Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
dimanche 19 avril 2026
jacques halbronn Linguistique comparée Le cas des marqueurs du féminin en français
jacques halbronn Linguistique comparée Le cas des marqueurs du féminin en français
Il importe de signaler à quel point la relation masculin/féminin en français vient corroborer nos récentes études sur l’influence déterminante du français sur l’espagnol et l’italien.
C’est ainsi que si le « le » de l’article défini du français donne le « el » ou le « il » dans les autres langues latines, le féminin de l’article défini du français « la » se retrouve à l’identique dans celles-ci. Si l’on suit cette piste, l’on s’aperçoit que le féminin du français présente des points communs frappants avec les langues qui ont emprunté au français, comme si ce féminin était une pièce rapportée, appartenant à une langue étrangère.
On trouve en effet dans le féminin du français les mêmes « solutions » de contournement qu »en anglais, en allemand, en italien ou en espagnol. C »est ainsi que la diphtongue du masculin n’y est pas préservée au féminin comme bon et bonne, un et une etc. Toutefois, grande garde la diphtongue de grand, constante la diphtongue de constant, ce qui vaut pour le participe présent en régle générale. Plaisant et plaisante, violent et violente etc, alors qu’en anglais le ‘an » n’est plus diphtongué. Tout se passe comme si en français, le féminin s’était davantage aligné sur le masculin, de par l’appartenance à une seule et même langue. Autres cas: méchant et méchante, savant et savante (cf Molière Les femmes savantes) Autre cas avec le participe passé, initialement avec une finale en « ed » (cf l’emprunt anglais wanted) qui devait donner au féminin « ede » et qui avec l’accent remplaçant le ed, donne ée au féminin. Aimed, aimede. Parfait/parfaite. Petit/petite. Dans ce cas, le t qui ne se prononçait pas au masculin( comme pour pied) est rendu au féminin, ce qui indique un non respect de la vocalisation terminale comme nous l’avions signalé dans de précédents textes. Or, la consonne « silencieuse » finale est une des caractéristiques remarquables du français, qui n’est observée qu’au masculin, notamment pour l’infinitif de la première conjugaison: manger, parler, ce qui n’est pas suivi en italien: mangiare, parlare etc. En revanche l’infinitif en « ir » ne respecte pas une telle régle: finir avec un r final consonantique.
Dans le cas de l’hébreu, régne une certaine confusion. Le féminin est marqué par l’adjonction du « a » (tov/tova); ce qui fait jouer le shewa pour la première syllabe. gadol/Guedola (gdola). Or, le pronom personnel (qui sert à la conjugaison), est ata pour le masculin et at pour le féminin, alors que cela devrait être l’inverse!
Terminons par cette hypothèse qui vient à l’esprit, d’un point de vue anthropolinguistique: les femmes n’auraient pas eu accés à un niveau supérieur de la langue, réservé aux hommes et se seraient retrouvées au même stade que les langues étrangères signalées plus haut.
JHB 19 04 26
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