Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
lundi 6 septembre 2021
Jacques Halbronn La découverte nostradamique post mortem/in extremis attribuée à Pierre Brind'amour (1996)
Jacques Halbronn : La découverte nostradamique post mortem ou in extremis attribuée à Pierre Brind'amour (1996)
Décidément, les problémes de chronologie dans le champ nostradamique ne s'arrêtent pas à la fin du XVIe siècle et au début du XVIIe siècle mais affecteraient également la période 1993-2002. Pierre Brind'amour décéde en janvier 1995, à Ottawa. En 1993, il publiait un Nostradamus astrophile. Les astres et l'astrologie, dans la vie et l'oeuvre de Nostradamus (Les Presses de l'Université d'Ottawa. Ed. Klincksieck.). En 1996, parait une oeuvre posthume de Brind'amour; chez Droz, Les premières centuries ou Prophéties (édition Maca Bonhomme de 1555). Edition et commentaire de l'Epitre à César et des 353 premiers quatrains. Son collégue canadien Pierre Kunstmann, dans un avertissement au lecteur, daté de févriet 1996,à Ottawa, écrit que Brind'amour lui "avait confié avant sa mort la publication de son édition des Prophéties. Il avait terminé l'établissement du texte critique et allait achever la rédaction de l'introduction. Prenant la reléve, j'ai procédé à une révision de l'ouvrage, à la contribution d'un index et à la mise en forme de l'introduction"
Or, la comparaison entre les deux ouvrages considérés ne laisse pas d'intriguer un spécialiste de Nostradamus tel que nous, très concerné par les question chronologiques (antidatations) et les contrefaçons. Force, d'abord, est de devoir constater l'émergence d'un certain Antoine Crespin en mai 1996 (achevé d'imprimé) alors que celui-ci n'occupait qu'une place très modeste en 1993. Or, sachant que Brind'amour décéda début 1995 et étant bien affaibli par la maladie, cela ne laisse plus guère qu'un intervalle de quelque 18 mois tout au plus, trois semestres.
On pourrait certes nous objecter que Nostradamus astrophile est consacré à l' astrologie chez Nostradamus, comme son titre l'indique mais la lecture de la bibliographie montre clairement que la question des centuries n'est nullement absente comme en témoigne la place que Brind'amour accorde à Antoine Couillard (pp. 504-505) Dans la rubrique" collages et plagiats" (pp.488 et seq), Brind'amour mentionne des almanachs "pirates" et à la rubique "Contrefaçons" à ce qui parait sous son nom en Italie.(pp.491-492). Or, Crespin reléve -du moins selon le Brin d'amour de 1996 de ce genre de faux mais-problème- cela n'apparait que dans l'édition de 1996!(pp. XXVI-XXVII de cette "introduction" laissée inachevée par notre auteur.. En 1993, Antoine Crespin n'a pas droit au traitement que Brind'amour consacre à Antoine Couillard. Et selon nous, cela ne peut s'expliquer que parce que Crespin n'avait pas encore été repéré par notre auteur, cette révélation étant intervenue en quelque sorte sur son lit de mort, soit après la parution du Nostradamus astrophile. On notera que Brind'amour n'associe son intérêt soudain pour Crespin , dans sa bibliographie et ses notes de bas de page, à aucune étude dont il aurait pu profiter.
Une coincidence fâcheuse nous améne à faire preuve de circonspection et nous sommes bien placé pour en traiter puisque cela concerne nos propres travaux. En janvier 1999, nous soutenions une "thèse d'Etat" Le texte prophétique en France. Formation er fortune" comportant une étude sur le dit Crespin. Mais cette thèse aura attendu longtemps avant d'obtenir le feu vert de la part du directeur Jean Céard puisque nous étions inscrit dans ce cadre depuis 1985! De nombreuses moutures de la thèse circulèrent au cours des années. En 1991, Brind'amour contribua au colloque que nous avions organisé à Paris avec le titre "L'astrologie chez Nostradamus" et dans Nostradamus astrophile il témoigne de nos contacts, notamment à la Bibliothèque Nationale, site Richelie En 1990, nous avion édité le Répertoire Chronologique Nostradamique de Robert Benazra (Ed Trédaniel-La Grande Conjonction) et en 1991 une étude sur Nostradamus et Pie IV (Revue Réforme, Humanisme, Renaissance) Dès .1984, on pouvait lire notre Compte-rendu de la Bibliographie Lyonnaise de Nostradamus de M. Chomarat in Revue Aurores, Avril n°22,. En 2002, nous publiames l'intégralité des passages figurant dans les Prophéties dédiées à la puissance divine et à la nation française (1572)ED. Ramkat/
En 2001, nous avions donné une communication sur Crespin au Congrès Mondial des Etudes Juives, à Jérusalem en montrant que Crespin avait tenu des propos hostiles aux Juifs et que ceux ci avaient été repris dans les éditions centuriques. De fils en aiguille, il nous apparaitrait que Crespin n'aurait finalemnt pas copié Nostradamus mais l'aurait imité, dans le style de ses quatrains d'almanachs.(connus sous le nom de présages). et que par la suite, c'est la production nostradamique du dit Crespin qui aurait été récupérée par les éditeurs des "Centuries", dans le cours des années 1580 (cf notre communication de 1997 Les prophéties et la Ligue, Colloqu (Verdin Saulnier) Prophétes et Prophéties, Ed ENS 1998° En cela, Brind'amour aurait fait fausse route, ce qui avait aussi été notre cas à l'époque*; Crespin, en définitive, ne saurait servir à témoigner de la circulation des Centuries au début des années 1570. Or, ce qui trahit un plagiaire, c'est lorsqu'il commet les mêmes erreurs que son modéle.
Resterait à déterminer si c'est Brind'amour qui aurait commis cette en ne signalant pas ce qu'il nous devait ou quelqu'un intervenant dans l'édition Droz de 1996 .. on sait notamment que Jean Céard, notre directeur de thèse et donc fort averti de nos travaux aura entretenu des relations suivies et privilégiées avec les dites éditions mais cela aura impliqué, en tout état de cause, Pierre Kunstmannn k, chargé de parachever l'ouvrage laissé par Pierre Brind'amour, lequel ne cache d'ailleurs pas être intervenu dans la version finale (cf notre post doctorat Le dominicain Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle, EPHE Ve section, 2007).
JHB
06 09 21
dimanche 5 septembre 2021
samedi 4 septembre 2021
vendredi 3 septembre 2021
Jacques Halbronn Critique de la notion de création associée au Dieu Universel
Jacques Halbronn Critique de la notion de création associée au Dieu universel
Selon nous, le dieu "premier" n'est pas un "créateur". On le comparera à l'homme par rapport à la femme. Le créateur est celui qui travaille un matériau préexistant/ C'est le "sous dieu" qui peut être qualifié de "créateur" . Le sperme de l'homme n'est pas créateur, c'est la femme qui conduit le processus à son aboutissement "créatif".
Ainsi, le récit de la Genése sur la "création" renverrait à un dieu "féminin".; à un deus faber qui fabrique un monde limité qui est le notre, celui de notre Humanité, de notre Terre, de notre Ciel./
La création serait donc liée à un deuxiéme stade comme il ressort d'ailleurs du récit de la Genése ainsi réinterprété.
La création est liée à l'objet, à l'objectif, à l'objectivation, à un aboutissement alors que le "premier mobile" est pur élan, impulsion, ensemencement.
Notre humanité occupe un espace limité dans l'Univers et elle ne saurait être et avoir été l''oeuvre d'un Dieu "universel" et en ce sens notre humanité serait marquée par un amour, une élection, donc d'un horizon restreint, réduit, ce qui est propre au féminin. D'ailleurs, dans la Genése, il est indiqué que Dieu est dualité masculin et féminin et c'est la partie féminine qui aura créé notre monde.
Jésus est le produit du deuxiéme stade et en ce sens représente un troisiéme stade également créatif, mais à un niveau subalterne, se situant non pas dans la fabrication du monde mais dans la façon de l'habiter et de le préserver de la sclérose et de l'altération. C'"est le registre du politique.
C'est dire que les trois niveaux théologiques que nous avons décrits dans nos travaux depuis un certain temps sont souvent allégrement fondus et confondus en un seul.
Ce deuxiéme stade est généralement mal compris et on veut à tout prix l'assimiler soit au premier, soit au troisiéme stade alors que notre monde reléve bel et bien du deuxiéme stade. Et nous disposons de tout un encadrement de repéres visuels: depuis la planéte Saturne se joignant successivement et alternativement à quatre étoiles associées aux équinoxes et aux solstices, étoiles qui varient au rythme de la précession des équinoxes, dont les étoiles dites "royales" ont perpétué la marque mais bien évidemment, ces étoiles, on l' a dit, n'ont pu correspondre que pour un temps donné à l'alignement sur les axes équinoxiaux et solsticiaux. A ces repéres de temps, viennent s'ajouter des repéres qui structurent notre espace social comme la différence anatomique entre hommes et femmes ou celle entre les couleurs de peau.
En effet, ces repéres nous montrent que le temps n'est pas uniforme et que notre Humanité comportent des degrés, des strates qui apparaissent à l'observateur ou comme l'alternance des phases. Cette double approche, c'est l'anthropocosmologie.
Avec l'homme et la femme, l'on retrouve la dialectique des premier et deuxiéme stade et c'est en ce sens que notre humanité est à l'image, à la ressemblance de "Dieu". L'homme est doté d'un génie qu'exploite la femme en conférant une forme à ce qui n'est que matière..
JHB
03 09 21
jeudi 2 septembre 2021
Jacques Halbronn Epistémologie. La preuve et la démonstrarion, deux approches de la Science
Jacques Halbronn : Epistémologie. La preuve et la démonstration : deux approches de la "Science"
Que penser de celui qui demande des "preuves" de ce que l'on avance? Est ce de sa part un signe de rigueur ou bien dune certaine impuissance à penser par soi même? La plupart de ceux qui s'occupent d'Histoire nous semblent appartenir à ces chasseurs de preuves., quitte à les fabriquer ou à se voir berner par la production de oontrefaçons. Ils sont aisément victimes de supercheries littéraires puisqu'ils ne sont pas en mesure de développer une argumentation critique de qualité.
A l'opposé de ces amateurs de "preuves" tangibles, nous trouvons le monde des "vrais" scientifiques qui sont sensibles à la force des arguments apportés quand bien même n'y aurait-il pas de "preuve" de ce qui est avancé. Les gens de la preuve parleront alors de "spéculations", ce qui sera, dans leur bouche, l'annonce d'une condamnation sans appel. Entre ces deux populations, c'est un dialogue de sourds et il est recommandé quand on opte pour un directeur de thèse de savoir sur quel pied danser car cela risque fort sinon le pourrissement de la relation, du fait d'une certaine incompréhension mutuelle, chaque protagoniste étant déçu par l'autre. L'homme de la preuve attendait que l'on s'en tienne aux "faits", aussi invraisemblables soient ils alors que l'homme de la "demonstration" exigera que l'on évite les invraisemblance au regard d'un certain "bon sens " (Descartes) s aussi renseignées soient-elles.
Dans le cas des études nostradamologiques ou dans celui des études ptolémaiques, au regard de l'étude des textes, il y a ceux qui ont une approche "factuelle" et apologétique et ceux qui préconisent une méthode archéologique et critique si bien que les uns et les autres resteront sur leurs positions indéfiniment parce qu'il leur manquera toujours quelque chose chez leur interlocuteur.
Selon nous, les tenants des "preuves" ont fort peu confiance dans la "raison" raisonnante qui interroge les données disponibles pour les dépasser et les transcender. Ils se soutiennent entre eux dans leur résistance aux "thèses" qui "vont trop loin", comme pour un nageur qui se tient à distance du bord, de la rive. Ils attendent LA preuve "irréfutable", le document "imaginé" par les gens de la démonstration et dont ils font le pari qu'il n'existe pas et qu'ils n'auront donc pas à se plier face à un "raisonnement". On retrouve là la dialectique déduction/induction.
Dans les deux corpus évoqués, celui de Nostradamus et celui de Ptolémée, l'un touchant au prophétisme astrologique , l'autre aux rapports astrologie.astronomie, les hommes de la "démo" pourfendent les constructions des "faussaires", imitant les quatrains des almanachs de Nostradamus, et rédigés dans le contexte de la Ligue face au futur Henri IV alors que les tenants de la "preuve" ne veulent pas croire à une telle imposture et n'entendent pas se contenter d'arguments "spécieux". Pour cc qui est de Ptolémée, le débat que nous avons lancé depuis peu vise à déconstruire le dispositif des Dignités planétaires figurant dans la Tétrabible en montrant que le dit dispositif ne peut qu'être une version tardive, altérée, quand bien même ne retrouverait-on pas la dite présentation reconstituée selon une argumentation structurelle et géométrique. Pour les gens de a démonstration, la "raison" prime sur les "traces", les "ruines", qui nous sont parvenues.
Comme on l'a dit, d'entrée de jeu, les historiens appartiendraient plutôt au type "preuve" qu'au type "démo" alors que dans le domaine de des sciences dites dures, la qualité de l'argumentation, son élégance -selon le rasoir d'Occam- est honorée et applaudie. On a bien là la manifestation de deux "tempéraments", de deux modes de fonctionnement cérébral, que l'on retrouve dans nos travaux en anthropocosmologie., à savoir que tantôt la mémoire ( solsticialité) est suractivée et tantôt c'est l'intelligence (équinoxialité). Mais d'un point de vue cyclique, nous pensons qu'il y a alternance de ces deux modes de pensée et qu'il est vain d'aller à contre-courant d'une "mode" tendanst à être consensuelle, pour un temps donné..
JHB
02 09 21
Patrice Guinard sa thèse marquée par sa fréquentation de la Biblliotheca Astrologica
ASTROLOGIE : LE MANIFESTE 1/2. Un nouveau Modèle pour ...
http://cura.free.fr › ...
LA SCIENCE FACE À L'ASTROLOGIE - Le Ternaire de la Connaissance - Un Modèle ... Jacques de Billy et Jean François, par le gassendiste François Bernier, ...
Patrice Guinard - Wikipédia
https://fr.wikipedia.org › wiki › Patrice_Guinard
Artiole Wikipedia
éPatrice (Hervé) Guinard, né en 1957, est un philosophe, seiziémiste. Il a soutenu une thèse de doctorat à moins qu'il ne se veuille dix septièmiste à l'occasion si l'on en croit
sa thèse, reprise dans son "Manifeste" (site CURA..free.fr)"
"Qu'en résulte-t-il de la nature de l'astrologie ? Elle n'est pas une science, car elle n'est pas soumise au principe de vérification ; ses modèles ne sont pas "falsifiables" [42b], quoiqu'ils le sont davantage que les énoncés de la littérature popperienne. Elle n'est pas une religion, car elle ne soutient aucun dogme révélé, ni aucune croyance particulière, et ne requiert ni clergé, ni temple, ni rituel. Elle n'est pas une philosophie, car elle relativise la valeur d'une rationalité dont l'ultime critère de certitude est l'évidence. Mais elle est à la fois un certain type de science, de religion et de philosophie, c'est-à-dire une conception du réel qui requiert des techniques de repérage empruntées à l'astronomie, et qui suppose la conviction de la résonance et du retentissement des rythmes de l'environnement géo-solaire sur le psychisme. C'est une forme spécifique de rationalité admettant comme condition préalable la différenciation structurelle d'une matrice archétypale. Elle ne ressortit ni à la raison expérimentale, ni à la foi, ni à la raison discursive, mais à la raison matricielle.
[Il semblerait qu'elle apparaisse comme une religion, qu'elle se manifeste en tant que métaphysique, qu'elle soit une science critique dans son essence, une "quasi-science". C'est en raison de sa triple nature [43b] et parce qu'elle a été perçue, au niveau de la connaissance, comme une rivale de la philosophie, du christianisme et de la science, qu'elle a été successivement combattue par le scepticisme grec, par les Pères de l'Église, et par le rationalisme moderne. En effet le statut épistémologique de l'astrologie a varié selon l'optique de ses opposants. Pour les sceptiques Carnéade et Sextus Empiricus, elle est combattue au sein d'une critique générale de la connaissance et de la science, alors que les apologistes chrétiens Tatien et Tertullien l'abominent conjointement à la philosophie et au paganisme polythéiste grecs. A la naissance du rationalisme anti-astrologique moderne, représenté en France par le philosophe mécaniste Pierre Gassendi, par les jésuites Jacques de Billy et Jean François, par le gassendiste François Bernier, par l'historien Jean-Baptiste Thiers, par le sceptique Pierre Bayle, ou encore par l'abbé Laurent Bordelon, elle est rattachée au domaine de l'irrationnel et du superstitieux. ] C'est à l'avènement du monisme mécaniste que s'élabore la notion de raison moderne, conglomérat idéologique auquel participent la science naissante, la philosophie matérialiste et la religion chrétienne, et qui s'est perpétué jusque dans l'exégèse historique contemporaine. [La condamnation sans procès de l'astrologie se reproduit naturellement, et conjointement au déclin de la métaphysique et de la spiritualité, sous les "Lumières" rationalistes, par l'obscurantisme positiviste, puis dans la grisaille de la pensée unique du XXè siècle. En l'espace de quatre siècles, la perception de l'astrologie change de statut à mesure des transformations du consensus et des impératifs idéologiques : non plus erreur, mais illusion au XVIIIè siècle, idiotie au XIXè, absurdité au XXè.] "
Or, toutes ces références à l'anti-astrologie du XVIIe siècle ne sont
autres que le résultat de sa fréqentation assidue de la
Biblitheca Astrologica et de son directeur.(ce qui est attesté par le registre des emprunts à la dite Bibliotheca Astrologica
mardi 31 août 2021
lundi 30 août 2021
Jacques Halbronn Théologie et Création: le grand débat sous-jacent
Théologie et création: le grand débat sous-jacent
par Jacques Halbronn
Les mots « Dieu » et « création » connaissent actuellement un usage qui semble délibérément , comme à plaisir, vicié, dévoyé tant on en reste sur des lieux communs au nom d’une culture judéo-chrétienne mal assimilé. Nous nous proposons ici d’y apporter plus de clarté en distinguant plusieurs plans qui s’emboitent certes les uns dans les autres mais qu’il importe de ne pas confondre, de ne pas télescoper.
La thèse centrale que nous défendons est celle d’un dispositif à trois niveaux offrant une analogie structurelle mais que l’on ne saurait amalgamer. Les mots « Dieu » et « Création » sont intimement liés en ce sens que tout créateur serait un « dieu » mais ce dieu est fonction de la création qu’on lui attribue. Il reste que tous les créateurs, du plus petit au plus grand, présentent certaines similitudes. On peut parler d’une guerre de religion larvée de nos jours et qui est une constante qui ne s’avoue pas comme telle. Autrement dit, la plupart des controverses toucheraient d’une façon ou d’une autre à la question du théologique.
La notion de Création dans le Livre de la Genése
Dès le premier verset de la Genése apparait un verbe que l’on traduit par « créer », c’est l’hébreu « Bara ». Au commencement « Dieu » « créa » le Ciel (notre Ciel?) et la Terre (notre Terre?). Il semble que l’on veuille dans le judaisme en général tel qu’il est devenu nier que l’humain puisse être capable de « créer », le verbe « bara » étant censé jouir d’un usage exclusif dont on ne saurait se saisir impunément. Un autre terme hébraique est toutefois utilisé, celui de Yetsira, notamment autour du Sefer Yetsira qu’on traduit par Livre de la Création, dans la littérature de la Kabbale, ouvrage qui traite notamment des 22 lettres de l’alphabet hébreu, en rapport avec les Eléments, les Signes du Zodiaque et les 7 planétes. Mais, en hébreu moderne, le Mot Yetsira peut s’appliquer à toute forme de création, à différents niveaux.
Quand on interroge des Juifs sur la notion de Dieu, ils renvoient à un dieu premier, primordial « créateur de l’univers » du « Olam ». Or, nous pensons que le dieu de la Genése et de l’Exode est un dieu qui s’occupe de notre humanité et au sein de celle-ci de « son peuple ». Que comprendre quand « Dieu » se référe à « mon peuple » ? Au niveau chrétien, il est question de l’invocation « Notre père qui êtes aux cieux ».
On soulignera ici l’importance déterminante de l’usage du « possessif ». Comment un dieu « universel » pourrait-il être la propriété de qui que ce soit? Le possessif est doté d’un caractère exclusif et l’enfant sait pertinemment que « son père » n’est le père de tout le monde tout comme il n’est pas un fils ou une fille interchangeable.
Le débat autour de Science et de Religion est en lui même assez obscur dans la mesure où comme dirait Spinoza, Deus sive Natura. Parler de la Nature, c’est implicitement se référer au « dieu de l’univers ». En réalité, l’oppostion entre Science et Religion vise un autre type de Dieu, un dieu issu, émanant de ce « premier » dieu et dont les attributions sont infiniment plus limitées maiss qui serait bien plus proche de notre Terre, de notre Humanité voire de notre Ciel, si l’on va notamment dans le sens de l’Astrologie. Mais en même temps, ce dieu créateur de « notre » Humanité -Adam – ne saurait être placé sur le même plan que nos propres constructions humaines. Une cathédrale n’est pas du même ordre que notre systéme solaire. On devra donc distinguer trois niveaux de création que l’on confond si souvent allégrement.
Le cas de Jésus est source de malentendu car il semble vouloir entremêler ces trois niveaux pour n’en faire qu’un seul. et cela est fâcheux.
Selon nous, Jésus se situe à ce que l’on pourrait appeler le niveau 3, celui des « dieux » voués à guider l’Humanité, programmés en quelque sorte pour ce faire. C’est le niveau des prophétes, des génies tant sur le plan politique que scientifique ou artistique. Mais ce niveau ne saurait être comparé au niveau des dieux qui ont agencé notre Humanité et tout ce qui vient la structurer et dont selon nous traite le Livre de la Genése avec son récit de la « Création » pas plus que ces dieux ne sauraient être mis sur le même pied, que le Dieu du premier mobile.
Ce que nous devons constater, c’est que c’est le niveau intermédiaire qui semble faire le plus probléme, se trouvant comme pris en étau entre les deux autres idées de la Création alors même que le Livre de la Genése traite justement de cette interface. Cette civilisation judéo-chrétienne semble ne pas avoir pris la mesure de la théologie appropriée, d’où un certain malaise lié notamment à une certaine verticalité. Le niveau 3 qui a été ainsi instauré aura mis en place des éléments structurants, représentés, incarnés, par une certaine « elite » elle même soumise à un certain ordre cosmique, à condition de ne pas adopter une acception trop extensive du mot « cosmos » car il s’agit ici de « notre » cosmos et no du Cosmos en général..
Autrement dit, entre l’homme créateur, organisateur de notre société et le Dieu premier, il y aurait un point aveugle, une solution de continuité. On peut parler d’une crise théologique qui ne dit pas son nom. Dans le cas de Jésus, il n’est créateur ni de premier ni de deuxiéme niveau mais bien de troisiéme niveau. En fait, il faudrait parler d’une création de quatrième niveau, qui serait celle de l’homme ordinaire, du vulgum pecus. Jésus est avant tout concerné par le culte au dieu de deuxiéme niveau est fait lui même l’objet d’un culte de troisiéme niveau de la part des populations de quatriéme niveau.
Ce qui est notamment à souligner, c’est ce que signifie un certain rejet de l’astrologie qui est en fait ni plus ni moins qu’un rejet, un déni de la Création de deuxiéme niveau tant au nom des tenants du premier niveau que de ceux de troisiéme niveau. Le procés que l’on intente à l’encontre de l’astrologie est double : elle ne serait ni « naturelle », ni l’oeuvre des humains. Elle serait d’un troisiéme type et inclassable. Il s’agit donc pour nous de rétablir un paradigme qui permettre de déterminer la place qui lui revient en soulignant que l’attaque contre
l’astrologie est celle menée contre le deuxiéme niveau théologique. Et c’est en cela que nous asssstons à une conflictuallité d’ordre théologique qui ne se déclare pas comme telle. Au lieu d’accepter de situer l’astrologie au sein d’un ensemble, on s’en prend à elle de façon biaisée, comme aux victimes du lit de Procuste, soit en l’installant sur un lit trop grand, soit sur un lit trop petit.
Mais les astrologues eux mêmes semblent bien incapables de situer correctement le domaine qui est le leur et préferent se référer à la « Nature » alors même que la « Science » qui en serait la gardienne s’y refuse. Est-elle une création « humaine »? Nous avons envisagé cette hypothèse (cf La pensée astrologique, Paris, Artefact 1986, en préambule à ‘lEtrange Histoire de l’Astrologie de Serge Hutin) et il est possible qu’à un certain stade, les sociétés soient parvenues à instrumentaliser le « Ciel » mais il s’agit là d’une forme d’astrologie rudimentaire. (cf les travaux de Michel Gauquelin et notre édition des Personnalités planétaires, Ed Trédaniel, 1992) Nous en sommes arrivés par la suite à la thèse d’une technologie avancée mettant en place, artificiellement, un ensemble reliant le minéral et l’animal, la planéte et l’homme. Ce qui renvoie au débat entre Science et Technique, entre Science et Art – on pense à la démarche du sculpteur qui choisit les matériaux qui serviront à son oeuvre sans être aucunement obligé d’employer tout ce qui existe dans son milieu. Or, les astrologues semblent encore victimes de l’idée selon laquelle tout ce qui figure dans le systéme solaire devrait être intégré par l’astrologie, ce qui les conduit à produire un ensemble saturé d’informations et donc à la nécessité de vouloir tout expliquer de la sorte, et notamment la spécificité de chaque individu (cf l’ »Astrologie de la personnalité » de D. Rudhyar)
JHB
30 08 21
dimanche 29 août 2021
Jacques Halbronn L'anthropocosmologie va de l'homme vers le cosmos et du cosmos vers l'Homme
L'anthropocosmologie va de l'homme vers le cosmos et du cosmos vers l'homme
par Jacques Halbronn
Nous définirons l'astrologie de demain comme ayant dû trouver la bonne dynamique entre l'Homme et le Ciel
I Il faut partir de l'humain. Sociologie
Quand nous disons qu'"il faut partir de l'humain, nous entendons partir de la Société telle qu'elle nous apparait, telle qu'elle se présente, s'offre à nous. Il faut donc faire oeuvre sociologique et pouvoir communiquer sur ce plan sans avoir à parler d'astrologie.
Autrement dit, le chercheur en astrologie doit avoir préalablement fourni un certain travail de balisage des rouages sociaux, être parvenu à formuler une certaine dialectique car sans dialectique, il n'y a pas de cyclicité. Il importe que cette description du fonctionnement de la société soit aisément compréhensible sans que l'on ait, le moins du monde, recours à quelque grille astrologique que ce soit
II La mise en évidence de corrélations entre ce qui est en bas et ce qui est en haut.
Une fois que l'on a pu observer une certaine cyclicité socio-historique dans la vie des Etats, des Sociétés humaines, il s'agit de voir si l'on peut connecter la dite cyclicité correspondant à un certain nombre d'années à un quelconque processus planétaire.
Par exemple, si tel phénoméne revient tous les 7 ans, tous les quinze ans, ou tous les trente ans, on sera fondé à penser au cycle de la planéte Saturne qui est un multiple de 7, soit en conjonction, soit en carré (90°), soit en opposition (180°)
Dans L'Astrologie selon Saturne, ouvrage qui date maintenant de près de 30 ans puisque sa première édition date de 1994, nous avions étudié le passage de Saturne chaque fois autour du 0° Bélier, soit en gros tous les 30 ans. Là encore, l'on peut dans un premier temps se contenter de parler d'années et non de telle ou telle planéte.
Une fois que l'on a mis en relation un certain nombre d'années liées à la reproduction d'un phénoméne social, il est souhaitable que l'on distingue des phases antagonistes, ce qui permet une alternance. Par exemple, le passage de Saturne tantôt sur l'axe équinoxial-(0°bélier-0°balance) et tantôt sur l'axe solsticial (0° cancer, 0° capricorne).
Le grand avantage de structurer le cycle d'une planéte par ces deux axes, c'est que l'on n'a pas à faire jouer une autre planéte, comme le propose, à tort, André Barbault car dans ce cas, les observations d'ordre numérique ne correspondent plus avec la réalité astronomique puisque Saturne combiné à une autre planéte perd ipso facto son cycle de 7 ans et de ses multiples (cf supra)
A la fin du XVIe siècle, le juriste Angevin Jean Bodin avait préconisé de rechercher en Histoire des sociétés des structures numériques et s'était même demandé si l'étude des astres ne pouvait expliquer les mutations politiques. (cf les Six Livres de la République, 1576) Nous conseillons une grande économie de moyens -cf le rasoir d'Occam-et d'éviter toute surcharge au niveau des données astronomiques.
On peut tout à fait se contenter de repérer certaines zones du zodiaque, de l'écliptique, comme revenant régulièrement et cela peut suffire sans qu'il faille faire intervenir une planéte supplémentaire. Le monoplanétarisme est la voie de la sagesse. Et si ces zones recoupent peu ou prou les axes équinoxiaux et/ou solsticiaux, c'est tant mieux!
Cela dit, il n'est pas interdit de s'intéresser aux étoiles fixes qui sont réparties sur tout le zodiaque comme étant ainsi aspectées par telle ou telle planéte, sans aller chercher plus loin.
III Il faut revenir à l'humain. Psychologie
Quand nous disons qu'il faut revenir à l'humain , une fois établie la corrélation avec certaines récurrences astrales, cela signifie que l'astrologie ne saurait se substituer à une approche psychologique.. Entendons par là que ce n'est plus du domaine des calculs astronomiques.. Comprenez par là que nous rejetons l'usage du thème natal, cher à un Dane Rudhyar, comme indicateur de personnalité individuelle.
On aura compris que dans une approche sociologique, il s'agit de mouvements "sociaux" à grande échelle, englobant des populations entières. Certes, le réflexe de beaucoup d'astrologues sera de rendre compte astronomiquement de la diversité individuelle mais selon nous, il faut à ce stade passer le relais à la psychologie et à ses méthodes, la grille astrologique étant vouée à servir d'outil pour ce domaine.
Autrement dit, l'astrologie individuelle se limitera à l'avenir à étudier l'impact d'un processus collectif sur un individu en particulier tout en sachant que pour une période donnée, tout le monde sera confronté à un seul et même questionnement, seules les réponses à ces stimùli varieront et au cours de la période, il y aura un effet boule de neige du fait de la synergie générale.
Conclusion: Pour l'anthropocosmologie, on n'est pas dans le tout astronomique: l'on doit partir de ce qui peut s'observer autour de nous, sur cette terre, puis monter vers les sphères et enfin atterrir, redescendre à l'échelle individuelle sans prétendre que celle-ci soit dans toute sa spécificité, son unicité, déterminée par le cosmos. C'est pourquoi, nous avons mis en avant dans nos travaux le champ mémoriel, de la "mémorialité, tant au niveau sociologique que psychologique car il est assez évident que l'humanité passe par des phases de renouvellement, d'exploration, de découverte et par des phases de réappropriation du passé.
Prévisions pour 2025
A la mi 2025, Saturne passera à 0° Bélier, comme il le fait tous les 28/29 ans. Une phase équinoxiale est l'occasion de se délester de vieilles habitudes et l'on peut espère qu'alors, les astrologues seront mûrs pour changer de paradigme et d'accomplir une mue salutaire.
JHB
29 08 21
samedi 28 août 2021
Jacques Halbronn L'étoile, le signe, la constellation, le point vernal en Astrologie
Jacques Halbronn L'étoile, le signe, la constellation, le point vernal en Astrologie.
En 1980, l'astrologue Jacques Dorsan publiait chez Dervy un "Retour au Zodiaque des étoiles Vous n'êtes pas né sous le signe que vous croyez"
Sur la 4e de couverture, il s'explique "Si l'astrologie tire son jugement des astres, elle doit reposer sur un zodiaque constitué d'étoiles. Or, ce n'est généralement pas le cas, aussi paradoxal que cela puisse paraitre. Les Occidentaux utilisent un zodiaque saisonnier commençant le 21 mars au début du printemps etc""
Le tort de Dorsan est de penser non pas en étoiles fixes mais en constellations et le probléme des constellations c'est qu'elle ne forment pas d'aspects avec les planétes alors que l'on peut tout à faite penser un aspect planéte--étoile et que c'était même autrefois la raison même d'être des aspects, selon nous. Le probléme s'est posé avec la théorie des ères précessionnelles quaand on s'est demandé à quelle constellation correspondait le "point vernal" car là encore un point ne peut aspecter qu'un point, c'est à dire une étoile ou une planéte et non un signe ou une constellation. Autrement dit la fait de se servir des 12 signes ou des 12 constellations est aussi imprtaticable dans un cas comme dans l'autre.
Si l'on a découvert la précession des équinoxes, c'est parce que l'étoile que l'on mettait en rapport avec le point vernal ne restait pas la même. Ce qui montre qu'au point vernal correspondait une étoile "vernale" ou équinoxiale, ce que les astrologues du XVIIe siècle comprenaient.
Par ailleurs, il y a la tradition des étoiles fixes royales qui montre bien que l'on s'intéressait aux étoiles et non aux constellations qui sont des ensembles arbitraires d'étoiles, selon des découpages problématiques et discutables.
De fait, le maintien du symbolisme zodiacal crée de la confusion puisqu'il existe tant chez les astrologues tropicalistes que sidéralistes. En fait, il y a là un amalgame facheux car le zodiaque des saisons devrait se constituer sur 4 bases et non sur douze, en rapport avec les
4 saisons et on devrait laisser le Zodiaque à 12 aux seuls sidéralistes.
Revenons sur l'argument de Dorsan signalé plus haut. En fait il ne s'agit pas de se polariser sur le 0° Bélier mais sur les axes équinoxiaux et solsticiaux, soit ce qu'on appelle généralement le O° bélier, le 0° balance d'une part et le 0° Cancer et le 0° capricorne. Or, pour nous, le 0° bélier et le 0° balance s'équivalent et de même pour le 0° Cancer et le 0° capricorne, donc l'argument des deux hémisphères tombe de lui même puisque cela ne change rien à l'affaire..
Quant à se fixer une fois pour toutes sur la constellation du Bélier, cela n'a aucun intérêt car ce point de départ n'a aucun fondement naturel à la différences des axes équinoxiaux et solsticiaux. Quant à l'argument de la précession des équinoxes pour laisser entendre que le repére initial se perdrait si l'on renonçait à la constellation du bélier - mais à quelle étoile de cette constellation???? - puisque le Zodiaque tropique devrait selon nous abandonner toute référence au symbolisme zodiacal. D'ailleurs, si nous utilisons cette terminologie, c''est uniquement parce que cela reléve du méta-langage des astronomes tout comme d'ailleurs le nom des planétes que les astronomes ont emprunté à la mythologie par pure convenance.
SElon nous, en optant pour des étoiles comme repéres célestes pour les axes équinoxiaux et solsticiaux, on mettrait fin au clivage entre
sidéralisme et tropicalisme. Il s'agirait de désigner les étoiles fixes correspondant à un moment donné aux dits axes car pour nous une planéte ne se conjoint pas aux dits axes mais aux étoiles équinoxiales et solsticiales, ce qui permet de visualiser les conjonctions dans le ciel quand telle planéte se rapproche en perspective de telle étoile..
JHB
28. 08 21
Inscription à :
Articles (Atom)