Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
vendredi 15 octobre 2021
jacques Halbronn Pour un véritable tropicalisme en astrologie
Jacques Halbronn Pour un véritable tropicalisme en Astrologie.
Nos derniers entretiens avec Dominique (dir. BINA) auront tourné autour des résistances surprenantes chez les astrologues actuels face à un réduction du Zodiaque aux axes équinoxiaux et solsticiaux. Nous nous sommes demandés à quel « obstacle épistémologique » l’on se heurtait. Pourquoi de la part d’astrologues se voulant « tropicalistes » face aux « sidéralistes, un tel acharnement à ne pas vouloir entendre qu’il puisse exister une divisions en 4 et non pas en 12 du Zodiaque puisque ces axes sont ni plus ni moins que la base d’un zodiaque tropicaliste. Finalement, l’explication nous est apparue: nous avions affaire à un sidéralisme qui ne s’avouerait comme tel.
Selon nous, seul un sidéraliste pourrait refuser de s’intéresser aux équinoxes et aux solstices dont le zodiaque des constellations prétend pouvoir se passer. En revanche, un véritable astrologue tropicaliste ne saurait faire abstraction des dits axes qui sous tendent son zodiaque des signes. Voilà pourquoi, nous diagnostiquerons la persistance d’un sidéralisme larvé en milieu se disant tropicaliste. Rappelons que l’on parle du tropique du cancer et de celui du capricorne. On ne comprendrait pas autrement une telle résistance face à une méthode visant à se concentrer sir les seuls axes équinoxiaux et solsticiaux. Le probléme se pose également avec l’Ascendant-ou Horoscope), ,notion qui ne fait sens qu’au regard du passage d’une étoile fixe montante à l’horizon lors de la naissance. Les astrologues tropicalistes ne cessent pourtant de se référer au cycle des saisons et quand on leur propose de diviser en 4 le cycle sidéral d’une planéte, cela semble une proposition inaudible! L’on veut bien s’intéresser au passage d’une planéte d’un « signe » à un autre mais pas question de s’arrêter sur les seuls passages d’une planéte sur les axes équinoxiaux et solsticiaux, ce qui expliquerait pourquoi André Barbault n’accorde pas la moindre importance à un tel critère et préfére s’intéresser aux aspects (notamment de conjonction) entre deux planétes, ce qui vaut aussi bien pour une approche tropicaliste que sidéraliste.
JHB 15 10 21
jeudi 14 octobre 2021
Jacques Halbronn L'incohérence alphabétique de l'hébreu et du français
Posté par nofim le 14 octobre 2021
Jacques Halbronn L’incohérence de l’ordre alphabétique de l’hébreu et du français.
Les alphabets témoignent de la dégradation des séries alphabétiques, ce qui pourrait sembler tout à fait secondaire si la numérologie, l’onomancie, ne s’appuyaient sur les dites séries lesquelles font correspondre lettres et chiffres. Rappelons que les chiffres romains sont extraités des lettres et que les chiffres arabes (cf nos Mathématiques Divinatoires, Paris, Trédaniel, 1983) dériveraient selon nous de l’alphabet cursif tel que conservé en hébreu. Comme dans le cas de l’astrologie, nous voyons la divination instrumentaliser un méta-langage en le prenant, c’est le cas de le dire, à la lettre, ce qui aura sous tendu la critique de l’astrologie à propos de la précession des équinoxes.
I l’alphabet hébreu L’on dispose d’un commentaire de l’alphabet hébreu avec le Sefer Yetsira (Livre de la Création ou de la Formation) qui classe les 22 lettres en trois groupes, les lettres mères, les doubles, les simples, ce qui correspondrait respectivement aux Eléments, aux planétes et aux signes zodiacaux. Dès 1976, dans Clefs pour l’astrologie, nous signalions certains décalages (pp. 188 et seq), ce qui nous amena à proposer de permuter le Aleph (lettre mère) et le Qoph (lettre simple selon le classement du S. Y.) Si l’on prend la première lettre d’une série de 18 lettres (2×9) correspondant aux unités et aux dizaines, et la dernière lettre, l’on a le Qoph et le Tsadé, ce qui donne Qets, l’extrémité, le « bout » Qatsé). Ce Tsadé final apparait dans l’alphabet l »atin » avec la lettre « z » dernière lettre du dit alphabet dont l’intitulé « Zéd » renvoie au Tsadé, surtout si l’on prononce le z à l’allemande comme un « ts » «
II. L’alphabet « latin »
L’on sait que l’ordre des lettres dans l’alphabet latin est calqué sur celui de l’alphabet grec et celui-ci sur l’alphabet hébreu ou en tout cas phénicien. La comparaison entre les séries alphabétiques fait ressortir certaines anomalies. C’est ainsi que la lettre Samekh de l’hébreu correspond numériquement à la lettre « O » du français. Cela tient au fait que cette lettre samekh a la forme d’un O! Normalement, cet alphabet latin ne devrait pas comporter de voyelles. Or, la lettre Hé de l’hébreu est rendue dans notre alphaber par un « é » parce que le son é sert à désigner cette lettre , alors que la consonne correspondante est un « h »‘ Quant au H de notre alphabet, il correspond numériquement au Heith de l’hébreu, qui est une gutturale(comme dans le cas du « ch » allemand) Mais pour le reste des lettres, les correspondances sont tout à fait fidéles, ce qui justifie notre méthodologie.
Il convient ici d’accorder la plus grande importance au tsadé qui ne saurait se confondre avec le zayin, comme cela se pratique en française dans la prononciation de la lettre z » qui a valeur 7 alors que le tsadé a valeur 90. Dans notre alphabet, le Zayin correspond à la septiéme lettre le « g » qui devrait en fait être associé à la lettre « c », qui correspond au « guimel ».. Quand au Vav de l’hébreu, en sixiéme position, il donne dans notre alphabet la lettre « F ». Enfin, on note l’absence de la correspondance avec la lettre « teith », en neuvème position, le son T étant limité dans notre alphabet à la lettre « thav » Ce qui fait que notre lettre « I » se situe en neuvième position et non en dixiéme position comme dans l’alphabet hébreu! Mais comme le I est suivi du J- ce qui correspond à un dédoublement, dans notre alphabet, l’on obtient bien une correspodance entre Yod et « J », en onziéme position.
Cette lettre ultime Tsadé est la seule de l’alphabet hébreu à donner un son comportant deux consonnes, d’où le son « TS ». On retrouve cette lettre Tsadé dans Tsadiq, le Sage, Tsedeq, Jupiter, dans Erets, la Terre. En français, la lettre Z s’entend très peu car dans le suffixe « ez (deuximéme personne du pluriel de notre conjugaison), elle ne se prononce pas, pas plus que le « er, sauf en cas de liaison.
JHB 14 10 21
lundi 11 octobre 2021
Jacques Halbronn Crise systémique dans le comportement des directeurs de thèse dans l'Université Française
Jacques Halbronn Crise systémique dans le comportement des directeurs de thèses dans l'Université Française.
Pendant une quarantaine d'années, nous avons vécu l'expérience des préparation et soutenance (éventuelle) de travaux au sein de l'Université Française et nous en sommes arrivés à la conclusion qu'il pourrait s''agir d'un processus de maltraitance des candidats qui pourrait être systémique comme la question actuellement mise en exergue en ce qui concerne une autre institution, l'Eglise catholique, quant au comportement pervers des responsables éducatifs. Il serait donc bon qu'une enquéte soit menée auprès des (futurs) thésards et que d'éventuelles sanctions soient prises au vu de telsq dysfonctionnements qui posent des questions qui finalement sont dans le cas de l'Université comme de l'Eglise relévent d'un abus de pouvoir. Nous avons déjà consacré un certain nombre d'études sur ce qui touche ai parcours des étudiants désireux d'obtenir tel ou tel titre académique (cf sur notrs site NOFIM) Nous nous en tiendrons ici à un dossier lié à la préparation d'une thèse de linguistique entre le début des années 80 et le milieu des années 90, ce qui vient compléter d'autres signalements dans d'autres domaines et dans d'autres universités, ce qui nous autorise, pensons-nous, à reprendre la formule utilisée actuellement pour les abus sexuels dans le cadre de l'Eglise, ce qui révélerait l'existence d'un phénoméne encore plus ample qu'on avait pu le penser chez les personnes susceptibles de peser, d'une façon ou d'une autre, sur l'avenir des éléves et étudiants dont ils ont eu la charge. Il serait bon que l'on rassembla un maximum de témoignages pour prendre la mesure d'un phénoméne qui permet une certaine impunité. En 1981, à Lille III, nous avions obtenu un DEA de Linguistique Anglaise, sous la direction d'André Joly et nous étions inscrit pour un doctorat de troisiéme cycle. Ayant pris contact avec Louis Jean Calvet, à l'Université Paris V, nous avions opté pour un doctorat d'Université, la nouvelle formule devant remplacer le doctorat de 3e cycle. Précisons qu'en 1979, nous avions soutenu une thèse à Paris III en Etudes Hébraiques avec Georges Vajda.
Arrive 1987 et Louis Jean Calvet nous donne le feu vert pour accéder au stade de la soutenance mais le nouveau régime implique deux rapports préalables. Calvet fait appel au linguiste Frédéric François et quant à nous nous contactons Alex Derjansky que nous avions connu comme enseignant en yiddish à l'INALCO au début des années 70. Calvet m'avertit que François a rendu un rapport défavorable et m'invite à revoir notre travail. En 1989, nous lui soumettons une nouvelle version laquelle sera soumise à deux nouveaux rapporteurs, Yves Lecerf de Paris VII et Haim Vidal Sephiha dont nous avions suivi les cours de judéo-espagnol, à l'INALCO dont il a la chaire. Cette fois, c'est Sephiha qui rend un rapport négatif. On aurait pu en revenir à la thèse de 3e cycle pour laquelle nous étions inscrits ou encore se limiter à un DEA, ce qui n'exigeait pas la même procédure. Mais, Yves Lecerf nous propose de reprendre notre projet à Paris VII et Louis Jean Calvet passe la main. Entre 1989 et 1995, Lecerf suivra nos travaux et finalement renoncer à nous amener à la soutenance de thèse, nous proposant de nous contenter d'un DESS à l'Université Paris VIII Saint Denis où il exerce également. Il semble que la position de Lecerf à l'Université était fragile et qu'il n'était pas réellement en position de réaliser ce à quoi il s'était engagé.
Autrement dit, nous n'avons obtenu aucun diplome en linguistique entre 1981 et 1995, soit sur 14 ans et en 1995, on nous aura décerné un DESS en ethnométhodologie comme lot de consolation.
Est-on en droit, dès lors, de parler de maltraitance systémique - avec éventuellement à la clef une forme de sadisme ou la tentation d'un abus de pouvoir pouvant susciter une forme de jouissance, de jubilation à malmener un candidat et à le laisser finalement en rade, en toute impunité. Il nous faut, pour compléter le tableau systémique rapprocher ce dossier d'un autre concernant les Universités Paris XII Créteil et Paris X Nanterre. En 1985, Jean Céard (né en 1936) accepte de diriger une thèse d'Etat en Histoire, commencée avec Jacques Merleau Ponty en 1976, à Paris X. Céard n'accordera son feu vert que 13 ans plus tard à la fin de 1998 ayant indéfiniment repoussé l'échéance et à la veille de prendre sa retraite.De plus, le jury ne nous accordera qu'une mention honorable ce qui dévaluait quelque peu notre travail. Cette fois, la gestion des rapports négatifs sera conduite plus heureusement que dans le cas de Calvet pour lequel nous avons produit deux mémoires d'une certaine ampleur qui n'auront bénéficié d'aucune sanction universitaire et bien entendu qui n'ont correspondu à aucune aide financière. Nous avons décidé de mettre en ligne ces deux travaux sous le titre de "mémoires préparés sous la direction de Louis Jean Calvet."
JHB
11. 10 21
dimanche 10 octobre 2021
jacques Halbronn Contribution à l'énigme Chavigny Chavigny : "extrait des commentaires"
Jacques Halbronn Contribution à l'énigme Chevigny. Chavigny : "L'extrait des commentaires"
Certains points nous conduisent à suivre Jean Dupébe quant à son questionnement (Droz 1984) sur le cas Chavigny Chevigny.(cf son, édition de la correspondance de Nostradamus conservée dans un volume manuscrit à l'instar du Recueil des Présages Prosaïques.
Premier point Extraits, Extraite
l'usage du mot "Extrait" que l'on trouve au titre du manuscrit daté de 1589 édité par Chavigny. une fois de plus l'expressions nous semble inappropriée et trahir une certaine méconnaissance du corpus.
Recueil des presages prosaiques de M. Michel de Nostradame lors qu'il vivoit, Conseillier du Roy tres ch[res]tien Charles IX. du nom, et medecin ordinaire de sa Mag.té: Oeuvre qui se peut dire a la verité, les merveilles de nostre temps, ou se verra à l'oeil toute l'histoire de noz troubles et guerres civiles de la France dez le temps qu'elles ont commencé, iusques à leur entiere fin et periode non seulement, mais aussi plusieurs choses rares et singulieres advënues et à venir en l'estat des plus puissans empires, royaumes et principautéez, qui auiourdhuy levent le chef sur la terre. ; Extrait des Commentaires d'iceluy & reduit en XII livres
Pierre B'rind'amour reprend l'expression . (Droz 1996 ) dans son édition critique de l'édition Macé Bonhomme 1555. Or, nous avons montré que le dit Recueil ne comporte pas d'extraits mais bien le texte entier des almanachs qu'il abordait. C'est ainsi que peu avant la publocation par B. Chevignard de son édition critique du dit Recueil -(Ed Seuil , 1999) nous lui avions signalé, documents à l'appui, lors d'une rencontre à la Réserve de la Bibliotèque de Lyon La Part Dieu, en présence de Pierre Guinard dite , conservateur et directeur des collections à la Bibliothèque de Lyon (Part-Dieu). que l'on retrouvait le même texte dans les almanachs et dans le Recueil. (notamment celui pour l'année 15557 que Ruzo avait dans sa bibliothèque (au Mexique, cf notre trabvil paru en 2002 aux éditions Ramkat, Dir Robert Benazra) Documents Inexploités sur le ^phénoméne Nostradamus". Le fait que Chavigny parle d'extraits à propos du dit Recueil montre qu'il n'avait qu'une connaissance très apprxcimative de la portée du dit manuscrit qu'il avait eu l'ocpportunité de récupérer. Le terme "extraite"" se retrouve d'ailleurs dans l'édition imprimée d e 1594.
La première face du Janus français, contenant les troubles, guerres civiles et autres choses mémorables advenues en la France et ailleurs dès l'an 1534 jusques à 1589, extraite des centuries de M. Michel de Nostredame méd. de Henri II - Le tout fait en français et latin par Jean Amat de Chavigny, Lyon
Deuxiéme point: Commentaires
Le terme "commntaires" utilisé par Chavigny dans l'intitulé du Recueil des Présages Prosaiques ne fait sens que s'i s'agit précisément d'un Commentaire comme cela apparait dans l'édition de 1597: Commentaires du Sieur de Chavigny"
Commentaires du Sr de Chavigny,... sur les Centuries et prognostications de feu M. Michel de Nostradamus [Texte imprimé]... contenant sommairement les troubles, divisions, partialitez et guerres civiles, advenuës tant en ce royaume de France que ailleurs depuis l'an 1534 jusques à présent
Publication : Paris : A. Du Breuil, 1596
En conséquence, nous penchons en faveur des positions de Jean Dupébe bien que celui-ci ne se soit pas fondé sur le type d'argument factuel que nous avons présenté.
JHB 10 10 21
Bibliographie
Nostradamus : Lettres inédites, introduction et notes par Jean Dupèbe
[compte-rendu]
sem-linkJacques Chomarat
Réforme, Humanisme, Renaissance Année 1984 19 pp. 89-93
CORPUS NOSTRADAMUS 239 -- par Patrice Guinard
Vie et Oeuvres de Jean Aimé de Chavigny, antea Jean de Chevigny, secrétaire de Nostradamus (ca. 1533-1609)
L'ÉNIGME CHEVIGNY/CHAVIGNY: LES PIÈCES DU DOSSIEr
Bernard Chevignard
Bibliothèque d'Humanisme et Renaissance
Bibliothèque d'Humanisme et Renaissance
T. 67, No. 2 (2005), pp. 353-371 (19 pages) Librairie Droz
samedi 9 octobre 2021
Jacques Halbronn L'astrologie et le risque de fausses causalités et corrélations
Jacques Halbronn L''astrologie et le risque des fausses causalités et corrélations
Il importe dans toute recherche de tomber victime de fausses causalités, ce qui correspond à un probléme de contextualité qui fausse le jugement que l'on porte. Le probléme n'est certes nullement réservé à l'astrologie. On pense notamment au rapport à l'argent lequel est susceptible de varier selon les circonstances. Une personne peut être "génée" ponctuellement ou au contraire avoir perçu quelque somme pouvant faire illusion sur l'état de ses finances ou sur sa tendance à l'avarice ou à la générosité. Le rapport à l'argent est particulièrement contextuel, qu'il s'agisse d'un héritage, d'un gain à la loterie ou au contraire d'un "coup dur", d'une dépense imprévue... Il importe avant de porter un jugement à ce sujet de s'informer sur la contextualité. Mais venons en à la recherche et à la pratique de l'Astrologie où l'on peut prendre des vessies pour des lanternes, pour peu que vienne jouer une coincidence.
Le cas d'André Barbault est emblématique: il aura cru - et ses disciples - que 1989 venait confirmer l'échéance qu'il avait formulée en 1955 dans Défense et Illustration de l'Astrologie (Ed Grasset) et déjà exprimée au moment de la formation de la conjonction Saturne Neptune. Les réussites sont aussi problématiques que les réussites. Un grain de sable peut faire que ce qui aurait du logiquement se produire n'arrive pas, est empêché pour telle ou telle raison, circonstance et inversement, un pronostic mal étayé, fondé, peut sembler se confirmer alors que c'est un autre paramétre astronomique que celui que l'on avait mis en avant qui aura agi.
Dans le cas de Barbault, la confusion aura tenu au fait que le cycle Saturne Neptune recoupait un autre cycle, à savoir le cycle EQSOL de Saturne, c'est à dire le passage de Saturne tous les 7 ans sur l'un ou l'autre des axes saisonniers (équinoxial/solsticial). Il aurait été sage de la part de Barbault et de ses disciples de s'assurer qu'aucun autre paramétre avait pu jouer dans les deux cas, 1953 et 1989 et le pire, c'est que la prochaine conjonction Saturne Neptune se produira encore lors du passage de Saturne sur l'axe équinoxial comme en 1953. Or, au lieu d'avoir une validation tous les 7 ans, Barbault se limitait à une validation tous les 36 ans, ce qui statistiquement est peu de chose. Qu'est ce qui empechait Barbault et compagnie de vérifier la thèse du cycle Saturne-axes saisonniers? Tout simplement, le postulat selon lequel l'astrologie ne devrait se soucier que des conjonctions planétaires et que tout ce qui n'appartenait pas à cette catégorie était "off limits", hors cadre. En outre, il aurait fallu se demander ce qui distinguait 1953 et 1989 au niveau événementiel et l'on se serait alors aperçu que tout opposait ces deux dates: l'une annonçait la consolidation des empires avec Budapest en 1956, la guerre d'Algérie à partir de 1954 et le renouveau d'une Europe continentale unifiée (CECA 1954, traité de Rome 1957) comme 15 ans plus tôt sous la botte nazie alors que l'autre correspondait à la crise de l'empire communiste dans l'Est de l'Europe.
Autrement dit, par delà la similitude conjonctionnelle, les effets étaient bel et bien diamétralement opposés, ce qui s'explique fort bien selon le modéle EQSOC qui distingue radicalement la phase équinoxiale et la phase solsticiale, alors que le modéle Barbault ne comportait qu'un seul cas de figure: la conjonction Saturne Neptune, un point c'est tout. Ajoutons qu'aucune configuration en astrologie n'est censée se limiter à une seule zone géographique. Par ailleurs, Barbault tenait à ce que l'orbe de la conjonction soit courte car il ne raisonne pas en phase de plusieurs années mais en échéances ponctuelles et en quelque sorte annuelles alors que selon nous, les phases de Saturne s'étalent sur 7 ans et impliquent d'observer des "séquences événementielles" car une hirondelle ne fait pas le printemps, ce qui est la meilleure façon de se protéger contre les causalités de fortune. Inversement, comme on l'a dit plus haut, un modéle ne saurait être abandonné au prétexte que le pronostic qu'on en a tiré n'aura pas donné le résultat, l'effet escomptés. Il est aussi possible que la formulation du pronostic n'ait pas été très au point et qu'il faille l'approfondir. Mais la meilleure garantie sera toujours la convergence de plusieurs cas sur une période relativement resserrée et dans des contextes variés qui ne dépendent pas de telle ou telle situation locale. L'astrologie à un seul coup n'est pas viable.
En 1995, lors de l'échéance saturniene, post 1989, nous avions réussi un assez joli coup en annonçant de graves troubles sociaux en France avec l'arrivée de Saturne à proximité du point vernal ou équinoxial. (L'astrologie selon Saturne, Ed La Grande Conjonction 1994-95), dans le cadre d'un panorama allant de 1789 à 1995. Cela aurait du alerter les chercheurs à propos de Saturne et de la véritable portée de la conjonction Saturne-Neptune mais il n'en a rien été car comme on l'a dit, seule comptait à l'époque la "conjonction", puisque par ailleurs Barbault avait mis en avant la répartition des conjonctions de 5 planétes, de Jupiter à Pluton avec les résultats décevants que l'on connait pour le "creux" du début des années 80. (cf Les astres et l'Histoire, Pauvert, 1967). Cette fois le modéle partait de deux moments historiques propres au XXe siècle, à savoir les deux Guerres Mondiales. L'on pense à Léon lasson annonçant en 1937, sur la base d'une répartition des éclipses "15 ans de paix pour l'Europe".
JHB 09 10 21
vendredi 8 octobre 2021
Jacques Halbronn Conscience, connexion et identité chez les Juifs
jacques Halbronn Conscience, connexion et Identité chez les Juifs.
En 1978, nous avions crée une association dont le nom était Cercle d’Etude et de Recherche sur l’Identité Juive (CERIJ) mais que fallait il entendre par le terme « identité »? Nous avions mis en garde contre les « modéles dominants » (synagogue, Israel) qui nous dicteraient par avance un certain mode de vie, une quelconque orthopraxie. Dix ans plus tard, nous nous joindrions à la mouvance juive laïque, aux côté de l’AJHL et de LDJ notamment, dont nous nous rapprocherons en 1993, à l’invitation d’Elie Garbarz, son fondateur. Le présent texte vise à clarifier la question de la « conscience juive », un autre terme somme toute assez mystérieux. On proposera ici un certain modus vivendi sinon un protocole et un parcours.
Selon nous, il ne faut pas mettre la charrue avant/devant les boeufs. Avant de se dire appartenir à telle ou telle communauté, il importe déjà de se connaitre et de s’affirmer soi-même, ce qui signifie découvrir ses potentialités. Autrement dit, on ne peut accéder à une certaine interrogation à une ‘question », que si l’on se surprend soi même comme doté de capacités remarquables de leader, de personne pouvant impacter la société d’une façon ou d’une autre.
A un certain stade, l’on se rend compte que l’on appartient à un certain club, celui des « influenceurs » et ce dès le plus jeune âge. On observe ensuite que ces gens là ont un point commun en dehors de l’aptitude en question, à savoir que nombreux sont « juifs », ‘d’origine juive » et l’on songe à un Spinoza, à un Marx, à un Freud, à un Einstein mais aussi à bien d’autres qui se sont distingués, démarqués et ce quel qu’ait pu être leur lien personnel à une quelconque adhésion à telle ou telle croyance ou pratique. Autrement dit, il ne faut pas se dire au départ: « parce que je suis né juif, j’ai telle faculté » mais bien il se trouve que je partage telle faculté remarquable avec pas mal de Juifs. Est-ce là le fruit de quelque coincidence?
Or le mot conscience, implique par son préfixe (latin « cum », avec) une connexion, une science partagée, une forme de comparaison, un lien. Quant au mot identité, il suppose que l’on soit « identique » avec d’autres, qu’on leur ressemble.
On nous objectera que si l’on nait « juif », cela peut tout à fait précéder toute prise de conscience de son génie personnel et donc cela risque bien de fausser l’expérience. C’est pourquoi il n’est pas souhaitable que certaines thèses soient connues des intéressés sinon l’on risque fort de glisser dans une forme de mimétisme, d’autosuggestion. C’est ce qui fait l’intérêt de travailler avec des sujets avec lesquels il n’y a pas de communication pour qu’ils ne se laissent pas influencer.
D’où l’intérêt d’une immersion des Juifs au sein d’une société non juive et même d’un certain anonymat évitant l’effet du « regard » averti du « non juif ». En ce sens, nous tendrons à déconseiller la fréquentation pour les Juifs d’autres Juifs. Mais il y a une raison majeure à cela, c’est que les Juifs doivent absolument s’affirmer au milieu de non Juifs, quitte à se reconnaitre de facto entre eux non pas en tant que Juifs mais en tant que semblables, que frères d’armes, partageant la même mission d’éveil.
Par ailleurs, l’on sait qu’il existe un doute sur la descendance juive, du fait de tant de tribulations. Bien des personnes désignées comme juives ne posséderaient pas certaines des qualités que nous avons évoquées et inversement, bien des « non juifs » pourraient se révéler comme juifs, au vu de leurs dispositions objectives. Insistons sur le fait que l’on ne peut devenir juif ni cesser de l’être sous prétexte de quelque adhésion à un discours ou à un crédo., sans parler d’une conversion, d’un baptême. C’est ainsi, par exemple, que Jésus est Juif, quel que soit son rapport formel au judaisme en ce qu’il est un leader, un homme capable de libérer le monde d’une certaine routine, d’une sclérose. On ne choisit pas, on ne décide pas d’être juif, on en prend conscience au prix de recoupements, de rapprochements.
Il faut comprendre que de toute façon, il faut des chefs, des guides, des gens capables de faire changer de paradigmes et que cela n’aurait pas de sens que ce soit vrai de tout le monde. A partir de là, la notion de « peuple élu » peut faire sens et s’inscrire dans quelque plan divin pour notre humanité. Les Juifs seraient même voués à reconnaitre le rôle du Créateur. Mais celui ci n’est ni le « Deus sive Natura » de Spinoza ni quelque « Juif »se prenant pour Dieu, à l’instar d’un Jésus. Il ne s’agit donc pas de s’extasier devant les merveilles de la Nature mais bien de ce que ce Créateur a conçu spécialement pour notre Terre, notre Humanité et cela passe notamment par le Ciel qui accompagne et entoure la Terre, et qui n’est ni l’oeuvre du « premier mobile » ni celle des guides humains. Le seul vrai Dieu serait donc selon nous celui qui aura instauré un certain nombre de repéres temps et d’espace sur lesquels nous n’avons pas prise. La planéte de notre systéme solaire ne saurait être ni une cathédrale ni une étoile, mais une instance intermédiaire dont nous devons célébrer et invoquer l’existence, en tant qu’oeuvre de notre Dieu. Il ne sert à rien de louer Dieu sans connaitre son oeuvre et cette oeuvre n’est pas la Nature. Le Dieu dont il s’agit n’apprécie pas qu’on le confonde avec d’autres instances, trop en amont ou trop en aval.
JHB 08 10 21
Jacques Halbronn et ses projets de reprints d'ouvrages astrologiques en 1983
Jacques Halbronn et ses projets de reprints d'ouvrages astrologiques en 1983
Nous retrouvons dans nos archives une lettre que nous avions envoyée à Guy Trédaniel et qui mentionnait un programme de reprints.
Nous y trouvons la liste suivante:
Pierre Bayle. Continuation des Pensées sur la Cométe
Eustache Le Noble "Uranie"
Claude Dariot Introduction à l'astrologie et Trois Discours
Auger Ferrier
vignette simple
Advertissemens à M. Jean Bodin sur le quatriesme livre de sa République, par M. Augier Ferrier,... Autres advertissemens dudit Ferrier sur la loy Domus D. de legat. l.Paris : P. Cavellat, 1580
Jean Bodin La République.
Et on y aborde aussi le reprint des petits volumes de l'équipe d'Alan Leo, traduits en français avant la Grande Guerre. Si ces voliumes paraitront chez Trédaniel, ce ne sera pas le cas des autres. Denis Labouré fera paraitre en 1990l'Introduction de Dariot aux Ed. Pardés En 2012 nous publierons une étude sur Dariot dans la Revue Française d'Histoire du Livre (n°33).dans le cadre de Recherches autour de l'édition française du Splendor Solis (1612)
Quant à Eustache Le Noble, Patrice Guinard lui consacrera un article, dans Astralis, en 1987. En 1993, nous publierons chez Trédaniel une édition d'Etteilla comportant une partie de l'Uranie de Le Noble. Quant à Auger Ferrier, nous lui avions consacré un DEA d'Etudes Anglaises en 1981 quant à la traduction qui avait été faite de ses Jugements Astronomiques (1550) au cours du XVIIe siècle. C'est en 1980 que nous avions commencé à écumer les bibliothèques et amorcé la constitution de notre CATAF (Catalogue Alphabétique des Textes Astrologiques Français, en ligne sur le site du CURA)
JHB 08 10 21
jeudi 7 octobre 2021
Jacques Halbronn La Lettre d'Horius. La lettre des passionnés d'astrologie traditionnelle de Pierre Invernizzi (1991-1993)
Jacques Halbronn La Lettre d’Horius- La Lettre des passionnés d’Astrologie Traditionnelle de Pierre Invernizzi (1991-1993)
Nous avons retrouvé un article qui va bientôt dater d’un cycle de Saturne dans lequel l’auteur portait, en 1993, un jugement sur notre Astrologie. Cet article montre notamment que déjà à l’époque, nous avions mis en avant les axes équinoxiaux et solsticiaux. Mais entre temps, nous avons suivi d’autres pistes et notamment celle des étoiles fixes royales sans parler de notre brochure ‘L’astrologie selon Saturne » qui se polarisait sur le passage de Saturne sur la fin du signe des poissons, tous les 30 ans environ.
Ce n’est que depuis 2 ans, que nous nous sommes recentrés sur les axes équinoxiaux et solsticiaux après avoir résolu un certain nombre de problémes théoriques liés au clivage entre sidéralisme et tropicalisme dont il sera traité dans un autre article.
« Dans le régne de la multiplicité des courants astrologique, Jacques Halbronn a le grand mérite de rechercher une certaine unité entre les différents protagonistes du paysage astrologique (…) Lors d’une conférence sur les influences de Saturne en astrologie mondiale, JH a présenté les constatations suivantes :
« Le passage de Sature aux positions solsticiales et équinoxiales donne un renversement de tendances sur le plan des mécanismes d’évolution des peuples, cela, alternativement tous les 7, 5 ans environ(carrés de Saturne)
« Pour être plus précis, le passage aux positions solsticiales développe et favorise les courants d’indépendance, l’individualisme, les courants nationalistes et contribue au morcellement des grands ensembles. Le passage aux positions équinoxiales favorise le collectivisme, l’union des Etats , la constitution de grands blocs » (…) Là où cette approche pourrait devenir intéressante si aux yeux de la tradition nous pourrions retrouver ou cautionner de pareils propos »
Dans le numéro 22 (mai 1993) de la Lettre d’Horius, on trouve un compte-rendu de notre réédition des Clefs pour l’atrologie (première édition 1976) avec en sous-titre « Jacques Halbronn est à l’astrologie ce que Setephen Hawking est à la métaphysique. » D’ailleurs, l’auteur du c. r. déclare préférer la première édition, parue 17 ans plus tôt. Il perçoit l’ouvrage comme un réquisitoire contre l’astrologie. Il est vrai qu’en 1993, nous avions adopté une position sous le titre de « cosmothérapie » où il n’était pas question de rechercher la « vérité » de l’astrologie. C’est dire que notre pensée a connu des revirements. On peut regretter que ce texte ne signale pas une autre réédition, celle de l’Histoire de l’Astrologie de Serge Hutin (Ed Artefact, 1986) à laquelle nous avions adjoint un long préambule intitulé « La pensée astrologique ». Quant à ses observations sur le titre « Clefs pour l’astrologie », il y a là malentendu car il s’agit d’une collection intitulée « Clefs pour » si bien que le véritable titre est tout simplement L’Astrologie. L’auteur en revanche signale notre article « Astrologie » dans l’Encyclopaedia Universalis- toujours en place, près de trente ans plus tard- remplaçant celui de René Alleau, ainsi que le nouveau Guide de la Vie Astrologique, en préparation.(réédition de celui de 1984. Il devait paraitre aux Editions du Rocher mais l’éditeur J. P. Bertrand, se désista après la signature du contrat. Il parut aux Ed Olivier Laurens, en 1997. En feuilletant la collection de la Lettre d’Horius, on reléve un hommage à Claude Dariot, qui fut une de nos découvertes bibliograhiques à l’instar d’Eustache Le Noble, deux ouvrages qui furent exploités respectivement par Denis Labouré (Ed Pardés 1990) et par Patrice Guinard (sur la revue Astralis en 1986-87 puis sur son site du CURA). Arrêtons nous sur le numéro 5 ’décembre 1991 avec en première page: « Astronomie/astrologie. Une pénible séparation ». »On y lit : » ‘Jadis, il n’y avait pas de séparation entre ces deux mondes.Ils étaient complémentaires et de l’observation naissait l’analyse des analogies, l’une servait l’autre. Et puis vers la Renaissance, l’évolution de la civilisation faisant, les valeurs scientifiques se sont affranchies des valeurs spirituelles et, même plus, de tout ce qui n’était pas scientifique. (..) Que les astronomes rejettent l’astrologie ce n’est pas bien grave. Mais qu’un astrologue rejette l’astronomie, il y a un problème. (…) Un minimum d’astronomie est nécessaire pour pouvoir comprendre ce qui se passe là haut »
Nous ne souscrivons pas à une telle présentation des choses qui date quelque peu-30 ans! Nous dirons que l’astronomie est un premier stade, celui du « tohu bohu » décrit au tout début du Livre de la Genése et qu’elle doit être façonnée par l’astrologie à la façon dont un bloc de marbre donne naissance, sous le ciseau du sculpture, à quelque silhouette. Il n’y a aucune obligation pour l’astrologie – d’où l’intitulé de notre brochure de 1994 « L’astrologie selon Saturne » à ce que l’on utilise toutes les planétes progressivement identifiées -ou rejetées dans le cas de Vulcain et de Pluton- par les astronomes. Le « contrat » entre astrologie et astronomie n’implique pas une telle contrainte exorbitante. Pour nous, Saturne est la seule et unique planéte qui constitue une « clef » pour suivre notre Humanité. Le ciel est comme une banane, on ne doit pas manger sa « peau » mais seulement sa partie comestible.
PS On trouve également dans le n° 22 de la Lettre d’Horius « la lettre du GERASH » signée Ioan Azimel, reprenant le sigle de l’association « dissoute » en 1986, à Lyon.
NB La collection de la Lettre d’Horius est consultable à la BNF, dans le cadre du dépot légal. (cf Catalogue général. Périodiques) Cote 4° Jo 65423
JHB
mercredi 6 octobre 2021
Jacques Halbronn Astrologie. Etoiles fixes et point vernal. Précession des équinoxes et ères précessionnelles
jacques Halbronn Astrologie. Etoiles fixes et point vernal. Précession des équinoxes et ères précessionnelles.
L’astrologie ne peut se passer ni des étoiles fixes ni du cycle des saisons et notre propos ici sera d’offrit une « théorie générale » englobant un tel ensemble afin de sortir d’un certain dilemme.
En 1993 (cf l’article de Pierre Invernizzi dans la Lettre d’Horius sur notre Astrologie); nous avions déjà mis au centre de notre cyclologie les axes équinoxiaux et les axes solsticiaux en distinguant clairement leurs différences d’impact. Mais nous ressentions une certaine géne en ce que le passage d’une planéte sur ces axes nous paraissait problématique comme s’il avait manqué une interface entre le Ciel et la Terre. Pourtant, dans l’Astrologie selon Saturne,(1994), nous avions obtenu sur 200 ans environ des résultats assez concluants en nous limitant au passage de Saturne sur une certaine zone du Zodiaque, que nous situions à la fin du signe des poissons, soit à proximité de point vernal, à 0° Bélier.
Pendant un certain temps, nous optâmes pour les conjonctions de Saturne avec le quatuor des étoiles fixes royales, à savoir Aldébaran, Régulus, Antarés et Fomalhaut en laissant de côté les dits axes saisonniers et ce n’est qu’assez récemment que nous sommes parvenus à la synthèse que nous évoquions plus haut associant les étoiles et les saisons.
En 1979, nous avions publié Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau (Ed Albatros-Autre Monde) ouvrage collectif centré sur la précession des équinoxes. C’est dire que cette question était apparue très tôt dans notre production, quinze ans avant l’Astrologie selon Saturne.(Ed de la Grande Conjonction).. Mais nous n’avions pas pris la pleine mesure de ce processus de connexion du point vernal avec les étoiles fixes. Or, de quoi s’agissait-il, au fond, sinon de relier le point vernal avec une certaine étoile fixe si ce n’est que l’on se contentait le plus souvent de parler des constellations plutôt que des étoiles, ce qui était une perception sensiblement plus vague alors qu’il eut été possible de relier le point vernal avec telle ou telle étoile de telle ou telle constellation. On continue d’ailleurs à butter sur ce point chez les astrologues sidéralistes qui se refusent à considérer les étoiles fixes en tant que telles.(cf notre étude sur Patrice Bouriche). Autrement dit, au lieu de parler de conjonction d’une planéte avec une étoile fixe, l’on se contenterait de dire que telle planéte se trouve dans telle constellation.
La prise de conscience de la précession des équinoxes nous semble bel et bien liée à la connexion entre point vernal et étoiles fixes. Dès lors que l’on chercherait à relier le point vernal à une certaine étoile, on serait bien obligé d’observer que cette
étoile »vernale » ne serait plus la même d’une période à une autre. Cela témoigne donc de la part des anciens astrologues d’une volonté de relier point vernal et étoile fixe. CQFD et la question des ères précessionnelles témoigne d’une telle mise en oeuvre; ce qui aura pu laisser des traces dans l’histoire des Cultes (cf Charles François Dupuis et son Origine de tous les cultes, fin XVIIIe siècle) avec le choix de tel ou tel « totem ».;taureau, puis bélier, puis poissons (les Chrétiens) et ainsi de suite.
Autrement dit, tout se passe comme si l’étoile fixe était cette interface qui manquait car Saturne pouvait être perçue, en perspective, comme se rapprochant ou s’éloignant de telle ou telle étoile fixe alors que sa conjonction avec un axe saisonnier reléverait d’une certaine abstraction. (cf les ouvrages de l’abbé Pluche dont son Histoire du Ciel, vers 1740 dont nous avons traité par ailleurs) On notera aussi que la notion d’Ascendant en horoscopie implique le recours aux étoiles – le mot horoscopie signifiant l’observation (scope) de l’astre de l’heure de naissance. Or, que peut signifier un ascendant qui serait une abstraction, ne correspondant le plus souvent à aucune présence planétaire- vu que le nombre de planétes (le septénaire jusqu’au XIXe siècle) est comparativement très limité en comparaison de celui des étoiles fixes se levant à l’horizon. Il nous semble donc plus que probable que l’ascendant était déterminé par une étoile fixe montante et donc qu’une planéte qui montait à l’horizon était conjointe à la dite étoile fixe, comme dans les travaux de Michel Gauquelin, sur la base du mouvement diurne.
L’Astrologie selon Saturne, revisitée, va donc intégrer le visuel de 4 étoiles fixes, deux pour l’axe équinoxial et deux pour l’axe solsticial. Notons à ce propos que sous cet angle la question des deux hémisphères ne se pose pas puisque l’axe équinoxial vaut autant pour le printemps que pour l’automne tout comme l’axe solsticial pour l’Eté que pour l’Hiver. L’argument des sidéralistes saute ipso facto. Car on aura compris que nous n’attachons qu’une importance secondaire à la division en 12 de l’écliptique, ne retenant que les deux axes. Cette division en 12 reléve du seul méta-langage de l’astronomie et ne saurait faire l’objet d’une quelconque interprétation astrologique pas plus que les noms de dieux de la mythologie attribués à des planétes ne saurait contraindre l’astrologie à faire usage de toutes celles ainsi baptisées. D’où notre manifeste « L’astrologie selon Saturne » et seulement selon Saturne.
JHB
06 10 21
mardi 5 octobre 2021
lundi 4 octobre 2021
Jacques Halbronn Les astrologues croient-ils (encore) en l'astrologie? Les savetiers sont les plus mal chaussés
jacques Halbronn Les astrologues croient-ils (encore) en l'astrologie? Les savetiers sont les plus mal chaussés
L'observation du milieu astrologique sur un demi-siècle semble devoir nous conduire à certaines conclusions quant à la relation que les astrologues -qui se déclarent tels- entretiennent avec l'Astrologie et notamment avec la prévision tant à l'échelle individuelle que collective, 'mondiale" L'ouvrage récemment publié d'Yves Lenoble relatif à la "généalogie" du milieu astrologique serait ainsi marqué par une certaine absence de référence à un quelconque modéle à caractère astrologique, ce qui est quand même un comble. Antérieurement, nous avions signalé le cas d'un Didier Geslain -dont nous avons filmé les conférences (au Café Le Connétable) consacrées à l'histoire de la chanson française, lequel n'avait jamais jugé bon de situe les étapes de la carrière des chanteurs dont il traitait en rapport avec le moindre facteur planétair, s'en tenant uniquement à la carte du ciel de naissance. Tout se passe comme si l'astrologie servait exclusivement à nourrir les cours et les consultations et d'ailleurs, au niveau de la vie associative astrologique, il ne nous souvient pas que l'on ait jamais avancé d'argument d'ordre astrologique pour justifier un choix de personne ou de date, comme si l'astrologie était réservée à un usage externe au milieu astrologique, c'est à dire traitée comme un produit d'exportation.
Mais venons -en à l'ambitieux travail d'Yves Lenoble qui aura débuté en 2003 par "L'arbre généalogique du milieu astrologique français en 2003 et qui couvre une grande part du XXe siècle. Nous ne reviendrons pas sur nos précédents commentaires pointant les lacunes et les omissions de son "Grand voyage en soi et dans l'avenir, L'astrologie" (2020) mais nous en tiendrons ici aux carences proprement techniques au regard d'une entreprise historique conduite par un "astrophile" -selon l'intitulé de son site.
En fait sauf erreur, la référence à une contextualité astronomique pour rendre compte de la vie du milieu astrologique ne semble pas avoir été proposée alors même que Lenoble ne se prive pas de saluer certains succés prévisionnels notamment d'André Barbault. C'est pourquoi, nous nous proposons ici de remédier à une telle absence étonnante de repéres cycliques. En fait, cette absence est le symptome d'une crise épistémologique, d'un manque de consensus pour le moins quant à un quelconque modéle applicable à l'Histoire d'une société, d'une communauté donnée et ce en dépit des accomplissements que Lenoble met au compte, à l'actif du dit Barbault, décédé à la fin de 2019. Nous proposerons donc, pour notre part, une grille de lecture de la période 1974-2004. Nous aborderons in fine la question de la période suivante pour laquelle on manque peut être de recul et de perspective.
Notre modéle est celui du cycle de Saturne dans ses rapports avec les axes équinoxiaux et solsticiaux, puisque nous récusions la division en 12 du Zodiaque, qu'elle soit tropicaliste ou sidéraliste, empruntée au méta-langage de l'astronomie.
En 1973, Saturne entrait briévement dans le signe du capricorne, donc sur l'axe solstical du fait de la rétrogradation puis définitivement au printemps 1974. Pour nous, la phase solsticial est une phase de résistance face à une invasion, une expansion laquelle reléve de la phase équinoxiale. On est là en face d'une série de phases de sept ans, soit le quart du cycle sidéral de Saturne, lequel se calcul par le temps que met la planéte pour repasser sur la même étoile fixe, quelle qu'elle soit. Selon nous, cette phase solsticiale mettait fin à la domination du CIA (Centre International d'Astrologie) au cours des 15 années précédentes, ce qui nous amené au milieu des années cinquante (c. 1958) Lenoble note que cette période 1974-75 voit apparaitre le GERASH de Patrice Louaisel et le MAU de Jacques HAlbronn mais il ne s'en explique pas, on l'a dit, d'un point de vue proprement astrologique et s'exprime comme le ferait un "non astrologue" à base de psychologie et de sociologie. La phase équinoxiale marque une expansion, une invasion du MAU dont il est largement traité dans les Guides de la Vie astrologique (1985, 1997), ce qui va notamment provoquer l'auto-dissolution du GERASH en 1986 -politique de la terre brûlée. A noter que Lenoble participa à la période du MAU, notamment lors du colloque Astrologie et Science de mai 1978 dont il assura l'une des deux journées.
Or; Lenoble était bien placé pour s'intéresser au passage suivant de Saturne sur l'axe solsticial, cette fois au début du signe du Cancer puisque c'est à partir de 1990 qu'une certaine résistance à la domination cette fois du MAU va s'organiser, parallélement à ce qui se passait dans le bloc communiste, toutes proportions gardées et dont Lenoble traite à propos du cycle Saturne Neptune et de la conjonction se produisant alors, 36 ans après celle de 1953. Durant les 15 ans qui suivront, l'on assiste en effet à une certaine domination manifestée notamment par le Salon annuel des astrologues, qui tend à marginaliser le MAU...Mais 15 ans plus tard, la roue va encore tourner avec le retour de Saturne en capricorne et c'est notamment le super - Congrès MAU de 2004 qui va sonner le glas de le domination de Lenoble, lequel intervint d'ailleurs à cette occasion et par la suite la création de Téléprovidence en 2008. On voit donc à quel point Lenoble se sera privé d'un outil dont la fiabilité est de moins en moins susceptible d'être écartée.
Comment analyser les configurations en cours et à venir? En 2018, Saturne a franchi une fois de plus l'axe solsticial et l'on a pu voir se manifester des opérations de marginalisation du MAU : hommage à André Barbault, décédé, fin 2019, Journées de la Fédération des Astrologues francophones, à Paris, en mars 2020, animée par Marc Brun, président de la FDAF, Colloque de lyon d'octobre 2021 sous l'égide d'une structure intitulée ORA Organisation pour la Recherche Astrologique et connectée avec la plupart des groupes astrologiques, MAU excepté.
SAMEDI 16 OCTOBRE 2021 - 9h 17h
au CISL 103 boulevard des Etats Unis Lyon 8°
" LA RELATION AU MONDE EN ASTROLOGIE "
Jacques Halbronn Enquéte sur l'élection de Jean Pierre Brach à une chaire de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes en 2002
Jacques Halbronn Enquéte sur l"élection de Jean Pierre Brach à une Chaire de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes en 2002
Lors de l'élection de Jean-Pierre Brach à la chaire des Courants ésotériques au sein de l'EPHE Ve section, on a préféré la candidature de M. Brach à la notre et 20 ans plus tard, nous avons voulu mener une enquéte sur ce dossier.
Quel était donc le bagage de publications et de travaux universitaires de M. Brach à la date de la dite élection en comparaison avec le notre. Tout semble s'être extraordinairement précipité et tourner autour de Jean-Claude Margolin.(-décédé en 2013). - Directeur du Centre d'études supérieures de la Renaissance de l'Université de Tours (1978-1982). - Directeur de collection pour la librairie philosophique J. Vrin.
En effet, c'est dans ce Centre que Brach obtint quelques semaines avant la dite élection son Habilitation à diriger des recherches (HDR) nécessaire à la présentation de sa candidature à la dite chaire et c'est dans la collection chez Vrin qu'en 2001 Brach publié son Edition des admirables secrets des nombres platoniciens de Guilllaume Postel . Par ailleurs, Brach avait été . Maître de conférences à l’Université d’Etat d’Amsterdam (2000-fin 2002). On n'a pas trace avant 2002 d'un quelconque titre universitaire lié à un mémoire d'une certaine ampleur (maitrise, DEA, thèse de 3e cycle, thèse d'Université, thèse d'Etat, post-doctorat) La chronologie des publications de M. Brach dans les 20 années qui précédèrent sa candidature se limite à la liste ci -dessous.
1981 une postface : Ed du Livre de l'Estat et Mutation des temps de Richard Roussat
198 5 une étude in L'Astrologie, in Cahiers de l'Hermétisme; Ed Albin Michel
1994 La symbolique des nombres. PUF
Dans les deux premiers ouvrages, Brach (né en 1956) se référe d'ailleurs abondamment à nos propres publications
Le catalogue général de la BNF nous renseigne et sa notice sur Wikipedia ne donne rien de plus avant la dite date de 2002 car il va de soi
qu'un candidat ne saurait être jugé sur des travaux qu'il n'a pas publiés, soutenus par la suite. Il suffit de comparer notre propre notice sur Wikipedia pour ce qui concerne la période allant jusqu'au début de 2002 pour apprécier la situation. Il est vrai que nous sommes né à la fin de l'année 1947. Peut être notre tort aura-t-il été de fréquenter le milieu astrologique et d'avoir publié certains ouvrages en dehors du champ universitaire. Mais dès 1979, nous avions soutenu sous la direction de Georges Vajda, dans la même section de l'EPHE une thèse qui paraitra en 1985 et le même Vajda avait produit la préface de notre édition de deux traités astrologiques d'Abraham Ibn Ezra. En 1999 , nous avions obtenu le titre de docteur es lettres, nécessaire à la dite candidature pour Le Texte prophétique en France. sous la direction de Jean Céard (parution aux Presses Universitaires du Septentrion) et nous préparions toujours à la dite section de l'EPHE un post doctorat (qui sera soutenu en 2007) sous la direction de Louis Le Chatelier. Par ailleurs, nous avions mis en ligne un Catalogue Alphabétiques des Textes Astrologiques Français (1999), été le commissaire de l'Exposition Astrologie et Prophétie/ Merveilles sans Images, à la Bibliothèque Nationale.en 1994 . Auteur de l'article Astrologie de l'Encyclopaedia Universalis, à la recommandation de François Secret, qui avait précédé Antoine Faivre dans la dite chaire.. Nous avions publié en 1993 deux éditions critiques d'ouvrages astrologiques des XVIIe et XVIIIe siècles aux Ed. Guy Trédaniel/ La comparaison entre les deux dossiers était édifiante à plus d'un titre. Nous avions également publié en 1992-1995, chez le même éditeur un diptyque consacré à la Vie astrologique des XIXe et XXe siècles.
Il ressort qu'au prisme des publications vraiment significatives de Brach dans les dix ans qui précédérent sa candidature et son élection, l'on ne trouve que le Que Sais Je sur les Nombres en 1994 et in extremis son travail toujours sur la symbolique des nombres à la veille de son élection, ce qui aura servi l'obtention de l' HDR dans la foulée. On notera le champ relativement étroit du champ chronologique couvert par Brach et qui se limitait alors à la période de la Renaissance et à la production en latin alors qu'Antoine Faivre avait traité notamment de la production de langue allemande et de périodes plus étendues dans le temps.
JHB
04 10 21
jeudi 30 septembre 2021
jacques Halbronn Astrologie mondiale. Crise des empires Tout va de 15 ans en 15 ans: 1944, 1960-1975-1989
Jacques Halbronn Astrologie mondiale . Crise des empires. Tout va de 15 ans en 15 ans : 1944-1960-1975-1989
En 1975, nous avions donné une communication a congrès d'Ebertin, à Aalen (Allamagne) sur Saturne et le Colonialisme . Plus de 40 ans après, ces deux paramétres, Saturne et le Colonialisme nous apparaissent comme la seule véritable clef de l'Astrologie Mondiale. Mais un autre paramétre doit être mise en avant, à savoir le cycle de 15 ans car c'est selon nus l'unité astrologique de mesure. Toute tentative d'utiliser une durée plus longue est vouée à l'échec. Toute tentative ne présentant pas une dure récurrente est également à rejeter On pense évidemment au cycle Saturne Neptune de 36 ans ou à l'indice cyclique qui n'a de cyclique que le nom car il n'offre aucune récurrence numérique digne de ce nom.
Dans le présent article, il est clair que le notion de Guerre Mondiale ressort complétement relativisée car notre série 1944-1960-1975-1989 montre bien que 1944 n'est qu'un épisode comme un autre, et ne saurait justifier de configurations particulières.
Pour route personne un tant soit peu au courant de l'Histoire contemporaine, ce quatuor de dates, de 15 ans en 15 ans, correspond à un processus de retrait pour l'envahisseur.
1944 sonne la fin de la présence allemande en France, à la suite du Débarquement "allié" et tout ce qui suivra jusqu'à la division de l'Allemagne en 1949.
1960 sonne la fin de la présence française en Algérie mais aussi la fin de l'Afrique Occidentale Française..(AOF) Mais cela correspond aussi à la construction du Mur de Berlin contre l'influence occidentale.
1975 sonne la fin de la présence américaine au Viet Nam mais aussi le retrait en cette même année des Israéliens de la péninsule du Sinaï.
1989 sonne la fin de l'emprise russe en Europe Orientale mais aussi la dislocation en 1991 de l'URSS.
Bien évidemment, à cette série "solsticiale" fait pendant une série "équinoxiale" en sens inverse avec un processus d'occupation, de conquéte,. On pense à l'occupation de la Cisjordanie jordanienne lors de la Guerre des Six Jours On pense à la Guerre d'Algérie qui témoignait d'un refus de la France de se retirer.
Actuellement le retrait des Américains d'Afghanistan- en phase solsticiale, correspond à une nouvelle phase solsticiale, qui fait pendant, toutes proportions gardes avec leur retrait du Viet Nam en 1975.
Selon nous, le modéle que nous proposons est dans la ligne, par sa simplicité de celui d'un Albumasar avec son cycle Jupiter-Saturne de 20 ans, articulé sur les triplicités alors que le notre l'est sur les quadruplicités. Sa théorie des Grandes Conjonctions aura donné une image favorable de l'astrologie des siècles durant si bien que l'on peut raisonnablement penser que c'est la découverte d'Uranus en 1781 qui aura été le coup de grâce pour l'astrologie.
Comment se fait-il alors que les astrologues français d'aujourd'hui ne saluent nos travaux comme il convient? Cela tient au fait qu'ils ont encore du mal à reconnaitre, à admettre qu'André Barbault a fait fausse route. Les astrologues ont toujours préféré les attaques aux réformes.
JHB
30 09 21
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