p. 171, col. b. 36 LeVert, p. 28. 24— car pour coutaux, Le Pelletier lit custos ! Disons-le : c’est à peu près la manière de voir de Dumézil dans sa « sotie nostradamique »35. Quant à LeVert, tout en admettant que le quatrain est à peu près incompréhensible, il fournit sans doute la bonne réponse en rappelant qu’« il y avait eu un petit scandale auquel Catherine de Médicis avait été mêlée en son temps avec l’archevêque de Narbonne, accusé de simonie. D’autre part, un courtisan nommé Saulce avait bien fait plaisir à la reine en lui proposant de prendre son couteau pour couper le nez à la maîtresse du roi, Diane de Poitiers. Selon toute probabilité, les quatrains contiennent des quantités de souvenirs de ce genre à propos d’anecdotes et de menus incidents qui sur le moment ont pu sembler importants aux acteurs et aux témoins, mais qui sont aujourd’hui complètement oubliés, ou à peu près »36. 37 Celle de 1792 mentionnée dans la lettre à Henri II cité par Le Pelletier, p. 156. 38 Date à laquelle le quatrain X, 91 annonce l’élection d’un pape jésuite qui n’eut jamais lieu. 39 Le 1er mars 1555, date de l’épître à César, Nostradamus annonce : « ...et que de present que ceci j (...) 40 40 Cf. Benazra, p. 162. 41 Texte de Le Pelletier, t. I, p. 249, sixain 44. 25II est vrai que la langue de Nostradamus, systématiquement obscure, favorise comme à plaisir toutes les jongleries et tous les trucages. En particulier sur les dates. Il arrive quelquefois — mais rarement — que des dates données en clair aient l’air de tomber juste37. Mais tant d’autres ne correspondent à rien, de 160938 (pas de chance : au lieu que 1610...) à 173239, etc., que le simple calcul des probabilités suffit à tout expliquer. De plus, l’ingéniosité des commentateurs est sans borne et ce commentaire du premier vers du sizain 44 — apocryphe, il est vrai40 —, « Six cens et quinze vingt grand Dame mourra... »41, en donnera une idée. 42 Chevalier de Jant, Predictions tirées des Centuries de Nostradamus, qui vray semblablement se peuve (...) ... puisque le nombre de 15, de 20, de 6 ans font celui de 41, ou autrement de celuy 1641, auquel temps mourut à Cologne la Reyne Marie de Medicis, Mere de Louis XIII, si nous suivons l’ancien style. Mais comme la réforme du Calendrier, appelle Grégorien, est arrivé après les Predictions de l’Auteur, elle fut confirmée par une Declaration du Roy Charles IX, en 1574 [sic]. Et ce qui en ce temps-là paroissoit 1641, est aujourd’hui 1642, qui est l’année en laquelle mourut cette Reyne.42 43 Cf. Benazra, p. 159. 26On peut citer aussi Le Pelletier commentant le quatrain ajouté à la Xe Centurie dans l’édition de 1605 et tout aussi apocryphe que le sixain précédent43 : Quand le fourchu sera soustenu de deux paux, Avec six demy-corps, et six sizeaux ouvers, Le trespuissant Seigneur, héritier des crapaux, Alors subjuguera sous soy tout l’univers. 27Premier temps, l’élucidation : 44 La lecture que fait Benazra de ces vers est la même que celle de Le Pelletier. Il paraît que c’est (...) Un fourchu soutenu de deux paux est la lettre V appuyée de chaque côté sur un I, et formant un M, dont la valeur numérique est de mille, en chiffres romains. Un demi-cor, ou la section d’un cor de chasse coupé en deux, forme un C, dont la valeur numérique est de cent. Une paire de ciseaux ouverts forme un X, dont la valeur numérique est de dix. - Un M, six C et six X, en chiffres romains, correspondent donc au millésime de 166044 28Les généralités qui suivent valent d’être citées : 45 Ce que signifient les crapauds, explique une note, puisque les crapauds étaient l’emblème des rois (...) 46 Le Pelletier, t. II, p. 118-119. Le 10 mars 1661 (lendemain de la mort du cardinal Mazarin), le grand roi Louis XIV, héritier des lis45, qui régnera alors en France, saisira d’une main ferme les rênes de l’Etat et assujettira tout à son pouvoir.46 29Mais l’un plus vertigineux exemples de ces acrobaties arithmétiques est offert par le quatrain III, 57 : 47 Toutes les éditions donnent taintz {ou tainctz), ce qui fait un vers faux. J’adopte la correction d (...) Sept foys changer verrés gent Britannique Taintes47 en sang en deux cent nonante an : Franche non point par apui Germanique. Aries doute son pole Bastarnan. 48 LeVert, p. 171-172. 49 Brind’Amour, p. 409. 30Les trois premiers vers se laissent lire : sept changements sanglants du côté britannique, rien en Franche grâce à l’appui germanique. Point important : quel est le sens du mot Franche : la France ? C’est la variante de l’édition de 1557, mais elle ne signifie pas forcément grand-chose (Nostradamus a-t-il revu son texte ?). La Franche-Comté ? C’est ce que comprend LeVert48. S’agit-il de l’adjectif « franche, libre » ? C’est ce que comprend Brind’Amour, de façon très cohérente : « Vous verrez la gent britannique changer sept fois, teinte de sang, en deux cent quatre-vingt-dix ans, non qu’elle soit indépendante, mais grâce à l’appui germanique »49. 31En fait, la grande question, c’est de savoir de quand partent les 290 ans. Or ces vers ont été édités pour la première fois en 1555. 50 Brind’Amour, p. 409. On nous a d’abord expliqué que Bastarnan, dans le quatrain, vient pour Bastami (...) 32Malgré cette apparente évidence, le commentaire de Brind’Amour, fondé sur une interprétation purement astrologique (appelée par le dernier vers du quatrain), ne convaincra que ceux qui ont envie de l’être, la plupart des autres (dont je suis) étant bien incapables d’opposer le moindre argument à sa démonstration : « Il est possible que les 290 ans soient à compter, en gros, de 1265, année où fut établi le premier Parlement anglais, à 1553 qui vit l’intronisation de Marie Tudor et la restauration du catholicisme. D’après la chorographie de Ptolémée (Tétrabible, II, 3), le trigone d’orientation nord-ouest, dominé par le Bélier, exerce son influence sur la Bretagne, la Gaule, la Germanie et la Bastarnie (Astrophile, p. 274). Ces régions relèvent approximativement d’un même climat, entre 48 et 52 degrés de latitude »50. 51 « Pendant la deuxième guerre mondiale [...], Gœbels mit en place un service d’espionnage char­gé d’ (...) 52 Question intéressante, mais à côté de la question que je suis en train d’examiner. De plus, je ne s (...) 33Le Vert préfère sagement évoquer l’histoire de l’interprétation de ce quatrain : « Ces vers ont longtemps été considérés comme l’une des plus importantes prophéties de Nostradamus, prédisant des bouleversements politiques en Grande-Bretagne. Le quatrain a eu, semble-t-il, quelque importance juste avant la seconde guerre mondiale, en encourageant certains dirigeants nazis à envahir la Pologne51 : 290 ajoutés à 1649 (date de l’exécution de Charles Ier) donnent 1939, année critique pour les Britanniques ». Suit son analyse, qui ne porte pas sur cette durée et ses limites mais sur la situation des frontières françaises au XVIe siècle52. 53 France-Loisirs, 1981. Ce livre inepte fut un vaste succès commercial. 54 Fontbrune, p. 268. 34Chez le nommé Jean-Charles de Fontbrune, l’un des derniers et le plus nul, peut-être, des commentateurs de Nostradamus, qui écrit page après page n’importe quoi dans son Nostradamus historien et prophète53, le point de départ est 1628, date du siège de La Rochelle. Aucune justification. Pourquoi le siège de La Rochelle plutôt que la prise du Havre en 1562 ou celle de Calais en 1558 ? Nul ne le saura. Point d’arrivée 1918. 1918-1628 = 290 ans54. 55 Auxquelles il consacre tout un chapitre : p. 135 sq. 35Pour Le Pelletier, le quatrain se rapporte aux révolutions d’Angleterre55 : 1501 (début [ ?] de la Renaissance) + 290 = 1791 (l’année précédant 1792). 56 L’anonyme auteur de l’Eclaircissement des véritables Quatrains de maistre Michel Nostradamus, 1656 (...) 36À côté de ces divergences, ou plutôt avant elles, il faut remarquer que le calcul fait par les commentateurs de l’ancien régime, qui ne soupçonnaient pas que la Révolution viendrait mettre à bas leur belle assurance, n’allait pas chercher midi à quatorze heures. Ils faisaient tout platement partir les 290 ans de la date où Nostradamus publia son livre, soit 1555 + 290 = 184556. Si bien qu’on se trouve devant les variations suivantes : Brind’Amour 1265 (1er Parlement anglais) + 290 = 1553 (Marie Tudor) Les nazis 1649 (exécution de Charles Ier) + 290 = 1939 (2e guerre mondiale) Fontbrune 1628 (La Rochelle) + 290 = 1918 (1ère guerre mondiale) Le Pelletier 1501 (La Renaissance) + 290 = 1791 (dernière année de la royauté) XVIIe-XVIIIe s. 1555 (Les Centuries) + 290 = 1845 (terme d’une longue ère de paix en France) 37Il est tentant de proposer pour terminer un quatrain qui pourra sembler d’actualité : L’an mil neuf cens nonante neuf sept mois Du ciel viendra un grand Roy d’effrayeur Resusciter le grand Roy d’Angoulmois. Avant après Mars régner par bonheur. (X, 72) 57 57 Le Vert, p. 247. 38Le commentaire de Fontbrune propose une fois encore une interprétation catastrophique (plus ça casse et plus ça passe — et plus ça se vend) et voit là-dedans une prochaine réapparition d’Attila. Le Pelletier ne parle pas de ce quatrain. LeVert lit dans le mot Angoulmois l’anagramme de Mongolois et avance une explication à mon avis peu convaincante en suggérant que, si « à l’époque de Nostradamus [on lisait ces vers] comme une manifestation de millénarisme, il est possible que tout cela évoque le Mongol Gengis Khan, chef d’une armée destructrice, ou Calvin, qui avait achevé son Institution chrétienne en Angoumois »57. 58 Cela dit, on ne sera pas étonné d’apprendre qu’au XVIe siècle, le grand roi en question n’était aut (...) 39Je ne suis pas sûre qu’il soit nécessaire pour Angoulmois d’aller chercher une anagramme et je comprends plutôt qu’en 1999, descendra du ciel — selon Nostradamus — un pouvoir effrayant qui ressuscitera, pour le bonheur des peuples, le grand roi d’Angoumois, province qui avait été l’apanage de François Ier, comte d’Angoulême avant son avènement. Il est vraisemblable que le grand roi lié à cette province à l’époque où écrit Nostradamus soit celui-là plutôt que tout autre. C’est le retour de l’âge d’or du père des lettres que semble donc annoncer ici le prophète provençal. Et c’est tout le bonheur que je souhaite au lecteur58. 40Il faut conclure sur une question. Puisque le thème de ce numéro de Babel est « Littérature et prophétie », où est la littérature dans tout cela ? 59 « Sur la poétique de Nostradamus », in Poétique et narration. Mélanges offerts à Guy Demerson, Pari (...) 41Elle est dans le fait que les Prophéties sont rédigées en quatrains de décasyllabes, structure poétique évidente. De plus, au XVIe siècle, poésie et prophétie sont germaines : ut prophetia poesis. Et j’ai déjà eu l’occasion de dire pourquoi à mon sens Nostradamus est un vrai poète59 par la puissance de ses images, liée certainement à l’obscurité du sens, et par les effets saisissants que suscitent ses vers. Je n’y reviendrai pas. 60 Paris, Desjonquères, 1996. 61 P. 130-132. 62 P. 134-137. 63 P. 147. 64 64 P. 149. 65 65 P. 157. 66 P. 159. 42Dans son livre Les Langues occultes de la Renaissance60, Pierre Béhar examine l’œuvre de Nostradamus comme étant celle d’un disciple d’Agrippa61 influencé par les thèses de Ficin, des auteurs hermétiques et de Léon l’Hébreu62. Les Prophéties ne puisent pas seulement à la source prophétique mais aussi à l’astrologie et « en cela encore Nostradamus suit à la lettre les instructions d’Agrippa de Nettesheim63 qui avait consacré un chapitre de son De occulta philosophia à démontrer qu’il n’est pas de divination parfaite sans l’astrologie »64. Elle est en outre inspirée de la Cabale, à lui transmise soit par ses origines sépharades hispano-provençales, soit par l’influence de Léon l’Hébreu65. Et c’est aussi en quoi il est poète : « Il a été animé de cette même fureur apollinienne, dispensatrice à la fois du don de poésie, qui jadis illuminait la Sibylle de Delphes et suscitait les transes des prêtresses de Didyme, sous les auspices desquelles le devin place ses centuries. Aussi, si les prédictions de Nostradamus sont d’esprit prophétique, elles seront composées en vers : dans tous les sens du terme, en style sibyllin »66. 67 M.-L. Demonet, Les Voix du signe. Nature et origine du langage à la Renaissance (1480-1580), Paris, (...) 43Sur ce style sibyllin, les avis sont partagés. Marie-Luce Demonet, dans sa grande thèse sur Les Voix du signe, n’est pas tendre. Elle relève la syntaxe « très fautive » des Centuries, les vers boiteux. « C’est une langue archaïque et inachevée qui est imitée, écrit-elle, de la langue rustique et barbare des premiers temps ». Pis encore. C’est une langue confuse qui mélange toutes les époques, « passéiste et prospective en même temps, imparfaite sans l’accomplissement que lui donnera le lecteur », où l’achèvement du sens prophétique est éludé. Conclusion sévère : « Dans nul autre texte contemporain la distance n’est aussi réduite entre le texte inspiré et les mots vides »67. 68 Texte publié en 1973. Chaque âge a ses folies. 69 François Crouzet, Nostradamus poêle français, Paris, Julliard, 1973, p. 62-63. 70 Ibid, p. 55. 44Ce n’est pas le point de vue de François Crouzet pour qui « chez Nostradamus comme chez [... ] tout vrai poète, il y a [...] beaucoup plus que prouesse technique et pur jeu verbal. Il y a la certitude absolue, qu’elle soit folle ou non peu importe, que le langage est la clef même du réel. Un prodigieux orgueil intellectuel, qui entraîne les uns vers la folie de la cabale, et c’est Pic de la Mirandole ou Reuchlin, les autres vers une prétention inouïe - comparable seulement au dogmatisme des marxistes68 — à tout expliquer par la philologie, et c’est Scaliger (avec qui Nostradamus s’est brouillé, car on ne se supporte pas quand on est à peu près du même avis) »69. Et encore ces mots : « La poésie-fiction, comme la science-fiction, ne relève vraiment que de l’esthétique. Toute la difficulté, c’est précisément de l’arracher aux maniaques de l’occultisme et aux extra-lucides de tout poil, de la rendre au domaine des lettres, de lui rendre sa dignité proprement littéraire »70. 45En quoi les critiques littéraires sont aussi peu d’accord entre eux, on le voit, que les « extra-lucides de tout poil ». Haut de page Notes 1 Deux outils bibliographiques utiles : Michel Chomarat et Jean-Paul Laroche, Bibliographie Nostradamus. XVIe-XVIIe-XVIIle siècles, Baden-Baden et Bouxviller, Editions V. Koerner, 1989 ; Robert Benazra, Répertoire chronologique nostradamique (1545-1989), Paris, Trédaniel, 1989. 2 La première édition des Centuries ou Prophéties parut à Lyon en 1555 chez Macé Bonhomme. Elle comptait 353 quatrains, répartis en trois centuries (cent quatrains) et une quatrième incomplète. C’est de cette publication que le regretté Pierre Brind’Amour a donné une édition critique en 1996 à Genève chez Droz. En 1557, est parue à Lyon, chez Antoine du Rosne, une nouvelle édition des Centuries (complétée jusqu’à la VIIIe centurie). Nostradamus est mort en 1566. La première édition comprenant les dix centuries date de 1568, à Lyon chez Benoît Rigaud ; elle est donc posthume. Sur tout cela, voir le livre de R. Benazra. 3 In Scienze, credenze occulte, livelli di cultura, Firenze, 1982, p. 247-442. Dupèbe est très réservé sur le personnage de Chavigny, qu’il considère comme un imposteur ou peu s’en faut : voir son édition des Lettres inédites, Introduction, p. 23-24. Voir aussi Brind’Amour, p. LX-LXVIII. 4 Voir Brind’Amour, p. XLIX sq. 5 Voir l’article d’Olivier Millet, « Feux croisés sur Nostradamus au XVIe siècle », in Divination et controverse religieuse en France au XVIe siècle, Cahiers V. L. Saulnier, 4, 1987, p. 103-121. 6 6 Cf. l’astrophysicien Jean-Claude Pecker, qui n’a certes rien d’un « astrophile », dans sa réponse à Dumézil (auteur d’une Sotie nostradamique) parue dans Le Débat, n° 29, mars 1984, « Nostradamus au collège de France », p. 167-175. 7 J. Boulenger, Nostradamus et ses prophéties, Paris, éd. Colbert, 1943, p. 129. 8 Brind’Amour : « L’Histoire est au cœur de la pensée nostradamienne. Il la reprend inlassablement, résumant ses sources, abrégeant tout, comme si l’avenir n’allait pas manquer de ramener les événements passés », p. XLVI. Et Liberté LeVert, dans son livre The Prophecies and Enigmas of Nostradamus (Firebell Books, Glen Rock, N.J., 1979) : « Il remplissait ses livres non de prophéties (on n’en trouve que de temps en temps) mais de vers portant sur les événements du temps, l’histoire du passé, des généralités, de la critique sociale [ ?], de l’économie, des scandales de cour, plus une certaine quantité de vers à faire frémir inspirés par la peur de la guerre et de la persécution religieuse », p. VIII. À ces deux éditions des Centuries, il faut ajouter celle, très remarquable, des Lettres inédites procurée par Jean Dupèbe, dont l’introduction est un guide aussi précieux que rigoureux, denrée rare en nostradamisme (Genève, Droz, 1983). — A noter que Frances Yates avait fait un compte rendu très élogieux du livre de LeVert dans le Times Literary Supplement du 14 mars 1980 : "Le lecteur, écrivait-elle, tirera beaucoup de plaisir de ce commentaire qui renvoie la plupart des allusions à des événements du temps de Nostradamus, et non à des époques encore à venir. La retraite d’un grand personnage dans un lieu renfermé n’est pas la vision de Napoléon à l’île d’Elbe mais rappelle la retraite de l’empereur Charles Quint qui venait d’avoir lieu peu de temps avant la publication des prophéties. Quand Nostradamus parle de « Bretaigne », il entend la Bretagne [et non la Grande-Bretagne] : de sorte que les convulsions politiques de « Bretaigne » n’annoncent pas l’exécution de Charles Ier ni d’autres événements majeurs de l’histoire britannique mais se rapportent à des faits survenus en Bretagne au XVIe siècle. « Hister » est le Danube et non pas une façon de désigner « Hitler ». Les prophéties se rapportent presque toutes à l’histoire du XVIe siècle, en particulier à la monarchie française et à ses relations avec les puissances contemporaines. Et quand Nostradamus risque effectivement une prophétie sur ce qui doit arriver dans l’avenir, il se trompe à peu près toujours, sa plus énorme bourde étant d’avoir annoncé à Henri II une carrière glorieuse peu de temps avant la mort accidentelle du monarque dans une joute. » 9 Anatole Le Pelletier, Les Oracles de Michel de Nostredame, Paris, 1867 ; Slatkine Reprints, 1969, 2 vol. Sauf précision contraire, c’est le tome I que je citerai. 10 Voir la préface de Jean Céard à la Bibliographie de Benazra, p. VI. 11 Voir à ce sujet, notamment, l’article de Céard, « J. A. de Chavigny... », p. 428. 12 Pour les 353 premiers quatrains (l’édition de 1555), je cite Nostradamus d’après l’édition critique de Brind’Amour. Pour les autres, d’après LeVert quand il retient ces quatrains. Sinon, d’après Le Pelletier. 13 Benazra, bien qu’il juge Le Pelletier comme "vraisemblablement le meilleur des interprètes de Nostradamus », estime cependant que ses commentaires, « se rapportant à son époque, reflètent les préoccupations de ses contemporains devant 1’« Empire » de Napoléon III », p. 416. À opposer au jugement nettement plus sévère de Céard dans la préface du même ouvrage, p. VI-VII. 14 14 Le Pelletier, p. 72. Le second meurtre dont il est question est l’assassinat d’Henri III. 15 Brind’Amour, p. 100. 16 16 Ibid., p. 101. 17 Apparemment ignorée de Brind’Amour. 18 Comme on vient de voir avec Brind’Amour, cette remarque n’est pas tout à fait exacte. La suite du commentaire est plus intéressante et, vraisemblablement, plus juste. 19 LeVert, p. 67. 20 Jacques Finné, art. "Tamerlan » du Nouveau Dictionnaire des Œuvres, Laffont-Bompiani, Paris, Laffont, coll. « Bouquins », t. VI, p. 6995-6996. 21 En particulier avec le quatrain I, 60 « Un Empereur naistra près d’Italie... », qui d’après Le Vert « est d’ordinaire rapporté à Napoléon, mais [...] s’appliquerait mieux à certains empereurs romains », p. 80. 22 Constater qu’un savant comme Georges Dumézil donnait dans le panneau (voir son livre « ... Le moyne noir en gris dedans Varennes ». Sotie nostradamique, Paris, Gallimard, 1984) laisse un peu mélancolique. Voir le débat avec Pecker, cité plus haut, n. 6. 23 P. 153, n. 1. 24 Voir Benazra, p. 36. Je cite dans l’édition qu’en a donnée Le Pelletier. 25 Le Pelletier, p. 154. 26 Le Pelletier, loc. cit., souligné par moi. 27 Texte de 1555, éd. Brind’Amour, p. 8, § 9. Souligné par moi. 28 Brind’Amour, p. 8-9. 29 Ibid., p. 8, n. 20. Savonarole est plusieurs fois cité dans cette épître, expose Brind’Amour. 30 Brind’Amour, p. 9, § 11. 31 Le Pelletier va jusqu’à imprimer ces trois mots en petites capitales ! 32 Le Pelletier, p. 153, n. 1. Italiques de l’auteur. 33 La Clef de Nostradamus Isagoge, Pans, Pierre Giffart, 1710, p. 428. 34-Le Pelletier, p. 178. 34 Le Pelletier, p. 178. 35 Op. cit., p. 82 et 85. Au grand émoi de J.-C. Pecker, art. cit., p. 171, col. b. 36 LeVert, p. 28. 37 Celle de 1792 mentionnée dans la lettre à Henri II cité par Le Pelletier, p. 156. 38 Date à laquelle le quatrain X, 91 annonce l’élection d’un pape jésuite qui n’eut jamais lieu. 39 Le 1er mars 1555, date de l’épître à César, Nostradamus annonce : « ...et que de present que ceci j’escriptz avant cent septante sept ans troys moys unze jours, par pestilence, longue famine et guerres, et plus par les inundations le monde entre cy et ce terme prefix, avant et après par plusieurs foys, sera si diminué, et si peu de monde sera, que l’on ne trouvera qui vueille prendre les champs, qui deviendront liberes aussi longuement qu’ilz ont estés en servitude... », Brind’Amour, p. 34-35. Le compte est clair : 1555 + 177 = 1732. Mars + trois mois = juin. Le 1er + 11 jours = le 12. Que s’est-il donc passé le 12 juin 1732 ? Rien. Mais cette fausse donnée, les exégètes l’ont oubliée. 40 40 Cf. Benazra, p. 162. 41 Texte de Le Pelletier, t. I, p. 249, sixain 44. 42 Chevalier de Jant, Predictions tirées des Centuries de Nostradamus, qui vray semblablement se peuvent appliquer au temps present, et à la guerre entre la France et l’Angleterre, contre les Provinces-Unies, s. l. ni imprimeur, 1673. 43 Cf. Benazra, p. 159. 44 La lecture que fait Benazra de ces vers est la même que celle de Le Pelletier. Il paraît que c’est évident. 45 Ce que signifient les crapauds, explique une note, puisque les crapauds étaient l’emblème des rois mérovingiens et que c’est Clovis qui leur a substitué les lis. 46 Le Pelletier, t. II, p. 118-119. 47 Toutes les éditions donnent taintz {ou tainctz), ce qui fait un vers faux. J’adopte la correction de Brind’Amour. 48 LeVert, p. 171-172. 49 Brind’Amour, p. 409. 50 Brind’Amour, p. 409. On nous a d’abord expliqué que Bastarnan, dans le quatrain, vient pour Bastamie, « région entre les sources de la Vistule et l’embouchure du Danube... ». L’abréviation Astrophile renvoie au livre de Brind’Amour Nostradamus astrophile, Ottawa-Paris, Klincksieck, 1993. Pour Tétrabible, j’avoue mon embarras. 51 « Pendant la deuxième guerre mondiale [...], Gœbels mit en place un service d’espionnage char­gé d’étudier les prophéties afin de les utiliser pour la propagande en France », LeVert, p. VIII. 52 Question intéressante, mais à côté de la question que je suis en train d’examiner. De plus, je ne suis pas convaincue par l’argumentation de LeVert selon qui ce quatrain se rapporte « à la Bretagne. Les deux territoires mentionnés, la Franche-Comté et la Bretagne, étaient périphériques par rapport à la France proprement dite. La Bretagne avait été annexée à la suite d’un tour de passe-passe dynastique et elle manifestait toujours un fort sentiment séparatiste. La Franche-Comté était sous la domination des Habsbourg et faisait partie de l’héritage bourguignon. Le thème général du quatrain est l’appropriation par la France des provinces frontières », p. 172. 53 France-Loisirs, 1981. Ce livre inepte fut un vaste succès commercial. 54 Fontbrune, p. 268. 55 Auxquelles il consacre tout un chapitre : p. 135 sq. 56 L’anonyme auteur de l’Eclaircissement des véritables Quatrains de maistre Michel Nostradamus, 1656 : « Le troisième vers dit à la gloire de la France que durant ce temps, elle ne change[r]a point, ny de Religion, ny de Gouvernement ; et la Prophétie de l’Auteur s’est desja vérifiée par cent ans passez... », p. 179. Les Predictions tirées des Centuries de Nostradamus qui vray semblablement se peuvent appliquer au temps present, et à la guerre entre la France et l’Angleterre, contre les Provinces-Unies du chevalier de Jant, déjà citées, notent plus brièvement à propos de ce même troisième vers : « Ce qui signifie tres clairement que pendant ce temps-là [les 290 ans] l’on ne verra point changer la France, comme la nation Anglaise tant au Gouvernement de son Estât, qu’en la Religion », p. 15-16. Même interprétation chez Guynaud, auteur d’une Concordance des prophéties de Nostradamus avec l’Histoire, depuis Henry II jusqu’à Louis le Grand, en 1693 : « Les Anglois changeront sept fois, ou quant à la Religion, ou quant au Gouvernement. [...] Nostradamus dit ceci par trois mots, France non point : c’est-à-dire vous ne verrez point changer la France en 290 ans, comme vous verrez les Anglois... », p. 205 et 207. Même chose chez Le Pelletier, p. 136. Mais variante très fantaisiste chez Fontbrune, une fois de plus : « On verra la nation britannique changer sept fois en deux cent quatre-vingt-dix ans qui seront teints de sang, et cela envers la France [ ?], qui, lorsqu’elle n’aura plus le soutien de l’Allemagne, doutera de son pôle attractif à cause de la machine de guerre allemande » — laquelle machine de guerre allemande sort du quatrième vers, avec Aries qui signifie « Bélier », et donc « machine de guerre », cela va de soi ! (p. 267-268). 57 57 Le Vert, p. 247. 58 Cela dit, on ne sera pas étonné d’apprendre qu’au XVIe siècle, le grand roi en question n’était autre que Louis XlV. C’est ce qu’affirme Guynaud, en 1693 : « Cela veut dire que dans l’espace d’environ trois cens ans, Dieu donnera de nouveau à la France un grand Roi de frayeur, c’est-à-dire un grand Prince qui fera trembler toute l’Europe, et que par sa prudence et par sa valeur les peuples s’imagineront que Louis le Grand sera ressuscité ; ce qui nous est dénoté par le Grand Roi d’Angoulmois, dont Nostradamus ne s’est apparemment servi que pour faire son Vers... » (p. 349-350) — en somme, comme Victor Hugo avec « Jerimadeth ». 59 « Sur la poétique de Nostradamus », in Poétique et narration. Mélanges offerts à Guy Demerson, Paris, Champion, 1993, p. 177-190. Poète de second ordre, sûrement, mais poète. 60 Paris, Desjonquères, 1996. 61 P. 130-132. 62 P. 134-137. 63 P. 147. 64 64 P. 149. 65 65 P. 157. 66 P. 159. 67 M.-L. Demonet, Les Voix du signe. Nature et origine du langage à la Renaissance (1480-1580), Paris, Champion, 1992, p. 485. 68 Texte publié en 1973. Chaque âge a ses folies. 69 François Crouzet, Nostradamus poêle français, Paris, Julliard, 1973, p. 62-63. 70 Ibid, p. 55. Yvonne Bellenger, « Nostradamus et la poésie-fiction », Babel, 4 | 2000, 105-121. Référence électronique Yvonne Bellenger, « Nostradamus et la poésie-fiction », Babel [En ligne], 4 | 2000, mis en ligne le 30 mai 2013, URL : http://journals.openedition.org/babel/2872 ; DOI : https://doi.org/10.4000/babel.2872

mardi 21 juillet 2026

jacques halbronn Sur son distingo entre Juifs et Adamiques. Echec de la Solution Finale

jacques halbronn Sur son distingo entre Juifs et Adamiques. Echec de la Solution Finale. Les peuples sont voués à être guidés par des chefs qui ne sont pas nécessairement issus de leur sein.Le Livre de l'Exode comporte des développements qu'il nous faut décrypter. Moïse au chapitre III est envoyé vers des Madianites, qui lui sont étrangers. Moïse parle d'eux comme "ce puple" et non commme "mon peuple", sauf quand il se fait le porte parole du dieu de ce peuple. ("Let my people go!') et il n'entrera pas dans cette Terre vers laquelle il l'aura conduite. Dans le cas de Jésus, celui-ci dit clairement avoir été "envoyé" vers les "brebis perdues de la Maison d'Israel", ce qui renvoie aux restes du ROyaume sécessioniste d' Israel, depuis la mort du roi Salomon. Il s'agira ici de réfléchir sur la nature de la relation entre un certain peuple et un certain chef, un souverain. Le chef peut s'identifier à ce peuple dont il a reçu la charge tout comme, inversement, le peuple peut s'identifier avec ce chef qui en a pris la tête (étymolgie du mot chef, caput) Dans un cas comme dans l'autre, il y a risque d'une dérive, d'un malentendu. Selon nous, le Livre de le Genése traite des Adamites et le Chapitre V se présente comme Le Livre des générations d'Adam (Sefer Toldoth Adam) mais plus loin, l'on passe aux générations de Noé.(Toldoth Noah) ט אֵלֶּה, תּוֹלְדֹת נֹחַ--נֹחַ אִישׁ צַדִּיק תָּמִים הָיָה, בְּדֹרֹתָיו: אֶת-הָאֱלֹהִים, הִתְהַלֶּךְ-נֹחַ. 9 Ceci est l'histoire (toldoth) de Noé. Noé fut un homme juste, irréprochable, entre ses contemporains; il se conduisit selon Dieu. sur le web "L'alliance noachique, que l'on trouve dans la Genèse 9:8-17, est la promesse que Dieu a faite à Noé et à ses descendants après le déluge qui a détruit le monde. L'alliance noachique présente plusieurs caractéristiques. Premièrement, il s'agit d'une alliance inconditionnelle. Deuxièmement, elle a été faite à Noé et à tous ses descendants, ainsi qu'à "tout être vivant" et à la terre en général (Genèse 9:8-10). Troisièmement, elle a été scellée par un signe, l'arc-en-ciel'. Il nous apparait que l'on désigne ici une lignée royale.Quand les Hébreux réclament qu'on leur donne un roi comme c'est le cas, disent ils, pour les autres peuples (I Samuel Ch VIII ) On est en face d'une sorte de mariage, d'alliance entre deux entités différentes, l'une s'inscrivant dans un espace, un territoire et l'autre, dans un temps, un lignage, un sang. On continue de nos jours à disringuer ces critères mais sur une base fausse. sur le web "La nationalité française est attribuée à la naissance : pour l'enfant né en France ou à l'étranger dont au moins l'un des 2 parents est français (droit du sang) pour l'enfant né en France de 2 parents apatrides. pour l'enfant né en France lorsqu'au moins un des 2 parents est né en France (double droit du sol)" Il importe de rappeler que les peuples revendiquent des rois, ce qui montre bien que ces rois leur sont étrangers, qu'ils sont envoyés, missionnés pour un temps donné. (cf Éloge du gouvernement monarchique, ou Exposition des principes et des faits qui démontrent la nécessité de rétablir la royauté en France). Généralement, ces rois vont épouser des femmes de leur rang, mais liées à d'autres peuples. On connait en France les exemples de Blanche de Castille, de Catherine de Médicis, de Marie de Médicis, d'Anne d'Autriche, de MArie thérése d'Espagne, de Marie Antoinette, épouse de Louis XVI, sans parler de Marie Christine, la seconde épouse de Napoléon Ier. Quand on parle de la Solution Finale, pendant la Seconde Guerre Mondiale, l'on bascule, à un certain stade, vers le projet d'élimination de toute la population juive, le cas du Vel D'hiv en 1942, incluant les enfants, est emblématique d'un certain amalgame entre le peuple et ses leaders. Or, logiquement, il aurait fallu s'en tenir à la seule élite au sein du mone juif laquelle seule pouvait exercer une certaine suprématie(cf les Protocoles des Sages de Sion) Même les participants aux Congrès sionisttes représentaient une telle élite. Mais les Juifs eux mêmes n'entretenaient ils pas une certaine confusion au sein de leur société et ce par vanité? Ce qui leur fut fatal! On sait à quel point les populations d'en bas s'approprient les titres de celles d'en haut. On pense à l'abus du mot "sire" ( qui devient "sieur", Monsieur et en anglais Sir vaut pour le premuier venu tout comme l'usage généraliisé des formes de politesse.(voir aussi dame, madame) D'où les équivalbecs pour l'espagnol et l'italien. Sur le web "Attesté depuis 1314, « monsieur» à l'origine écrit «monsor» est la contraction de l'adjectif «mon» et du nom «sieur», lui-même abréviation de «seigneur». L'employer au XIIe et XIIIe siècles, c'est s'obliger à l'égard d'un homme de condition" JHB 21 07 26

jacques halbronn Epistémologie L'échec critique du XVIIe siècle: Spinoza; Kepler, Malherbe, Giffré de Réchac , Descartes

jacques halbronn Epistémologie L'échec critique du XVIIe siècle: Spinoza; Kepler, Malherbe, Giffré de Réchac , Descartes EN 2008, nous avons soutenu un post doctorat sur la dimension critique du XVIIe siècle (EPHE Ve section Sciences religieuses) autour du dominicain Jean Giffré de Réchac tout en rappelant que cette approche critique se retrouvait chez Richard Simon pour la critique biblique et chez Kepler pour la réforme mathématique de l'Astrologie, oubliant la réforme de la langue française chère à Malherbe et ayant abouti à la création de l'Académie Or, force est de constater que ces tentatives auront largement avorté ou si l'on préfére qu'elles n'auront pas abouti comme elles auraient pu le faire et qu'il aura fallu attendre le début du XXIe siècle pour se demander pour quelles raisons, il aura fallu 400 ans pour y parvenir en nous appuyant notamment sur nos propres travaux. Faut il parler avec Bachelard d'obstacle épistémologique? Les astrologues d'aujourd'hui nous diront que l'on avait pas encore, au début du XVIIe siècle découvert les planétes transsaturniennes. Mais nous avons montré que cette donnée aura plus été un obstacle qu'autre chose. Kepler aura certes tenté de réformer le systéme astrologique en recourant à la géométrie et malgré son intérêt pour les Ecritures, il n'aura pas compris qu'il fallait passer par le 7 et se limiter à Saturne (28/4). Gérard Simon (Kepler astrologue astronome, 1979, pp 169 et seq) ne semble pas avoir observé que la théorie des aspects dans la Tétrabible ne dépend pas de l'intervalle, de la configuration entre deux astres mais de l'intervalle entre un astre et les axes équinoxiaux/solsticiaux.(cf l'article "Aspect" dans Wikipedia) Kepler se sert notamment des conjonctions de Jupiter avec Saturne ( De Stella Nova 1606). En ce qui concerne la réforme de la langue française, Malherbe (né en 1555) n'a pas compris que l'oralité du français en était la clef, tout en se demandant si "la conformité à la langue d'usage ne serait pas un moyen de réintégrer le poète dans la cité" Quant à la théologie, vue par Spinoza, elle se fourvoyait en affirmant "Deus sive Natura" au lieu de comprendre que la Bible nous parlait d'une SurNature, d'un Dieu reformatant la Nature. Pour ce qui est de la critique nostradamique qui était l'axe de notre post doctorat, l'auteur dominicain de l'Eclaircissement des Quatrains, dénonçant certaines additions au canon centurique n'aura pas su signaler les interférences entre les évenements politiques de la fin du XVI e siècle dans le tissu des quatrains. Bref, le XVIIe siècle, selon nous aura piétiné et ce n'est pas Jean Baptiste Morin, Professeur de Mathématique au Collége Royal, auquel nous avons consacré divers travaux n'aura pas non plus su dégager l'astrologie de son rapport biaisé avec l'astronomie. En ce qui concerne l'Astrologie Septénale apparue il y a peu, force est de constater que l'on aurait pu la décrire il y des millénaires. De toute façon, elle est en vigueur et pratiquée comme Monsieur Jourdain avec la prose. Mais il faut remonter avant la Tétrabible de Ptolémée (IIe siècle après JC) pour en trouver une formulation correcte. On en trouve assurément des traces dans certaines traditions à commencer par la Bible avec le commandement du Shabbat (Exode) qui met en valeur la planéte Saturne (Shabtay dans le Livre de la Création) et la théorie des Quatre Eléments/ Tempéraments. En ce qui concerne la langue française, là encore, il y a décalage entre la théorie en vigueur et la pratique sur le terrain. Le français oral perpétue un décodage valable de l'écrit mais on continue à enseigner aux éléves à lire selon des bases fausses. Ce qui fait que les francophones prononcent différemment le français écrit et le français oral!. Sur le web "Depuis le XVIe siècle, on reconnaissait la suprématie de Paris, pour ce qui était du parler français correct. Ce langage parisien excluait naturellement tous les régionalismes (qu’employait Desportes), et rejetait les gasconismes apportés à Paris par l'entourage d'Henri IV et de ses descendants. Malherbe suivit cet exemple, mais il ajouta, pour un bon usage de la langue française, celui du langage populaire de Paris. Le parler populaire parisien que recherchait Malherbe était celui de l’usage courant (celui de la vie de tous les jours)." En ce qui concerne la théologie, nous vivons dans un monde post-naturel tout en nous figurant qu'il reléve de la Nature originelle. Dès lors, l'astrologie va s'efforcer de se fonder sur une astronomie naturelle, première alors qu'elle est l'oeuvre d'une Seconde Création prométhéenne (cf Genése I) organisant arbitrairement des connexions, ce qui reléve de la technique et du langage plus que de la Science. En ce qui concerne Nostradamus, le dominicain (alias Jean de sainte Marie) n'aura pas compris que les quatrains ne devaient pas être attribués à ce Michel de Nostre Dame et que sa réputation à la Cour n'en avait nullement dépendu car elle se fondait sur ses publications annuelles en prose, fort bien documentées astronomiquement et qui firent d'ailleurs l'objet de fausses éditions du vivant même de l'auteur.(cf M. Chomarat, Bibliographie Nostradamus, 1989) De nos jours, notre travail critique continue à rencontrer de fortes résistances et un Patrice Guinard n'a pas hésité à le quaiifier de "canular"! JHB 20 07 26

jacques halbronn Psycho-sociologie. Le dilemme: Egalité ou maintien des priviléges? Inconséqauences

jacques halbronn Psycho-sociologie. Le dilemme: Egalité ou maintien des priviléges? Inconséqauences On approche de la célébre nuit du 4 aout sur le web "La nuit du 4 août 1789 ou simplement la nuit du 4 Août, est la séance de l'Assemblée nationale constituante au cours de laquelle fut votée la suppression des privilèges féodaux. Débutée le 4 août 1789 à sept heures du soir, elle se prolonge après minuit, jusqu'à deux heures du matin[1]. C'est un événement décisif de la Révolution française, puisque, au cours de la séance qui se tenait alors, l'Assemblée constituante met fin au système féodal par les décrets des 4, 6, 7, 8 et 11 août 1789. C'est l'abolition de tous les droits et privilèges féodaux ainsi que de tous les privilèges des provinces, du royaume de Navarre, des villes et des corporations, à l'initiative du Club breton, futur « Club des jacobins ». Si l'on considère la condition féminine de nos jours, force est de constater que les femmes en France n'ont pas su renoncer à leurs priviléges visuels et auditifs: elles ne s'habillent pas comme les hommes, elles ne parlent pas comme eux, se permettant des fantaisie et des excés qui sont autant de nuisances sensorielles. On peut donc parler d'inconséquence. De même les immigrés ne renoncent pas en France à communiquer entre eux et en public dans leur langue d'origine et la loi interdit par ailleurs d'évoquer leurs"origines".'1978) Comment faut-il donc comprendre la notion d'égalité si elles ne remer pas en question l'affirmation de priviléges, de particularités propres à tel ou tel groupe de personnes? Comment les intéressés s'arrangent ils face à un tel dilemme? En 2026, rien n'est pourtant plus facile que de constater, de facto, toutes sortes de différences sexuelles, ethniques, linguistiques, exposées dans l'espace public. Tout se passe comme s'il ne fallait pas en parler mais que l'on ne se privait pas d'en profiter. Cela s'appelle de l'hypocrisie et du déni de réalité, ce qui s'apparente à une forme de provocation, d'affirmation exacerbée de liberté, correspondant à ce que nous appelons en Astrologie septénale, la phase tropique, passage de Saturne à 0° d'un signe cardinal, tous les 7 ans (28/4). Or, l'on se rapproche sensiblement de la fin d'une telle phase, avec le passage prochain de Saturne à 22°30' du signe cardinal du Bélier, ce qui confère une certaine opportunité à notre protestation. Il semble que selon les deux phases en présence, il soit conseillé de changer d'attitude., pour un certain temps. JHB 21 07 26

lundi 20 juillet 2026

jacques halbronn Astrologie Septénale . Le temps de la Justice face au temps de la liberté.

jacques halbronn Astrologie Septénale . Le temps de la Justice face au temps de la liberté. On aura compris que pour nous le temps se structure en périodes de 3 ans et demi . Ce sont donc des périodes courtes, couvrant 45 degrés, soit un huitiéme de la révolution de Saturne. Si l'on ignore un tel découpage et couvre des périodes plus longues, les prévisions que l'on fera n'auront aucun sens puisque cela confondra les périodes entre elles et on aura toujours raison, par la force des choses. Le grand probléme de la prévision astrologique aura été une mauvaise division des phases, à savoir une fautive détermination des débuts de phase et donc des fins de phase. C'est en structurant correctement la division de l'écliptique et donc des cycles planétaires que l'on aurait été en mesure d'établir une théorie valable de la prévision, ce qui aurait par ailleurs exigé de s'en tenir à un cycle central, celui de Saturne et non à un pseudo cycle unique appelé indice cyclique. André Barbault en renonçant au référentiel zodiacal aura noyé l'Astrologie Mondiale en la privant d'un étalon crucial, en se servant des conjonctions planétaires alignées sur l'Astronomie, il aura introduit du désordre en ne disposant plus de périodes de durée égale. Il se sera servi de l'astronomie pour saboter l'Astrologie, préférant le polyplanétarisme au monoplanétarisme et en proposant une dualité primaire, celle de la guerre et de la paix, ce qui correspondait à l'obsession de la génération qui aura vécu la Seconde Guerre Mondiale en spéculant sur sa durée. Selon l'astrologie septénale, il y a deux temps et deux temps seulement, celui lié au passage de Saturne sur les points équinoxiaux et solsticiaux et celui s'en distançant pour créer un second pôle. Le premier temps est celui que l'on pourrait qualifier de la Liberté, où l'on peut tout se permettre alors que le second temps est celui de la justice, où l'on doit réparer, expier, le mal qui a été commis. La devise républicaine française se référe à la Liberté et la notion d'Egalité est le refus de la centralité, le rejet de ceux qui ont un haut potentiel et que l'on déteste pour cette raison. Certes, cette période est heureusement, de courte durée - tout comme l'autre d'ailleurs- et le Panthéon est consacré "aux grands hommes, la patrie reconnaissante". La notion même de reconnaissance signifie que ce n'est pas là une affaire simple et ne dit-on pas que Jésus, en son temps, n'aura pas été "reconnu"? Il faut avoir l'oeil, être vigilant pour ne pas mélanger les torchons et les servietttes, ne pas prendre des vessies pour des lanternes, pour séparer le bon grain de l'ivraie...C'est justement cette vertu qui est requise lors du passage de Saturne 22°30 après sa conjonction avec l'un des quatre points cardinaux, séparés de 90°, ce qui ouvre le temps de la Justice et suspend le temps de la Liberté. Actuellement, l'on doit se préparer à entrer dans une phase de Justice, quand Saturne atteindra 22°30 du signe du bélier (point vernal), ce qui prendra le contre pied de la phase de Liberté qui aura prévalu ces derniers temps, où l'on pensait que l'on pouvait se permettre de dire et de faire n'importe quoi! La récréation est terminée et les signaux indiquent que cela ne peut plus durer dans la gabégie et l'incurie. La communauté astrologique n'échappera pas à un tel avertissement et on ne pourra plus se permettre la politique de l'autruche, en fonçant dans le mur ou dans le vide de façon irresponsable comme des moutons de Panurge. Que signifie le temps de la Justice? Une certaine rigueur (cf la Sefira Din), Il faut rendre à César ce qui est à César et cesser les reniements auxquels tous les grands chefs sont en butte, à commencer par Jésus. La Roche Tarpéienne est proche du Capitole. On brûle ce qu'on a adoré. Il est temps de faire appel aux vrais chefs seuls capables de réparer les dégats, de dénoncer la corruption, d'en finir avec les fantasmes et les mythes. En hébreu, la Liberté se dit Hérouth qui est préférable à Hessed, nom d'une sefira qui signifie miséricorde, terme bien ambigu quand il s'agit d'indulgence envers soi même mais nous proposons de remplacer dans l'arbre sefitotique Hessed par Herout, les deux termes commençant par la lettre Heith dans l'alphabet hébraique.. " Le nom Herut dérive du mot hébreu חֵרוּת (cherut), qui signifie « liberté »". Le temps à venir n'est pas celui du Herut mais du Din. Dans la vie d'un leader, ces deux temps vont alterner, ce qui en fait un Janus, comme nous l'avons expliqué dans une précédent texte. Tantôt le vrai leader devra permettre une certaine liberté d'expression et tantôt celle-ci devra être décantée comme Hercule dans les Ecuries d'Augias. JHB 20 07 26