dimanche 12 juillet 2026

jacques halbronn Epistémologie. L’Histoire de l’Astrologie en 2026 autour de L’Astrologie. Cahiers de l’Hermétisme, 1985

jacques halbronn Epistémologie. L’Histoire de l’Astrologie en 2026 autour de L’Astrologie. Cahiers de l’Hermétisme, 1985 / Selon nous , la tâche de l’historien ne saurait se réduire à relever les propos tenus à telle ou telle époque sur tel ou tel sujet mais se doit d’aborder des états antérieurs, par le raisonnement et la logique. Dans le cas de l’Histoire de l’Astrologie, il n’est donc pas, épistémologiquement, concevable se se contenter d’une phénoménologie superficielle, primaire. C’est d’ailleurs de ce fait que l’Histoire s’est vue contester le statut de science lors de la fondation en 1666 de l’Académie Royale des Sciences. En fait, l’Histoire se doit de traiter de deux inconnues, celle du passé non balisé par les monuments et documents et celle du futur (cf l’exposé de Guy Michaud) En 1989 paraissait un ouvrage ambitieux, sous la direction d’Antoine Faivre et d’André Barbault, simplement intitulé L’Astrologie (ED. Albin Michel), 10 ans après Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau (Ed Albatros) La liste des collaborateurs est impressionnante; de Robert Amadou, à Alex Ruperti (déjà présents dans Aquarius), Daniel Verney, Gilbert Durand et des proches de Faivre commme Jean Pierre Brach, Pierre Georges Sansonetti etc. Précisons cependant que la formule des Congrès filmés est alors en train d’émerger et promise à un bel avenir partir à partir de notre Congrès de Lyon de 1984 (voir sur You tube). On fera quelques commentaires sur certains contributions du dit volume de plus de 250 pages. En 1986, se tiendra à Bayeux un Colloque sur la Cométe de Halley auquel nous participerons. Rappelons qu’en 1985, paraissait notre ouvrage Le Monde juif et l’Astrologie (Ed Arché, Milan), issu de notre thèse soutenue en 1979 à l’EPHE. En 1986 paraitra notre essai sur ‘La pensée astrologique », à l’occasion d’une réédition de l’histoire de l’Astrologie de Serge Hutin (Ed Artefact) Daniel Verney L’Astrologie et le futur de la Science Ce qui fait défaut à ce texte , c’est la prise en compte du plan technologique. L’Astrologie selon nous est une fabrication due à une civilisation capable de programmer un rapport entre le cosmique et l’anthropologique, elle ne reléve donc pas de la Nature et de son évolution mais bien de la linguistique et de son arbitraire. André Barbault l’astrologie de Johannes Kepler Barbault aborde la dialectique du macrocosme et du microcosme, donc du Ciel et de la Terre, au nom d’une « sympathie universelle ». Il parle de retrouver le ‘plan de la Création », le « secret architectonique », ce qui débouche sur la sphérique pythagoricienne et les polygones. Kepler entend passer par la voie de la géométrie, des relations mathématiques, se référant à Gérard Simon,( Kepler, astronome astrologue (Bibliothèque des sciences humaines 493 pp. Paris, Gallimard, 1979.) Barbault traite des aspects entre planétes mais sans rapport avec les axes saisonniers (dont le point vernal), suivant en cela Kepler qui ne se souciait pas des 4 quadrants de 90 degrés mais partait des 360 degrés. On notera que le trigone de 120° ne s’inscrit pas dans cet espace de 90° à la différence du carré. L’erreur de Kepler est de n’avoir pas compris que nous sommes en présence d’une seconde Création qui n’obéit pas aux mêmes régles que la Première Création, comme nous le signalions pour Verney. Jean-Pierre Brach L’astrologie à la Renaissance. C’est là un des rares texte sur l’Astrologie publiés par l’auteur avant d’accéder en 2002, en dépit de notre propre candidature, à la chaire d’Antoine Faivre, à l’Ecoles Pratique des Hautes Etudes Vé section) soit plus de 15 ans plus tard. En 1981, Brach avait édité le Livre de l’Etat et mutation des temps (1981) de Richard Roussat. Là encore, on trouve des références à Gérard Simon et à son Kepler astronome astrologue.(ed Gallimard) Brach cite notre édition des Remarques Astrologique de Morin de Villefranche(pp 119-122 – 128-129) parue en 1975. Déjà en 1981 (Gutenberg reprints), Brach s’était volontiers référé à nos travaux, notamment à notre édition des traités astrologiques d’Abraham Ibn Ezra (notes 1 et 10) Gilbert Durand L’astrologie langage de l’Unus Mundus L’auteur évoque la revue L’Astrologue de 1979, réunissant une pléiade d’universitaires, dirigée par Barbault; Il écrit qu’ »En Astrologie, , tout marche par trois et par quatre, par tiers (trigone soit 1/3 de 360) ou par quatre (carré soit 1/4 de 360°); « l’agencement du quaternaire et du ternaire (p. 211) ». Or, comme nous l’avons dit plus haut, l’astrologie n’a que faire du ternaire ni d’ailleurs du 12, qui en Astronomie, reléve d’un métalangage. Guy Michaud Astrologie et Sciences humaines L’auteur recommande de privilégier l’astrologie mondiale (p. 231), « apotelesmatique universelle », chère à André Barbault. et la notion de cycle. L »astrologie en détient-elle les clefs, au sens de Barbault (1967, Les astres et l’Histoire, Ed Pauvert)? Est ce que les « nouvelles planétes » et leurs cycles longs rapprochent -ils l’Astrologie de la Nouvelle Histoire? Nous pensons que l’Astrologie est plus compatible avec la Sociologie qu’avec l’Histoire. Alexandre Ruperti L’astrologie humaniste et transpersonnelle « L’auteur (p; 246) y évoque « le contraste, immense et évident entre d’une part l’ordre et la périodicité révélée par le ciel et d’autre part le désordre et l’imprévisibilité révélées par la vie terrestre » Mais il ne signale pas que cette dialectique est intégrée dans le discours astrologique sur la base des différents aspects. André Barbault Aujourd’hui,l’astrologie. 40 ans après la parution du dit volume, l’aujourd’hui de Barbault date quelque peu. Barbault se gaussait alors des colloques astrologiques (p. 196) dont nous étions le principal animateur « Le spectacle local actuel est trop bruyant de babardages, de congrès (…) trop envahi d’ouvrages d’auteurs aussi pressés qu’incompétents, trop émaillés de fiascos prévisionnels » Or, en matière de fiascos prévisionnels, Barbault avait il oublié que son annonce, sur la base des conjonctions planétaires – d’une troisiéme guerre mondiale -excusez du peu – pour le début des années 80 avait été un bel exemple, lui qui revenait sur les prévisions relatives à Mitterrand. Quant aux ouvrages paraissant à l’époque, Barbault ne semblait pas avoir pris la juste mesure de nos Clefs pour l’Astrologie, parues en 1976 (trad espagnole 1978, il y a 50 ans et qui comportaient notamment tout un pan consacré à l’Astrologie Mondiale., publications que Barbault annonçais comme sienne dans le Pronostic Expérimental en Astrologie (Ed Payot, 1973) Que dire de l’édition du Tetrabiblos de Barbault qui sortit en 1986 mais qu’il annonce déjà (Claude Ptolémée, Le Tetrabiblos, traduction de Nicolas Bourdin de Vilennes, revue et présentée par André Barbault, Éditions Vernal/Philippe Lebaud, 1986.)Ce qui frappe dans le texte de Barbault mais aussi dans ceux de ses confrères lesquels s’étaient exprimés en 1981 dans un dossier que nous avions dirigé au sein du Grand Livre des Prédictions paru chez Balland, c’est l’absence de la prévision saturno-neptunienne du dit Barbault pour l’an 1989, ce dont, lui même, ne mentionne pas mais dont il parlera longuement après la dite année! Un Daniel Giraud (article « Des-astres »), dans le dit dossier (pp. 141 et seq), écrivait : » Il suffit d’observer le ciel pour remarquer les doriphories (des années 80), ce qui rejoignait la prévision de Barbault en vue d’une guerre mondiale, sujet de son Astrologie Mondiale. D’ailleurs, nous mêmes mettions en garde (p.177), dans le même dossier ( dont Barbault ne dit mot en 1985): « Il se produit des phénoménes de groupe qui poussent à une certaine uniformisatio. On se donne le ton. Il se crée une mode, un climat prévisionel , qui a à la fois l’avantage de permettre un certain consensus mais qui d’un autre côté à la façon des moutons de Panurge, risque d’entrainer une sorte d’hallucination collective » Barbault serait-il le Panurge de l’Astrologie Mondiale. Or, force est de constater que la montagne d’ l’indice cyclique aura accouché d’une souris. Inversement, qu’était devenue en 1985 la prédiction pour 1989 figurant trente ans plus tôt dans la Défense et Illustration de l’Astrologie (ed Grasset) dont Barbault feras ses choix gras après coup, avec un large retentissement dans le monde des astrologues, ce qui sera considéré comme son plus grand titre de gloire, aux yeux de la postérité? Aucune référence à cette prévision dans le dossier de 1981 et pas davantage dans les prestations de Barbault dans les Cahiers de l’Hérmétisme, à 4 ans seulement de la date fatidique (https://www.youtube.com/watch?v=RnNoUYkcBjA)? Cette date était passée à la trappe, le cycle Saturne-Neptune, ayant déçu, serait remplacé en 1967 par l’indice de concentration planétaire. Mais comme nous l’avons montré, dans notre thèse d’Etat (Le texte prophétique en France, 1999), les systémes prédictifs abandonnés peuvent tout à fait être recyclés, resservir, l’occasion faisant le larron. Et les événements de 1989 allaient faire oublier le fiasco du début de la même décennie! Est il , au demeurant, raisonnable de se servir de l’Astrologie pour des prévisions à long terme? Pour notre part, le chercheur en astrologie doit impérativement tenir compte des données socio-politiques les plus récentes pour établir quelque pronostic alors que pour le passé, il peut balayer très large. Mais l’usage d’une ancienne prophétie pour rendre compte d’événements récents est-il acceptable? C’est alors l’évenement qui rétroactivement, valide celle-ci. Inversement, le fait de s’appuyer sur des données récentes tend à minimiser le mérite d’une prévision et parfois d’ailleurs l’induire en erreur. En 1994, dans notre Astrologie selon Saturne, nous avions annoncé de graves troubles sociaux pour 1995 et de fait rien d’aussi grave n’avait eu lieu depuis 1968, en France ni d’ailleurs jusqu’à présent. Il semblerait que la vocation de l’astrologie soit d’être un outil pour les politiques et qu’elle ne puisse se contenter d’un discours hors-sol auquel elle est condamnée en raison de sa marginalité. D’où l’importance que nous accordons actuellement, suivant en cela le souhait d’un Paul Choisnard(alias Flambart) dans son article de 1898 dont nous avons récemment traité. JHB 12/ 07 26