mercredi 8 avril 2026

jacques halbronn La fonction double de la lettre e comme garantissant aussi bien la tonalité voyelle ou consonne

jacques halbronn La fonction double de la lettre e comme garantissant aussi bien la tonalité voyelle ou consonne Nous avons souligné, dans de précédents textes à quel point la position d’une lettre était déterminante quant à fonction orale. Mais ce qui vient compliquer l’approche tient au fait que parfois l’écrit s’aligne sur l’oral. La régle générale que nous posons reste la suivante. En début de mot, le e doit rester silencieux quand bien même serait il présent et en fin de mot, il doit se faire entendre même en son absence,cela fournit un certain volant au locuteur pour rester dans les clous. Autrement dit, le locuteur doit ajouter le son « e » pour éviter une finale consonne. C’est ainsi que port en position finale devra ajouter un « e », ce qui donnera « porte ». Cela pose la question des marqueurs de genre. Faut-il vraiment se servir du « e » pour marquer le féminin? Inversement, le locuteur devra évacuer le « e » pour connecter deux consonnes entre elles en position initiale. Il convient donc de ne pas se fier automatiquement à l’écrit et on devra juger, apprécier sur pièces, au cas par cas, l’important étant le résultat final lequel doit se conformer à la régle posée de l’alternance entre sonorités vocaliques et consonantiques. Le cas des adverbes retient notre attention. On a vu, lors de précédentes études, que les adverbes se formaient à partir de la forme « féminine » de l’adjectif : vivement, grandement etc Mais s’agit il vraiment du féminin? Peut être, comme en anglais, l’adjectif français est il au départ neutre? Ce double usage du « e » nous interpelle car cela renvoie à la représentation duelle de Dieu et d’Adam telle qu’elle figure dans Genése I et V. Tantôt le personnage adamique sera passif (en phase Din, en astrologie septénale., et tantôt il sera actif (phase Hessed en astrologie septénale) Or, pour nous il importe de relier anthropologie et phonologie. Le français dispose de deux solutions pour respecter la vocalisation finale: soit par le biais de la diphtongaison avec usage d’un n final, rarement respectée en anglais, soit par l’adjonction d’un e après la consonne finale. (ou d’une voyelle dans les autres langues latines) Autrement dit, le statut du shewa est double, ce qui n »avait pas été dit: le e fait disparaitre le son vocalique en début de mot alors qu’il en garantit la réalisation en fin de mot. La dualité, l’ambivalence apparait comme un principe général de structuration à tous les niveaux. JHB 08 04 26

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