mercredi 30 mars 2022

jacques halbronn Le modéle astronomique aura durablement perverti la pensée astrologique

jacques Halbronn Le modéle astronomique aura durablement perverti la pensée astrologique Selon nous, l’Histoire de l’astrologie ne saurait ignorer l’impact toxique que l’astronomie aura exercé sur son développement, au cours des siècles, et ce jusqu’à nos jours avec la découverte de planétes et autres astéroides inconnus de l’Antiquité, parce qu’invisibles à l’oeil nu. Nous avons déjà, lors de précédentes études, signalé la facheuse influence du métalangage de l’astronomie adopté par les astrologues depuis Ptolémée (IIe siècle) et avant lui, qu’il s’agisse du nom des planétes, du balisage zodiacal de l’écliptique ou des aspects. Il faut souligner que le métalangage est une instrumentalisation de données dans des applications fantaisistes et hors de propos. (cf notre texte « La pensée astrologique », in Histoire de l’Astrologie avec Serge Hutin, Ed Artefacr, 1986). On retrouve un tel processus avec le remplissage des Centuries de Nostradamus en recyclant toutes sortes de textes (cf Chantal Liaroutzos, Suivez le Guide, in Réforme Humanisme Renaissance, 1987) pour faire le compte. L’on détecte le métalangage précisément par son éclectisme et son arbitraire : c’est ainsi que dans le cas du nom des planétes, pourquoi les astronomes antiques ont ils choisi telle divinité et point telle autre, issu de tel ou tel panthéon, pour nommer les cinq planétes, en dehors des luminaires, dont ils disposaient alors? Pourquoi une seule déesse sur les 5, Vénus alors qu’il y avait à leur disposition Junon, Vesta, Minerve, Cérés, Proserpine? Certains astrologues, friands d’apologétique prophétique, soutiendront probablement que ces autres divinités anticipaient la découverte de nouveaux astres, à partir de la fin du XVIIIe siècle. Insistons sur le fait qu’une telle pratique mimétique aura gonflé, saturé, submergé l’arsenal de l’astrologie. Nous voudrions nous focaliser cette fois sur l’importance accordée par la plupart des astrologues à la précision, à la sureté des données de naissance ou de fondation (pour une ville, un Etat etc). Il est clair que les astronomes ont très tôt compris toute l’importance de la précision dans le temps et dans l’espace, d’où justement cette floraison de leur métalangage, leur tâche étant de baliser, de recenser, de reconnaitre le Ciel. Mais ce souci de précision faisait-il sens pour l’approche astrologique, on peut sérieusement en douter. On notera en passant que les anti-astrologues de service, comme un Serge Bret Morel, seront passés complétement, à coté d’une telle problématique et donc seront restés à la marge, en surface. Ce qui est valable quand on étudie le ciel vaut-il quand on s’intéresse à la marche de notre monde terrestre, cela est bien peu probable. Un événement terrestre ne saurait se réduire à une date « précise » même si on pourrait le croire à la lecture de certains manuels scolaires et d’ailleurs on y parle d’années (Marignan, 1515) et non de jours et encore moins d’heures. Autrement dit, la recherche de la précision en astrologie, en termes d’heures, minutes, nous apparait comme parfaitement vaine et ne fait sens que par imitation, calque, par rapport à l’astronomie, surtout si l’astronome se veut également astrologue, ce qui est une combinaison bien périlleuse : mélange des genres. Or, force est de devoir constater que sans ce qui lui permet de tracer un thème astral, l’astrologue se sent perdu, tel un aveugle sans sa canne! Il est condamné au chomage technique.Il est victime d’un complexe, d’un syndrome de précision qui lui vient de l’astronomie. André Barbault avait voulu détacher l’astrologie mondiale de cette exigence horaire alors qu’ Yves Lenoble, avec son « astrologie groupale » insiste sur la prise en compte des données ainsi fournies, dans son désir de relier astrologie mondiale et astrologie individuelle. Grave méprise! D’ailleurs Barbault était allé très loin dans son entreprise d’émanciper l’astrologie du métalangage de l’astronomie avec son indice cyclique qui ne tient compte ni du nom des planétes, ni de celui des signes où les configurations considérées se produisent. (cf Les astres et l’Histoire, Ed Pauvert, 1967) et l’on peut même dire que Barbault ne retenait pas la tradition des aspects mettant sur le même plan l’opposition et le carré dans la représentation du dit indice, se contentant de distinguer les phases de concentration, de conjonction et les « autres » qui faisaient « remonter » sa courbe. Toutefois, Barbault accordait la plus grande importance au moment de la conjonction, non pas avec la précision du calcul d’un thème natal, mais avec une orbe relativement étroite qui ne devait pas dépasser le cadre d’une année civile. Pour Barbault, il fallait impérativement, en tout état de cause, ne pas se tromper sur l’année, d’où l’importance qu’il accordera au fait d’avoir mis en avant l’année 1989, ce qui l’aura conduit à surévaluer l’importance de la dite année, quand on sait que l’effondrement de l’URSS exigera plus de temps, ce qui nous conduit à la notion de période de plusieurs années, ce que Barbault ne sera jamais parvenu à déterminer formellement, manquant notamment la période cruciale de 7 ans qui est selon nous la pierre de touche de toute l’Astrologie. Certes, d’aucuns argueront du fait qu’une telle durée de 7 ans est trop large pour valider une prévision mais ce serait oublier que toute période est une suite, une succession d’événéments allant dans le même sens et ne se limite aucunement à une seule date. Bien plus, nous nous portons en faux contre la focalisation sur une seule région comme chez Barbault l’accent mis sur la Russie avec son cycle Saturne Neptune. Bien au contraire, la preuve de l’astrologie, sa falsifiabilité, passe par une diversité de situations géographiques pas forcément liées entre elles si ce n’est pas le facteur astrologique. Une hirondelle ne fait pas le printemps. Bien entendu, il ne s’agit pas de couper les ponts entre astrologie et astronomie mais de circonscrire très clairement les modalité d’une telle synergie. Les périodes de 7 ans que nous mettons en avant, en exergue, désignent spécifiquement la planéte Saturne et son cycle découpé en 4 temps par le cycle des saisons – axes équinoxiaux/vernaux et solsticiaux. On nous objectera que les travaux statistiques d’un Michel Gauquelin « L’influence des astres », ed dauphin, 1955) viendraient bel et bien valider toute l’importance à accorder à la question de la précision de l’heure en astrologie (d’où toute une littérature sur ‘les « régimes horaires », « L’heure dans le monde » (Le Corre, Gabriel, Françoise Schneider Gauquelin, dont d’ailleurs nous avons exploité nous mêmes, à différents titres, le filon, durant des décennies). On aura compris que nous sommes très dubitatifs quant à la valeur de tels travaux, au vu de ce que nous avons exposé plus haut. La précision astronomique aurait-elle pu s’appliquer au processus des naissances, dans notre monde sublunaire? La seule hypothèse que nous pourrions envisager serait celle d’un mécanisme échappant totalement aux sociétés humaines et mis en place par quelque « créateur » quelque « dieu »,sur lequel nous n’aurions donc aucun contrôle, se déroulant à notre insu. Mais, en tout état de cause, un tel phénoméne ne serait guère compatible avec notre idée de l’astrologie telle que décrite plus haut, avec ses périodes de 7 ans lesquelles n’exigent nullement le même degré de précision horaire que cette approche « généthliaque », sur la base du mouvement diurne, avec un changement de vecteur quasiment d’heure en heure! Il nous semble qu’un tel dispositif, s’il fut initié, aura été abandonné : ce serait une sorte de proto-astrologie qui aurait perduré mais sans utilité pour la bonne gouvernance de la Cité. En tout état de cause, Gauquelin (décédé en 1991) ne saurait prétendre – comme il le fit – avoir prouvé l’Astrologie stricto sensu mais seulement exhumé un « brouillon » qui aura fait long feu même s’il aura continué à fonctionner à notre insu. Cette astrologie gauquelinienne était, quant à elle, bien plus en phase avec l’astronomie avec ses 5 planétes opérationnelles (Lune, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne) et en ce sens, elle constitua une interface entre Astronomie et Astrologie avant que ne se mette en place l’astrologie saturnienne et saisonnière vouée à jouer, à l’avenir, un rôle majeur en géopolitique. JHB 30 03 22

Jacques Halbronn Astroloigie . Le thème lié à une date précise fausse ...

mardi 29 mars 2022

Jacques Halbronn La Lune comme clef de l'astrologie

jacques Halbronn La Lune, comme clef de l’astrologie. Nous sommes d’avis qu’il nous revient de découvrir par nous mêmes les lois de l’astrologie et non par le biais de quelque manuel. Il nous faut partir des signes qui nous sont donnés par l’observation du monde tel qu’il s’offre à notre regard. La Lune nous apparait, en ce sens, comme la seule porte d’entrée initiatique. Que nous « raconte » notre satellite dont la présence relaie, la nuit, celle du Soleil ? Sur un mois, la Lune nous offre quatre visages; nouvelle lune, demi lune ascendante, pleine lune, demi lune descendante. Ce qui est lié aux rapports entre luminaires (conjonction, carré, opposition, carré). En revanche, le fait que la Lune se joigne -visuellement – au Soleil, à douze reprises serait une fausse piste, ce qui aura entrainé la division de l’écliptique en un zodiaque à 12 signes et par voie de conséquence au dispositif des maitrises planétaires ptoloméen.(Tétrabible). La division en 4 se retrouve dans le cycle des saisons lequel est la véritable base du découpage de l’écliptique et non le 12. Axes équinoxiaux et solsticiaux. Mais ce 4 est en fait un 2 si l’on parle en termes d’axes, ce qui évacue l’objection liée aux deux hémisphères et aux saisons inversées. De même, nous dirons que la conjonction et l’opposition s’équivalent ( syzygie). Autrement dit, l’opposition est assimilable à une conjonction, ce que n’aura pas compris André Barbault qui ne se focalisa que sur la conjonction dans la constitution de son « indice cyclique », ce qui était là encore une fausse piste. En fait, un cycle planétaire astronomique au regard de l’astrologie est un demi-cycle. Ainsi l’opposition enclenchera un nouveau cycle tout comme la conjonction, sur le modéle de la Lune. Par ailleurs, la Lune nous conduit à la planéte Saturne avec lequel elle partage les mêmes chiffres et notamment le 7, d’où les semaines de 7 jours qui valent 7 ans, à l’échelle de Saturne dont le cycle astronomique est de 28 ans environ. En ce sens, la Lune désigne Saturne comme le véritable centre astrologique du systéme solaire et cela conduit à une double période de 7 ans, soit en gros une « quinzaine » d’années. Il nous incombe d’observer dans notre monde le rôle de ces périodes de 15 ans qui raménent le même genre d’événements et de connecter celles-ci à Saturne passant alternativement sur les axes équinoxiaux et solsticiaux Roger Hequet a relevé une telle périodicité mais ne connecte pas le phénoméne à Saturne. .La Bible nous parle notamment des 7 vaches grasses dévorées par 7 vaches maigres, ce qui est interprété comme deux séries de 7 années, à la base de toute la cyclologie astrologique. En définitive, l’astrologie ne se réduirait-elle pas à un tel schéma? On ne saurait cependant oublier le lien de la Lune à la Femme et à ses « régles » lesquelles sont en analogie avec le cycle lunaire.(menstruation). Il y a là une dualité qu’il importe d’explorer sur le plan caractérologique. On peut penser à une phase « masculine » alternant avec une phase « féminine »; ce qui correspondrait respectivement à la solsticialité et à l’équinoxialité. Alchimiquement, cela rejoint le Solve-Coagula, ce qui sépare et ce qui rassemble. En tout état de cause, l’homme, au regard de la procréation, se situe au commencement (conception) et la femme à la fin (accouchement), ce qui contribue au décodage du cycle saturnien.

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Jacques Halbronn La solution du mal français se situe au sein de l'U...

Jacques Halbronn L'Union Européenne comme solution au "grand remplacement" français

jacques halbronn L’Union Européenne comme solution au « grand remplacement » français. Nous voudrions mettre en évidence certains paradoxes autour de la francophonie et de l’Europe, ce qui ressort notamment des discours de la Droite à l’occasion de la campagne présidentielle de 2022. C’est ainsi que l’exigence de connaitre le français à l’égard des immigrés ne fait guère sens, en ce qui concerne les francophones africains dont l’affluence est précisément au coeur du débat. Le probléme de l’immigration africaine tient précisément à ce qu’elle ne passe pas par un apprentissage du français. Inversement, les immigrés européens ne sont pas francophones mais par ailleurs non stigmatisés du fait du biais africain. Si l’on admet que la France serait victime d’un « grand remplacement », il serait selon nous assez logique qu’elle trouve une solution grâce à sa placé au sein de l’Union Européenne. Or, ce n’est pas vraiment la position des discours de droite en question lesquels insistent sur l’attachement à la France voir à sa sortie de l’UE. Quelque part, si grand remplacement il y aurait, la solution ne serait elle pas dans une migration des Français vers le reste de l’UE, vers des régions moins « touchées »? La France est marquée par deux formes d’influences qu’elle aura exercé, au cours des siècles. D’une part, la colonisation Outre Mer dont les effets se manifestent au travers du fait francophone lequel n’est nullement étranger au phénoméne du « grand remplacement » puisque les nouveaux venus sont eux mêmes francophones, ce qui facilite et sous tend leur présence et d’autre part par son impact linguistique sur diverses langues européennes, comme l’anglais et l’allemand, en particulier – sans parler des connexions du français avec le monde latin (Italie, Espagne, Portugal, Roumanie) et de la présence du français dans le BENELUX et en Suisse. Dans le second cas, il ne s’agit pas de copié-collé du français mais de pénétration lexicale puissante du français au sein des langues germaniques mais aussi slaves. La France se trouve donc confronté à deux phénoménes, tous deux résultant de son influence sur le continent européen comme sur le continent africain (sans parler du continent asiatique, ex Indochine). Lors du démantélement de l’Afrique (occidentale, équatoriale) française, l’on aura adopté la voie européenne mais sans prendre pleinement la mesure de l’impact linguistique véhiculé notamment par la fortune de l’anglais, lequel ne fait que témoigner de l’impact de la France lequel est certes ancien mais ne s’en perpétue pas moins de nos jours. En ce qui concerne le cas de la communauté juive de France, l’on retrouve peu ou prou une même problématique avec le « grand remplacement » des Juifs de souche française (sur l’axe Rhin- Rhône) et européenne par des Juifs issus du monde méditerranéen arabo-musulman , lesquels jouent un rôle prédominant dans les instances juives (consistoire etc). Là encore, pour ces Juifs anciennement ancrés dans le monde chrétien, se pose la question d’un certain »grand remplacement » et l’éventualité d’une migration vers le Nord et l’Est de l’Europe, ce qui correspond grosso modo au clivage Séfarades/Ashkénazes. On voit ainsi se dessiner une France fortement marquée à un double titre par l’Afrique et qui serait désertée – en un grand « déplacement » par les populations locales lesquelles se déporteraient vers le reste de l’Europe, tout comme , à un autre échelle, certains quartiers, certaines villes de la métropole se videraient de leurs occupants antérieurs. Eric Zemmour, par ses origines juives du Sud, semble devoir incarner cette France à venir. qui pourrait se détacher à terme de l’UE. JHB 29 03 22

lundi 28 mars 2022

Extraits de la biblliographie de Jacques Halbronn (1975-2004) en français et en anglais.

Halbronn (J.), Remarques astrologiques de Jean-Baptiste Morin sur le commentaire du Centiloque de Ptolémée, ou la seconde partie de l’«Uranie» de Messire Nicolas Bourdin, Marquis de Villennes, Paris, 1975, 303 pp. Halbronn (J.), ‘Les historiens des sciences face à l’activité astrologique de Kepler’, in Comptes Rendus du 104e Congrès National des Sociétés Savantes (Bordeaux, 1979), Sciences, Paris, 1979, fasc. 4, pp. 135–145. Halbronn (J.), ‘The Revealing Process of Translation and Criticism in the History of Astrology’, in Astrology, Science and Society: Historical Essays, ed. P. Curry, Woodbridge, 1987, pp. 197–217. Halbronn (J.), Introduction bibliographique à l’étude de l’astrologie française (1988), repris sur SCRIBD Halbronn (J.), ‘Pierre Gasendi et l’astrologie judiciaire: approche bibliographique’, Quadricentenaire de la Naissance de Pierre Gasendi, 1592-1655. Annales de Haute-Provence 113 (1993), pp. 255–270. Halbronn (J.), ‘L’empire déchu ou l’astrologie au XVIIe siècle’, Politica Hermetica 11 (1997), pp. ?–?. Halbronn (J.), ‘Les résurgences du savoir astrologique au sein des textes alchimiques dans la France du XVIIe siècle’, in Aspects de la tradition alchimique au XVIIe siècle. Actes du colloque international de l’Université de Reims-Champagne-Ardenne (Reims, 28 et 29 novembre 1996), ed. F. Greiner, Paris-Milano, 1998, pp. 193–205. Halbronn (J.), ‘L’astrologie sous Cromwell et Mazarin’, Politica Hermetica 17 (2003), pp. 70–94. Halbronn (J.), ‘The Importance of Comets for the Cause of Astrology: the Case of Pierre Bayle in the Years 1680-1705’, in Astrology and the Academy. Papers from the Inaugural Conference of the Sophia Centre, Bath Spa University College, 13-14 June 2003, eds N. Campion, P. Curry, M. York, Bristol, 2004, pp. 181–201.

Jacques halbronn Le mirage des cycles planétaires longs et des périodes courtes en Astrologie

jacques Halbronn Le mirage des cycles planétaires longs et des périodes courtes en Astrologie . En 1967, André Barbault publiait, chez J. J. Pauvert ses « Astres et l’Histoire » qui allait lancer son « indice cyclique ». (indice de concentration planétaire) englobant Uranus, Neptune et Pluton). Mille ans plus tôt, environ, Albumasar avait développé une théorie dite des Grandes Conjonctions -(Jupiter-Saturne – on ignorait alors l’existence d’astres transsaturniens). Limité au cycle Jupiter- Saturne de 20 ans, Albumasar avait réussi à regrouper toute une série de conjonctions au sein d’un même ensemble, sur la base des triplicités (signe de feu, de terre, d’air et d’eau)/, ce qui permettait de couvrir des périodes bien plus longues (cf Denis Labouré. Astrologie et religion, Jean Patrice Boudet, Nigromancie, Presses de la Sorbonne) On en arrivait à des ordres de grandeur frisant le millénaire sans oublier à la fin du XVIIIe siècle, la théorie des ères précessionnelles d’un Charles François Dupuis (Origine de tous les cultes), chaque ère couvrant plus de 2000 ans! On est bien dans le « temps long » lequel conviendrait selon certains chercheurs contemporains, comme Yves Lenoble, à la vocation de l’astrologie. Or, pour notre part, nous nous en tiendrons à un cycle saturnien de 15 ans, se répétant inlassablement. Selon nous, les cycles longs n’existeraient que du fait des cycles courts. Pour nous, l’astrologie est au service de la Cité et les cycles longs sont disproportionnés par rapport aux besoins de celle-ci. Quinze ans, c’est déjà un bail! Il importe également que la cyclicité planétaire découpe le temps en périodes de même durée, ce que permet une astronomie basique, c’est à dire sans combinaison ni mélange. La sociologie nous semble en ce sens bien mieux convenir à l’astrologie que l’Histoire et réciproquement. Ce n’est d’ailleurs qu’à cette condition que des statistiques peuvent être envisagées sur un grand nombre de configurations. Or, le propre des cycles longs est de se reproduire à des intervalles relativement espacés. Nous avons ainsi montré que le cycle Saturne Neptune préconisé par André Barbault, ne comportait, de 36 ans en 36 ans, que fort peu de conjonctions, une en 1917, une en 1953, une en 1989 en tout et pour tout pour un XXe siècle si riche en événements majeurs, ce qui faisait que toutes sortes d’échéances importantes passaient entre les mailles du filet d’une telle astrologie comme 1957, 1962, 1977 ou… 2022. Paradoxalement, le tort de la démarche de Barbault aura été de ne pas comprendre que l’astrologie a besoin de phases d’une certaine durée- 7 x 2 ans est une bonne mesure- et non d’une durée brève d’un an voire moins! Probablement parce que Barbault restait marqué par l’idée que l’Histoire se caractériserait par des dates bien précises, ce qui n’est en vérité nullement l’approche de la « Nouvelle Histoire » (longue durée) En tout état de cause, nous laisserons aux Historiens leur découpage en séries de siècles (Moyen Age, Renaissance etc). Le cycle de 15 ans est à échelle humaine, d’autant qu’il se décompose en deux périodes égales de 7 ans, qui apportent un rythme du fait qu’elles s’opposent et alternent, ce qui permet de bien les différencier. Or, André Barbault ne sera pas parvenu, selon nous, à modéliser une quelconque alternance, incapable de distinguer entre deux conjonctions, ce qui le conduit à des formulations vagues et ambigues qui peuvent dire une chose et son contraire – c’est le cas des deux « guerres mondiales » qui n’ont pas du tout suivi le même scénario- au nom d ‘une échéance « importante »(??). Quant à son indice cyclique, correspondant à un graphique de synthèse, il se limite à indiquer des temps inégaux de tension et de détente, ce qui est un peu court d’autant que ces notions sont très relatives, et qu’une guerre de conquéte n’est pas une guerre d’indépendance, ce qui pose d’ailleurs le probléme de la qualification du conflit actuel (Russie-Ukraine) JHB 28 03 22

Jacques Halbronn Epistémologie. Dialectique du visible et de l'invisible, de la source et de l'aboutissement

Jacques Halbronn Epistémologie. Dialectique du visible et de l’invisible, de la source et de l’aboutissement L’Humanité semble se diviser entre ceux qui s’attachent au visible et ceux qui entendent explorer l’invisible. Entre les deux clans, un certain dialogue de sourds, entre démarche apologétique et démarche archéologique. Cette dialectique correspond au processus de procréation: invisibilité de la conception et visibilité de la naissance (cf celle de Jésus et la représentation de la créche de Noël). En ce qui concerne les défenseurs du « fait accompli », à savoir ceux qui sont persuadés que ce qui nous parvient est le fruit de toute une histoire dont il s’agirait de décrypter, d’interpréter le sens, il suffirait de prendre bonne note du résultat final qui nous est donné à voir à l’image d’un arbre qui n’aura cessé de pousser, de mûrir et dont il faut cueillir et recueillir les fruits.Le structuralisme peut être instrumentalisé dans ce sens, au nom d’une synchronie qui ferait peu ou prou fi de la diachronie;. D’où la conviction chez la plupart des praticiens et des pratiquants qu’il faut s’en tenir au cours qui aura été suivi dans la longue durée d’autant qu’ils spéculent sur une certaine finalité (téléologie) Inversement, ceux qui entendent restituer, reconstituer le plan d’origine, de départ – dont nous sommes - adopteront une approche archéologique (cf l’archéologie du savoir de Michel Foucauld) et auront pour but de faire apparaitre les principes, les fondements, le plan premier qu’il s’agisse de la genése d’une langue, de la formation d’une tradition, d’un corpus, d’une oeuvre etc. On quitte alors la proie du visible pour l’ombre de l’invisible. Selon nous, la mission du philosophe reléverait de ce dernier cas de figure, ce qui passe par une décantation, un élagage: on sépare le bon grain de l’ivraie. Nous avons, pour notre part, rencontré bien des résistances dans le domaine des recherches linguistiques. Un de nos mémoires(Université Paris V) fut rejeté en 1989 du fait d’un rapport de Hayim Vidal Sephiha (1923-2019) – pour ne pas le nommer- car notre propos était de restituer l’agencement originel d’une grammaire, quant à sa symétrie, sa cohérence initiale. Nous avons en effet la faiblesse de croire qu’au commencement d’une entreprise, d’une construction, il y a une volonté d’harmonie, d’équilibre, de logique qui risque fort de se dégrader au fil du temps et que l’historien aurait pour tâche de retrouver; De même, nous avons dénoncé divers effets du syncrétisme consistant à vouloir harmoniser après coup, ce qui est disparate, hybride, notamment en ce qui concerne l’astrologie, la Bible, les Centuries de Nostradamus. Nous pensons au défunt Patrice Guinard (1957-2021) qui s’evertua au cours de ses dernières années (sur son site CURA.free.fr), à démontrer que la succession- fort aléatoire- des éditions des Centuries correspondait rigoureusement au projet initial de l’auteur (1503-1566), retardant ainsi d’autant un consensus autour de notre critique nostradamique.(cf notre post doctorat, EPHE 2007) Au fond, rien à entendre les avocats d’un aboutissement final, d’une consécration terminale, ne serait dû au hasard, à l’emprunt, à la contrefaçon, à l’antidatation. Tout ferait sens! On observe que dans les deux cas de figure, il y a quéte d’harmonie, que ce soit a priori ou a posteriori. On pourrait rapprocher ces deux « écoles » des notions d’équinoxialité pour l’évolutive et de solsticialité pour l’involutive.(Astrologie EXOLS) JHB 28 03 22

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dimanche 27 mars 2022

jacques Halbronn Quand l'astrologie fait écran avec la réalité

jacques Halbronn Quand l’astrologie fait écran avec la réalité …. Les adeptes du thème astral font penser aux occupants de la Caverne de Platon. Ils ne connaissent le monde que par des biais, par ce qu’on en dit et non de par leurs propres observations. L’astrologie leur tient lieu de réalité au lieu de n’aborder l’astrologie qu’en passant par la réalité. Car il faut bien l’avouer: le cosmos ne nous parle pas alors que le monde qui nous entoure, sur cette terre, nous est tout à fait accessible, que nous avons tout loisir pour l’observer quitte, ensuite, à rechercher des corrélations dans le cosmos, ce qui nous permet de trier dans le chaos céleste ce qui fait sens pour notre Humanité. Or, nous avons pu observer à quel point tant d’astrologues procédaient à l’inverse et ne voulaient connaitre notre monde, à commencer par eux mêmes, que par le filtre de l’astrologie, donc indirectement. Il importe de savoir que comme Monsieur Jourdain, dans le Bourgeois Gentilhomme, l’astrologie existe en nous mêmes, quelque puisse être notre savoir astrologique. Nous sommes astrologues sans le savoir. Autrement dit, l’astrologie ne sert qu’à prendre conscience de l’existence d’un systéme dont nous dépendons mais le systéme en question est bien présent, quand bien même nous n’en aurions pas une représentation formelle. ¨Paradoxalement, ce qui peut faire obstacle à notre connaissance intérieure du systéme serait l’astrologie elle-même, quand elle nous est donnée et transmise sous une version altérée. Autrement dit, les corrélations que nous pouvons établir entre le Ciel et la Terre ne présentent qu’un intérêt secondaire, surtout si nous ne les établissons pas correctement, en nous lançant sur de fausses pistes! Il est plus sage de nous abstenir d’une telle entreprise si nous n’avons pas été destinés à cette tâche. Comme on dit, le mieux est l’ennemi du bien. On pourrait souligner à quel point nos procédures électorales sont vaines et aléatoires, qui ne sont en fait qu’une forme d’astrologie avec leur structuration du temps. Comment pourrait-il d’ailleurs en être autrement quand les calendriers électoraux ne reposent que sur un bricolage numérique? Dans bien des cas, la fin d’un mandat déterminé, fixé dans de telles conditions, ne correspond à aucune nécessité politique et peut fort bien briser une dynamique. A l’heure des sondages d’opinion, il apparait plus sage de leur faire confiance sans passer par le suffrage universel. Quant aux programmes présentés par les candidats, ils se voudraient prophétiques. Un(e) Tel(le) déclare : je ferai ceci ou cela, quand je serai président(e). Au lieu de jauger la valeur des candidats, leurs capacités d’adaptation, on se base sur des promesses! JHB. 27. 03 22

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