Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
dimanche 27 novembre 2022
jacques halbronn L'erreur fatale du RET De Jean Pierre Nicola et de l'Astrologie conditionnaliste
Jacques HAlbronn L’erreur fatale du RET de Jean-Pierre Nicola
Quand on parle du « systéme solaire », l’on assume que le Soleil n’est pas une planéte comme Mercure, Vénus ou Mars. Il est donc absurde de classer le Soleil dans le même groupe R que Mercure ou Vénus, c’est confondre le centre et ses satellites, erreur scientifique et politique.
Trouvé sur Internet cette présentation:
« La Lune n’est pas mentionnée dans le système du RET , Satellite de la Terre, la Lune occuperait une fonction à part , car la Lune serait à elle seule une famille du RET et définit par une dominante R »
Ce devrait être le Soleil qui devrait avoir une « fonction à part ». La Lune est certes notre satellite mais sa vitesse s’inscrit en dessous de celle de Mercure (88 jours) tout comme Mercure par rapport à Vénus.
Par ailleurs, Nicola n’a pas compris le couple Lune Saturne qui encadre tout le dispositif, ce qui devrait logiquement exclure le troisiéme groupe T au delà de Saturne.
En fait Lune et Soleil forment le couple le plus évidente du fait que ces astres ont les mêmes chiffre avec un équivalent de un jour pour un an quant à leurs révolutions respectives, ce qui montre bien que la Lune fait partie intégrante et centrale du dispositif. Nicola a décidé de négliger le dispositif des domiciles qui est pourtant la clef de l’astrologie.(déjà attesté chez Ptolémée (Tétrabible), au IIe siècle de notre ère) On a deux volets: Lune avec deux divinités Mercure et Vénus et Saturne avec deux divinités, Mars et Jupier, ces divinités n’ont été utilisées pour désigner des planétes qu’ultérieurement. Ces 4 dieux servent à baliser l’écliptique et les 4 saisons. Chaque astre est dédoublé sur la base de trois types d’aspects:
Lune en cancer et en lion Semi-sextile 30° tout comme Saturne en capricorne et en verseau. Par ailleurs Mercure du groupe R fait pendant à Jupiter au groupe E , tous deux ont leurs signes en carré: gémeaux et vierge d’une part, sagittaire et poissons de l’autre. Parallélement Vénus du groupe R fait pendant à Mars du groupe E avec cette fois des signes en quinconce (150°): Taureau et balance d’une part, Scorpion et Bélier de l’autre.
Le Soleil est une étoile et non une planéte, il sert de relais entre le signe et le curseur Lune tout comme l’autre curseur Saturne est relayé par une étoile fixe selon la précession des équinoxes, ce qui donne une structure ternaire dans le ciel.
Enfin. c’ »est la Lune qui se joint au soleil et non l’inverse et en ce sens le Soleil est une valeur féminine (en allemand die Sonne) et ce qui compte c’est , comme l’a montré Rudhyar, la lunaison et ses quatre quartiers et non la position du soleil dans le zodiaque.
Quant à André Barbault, il se trompe en proposant les couples lune- soleil et Jupîter- Saturne au lieu de Lune Saturne.
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samedi 26 novembre 2022
jacques halbronn Les relations complexes entre Astronomie et Astrologie dans l'Antiquité.
jacques Halbronn Les relations complexes entre Astronomie et Astrologie dans l’Antiquité
On nous raconte qu’autrefois Astronomie et Astrologie ne faisaient qu’un; il est temps de mettre fin à une telle fable mais il est clair en revanche qu’il y eut des interactions entre ces deux domaines, d’où cette fausse impression d »unité. Selon nous, il vaudrait mieux parler d’influences réciproques, ce qui contribue à brouiller les pistes.
La Tétrabible de Ptolémée témoigne déjà d’une influence de l’astrologie sur l’astronomie en ce que cet ouvrage du IIe siècle de notre ère, mentionne déjà les planétes dans leurs rapports avec les signes (maitrises planétaires). Mais il faut envisager un stade antérieur où le dispositif en question traitait des rapports entre les dieux -et non les planétes – et les signes zodiacaux. Quatre divinités sont au centre du dispositif: Mercure, Vénus, Mars et Jupiter (avec aux deux extrémités les luminaires et Saturne) On a pu penser que puisqu’il était question de la Lune et du Soleil, les dieux mentionnés devaient disposer de demeures astrales. Or, en réalité, l’astrologie n’avait nullement besoin ni usage de tant de planétes pour fonctionner mais nécessitait un balisage du parcours des astres retenus, d’où ces 4 divinités correspondant aux divisions équinoxiales et solsticiales. (4 saisons).
En fait, il nous apparait que les astronomes empruntèrent à l’astrologie ces 4 dieux pour nommer les astres du systéme solaire lesquels portaient précédemment d’autres noms que ceux tirés de la mythologie. Ainsi la planéte connue sous le nom de Vénus était elle connue sous le nom d’Etoile du Berger. Mars était associé, quant à lui, à la couleur rouge. Or, quand on consulte les histoires de l’astronomie, on présente d’emblée les planétes sous leur appellation mythologique sans évoquer un stade antérieur. Or, selon nous, le nom des planétes vient de l’astrologie si ce n’est que l’astrologie ne désignait pas ainsi les planétes dont elle n’avait que faire, se contentant des luminaires (et éventuellement de Saturne) mais les signes car le symbolisme pittoresque des signes ne convenait guère et ne formait pas systéme. Ce n’est donc pas un hasard si l’astronomie a nommé les 4 planétes centrales du systéme solaire de l’époque du nom des 4 divinités Mercure, Vénus, Mars et Jupiter.
Mais, par la suite, peut être justement sous l’influence de la Tétrabible, les astrologues se décidèrent à utiliser les planétes ainsi désignées et c’est pourquoi l’on peut parler d’interaction. A parti du tout début du XIXe siècle, lorsque l’on découvrit les premiers astéroides, à commencer par Cérés, l’habitude allait se prendre de puiser dans la mythologie pour baptiser les « nouveaux » astres et là encore les astrologues, progressivement, se mirent à intégrer ces découvertes et à compléter le dispositif de la Tétrabible » Le pli sera pris de puiser dans la mythologie pour Neptune et Pluton et les astrologues détermineront évidemment la signification de ces astres sur la base de leurs appellations par les astronomes!
Notice Wikipedia
Découverte de Cérès
jacques Halbronn Les relations complexes entre Astronomie et Astrologie dans l'Antiquité dans ASTROLOGIE 170px-Piazzi_Cerere
Couverture du livre de Piazzi Della scoperta del nuovo pianeta Cerere Ferdinandea.
Cérès est la plus petite planète naine connue du Système Solaire et la seule située dans la ceinture d’astéroïdes. Avec un diamètre d’environ 950 km, elle est le plus grand et le plus massif objet de la ceinture située entre les planètes Mars et Jupiter.
Piazzi, à la recherche de la 87e étoile du Catalogue d’étoiles zodiacales de Lacaille, observe, à partir du 1er janvier 1801, avec l’instrument de Ramsden, un corps céleste inconnu qui se déplace de jour en jour ; c’est Cérès, le premier objet découvert dans la ceinture principale d’astéroïdes, aujourd’hui classé comme planète naine.
Il prend l’objet pour une comète, mais, à Barnaba Oriani, écrit qu’il peut s’agir d’autre chose ; il écrit aussi à Titius, mais ne lui dévoile pas ses interrogations (Titius le remarquera). Oriani montre que l’objet orbite autour du Soleil9. Piazzi l’appelle Ceres Ferdinandea (en l’honneur du roi), nom vite abrégé en Cérès (officiellement : « (1) Cérès »).
Quelques mois après Olbers découvre Pallas, un deuxième objet du même type, et, le 28 mars 1802, Herschel parle, dans une lettre à Piazzi, d’« une nouvelle espèce de corps célestes », dont il a déjà fait état à la Royal Society. Il propose le nom d’astéroïde » En ce qui concerne Uranus, ce nom ne fut pas attribué d’emblée en 1781 , il y eut Georgium Sidus en l’honneur du roi d’Angleterre, mais aussi Herschel, en l’honneur de celui qui en fit la découverte et d’ailleurs le glyphes de la planéte comporte le H, initiale de William Herschel.
wikipedia Uranus
Appellation
Dessin d'un homme peu vêtu et semi-allongé.
Uranus, dieu romain du ciel.
Le nom d’Uranus fait référence à la divinité grecque du ciel Ouranos (grec ancien : Οὐρανός, Uranus en mythologie romaine), le père de Cronos (Saturne) et grand-père de Zeus (Jupiter. La forme adjectivale d’Uranus est « uranien » mais l’adjectif « ouranien » est aussi parfois utilisé comme dans astéroïde ouranocroiseur
Le consensus sur son nom n’est atteint que près de 70 ans après la découverte de la planète27. Au cours des discussions originales qui suivent la découverte, Nevil Maskelyne propose à Herschel de nommer la planète, ce droit lui revenant en tant que découvreur12,13. En réponse à la demande de Maskelyne, Herschel décide de nommer l’objet Georgium Sidus (« l’étoile de George » ou la « planète géorgienne »), en l’honneur de son nouveau mécène, le roi George III12,23. Il explique cette décision dans une lettre à Joseph Banks en déclarant que dans l’Antiquité, les planètes étaient nommées d’après les noms des divinités principales et que dans l’ère actuelle, il ne serait guère admissible selon lui d’avoir recours à la même méthode pour nommer ce nouveau corps céleste19. Aussi, l’important pour le désigner est de savoir quand il a été découvert : « le nom de Georgium Sidus se présente à moi comme une appellation permettant de fournir l’information du pays et de l’époque où et quand la découverte a été faite
Cependant, le nom proposé par Herschel n’est pas populaire en dehors de la Grande-Bretagne et des alternatives sont rapidement proposées23. L’astronome français Jérôme Lalande suggère par exemple que la planète soit nommée Herschel en l’honneur de son découvreur28. L’astronome suédois Erik Prosperin propose le nom de Neptune, ce qui est alors soutenu par d’autres astronomes car cela permettrait également de commémorer les victoires de la flotte de la Royal Navy au cours de la guerre d’indépendance États-Unis ; des propositions similaires telles que Neptune George III ou Neptune Great-Britain sont également avancées29.
Dès 1781, Johann Bode propose Uranus, la version latinisée du dieu grec du ciel, Ouranos12,30,31. Bode fait valoir que le nom devrait suivre la mythologie afin de ne pas se démarquer de ceux des autres planètes, et qu’Uranus est un nom approprié en tant que père de la première génération des Titans. Il note aussi l’élégance du nom en ce que, tout comme Saturne était le père de Jupiter, la nouvelle planète devrait être nommée d’après le père de Saturne En 1789, Martin Klaproth, compatriote et plus tard collègue de Bode à l’Académie royale des sciences de Suède, nomme l’élément chimique qu’il vient de découvrir uranium pour appuyer ce choix de nom Finalement, la suggestion de Bode devient la plus largement utilisée et est reconnue universelle en 1850 lorsque le HM Nautical Almanac Office, dernier à toujours utiliser Georgium Sidus, délaisse le nom proposé par Herschel pour Uranus
Uranus possède une variété de traductions dans d’autres langues. Par exemple, en chinois, japonais, coréen et vietnamien, son nom est littéralement traduit par « étoile du roi du ciel » (天王星 )34,35,36,37. En hawaïen, son nom est Heleʻekala, un emprunt pour le découvreur Herschel »
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vendredi 25 novembre 2022
jacques Halbronn Sur le ternaire en astrologie/astronomie chez Patrice Guinard
Jacques Halbronn Sur le ternaire en astrologie/astronomie selon Patrice Guinard
On se référera à une section de l'article de Patrice Guinard intitulé " Le Planétaire Organisation et systéme des opérateurs planétaires" appelée" 9. L'ORGANISATION DU PLANÉTAIRE
"La symbolique traditionnelle reposait sur une infra-structure qu'il restait à dégager." (Jean-Pierre Nicola, La condition solaire)
Depuis la découverte des trans-saturniennes, s'échelonnant sur près de 150 ans, le clavier planétaire a été enrichi de trois nouveaux éléments. Le Septénaire des Anciens est généralement abandonné pour un ensemble à 10 "planètes". J'appelle Planétaire l'ensemble structuré des opérateurs planétaires, ou encore le dispositif d'ensemble de la circulation de l'énergie psychique d'origine astrale.
Le Planétaire est une structure différenciatrice : la fonction et la puissance de chaque planète sont relatives à celles des autres. L'énergie issue du système solaire est polarisée pour chaque organisme, relativement à sa situation terrestre. Le Soleil, dispensateur d'énergie, la redistribue, différen-ciel-lement, à chacune des planètes qui en sont les réflecteurs. Ainsi, chaque élément planétaire autonome du système solaire, chaque opérateur planétaire, acquiert une fonction énergétique relative au corps planétaire de référence, en l'occurrence la Terre. L'organisation structurelle serait différente pour un organisme vivant sur Saturne ou sur une planète qui changerait d'orbite.
L'énergie décroît depuis sa source solaire jusqu'à l'extrémité plutonienne du système. Les éléments du système solaire sont couramment répartis, d'un point de vue géocentrique, en trois groupes :
les planètes intérieures, aux révolutions sidérales courtes : SOLEIL, MERCURE, VENUS
les planètes extérieures, aux révolutions sidérales moyennes : MARS, JUPITER, SATURNE
les planètes extérieures lointaines, aux révolutions sidérales longues : URANUS, NEPTUNE, PLUTON (ou PLUTON-CHARON)
Ces trois groupes planétaires, reconnus par de nombreux astrologues, ont été dénommés, respectivement, planètes du conscient, planètes du subconscient (ou encore de l'inconscient personnel, selon la terminologie de Jung), et planètes de l'inconscient (ou de l'inconscient collectif). On peut aussi leur attribuer une terminologie hégélienne : planètes de l'Esprit, de la Nature, et de l'Être. Ce sont là diverses déclinaisons de la triade ontologique brillamment analysée par Peirce : Tiercéité, Secondéité, Priméité.
Le ternaire ontologique pilote le système nerveux : trois niveaux ou registres d'excitabilité nerveuse, différentiellement intégrés, président à tout phénomène d'imperception, de perception ou d'aperception. Ils apparaissent pour la conscience, dans leurs formes "pures", comme imperceptibles (impressionaux), existants (concrétaux), ou représentations mentales (reflétaux). L'ensemble des impressionaux est étroitement lié à l'empreinte des rythmes planétaires sur l'infra-structure de la psyché ; l'ensemble des concrétaux marque la résistance du milieu environnant à son fonctionnement ; l'ensemble des reflétaux est lié à l'organisation du cerveau, résulte de médiations incessantes entre l'infrastructure dynamique et la réalité extérieure, naturelle ou culturelle, et constitue en quelque sorte la superstructure mentale de la psyché.
Ainsi, tout antagonisme sujet/objet s'efface devant la double présence de chacun à lui-même : dans la vie de l'âme et dans l'activité de l'esprit. L'interne est double : psychique et psycho-mental. Chacun est deux fois impliqué, deux fois présent à lui-même.
L'astrologie rend compte de l'organisation et des transformations de ces trois registres d'excitabilité, lesquels permettent d'appréhender le réel sous une forme ou sous une autre, par ce que j'appelle le Planétaire, c'est-à-dire l'ensemble structuré des opérateurs planétaires qui innervent la psychè.
Une planète est une sorte de modulateur énergétique conduisant à une régulation ou à une transformation de l'excitabilité. Chaque opérateur planétaire produit des coupures spécifiques qui induisent, dans l'activité neuro-physiologique, et par suite psychique, des organismes supérieurs, une transformation de l'excitabilité qui se traduit, au niveau de la conscience (au sens large), par des différences de perception de l'environnement immédiat. Le solaire et le neptunien perçoivent le monde différemment. Chaque planète figure un modèle spécifique de traitement des signaux, un mode d'appréhension de l'étant, une forme de décomposition du réel pour la conscience.
L'astrologue conditionaliste Nicola associe à chacun de ces groupes un état ou niveau (fort, moyen, ou faible) de l'excitabilité nerveuse. L'organisation du système solaire serait globalement intégrée au niveau neurologique, et le système nerveux serait le récepteur des variations cycliques des opérateurs planétaires.
Le niveau "fort" d'excitabilité nerveuse sensibilise au plus évident, au plus visible, au plus connu, à l'apparence même des choses, autrement dit aux images, aux mots, aux schèmes simples, aux slogans. Le niveau d'excitabilité moyen sensibilise aux faits, au concret, à la réalité sensible et tangible, aux phénomènes, aux données effectives, aux événements manifestes, aux forces patentes, aux schèmes composés. Le niveau "faible" d'excitabilité nerveuse sensibilise aux états intérieurs, au complexe, à ce qui traverse les objets, à se qui se loge aux interstices, aux possibilités des choses plus qu'aux choses elles-mêmes, aux plus subtiles variations, aux ombres, à ce qui apparaît comme indéterminé, imperceptible, évanescent, improbable, incertain, irrationnel, fugitif, invisible, inconnaissable, insolite.
Ces trois registres de l'excitabilité prédisposent les individus à privilégier, soit l'habitude, soit l'expérience, soit l'aspiration. Inutile de préciser que leurs chances ne sont pas égales dans des sociétés matérialistes, pragmatiques, destructrices et marchandes.
Du Soleil à Pluton-Charon, les planètes s'organisent, dans leur intégration fonctionnelle au système nerveux, relativement aux trois niveaux d'excitabilité, dans l'ordre d'une complexité croissante : des signaux simples, uniques, aux signaux complexes, multiples, en passant par les signaux médians, duels. Pour l'astrologue conditionaliste, les trois niveaux d'excitabilité s'organisent dans un modèle ternaire, appelé R.E.T. (Représentation - Existence - Transcendance), termes qui définiraient les effets produits par les opérateurs planétaires sur la psychè. Comme le reconnaît Nicola, "Ces termes, devant la rigueur philosophique, sont discutables." En effet, ils appartiennent à des registres sémantiques différents, comme il en résulte des analyses que j'ai effectuées sur le Ternaire d'après les travaux de Peirce [ : le ternaire Émanation (T) / Manifestation (E) / Représentation (R) concerne les modes d'apparition d'une entité à la conscience ; le ternaire Essence (T) / Existence (E) / Apparence (R) concerne ses modes d'être ; le ternaire Transcendance (T) / Jouissance (E) / Puissance (R) concerne les "sentiments" qui s'attachent à son maniement. Deux autres ternaires peuvent tout aussi bien être pris en considération : le ternaire Possibilité (T) / Actualité (E) / Nécessité (R), et le ternaire Potentialisation (T) / Expérimentation (E) / Détermination (R).
Ainsi, pour l'école conditionaliste, l'excitabilité forte, déclenchée par les planètes rapides, s'interprète comme "Représentation", l'excitabilité moyenne comme "Existence", et l'excitabilité faible attribuée aux planètes lentes comme "Transcendance".
SOLEIL, VÉNUS, MERCURE (planètes "R")
MARS, JUPITER, SATURNE (planètes "E")
URANUS, NEPTUNE, PLUTON (planètes "T")
Une analyse empirique permet une nouvelle répartition des valeurs R, E et T au sein de chacun des 3 groupes : "Mercure méritait un T pour sa curiosité, sa cérébralité, sa préoccupation de l'insolite. Vénus méritait un E pour sa sensualité. (...) Dans le groupe E, l'expérience nous incite à donner R à Jupiter, T à Saturne, plutôt que l'inverse ; le premier schématise, le second creuse les évidences." La considération des diamètres apparents des planètes au sein de chacun de ces trois groupes planétaires, autrement dit leur visibilité géocentrique, semble justifier la redifférenciation de l'excitabilité et la redistribution des 3 valeurs R, E et T :
grands diamètres apparents : SOLEIL, JUPITER, URANUS (planètes "r")
diamètres apparents médians : VÉNUS, MARS, NEPTUNE (planètes "e")
petits diamètres apparents : MERCURE, SATURNE, PLUTON (planètes "t")
Il en résulte une image du Planétaire, organisé dans une grille 3 x 3, à l'instar de Kepler.
Le Planétaire selon Nicola (1964)
Note de PG : Cette terminologie a été ébauchée dans La Condition solaire en 1965 (cf. p.253-255), mais a été largement occultée par "le système R.E.T.", à mon sens moins rigoureux et d'une utilisation plus arbitraire. «
Ainsi Mercure est défini dans l'école conditionaliste par la formule "transcendance des représentations", Neptune par "existence de la transcendance", Jupiter par "représentation de l'existence"... Mais on pourrait tout aussi bien leur appliquer, à l'envi, l'une ou l'autre des 24 autres formules possibles, en fonction des ternaires sémantiques considérés (cf. infra). Ainsi les formules "transcendance de l'apparence", "potentialisation des apparences", "émanation des représentations" ou même "possibilité de détermination" conviendraient tout aussi bien à Mercure. Jakob Boehme écrit : "multiplication de l'essence". De même pour Jupiter : "puissance de la manifestation", "représentation de la jouissance" ou encore "nécessité de l'expérimentation".
Quoiqu'il résulte de ce débat sémantique, je suggère d'abandonner ces connotations obscures au profit d'une simple terminologie quantitative (un, deux, plusieurs, ou encore unique, duel, multiple).
Les valeurs R, E et T sont des outils herméneutiques, des "symboles" pratiques qui illustrent une réalité énergétique. [22] Aussi me paraît-il plus cohérent de leur substituer des valeurs plus en rapport avec leur fondement énergétique. Ainsi Mercure se définit essentiellement par la transformation de l'unique en multiple, autrement dit la multiplication des unités, c'est-à-dire par la dispersion, ce qui correspond à la fonction neurologique de la planète, à savoir le passage d'une excitabilité forte à une excitabilité faible, autrement dit une baisse brutale d'excitabilité.
En outre, subsistent dans le Planétaire de Nicola diverses inconséquences quant à la fonction lunaire comme à la fonction martienne, cette dernière parce qu'elle se retrouve au centre d'équilibre du dispositif, ce qui est en contradiction avec la nature précisément "déséquilibrée" de la planète, la première parce qu'elle se retrouve en quelque sorte en dehors du dispositif d'ensemble. En effet, les couples planétaires, à savoir Soleil-Pluton, Vénus-Neptune, Mercure-Uranus et Jupiter-Saturne, mis en évidence par Nicola dans ses différents ouvrages [23] , admettent un centre de symétrie central, martien, dans son schéma du Planétaire, alors que le couple Lune-Mars se retrouve évacué de la structure. Cette inconséquence se retrouve au niveau des formules conditionalistes, puisque le R se substitue au T (et réciproquement) pour les quatre premiers couples, alors que Mars (qui serait Ee) s'oppose à une Lune qui serait globalement RET. D'autres formules pour la Lune ont été proposées à plusieurs reprises par Nicola depuis 1964, sans pour autant parvenir à résoudre la difficulté.
En réalité la Lune et Mars ont une fonction privilégiée: la Lune parce qu'elle est l'unique satellite de la Terre, et Mars, parce que cette planète est la soeur jumelle de la Terre. Il faut donc les considérer l'une et l'autre comme un couple dialectique, la première comme le centre d'inhibition du Planétaire, la seconde comme son centre d'excitation. La formule lunaire admet deux solutions : celle d'une globalité indifférenciée et affective (Lune "vénusienne") et celle d'une organisation totale englobant toutes les perspectives (Lune "saturnienne"). De même la formule martienne admet deux possibilités : la force brute du réel (Mars "jupitérien") et la force d'intégration et d'engagement face au réel (Mars "neptunien"). Cette "Lune vénusienne" est la Lune et ce Mars "jupitérien" est Mars ! La "Lune saturnienne" est Cérès et le "Mars neptunien" est Chiron. Leurs formules sont les suivantes : la Lune une globalité (R E), Cérès une globalité (R T) et Chiron une globalité (E T).
Le Planétaire selon Patrice Guinard (1993 ; revised 11-2015)
UNICITÉ DUALITÉ MULTIPLICITÉ GLOBALITÉ
Un SOLEIL Identification JUPITER Simplification URANUS Unification LUNE Indifférenciation (Un-Deux)
Deux VÉNUS Dissociation MARS Confrontation NEPTUNE Association CHIRON Intégration (Deux-Plusieurs)
Plusieurs MERCURE Dispersion SATURNE Complexification PLUTON Surdifférenciation CÉRÈS Potentialisation (Plusieurs-Un)
Nous trouvons un texte allemand sur le RET (Jean-Pierre Nicola (dans Astrodienst) avec la traduction allemande du français. Ce sont en fait des termes français à la sauce germanique immédiatement reconnaissables.
Jean-Pierre Nicola
"Repräsentanz (elementar, z.B. Zellebene); kurzfristige Einflüsse
Existenz (intersubjektiv, entspricht unserer Lebenswirklichkeit, körperlich als Trieb und Begierde); mittelfristige Einflüsse
Transzendenz (Einbindung in die Ganzheit, zeigt sich im Körper hormonell); langfristige Infléchissement"
Ce qui étonne dans le texte de Patrice Guinard, c'est l'absence de référence à la philosophie allemande alors que Guinard s'est constitué un solide bagage philosophique d'où sa thèse de doctorat en philosophie (1993):
L'astrologie : fondements, logique et perspectives par Hervé Guinard
Thèse de doctorat en Philosophie Sous la direction de Françoise Bonardel.
Soutenue en 1993 à Paris 1 . Résumé
"Le système solaire, champ d'interactions magnétiques et gravitationnelles entre planètes, "impressionne" le système nerveux et le façonne selon une "matrice", forme quadruple des structures astrales (planétaires, sectorielles, cycliques et zodiacales), et paradigme combinatoire de l'"incidence" astrale que la psyché différencie selon quatre registres ou décompose selon quatre milieux conditionnels (énergie, espace, temps, structure). Ces fondements structuraux (planétaire, dominion, cyclade, zodiaque) s'harmonisent au sein d'un nouveau modèle ayant valeur de compréhension pour l'individuel (niveau éthique) comme pour le collectif (niveau anthropologique)."
Or, ces notions dont se sert Nicola font écho à une certaine terminologie récurrente chez Schopenhauer, Husserl, Jung. entre autres. Pour Représentation, on a chez Schopenhauer "Vorstellung", au titre de son ouvrage plus connu Die Welt als Will und Vorstellung mais le terme allemand le plus connu est certainement Weltanschaaung, Représentation du Monde. Mais on a aussi, à en croire l'article ci-dessus "Repräsentanz . et de la sorte il s'agit d'emprunts à la langue française. Mais il ne semble pas que Guinard ait étudié les philosophes allemands dans le texte d'origine. Il semble, en tout cas, que Guinard n'ait jamais envisagé que Nicola ait pu avoir été impacté par la philosophie allemande et il laisse penser à son lecteur que ces trois termes seraient nés spontanément dans l'esprit de Nicola, ce qui nous semblerait une coincidence bien improbable. En tout état de cause, dans sa thèse, Guinard quand il aborde Husserl ne renvoie pas à Nicola alors qu'il traite des rapports entre astrologie et philosophie. "L'astrologie est véritablement cette psychologie ou "phénoménologie transcendantale" annoncée et formalisée par Husserl : "Dans la mesure où la science de l'esprit, en tant que science omni-englobante du monde de l'esprit, possède comme thème toutes les personnes, toutes les sortes de personnes et de prestations personnelles, toutes les sortes de configurations personnelles, qui s'appellent ici des configurations culturelles, elle englobe aussi par conséquent la science de la nature et la nature au sens d'une telle science, la nature en tant que réalité."(in Du Sémiotique à l' Astral. Semiotica nova et Ontologia")
Le fait que Guinard ne conserve pas les termes proposés par Nicola mais les remplace par est en ce sens significatif d'un désintérêt pour la piste allemande chez Nicoa: on notera d'ailleurs que les termes qu'emploie Guinard se retrouvent dans nos Clefs pour l'Astrologie (Ed Seghers, 1976) du moins en ce qui concerne Multiplicité (M) et Unité (U) mais il pourrait évidemment s'agir, là encore, d 'une coincidence.
UNICITÉ DUALITÉ MULTIPLICITÉ GLOBALITÉ
Mais revenons à l'idée que Nicola et à sa suite Guinard se font du systéme solaire
"L'énergie décroît depuis sa source solaire jusqu'à l'extrémité plutonienne du système. Les éléments du système solaire sont couramment répartis, d'un point de vue géocentrique, en trois groupes :
les planètes intérieures, aux révolutions sidérales courtes : SOLEIL, MERCURE, VENUS
les planètes extérieures, aux révolutions sidérales moyennes : MARS, JUPITER, SATURNE
les planètes extérieures lointaines, aux révolutions sidérales longues : URANUS, NEPTUNE, PLUTON (ou PLUTON-CHARON)" Il est clair que pour cette école (cf aussi Max Lejbowicz Introduction à l'astrologie conditionnelle, 1977), l'astrologie n'aurait pas d'autre choix que de se greffer sur la grille du "systéme solaire", le troisiéme groupe n'ayant été porté à la conscience de l'Humanité que depuis la fin du XVIIIe siècle pour Uranus, depuis le milieu du XIXe siècle pour Neptune et pour le premier tiers du XXe siècle pour Pluton dont le statut planétaire a d'ailleurs été rémis en question au début du XXIe siècle si bien que l'astrologie serait restée incompléte et donc en partie inaccessible à notre intelligence jusque là. Cette tendance à rechercher le ternaire dans l'agencement astronomique de notre systéme solaire nous semble dicté par un certain mimétisme analogique à l'egard de la philosophie; ce qui conduit ipso facto au rejet du septenaire traditionnel qui marque la Tétrabible de Ptolémée; En fait, Guinard est attaché au 12, ce qui renvoie aux 12 signes du Zodiaque puisque, comme le montre son tableau, il ajoute aux 10 astres retenus Chiron et Cérés. On sait que d'autres penseurs de l'astrologie auront opté pour l'hypothèse de deux transplutoniennes, X et Y -(Léon Lasson) ou Proserpine et Vulcain.-(Jean Carteret).(cf nos clefs pour l'Astrologie, opus cité) sans oublier Dom Néroman qui englobait les Astéroides. Patrice Guinard "Le système solaire. Qu'est-ce qu'une planète en astrologie ?"
Or, il nous apparait que ces auteurs n'ont pas saisi la dialectique entre planétes et secteurs zodiacaux et cela tient à un contre sens dans la lecture du dispositif des "maitrises planétaires"à savoir que les noms des divinités attachées aux signes ne renvoient pas aux planétes du même nom mais visent à préciser le sens des signes en recourant aux archétypes mythologiques et non à des dénominations zodiacales assez baroques. Le dispositif des maitrises est ainsi structuré: aux extrémités les luminaires et Saturne et au centre un quatuor constitué de Mercure, Vénus, Mars et Jupiter correspondant à un découpage du cycle sur une base 4 (comme les saisons Mercure Eté Vierge, Jupiter Hiver- poissons, Vénus Automne Balance, Mercure Printemps Gémeaux; soit les 4 signes "mutables) Autrement dit, l'astrologie n'aurait nullement besoin de 10 ou de 12 astres (selon Guinard) pour traiter de la diversité du monde, les secteurs zodiacaux y suffisant activables qu'ils sont par le mouvement des luminaires et de Saturne. On notera d'ailleurs que le fait de placer le Soleil avec Mercure et Vénus dans le groupe "R' du RET. est II assez incongru. Il est vrai que Nicola avait rejeté le dispositif des Maitrises mais ce n'était pas le cas de Guinard.-( voir son texte "La Matrice astrale. Fondements logiques des Maîtrises)" En fait, le RET fait sens quand on laisse de coté les maitrises car il propose ainsi de s'y substituer alors que Guinard adopte le RET tout en conservant les maitrises. On notera que le vernis mythologique aura contribué à l'impression d'une unité du systéme solaire et d'ailleurs Guinard se garde bien d'indiquer que le groupe T rassemble des astres restés longtemps inconnus, ce qui vaut aussi pour Chiron et Cérés. Ce sont les astronomes qui se seront d'ailleurs prétés à un tel montage et il est vrai que ce furent leurs prédecesseurs et non les astrologues qui avaient jugé bon autrefois de récupérer les noms des divinités du Panthéon utilisés par les astrologues pour baptiser les cinq planétes outre les luminaires. En effet, les astrologues n'avaient pris que le nombre de divinités nécessaire à leur systéme et n'entendaient pas s'encombrer des autres!.
JHB 25 11 22
jeudi 24 novembre 2022
jacques halbronnn L'astrologie conditionaliste et l'emprunt occulté à Husserl
Jacques Halbronn L’astrologie conditionaliste et l’emprunt occulté à Husserl.
Nous avons mené une enquéte chez les « conditionalistes » et jusqu’à nouvel ordre, nous n’avons pas trouvé de référence à Husserl chez ceux qui ont présenté le RET de Jean Pierre Nicola et il ne semble pas que celui ci ait été interrogé sur l’influence de ce philosophe juif allemand sur sa formulation du RET alors qu’une telle terminologie Représentation, Existence, Transcendance, renvoie à la phénoménologie de Husserl de façon assez flagrante. Certes, Patrice Guinard s’est il intéressé à la fois à l’astrologie conditionaliste et à Husserl mais il n’opére pas explicitement pour autant. de rapprochement. Tout se passe comme si ce ternaire du RET avait été constitué à partir des réflexions de Nicola sans que celui-ci ait aucunement emprunté à Husserl ou à ses disciples. Guinard ne semble pas été en mesure de sensibiliser les tenants de ce courant de pensée astrologique à une telle problématique laquelle aurait pu apparaitre comme un rapprochement salutaire. Malheureusement, Guinard comme Nicola ont disparu avant que nous ayons pu les interpeller sur une telle occultation. En 2008, lors de notre interview filmé à Tourves, nous n’avions pas encore pris conscience de la question des sources du RET Quelles furent les motivations de Guinard pour ne pas avoir posé la question? Est ce une forme de cloisonnement mental qui ne lui aura pas permis de connecter ces différents facteurs ou bien aura-t-il préféré ne pas signaler une telle vicinité, ce qui aurait quelque peu changé la donne et l’image? Nous verrons si nos observations suscitent des réactions de la part des intéressés. Il serait bon d’ajouter aux notices sur Herzl le nom de ce disciple astrologue français, auteur du RET. En ce qui nous concerne, ne croyant pas aux coincidences – même si les grands esprits se rencontrent- il est assez clair que Nicola aura emprunté directement ou indirectement à Husserl pensant ainsi valider sa division ternaire du systéme solaire avec les planétes intérieures, les planétes extérieures et les transsaturniennes; En fait, le recours au ternaire permettrait à Nicola d’intégrer les « nouvelles » planétes dans le schéma astrologique d’ensemble et en ce sens Husserl aura été instrumentalisé par Nicola. Rappelons en 1971 ses « Nombres et formes du Cosmos ».(;https://jean-pierre-nicola.fr/par-jean-paul-citron/
Patrice Guinard : « L’astrologie est véritablement cette psychologie ou « phénoménologie transcendantale » annoncée et formalisée par Husserl : « Dans la mesure où la science de l’esprit, en tant que science omni-englobante du monde de l’esprit, possède comme thème toutes les personnes, toutes les sortes de personnes et de prestations personnelles, toutes les sortes de configurations personnelles, qui s’appellent ici des configurations culturelles, elle englobe aussi par conséquent la science de la nature et la nature au sens d’une telle science, la nature en tant que réalité. »
Du Sémiotique à l’Astral
Semiotica nova et Ontologia antiqua
par Patrice Guinard
Jacques Halbronn L'astrologie conditionaliste et l'emprunt occulté à Husserl. dans ASTROLOGIE bout-or 5. Approche de l’Ontologie par l’Harmonie des Ternaires
bout-or dans philosophgie 6. L’Être la Triade
bout-or dans psychanalyse 7. Infrastructure de la Psyché
bout-or 8. Le Soi psychique
note de ¨PG : « texte remanié à partir des chapitres 20, 21 et 22 de ma thèse de doctorat (1993), »
Notre sondage:
Wikipedia Astrologie Conditionnaliste
Le modèle RET
L’astrologie conditionaliste a conçu un modèle qui divise les signaux astraux en trois dimensions ou niveaux : Représentation, Existence, Transcendance :
à la « Représentation » correspond : le simple3, le court terme3, l’ici, le haut niveau d’énergie.
à « l’Existence » correspond le duel3, le moyen terme3, le proche, le moyen niveau d’énergie.
à la « Transcendance » correspond le complexe3, le long terme3, le lointain, le bas niveau d’énergie.
Ci-dessous4, chaque planète est identifiée comme une combinaison de deux des trois dimensions du modèle RET qui permet de tracer les grandes lignes d’une réinvention du symbolisme astral traditionnel :
R (fort) E (moyen) T (faible)
r (fort) Sun symbol.svg Jupiter symbol.svg Uranus monogram.svg
e (moyen) Venus symbol.svg Mars symbol.svg Neptune symbol.svg
t (faible) Mercury symbol.svg Saturn symbol.svg Pluto monogram.svg
soit :
Soleil ⇔ représentation des Représentations (rR)5 (le Soi, se reconnaître et être reconnu6) ;
Vénus ⇔ existence des Représentations (eR)5 (Vénus va vers la dualité (existence) et ce duo est fondé sur un langage commun (Représentation)7) ;
Mercure ⇔ transcendance des Représentations (tR)5 (L’Un se démultiplie ou se complexifie8 par le raisonnement, la pensée) ;
Jupiter ⇔ représentation de l’Existence (rE)5 (Jupiter est la représentation du sujet à travers ses œuvres9) ;
Mars ⇔ existence de l’Existence (eE)5 (vivre pour vivre, agir pour agir10) ;
Saturne ⇔ transcendance de l’Existence (tE)11 (fonction de dépouillement12, leçons profitables durement acquises) ;
Uranus ⇔ représentation de la Transcendance (rT)11 (Uranus ramène la multiplicité à quelques données schématiques ; il simplifie le complexe13) ;
Neptune ⇔ existence de la Transcendance (eT)11 (le rêve, l’illusion, le mystère, la compassion) ;
Pluton ⇔ transcendance de la Transcendance (tT)11 (la remise en cause rampante de l’ordre existant).
WIKI
« L’astrologue Yves Lenoble résume ainsi les travaux de Jean-Pierre Nicola sur le R.E.T. : « il a réparti les planètes en fonction de critères purement astronomiques (distance des planètes au Soleil, diamètre apparent et gravité à la surface des planètes). Cette répartition s’effectue selon un système ternaire qui regroupe :
– les trois premières planètes dans le groupe “R” (Représentation) qui correspond à la sociabilité ;
– les trois planètes intermédiaires dans le groupe “E” (Existence) qui correspond au concret ;
– les trois dernières planètes dans le groupe “T” (Transcendance) qui correspond à l’ailleurs.
Chacun des trois groupes est l’objet d’une semblable division : la planète la plus volumineuse est “r” (représentation) ce qui correspond à la synthèse ; l’intermédiaire est “e” (existence”), ce qui correspond au ressenti ; la plus petite est “t” (transcendance) et correspond à l’analyse, à la complexification »
Richard Pellard
Le modèle R.E.T. est une structure vide que l’on peut appliquer à de nombreux domaines différents. Le tableau ci-contre vous en donne quelques illustrations. Les trois colonnes ‘R’, ‘E’ et ‘T’ concernent indifféremment les niveaux-sources ou les niveaux buts. Prenons la première ligne, qui contient les mots « connaître », « éprouver » et « être ». Le verbe « connaître » relève bien du niveau Représentation : connaître quelqu’un ou quelque chose, c’est être capable de se le représenter, d’en avoir une idée ou une image, c’est se trouver dans le domaine du connu. Le verbe « éprouver » relève bien du niveau Existence : éprouver quelqu’un ou quelque chose, c’est ressentir son existence palpable, concrète, c’est se trouver dans le domaine du connaissable par expérience sensible. Enfin, le verbe « être » relève bien du niveau Transcendance : le domaine de l’Être est celui de l’invisible, de l’inconnu, du mystère. Au fond, on ne connait rien de l’Être-en-Soi des personnes et des choses…
mercredi 23 novembre 2022
jacques halbronn L'origine allemande du modéle RET de l'Astrologie Conditionaliste.
L'origine allemande du modèle R.E.T. de l’Astrologie Conditionaliste. (Existenz/Transzendenz)
Il apparait que Nicola aura plaqué et francisé une terminologie propre à la philosophie allemande sur l'Astrologie. Mais les tenants de l'Astrologie Conditionnaliste en sont ils conscients? On peut en douter à la lecture du texte suivant de Patrick Leguen datant de 2016:
"Globalement, le thème astral nous renseigne sur notre mode d’insertion dans le monde, dans notre environnement, dans notre groupe humain, dans notre famille. D’un point de vue planétaire (mettons de côté pour le moment les significations des signes et des maisons), nous pouvons dire que nous sommes insérés selon des rapports de compositions, de relations avec le monde que l’on peut décomposer en quatre principaux modes.
Le thème nous dit comment sont hiérarchisés et articulés ces 4 modes d’insertion. Ils ne sont pas tous égaux en puissance et chaque thème nous en montre une organisation particulière. Avec l’habitude et la pratique il n’est pas difficile lorsqu’on étudie un thème astral de repérer au premier coup d’œil le mode d’insertion privilégiée de la personne.
I Nous pouvons nourrir et rechercher des rapports de sens, de signification avec le monde : c’est le niveau symbolique, culturel, idéel (niveau Représentation). Il nous importe alors, et c’est vital, de nous dire, de nous impliquer, de nous cultiver, de nous intéresser à la socio-culture, de composer dans un rapport de construction de sens et de communication avec le monde
.II Nous pouvons privilégier des rapports concrets de composition avec le monde, il nous importe alors, et c’est vital, d’agir, d’expérimenter, de rencontrer le monde par cœur et par corps : c’est le niveau expérientiel, concret (niveau Existence).
III Nous pouvons aussi être sensibles au plus haut point, concernés par des rapports subtils de composition, il nous importe alors, et c’est vital, de nous relier, de se laisser inspirer ou porter par ces liens complexes, ténus avec les êtres et les choses : c’est le niveau subtil, profond, par deçà le symbolique et le concret. Niveau du philosophique, du spirituel, de la quête d’un invisible fondant le monde (niveau Transcendance).
IV Et il y a aussi un mode privilégiant un rapport de globalité avec le monde (niveau représenté par la fonction lunaire). Si nous y sommes particulièrement sensibles, il sera alors vital de se vivre non-séparés dans une interdépendance avec les êtres et les choses.L’étude du thème consistera à préciser comment ces 4 modes sont hiérarchisés et articulés, quelle est la qualité des relations entre eux (fluide, conflictuelle…) et surtout comment la personne vit, incarne la structure particulière de son thème.
L’Astrologie Conditionaliste, vous le savez sans doute déjà, n’est pas une approche fataliste, elle essaie de comprendre comment un thème peut se vivre selon les déterminismes extra-astrologiques que sont la culture, le contexte familial, le niveau de vie, l’hérédité, etc. Comprendre le thème d’une personne c’est pouvoir évaluer la meilleure relation possible qu’elle peut entretenir, favoriser entre les potentialités et ressources de son thème, ses contraintes également, et son milieu de vie, ses projets, ses ambitions." Notre commentaire: le dispositif qui est ici présenté s'articule sur le thème natal et en cela reléve de ce que nous avons appelé l'Astrologie privée, personnelle, intime, impliquant une méthodologie bien différente de celle propre à l'Astrologie "publique" qui passe par de tout autres modes d'investigation et de validation, à savoir que l'information est liée à une seule source, le client, le "patient", ce qui rapproche de facto une telle idée de l'astrologie des milieux psychologiques voire parapsychologiques ou encore thérapeutiques. Rappelons que le RET répartit les planétes du systéme solaire en quatre : R avec Soleil Mercure Vénus, E avec Mars Jupiter, Saturne, T avec Uranus Neptune, Pliton plus la Lune. On est donc face à un polyplanétarisme alors que pour notre part nous pronons une monoplanétarisme. Ce polyplanétarisme permet de sous tendre une très grande diversité de thèmes de naissance. On en arrive au paradoxe suivant à savoir que l'astronomie se voit instrumentée au service d'une méthodologie vouée à appréhender la personnalité de chacun. Ce qui correspond à un certain dévoiement épistémologique de l'astrologie. En fait, sous le label "Astrologie", l'on place des formes d'astrologie radicalement différentes, l'une s'inscrivant dans une appréhension des données historiques, sociologiques, politiques et l'autre se situant dans une culture de l'intimité du patient. Astrologie masculine versus astrologie féminine et en fait tout domaine n'est il pas condamné à une telle dichotomie? .
Certes les tenants du polyplanétarisme et de la personnalité (cf Dane Rudhyar et son Astrology of Personality) n'hésiteront pas à jouer la carte de l'orthodoxie astronomique exigeant de s'aligner sur le systéme solaire pris dans sa totalité. Comment expliquer que la 'Nature" ait pu se focaliser sur une seule planéte, argueront-ils. Et de fait, nouveau paradoxe, le monoplanétarisme est à relier à la démarche théologique, celle d'un Deus Faber, d'un Grand Architecte ( Intelligent Design). On passe ainsi du domaine de la Science à celui de la Technique et quand on construit une maison, on choisit entre les matériaux disponibles et on ne va pas se contraindre à faire fléche de tout bois: Autrement dit, on a d'un coté une astrologie s'articulant sur le psychisme individuel face à une autre s'articulant sur le plan sociologique, collectif. L'une consommant massivement les données astronomiques sous tendant chaque thème natal (cf Barbault De la psychanalyse à l'astrologie. Ed Seuil 1961) et l'autre n'en faisant qu'un usage minimal (Occam) en se contentant de généralités statistiques récurrentes.
En fait, Nicola est nourri de la philosophie allemande (Husserl, Jaspers), ce que ne signale pas Leguen.. Il convenait en effet de se demander d'où Jean Pierre Nicola avait tiré le ternaire Représentation--Existence-Transcendance; Pour cela, il suffisait d'interroger Google autour de ces trois termes et la réponse tombait : Edmond Husserl (d'origine juive). D'ailleurs, Patrice Guinard (décédé deux ans avant son maitre) ne s'en était pas caché dans un texte d'ailleurs traduit en anglais Du Sémiotique à l'Astral. Semiotica nova et Ontologia antiqua par Patrice Guinard)/ Rappelons que Guinard a soutenu en 1993 une thèse en philosophie avec Francoise Bonnardel sur les fondements de l'astrologie.] Il cite notamment d' Husserl, La crise des sciences européennes et la phénoménologie transcendantale, 1954; trad. fr. aux éd. Gallimard, 1976 /
En fait, le RET aura changé Existenz en Existence et Transzendenz) en Transcedance.
JHB 23 11 22
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