Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
vendredi 22 mai 2026
jacques halbronn Master Class sur l’emprunt linguistique. Structuralisme. La synchronie comme approche de la diachronie.
jacques halbronn Master Class sur l’emprunt linguistique. Structuralisme. La synchronie comme approche de la diachronie.
Depuis une cinquantaine d’années, nous avons accordé la plus grande attention à la question de l’emprunt linguistique, qui nous est apparu à la fois comme un signal et une cause de dysfonctionnement, de pathologie, d’aliénation pour une langue. Nous nous intéresserons ici à la thèse Nouveau Régime que nous avions préparée sous la direction de Louis Jean Calvet, laquelle s’est trouvée en butte, malgré l’avis favorable du directeur, à un blackboulage de rapporteurs, à la veille de la soutenance,à savoir Frederic Francois et Haym Vidal Sephiha en 87 et deux ans plus tard, ce qui était assez désespérant. On se fixera ici sur notre Essai de description critique du systéme du francais à la lumière des relations interlinguistiques. on notera l’usage du mot « systéme »/
sur le web
»Les langues forment donc des « systèmes », autrement dit des ensembles autonomes qui contiennent de façon intrinsèque leurs règles de fonctionnement. Mais, ce faisant, Saussure doit admettre que les signifiants ne peuvent désigner des choses, mais seulement des « concepts ».
Pour nous, l’approche structuraliste, synchroniste sous tend et prolonge l’approche diachronique et c’est probablement notre position qui expliquerait certains barrages signalés face à la perspective de ma soutenance annoncée (Université Paris V). C’est ainsi que le structuralisme présuppose, selon nous, l’existence d’un plan, d’un projet caractérisés par une géométrie, une symétrie à reconstuer quand celle ci est prise en défaut Autrement dit, la synchronie interpelle la diachronie quand elle revéle du dysfonctionnement. Or, les historiens sont souvent assez laxistes sur ce plan là, persuadés que les choses évoluent de facon assez aléatoire! Ce que redoutent, épistémologiquement, les historiens, c’est le vide documentaire. En effet, notre approche débouche sur la mise en évidence d’états « pré-historiques », non répertoriés, qui relévent d’une certaine spéculation, d’un « raisonnement », d’une logique qui n’est peut être pas le point fort de la mouvance historienne! Nous avons d’ailleurs rencontré le même type de résistance dans le domaine textologique. à propos de notre thèse d’Etat en Histoire/ Littérature francaise. (Le texte prophétique en France) Paris X) quand nous avons mis en évidence des éditions antidatées, contrefaites montrant ainsi que les corpus centurique relevait de l’histoire des supercheries littéraires.(cf article supercherie, Wiktionnaire)
Sur le web
1. Exploration du champ d’investigation de la Textologie
« La textologie est encore une discipline linguistique peu explorée par des chercheurs et des critiques qui n’arrivent pas toujours à bien définir ses principes, à bien circonscrire ses frontières et à bien cerner son objet d’étude. Cet exercice est rendu difficile par le fait que la Textologie éclot dans un contexte dominé par « l’analyse du discours », « l’analyse textuelle » et « l’explication de texte » : trois disciplines adjacentes qui, selon Jean-Michel Adam (2005 : 60), « souffrent d’un manque de réflexion relatif à l’établissement de leur objet d’étude »
Pour nous être doué de raison, c’est être capable de raisonner, de construire et de suivre un raisonnement et c’est là une vertu bien peu partagée!
Dans le domaine linguistique comme dans le domaine astrologique, nous avons été capable de reconstituer des états qui découlaient de ceux qui nous étaient parvenus selon une méthodologie rappelant celle de Cuvier à partir d’un seul os.
JHB 22 05 26
Fortune du prophétisme d’Antoine Crespin Archidamus par Jacques Halbronn (2005)
ANALYSE
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Fortune du prophétisme d’Antoine Crespin Archidamus (20à5)
par Jacques Halbronn
Force est de constater que le texte centurique est doué d’une certaine force d’évocation et ce n’est pas sans raison qu’il a suscité autant d’intérêt au cours des siècles. La question qui se pose est la suivante : qui est l’auteur de ce texte ou en tout cas d’une partie significative de celui-ci ? La plupart des nostradamologues répondent : Michel de Nostredame. Qu’on nous permette d’en douter ! Nous exposerons ici la thèse Crespin. En effet, la meilleure façon pour déterminer qui est l’auteur d’un texte, c’est encore de rapprocher le dit texte de l’ensemble des oeuvres de tel ou tel auteur et il nous semble que Crespin donne, de ce point de vue, plus satisfaction que Michel de Nostredame, quand bien même viendrait-il après lui chronologiquement. En ce sens, le disciple, plus ou moins patenté, aurait dépassé le maître.
La thèse la plus souvent admise est que Crespin aurait intégré dans ses oeuvres des quatrains ou des versets des Centuries, c’est implicitement celle qui est soutenue par Pierre Brind’amour dans son édition des Premières Centuries (Genève, Droz, 1996, p. XXVI). Toutefois, cette thèse fait problème et il nous semble, désormais, nécessaire de l’inverser, c’est-à-dire de considérer que ce sont les Centuries qui ont emprunté à Crespin, avec ou sans la complicité du dit Crespin. Si Crespin est un faussaire, il l’est aussi par son rôle dans la fabrication des Centuries comme étant l’oeuvre de Michel de Nostredame. Décidément, Crespin est une pièce maîtresse pour resituer la genèse du phénomène centurique et nous mêmes n’avons pas su en prendre immédiatement toute la mesure, comme il ressort de la lecture de nos Documents Inexploités sur le phénomène Nostradamus (Feyzin, Ed. Ramkat, 2002) qui n’étaient pas encore tout à fait parvenus à se dégager d’un certain schéma préexistant.
Le cas de l’Epître à Henri II
En vérité, nos positions telles qu’exprimées, il y a maintenant trois ans, n’étaient pas excessives mais bien au contraire bien timorées. Nous signalions alors (pp. 52-53) le témoignage de Crespin concernant la parution de l’Epître de juin 1558 au Roi. Or, à y regarder de plus près, il n’est pas question dans les passages que nous reproduisions de divers textes de Crespin (notamment dans son Epître à Catherine de Médicis (“la royne mère”) d’une quelconque Préface placée en tête de Centuries :
“& si tu ne veux croire à la dicte conjonction de Saturne à Jupiter, que sera au dict an 1583. Regarde à une Prophétie qui est faicte le XXVII. Jour de Iuin, 1558.à Lyon, dédiée au feu Henry grand Roy & Empereur de France, l’Autheur de laquelle Prophetie est mort & décédé.”
D’abord, l’Epître centurique à Henri II - que nous connaissons - n’est pas située à Lyon mais à Salon de Provence. Ensuite, elle ne comporte pas de référence explicite à la grande conjonction Jupiter-Saturne attendue pour 1583. Il n’est pas ici question d’une Préface mais d’une Prophétie à part entière qui semble avoir été publiée pour elle-même et sans addition. Comme quoi, l’on se précipite un peu vite et on ne retient que le passage qui nous convient, ce qui vaut aussi bien entendu pour l’interprétation des quatrains où un mot est sorti de son contexte. En ce début des années 1570, Antoine Crespin, par ailleurs, ne cite pas ici le nom de Nostradamus mais se contente de préciser que l’auteur de la dite Prophétie est mort.
Indiscutablement, cette Prophétie va par la suite inspirer l’Epître à Henri II en tant que présentation d’un lot de Centuries - et encore pas forcément dans les conditions qui prévaudront par la suite - la date du 27 juin 1558 sera maintenue mais pas le lieu. Quant au contenu, il sera probablement maintenu partiellement tant il est vrai que cette Epître offre un caractère composite qui trahit le fait qu’elle n’a pas été conçue d’un seul tenant. Rappelons qu’une autre Epître datant, elle aussi, de 1558 (14 Août), et une fois de plus se présentant comme faite à Salon, et attribuée à Nostradamus constitue, avec un autre dédicataire (le vice-légat d’Avignon), les Significations de l’Eclipse de 1559.
Selon nous, en ce tout début de la décennie 70 du XVIe siècle, le corpus centurique n’a pas encore été établi même si certaines pièces sont déjà en place, mais sous des formes sensiblement différentes de ce qu’elles deviendront quelque temps plus tard, dans le courant de la dite décennie.
C’est bien entendu le cas de la matière même des quatrains dont une partie se trouve déjà chez Crespin et dont nous ne pensons pas qu’il s’agisse d’une compilation d’une quelconque édition des Centuries et certainement pas, comme le soutiennent Patrice Guinard et Robert Benazra, d’une combinaison bien improbable de l’édition à 4 Centuries Macé Bonhomme 1555 et du second volet de l’édition Benoist Rigaud 1568, ce qui permettrait d’expliquer l’absence de versets issus des Centuries V-VII chez Crespin. Cela ne signifie pas pour autant que Crespin n’ait pas compilé quelque texte pour produire cette matière mais il ne l’a pas fait à partir de Nostradamus mais de quelque autre document, vraisemblablement même pas prophétique, peut-être quelque livre d'Emblèmes, que notre ami Patrice Guinard nous déclare avoir retrouvé.
Cette analyse ne remet pas pour autant en question la thèse d’une édition posthume comportant une Epître de Nostradamus à Henri II et introduisant les Centuries mais nous apporte des éléments nouveaux sur la genèse de la dite Epître.
Le matériau centurique pris à Crespin
On commencera par ce passage de l’Epître que Crespin adresse à Charles IX dont on connaît deux éditions, l’une à Paris chez Martin le Jeune et l’autre à Lyon chez le libraire Benoist Rigaud en personne, lequel est censé avoir publié en 1568 une fort improbable édition à dix centuries qui serait due à Michel de Nostredame. Ce même Benoist Rigaud avait déjà publié, du vivant même de Michel de Nostredame la Prognostication ou révolution avec les Présages pour l’an mil cinq cens soixante cinq de Mi. de Nostradamus.C’est peut-être pour cela qu’on lui assigna la publication de l’édition de 1568. Toujours est-il que le frontispice de l’ouvrage en question comporte le même personnage mesurant le globe terrestre avec un compas que celui qui figure sur la page de garde des Prophéties par l’astrologue du très Chrestien Roy de France (Antoine Crespin) Lyon, François Arnoullet.1 Entre les divers disciples, pour le moins, des codes communs.
Epître à Charles IX Extrait de l’Epître
Epistre dédiée à Charles IX avec sixain en page de titre :
“O Roy très invincible & la Majesté de Messeigneurs les Ducs d’Anjou, & d’Alançon, voz frères & le Pape de Rome, ensemble tous ses adherans & Messieurs de la Justice; & en general tout vostre peuple & tous les Princes & peuples de l’Europe, Soyez avertis que nous avons contemplé les neuf Climats de la terre, par les mouvements agilles du Firmament, que pour la negligence des Europiens, sera passage à Mahommet ouvert, la terre sera de sang trempée, les ports de Mer seront de voilles & Nefs couverts, l’ennemy, l’ennemy, foy promise ne se tiendra, les captifs retournez : soubz edifice Saturnin, trouve urne d’or, Capion ravi & puis rendu, Classe adriatique, citez vers la Tamise le quart bruit, blesse de nuict les reposans. Venus Neptune poursuivra l’entreprise, seres pensifz, trop les opposans. Vienne le temps que la vertu & regne florissant, tout par tout oste le vice: banny les moeurs, amendant les humains & inhumains faux & desbordez.”
Quels recoupements et ceux-ci se situent-ils toujours hors des Centuries V-VII ?
I, 18
Par la discorde negligence Gauloise
Sera passaige à Mahommet ouvert
De sang trempé la terre & mer Senoise
Le port Phocen de voiles & nefz couvert
Un quatrain centurique, certes, mais avec des variantes importantes.
Prognostications pour 1571
On retrouve une partie de ce texte en exergue des Prognostications avec ses présages pour MDLXXI, Paris, Robert Colombel :
L’ennemy, l’ennemy, foy promise
Ne se tiendra le captif retourne
Soubz edifice Saturnin trouvé urne
D’or Capion ravy & puis rendu
X, 1
L’ennemy l’ennemy foy promise
Ne se tiendra les captifs retenus
VIII, 29
Soubz l’edifice Saturnin trouvee urne
D’or Capion ravy & puis rendu
Voilà qui montre que cette prose pouvait fort bien se présenter sous forme de quatrain mais on notera l’absence de rime entre promise et rendu.
Mais le passage en question se termine sur un quatrain dûment rimé - ce qui nous permet d’en affirmer l’existence - et qui correspond au quatrain d’almanach pour octobre 15552, en fait dans la Prognostication pour 1555 - puisqu’il semble qu’initialement les quatrains mensuels aient figuré dans une Pronostication et non dans un Almanach, et ce probablement à la rubrique des Lunes qui fait suite à l’étude des saisons - mais avec des versets autrement disposés :
Venus Neptune poursuivra l’entreprinse
Serrez pensifs, troublez les opposans
Classe en Adrie, citez vers la Tamise
Le quart bruit blesse de nuit les reposans
Au lieu, chez Crespin, de :
Classe adriatique, citez vers la Tamise
Le quart bruit, blesse de nuict les reposans
Venus Neptune poursuivra l’entreprise
Seres pensifz, trop les opposans.
Mais ce même quatrain se trouve également dans le faux almanach Barbe Regnault pour 1563 (Bibl. Municipale de Lille) et cette fois avec le même agencement :
Clase en Adrie, citez vers la taminse
Le quart bruict blesse de nuict les repossant
Venus Neptune poursuivra l’entreprinse
Serrez, pensifs trouble les opposans
On relèvera simplement la variante : Classe adriatique pour classe en Adrie.
Ce quatrain est toutefois attesté en anglais dans un almanack pour 1563 :
Navy in Adrye toward the tamyse
The fourth brut hurteth them & rest in the night
Venus Neptune shall poursue entrepryse
Harde/ the pensyfe shall trouble the contrary
Il s’agirait donc de la traduction anglaise du faux almanach pour 1563, constitué de quatrains issus de divers almanachs et qu’il conviendrait évidemment de dater différemment. Ce sont en effet tous les quatrains du dit almanach qui sont ainsi traduits ainsi que tous les commentaires journaliers du calendrier.
Mais pourquoi Crespin reprend-il le quatrain “Tamise” sous la forme de l’almanach 1563 Barbe Regnault ? A n’en pas douter, la prose de Crespin dissimule des quatrains mais cela ne relève pas nécessairement d’un emprunt aux Centuries mais bien plutôt, selon nous, cela nous révèle une production versifiée propre au dit Crespin et dans laquelle les Centuries puisèrent. Avec le cas du quatrain “Tamise”, on est en face d’un autre cas de figure, un mélange de quatrains des almanachs avec d’autres quatrains qui ne sont pas encore centuriques, mélange que l’on retrouvera dans le Janus Gallicus. Il semble bien qu’en 1571, date de la rédaction de l’Epistre de Crespin à Charles IX, le faux Almanach pour 1563 ait été publié. Il a été signalé que l’Epître à François de Lorraine, mort en 1563, l’année prétendue de la publication du dit almanach, qui s’y trouve est proche de celle de Nostradamus à Henri II.3 Or, Crespin atteste en 1573, dans son Epître à la Reine mère, Catherine de Médicis, de la parution d’une Epître à Henri II en date de juin 1558. Nous avions contesté la date de 1563 qui aurait laissé entendre que la dite Epître à Henri II serait parue avant 1566 mais cela ne nous fait pas problème de la situer au tout début des années 1570, en tant qu’oeuvre présentée comme posthume. Il n’y aurait donc rien de très surprenant à ce que l’on ait imité, peu après sa parution, cette Epître au défunt Roi comme le montre ce passage de l’Epître non datée au défunt duc de Guise : “m’a faict prendre l’audace vous vouloir consacrer ce mien petit Ephemeris” etc. Il est d’ailleurs bien possible que Crespin ait joué un certain rôle dans la fabrication du dit Almanach, ce qui expliquerait qu’il en reprendrait des quatrains remaniés à sa façon. En fait, on ne connaît la première mouture de l'Epître de juin 1558 à Henri II, laquelle n’introduisait pas encore, selon nous, de centuries, que par la dite Epître au duc de Guise tout comme on ne connaît le texte de la première Epître à César - non centurique selon nous au départ - que par les éléments que nous en transmet Antoine Couillard, dans ses Prophéties (1556). Il ne suffit pas de ne garder que ce qui se retrouve dans les moutures suivantes car il peut y avoir des passages qui n’ont pas été conservés par la suite.
Passons à un sixain figurant chez Crespin, en exergue de cette même Epître dédiée à Charles IX :
Le neuf Empire en desolation
Sera changé du Pole aquilonaire
De la Sicile viendra l’emotion
Troubler l’emprinse à Philip tributaire
Le successeur vengera son beau-frère
Occuper regne soubz umbre de vengeance.
Là encore, pas de rimes, cette fois, entre “beau-frère” et “vengeance”.
Ce beau-frère, qui est ici invité à prendre le parti de la France, cela pourrait bien être l’époux de la duchesse de Savoie, soeur d’Henri II et dont Crespin se dit l’astrologue, et quant à Philip, il semble bien qu’il s’agisse là de Philippe II, vainqueur à Saint Quentin du roi de France en 1557.
Quels recoupements, cette fois, avec les Centuries ?
VIII, 81
Le neuf Empire en desolation
Sera changé du pole aquilonaire
De la Sicile viendra l’esmotion
Troubler l’emprise à Philip tributaire
Tout un quatrain à l’identique !
X, 26
Le successeur vengera son beau-frère
Occuper regne souz umbre de vengeance
Signalons, par ailleurs, un passage de la Prognostication generale pour l’année MDLXXV, parue à Lyon chez Jean Huguetan ainsi qu’à Rouen, adressée conjointement à Henri III et à son “dauphin” François d’Alençon, après la mort de Charles IX :
“Le Roy Gaulois par la Celique dextre, voyant en discord la grande hierarchie sur les trois parts fera florir son sceptre. Contre la cape de la grand monarchie montera contre un griffon Viendra le Roy d’Europe accompagné de ceux de l’Aquilon. De rouge & blanc courra grand trouble, troupe allant contre le Roy de Babilon. Le vieux monarque dechassé de son règne. A l’Orient son secours ira querre, par peu de croix payera son enseigne (...) Le grand Scirin (sic) saizie d’Avignon (...) Car siecle approche de renouvellation”
III, 47
Le vieux monarque dechassé de son regne
Aux Orients son secours ira querre
Pour peur des croix ploiera son enseigne
En Mityléne ira par port & par terre
Le dernier verset ne figure pas chez Crespin.
X, 86
Comme un gryphon viendra le roy d’Europe
Accompagné de ceux d’Aquilon
De rouges & blancz conduira grand trouppe
Et yront contre le roy de Babilon
Il s’agit probablement de la vision de Crespin prophétisant l’alliance de la France et de l’Allemagne contre les Turcs. Crespin fut frappé par le mariage de Charles IX avec la fille de l’Empereur, Elisabeth d’Autriche à laquelle il consacre, en 1571, une Epître demonstrative, Paris, Nicolas du Mont. Dans l'Epître au Roi, Crespin du fait que “Le lys (est) avec la confederation de l’aigle” - Aigle, en latin, aquila (aquilon) - annonce la prise de Constantinople, ce qui conférera l’Empire au roi de France. Mais Charles IX décédé en 1574.
IX, 41
Le grand Chyren soy saisir d’Avignon
I, 16
Le siecle approche de renovation.
On notera la forme “renouvellation” chez Crespin. Par siècle, il faut entendre ici le grand cycle (800 ans) de la grande conjonction Jupiter-Saturne, attendu pour les années 1580, en signe de feu. Cette configuration attendue dans le signe du bélier se manifesta en fait, à quelques degrés près du zodiaque, dans le signe des Poissons, le signe d’avant, mettant en cause la validité même de ce vénérable système.
II, 69
Le Roy Gaulois par la Celtique dextre
Voiant discorde de la grand Monarchie
Sur les trois parts fera florir son sceptre
Contre la cappe de la grand Hierarchie
Inversion : “Monarchie” et “Hierarchie”.
On a là un matériau qu’on ne retrouve pas toujours dans les Centuries qui aurait fort bien pu s’y trouver car il est de la même veine.
Prognostication pour 1575
Extrait de l’Epître 1 Extrait de l’Epître 2
Les Prophéties dédiées à la Nation Françoise etc
Epître 1574 Extrait de l’Epître
Il pourrait s’agir d’un faux Crespin, le privilège citant Crespin accordé à François Arnoullet étant de 1569 alors que les éditions qui nous sont parvenues sont datées de 1572. En effet, on trouve une telle série d’adresses mais avec un contenu non nostradamique également dans l’Epistre de Profetie (sic) de paix qui doit venir au Royaume de France sans dissimulation, qui régnera plus de trois cens ans, Lyon, Jean Patrasson (BNF) :
A la Royne mère du Roy (Catherine de Médicis)
A la Royne de France
A Messieurs les Frères du Roy
A ma Dame de Savoye
A ma Dame de Lorraine
A monsieur l’Amiral
A Mons. le Maréchal d’Anville
A M. le Cardinal d’Armagnac
A Monsieur l’Evesque de Grenoble
A. M. de Mandelot
A M. De Gorde
A M. Le Comte de Tournon
A M. De Montbrun
A tous les Princes & Princesses de la Chrestienté
Au Grand Turc
“Aux Juifs exécrables & à tous ceux qui donnent conseil injustement de ruiner le peuple. Par l’astrologue du Roy Archidamus. Il vous annonce votre ruine & deshonneur car le siècle approche de renouvellation”.
Cette formule se trouve également dans les Prophéties à la Puissance Divine, suivie d’un texte du même acabit mais sensiblement plus long puisqu’il couvre à lui seul une page entière.4 En fait, c’est ce texte sur les Juifs qui constituerait la seule raison d’être de toute cette publication, hormis peut-être telle ou telle adresse allant dans le même sens.
PPD, Crespin 1572 Extrait des PPD
Il n’est pas impossible que les dites Prophéties à la Puissance Divine, portant la date de 1572, du moins sous la forme qui nous est parvenue, soient une contrefaçon de l’Epître de Profétie de Paix, faite à Grenoble le 24 décembre 1573. En effet, le contenu des adresses est très différent et dans ce dernier cas, ne comporte aucun élément centurique. En revanche, les Prophéties à la Puissance Divine débutent par ce qui sera connu comme le premier quatrain de la première Centurie, quatrain récurrent dans la littérature “pré-centurique”. Il faudrait dès lors dater les Prophéties à la Puissance Divine de 1574 au plus tôt. La question qui se pose est la suivante : les passages figurant dans les dites Prophéties sont-ils extraits des Centuries ? Le hic, c’est que les adresses sont constituées de quatrains issus en partie de Centuries exclues des éditions de la Ligue. Or, il existe un faux indubitable, la Prophétie Merveilleuse de 1590, parue chez Pierre Ménier, un des libraires s’étant le plus soucié de faire paraître les Centuries sous la Ligue - on a deux éditions, une datée, une non datée. On y voit Crespin faire allégeance à celui que l’on appelait Charles X, un oncle cardinal d’Henri de Navarre. Les positions planétaires des années 1580, si chères à Crespin, y sont tout simplement transposées pour la décennie suivante, ce qui leur ôte toute assise astronomique.
L’identité de Crespin
Que savons-nous au demeurant de Crespin sinon qu’il emprunta d’abord le “titre” Nostradamus pour lui préférer celui d’Archidamus ? Dans sa Prognostication avec ses présages pour l’An MDLXXI, Paris, Robert Colombel (BNF), Crespin se présente comme étant “de Marseille en Provence” et pas encore au service de la soeur d’Henri II, la duchesse de Savoie, son mariage ayant été une des conséquences du Traité du Cateau Cambrésis de 1559. Il est médecin ordinaire de Monseigneur le Comte de Tande, Admiral du Levant, personnage auquel avait eu affaire Michel de Nostredame, provençal comme Crespin. Ces origines provençales sont d’ailleurs contestées en 1571, par le libraire parisien Nicolas du Mont, dans un Avertissement au Lecteur (p. 23) qui semble le viser, même s’il n’est pas explicitement cité : “Celuy-là natif de Paris renie sa patrie & se dit Provençal”.5 Notons que le libraire affirme avoir “esté requis & quasi importuné de mettre sur la presse ces présens Présages”.
Il serait trop simple, sous prétexte que ces disciples seraient discutables de croire qu’ils n’ont fait que plagier ou compiler les Centuries. La réalité est plus complexe et il nous apparaît qu’en tout état de cause, ils auront joué un rôle essentiel, parfois à leur insu, dans la réalisation des dites Centuries lesquelles sont non point la matrice mais bel et bien la résultante de leurs productions pseudo ou néonostradamiques, si tant est qu’il s’agisse de plusieurs personnages ou d’un même usant successivement ou simultanément de plusieurs appellations. On ne saurait en tout cas ignorer à quel point cette mouvance nostradamisante est engagée politiquement dans le camp du dernier fils de Catherine de Médicis, devenu à partir de 1574, à la mort de Charles IX, l’héritier (dauphin) du trône occupé par Henri III, jusqu’à sa mort survenue dix ans plus tard et qui ouvrira une crise dynastique en faisant du prétendant Henri de Navarre, le futur Henri IV, revenu, après la Saint Barthélémy, à la religion réformée.
Reconnaissons toutefois qu’on ne sait pas grand chose de ce Crespin, sinon qu’il date ses Epîtres, un genre qu’il affectionne et que l’on retrouve dans les Significations pour 1559, qui, selon nous sont antidatées et dans l'Epître prophétique “lyonnaise” à Henri II. Crespin écrit souvent d’Italie : Turin, Messine, Venise mais aussi de La Rochelle, de Grenoble, capitale du Dauphiné, souvent de Paris. C’est un prophète itinérant, fortement marqué par l’Italie et cela pourrait expliquer en partie la vogue de Nostradamus dans cette région. Mais quelle autorité dans ses propos qui éclipse selon nous quelque peu un Michel de Nostredame. Quelle imagination politique ! On rappellera les deux quatrains de la Centurie VIII avec leurs versets répétitifs et le fait qu’un des quatrains est incomplet sous sa forme centurique : “Le Roy de Bloys dans Avignon regner” (VIII, 38 et VIII, 52), formule que l’on trouve également dans un texte de Crespin Démonstration de l’éclipce (sic) lamentable du soleil que dura le long du jour de la Seint Michel dernier passé (...) par M. Anthoine Crespin, Paris, N. Dumont, 1571. Il semble bien que les quatrains centuriques reflètent les idées politiques de Crespin, et ce quand bien même ne serait-il pas le compilateur des Centuries mais seulement leur inspirateur. On voit à quel point Antoine Crespin et Michel de Nostredame se complètent : l’un par son oeuvre, l’autre par sa vie. L’addition des deux aura donné le phénomène Nostradamus.
Demonstracion, 1571 Le Roy de Bloys dans Avignon
Crespin et le quatrain “Avignon”
C’est l’occasion de rappeler que l’antijudaïsme de Crespin qui transparaît dans certains quatrains des Centuries et qui constitue un arrière-plan de son oeuvre rend d’autant plus scandaleuse l’attribution des dites Centuries à Michel de Nostredame, dont on connaît les origines juives, lesquelles d’ailleurs étaient rappelées par certains de ses adversaires et ce d’autant plus que la famille (convertie) de Nostradamus appartenait, comme l’ont montré les biographes, à cette même communauté provençale à laquelle Crespin s’en prend.6
Crespin, s’il abuse certes de son statut plus ou moins autoproclamé, de prophète, pratique une poésie politique - comme il existe, au XVIe siècle, une poésie scientifique - n’hésitant pas à placer dans ses Epîtres des développements versifiés, ce que ne faisait pas son prédécesseur, si tant est que l’on sache exactement ce que ce dernier a véritablement produit. Que l’on lise notamment l’Epître de Crespin à Charles IX, ouverte par près d’une centaine de vers.
Il importe de ne pas diaboliser Crespin ou les Nostradamus le Jeune et Mi. De Nostradamus car leur rôle dans la formation des Centuries ne fut certainement pas négligeable dès lors que l’on ne situe la parution de celles-ci dans les années 1550 mais plutôt dans les années 1570. Un Benoist Rigaud, on l’a vu, avait, avant même la mort de Michel de Nostradame, publié du Mi. De Nostradamus. En 1574, le même Rigaud publie cette fois un recueil de M. Michel de Nostradamus le Jeune, Prédictions des choses plus mémorables qui sont à advenir etc, ouvrage qui paraît également à Troyes, chez l’imprimeur Claude Garnier. Benoit Rigaud publiera encore sous la Ligue l’Almanach pour 1587 d’Himbert de Billy lequel almanach comporte des quatrains pour chaque mois, conjointement avec le libraire parisien Jean Cavelat. Encore en 1594, alors qu’il fait paraître le premier volet des Centuries, Benoist Rigaud publie l’Almanach des almanachs le plus certain de Cormopéde, qui truffe également son calendrier de quatrains. Il est bien possible que pour Rigaud, toute cette littérature, Centuries comprises, soit considérée comme étant du même ordre.
Prédictions des choses mémorables
Nous conclurons que l’on trouve chez Crespin, ailleurs que dans les Prophéties à la Puissance Divine, un matériau très proche de celui des Centuries mais qui ne coïncide pas totalement. On peut certes penser que Crespin a mal recopié ou qu’il a eu accès à une édition perdue des Centuries mais nous avons la faiblesse de croire que ce n’est pas Crespin qui a emprunté mais qu’on lui a emprunté à moins qu’il n’y ait contribué délibérément, mettant ainsi son travail au service de la cause des Centuries et du culte de Michel de Nostredame. Certes, Crespin a pu brodé et ajouter à ses emprunts des éléments de son cru mais on peut tout aussi bien admettre que l’on n’a repris qu’une partie de son oeuvre comme c’est le plus souvent la règle en cas d’emprunt ou de plagiat. Dans le domaine iconographique7, la démonstration de l’existence d’un emprunt serait probablement plus aisée, dès lors que le motif emprunté appartient à un ensemble plus vaste, on pense au signe du verseau qui serait extrait d’une scène de banquet telle qu’on en organisait au mois de janvier. Dans le domaine littéraire, la notion d’ensemble de référence est peut-être plus floue mais en tout état de cause, Crespin serait une source des Centuries bien plus que leur compilateur et il convenait bel et bien de le réhabiliter. C’est dire que la genèse des Centuries se révèle autrement plus complexe que ce qu’affirment certains qui voudraient que tout soit sorti de la tête du seul Michel de Nostredame; non seulement on a identifié un certain nombre de sources des quatrains mais même les quatrains en question semblent ne pas avoir été l’oeuvre du dit Michel de Nostredame. Il faudrait en finir - on ne cessera de le répéter- avec des formules paresseuses du style “Nostradamus a dit ceci ou cela” en parlant des quatrains voire des épîtres centuriques. La vie des textes est souvent plus fascinante que celle de tel ou tel auteur et surtout elle se situe dans une autre échelle de durée surtout si l’on prend en compte et leur formation et leur fortune.
Appendice
I - La vignette du disciple
Nostradamus le Jeune
Portrait de Nostradamus le Jeune
On a le portrait de Nostradamus le Jeune, il figure, dans les années 1560, muni d’un chapeau et d’une barbe sur certains frontispices, ou en page de garde, au dessus du premier quatrain de la première Centurie. Un des cas les plus remarquables est le frontispice des Prédictions pour vint (sic) ans (...) Mises en lumière par Mi. De Nostradamus le Ieune, Rouen, P. Brenouzer : “Estant assis de nuit secret estude/ Seul reposé sus la selle d’aerain/ Flambe exigue sortant de solitude/ Fait proférer qui n’est à croire vain.”8
Prédictions pour vingt ans
Fontispice des “Prédictions pour vingt ans”, par Mi. de Nostradamus le Jeune
Edition 1605 Edition 1649
Edition datée de 1568
Portrait de Nostradamus le Jeune
dans des éditions des Prophéties
Mais comment se fait-il qu’on le retrouve en frontispice de toute une série d’éditions des Prophéties de M. Michel Nostradamus ?9 Certaines avec l’année 1568, d’autres 1605 voire 1649. Signalons encore la présence de la dite vignette au frontispice d’un Almanach pour l’année 1651, (...) Composé par Antoine Chevillot, Troyes, I. Blanchard, ou encore, au XVIIIe siècle, sur des Prophéties générales nouvelles et curieuses (...) Depuis l’an 1760 jusqu’en l’an 1767. Tirées des anciens Manuscrits de Mre Michel Nostradamus, Troyes, Jean Garnier.
Almanach pour l’an 1651
Fontispice de l’“Almanach pour l’an 1651”, par Antoine Chevillot
Deux hypothèses s’offrent à nous : soit certains libraires se sont trompé et ont confondu Michel de Nostradamus avec un de ses disciples, soit au départ les Centuries se présentèrent comme étant l’oeuvre d’un de ses disciples ou en tout cas mises en lumière par lui.
II - La vignette d’Auger Gaillard
Dans l’historique des vignettes, nous signalerons le cas d’un poète du Sud Ouest Auger Gaillard10 dont la vignette figurant sur certaines des oeuvres parues au XVIe siècle va se retrouver sur nombre d’éditions des Centuries, au siècle suivant11 sans que l’on sache très bien pourquoi.
Auger Gaillard Edition 1644
Origine d'une vignette nostradamique du XVIIe siècle
III - Le quatrain “Secret Estude”
Ce quatrain est récurrent dans la littérature néonostradamique, c’est-à-dire celle des disciples et autres succeseurs. De deux choses l’une, ou bien il s’agit d’un emprunt au premier quatrain de la première Centurie ou bien il s’agit d’un emprunt de la dite Centurie à la dite littérature.
Or, le quatrain en question se présente parfois avec des variantes : “Que moy estant ravy en mon secret estude/ Et reposant tout seul sur la selle d’aerain/ Un exigu flambeau sortant de solitude/ Me faict dire cecy que ne croyrez en vain.”12
Quelle audace vraiment que de trafiquer un quatrain aussi célébre ! Certes Crespin, à d’autres endroits, est plus proche de la version canonique.13 Mais la variante ci-dessus nous paraît tout aussi pertinente : “ravy” étant plus “noble” que assis et aussi cette forme “dire cecy” ne convient-elle à merveille pour un quatrain introductif alors qu’il s’adresse directement à son lecteur ? Comment d’ailleurs si les Centuries étaient alors déjà parues pourrait-on se permettre de telles fantaisies de la part d’un Archidamus ? En outre, comment Crespin pourrait-il se permettre de reprendre tant de versets des Centuries sans citer ses sources ? En 1577, Crespin Archidamus connaissait-il les Centuries telles que nous les connaissons ? Il ne nous semble pas. Rappelons que nous n’avons pas d’assurance de leur existence avant 1584 et leur mention dans la Bibliothèque de Du Verdier comme l’a rappelé, en son temps, Patrice Guinard. On notera que Du Verdier désigne l’ouvrage sous le titre “Dix Centuries de prophéties par quatrains” et non par le titre que nous connaissons. On peut se demander si 1578 ne serait pas justement la “bonne” date pour situer la première parution de Centuries, attribuées à Michel de Nostredame. Entre 1578 et 1584, on sera passé à dix Centuries. On notera qu’après 1577, nous n’avons plus rien de très significatif de la part de Crespin. Le terme même de “Centurie”, comme synonyme de prédiction introduite par un quatrain, suivie d’un commentaire, ne figure chez Crespin qu’en 1586, dans la Pronostication astronomique pour six années (s.l.n.d., Bibl. Lyon La Part Dieu, cote 315920) et encore cela concerne-t-il en fait les années 1593 à 1598. En ce qui concerne l’Epître de Jean de Chevigny en tête de L’Androgyn de Dorat, Lyon, Michel Jove, 1570 et qui comporte une référence - la première du genre avec numéro canonique du quatrain et de la centurie - au quatrain correspondant au “monstre”, nous avons montré (dans une étude sur Espace Nostradamus) que nous avions affaire à un faux datant de la fin des années 1580, réalisé à partir du Tractatus de Monstris d’Arnaud Sorbin datant de 1570.
IV - Les deux éditions des Prophéties dédiées à la Puissance Divine (1572)
PPD Crespin 1 PPD Crespin 2
Les deux éditions Crespin des “Prophéties dédiées à la Puissance divine”
Les bibliographies nostradamiques n’ont pas su distinguer les deux éditions, parues chez le même libraire lyonnais, François Arnoullet, en la même année 1572 alors que la disposition de la page de titre est différente, la seconde édition (conservée à la British Library) mettant en majuscules plus de mots que la première. Mais même le titre n’est pas exactement le même :
A. Prophéties par l’astrologue du treschrestien Roy de France etc.
B. Prophéties par l’astrologue du Roy de France etc.
Privilèges Crespin
Les Privilèges des “Prophéties dédiées à la Puissance divine”
Le privilège, également, diffère : celui de la première édition14 comporte deux dates (24 mars 1572 et l’an 1569), celui de la seconde aucune. Il n’est nullement certain que ces deux éditions soient l’une et l’autre parues en 1572, année de la Saint Barthélémy. Certains traits de la seconde la rendent, en tout cas, pour le moins suspecte.15 Malgré l’addition de nouveaux versets de quatrains, ceux-ci n’appartiennent jamais aux Centuries V-VII.
Jacques Halbronn
Paris, le 15 janvier 2005
Notes
1 Cf. Documents inexploités, op. cit., p. 205. Retour
2 Cf. RCN, p. 8. Retour
3 Cf. P. Guinard sur ce sujet, sur le Site CURA.free.fr. Retour
4 Cf. Documents Inexploités, op. cit., p. 226. Retour
5 Cf. Présages pour Treize ans, réalisés par M. de Nostradamus le Jeune, dédiés au Duc d’Alençon, dédicataire de nombreux textes dus à des disciples plus ou moins douteux de Michel de Nostredame. Voir Bibl. Lyon La Part Dieu, cote 315921. Retour
6 Cf. notre article sur ce sujet, sur le Site du CURA.free.fr. Retour
7 Cf. notre article paru à la rubrique Tarotica, sur Encyclopaedia Hermetica. Retour
8 Cf. RCN, pp. 90-91. Retour
9 Cf. RCN, A 25 et A 26, p. 639. Retour
10 Cf. notre étude parue sur Espace Nostradamus. Retour
11 Cf. RCN, A 15 et A 16, p.637. Retour
12 In Au Roy Episre et aux autheurs de disputation sophistique, Paris, Gilles de S. Gilles, 1577. Retour
13 Cf. “Au Roy par son Astrologue”, in Prophéties dédiées à la Puissance Divine. Voir Documents Inexploités, op. cit., p. 210. Retour
14 Cf. Documents Inexploités sur le phénomène Nostradamus, Feyzin, Ed . Ramkat, 2002, p. 206. Voir aussi sur Gallica, pour une version numérisée. Retour
15 Cf. notre étude de cette édition, Documents inexploités, op.cit., pp.77-80. Retour
jeudi 21 mai 2026
jacques halbronn Linguistique Fortune de la forme ING-IGN autour de la langue française .la frontiètre entre Le radical et le suffixe
jacques halbronn Linguistique Fortune de la forme ING-IGN autour de la langue française .la frontiètière entre Le radical et le suffixe
"Chantons sous la pluie" (Singin' in the Rain) 1952
Chantons sous la pluie — Wikipédia
Wikipédia
Chantons sous la pluie — Wikipédia
Chantons sous la pluie | « Singing In The Rain » (Gene Kelly) - YouTube
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Chantons sous la pluie — Wikipédia
On connait en franglais les formes en "ing" du type listing, briefing, mailing, smoking chewing gum etc qui y sont prononcées sans la diphtongaison habituelle, à l'exception de shampoing. Le suffixe en ing correspond en anglais au participe présent (I am going) lequel se forme en français -(gérondif) avec le suffixe "ant"(e), souvent précédé de 'en" : en mangeant, en lisant, en buvant. (= en train de lire). Dans le présent article, nous entendons montrer qu'il s'agit d'un emprunt de l'anglais au français lequel dispose d'un ample usage de la forme IN(G)-IGN : sang/saigne, loin, éloigne, poing; poignée, soin et soigne, bain baigne, témoin, témoigne; clin, cligne etc Souvent, en français, la forme ING perd la consonne finale G, ce qui empêche éventuelleent de percevoir le couple ING/IGN. On trouve également Btetagne, autrefois écrit Bretaigne, ce qui donne en anglais Great Britain.
On nous objectera peut être que l'anglais -comme l'allemand- connait des mots en "ing" comme thing, sing, wing, bring, ring, mais aussi hang avec "ANG", wrong avec ONG, qui sont, eux, diphtongués ainsi que long (lang en allemand), among, along. Signalons aussi le cas de angel, Engel (allemand), qui sont à rapprocher du français Ange avec cette fois un G qui se prononce "j"en français, le G subissant diverses prononciations avec ou sans le U, selon qu'il est suivi d'un"e" .
Selon nous, la forme verbale en "ing" en anglais serait un calque du français ANT tout comme "ly" le serait de MENT. Il importe de ne pas confondre le ING sufffixe et le ING au sein du radical. D'un côté, c'est une question de morphologie, de grammaire, de l'autre de lexique. D'ailleurs, l'on peut trouver singing! Dans le cas de meaning, (happy) ending il s'agit bien d'une suffixation à la française à distinguer de ring wing etc C'e'st la confusion entre ces deux paramétres en dialectique le radical et ses affixes qui a pu créer quelque confusion. Rendons à César ce qui est à César! C'est ainsi qu'age, rage, sage relève du lexique, bavardage est suffixal. On distinguera donc emprunt lexical et emprunt grammatical. Ce dernier peut affecter une langue dans sa globalité et pas seulement les emprunts de mots mais aussi de formes. Le suffixe ING est pris du français (cf supra) dans le couple ing/ign et va servir à la forme progressive de l'anglais, tous verbes confondus meme si le lexique anglaise comporte des mots en ing/ Cela tient au fait que les suffixes empruntent au lexique. C'est ainsi que le suffixe -ment dérive du corpus lexical comme moment, tourment, élément, segment où ment n'est pas suffixal mais radical et n'est pas associé à un adjectif, ce qui est la base des adverbes, avec un adjectif au féminin:; active-ment. Idem pour Parlement, Gouvernement.
Le mot. Pied a pu servir à former les suffixes en ed Il convient d'inclure dans la catégorie des suffixes toutes les terminaisons qui ne sont pas, selon nous, assimilables au radical/ C'est ainsi que dans notre mémoire de 1989 Essai de descriptions du systéme du français, nous avions recensé (pp; 372 et seq) une bonne centaine d' emprunts anglais au français sous le titre "Les suffixes" avec la liste suivante: groupe ON, comme cordon) groupe URE (comme nature), groupe ET (comme regret), groupe AGE,(comme barrage) groupe ADE comme brigade, groupe ANCE (comme performance), groupe en ANT (comme dormant), Groupe en é comme cliché, groupe en ARD. (comme hasard), ce qui montrait le poids des finales sur la formation des mots.
JHB 21 05 26
jacques halbronn Théologie Du judéo-christianisme au judéo-adamisme/ Herzl et le sionisme au prisme de l'astrologie septénale.
jacques halbronn Théologie Du judéo-christianisme au judéo-adamisme/ Herzl et le sionisme au prisme de l'astrologie septénale.
/ Il nous semble tout à fait heureux d'user de formes composées pour décrire les relations au sen du monde monothéiste car cela fait référence à la dialectique verticalité- horizontalité mais nous préférons parler de judéo-adamisme ou d'adamo-judaisme. En tout état de cause, on s'inscrit ici dans une dualité souvent non assumée. Ce qui pose la question de ce qu'il faut entendre par élection. La Bible nous montre que des peuples ont été choisis donc élus pour être guidés par des personnages singuliers missionnées, envoyés comme Moïse , (Exode III), Ezekiel ou Jésus (Evangile Mathieu), ce qui génére une sorte de symbiose voire de colonisation. Il ne faudrait donc pas confondre les protagonistes comme il nous semble que cela soit le cas.
La dualité Esaü Jacob est le reflet d'une telle dualité. Selon nous, Esaü est le symbole de la lignée adamique - d'où son nom d'Edom- alors que Jacob-Israel représente les peuples élus, lesquels se sont élevés contre le pouvoir adamique, comme ce sera le cas à la mort de Salomon/ La Royauté davidienne -rejetée lors de la constitution d'un Royaume d'Israel - incarne le pouvoir adamique confronté à une fronde israélite. Il est clair qu'une lignée royale ne saurait avoir le même profil que tel ou tel peuple dont le dit pouvoir aura reçu la charge, Théodore Herzl et le mouvement sioniste, à la fin du XIXe siècle semblent avoir confondu ces deux plans, même si Herzl a pu paraitre incarner un statut adamique.(cf notre ouvrage, "le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle", 2002) Cela dit, l'occasion faisant le larron, si la Turquie n'avait pas été du mauvais coté pendant la Première Guerre mondiale, bien après la mort de Herzl, l'option palestinienne ne serait pas nécessairement imposée.
Sur le web
'En 1894, le journaliste Theodor Herzl écrivait (dans Die neue Freie Presse) la critique d'un feuilleton d'Alexandre Dumas où le personnage, Daniel encourage les Juifs à revenir sur la terre de leurs ancêtres : " Un tel juif doit savoir qu'il ne rendrait guère service aux siens en leur rendant leur patrie historique… Et si véritablement les Juifs y retournaient, ils s'apercevraient dès le lendemain qu'ils n'ont pas grand chose à mettre en commun. Ils sont enracinés depuis de longs siècles en des patries nouvelles, dénationalisées, différenciées, et le peu de ressemblance qui les distingue encore ne tient qu'à l'oppression que partout ils ont à subir."
Herzl met en paralléle en 1896 la Palestine et l'Argentine et en 1904, il considère la proposition britannique de l'Ouganda laquelle sera remplacée en 1917 par la Déclaration Balfour; Il n'y avait donc pour Herzl de "terre élue". Il y a un hiatus entre le Judenstaat de 1896 et le premier Congrès Sioniste de 1897. D'ailleurs, Herzl rallia le mouvement sioniste préexistant; au cours de l'année 1897. Selon notre modéle astrologique, la période "équinoxiale" (Saturne en phase automnale) favorisa une telle convergence pragmatique entre positions qui n'étaient pas necessairement tout à fait compatibles. On pense au pacte germano-soviétique de 1939 avec Saturne sur le même axe équinoxial (mais cette fois en Bélier), 42 (6x7) ans plus tard On évitera donc un amalgame facile entre les positions de Herzl et celles des sionistes qu'il rejoindra et dont il prendra la tête. D'ailleurs, comme on l'a noté, en 1904 Herzl penchera pour la solution ougandaise au grand dam des Sionistes orthodoxes.
Wikipedia
"Rejet du projet par le septième congrès sioniste (1905)
Le septième congrès sioniste, qui se réunit en 1905 (aussi à Bâle) peu après la mort de Theodor Herzl (1860-1904), rejette le projet dans son ensemble, à une forte majorité, au motif que « toute tentative d'implantation en dehors de la Terre d'Israël va à l'encontre des principes décidés à Bâle », c'est-à-dire au premier congrès sioniste, en 1897. Une partie des délégués partisans du projet quitte l'Organisation sioniste mondiale, fondant l'Organisation juive territorialiste, qui envisage un foyer national juif hors de la Terre d'Israël"
Il reste que l'antisémitisme comporte une certaine dualité . s'en prendre aux Juifs en position de pouvoir et aux juifs en général. C'est ainsi qu'en 1933, en Allemagne, ce furent les juifs d'en haut qui furent visés. On n'en était pas encore à la "solution finale" et les Protocoles des Sages de Sion visaient la domination juive.
sur le web:
"La première vague de législation, de 1933 à 1934, porta principalement sur la limitation de la participation des Juifs à la vie publique allemande. La première grande loi réduisant les droits des citoyens juifs fut la "Loi sur la restauration de la fonction publique" du 7 avril 1933 qui excluait les Juifs et les fonctionnaires "politiquement peu fiables" du service de l'Etat. La nouvelle loi sur le fonctionnariat fut la première formulation du "Paragraphe aryen", une sorte de règlement utilisé pour exclure les Juifs (et souvent par extension d'autres non-aryens) d'organisations, de professions ainsi que d'autres aspects de la vie publique. En avril 1933, le nombre d'étudiants juifs dans les écoles et les universités allemandes fut limité par la loi. Ce même mois, la législation nazie réduisit de façon draconienne "l'activité juive" dans les professions médicales et juridiques. Des lois et décrets ultérieurs limitèrent le remboursement des médecins juifs à partir des fonds d'assurance publics. La ville de Berlin interdit aux avocats et aux notaires juifs de travailler sur des questions juridiques, le maire de Munich interdit aux médecins juifs de soigner des patients non-juifs, et le ministère de l'intérieur bavarois refusa l'admission d'étudiants juifs à l'école de médecine. Au niveau national, le gouvernement nazi annula les permis de travail des conseillers fiscaux juifs, imposa un quota de 1,5% sur l'admission des non-aryens dans les écoles et les universités publiques, licencia les travailleurs civils juifs de l'armée, et début 1934, interdit aux acteurs juifs de se produire sur scène ou à l'écran."
Il existe donc une sorte de lutte des classes, fratricide, au sein du monde juif qui refléte la dualité entre adamistes et Israélites, qui se révoltèrent en faisant sécession à la mort de Salomon, en se plaignant du joug de la dynastie davidienne, demandant au fils de Salomon d'alléger les tributs, ce à quoi il se refusa. Force donc est de constater qu'une verticalité, une hiérarchie, se mettait en place au sein du monde juif, qui était plus ou moins bien vécue. C'est dans ce sens que nous proposons de parle d'un judéo-adamisme, d'une synergie problématique. Pour les adamistes, le modéle nationaliste et territorial ne faisait guère sens car c'était la dimension généalogique qui importait (cf les généalogies de Genése V et de Mathieu I, Luc III), ce qui explique que tous les "Juifs "ne se soient pas rendus en Israel et qu'ils occupent des positions importantes en "diaspora" au sein d'un environnement non juif mais voué à être "adamisé" et formaté. Astrologiquement, en phase équinoxiale, une apparente unité tend à s'affirmer - on pense à l'époque de la Guerre des Six Jours- qui est infirmée en phase solsticiale comme lorsque en 1978, nous avions crée le Cercle d'Etude et de Recherche sur l'Identité Juive (CERIJ) refusant la grégarité sioniste que nous avions assumée lors de notre immersion des années 1967-69. En 1989, 21( 3x7) ans plus tard en phase solsticiale, la mouvance judéo-laïque prendra un certain essor.
Sur le web
""L'Association pour un Judaïsme Humaniste et Laïque (AJHL) est née en octobre 1989. Elle œuvre pour l’affirmation d’un judaïsme laïque et tolérant ouvert sur la société civile.(..) Nous souhaitons nous inscrire pleinement dans l’histoire de la modernité juive qui a produit des mouvements tels la Haskala, le Bundisme, le Sionisme et le Franco-Judaïsme."
JHB 21 05 26
mercredi 20 mai 2026
jacques halbronn Les piéges de la recherche astro-prophétique. La carence citique de Guinard
jacques halbronn Les piéges de la recherche astro-prophétique. La carence citique de Guinard
Nous avons rencontré Guinard en 1983, dans ses 25 ans, lors du congrès de Nantes que nous avions organisé avec Alain de Chivré et donc pendant une quarantaine d'années, nous sommes restés en contact et avons pu observer l'avancement de ses activités tant en astrologie que dans le champ cenurico-nostradamique dans lequel il se sera investi à la fin de sa vie. Disons d'emblée que selon nous Guinard aura été un chercheur malheureux dans tous les domaines concernés mais cela vaut certainement la peine d'analyser ses errances qui sont celles de bien d'autres chercheurs sur ce créneau.
. Dans le cas de l'astrologie, Guinard avait été formé dans le cadre de l'astrologie conditionaliste de Nicola.Il va produire à la fin des années 90 un Manifeste à la suite de sa soutenance de doctorat, (1993) avec F. Bonnardel (Paris I). qui profitera des collections de notre Bibliotheca Astrologica".L'astrologie : Fondements, Logique et Perspectives". Dans son jury, il y avait Max Lejbowicz de la même mouvance astrologique. Force est de constater que Guinard a besoin de l'astronomie pour fonder l'astrologie, sans comprendre que l'astrologie tout au contraire doit s'émanciper de l'astronomie qui n'en est que la matière première à transmuter. Comme Nicola, il veut croire que tout le système solaire fait sens pour notre Humanité alors que 'elle n'a besoin que de Saturne pour fonctionner.De même Guinard accorde de l'importance aux 12 signes, comme Nicola, alors que l'astrologie n'a besoin que de 8 signes., liés aux axes équinoxiaux et solsticiaux et à leur division en 2 périodes. egales de 3 ans et demi chacune. Il est resté un adepte du thème natal, ce dont son maitre Nicola n'avait pas su se libérer(d'où sa participation à Astroflash). Le succés de son Manifeste autour de l'an 2000 sera du à sa thèse selon laquelle l'Astrologie reléverait d'un processus évolutif devant aboutir à son apothéose final.
Déçu par l'astrologie, Guinard aura fini, au XXIe siècle, par s'investir dans la recherche nostradamologique, suivant notre exemple mais incapable de porter un regard critique sur la succession des éditions centuriques, pas plus qu'il n'était parvenu à faire le tri de ce que l'astrologie devait garder de l'astronomie.D'où une certaine carence du sens critique qui lui fera prendre des lampions pour des lanternes. Il qualifiera de "canular" nos travaux de réévaluation de la chronologie centurique...D'où sa formule ". Halbronn et autres rêveurs de complots d'éditeurs et d'imprimeurs qui auraient antidaté la plupart des éditions". Heureusment, Gérard Morisse en 2011 aura mis les pendules à l'heure en accueillant dans la Revue Française d'Histoire du Livre un correctif en bonne et due forme de notre cru du dossier de Guinard sur Nostradamus qu'il avait laissé malencontreusement paraitre. en 2008 dans la même revue. Guinard s'était laissé tenter par la validation des prophéties pseudo- nostradamiques, ce qui avait pour effet de rendre impossible la notion d'antidatation car pour lui, tout le processus ces éditions centuriques était déjà planifié dès l'origine dans les années 1550!
JHB 20 02 26
mardi 19 mai 2026
jacques halbronn L'astrologie septénale et le cycle du modéle dominant.
jacques halbronn L'astrologie septénale et le cycle du modéle dominant.
En 1978, lors de la création du Cercle d'Etude et de Recherche sur l'Identité Juive (CERIJ), nous avions lancé la problématique du modéle dominant. On dira qu'en phase équinoxiale, on assiste à une quete d'un modéle dominant voué à surplomber les diversités alors qu'en phase solsticiale, il y a crise du modelé dominant et retour de la diversité refoulée. Il y a alternance de ces deux tropismes, tous les 7 ans, lors du passage de Saturne alternativement sur l'axe équinoxial (printemps, Automne) et sur l'axe solsticial (Eté, hiver). C'est ainsi que le terme laicité sera tour à tour compris comme favorisant la diversité ou au contraire comme soumettant la diversité (des cultes, des langues etc) à un modéle universel et transcendant et marginalisant les modéles en présence, ce qui implique qu'il leur soit étranger, nouveau. Si on prend le cas du statut de l'hébreu moderne en Israel, il a pu, à certaines époques, être perçu comme un modéle capable de dépasser la diversité d'origine des immigrés et à d'autres, il est devenu supplétif,les gens préférant communiquer dans leurs langues d'origine. En Astrologie, comme ailleurs, on aura connu tantôt la création de nouvelles formulations visant à l'emporter sur d'anciennes (on parle de "paradigme universel" dans notre seconde édition des Clefs pour l'Astrologie. 1993) tantôt la résistance des particularismes culturels et cultuels. C'est ainsi que la Seconde Guerre Mondiale aura vécu largement en phase équinoxiale dans l'idée d'un modéle unitaire jusqu'à ce que lui succéde une phase solsticiale en 1944 - pour 7 ans- qui conduise à une décolonisation, à la dénonciation de l'impérialisme avant de mettre en avant, dans une nouvelle phase équinoxiale, la Communauté Européenne (Traité de Rome 1957) En 1958; la nouveauté de la Constitution de la Ve République, s'inscrivait dans cette même phase de 7 ans. En ce qui concerne l'émergence du christianisme, il y a certainement existé une dimension équinoxiale, voulant dépasser les clivages et les frontières alors que la résistance à un tel universalisme correspond à une tonalité solsticiale/
Si l'on étudie l"histoire de la Recherche Astrologique (RA), l'on observe qu'en 1967, en phase équinoxiale, André Barbault en laçant son indice de concentration planétaire, visait à établir un modéle dominant (Les astres et l'Histoire Ed JJ Pauvert) , ce qui sera repris, quinze ans plus tard, en 1981-82, avec l'annonce d'une nouvelle guerre mondiale, à nouveau en phase équinoxiale. Peu importe que l'entreprise ait connu un certain fiasco, l'intention y était et la communauté astrologie voulait y croire. Ce qui avait vocation universelle se retrouve réduit au statut d'une ecole parmi d'autres, en phase solsticiale
. Les leaders adamiques sont voués à activer un tel basculement périodique , tantôt en guidant l'indépendance et la résistance, marquant ainsi le temps solsticial et tantôt suscitant un processus fédéral, impérial marquant ainsi le temps équinoxial. Au cours des 7 prochaines années, marquées par une temporalité équinoxial, la question de la supériorité de la langue française comme langue vouée de longue date à la domination sur d'autres langues devrait se poser au niveau de l'Union Européenne pour ce qui est de ses élites. La place centrale de la lignée judéo-adamique telle que nous l'avons définie devrait également être au coeur de cette équinoxialité du modéle dominant.
JHB 19 02 26
Gilles Sarter Stratégies des dominants, Stratégies des dominés
Gilles Sarter Stratégies des dominants, Stratégies des dominés
Le mot « stratégie » sert généralement à désigner un plan consciemment réfléchi, élaboré pour atteindre des objectifs définis, en utilisant des moyens précis. L’utilisation sociologique du terme, par Pierre Bourdieu, est plus nuancée.
Théorie de l’action
Toutes les stratégies déployées par les agents sociaux pour chercher à augmenter leur capital (économique, symbolique, culturel…) ne sont pas guidées par des calculs délibérés ou des plans explicites. En fait, grâce à leur habitus, les agents disposent de répertoires de manières d’agir ou d’évaluer les situations qui orientent nombre de leurs pratiques, sans qu’ils aient besoin d’y réfléchir. Il y a ainsi une foule de comportements, de postures corporelles, de préférences, d’habitudes langagières que nous avons incorporés par notre socialisation et au sujet desquels nous n’avons jamais eu à nous interroger.
Dès lors que les prédispositions d’un agent sont adaptées au jeu social qu’il a à jouer, elles génèrent des actions capables d’assurer la conservation ou l’augmentation de son capital personnel, de celui de sa famille, de son groupe, de sa classe…
En revanche, quand ces stratégies inconscientes générées par l’habitus sont mises en échec, les agents sont poussés à leur substituer des stratégies conscientes et délibérées. Les confrontations avec des situations inédites, les fréquentations de milieux sociaux nouveaux, les rencontres avec des mœurs étrangères ou encore les modifications des règles du jeu social sont susceptibles de provoquer des désajustements des habitus et d’appeler la mise en place de stratégies calculées.
Dans Algérie 60, Pierre Bourdieu donne une analyse détaillée de ce phénomène à travers l’observation de la conversion forcée d’une société précapitaliste à l’économie capitaliste.
En résumé, la théorie de l’action proposée par Pierre Bourdieu postule que les habitus commandent souvent les stratégies des agents sociaux (individus, familles, groupes…) et notamment les stratégies de conservation et d’accumulation de capitaux économiques et culturels. Or, les habitus sont déterminés par la position des agents dans l’espace social, c’est-à-dire justement par les quantités et les proportions des capitaux qu’ils détiennent initialement.
A partir de ces éléments, Alain Accordo distingue schématiquement trois grands modèles de stratégies. Ces modèles correspondent aux positions sociales ordonnées autour du pôle dominant, du pôle dominé et des zones intermédiaires de l’espace social qui représente l’ordonnancement des sociétés capitalistes contemporaines.
Les stratégies dominantes
Il faut commencer par une évidence. Les agents en position dominante sont en accord avec le monde social tel qu’il est ordonné puisqu’ils y exercent leur domination. De façon général, les stratégies dominantes sont donc tendanciellement défensives, conservatrices, de nature à reproduire les rapports de force existants.
Investis par une « certitude de soi-même », les dominants sont convaincus d’être porteurs de qualités, de dons, de charismes, de talents qui justifient leur ascendant sur le grand nombre. Par un préjugé naturaliste, ils transforment leurs caractéristiques sociales en essence naturelle.
La « certitude de soi-même » constitue, au sein de la fraction dominante de la classe dominante (grande bourgeoisie) la racine d’une prédisposition à la réserve, à la pondération et à la retenue des comportements. Cette assurance tranquille s’oppose à la recherche de l’effet et à la recherche du « m’as-tu-vu », qui disqualifient les prétendants et les parvenus en trahissant leurs prétentions.
D’un côté, l’assurance tranquille est à l’origine du discours d’orthodoxie, discours de rappel à l’ordre des prétendants, qui par leurs comportement dérangeants veulent remettre en cause l’ordre établi.
Mais d’un autre côté, l’assurance tranquille se traduit par un sens du compromis qui permet des accommodements avec les grands principes. En effet, la virtuosité dans le respect de l’ordre des convenances met le virtuose à l’abri de toutes les tensions intérieures et des critiques extérieures. Il peut donc se permettre de prendre des libertés avec les règles, notamment lorsque ces libertés s’imposent pour préserver sa domination.
Par opposition, les prétendants dominés sont condamnés à adopter des comportements irréprochables. Mais ils peuvent aussi essayer de retourner le discours d’orthodoxie contre les dominants, en les accusant de « trahir » les règles et tenter ainsi de s’ériger en défenseurs intransigeants de l’ordre établi.
Selon les circonstances la fraction dominée de la classe dominante peut adopter des stratégies opposées. En tant que dominante, elle fait cause commune avec les autres fractions dominantes et fait sa part de travail de domination, souvent au nom de valeurs qu’elle promeut comme universelles. En tant que dominée, elle peut rechercher une alliance avec des fractions de la classe dominée. Il est notable que dans les luttes politiques, les intellectuels, fraction dominée de la classe dominante, ont toutes les chances de se transformer en représentants de la petite-bourgeoisie ou des classes populaires.
Les stratégies dominées
Pour les agents les plus proches du pôle dominé de l’espace social, la misère et l’insécurité ne sont jamais éloignées dans l’espace ou dans le temps. Ces conditions objectives d’existence entraînent la prédominance du principe du choix nécessaire dans l’orientation des pratiques. Les stratégies sont à la mesure des moyens. On peut donc se demander si elles sont le fruit d’un habitus plutôt que des contraintes matérielles effectives.
"Alain Accordo, Introduction à une sociologie critique, Le Mascaret, 1997"La prédisposition à la modestie est davantage identifiable chez des agents qui connaissent une amélioration de leurs conditions matérielles d’existence sans pour autant modifier leurs pratiques.
Mais il faut aussi souligner que la disposition à faire de nécessité vertu participe de la domination sociale à travers la construction de l’assentiment des dominés.
L’exclusion objective et active des classes populaires de nombreux domaines de la vie sociale, culturelle, politique, intellectuelle par les classe dominantes s’accompagne de la tentative d’inculquer, chez les premières, une forme d’auto-censure spontanée de ce qui leur est refusé socialement : « ce n’est pas pour moi ».
La véritable hégémonie des dominants se reconnaît chez les dominés à cette prédisposition à reconnaître une « incompétence », une « infériorité » culturelle ou une « indignité » à prétendre à des pratiques ou à des positions sociales : indignité de la parole, indignité à participer à la décision collective, indignité à la représentation…
D’une part, c’est un enjeu majeur pour les classes dominantes de contrecarrer la formation de fractions organisées capables de contester rationnellement et durablement les mécanismes objectifs et subjectifs de la domination. D’autre part, Alain Accordo pense que la disposition à faire de nécessité vertu favorise l’enrôlement de la grande masse des classes populaires dans les stratégies modernistes d’euphémisation et de célébration de l’ordre établi plutôt que vers les stratégies de dénonciation et de subversion.
Les stratégies moyennes
La situation objective des classes moyennes est d’occuper des positions intermédiaires entre le pôle dominant et le pôle dominé de la structure des classes sociales. Elle a pour conséquence d’obliger les agents à se définir en permanence par un double rapport aux classes qui leur sont inférieures ou supérieures. On peut dire que les classes moyennes sont, en permanence, engagées dans une lutte des classements.
La logique de la distinction leur impose d’accroître la distance qui les sépare des classes populaires et de diminuer celle qui les sépares des classes bourgeoises. L’agent de la classe moyenne est tendu par sa crainte de sa dévalorisation et de son engloutissement par les « masses populaires » et par son aspiration d’accéder à une position supérieure. Il dénigre les propriétés matérielles ou symboliques trop « communes » et ambitionne qu’acquérir des propriétés plus rares.
Les stratégies générées par un tel habitus peuvent présenter un aspect subversif ou contestataire. Mais en général cette contestation n’est pas radicale, dans le sens où elle vise davantage l’accès à une position ou à un titre, que la remise en question de l’ordre établi. Il s’agit d’une opposition dans le système, plutôt qu’une opposition au système.
Cependant, la distance qui sépare les classes moyennes de la classe supérieure (la grande bourgeoisie) est considérable. Les petits-bourgeois ne sont pas immensément riches, ils ne possèdent pas un capital culturel impressionnant, ils n’occupent pas les postes ou les mandats électoraux les plus élevés. Ils sont donc obligés constamment de rabattre leurs prétentions et d’adopter ce que A. Accordo appelle des stratégies de bluff, destinées à se mettre en scène pour donner la représentation la plus valorisante possible de leurs propriétés (biens matériels, diplômes, activités culturelles, sportives ou de loisir…).
Comme la reconnaissance sociale passe aussi par les signes, l’effort des classes moyennes pour se mettre en valeur est visible dans l’importance qu’elles portent aux titres (scolaires, officiels…) et aux appellations qui désignent leurs positions et leurs fonctions. En effet, les pratiques professionnelles gagnent ou perdent en prestige selon leur intitulé.
Les classes moyennes, mi-dominantes mi-dominées, jouent un rôle ambivalent dans la reproduction sociale. Elles contribuent au processus de soumission des classes populaires par leur travail d’encadrement, de formation et de manipulation symbolique. Mais elles sont aussi encouragées à la contestation par la reconnaissance d’une forme de « supériorité » sur ces dernières et par la reconnaissance de leur utilité par les classes dominantes. Finalement, leurs stratégies résultent de dispositions contradictoires d’acceptation et de contestation de l’ordre existant.
lundi 18 mai 2026
jacques halbronn La vie astrologique (depuis 1967) au prisme de l'astrologie septénale. Sondage au niveau mondial
jacques halbronn La vie astrologique (depuis 1967) au prisme de l'astrologie septénale. Sondage au niveau mondial
Pour illustrer notre modéle saturno-centré, penchons nous tout particulièrement sur les enjeux du milieu astrologique des années 70-80 qui furent le théatre d'un rayonnement remarquable et plus jamais égalé de l'astrologie française, autour de notre personne. Situons pour commencer le calendrier propre à notre astrologie septénale, articulée sur les 4 signes cardinaux: dans chaque cas, nous signalerons des moments importants de la vie astrologique et les basculements intervenus lors d'un changement de signe cardinal, tous les 7 ans. Les phases équinoxiales sont d'ouverture, d'expansion, d'annexion alors que les solsticiales préféreront la fermeture, la séparation, la division soit une alternative entre deux "solutions" radicalement opposées dans leur esprit.
A Phase équinoxiale Début en 1967 André Barbault et Astroflash. Sa démission de la Vice Présidence du CIA. (1968) Prend le contrôle de la revue du CIA "L'Astrologue", avec l'aide des Editions Traditionnelles. 1972, Halbronn responsable de la Bibliothèque du CIA. et de la revue Trigone du CIA, structure française dominante, et se rend à des congrès en Angleterre,en Belgique, en Allemagne dans le cadre d'une délégation du CIA. (Aalen, Congrès ISAR; 1971)
B Phase solsticiale Début en 1973 Cancer 1973 Halbronn élu Vice Président du CIA.1973 pendant un an. Halbronn suscite la tenue d'un Congrès de l'ISAR qui se tiendra l'HOtel Méridien de la Porte Maillot.septembre 1974. Le CIA (Centre International ,d'Astrologie) se démembre: fondation du GERAS, du MAU, du CEFA, autonomie de sa Bibliothèque.. Congrès de la SFA. 1981 Parution du Bottin Astrologique 1976 Clefs pour l'Astrolologie Ed Seghers 1979 Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau. Création de la Faculté Libre d'Astrologie de Paris avec Catherine Aubier, Marielle Clavel (Garrel). Congrès de décembre 1975 en réponse au Manifeste des 186 'The Humanist' contre l'astrologie.
C Phase équinoxiale Début en 1980 Balance
Phase internationale. Le MAU organise en septembre 1980 à Bruxelles un Congrès au cours duquel se fonde une Fédération Internationale des Astrologues de langue française (FIALF), avec en 1981 un Congrès à Luxembourg de la dite Fédération suivi en Juin d'une semaine astrologique organisée par le MAU à Londres, célébrant la découverte d'Uranus, 200 ans plus tôt En 1984 Halbronn suscite à Londres au Warburg Institute un Colloqie International des Historiens de l'Astrologie (Actes publiés par Patrick ury). Au bout de 3 ans et demi, passage à une phase Hessed, où Halbronn change de stratégie, avec la collaboration d'Astro group de Georges Schepers (Bruxelles) qui publie ses Colloques de Toulouse et de Metz, ainsi qu'avec la fondation avec Denis Daprey, de la FEA (Fédération de l'Enseignement Astrologique), avec un Congrès à Orléans (1985) Congrès de Cannes de la FFA de Danièle Rousseau.(1985) Halbronn est élu en 1986 vice président du GERAS puis succéde à Patrice Louaisel, démissionnaire. Dissolution controversée du GERAS. Création du CEDRA en 1986 pour succéder au GERAS.
Accords de coédition des Editions de la Grande Conjonction (MAU) avec les Ed Guy Trédaniel, Parution du Guide de la Vie astrologique.(1984 - 1992). Parution d'une série zodiacale aux Ed. Solar. (1982) Congrès à Athènes (1982) dans le cadre de la FIMA (Fédération Internationale Méditerranéenne d'Astrologie, fondée à Nice en 1979)
D Phase solsticiale : Début en 1988 Capricorne
Capricorne Yves Lenoble organise en 1990 une structure concurrente du MAU avec une série de congrès au Palais des Congrès de la Porte Maillot (Paris) Halbronn suite une politique régionale et non plus centrée sur Paris : Rouen, Montluçon, Angouléme, Dijon.'de 1990 à 1993. puis retour sur Paris avec un Colloque fin 1995 et une cassette vidéo d'archives pour célébrer les 20 ans de la création du MAU Succés prévisionnel de Barbault, fin 1989 avec les événements derrière le Rideau de fer. En 1991, Halbronn avait organisé un Colloque universitaire à Paris. En 1994, Halbronn publie L'Astrologie selon Saturne" et en 1995 le mouvement social valide son modéle axé sur le passage de Saturne sur le point vernal. 1995 Halbronn soutient un DESS sur le Milieu Astrologique (Paris VIII)
E Phase équinoxiale Début en 1996 Bélier Halbronn trouve un éditeur pour son Guide Astrologique qui reprend son DESS de 1995, (Ed O. Laurens 1997) 1997 Congrès à la Sorbonne (1997 Journées Verdun Saulnier), 1999 Soutenance de sa thèse d'Etat Le texte prophétique en France, ce qui s'inscrit dans une stratégie de décloisonnement de l'Astrologie. 2000-2001 congrès avec Patrice Guinard (CURA) à Paris, Congrès à Barcelone (avec la revue Beroso), à Malaga (Colloque Homo Mathematicus) et à Andorre (avec le FDAF) 2002, candidature de Halbronn à la chaire. d' Histoire des courants ésotériques dans l'Europe moderne et contemporaine. EPHE Ve section) Prophética Judaica (Ed Ramkat, 2002) 1996 Création de la FDAF par Alain de Chivré (Nantes) Astro-culture;Création en 2000 de la Fédération des Astrologues de l'Europe du Sud (FAES) Yves Lenoble en est le secréataire jusqu'en 2004
F Phase solsticiale Début en 2003 Cancer En 2004, comme 30 ans plus tôt, avec la création du MAU, halbronn propose une alternative à celle qui prévalait au Palais des Congrès de la Porte Maillot avec Y. Lenoble et C. Gestas. Halbronn célébre dans un grand Congrès, les 30 ans de la fondation du MAU en présence de Julienne Mullette (ex à Sturm) organisatrice du Congrès de 1974 2006 Parution d'une nouvelle édition du Guide. '(Livre Blanc de l'astrologie) 2008 Halbronn soutient un post doctorat sur Nostradamus, à la Sorbonne et fonde Téléprovidence, sur Internet.(2008). Halbronn, en 2005, à la mort du pape, fait paraitre Papes et prophéties (Ed Axiome)
G Phase équinoxiale Début en 2009 Balance Congrès Teleprovidence dans le monde francophone (Suisse, Belgique, Québec) et en Israel) Série d'articles (2011 2015) dans la Revue Française d'Histoire du Livre)
H Phase solsticiale Début en 2017-2018 Capricorne Comme en 1989 en réaction contre la suprématie équinoxiale de Halbronn. La FDAF prend un nouveau départ, à l'occasion du décés d'André Barbaul en 2019, avec Marc Brun qui en organise annuellement. Les congrès restent un mode privilégié d'affirmation pour une association astrologique. Catherine Gestas, (Source) suit cette même stratégie/
I Phase équinoxiale Début en 2025-2026 Bélier La FDAF annonce un super congrès en 2026 pour les 30 ans de sa création.
Prévisions : L'astrologie va jouer la carte transdisciplinaire avec Halbronn, sur le plan théologique et dans la synergie avec les historiens, d'où une ringardisation d'une astrologie repliée sur elle même. Montée en puissance de l'Astrologie Septénale d'Halbron face à l'indice cyclique d'André Barbault délégitimé par la crise iranienne alors que son indice annonçait une période de paix pour 2026!
sigles :
MAU Mouvement Astrologique Universitaire/Unifié
CURA Centre Universitaire de Recherche Astrologique
FDAF Fédération des Astrologues francophones
GERAS Groupe européen de recherche en astrologie scientifique
CIA Centre International d'Astrologie
CEDRA Centre d'Etude et de Recherche en Astrologie
CEFA Centre d'enseignement et de formation en Astrologie
SFA Société Française d'Astrologie (nouvelle appellation du CIA)
Un tel calendrier est évidemment censé s'appliquer à la vie politique dans le monde. Et nous fournirons ci dessous brièvement quelques pistes dans ce sens pour la meme période de 1967 à 2026.
A début 1967 Equinoxe Annexion de la Cisjordanie , du Golan et du Sinai par Israel Juin 1967
B Début 1973 Solstice Crise pétrolière due à la Guerre du Kippour. Refus des conditions existantes.
C Début 1980 Equinoxe Arrivée du PS au pouvoir (Présidence, Assemblée Nationale) 1981 Invasion soviétique de l'Afghanistan
D 1988 - Solstice Demembrement du Pacte de Varsovie, 1989 Fin de l'URSS 1992
E 1996 Equinoxe Twin Towers détruites par une opération terroriste à New York 2001 Les USA interviennent en Afghanistan en représailles.
F 2003 Solstice 2008 Crise de subprimes qui menace l'économie occidental.
G 2009 Equinoxe Le Printemps arabe. 2011
H 2017 Solstice l'élection à la Présidence d' Emmanuel Macron génére une nouvelle réalité politique
I 2025 Equinoxe Israel entend annexer le Sud Liban 2026 pour neutraliser le Hezbollah
JHB 18 05 26
jacques halbronn Linguistique Fortune de la forme ING-IGN autour de la langue française . Le radical et le suffixe
jacques halbronn Linguistique Fortune de la forme ING-IGN autour de la langue française . Le radical et le suffixe
« Chantons sous la pluie » (Singin’ in the Rain) 1952
Chantons sous la pluie — Wikipédia
jacques halbronn Linguistique Fortune de la forme ING-IGN autour de la langue française. Le radical et le suffixe dans FRance
Wikipédia
Chantons sous la pluie — Wikipédia
Chantons sous la pluie | « Singing In The Rain » (Gene Kelly) - YouTube
dans LINGUISTIQUE
YouTube
Chantons sous la pluie — Wikipédia
On connait en franglais les formes en « ing » du type listing, briefing, mailing, smoking chewing gum etc qui y sont prononcées sans la diphtongaison habituelle, à l’exception de shampoing. Le suffixe en ing correspond en anglais au participe présent (I am going) lequel se forme en français -(gérondif) avec le suffixe « ant »(e), souvent précédé de ‘en » : en mangeant, en lisant, en buvant. (= en train de lire). Dans le présent article, nous entendons montrer qu’il s’agit d’un emprunt de l’anglais au français lequel dispose d’un ample usage de la forme IN(G)-IGN : sang/saigne, loin, éloigne, poing; poignée, soin et soigne, bain baigne, témoin, témoigne; clin, cligne etc Souvent, en français, la forme ING perd la consonne finale G, ce qui empêche éventuelleent de percevoir le couple ING/IGN. On trouve également Btetagne, autrefois écrit Bretaigne, ce qui donne en anglais Great Britain.
On nous objectera peut être que l’anglais -comme l’allemand- connait des mots en « ing » comme thing, sing, wing, bring, ring, mais aussi hang avec « ANG », wrong avec ONG, qui sont, eux, diphtongués ainsi que long (lang en allemand), among, along. Signalons aussi le cas de angel, Engel (allemand), qui sont à rapprocher du français Ange avec cette fois un G qui se prononce « j »en français, le G subissant diverses prononciations avec ou sans le U, selon qu’il est suivi d’un »e » .
Selon nous, la forme verbale en « ing » en anglais serait un calque du français ANT tout comme « ly » le serait de MENT. Il importe de ne pas confondre le ING sufffixe et le ING au sein du radical. D’un côté, c’est une question de morphologie, de grammaire, de l’autre de lexique. D’ailleurs, l’on peut trouver singing! Dans le cas de meaning, (happy) ending il s’agit bien d’une suffixation à la française à distinguer de ring wing etc C’e'st la confusion entre ces deux paramétres en dialectique le radical et ses affixes qui a pu créer quelque confusion. Rendons à César ce qui est à César! C’est ainsi qu’age, rage, sage relève du lexique, bavardage est suffixal. On distinguera donc emprunt lexical et emprunt grammatical. Ce dernier peut affecter une langue dans sa globalité et pas seulement les emprunts de mots mais aussi de formes. Le suffixe ING est pris du français (cf supra) dans le couple ing/ign et va servir à la forme progressive de l’anglais, tous verbes confondus meme si le lexique anglaise comporte des mots en ing/ Cela tient au fait que les suffixes empruntent au lexique. C’est ainsi que le suffixe -ment dérive du corpus lexical comme moment, tourment, élément, segment où ment n’est pas suffixal mais radical et n’est pas associé à un verbe.
JHB 18 05 26
jacques halbronn La vie astrologique (depuis 1967) au prisme de l'astrologie septénale.
jacques halbronn La vie astrologique (depuis 1967) au prisme de l'astrologie septénale.
Pour illustrer notre modéle saturno-centré, penchons nous tout particulièrement sur les enjeux du milieu astrologique des années 70-80 qui furent le théatre d'un rayonnement remarquable et plus jamais égalé de l'astrologie française, autour de notre personne. Situons pour commencer le calendrier propre à notre astrologie septénale, articulée sur les 4 signes cardinaux: dans chaque cas, nous signalerons des moments importants de la vie astrologique et les basculements intervenus lors d'un changement de signe cardinal, tous les 7 ans. Les phases équinoxiales sont d'ouverture, d'expansion, d'annexion alors que les solsticiales préféreront la fermeture, la séparation, la division soit une alternative entre deux "solutions" radicalement opposées dans leur esprit.
Phase équinoxiale Début en 1967 Bélier André Barbault et Astroflash. Sa démission de la Vice Présidence du CIA. (1968) Prend le contrôle de la revue du CIA "L'Astrologue", avec l'aide des Editions Traditionnelles. 1972, Halbronn responsable de la Bibliothèque du CIA. et de la revue Trigone du CIA, structure française dominante, et se rend à des congrès en Angleterre,en Belgique, en Allemagne dans le cadre d'une délégation du CIA. (Aalen, Congrès ISAR; 1971)
Phase solsticiale Début en 1973 Cancer 1973 Halbronn élu Vice Président du CIA.1973 pendant un an. Halbronn suscite la tenue d'un Congrès de l'ISAR qui se tiendra l'HOtel Méridien de la Porte Maillot.septembre 1974. Le CIA (Centre International ,d'Astrologie) se démembre: fondation du GERAS, du MAU, du CEFA, autonomie de sa Bibliothèque.. Congrès de la SFA. 1981 Parution du Bottin Astrologique 1976 Clefs pour l'Astrolologie Ed Seghers 1979 Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau. Création de la Faculté Libre d'Astrologie de Paris avec Catherine Aubier, Marielle Clavel (Garrel). Congrès de décembre 1975 en réponse au Manifeste des 186 'The Humanist' contre l'astrologie.
Phase équinoxiale Début en 1980 Balance
Phase internationale. Le MAU organise en septembre 1980 à Bruxelles un Congrès au cours duquel se fonde une Fédération Internationale des Astrologues de langue française (FIALF), avec en 1981 un Congrès à Luxembourg de la dite Fédération suivi en Juin d'une semaine astrologique organisée par le MAU à Londres, célébrant la découverte d'Uranus, 200 ans plus tôt En 1984 Halbronn suscite à Londres au Warburg Institute un Colloqie International des Historiens de l'Astrologie (Actes publiés par Patrick ury). Au bout de 3 ans et demi, passage à une phase Hessed, où Halbronn change de stratégie, avec la collaboration d'Astro group de Georges Schepers (Bruxelles) qui publie ses Colloques de Toulouse et de Metz, ainsi qu'avec la fondation avec Denis Daprey, de la FEA (Fédération de l'Enseignement Astrologique), avec un Congrès à Orléans (1985) Congrès de Cannes de la FFA de Danièle Rousseau.(1985) Halbronn est élu en 1986 vice président du GERAS puis succéde à Patrice Louaisel, démissionnaire. Dissolution controversée du GERAS. Création du CEDRA en 1986 pour succéder au GERAS.
Accords de coédition des Editions de la Grande Conjonction (MAU) avec les Ed Guy Trédaniel, Parution du Guide de la Vie astrologique.(1984 - 1992). Parution d'une série zodiacale aux Ed. Solar. (1982) Congrès à Athènes (1982) dans le cadre de la FIMA (Fédération Internationale Méditerranéenne d'Astrologie, fondée à Nice en 1979)
Phase solsticiale : Début en 1988 Capricorne
Capricorne Yves Lenoble organise en 1990 une structure concurrente du MAU avec une série de congrès au Palais des Congrès de la Porte Maillot (Paris) Halbronn suite une politique régionale et non plus centrée sur Paris : Rouen, Montluçon, Angouléme, Dijon.'de 1990 à 1993. puis retour sur Paris avec un Colloque fin 1995 et une cassette vidéo d'archives pour célébrer les 20 ans de la création du MAU Succés prévisionnel de Barbault, fin 1989 avec les événements derrière le Rideau de fer. En 1991, Halbronn avait organisé un Colloque universitaire à Paris. En 1994, Halbronn publie L'Astrologie selon Saturne" et en 1995 le mouvement social valide son modéle axé sur le passage de Saturne sur le point vernal. 1995 Halbronn soutient un DESS sur le Milieu Astrologique (Paris VIII)
Phase équinoxiale Début en 1996 Bélier Halbronn trouve un éditeur pour son Guide Astrologique qui reprend son DESS de 1995, (Ed O. Laurens 1997) 1997 Congrès à la Sorbonne (1997 Journées Verdun Saulnier), 1999 Soutenance de sa thèse d'Etat Le texte prophétique en France, ce qui s'inscrit dans une stratégie de décloisonnement de l'Astrologie. 2000-2001 congrès avec Patrice Guinard (CURA) à Paris, Congrès à Barcelone (avec la revue Beroso), à Malaga (Colloque Homo Mathematicus) et à Andorre (avec le FDAF) 2002, candidature de Halbronn à la chaire. d' Histoire des courants ésotériques dans l'Europe moderne et contemporaine. EPHE Ve section) Prophética Judaica (Ed Ramkat, 2002) 1996 Création de la FDAF par Alain de Chivré (Nantes) Astro-culture;Création en 2000 de la Fédération des Astrologues de l'Europe du Sud (FAES) Yves Lenoble en est le secréataire jusqu'en 2004
Phase solsticiale Début en 2003 Cancer En 2004, comme 30 ans plus tôt, avec la création du MAU, halbronn propose une alternative à celle qui prévalait au Palais des Congrès de la Porte Maillot avec Y. Lenoble et C. Gestas. Halbronn célébre dans un grand Congrès, les 30 ans de la fondation du MAU en présence de Julienne Mullette (ex à Sturm) organisatrice du Congrès de 1974 2006 Parution d'une nouvelle édition du Guide. '(Livre Blanc de l'astrologie) 2008 Halbronn soutient un post doctorat sur Nostradamus, à la Sorbonne et fonde Téléprovidence, sur Internet.(2008). Halbronn, en 2005, à la mort du pape, fait paraitre Papes et prophéties (Ed Axiome)
Phase équinoxiale Début en 2009 Balance Congrès Teleprovidence dans le monde francophone (Suisse, Belgique, Québec) et en Israel) Série d'articles (2011 2015) dans la Revue Française d'Histoire du Livre)
Phase solsticiale Début en 2017-2018 Capricorne Comme en 1989 en réaction contre la suprématie équinoxiale de Halbronn. La FDAF prend un nouveau départ, à l'occasion du décés d'André Barbaul en 2019, avec Marc Brun qui en organise annuellement. Les congrès restent un mode privilégié d'affirmation pour une association astrologique. Catherine Gestas, (Source) suit cette même stratégie/
Phase équinoxiale Début en 2025-2026 Bélier La FDAF annonce un super congrès en 2026 pour les 30 ans de sa création.
Prévisions : L'astrologie va jouer la carte transdisciplinaire avec Halbronn, sur le plan théologique et dans la synergie avec les historiens, d'où une ringardisation d'une astrologie repliée sur elle même. Montée en puissance de l'Astrologie Septénale d'Halbron face à l'indice cyclique d'André Barbault délégitimé par la crise iranienne alors que son indice annonçait une période de paix pour 2026!
NB Précisons que les dates indiquées pour les phases sont tout à fait valables pour l"étude générale en Astrologie Mondiale
sigles :
MAU Mouvement Astrologique Universitaire/Unifié
CURA Centre Universitaire de Recherche Astrologique
FDAF Fédération des Astrologues francophones
GERAS Groupe européen de recherche en astrologie scientifique
CIA Centre International d'Astrologie
CEDRA Centre d'Etude et de Recherche en Astrologie
CEFA Centre d'enseignement et de formation en Astrologie
SFA Société Française d'Astrologie (nouvelle appellation du CIA)
JHB 18 05 26
dimanche 17 mai 2026
jacques halbronn Linguistique L'imitation du français par d'autres langues en raison de ses innovations. La révolution de l'alphabet
jacques halbronn Linguistique L'imitation du français par d'autres langues en raison de ses innovations. La révolution de l'alphabet
En quoi ont donc consisté les nouveautés apportées par la langue française? On pense évidemment au premier chef à la diphtongaison qui impacte l'oralité mais qui laisse son empreinte sur l'écrit avec la présence de la lettre "n" à la suite d'une voyelle, ce qui en modifie la sonorité; Notons aussi le traitement des voyelles quand elles sont connectées entre elles comme pour "au", "ai", "eu". Toutes ces mesures changent considérablement la portée de l'alphabet latin basique et cela vaut aussi pour les combinatoires de consonnes, pratiquées à l'oral, en français et qui à l'écrit sont éventuellement signifiées par une apostrophe Quant à l'accent sur le "e". il indique l'évacuation d'une consonne mais le plus souvent, il n'est pas nécessaire comme pour "pied". Autant dire que les régles posées par l'alphabet traditionnel sont largement rendues obsolétes par cette "révolution française"
Comment donc, les autres langues soumises à l'alphabet traditionnel ont-elles vécu cette "révolution"? Ce n'est pas à l'écrit que cette révolution est la plus manifeste car c'est avant tout l'oral qui est généralement affecté, comme dans le cas de la diphtongaison nasale dont le français aura fait un usage considérable, notamment en ce qui concerne les affixes. On pense d'une part à la forme négative du préfixe "in" ou "im", qui use effectivement de la diphtongaison: impossible, invraisemblable etc (passé en allemand avec le "un" (unmöglich). Un tel marqueur dispense d'utiliser des formules lourdes de négation, Pour ce qui concerne les suffixes, nous avons notamment la forme "ment" qui constitue une famille d'adverbes. L'anglais a remplacé le "ment" par un "ly" mais l'a conservé pour Parliament, Government, elément etc sans respecter l'emploi de la diphtongaison, ce qui génére ce que nous appelons un "barbarisme oral".
. Quant aux langues latines, elles ont à l'écrit ajouté un "e" (prononcé "é") et ont fait l'impasse sur la diphtongaison sous jacent:
chiaramente (italien) et claramente (espagnol). Quant à l'allemand, il utilise le mot français "en guise"
de qui devient "Weise". On retrouve d'ailleurs en anglais "otherwise" pour rendre le français autrement.
sur le web!
→ voir Weise au sens de « façon, manière ».
Suffixe
-weise \ˌvaɪ̯zə\
Suffixe servant à créer, à partir de noms ou de verbes (adjectifs → voir -erweise), des adverbes exprimant la manière indiquée par le mot le précédant : en, par, à titre de.
Le passage de "guise" à wise ou Weise s'explique par la prononciation du u . Rappelons que le w en anglais se nomme "double u" On trouve des cas semblables en anglais pour war à la place de guerre. Walter pour Gauthier, William pour Guillaume. On est donc là en face d'un calque.
En espagnol, on notera la fortune du français "bien" '(à l'origine un préfixe comme dans bienvenue.Bienvenido (espagnol)
Benvenuto (italien) et en italien bene. Or la forme "bien" est devenue très courante dans la conversation espagnole orale mais sans réalisation de la diphtongaison d'origine véhiculée à l'écrit en espagnol, d'où un barbarisme oral.je vais bien Estoy bien
sur le web
'En réponse à « ¿Cómo estás? », vous pouvez dire « Estoy bien, gracias » (Je vais bien, merci). On a là un exemple d'un mimétisme remarquable qui caractérise les diverses langues aux frontières de l'hexagone, L'italien quant à lui dira "va bene", benissimo.
L'anglais a adopté la prononciation du "au" et du ".ai" à la française, y compris pour des mots non empruntés au français : on trouve pay (de payer) mais aussi say, day, lay sans parler du "ou" que l'on retrouve prononcé à la française à commencer par le pronom personnel "you" ou "could', "would. On sait aussi que l'anglais diphtongue le "can't", le "don't..pour des mots gérmaniques. On est donc ici dans le morphologique.
On se demandera, en conclusion, si l'on n'est pas en présence d'un processus de fabrication sur mesure de la langue/ La myriade de diphtongues du français n'est pas le fait du hasard, d'une évolution sauvage mais reléve, selon nous, d'un dessein intelligent. Les participes présents font notamment un usage systématique de la diphtongaison, au sens où nous l'entendons ici;(finales, ant, ce qui là encore n'est pas respecté par l'emprunteur. Quant à l'allemand, on se demandera si les formes "mein dein, sein" ne sont pas prises du français mon, ton, son tout comme le nein et si l'italien "niente" 'n'est pas dérivé du français "rien".
Passons au second volet, celui de la mise en place de préfixes comme pendant aux suffixes. Les préfixes ont vocation de générer un bloc "consonantique" alors que les suffixes auront pour tache de produire, d'amplifier une sonorité "vocalique", ce qui fera intervenir le "shewa" (terme emprunté à la grammaire hébraique) et qui correspond au "e muet". Le français aura donc créé des préfixes, et nous en avons compté près d'une dizaine comme le pronom, l'article,la préposition qui ont vocation à se placer devant et non derrière : le, je, re, de, se, me, que, ne, te, ce soit des possessifs, des démonstratifs, des négatifs, des réflexifs etc. En fait, il s'agit de consonnes devant se coller au nom qu'elles précédent, du fait de l'occultation du "e" Mais comme pour les diphtongues, un tel dispositif ne saurait etre le fruit du hasard et cela exige toute une organisation/ planification en amont dont les autres langues ne disposent pas et qu'il leur faut inventer pour se conformer à leur modéle, le français. Un cas intéressant est celui de l'article défini en anglais. On peut penser que le "le" français a donné naissance au "the" anglais - à moins que cela ne soit le "ce" -ce qui correspondrait mieux au "th" - et en tout état de cause, le son "e" en tant que marque préfixale est semblable dans les deux langues. On retrouve le "th", en anglais dans le démonstratif "this" correspondant au français "ceci". Mais l'anglais n'est pas en mesure d'occulter le "e" , de dire th'glass pour l'verre, donc de recourir au shewa pour connecter deux consonnes entre elles. Cela dit, le pronom personnel "I" en anglais suit le modéle français du "je" réduit à un "j", sachant que le i et le j ne font qu'un. Ce I anglais (prononcé "« aïe ») serait donc dérivé du français tout comme le "the".(cf supra). Il convient de préciser que l'agencement que nous avons décrit visant à renforcer les consonnes au niveau préfixal et les voyelles au niveau suffixal fait partie intégrante du plan architectural évoqué et correspond à une certaine esthétique qui n'est pas nécessairement appréhendée par l'emprunteur/imitateur.
JHB 17 05 26
samedi 16 mai 2026
jacques halbronn Astrologie Mondiale. Son repérage tous les 15 ans suffit
jacques halbronn Astrologie Mondiale. Son repérage tous les 15 ans suffit
En 1976, nous avions tenté de lancer une nouvelle forme d'astrologie de presse mais c'était resté sans lendemain en dépit du bon accueil du magazine féminin Cosmopolitan (décembre-janvier 1977) présentant un beau dossier intitulé, joliment illustré, sous le titre "Astrologie Sensorielle". Cinquante ans plus tard, nous pensons pouvoir transformer l'essai en proposant au public un calendrier astrologique fournissant un repére fixe, facile à retenir, de quinze ans en quinze ans.
Qu'est ce qui sous tend un tel balisage du temps?Rappelons que le cycle de Saturne, en astrologie septénale, met une quinzaine d'années pour parcourir un axe saisonnier, 15 ans pour passer de 0° bélier à 0° balance, soit le début du printemps et de l'automne. L'astrologie septénale ne recherche pas la précision des dates pour se donner bonne conscience scientifique. Chacune de ses phases dure à peu près 3 ans 1/2, soit 7 ans/2.
A partir de tels repères, l'on peut de tête déterminer les phases intermédiaires. C'est ainsi que 7 ans après le 0° Bélier de Saturne, l'on arrive à O° du Cancer et ainsi de suite. Si l'on veut diviser chaque phase par deux pour passer du temps "Din" au temps "Hessed",il suffit d'ajouter à 0°bélier, trois ans et demi et cela met Saturne à 15° taureau. Idem, si l'on part de 0° Balance, l'on arrive à 15° Scorpion.
De même, à partir de 0° Cancer, correspondant au solstice d'Eté, 7 ans après 0° Bélier, l'on trouve le passage de Din à Hessed, à 15° Lion, puis si l'on part de +0° Capricorne on arriveen phase Hessed à 15° Verseau. Un jeu d'enfants: Finis les calculs alambiqués, avec aide de l'ordinateur, l'on part d'un schéma de base de 6 dates, couvrant 90 ans et tout le reste se déduit mentalement. Quant à l'interprétation de notre systéme, elle est également tout à fait abordable et fiable. La phase équinoxiale annonce un décloisonement, c'est à dire un dépassement des clivages et des frontières - on bascule dans l'international tandis que la phase solsticiale est celle d'un cloisonement ou plutôt d'un recloisonnement, d'où un démantélement des empires coloniaux (Allemagne, France, URSS), comme en 1944, 1960 ou 1989 quand Saturne passait successivement, de 15 ans en 15 ans, du Cancer au Capricorne et vice versa Nous fournirons donc, comme promis, les six repéres équinoxiaux de 15 ans en 15 ans qui suffiront à baliser l'étendue d'un siècle environ en partant de la période actuelle, laquelle est justement marquée par Saturne en Bélier, en cette année 2026, en soustrayant chaque fois 15 ans. Ce qui donne: 2011, 1997, 1982, 1967, 1952, 1937, 1922, 1905 comme points de départ équinoxiaux de Saturne et bien entendu, si l'on ajoute, chaque fois, 7 ans, on tombe sur le début des phases solsticiales soit, 2018, 2004, 1989, 1974, 1967, 1944, 1929, 1914. Tous ces chiffres sont grosso modo séparés par 7, par 15, par 30 années. Ces dates sont validées par les éphémérides dont vous n'aurez plus vraiment besoin sauf à vouloir étudier les rétrogradations qui peuvent provoquer des retards, des blocages temporaires.
"Projection depuis la Terre (en bleu) des mouvements de la planète extérieure (en rouge) sur la sphère des étoiles fixes : présence d'un mouvement apparent rétrograde. L'écart entre la trajectoire incidente et la trajectoire émergente est largement exagéré, la trajectoire apparente restant presque rectiligne.
En astronomie, la rétrogradation, ou mouvement rétrograde apparent, est le recul (c'est-à-dire un déplacement dans le sens inverse de son élan moyen habituel à long terme) que semble décrire un corps céleste lors de son observation par rapport aux étoiles lointaines."
JHB 16 05 26
jacques halbronn Masterclass. Astrologie Mondiale. Le concept crucial de (dé/re) cloisonnement. Equinoxialité/Solsticialite/ Unicité/Multiplicité
jacques halbronn Masterclass. Astrologie Mondiale. Le concept crucial de (dé/re) cloisonnement. Equinoxialité/Solsticialite/ Unicité/Multiplicité
Selon nous, la dualité centrale de l'astrologie mondiale est liée à la question du cloisonnement sociopolitique, à savoir l'alternance du cloisonnement et du décloisonnement, notion évoquée dans l'épisode de la Tour de Babel (Livre de la Genése) avec le passage de l'Unité à la Diversité, présentée comme chatiment et frein à la domination des humains. Chaque période est de 7 ans, le temps que Saturne passe d'un axe saisonnier au suivant, selon un angle de 90°. Chaque période se divise elle meme en deux temps de 45° que nous appelons Din pour la première et Hessed pour la seconde, cette dernière correspondant une dégradation de la première en raison d'abus, d'excés, d'ubris, de tentations, ce qui vient préparer l'avénement d'une nouvelle phase Din, correspondant au passage de Saturne sur l'un des quatre axes saisonniers et ainsi de suite, indéfiniment. Il y a deux types de phases Din, l'équinoxiale et la solsticiale, l'une, l'équinoxialité tend à la centralité, l'autre, la solsticiale à la diversité et donc au démantélement de la phase équinoxiale. Il y a 50 ans que nous avons posé les bases statistiques de l'alternance équinoxialité/solsticialité (cf Clefs pour l'astrologie Ed Seghers 1976, Rééd. 1993) Bien évidemment, les phases du meme type correspondent à des situations comparables pour l'essentiel, en dépit du décalage dans le temps et dans l'espace, ce qui permet la réalisation de statistiques de validation.
Quelques sondages
1938-39 phase équinoxiale Les conquétes et occupations allemande et soviétique Accords de Munich (Pologne, France)
1944 phase solsticiale la politique de partition, de découpage. Découpage de la Palestine, fin 1947, de l'Allemagne.(1945) Partage des Indes.(1947)
Description de cette image, également commentée ci-après
Carte de la partition de l'Irlande ; la division de l'île d'Irlande en deux territoires distincts ; l'Irlande du Nord et du sud de l'Irlande en 1921 Photo Stock - Alamy
Partition des Indes
Description de l'image Partition of India 1947 fr.svg.
Carte de la partition de l'Irlande ; la division de l'île d'Irlande en deux territoires distincts ; l'Irlande du Nord et du sud de l'Irlande en 1921 Photo Stock - Alamy
Alamy
Carte de la partition de l'Irlande ; la division de l'île d'Irlande en deux territoires distincts ; l'Irlande du Nord et du sud de l'Irlande en 1921 Photo Stock - Alamy
1957 hase" équinoxiale Invasion en 1956 du Canal de Suez par la France, la GB et Israel; Traité de Rome qui reconstitue l'espace européen nazi.
, 1960-62 phase solsticiale lndépendance de l'Algérie.
sur le web
En 1960, quatorze territoires de l'Afrique française subsaharienne, le Congo belge, la Somalie italienne et le Nigéria britannique accèdent à l'indépendance"
1967 Phase équinoxiale. Guerre des Six Jours. annexion de la Cisjordanie, de Jérusalem Est par Israel.
1978 phase solsticiale. Les accords de Camp David sont signés le 17 septembre 1978 , par le président égyptien Anouar el-Sadate, et, le Premier ministre israélien Menahem Begin. Restitution du Sinai à l'Egypte.
1980 Phase équinoxiale Invasion de l'Afghanistan par l'URS S.
1989 phase solsticiale Le démantélement des "pays de l'Est"(Pacte de Varsovie)
2001 phase équinoxiale. destruction des Twin Towers, à New York . Après le 11 septembre 2001, les Américains lancent une offensive en Afghanistan
2008 phase solsticiale’ sur le web
"A l"automne 2008, le système financier international est frappé de plein fouet par une brutale aggravation de la crise. Une crise systémique mondiale menace d’éclater. "
2015 phase équinoxiale Attentats de Paris (Charlie, Bataclan). cf 2001 Twin Towers
2022 phase solsticiale L'Ukraine résiste à l'intervention russe
2026 phase équinoxiale Intervention et Occupation USA -Israel versus Iran-Liban
On notera entre autres l'écart de 29 ans entre 1960 et 1989, lié au retour de Saturne en capricorne (axe solsticial) ou entre 1940 et 1967, lié à l'entrée de Saturne en bélier (axe équinoxial), ce qui correspond, dans les deux cas, à des situations analogues.
JHB 16 05 26
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