Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
lundi 30 mars 2026
Jacques Halbronn Découverte de fresques recouvertes par la chaux ou le plâtre en Yougoslavie. La question de la restauration.
Jacques Halbronn Découverte de fresques recouvertes par la chaux ou le plâtre en Yougoslavie. La question de la restauration.
Lors d’un voyage à l’age de 12 ans en Yougoslavie, en 1960 en compagnie d’amis de ma mère, je fus confronté à la dissimulation de fresques qu’il s’agissait de restaurer en décapant le plâtre ou la chaux qu les recouvraient du fait de la conquête musulman: Avec le recul, il est probable que ce voyage aura été pour moi initiatique, en ce qu’il montrait une réalité cachée, recouverte. L’on pense au palimpseste::
Palimpseste
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Image de Baudelaire, "LE PALIMPSESTE" (commenté)
Un palimpseste est un manuscrit constitué d’un parchemin déjà utilisé, dont on a fait disparaître les inscriptions pour pouvoir y écrire de nouveau.
Le Courrier.N »11.1954 sur la restauration de Sainte Sophie d’Ochrida
.C’estsurlesmursetlesvoûtesdel’égliseSainteSophied’Ochrida
quedespeinturesdatantdudébutduxrsiècleontétédégagéesaucoursdesquatredernièresannées,révélantd’authentiqueschefs-d’L'ensembledecesfresquesreflèteassezexactementlesdifférentscyclesdelaconstructiondel’égliseelle-même,etdonneunevued’ensembledudéveloppementdelapeinture byzantineduXI »auXIV »siècle,dansunemêmerégiondelaMacédoine,aucoursdessièclescapitauxdesonévolution.*
L’égliseSainte Sophied’Ochrida estl’undesplusanciensetdesplusimportantsédificesreligieuxencoredeboutenMacédoine.Elleestremarquableparleslignesdélicatement proportionnéesdesonarchitecture,ainsiqueparsesfresques.Sesdeuxétagesdegaleriesàarca¬des,ajoutésauxivsiècle,rap¬pellentlestylevénitiendel’époque.L’églisedateaumoinsdeneufcentsansetsaconstructionadûcommencerilyamilleans,quoiqueladateexactedesafondation,,ainsiquelenomdesonfondateur,soientinconnus.Sainte-Sophieapayéunlourdtributàl’humidité,autempsetàl’incurie.Auneépoqueantérieureauxvirsiècle,lefeuladétruisitpartiellement.LesOttomans,quil’avaienttransforméeenmosquéeen1466,restaurèrentlapartieendommagéeetréparèrentletoit.Maiscelui-ciétaitsilourdqu’ilécrasalesvoûtesetrepoussalesmurs.Plustard,àunedateindéterminée,certainespartiesdelaconstructionsevoûtèrent,notammentlescoupoles.En1913,unanaprèslafindeladomina-LechdeSainte-Sophied’Ochridatelqu’ilétaitaudébutdestravauxderestauration.
Laplupartdesfresquesétaientencoredissimuléessousleplâtre
.Pourdégagerlavoûte,unéchafaudagefutconstruitetl’onvoit,apparaîtrelesfresques.Ledétail ci-contremontrecommentonpeutdétacherlapeintureduplâtreenappli¬quantsursasurfaceunetoileenduitedecollectionottomane,les habitantsd’Ochrida refiren tletoit,cettefoisencoretroplourd, cequifitpesersurlesmursunpoidsécrasant.Différentes tentativespourrestaurerSainte-Sophiefurentfaitesparlasuite, certaines si maladroitesqu’ellesfirentplusdemalquedebien
Sur le web
La Creuse cache des fresques du XIIIe siècle sous la chaux par Guillaume Layachi
La Commanderie de Lavaufranche abrite des fresques datant du Moyen-Âge
S »aviez-vous que l’un des trésors médiévaux les mieux conservés de France se cachait dans un petit village en Creuse ? À Lavaufranche, à 30 kilomètres de Montluçon, une commanderie hospitalière fondée en 1180 abrite des fresques vieilles de plus de 800 ans. Redécouvertes par hasard sous une couche de chaux dans les années 1960, ces oeuvres racontent aujourd’hui leur histoire.
© La Commanderie de Lavaufranche abrite des fresques datant du Moyen-Âge
Les Hospitaliers de Lavaufranche : qui étaient-ils vraiment ?
La commanderie de Lavaufranche voit le jour en 1180. Elle abritait non pas des Templiers, mais des chevaliers de l’ordre hospitalier qui recueillaient les pèlerins partant d’Europe pour Jérusalem. Le village lui-même s’est construit autour de cette commanderie, et son nom témoigne des exonérations de taxes que les Hospitaliers accordaient à ses habitants : Lavaufranche, la vallée franche. C’est le seul monument de ce type conservé dans tout le département de la Creuse. Il est d’ailleurs classé Monument Historique depuis 1963.
Des fresques du XIIIe siècle cachées sous la chaux pendant 200 ans
La Révolution comme sauveur inattendu
La chapelle a été désacralisée et transformée en étable à la Révolution. Un plancher recouvrait le milieu tandis que les vaches occupaient le bas et que l’on stockait le foin en haut. Les murs ont également été recouverts d’enduit ce qui a paradoxalement protégé les fresques des affres du temps.
Redécouvertes par hasard dans les années 1960
La chapelle révéla ses peintures murales dans les années 1960, lorsque la famille Blondeau en fit l’acquisition. Ce que l’on découvrit alors dépassa toutes les espérances. Les fresques représentent des scènes de la vie de saint Jean-Baptiste, figure de l’ordre des Hospitaliers, ainsi que saint Pierre et saint Paul.
Sur le mur du fond, une composition plus intime : Jean Grivel priant, présenté par saint Jean-Baptiste à la Vierge à l’Enfant. Ce commandeur du XVe siècle est également enterré dans un tombeau visible dans la chapelle. Le blason de sa famille, avec au-dessus une épitaphe, fut martelé à la Révolution. Les coups sont encore visibles dans la pierre : une violence iconoclaste qui rend les fragments préservés encore plus précieux. »
Le palimpseste du Nom de la Rose (Umberto Ecco)
L’association du film d’Annaud au palimpseste parvient à dépasser le débat sur la bonne adaptation d’une œuvre. Un palimpseste désignait jadis un ouvrage recyclé, une œuvre dont le contenu était partiellement effacé en vue d’une nouvelle production par-dessus. À une époque où la fabrication d’un livre nécessitait l’abattage de troupeaux de moutons, cette technique n’était pas rare. Annaud affine ainsi le sens d’une adaptation transmédia et s’affranchit des critiques touchant à l’authenticité d’une œuvre, tout en faisant référence à une pratique littéraire médiévale. La métaphore du palimpseste est d’ailleurs renforcée dès les premières secondes du film dans un discours méta-textuel du narrateur de l’histoire, le novice Adso : « Je m’apprête à laisser sur ce parchemin le témoignage des faits admirables et terribles auxquels j’ai assisté dans ma jeunesse. » Ce parchemin, nous ne le verrons jamais puisqu’il s’agit du film dont nous sommes témoins.
JHB 30 03 26
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