Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
samedi 30 septembre 2023
jacques halbronn Retour sur sa tentation horoscopoque (2020) Autocrritique
acques halbronn Retour sur sa tentation horoscopique(2020) Autocritique
Il y a quelque temps, nous avions été happé par les sirénes "horoscopiques" et nous souhaitons ici revenir sur ce moment; Prenons ce passage d'un texte que nous avions rédigé à l'époque:
"Au regard de cette astro-horoscopie, ce qui distingue les princes les uns des autres n'est pas tant leur caractère à un instant T que leur calendrier, lequel varie de l'un à l'autre, du fait de la position de leur soleil natal car ils passeront, en des temps différents, par des phases et des enjeux tout à fait comparables. L'erreur des horoscopes de presse, c'est d'avoir traduit l'appartenance à tel ou tel signe comme impliquant un caractère différent alors que cela ne faisait que déterminer l'évolution de l'état psychique. Deux princes ne sont fondamentalement différents que lorsqu'ils passent par des phases différentes car ils ne sont pas synchrones. Sur le long terme, l'étude de leurs carrières, avec une succession, une répétition de cycles, s'offre à l'approche statistique. Les princes sont pareils mais pas en même temps."
Cette parenthèse qui n'aura duré que quelques mois fut probablement liée à certaines déconfitures prévisionnelles et le texte ci dessus témoigne d'une volonté de ne pas se trouver piégé par des positions par trop radicales prétant aisément le flanc à la critique. Avec l'alibi du signe de naissance, l'on parvenait à moduler singulièrement la démarche prévisionnelle. Nous avions probablement dû être frappé par l'existence de certains aspects à notre soleil natal, à 8° Sagittaire correspondant à des événements marquants de notre carrière. C'est bien là tout le danger de combiner théorie et pratique et d'adapter éventuellement la théorie à la pratique. Probléme de déontologie. Il semble souhaitable qu'existe une division du travail entre théoriciens et praticiens, ce qui éviterait certaines dérives. Le théoricien doit livrer un outil au praticien et ne pas tout faire tout seul! L'horoscopie nous apparait comme une échappatoire en créant une sorte de zone de confort, évitant le stress de mettre tous ses oeufs dans le même panier. On voulait ainsi éviter la mésaventure d'un André Barbault ayant déclaré qu'à tel moment il se produirait forcément telle chose, ce qui nous paraissait un peu téméraire et casse-cou. Par ailleurs, nous avions décidé de parier non plus sur Saturne (cf notre Astrologie selon Saturne) mais sur Jupiter au prisme de ses transits sur le Soleil natal.. On passait d'une astrologie Saturne-Axes équinoxiaux- solsticiaux à une astrologie Jupitér Soleil, le Soleil jouant ici le rôle de point fixe face à un Jupiter en mouvement. Signalons qu'en 1976, dans Clefs pour l'astrologie (Ed Seghers), nous avions proposé une petite courbe planéte-soleil (mais un soleil mobile) et une grande courbe planéte axes saisonniers (fixes).
Ci dessous un autre passage exposant notre basculement vers Jupiter où avec un cycle de 12 ans, divisible en 4x3 ans:
" On illustrera notre propos avec le Général de Gaulle pour la période 1958 1969; de trois ans en trois ans.
Jupiter conjonction Soleil à 0 Sagittaire à partir de 1959 début Ve République
Jupiter quadrature Soleil à partir de 1962 Accords d'Evian. Algérie
Jupiter -opposition Soleil 1965 Réélection. Suffrage universel
Jupiter carré Soleil 1968 la vacance du pouvoir. Mai 68 Baden Baden
Remarquablement, les Accords d'Evian qui "bradent" l'Algérie sont signés au tout début de la phase de quadrature, laquelle tend à faire plus confiance aux personnes qu'aux textes. De Gaulle se satisfait de promesses en l'air. En 68 six ans plus tard, le général fait à nouveau faux bond encore sous le coup d'une quadrature en train de se reformer. Il crée le doute. On est loin de la réelection de 1965 et de la mise en place d'une nouvelle constitution de 1959, où de Gaulle apparaissait comme gardien des institutions.
Mais remontons dans le temps avec le passage de Jupiter à 0° Gémeaux, opposé au soleil natal à 0° Sagittaire. Cela a lieu un an après l'appel du 18 juin 40 en pleine phase de quadrature laquelle suscite des situations limites. En août 41, avec la phase de conjonction, De Gaulle constitue à Londres un véritable gouvernement de la France Libre Le Comité National Français. Il gagne ainsi en honorabilité. Début 1959, on a vu, un autre processus d'institutionalisation -la constitution de la Ve République -fut lancé; Jupiter se retrouvait sur l'axe conjonction opposition mais cette fois à 0° Sagittaire. : un intervalle de 18 ans, soit un cycle et demi de Jupiter.; à nouveau sortie d'une phase assez aventureuse de quadrature"
Nous avions pondu un réquisitoire contre Saturne:
"Dans notre étude critique de la Tétrabible de Ptolémée, nous avons montré qu'à l'origine le dispositif des maitrises planétaires ne comprenait pas Saturne et qu'il fallait parler de deux séries de six astres, l'un articulé sur les équinoxes, l'autre sur les solstices. Le sénaire avait précédé le septénaire avant que l'on ne s'ingénie, fort maladroitement à faire une place pour Saturne, quitte à évacuer les positions équinoxiales des luminaires. Si ce coup de force ne s'était pas produit l'on aurait respecté la frontière au delà de Jupiter et évité les dérives qui suivirent jusqu'à l'indice cyclique à 5 planères au lieu de 4."
Autrement dit Saturne. Kronos était désigné comme le "odd man out", le facteur en surnombre, un dieu qui n'appartenait même pas à l'Olympe dont Jupiter Zeus était le maitre. En réalité, ce n'était pas Saturne qui était de trop dans le dispositif livré par Ptolémée mais bien le Soleil, dont le rôle était d'être au centre du jeu et non au niveau des planétes liées respectivement à tel ou tel signe zodiacal.
Mais poursuivons notre enquéte autour du 12:
"La révolution sidèrale de Jupiter est de 12 années terrestres et la Lune rencontre 12 fois le soleil en une seule et même année terrestre. Est-ce une « simple » coincidence ? Nous ne le pensons pas car pour nous, le système solaire est une création intelligente (intelligent design) qui nous envoie des messages pour notre gouverne."
A cet argument, l'on pouvait certes opposer le couple Lune-Saturne, deux astres offrant les mêmes chiffres, le 28 lequel divisé par 4 donnait respectivement 7 jours et 7 ans.
Revenons un moment sur le cas d'André Barbault, abandonnant le cycle Saturne Neptune pour son indice cyclique (Les astres et l'Histoire, 1967) avant d'y revenir au lendemain des événements de 1989. Cet indice cyclique évitait de se polariser sur une seule configuration et sur un seul pays pour passer dans une dimension mondiale et pluriplanétaire, ce qui évitait certaines déconvenues liées à la carte soviétique et notamment au pari pérdu que l'URSS rejoindrait les USA à l'opposition Saturne-Neptune.(La crise mondiale, Ed Albin Michel, 1963) Mais le dit indice cyclique allait conduite à une déconvenue, à savoir que la Troisiéme Guerre Mondiale n'aurait pas lei comme annoncé pour 1982. Mais Barbault se refusera à changer quoi que ce soit à sa formulation de 1967, au cours du demi siècle qui suivra.
Ce qui allait nous réconcilier avec le cycle de Saturne c'est la conclusion que le découpage des phases ne correspondait pas aux axes saisonniers mais était sensiblement antérieur à cette rencontre. Or déjà en 1994, quand nous avions publié L'astrologie selon Saturne,nous avions eu la prudence de situer le passage de Saturne en poissons et non en bélier, autour de 12° du signe, ce qui n'était pas sans faire penser aux astrologue sidéralistes avec leur Ayanamsa de 24° avant le point vernal.
La grande question était par ailleurs, celle de l'interprétation des configurations. Pour Barbault, il y avait une courbe qui montait et descendait, censée indiquer le degré de tension au niveau mondial, notamment en termes militaires. Nous avons montré récemment que l'astrologie avait vocation à traiter non pas des guerres mais des alliances, notion essentielle dans la Bible. Autrement dit, il ne s'agit pas simplement de réfléchir sur les configurations célestes mais sur leur portée. Or quand Barbault pointait en 1955(Défense et Illustration de l'Astroloie) l'an 1989, il ne précisait pas de quelle nature seraient les évenements, tout étant possible du moment que cela impliquerai d'une façon ou d'une autre l'URSS.. Il convenait d^être plus précis dans la catégorisation des périodes circonscrites et c'est justement ce qui allait nous permettre de proposer d'avancer le calendrier en faisant alterner les périodes de repli national et celles de synergie supranationale avec à la clef la formatoon ou la dislocation des alliances, 1989 - 91, à '(Est de l'Europe étant le cas d'école d'un démantelement d'un bloc au même titre que le Brexit de 2016 à l'Ouest.Dans les deux cas, Saturne était entré dans une phase du même type, correspondant à une tonalité "solsticiale"-Sagittaire Capricorne).
Jacques Halbronn Les Juifs, gardiens du temps '(2001)
Les juifs gardiens du temps
le paroxysme du racisme
Un des principes de notre recherche anthropologique a toujours été de faire ressortir une fonctionnalité derrière les clivages socioculturels et autres, ce qui va à l’encontre de l’approche actuelle tendant à en estomper la portée, même lorsqu’il s’agit d’une différence aussi flagrante que la sexuation (cf. notre texte en ligne, sur ce site, sur l’Utopie Féministe). En ce qui concerne les Juifs, nous avons voulu modéliser, dialectiser, axialiser leur place dans le monde, en prenant le problème de diverses manières, jusqu’à ce que nous parvenions aux résultats que nous soumettons à présent.
JACQUES HALBRONN
En fait, ce qui nous a longtemps empêché de progresser dans notre réflexion, c’est ce qu’on pourrait appeler un tabou, selon lequel il serait inconcevable que les hommes ne pensent pas de la même manière, ce qui pourrait en effet sembler être le paroxysme du racisme. C’est d’ailleurs à cette même conclusion que nous étions parvenu concernant la différence entre l’homme et la femme, à savoir que nous ne percevons pas nécessairement le monde pareillement.
Et il ne s’agit pas là d’une simple considération d’ordre culturel, ce serait d’un ordre plus profond, matriciel. C’est dans le milieu astrologique que ces approches différentes ressortent de la façon la plus frappante. Qu’on en juge, voilà justement des personnes partageant le même bagage intellectuel, disposant des mêmes techniques, du même référentiel et cependant qui ne perçoivent pas à l’identique le rapport de l’Homme aux astres, qui n’ont pas la même philosophie de l’astrologie. C’est bien qu’il y a quelque chose de plus radical qui sépare les astrologues les uns et les autres.
Expliquons-nous, il y a ceux qui pensent que l’astrologie a d’abord à traiter du caractère, à assigner une appartenance à un type zodiacal, planétaire, ce que nous appellerons le découpage de l’espace social. Et puis il y a ceux qui soutiennent que l’astrologie est avant tout prédictive, qu’elle doit nous aider à connaître et à préparer l’avenir. Le débat est souvent rendu confus par le fait que, comme disent certains, le caractère forge un destin mais c’est bien là une façon subtile de subordonner le destin, qui est le temps, à une appartenance de nature caractérologique.
Dialogue de sourds, il nous a longtemps semblé jusqu’au jour où nous nous sommes dit que peut être chaque protagoniste percevait autrement: en ce qui nous concernait, nous avions tendance à négliger tout l’attirail astrologique différenciateur, jusqu’à ne pas nous soucier du signe ou du thème, comme si c’était bien secondaire et en face de nous, on expliquait doctement et avec la même conviction que prévoir, c’est à dire annoncer le changement, était vanité des vanités!
Or, cette controverse qui semble interne au milieu astrologique nous concerne tous, en réalité car les astrologues ne font qu’exprimer le ressenti de tout un chacun et d’ailleurs ne sont guère mieux lotis que les non astrologues, ce qui signifie que chaque astrologue apporte à l’astrologie son propre potentiel, le plus souvent plus qu’il ne reçoit d’elle.
Si l’on analyse les réactions face aux événements du 11 septembre, on s’aperçoit à quel point l’humanité est sous le choc d’un événement non prévu et non annoncé; or les astrologues n’ont guère été plus avancés, en la circonstance, que le commun des mortels. CQFD.
Dans mes discussions avec certains astrologues, comme le Français Patrice Guinard (né en 1957), nous avions vraiment l’impression que nous avions une représentation incompatible de l’astrologie. Lui, d’origine chrétienne, ne cessait d’insister, dans son “Manifeste” (http://cura.free.fr), sur l’aptitude des humains à penser la multiplicité, fondement des typologies astrologiques de toutes sortes et parallèlement il ironisait sur la prétention des astrologues à prévoir comme si, en fait, il avait le sentiment que les choses ne changeaient pas, absorbé qu’il était par les clivages socioprofessionnels et autres qui étaient une réalité beaucoup plus concrète et incontournable. A l’inverse, nous, d’origine juive, nous ne voulions même plus entendre parler du thème natal, soutenions que l’on pouvait faire de l’astrologie avec un seul et unique cycle planétaire que l’on pouvait diviser en phases alors que notre ami affirmait que l’astrologie devait faire son beurre de la totalité des planètes du système solaire.
A la fin, le débat nous fit songer à celui opposant monothéisme et polythéisme et nous nous sentions farouchement monoplanétariste et contempteur des polyplanétaristes. Mais tout se passait comme si nous étions monothéiste dans l’âme, alors que jusque là notre intérêt pour la question du dieu unique était resté des plus tièdes. Car, en effet, il nous semblait que l’on pouvait transposer le débat théologique en un débat astrologique et qu’alors la polémique retrouvait une dimension beaucoup plus concrète.
Désormais, il nous apparaissait que le fondement du monothéisme était la conviction qu’un seul dieu suffisait pour faire fonctionner le monde et cela était vrai si l’on pensait en terme de temporalité. Et en face, il y avait ceux qui étaient, tout autant persuadés, qu’il fallait plusieurs dieux-planètes pour conférer à chaque caste son totem, avec toutes les combinatoires qui pouvaient en découler.
Deux astrologies face à face mais que le syncrétisme avait rapprochées artificiellement pour ne plus faire qu’un seul corps de doctrine. Il importait de refaire apparaître la ligne de clivage entre ces deux sensibilités, l’une spatiale, l’autre temporelle, ce qui recouvre d’ailleurs la différence entre astrologie individuelle et astrologie “mondiale”, c’est à dire s’intéressant au collectif.
Ne pouvait-on en conclure que chaque astrologue devait se limiter au champ qui lui était le plus familier, qui trouvait le plus d’écho en lui-même? Car, quand bien même utiliserait-il telle ou telle technique pour accéder à une dimension qui lui était étrangère, il n’y aurait pas de miracle, il ne pourrait apporter que ce qu’il avait en lui-même. Mieux valait travailler, au bout du compte, en équipe, chacun se spécialisant dans ce qu’il percevait le plus instinctivement, le plus naturellement.
Si l’on ajoute que dans le milieu astrologique, il y a très peu de juifs, en comparaison avec d’autres créneaux, on ne sera pas surpris des médiocres succès prédictionnels et de la tendance générale à privilégier, de façon parfois obsessionnelle et caricaturale, les différences individuelles, c’est à dire spatiales, horizontales par rapport aux différences de génération, de phase, soit verticales.
Et en ce qui nous concernait, nous astrologue juif, nous étions en porte à faux avec notre planète unique qui nous suffisait à structurer le temps et à conférer à chaque phase une spécificité que la plupart des astrologues tendaient à brouiller en multipliant les cycles à l’infini. Autrement dit, trop de cycles tuent le cycle.
Et à partir d’une telle prise de conscience, l’idée nous vint que juifs et chrétiens, au sens racial plus que proprement religieux, astrologues ou non, nous percevions des dimensions complémentaires sinon incompatibles.
A partir d’un tel constat, nous parvenions enfin à toucher du doigt, phénoménologiquement, une différence qui sous tendait les seules appartenances socioculturelles plus qu’elle n’était constituée par elles.
Si nous appliquons de telles grilles de lecture, nous comprenons ce que les uns et les autres tendent à minimiser et à relativiser. Pour les “spatiaux”, il est bien difficile de croire que le temps humain soit structuré autrement que par le cycle des saisons, qu’il y a des choses qui ne conviennent pas à une phase donnée, tant ces gens là sont branchés sur le découpage spatial, qui leur semble tellement plus réel que tous les cycles du monde lesquels n’auraient que très peu d’incidence sur ces structures basiques que sont les constantes de caractère. Pour les “temporels”, la notion d’individu apparaît comme un artefact, une exagération, une enflure ne résistant pas au cours de l’Histoire. On aura compris que chaque camp voit midi à sa porte et relativise les valeurs de l’adversaire. Dialectique espace/temps qui implique deux regards distincts et qui n’est pas sans rappeler l’alternative entre quanta et mécanique ondulatoire, c’est à dire que c’est l’un ou l’autre mais pas les deux à la fois.
Certes, le “spatial” prétend savoir ce que c’est que le temps et le “temporel” ce que c’est que l’espace mais en pratique, c’est bien la portion congrue. On spatialise le temps ou on temporise l’espace car on ne peut totalement évacuer l’autre membre de l’équation.
Les Juifs seraient ainsi les bâtisseurs du temps face aux bâtisseurs de l’espace, plus aptes à percer les secrets de l’Histoire tant passée qu’à venir, à respecter la spécificité d’une époque donnée sans tout écraser ou mélanger, en une sorte de bouillie anachronique. Ce peuple de prophètes prendrait les alternances de phase au sérieux, se projetterait sur un avenir à long terme sans se réfugier jamais dans la linéarité, mais cela se ferait aux dépends des autres hommes, vagues silhouettes, dont les préoccupations ne sauraient faire obstacle au sens de l’Histoire. N’est-ce pas ce qui se passe au niveau des relations israélo-arabes?
Les Juifs seraient le peuple d’un seul dieu, le dieu du temps, Chronos, le Saturne latin qui est attribué à une planète, l’unicité étant avant tout un signe d’un découpage dans la durée. En face, les autres peuples, les goyim, les “gentils”, selon l’expression consacrée, occuperaient le plan de l’espace, en mettant à contribution le maximum de planètes. C’est dire que la controverse sur monothéisme et polythéisme n’est pas prête de se terminer et qu’elle va même trouver un second souffle.
Il importe de comprendre les enjeux techniques et épistémologiques qui recouvrent et recoupent les enjeux théologiques et spirituels, ce qui conduit à faire de l’astrologie, en cette aube du XXIe siècle, un savoir très sensible et incontournable.
On savait déjà que les astres avaient reçu des noms de dieux, on savait également que le mot “Ciel” désignait en fait le monde divin tant monothéiste que polythéiste. Mais on ne comprenait pas la véritable signification d’un débat qui semble de nos jours – faussement – dépassé, qu’il s’agisse d’ailleurs des astres ou des dieux.
C’est pourquoi il est urgent de comprendre que ce débat reste tout à fait actuel, qu’il conditionne notre rapport au monde: si chacun d’entre nous n’est véritablement capable d’appréhender que le temps ou l’espace, on se rend compte à quel point nous sommes incomplets, ce qui fait éclater le concept même d’individu, éminemment syncrétique, et qui se nourrit de faux semblants. Nous prétendons être une totalité, en tant qu’individus, mais une partie de nous-même est factice.
Le Juif est gardien du temps, le non Juif gardien de l’espace et ils ne le sont pas par choix, mais par une disposition naturelle de l’être. Au demeurant, la définition que nous proposons est plus souple qu’il peut sembler au premier abord: rien n’empêche de qualifier telle personne de “juive” ou de “non juive” quand bien même le doute existerait sur son pedigree mais désormais on peut sérieusement parler d’une philosophie juive et d’une philosophie non juive et réécrire l’Histoire de la Philosophie.
La philosophie juive – par delà toute dimension judaïque, c’est à dire se référant explicitement au fait juif – est d’essence monothéiste en ce sens qu’elle refuse la dualité spatiale, il n’y a qu’un Créateur mais celui-ci peut se retirer, au septième jour, il n’y a qu’une Loi mais cette Loi prévoit qu’au septième jour de la semaine, on entre dans un autre temps, celui du Shabbat. Il y a aussi un temps où il faut suspendre les cultures agricoles.. Les exceptions se situent dans le temps, non dans l’espace. La pensée juive nous montre à quel point les hommes sont semblables en faisant ressortir, comme le fait Freud, ce qui est récurrent chez tous, avec notamment le complexe d’Oedipe qui est lié à un stade à franchir..
La philosophie non juive, pour sa part, perçoit des dualités, un manichéisme, le monde serait traversé, comme chez les Perses, par des forces contraires – le bien et le mal – alors que pour la pensée juive, il faudrait dépasser ce clivage et le resituer, comme le fait Marx, dans une dialectique thèse/antithèse et dépasser les clivages de classes. En ce sens, le rejet du communisme serait un rejet de la pensée juive.
L’astrologie traditionnelle, celle des 12 signes du zodiaque, nous apparaît dès lors comme l’expression la plus marquante d’une pensée non juive et, dans sa thèse, Patrice Guinard (L’astrologie, fondements , logique, et perspectives, Université Paris I, 1993) a montré à quel point tout un pan de la philosophie allait dans le même sens, à savoir un besoin de découper le monde en catégories vouées à cohabiter.
Mais l’astrologie que Guinard préconise reste éminemment syncrétique, c’est à dire qu’il n’évacue pas pour autant la dimension du temps et défend l’idée que chaque planète est aussi porteuse de changement dans son rapport dynamique avec le thème natal. L’astrologie qu’il endosse est multiple quant à ses acteurs planétaires mais chaque individu aurait son propre temps, ce qui correspond littéralement à une spatialisation du temps.
Or, pour une astrologie juive, il est clair, tout au contraire, que le temps s’impose à tous dans la simultanéité, dans la synchronie, toutes distinctions confondues, la loi s’impose à tous, indistinctement, au même moment, ce qui implique de fait l’évacuation du thème natal qui viendrait moduler le rapport au temps.
Guerre des astrologies qui ne fait que révéler un conflit plus profond, celui du Juif et du non Juif, ce qui est somme toute normal et où chacun veut faire basculer l’astrologie selon son sens. Pour notre part, nous ne contestons nullement l’existence d’une astrologie spatiale, que les travaux statistiques du Français Gauquelin (1929-1991) ont mis en évidence (cf. notre étude à la suite de ses Personnalités Planétaires, Paris, Trédaniel, 1992 et notre travail sur la Pensée astrologique, in Histoire de l’Astrologie de J. Halbronn et S. Hutin, Paris, Artefact, 1986) cette distribution d’un certain nombre de planètes selon les orientations professionnelles. En revanche, nous n’acceptons pas que l’on se serve du zodiaque comme référentiel du thème natal, mais seulement les “maisons”, sur la base du lieu et de l’heure de naissance, ce qu’a montré précisément Michel Gauquelin, à partir de 1955. Le Zodiaque est en effet une structure temporelle, permettant de baliser; sur l’écliptique, le parcours d’un astre privilégié qui, selon nous, est Saturne dont on dit qu’il a dévoré ses enfants, c’est à dire les autres astres.
Dans ce mythe de Saturne/Kronos, nous prenons ainsi la mesure de cette opposition entre un dieu unique, le Temps (Kronos en grec signifie le temps) et le passage à une dimension spatiale exprimé par la multiplicité de sa progéniture qui veut écraser le temps, le châtrer, ce que fera Jupiter à l’encontre de son père.
Saturne, l’astre le plus lent connu de l’Antiquité dont les phases sont de sept ans, ce qui sous tendrait l’interprétation par Joseph l’Hébreu du songe de Pharaon, concernant la succession des vaches grasses et des vaches maigres. Joseph, astrologue de cour, conduisant le souverain d’Egypte à comprendre que le temps n’est pas linéaire mais comporte des hauts et des bas. Certes, dans la Bible, est- il question des douze tribus entre lesquelles se répartirait le peuple juif mais il s’agit là selon nous d’un aspect syncrétique et parasite qui n’a jamais rempli de fonction précise.
Tant que les Juifs n’ont pas démontré qu’ils avaient un rôle éminent à jouer, ils risquent soit l’assimilation, soit l’extermination. Soit, une forme de négationisme leur dispute tout droit à une différence radicale, ils ne seraient qu’un peuple parmi bien d’autres, soit, on les identifie aux forces du mal à anéantir, selon une forme de diabolisation typique de la pensée non juive.
Le christianisme est-il réellement un monothéisme? On peut en douter. La dimension multiple y est flagrante, le Père, le Fils mais aussi la Vierge, mère immaculée de Jésus. Et si le Père était Kronos sacrifiant son Fils, une autre façon de le dévorer, tout comme Abraham fut amené à conduire Isaac sur l’autel, quand bien même serait-il sauvé in extremis….Et dans l’Évangile, Jésus survit à la crucifixion tout comme Jupiter échappe à la dévoration de Saturne.
Décidément, ni l’astrologie, ni la mythologie ne peuvent être évacuées si l’on veut comprendre cette civilisation judéo-chrétienne qui, précisément, marie le Temps et l’Espace.
Jacques Halbronn, Paris le 20/10/01
vendredi 29 septembre 2023
Jacques halbronn Le renouveau théologique.
jacques halbronn Le renouveau théologique
L'astrologie est chose trop grave pour être confiée aux astrologues tout comme la langue est affaire trop cruciale pour être laissée aux linguistes ou le Droit pour être abandonnée aux juristes et la Bible pour être mise sous la coupe des adorateurs des Ecritures, en paraphrasant Clémenceau. Or, ces différents domaines peuvent se connecter, s'unir, pour préparer le renouveau théologique, sur la base d'une critique approfondie des domaines en question, ce qui conduit à disqualifier quelque consensus les concernant que ce soit tel qu'il peut s'être établi à ce jour. Ces diférents domaines sont tous à la dérive et il revient à la théologie de les réorganiser, des les reformater à condition toutefois que celle-ci se dégage de l'emprise de l'astronomie et de la cosmologie, qui imposent une fausse idée de la genése de notre humanité, de notre monde sublunaire car le Dieu qui nous intéresse ici n'est certainement pas identifiable à la Nature car le Dieu qui est au coeur de notre idée de la théologie, s'inscrit dans une SurNature et en ce sens prend le contrepied de celui présenté par Spinoza qui pensait ainsi fonder une théologie sur la Science alors que pour nous, nous sommes entrés dans le champ de la Technique, certes issue de la Science mais qui la transcende.
JHB 29 09 23
Nolween Le Deuc La Guerre froide des étoiles entre astrologues et scientigfiques
Astrologie : la guerre froide des étoiles entre astrologues et scientifiques
Nolwenn Le Deuc 11 mai 2023
Astrologues et astronomes partagent le même ciel. Si l’astronomie se base sur des calculs exacts, l’astrologie utilise ses calculs et y ajoute l’interprétation par l’horoscope. L’un est une science, l’autre est une pseudo-science. On chausse des lunettes pour y voir plus clair
Sommaire
L’astrologie est une pseudo-science
L’astrologie est une croyance
Faut-il vraiment s’inquiéter quand Mercure rétrograde ? Oui selon les 49% des Français entre 11 et 24 ans qui estiment que « l’astrologie est une science », selon un sondage Ifop. Mais qu’en dit la science elle-même ?
L’astronomie et l’astrologie ont longtemps partagé un passé commun. Plusieurs millénaires avant notre ère, elles cherchaient ensemble à mieux comprendre notre ciel. L’astronomie avait pour but de comprendre la physique de l’Univers grâce à des calculs. Et l’astrologie utilisait ces résultats pour expliquer les conséquences des évènements cosmiques sur les évènements de l’humanité. Mais à partir du XVIIe siècle, qui marque la révolution scientifique, astrologie et astronomie se séparent définitivement. L’astronomie est une science, l’astrologie n’en est pas une.
Mais aujourd’hui, l’astrologie revendique de toujours s’appuyer sur les calculs des astronomes, à savoir les positions des différents corps célestes (Lune, planètes et même les astéroïdes). Et ce au moment de la naissance d’une personne pour définir ses traits de personnalité et pouvoir « lire » dans l’avenir. Cette supposée influence de l’astrologie sur nos comportements est rejetée par les astronomes.
L’astrologie est une pseudo-science
Grâce à ses calculs de trajectoire, l’astrologie prend les atours d’une démarche scientifique, ce qui sème le trouble. Pourquoi ? Car elle s’appuie sur l’astronomie, qui elle, est donc une vraie science. Depuis les années 1950, de nombreuses études ont été menées par des scientifiques pour tenter de déterminer la véracité de l’astrologie. Spoiler alert : le résultat est sans appel, aucun d’entre eux n’est parvenu à prouver que l’astrologie était une science à part entière.
Ce n’est pas faute d’avoir essayé. Le psychologue et chercheur, spécialisé en astrologie, Michel Gauquelin est même à l’origine du célèbre « Effet Mars » en 1950. C’est le nom donné à une hypothèse selon laquelle il y a un lien entre la destinée des sportifs et la position de Mars au moment de leur naissance. Une théorie qui a conduit à de nombreuses contre-études par la suite.
Pascal Bordé, directeur du laboratoire d’astrophysique de Bordeaux (LAB) et professeur d’astronomie et d’astrophysique à l’Université de Bordeaux, précise : « Il n’y a rien de convaincant qui a été montré. Il y a eu des études statistiques qui ont semblé pointer vers certaines choses, mais il n’y a pas de démonstration statistiquement robuste, reconnue largement, qui prouve que l’astrologie, utilisée comme prédiction, fonctionne. »
Et comme l’issue de ces recherches n’était pas positive pour eux, les astrologues ont simplement pris le parti de ne pas tenir compte des résultats.
L’astrologie est une croyance
Quand on parle d’astrologie, ce n’est pas pour étudier les astres au sens pur du terme. Pascal Bordé conçoit que l’astrologie a une influence sur nous mais pas du tout comme l’astrologie veut le faire croire. L’astronome explique : « Les astres ont une influence gravitationnelle qui s’exerce, bien sûr. Il y a le mouvement de la Terre autour du Soleil. Et on est tous influencés par le fait qu’il y a des saisons sur Terre, par le fait que le soleil nous éclaire et qu’on reçoit de l’énergie. Mais en général, quand on parle de l’astrologie, ce n’est pas à ça qu’on pense. L’astrologie s’intéresse plutôt à la vie personnelle sous ses différents aspects. »
En fait, l’astrologie permet plutôt de se rassurer, de s’assurer une projection d’un futur heureux. Pour Pascal Bordé, on peut même parler « d’outil d’exploration psychologique. » « Il y a des gens qui trouvent que leur thème astral est tout à fait pertinent. C’est sans doute juste pour eux. Mais ce n’est pas ça qui en fait effectivement une science. Mais ça en fait une croyance. »
Nolwenn Le Deuc
Avec le soutien du Ministère de la Culture
Jacques halbronn Linguistique. la foinction morphologique des diphtongues. Les marqueurs de temps
jacques halbronn Linguistique. La fonction morphologique des diphtongues. Les marqueurs de temps.
Nous avons insisté sur l'importance des diphtongues en tant que marqueurs. Cela signifie qu'il s'agit d'étudier leur rôle avant tout dans la conjugaison des verbes alors qu'en ce qui concerne les noms, cela reste un point assez secondaire. C'est ainsi que si l'allemand a su préserver la prononciation du "ai", du "eu", ces formes ne semblent jouer grammaticalement aucun rôle à la différence du français où leur présence des marqueurs de temps est déterminante.
Prenons le cas du verbe avoir. En français, la première personne du singulier se dit "ai", ce qui impacte le futur j'aurai, le conditionnel , j'aurais, je ferai, je serai mais aussi le passe composé: j'ai mangé. Un cas extréme est la forme "j'ai eu". En outre à l'imparfait, on trouve, je mangeais, ils mangeaient. Rien de comparable en allemand comme si le "ai" allemand était déconnecté de toute fonction grammaticale. Ajoutons le rôle également incontournable de la diphtongue "on" comme marqueur de pluriel: ils ont, ils font, ils seront mais aussi nous avons, nous faisons, nous serons. La question qui se pose alors est d'ordre phonologique. Comment prononcer le 'ai" alors que pour le "on' nous avons déjà la réponse. En effet, la prononciation "é" du "ai" est irrecevable car on ne saurait obtenir le même son pour le participe passé "mangé" et pour le passé simple 'mangeai (s)".
On a noté que l'allemand proposait pour "ai" le son 'aille" que l'on trouve en français quand 'ai" est suivi de la lettre "l" dans "où que j'aille", 'qu'il faille, vaille que vaille pour s'en tenir au seul domaine du verbe. Cette régle n'est pas connue en allemand et il est possible que l'allemand ait perdu le recours au "l" pour rendre le 'ai". on fera la même observation pour la diphtongue "eu" si l'on a joute le "l", qu'il veuille (voir au niveau des noms, qu'il veuille, seuil, deuil, écureuil etc); On pourrait en dire autant pour la diphtongue ou" suivi de "il" , mouille, souille; C'est dire que le français aura bel et bien préservé ces sonorités en aille, ouille,euil.(que l'on trouve également dans oeil) Mais force est de constater que dans bien des cas, le français n'aura pas maintenu la lettre "l" pour produire la diphtongue comme dans les cas cités plus haut, j'ai, j'aurai, je ferai etc, cette consonne "l" jouant un rôle comparable à la consonne "n" pour les nasales. Faudrait-il alors prononcer "je ferai" comme un "je feraille" vis à vis d'un 'nous ferons", je pourrai, "je pourraille" etc? Ainsi, on ne pourrait confondre "j'ai chanté et je chantaille". Si l'on considéré le cas de l'imparfait, quelle en serait l'oralité pour je chantais, tu chantais, il chantait? Cela donnerait "je chantaille, tu chantailles, il chantaille comme au futur on prononcerait l'écrit je chanteraille. On conclura que le français aura appauvri son capitale de marqueurs pour sa conjugaison et dispose d'un écrit en jachère. Venons en au cas de l'anglais avec sa forme en 'ay" prononcé sans diphtongaison à la française: day, say, may etc alors qu'il rend de façon "mouillée' la forme "oy' comme dans 'royal" restituant ainsi dans cet emprunt au française le son original de cette diphtongue comme dans boy., oysters mais on trouve même 'avoid avec le "oi" prononcé comme un "oy". Le français distinhgue le "oi" et le "oy" et passe de l'un à l'autre dans sa morphologie: j'ai/ayez, voie/dévoyer, emploi/employer, essuie, essuyer, crois, croyez, joie/joyeux etc alors que l'anglais dans ses emprunts au français remplace joie par joy à partir de joyeux, comme il le fait, comme nous l'avons déjà signalé, alilleurs avec real au lieu de réel à partir de realité, active au lieu d'actif à partir d'activement, evacuate au lieu d'évacue à partir d'évacuation et ainsi de suite.(cf notre mémoire Epistémologie de l'erreur, linguistique populaire). Plus largement, noius observons que la présence de diphtongues en anglais comme en allemand ne sous tend aucune fonctionnalité morphologique et passe à côté de leur mode d'emploi approprié.
JHB 29 09 23
jacques halbronn Critique d' d'Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau (1979à son Collectif astrologique jamais égalé.
Jacques halbronn "Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau" (1979), son Collectif astrologique jamais égalé
. Amazon.fr - Aquarius ou la nouvelle ere du Verseau - Sous la direction de Jacques Halbronn - Livres Il y a 46 an, nous avons organisé un Colloque à Paris, au FIAP (Foyer International d'Accueil de Paris), avec le soutien de la revue Autre Monde de Roger Faloci et de la Nouvelle Acropole, France de l'Argentin Fernand Schwarz (avec lequel nous organiserons en 78 un colloque international sur l'enseignement de l'astrologie, à la Porte Maillot) qui donne lieu en 1979 à cet Aquarius. Nous en reprenons ici la Table des matières et sa division en deux volets: Le Vase (en écho avec l'amphore du Verseau) quasiment plein et le Vase quasiment vide. le titre "La nouvelle ère du verseau" laissait entendre un nouveau regard sur la question. La page de couverture est ornée d'un sphinx, correspondant à la valeur 4: le taureau, le lion, l'aigle et l'homme (Adam) , tétramorphe que l'on retrouve dans le Livre d'Ezéchel et d'ailleurs notre avant propos avait pour titre "Le sphinx des astrologues" Premier volet Le Vase quasiment plein I Le Ciel sur la Terre ou du Mythe à l'Histoire II L'entrée en Verseau, sa symbolique et ses interprétations Second volet Le Vase quasiment vide I Crise de l'astrologie? Le vase qui fuit II L'âge d'or est hors du temps ou du 'faux" probléme au "vrai" Mythe. On perçoit aussi la dimension dialectique de cet ouvrage (de plus de 400 pages) réunissant une certaine élite du milieu astrologique, autour du MAU, le Mouvement Astrologique Universitaire. Il y a certes des absents, non pas qu'ils n'aient pas été invités mais qui n'entendaient pas participer à sa dynamique, comme le novice Denis Labouré qui présidait alors le GERAS (Groupe d'Etude et de Recherche en Astrologie Scientifique) ou le vétéran André Barbault, lequel venait d'être condamné pour diffamation par voie de presse à propos d'un compte rendu dans sa revue L'Astrologue, de notre ouvrage Clefs pour l'Astrologie -Ed Seghers. Avec le recul, ces Clefs nous apparaissent comme un chef d'oeuvre dont nous pouvons être assez fier, achevé en 1975, à la veille de nos 28 ans.(réédition 1993) Reprenons le texte de la quatriéme de couverture. un Barbault qui, de son côté attendait une Troisiéme Guerre Mondiale pour le début de la décennie à venir, sur la base de son "indice cyclique"; 'Une vingtaine d'astrologues - c'est à dire de personnes familières du langage astrologique s'interrogent à travers ce livre sur la naturede l'un de leurs concepts les plus importants; celui des ères en général; de l'Ere du Verseau en particulier; C'est la première fois que l'on présente un tel kaléidoscope de réflexions, de projets. On a l'impression qu'on est en train de bâtir une cathédrale d'espérance. A ceux qui passent leur temps à s'interroger sur demain, il convenait de donner la possibilité de préciser, par cette enquéte, leurs positions et finalement, peut être, de prendre rendez vous avec l'avenir; Nous ne nous sommes pas cantonnés à la France, nous avons voulu aller voir aux Etats Unis et aux Indes comment l'idée d'Aquarius faisait son chemin. Il y a en effet une" Cité" astrologique, une Communauté qui tranche avec l'idée trop répandue de l'astrologue solitaire; L'Ere du Verseau, parait il, approche, elle est peut être déjà là/ Elle se confond un peu avec la peur de l'An 2000; des hommes tributaires d'une tradition séculaire se sont regroupés pour faire le point; Ils attendent pour la plupart la venue d'Aquarius. Ils comparent et soupésent les étapes précédentes de l'Humanité, ils scrutent les signes du ciel avec parfois quelque perplexité; Et par delà le cycle perpétuel des révolutions des planétes, ils entrevoien ce point Oméga qui devrait être la fin du monfde" En tout cas, on est loin de la description de chaos qu' Yves Lenoble s'est complu à proposer sur les années en question! Cela dit, nous ne saurions, avec le recul, entériner la théorie des ères précessionnelles laquelle alimentait un certain millénarisme, sous la forme d'un découpage entre constellations. En revanche, nous avons accordé toute son importance au point vernal (cf L'astrologie selon Sature, 1994) sur laquelle nous avons articulé notre Astrologie Mondiale. Mais il importe d'associer le point vernal à une étoile fixe laquelle peut changer du fait de la précession des équinoxes et en outre, il faut faire intervenir une planéte, ce constitue une triangulation. Le passage de Saturne sur l'étoile fixe vernale, déterminée par le point vernal est à la base de notre Astrologie mais il nous faut considérer 4 étoiles, correspondant aux deux équinoxes et aux deux solstices, ce qui divise le cycle de Saturne en 4 temps de 7 ans. L'on peut penser que les 4 étoiles fixes royales (Régulus, Antarés, Fomalhaut et Aldébaran ont pu être liées à ces axes à une certaine époque. Rudhyar pour sa part s'intéressa à Régulus/ Nous avons écrit ailleurs "On notera en effet que Campanella - et Rudhyar à sa suite- ne part pas d'un espace (un signe, une constellation) mais d'un point (une étoile). Or, pour les astrologues modernes, l'espace zodiacal, quel qu'il soit, a effacé le point stellaire alors que la réalité d'une étoile est bien plus tangible et visible, au regard de l'astronomie concréte, que celle d'une constellation ou d'un signe qui ne sont que des modes de localisation interchangeables et arbitraires, ce qui n'est évidemment pas le cas d'une étoile. De même une conjonction - ou si l'on préfére un alignement - entre une planéte et une étoile est bien plus "visible" que l'entrée d'une planéte dans un signe ou dans une constellation"
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.. JHB 28 09 23
jacques halbronn Astrologie. Phase solsticiale Du génocide arménine à la Shoah versus Phase équinoxiale Pologne, liban, Rwanda.
jacques halbronn Astrologie. Phase solsticiale; Du génocide arménien à la Shoah 1915-1942. versus Phase équinoxiale Pologne Liban Rwanda (1939 1982 1994)
On distinguera deux cas de figure, le solsticial où l'action reléve d'une puissance agissant seule et l'équinoxial où il y a conjonction, complicité entre puissances. En aucun, cas l'astrolohgie n'a vocation, comme le croyaient Gouchon ou Barbault, à annoncer des guerres, lesquelles ne sont que la conséquence éventuelle de configuration conduisant alternativement à l'isolement des entités en présence ou à leur synergie sous la forme d'alliances.
"La guerre selon Clausewitz est la guerre « entre États » : c'est la « continuation de la politique selon d'autres moyens ». En effet, selon lui, la guerre revêt une dimension politique car c'est un moyen d'action pour les États, qui leur permet de promouvoir leurs intérêts ou de répondre à une agression."
I Arménie - Shoah Phase solsticiale Ces deux génocides du XXe siècle sont nés sous une même configuration saturnienne, à 28 ans de distance. sur l'axe Gémeaux-Cancer. wkipedia Le génocide arménien, ou plus précisément le génocide des Arméniens, est un génocide perpétré d'avril 1915 à juillet 1916, voire 1923, au cours duquel les deux tiers des Arméniens qui vivent alors sur le territoire actuel de la Turquie périssent du fait de déportations, famines et massacres de grande ampleur1 "À partir de l'année 1941, la « Solution finale » marqua l'ultime phase de la politique raciale du Troisième Reich : l'extermination systématique des Juifs d'Europe centrale et orientale. Plus de 2 700 000 Juifs périrent en 1942, soit environ la moitié de toutes les victimes de la Shoah []Raul Hilberg, La Destruction des Juifs d'Europe, Paris, Fayard,…. Il fallut de longs mois aux Alliés pour prendre conscience de cette tragique réalité, et pour la reconnaître officiellement. De 1941 à 1943, leurs gouvernements furent progressivement informés des intentions nazies et eurent accès à des preuves incontestables relatives au génocide des Juifs d'Europe alors en cours. La « Solution finale » fut donc révélée, et les Alliés ne pouvaient plus nourrir aucun doute sur la politique d'extermination nazie. La Grande-Bretagne fut l'un des États européens les mieux informés : en 1942, les dirigeants du pays en savaient suffisamment pour comprendre qu'il était urgent d'agir, même s'ils n'avaient pas encore conscience de la dimension génocidaire des massacres." Au prisme de notre astrologie EXOLS, de quelle façon peut-on situer ces deux massacres dans un climat "solsticial"?Il est clair que notre comparaison relativise le phénoméne de la Shoah, ce qui est d'ailleurs le role de la démarche astrologique forcément relativiste. Nous dirons que le point commun semble tenir à un hypernationalisme à forte connotation xénophobique , le rejet de l'étranger visant à souder l'Etat Nation chaque fois en temps de guerre (première et seconde guerres mondiales) II Pologne Liban-Rwanda Phase équinoxiale A Le pacte germano-soviétique est signé en août 1939. Il ouvrira la voie à l'invasion et à l'occupation commune de la Pologne par l'Allemagne nazie et l'Union soviétique en septembre.6 juil. 2022 B "Le massacre de Sabra et Chatila a été perpétré du 16 au 18 septembre 1982 envers des Palestiniens du quartier de Sabra et du camp de réfugiés palestiniens de Chatila situés à Beyrouth-Ouest par les milices chrétiennes des phalangistes lors de la guerre civile libanaise et l'intervention israélienne au Liban.""
La question de la responsabilité du premier ministre israélien, Ariel Sharon, dans les massacres des camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila, en septembre 1982 au Liban, a été relancée par une émission – vivement contestée en Israël – de la télévision britannique BBC. Quasi simultanément, une plainte a été déposée en Belgique par un avocat libanais au nom de vingt-trois rescapés desdits massacres." "Le Génocide des Tutsis au Rwanda en 1994 est source de controverses et de débats tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la France et du Rwanda. La coopération militaire entre les deux pays remonte à 1975. La France a apporté un soutien militaire, financier et diplomatique au gouvernement Hutu du président rwandais Juvénal Habyarimana contre le Front patriotique rwandais (FPR), créé par les exilés Tutsis, pendant la guerre civile rwandaise débutée en 1990. La France est soupçonnée d'avoir poursuivi ce soutien pendant le génocide des Tutsis au Rwanda, déclenché par l'attentat du 6 avril 1994 qui coûta la vie aux présidents rwandais Juvénal Habyarimana et burundais Cyprien Ntaryamira1. L'ampleur de ce soutien et son impact sur le génocide firent l'objet de vives controverses, en particulier entre les gouvernements français et rwandais et continuent d'influencer les relations diplomatiques entre les deux pays. Le gouvernement français a, jusqu'en 20212, rejeté toute responsabilité dans le génocide, tout en admettant à partir de novembre 2017 que des « erreurs politiques » avaient pu être commises qui ont empêché de prévenir ou d'arrêter le génocide. Plusieurs rapports indépendants, dont celui de la mission d'information parlementaire sur le Rwanda (à partir de 1998) et des travaux de recherche universitaires ont permis de préciser le rôle joué par la France durant cette période." "Le président français, Emmanuel Macron, s'est vu remettre, vendredi 26 mars,(2017) un rapport très attendu sur le rôle joué par la France avant, pendant et après le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994. Rédigé par une commission de quatorze historiens, ce document de plus de 1.000 pages pointe de multiples responsabilités françaises dans le massacre. " JHB 28 09 23
jeudi 28 septembre 2023
mercredi 27 septembre 2023
Jacqyes halbronn Anthropologie. La confusip, signifiant-signifié les femmes, les juifs, les calendriers, les langues
jacques halbronn Anthropologie. La confusion signifiant-signifié. Les femmes, les Juifs, les calendriers.les langues
Il régne, reconnaissons le, un certain flou - plus ou moins orchestré d'ailleurs- au sujet de l'identification des structures que nous avons abordées.
I Les femmes,
Tout le monde sait distinguer physiquement les deux sexes, c''est à dire les "signifiants" qui les désignent à notre attention. Mais les choses se compliquent quand il s'agit de passer au niveau des "signifié" dès lors que l'on nous affirme qu'il y aurait égalité entre les sexes, ce qui rendrait en quelque sorte caduc notre repérage.
II Les Juifs
Pour ce qui est des Juifs, on a une idée assez nette de ce que sont les Juifs en tant que signifié . En revanche, leur identification physique, anatomique, génétique , c'est à dire sur le plan du signifiant, pourrait laisser à désirer.
III Les calendriers
Pour le marquage du temps politique, l'on dispose de calendriers liés à des échéances électorales mais l'on est conscient qu'un tel agencement est bien aléatoire. Par ailleurs, avec l'astrologie, l'on pourrait penser se servir des cycles cosmiques mais cette "science" est qualifiée de "pseudo science" et l'on ne saurait, dit-on, s'y fier.
IV les langues On dispose de l'anglais comme langue mondiale de communication mais l'on est bien conscient qu'il s'agit là d'un ensemble hybride guère satisfaisant pour un esprit rationnel. Certes, il y aurait le français qui semble mieux structuré et qui aura largement essaimé , un support plus cohérent mais il s'agit d' une langue assez peu accessible en raison de sa phonologie étrange que seuls les francophones maitrisent pleinement entre eux..
En conclusion, il y a toujours quelque chose qui fait probléme, à un niveau ou à un autre et cela tient à un certain retard voire une incurie dans l'organisation de la recherche en sciences sociales.
JHB 27 09 23
Jacquee halbronn L'anthropocosmologie au prisme de la dialectique Jupiter Saturne
jacques halbronn L'Anthropocosmologie au prisme de la dialectique Jupiter Saturne
Le réflexe de la plupart des astrologues quand il est question des dieux, c'est de se référer d'office aux planétes. Le passage de la mythologie à l'astronomie se fait automatiquement et c'est cela que nous entendons remettre en question.Déjà chez Manilius, certaines divinités se trouvaient associées à des signes zodiacaux alors même qu'elles n'avaient pas été associées à des astres et pour cause, vu que l'on ne connaitra jusqu'à la fin du XVIIIe siècle que quelques dieux servant pour désigner des planétes en raison même du nombre limité de celles-ci que l'on avait pu répertorier. Les asrologues actuels ont une facheuse tendance à oublier ce qu'il en était autrefois, eux qui jonglent avec Uranus, Neptune, Pluton, Cérés et compagnie.
Nous avons, pour notre part, montré que l'on pouvait se contenter d'un seul curseur pour faire fonctionner l'astrologie et d'ailleurs n'en est il pas ainsi quand on dit être né sous tel ou tel signe? A quoi donc pouvaient servir tous ces dieux si on ne leur accordait pas quelqie "demeure"/domicile? Faute de planétes, il fallut même d'ailleurs leur accorder à chacune deux signes (si on laisse de côté la question des luminaires dont il a déjà été traité ailleurs) Mais même le septénaire - ou le sénaire - n'était ce pas déjà trop? Fallait il vraiment mobiliser six ou sept planétes pour faire marcher l'astrologie?
La linguistique nous enseigne qu'il y a deux registres, celui du singulier et celui du pluriel. Or, quand on a affaire à un ensemble, il convient d'en déterminer l'articulation binaire, ce qui est au centre et ce qui est à la périphérie, sachant au dans un cas, on s'inscrit dans le singulier et dans l'autre dans le pluriel, selon le principe du harem. Comme il a été exposé plus haut, le modéle de l'astrologie solaire doit faire référence avec d'un coté un astre et de l'autre les 12 signes. Dans la Tétrabible, d'ailleurs, si on l'aborde sans idée préconçue, chaque secteur est associé à une divinité qui se trouve correspondre à une planéte Mais ce n'est point là une nécessité. La planéte peut servir à caractériser un signe et d'ailleurs c'est ce qui se passe quand on dit que le Bélier est martien ou le Cancer Lunaire. Au fond, on n'a pas du tout besoin de la symbolique zodiacale pour que le systéme fonctionne. Ce serait mêùe redondant et en trop. D'autant que la terminologie planétaire est plus cohérente que la zodiacale, on en conviendra et l'on peut tut à fait en faire abstraction. Il faut donc se faire à l'idée que les noms des dieux n'ont pas à référer à des planétes mais ont une portée purement symbolique; Que désignent-ils alors? Tout simplement notre Humanité, ce qui d'ailleurs convient fort bien à la formulation mythologique et nous la rend particulièrement accessible. Par conséquent, quand nous parlons d'une relation Jupiter Saturne, cela ne signifie pas pour autant qu'il s'agit de la conjonction entre deux planétes comme on est généralement prompt à le faire, de nos jours! Ne confondons pas le singulier et le pluriel ne serait-ce qu'en ce qui concerne les 4 Saisons qui sont activées par le seul Soleil, dans les deux hémisphères/Approche donc économique et ergonomique. Pour nous, l'astrologie est une anthropocosmologie, ce qui sous entend une dualité.
Ainsi, nous pensons qu'en dehors du couple Lune-Saturne, qui est un vecteur moteur actif, un curseur, les 4 planétes du milieu, Mercure, Vénus, mars et Jupiter, symbolisent la structure de notre monde "sublunaire", Certes, Saturne impactera ce qui se passe sur terre mais cela ne pourra se faire que par le relais humain lequel servira de "canal"; de courroie de transmission. La mythologie nous enseigne que Jupiter est le maitre de l'Olympe, et l'on sait que le qualificatif de "jupitérien' peut être amené à signifie en termes d'autorité, de charisme.
D'un point de vue théologique, la Création de notre monde exige en effet que certaines responsabilités soient attribuées à certaines populations dans la longue durée et non à tel ou tel personnage providentiel forcément voué à ne durer qu'un temps, ce qui selon nous disqualifie le personnage d'un Jésus mais valorise l'idée de peuple élu, le singulier devant s'aligner sur le pluriel. En ce sens, on s'intéressera tout particulièrement au TSADIQ dont il est notamment question dans le Livre de la Genése à propos du sort de Sodome. Le Tsadiq, v'est le Juste et Jupiter,dans la Kabbale, c'est Tsedeq. Et c'est en ce sens que nous pensons la dialectique Saturne Jupiter, Saturne dépendant de Jupiter, du Tsadiq d'où le sens du dialogue d'Elohim avec Abraham.
Genèse:
כו וַיֹּאמֶר יְהוָה, אִם-אֶמְצָא בִסְדֹם חֲמִשִּׁים צַדִּיקִם בְּתוֹךְ הָעִיר--וְנָשָׂאתִי לְכָל-הַמָּקוֹם, בַּעֲבוּרָם. 26
Le Seigneur répondit: "Si je trouve à Sodome au sein de la ville, cinquante justes, je pardonnerai à toute la contrée à cause d’eux"
Nous associons Elohim à Saturne et les Justes à Jupiter et non à la planéte Jupiter.
S'il n'y a pas le bon compte de Justes, l'Humanité est mal partie/ On peut en effet se faire une juste idée d'une situation en recensant ses forces vives, ses équipements publics etc qui sont les garants de la viabilité d'une société , de la santé morale d'une génération. Et pour nous, la condition des juifs apparait comme un critère déterminant
JHB 27 09 23
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