Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
mercredi 25 février 2026
jacques halbronn Histoire de l'astrologie moderne. la double dérive de la fin du XVIIIe siècle : Uranus et les ères précessionnelles;
jacques halbronn Histoire de l'astrologie moderne. la double dérive de la fin du XVIIIe siècle : Uranus et les ères précessionnelles;
L'astrologie contemporaine aura subi, à la fin du XVIIIe siècle, deux déviances majeures qui auront certainement été un coup de grâce pour ce domaine, bien plus qu'en ce qui concerne la fin du XV IIe siècle, généralement signalé comme le temps de sa chute. C'est ainsi que Jean Patrice Boudet (in Les astrologues européens et la genése de l'Etat Moderne) conclut:
"Le but étant naturellement de vérifier la principale hypothèse de départ : la montée de l’influence des astrologues dans les sociétés politiques européennes du XIIe au XVe siècle, son apogée au XVIe et son déclin au siècle de Louis XIV" Nous montrerons qu'une telle représentation doit être mise en perspective au regard de l'évolution de l'astrologie jusqu'à nos jours, ce qui pose notamment la question des causes d'un tel déclin, présenté comme définitif et sans appel. Boudet a traité de la condition de l'Historien de l'occultisme, lequel risque d'être victime des préjugés du Zeitgeist en vigueur."Etre historien des sciences et de la magie médiévales aujourd'hui : apports et limites des sciences sociales"
Selon notre thèse, l'astrologie aurait été victime à la fin du XVIIIe siècle de fausses pistes qui l'auront empêché de se ressaisir et de passer le cap en question. Il est toujours risqué de ne pas aborder un phénoméne suffisamment en aval/ Inversement, le rebond de Nostradamus est à situer bien au delà du moment de sa mort en 1566 et l'on peut en quelque sorte y voir un processus en sens inverse; En fait, l'astrologie moderne a pu croire à un tel rebond entre la fin du xv IIIe siècle et celle du XIXe siècle (cf nos travaux La vie astrologique il y a cent ans, 1992 et Recherches sur l 'Histoire de l'astrologie et du tarot, à la suite de l'Astrologie du Livre de Toth (Etteilla 1785, Ed Trédaniel, 1993) La question des rapports entre Astrologie et Astronomie est au centre du débat depuis l'Antiquité, avec notamment la constitution de constellations zodiacales, calquées sur les "signes" du cycle saisonnier (point vernal), ce qui conduira à la théorie des ères précessionnelles, chère à un Charles François Dupuis dans son Origine de tous les cultes, présentée comme la clef de l'Histoire des Religions, à la fin justement du XVIIIe siècle. Un événement astronomique de première grandeur est la localisation par W. Herschell, depuis Bath (GB) d'un astre du systéme solaire situé au delà de Saturne (1781) et qui sera baptisé Uranus, après que l'on ait songé à l'appeler du nom de son inventeur hanovrien, pratique qui se poursuivra en 1801 avec la découverte des premiers astéroïdes (Cérés, Pallas, Junon, Vesta) pour aboutir au baptéme de Neptune (1846), le milieu astronomique recourant désormais volontiers à la Mythologie, ce qui ne sera pas sans conséquence pour l'astrologie contemporaine. (cf notre thèse d'Etat, Le texte prophétique en France, Presses Universitaires du Septentrion, 1999) A partir de la fin du XIXe siècle, l'astrologie aura intégré les "nouvelles" planétes dans son dispositif comme le note Boudet, citant notre communication de 1978 au Congrès National des Sociétés Savantes et Saturne perdra ainsi sa centralité . Parla suite, on trouvera un "indice cyclique" regroupant en un seul graphique les positions planétaires, de mars à Pluton (cf A. Barbault. Les astres et l'Histoire, Pauvert, 1967) A partir de la fin du XVIIIe siècle, Saturne va donc se trouver marginalisé à un double titre. Au cours du XXe siècle, Saturne sera englobé dans un indice cyclique, allant de Mars à Pluton, ce qui fait apparaitre une structure multiplanétaire, faisant pendant à la notion de constellation.En 1979, nous publierons Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau (Ed Albatros cf Paul Le Cour, sur Ganyméde, Atlantis 1937) qui donnera l'occasion à l"élite de la recherche astrologique de prendre position quant au début de la nouvelle ère.C'est ainsi que Ruperti évoiqera l'approche de Rudhyar s'intéressant au fait que telle étoile fixe change de sign zodiacal, comme Régulus entrant dans le signe de la Vierge/ .Mais en 1993, nous reviendrons sur la centralité de Saturne (Clefs pour l'Astrologie, Seghers, L'astrologie selon Saturne. 1994-95) et introduirons par la suite la notion d'astrologie septénale susceptible de ressourcer une astrologie dont il nous semble inconvenant épistologiquement de faire l'Oraison funébre. C'est dire à quel point fixer son "déclin" à la fin du XVIIe siècle, nous semble inadmissible au regard de ce qui s'est joué au cours des siècles suivants, même si l'on note que l'astrologie se sera fourvoyé, un siècle plud tard au lieu de recentrer, ce qui exigeait de la part du bon Historien de cette discipline, de pouvoir séparer le bon grain de l'ivraie et de ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain.
Selon nous, l'avenir de l'astrologie se situe dans le court terme et non dans le long term, dans la précision du passage de Saturne sur le point vernal (et plus largement sur les axes) et non dans l'entrée du point vernal dans une constellation zodiacale, constituée d'une série d'étoiles fixes.
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JHB 25 02 26
mardi 24 février 2026
jacques halbronn Astrologie chronologie mondiale instrumentalisée et Guerres de Religion
jacques halbronn Astrologie chronologie mondiale instrumentalisée et Guerres de Religion
Dans nos travaux sur le prophétisme qui débouchèrent sur la soutenance de notre thèse d'Etat: Le texte prophétique en France. (Paris X 1999), nous avons pu observer quel usage était fait des chronologies de toutes sortes pour combattre un parti adverse., laissant notamment entendre que son temps était révolu. On pense à la théorie des grandes conjonctions Jupiter-Saturne, à celle des ères précessionnelles, sans oublier la prophétie malachique des Papes (cf Papes et prophéties, 2005) etc. En 1998, nous avions présenté l'oeuvre de .Pierre Du Moulin et le thème du Pape Antéchrist comme exemple d'une polémique entre camps opposés au XVIIe siècle. Le corpus centurique est traversé par le climat de la Ligue entre partisans et adversaires de la Ligue ou du Roi de Navarre On peut penser que les travaux consacrés à un changement d'ère précessionelle visaient à montrer , à la fin du XVIIIe siècle, que le Christianisme des Poissons touchait à son terme. Autrement dit, le discours prophétique doit être impérativement relié à un certain contexte parfois très en amont et parfois très en aval. il semble donc assez vain de tenter d'élaborer une quelconque théorie des âges déconnectée d'enjeux propres à telle ou telle époque.(cf en 1997, Les prophéties et la Ligue. Colloque Prophétes et prophéties) En 1979, nous avons dirigé un collectif (Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Ed albatros) issu d'un Colloque tenu en 1977. C'était là un atout majeur de l'astro-prophétisme que de s'inscrire dans les polémiques politico-religieuses de tel ou tel siècle et ce serait une erreur majeure, de la part de l'historien, de ne pas en rendre compte dans l'idée de préserver la virginité du prophétique en se refusant à toute contextualisation. Patrice Guinard (Les éditions des prophéties à la fin du XVIe siècle, refusera cette méthologie:
"Il n'y a aucune raison de penser que cette édition (1588) ait pu censurer des quatrains ou des vers en apparence favorables aux ligueurs et hostiles à Henry IV dans le contexte politique des années 88-93 : "Par conflit roy, regne abandonera" (IV-45a) ou "Garde toy Tours de ta proche ruine" (IV-46b). Les quatre quatrains manquants ont été écartés pour des raisons de mise en page (32 ff.), car il sont reproduits dans l'édition de 1589. Ce fait prouve qu'on n'attachait pas une si grande importance à ces vers, ni en particulier au quatrain IV 46, ou en tout cas qu'on était loin de les interpréter à la lumière du contexte politique de la fin des années 80, contrairement aux affirmations de certains spéculateurs, puisqu'un éditeur rouennais, en principe favorable à la Ligue, n'hésite pas à les supprimer de son édition, à moins d'admettre que l'édition rouennaise se soit appliquée à reproduire exactement le texte Roux de la fin des années 50. La suppression de quatre quatrains afin de respecter la mise en page, est une nouvelle preuve en faveur de l'authenticité de l'édition Bonhomme de 1555, comprenant 353 quatrains" En réalité, il ne s'agit pas de suppression, de censure mais d'addition. Mais pour Guinard, le corpus centurique était déjà en place dès les années 1550!.
Une des raisons du désitérêt que rencontre l'astrologie de nos jours, nous semble tenir au fait qu'elle ne peut même plus faire l'objet de quelque instrumentalisation. Dans la Bible, l'on ne saurait ignorer les conflictualités qui la traversent, en ce qui concerne les tensions entre le Royaume d'Israel et celui de Juda (cf notamment Ezekiel ch 1) On saluera l'article "A propos de la supercherie de l'Ere du Verseau" d'Arnold Waldstein (parus dans notre Aquarius (1979, pp. 399 et seq) . L'idée d'attribuer une phase, une ère à un certain groupe religieux, politique est suspecte (cf la chorographie, géographie sacrée). Pour nous la cyclicité astrologique se limite à des phases de 7 ans;Faut-il se fier à la chronologie biblique qui produit actuellement une durée de près de 6000 ans pour le calendrier judaïque, débouchant sur une "fin des temps"? Nous préférons dédramatiser de tels comptes à rebours, que ce soit en bien ou en mal.Chaque période de 7 ans genére une certaine dramaturgie avec le passage de la phase Hessed à la phase Din, laquelle phase est celle du jugement (dernier).
Notre Bibliographie Extraits
Questions autour du texte sur l’éclipse de 1654 attribué à Gassendi
Gassendi et la modernité, 2008
De l'agencement des recueils prophétiques. De la Pronosticatio de Lichtenberger au Mirabilis Liber parisien
Sionisme et antis�mitisme dans les milieus occultistes fran�ais
Revue Des Etudes Juives, 1992
Une attaque r�form�e oubli�e contre Nostradamus (1561)
Revue De L Histoire Des Religions, 1991
Division E: Contemporary Jewish Society / חטיבה ה: החברה היהודית בת-זמננו || המושג של 'פרוטוקולים': מן הקונגרסים הציוניים לפרוטוקולים של ציון — התקבלותם של הפרוטוקולים הרוסיים במרכז אירופה לפני 1917 / THE TERM PROTOCOLS, FROM THE ZIONIST CONGRESSES TO \THE PROTOCOLS OF THE ELDERS OF ZION\ AND THEODOR HERZL 1997
Sionisme et antisémitisme dans les milieus occultistes français
Revue des Études Juives, 1992
Le monde juif et l'astrologie. Histoire d'un vieux couple Milan 1985
Histoire des Livres d'Heures. La fortune du Kalendrier et Compost des Bergers en Angleterre et en Italie autour de 1500 RFHL
Le recours au langage astrologique dans la formulation de la pensée juive au Moyen Âge
Le texte prophétique en France : formation et fortune
La problématique astrologique chez les principaux penseurs juifs du Moyen Age espagnol
Ecole Pratique Des Hautes Etudes Section Des Sciences Religieuses, 1980
De l'agencement des recueils prophétiques. De la Pronosticatio de Lichtenberger au Mirabilis Liber parisien
Revue Francaise D Histoire Du Livre, 2013
Le diptyque astrologique d'Abraham Ibn Ezra et les cycles plan�taires du Liber rationum
Revue Des Etudes Juives, 1996
Vers une nouvelle approche de la bibliographie centurique
Revue Francaise D Histoire Du Livre, 2011
Recherches autour de l'édition française du Splendor Solis (1612)
Revue Francaise D Histoire Du Livre, 2012
Le texte prophétique
Babel, 2000
Une attaque réformée oubliée contre Nostradamus (1561)
Bulletin de l'Association d'étude sur l'humanisme, la réforme et la renaissance, 1991
JHB 24 02 26
jacques Halbronn Le premier chapitre de la Genése au prisme de l'astrologie septénale/ Implications linguistiques.
jacques Halbronn Le premier chapitre de la Genése au prisme de l'astrologie septénale/ Implications linguistiques.
Contrairement à ce que l'on déclare généralement, le signe cardinal n'est pas un point de départ mais un point d'arrivée:; La phase Hessed (45°) correspond au désordre qui précéde le temps de la Création, du Formatage, tout comme l'écrit précéde l'oral, lequel lui donné forme et sens.,
א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ. 1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
ב וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ, וְחֹשֶׁךְ, עַל-פְּנֵי תְהוֹם; וְרוּחַ אֱלֹהִים, מְרַחֶפֶת עַל-פְּנֵי הַמָּיִם. 2 Or la terre n'était que solitude et Tohu Bohu; des ténèbres couvraient la face de l'abîme, et le souffle de Dieu planait à la surface des eaux.
ג וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, יְהִי אוֹר; וַיְהִי-אוֹר. 3 Dieu dit: "Que la lumière soit!" Et la lumière fut
Nous dirons que la Création est la voyelle qui permet à la consonne d'exister/. La Création est selon nous un miracle , une traversée de la Mer Rouge, lequelle représentee le chaos à surmonter. Le Miracle, ici, c'est d'arriver à mettre de l'ordre dans le tohu bohu (expression figurant dans Genèse I). Dans notre Astrologie selon Saturne (1994), nous montrions que Saturne prépare en poissons le terrain pour le Bélier. En revanche, nous n'acceptons pas l'idée de Miracle une fois la Création mise en branle, le miracle étant signe de confusion (des valeurs), propre à la phase Hessed Pour nous, il n'est pas question de remettre en question, en quoi que ce soit, le plan divin de la Création et ce qui dans la Bible le laisse penser nous apparait comme une déviance.. Il nous faut connecter un tel modéle avec le masculin et le fémini, évoqués à propos d'Adam dans ce même premier Chapitre. La femme aime à transmettre, à véhiculer des messages, ce que l'homme lui fournit, lui produit, dont il accouche;Ce qui les rend complémentaires. L'homme, lui, est attiré par le sexe, ce qui le conduit à feconder la femme. Autre complémentarité.(cf nos études sur les topiques sensorielles, le ça et le Surmoi) La phase Din implique de séparer le bon grain de l'ivraie accumulée en phase Hessed, de savoir séparer le vrai, l'authentique du faux, de la contrefaçon..
En ce sens, la Bible est Hessed, syncrétique et il revient à la critique biblique de faire la lumière sur un mode masculin quand la femme manque de discernement, prenant des vessies pour des lanternes, l'important pour elle étant d'avoir des choses à dire,indiféremment tout comme l'homme tend à consommer physiquuement n'importe quoi et n'importe qui.
Sur le plan linguistique, nous dirons que l'Humanité a su reproduire par écrit bien avant de savoir enregistrer techniquement l'oral. C'est en ce sens que nous dirons que l'écrit féminin a précédé l'oral masculin, l'écrit ne fournit pas les clefs de sa prononciation, En ce sens, nous dirons que l'écrit est le Pchat, l'approche primaire, simpliste, le profane et l'oral le Sod, le secret, l'ésotérique selon la formulation kabbalistique.. Nous avons montré que les tonalités consonantiques devaient marquer un début et que les vocaliques marquer une fin de la même façon que la faute précéde le pardon, le désordre l'ordre, la femme l'homme. C'est un tel agencement auquel les langues doivent se plier. On notera qu'en hébreu, les consonnes occupent tout l'alphabet de 22 lettres et qu'elles sont complétée, dans un secoind temps, par des signes "diacritiques":
sur le web.
"Il y a eu de nombreuses versions différentes, mais la plus utilisée aujourd’hui a été inventée par les Massorètes (ba'alei masorah, בעלי מסורה), pour compléter l’écriture consonnantale de plusieurs abjads sémitiques (dont l’abjad hébreu, l’abjad arabe, plusieurs variantes araméennes dont le samaritain, des écritures utilisées alternativement pour la transcription de la langue hébraïque).
Les nikkudot sont de petits signes, comparés aux consonnes qu’ils complètent, et ont ainsi l’avantage de pouvoir être directement ajoutés sur un texte n’en comportant pas.
Les étudiants en hébreu, qui ne le parlent pas ou pas encore couramment, font particulièrement attention à ces diacritiques, notamment en ce qui concerne la controverse du tétragramme — écrit נִיקוּדיְהוָה en hébreu. L’interprétation permettrait de retrouver l’ancienne prononciation (authentique disent certains) de Jéhovah ou Yahwe"
Une langue comme l'anglais ne respecte pas une telle disposition à la fois parce qu'elle marque le "s" final du pluriel, donc consonne et à la fois parce qu'elle ne constitue pas un espace consonantique en début de mot en ce qu'elle ne maitrise pas l'usage du "shewa" à la différence du français.
JHB 24 02 26
dimanche 22 février 2026
jacques halbronn. Politique. Trouver le bon dieu, le bon peuple, la bonne langue, le bon cycle.
jacques halbronn. Politique. Trouver le bon dieu, le bon peuple, la bonne langue, le bon cycle.
Nous avons l’embarras du choix et c’est bien là un enjeu majeur que de savoir trier. il n’est donc pas raisonnable d’affirmer qu’il n’y a a qu’un seul dieu, un seul peuple, une seule langue, un seul cycle. L’absence de choix est donc suspecte en ce qu’elle ne fait pas appel à notre faculté de juger ( Kant) Il y a de bons et de mauvais choix, selon notre Astrologie septénale/ L’expression » le bon dieu » doit être entendue comme laissant entendre qu’il y a de mauvais dieux. Mais en francais, mauvais signifie avant tout, « the right God », celui qui convient, ce qui sous entend que tel choix aurait pu se défendre dans un autre contexte. Rappelons donc la formule: right man, right time, right place, right signifiant ce qui est « juste », au sens de c’est juste, exactement ce qu’il me fallait ici et maintenant. C’était le bon moment. On aura compris que l’usage de « bon » et de « mauvais », doit s’entendre d’un point de vue cyclique ‘la roue tourne » et non pas dans une acception figée et définitive. On dit que la politique, c’est faire des choix. Cela signifie que l’on dispose d’une certaine liberté, d’un libre arbitre, ce qui correspond au passage de l’écrit à l’oral notamment en francais où le locuteur est censé sculpter la langue avec plus ou moins de bonheur, d’où une certaine inégalité entre les locuteurs. Il existe 4 épreuves pour notre Humanité : Trouver le bon dieu, le bon peuple, la bonne langue, le bon cycle, et l’erreur nous guette d’autant plus que le systéme astrologique mis en place et en oeuvre par notre Créateur, prévoit des temps de tentation, de déviance, d’égarement alternant avec des temps de correction, de réparation (Tikoun), ce qui a l’avantage de laisser leur chance à des alternatives de plus ou moins bon aloi comme c’est le cas dans une compétition: Que le meilleur gagne! Dans un essai,.« Créativité de l’erreur », in Éloges de la souffrance, de l’erreur et du péché, Paris, Lierre & Coudrier, 1990, nous avons reconnu que celui qui imite mal crée quelque chose de différent voire d’original. Il reste qu’en phase Din, il importe d’appeler un chat un chat et de tracer le bon chemin, celui qui ne conduit pas à une impasse, à un cul de sac, à un faux semblant. L’erreur nous guette en phase Hessed et on risque bien de faire un faux pas.
C’est pourquoi, il importe que des « Justes » indiquent quel est le bon choix, le bon cheval, celui qui correspond au « plan divin« Ce qui est a redouter, ce n’est pas le vide politique, c’est plutôt le trop plein ». (De Gaulle) Il s’agira donc, au final dans ce Troisiéme Millénaire, de déterminer parmi toues les dieux, lequel est le « bon », parmi les peuples, lequel est le bon, parmi les langues laquelle est la bonne et parmi les cycles quel est donc le bon. Il y a à un quaduple impératif! La récréation est terminée, la comedia e finita! Rien ne va plus! et cela signifie beaucoup de laissés pour compte, d’éliminés. Pour nous, il y a à affirmer une théologie de l’Election, une astrologie se démarquant de l’Astronomie, une langue en parfait état de fonctionner,n’ayant pas céder à la facilité de l’emprunt, un peuple ayant su conserver son oralité et n’ayant pas perdu ses codes de prononciation.
JHB 22 02 26
samedi 21 février 2026
jacques halbronn Linguistique. Phonologie. Description . La restauration de l'oralité de la langue française autour des diphtongues et du shewa.
jacques halbronn Linguistique. Phonologie. Description . La restauration de l'oralité de la langue française autour des diphtongues et du shewa.
La phonologie du français est marquée par la maîtrise de la diphtongue et du shewa, ce qui lui confère une suprématie sur les autres langues europénnes e t méditerranéennes. Le français a su préserver ces deux processus grâce au peuple qui a sous tendu son oralité là où d'autres langues ont échoué. (cf Robert Fischer La phonologisation du Schewa français, https://www.jbe-platform.com/content/journals/10.1075/li.4.1.03fis) Le Shewa est lié aux prefixes et la diphtongue aux suffixes., les préfixes étant consonantiques et les suffixes, vocaliques. Il y a là un équilibre remarquable entre fonctions des consonnes et des voyelles qui n'est pas ou plus respecté par les autres langues que nous connaissons. Un cas remarquable est le passage de la consonne L à la voyelle U: de le donne "du" (féminin/masculin), cheval donne chevaux (singulier/pluriel)
Nous dirons ainsi que les diphtongues font passer les voyelles avant les consonnes (an) alors que pour les syllabes, c'est l'inverse. (ni) Le français est selon nous la langue qui a le mieux respecté le processus de la diphtongue. S'agit-il d'un stade supérieur de la formation des langues ou bien sont ce les autres langues qui auront dépéri? Nous penchons pour la première hypothèse qui s'inscrit dans le cadre de notre Théologie de l'Election, à savoir qu'un objet donné fait l'objet d'un traitement spécial. Il convient de distinguer les diphtongues constituant un radical et les diphtongues servant de marqueurs suffixaux de temps (ils mangeront), ou en tant que préfixes négatifs (impossible, intransigeant, incorrect, incompréhensible)
Quand on recense le nombre de mots diphtongués et diphtongables en français, la liste en est fort longue. Dans les autres langues, on a des formes diphtongables mais non diphtonguées. Les étrangers, ceux notamment dont le français n'est pas la langue maternelle, n'ayant pas eu accès de très bonne heure,à la "francologie" ne sont pas en mesure de produire des diphtongues. Ci dessous, un inventaire des racines diphtonguées, étant entendu que cela reléve de l'oralité. Si 'on prend le cas de l'hymne national, La Marseillaise, on trouve Allons enfants : avec trois diphtongues pour les deux premiers mots. :on, en, an.
AIN main, saint, humain, saint, écrivain. saint.sainte
EIN le plein, , le destin, train, fin/ faim, airain, éteint, Saint, atteint,
IN voisin destin, chagrin, (à) moins, matin, fin, satin, lin, vin, latin,, matin, chagrin, oint, point, témoin, cousin, prince, printemps
AIM / AIN faim, gain, train, vain,
EIN sein, plein; moyen
IEN chrétien, chien, bien, rien théoricien, praticien, opticien, théologien, logicien,
EN pense, absent, présent, en, gens, gentil, européen
ENT président (présidence), excellent,(excellence)
ON pensons, nation, lion, ballon, canon, prison violon, on, pardon; long, champion, onion,mouton série de substantifs: action, indication, suspicion, prétention, perturbation. etc
,AN an, ange, mange, chant, rang, France, français, lance, transe,
ANT Lieutenant
ANCE chance, dance, FRance, balance,advance.
ENT gouvernement, Parlement et adverbes en "ment" gravement, probablement, joliment, poliment, gracieusement, pertinemment, élégament, attentivement etc L'anglais remplace le plus souvent ment par ly
Le féminin, la voyelle défont la diphtongue et renforcent la consonne.(le n notamment) Si la diphtongaison implique une voyelle précédant une consonne, en revanche, l'ajout d'une voyelle neutralise la diphtongue. Ex./ Nation -National. Bon- bonne etc On note le rôle central de la consonne N dont le traitement est lié à la diphtongaison ou à la dé-diphtongaison.
Cas du participe présent
La diphtongue peut jouer un rôle morphologique lors des conjugaisons du verbe. C'est ainsi que tout verbe doit être diphtongué au participe présent, du fait du suffixe en "ant": parler/ parlant. Mais parlante, au féminin, évacue la diphtongaison On trouve également, brillant et brillance, puissant et puissance, plaisant et plaisance.
. Le temps présent en français (gérondif) devrait selon notre approche, être complété à la troisiéme personne du pluriel par l'introduction d'un "i": Ils chantent serait alors modifié en "ils chantient", ce qui conduit à une diphtongaison, permettent de ne pas confondre à l'oral, il chante et ils chantent. Cette forme "ien", au demeurant, est courante en français: il vient, il tient etc La diphtongaison apparait comme un marqueur de pluriel verbal en français : ils ont, ils sont, ils feront etc L'espagnol a "vamos", et il faudrait alors rajouter un "n", ce qui donnerait "vamons". (cf Jean Pierre Le Mat, "Le tilde, cet accent que la France utilisait… avant de l’interdire aux Bretons"
Le cas du "ein"
Une anomalie criante du français est le traitement de la troisiéme personne du pluriel en fait de conjugaison.Que "Il chante" s'entende comme "ils chantent" est une aberration; Nous avons proposé de rétablir la lettre "i" entre le "e" et le "n", ces qui donne "ein". La prononiciation est bien connue comme dans "sein", "plein" mais elle se retrouve aussi dans "pain", "grain", "teint" etc Il faudrait donc à l'oral ils "chantient", ce qui ne se confondrait pas avec "il chante"
Les diphtongues du français s'écrivent en "ent", 'ant", "ont", "int"/(cf supra)
La plupart des langues européennes et du Moyen Orient ne respectent pas ce princope de diphtongaison qui caractérise la "nouvelle langue" imposée lors de la Création, du fait d'un formatage des langues antérieurement en usage. C'est ainsi que l'allemand bien qu'il dispose à l'écrit "nein", "ein", "dein", sein ne diphtongue pas comme le fait le français avec "non", "un" , ton", son" L'hébreu utilise le shewa pour marquer le futur (au niveau préfixal) et le passé(au niveau suffixal), à partir du pronom personnel. Mais celui-ci présente une anomalie puisque Ata vise un homme et A t une femme, alors que par ailleurs, l'hébreu utilise le a comme marqueur du féminin (cela affecte également le possessif, comme dans le Shema Israel, Elohekha, ton dieu. L'hébreu utilise le shewa en début de mot, ce qui vient contrebalancer un renforcement de la finale; gadol, guedola (prononcer gdola), guedolim (prononcer gdolim, ce qui implique à la fois le respect plus ou moins bien respecté, d'ailleurs, du shewa et de la diphtongue, C'et ainsi que l'hébreu moderne, à l'oral, ne respecte pas la régle du shewa en début d'expression: on dit Shéma au lieu de Shma, Bevaskasha au lieu de Bvakasha, Beseder au lieu de Bseder. LaLa marque du pluriel hébreu masculin en im n'y est pas diphtonguée. Elohim, kiboutzim. Shamayim/ De même la forme négative Ein n'est pas diphtonguée alors qu'elle est diphtongable, ce qui vaut pour l'allemand (ein, kein, klein)/ L' infinitif allemand du verbe en "en" et son participe présent (essen(d)) sont la trace d'une diphtongaison que l'on ne trouve pas en anglais. On dira que l'allemand offre un terrain favorable à la diphtongaison mais en aura perdu la pratique - sauf exception (cf infra) alors que l'anglais n'offre cette éventualité que pour son emprunt au français..
Adverbes en "ment" gravement, probablement, joliment, poliment, gracieusement, pertinemment, élégamment, attentivement etc L'anglais remplace le plus souvent le suffixe ment par ly et la finale en "ant" du participe présent par le "ing", qui n'est pas diphtonguée à l'oral alors que l'on s'y attendrait. Même le français quand il emprunte à l'anglais une forme en "ing" ne la diphtongue pas, sauf dans le cas de shampoing.
On retrouve quelques formes diphtonguées en anglais:
" I don't, I can't. I won't, etc pour des négations. Quid du "Un" diphtongable ,comme marqueur négatif en anglais unable, unfair comme on trouve impossible? On notera que l'adjectif anglais est marqué par le féminin français: glorieuse donne glorious. qui ne dérive pas de glorieux. L'adjectif anglais n'est pas neutre mais féminin comme active et non actif. Cela tient à la formation de l'adverbe en français: activement tout comme indicate dérive d'indication et non directement du verbe français. A propos du Shewa, la forme "the" ne permet pas de lien entre consonnes à la différence du "le" français. On ne connait pas de prononciation en "th+consonne" bien que le the anglais dérive du démonstratif français, " ce","cette" qui donne that, ce qui donne "these".
Nous avons dressé un inventaire des emprunts au français selon les formes terminales 'in Linguistique de L'erreur Et Epistemologie Populaire Mémoire sur les emprunts linguistiques, sous la direction de Louis Jean Calvet . Paris V 1987
Le cas de la troisiéme personne du pluriel en français
:imparfait, passé simple, indicatif et subjonctif présent etc
Nous avons proposé de placer un i au présent, ce qui donnerait ils mangient (comme bien) Mais l'on peut aussi proposer l'usage de participe présent avec le verbe être . Ils sont mangeant, ce qui fait pendant à l'usage du verbe avoir pour former le futur. Ils mangeront.
Mais qui de ils mangeaient et de ils mangèrent alors queils mangeront ne posent pas de probléme pour le futur. Rien n'empeche de prononcer ils mangèrent avec une diphtongue. Reste donc surtout le cas de ils mangeaient à distinguer du singulier: il mangeait.(voir aussi le conditionnel ils mangeraient à distinguer de il mangerait. On pourrait proposer ils étaient mangeant distinct de il était mangeant grace au s de ils. On peut aussi proposer ils serait mangeant, ils seraient mangeant pour le conditionnel mais cette fois, le "s" ne s'entend pas en raison du "seraient" à moins d'admettre de prononcer ils seraient avec une diphtongue, prononcer "ils sera-yent comme nous l'avions proposé pour ils "chantient" à prononcer comme "chien" et à ne pas confondre avec "chantant", d'où l'importance bien distinguer entre elles les diphtongues, à l'oral, ce qui exige toute une éducation dès le plus jeune âge. Certes, un étranger sera déconcerté par des formes comme "de l'eau" prononcées "dlo", du fait du shewa, ce qui permet de réaliser une préfixation consonantique. On ne retrouve un tel procédé dans aucune langue à notre connaissance pour l'accusatif.
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Bibliographie
Essai de description du système du français à la lumière des relations interlinguistiques Mémoire datant de 1989
JHB 21 02 26
vendredi 20 février 2026
jacques halbronn Théologie. La France messianique. Pourquoi?
jacques halbronn Théologie. La France messianique. Pourquoi?
Selon nous,le peuple français a pris le relais du peuple juif, tout en l'intégrant ( Emancipation citoyenneté 1791/ Croisades ) Il a su jalousement conserver l'oralité de sa langue et notamment la diphtongaison, ce qu'aucun autre peuple n'est parvenu à faire. Il s'agit de la tradition orale par excellence, laquelle ne peut se maintenir si le peuple ne bénéficie pas d'une continuité étatique puissante. La recherche astrologique y a pris une importance certaine à la fin du XIXe siècle avec le polytechnicien Choisnard (Flambart) puis avec Gauquelin (statistiques) et nous mêmes (Astrologie septénale, une oeuvre de pointe en ce XXIe siècle), un domaine très largement négligé et nullement perçu comme prioritaire pour la Science Politique et le Droit Constitutionnel..
Nous proposons quatre critères pour déterminer la messianité d'un peuple qui aura donc été élu entre tous les autres peuples parce qu'on lui en a donné les moyens.
1 Qu'il ait su préserver intacte une langue supérieure avec le bon mode d'emploi des diphtongues et du shewa (e muet). Le français, selon nous, est le résultat d'un réformatage de langues antérieures au Temps de la Création (il y a 6000 ans). Le français a imprimé sa marque notamment sur les langues germaniques et posséde des qualités qui font défaut aux autres langues latines, à commencer par le respect phonologique de la diphtongaison comme marqueur (préfixation, participe présent, lexique) cf nos mémoires Jacques HALBRONN LINGUISTIQUE DE L'ERREUR ET EPISTEMOLOGIE POPULAIRE EDITIONS DE LA GRANDE CONJONCTION PARIS 1987 ".. et du shewa, comme procédé permettant de contrebalancer le poids du vocalique en position terminale. Ce n'est probablement par hasard que le français aura pu exercer une fascination évidente sur l'ensemble des langues européennes aux dépens du latin, par delà toute facteur de domination matérielle..
2 Qu'il ait disposé de chercheurs à la pointe de l'étude des relations entre le Ciel et la Terre On pense notamment aux historiens des religions de la fin du XVIIIe siècle, Volney, Delaulnay, Ch. F. Dupuis (cf note thèse d'Etat. Le texte prophétique. Formation et fortune 1999) qui se sont consacrés à la précession des équinoxes, laquelle reléve directement du plan de la Création, sur 8000 ans Ce n'est pas par hasard si des avancées majeures dans le domaine de la recherche astrologique sont apprues en France, depuis l'Astrologie Scientifique du polytechnicien Paul Choisnard (pseudo Paul Flambart) en passant par les résultats statistiques largement reconnus dans le monde d'un Michel Gauqueli, par les réussites prévisionnelles d'un André Barbault en Mondiale, sans oublier notre propre contribution à l'Astrologie Mondiale (Clefs pour l'Astrologie Ed Seghers, 1976). Selon nous, la théologie du XXIe siècle ne saurait être représentée par un ignare de l'Astrologie de pointe.
3 qu'il ait disposé de chercheurs capables séparer le bon grain de l'ivraie, le vrai du faux(dans tous les sens du terme) on pense au Discours de la Méthode de René Descartes. ou à un pionnier de la critique biblique comme l'Oratorien Richard Simon. cf Richard Simon, critique de la sacralité biblique Revue d'Histoire et de Philosophie religieuses Année 2008 88-4 pp. 469-492) (cf notre post doctorat sur Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle, 2007), Des Juifs français auront joué un rôle majeur dans les sciences sociales, de Durkheim à Lévy Strauss, de Marc Bloch à Edgar Morin. Nous mêmes considérons avoir contribué en ce début de XXIe siècle à renouveler la critique biblique et élaboré une Théologie de l'Election.
4 Il importe également de faire avancer la recherche anthropologique, laquelle renvoie nécessairement au plan divin de la Création et de la lignée adamique car pour que les astres soient connectés avec l'Humanité, encore faut-il que celle-ci soit programmée, équipée en conséquence. On notera le succés d'un ouvrage comme le Deuxiéme Sexe de Simone de Beauvoir, la compagne de Jean-Paul Sartre auteur de Réflexions sur la question juive.. Nos travaux consacrés aux "topiques sensorielles" mettent en évidence l'existence de clivages majeurs. Selon nous, le brassage des races et des sexes est une erreur. Il y a un modus vivendi à établir fondé sur la distinction entre clivages professionnels ponctuels sur la base de structures sensorielles complémentaires et relations sociales quotidiennes entre personnes relevant d'une même origine, d'une même programmation. La France est confrontée à un débat majeur, du fait de son passé colonial, quant à la cohabitation des races, avec notamment le probléme de l'immigration. L'attirance pour l'Outre Mer pourrait l'avoir fait dévier de sa mission messianique en remettant en question la problématique de l'Election/
Mais il y a un bémol, à savoir que la France ne semble pas aujourd'hui capable d'exploiter pleinement ses ressources humaines et naturelles. Il y a du gachis. Cela tient, au prisme de l'astrologie septénale, que le pôle Din-Correction ne parvient pas à neutraliser le pôle Hessed-Tentation, ce qui explique un certain marasme économique et politique. Nous verrons en 2027, lors des prochaines élections présidentielles, si le peuple français est capable de se ressaisir.
JHB 20 02 26
jacques halbronn La dialectique éthique du Bien et du Mal en Astrologie Septénale. Pour une théologie de l'Etat de Droit.
jacques halbronn La dialectique éthique du Bien et du Mal en Astrologie Septénale. Pour une théologie de l'Etat de Droit.
Il importe que l'on soit en mesure de déclarer ce dont traite l'Astrologie. Il ne suffit surement pas de répondre qu'elle étudie les corrélations entre les hommes et les astres, ce qui est bien trop vague.Or, une telle réponse correspond à l'idée selon laquelle la tâche de l'astrologue se cantonnerait à la mise en évidence de quelque connexion, à partir d'un cas donné!.
sur le web
" La casuistique est une forme d'argumentation utilisée en théologie morale, en droit, en médecine et en psychologie. Elle consiste à résoudre les problèmes pratiques par une discussion entre, d'une part, des principes généraux ou des cas similaires et, d'autre part, la considération des particularités du cas étudié".
Au niveau théologique, certains ont du mal à concevoir qu'un plan divin puisse intégrer, envisager des situations antagonistes, contradictoires, ce qui pose notamment la question du Mal. Selon nous, la phase Hessed est marquée par la Tentation et la phase Din par la Correction. La tentation principale est celle de l'horizontalité, donc de l'alliance avec une autre entité existante ici et maintenant alors que la verticalité renvoie à un autre temps, passé ou futur. Il est plus accessible- donc plus tentant- de se projeter sur le présent. En phase Din, l'on dénoncera périodiquement les effets d'une telle tentation malsaine du Hessed. Opposition entre croissance externe et croissance interne.
La tentation sur la montagne par Duccio (v. 1310).
"La tentation du Christ (ou les tentations, au pluriel) est un épisode de la vie de Jésus de Nazareth, telle que décrite dans les trois Évangiles synoptiques, qui relate le séjour de Jésus au désert et sa tentation par le diable.
L'épisode est relaté brièvement dans l'Évangile selon Marc, et avec beaucoup plus de détails dans les Évangiles selon Matthieu et selon Luc, qui sont plus tardifs. La scène se situe juste après le baptême du Christ, pendant lequel l'Esprit est descendu sur lui.
Dans Marc 1 aux versets 12-13, l'Esprit pousse Jésus au désert, dans lequel il est tenté quarante jours par Satan, vivant parmi les bêtes sauvages, avec des anges qui le servent.
Dans Matthieu 4 aux versets 1-11, c'est le diable qui tente Jésus, après quarante jours de jeûne. Trois suggestions lui sont faites : transformer des pierres en pain, pour calmer sa faim ; se jeter du sommet du Temple de Jérusalem (pour voir si Dieu le protège et retient sa chute) ; s'incliner et se prosterner devant le diable pour obtenir le pouvoir sur tous les royaumes du monde. Jésus refuse à chaque fois en citant un passage du livre du Deutéronome. Le diable le quitte alors et des anges viennent le servir.
Dans Luc 4 aux versets 1-13, le récit est très similaire à celui de Matthieu, sauf que la deuxième et la troisième tentation sont interverties, peut-être pour terminer le récit à Jérusalem, ville où Jésus sera crucifié. Luc ajoute 4:13 « Après l'avoir tenté de toutes ces manières, le diable s'éloigna de lui jusqu'à un moment favorable ». (Louis Segond 1910)"
Or, selon nous, comme nous nous en sommes expliqué ailleurs, il s'agirait plutôt ici d'une parabole visant à enseigner la problématique astrologique que de quelque fait historique. En tout état de cause, un tel dilemme se représentera cycliquement et non point ponctuellement. On pense au Mythe de Sisyphe (Albert Camus), qui implique un éternel recommencement, une mise à l'épreuve répétée, constamment réitérée. On retrouve une telle épreuve dans le Jardin d'Eden (Genése II-IV) dont il faut sortir vainqueur, à chaque reprise. Mais cela ne saurait viser un cas unique mais bien chacun de nous. Il serait donc ridicule de se focaliser sur le seul cas d'Adam -et nous sommes ici dans le cas de figure d'une sorte de parabole-dont la faute péserait sur nous, d'entrée de jeu, car c'est de notre propre tentation qu'il est question.
Sur le web
" Les générations actuelles pâtissent des conséquences du passé par diverses souffrances et aussi (tel est le point spécifique de la doctrine du péché originel) par une certaine solidarité dans le péché. Cet état présent n'exclut pas toute possibilité de bien dans l'humanité. Il n'exclut pas davantage l'éventualité que les nouveaux venus à l'existence pèchent à leur tour, ajoutant ainsi au mal déjà existant. Simplement la vie religieuse et morale de chacun, avec ses libres fautes toujours possibles, est prévenue par un péché déjà présent au plus profond d'elle-même, avant même de s'éveiller à un exercice personnel."
On aura compris qu'à l'approche d'une nouvelle phase "Hessed", il importe d'être sur ses gardes en résistant aux solutions de facilité. Dans la vie politique, on donnera pour exemple le choix en 2024 en phase Hessed, du 'Front Républicain" par Emmanuel Macron aux fins de faire barrage à l'avancée, aux Europennes, du Rassemblement National, quitte à s'allier avec des formations avec lesquelles il ne sera de toute façon, pas question de gouverner, détournant ainsi la logique des élections.
Sur le web
"Sous la Cinquième République en France, le front républicain ou barrage républicain désigne une coalition formée lors d'une élection par plusieurs partis politiques pour empêcher la victoire de partis d'extrême droite."
Mail de Marie Christine
À propos de paraboles et de symboles, j’aimerais revenir sur la naissance du Mal.
Le Mal existe-t-il depuis toujours, comme un principe complémentaire du Bien — comme le suggèrent certaines sciences occultes, telle l’astrologie ? Ou bien est-il le résultat d’un événement précis au tout début de l’histoire humaine — comme l’enseignent les grandes religions ?
Les deux visions peuvent coexister. Un événement gravissime dans la première famille humaine n’empêche pas que nous soyons influencés par des forces parfois dérangeantes. Mais ce qui dérange peut aussi révéler ce qui doit évoluer : le conflit intérieur peut devenir moteur de croissance. En ce sens, ce que l’astrologie appelle « le Mal » peut contribuer au « Bien ».
Le Principe Divin parle toutefois d’un Mal plus fondamental, qui nous a presque détruits à l’origine — et dont, 300 000 ans plus tard, nous ne sommes pas encore remis.
Selon le Principe Divin, quelque chose de très grave s’est produit avec nos premiers ancêtres. Parmi les premiers récits qui en témoignent (sumériens, mésopotamiens), le plus élaboré est celui de la Genèse. Tout y est symbole — mais symbole ne signifie pas fable. C’est un langage symbolique pour relater un événement réel.
C'est ainsi que les deux arbres dans le Jardin d'Eden ne sont pas botaniques.
L’Arbre de Vie apparaît à plusieurs reprises dans la Bible :
« Un espoir différé rend le coeur malade, Mais un désir accompli est un arbre de vie » (Proverbe 13-12)
« Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d'avoir droit à l'arbre de vie » (Ap. 22-14)
« Dieu mit à l'orient du jardin d'Éden les chérubins qui agitent une épée flamboyante, pour garder le chemin de l'arbre de vie. » (Genèse 3-24)
Il désigne à chaque fois une aspiration fondamentale, profondément désirée mais inaccessible. Pour Adam, il ne pouvait s'agir que de son plein épanouissement. L’Arbre de Vie symbolise donc l’Homme accompli. Et si l’Arbre de Vie représente Adam, l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal symbolise Ève.
Le fruit défendu n’est pas botanique non plus : il symbolise l’amour sexuel d’Ève. Le verbe « connaître » dans l’Ancien Testament a souvent un sens sexuel : « Adam connut sa femme, et elle donna naissance à Caïn ». À propos de Rébecca : « C’était une vierge qu’aucun homme n’avait connue ». De fait, après avoir mangé le fruit, Adam et Ève couvrent leurs organes sexuels, non leur bouche : « manger le fruit » renvoie donc à l’acte sexuel.
Concernant le serpent, l’Apocalypse (12,9) nous éclaire : « Il y eut un combat dans le Ciel : Michel et ses anges combattaient contre le Dragon… Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui. »
Et dans Esaïe 14/12-15 : « Te voilà tombé du ciel, Astre brillant, fils de l'aurore! … Je serai semblable au Très Haut. Mais tu as été précipité dans le séjour des morts... » Le serpent est ainsi identifié comme Satan, un être spirituel déchu.
À la lumière de ces symboles, le récit suggère qu’un chef d’ange, Lucifer, a séduit Ève, qu’une relation sexuelle a eu lieu, puis qu’Ève a entraîné Adam.
Quand Ève dit : « Le serpent m’a séduite et j’ai mangé », le terme hébreu signifie « il a mis sa semence » (Léon Askenasi). Chouraqui traduit : « Il m’a abusée et j’ai mangé ».
La sexualité, appelée à être l'union sacrée où masculin et féminin divins se rejoignent, a donc été vécue hors Principe : avec le monde angélique, trop tôt, sans maturité, et sans Dieu — remplacé par Satan.
Tout cela ne pouvait être expliqué clairement. qui voudrait révéler à ses enfants qu’il a commis une faute sexuelle gravissime ? C’est devenu un méga-secret de famille transmis de génération en génération sous forme symbolique, impossible à décoder.
Conséquence : culpabilité, honte, angoisse, peur sont apparus dans le premier couple et se sont transmis aux générations suivantes, saccageant les coeurs et les relations humaines.
Ne pouvant intervenir sans violer le libre arbitre, Dieu a assisté impuissant à la chute. Alors Il a projeté de restaurer l’humanité en envoyant un nouvel Adam, le Messie, et une nouvelle Ève. C’est l’histoire que poursuit la Genèse puis tout l'Ancien Testament jusqu'à Jésus, entre symboles et réalité.
https://www.unificationcanada.org/wp-content/uploads/2014/02/Presentation-du-Principe-Divin-Edition-Integrale-en-Coleurs.pdf
Marie-Christine
Notre commentaire S'il n'y avait pas de malades, il n'y aurait pas besoin de médecins, s'il n'y avait pas d'erreurs, on aurait pas besoin de gens pour les détecter. S'il n'y avait pas d'inégalités, on n'aurait pas besoin d'élection et de sélection. Entre le Créationisme et l'Evolutionisme, il y a le Cyclologisme qui est à la fois propre à un modéle inchangé mais intégrant en lui-même une dialectique, une alternance. La vision évolutionniste accorde une certaine importance au hasard, à l'imprévu, au "Deus ex Machina".
sur le web
" Le darwinisme désigne, en son sens strict, la théorie formulée en 1859 par le naturaliste anglais Charles Darwin, qui explique « l'évolution biologique des espèces par la sélection naturelle et la concurrence vitale ».
L'astrologie bien comprise nous enseigne que les changements, les revirements, les renversements ne se produisent pas n'importe quand. pas plus que les élections présidentielles, en France, n'ont lieu parce qu'il s'est passé ceci ou cela mais bien parce que c'était prévu comme ça de longue date, selon le Droit Constitutionnel, sauf en cas de dissolutions avant terme comme en 1997 ou en 2024 du fait de Chirac/Juppé ou du fait d'Emmanuel Macron, dans le cadre d'un Nouveau Front Populaire voulu par Mélanchon et auquel se ralliera Macron. Mais le résultat n'aura pas permis, à la différence de 1997, de constituer une cohabitation. La dissolution permet de se dégager du carcan constitutionnel, de le contourner voire de la détourner. On peut d'ailleurs s'étonner que lors de la réforme du quinquennat, le droit de dissolution ait été maintenu, vu que l'on voulait coupler les deux élections, législatives et présidentielles. Force est de constater que le Droit Constitutionnel est proche de l'esprit de notre Astrologie Septénale mais n'aura pas su s'en donner les moyens, en raison du discrédit de l'Astrologie ordinaire laquelle n'aura pas su se profiler en s'inspirant du dit Droit. Pour la petite histoire, notre initiation à l'Astrologie en 1967 est contemporaine de notre formation en Droit Constitutionnel (Université Paris II Assas) On aura compris que pour nous , une théologie bien comprise ne saurait mettre en scéne un dieu à la merci de quelque accident de parcours mais un dieu se pliant à un Etat de Droit.
sur le web
" L'État de droit, c'est quoi ? Un État de droit est un système dans lequel la loi est la même pour tous, y compris pour l'État. Le droit est donc supérieur aux pouvoirs et aux autorités politiques."
JHB 20 02 26
jacques halbronn Astrologie septénale Saturne en bélier (phase Din). Le temps des dénonciations (2025-2026) de l'Abbé Pierre à Jack Lang
jacques halbronn Astrologie septénale Saturne en bélier (phase Din). Le temps des dénonciations (2025-2026) de l'Abbé Pierre à Jack Lang
Nous avions prévu que l'arrivée de Saturne en phase Din aboutirait à la mise en évidence de certains débordements propres à la phase Hessed et ces derniers mois auront apportée une validation assez remarquable de notre découpage du temps astrologique avec un certain nombre de scandales, tant en France qu'en Corée.
A la mi février 2026 , Saturne est passé de la fin du signe des Poissons au début du signe suivant, lequel ouvrait une phase Din de 3 ans et demi.
sur le web« ": Cette polémique qui enflamme la France Nouvelles révélations dans l'affaire Lang. Alors que depuis février 2026 chaque rebondissement fait la Une des journaux français c'est désormais la presse internationale qui s'empare de la polémique déclenchée par l'ancien ministre de la culture Jack Lang. Retour sur un scandale planétaire. Des premières rumeurs, suivies des premiers démentis, de scoops, de témoignages, de menaces de procès en diffamation, chaque jour qui passe apporte son lot de révélations sur le scandale entourant l'homme politique français de 86 ans, qu'il convient désormais d'appeler l'affaire Lang.La polémique déchaîne, divise, déchire. Intellectuels, hommes politiques et célébrités de tout poil y vont de leur commentaire sur cette affaire devenue sujet quasi-incontournable en France, où désormais deux fronts s'opposent, les pro-Jack et les anti-Jack.
La journée de mardi (10 février) fut particulièrement chargée après la fuite dans la presse de propos qu'aurait tenu le chef de l'État : « Je ne partage pas la polémique et je la regrette » aurait-il précisé en marge d'un déplacement, « mais au-delà de cela, ramenons les choses à ce qu'elles sont ».Des mots forts qui résument à eux seuls l'ambiance électrique dans laquelle se trouve le pays et le rôle majeur joué par la presse et l'opinion publique. Au moment même où des manifestants hostiles à l'homme politique controversé font face à ses soutiens, en présence d'un très important dispositif policier, certains n'hésitant pas à exiger purement et simplement l'interdiction de Jack Lang. (...= En attendant, les médias du monde entier se sont transformés en champ de bataille géant où les Langards (les partisans de l'homme politique, NDLR) sont accusés par les Anti-Langards (leurs plus farouches opposants, NDLR) de favoriser une langisation des esprits, non sans rappeler les heures les plus sombres de notre histoire".
Mais Saturne était déjà entré en bélier à la fin juin 2025 avant de rétrograder quelques mois à la fin des Poissons.
sur le web
" Accusée de corruption, la cheffe de la secte Moon (âgée de 83 ans) placée en détention provisoire en Corée du Sud la, dirigeante de l'Église de l'Unification, arrive pour assister à une audience visant à examiner son mandat d'arrêt, le 22 septembre 2025 (..) placée en détention provisoire, après avoir été interrogée la semaine dernière sur son rôle présumé dans le versement de pots-de-vin à l'ancienne Première dame.. La cheffe de l'Eglise "a été arrêtée ce mardi 23 septembre en vertu d'un mandat émis par tribunal de Séoul, a annoncé le parquet, qui l'accuse de corruption." L'on doit relier l'émergence d'un tel scandale et la mise en cause d'un tel silence, avec l'affaire de l'Abbé Pierre, notamment à partir du mois de juillet 2025, lors du premier passage de Saturne en bélier, au sortir du signe des Poissons.
Les observateurs se demandent pourquoi la vérité n'est reconnue, n'aura éclaté, qu'en cette période. Seule, notre astrologie septénale est en mesure de répondre à une telle question. Et les astrologues ordinaires auront beau jeu de focaliser sur tel ou tel transit sur le thème d'X ou Y mais cela ne convaincra que les convaincus qui souhaitent protéger leur gagne pain et sauvegarder leur engagement.
Nous avons bien ici la validation d'une astrologie prévisionnelle de prévision tant en ce qui concerne les dates que la nature des événements. Sur ce dernier point, on notera qu'André Barbault sera resté le plus souvent dans le flou au point que l'annonce de 1989, sur la base du cycle Saturne-Neptune se réduisait à dire que ce serait important mais sans préciser dans quel sens, positif ou négatif pour l'URSS....
JHB 20 02 26
jeudi 19 février 2026
jacques halbronn La parabole et le symbolique dans la lecture des 6 premiers chapitres de la Genése. au prisme du Livre de l'Ecclésiaste
jacques halbronn La parabole et le symbolique dans la lecture des 6 premiers chapitres de la Genése. au prisme du Livre de l'Ecclésiaste
D'aucuns préconisent un approche "symbolique" des 6 premiers jours de la Création (Genèse I) et la question est de savoir s'il s'agit de 6000 ans ou d'un autre coefficient. Mais la question se pose au moins autant pour ce qui est de l'interprétation des chapitres suivants où l'on nous parle de changements, de remises en cause de ce qui avait été établi précédemment: on ajoute (Ezer) une femme à Adam, on renonce à détruire la Création, à savoir notre Terre (Arche de Noé) et plus loin, l'on détruit la tour de Babel etc.
Or, force est de constater que la tendance générale est de prendre les paraboles non seulement comme des faits historiques mais comme des verdicts sans appel. Or, comme nous l'avons montré, précedemment, les paraboles se contredisent ou plutôt , faudrait-il dire, se complétent, alternent. Parabole de la faute (Fruit défendu entrainant une punition) versus parabole du pardon. (Fils Prodigue). Il y a bien là, nous semble -t-il - risque de bien facheux contre-sens.
Nous avons proposé de voir dans ces paraboles une leçon d'astrologie au sens où nous entendons cette "science" laquelle intègre des phases à caractère opposé (cf notre astrologie septénale, phases Din et Hessed, de correction et de tentation. En fait, la Bible nous enseigne ce que reprend le Livre de l'Ecclésiaste, qu'il y a un temps pour tout, pour ceci et pour cela.
Faire intervenir "Dieu" dans ces paraboles n'est pas heureux et nous avons préféré l'usage du "on" (cf supra). Dieu est certes responsable d'un tel "plan" mais les revirements ne relèvent pas d'un changement d'avis mais d'un processus dialectique se déroulant indéfiniment, sur des millénaires. Présenter Dieu autrement serait blasphématoire et anthropomorphique.
Sur le web
Péché originel
Le Jardin d'Éden et la chute de l'homme, tableau de Jan Brueghel l'Ancien et Pierre Paul Rubens, vers 1615.
Le péché originel est une doctrine de la théologie chrétienne qui décrit la désobéissance d'Adam et Ève, premiers êtres humains créés par Dieu : dans le Livre de la Genèse, ils mangent le fruit défendu de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. La conséquence directe de cet acte est la Chute de l'humanité, qui vit dès lors dans un état dégradé.
JHB 19 02 26
jacques halbronn La parabole et le symbolique dans la lecture des 6 premiers chapitres de la Genése. au prisme du Livre de l'Ecclésiaste
jacques halbronn La parabole et le symbolique dans la lecture des 6 premiers chapitres de la Genése. au prisme du Livre de l'Ecclésiaste
D'aucuns préconisent un approche "symbolique" des 6 premiers jours de la Création (Genèse I) et la question est de savoir s'il s'agit de 6000 ans ou d'un autre coefficient. Mais la question se pose au moins autant pour ce qui est de l'interprétation des chapitres suivants où l'on nous parle de changements, de remises en cause de ce qui avait été établi précédemment: on ajoute (Ezer) une femme à Adam, on renonce à détruire la Création, à savoir notre Terre (Arche de Noé) et plus loin, l'on détruit la tour de Babel etc.
Or, force est de constater que la tendance générale est de prendre les paraboles non seulement comme des faits historiques mais comme des verdicts sans appel. Or, comme nous l'avons montré, précedemment, les paraboles se contredisent ou plutôt , faudrait-il dire, se complétent, alternent. Parabole de la faute (Fruit défendu entrainant une punition) versus parabole du pardon. (Fils Prodigue). Il y a bien là, nous semble -t-il - risque de bien facheux contre-sens.
Nous avons proposé de voir dans ces paraboles une leçon d'astrologie au sens où nous entendons cette "science" laquelle intègre des phases à caractère opposé (cf notre astrologie septénale, phases Din et Hessed, de correction et de tentation. En fait, la Bible nous enseigne ce que reprend le Livre de l'Ecclésiaste, qu'il y a un temps pour tout, pour ceci et pour cela.
Faire intervenir "Dieu" dans ces paraboles n'est pas heureux et nous avons préféré l'usage du "on" (cf supra). Dieu est certes responsable d'un tel "plan" mais les revirements ne relèvent pas d'un changement d'avis mais d'un processus dialectique se déroulant indéfiniment, sur des millénaires. Présenter Dieu autrement serait blasphématoire et anthropomorphique.
Sur le web
Péché originel
Le Jardin d'Éden et la chute de l'homme, tableau de Jan Brueghel l'Ancien et Pierre Paul Rubens, vers 1615.
Le péché originel est une doctrine de la théologie chrétienne qui décrit la désobéissance d'Adam et Ève, premiers êtres humains créés par Dieu : dans le Livre de la Genèse, ils mangent le fruit défendu de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. La conséquence directe de cet acte est la Chute de l'humanité, qui vit dès lors dans un état dégradé.
JHB 19 02 26
mardi 17 février 2026
jacques halbronn Linguistique. La restauration de l'oralité de la langue française autour des diphtongues. Rôle des auxiliaires
jacques halbronn Linguistique. La restauration de l'oralité de la langue française autour des diphtongues. Rôle des auxiliaires
Nous dirons que les diphtongues font passer les voyelles avant les consonnes (an) alors que pour les syllabes, c'est l'inverse. (ni) Le français est selon nous la langue qui a le mieux respecté le processus de la diphtongue. S'agit-il d'un stade supérieur de la formation des langues ou bien sont ce les autres langues qui auront dépéri? Nous penchons pour la première hypothèse qui s'inscrit dans le cadre de notre Théologie de l'Election, à savoir qu'un objet donné fait l'objet d'un traitement spécial.
Quand on recense le nombre de mots diphtongués et diphtongables en français, la liste en est fort longue. Dans les autres langues, on a des formes diphtongables mais non diphtonguées. Les étrangers, ceux notamment dont le français n'est pas la langue maternelle, n'ayant pas eu accès de très bonne heure,à la "francologie" ne sont pas en mesure de produire des diphtongues. Ci dessous, un inventaire des racines diphtonguées, étant entendu que cela reléve de l'oralité. Si 'on prend le cas de l'hymne national, La Marseillaise, on trouve Allons enfants : avec trois diphtongues pour les deux premiers mots. :on, en, an.
AIN main, saint, humain, saint, écrivain. saint.sainte
EIN le plein, , le destin, le train, la fin/ faim, airain, éteint, Saint, atteint, à moins
IN voisin destin, chagrin, moins, matin, fin, satin, lin, vin, latin,, matin, chagrin, oint, point, témoin, cousin, prince, printemps
AIM / AIN faim, gain, train, vain,
EIN sein, plein; moyen
IEN chrétien, chien, bien, rien théoricien, praticien, opticien, théologien, logicien,
EN pense, absent, présent, en, gens, gentil, européen
ON pensons, nation, lion, ballon, canon, prison violon, on, pardon; long, champion, onion,mouton série de substantifs: action, indication, suspicion, prétention, perturbation. etc
,AN an, ange, mange, chant, rang, France, français, lance, transe,
ANT Lieutenant
ANCE chance, dance, FRance, balance,advance.
ENT gouvernement, Parlement et adverbes en "ment" gravement, probablement, joliment, poliment, gracieusement, pertinemment, élégament, attentivement etc L'anglais remplace le plus souvent ment par ly
UN commun,
Le féminin, la voyelle défont la diphtongue Si la diphtongaison implique une voyelle précédant une consonne, en revanche, l'ajout d'une voyelle neutralise la diphtongue. Ex./ Nation -National. Bon- bonne etc On note le rôle central de la consonne N dont le traitement est lié à la diphtongaison ou à a dé-diphtongaison.
Cas du participe présent
La diphtongue peut jouer un rôle morphologique lors des conjugaisons du verbe. C'est ainsi que tout verbe doit être diphtongué au participe présent, du fait du suffixe en "ant": parler/ parlant. Mais parlante, au féminin, évacue la diphtongaison On trouve également, brillant et brillance, puissant et puissance, plaisant et plaisance.
. Le temps présent en français (gérondif) devrait selon notre approche, être complété à la troisiéme personne du pluriel par l'introduction d'un "i": Ils chantent serait alors modifié en "ils chantient", ce qui conduit à une diphtongaison, permettent de ne pas confondre à l'oral, il chante et ils chantent. Cette forme "ien", au demeurant, est courante en français: il vient, il tient etc La diphtongaison apparait comme un marqueur de pluriel verbal en français : ils ont, ils sont, ils feront etc L'espagnol a "vamos", et il faudrait alors rajouter un "n", ce qui donnerait "vamons". (cf Jean Pierre Le Mat, "Le tilde, cet accent que la France utilisait… avant de l’interdire aux Bretons"
Le cas du "ein"
Une anomalie criante du français est le traitement de la troisiéme personne du pluriel en fait de conjugaison.Que "Il chante" s'entende comme "ils chantent" est une aberration; Nous avons proposé de rétablir la lettre "i" entre le "e" et le "n", ces qui donne "ein". La prononiciation est bien connue comme dans "sein", "plein" mais elle se retrouve aussi dans "pain", "grain", "teint" etc Il faudrait donc à l'oral ils "chanteint", ce qui ne se confondrait pas avec "il chante"
Les diphtongues du français s'écrivent en "ent", 'ant", "ont", "int"/(cf supra)
La plupart des langues européennes et du Moyen Orient ne respectent pas ce princope de diphtongaison qui caractérise la "nouvelle langue" imposée lors de la Création, du fait d'un formatage des langues antérieurement en usage. C'est ainsi que l'allemand bien qu'il dispose à l'écrit "nein", "ein", "dein", sein ne diphtongue pas comme le fait le français avec "non", "un" , ton", son"
Il y a donc matière à restauration du français dont la vocation est d''être reconnu pour la langue par excellence de la Création, au sens biblique du terme, l'hébreu ne nous semblant aucunement mériter un tel statut, en tout cas sous sa forme actuelle, à l'oral. On retrouve en hébreu le "Ein" en tant que négation. Ein Sof l'Infini. mais non diphtongué. C'est la langue de la Tour de Babel avant sa destruction.( Genése XI) La marque du pluriel masculin en im n'y est pas diphtonguée. Elohim, kiboutzim. Shamayim/
L'emprunt anglais au français
Adverbes en "ment" gravement, probablement, joliment, poliment, gracieusement, pertinemment, élégament, attentivement etc L'anglais remplace le plus souvent le suffixe ment par ly
On retrouve quelques formes diphtonguées en anglais:
" I don't, I can't.
Nous avons dressé un inventaire des emprunts au français selon les formes termilnales 'in Linguistique de L'erreur Et Epistemologie Populaire Mémoire sur les emprunts linguistiques, sous la direction de Louis Jean Calvet . Paris V 1987
Le cas de la troisiéme personne du pluriel en français :imparfait, passé simple, indicatif et subjonctif présent etc Nous avons proposé de placer un i au présent, ce qui donnerait ils mangient Mais l'on peut aussi proposer l'usage de participe présent avec le verbe être . Ils sont mangeant, ce qui fait pendant à l'usage du verbe avoir pour former le futur. Ils mangeront.
Mais qui de ils mangeaient et de ils mangèrent alors queils mangeront ne posent pas de probléme pour le futur. Rien n'empeche de prononcer ils mangèrent avec une diphtongue. Reste donc surtout le cas de ils mangeaient à distinguer du singulier: il mangeait.(voir aussi le conditionnel ils mangeraient à distinguer de il mangerait. On pourrait proposer ils étaient mangeant distinct de il était mangeant grace au s de ils. On peut aussi proposer ils serait mangeant, ils seraient mangeant pour le conditionnel mais cette fois, le "s" ne s'entend pas en raison du "seraient" à moins d'admettre de prononcer ils seraient avec une diphtongue, prononcer "ils sera-yent comme nous l'avions proposé pour ils chantient.
JHB 17 02 26
jacques Halbron Critique de l'ouvrage d'Isabelle Nadolny, Histoire du Tarot. Origines, iconographie, Symbolisme; Ed Trajectoire , 2022
jacques Halbron Critique de l'ouvrage d'Isabelle Nadolny, Histoire du Tarot. Origines, iconographie, Symbolisme; Ed Trajectoire , 2022
En 1993 , donc 30 ans avant l'ouvrage d'Isabelle Novolny, nous avions publié des Recherches sur l'Histoire de l'Astrologie et du Tarot (Ed Trédaniel, Coll. Bibliotheca Astrologia) que cet auteur mentionne de façon anecdotique (p. 149), note de bas de page n°163) alors qu'elle en a fait un usage assez conséquent. Ce n'est pas la première fois que nous dénoniçons un tel procédé (cf Hervé Drévillon, dans sa thèse de doctorat parue sous le titre "Lire et écrire l'avenir : l'astrologie dans la France du Grand Siècle: Champ Vallon)
Ainsi, dans notre chapitre sur l'Origine du Tarot (pp. 47 et seq) nous consacrions un développement important à la "Roue de 1515" constituée d'un triple dispositif relatif aux planétes, aux signes et aux maisons en Astrologie. Nous qualifions alors ce document (p; 48) de "pierre de Rosette du Tarot'? Comment l'auteur se référe-t-elle à ce document? "Les représentatons des maisons astrologiques sont aussi éclairantes quand elles son figurées (très rarement) par des images. Ainsi, un kalendrier de la nativité de Leonard Keymann (sic) publié en 1515, montre une roue astrologique avec des figurations des planétes, des signes et des maisons". Ecourchant le nom Reymann en Keymann, l'autrice cite le travail de Spurek (chez Grundig) en sa note 127," L'Astrologie", sorti en 1998, donc 5 ans après notre ouvrage. Elle aurait donc obtenu l'information par ce biais et non en lisant notre étude! Ci dessous un commentaire du document; On trouve cette notice sur le web sans référence de date du commentaire: Il est certain que le document était connu mais l'on n'avait pas su lui accorder l'importance qu'il méritait:
"The image illustrates a natal horoscope for Leonhard Reymann, 1515. The central image shows the World, surrounded by personifications of the seven planets known to pre-modern astrology. This is surrounded by the twelve signs/constellations of the zodiac, and the outer ring represents the twelve houses. The image was reproduced in Der astrologische Gedanke in der deutschen Vergangenheit (1926), by Heinz Artur Strauß. The woodcut was later discussed by Carl Gustav Jung, and various writers on Tarot have commented on the similarity between some of the figures used and those of the Tarot trump cards. Schoen was also a cardmaker."
cf aussi notre étude in Revue française d'histoire du livre n° 136 - Histoire des livres d'heures, la fortune du Kalendrier et Compost des Bergers en Angleterre et en Italie autour de 1500 par Jacques Halbronn, où nous montrons les liiens entre le Kalendrier des Bergers et le Tarot, en soulignant l'importance des " Guerre d'Italie" ées par la France. à la fin du Xve siècle Or, il ne semble pas que l'auteur se référe à aucun moment à la présence française en Italie..à l'époque en tant que paramètre significatif. (cf aussi notre catalogue d'exposition, Astrologie et prophétie. Merveilles sans images. L'appareil iconographique dans la littérature français au XVIe siècle. Ed Bibliothèque nationale, 1994 A la Réserve, 3 p. 10 sur les roues astrologiques) .Signalons que l'auteur est lié à cet établissement
Alors que nous présentions en 1993 ce document comme une "pierre de Rosette" pour l'histoire de l'astrologie et du Tarot, Mme Nadolny cite l'ouvrage sous le nom de Leonard Keymann au lieu de Reymann! (p. 127) en signalant la rareté d'un tel document présentant en trois niveaux, les iconographies de planétes, des signes et des maisons" et ce sans la moindre note en bas de page renvoyant à notre ouvrage qu'elle avait cité à une autre occasion, ce qui impliquait qu'elle ait bien pris connaissance de notre découverte, tout en s'en appropriant le mérite! L'auteur cite (en note n°127) un ouvrage de Milan Spurek. L'Astrologie. Ed Gründig, Paris, 1998. En fait, ce document est plus important pour l'Histoire de l'Astrologie que pour celle du Tarot. Comme nous l'indiquions alors, comment se fait-il que l'iconographie des Maisons astrologiques ne nous soit pas parvenue de la même façon que celle des signes et des planétes, ce qui fait que les astrologues actuels n'en ont aucune connaissance. Ce document est l'interface méconnu entre Tarot et Astrologie.
Dans notre étude parue en 2015 dans la RFHL, nous insistions sur l'influence du Kalendrier et Compost des Bergers (fin XVe siècle), véritable encyclopédie de l' Astrologie sur les auteurs du Tarot, qui y seront allés puiser, influence iconographique également assez méconnue..Ne faut-il pas y voir une influence française liée à la présence français à l'époque en Italie. L'autrice consacre un chapitre "L'expansion du Tarot en France pp 87 et seq) mais elle se centre sur Milan. (p;95) : 'les symboles du Tarot de Marseille viennent sans doute d'Italie".".
Sur le web
"Le premier (Roi de France) à mener une expédition italienne est Charles VIII. Le royaume de Naples a échappé en 1442 à la dynastie française des Angevins au profit des Aragonais. Charles VIII reprend le flambeau à la mort du dernier comte du Maine et en 1494, c'est une furieuse cavalcade à travers la péninsule italienne qui le mène à Naples où il est couronné roi. La suite est plus malaisée puisque les forces en présence, papauté comprise, le contraignent à rentrer précipitamment en France. N'importe. C'est une histoire passionnée qui vient de s'engager entre l'Italie, mosaïque d'États et de principautés, et la France, histoire qui ne connaîtra de répit qu'en 1559 avec le traité de Cateau-Cambrésis. Pour l'heure, Louis XII, à son tour, se jette dans l'aventure italienne. Il occupe Milan de 1499 à 1512, date à laquelle il est vaincu par une coalition comprenant le Saint Empire, l'Espagne, l'Angleterre, Venise et les Suisses, tous rassemblés par le pape. "
Rappel Wikipedia
"Le Kalendrier des bergiers est un almanach en français imprimé par le parisien Guy Marchant le 2 mai 1491, et dont l'édition princeps est conservée à la bibliothèque Mazarine de Paris. À la fin de l'année 1491, Marchant publie une première version augmentée appelée Compost et kalendrier des bergiers, rééditée en 1493 dans une version définitive, et le Compost et kalendrier des bergeres, un autre complément imprimé en 1499, conservés à la Bibliothèque nationale de France. Destiné à un public laïc et assez aisé pour acheter un livre illustré par des gravures sur bois, le Kalendrier est édité une quarantaine de fois en français jusqu'à la Révolution française. Son succès d'imprimerie est confirmé par de nombreuses traductions en langues étrangères, et l'ouvrage connaît plusieurs versions d'auteurs et d'imprimeurs différents." Cet ouvrage est assimilable à un Livre d'Heures comme nous l'exposions dans notre étude de 2015.(cf les Très Riches Heures du Duc de Berry) Dans nos Mathématiques Divinatoires (1983 Ed Trédaniel) nous avions montré que l'on pouvait relier les arcanes majeurs en couples totalisant 22 par exemple 10+12, 8+14 etc. Nous avons également préfacé un ouvrage de Dominique Devie : Le Tarot provençal arlésien : étude d'un jeu de lames divinatoires ancien en langue provençale 1981. En ce qui concerne le nombre 22 utilisé pour les Arcanes majeurs, voir le Sefer Yetsira Livre de la Formation. 22 est le total de 12 signes + 7 planétes + 3 Eléments Lettres simples, doubles, mères. cf auss notre étude in Clefs pour l'Astrologie; Ed Seghers 1976)
JHB 17 02 26
lundi 16 février 2026
jacques halbronn Pour une approche quaternaire de la théorie des ères précessionnelles.
jacques halbronn Pour une approche quaternaire de la théorie des ères précessionnelles.
C’est commettre un contre sens que de vouloir appliquer le modéle précessionnelle sur des périodes très reculées, antérieures à la chronologie biblique. Le phénoméne nous semble devoir couvrir une période de 8000 ans soit environ un tiers du processus précessionnel de 25920 ans. Nous en serions actuellement autour de 6000 ans, ce qui correspond au calendrier judaique. Il conviendrait de relier ces 4 ères de 2000 ans environ au tétramorphe: boeuf, lion, aigle, homme. et la dernière ère pourrait être celle de l’homme (cf Le Livre d’Ezékiel, Ch I) cf notre ouvrage Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau Ed Albatros, 1979) que l’on peut relier aux signes fixes du zodiaque astrologique; étant précisé qu’il a pu s’agit d’une interpolation plaquée sur le Zodiaque, passant ainsi de 8 à 12 signes. (cf notre Astrologie Septénale à base 8)
Lors de la Création, au sens biblique du terme, un tel dispositif aura pu être constitué avec trois seuils, passage (au bout de 2000 ans) du boeuf au lion, du lion à l’aigle et de l’aigle à l’homme Il n’est pas ici question d’une influence astrale mais bien d’une sorte de calendrier et de compte à rebours, lié à une sorte de programmation, d’horloge, de pendule biologique.. Selon nous, ce n’est qu’à présent, lors du passage de l’aigle à l’homme, que la clef du plan divin nous serait bel et bien révélée ce qui signifie que cela n’aurait pu etre le cas jusque là. Ces 4 ères, sont en analogie avec les 4 saisons, printemps,Eté, automne, hiver, ce qui recoupe la croix des signes fixes au niveau du cycle solaire (et non pas saturnien). taureau(terre), lion (Feu), Scorpion (Eau), verseau (Air) cf les travaux de Charles François Dupuis, à la fin du XVIIIe siècle L’Origine de tous les cultes)
JHB 25 02 26
cf notre récent texte jacques Astrologie chronologie mondiale instrumentalisée et Guerres de Religion
jeudi 12 février 2026
Le texte prophétique Discours de la méthode Jacques Halbronn 'revue Babel, 2000
Discours de la méthode Revue Babel 2000
Jacques Halbronn
Résumé:
Littérature et prophétie entretiennent un lien complexe : il s’agit de deux sphères différentes, antagonistes même, ne répondant pas aux mêmes enjeux et ne regardant pas dans la même direction. En revanche l’interface entre prophétisme et actualité politique est beaucoup plus nette : le prophète interpelle son contemporain, cherche à peser sur les événements. Pour être bien comprise la littérature prophétique doit donc être replacée dans le contexte politico-religieux qui l’a vu naître, sans quoi elle risque de n’être prise que pour un délire sans fondement. Les ambiguïtés sémantiques et les incohérences apparentes du texte prophétique s’éclairent ainsi d’un jour nouveau lorsqu’on les envisage à l’aune de certaines réalités contextuelles, mais aussi lorsque l’on parvient à les resituer par rapport à tout un corpus de textes plus ou moins aisément identifiable qui leur a servi de source première et féconde. Le texte prophétique doit être envisagé en réseau, comme une variation au sein d’un vaste continuum textuel et langagier.
1Le prophétisme oscille, dans le champ littéraire, entre la Cassandre d’Homère et Monsieur Oufle de l’abbé Bordelon, entre la tragédie et la satire. Certes, Rabelais a mis les rieurs de son côté avec sa Pantagruéline Pronostication et Fontenelle a organisé une de ses comédies autour de la comète de 1680, mais on peut aussi camper un héros victime d’un destin inextricable, tel Œdipe.
2Personnage ridicule et bafoué de l’astrologue ou de celui qui accorde trop d’importance aux charlatans de tous poils, ou bien silhouette pathétique de celui qui subit sans s’en douter un sort dont on lui révèle in extremis les arcanes... On vous l’avait bien dit !
3On comprend dès lors que l’acte prophétique ait pu inspirer, au cours des siècles, les genres les plus divers : autant le prophète est-il souvent exposé à la dérision, autant le destin est-il chose grave. Comment rendre compte, en vérité, d’un tel paradoxe ?
4C’est un peu comme la tour de Babel, à laquelle la présente revue a emprunté son nom : celui qui veut atteindre le ciel est condamné à la confusion ou à la chute d’un Icare. Or, prophétiser, c’est bel et bien prétendre accéder au firmament, tant réel - celui des étoiles - que virtuel, celui du Créateur de toutes choses. Grave question : l’homme est-il prophète ? Non pas, certes, chacun d’entre nous mais au moins, l’un d’entre nous, tel est bien l’enjeu du prophétisme, de ce que l’on pourrait appeler la « conspiration » prophétique. Entendons par là que la question n’est pas mince et qu’elle peut justifier les moyens les plus douteux. On connaît l’histoire de celui qui, après avoir exprimé toutes sortes de prétentions, avoue, in fine, qu’il a le défaut d’être menteur....
5Nous sommes ici au cœur de la condition humaine : sublime et grotesque tout à la fois, sise entre deux infinis. Qui veut faire l’ange fait la bête. Mektoub !
6Que penser d’ailleurs d’un Jonas, à la fois instrument de Dieu pour prévenir Ninive et se rebiffant contre sa mission, ne parvenant dans sa fuite qu’à être avalé par une baleine ? Et un tel prophète ne peut réussir qu’en échouant : s’il est entendu, la prophétie ne se réalisera pas et s’il est rejeté, quel terrible châtiment !
1 Milan, Arché, 1985.
7Nous avons abordé dans notre thèse consacrée au Monde juif et à l’astrologie1 la place de l’astrologie dans l’exégèse biblique. Nombre de commentaires représentaient tel personnage du Pentateuque, parfois Dieu lui-même, comme agissant selon un plan qui donnait sens à un récit autrement décousu. Accorder un don de double vue à un héros permet, a posteriori, de régler certaines questions éthiques ardues : il a fait le mal mais en sachant qu’au bout du compte, cela se changerait en bien. On pourrait aussi dire que tel oracle dit n’importe quoi, mais que ses interprètes lui trouveront du sens.
8Il y a aussi celui qui est annoncé, tel le Jésus de l’Evangile, né d’une vierge comme il se doit. Quel ressort pour un récit ouvert par l’Etoile des Mages et s’achevant sur une mission divine qui n’est pas reconnue par les siens !
9Pour celui qui découvre le champ du prophétique, il est louable de résister à la tentation de considérer un texte de cet ordre, isolément, comme s’il s’agissait de la production spécifique d’un auteur.
10En effet, un texte prophétique est rarement publié sans arrière-pensée politico-religieuse, pas plus qu’il ne reparaît sans de tels enjeux et il appartient à l’historien de ce domaine de resituer chaque édition dans son contexte, plutôt que de s’en remettre au seul bon plaisir du libraire. Ce n’est pas rien qu’un texte ressorte ! Il ne s’agit pas ici simplement de satisfaire un public avide de distractions ou d’émotions, sans rapport avec les implications sociales de l’époque. Un tel texte est fonction d’opportunités, il est au service d’une cause et ne circule que dans la mesure où il s’insère dans un projet qui le dépasse.
2 D’ailleurs, dans la stratégie épistolaire, une seule formule parfois justifie l’envoi, parfois un p (...)
11Parfois, certes, la dimension proprement « littéraire » semble quantitativement prédominer - on pense aux Centuries de Nostradamus - mais, que l’on ne s’y trompe pas, pour les lecteurs de l’époque, il y avait bel et bien un message - une petite phrase2 - ayant une incidence sur les événements en train de se dérouler. La fixation d’échéances à long terme masque souvent des perspectives beaucoup plus proches. C’est ce passage qui donne sens à l’ensemble et non l’ensemble qui fait sens. Le texte fait souvent de la figuration.
12Approche certes alambiquée : pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple, dira-t-on ? Mais telle nous semble bien être cependant la règle du genre : il est des propos que l’on ne peut tenir trop ouvertement, qui ne sont tolérés qu’au sein d’un certain magma langagier, leur conférant une apparence d’innocence ou de bouffonnerie, d’archaïsme et de grandiloquence. Le prophète ne serait-il pas d’ailleurs une sorte de fou du roi, le texte prophétique devant se vêtir d’atours plus ou moins grotesques pour être toléré, pour s’inscrire dans le tissu socio-culturel ?
13Ce qui n’implique nullement que l’historien du texte prophétique doive agir à la légère. Il lui est demandé de rechercher les sources, les intertextes et de découvrir les incidences, les ajustements.
3 Ce que nous appelons intertextualité « dure » par opposition à « molle » quand il s’agit surtout de (...)
14Par sources, nous entendons les emprunts les plus directs, souvent proches du plagiat plus ou moins littéral et non pas quelque vague inspiration possible. Le plagiat a cela de particulier qu’il est, quand il est découvert, à peu près irréfutable3. Par incidences, il faut comprendre ce à quoi veut en venir le texte prophétique considéré, quels en sont les mobiles. L’« auteur » de texte prophétique s’inscrirait donc bel et bien dans un ensemble de données qui limiterait sensiblement sa marge de manœuvre. Certes, celui-ci peut-il présenter un texte déconnecté de toute tradition prophétique et de tout engagement partisan... Mais en sera-t-on jamais certain ? N’est-ce pas plutôt notre ignorance qui nous fait mettre un texte à part, sui generis ?
4 J. Halbronn, « Créativité de l’erreur », in Éloges de la souffrance, de l’erreur et du péché, Paris (...)
15Comment prouver une filiation, une influence, par delà les rapprochements approximatifs ? Cela tient selon nous précisément à la tentation du plagiat, de la reproduction quasi à l’identique, bref du recyclage. En d’autres termes, si les hommes ne se recopiaient pas les uns les autres, l’on ne pourrait faire apparaître de succession chronologique. Mais économie de moyens il y a, qui conduit à n’innover qu’à la marge et qui dès lors relativise sensiblement la notion même d’auteur, plus chargé de gérer le signifié que le signifiant. Le chercheur est souvent surpris de noter à quel point un texte est reproduit quasiment mot pour mot, avec des erreurs qui le rendent incompréhensible4 ; on a d’ailleurs souvent le sentiment que celui qui recopie celui-ci n’en comprend ni n’en assume nécessairement toutes les implications. Peut-on dès lors lui prêter toutes les idées et les références liées à un texte qu’il n’a probablement choisi que pour un bref passage ?
16Le biographe ne peut plus se contenter de se reposer sur des bibliographies a priori suspectes parce qu’elles n’ont le plus souvent pour objet que d’être fonctionnelles, ne reculant pas devant l’arbitraire des classements ; il ne peut camper un auteur s’il n’a pas retrouvé les lectures qui étaient les siennes et les publications qu’il a réellement engagées. Il ne peut davantage se fier aux travaux de ceux qui poursuivent d’autres objectifs que les siens, qui sont de retrouver une certaine vérité historique. Or, dans nombre de cas, le biographe se contente de mentionner des références lointaines, qui ne correspondent pas à ce qui s’est réellement passé - à force de coller par trop aux apparences, on tombe dans le virtuel - conférant ainsi du crédit à des contrefaçons. Mais comment s’assurer de démêler le bon grain d’avec l’ivraie ? L’historien serait ainsi pris en tenailles entre les fausses évidences du bibliographe et les mirages existentiels du biographe.
17On ne saurait exagérer le rôle des très grandes bibliothèques, en ces temps où se rode, à Paris, le nouveau site de Tolbiac, rez de jardin. On y trouve un réseau serré de documents qui permettent de déconstruire le travail du faussaire, d’apprécier l’impact, de déceler l’emprunt à un texte oublié et qui constitue le chaînon manquant, le seul qui fasse vraiment sens sur le plan historique.
18Le texte prophétique est à ce propos exemplaire dans la mesure où il s’inscrit à la fois dans une certaine pérennité et à la fois exige de constants mais minimes ajustements au niveau du signifiant, aux effets considérables pour ce qui est du signifié. Nécessité pour le prophétisme de produire des dates et de le faire dans le cadre d’une tradition qui lui confère ses lettres de noblesse.
19Il y a comme une dialectique du prophétique et du « littéraire » : dans un cas, le fantasme se dissimule sous le masque du vraisemblable, de ce qui est à venir - c’est un futur factice - dans l’autre, c’est l’inverse : ce qui est arrivé se présente comme étant fiction. Dans les deux cas, il importe de ne pas gêner par une indiscrétion ou par un calcul. Dès lors qu’un texte est décrété prophétique, il est regardé autrement tout comme une œuvre dite d’art sera perçue sur un autre registre de sensibilité. On est toujours en quête d’une clef pour savoir quel est le bon angle d’approche.
20A l’arrière-plan du texte prophétique, il y a un corpus plus ou moins aisément identifiable, une certaine réalité politique qui l’est également. En revanche, pour le texte proprement littéraire, il s’agit le plus souvent d’accéder au vécu personnel de l’auteur, ce qui ne va pas forcément de soi. Les archives de l’Etat, les éléments de contextualité de la vie publique, sont, dans leur ensemble, plus faciles à examiner que celles d’un particulier.
21Il importe, selon nous, pour fonder sérieusement les études prophétiques de poser comme postulat qu’a priori, l’homme ne peut pas prévoir. Dès lors, si un texte nous apparaît comme réellement prophétique, il en devient ipso facto suspect. Toutefois, si l’on peut soupçonner une manipulation, il peut parfois s’agir d’une rencontre heureuse qui aura justement contribué à faire sortir un texte de l’oubli. Dans ce cas, ce qui est suspect ce n’est pas le texte mais l’édition qui n’est pas produite par hasard, qui s’articule sur une certaine actualité.
22Souvent, le texte original est réinterprété en conséquence et on lui fait dire ce qu’il ne dit pas - si tant est qu’il dise quelque chose - tout simplement en le plaçant dans un autre contexte temporel. On pense au quatrain de Varennes, étudié par Dumézil. Problème du mode d’emploi perdu, de la clef égarée.
23Certes, on peut vouloir ne voir dans le texte prophétique qu’un discours assez peu cohérent mais c’est bien une solution de facilité que de séparer un auteur de la mouvance à laquelle il se réfère, et de ne pas restituer le raisonnement sous-jacent pour n’y distinguer qu’une idiosyncrasie amusante. Parfois, l’incohérence apparente n’est due qu’à une corruption du texte ou à un propos allusif que l’auteur ne prend pas la peine de reprendre in extenso et dont, d’ailleurs, il n’a pas forcément, lui-même, la clef, s’il est en position d’emprunteur. A bon entendeur, salut ! Ce n’est pas une raison pour le taxer un peu vite - ou en tout cas le texte qu’il reprend - de propos sans suite ! Peut-être le lecteur n’avait-il pas besoin qu’on lui mît les points sur les i.
5 De même qu’une phrase bascule facilement du positif au négatif au prix d’une addition minime.
24Il est précieux, au demeurant, de mettre en place des critères de surdétermination permettant d’orienter la lecture du texte, lorsque celui-ci est ambigu. Le lieu de publication est sur ce point déterminant : on ne publie pas les mêmes idées, aux XVIe et XVIIe siècles, à Paris et à Bruxelles, à Genève et à Lyon, on ne pratique pas la même eschatologie en milieu catholique et en milieu réformé ou du moins, même si d’aventure l’on recourt au même intertexte, on ne l’applique pas dans le même esprit. La connaissance de quelques invariants tant géographiques qu’idéologiques évitera bien des contre-sens permis par les ambiguïtés sémantiques. Précisons cependant que la même « matière textuelle » peut figurer dans des contextes très différents. Dans ce cas, il convient de repérer l’éventuelle addition, parfois un mot, un chiffre, qui permet d’user d’un texte dans un autre cadre, parfois diamétralement opposé5.
6 Mais n’en est-il pas de même d’une langue ayant recouru à des emprunts ou à des néologismes ?
25Question de définition : qu’est ce qu’un texte, à vrai dire ? Faut-il parler d’un seul et même texte, avec ses avatars et ses variations à recenser ou bien à chaque modification, se trouve-t-on en présence d’un nouveau texte sinon d’un texte nouveau6 ? La notion d’intertexte suffit-elle en l’occurrence ? Cela implique un travail attentif de comparaison des diverses versions et plus en amont une recension aussi systématique que possible de celles-ci.
26L’historien des textes, selon nous, doit travailler sur des documents très proches les uns des autres, ne se distinguant parfois que par un iota, et passer au crible ce qui se présenterait un peu vite comme identique. Il devra aussi rassembler des textes qui, bien que très semblables, se présentent sous des titres différents. La numérisation des textes devrait encourager ce genre d’exercice. On est loin d’un certain comparatisme - d’un analogisme facile - ne tenant pas assez compte de la proximité textuelle immédiate.
27Il convient probablement de « casser » l’image de l’auteur créant, au prix d’efforts démesurés, du texte à loisir : la recherche des sources n’est plus une simple question subsidiaire, elle est impérative pour cerner l’apport, l’ajout de 1’« auteur ». Au niveau biographique, elle permet de déterminer comment ledit auteur a œuvré, les ouvrages qu’il avait sur sa table de travail et non simplement d’évoquer quelques réminiscences lointaines qui seraient intervenues on ne sait trop comment, sans substrat historique viable. Cette recherche intertextuelle et contextuelle n’est plus un luxe, un ornement, l’expression d’un genre académique, celui notamment de la thèse ; elle devient une nécessité première dans la mesure où elle vise à préciser et à corriger l’image que l’on se faisait du texte considéré, de sa formation et de sa fortune.
28Pour en venir à Descartes, nous dirons que l’historien des textes ne saurait démissionner face au document : entendons par là qu’il ne saurait renoncer à une certaine exigence intellectuelle, à un certain bon sens, à une rationalité, dont il fait preuve dans sa vie quotidienne. La compréhension est à ce prix. Le texte n’est pas un objet sacré obéissant à d’autres règles. Or, face au texte prophétique, il est facile de n’appréhender celui-ci que dans son apparente étrangeté. Prophétisme n’est généralement pas synonyme de délire personnel, ce n’est souvent là qu’apparence, que particularités du genre. L’étude ponctuelle d’un texte - pis d’une seule version, d’une seule édition - n’a guère de sens, il importe de reconstituer un continuum aux variations souvent très douces.
29Il serait bon, donc, de ne pas être dupe : ni des manipulations de date - y compris celles des éditions elles-mêmes - ni des changements de surface qui font oublier le modèle d’origine : faux anciens et faux nouveaux. Trop souvent, l’historien ne fait que crédibiliser les impostures en les prenant pour argent comptant et tombe ainsi dans le roman.
30On nous objectera peut-être que chaque fois qu’un texte est remanié, repris autrement, il y a création. Encore serait-il souhaitable que l’on ait identifié les matériaux utilisés de façon à cerner l’apport spécifique de l’auteur. Création, certes, à condition de ne pas supposer qu’elle soit ex nihilo.
7 7 J. Halbronn, « Les prophéties et la Ligue », Colloque Prophètes et prophéties au XVIe siècle, Cah (...)
31Parfois, on ne connaît un texte que par une version tardive, on ne perçoit son importance que par sa fortune, a posteriori. Bien plus, il peut arriver qu’on ne découvre l’existence d’un faux antidaté qu’en constatant à quel point tel texte est marqué par tel événement bien postérieur à la date indiquée7. La recherche des sources peut se faire en aval comme en amont...
32D’où la reconnaissance du rôle déterminant des éditeurs par rapport aux auteurs : ce sont souvent eux qui décident de recycler un texte, qui sont liés à un parti, à une ville, qui ont pignon sur rue. Tâche souvent obscure que celle d’un petit monde de faussaires, d’adaptateurs, de compilateurs qui permettent au monde de tourner en rond et que la Nouvelle Histoire tend à ignorer comme si la durée allait de soi et qu’il suffisait simplement de l’appréhender.
33Il nous semble que la méthodologie d’abord des textes prophétiques peut féconder celle plus générale des textes littéraires en remettant l’accent sur la récurrence textuelle et en soulignant le côté préfabriqué de toute expression langagière.
34Quand le prophétisme se fait littéraire, il s’émascule, pensons-nous, dans la mesure où il ne poursuit plus guère d’enjeu politique immédiat.
35Il y a le cas d’un Nostradamus qui, dans ses Centuries, serait, aux dires d’aucuns, poète. Il est vrai que dans ce cas, le prophétisme se pare des atours de la muse. Un Victor Hugo ne se verra-t-il pas étiqueté comme prophète ? Dans ce cas, ce ne sont pas des personnages de la fiction qui revêtent cette dimension mais l’auteur lui-même au second degré.
36En fait, n’importe quel texte peut un jour ou l’autre être récupéré par le prophétisme, grand dévoreur de mots. Il peut ainsi être détourné de son sens, mis soudain au service d’enjeux politiques, au service d’une cause bien différente de celle que semblait avoir voulu défendre son auteur. Et inversement ce qui était prophétique peut cesser de l’être. Dans la longue durée, tel texte pourrait n’être prophétique qu’à un moment de son histoire.
8 Un tel texte annoncerait les Protocoles des Sages de Sion, texte dont la dimension prophétique ne f (...)
37Un prêté pour un rendu : on réduit le prophète à un argument littéraire et, à l’inverse, on transforme un chapitre de roman - on pense au Redcliff de l’allemand Hermann Goedsche - en description « véridique » d’une assemblée de conspirateurs8. Or qu’est-ce qu’un complot sinon des plans sur la comète ?
38Opposition intéressante entre celui qui trame une affaire ou qui prétend, tel un détective, y voir clair, remonter le fil d’Ariane et celui qui se déclare pouvoir décrypter de mystérieux desseins. On passe du polar au fantastique, d’Edgar Poe à Lovecraft.
39Le prophète n’a pas pour vocation de révéler ce qui a déjà eu lieu à la différence d’un Hercule Poirot, mais d’annoncer ou d’empêcher ce qui ne s’est pas encore pleinement déroulé. Tant la connaissance du passé s’avère aussi troublante et inaccessible que celle de l’avenir.
40Mais dans un cas comme dans l’autre, il importe de retrouver l’auteur du « crime », celui qui a tout manigancé - Dieu ? Satan ? - d’obtenir confessions et révélations.
41Le prophétisme aurait-il fécondé la littérature de science fiction ? Un Jules Verne n’est-il pas prophète ? Combien de fois la fiction a rejoint la réalité ! En fait, la science fiction serait marquée par un contexte scientifique plus ou moins extrapolé et anticipé, qu’il convient à l’historien de cerner tout comme la littérature prophétique le serait par un contexte politico-religieux.
9 De la même façon, le charlatan ne serait pas tant celui qui trompe autrui que celui qui se trompe l (...)
42Mais pour nous le vrai prophète - mais d’aucuns diront que c’est là précisément un « faux prophète » ! - ne cherche pas tant à avoir raison plus tard qu’à peser sur les événements, en frappant les esprits, quitte à proposer des perspectives à long terme pour donner le change. Un Jérémie cherchait d’abord à orienter le cours des choses de son temps, plutôt qu’à voir ses menaces se réaliser. Le prophète serait une sorte de maître-chanteur, qui ne veut surtout pas qu’on le mette au pied du mur, pesant sur le futur pour engranger dans le présent9.
43Au fond, un texte ne serait prophétique que parce qu’il se donne comme tel, tout comme est art ce qui s’affiche ainsi. Le même texte qui ne se prétendrait point tel serait lu avec un autre regard, déclencherait une autre sémantique. Le lecteur a besoin d’être guidé : est-ce de la fiction ou est-ce un récit, est-ce un exercice formel ou bien un discours politique ? Est-ce que cela se mange ou est-ce que cela se sent ou se regarde, dira-t-on pour un fruit.
44Mais il est des genres chauve-souris qui cultivent délibérément l’ambiguïté. Le prophète est-il un bouffon qui délire ou bien l’agent de quelque parti, qui instrumentalise, délibérément, un levier de l’opinion ?
45Les contemporains d’un texte prophétique en cernent très vite la portée alors que ceux qui viennent ensuite passent à côté. Mais c’est précisément alors, avec le temps, qu’un tel texte peut se mettre à dire ce que son auteur ne percevait que comme du signifiant, du remplissage. Des signifiés insoupçonnés font irruption. L’approche historique n’est pas achevée tant que l’on n’a pas cerné les tenants et les aboutissants.
46Nous dirons qu’à l’instar du devin, de la pythie, le prophète n’existe que par son interprète, vit aux dépens de celui qui l’écoute. C’est son lecteur, celui des générations suivantes, qui fera de celui qui se présente comme prophète un prophète à part entière. Il y a de l’apprenti-sorcier dans 1’ acte de jouer au prophète. Mais c’est aussi ce qui permet de pérenniser un texte. Qu’importe que ce texte soit ancien, nous dit-on, puisqu’il n’est pas enfermé dans son temps ! Dire qu’un texte est prophétique, c’est laisser entendre qu’il est actuel et inversement si un texte ne fait pas sens pour aujourd’hui, peut-il être qualifié de prophétique ?
47On n’emprunte jamais sans risque une identité voire un simple mot. Un signifiant adopté sans prendre garde a vite fait de revêtir une réalité prégnante, d’établir des connections imprévues, de se trouver entraîné dans quelque réseau. Il n’y a pas grande différence entre jouer au prophète et être pris pour tel.
48D’autant que le prophétisme se pratique comme un art. Il s’agit moins d’être inspiré que d’inspirer le lecteur, d’accéder à la transcendance que de conduire l’autre à se dépasser. L’artiste, s’il a la maîtrise de son art, n’a certes pas celle de son message. Il accède à l’universel parce qu’il évolue dans l’indéfini et, disons-le, dans l’ambiguïté. Il est miroir.
49Le prophétisme parle au futur, faisant mine de prendre ses désirs pour des réalités, il tente de déboucher sur une praxis - « si vous le voulez, ce ne sera pas une légende », disait à ses frères juifs un Théodore Herzl - auteur d’’Altneuland- tandis que la littérature transfigure le vécu en roman.
50A l’aube de l’An 2000, quelle est la place du prophétisme dans notre société ? Prophétie des papes, ère du verseau, Nostradamus, nombreux sont les textes qui annoncent une révolution, la fin d’un monde. Les sectes véhiculent de telles idées du « nouvel âge ». Mais chaque siècle a eu son lot de prophéties, a celles qu’il mérite.
51Mais notre fin du XXe siècle, plutôt que d’être apocalyptique, n’aurait-elle pas plutôt été un autre monde dans lequel les siècles précédents auraient sagement enterré leurs déchets prophétiques, un cimetière de prophéties ?
52Il y a une forme de poésie dans toute expression prophétique : on ne peut y dire les choses carrément, il y faut avancer masqué, parler par allusions, par jeux de mots, encoder. Tout se passe comme s’il s’agissait d’un discours onirique éveillé. Joseph et Daniel, dans la Bible, furent interprètes de songes. Comme une vérité qui sortirait de la bouche d’un homme ivre.
10 Voir J. Delumeau, Mille Ans de Bonheur, Fayard, 1996
53Le prophète d’aujourd’hui est-il l’« intellectuel » à la façon d’un Sartre, qui, notamment dans la presse, interpelle le politique ? Littérature militante qui, depuis Marx, prend des allures scientifiques qui ont laissé des stigmates sur le discours sociologique10.
54Prophétie et littérature ? Deux processus antagonistes, même lorsque le prophétisme se veut littéraire et que la littérature s’amuse à prophétiser. Le prophétisme ne trouve sa véritable intensité que lorsque le lecteur prend le texte au sérieux et l’utilise comme un système de décodage du réel. En revanche, le lecteur de roman recherchera avant tout une résonance en lui-même, par rapport à son monde intérieur, quand bien même serait-il apparemment en prise avec des personnages ayant existé. L’un nous fait citoyen de l’univers, l’autre nous place au cœur de notre microcosme.
55L’interface entre prophétisme et politique nous a semblé nettement plus essentielle que celle qui s’articule entre littérature et prophétie mais entre les deux règnent de toute façon la complicité et le malentendu du texte et du lecteur et l’on bascule aisément, selon l’humeur, de l’immanence à la transcendance.
Notes
1 Milan, Arché, 1985.
2 D’ailleurs, dans la stratégie épistolaire, une seule formule parfois justifie l’envoi, parfois un post-scriptum, le reste n’étant que banalités.
3 Ce que nous appelons intertextualité « dure » par opposition à « molle » quand il s’agit surtout de références vagues qui ne nous disent pas vraiment de quel ouvrage un auteur s’est servi.
4 J. Halbronn, « Créativité de l’erreur », in Éloges de la souffrance, de l’erreur et du péché, Paris, Lierre & Coudrier, 1990.
5 De même qu’une phrase bascule facilement du positif au négatif au prix d’une addition minime.
6 Mais n’en est-il pas de même d’une langue ayant recouru à des emprunts ou à des néologismes ?
7 7 J. Halbronn, « Les prophéties et la Ligue », Colloque Prophètes et prophéties au XVIe siècle, Cahiers V. L. Saulnier, 15, Paris, Presses de l’Ecole Normale Supérieure, 1998.
8 Un tel texte annoncerait les Protocoles des Sages de Sion, texte dont la dimension prophétique ne fut que ponctuelle. Voir notre thèse d’Etat, Paris X Nanterre, 1999, Le texte prophétique en France. Formation et fortune.
9 De la même façon, le charlatan ne serait pas tant celui qui trompe autrui que celui qui se trompe lui-même.
10 Voir J. Delumeau, Mille Ans de Bonheur, Fayard, 1996
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Pour citer cet article
Référence papier
Jacques Halbronn, « Le texte prophétique », Babel, 4 | 2000, 25-36.
Référence électronique
Jacques Halbronn, « Le texte prophétique », Babel [En ligne], 4 | 2000, mis en ligne le 27 mai 2013, consulté le 12 février 2026. URL : http://journals.openedition.org/babel/2845 ; DOI : https://doi.org/10.4000/babel.2845
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