mercredi 25 février 2026

jacques halbronn Histoire de l'astrologie moderne. la double dérive de la fin du XVIIIe siècle : Uranus et les ères précessionnelles;

jacques halbronn Histoire de l'astrologie moderne. la double dérive de la fin du XVIIIe siècle : Uranus et les ères précessionnelles; L'astrologie contemporaine aura subi, à la fin du XVIIIe siècle, deux déviances majeures qui auront certainement été un coup de grâce pour ce domaine, bien plus qu'en ce qui concerne la fin du XV IIe siècle, généralement signalé comme le temps de sa chute. C'est ainsi que Jean Patrice Boudet (in Les astrologues européens et la genése de l'Etat Moderne) conclut: "Le but étant naturellement de vérifier la principale hypothèse de départ : la montée de l’influence des astrologues dans les sociétés politiques européennes du XIIe au XVe siècle, son apogée au XVIe et son déclin au siècle de Louis XIV" Nous montrerons qu'une telle représentation doit être mise en perspective au regard de l'évolution de l'astrologie jusqu'à nos jours, ce qui pose notamment la question des causes d'un tel déclin, présenté comme définitif et sans appel. Boudet a traité de la condition de l'Historien de l'occultisme, lequel risque d'être victime des préjugés du Zeitgeist en vigueur."Etre historien des sciences et de la magie médiévales aujourd'hui : apports et limites des sciences sociales" Selon notre thèse, l'astrologie aurait été victime à la fin du XVIIIe siècle de fausses pistes qui l'auront empêché de se ressaisir et de passer le cap en question. Il est toujours risqué de ne pas aborder un phénoméne suffisamment en aval/ Inversement, le rebond de Nostradamus est à situer bien au delà du moment de sa mort en 1566 et l'on peut en quelque sorte y voir un processus en sens inverse; En fait, l'astrologie moderne a pu croire à un tel rebond entre la fin du xv IIIe siècle et celle du XIXe siècle (cf nos travaux La vie astrologique il y a cent ans, 1992 et Recherches sur l 'Histoire de l'astrologie et du tarot, à la suite de l'Astrologie du Livre de Toth (Etteilla 1785, Ed Trédaniel, 1993) La question des rapports entre Astrologie et Astronomie est au centre du débat depuis l'Antiquité, avec notamment la constitution de constellations zodiacales, calquées sur les "signes" du cycle saisonnier (point vernal), ce qui conduira à la théorie des ères précessionnelles, chère à un Charles François Dupuis dans son Origine de tous les cultes, présentée comme la clef de l'Histoire des Religions, à la fin justement du XVIIIe siècle. Un événement astronomique de première grandeur est la localisation par W. Herschell, depuis Bath (GB) d'un astre du systéme solaire situé au delà de Saturne (1781) et qui sera baptisé Uranus, après que l'on ait songé à l'appeler du nom de son inventeur hanovrien, pratique qui se poursuivra en 1801 avec la découverte des premiers astéroïdes (Cérés, Pallas, Junon, Vesta) pour aboutir au baptéme de Neptune (1846), le milieu astronomique recourant désormais volontiers à la Mythologie, ce qui ne sera pas sans conséquence pour l'astrologie contemporaine. (cf notre thèse d'Etat, Le texte prophétique en France, Presses Universitaires du Septentrion, 1999) A partir de la fin du XIXe siècle, l'astrologie aura intégré les "nouvelles" planétes dans son dispositif comme le note Boudet, citant notre communication de 1978 au Congrès National des Sociétés Savantes et Saturne perdra ainsi sa centralité . Parla suite, on trouvera un "indice cyclique" regroupant en un seul graphique les positions planétaires, de mars à Pluton (cf A. Barbault. Les astres et l'Histoire, Pauvert, 1967) A partir de la fin du XVIIIe siècle, Saturne va donc se trouver marginalisé à un double titre. Au cours du XXe siècle, Saturne sera englobé dans un indice cyclique, allant de Mars à Pluton, ce qui fait apparaitre une structure multiplanétaire, faisant pendant à la notion de constellation.En 1979, nous publierons Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau (Ed Albatros cf Paul Le Cour, sur Ganyméde, Atlantis 1937) qui donnera l'occasion à l"élite de la recherche astrologique de prendre position quant au début de la nouvelle ère.C'est ainsi que Ruperti évoiqera l'approche de Rudhyar s'intéressant au fait que telle étoile fixe change de sign zodiacal, comme Régulus entrant dans le signe de la Vierge/ .Mais en 1993, nous reviendrons sur la centralité de Saturne (Clefs pour l'Astrologie, Seghers, L'astrologie selon Saturne. 1994-95) et introduirons par la suite la notion d'astrologie septénale susceptible de ressourcer une astrologie dont il nous semble inconvenant épistologiquement de faire l'Oraison funébre. C'est dire à quel point fixer son "déclin" à la fin du XVIIe siècle, nous semble inadmissible au regard de ce qui s'est joué au cours des siècles suivants, même si l'on note que l'astrologie se sera fourvoyé, un siècle plud tard au lieu de recentrer, ce qui exigeait de la part du bon Historien de cette discipline, de pouvoir séparer le bon grain de l'ivraie et de ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Selon nous, l'avenir de l'astrologie se situe dans le court terme et non dans le long term, dans la précision du passage de Saturne sur le point vernal (et plus largement sur les axes) et non dans l'entrée du point vernal dans une constellation zodiacale, constituée d'une série d'étoiles fixes. Amazon.fr - aquarius ou la nouvelle ere du verseau - Halbronn, Jacques, Congrès consacré à l'ère du Verseau - Livres JHB 25 02 26

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