jeudi 12 août 2021

Jacques Halbronn Le syncrétisme biblique et le syncrétisme centurique

Le syncrétisme biblique et le syncrétisme centurique par Jacques Halbronn Bien des travaux de recherches buttent sur le phénoméne du syncrétisme en partant bien à tort du principe d’une harmonie générale propre au corpus étudié. il y a deux solutions: soit nier qu’il y ait des éléments disparates dans le temps et dans l’espace au sein du dit corpus, soit prendre la mesure du dit phénoméne. L’étude comparée de deux syncrétismes, le biblique et le centurique, distants dans leur formation de 2000 ans environ se révéle offrir une belle valeur heuristique, dans la mesure où le centurique est bien plus proche de notre temps et fournit une plus grande quantité de repéres historiques et de documents; Il n’en reste pas moins que de nos jours, le déni du syncrétisme centurique reste encore – pour combien de temps?- la position consensuelle. Et c’est la problématique du déni du syncrétisme qui est susceptible de nous interpeller. Première partie Aspects du syncrétisme biblique. Le mot Bible recouvre à l’évidence une grande variété de courants, de positions et il n’en est pas moins vrai que ses commentateurs et interprétes ont à coeur de circuler librement et sans entrave au sein de cette Bible. L’argument de la préfiguration permet de soulager bien des scrupules et il est de bonne guerre de souligner les lignes de convergence. On prendra ici pour exemple non pas le distinguo classique entre Ancien et Nouveau Testament mais celui bien moins exploré et balisé entre le Royaume du Nord, d’Israël et celui de Juda, au lendemain de la mort de Salomon, étant entendu que le clivage préexistait bien avant. La critique biblique aura certes mis en évidence des ajouts, comme dans le cas du Livre d’Isaïe – on parle alors du Deutéro-Isaïe- et à partir de ce cas, force est de constater que certains chapitres additionnels portent nettement la marque « israélite ». comme dans le cas du passage où l’on fait dire à Cyrus, le roi de Perse, qu’il s’adresse à la maison d’Israel, se calquant sur l’édit du dit Cyrus au profit des Judéens, mettant en oeuvre leur retour de Babylone. Certains objecteront que s’il en était ainsi, on s’en serait aperçu et on n’aurait pas laissé passer certaines incongruités comme dans le cas du livre de l’Exode, dans le Pentateuque, où il est question d’un bout à l’autre des Enfants d’Israel conduit dans le désert vers la Terre Promise par un Moïse dont on nous dit qu’il aurait composé le dit Penteateuque, ce que contesta un Spinoza dans son traité théologico-politique. Deuxiéme Partie Aspects du syncrétisme centurique Pour répondre à la question posée plus haut, examinons le cas du syncrétisme centurique . On y trouve deux volets, l’un introduit par une préface à César, l’autre par une EPitre au roi Henri II. Contrairement à ce qui se passe pour la Bible, on n’en est même pas au stade de relever des différences majeures entre les dits volets, à savoir que le premier est à la solde de la Ligue catholique et l’autre à celle du parti du futur Henri IV, réformé. La question que nous avons posée plus haut est la suivante: pourquoi a-t-on placé au sein d’un même ensemble des textes aussi contraires? Mais ne serait-ce point là le propre du syncrétisme que ce déni au nom d’un matériau commun? Rappelons qu’en 1598 fut déclaré l’Edit de Nantes qui envisageait une sorte de paix entre les partis en présence, état qui se prolongera jusqu’en 1685 avec la Révocation. Eh bien, selon nous, un tel arrangement a manifestement du avoir lieu entre les descendants et ressortissants des deux « maisons » – le propos de Jésus atteste de la perpétuation de ce clivage mille ans après la destruction du Royaume du Nord. « Je suis venu pour les brebis perdues de la maison d’Israël ». Autrement dit, au nom d’une unité assez factice, l’on affirma une « unité » – revendiquée dans le Ecoute Israël autour du « Ehad » au nom de la raison d’Etat. JHB 12 08 21

mercredi 11 août 2021

jacques Halbronn La répartition des conjonctions dès 1963 dans l'astrologie mondiale d'André Barbault

La répartition des conjonctions dès 1963 dans l'astrologie mondiale d'André Barbault par Jacques Halbronn Notre enquête sur les sources de l'indice cyclique de Barbault nous avait déjà permis de nous intéresser à l'article "Répartition" du Dictionnaire Astrologique de Gouchon en 1935 voire à sa version de 1934 sous le titre Les Secrets du Zodiaque (avec Robert Dax). Cela nous avait mis sur la piste d'Eugéne Caslant et de Hoene Wronski (cf dans les années cinquante l'ouvrage de Marie Thérése Herboulet, Ed du Nouvel humanisme) Etrangement, Barbault s'il mentionne des brochures annuelles de Gouchon (que nous n'avons pas retrouvées à ce jour) dans les Astres et l'Histoire (Ed Pauvert, 1967) ne se réfère pas au dit Dictionnaire. Mais nous apportons ici une nouvelle pièce au dossier, à savoir le chapitre "Vers une nouvelle crise mondiale" de son ouvrage paru en 1963 (quatrième trimestre) : "1964. La crise mondiale de 1965" Ed Albin Michel (pp 24-30). En effet, dans ce chapitre, nous trouvons déjà un exposé substantiel de ce qui sera publié dans Les Astres et l'Histoire et nous en reproduisons les passages les plus significatifs:d'entrée de jeu, le quintet planétaire de Jupîter à Pluton est posé et l'accent est mis sur l'aspect central de la conjonction entre deux planétes du dit quintet. "Le conjonction des planétes lentes est la configuration clef de notre devenir terrestre (...) il importe en tout premier lieu d'être fixé sur la répartition de toutes ces espèces de conjonction, au long des années." Barbault propose de couvrir la période 1900- 1971. "On en compte au total vingt huit mais on remarque, écrit-il, qu'elles sont réparties inégalement dans le temps" Barbault reléve la "concentration" de conjonctions pour les deux guerres mondiales et des "vides" pour des périodes moins troublées. Reprenons le propos de Barbault à partir de la Seconde Guerre Mondiale: "Apparait une nouvelle concentration de cinq conjonctions durant les six années de la deuxième guerre mondiale", de 1940 à 1945. C'est ensuite le rertour d'une période peu occupée: on note en effet six conjonctions non groupées durant les dix neuf années qui vont de 1946 à 1964;" Pour celui qui observe le XXe siècle, qui de la Crise de Cuba de 1962????? Que nous dit l'article Wikipedia? "La crise des missiles de Cuba est une suite d'événements survenus du 14 octobre au 28 octobre 1962 et qui ont opposé les États-Unis et l'Union soviétique au sujet des missiles nucléaires soviétiques pointés en direction du territoire des États-Unis depuis l'île de Cuba. Cette crise a mené les deux blocs au bord de la guerre nucléaire. Moment paroxystique de la guerre froide, la crise de Cuba souligne les limites de la coexistence pacifique, et se solda par un retrait des missiles par l'URSS en échange d'un retrait de certains missiles nucléaires américains de Turquie et d'Italie, et par une promesse stipulant que les États-Unis n'envahissent plus jamais Cuba (1961, Débarquement de la baie des Cochons, tentative américaine d'envahir l'île) sans provocation directe. Cet accord entre le gouvernement soviétique et l'administration Kennedy, certes contraignant pour la future politique extérieure des États-Unis, a permis au monde d'éviter un conflit militaire entre les deux puissances qui aurait pu mener à un affrontement nucléaire et à une troisième Guerre mondiale. Un « téléphone rouge » reliant directement la Maison-Blanche au Kremlin fut également installé après la crise afin de pouvoir établir une communication directe entre l'exécutif des deux superpuissances et éviter qu'une nouvelle crise de ce genre ne débouche sur une impasse diplomatique." Certes, on peut arguer du fait qu'une nouvelle guerre mondiale a pu être évitée. de justesse mais le provbléme - si l'on peut dire - c'est qu'aucune crise plus aigue n'aura eu lieu jusqu'à ce jour, soit durant 60 ans./ Barbault ne va pas jusqu'aux années 1982 qui seront au coeur des Astres et l'Histoire et dont on sait que cela n'aura même pas pris la dimension de 1962! Tout se passe comme si Barbault s'était polarisé sur l'année 1971 qui est celle de l'opposition Saturne-Neptune, 18 ans après 1953 et dont il reconnaitra en 1973 dans le Pronostic Expérimental en Astrologie (Payot, 1973) que cela n'avait rien donné de très percutant.. Mais ce qui nous frappe ici c'est le fait que rétrospectivement - il publie fin 1963- il ne dise pas un mot sur la toute récente crise de Cuba, forcément dans toutes les mémoires. Nous y voyons comme une sorte de déni de réalité. Une chose est de ne pas annoncer une crise, une autre de la passer sous silence après coup! Inversement, quand nous avions annoncé un mouvement social majeur pour 1995, avec une configuration analogue à celle de 1968, au vu de la position de Saturne autour du point vernal, (cf notre Astrologie selon Saturne, 1994), Barbault n'a pas daigné commenté la chose. A nouveau, recourons à Wikipedia "Les grèves de 1995 en France contre le plan Juppé de 1995 furent à leur époque les plus importantes depuis celles de Mai 682. Le nombre moyen annuel de jours de grève en 1995 a été six fois supérieur à celui de la période 1982-19943. Du 24 novembre au 15 décembre, des grèves d'ampleur ont eu lieu dans la fonction publique et le secteur privé contre le « plan Juppé » sur les retraites et la Sécurité sociale. Le mouvement social de l'automne 1995, souvent réduit à la grève des transports publics, très visible et fortement médiatisée, a concerné également les grandes administrations (La Poste, France Télécom, EDF-GDF, Éducation nationale, secteur de la santé, administration des finances, ...)." JHB 11 08 21

Jacques Halbronn Astrologie; André Barbault et l'omission rétrospecti...

Jacques Halbronn Le Janus François et le pourquoi inexpliqué de la ...

Jacques Halbronn Reproduction d'un texte significatif d'André Barba...

Jacques Halbronn Jean Bodin historien intéressé en 1590 par une mis...

mardi 10 août 2021

Jacques Halbronn Sur le traitement du Judenstaat de Theodor Herzl

Sur le traitement du Judenstaat de Herzl. Par Jacques Halbronn Il y a près de 20 ans, nous avions publié dans Prophetica Judaica, des documents concernant Theodor Herzl ( ed Ramkat 2002) –Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle. Nous nous proposons ici, avec le recul, de revisiter ce dossier notamment quant à la question de la chronologie des éditions et du titre français. Claude Klein écrit (L’Etat des Juifs, La Découverte, 2003, p. 7) : » La Première édition française suivit de quelques mois seulement l’édition originale. Elle parut dans la Nouvelle Revue Internationale en deux parties, la première le 31 décembre 1896, la seconde le 15 janvier 1897. Quelques semaines plus tard, cette même traduction paraissait en brochure séparée comme Extrait de la Nouvelle Revue internationale. Cette première traduction à l’impression très serrée ne couvre que quarante- trois pages. Curieusemenement, aucune indications n’est fournie quant au nom du traducteur » ‘ L’édition allemande date du 15 février 1896 : Der Judenstaat, Versuch einer Modernen Lösung der Judenfrage soit près d’un an avant la publication du texte en français sous le titre de l’Etat Juif. On peut se demander pourquoi Claude Klein propose une traduction française de l’allemand alors qu’il existe une tra-duction française d’époque, du temps de Herzl lui-même, qu’il aura probablement supervisée , la dite traduction ayant été reproduite dans notre édition de 2002 avec pour titre l’Etat Juif. Le probléme, c’est que la question de la traduction se pose à deux reprises dans le titre, ce qui conduit Klein à une cer-taine gesticulation : « L’Etat des Juifs. Contribution à une solution moderne de la question juif ». Donc dans un cas, on rend Judenstaat par « Etat des Juifs » et dans l’autre « Judenfrage » par « Question Juive ! Klein se garde bien sur la page de titre de mentionner le sous- titre quelque peu embarrassant. Il substitue en quelque sorte, de facto, le sous -titre d’origine en annonçant un ‘essai sur le sio-nisme ». Il est vrai que l’usage même du mot « solution » est génant,(Versuch einer Modernen Lösung der Judenfrage ) puisque cela fait songer à la « solution finale » des nazis. Endlösung. D’ailleurs, Claude Klein note (p. 6) que ce titre (Versuch einer Modernen Lösung der Judenfrage ) avait été choisi au départ par Herzl et restera comme sous- titre par la suite. Klein se garde bien de noter (p. 7) sous quel titre parut la traduction française d’ailleurs validée –par erreur ? - par Herzl lui-même lequel demeura à Paris un certain temps. Dans son journal, Herzl rcconnait qu’il lui aura fallu près d’un an (tout au long de 1896) pour « caser » la traduction française (L’Etat juif, suivi de Extraits du Journal, Préface de Moché Scharf, Ed Stock, 1981, p. 176) On peut penser que la forme « Etat Juif » posait moins probléme que « l’Etat des Juifs » si tant est que ce point ait été même évo-qué. Curieusement, la « Question des juifs » nous apparait comme « passant » mieux que la « Question juive » alors que l’Etat Juif « passerait » mieux que l’Etat des Juifs car ici « des » a la portée d’une possession, d’une appartenance. Se pose d’ailleurs la question du sens même du mot « Etat ». On pense à Vichy avec son « Etat Français » comme on dit « République Française » et non République des Français. Quant à Louis Philippe, il sera qualifié de « Roi des Français » et non roi de France. On connait la formule « la France aux Français » ou encore «Algérie Française. » Selon nous la qualification de l’Etat est déterminante et n’est nullement exclusive d’une certaine diversité des populations, ce qui devient restrictif sous la forme « Etat des Juifs », c’’est à dire « pour les Juifs » On sait d’ailleurs de quelle façons la question est devenue cruciale ces dernières années et peu compatible avec une ouverture. En ce sens, l’adjectif ‘Juif » se situe plus sur un plan philosophique alors que la forme « des Juifs » serait plus d’ordre ethnique.( cf Claude Raphael Samama, Réflexions nouvelles sur des questions juives . Du singulier à l’universel, Paris, ed. Maisonneuve & Larose, 2007) Ainsi, nous aurions tendance à traduire le titre de Herzl : l’Etat Juif, essai de solution de la question des Juifs ! 1. En fait, il convient de constater le mode de passage du français vers l'allemand et vice versal/ Pour dire « langue maternell e » en allemand, cela devient « Muttersprache », la langue de la mère et pour dire taches solaires, cela devient en allemand Sonnenflecke/ Dans les deux cas l'adjectif français est rendu en allemand par un nom et donc l'Etat Juit devient en allemand « Judenstaat », l'Etat des Juifs si l'on devait traduire littéralement tout comme l'on dirait – à tort- la langue de la mère ou les tâches du Soleil/ Tiergarten le jardin des animaux devient en français jardin zoologique, avec la formation d' un adjectif ais signe zodiacal. JHB 06 08 21

Jacques Halbronn Contribution à l'histoire de la critique biblique. De Gaffarel à Spinoza

Contribution à l’histoire de la critique biblique De Gaffarel à Spinoza par Jacques Halbronn Cette étude entend compléter notre post-doctorat (2007) consacré à la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle autour du dominicain Jean de Réchac et de son Eclaircissement des véritables quatrains (1656) Est ce une coincidence si la traduction latine des Curiositez Inouyes de Gaffarel (qui décédera en 1681) paraît en 1678 à Hambourg et à Amsterdam Curiositates Inauditae de Figuris Persarum talismanicis. Horoscopo Patriarchum et Charac-teribus Coelestibus Hambourg et Amsterdam (BNF) au len-demain de la parution de l'édition posthume des œuvres de Spinoza (mort en cette même année 1677) dont le Tractatus Theologico Politicus, considéré comme une œuvre pionnière de la critique biblique ? 1. On comparera des extraits des tables des matières des deux ouvrages en prenant pour base la traduction fran-çaise du Tractatus (Bib. Arsenal) parue sous le titre « La Clef du Sanctuaire » en 1678 à Leyde (Hollande- habituée à publier en français on pense à Nostradamus dont les quatrains paraissent chez le même éditeur que pour Gaffarel en latin :.Les Vrayes Centuries et Prophéties de maistre Mi-chel Nostradamus, Amsterdam, Jean Jansson [...], 1668, soit dix ans plus tôt. Cette édition en langue française-anonyme- sous ce titre « Clef du Sanctuaire » -aura certainement rendu plus accessible la pensée de Spinoza quasi simultanément avec la parution en la-tin. : Spinoza Clef du Sanctuaire table des chapitres I de la prophétie II Des prophétes IIIde la vocation des Hébreux & si le don de prophétie ne se trouvait que parmi eux IV De la loy divine Les raisons pourquoy les ceremo-nies ont été instituées & de la foy des histoires à scavoir en quel sens & à qui elles sont nécessaires VI des miracles VII de l'interprétation des Escritures VIII Que les cinq premiers livres de la Genése n'ont pas esté escrits par Moyses ni ceux de Josué, des Juges, de Rois de Samuel par ceux dont ils portent le nom X examen du Vieux Testament XII Du véritable original de la loy divine XX Que dans une République libre il doit estre permis d'avoir telle opinion que l'on veut et mesme de la dire Gaffarel Curiositez Inouyes 1631 1. Partie ch I Qu'on a faussement imposé plusieurs choses auc Hébreux & au reste des Orientaux qui ne furent jamais Sommaire : 1. 1 Arguments contre les Orientaux , sur quoy fondez 2 Juifs faussement accusez par Apion, Plutarque, Strabon, etc d'avoir adoré des asnes, des ceps de vigne & des nuées 3 Naissance de ces resveries. D'où tirée 4 Faux, que les Syriens adoraient les poissons. Xénophon, Cicéron etc réfutez 5 Dagon mais en forme de Triton Fable descouverte 6 Samaritains nullement idolastres non plus que Aaron & Jéroboam pour avoir dressé des veaux d'or 7 Chérubins non en forme de jeunes hommes contre tous les Autheurs grecs & Latin et la plupart des Hébreux 8 Arguments pour l'innocence des Samaritains 9 Raisons des Hébreux & de Caietan touchant la figure des chérubins nulles 10 Faux, que les Hébreux brulassent leurs enfants à l'idole de Moloch & d'où est venue la coutume de sauter par dessus les feux de la Saint Jean seconde partie Ch III qu'à tort, on a blasmé les Persans & les curiositez de leur magie, sculpture & astrologie 1 Mauvaise coutume de blasmer les Anciens Raisons qu'on apporte contre les Persans& leur magie exa-minées & trouvées nulles. Erreurs ensuite du Pseudo Bérose etc touchant Zoroastre 5 Erreurs (…) touchant Séraphins . Contes grotesques de Philon sur ce sujet 7 Choses merveilleuses & admirables qui ont prédit les mal-heurs qu'on a vu naistre Ch IV Qu'à faute d'entendre Aristote on a condamné la puissance des figures & conclu beaucoup de choses & contre ce Philosophe & contre toute bonne philosophie. 1 Erreur que l'ignorance des langues a causé dans les lettres 2 non pas 3 !faux qu'il faille dire 4 faux, mal entendue 5 Sotte interprétation 6 Erreur que l'on commet es mots 7 Faux qu'on tire d'Aristote que le feu soit humide, contre Du Villon 9 Fausse interprétation Ch VI 1 Vanité intolérable de quelques demy savants 7 Faux que le veau d'or & le serpent d'airain fussent des ta-lismans Ch VII Que les objections qu'on fait contre les figures talis-maniques n'ostent rien de leur puissance sur les objections 6 quatriesme objection réfutée 7 cinquiesme objection nulle 8 Faux que l'opération des talismans vienne des secrétes vertus de la pierre 9 Faux que la vertu des astres ne descende aussi bien sur le scorpion vivant que sur son image 15 Objections contre les Figures par cy devant incognues & leur response. Troisiesme Partie Ch VIII Qu il est faux que l'Astrologie des Anciens ait donné commencement à l'Idolatrie. Sommaire 3 mescompte de Pline à ce sujet 4 astrologie comment bonne ou mauvaise 8 Raisons qui prouvent l'innocence de cette curieuse anti-quité Quatriesme Partie Des estoilles et de tout ce qui est en l'air 8 contre les rabbins L'on perçoit aisément des convergences de ton entre les deux auteurs. Revenons sur l’organisation des Curiositez Inouyes. On note que la première partie est celle qui vise à démonter, à dé-construire les attaques et objections, d’où son titre « De la défence des Orientaux ». Or ce titre ne figure point au titre de l’ouvrage qui met en avant l’intitulé de la deuxiéme par-tie sans mentionner celui de la première partie. Et c’est pré-cisément cette première partie qui aura retenu ici notre at-tention et justifié le rapprochement avec le début du Traité théologico-politique de Spinoza. La deuxiéme partie, en de-hors de son premier chapitre (III Qu’on a tort de blasmer etc’ »), n’offre pas ce même caractère apologético-critique. Par ailleurs, la deuxième partie se termine par la formule « Concluons etc », ce qui nous améne à penser que les troi-siéme et quatriéme partie auront été rajoutées, ce qui ressort d’ailleurs de la disposition de la page de titre qui fournit les intitulés des troisiéme et quatriéme parties au lieu de les repértorier dans le corps de l’ouvrage. Dans l’édition latine de Hambourg 1678 (BNF), la disposition reste la même avec des différences typographiques marquantes au titre de l’ensemble entre la présentation de la deuxième partie et celle des troisiéme et quatrième parties. On signalera que Gaffarel recourt fréquemment à l'hébreu dans son texte et que Spinoza est l’auteur d’une Grammaire hébraïque – il met notamment en question la validité de la vocalisation du texte biblique, qu’il trouve sujette à caution- Spinoza, dans sa Préface au TTP, s’en prend aux supersti-tions et à la crainte qui les alimente. Il met l’accent sur la problématique du prophétisme. On se contentera de citer les têtes des premiers cha-pitres qui donnent une assez bonne idée de la méthode de Gaffarel, laquelle combine apologétique et critique : « « Du premier chapitre des Curiositez Inouyes qui sert à monstre qu’on a faussement imposé plusieurs choses aux Hébreux & au reste des Orientaux qui ne furent jamais » Du second chapitre ; pour monstrer qu’on a estimé plusieurs choses ridicules & dangereuses dans les livres des Hébreux qui sont soustenues sans blasme parles Docteurs Chrestiens Du troisiesme chapitre pour montrer qu’à tort on blasme les Persans & les curiositez de leur Magie, Sculpture & Astrolo-gie » L’ouvrage de Gaffarel comporte en sa troisiéme partie une défense de l’astrologie reprise dans l’édition latine de Ham-bourg 1678. : « Qua Orientales defenduntur ». « Falsum as-trologia veterum « L’astrologie des Anciens, y affirme-t-on, ne saurait se voir imputer l’idolatrie. Sous le terme Orien-tales, on s’est demandé si cela ne désignait pas en particulier les Hébreux. En 1637, Gaffarel avait publié à Paris en italien de Léon de Modène (1571-1648) Historia de gli riti hebraici, dove si ha' breve e total relatione di tutta la vita, costumi, riti et osservanze de gl'Hebrei di questi tempi, di Leon Modena,... accompagné d'une lettre de sa plume en latin. L'ouvrage pa-raitra en français en 1674 et aura suscité l'intérêt de Ri-chard Simon, le père de la critique biblique. Cérémonies et coutumes qui s'observent aujourd'huy parmy les juifs, Tra-duites de l'Italien de Léon de Modene, Rabin de Venise. Avec un supplément touchant les sectes de Caraïtes & des Samaritains de nostre temps par Don Recared Sçimeon (Ri-chard Simon), Paris, Chez Louis Billaine, 1674, Un collectif remarquable parut en 2014 comprenant di-verses contributions : Jacques Gaffarel Between Magic and Science/ Edited Hiro Hirai. ¨Pise Rome Fabrizio Serra 2014 / Mais si la dimension apologétique est soulignée, il ne semble que la dimension critque l’ait été suffisamment, ce qui nuit à la perception d’un Gaffarel impulsant une démarche cri-tique. Or, celle-ci est intimement liée à l’apologétique dans la mesure où il convenait de discréditer toutes sortes d’arguments traités par Gaffarel de « faux », de « nuls » etc Il convient par ailleurs de préciser que les Curiositez Inouyes ont fait l’objet d’additions à savoir Horoscope des Patriarches et Lecture des Etoiles qui ne sont que des appendices que l’on aura fini par considérer-à tort- comme faisant partie du projet initial des Curiositez Inouyes. Abordons briévément la critique de Charles Sorel (Sieur D. L.) dans Des Talismans, ou Figures faites sous certaines constellations, pour chasser les bestes nuisibles, détourner les orages, guerir les maladies, & accomplir d'autres effets merveilleux [Texte imprimé] ; Avec des observations contre le livre des curiositez inouyes de M.I. Gaffarel ; Et un traicté de l'unguent des armes ou unguent sympathetique & cons-tellé,... : le tout tiré de la seconde partie de la Science des choses corporelles / par le sieur de l'Isle en 1636 donc avant la publication de 1637 en italien de Léon de Modéne (cf supra); puis en 1640 in Secrets astrologiques (…) a quoy l’on a rajouté des Observations contre le livre des Cu-riositez Inouyes de M. J. Gaffarel, chez Antoine de Somma-ville lequel libraire publiera en 1659 l’Astrologie Naturelle de Blaise de Pagan.(cf nos études à la suite du reprint du Commentaire du Centilogue de Nicolas Bourdin, Paris, Tré-daniel, 1993) Bibliographie : textes extraits de “Jacques Gaffarel; Bet-ween Magic and Science” (cité plus haut): Peter Foshaw Concealed Mysteries and Unheard of Curi-osities :Jacques : Gaffarel’s Defence of Celestial Writing and divine Kabbalah. S. Taussig La réception des Curiositez Inouies par Gassen-di et Mersenne L’auteur cite à propos de Gaffarel notre Monde Juif et l’astrologie. Milan, Arché 1985 Images, Talismans and Medicine in Jacques Gaffarels » Unheard of Curiosities Hiro Hirai JHB 10 08 21.

vendredi 6 août 2021

Jacques Halbronn Nostradamus. Il est vain de vouloir rechercher de l'...

Jacques Halbronn Connecter les mots prophéte, génie, Juste, Juif et...

jacques Halbronn Les trois mouvances centuriques: Paris, Lyon, Rouen (Anvers Avignon)

Les trois mouvances centuriques : Paris, Lyon, Rouen-Anvers par Jacques Halbronn Le corpus Nostradamus du second XVIe siècle ne peut s’appréhender correctement qu’à condition de diviser le dit corpus en trois entités se développant parallélement dans le temps et dans l’espace. Le sous-corpus le plus authentique est parisien, les documents le constituant correspondant à la formation progressive du « premier volet » à sept centuries/ Les deux autres sous-corpus visent à se substituer au sous corpus parisien en éliminant certaines traces attestant de la dite formation. Le sous corpus Rouen-Anvers -Avignon ne comporte aucune production antidatée à la différence du sous-corpus Lyon même s’il se référe à une impression de 1555, à Avignon,. (à la fin de l’édition Anvers) Le sous-corpus Lyon, en revanche, n’est constitué que d’éditions antidatées (1555 à 1568), il s’est constitué à partir des autres sous-corpus et emprunte –(par erreur) la vignette du titre des éditions 1555 et 1557 à celle des almanachs pirates des années 1560.-(cf RCN de R. Benazra, pp. 58-59) alors que les « vrais » almanachs de Nostradamus ne comportent pas de vignettes, ce qui est réservé à ses Pronostications. A Le sous-corpus parisien Il nous fournit une représentation fidéle de la véritable formation du premier volet des Centuries. Ses exemplaires portent tous le titre de Prophéties, titre qui sera adopté par le sous-corpus lyonnais. On y trouve notamment l’indication d’une addition à la Ive Centurie, au-delà du quatrain 53. (cf RCN, pp. 118-122) Cette indication ne figure pas dans le sous-corpus lyonnais Antoine du Rosne 1557 qui présent la centurie IV en ses 100 quatrains comme s’il n’y avait pas eu une édition Macé Bonhomme 1555 avec une Ive Centurie à seulement 53 quatrains. Il y a donc un déphasage, une discontinuité entre Lyon 1555 et Lyon 1557 Par ailleurs, le sous-corpus parisien comporte des titres se référant à une édition de 1561 avec addition de 39 article à la « dernière Centurie », soit la Centurie VI, cette addition sera qualifiée de Centurie VII dans les éditions Lyon 1557 alors que cette Centurie ne dépasse pas 42 quatrains (exemplaire Bibl Utrecht). Cette mention de 1561 indique une volonté de conférer au dit corpus une ancienneté remontant au vivant de Nostradamus, mort en 1566. B Le sous corpus Rouen-Anvers-Avignon La Préface à César y est datée de juin 1555 alors que dans les autres sous corpus, c’est mars 1555 qui est indiqué. Le titre de ces éditions (tant de Rouen que d’Anvers n’est pas « Prophéties » mais « Grandes et Merveilleuses Prédictions » Ce n’est donc pas ce titre qui aura servi pour le sous corpus Lyon qui utilise « Prophéties ». L’édition Anvers 1590 ne fournit pas le quatrain 100 de la Centurie VI de façon à ne pas entériner le stade d’un ensemble se terminant à la Vie (et dernière) Centurie, ce qui permet de présenter les 35 quatrains de la VIIe Centurie comme faisant partie intégrante des éditions et non comme une addition. On retrouve la même problématique que pour la Centurie IV (cf supra) On note que le nombre de quatrains de la Centurie VII n’est pas de 40 et 42 comme dans le sous corpus Lyon mais de seulement 35, ce qui indique des additions supplémentaires pour des éditions dont dériveraient les éditions antidatées Lyon 1555-1557 L’édition Anvers 1590 mentionne pour l’impression 1555 le libraire Pierre Roux, à Avignon et non Macé Bonhomme, Lyon. Voilà qui met en évidence l’existence de deux scénarios paralléles d’éditions antidatées avec des dates différentes pour la Préface à César. La date de mars 1555 est reprise du sous-corpus parisien dont le titre est récupéré : Prophéties. C Le sous-corpus Lyon Ce corpus se distingue en ce qu’il n’est pas attesté d’édition lyonnaise parmi les éditions « ligueuses » mais seulement Paris, Rouen, Anvers et en ce qu’il a le monopole des éditions antidatées qui nous soient parvenues à ce jour. C’est en fait, paradoxalement , le plus tardif. Si on compare Macé Bonhomme 1555 à l’édition du sous corpus Rouen 1588, l’on note que la centurie IV à 53 quatrains comporte un ajout de plusieurs quatrains (cf RCN pp. 122-123) ) à savoir ceux qui portent dans l’édition Lyon 1555 les numéros 44 à 47 (cf à ce sujet notre communication au Colloque Prophétes et prophéties de 1997 « Les Prophéties et la ligue ») En ce qui concerne les éditions Lyon Antoine du Rosne 1557 nous avons déjà signalé plus haut qu’elles ne font aucune mention d’un ajout survenu à la Ive centurie après le quatrain 53 comme l’indiquent les éditions parisiennes. Ces éditions lyonnaises ne signalent pas davantage une addition à la centurie VI, comme l’indiquent également les éditions parisiennes se référant à 1561 et les 39 articles ajoutés à la « dernière centurie ». On a vu que l’édition Anvers 1590 saute le quatrain latin terminal correspondant à la fin de la Vie et dernière Centurie. Il en sera de même pour l’édition antidatée Benoist Rigaud 1568 en son premier volet avec une épitre à Henri II datée de 1558 (et reprenant une précédente épitre au dit Roi, en tête des Présages Merveilleux pour 1557 cf nos Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Ed Ramkat, 2002). On voit qu’à deux reprises, des additions à la IIIe et à la Vie centuries ont été la base des Ive et VIIe centuries. La question des 58 sixains ne pouvant être étrangère à l’existence d’une centurie IV à 42 quatrains (exemplaire Bibliothèque Utrecht) Ces sixains ne seront raccordés au corpus centurique qu’au début du XVIIe siècle.(cf nos Documents Inexploités sur le phénoméne Nostradamus, 2002) On peut penser que le modèle de départ impliquait des séries de trois centuries, ce qui sera le cas du groupe VIII-IX X dont on ne connait aucune édition intermédiaire à la différence du premier volet. Il est clair que des scénarios relatifs à des publications centuriques pour les années 1550 furent élaborés sous la Ligue visant à occulter les processus additionnels à la IIIe et à la Vie centuries ce qui allait conduire à une chronologie fictive constituée de deux éditions lyonnaises 1555 et 1557, à 4 et à 7 centuries dont on continue à nous abreuver dans la plupart des travaux paraissant autour de Nostradamus.(cf les parutions chez Gallimard, successivement de Drévillon-Lagrange et de Mireille Huchon) JHB 06 08 21

jeudi 5 août 2021

Gaffarel et Spinoza pionniers de la critique biblique. par Jacques Halbronn Est ce une coincidence si la traduction latine des Curiositez Inouyes de Gaffarel (qui décédera en 1681) paraît en 1678 à Hambourg et à Amsterdam Curiositates Inauditae de Figuris Persarum talismanicis. Horoscopo Patriarchum et Characteribus Coelestibus Hambourg et Amsterdam (BNF) au lendemain de la parution de l’édition posthume des œuvres de Spinoza (mort en cette même année 1677) dont le Tractatus Theologico Politicus, considéré comme une œuvre pionnière de la critique biblique ? On comparera des extraits des tables des matières des deux ouvrages en prenant pour base la traduction française du Tractatus (Bib. Arsenal) parue sous le titre « La Clef du Sanctuaire » en 1678 à Leyde (Hollande- habituée à publier en français on pense à Nostradamus dont les quatrains paraissent chez le même éditeur que pour Gaffarel en latin :.Les Vrayes Centuries et Prophéties de maistre Michel Nostradamus, Amsterdam, Jean Jansson [...], 1668, soit dix ans plus tôt. Spinoza Clef du Sanctuaire table des chapitres I de la prophétie II Des prophétes IIIde la vocation des Hébreux & si le don de prophétie ne se trouvait que parmi eux IV De la loy divine Les raisons pourquoy les ceremonies ont été instituées & de la foy des histoires à scavoir en quel sens & à qui elles sont nécessaires VI des miracles VII de l’interprétation des Escritures VIII Que les cinq premiers livres de la Genése n’ont pas esté escrits par Moyses ni ceux de Josué, des Juges, de Rois de Samuel par ceux dont ils portent le nom X examen du Vieux Testament XII Du véritable original de la loy divine XX Que dans une République libre il doit estre permis d’avoir telle opinion que l’on veurt et mesme de la dire Gaffarel Curiositez Inouyes 1631 Partie ch I Qu’on a faussement imposé plusieurs choses auc Hébreux & au reste des Orientaux qui ne furent jamais Sommaire : 1 Arguments contre les Orientaux , sur quoy fondez 2 Juifs faussement accusez par Apion, Plutarque, Strabon, etc d’avoir adoré des asnes, des ceps de vigne & des nuées 3 Naissance de ces resveries. D’où tirée 4 Faux, que les Syriens adoraient les poissons. Xénophon, Cicéron etc réfutez 5 Dagon mais en forme de Triton Fable descouverte 6 Samaritains nullement idolastres non plus que Aaron & Jéroboam pour avoir dressé des veaux d’or 7 Chérubins non en forme de jeunes hommes contre tous les Autheurs grecs & Latin et la plupart des Hébreux 8 Arguments pour l’innocence des Samaritains 9 Raisons des Hébreux & de Caietan touchant la figure des chérubins nulles 10 Faux, que les Hébreux brulassent leurs enfants à l’idole de Moloch & d’où est venue la coutume de sauter par dessus les feux de la Saint Jean seconde partie Ch III qu’à tort, on a blasmé les Persans & les curiositez de leur magie, sculpture & astrologie 1 Mauvaise coutume de blasmer les Anciens Raisons qu’on apporte contre les Persans& leur magie examinées & trouvées nulles. Erreurs ensuite du Pseudo Bérose etc touchant Zoroastre 5 Erreurs (…) touchant Séraphins . Contes grotesques de Philon sur ce sujet 7 Choses merveilleuses & admirables qui ont prédit les malheurs qu’on a vu naistre Ch IV Qu’à faute d’entendre Aristote on a condamné la puissance des figures & conclu beaucoup de choses & contre ce Philosophe & contre toute bonne philosophie. 1 Erreur que l’ignorance des langues a causé dans les lettres 2 non pas 3 !faux qu’il faille dire 4 faux, mal entendue 5 Sotte interprétation 6 Erreur que l’on commet es mots 7 Faux qu’on tire d’Aristote que le feu soit humide, contre Du Villon 9 Fausse interprétation Ch VI 1 Vanité intolérable de quelques demy savants 7 Faux que le veau d’or & le serpent d’airain fussent des talismans Ch VII Que les objections qu’on fait contre les figures talismaniques n’ostent rien de leur puissance sur les objections 6 quatriesme objection réfutée 7 cinquiesme objection nulle 8 Faux que l’opération des talismans vienne des secrétes vertus de la pierre 9 Faux que la vertu des astres ne descende aussi bien sur le scorpion vivant que sur son image 15 Objections contre les Figures par cy devant incognues & leur response. Troisiesme Partie Ch VIII Qu il est faux que l’Astrologie des Anciens ait donné commencement à l’Idolatrie. Sommaire 3 mescompte de Pline à ce sujet 4 astrologie comment bonne ou mauvaise 8 Raisons qui prouvent l’innocence de cette curieuse antiquité Quatriesme Partie Des estoilles et de tout ce qui est en l’air 8 contre les rabbins L’on perçoit aisément des convergences de ton entre les deux auteurs. On signalera que Gaffarel recourt fréquemment à l’hébreu dans son texte et que Spinoza est Juif. On y trouve en fait un mélange de critique et d’apologétique car pour désarmer certains arguments il convenait d’en faire la critique JHB 05 08 21. e

Jacques Halbronn Nostradamus Les deux scénarios de reconstitution d...

Jacques Halbronn Le XVIIe siècle dénonce les erreurs et les fautes : ...

Jacques Halbronn Deux approches sur la réception de l'astrologie en c...

dimanche 1 août 2021

la question du colonisé et autres thèmes compliqués

La question du colonisé, entre deux chaises par Jacques Halbronn La Colonisation qu'elle soit subie ou désirée, à l'instar de l'emprunt génére des situations hybrides difficiles à gérer sociologiquement, politiquement, psychologiquement., linguistiquement. Nous aborderons le probléme dans la Bible comme au prisme de l'histoire contemporaine. Rien de nouveau sous le Soleil et il est bon de traiter de sujets récurrents et non de partir de particularités propres à une époque donnée, comme les guerres mondiales ou les pandémies. La colonisation est donc un facteur de confusion et l'on pense à l'image de la chauve souris dans les fables de La Fontaine. Je suis oiseau, voyez mes ailes etc. Nous avons accordé beaucoup de temps dans nos recherches à l'emprunt linguistique et notamment à l'empreinte du français sur l'anglais. Mais plus récemment nous avons voulu traiter de la situation dans l'Histoire de la « Palestine », depuis le temps de Salomon jusqu'à celui de Jésus et notamment autour du mot « Israel » qui figure dans le « credo » juif avec le 'Ecoute (shema) Israel » Rappelons cette formule des Evangiles : Je suis venu pour les brebis perdues de la maison d'Israel, ce qui renvoie expressément, dans les Livres des Prophétes aux population du Royaume du Nord appelé Royaume d'Israel. Selon nous, ces populations auront été colonisées par les fondateurs de la Maison de Juda siége de la royauté de David et Salomon.Et à la mort de Salomon, les dites populations demandèrent un changement du « contrat » de vassalisation. Mais ce que l'on appelle la Bible est essentiellement marqué par Israel, tant pour l'Ancien que pour le Nouveau Testament et c'est ce que les « Juifs » d'aujourd'hui ne comprennent pas, ce qui est source de bien des malentendus. Le cas de l'Algérie illustre bien une telle problématique d'une colonisation qui crée une configuration particulière, réductible ni à l'étranger ni au colonisateur tout comme la langue anglaise n'est ni du français ni une langue « étrangère » stricto sensu. De même l'Algérien avant l'indépendance et même après, à plus d'un titre, et par delà les critères purement juridiques, linguistiques et géographique, ne serait ni vraiment français ni vraiment étranger. Dans l'Epitre aux Hébreux, dans le  Nouveau Testament, qui reprend un passage du Livre de Jérémie (ch. XXXI) autour de la question de l'Alliance  ancienne et nouvelle, l'on perçoit bien cette situation « invivable » de citoyens de seconde zone qui entretient du ressentiment de par un mélange de proximité et de différence. On est dans le « presque », dans le pas tout à fait, pas pleinement. Jésus, on l'a vu, s'était attaché au sort des descendants du Royaume d'Israel, détruit au VIIIe siècle et s'étant en partie repliés vers le Royaume du Sud. Abordons un autre point d'ordre théologique à propos de la « divinité «  de Jésus. De quel type de dieu reléve Jésus ? Selon nous, il est le fils des créateurs de notre Terre et de notre Ciel (cf Genése I) et non du Dieu premier de l'Univers. Il se situe donc en troisiéme position, ce qui correspond au statur de Jupitérien,selon notre anthropocosmologie. Le Jupitérien est celui qui a vocation à générer du nouveau et donc à produire de l'ancien. Cette dialectique ancien -nouveau qui se retrouve avec l'Ancien et le Nouveau Testaments, l' Ancienne et la Nouvelle Alliances, est au cœur de la démarche « jupitérienne ». Abordons, pour terminer, un dernier point qui concerne la dialectique de l'individuel et du collectif : c'est le probléme de la poule et de l'oeuf . Est ce le collectif qui impacte l'individuel ou bien l'inverse ? Actuellement, la question se pose avec une intensité particulière dans le rapport Israel/synagogue d'une part et Diaspora et judéité de l'autre. Nous pensons que la première exprérience est individuelle (Connais-toi toi même), à tous les niveaux et qu'elle ne revêt une dimension collective que dans un second temps. Mais par un biais cognitif, le stade individuel apparaît comme telescopé par le stade collectif et par voie de conséquence, cela conduit à un certain désaroi, flottement existentiel qui se manifeste autour de la théorie du genre laquelle tend à minimiser le stade premier de la découverte de ses propres potentialités. JHB 01 08 21