Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
mercredi 1 juillet 2026
jacques halbronn Théologie. La dualité Science et Droit et son dépassement, sa transcendance.
jacques halbronn Théologie. La dualité Science et Droit et son dépassement, sa transcendance.
jacques halbronn Théologie. La dualité Science et Droit et son dépassement, sa transcendance.
Selon nous, la notion de « loi » recouvre à la fois Science et Droit, ce qui est révélateur de la tendance du Droit à se substituer à la Science, à la dépasser, à la remplacer, par une forme de surenchère; Trois thèmes illustreront notre approche; Astrologie, Juif, Génie en vue d’un colloque interdisciplinaire qui fait pendant à celui que nous avions organisé en mai 2000, il y a un quart de siècle autour de la Dualité; le juif, l »astrologue, la femme/
La Science n’est pas réductible à ce qu’elle comporte à un instant T, elle doit également englober un passé, pas nécessairement connu et conservé ainsi qu’un futur à attendre. Trois thèmes nous ont tôt interpellé: la question du génie et celle de l’astrologie sans oublier la question juive, tous trois confrontés à un obstacle épistémologique, celui des barrières du Temps passé et futur. Nous relisons actuellement des textes rédigés en 1965-66 que nous avons conservés dans une série de cahiers d’écolier, lors de notre première année d’université. Cela fait souvent écho à notre production actuelle. Dans un cahier intitulé « Pour un peuple de génies », nous distinguions deux populations car une notion ne peut s’appréhender que par opposition à une autre, la population dépendante des structures établies par les humains, en toute conscience et la population en prise avec la Subconscience, ce qui donne des repéres différents. Les populations marquées par la Subconscience n’ont pas besoin des repéres nécessaires aux populations relevant de repéres affichés. Il y aura mismatch. Cela signifie que les valeurs diffèreront, tout comme les valeurs masculines diffèrent des valeurs féminines, ce dont nous traitions déjà à l’époque, les femmes étant indifférentes à ce qui compte, importe pour les hommes et vice versa.
Nous écrivions, il y a 60 ans( à partir du 19 octobre 1966, à la veille de nos 20 ans et de notre entrée à Sciences Po, installé depuis peu dans ce château Renaissance du 19,rue des Gobelins (Paris XIIIe et ayant « quitté ma famille » depuis le début de l’année, que les Juifs devaient s’affirmer en tant qu’individus et pas seulement par le biais de marques d’appartenance identitaire. On en revient à la formule prophétique de Clermont Tonnerre, sous la Révolution, rien pour les Juifs de France en tant que « nation », tout s’ouvre aux Juifs en tant qu’individus et les Juifs de souche française ont bien compris le message à la différence des Juifs immigrés sur le sol français qui sont marqués par le syndrome du mimétisme, ce qui nuit à leur capacité critique de du systéme français. A l’époque , nous pensions que l’existence d’Israel était la réponse, la solution et nous nous immergerions, avec plus ou moins de bonheur, jusqu’en 1969 dans la société israélienne, en situation d’immigré. On perçoit là une contradiction: pourquoi un Juif de souche française, dont les ascendants auront vécu directement l’Emancipation, irait renoncer à ce capital pour connaitre le sort des Juifs immigrés sur le sol français? Et c’est ce qui nous conduisit à renoncer à une telle vision des choses et opter pour la condition diasporique. D’où la création en 1978 du Cercle d’etude et de recherche sur l’identité juive (CERIJ) préconisant une prise de distance par rapport à tout modele, à tout moule dominant.. Mais en 68, la solution israélienne s’imposait à notre esprit en lien avec un recours jugé indispensable à l’Astrologie . Mais force est de reconnaitre que notre Astrologie de l’époque n »était pas encore assez « perfectionnée » (selon une formule qui nous était chère alors). Nous relisons, en ce moment, les premières lignes de ce journal resté manuscrit: » Aujourd’hui est un jour particulier (..) j’ai décidé que je devais sortit de la connaissance pour remplir mon action (..) Je vais parler de moi (..) Puisque l’on commence à écrire, il faut se connaitre. Tout d’abord, je dialogue perpétuellement avec moi-même (…) Solitude et langage écrit sont les meilleurs agents de l’action; Le discours ne sert qu’en tant que provoquant des sensations. (…) Le peuple juif (..) a besoin d’un guide.Car le guide est la volonté des peuples; Nous écrivions le 20 octobre 1966, « La théorie universelle du génie s’élabore Il y a trois genres de génie l’artistique, le mathématique et le philosophe (…) Le génie, lorsqu’il nait recommence la phénoméne humain initial (..) Le génie refuse ce qui n’est pas lui et cherche par tous les moyens à affirmer sa pensée (…) Personne ne peut l’aider à se découvrir lui-même; il risque à chaque instant d’être victime de lui meme/ (…) Mais quel est le mécanisme du génie? (..) Le génie tente d’exprimer non pas son moi mais l’universel; il n’obéit pas à son moi mais à ses théories (d’où un changement fréquent de comportement.(…) Celui qui est imité par le plus d’individus, consciemment ou non est le plus grand génie (…) Il y a ceux qui n’agissent ni ne créent (..) singeant les « hommes » car ce n’est que par l’extérieur qu’ils le comprennent, (..) Comment le génie influe -t-il sur la réalité? (…) la première observation de ma part fut en quelque sorte que le génie mentait à la réalité » qu’il imposait son point de vue. Le peuple juif ne dépend pas de l’existence de structures mais il est constitué d’individus qui ont envie de se regrouper de par leurs affinités
Il y a rejet de ces trois notions. , astrologie, génie, juif, parce que l’on ne parvient pas à les expliciter « scientifiquement » d’où la tentation de recourir au Droit, à l’instar de Théodore Herzl, de formation juridique, d’où son ouvrage l’Etat Juif, (cf le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle) Ed Ramkat 2002) solution bien artificielle, au demeurant. Herzl pensait que l’existence d’un Etat, où qu’il soit, permettrait de conférer quelque substance au fait juif. En ce qui concerne la question de l’astrologie, son rejet tenait au fait qu’elle entendait s’étayer par le biais de l’astronomie alors que celle-ci n’était pas en mesure de la justifier, dans l’état actuel de sa formulation. En ce qui concerne la question du génie, on a le critère d’une certaine supériorité et l’on retrouve dans le Droit, le processus de l’élection permettant de déterminer quels sont les meilleurs. On voit que le Droit Constitutionnel entend remplacer l’Astrologie en la singeant, en l’imitant, fixant ainsi des durées, des mandats, des périodes.
Nous dirons que la Science nous rapproche de Dieu comme le voulait Spinoza quand il proposait Deus sive Natura et que le Droit nous en éloigne même si l’on nous déclare que les Dix Commandements révélent la volonté divine, ce qui est une façon de sacraliser les lois que les sociétés s’accordent à elles mêmes au lieu de rechercher leurs fondements naturels. Mais entre la Nature et le Droit, il y a la SurNature, qui est l’oeuvre d’une humanité supérieure qui aura été capable de créer un monde au delà de la Nature mais aussi au delà du Droit.
JHB 01 07 26
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