samedi 7 février 2026

jacques halbronn Epistémologie. Une bonne astrologie ne saurait des dualités cycliques et anthropologiques.

jacques halbronn Epistémologie. Une bonne astrologie ne saurait des dualités cycliques et anthropologiques. Le verbe prévoir revêt plusieurs acceptions en français, d'où une certaine ambiguité. Quand on dit "nous avons prévu de partir pour tel jour, à telle heure", il s'agit d'une projection vers le futur, réalisée par un cerveau humain ordinaire. EN fait, notre humanité actuelle est mue par des énergies qui la coachent mais qu'elle n'est pas parvenue à modéliser. Elle doit se contenter de fixer des dates au petit bonheur la chance, notamment avec le Droit Constitutionnel. Certes, il existe de l'astrologie dans le monde mais celle-ci est dénaturée et n'obéit pas à un principe cyclique valable en ce qu'elle n'a pas su se démarquer de l'astronomie, croyant, ce faisant, se présenter sous un jour plus scientifique. Or, paradoxalement, c'est une telle dépendance qui la plombe et l'empêche de décoler et de s'imposer Bien sûr, l'astronomie fournir à l'astrologie des cyclicité en surabondance si ce n'est que trop de cycles s'entrecroisant tue la cyclicité..D'aucuns auront cru bon de ne plus articuler l'astrologie sur le Zodiaque. et de laisser libre cours aux conjonctions entre planéte, comme André Barbault, se privant d'un cadre régulateur et intelligible. En revanche, ces astrologues comptent sur leurs clients pour donner chair à leur pratique lors de consultations personnalisées (cf notre brochure L'astrologue et son client. Les ficelles du métier,1994, disponible en anglais). On peut parler d'une astrologie de gribouille. . Ces astrologues rejettent l'astrologie solaire, celle de la Presse alors que celle-ci offre une ergonomie nettement supérieur à l'Astrologie Mondiale pluriplanétaire et dézodiacalisée à la mode. Cette astrologie a une certaine valeur matricielle en ce qu'elle suit le soleil sur des segments de temps et d'espace égaux, fondés le cycle des saisons et notamment les axes équinoxiaux et solsticiaux. Son défaut est la briéveté du parcours de son curseur, à savoir l'année terrestre. C'est pourquoi nous préférons utiliser Saturne et sa révolution de 28 ans laquelle peut se subdiviser en 4 et en 8 segments respectivement de 7 et de 3 ans et demi. On pourrait ainsi parler du passage d'un héliocentrisme à un kronocentrisme (Saturne, Kronos en grec)/ En mythologie, Saturne a donné naissance à plusieurs dieux. Sur le wev "Saturne dévorant ses enfants dans la mythologie Saturne est la “version” romaine du titan Cronos. Ce dernier est le fils d’Ouranos à qui il a coupé les parties génitales pour délivrer sa mère, Gaïa, de l’étreinte éternelle d’Ouranos. Une fois son père détrôné, Cronos règne sur le monde avec sa sœur et épouse, Rhéa. Il prend connaissance d’une prophétie qui indique qu’il sera détrôné à son tour par l’un de ses fils. Pour empêcher cette prophétie de se réaliser, Cronos décide de dévorer ses enfants pour les empêcher de prendre son trône. A chaque fois que Rhéa met un enfant au monde, elle est contrainte de le donner à son époux qui l’avale directement. Cronos dévore tout à tour Hestia, Déméter, Hadès et Héra. . On notera que ces divinités n'ont pas été associées dans l'Antiquité à des astres, ce qui ne sera le cas qu'à partir du XIXe siècle, avec Pluton et les premiers astéroides découverts. Mais nous avons des traces dans la Bible, notamment, de l'usage de périodes de 7 ans et de trois ans et demi qui attestent de l'existence d'une astrologie saturnienne faisant pendant à une astrologie lunaire allant de 7 jours en 7 jours, constituant une cyclologie hebdomadaire, que l'on retrouve dans le "Shabbat" du judaisme. La formation des astrologues ne saurait se réduire aux seules données astronomiques ou mythologiques. En ce qui concerne les premières, on a vu plus haut qu'elle ne peuvent que générer qu'une inflation de signifiants et de cycles qui peut certes combler l'interpréte de thèmes astraux individuels qui s'en goinfrent. L'astrologie ne peut ignorer la science politique et l'organisation de la Cité. Par ailleurs, l'astrologie ne saurait se contenter d'un bagage mythologico- symbolique qui n'est jamais qu'un commentaire des données astronomiques. Il lui faut notamment développer une expérience du couple hommes -femmes en s'appuyant sur des recherches d'ordre anthropologiques et sensorielles. Il est vrai que beaucoup d'astrophiles sont attirés par le côté unisexe de l'astrologie et ne semblent guère en mesure de tenir un discours pertinent en ce domaine, préférant au mieux se baser sur le sexe des planétes pour dresser le portrait de leurs client(e)s. JHB 07 02 26

jacques halbronn Exégèse biblique . Création et génération. Singulier et Pluriel. Le Livre des générations d’Adam

jacques halbronn Exégèse biblique . Création et génération. Singulier et Pluriel. Le Livre des générations d’Adam Est ce que Jésus était le « fils unique » de Dieu, est ce que sous le nom de Dieu, il y a un pluriel? C’est dire que le débat autour du théologique est plombé par la confusion entre le singulier et le pluriel. Rappelons que le Livre de la Genése débute en son premier verset par le pluriel Elohim, alors que la finale ‘im » est la marque du pluriel. Même le tétragramme (Youd he va he)est à tort considéré comme un singulier, en sa conjugaison verbale. Or, le tétragramme est en fait le trigramme » Yahou », et la finale « ou » est marqueur du pluriel ( première personne du pluriel en « nou » (suffixe)) Genése III On retrouve la finale « ou » dans Hallelouya. כב וַיֹּאמֶר יְהוָה אֱלֹהִים, הֵן הָאָדָם הָיָה כְּאַחַד מִמֶּנּוּ, לָדַעַת, טוֹב וָרָע; וְעַתָּה פֶּן-יִשְׁלַח יָדוֹ, וְלָקַח גַּם מֵעֵץ הַחַיִּים, וְאָכַל, וָחַי לְעֹלָם. 22 Yahou Elohim dit: « Voici Adam devenu comme l’un de nous (ehad miménou », en ce qu’il connait le bien et le mal. Et maintenant, il pourrait étendre sa main et cueillir aussi du fruit de l’arbre de vie; il en mangerait, et vivrait à jamais. , et cela se retrouve dans les noms de Jérémie, Isaïe, Elie, le « ie » du français correspondant au « Yahou » de l’hébreu. A l’oral, le tétragramme est rendu par Adonay, qui est un pluriel possessif! Mes seigneurs. Cela vaut aussi pour Adam que l’on rend par un singulier ou un pluriel (homme et femme, bara otam) dans les premiers chapitres de la Genése. Cela pose d’emblée le probléme de la Trinité. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Selon nous, le Père a plusieurs fils, et le cas des 12 fils de Jacob est emblématique au niveau horizontal. Il faudrait donc dire « des Fils » à moins d’introduire la notion d’élection, comme David élu au sein de la fratrie issue de Jessé. La généalogie de l’Evangile selon Luc (Ch III) fournit toute une liste, une chaîne, de « fils de » dans la verticalité cette fois, depuis Jésus jusqu’à « Dieu’ (avec Mathieu, on ne remonte que jusqu »à David). En hébreu , fils se dit « Ben » et dans le Livre de l’Exode, il est question des » Beney Israel », à savoir un pluriel/ Luc III 23 Quand il commença, Jésus avait environ trente ans ; il était, à ce que l’on pensait, fils de Joseph, fils d’Éli (…) 38 fils d’Énos, fils de Seth, fils d’Adam, fils de Dieu. Si on lit la généalogie de Genése V, l’on note le passage du verbe « bara » à la racine Ioud, vav, lamed, daleth, qui se retrouve dans « Toldoth » dès le premier verset de Genése V. Elohim créa Adam et Adam créa Seth (sans avoir besoin d’une femme, à la différence de ce qu’il fallut pour Cain et Abel). Pour Adam, il est question non pas de création mais d’engendrement alors que dans les deux cas, il est question d’une production à son image. Elohim crée mais Adam et ses descendants engendrent. Genése V א זֶה סֵפֶר, תּוֹלְדֹת אָדָם: בְּיוֹם, בְּרֹא אֱלֹהִים אָדָם, בִּדְמוּת אֱלֹהִים, עָשָׂה אֹתוֹ. 1 Ceci est l’histoire des générations d’Adam. Lorsque Elohim créa Adam, il le fit à sa propre ressemblance. ב זָכָר וּנְקֵבָה, בְּרָאָם; וַיְבָרֶךְ אֹתָם, וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמָם אָדָם, בְּיוֹם, הִבָּרְאָם. 2 Il les (sic) créa mâle et femelle, les bénit et les (sic) appela Adam le jour de leur (sic) création. ג וַיְחִי אָדָם, שְׁלֹשִׁים וּמְאַת שָׁנָה, וַיּוֹלֶד בִּדְמוּתוֹ, כְּצַלְמוֹ; וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמוֹ, שֵׁת. 3 Adam, ayant vécu cent trente ans, engendra (yod, vav, lamed daleth) un être à son image et selon sa forme, et lui donna pour nom Seth. ד וַיִּהְיוּ יְמֵי-אָדָם, אַחֲרֵי הוֹלִידוֹ אֶת-שֵׁת, שְׁמֹנֶה מֵאֹת, שָׁנָה; וַיּוֹלֶד בָּנִים, וּבָנוֹת. 4 Après avoir engendré Seth, Adam vécut huit cents ans, engendrant des fils et des filles. ה וַיִּהְיוּ כָּל-יְמֵי אָדָם, אֲשֶׁר-חַי, תְּשַׁע מֵאוֹת שָׁנָה, וּשְׁלֹשִׁים שָׁנָה; וַיָּמֹת. {ס} 5 Tout le temps qu’Adam vécut fut donc de neuf cent trente ans; et il mourut. ו וַיְחִי-שֵׁת, חָמֵשׁ שָׁנִים וּמְאַת שָׁנָה; וַיּוֹלֶד, אֶת-אֱנוֹשׁ. 6 Seth, ayant vécu cent cinq ans, engendra Énos. ז וַיְחִי-שֵׁת, אַחֲרֵי הוֹלִידוֹ אֶת-אֱנוֹשׁ, שֶׁבַע שָׁנִים, וּשְׁמֹנֶה מֵאוֹת שָׁנָה; וַיּוֹלֶד בָּנִים, וּבָנוֹת. 7 Après avoir engendré Énos, Seth vécut huit cent sept ans, engendrant des fils et des filles Si l’on revient à la naissance de Cain et Abel, (Genése IV ), il est dit qu’Eve engendra non pas Adam mais ish! Ce passage fait écho avec Mathieu I. א וְהָאָדָם, יָדַע אֶת-חַוָּה אִשְׁתּוֹ; וַתַּהַר, וַתֵּלֶד אֶת-קַיִן, וַתֹּאמֶר, קָנִיתִי אִישׁ אֶת-יְהוָה. 1 or, l’homme s’était uni à Ève, sa femme (Ishto). Elle conçut et enfanta Caïn, en disant: « J’ai fait naître un homme (Ish), conjointement avec Yahou » Le terme Ish apparait déjà dans Genése II כג וַיֹּאמֶר, הָאָדָם, זֹאת הַפַּעַם עֶצֶם מֵעֲצָמַי, וּבָשָׂר מִבְּשָׂרִי; לְזֹאת יִקָּרֵא אִשָּׁה, כִּי מֵאִישׁ לֻקְחָה-זֹּאת. 23 Et l’homme dit: « Celle-ci, pour le coup, est un membre extrait de mes membres et une chair de ma chair; celle-ci sera nommée Icha, parce qu’elle a été prise de Ich. » Mathieu Ch. I 18 Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. 19 Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. 20 Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; 21 elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » 22 Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : 23 Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous » » On note l’intervention de l’Esprit Saint, un des personnages de la Trinité. En quelque sorte, Jésus serait né de l’Esprit Saint et non du Père! sur le web, on trouve de la part de Rav Ron Chaya une heureuse présentation du « Saint Esprit »et l’on comprend mieux le sens de ce « trio » repris tardivement par le Christianisme : Dieu le Créateur d’Adam et Adam inspiré, guidé par le Rouah hakodesh. Adam capte des données « inaccesibles » à l’humanité ordinaire: » Le roua’h hakodèch est un « esprit de sainteté » qui s’attache à une personne extrêmement sainte, lui permettant ainsi de voir des choses inaccessibles au commun des mortels. » L’Esprit Saint permettrait ainsi à tout vrai fils d’ Adam d’accoucher de pensées remarquables, « géniales ». Rappelons que le véritable nom du Livre de la Genése est Sefer Toldoth Adam », telle qu’il est attesté au premier verset du chapitre V. Le terme Genése est donc un raccourci impropre qui occulte la centralité d’Adam. א זֶה סֵפֶר, תּוֹלְדֹת אָדָם: בְּיוֹם, בְּרֹא אֱלֹהִים אָדָם, בִּדְמוּת אֱלֹהִים, עָשָׂה אֹתוֹ. 1 Ceci est le Livre des générations d’Adam . Lorsque Elohim créa Adam, il le fit à sa propre ressemblance. sur le web « Le nom Genesis trouve ses origines dans l’ancien grec, où il dérive du mot gnesis, signifiant commencement ou naissance. Ce nom a une riche signification historique, principalement en raison de son association avec le Livre de la Genèse biblique, qui décrit la création du monde et le début de l’existence humaine. » On aura compris que, selon nous, il y a des Adams et non pas un Adam, donc pas un Fils de Dieu mais des fils de Dieu qui traversent, ponctuent, l’Histoire de l’Humanité. JHB 07 02 26