Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
vendredi 17 décembre 2021
Jacques Halbronn Astrologie. 1989, un événement relevant de l'histoire de l'Autriche Hongrie et non de la Russie
Jacques Halbronn Astrologie 1989, un événement relevant de l'histoire de l'Autriche Hongrie et non de la Russie.
Comment convient-il de situer les événements propres à l'année 1989 don André Barbault s'est hâté, un peu vite, de les relier à sa thèse "russe" concernant la conjonction Saturne-Neptune.? On peut d'ailleurs se demander si Barbault a jamais faite le lien avec l'histoire de l'empire austro-hongrois. Yves Lenoble écrit à propos de 1989:
"André Barbault persiste et signe en annonçant dès 1955 (34 ans à l’avance) dans Défense et Illustration de l’astrologie paru chez Grasset qu’à la prochaine conjonction Saturne-Neptune de 1989 « l’URSS sera à un tournant majeur ». Cette prévision s’avère une fois de plus exacte. La chute du mur de Berlin est une surprise pour tous." Ce n'est en fait qu'en 1991 que l'URSS sera dissoute. Par ailleurs, comme nous l'avons indiqué ailleurs, Barbault avait abandonné cette théorie entre 1967 et 1990 car il ne souhaitait pas aller vers un nouvel échec comme celui de sa prévision pour 1965 (cf La crise mondial de 1965, Ed. Albin Michel). Mais cette fois la prévision était juste jusqu'à un certain point mais Barbault avait retiré sa mise! Le point que nous voulons aborder ici tient à l'absence de référence à l'Autriche Hongrie car ce qui se produisit en 1989 ne fait vraiment sens que dans cette perspective d'autant que le paralléle entre 1989 et 1919 est assez frappant, au prisme de l'astrologie EXOLS, à 70 ans d'intervalles, soit 10 cycles de Saturne, pour parler comme Pierre d'Ailly à propos des 30 cycles de Saturne entre 1489 et 1789 (cf Denis Labouré, Astrologie et Religion)/
Ce sont sept Etats Nations qui resurgiront en 1919-1920 (traités du Trianon et de Saint Germain) des ruines de la" Double Monarchie" austro-hongroise, du fait de la défaite militaire des empires centraux (1918) ce qui est caractéristique d'une phase "solsticiale". Et en 1989, ce sera grosso modo le même scénario auquel nous assisterons. Certes, l'URSS aura-t-elle contribué à reconstituer peu ou prou l'ancien empire austro-hongrois mais sans l'Autriche, après la Seconde Guerre Mondiale, au sein du Pacte de Varsovie avec notamment les épisodes de Budapest -1956 et de Prague -1968. Mais il n'en reste pas moins que le précédent de 1989 est à rechercher 70 ans plus en amont et que cela ne concernait guère la Russie à ce moment là. Par ailleurs, à partir de 1989, l'on peut voir renaitre d'une certaine façon cet empire austro-hongrois lequel n'était pas sans préfigurer ce que sera à partir des années 50 la Communauté Européenne, laquelle d'ailleurs aura connu récemment le Brexit, lors d'une nouvelle phase solsticiale. il est donc abusif d'associer 1989 à l'URSS laquelle n'englobait pas les territoires en question, la dissolution de l'URSS en 1991 étant une autre affaire qui n'en est pas la conséquence mais qui reléve de la même solsticialité. Il est probable que le rapport entre la Russie et cette Europe centrale n'ait été qu'une parenthèse.
Il ne faudrait, en effet, pas tout mélanger. Que telle configuration ait des effets en divers endroits du globe ne signifie aucunement qu'il y ait interaction entre eux mais une même cause et ce notamment en phase de solsticialité. C'est moins vrai en phase d'équinoxialité qui favorise la contamination comme dans le cas des printemps arabes (2010-2011) L'approche astrologique est de remonter à la cause commune et non de trouver des interrelations entre les divers effets, ce qui reléve d'une géopolitique ordinaire et non astrologique.
JHB 17 12 21
jeudi 16 décembre 2021
Jacques Halbronn Sur '"Fin du peuple juif?" de Georges Friedmann. 1965
jacques Halbronn sur "Fin du peuple juif?" de Georges Friedmann, 1965
Nous retrouvons annoté dans notre bibliothèque un ouvrage que nous avions lu en première année de fac ( Assas Paris II) et qui avait inspiré un exposé que nous avions fait en sociologie politique. On se contentera d'en commenter la quatriéme de couverture."Sommes nous réduits au choix entre une conception mystique de la judaicité et une autre qui voit en elle un accident de l'Histoire? (...) Loin d'assister à sa résurrection, ne discernons-nous pas aujourd'hui la fin du "peuple juif" rongé par l'assimilation dans la Diaspora et par l'israelisation sur la Terre des Promesses?' Friedmann cite (p. 15)le nom de son assistante Doris Donath (future Bensimon) -1924-2009- que nous avons connue aux Langues O, au début des années 70 puis dans le cadre de l'association juive laïque -Liberté du Judaisme. (LDJ) 20 ans plus tard et lors des Congrès Mondiaux des Etudes Juives, à Jérusalem, au Mont Scopus, tous les 4 ans jusqu'en 2009.
Faut-il poser le probléme en ces termes en 2021? Au moment de la première lecture de l'ouvrage (Idées, Gallimard), nous ne parlions pas hébreu et n'avions pas vécu en Israel. En 1978, nous avons fondé le Cercle d'Etude et de Recherche sur l'Identité Juive (CERIJ) qui rejoignit à partir de 1989 la mouvance juive laïque. Nous nous y interrogions sur le poids des "modéles dominants" que sont la religion et le tropisme vers Israel. Voici comment nous voyons les choses aujourd'hui. Paradoxalement, il nous semble que l'on ne se sent jamais autant juif qu'au milieu de non Juifs, ce qui justifierait le phénoméne de Diaspora. Encore peut-on se demander si les Juifs d'Israel sont...."juifs "", ce qui renvoie à la question de Georges Friedmann "Fin du peuple juif?". Il y a ceux qui se disent juifs et qui ne le sont pas et ceux qui ne se disent pas juifs et qui le seraient... Nous pensons que qui se ressemble s'assemble mais pour cela il faut qu'il y ait dispersion car quel sens, quelle signification y a t il à s'assembler si l'on est ensemble, dès le départ? Il faut qu'il y ait mouvement, processus de convergence et non statu quo, conditionnement social.. Pour nous, le "vrai" Juif a une forme de "génie" qui lui confère une place particulière au sein d'une société non point en tant que membre d'un peuple mais de par sa personnalité. Au fond, ce sont les antisémites qui font le rapprochement entre divers leaders juifs, chacun dans leur sphère. (cf Sartre, Réflexions sur la question juive que nous lisions à la même époque que Fin du peuple juif?) On a en tête ces "grands génies juifs" de la modernité: un Marx, un Freud un Einstein, un Spinoza, par delà même une éventuelle conversion qui ne change rien à l'affaire.
Cela dit, la question se pose aussi en Israel dès lors que l'on admet que tous les Israéliens ne sont pas Juifs. Cela tiendrait au fait que le monde "juif" se serait en fait composé de deux populations -contrairement au récit de la Genése et des 12 fils de Jacob, ce qui aurait donne les 12 tribus. D'où deux royaumes, à la mort de Salomon, au sud la maison de Judah, autour de Jérusalem et au nord la maison d'Israël, constituée d'une population asservie. Le nom même conféré à l'Etat hébreu "Israel" peut tout à fait nous interpeller. Autrement dit, les descendants d e la maison d'Israel, seraient attirés par l'Etat d'Israel alors que ceux issus de la maison de Judah vivraient en diaspora. Ce qui ferait qu'ils se compléteraient en ce sens que les Juifs en Israel seraient minoritaires et formeraient l'élite tout comme en "Diaspora".
En conclusion, la notion d'assimilation dont parle Friedman reposerait sur une vision dépassée de la question. On peut être juif sans souscrire à un savoir transmis par les livres, ce qui renvoie à la notion de Nouvelle Alliance, telle que décrite dans le Livre du Prophéte Jérémie (chapitre XXXI).
JHB 16 12 21
Jacques Halbronn Aléas de la validation des modéles astrologiques. Pandémie et crises politiques.
jacques halbronn Aléas de la validation des modéles astrologiques. Pandémie et crises politiques
Dans notre petit manuel "L'astrologue face à son client. Les ficelles du métier", que l'on trouve en français et en anglais (Ed La Grande Conjonction, 1995), illustré de façon assez sarcastique, nous mettions en scéne un astrologue cherchant ce qui pourrait bien correspondre à son modéle. Tel est le "job" de tout astrologue entre son client et le "thème" de celui-ci, au vu des données de naissance. Mais cela vaut aussi en astrologie mondiale et André Barbault illustre idéalement une telle recherche constante d'adéquation entre un schéma et une certaine réalité du terrain. Il faut à tout prix "caser" le "dessin" de départ et laisser de côté, négliger ce qui ne "colle" pas car cela ferait mauvais effet. On ne crache pas dans la soupe.
Dans le cas d'André Barbault, on peut dire que la montagne aura accouché d'une souris puisqu'aux dernières nouvelles, l'indice cyclique a été recyclé dans le registre pandémique et donc cela signifie que l'on aura renoncé à utiliser le dit indice pour comprendre le cours de l'HIstoire à moins de nous démontrer que la seule chose qui compte, ce sont les pandémies. Chacun voit midi à sa porte. André Barbault écrivait il y a dix ans
" Pour revenir aux pandémies et en remontant le siècle écoulé, les quatre crises de 1918, 1954, 1968 et 1982 sautent aux yeux, les deux considérables ayant été la première, la fameuse « grippe espagnole » qui a fait, dit-on, 25 millions de morts, et la dernière où s’est installé le Sida, lequel est encore plus dévastateur et continue d’être meurtrier. Depuis, il y eut aussi une faible poussée grippale en 2009, tout contre le dernier indice cyclique le plus bas (2010). Il se pourrait bien que nous soyons sérieusement menacés d’une nouvelle pandémie au cap de 2020-2021, à la pointe la plus basse de l’indice cyclique de tout ce XXIe siècle, avec le quintette des lentes rassemblées sur une centaine de degrés, une conjonction Jupiter-Saturne-Pluton pouvant plus particulièrement, et même spécifiquement, se prêter au « tissu » de ce déséquilibre. Il n’en demeure pas moins que cette configuration puisse aussi transférer son noyau de dissonances au terrain des catastrophes géophysiques, sans épargner en dernier lieu la scène des affaires internationales, Nature et Société étant indistinctement touchées. L’impression d’ensemble que l’on retient de l’examen de ces tableaux"
Ce qui frappe, dans la liste proposée par Barbault, c'est une absence de taille.1918, 1954, 1968 et 1982 à savoir la période de la "Seconde" Guerre Mondiale qui pourtant semblait être la matrice de son indice cyclique repris de Gouchon. Barbault ne prend pas la peine de s'en expliquer tout comme il ne s'était pas expliqué en 1967 sur l'abandon du cycle Saturne-Neptune. Par ailleurs, ces quatre dates, pour le XXe siècle, ne se répartissent pas également. Autrement dit, pour sauver 1982, l'on se déleste de 1940, comme si de rien n'était. Barbault n'est plus du tout polarisé sur la Russie comme dans les années cinquanten; ni sur les guerres mondiales comme dans les années soixante-dix. Bienvenue aux pandémies qui seraient le nouvel horizon de l'astrologie mondiale.
Or, l'on conçoit que dans le cas du thème natal/astral, l'astrologue doive se cantonner aux données de naissance telles qu'elles se présentent à lui mais il n'en saurait être de même, selon nous, en astrologie mondiale, où c'est au chercheur de constituer un modéle offrant une certaine régularité, respectant une certaine géométrie. Avec l'indice cyclique, rien de tel, le mélange de 5 planétes aboutit à une sorte d'usine à gaz des plus alambiquées. En l'occurence, Barbault n'est même pas parti de la série des pandémies mais d'une vision ternaire autour de trois guerres mondiales, dont deux déjà échue et la troisiéme à venir avant la fin du XX siècle et qui se fait attendre sauf qu'entre temps, le même modéle se sera vu affecté une autre "mission" et sauf que le pole central du triangle, la Seconde Guerre Mondiale, sera mis aux oubliettes! Pour suivre l'argumentation de Barbault, il faudrait établir un lien entre pandémie et politique. Or, en 1940 et seq, il y eut un événement politique majeur - le virus nazi- mais pas de pandémie et en 1982, de la pandémie mais pas d'événement politique mémorable. Nous voudrions en guise de conclusion faire un certain nombre de remarques visant à un certain Discours de la Méthode de l'approche anthropocosmologique en insistant sur le fait que Barbault n'aura pas respecté un certain nombre de principes dans sa façon de travailler, construisant ainsi sur du sable une sorte de château de cartes condamné à terme à s'effondrer.
Il importe de rechercher une certaine cohérence structurelle et ce à deux niveaux autour d'une exigence numérique interface entre le monde d'en haut et celui d'en bas. Autrement dit, l'astrologie a impérativement besoin de repérer préalablement des constantes, des répétitions et des récurrences à intervalles réguliers dans notre monde sublunaire. Il lui faut aussi signaler un processus dialectique, duel, une alternance et donc mettre en évidence deux temps opposés et complémentaires. Jusque là, il ne saurait encore être question d'une corrélation avec le cosmos, sous quelque forme que ce soit. Dans notre cas, nous avions pointé l'alternance entre colonisation et décolonisation avec des périodes de 7 ans.(cf Clefs pour l'astrologie, Seghers, 1976). Une fois, cette étape franchie, il est enfin temps de rechercher des repéres au niveau céleste qui correspondent à une telle cyclicité.(cf L'astrologie selon Saturne, 1994). C'est ce qu'a fait ¨Pierre d'Ailly, à sa manière, en reliant des événements distants de 300 ans avec dix révolutions de Saturne, ce qui lui a permis d'avancer l'échéance de 1789 (cf l'ouvrage de Denis Labouré Astrologie et religion).
L'erreur à ne pas commettre, c'est de ne pas s'en tenir à des notions simples comme nous en offre l'astronomie: d'une part il faut choisir une planéte dont le cycle numérique recoupe celui que l'on a pu observer préalablement dans le tissu socio-historique qui s'offre à nous, quitte à le découper en un certain nombre de phases correspondant à des phénoménes naturels, comme le cycle des saisons lequel structure tout cycle en 4, ce qui donne 7 ans pour Saturne. On aura compris qu'on est à cent lieues ici de l'indice cyclique assez barbare de Gouchon-Barbault!Chaque fois que Saturne passera sur l'axe équinoxial ou sur l'axe solsticial, cela déterminera une période de 7 ans. Reste alors, évidemment, à montrer qu'il y a adéquation entre ces temps de passage et le découpage préalable que nous avons pu relever au niveau politique, au sens large.
Si une telle adéquation ne peut être obtenue,validée, cela signifie que quelque chose devra être revu, réformé quant à notre formulation. En ce qui concerne Barbault, deux défauts au départ: des phases inégales ne se prétant donc pas à un traitement astronomique basique, d'où son indice cyclique à 5 planétes. Pourtant, au départ, Henri Gouchon qui est à l'origine du modéle adopté par Barbault, visait les Deux Guerres Mondiales et l'identification de données astronomiques comparables mais il ne trouva rien au niveau basique du passage d'une quelconque planéte sur un écliptique subdivisé d'une façon ou d'une autre. Il dut donc recourir au stratagéme, à l'artifice d'un "indice" de synthèse. Par ailleurs, Gouchon et à sa suite Barbault, commirent l'erreur de ne pas distinguer les deux guerres mondiales en constatant que tout les opposait quant à leur esprit. Cela aurait du les aider car cela aurait pu servir de structure cyclique avec deux temps en alternance. Un temps pour une guerre de 14-18 marquée par de vives résistances, des tranchées et un temps pour une guerre de 39-45 qui vit très vite s'instaurer un empire européen sous la houlette allemande. On sait à quel point la France n'aura pas vécu ces deux guerres de la même façon et donc les mettre sur le même plan relevait d'une sorte de déni de la part de ceux qui venaient de vivre la débacle française de la Seconde Guerre Mondiale.
bibliographie:
:
Les grands bouleversements expliqués par l'astrologie : prédictions et pandémies - Philippe Dorbaire - Lanore - Grand format - Place des Libraires/
et
https://astrologie-moderne.eu/indice-cyclique-astrologie-mondiale/
JHB 16 12 21
Jacques Halbronn Les rapports contrastés d'André Barbault envers sa prévision pour 1989
PUBLICATIONS DE LA BURA (Bibliothèque Universitaire de Recherche Astrologique)
Jacques Halbronn : Les rapports contrastés d’André Barbault envers sa prévision pour 1989.
Notre étude se servira de trois ouvrages de Barbault parus entre 1973 et 1998, soit sur une vingtaine d’années, avant et après l’année 1989 liée au cycle Saturne-Neptune- et nous analyserons quelle place fut accordé à la prévision pour 1989 telle que cela ressort, par ailleurs, notament en 1955 de sa Défense et Illustration de l’Astrologie et de La Crise Mondiale de 1965 ou encore des Astres et l’Histoire de 1967 sans oublier le traitement qui en fut fait dans la revue l’Astrologue dirigée par le dit Barbault. Ce que nous entreprendrons de mettre en évidence est la question du traitement de prévisions anciennes quand on tend à les réactualiser, à les réactiver alors que l’on avait souhaité auparavant s’en démarquer.
Document I 1973 Le pronostic expérimental en astrologie (Payot)
Document II 1979 L’astrologie mondiale. Le grand déséquilibre planétaires de 1982-1983 (Fayard) La prévision historique pour la connaissance des rythmes du cosmos.
Document III 1998 Prévisions astrologiques pour le nouveau millénaire. (Dangles)
1989 dans le Document I de 1973:
« Les cycles Saturne-Neptune » (pp. 131 et seq)
1952-1953 Mort de Staline. Pas de mention de 1989. On nous précise simplement » Tous les 35 ans, quand le cycle Saturne-Neptune se renouvelle, nous assistons à une poussée collective, un mouvement de masse, un courant de révolte ou à une révolution ». On note que Barbault ne distingue pas deux phases, deux temps au sein du dit cycle. Toutefois, dans la Crise Mondiale de 1965, Barbault avait pointé 1971, à savoir l’opposition, à mi-parcours, entre Saturne et Neptune mais cela n’avait pas été bien concluant car il y avait vu le moment où l’URSS rejoindrait les USA en puissance économique et technologique. Entre temps, les Américain avaient débarqué sur le Lune en 1969.
Barbault revient sur 1989 (p. 232): il semble qu’il s’efforce de faire la synthèse entre ses prévisions pour 1982 et la conjonction Saturne-Neptune: Etats Unis et URSS vont « se fondre en un unique courant. Cette destination commune et ultime de 1989, c’est l’échéance à laquelle le monde tend à se renouveler pour enfanter une nouvelle société. De sorte que le grand rendez vous de notre histoire tend à se présenter après le grand bouleversement de 1982-1983 à ce triple croisement astral » Pour la petite histoire, on trouve dans « Du même auteur » « Clefs pour l’Astrologie, Seghers, 1973, qui paraitra finalement au printemps 1976 sous la plume du jeune Jacques Halbronn, qui n’a pas encore 29 ans alors que Barbault avait du attendre d’avoir 35 ans pour publier sa Défense et Illustration chez Grasset. Barbault ne s’en consolera jamais d’autant qu ‘à la suite d’une critique de l’ouvrage dans l’Astrologue, il sera condamné en appel pour diffamation par voie de presse en 1978.
1989 dans le Document II de 1979 On se rapproche dramatiquement du début d’une décennie lourde astrologiquement. Page 282, Barbault expose le dispositif conjonctionnel ‘De 1946 à 1964, revient une période peu chargée avec 6 conjonctions non groupées durant ces 19 annéés ». Barbault, à l’évidence, n’a pas d’autre choix que de minimiser les événements de 1961 et 1962 qui ne collent pas avec son systéme: Berlin et Cuba. Rien qu’une telle présentation nous semble, avec le recul, comme une sorte de déni de réalité qui n’aura d’égal que le déni inverse pour les non -événements de 1981-83 auquel on ne tardera pas à assister une fois ce cap passé sans trop d’encombre, malheureusement pour Barbault. Face à l’indice cyclique et ses 5 planétes, la conjonction Saturne Neptune pour 1989 perd forcément de sa centralité , elle n’est plus qu’une pièce du puzzle. Barbault n’essaie même plus comme en 1973 de lui accorder un rôle de figuration. L’indice cyclique éclipse désormais toute focalisation sur un cycle en particulier, du fait de la déception de 1971.
1989 dans le Document III de 1998. On a passé à la fois le cap du début des années 1980 et la Troisiéme Guerre Mondiale n’a pas éclaté comme prévu et même pas une crise comme celles de 1961-62 à se mettre sous la dent. En revanche, divine surprise, il y a eu 1989! Surprise en effet puisque dans les numéros de la revue L’Astrologue pour les trimestres qui précédent, Barbault ne revient pas sur cette échéance dont on a vu à propos du Document II qu’elle avait plus ou moins disparu de ses radars. On a beau scruté tout ce qui parait dans ce périodique, pas la moindre attente en ce sens. On a affaire à un Barbault désabusé. Mais le cauchemar va se dissiper avec ce qui se passe à l’Est de l’Europe qui se rappelle à son souvenir: non seulement 1989 d’ailleurs mais, par dessus le marché, 1991 et la dissolution de l’URSS. On est à présent en 1998. Que nous dit Barbault à l’aube de l’An 2000? A la différence des deux autres documents parus chez des éditeurs généralistes (citons aussi l par le passé Grasset ou le Seuil), le document III est celui d’une maison d’édition « spécialisée », Dangles, proche de l’ésotériste Denis Labouré. Par la suite, il paraitra aux Ed. du Rocher. Barbault se trouve ainsi marginalisé. Seules les Editions du Seuil lui resteront ouvertes désormais, en raison du succés historique, depuis la fin des années Cinquante, de la collection Zodiaque. La période glorieuse Payot- Fayard est révolue. Barbault n’aura pas apprécié en 1993-94 de la réédition, totalement remaniée des Clefs pour l’Astrologie et encore moins l’article Astrologie d’Halbronn pour l’Encyclopaedia Universalis ou encore que le volume Astrologie du Que Sais je , aux PUF, soit dévolu à Suzel Fuzeau Braesch, en 1989 puis en 2005 à Philippe Zarka mais cela tient à une rhétorique, à un style qui ne passent pas comme nous l’écrivait Luc de Caunes, directeur de la collection « Clefs »,dès 1974. il est vrai que l’autodidacte Barbault n’avait pas fait ses classes à l’Université ni même au Collége. Mais revenons au traitement, au retour, de cette année inespérée 1989 dans notre document III.(pp. 44 et seq): ce que Barbault se gardera bien de souligner, c’est que si l’année en question marquera l’histoire de la Russie, cela ne se fit nullement dans le sens qu’il avait indiqué. Qu’est ce que Barbault avait à l’esprit en 1954-55 à propos de cette échéance alors encore lointaine de 1989? Barbault reproduit un article paru dans l’Yonne Républicaine, journal dont le caractère partisan est absolument évident puisqu’il se fait, de bout en bout, l’écho d’enjeux liés au Parti Communiste. (comme nous l’avons montré ailleurs): 1989 « c »est l’annonce d’une nouvelle ‘grande première pour le dest in de l’Union Soviétique ou du communisme mondial ». Une fois de plus, on voit Barbault dans le déni comme lorsqu’il évitait de traiter des années 1961-62 parce que correspondant (cf supra) à un vide de conjonctions. Que l’on nous comprenne bien, Barbault en 1953-55 n’aurait jamais envisagé l’ »effondrement de l’URSS », pour reprendra la formule complaisante d’Yves Lenoble. Tout indique le contraire, y compris la Crise Mondiale de 1965. 1989-91, c’est une période catastrophique pour le communisme russe que Barbault n’aura pas su annoncer puisqu’il annonçait le contraire. Mais le fait est que 1989 aura été une année marquante mais pas comme Barbault l’aurait voulu, à la fois comme astrologue et comme sympathisant de la cause communiste, ce dont il ne se cachait guère.
Conclusion: on aura vu réapparaitre la prévision pour 1989 qui avait cessé de figurer aux premières loges à partir de 1967 et de l’échec prévisionnel autour de la « crise mondiale de 1965′, ouvrage rédigé en pleine euphorie avec le succés du spoutnik et de Gagarine. (vol du 12 avril 1961). ¨Pendant une vingtaine d’années de fin 60 à fin 80, la dite prévision n’est plus de mise. On pense à la disparition de certains personnages dans l’histoire du communisme tombés en disgrâce. Pendant ces 20 années Barbault a changé son fusil d’épaule et ne souhaite pas qu’on lui rappelle l’exaltation des années 1953-1965 dont il a fait le deuil. mais que l’on ne s’y trompe pas, pour Barbault, en son for intérieur, la prévision pour 1989 laisse un gout amer qui sait à quoi s’en tenir.
Barbault n’apprécie pas non plus qu’on lui rappelle ses prévisions pour le début des années 80 (sur la base de son indice cyclique, sa martingale à 5 planétes), avec ce flop auquel 1989 apporte quelque baume pouvant faire illusion. Il est décidément tiraillé, tel un martyr de l’astrologie entre des choses qui arrivent et qui n’arrivent pas comme prévu et des choses qui n’arrivent pas du tout. Pour beaucoup d’astrologues, André Barbault est devenu, à sa mort en 2019, un personnage sacré, emblématique qui mérite une hagiographie, sinon un mausolée. En faire la critique, c’est commettre quelque crime de lése majesté comme il le déclarait lui meme dans sa revue.(cf notre dossier sur la légende dorée du prophétisme, de Nostradamus à Barbault, sur la plateforme SCRIBD)
JHB 16 12 21
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Jacques Halbronn Astrologie EXOLS Le sursaut solsticial et la seconde guerre du Golfe après 2001
Jacques Halbronn Astrologie EXOLS Le sursaut solsticial et la seconde guerre du Golfe après 2001
Quel contraste entre 2001 et 2003! En septembre 2001, des terroristes massacrent les Twin Towers en plein New York sans qu’on ait rien vu venir. En mars 2003, intrusion américaine en Irak au prétexte de possession de certaines armes, en réplique au choc de 2001. La France de Jacques Chirac ne suit pas.
Que nous dit l’astrologie EXOLS: 2001, on est en phase équinoxiale, en gémeaux, et 2003, on entre en phase solsticiale, en cancer. Cette solsticialité explique ce démarquage de la France, son refus d’alignement, ce qui crée une bréche dans le camp occidental, 15 ans après 1989; qui avait vu une fissure au sein du bloc communiste, soit selon les mêmes configurations.
Cet exemple nous semble une bonne illustration du passage d’une phase de l’EXOLS à l’autre. On croit en phase équinoxiale que l’autre est sans réaction, en quelque sorte subit les événements et au bout d’un certain temps, inévitablement, il y a comme un choc en retour. La vengeance est un plat qui se mange froid. On a signalé dans un précédent texte les lendemains de la Guerre des Six Jours au Proche Orient, entre 1967 et 1973 -(guerre du Kippour) avec le même passage de l’équinoxialité à la solsticialité ou encore le contraste entr 1940 et 1944 pendant la Seconde guerre Mondiale. Mais il y a aussi la situation inverse : au départ, résistance du fait d’une phase solsticiale suivie au bout d’un certain temps d’une phase équinoxiale où les facultés de rejet déclinent, ce qui permet une certaine pénétration. Cela s’observe à l’échelle des Etats mais également lors de conflits à des échelles bien plus modestes.
JHB 16 12 21
mercredi 15 décembre 2021
Jacques Halbronn L'astrologie s'apparente au courant électrique: on et off
jacques Halbronn L’astrologie s’apparente au courant électrique : on et off
La plupart des astrologues quand ils cherchent à expliquer l’astrologie sont tentés à en faire un phénoméne naturel. Nous récusons une telle stratégie de communication qui est cause de malentendus. C’est pourquoi nous voyons l’homo astrologicus comme un « cyborg » et nous référons au courant électrique où d’une seconde à l’autre l’on passe de la lumière à l’obscurité et vice versa, ce qui est à l’opposé du passage du jour à la nuit et vice versa, ce qui se produit très progressivement, sous nos latitudes.
Selon notre expérience, le passage d’une phase à une autre peut s’effectuer assez brusquement, quasi instantanément, sans prévenir, ce qui montre à quel point la connaissance de la « bonne » astrologie – car il en est d’exécrables -peut se révéler utile puisque les changements ne se produisent pas de façon graduelle. C’est d’ailleurs là un test décisif: si le systéme prévisionnel dont on se sert n’est pas en mesure de pointer des moments clef, c’est qu’il n’est pas opérationnel. On s’est trop habitué à des demi-mesures, ce qui aura permis à des formules bancales de se perpétuer.
Entendons nous bien: une fois la nouvelle phase enclenché, les choses vont suivre leur cours, se déployer dans le temps, puisque dans notre astrologie « EXOLS », toute période est de 7 ans. C’est comme avec l’électricité: une fois que l’on a mis le courant, le processus va se prolonger, il n’y aura plus effet de surprise. Autrement dit, l’astrologie devrait servir avant toute chose à annoncer les retournements. C’est là son créneau. Une fois que les choses ont pris une nouvelle tournure, il n’est plus besoin de l’astrologie pour prévoir la suite à court terme, on sera dans la continuité. On aura donc compris que l’astrologue est une vigie capable d’annoncer ce qui est, sans l’astrologie, imprévisible. Une fois que le changement s’est opéré, il n’y a plus guère de mérite à « prévoir ». En ce sens, l’astrologie constitue une sorte d’avant-garde. On donnera deux exemples de la soudaineté de l’impact astrologique parmi tant d’autres: 1951 et 1973, à savoir la création d’une Communauté Européenne et la Guerre du Kippour, respectivement: d’une part, un événement équinoxial, de l’autre un évenement solsticial.
I Le traité instituant la Communauté européenne du charbon et de l’acier, aussi appelé traité de Paris, est signé le 18 avril 1951 par la République fédérale d’Allemagne, la Belgique, la France, l’Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas pour une durée de 50 ans. (Wikipédia) Le 20 novembre 50, Saturne entrait en balance, passant donc sur l’axe équinoxial. Il rétrogradera en mars et redeviendra direct en aout. Il ne s’agit évidemment pas d’exiger un minutage extréme. Ce qui compte, c’est que ce traité de la CECA prend forme au tout début d’une phase d’équinoxialité, laquelle favorise le dépassement des clivages nationaux.
IILa guerre du Kippour (en hébreu : מלחמת יום הכיפורים) ou guerre du Ramadan2 (en arabe حرب رمضان) ou guerre d’Octobre (en arabe حرب تشرين) ou guerre israélo-arabe de 1973 opposa, du 6 au 24 octobre 1973, Israël à une coalition menée par l’Égypte et la Syrie.
En aout 73, Saturne passe le cap de l’axe solsticial en cancer. Il rétrogradera en gémeaux courant janvier 1974. Cela met fin à la situation équinoxiale qui avait marqué le lendemain de la Guerre des Six Jours (juin 1967) Par la suite, Israel rétrocédera la péninsule du Sinai. En novembre 77, discours de Sadate devant la Knesset, le parlement israélien, à Jérusalem.
Donc, dans les deux cas, à la portée opposée, l’une acceptant de dépasser les questions nationales, l’autre refusant un certain statu quo d’occupation. On conçoit que l’astrologie EXOLS aurait pu utilement conseiller les responsables: un homme averti en vaut deux. Elle permet aussi bien d’annoncer un début qu’une fin, les deux processus se complétant.
JHB 16 12 21
mardi 14 décembre 2021
lundi 13 décembre 2021
Jacques halbronn Le piége d'une astrologie des corps célestes
jacques Halbronn le piége d'une astrologie des corps célestes
Nous avons perdu beaucoup de temps en tenant absolument à ne connecter que des corps célestes entre eux, planétes ou étoiles fixes, refusant de nous servir du positionnement zodiacal; Le paradoxe des astrologues dits tropicalistes tient au fait qu'ils se méfient du cycle des saisons en tant que référentiel. c'est ainsi qu'André Barbault aura instillé dès l'après guerre l'idée selon laquelle une configuration astrologique digne de ce nom devait impérativement être repérable corporellement, matériellement, d'où l'accent mis sur la combinatoire entre deux planétes, comme Saturne et Neptune, à la différence d'un Albumasar qui tenait compte de l'Elément (Feu, terre, air, eau) dans lequel la conjonction Jupiter Saturne se produisait. En ce qui nous concerne, nous avons cru, pendant un certain temps, à la solution des conjonctions planétes-étoiles fixes, ce qui constituait une sorte de moyen terme entre la planéte et le Zodiaque, autour notamment des étoiles fixes "royales": Aldébaran, Régulus, Antarés et Fomalhaut réparties aux 4 coins du Zodiaque, ce qui correspondai en gros aux signes fixes.
Le probléme, c'est que les résultats ne sont pas les mêmes quand on combine une planéte avec un autre corps céleste et quand on s'en tient au passage d'une planéte sur l'écliptique avec un découpage lié aux axes équinoxiaux et solsticiaux; Récemment, nous faisions ainsi remarquer que Barbault avait manqué la grande échéance européenne de 1951 quand Saturne passa sur l'axe équinoxial du fait qu'il ne jurait que par la conjonction de Saturne avec Neptune, ce qui générait un décalage de près de 2 ans! Et il est clair que la même mésaventure a pu nous arriver en remplaçant les dits axes saisonniers par les 4 étoiles fixes royales; Cela ne pouvait que fausser la boussole astrologique et il est assez probable que l'astrologie sidéraliste qui privilégie l'Ayanamsa (décalage de 24° environ) est victime de ce même syndrome en refusant de tenir compte des axes saisonniers qui sont l'armature centrale du Zodiaque, de l'écliptique parcouru par les planétes de notre systéme solaire;
Rétrospectivement, nous nous rendons bien compte de notre erreur qui conduisait à dénaturer l'astrologie en la privant de ce qui la sous-tendait, à savoir sa dimension "tropicaliste" dont elle ne saurait impunément faire abstraction; En effet, en respectant le moment de passage de Saturne sur les dits axes , l'on en arrive à une précision prévisionnelle remarquable qui ne se présente pas en recourant à d'autres méthodes.
On a déjà donné l'exemple de la création de la CECA durant l"Eté 1951, avec le passage de Saturne sur l'axe équinoxial à O° balance mais l'on pense aussi à 1944, lorsque Saturne était passé sur l'axe solsticial à 0° Cancer au moment du débarquement en Normandie, avec une polarité inverse; Autrement dit, le passage de Saturne sur un axe va déterminer avec précision un tournant et cela n'aura pas lieu si l'on procéde avec une astrologie des corps célestes. Cela dit, la question de la connexion entre Saturne et les axes en question implique selon nous l'interface des étoiles fixes, non pas les 'royales" qui ne tiennent pas compte de la précession des équinoxes mais de l'étoile "vernale" qui change tout comme l'étoile polaire. On parle de son "changement séculaire"; C'est d'ailleurs cet ajustement périodique qui aura permis de repérer le processus de précession des équinoxes;
JHB 13 12 21
Jacques Halbron L'astrologie mondiale française et son cuisant échec de la "crise mondiale " de 1965
Publications de la BURA (Bibliothèque Universitaire de Recherche Astrologique)
Jacques Halbronn L’astrologie mondiale et le cuisant échec de la « crise mondiale » de 1965.
Nous avons souhaité repasser en revue-relire à ,nouveaux frais- quelques textes conservés à la BURA dans le champ de l’astrologie mondiale; parus dans les années 60-70 du siècle dernier, il y a 40 ans et plus.
Document I. André Barbault 1964 La crise mondiale de 1965 (Albin Michel Imprimé au cours du 4e trimestre 1963)
Cet ouvrage de plus de 200 pages, parait au lendemain de la crise de Cuba, dont on s’accorde avec le recul à reconnaitre que ce fut la pire menace pour la paix mondiale depuis la Seconde Guerre Mondiale, en incluant la crise de Berlin de 1961. Voyons pour commencer la 4e de couverture: On lit « La troisième guerre mondiale, comme le croient beaucoup d’astrologues, éclatera-t-elle au moment de l’éclipse solaire du 30 mai 1965? Autrement dit, Barbault nous projette vers un futur proche mais ne semble pas vouloir tirer les leçons d’un passé proche? Arrêtons nous, au vu de la table des matières sur le chapitre intitulé « Vers une nouvelle crise mondiale ». Notons que ce qui nous intéresse, c’est au moins autant ce qu’annonce Barbault que sa façon dont il interpréte après coup certains événements car l’astrologue peut errer dans ces deux registres, d’ailleurs interdépendants car si l’on comprend mal le passé, l’on hypothèque ipso facto sa vision de l’avenir. Déjà la formule « Vers une nouvelle crise mondiale » nous interpelle, avec cet epithète » nouvelle. On nous présente d’entrée de jeu (pp. 24 et seq) un « tableau qui (…) représenter la liste des conjonctions des planétes lentes qui se produisent entre 1900 et 1971. On en compte au total mais on remarque qu’elles sont réparties inégalement et l’on note une absence de conjonctions entre 1958 et 1971 -puisque le décompte s’arrête en 1971. Autrement dit, la crise de 1961-62 passe à la trappe! A la place de Barbault, on aurait pu penser qu’un tel tableau se voyait démenti par les récents événements. Mais pas du tout! Il y a là une sorte d’aveuglement, d’entêtement que l’on pourrait qualifier de pathologique.de psychanalytique Comme quelqu’un venant de subir un choc et se projetant sur l’avenir en une sorte de fuite en avant! (cf aussi le graphique de la page 66) Barbault met cartes sur table « Disons le tout net, les USA (…) sont sur le point de passer le flambeau à l’URSS appelée à devenir la première force planétaire » Or, l’on sait que Barbault publia un des textes dont il se targue dans l’Yonne Républicaine, périodique d’obédience clairement communiste. Mais meme quand Barbault traite des USA, pas un mot sur la récente affaire de Cuba! Barbault conclut » Tout donne à penser qu’arrivée à l’opposition de 1971-72(Saturne-Neptune), l’URSS vivra (…) un temps de dépassement en ayant « doublé » les USA etc » mais ce serait à la Chine de prendre le leadership du communisme. (p. 98)
Document II Le Pronostic expérimental en Astrologie. 1973 et l’échec de 1965.
Dix ans ont passé et sont parus en 1967 Les astres et l’Histoire (Ed Pauvert) avec la présentation de qui prendra le nom d’indice cyclique. »(cf p. 121) Les régles du jeu ont changé entre temps. On a maintenant en perspective le creux du graphique pour les anné es 80. C’est donc là que devrait se situer la « troisiéme guerre mondiale » dont il avait été question plus haut pour 1965, soit 15 ans plus tard. On peut lire (p 149): »"Cycle Saturne-Neptune 1953-1989 La domination soviétique » Mais le chapitre sur une série de configurations pour des périodes à venir. Texte visiblement rédigé avant 1971. Mais quand Barbault aborde 1989, il n’est nullement question d’un effondrement de l’URSS comme l’affirme Yves Lenoble dans son dernier ouvrage dithyrambique et on ajoutera que cett échéance de 1989 n’est plus associée comme en 1955, dans Défense et illustration de l’astrologie, à la seule conjonction Saturne-Neptune. On peut se demander d’ailleurs pourquoi Barbault abandonné cette approche avant même son échéc de 1971 comme s’il avait senti le vent tourner dès 1966, tout simplement parce que la crise mondiale de 1965 n’avait pas eu lieu, ce qui d’ailleurs s’expliquait par les évenements de 1962 qui avaient échaudé les esprits. et avec le recul 1962 reste l’alerte principale que Barbault n’aura ni annoncé ni expliqué! Double point aveugle. On aura donc compris que l’ouvrage annonçant en son titre même « La crise mondiale de 1965. Prévisions astrologiques » va devoir laisser la place à un nouveau modéle, un « New Deal » que Barbault ira puiser chez Henri Gouchon avec son « indice de concentration planétaire » et qui accouchera d’une autre crise mondiale avortée 15 après le fiasco de 1965 alors même que la seule véritable crise mondiale, elle non annoncée, avait eu lieu en 1962. D’où une fuite en avant pour effacer 1962 en espérant un événement bien plus dramatique que la crise des missiles, dans une surenchère propre à des apprentis sorciers. On retrouve là le même traumatisme qu’en 1939. Véritable cauchemar pour toute une génération incapable d’annoncer la Seconde Guerre Mondiale et la crise de Berlin et de Cuba – avec une tentative d’expliquer la première après coup et une volonté de passer carrément sous silence la seconde mais aussi annonçant vainement des crises mondiales pour 1965 et 1981-82. MAis déjà un nouveau modéle émergeait dès 1976 une astrologie mondiale qui renonce au tout planétaire en faveur d’une combinatoire planéte-zodiaque (avec les deux axes équinoxiaux et solsticiaux).
JHB 13 12 21
dimanche 12 décembre 2021
JAcques Halbronn Retour critique sur un texte paru il y a 40 ans "L'alternance sous la Ve République et le concept de bloc
Jacques Halbronn Retour sur un texte paru il y a 40 ans : L'alternance sous la Ve République et le concept de bloc
Dans le grand Livre des Prédictions (Paris Ed Balland 1981, pp. 175 et seq) formant une sorte de dyptique avec Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau (Paris, Albatros, 1979), nous nous proposons de commenter u texte de notre plume datant de 1981, au lendemain de l'arrivée de Mitterrand au pouvoir et 20 ans avant le passage dans un nouveau siècle voire un nouveau millénaire.. NOus associons 1968 et 1981: "Il aura donc fallu treize ans avant que l'enthousiasme de "mai 68' retrouve un écho d'envergure (...) Quel élément astrologique permet de rapprocher ces deux dates? (.) Il faut à nouveau vers la planète Saturne (..) Nous avons mis au point une méthode qui classe les phases de Saturne en deux catégories, l'une active, l'autre passive se suivant à sept années d'intervalle. Quand Saturne passe au Bélier et en Balance- soit l'axe des équinoxes c'est la phase active (...) Quand, Saturne, en revanche, passe en Cancer et en Capricorne- soit l'axe des solstices- c'est la phase passive" Or, avec le recul, nous pensons l'inverse: c'est lors du passage sur l'axe solsticial, que les positions se durcissent alors que lors du passage équinoxial, les frontières tendent à se dissoudre en faveur d'un fédéralisme supranational. En 1989, le passage sur l'axe solsticial aura conduit à l'effondrement du bloc communiste (Pacte de Varsovie puis URSS). Quand il y a invasion, cela reléve du passage vers une phase équinoxial du fait des moindres résistances et réactivités à une présence étrangère. Il conviendrait de se demander où était l'erreur quand nous rédigions ce texte il y a 40 ans. Quelle lecture proposer de la Ve République? La gauche profite mieux de la phase passive que la droite laquelle accentue les clivages et les différences. Rappelons qu'au lendemain de 1995, nous aurons la cohabitation en 1997 avec Jospin sous la présidence de Chirac. La notion même de cohabitation est typique de l'équinoxialité (que nous appelions à l'époque "active", ce qui est un point de vue car il semble au contraire que c'est avec la solsticialité qu'il y a le moins de passivité. Ces points sont déterminants et une simple erreur d'analyse du contenu des phases peut se révéler fatale pour l'astrologue même si son découpage en phases est valable. Certains d'ailleurs préférent ne pas se mouiller et renoncent même à déterminer une dialectique des phases/ C'est ainsi que concernant le cycle Saturne-Neptune, Barbault n'a pas pris la peine de distinguer au moins deux cas de figure, si bien que ses prédictions restent terriblement dans le flou. Qu'est ce que Barbault attendait de 1989? Un renforcement ou un affaiblissement de l'URSS? Ajoutons que les configurations valent pour tous les pays et donc qu'il peut se passer quelque chose dans n'importe lequel. Pour en revenir à la Ve République, qui n'échappe évidemment pas à la régle; on rappellera que la décolonisation aura correspondu avec une phase solsticiale alors que la Guerre d'Algérie est en rapport avec la phase équinoxiale qui précéda.
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Jacques Halbronn Anniversaire de 1962-1982 ou le double déshonneur d'André Barbault. La fin d'un faux postulat analogique.
Jacques Halbronn Anniversaire de 1962-1982 ou le double déshonneur d’André Barbault. La fin d’un faux postulat analogique.
2022 est à la fois l’anniversaire d’une troisiéme guerre mondiale comme l’attestent toutes sortes de documents dont ci dessous quelques spécicimesns. Il s’agit évidemment de l’année 1962, il y aura 60 ans dans quelques jours. En revanche, quand on interroge Goofle siur une guerre mondiale en 1982, dont ce serait le 40e anniversaire, on ne trouve que la mention d’un film de fiction.
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Ce qui est remarquable dans cette affaire, c’est la situation extraordinaire d’André Barbault en ce qu’il n’avait pas prévu les terribles menaces pour 1962 et qu’il avait annoncé à tort des menaces pour 1982 mais d’ailleurs pour lui c’étaient bien plus que des menaces mais il se serait certainement contenté d’au moins quelques menaces. Le plus étrange est que Barbault polarisé sur la notion de guerre mondiale accordera par la suite si peu d’intérêt à la crise de 1962, lui qui avait déjà atteinte la quarantaine à l’époque alors qu’il publia tant d’ouvrage en Astrologie Mondiale par la suite. Examinons les configurations astrales au début de l’année 1962 ‘(Ephémérides Dame de tréfle) Rien de très excitant apparemment aux yeux de Barbault et pourquoi donc devrait-on s’intéresser à un (non) événement qui ne vient pas conforter son systéme? C’est de bonne guerre: grossir les événements qui collent et minimiser ceux qui ne collent pas! Curieusement, en 1962, on a la même position de Saturne qu’en 1989! Autrement dit, il eut été heureux de relier les deux moments si ce n’est que Barbault ne s’intéressait aucunement au passage de Saturne en capricorne mais à la conjonction de Saturne avec Neptune qui n’aurait lieu qu’en 1989 avec entre temps une opposition de Saturne à Neptune en 1971 qui ne donnera rien de bon pour l’astrologie de Barbault comme il le reconnait en 1973 dans son Pronostic Expérimental en Astrologie. Mais ironie du sort, Saturne est en même position en 1962 et ….1989! Donc en 89, il eut été bon de revenir sur 1962 si ce n’est que Barbault s’intéressait à Saturne-Neptune et non au même passage de Saturne sur l’axe solsticial et donc aucune raison pour relier les deux moments critiques qui l’un et l’autre se soldèrent par un recul de l’URSS, ce qui aurait été remuer le couteau dans la plaie pour un astrologue qui, dès les années 50 avait lié son destin à celui de l’URSS en la voyant triompher.
A l’approche de ce double anniversaire, il n’y a pas photo: 1962 aura marqué infiniment plus que 1982 et ce n’est pas à l’honneur de l’astrologie mondiale et notamment de l’école française. Le recul du temps ne pardonne pas. C’est pourquoi, il nous semble que c’est le moment de prendre un nouveau rendez-vois avec l’histoire, sans échappatoire et pinaillage. Et cela vise ce que nous avons appelé la prophétie de la Grande Convergence, en rapport avec le passage de Saturne sur le point vernal, 30 ans après notre remarquable succés prévisionnel pour 1995 (cf L’astrologie selon Saturne. 1994° et dans la foulée des événements de 1989, six ans plus tôt. Car 1989 et 1995 sont des bases solides historiquement mais en dialectique l’un par rapport à l’autre, ce qui tient au fait que 1989 correspondit à une phase solsticiale de Saturne et 1995 à une phase équinoxiale de Saturne. Certes, ce sont des événements célestes assez communs et cela remet en question un certain postulat qui voudrait qu’à événement terrestre majeur correspondit un événément céleste majeur.
Nous pensons donc qu’il est temps d’abandonner cette idée apparemment séduisante selon laquelle l’astrologie serait en mesure d’annoncer le « poids » d’un événement au prisme des planétes qui lui correspondent dans le ciel. C’est la fin d’un certain romantisme astrologique prétendant marquer l’impact historique d’un événement au vu de la rareté des configurations, ce qui avait l’avantage de conférer aux planétes lointaines, lentes,un rôle stratégique. Or, pour notre part, nous n’avons que faire des planétes au delà de Saturne, ce n’est pas notre tasse de thé! On se contentera donc comme des centaines de générations d’astrologues de Saturne comme étant l’astre le plus lent de notre arsenal et encore, nous permettons- nous de subdiviser son cycle en 4 périodes de 7 ans, l’unité astrologique de temps étant 7 ans. Est ce que cela nous empéche, pour autant, d’annoncer des échéances majeures? Il est clair que cela ne fait pas sens ici de fixer des échéances à long terme, comme d’annoncer 1989 en 1955, ou 1982 en 1967 c’est à dire hors sol.
On se contentera désormais, modestement, d’étudier l’impact du changement de phase de 7 ans en 7 ans sur le cours de l’Histoire en tenant compte du fait que l’astrologie puisse devenir un jour assez crédible pour que les leaders puissent y recourir en connaissance de cause. C’est donc, on l’aura compris, au vu de la situation actuelle que nous intervenons ici, à court terme, comme nous l’avions fait pour 1995, l’astrologie au long cours ayant fait long feu, du moins au niveau prédictif, l’application retrospective étant une autre paire de manches si ce n’est que le passé éclaire l’avenir. Il est clair que pour nous le cycle de Saturne doit etre validé sur des décennies en arrière, en notant que cela donne des rendez vous tous les 7 ans et non pas tous les 36 ans comme avec la conjonction Saturne-Neptune, ce qui est un peu limitant au niveau statistique.
Autrement dit, en ce quasi début d’année 2022, nous observons une phase de solsticialité qui d’ici trois ans environ laissera la place à une phase d’équinoxialité, ce qui couvre en gros six ans, avec la fin d’une phase et le début de la phase suivante. Et il revient à l’astrologie (mondiale) de se faire une place au Soleil au cours de ce laps de temps. Dans un premier temps, il importe qu’une partie des astrologues adhèrent à nos thèses, à la façon dont les milieux scientifiques reconnaissent le bien fondé, théoriqu et pratique, des travaux de tel ou tel chercheur et c’est ainsi qu’ils effaceront en 2022 le déshonneur de 1962-1982 en manifestant massivement leur soutien au projet « Grande Convergence face aux tenants fanatiques de Barbault. La phase solsticiale n’est pas, quant à elle, celle de la convergence mais de la divergence mais il faut commencer par s’opposer à un certain consensus et s’en désolidariser avant de passer à la phase d’équinoxialité, lors du passage de Saturne en bélier. Il y a un temps pour tout. Nous sommes d’ailleurs actuellement dans une configuration Saturne-solstices comparable à la série 1962-1989 et Biden face à Poutine se prend probablement pour Réagan face à Gorbatchev ou mieux pour le démocrate Kennedy face à Krouchtehev. Ce qui nous intéresse ici, c’est ce qui va se passer lors de la phase équinoxiale qui va suivre la présente phase solsticiale à partir de 2025-2026 car rappelons que pour nous une phase dure 7 ans et non pas une année terrestres… Selon nous, les vélléités de Poutine(ou de ses successeurs) seront bien plus favorisées alors. Cela tient au climat propre à l’équinoxialité et qui n’est pas tant celui d’un affrontement que d’une désactivation des anti-corps, pour employer un langage à la mode, en cette période de pandémie. On pense évidemment à la Seconde Guerre Mondiale avant le réveil solsticial de 1944 mais aussi au traité de Rome de 1957, réalisé en phase équinoxiale et faisant suite au traité de Paris qui a établi la CECA (Communauté Européenne Charbon Acier) signé le 18 avril 1951 par la France, l’Allemagne de l’Ouest, l’Italie, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas. Saturne vient d’entrer en balance, l’autre pôle équinoxial. La date de 1951 est ici tout à fait cruciale et elle précéde largement la conjonction Saturne-Neptune qui ne se produira qu’à la fin de 1952, soit un écart de 2 ans! Autrement dit, avec son cycle, Barbault aurait été incapable d’annoncer le traité fondateur d’avril 1951. Or, ce traité de 1951 est à rapprocher de la configuration équinoxiale à venir pour juin 2025. C’est un temps propice aux alliances supranationales à l’opposé du temps solsticial qui a été illustré remarquablement en 1989 avec l’effondrement dans la foulée, en 1991, de l’URSS. Il faut donc s’attendre à un esprit étranger à celui du Brexit (typique d’une phase solsticiale) et à un déclin des résistances face à un processus « fédéral ».
JHB 12. 12 21
samedi 11 décembre 2021
Jacques Halbronn Retour sur ANEV (Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau 1979
Jacques Halbronn Retour sur ANEV (Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau 1979
Il y a un peu plus de 40 ans paraissait un ouvrage collectif, issu d'un Colloque tenu en septembre 1977, à Paris. Ces Actes de colloque (oragnisés avec la Revue de Roger Faloci, Lautre Monde-auront fait date quant à la qualité des contributeurs, dont certains n'avaient d'ailleurs pas participé à ces rencontres. Ce fut d'ailleurs un esquisse de nos Guides Astrologiques à partir de 1982, puisque chaque auteur avait fourniu une présentation de sa carrière. Il nous a semble intéressant d'examiner un tel corpus avec le recul de quelques décennies, ce qui est toujours une bonne chose, d'autant que nous avons quelque peu passé le cap fatidique de l'An 2000 qui occupait les esprits à l'époque. Mais commençons justement par donner une liste exhaustive des collaborateur, dans l'ordre de la "table des matières": Andrée Petibon, Jacques d'Arès, Robert Amadou, Fernand Schwarz, David Williams, Jean Charles Pichon, Christian Meier Parm, Jean Phaure, M. L. Chaterji, Hans Andersen, Gustave- Lambert Brahy, Jean Sendy, Julierre Du Rouchet, Jean Hoyoux, Michel Villeneuve, Catherine Aubier? Germaine Holley, Jacqueline Bony-Belluc, Krista et Hecto Leuck, André Delalande, Serge Hutin avec Henri Caillaud, Max Lejbowicz, Alexander Ruperti, Pierre Heckel, Blanca Hernandez Lupion, sans oublier Raymond Abellio. François Gibelin (Rossi), Paul Roland, R. Ripert, Jean Paul Bourre, Arnold Waldstein, Daniel Giraud plus une table ronde dirigée par nous même, avec Guy Leclercq, Jean Bromennac, Arthur Le Bau, André Gauthier Walter pour ne citer que ceux qui n'avaient pas été mentionnés par ailleurs. Cette table ronde nous apparait comme d'un intérêt tout particulier. Force est de constater certaines absences comme celle d'un André Barbault. On rapprochera ce Colloque de celui que nous tiendrons en 2004, entièrement filmé et accessible sur notre chaine You Tube Téleprovidence, 25 ans plus tard dont la liste des participants fut également imposante, même si l'on constate l'émergence d'une autre génération. ,Là encore, l'on remarque, en quelque sorte, des absences, comme celle de Barbault, une fois de plus, dont nou s étions la "bête noire"ce qui contribua à le marginaliser. On notera qu'une telle participation dans les deux cas diffère remarquablement des Colloques organisés par Yves Lenoble -et non filmés- entre 1990 et 2003 ne réunissant qu'une poignée de chercheurs face à une salle composée d'étudiants.
Il est clair qu'un tel Colloque pouvait s'avérer dérangeant en ce qu'il touchait à des points essentiels de la doctrine astrologique/ Essayons de faire le point sur cette question sensible du Zodiaque. Pour commencer, l'on notera qu'André Barbault, en dépit de la publication des Editions du Seuil avec ses 12 livrets, avait totalement mis de côté un tel débat puisque, avec son frère ainé, Armand, il avait élaboré une astrologie qui entendait s'en émanciper à tous égards avec sa théorie des conjonctions planétaires, qui n'y accordait plus le moindre rôle, les aspects prenant la place des signes, en tant que facteurs structurants. N'y avait-il pas en effet double emploi même si le dispositif des Dignités planétaires figurant dans la Tétrabible de Ptolémée, reliait structurellement planétes et signes? A entendre Barbault, il convenait de ne pas s'encombrer du passage des planétes dans les signes, ce qui évitait et évacuait le débat sur la précession des équinoxes, pourtant à la base de la théorie des Ere précessionnelles, au coeur d'Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau. On ajoutera une mise à l'écart des étoiles fixes par dessus le marché par delà la question des constellations. Il ne restait plus en lice, dans l'astrologie selon Barbault, que les planétes, mais pas seulement celles connues de toute antiquité mais les "nouvelles", confortant l'idée d'une astrologie "moderne" au fait des avancées de l'astronomie. Tout cela permettait d'être en prise avec diverses critiques adressées à l'astrologie, quitte , au demeurant, à force, à la rendre impuissante. En tout cas, une telle astrologie avait le mérite stratégique de renouveler le débat et d'échapper aux attaques habituelles de la pârt notamment des astronomes comme Paul Couderc, auteur d'un Que Sais je (aux PUF) dans les années cinquante, sur l'Astrologie. Avec son indice cyclique Barbault irait encore plus loin en ne tenant plus ,compte de l'identité des planétes, toutes placées sur le même pied, indifféremment; en quelque sorte dépersonnalisées. Or, nos travaux sur le cycle de Saturne montreraient au contraire qu'il importait de regarder du côté de l'écliptique sinon du Zodiaque avec ces passages de Saturne autour du point vernal et non en faisant appel à un autre partenaire planétaire. En effet, avec Barbault, c'était toute la cyclicité astronomique qui se trouvait bousculée. D'une part avec le cycle Saturne Neptune qui ne respectait nullement les données numériques propres à l'agencement du systéme solaire. Selon la planéte associée, Saturne changeait de durée de cycle : 36 ans pour Saturne Neptune, 20 ans pour Jupiter Saturne alors que son cycle était de 28 ans environ , ce qui la reliait aux 28 jours de la Lune (cf aussi la Loi de Bode) et par ailleurs, l'indice cyclique brouillait allégrement l'ordre des révolutions planétaires. On était donc loin, au final, avec Barbaut, d'une quelconque orthodoxie astronomique ou mythologique, ce qui le distinguait des recherches d'un Jean Pierre Nicola et sa théorie des Ages. Mais revenons à Aquarius et au débat lancé notamment dans la table ronde par Guy Leclercq. On butte selon nous, sur une question de méta-langage, c'est à dire à la terminologie utilisée par les astronomes et qui en elle même n'a aucune prétention scientifique pas plus que le nom des rues. Si les astronomes ont jugé bon d'emprunter au cycle des saisons la série des 12 signes zodiacaux, liés aux 12 rencontre soli-lunaires au cours d'une année terrestre, était ce une raison pour que les astrogues en tirent le parti que l'on connait et de même pour ce qui est du nom des planétes? Et en ce sens, André Barbault n'avait pas tort de n'y pas y attacher trop d'importance. Mais fallait-il, pour autant, jeter le bébé avec l'eau du bain et notamment le référentiel saisonnier à base des axes des équinoxes et des solstices, divisant l'année non pas en 12 mais en 4? Et d'ailleurs, la mise en évidence de la précession des équinoxes ne témoignait-elle pas d' un certain intérêt pour les dits axes? De la part de qui? Des astronomes ou des astrologues? A priori, les astronomes n'avaient que faire du cycle saisons et de la précession qui l'affectait. C'était donc une affaire pour les seuls astrologues. Cela nous renvoie à l'importance du 4: 4 saisons mais aussi 4 temps soli-lunaires marquant notamment le calendrier juif, avec la célébration du "premier du mois" lors de chaque nouvelle Lune (néoménie). Le 7 ressortait avec les 4 semaines et comme on a vu plus haut, ces mêmes chiffres se retrouvent avec Saturne et l'on pense au Songe de Pharaon avec 7 vaches maigres devorant 7 vaches grasses et selon l'interprétation de Joseph (Livre de l'Exode), cela signifiait deux périodes de 7 années, soit un demi- cycle de Saturne. L'on sait aussi que dans la Bible, existe un rapport entre le jour et l'année, qui est celui de la Lune et de Saturne.(cf aussi les directions secondaires en astrologie) C'est tout cela que nos travaux sur Saturne (15 ans après la sortie d'Aquarius) mettait en branle sur cette simple observation que certains événements marquants se produisaient avec Saturne passant dans la même région du ciel, abstraction faite de tout aspect avec une autre planéte. Le défaut des ères precessionnelles tient à l'importance acccordée aux constellations . En principe, on doit relier deux points entre eux : si l'on se sert du point vernal, la logique voudrait qu'on le mît en rapport avec un point stellaire. L'étoile fixe se combine fort bien, par ailleurs, avec une planéte et forme couple avec elle sans affecter le cycle naturel de la planéte. à la différence de ce qui se passe dans un cycle incluant deux planétes, où la planéte la plus rapide doit poursuivre la plus lente, ce qui casse, comme on a dit plus haut, l'harmonie générale du systéme. Quelles sont les raisons de ce refus d'associer une planéte avec une étoile? D'aucuns argueront du fait que l'étoile n'appartient pas à notre systéme solaire mais elle n'en est pas moins l'arrière-plan pouvant servir de repére et c'est ainsi que l'ont compris les astronomes eux mêmes en instaurant des constellations. Donc pourquoi être plus royaliste que le roi.
En fin de compte, si l'on ne saurait souscrire à la connexion point vernal- constellation, on retiendra que l'idée de rechercher l'étoile correspondant au point vernal à telle ou telle époque, est bel et bien mise ici en exergue /Cette connexion cycle des saisons et cycle précessionnel est au coeur de la pensée astrologique et montre qu'il est vain d'opposer astrologie sidéraliste et astrologie tropicaliste. On notera que l'Histoire des Religions fut le lieu de l'essor de la théorie des ères et cela ne va d'ailleurs pas sans enjeu théologique. Déjà Albumasar avec sa théorie des grandes conjonctions Jupiter Saturne spécualait sur la durée de la religion musulman, en associant celle-ci à la triplicité d'eau, ce qui lui permettait d'en fixer le terme. De même, la prophétie des papes de Malachie (voire notre ouvrage Papes et prophéties, Ed Axiome, 2005) spéculait sur la durée de la papauté. En ce sens, la question de l'Ere du Verseau n'est pas sans impacter sur l'avenir reservé au Christianisme, à la fin de l'ère des Poissons. (cf le débat de l'une des commissions, lors de notre Colloque de 2004, en ligne sur notre chaine You Tube)
Toutefois, ce qui diffère entre l'approche rétrospective et la prospective, c'est que, cette fois, l'on peut se demander à quel symbolisme l'on aura affaire. Car pour les ères précédentes, on avait droit carrément au symbole zodiacal correspondant, la question qui se pose est celle d'une influence consciente ou subconsciente du schéma zodiacal. Or, on entend le plus souvent que cette nouvelle Ere imposera son esprit "aquarien" à l'Humanité, il ne s'agirait donc pas d'une simple volonté de se conformer culturellement à la signalisation céleste. Cela fait penser au passage de l'Ancienne Alliance à la Nouvelle Alliance, de lois consciemment acceptées à des lois dictées à notre psychisme de façon subconsciente.
JHB 10 12 21
Jacques Halbronn Méthodologie Chronéme/Choréme. Savoir à qui s'adresse un texte et de qui il émane
Jacques Halbronn Méthodologie Chronéme/Choréme. Savoir à qui un texte s’adresse et de qui il émane
Il est essentiel de déterminer la destination d’un texte.. C’est notamment le cas des Dix Commandements et du « Ecoute Israel ». Force est de constater que les Juifs ont cru que certains commandements leur étaient destinés alors meme que cela visait une autre population qui leur était soumise, à savoir les « Israélites », les gens du Septentrion.
Que nous dit notamment le commandement du Shabbat? Qu’il s’agit d’un jour de repos. Mais qui doit se reposer, se protéger de la charge de travail qui lui est assignée sinon l’esclave? On retrouve cette préoccupation sous le Front Populaire (1936)avec les « congés (vacances) payés », avec la semaine de ’40 heures.
Dès lors, le respect du Shabbat ne saurait faire sens pour les employeurs qui ne partagent pas les mêmes préoccupations.
Il en est de même pour la récitation du « Ecoute Israel » (Shema Israel) lequel, comme son nom l’indique, s’adresse à la communauté d’Israel qui n’est pas celle de Judée. Il suffit de lire les Livres des Prophétes pour noter que ceux ci s’adressent le plus souvent à la communauté du Nord, celle de la Maison d’Israel (Samarie, Galilée). Ces commandements – Mistwoth- renvoient d’ailleurs à la Nouvelle Alliance (Jérémie XXXI) laquelle vise les mauvais serviteurs, qui désobéissent à leur maitre.
Autrement dit, il y aurait là une perte de conscience de dualité: savoir distinguer entre l’autre et soi même et ne pas tout confondre car cela fait désordre, cela sonne faux.
C’est donc tout le rituel actuel en vigueur dans les synagogues qui serait à réaménager, y compris d’ailleurs en ce qui concerne la lecture annuelle du Pentateuque (Torah) qui comporte, notamment dans le Livre de l’Exode , un texte centré sur les « enfants d’Israel » ‘et ce, dès le premier verset. On peut se demander s’il n’y pas eu, à un certain stade, confusion (on pense au dernier film d’Almodovar, Madres paralelas) au sein d’une bibliothèque de textes, à une époque où l’hébreu s’était assez largement perdu. On aura confondu la littérature propre à la maison de Judah avec celle propre à la maison d’Israel. (cf notre mémoire sur la plateforme SCRIBD). Une telle confusion nous est par ailleurs familière avec le corpus Nostradamus au sein duquel auront fini par cohabiter textes authentiques et imitations, piratages. Par ailleurs, en ce qui concerne l’ensemble centurique, le premier volet fut réalisé au service de la Ligue et le second -et cela vaut pour l’Epitre à Henri II, imitation d’une première épitre (cf nos Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus. ed Ramkat, 2002) que l’on ne peut comprendre que comme annonçant le retour du protestantisme, pour la fin du xVIIIe siècle.
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