Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
lundi 29 juin 2026
jacques halbronn Autour du Colloque « Astrologie et Spiritualité » Octobre 1992 organisé par l’ARRC et le COMAC, Paris, FIAP
jacques halbronn Autour du Colloque « Astrologie et Spiritualité » Octobre 1992 organisé par l’ARRC et le COMAC, Paris, FIAP
Il y a 34 ans, nous avions été invité à intervenir dans ce Colloque ambitieux qui réunissaot entre autres Robert Amadou et Robert Changeux, Yves Lenoble Jean ¨PIerre Nicola, Richard Pellard et le Père Maupilier. Une table ronde de cloture fut organisée à la quelle nous ne primes pas part. (pp. 169 et Seq des Actes) A la même époque, nous participâmes à Compiégne à un Colloque sur la cardinal Pierre d’Ailly, nous organisions un Colloque à Angouléme, à la suite de celui de Montluçon (1991) et précédant celui de Dijon (1993)., selon notre politique de présence provinciale, alors que Lenoble se limitait à Paris. Nous étions en train de préparer notre article Astrologie pour l’Encyclopaedia Universalis et la réédition de nos Clefs pour l’Astrologie, suivie de L ‘Astrologie selon Saturne, sans oublier la mise à jour de notre Guide de la Vie Astrologique (‘cf notre notice p. 187 des dits Actes). Ce Colloque, avec le recul d’une trentaine d’années, nous apparait comme le chant du cygne de l’astrologie du XXe siècle, et notamment de l’Astrologie Conditionaliste de Jean-Pierre Nicola, même si cette astrologie d’un autre âge perdure grâce à la FDAF qui fête les 30 ans de sa création (en 1996) Les Colloques organisés par l’ARRC de Lenoble (cf Actes des congrès parisiens SEP-Hermès
(SEP-Hermès www.sephermes.com) yves.lenoble@noos.fr) ne réunissaient qu’une brochette de chercheurs à la tribune face à un public d’astrophiles à la différence de ceux que nous organisions et qui étaient réservés à une élite.(cf notre Colloque de 2004 L’Astrologie et le Monde). D’ailleurs, les congrès de l’ARRC furent chacun consacrés à une planéte et non pas à une problématique générale comme ce sera le cas en 2000 pour le dernier congrès du XXe siècle (décembre 2000) organisé par le MAU et le CURA (de Patrice Guinard)’ Frontières de l’Astrologie. Le XXIe siècle verra le divorce entre d’une part L’Astrologie et l’Astronomie, de l’autre entre Astrologie et Astromancie (Astrologie généthliaque) Double émancipation de l’Astrologie du XXIe siècle, celle d’une astrologie qui coupe son cordon ombilical avec le carcan astronomique et celle d’une astrologie qui n’est plus au service d’une clientéle ayant ses exigences. La Table ronde concluant le Colloque d’octobre 1992 mettait en évidence un tel syncrétisme où l’on voulait ménager la chèvre et le chou. Or, le Colloque de Compiégne, en Histoire de l’Astrologie et du Prophétisme, mettant en exergue les attentes d’un Christophe Colomb, tenu en cette même année 1992 ouvrait sur de nouvelles perspectives, notamment autour de l’annonce par Pierre d’Ailly, dès le début du XVe siècle, de la date de 1789. La mention d’une planéte était récurrente, notamment chez Amanda Phillimore, à savoir Saturne et l’on pouvait en effet s’interroger sur le rôle crucial accordé à cet astre et notamment à ses dix révolutions totalisant 300 ans puisque sa révolution est d’environ 30 ans. Pourquoi, donc, une telle centralité accordée et en quelque sorte validée pour Saturne l’emportant sur toutes les autres planétes? On était à l’aube de la révolution saturno-centriste, prenant le relais de l’héliocentrisme copernicien. Mais cette fois, la parole n’était plus à l’astronomie mais à la Création de notre monde, telle qu’évoquée au premier chapitre du Livre de la Genése. Rappelons que le premier chapitre ne comporte que Six Jours et que le septiéme n’est décrit qu’au chapitre II, et sera présenté comme le fondement du commandement du Shabbat, présenté comme le jour l’emportant sur tous les autres jours de la semaine. Ce septiéme jour ouvre la voie à une post-Nature, d’un tout autre ordre,par delà celui décrit par l’Astronomie, ce qui dévalorise le thème natal, la « carte du ciel », qui restait le nec plus ultra de l’astrologie du siècle dernier -et encore très nettement chez un Jean-Pierre Nicola avec le RET validant les transsaturniennes- et notamment de l’enseignement et de la pratique de l’astrologie, qui constituaient le gagne pain de l’astrologue ordinaire, représenté par une FDAF corporatiste. Examinons les propos de Robert Amadou dans la cadre de cette table ronde consacrés à la « spiritualité » de l’Astrologie (p. 179): il distingue l’étude d’une certaine littérature et celle du monde dans lequel nous vivons. « La foi couronnée par la gnose »(Clément d’Alexandrie). En ce qui concerne André Barbault, absent du Colloque, reconnaissons qu’il aura eu l’intuition qu’il fallait changer quelque chose dans notre traitement de l’astronomie, d’où son indice cyclique lequel entend constituer une unité par la voie d’une synthèse (de Jupiter jusqu’à Pluton) en dépossédant les astres de leur specificité propre et en ne faisant plus cas du découpage des saisons (et donc des signes) En cela, Barbault aura fait fausse route car c’est le balisage de l’écliptique qui permet de cerner le cycle planétaire et non l’inverse! Quant à Amadou, il sera resté trop astrologue et pas assez théologien, en ne comprenant pas que Dieu est de même essence que l’Homme mais reléve d’une Humanité supérieure capable de constituer une astrologie à partir d’un susbtrat astronomique préexistant, ce Dieu n’étant pas assimilable à une Nature première, comme le pensait un Spinoza/ Aujourd’hui, en 2026, l’humanité dispose désormais d’une nouvelle Astrologie (notre « Astrologie Septénale) » telle que celle constituée par ce Dieu, laquelle doit se détacher d’une astronomie primaire. En 1992, nous étions à la veille de présenter Saturne comme « paradigme universel », puisque cela allait paraitre dans la seconde édition de nos Clefs et s’exposer dans notre article de l’Encyclopaedia Universalis sans parler de notre Astrologie selon Saturne. Que proposions nous dans notre communication de 1992?. Nous écrivions au sujet du judaïsme (p. 49) : »religion de la nature (Genése » et de la Révélation (Sinaî » On pense au film de Spielberg, qui se joue actuellement » Disclosure Day », le jour du dévoilement. Mais dans notre article de l’Encyclopaedia, nous rendions hommage à une astrologie onomantique: » Renonçant à se servir d’éphémérides astronomiques, l’astrologie renoue avec des pratiques anciennes, d’une époque où l’astrologue n’avait pas toujours accès aux données célestes et où il n’y avait pas d’état civil, ni de moyen commode de connaître l’heure. » En 1993, nous avions publié l’Astrologie du Livre de Toth, en hommage à Etteilla 1785 (ed Trédaniel- La grande conjonction). C’était bien une façon de s’émanciper du joug de l’astronomie mais il ne fallait pas jeter le bébé avec l’eau du bain (comme disait Kepler), il importait de garder Saturne comme trait d’union entre le Ciel et la Terre.
JHB 29. 06 26
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