mercredi 13 mai 2026

jacques halbronn Masterclass en Histoire des relations Astronomie-Astrologie. Les étoiles fixes

jacques halbronn Masterclass en Histoire des relations Astronomie-Astrologie. Les étoiles fixes Quelle symbiose fut à l’oeuvre entre astronomes et astrologues, quel fut l’enjeu central de leurs interactions et quels en furent les malentendus? En quoi se complètent ces deux domaines liés au Ciel et à la Terre (Genése I,1, V,1)? Evitons les anachronismes! De nos jours, l’importance de ces connections n’est plus vraiment perceptible mais cela devient tout à fait manifeste si l’on remonte le temps. L’on peut depuis déjà pas mal de temps constituer des éphémérides astrologiques, c’est à dire situer une planéte dans le zodiaque, dire que Saturne est à tel degré de tel signe. A la fin du XVIIIe siècle, l’on observa la progression du « point vernal » au travers des constellations zodiacales (cf les publications de Charles François Dupuis, Volney, de L’Aulnaye traitées dans notre thèse d’Etat Le texte prophétique en France. III tomes. Presses Universitaires du Septentrion, 1999) en vue de rendre compte de l’Histoire des Cultes à travers les âges.(cf notre collectif Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, ed Albatros-Autre Monde, 1979) Mais cette relation entre planétes et signes du zodiaque tropique impliquait autrefois un travail d’ajustement périodique de l’astronomie à la « précession des équinoxes », c’est à dire des saisons terrestres avec leurs axes équinoxiaux et solsticiaux. D’ailleurs, la mise en évidence de ce phénoméne « précessionnel » aura précisément été le résultat des interrelations astronomie-astrologie. Il importe pour appréhender une telle problématique d’en revenir aux constellations zodiacales, ensembles, comme leur nom l’indique, d’étoiles placées autour de l’écliptique, chaque étoile fixe étant référencée par rapport à une certaine constellation. Quelle fut d’ailleurs la raison d’être de cette compartimentation constellationnelle? Pourquoi les astronomes avaient-ils tant besoin de situer convenablement les étoiles fixes dans l’espace? Qu’attendait-on d’eux? De nos jours, il est de bon ton pour les astrologues de se démarquer des constellations zodiacales, d’où l’opposition entre astrologie sidéraliste et astrologie tropicaliste, ce qui fausse carrément la compréhension des rapports astronomie-astrologie car l’astrologie tropicaliste ne comporte pas de corporéité! Et cela explique pourquoi certains chercheurs en astrologie, à la suite d’André Barbault, auront cru bon, depuis les années Cinquante du siècle dernier, dans le domaine de l’Astrologie Mondiale, de ne pas tenir compte des positions zodiacales (cf l’indice cyclique d’ A. Barbault, Les astres et l’Histoire, ed J. J. Pauvert, 1967) car les aspects entre planétes et signes du zodiaque tropique leur apparaissait une position indéfendable visuellement et donc astronomiquement, matériellement Ces astrologues ont ainsi cru bon de se délester des étoiles fixes comme intermédiaires entre planétes et saisons d’autant que, comme a été dit plus haut, ils disposeraient désormais d’éphémérides (informatisées) reliant ces deux plans. Pourtant le mot « étoile » désigna dans l’Antiquité à la fois planétes (astres errants, adjectif en grec πλανήτης,) et étoiles (fixes), avec des épithètes qui les distinguaient. Sur le web « En astrologie, parler d’étoiles fixes n’a de sens que par rapport au zodiaque sidéral car la longitude écliptique des étoiles change d’un degré tous les 72 ans » sur le web » Le mot planète provient du grec ancien πλανήτης, planếtês signifiant « en mouvement », par opposition aux étoiles fixes dans la sphère céleste. Ce terme désigne initialement le Soleil, la Lune et les cinq points mouvants observés à l’œil nu, à savoir Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne ». sur le web »Le substantif ἀστήρ, qui signifie « étoile », nous a donné le mot « astre » et ses dérivés, tels « astral », « astéroïde », ou encore « astérisque ». De même, la discipline qui étudie le mouvement des corps célestes, « l’astronomie », est composée de ἀστήρ « l’étoile » et νόμος « la loi ». » Une des missions principales de l’astronomie aura été, selon nous, de désigner les étoiles fixes correspondant aux axes saisonniers en les repérant au sein des constellations conçues à cet effet/ C’est cette mission qui a été oubliée, occultée par l’Histoire de l’astronomie comme par celle de l’astrologie.. d’où cette définition défectueuse ne rendant pas compte valablement des relations Astronomie-Astrologie: « L’astronomie est la discipline scientifique qui étudie les objets célestes afin d’expliquer leurs propriétés physiques et chimiques ainsi que leur origine et leur évolution. Elle prend sa source dans l’observation du ciel. » Autrement dit, l’astronomie fut au service de l’astrologie afin de permettre d’effectuer des prévisions valables liées au passage des planétes sur les dits axes saisonniers. On a dit que l’établissement d’éphémérides aura en quelque sorte libéré les astronomes d’une telle mission. sur le web » Une éphéméride est un tableau astronomique qui enregistre les positions quotidiennes des corps célestes à des moments spécifiques. En astrologie, les éphémérides nous permettent de suivre le mouvement des planètes, de la Lune et d’autres points astrologiques importants à travers le zodiaque. » Un astronome comme Claude Ptolémée d’Alexandrie est l’auteur de la Tétrabible. (IIe siècle après JC), encyclopédie du savoir astrologique de son temps. sur le web « Astronome, astrologue, géographe, mathématicien, physicien, musicien, philosophe. Ptolémée est, selon Laplace, » un des plus précieux monuments de l’Antiquité « . Il a été à l’astrologie ce que Hippocrate a été à la médecine et c’est fort justement qu’il est considéré aujourd’hui comme » le prince des astrologues « . Certes, l’astrologie existait avant lui puisque l’astrologie chaldéenne avait été florissante et qu’il existait une astrologie grecque bien avant Ptolémée, mais ce fut lui qui en fixa définitivement les bases sur lesquelles s’appuie encore l’astrologie moderne. Dix-huit siècles plus tard. le Tétrabiblos (ou Tétrabible) demeure la bible des astrologues. Ptolémée s’affirme, dans son Tétrabiblos. à la fois dépositaire des traditions, critique lucide de celles-ci et important novateur. Il aborde l’astrologie en esprit scientifique avec l’avantage considérable que constituent ses connaissances astronomiques et philosophiques. Livre symbole ou livre de référence, le Tétrabiblos doit figurer dans la bibliothèque de l’astrologue. Il s’adresse aussi à tous ceux qui s’intéressent à l’expression symbolique, aux croyances et aux mythes. »(Ed Oxus) Nous avons signalé, dans de précédents articles, que dans la Tétrabible, le traitement de la planéte Saturne (Kronos) était incorrect car cet astre était en fait le seul à considérer, son cycle (de 28 ans) étant structuré par son passage sur les axes saisonniers, lesquels devaient être signalisés par le biais de certaines étoiles fixes à resituer régulièrement, à savoir celles qui se situaient en quelque sorte dans le prolongement des dits axes. Saturne ne saurait donc être assimilé aux cinq astres (luminaires, Mercure, Vénus, Mars et Jupiter) comme l’affirment les manuels d’astronomie. Les astronomes devaient donc à l’époque être à la fois géocentriques (selon Ptolémée) et saturno-centriques. JHB 13 05 26

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