mardi 23 janvier 2024

jacques halbron Phénoménologie du pouvoir au prisme de la question juive

jacques halbronn Phénoménologie du pouvoir au prime de la question juive. Le mot pouvoir, en français recouvre un vaste champ sémantique. Exercer un pouvoir, c'est pouvoir agir et faire agir, cela implique d'assumer une fonction, un rôle avec les problématiques qui en découleront inévitablement. On ne saurait avoir le beurre et l'argent du beurre. Inversement, ne pas exercer de pouvoir peut se révéler dangereux en ce sens que l'on ne justifierait pas une présence qui n'aurait pas de fondement , qui ne servirait pas de marqueur.. Quel dilemme! La solution passe par la cyclicité et l'on peut même dite que le principe d'alternance démocratique ne se conçoit qu'en raison des tensions ainsi secrétées par toute prise de responsabilité et donc de pouvoir qui se prolongerait au delà d'un certain seuil critique. Cette cyclicité est censée être assurée par un calendrier électoral, découpant le temps en périodes d'une certaine durée. Dans la Bible, on nous parle d'une alternance de 7 ans en 7 ans. (Songe de Pharaon interprété par Joseph l'Hébreu).On interdit notamment plus de deux mandats présidentiels consécutifs.(USA, France) Mais nous pensons qu'un tel modéle doit s'articuler sur une certaine réalité anthropocosmologique qui s'exprime sur deux registres: d'une part, une cyclicité astrale et de l'autre une structure dynastique objective. (moinarchie, prédominance d'une certaine population (aristocratie) En d'autres termes tout pouvoir doit se moduler s'il veut perdurer. Comme dit l'Ecclésiaste, il y a un temps pour tout. Un temps pour prendre le pouvoir et un temps pour lâcher prise en adoptant un profil bas, un temps où l'on s'impose et un temps où l'on rentre dans le rang; Tout cela n'ayant qu'un temps, on l'aura compris. Pour les Juifs, il y a un temps pour se présenter comme une communauté parmi tant d'autres - c'est la démarche du sionisme - soit une forme de banalisation passant paradoxalement par une certaine visibilité folklorique- qui ferait oublier ce dont ils sont capables individuellement, diasporiquement, et un temps où l'on fera appel à certains d'entre eux mais sans se référer d'emblée explicitement à leur judéîté ou à leur judaisme, à leur qualité de Juif. Mais tôt ou tard, ce point commun se verra signalé, dénoncé (cf la France Juive d'Edouard Drumont à la fin du XIXe siècle) dès lors que l'on atteindra à une certaine masse critique, ce qui conduira à basculer de facto vers l'autre cas de figure. JHB 23 01 24

lundi 22 janvier 2024

jacques halbronn Linguistique Restituer la dialectique Ecrit Oral. Discours de la méthode

jacques halbronn Linguistique. Restituer la dialectique Ecrit/oral. Discours de la méthode . L'écrit nous renseigne -t-il sur l'oral alors même que celui-ci n'est pas enregistré. Seuls les écrit restent, dit l'adage. Cela se présente à deux niveaux . D'une part, lorsque l'écrit s'est aligné sur l'oral et de l'autre, quand la structure de l'écrit met sur la piste de son oralisation I. Alignement de l'écrit sur l'oral Un cas classique est l'usage de l'accent et de l'apostrophe en français. Normalment, cela n'est pas nécessaire quand on connait les régles de prononciation mais face à des locuteurs non initiés à de telles finesses, cela aura pu sembler souhaitable. C'est ainsi que la forme "ed" du participe passé s'est imposée à l'écrit alors que l'on aurait pu et du se passer de recourir à un tel expédient. La preuve d'un tel usage est attestée par l'emprunt anglais qui n'a pas adopté le "é" et a gardé le 'ed". L'inconvénient d'une telle pratique apparait lors du passage du masculin au féminin du fait de la suppression du "d". En espagnol, encatado donnera au fémnin encantado alors qu'en français enchanté donnera enchantée, ce qui est une solution phonologique pauvre. En revanche, la consonne final du participe se maintient en français pour certaines conjugaisons: par exemple, inscrit (e). II Préparation de l'oral dans l'écrit. Dans le cas des diphtongues, notamment, la présence du couple voyelle plus n est un indice fort quant à une pratique de la diphtongaison même lorsque celle-ci n'est plus réalisée à l'oral. Dans l'exemple signalé plus haut, comment devait se prononcer "encantado"? Nous pensons que cela préparait le terrain à une diphtongue, laquelle a disparu à l'oral tout comme d'ailleurs en anglais pour les mots d'origine française. Le cas de l'allemand est assez remarquable avec les formes en "ein": le nein de l'allemand ne diphtongue plus à la différence du "non" français tout comme le "ein" par rapport au "un" français. On pourrait également signaler le "mein" allemand à rapprocher du "mien" français. Se pose aussi la question du féminin lequel n'a pas accés à la diphtongaison, ce qui constitue déjà en soi un marqueur de genre. L'usage du "e" fait obstace à la diphtongaison : un et une, humain et humaine etc. III L'emprunt archaisant C'est le cas, notamment en anglais, où des états anciens du français (tant à l'oral qu'à l'écrit) se sont maintenus alors même que le français actuel les aura perdus On pense au participe passé en "ed" ou à la prononciation des formes en "ble" comme possible où le chainon permettant d'accéder à possibilité n'est plus en vigueur oralement à savoir "possibel". Il ne s'agit là nullement d'une invention de l'anglais ou d'une corruption mais d'une conservation correcte qu'il conviendrait de restituer en français JHB 22 01 24

Jacques halbronn La notion duelle de "Kasher"

Posté par nofim le 22 janvier 2024 jacques halbronn La notion duelle du « Kasher » Dans le Deutéronome, il est recommandé aux Hébreux de ne pas se laisser impacter par les pratiques environnantes. Ces pratiques ne sont pas convenables pour eux mais peuvent tout à fait être en vigueur par les autres populations. En ce sens, un tel interdit est relatif. Le judaisme n’a pas vocation à condamner les autres pratiques mais entend ne pas les suivre. En ce sens, nous dirons dans le cas de l’astrologie qu’il peut exister une astrologie kashère et une astrologie qui ne l’est pas et force est de constater que l’on fait trop souvent l’amalgame, jetant ainsi le bébé avec l’eau du bain. Or, par un processus mimétique, les populations colonisées, envahies, entendent s’aligner sur la doctrine des dominants en affirmant que le dieu des Hébreux doit nécessairement être le même que le leur et c’est un piége dans lequel nombre de Juifs sont tombés. Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute. D’où des formes excessives qui circulent complaisamment dans la présentation du Dieu des Hébreux tels que » roi du monde » (Melekh haOlam) alors que dans le Deutéronome, il est bien indiqué qu’il existe d’autres croyances à ne pas adopter par les Hébreux; Quel dilemme! JHB 20 01 24

dimanche 21 janvier 2024

jacques halbronn Le judaisme écartelé entre la Synagogue, le Christianisme et le Sionisme

jacques halbronn Le judaisme écartelé entre la Synagogue, le Christianisme et le Sionisme En 1978, nous avons co-fondé le CERIJ, Cercle d'Etude et de Recherche sur l'Identité avec son bulletin, les Cahiers du CERIJ et l'organisation d'un Colloque qui se tint au Foyer International d'Accueil de Paris, rue Cabanis, Paris XIV. Un peu plus tôt, nous avions co-animé une liste "Pour un judaisme vivant", lors d'élections consistoriales. Dix ans plus tard, nous avons rallié la mouvance judéo-laïque et rejoint Liberté du Judaisme à l'instigation d'Elie Garbarz. Il ne faudrait pas tomber dans le piége des Ecritures à moins que celles-ci nous conduisent à chercher des forces vives en nous mêmes, en tant que juif, descendant d'une longue lignée. Le judaisme n'a pas à délivrer de message aux non juifs mais à développer une conscience de la singularité juive, pour chaque génération. Voilà pourquoi, se polariser sur le personnage de Jésus nous apparait comme un grave contre-sens en ce qu'il fige la "Bonne Nouvelle"; c'est l'arbre qui cache la forêt, l'individu qui éclipse le peuple, le texte que tout le monde, juifs comme non juifs d'origine, peut s'approprier. Pour nous, il s'agit de "lire" le monde et non les textes. Il y a le Ciel qui est vivant de par sa mobilité perpétuelle et qu'il nous faut corréler avec l'Histoire et d'abord comprendre en quoi le Ciel (le système solaire) est en mesure de nous aider à comprendre la "question juive" car pour nous ce qu'on appelle Astrologie Mondiale concerne exclusivement les Juifs, une autre astrologie, primitive, vaut pour les non Juifs. Ainsi, l'on comprend que dans le Livre du Deutéronome, Moise recommande de ne pas adopter les pratiques des populations ainsi conquises, les "autres dieux". Il ne s'agit surtout pas de déclarer qu'il n'existe qu'un seul Dieu mais que celui des Juifs ne vaut que pour eux. C'est là le véritable esprit du monothéisme juif. Déjà en 1968, sur le campus de l'Université Hébraique ('de Givat Ram, à Jérusalem), nous mettions l'astrologie au coeur de l'identité juive. Certes, il existe un "Etat Juif" nommé Israêl, qui vit le monde au présent dans ses tribulations et en 1967, la Guerre des Six Jours nous avait fortement impacté nous engageant dans un processus d'Alya auquel nous renoncerions dès 1969. Est ce que cet Etat représente le monde juif? Pour notre part, nous croyons à la personnalité juive, à sa spécificité au sein, au milieu des "Nations 'Goyim) Autrement dit, c'est en oubliant que l'on est né juif que l'on est en mesure de comprendre la place du Juif dans le monde en tant que porteur, détenteur de vérité. Et ce non pas du fait de la Torah, qui est un Livre qui ne fait sens qu'au prisme de la présence juive. laquelle lui confère un verbe , une oralité existentielle et contemporaine. Autrement dit, réunir des Juifs en un seul et même espace ne nous semble nullement correspondre au message de Moise, tel que rapporté dans le Deutéronome. Le Juif se doit de rester étranger, autre et de ne pas s'identifier au monde non juif dans lequel il s'immerge. Or, nous observons à quel point le Proche Orient ne parvient plus à penser une telle immersion au point que pour l'autorité palestinienne, aucun Juif ne saurait demeurer sur son territoire, présent et futur et plus généralement, le monde arabe se sera vidé de ses Juifs, à ses dépens. Pour notre part, nous comprenons tout à fait qu'il puisse exister des réactions non pas tant par rapport à l'Etat Hébreu mais même à l'encontre de personnalités juives. Dans le Deutéronome, il est clairement stipulé que les Hébreux doivent apprendre à vivre équitablement avec les populations autochtones colonisées, en exerçant certaines responsabilités et nous ne traiterons pas d'antisémites ceux qui sont interpellés par la présence juive au monde. car il serait hypocrite de s'en étonner. et ce sont ceux qui entendent banaliser le fait juif ou se l'approprier qui sont, à nos yeux, les pires antisémites. JHB 21 01 24

Jacques Halbronn Café philo Mcdo avec Christophe, Ahmed, Majoud Problé...

samedi 20 janvier 2024

Jacques halbronn Linguistique. La grille ternaire versus la grille binaire

jacques halbronn Linguistique. La grille ternaire versus la grille binaire Saussure avait proposé la binarité signifiant/signifié. Nous avons montré qu'il convenait de passer à la ternarité signifiable/signifiant/signifié, ce qui est attesté par les adjectifs en "ble" comme possible, accessible, faisable etc. Mais pour nous le signifiant est le significateur, celui qui permet de passer de la puissance à l'acte. Une autre ternarité s'impose lors du passage de l'adjectif au substantif comme belle- beau- beauté avec une réduction de belle à beau puis une extension de beau vers beauté. Soit deux mouvements inverses. Sur internet: Le substantif est un nom, alors que l'adjectif est le terme qui s'accorde avec ce nom. Le substantif permet de nommer ce qui nous entoure. Il exprime des sentiments et des idées et peut se placer devant un article comme "le", "la" ou "une". L'adjectif, quant à lui, sert à qualifier le substantif. Selon nous, le substantif prolonge l'adjectif. Cette ternarité correspond en quelque sorte au "neutre" comme on le trouve en allemand (der, die, das) Le substantif implique le recours à un suffixe (grande-grand- grandeur) JHB 20 01 24

Jacques halbronn Du refus d'admettre la dualité: le cas juif et le cas astrologique

jacques halbronn Du refus d'admettre la dualité : le cas juif,le cas astrologique. Quand on considère les attaques de la part des antisémites ou de la part des anti-astrologie, l'on doit signaler un certain tour de passe passe. C'est ainsi qu'au lieu d'aborder la question de la présence juive au monde, l'on se contente de s'en prendre aux agissements propres à l'Etat d'Israël et de même qu'au lieu de traiter de l'influence des astres, l'on s'en prend aux dires de l'Astrologie. Dans les deux cas, cela dispense d'aborder ces dossiers sur le fond. JHB 20 01 24

jacques halbronn Les deux formes opposées de judéophobie, au prisme de l'astrolgie

jacques halbronn Les deux formes opposées de judéophobie au prisme de l'astrologie Entre le 7 et le 8 octobre, on observe un contraste remarquable. Le 7 octobre, il y a volonté d'écrasement des juifs en raison de leur vulnérabilité - on pense à la Shoah- et le lendemain avec le début de la riposte israélienne, il y a un ressentiment face à la puissance juive, avec des positionnements inversés du jour au lendemain.. En phase équinoxiale, nous voyons un paralléle entre 1967 et 2024, à 56 ans d'intervalle, soit en position semblable (8x7) de type équinoxial face au moment solsticial de la Solution finale, au début des années 40. Astrologiquement, un tel basculement s'explique du fait de la dualité Solsticialité-Equinoxialité qui est au coeur de l'Astrologie EXOLS. JHB 20 01 24

jeudi 18 janvier 2024

Jacques halbronn Sur le "Papus" d'Arnaud de l'Estoile. Ed Pardés 2006

Jacques halbronn Sur le « Papus » d’Arnaud de l ‘Estoile. Ed Pardés 2006 En 1992, nous avions traité de Papus- dont nous avions reproduit une photo- dans La Vie astrologique, il y a cent ans d’Alan Leo à Barlet (Ed Trédaniel) ouvrage que ne mentionne pas l’auteur du « Papus. que suis-je? » paru en 2006:(pp 121 et seq) Le personnage de Papus, né en 1865, n’est pas sans faire écho à notre propre parcours dans le dernier quart du XXe siècle. Papus décéda prématurément à l’âge de 51 ans en 1916 (cf nos études sur la Société Astrologique de France, fondée en 1909, en ligne sur SCRIBD) Quelques exemples propices à un certain paralléle avec notre propre parcours En 1889, Papus (alias Gérard Encausse) publiait chez Georges Carréé Le Tarot des Bohémiens,à l’âge de 24 ans. En 1891, il participe à la fondation avec Barlet du Groupe indépendant d’études ésotériques GIEE (cf p. 26) Il ouvre un local au 29 , rue de Trévise, à Paris En 1891, Papus dirige une Bibliographie méthodique de la science occulte ainsi que la Kabbale (tradition secréte de l’Occident(chez Georges Carré. En 1900, il anime le Congrès international de psychologie/ En 1913, dans sa revue Mysteria(1913-1914), il aborde la question de l’Ere du Verseau.(http://iapsop.com/archive/materials/mysteria/mysteria_v1_n1_jan_1913.pdf) Récemment nous avons exhumé un texte de Papus consacré à la précession des équinoxes qui avait échappé à la vigilance d’un Robert Amadou, paru dans l’éphémére revue Mystéria. (cf R. Amadou et l’ère du Verseau, etc) La consultation de nos Bottins et Guides (1980-2006), celle de notre CATAF (Catalogue Alphabétique des Textes Astrologiques Français) étaierait un tel paralléle dans le domaine de l’édition et de l’organisation de structures (Faculte libre d’astrologie de Paris, Centre providence, Ed de la grande Conjonction, Colloques internationaux etc) Rappelons tout de même, la parution en 1976 de notre Astrologie parue dans la prestigieuse Collection Clefs (Ed Seghers)à 28 ans ou en 1979 le collectif « Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau (ed Albatros-Autre Monde), la publication en 1985 du Monde juif et l’Astrologie Ed Arché. On notera chez Papus comme chez nous une forte connaissance des langues dont l’hébreu. En ce qui concerne nos origines, on rappellera que du côté maternel, nous sommes marqués par la Provence et les Pyrénées, notre grand père maternel s’appelait Edmond Carcassonne et était de la lignée des « Juifs du Pape ». Nous mêmes avons consacré de nombreux travaux à Nostradamus, né à St Rémy de Provence. Sans fausse modestie, nous pensons avoir joué un rôle de catalyseur comparable à celui de Papus, un siècle plus tôt. Laissons aux historiens de demain le soin d’apprécier, d’autant plus que nous n’avons pas dit notre dernier mot. JHB 18 01 24

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