Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
dimanche 28 août 2022
jacques Halbronn Pour une (re)définition de l'astrologie et de l'astrologues . A propos de la Bible.
Jacques Halbronn Pour une (re)définition de l'astrologie et de l'astrologue. A propos de la Bible
Il importe de préciser ce que l'on doit entendre par "astrologue" et "astrologie" sans qu'il soit absolument nécessaire que ces termes apparaissent formellement d'autant que parfois, l'on trouve mentionnés ces termes à mauvais escient dans certaines traductions C'est ainsi que dans le Pentateuque, Deutéronome XVIII, on serait censé trouver une interdiction de l'astrologie à partir de telle expression pouvant viser l'astrologie. (.https://www.gotquestions.org/Francais/Bible-astrologie.html et https) Mais d'autres passages sont mentionnés dans la même intention (//www.bibleinfo.com/fr/topics/astrologie)
י לֹא-יִמָּצֵא בְךָ, מַעֲבִיר בְּנוֹ-וּבִתּוֹ בָּאֵשׁ, קֹסֵם קְסָמִים, מְעוֹנֵן וּמְנַחֵשׁ וּמְכַשֵּׁף. 10 Qu'il ne se trouve personne, chez toi, qui fasse passer par le feu son fils ou sa fille; qui pratique des enchantements, qui s'adonne aux augures, à la divination, à la magie;
יא וְחֹבֵר, חָבֶר; וְשֹׁאֵל אוֹב וְיִדְּעֹנִי, וְדֹרֵשׁ אֶל-הַמֵּתִים. 11 qui emploie des charmes, qui ait recours aux évocations ou aux sortilèges ou qui interroge les morts.
(Deutéro) Isaïe XLVII
יב עִמְדִי-נָא בַחֲבָרַיִךְ וּבְרֹב כְּשָׁפַיִךְ, בַּאֲשֶׁר יָגַעַתְּ מִנְּעוּרָיִךְ; אוּלַי תּוּכְלִי הוֹעִיל, אוּלַי תַּעֲרוֹצִי. 12 Relève-toi donc au moyen de tes sortilèges et de tes nombreuses magies auxquelles tu as consacré tes forces depuis ta jeunesse; peut-être réussiras-tu à en tirer profit, peut-être recouvreras-tu ta puissance.
יג יַעַמְדוּ-נָא וְיוֹשִׁיעֻךְ הברו (הֹבְרֵי) שָׁמַיִם, הַחֹזִים בַּכּוֹכָבִים, מוֹדִעִים לֶחֳדָשִׁים, מֵאֲשֶׁר יָבֹאוּ עָלָיִךְ. 13 ; qu'ils se lèvent donc et te sauvent, ces contemplateurs du ciel qui observent les étoiles, qui pronostiquent à chaque lunaison ce qui doit t'arriver.
Et pourtant, l'astrologie nous frappe par sa présence implicite dans les deux volets de la Bible (cf notre ouvrage Le Monde Juif et l'astrologie. Histoire d'un vieux couple, Milan, Arché, 1985)
On commencera par le premier verset du Livre de la Genése;
א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ. 1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
Pour nous, cet acte démontre que le sort de l'Humanité passe par les astres qui entourent la Terre. Il convient d'ailleurs de préciser que Dieu (Elohim) n'est pas la créateur de l'Univers mais plus modestesment cleui qui a (re=façonné notre petit monde terrestre, intrduisant ainsi une création au sein de la Création. Le Sefer Yetsira (Livre de la Création, de la Formation) énumére les planétes et ce ne sont que celles de notre systéme solaire..(cf notice Wikipedia) Ce ne sont pas quelques passages qui ont pu d'ailleurs être ajouté et aussi bien le Deutéronome que le Deutéro Isaïe sont considérés comme additionnels qui sont susceptibles de changer cela. Passons à présent au personnage de Jésus dont il importe de préciser le statut et la mission et soulignons - comme nous l'avons montré dans notre Monde Juif et l'Astrologie (op.cit) que toute une exégése astrologique s'est greffée sur divers éléments de la littérature judaique (Barayta, Talmud etc) Ce serait donc le rôle du commentaire que de faire apparaitre l'arrière plan astrologique de certains textes.
La question fondamentale qui se pose à propos de Jésus est de déterminer s'il était celui qui déterminait une attente ou celui qui y mettait fin, ce que nous comprenons dans la formule "je suis venu accomplir la loi".
Mathieu V, 17
Nolite putare quoniam veni solvere legem aut prophetas non veni solvere sed adimplere
Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.
Jésus s'appuie sur les prophétes et donc il n'est pas lui même prophéte. Et selon nous, celui qui vient compléter le travail du prophéte, c'est l'astrologue. L'un formule une attente, l'autre lui confère une temporalité. Les deux personnages sont indissociables. D'ailleurs Jésus ne se prive pas de se référer aux prophéties sans lesquelles sa tâche ne ferait pas sens. Le prophéte séme, l'astrologue récolte et avec Jésus le temps de la moisson serait enfin advenu
, En fait, si cette analyse n'avait pas été, à notre connaissance, délivrée, c'est parce que l'image de l'astrologie a été brouillée y compris, comme nous l'avons montré ailleurs, le mode d'emploi dont elle dispose, dès lors qu'elle ne distingue guère de nos jours les "significateurs" liés à l'attente et les "prometteurs" qui structurent celle-ci. Nous vivons d'ailleurs actuellement dans un temps où les significateurs sont légion mais où les prometteurs restent bien abstraits dans l'esprit des gens, en une sorte d'intemporalité, même si la coutume des constitutions '(Ve République etc) entend jouer un tel rôle structurant, sans en avoir les moyens en établissant un temps fictif et factice. Certes, comme on a lu plus haut dans le Deutéro Isaie il est dit "qu'ils se lèvent donc et te sauvent, ces contemplateurs du ciel qui observent les étoiles, qui pronostiquent à chaque lunaison ce qui doit t'arriver". Mais l'on sait que ces chapitres ajoutés doivent être regardés avec précaution et qu'en permanence, il importe de savoir à qui tel passage s'adresse à l'instar du fameux "Ecoute Israel".
JHB 28 08 22
samedi 27 août 2022
Jacques Halbronn Prophétisme et Astrologie. Réplique à Sylvain Piron
Jacques Halbronn Prophétisme et Astrologie Réplique à Sylvain Piron
A l’occasion de la lecture d’un assez long texte de Sylvain Piron, directeur d’études à l’EHESS, « La parole prophétique », paru en 2014 (in collectif » Le pouvoir des mots au Moyen Age », Ed Brepols), nous revenons sur notre travail de thèse d’Etat, « Le texte prophétique en France. Formation et fortune 1999 Presses Universitaires du Septentrion, sous la direction de Jean Céard), et sur notre post doctorat consacré à la critique du corpus nostradamique (EPHE Ve section, 2007) sans parler de notre thèse « médiéviste », le « Monde Juif et l’Astrologie. Histoire d’un vieux couple, » Milan, Arché, 1985, thèse 1979 sous la direction de Georges Vajda, EPHE Ve section) , triptyque universitaire que ce chercheur ne semble pas avoir connu à l’époque de la rédaction de son étude. Pourtant en 2003, Isabelle Rousseau- Jacob nous cite à différentes reprises (notamment pour notre contribution en 1997 aux Journées Verddun Saulnier » Les prophéties et la ligue », dans « L’ESCHATOLOGIE ROYALE DE TRADITION JOACHIMITE DANS LA COURONNE D’ARAGON (XIIIe-XVe SIÈCLE ») Étude et édition de textes prophétiques (Open Edition Books) En 2000 était parue notre étude « Le texte prophétique. Discours de la méthode » sur Babel, Revue de littérature française générale et comparée / n°4, pas davantage signalée par M. Piron. (dont les notes en bas de page sont pourtant copieuses, pouvant donner l’impression d’une certaine exhaustivité) alors qu’indiquée en premier sur Google, à partir du mot « prophétique ».. Nous montrerons aussi l’interaction entre Astrologie et prophétisme, au prisme de nos dernières productions épistémologiques, en précisant que l’Astrologie ( à laquelle Pirib fait référénce en citant notamment J. P. Boudet (p. 257) est un domaine de recherche qui va bien au delà des pratiques actuelles en vigueur, l’interdisciplinarité exigeant d’être au fait des derniers développements dans chaque discipline. Rappelons que nous avons produit nombre de travaux en Histoire de l’Astrologie parallélement à notre exploration du prophétisme (« La pensée astrologique » en préambule à l’Etrange Histoire de l’Astrologie (avec Serge Hutin). Ed Artefact, 1986). En tout état de cause, ignorer ce qui a été produit auparavant et notamment récemment , c’est prendre le risque d’une accusation de plagiat, d’indélicatesse et en tout cas de négligence. Nous aborderons donc le texte de Piron « La parole prophétique »(pp. 235-286) dans cette perspective critique. en notant d »entrée de jeu l’usage du singulier « la parole prophétique » – ce qui fait écho de facto à notre propre singulier « le texte prophétique » dont Piron s’efforce de se justifier dès les premières lignes. Citons des passages du texte introductif de Sylvain Piron:
I « La profération d’un oracle est assurément un acte de langage qui sort de l’ordinaire (…)Pour s’en tenir à l’élément le plus simple, elle crée une attente. Au sens strict, ce n’est pas la parole énoncée mais l’attente qu’elle provoque qui peut être qualifiée d’efficace. Qu’elle soit de l’ordre de l’espoir ou de la crainte, cette attente, c’est à dire la tension créée entre une situation présente et un état futur attendu est susceptible de provoquer une modification parfois radicale des comportements «
II »Le prophétisme se trouve en concurrence avec les multiples techniques de divination en usage au Moyen Age central. A partir du milieu du XIVe siècle, les croisements entre prophéties et astrologie se font plus fréquents. Il faut pourtant bien distinguer les ressorts de ces deux disciplines. Le prophétisme qui ne porte que sur des événements contingents et non des régularités, ne peut avoir par définition aucune prétention scientifique (..) La suspicion dans laquelle sont parfois tenus les écrits prophétiques tient précisément au caractère individuel de l’inspiration divine dont ils se réclament, qui pose également la question de leur articulation au canon des écrits bibliques, authentifiés par l’institution ecclésiale. Mais cette suspicion n’est souvent que l’envers d’une fascination pour des documents dont la véridicité ne pourra être éprouvée, par définition, que par le cours des événements à venir et qui conservent entretemps une puissance de vérité inéliminable ».
Quelques observations, donc: on ne saurait, en aucune façon, réduire le prophétisme médiéval à des références bibliques comme l’affirme ici Sylvain Piron., il faut parler d’un néo-prophétisme dont Piron n’a apparemment pas pris toute la mesure et cela vaut, entre autres, pour un Pierre d’Ailly. nourri d’astrologie- comme le note d’ailleurs notre auteur – et cela déborde largement sur les siècles suivants avec un Nostradamus.(cf notammen notre étude parue en 2013 dans la. Revue Française d’Histoire du Livre. 2013, Nº. 134 – .. « De la Pronosticatio de Lichtenberger au Mirabilis Liber parisien « ·.Pas non plus de nécessité de quelque inspiration divine. (cf le Colloque postérieur,)
En revanche on ne peut qu’apprécier l’usage par l’auteur du mot « attente » , dont il n’exploite malheureusement pas toute la problématique mais il n’est certainement pas le seul dans ce cas. Que dire en effet du rapport Prophétie/Astrologie abordé au début du texte de notre auteur lequel nous invite à effectuer des distinctions, l’astrologie étant, selon Sylvain Piron, susceptible de revendiquer un substrat « scientifique » à la différence du prophétisme. Quelle est donc la complémentarité entre Astrologie et prophétisme? Il ne semble pas que notre auteur réponde explicitement à un tel questionnement pourtant essentiel qu’il ne fait qu’évoquer. Pour approfondir cette dialectique, nous dirons que la « parole prophétique » est l’expression, en effet, d’une attente laquelle est vouée à être reportée, parfois sur des siècles sinon davantage, par toutes sortes de procédés et d’exégéses. Le terme ‘accomplissement » mise en avant dans les Evangiles répond à la dite attente (espoir, crainte). Mais est il vraiment si simple de distinguer les deux termes souvent allégrement amalgamés? Car quid de celui qui annonce que le temps est venu de l’accomplissement de la prophétie, n’est il pas voué à être également qualifié de prophéte? Or, suivant en ce sens Piron, l’origine d’une prophétie peut être tout fait à rechercher bien en amont de toute déclaration sur son avénement.
En tout état de cause, l’annonce de l’accomplissement renvoie à un futur, même s’il est annoncé comme proche et peut d’ailleurs être recyclé indéfiniment pour de nouvelles échéances, avec la notion de « Retour » dans le cas de Jésus, par exemple.(parousie)..Il semble que l’astrologie ait précisément vocation à préciser la fin de l’attente avec les moyens qui sont les siens. C’est ce qui distingue le « prometteur » et le « significateur ». Le prometteur est un astre en mouvement tandis que le significateur est dans l’attente. Le prometteur annonce, avec quelque forme de certitude « scientifique » un changement, un tournant et le significateur est censé en fournir le contenu. (cf notre brochure satirique « L’astrologue et son client. Les ficelles du métier », 1995) .
Il convient en effet, de préciser la distribution des rôles impartis à la prophétie en tant que marqueur d’attente et l’astrologie en tant que passage au stade de l’accomplissement. En ce sens, le prophétique ne reléverait aucunement des astres ni l’astrologie du prophétique. Il y aurait une nette division/séparation des tâches si ce n’est, comme on l’a dit, que l’échec de l’astrologie -du à son dysfonctionnement – viendrait alimenter le prophétique, comme nous l’avons démontré tout au long de notre ‘Texte prophétique en France ».
E
JHB 27 08 22
vendredi 26 août 2022
jeudi 25 août 2022
Jacques Halbronn La dialectique prophétique: le significateur et le prometteur
jacques Halbronn La dialectique prophétique: le significateur et le prometteur.
La mise en évidence d'une dynamique prometteur-significateur en astrologie va nous permettre de mieux comprendre les véritables enjeux du prophétisme mais aussi ceux de la consultation astrologique.. Dans tous les cas de figure, le devin, le prophéte, l'astrologue se trouvent confrontés à une attente, un peu à la façon de la Belle Au Bois Dormant (cf notre brochure, L'astrologue face à son client. Les ficelles du métier (disponible aussi en traduction anglaise). Le "voyant" est attendu "comme le Messie" et sans cette attente, son rôle ne fait guère sens. Or, en soi, cette attente ne reléve pas stricto sensu de l'astrologie, c'est un apport en quelque sorte extérieur, de caractère existentiel.
Quand Jésus, dans le Nouveau Testament se présente, il se référe à un certain passé, à des prophéties en cours dont il n'est pas l'auteur mais qu'il se donne pour mission de réaliser, de faire passer de la puissance à l'acte, mettant ainsi un terme à une attent, à une impatience plus ou moins ancienne, qu'il va exploiter.
Autrement dit, il convient de se demander si le prophéte est celui qui annonce ou celui qui accomplit, d'où une certaine ambiguité, est il significateur ou prometteur? On retrouve une telle ambivalence dans la problématique astrologique où nous avons montré que les notions de significateur et de prometteur sont parfois inversées!
En fait, le prometteur qui échoue à réaliser ce qui était en puissance chez le significateur, ne fera qu'enrichir le significateur (cf sur le recyclage des prophétie, notre thèse d'Etat Le texte prophétique en France. Formation et fortune, 1999) On peur même envisager que le prometteur s'invente un significateur pour se constituer une légitimité. C'est parce qu'il est attendu que le prometteur fait sens.cf Sylvain Piron. "La parole prophétique" in Le pouvoir des mots au Moyen Age Etudes réunies par Nicola Bériou, Jean Patrice Boudet, Iréne Rosier-Catach, Brepols 2014, texte qui ne signale pas notre thèse d'Etat Le texte prophétique en France. Formation et fortune, 1999)
JHB 11. 08 22
jacques halbronn Réflexions sur le caractère prométhéen de la Bible
Jacques Halbronn Réflexions sur le caractère prométhéen de la Bible
On a parfois un peu de mal à imaginer que les lecteurs d'un tel corpus ne prennent pas assez vite conscience de l'existence de certains contradictions et autres incompatibilités. Le rôle des commentaires, de l'exégèse, ne serait - il pas justement de masquer un tel désordre que nous avions observé à propos du "corpus" Nostradamus?
Nous avions déjà relevé la confusion entre ce qui concerne la maison d'Israel et celle de Judah -et rappelons que Jésus déclare être venu pour les "brebis perdues de la maison d'Israel", ce qui en fait le Messie des populations du Nord (Samarie, Galilée). Apparemment, les Juifs qui invoquent le nom d'Israel dans leur "Ecoute Israel" n'ont pas connaissance du contexte historique dans lequel leur "corpus" s'est constitué. Et d'ailleurs, l'usage ne s'est-il pas imposé de rendre synonymiques les termes 'peuple juif" et Israel. Nous même, dans notre étude, déjà ancienne, de certains passage du Talmud avions abordé sans état d'âme la formule "Ein mazal leIsrael" (Traité Shabbat) comme visant la relation des Juifs aux astres. On se perd en conjectures quant aux raisons d'une telle confusion et de sa perpétuation à travers les âges.
Cela dit, le "Nouveau Testament "n'est pas davantage épargné au prisme d'un tel phénoméne. Comme nous l'avons montré récemment, deux camps sont ici en présence et cohabitent: le camp des adeptes d'un Dieu créateur du Ciel et de la Terre ( Genése, ch. 1) et le camp des adeptes d'un chef capable de rassembler autour de lui en vue de la construction de son Eglise.(épisode avec Pierre). Dans un cas, on célébre un acte déjà bien ancien (d'où la formule d'Ancien Testament) alors que dans l'autre, l'on se projette vers un horizon à investir ( Nouveau Testament). Pour le lecteur lambda de la Bible, il faut croire que l'on a affaire à un ensemble d'un seul tenant dont les décalages s'expliquent d'une façon ou d'une autre par une certaine forme d'évolution.
Certes,. il est bien question de deux volets qui sont en tension l'un par rapport à l'autre mais c'est oublier les tensions au sein même des dits volets. Dans nos travaux sur la périodicité astrologique, nous avons montré que tantôt l'on accentue les différences externes, tantôt les différences internes, à tour de rôle car l'on ne saurait gérer simultanément toutes les différences à la fois.
Quelles conséquences tirer de telles observations? Nous pensons que le christianisme est l'héritier spirituel du Royaume d'Israel et que cette structure est liée à une théologie radicalement différente de celle du Royaume de Judée, l'une repose sur une reconnaissance du rôle de Dieu alors que l'autre met en avant le rôle des humains à construire leur propre monde, en l'occurrence leur Eglise vouée à se substituer au peuple de Dieu.
La dimension prométhéenne de Jésus est pleinement assumée et n'est nullement contradictoire avec les valeurs de l'ex Royaume d'Israel, lequel vénére des idoles tel que le Veau d'Or, en l'absence de Moîse.(Livre de l'Exode). D'ailleurs, le Livre de l'Exode n'est -il pas centré, de bout en bout, sur les "enfants d'Israel?
En fait, c'est toute la Bible, en ses deux volets, qui est truffée de références à Israel, dont le nom signifie celui qui lutte avec Dieu.כִּי-שָׂרִיתָ עִם-אֱלֹהִים
Gensése XXXII
כט וַיֹּאמֶר, לֹא יַעֲקֹב יֵאָמֵר עוֹד שִׁמְךָ--כִּי, אִם-יִשְׂרָאֵל: כִּי-שָׂרִיתָ עִם-אֱלֹהִים וְעִם-אֲנָשִׁים, וַתּוּכָל. 29 Il reprit: "Jacob ne sera plus désormais ton nom, mais bien Israël; car tu as jouté (Sarita) contre des puissances célestes (Elohim) et humaines (Enochim) et tu es resté fort."
Il nous semble donc que toute la Bible ait été formatée autour de ce personnage d'Israel qui est présenté comme celui qui a tenu tête à Elohim, ce qui nous renvoie à Prométhée voire à Lucifer. Ce Prométhée qui sera puni et supplicié comme le sera Jésus, prix à payer pour son audace. Dans les années qui précédent la naissance de Jésus, on a le personnage de Spartacus dont l'armée sera finalement vaincue par Rome : 6 000 esclaves sont crucifiés sur la Via Appia, entre Rome et Capoue.
JHB 25 08 22
mercredi 24 août 2022
jacques Halbronn Au sujet de son article WIKIPEDIA
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mardi 23 août 2022
Jacques Halbronn Autour de la notion de "nostradamique" du Repértoire Chronologique Nostradamique (RCN)
Jacques Halbronn. Autour de la notion de « nostradamique » du Répertoire Chronologique Nostradamique (RCN)
Posté par nofim le 23 août 2022
Jacques Halbronn. Autour de la notion de « nostradamique » du Répertoire Chronologique Nostradamique (RCN)
En 1990, nous avions faite paraitre le Répertoire Chronologique Nostradamique de Robert Benazra mais le titre avait été fixé par nous, car par « nostradamique », il fallait entendre un champ qui allait au delà du personnage même de Nostradamus, à savoir ses imitateurs, des continuateurs. En ce sens, nous serions d’accord avec le message de Jean Bendor dans notre groupe « Nostradamus. Recherche » (Face Book) mais alors que l’on ne se hâte pas de dire que Nosradamus « lui même » parle de ceci ou de cela!
Jean Bendor
« . Mais peu importe les erreurs ou les faussaires, le décryptage de l’ouvrage fera ressortir la vérité.
Ce n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît, car, à son époque, les initiés à cette doctrine, car il s’agit de la doctrine cathare, se comptaient par millions. C’est là la vraie raison de l’Inquisition. Il n’empêche que les éventuels faussaires usent des mêmes procédés de cryptage. A titre d’exemple, les majuscules sur des noms communs. Dans les faits, ils en savaient suffisamment pour continuer son œuvre, selon les mêmes règles. Idem pour le livre perdu.
En dépit des contrefacteurs, les prédictions présumées controuvées entrent parfaitement dans le même cadre. Nostradamus parle lui-même d’une miliade de quatrains et je n’en vois pas en supplément » En vérité, même les faussaires voire les adversaires et bien entendu les commentateurs, les traducteurs, les éditeurs (libraires) contribuent au processus « nostradamique ». Il est donc grand temps de vouloir, comme l’aurait souhaité un Patrice Guinard (cf le site du CURA), que tout émanât de Nostradamus et ce dès les années 1550! Comme nous l’avons souligné dans une récente vidéo, même les quatrains de ses almanachs ne seraient pas de lui et c’est sur cette erreur que tout le projet centurique aurait reposé en produisant un milliers de quatrains. En ce sens, ce serait une erreur de faire de Michel de Nostredame un « poéte », sa prose ayant été versifiée par des collaborateurs.(cf Anna Carlstedt, La Poésie oraculaire de Nostradamus : Langue, style et genre des Centuries, Edsbruk, Akademitryck AB (« Cahiers de la Recherche n° 28 » ), 2005 ) De même, il est grand temps de renoncer à la thèse selon laquelle sous la Ligue, on aurait laissé de côté les Centuries VIII-X qui ne figurent pas au cours de cette période. Reconnaissons que c’est bien sous la Ligue que les Centuries se seraient constituées et que des éditions antidatées auraient été produites, ce qui permettait à des quatrains correspondant à cette période de se présenter comme prophétiques, comme dans le cas de IV, 46 mais aussi du quatrain sur Chartres, en rapport avec le couronnement d’Henri de Navarre à Chartres,. Nous avons ainsi des quatrains qui émanent, dans le premier volet des tenants de la Ligue et dans le second volet des partisans du futur Henri IV. (cf notre post doctorat (2007) sur Le Dominicain Jean Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle, en ligne sur SCRIBD)
Cet article a été publié le Mardi 23 août 2022 à 18 h 47 min et est catégorisé sous NOSTRADAMUS. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le fil Flux des commentaires. Vous pouvez laisser un commentaire. Les trackbacks sont fermés. Éditer cet article.
lundi 22 août 2022
jacques Halbronn Jésus, comme adversaire du dieu de la Genése
Jacques Halbronn, Jésus, comme adversaire du dieu de la Genése. La crucifixion prométhéenne. Equinoxe/solstice
Dans une précédente étude (sur NOFIM.unblog.fr), nous avons voulu appliquer notre modéle anthrocosmologique à la dialectique Ancien/Nouveau Testaments.
La phase équinoxiale serait à rapprocher de l'Ancien Testament et la phase solsticiale du Nouveau Testament, cette dernière étant en miroir de l'autre. Nous avions développé dans cette première étude la thèse selon laquelle Jésus aurait voulu -et réussi d'ailleurs- "construire "son Eglise" en vue de disposer d'un "peuple" qui serait sien, tout comme le peuple Hébreu serait celui du Dieu (cf Livre de l'Exode). Face à la Création, donc, la Construction ( Vulgate: Mathieu, Aedificabo) Il y aurait donc quelque forme de rivalité, de défi, de la part de ce Jésus à l'encontre du Dieu de la Genése; d'où ces deux Testaments au sein de la Bible.(cf aussi Jérémie XXXI, au sujet de l'Ancienne et de la Nouvelle Alliances, repris dans l'Epitre aux Hébreux).
Cette "Ecclesia" annoncée par Jésus et qui s'inscrit dans un temps à venir et non dans un futur immédiat, est la contrepartie du "Am", du peuple consacré par le dit Dieu. Ce qui distingue toutefois ces deux entités, c'est la liberté de choix pour entrer dans cette Eglise, par le biais du baptéme, alors que l'appartenance au peuple hébreu est dictée par la naissance, par la filiation de génération en génération. Autrement dit, l'Eglise de Jésus confère aux hommes la tâche de donner corps à un tel projet, ce qui lui octroie une immanence par opposition à la transcendance du "peuple de Dieu".
En vérité, dans ce domaine, régne plus ou moins délibérément une certaine confusion puisque les Chrétiens ne se référent pas seulement à Jésus mais se présentent par dessus le marche come "peuple de Dieu" , ce qui brouille les pistes (cf la Trinité). Mais fondamentalement, l'Eglise est l'oeuvre exclusive de Jésus, ce sera "son Eglise" tout comme les Hébreux sont, pour Elohim, "son" peuple. Dans les deux cas, on trouve le possessif à la première personne: mon Eglise (Mathieu), mon Peuple (Exode).
Notice Wikipedia
" Prométhée, c'est ce titan de la mythologie grecque auquel sont associées deux images : le voleur de feu, et l'être souffrant cloué au rocher, et torturé par le vautour qui vient lui dévorer un foie qui renaît chaque jour." Le paralléle avec Jésus est assez frappant, on en conviendra, notamment au regard de cette "torture" que l'on retrouve dans la "crucifiixon". Jésus serait ainsi puni pour avoir pris le parti des hommes contre les dieux.(cf Ennio Floris "Prométhée et Jésus : d’Eschyle aux évangiles")
Wikipedia:
"Figure héritée du « transmetteur du feu », Prométhée est surtout connu pour avoir dérobé le feu sacré de l'Olympe pour en faire don aux humains. Courroucé par cet acte déloyal, Zeus le condamne à être attaché à un rocher sur le mont Caucase, son foie dévoré par l'Aigle du Caucase chaque jour, et repoussant la nuit."
Ajoutons que Prométhée ne meurt pas puisque son foie repousse chaque fois, ce qui n'est pas sans évoquer la 'Résurrection" d'un Jésus.
Pour en revenir à l'Astrologie EXOLS, nous rappellerons que la Solsticialité recourt à des artifices visant à occulter l'oeuvre de Dieu laquelle resurgit avec l'Equinoxialité avec une alternance de périodes de 7 ans.
Tout se passe comme si -comme entre Pluton et Cérés- un compromis aurait été trouvé entre ces deux partis. N'oublions pas que pour nous, le Dieu de la Genése n'est pas le Dieu premier et nous distinguons entre Nature et Surnature. Autrement dit, nous avons bien une situation ternaire comme pour Pluton et Cérés, arbitrée par Jupiter.- ce qui constitue une forme de Trinité.
Selon l'astrologie EXOLS, la solsticialité prend le contre pied de l'équinoxialité tout comme le christianisme celui du judaisme. En ce qui concerne Jérémie (XXXI), il est question d'une Ancienne Alliance qui devrait tôt ou tard, laisser la place à une Nouvelle (ce qui est d'ailleurs le sens même de "Nouveau Testament) Jésus, visiblement, laisse entendre que le temps est proche de la Nouvelle Alliance, la précédente étant révolue. Sans entrer dans la question du texte en question, l'on retiendra le ton polémique d'une telle alliance.
JHB 22. 08 22
Jacques Halbronn Application du Dessein Intelligent à l'astrologie et à la théologie.
jacques Halbronn Application du « Dessein Intelligent » (Intelligent design) à l »astrologie et à la théologie.
Albert Einstein au congrès Solvay de 1927 déclarait « Gott würfelt nicht mit dem Universum» Dieu ne joue pas aux dés avec l’Univers.
Or, à force de vouloir que l’astrologie soit un phénoméne « naturel », l’on s’autorise toutes sortes de fantaisies et d’invraisemblances.On glisse dans le n’importe quoi au nom de la complexité de la personnalité ( cf André Barbault. De la psychanalyse à l’astrologie. Ed du Seuil, 1961, j venant opportunément valider le thème natal, au nom d’une certaine idée brouillonne de l’analogie.
Or, pour nous, l’ astrologie offre certains caractères d’une Constitution comme celle de la Ve République. Elle est censée fonctionner de façon autonome sans intervention humaine extérieure ni recours au dépannage. A notre connaissance, la plupart des astrologues ne se mettent pas dans la peau du concepteur, de l’architecte du modéle astrologique. Ils ne réfléchissent pas au « dessein » primordial de l’astrologie non pas comme savoir mais comme outil créé pour organiser et donc réformer notre humanité. On nous présente l’astrologie comme une découverte par les hommes d’un tel phénoméne alors que c’est l’oeuvre de « créateurs » supérieurs et il va de soi que l’astrologie doit nous être accessible, à la façon d’une Constitution qui comporterait un calendrier gravé dans le Ciel. Décidément, croire que l’astrologie aurait vocation à traiter de chaque personne grâce au thème natal est irrecevable. L’astrologie est structurée en périodes de 7 ans permettant une alternance.(avec un sommet au bout de 3 ans 1.2 soit 42 mois, chiffre biblique)Elle n’est pas liée aux personnes mais aux périodes. Il est simple de mémoriser un tel calendrier allant de 7 ans en 7 ans et notamment une douzaine d’échéances (84 ans, soit la durée d’une vie humaine) tout comme il est simple de savoir grosso modo de quel signe est quelqu’un à partir de son mois de naissance, bagage largement répandu.
Si l’on passe au plan théologique, dont l’astrologie est une pièce maitresse, le Créateur de notre monde aura été amené à programmer génétiquement un certain peuple, « son peuple » pour être le gardien des institutions, c’est le « peuple élu ». En phase équinoxiale, (cf notre Astrologie EXOLS) ce plan divin est reconnu- soit pendant la moitié du temps - tant au niveau cyclologique qu’au niveau anthropologique alors qu’en phase solsticiale, ce plan fait l’objet d’un déni, ce qui ouvre la voie à une alternative qui fait que Dieu se retire pour laisser la place à l’oeuvre des hommes, dont Jésus est le représentant en vis à vis, face à Dieu. On pense à l’accord conclu entre Hadés (pluton) et Démeter (Cérés), dans la mythologie, autour de Perséphone/ Proserpine Coré. Selon nous, Jésus correspondrait à Pluton et serait assimilable à Prométhée.
Notice Wikipedia
« Prométhée, c’est ce titan de la mythologie grecque auquel sont associées deux images : le voleur de feu, et l’être souffrant cloué au rocher, et torturé par le vautour qui vient lui dévorer un foie qui renaît chaque jour. » Le paralléle avec Jésus est assez frappant, on en conviendra, notamment au regard de cette « torture » que l’on retrouve dans la « crucifiixon ». Jésus serait ainsi puni pour avoir pris le parti des hommes contre les dieux.
Wikipedia:
« Figure héritée du « transmetteur du feu », Prométhée est surtout connu pour avoir dérobé le feu sacré de l’Olympe pour en faire don aux humains. Courroucé par cet acte déloyal, Zeus le condamne à être attaché à un rocher sur le mont Caucase, son foie dévoré par l’Aigle du Caucase chaque jour, et repoussant la nuit. »
JHB 22 08 22
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