mercredi 10 juin 2026

Jacques Halbronn Réflexions autour des Actes du Colloque COMAC de 1997 "Astrologie, une science en marche" (1998)

Jacques Halbronn Réflexions autour des Actes du Colloque COMAC de 1997 "Astrologie, une science en marche" (1998) Il y était question de l'émergence d'une "nouvelle Astrologie", il y 30 ans. "à l'aube du XXIe siècle". Mais de quelle astrologie s'agit-il, celle de JP. Nicola ou bien de la notre? That is the question! On attend, selon Patrick Le Guen, "une véritable théorie de l'astrologie" Une "nouvelle Science est en marche", y annonce -t-on. Le Guen souligne dans sa contribution (p. 20) "Ce probléme de précision des heures de naissance apparait comme un obstacle sérieux pour la réalisation de toute étude astrologique." Or, pour notre part, l'heure de naissance est sans importance car dès 1976 (Clefs pour l'Astrologie, Ed Seghers, rééd 1994) nous prenions nos distance par rapport au thème de naissance. Il est vrai que les statistiques Gauquelin reposent sur un tel savoir généthliaque mais nous avons indiqué que l'astrologie exhumée par ce chercheur ne nous concernait pas, qu'elle relevait d'une forme primitive d'astrologie,polyplanétaire et non articulée sur l'écliptique -non zodiacale, non saisonnière - mais sur le seul mouvement diurne, circadien.. A l'évidence, cette astrologie ne pouvait recourir à des astres inconnus, invisibles à l'oeil nu. En tout état de cause, l'astrologie est liée à l'Histoire de l'Humanité et ne saurait dépendre de découvertes propres à nos "temps modernes"! Or, d'aucuns veulent croire que c'est le trio "Uranus Neptune Pluton" qui serait la providence de l'astrologie "moderne" (cf le système RET). Cette astrologie "conditionaliste", comme son nom l'indique, accorde une certaine importance aux facteurs "non horoscopiques" ainsi qu'à la "globalité du thème", c'est à dire au contexte de la carte du ciel considéré!Jean Paul Citron (qui avait rédigé un intéressant compte-rendu de nos Clefs, pour notre revue Grande Conjonction (1978) réfléchit sur les conditions de l'accouchement. (p111)/ Nous sommes donc en présence d'une astrologie dérivée des travaux de Gauquelin ( L'influence des astres, 1955), post-gauquelinienne. En 1986, dans la Pensée Astrologique (en prélude à la réédition de l'Histoire de l'Astrologie de Serge Hutin (Ed Artefact), nous avions nous même tenté d'expliciter les dits travaux (cf aussi notre édition des Personnalités Planétaires, Ed Trédaniel, 1992), ce dont avait rendu compte Suzel Fuzeau Braech (La preuve par deux) en envisageant une sorte d'auto-détermination de nos sociétés humaines dans leur processus d'instrumentalisation du ciel visible. Comme on l'a dit plus haut, cette forme d'astrologie n'a rien à voir avec notre approche d'une astrologie "mondiale dont la vocation statistique est d 'ailleurs plus légitime que l'astrologie généthliaque individuelle. D'ailleurs, notre interprétation des résultats Gauquelin met en évidence le caractère collectif de cette astrologie, liée à un systéme de castes socio-professionnelles. Cette astrologie Gauquelin, contrairement aux apparences, n'est liée au moment de naissance que très accessoirement. D'ailleurs, cette astrologie n'aura pu se mettre en place que dans un processus conventionnel lequel ne saurait avoir été amorcé par l'étude du moment de naissance, ce qui nous semble, à plus d'un titre, anachronique si l'on se situe dans l'Antiquité. Certes, c'est par ce biais généthliaque, que Gauquelin sera parvenu à produire ses statistiques - influencé qu'il était par la pratique horoscopique de son temps qu'il entendait au départ démystifier. Mais tout indique que les choses ne se sont point passées ainsi! Nous pensons que dans ces sociétés, existait des cultes planétaires spécifiques aux différentes "castes" et que certaines actions étaient organisées en conséquence, tout au long de la vie de la Cité. Cela aura généré ainsi, une sensibilité particulière à la position de telle ou telle planéte à l'horizon ou au mérdien, le moment de la naissance étant dès lors impactable au même titre que bien d'autres moments de l'existence du groupe, ce qui impactera ses membres par voie de conséquence. Le tort de Gauquelin est de ne pas su théoriser ses travaux et donc de ne pas avoir compris que la planéte totem agissait bien au delà du dit moment de naissance, ce qu'il n'aura pas été en mesure de vérifier, puisqu'il n"était pas parvenu à cette conclusion avant sa mort (1991) mais d'ailleurs, comment aurait-il pu s'y prendre, quelle situation privilégier en dehors de celle très particulière de la naissance. Il faudrait s'informer sur les autres espéces liées à tel mouvement céleste, dont il est traité dans les préfaces à ses ouvrages. En tout état de cause, les résultats Gauquelin attestent certes d'une possibilité de connection entre les sociétés primitives et les astres mais elles ne sauraient servir, comme le prétendent les conditionalistes à assurer des consultations individuelles si ce n'est en prenant en compte toutes sortes de paramétres extra-horoscopiques. JHB 10; 06 26

jacques halbronn Réflexions sur l’article nostradamologique de Gilles Polizzi (1998)

jacques halbronn Réflexions sur l’article nostradamologique de Gilles Polizzi (1998) Il arrive que des textes défendant des approches sensiblement différentes du corpus Nostradamus cohabitent au sein d’Actes de Colloque ou dans une même revue, à quelques années d’intervalle. Cela aura été le cas entre nous et Patrice Guinard, dans la revue Française du Livre, entre 2008 et 2011 et cela l’avait été en 1998, entre nous et Gilles Poilizzi dans le volume ‘ »Formes du millénarisme en Europe à l’aube des temps modernes » ( Colloque de Marseille, Ed Champion 2001), ce dernier signant un texte initulé Le thème millénariste dans les prophétries de Nostradamus » aloss que le notre titrait » Pierre du Moulin et le thème du pape Antéchrist ». L’on pourrait également signaler le décalage dans les Actes du Colloque « Prophétes et prophéties » ( Paris 1997 Ed. ENS 1998) entre nous (Les prophéties et la Ligue) et Michel Chomarat. Dans le présent texte, nous n’opposerons pas nos deux textes de 1998 mais le texte de Polizzi de l’époque – l’auteur ayant pu évoluer entre temps- et nos positions actuelles, 28 ans plus tard. Mais déjà en 2002, dans Documents Inexploités sur le phénoméne Nostradamus (Ed Ramkat, Feyzin)nous apporterions de nouveaux éléments sur la genése de l’Epitre à Henri II.Le thème de l’Antéchrist est d’ailleurs devenu central dans notre approche du corpus centurique au vu de l’Epitre de Nostradamus au pape Pie IV. Nous avions d’ailleurs publié en 1991, une étude dans la revue Renaissance, Humanisme Réforme (RHR), organisatrice du Congrès de Marseille, qui traitait déjà de la relation entre Nostradamus et le souverain pontife. » Une attaque réformée oubliée contre Nostradamus. (1561) » Polizzi signale « Pour qu’il y ait imitation et contrefaçon, il faut bien qu’il y ait eu au préalable une matière à altérer et une technique à imiter ». répliquant ‘p; 435)à notre communication de l’année précédente. Polizzi semble tout ignorer de l’Epitre au Roi en tête des Présages Merveilleux pour 1557 (que nous reproduirons en 2002, 4 ans après le dit Colloque) , document aimablement fourni par Ruzo, dont nous avions fait la connaisance en 1985 lors d’un Colloque tenu à Salon de Provence. Tout comme il n’a pas connaissance de l’Epitre de Nostradamus à Pie IV (traduite en italien) et qui fixe l’année 1567 comme liée à l’Antéchrist. Pourtant cette Epitre avait été reproduite au début du XXe siècle. »; Manuscrit Inedit De Nostredame Dedie Au Pape Pie Iv .Magdebourg, Sub St Michaelis Invoc 1906). Selon nous (cf notre post doctorat, 2007 sur Giffré de Réchac et la naisssance de la critique nostramique au XVIIe siècle, EPHE Ve section), il faut chercher l’origine des quatrains (en vers) dans les prédictions annuelles en prose, y compris des introductions en prose aux Centuries. D’ailleurs Polizzi cite un quatrain de la Centurei VIII relatif à l’Antéchrist qui fait écho à la dite Epitre au pape. Le quatrain de la Centurie VIII joue sur le mot » Macelin » figurant dans l’epitre à Pie IV, ce qui nous a conduit à penser que le second volet des Centuries avait été introduit initialement par la dite Epitre à Pie iV et non par une Epitre à Henri II retouchée de celle de 1556 et redatée de 1558. En fait, la plupart des références signalées par Brind’amour – mais il faudrait aussi parler du travail de Chantal Liaroutzos, paru dans RHR, à propos des emprunts à la Guide des Chemins de France de Charles Estienne- ne sont pas le fait de Nostradamus mais de faussaires chargés de produire des quatrains à la châine, au prix de plagiats que l’on ne saurait attribuer au dit Michel de Nostredame. Ces emprunts à une littérature antérieure au temps de Nostradamus, sont en fait l’oeuvre du Zeitgeist de la Ligue. Ces faussaires auront d’ailleurs été victimes des précédents faussaires du vivant de Nostradamus(comme signalé par M. Chomarat dans sa Bibliographie Nostradamus de 1989), de sorte que la vignette ornant les prétendues premières éditions centuriques (1555; 1557) reprend une vignette des almanachs pirates. En ce qui concerne la Préface à César dont on pourrait penser qu’elle a été pastichée par Antoine Couillard dans ses « Prophéties », il convient d’adopter l’hypothèse suivante, à savoir qu’elle n’introduisait pas le premier volet des Centuries mais un texte disparu tout comme l’EPitre à Henrii II s’inspirait d’une épitre de Nostradamus mais retrouvée en tête d’un texte sans rapport avec les Centuries.. Il nous faut, pour conclure, dire quelques mots sur notre propre communication de 1998 largement centrée en fait sur l’EPitre à Henri II. Nous y insistions sur le fait que les Centuries avaient été instrumentalisées par les camps en présence, sous la Ligue; Rappelons qu’en 1997, nous avions épinglé le quatrain IV, 46, impacté par la situation politique de la période en question, Garde toi Tours de ta proche ruine, ce quatrain se retrouvant dans l’édition Macé Bonhomme 1555, ce qui vient confirmer son antidatation anachronique. Nous insistions sur le clivage religieux entre Catholiques et Réformés, qui impacte les volets et leurs lieux de publication et sur l’interprétation à donner dans l’Epitre à Henri II à l’annonce de « persécutions de l’Eglise Chrétienne. » JHB 10 06 26

jacques halbronn Psycho-sociologie du personnage biblique d'Eve (Genése) La dialectique animal/machine

jacques halbronn Psycho-sociologie du personnage biblique d'Eve (Genése) La dialectique animal/machine Nous avons signalé sur le rejet par les femmes des mauvaises odeurs, de ce qui salit, de ce qui "pue", "empeste". Or, la question qui se pose vraiment à leur sujet est la suivante: est- ce que cela les rapproche ou est ce que cela les éloigne de l'animalité? Au bout du compte, nous serions plutôt enclin à penser que leur sensibilité olfactive vise à s'éloigner de la matière, à user d'écran avec elle. Ainsi, manger sans les couverts (fourchette, couteau, cuiller) ne peut que se salir les mains voire les vêtements ou le sol. La femme n'apprécie guère que l'on mange salement alors que les animaux n'ont pas ce genre de souci. A contrario, l'homme sera moins soigneux, moins délicat dans son rapport avec la "bouffe", on lui reprochera de manger "comme un porc", trop goulument. En revanche, dès qu'il s'agit de la parole, de ce qui vient de l'intérieur, la femme est souvent dans la compulsivité verbale, dans la jouissance évacuatoire, avec un certain sans gêne en public, dont nous avons déjà défini les contours dans de précédents textes. On sait qu'actuellement, les femmes reprochent volontiers aux hommes des attouchements, des gestes déplacés sans parler des "viols". (Me too, Moi aussi) Il y a déjà une bonne dizaine d'années, nous avions comparé les femmes à des machines capables d'enregistrer et de répéter "machinalement". Que penser de cette création de la femme, au chapitre II du Livre de la Genése? א וַיַּפֵּל יְהוָה אֱלֹהִים תַּרְדֵּמָה עַל-הָאָדָם, וַיִּישָׁן; וַיִּקַּח, אַחַת מִצַּלְעֹתָיו, וַיִּסְגֹּר בָּשָׂר, תַּחְתֶּנָּה. 21 L’Éternel-Dieu fit peser une torpeur sur l’Homme, qui s’endormi; il prit une de ses côtes, et forma un tissu de chair à la place. כב וַיִּבֶן יְהוָה אֱלֹהִים אֶת-הַצֵּלָע אֲשֶׁר-לָקַח מִן-הָאָדָם, לְאִשָּׁה; וַיְבִאֶהָ, אֶל-הָאָדָם. 22 L’Éternel-Dieu organisa en une femme (Isha) la côte qu’il avait prise à l’homme, et il la présenta à l’homme (Adam). כג וַיֹּאמֶר, הָאָדָם, זֹאת הַפַּעַם עֶצֶם מֵעֲצָמַי, וּבָשָׂר מִבְּשָׂרִי; לְזֹאת יִקָּרֵא אִשָּׁה, כִּי מֵאִישׁ לֻקְחָה-זֹּאת. 23 Et l’homme (Adam) dit: "Celle-ci, pour le coup, est un membre extrait de mes membres et une chair de ma chair; celle-ci sera nommée Icha, parce qu'elle a été prise de Ich." Comment, dès lors, situer la Isha dans le processus de Création.? On est en droit de situer Isha comme un stade ultérieur puisque Dieu remarque qu'Adam est bien seul (levado) et qu'il aurait besoin d'une aide (Ezer). יח וַיֹּאמֶר יְהוָה אֱלֹהִים, לֹא-טוֹב הֱיוֹת הָאָדָם לְבַדּוֹ; אֶעֱשֶׂה-לּוֹ עֵזֶר, כְּנֶגְדּוֹ. 18 L’Éternel-Dieu dit: "Il n’est pas bon que l’homme soit isolé; je lui ferai une aide digne de lui." Tout se passe, selon nous, comme si Adam s'était créé, fabriqué (faber) lui même une servante. Qu'est ce qui distingue Adam de cette "Isha" sortie de lui même? Elle n'a pas les qualités d'Adam car Adam n'est pas Dieu. Elle ferait penser à un robot, ce qui la rend apte à seconder Adam quelque peu mécaniquement. On retrouve le schéma de triangulation avec Adam au sommet et autour ce qui est en amont, primitif, et ce qui est en aval, ce qui tend vers l'humain et ce qui s'en éloigne. Cette femme reliée (menstruation), agitée, mue par un processus périodique, à la Lune comme Adam à Saturne sur un plan d'une autre envergure et vouée à enfanter, mettant fin à l'androgynat initial du chapitre premier. טו וְאֵיבָה אָשִׁית, בֵּינְךָ וּבֵין הָאִשָּׁה, וּבֵין זַרְעֲךָ, וּבֵין זַרְעָהּ: הוּא יְשׁוּפְךָ רֹאשׁ, וְאַתָּה תְּשׁוּפֶנּוּ עָקֵב. {ס} 15 Je ferai régner la haine entre toi et la femme, entre ta postérité et la sienne: celle-ci te visera à la tète, et toi, tu l'attaqueras au talon (Eqev)." טז אֶל-הָאִשָּׁה אָמַר, הַרְבָּה אַרְבֶּה עִצְּבוֹנֵךְ וְהֵרֹנֵךְ--בְּעֶצֶב, תֵּלְדִי בָנִים; וְאֶל-אִישֵׁךְ, תְּשׁוּקָתֵךְ, וְהוּא, יִמְשָׁל-בָּךְ. {ס} 16 A la femme(Isha) il dit: "J'aggraverai tes labeurs et ta grossesse; tu enfanteras avec douleur; la passion t'attirera, vers ton époux, et lui te dominera." Selon nous, cette Isha, issue de Ish, est plus proche de la machine que lui et en ce sens, elle serait moins "animale" que lui. (cf l'Ile du Docteur Moreau de Wells), d'où les malentendus persistants entre les sexes, de nos jours, la femme vivant mal le côté animal tant chez elle (l'avortement, la contraception) que chez l'homme; On pense au Frankenstein (de Mary Shelley,1818) capable de créer des monstres tel un apprenti sorcier. Mais, au niveau cyclologique, il y a des périodes où la conscience des différences s'estompe et d'autres où elle s'exacerbe. Image de Monstre de Frankenstein — Wikipédia Image de Poster Color illustration of Frankenstein head – Tableau ... Image de Frankenstein, l'alerte de Mary Shelley - L'Humanité JHB 10 06 26