lundi 30 juin 2025

jacques halbronn Astrologie Septénale. & Prophétisme. Durée des périodes : 1260, 1290 ou 1280 jours? Tribulation de 7 ans.

jacques halbronn Astrologie Septénale & Prophétisme. Durée des périodes : 1260, 1290 ou 1280 jours? Tribulation de 7 ans. Nps travaux sur les origines de l'Astrologie, bien avant les textes de la Tétrabible (IIe siècle AD) et en lien avec l'Arbre Séfirotique, mettent en évidence deux temps de trois ans et demi, soit le 8e du cycle sidéral de Saturne. Il est question dans la Bible d'une tribulation de 7 ans, elle même divisée en deux parties? Au milieu de la période de 3 ans 1/2; il y a , nous dit-on, "rupture" Puis au bout des 3 ans et demi, les forces ayant triomphé au bout de 3 ans et demi, seront défaites. Séphirotiquement, on a successivelent une phase Din, une phase Hessed puis le retour à une phase Din, soit le début d'une nouevvle période de 7 ans. La question qui se poase, ici, est celle du nombre de jours. Selon nous, ce nombne doit être de 1280 jours et non de 1260 jours ou de 1290 jours En effet, si l'on divise 1280 par deux, obtient 640 jours, 64 étant obtenu en multiplian 8 par lui même. Or, l'on sait à quel point le cycle de Saturne est à diviser par 8 puisque c'est ainsi que l'on arrive à 3 ans 1/2, le semi-carré de 45° est également appelé "octile" Ajouons que l'année n'est pas de 260 jours mais de 365 jours 1/4/.. Web sur Dane Rushyar: "L’octile (45°) ou demi-carré est obtenu par la division du cercle par 8. Le nombre 8 s’écrit comme le symbole de l’infini. Il est associé à la perfection divine, à l’Esprit, au Christ. Dans l’octogone on inscrit deux carrés ou deux croix symboles de la matière et de l’incarnation. « Par et à travers le demi-carré, l ’esprit se diffuse dans la matière.* » Dans le cycle des aspects, le demi-carré croissant (45° en analogie avec le signe du Taureau) est une phase de mobilisation des énergies pour aller de l’avant. Mais la résistance du passé est telle qu’il faut fournir un effort pour surmonter les obstacles. L’inertie et le sentiment de frustration peuvent être vaincus par l’expression de la volonté, par une affirmation adolescente déterminée." Sur le web; - Quelque temps après l'enlèvement de l'Église, l'Antichrist conclut un traité avec Israël. C'est le début de la tribulation de sept ans. - Au milieu de la tribulation (1 260 jours plus tard), l'Antéchrist rompt le traité, profane le temple et commence à persécuter les Juifs. - À la fin de la tribulation (1 260 jours après la profanation du temple), Jésus-Christ revient sur terre et défait les forces de l'Antéchrist. sur le web: Etude sur le web: "Pourquoi Daniel et l'Apocalypse donnent-ils des décomptes différents de 1 260, 1 290 et 1 335 jours pour la tribulation ? Réponse Les livres de Daniel et de l'Apocalypse sont souvent étudiés ensemble, car leurs prophéties concernant la fin des temps s'imbriquent bien l'une dans l'autre. Les deux livres mentionnent un certain nombre de jours pendant la tribulation : Daniel mentionne 1 290 jours et 1 335 jours ; l'Apocalypse mentionne 1 260 jours, soit un "écart" total de 75 jours (1 335 - 1 260 = 75). Daniel 12:11-12 dit : "Depuis le moment où le sacrifice perpétuel sera aboli et où sera dressée l'abomination de la désolation, il y aura 1290 jours. Heureux celui qui attendra et atteindra la fin des 1 335 jours. Apocalypse 11:3 dit : "Je donnerai à mes deux témoins le pouvoir de prophétiser, habillés de sacs, pendant 1260 jours". Ces deux prophéties traitent de périodes spécifiques associées à la tribulation de sept ans. Un autre verset de Daniel établit la durée de deux périodes de la tribulation : "Il imposera une alliance d'une semaine à beaucoup, et au milieu de la semaine il fera cesser le sacrifice et l'offrande. Le dévastateur commettra les pires monstruosités jusqu'à ce que l'anéantissement et ce qui a été décidé se déversent sur lui". (Daniel 9:27). Le "prince qui doit venir" est l'Antéchrist ou la "bête" de l'Apocalypse. Selon Daniel 9:27, la tribulation commence par la signature d'un traité de paix entre l'Antéchrist et Israël, prévu pour une durée de "sept", c'est-à-dire une série de sept ans. Mais les "sept" sont divisés par deux : au milieu des sept années, l'Antéchrist rompt le traité et installe dans le temple un objet sacrilège (l'"abomination qui cause la désolation"). L'expression "au milieu" indique que la première moitié de la tribulation dure 3½ ans (1 260 jours, en utilisant une "année prophétique" de 360 jours). De même, la seconde moitié de la tribulation dure encore 1 260 jours (encore 3½ ans), soit un total de sept ans. Apocalypse 11:3 mentionne spécifiquement 1260 jours, ce qui correspond exactement à la prophétie de Daniel sur l'abomination de la désolation. Dans l'Apocalypse, nous avons un détail supplémentaire : deux témoins divinement désignés prêcheront et feront des miracles pendant la moitié de la tribulation - la première moitié, selon la chronologie de l'Apocalypse. Ces deux témoins sont tués au milieu de la tribulation ; leurs corps gisent dans les rues pendant trois jours et demi, tandis que le monde célèbre leur disparition ; puis ils sont ressuscités et emportés au ciel (Apocalypse 11:7-13). Les 1 260 jours de la seconde moitié de la tribulation commencent lorsque l'Antéchrist rompt le traité, occupe le troisième temple juif et y installe un objet de culte profane et sacrilège. Cette période de 1 260 jours se termine lorsque l'Antéchrist est vaincu à la bataille d'Armageddon, lors du retour de Jésus sur terre. À ce moment-là, la tribulation prendra fin. Daniel 12:11 mentionne cependant 1290 jours, soit 30 jours de plus que la seconde moitié de la tribulation. Différentes idées ont été avancées pour expliquer ce qui se passe pendant ces 30 jours supplémentaires. Une théorie probable est que la terre d'Israël sera reconstruite au cours de ce mois après la dévastation qu'elle a subie pendant la tribulation. Ensuite, selon Daniel 12:12, il y aura 45 jours supplémentaires, en plus des 30 jours supplémentaires, après quoi quelque chose d'autre se produira. Daniel ne dit pas explicitement ce qui se passera, mais il dit que ceux qui resteront jusqu'à la fin de ce segment (1 335 jours après la rupture du traité et 75 jours après la fin de la tribulation) seront "bénis". La bénédiction est ici l'entrée dans le royaume millénaire. Que se passera-t-il pendant ces 45 jours ? Très probablement, le jugement des nations païennes, décrit dans Matthieu 25:31-46, aura lieu à ce moment-là. Lors de ce jugement, également appelé jugement des brebis et des boucs, les nations païennes seront jugées pour la manière dont elles ont traité Israël pendant la tribulation. Ont-ils aidé les "frères et sœurs" de Jésus (Matthieu 25:40), ou ont-ils fermé les yeux sur les difficultés des Juifs ou, pire encore, ont-ils participé à leur persécution ? Ainsi, ceux qui survivront à la tribulation et au jugement des brebis et des boucs entreront dans le millénaire. C'est une bénédiction. En résumé, voici le calendrier tel que nous le voyons : - Quelque temps après l'enlèvement de l'Église, l'Antichrist conclut un traité avec Israël. C'est le début de la tribulation de sept ans. - Au milieu de la tribulation (1 260 jours plus tard), l'Antéchrist rompt le traité, profane le temple et commence à persécuter les Juifs. - À la fin de la tribulation (1 260 jours après la profanation du temple), Jésus-Christ revient sur terre et défait les forces de l'Antéchrist. - Au cours des 30 jours suivants (jusqu'à 1290 jours après la profanation du temple), Israël est reconstruit et la terre est restaurée. - Au cours des 45 jours suivants (jusqu'à 1 335 jours après la profanation du temple), les nations païennes sont jugées pour la manière dont elles ont traité Israël. - La dispensation du millénaire commence et durera 1 000 ans (Apocalypse 20:3, 5-6).

dimanche 29 juin 2025

jacques halbronn Astrologie Septénale. Les passages de relais et les mises à la retraite (provisoires). Les points gamma.

jacques halbronn Astrologie Septénale. Les passages de relais et les mises à la retraite (provisoires). Les points gamma. Tout rendez vous astrologique digne de ce nom doit tourner autour d’un enjeu de (re)prise (ou de perte) de pouvoir, ce qui devient et ce qui revient – cela doit s’inscrire dans une Histoire, un avant et un après, celui de l’alternance de phases..On sait qu’en Astrologie Septénale, c’est le théatre d’une guerre interminable entre les gens du Din et les gens du Hessed, qui est marquée par des intervalles de 3 ans et demi en 3 ans et demi. En Astrologie septénale, il est vain de proposer une date isolée, c’est à dire non opposée à une autre date, de sens contraire., ce qui renvoie à la question des aspects entre Saturne et les points « gamma ». Nous utilisons ici l’expression « point gamma » dans un sens large, non pas réservé au 0° bélier mais étendu au 0°cancer, au 0° balance et au 0° capricorne, les seuls aspects que nous prenons en compte sont ceux de Saturne. La tradition visant à consacrer un certain jour de la semaine comme doté d’un caractère sacré nous met sur la voie du choix d’une seule et unique planéte à considérer (cf les Dix Commandements et le respect du Shabbat). On aura l’aspect de 0° (appelé conjonction) de Saturne avec un des points gamma et celui de 45° (semi- carré), ces deux aspects annoncent la victoire d’un camp sur l’autre, le premier celui des gens du Din, le second celui des gens du Hessed, ce qui est rendu possible par une baisse de régime du camp opposé, lequel ne sera plus en possession de tous ses moyens/. C’est dire que toute prévision- pour être recevable, doit comporter sa contrepartie, ne saurait être à sens unique. C’est en principe ce que permet la théorie des aspects, en ce sens qu’elle désigne les gagnants et les perdants. Mais encore faut-il (pré)déterminer qui sont les gens du Din et quels sont ceux du Hessed. Cela se pratique en observant sur un certain nombre d’années ce qui aura été un moment « heureux » ou au contraire « malheureux », le mot « heure » renvoyant à une théorie du Temps (Heure). Mais comme on sait, « le bonheur des uns fait le bonheur des autres » La grande leçon de l’astrologie est bien que tout est temporaire alors que les gens voudraient un résultat définitif, ce qui est un leurre. IL suffit de savoir attendre pour qu’un moment propice se représente, selon un calendrier établi une fois pour toutes. JHB 29 06 25

samedi 28 juin 2025

Jean François Prendre la main de son frère

la Franc Maçonnerie au Coeur PRENDRE LA MAIN DE SON FRERE. par Jean François Révéler, éveiller à l’amour, ouvrir la porte du cœur, laissez couler les larmes de joie, de bonheur. Regarder la vie avec les yeux de l’intérieur. Imaginer son essor vers le monde d’en haut, en ayant les pieds sur la terre, comme saisit d’une envie du bien, du beau, de l’éternelle présence en soi du feu de l’amour fraternel, seule porte d’accès à notre liberté. Délivré enfin des cerbères qui gardaient les portes de notre temple spirituel, Pouvoir marcher vers l’île de Patmos, le lieu où l’esprit s’élève. La mission du franc-maçon c’est de prendre par la main son frère, celui qui cherche, le mettre sur le chemin de sa spiritualité, ce chemin qui serpente des ténèbres à la lumière véritable, celle qui éclaire tous les hommes de bonne volonté. Tous ceux qui veulent passer le pont qui mène de l’avoir à l’être. Dans un monde abandonné aux idoles humaines, où l’homme est enfermé, prisonnier derrière la fausse réalité des écrans, nourri aux algorithmes. La mission du franc-maçon est de libérer son esprit, pour pouvoir renouer une alliance avec le juste, le bien, d’imaginer la fin du monde soumis à la dictature du matérialisme. L’apocalypse du franc-maçon est celle du retour vers la divinité, celle du retour vers soi, véritable trésor qui contient le fini et l’infini. Cyrus le grand, ce roi de Babylone qui retenait le peuple de Judée en exil, avait compris, que ni ses armées, ni ses richesses ne pouvaient rien contre les forces de l’esprit. Cyrus en sage, opéra alors un retrait en lui-même pour laisser passer l’autre, vers la lumière. Cyrus aida alors ce peuple qui souffrait en le prenant par la main, l’aida à reconstruire un nouveau monde, un monde, reposant sur les trois colonnes verticales, sur Hessed la colonne de l’amour, sur Din celle de la droiture et sur Tipheret celle de l’harmonie. Alors un monde nouveau apparut, où tout ce qui est épars fut réuni. JF.

Didier. L'enseignement des Sefiroth le triangle Din Hessed, Tiphéret

Nephilim le Jeu de l’Occulte Contemporain Accueil du site > Background > Les Sciences Occultes > Nephilim > La Kabbale > Détail des Séfirot > La dialectique de l’ouverture et de la clôture La dialectique de l’ouverture et de la clôture Héssèd, din et tiférèt : Chesed, Gebourah, Tipheret par Didier lundi 14 septembre 2009, par Didier Le bien et le mal : approche éthique Nous avons vu dans un autre article l’idée un équilibre et d’une harmonie du monde reposant sur trois piliers : din, héssèd et tiférèt. Ces trois sefirot offrent aussi une réflexion éthique sur la question du bien et du mal, ainsi que sur la question plus générale des structures ouvertes et fermées. Nous en poursuivons donc une interprétation selon de nouvelles perspectives. Les trois présentes sefirot sont également organisées selon le schéma du ségol. Le Segol La kabbale propose une conception tout à fait originale du bien et du mal : est « bien » tout ce qui tend à être en accord, au sens musical du terme, avec la dynamique et la force créatrice qui anime le vivant ; est « mal »tout ce qui s’oppose à la vibration de la force créatrice du souffle du vivant. Certes, un tel « mal » n’est pas à entendre au sens habituel de ce mot, il ne ressemble pas à celui dont souffre notre monde, au contraire. Il s’agit du « mal » qui consiste à refuser la réalité d’u monde imparfait, c’est-à-dire la possibilité même du processus de perfectionnement et de la liberté qui le met en œuvre. La liberté est le fondement positif et bon de la réalité, elle donne la force qui permet de progresser vers la perfection et en anime constamment le dynamisme et l’aspiration. La nécessité ou le destin, au contraire, limite et retarde cet esprit de liberté car elle soumet à l’emprise des lois naturelles. Le mal dans notre monde réside en tout ce qui diminue le rythme de perfectionnement et du développement, tant dans la nature et la matière que dans le domaine de l’esprit. Tout ce qui fige et affaiblit la spontanéité de la libre volonté, par des habitudes, des répétitions mécaniques, des inhibitions spirituelles et une passivité de l’intelligence, est une porte ouverte à ce que l’on peut nommer le domaine du mal. La dialectique du parfait et de l’imparfait Il est un paradoxe étonnant. Il existe un « bien absolu » au niveau de la source divine, qui est la perfection de toute perfection. En tant que perfection, aucun changement n’est souhaité, il n’y a aucune dynamique. Mais pour les créatures, ce bien absolu représente un « mal » puisque la perfection exclut toute création et toute liberté. « Dans la profondeur du bien absolu se cache la racine même du mal, qui est le fait de nier le miracle et le possible. » Le bien pour l’homme réside dans le décalage entre la perfection de Dieu et la transgression de cette perfection par la création du monde. Cette création est une rupture dans l’immanence de la perfection. Toute création est moins parfaite que la source de toute perfection. L’être du monde se conjugue ainsi à l’imparfait et à l’inattendu. La réalité parfaite du monde en dehors de Dieu s’oppose logiquement à Sa perfection. Mais pour l’homme, c’est cette imperfection qui devient son entrée dans la perfection au sens de la formule très kabbaliste d’André Neher : « La perfection de l’homme, c’est sa perfectibilité »… La Kabbale et l’art Nous rejoignons ici une idée que l’on rencontre dans le monde de l’art : l’art est la perfection des formes inexactes. La plus grande perfection artistique doit être imparfaite, alors elle sera infinie dans son effet. Un cercle parfait, une verticale absolue sont de pures « objectivités »idéales qui n’assument nullement dans leur infaillibilité mathématique sans conflit les incertitudes des formes secrètes ou inventées qui font de l’artiste le plus rigoureux une homme, qui, comme le dit Dante, a la rectitude de l’art et la main qui tremble. Le Cercle et la Ligne droite Le Cercle symbolise la nécessité enclose à l’intérieur de ses lois, la fermeture qui interdit tout progrès de la liberté. La ligne droite, qui se prolonge et va toujours de l’avant sans limitation aucune, symbolise la liberté ou l’essence de la réalité en développement L’homme, qui le plus souvent ne perçoit dans les phénomènes que l’extériorisation des choses, ne rencontre que le cercle ou que la droite. Mais ces deux principes agissent en fait dans toute réalité. D’une part, certaines formes de nécessité sont à l’œuvre même à l’intérieur du monde spirituel ; de l’autre, la liberté de « la droite » se trouve aussi dans la loi naturelle, malgré sa nécessité. La Kabbale utilise deux termes clefs pour définir la situation fermée du cercle et l’ouverture du mouvement infini de la droite : le din et le héssèd. Le din ou la nécessité de structuration des formes Gebourah Le din, littéralement, c’est la loi, le jugement au sens rituel de ce qu’il faut faire ou ne pas faire. C’est aussi le jugement , au sens juridique d’un jugement prononcé par un juge qui peut conduire jusqu’à une peine capitale. Le din, c’est le fait que toutes les choses sont telles et pas autrement. Le din, ce sont toutes les lois immuables de la physique qui font que les choses peuvent se répéter et faire fonctionner le monde. Ce sont les lois de la gravitation universelle, la logique implacable des causes et des effets. Le din assure la possibilité pour le monde de perdurer. Les lois du din assurent le maintien de l’univers. Sa substance, sa subsistance et sa persistance. Le din, c’est ce qui permet essentiellement l’organisation des choses, physiques, organiques, sociales. C’est la rigueur et la justice. C’est l’organisation contre l’anarchie. Les lois du din sont des lois nécessaires, car, sans elles, il n’y aurait aucun point de repère et aucune forme possible. Le din est la limitation des choses. C’est aussi la finitude stricte du monde, des hommes et des choses : le passage et l’enfermement de l’infini dans le fini. En terme d’image, on peut comparer le din à un point absolu ; absolument fermé, sans temps et sans espace. Une configuration close, l’aboutissement d’un mouvement de singularisation. Il rend possible le vivant, car il donne forme aux choses. Cependant, le din absolu qui ne contient pas l’ouverture que lui offrira le héssèd est un mouvement qui se retranche du lieu de la création et de la vie. Le héssèd ou la liberté créatrice Chesed Le Héssed est l’ouverture des formes closes. C’est le mouvement, le moment dynamique des formes, les tensions qui sont au cœur de l’existence. A l’opposé du cercle ou du point, symbole du din, la ligne droite est, de par sa tension, la forme indicatrice la plus simple de la possibilité du mouvement infini. Le héssèd naît du mouvement ou, plus exactement, de l’abolition du souverain repos fermé sur lui-même, celui du point. Ici se produit le saut du statique au dynamique. La ligne est le strict opposé de l’élément originel : le point. Le Héssèd, c’est la dynamique de l’être, l’ouvert, le souffle vital, la respiration dans l’acte qui permet à l’être même de toute chose de s’ouvrir. Le souffle vital (héssèd) universalise ce que la forme (din) particularise. Le Héssèd se rencontre dans tous les gestes qui disent le don et l’amour. Mouvement à l’extérieur de soi pour l’autre. Le héssèd, c’est la bonté, le geste de bonté concret pour l’autre homme. C’est aussi le désir. Désir insatiable d’infini. En l’homme, image de Dieu, l’être est brisé et fracturé par le désir qui le traverse. Tout désir est désir de l’autre : non seul désir d’autrui ou pour autrui ou d’un objet, mais désir d’être autre. Désir de sortir d’une définition définitive de soi. Dans la dimension du héssèd, l’homme ne tend pas seulement à « mieux » être ou « à plus » être, mais il désire avant tout être autre. Le héssèd est animé par la volonté dynamique d’être qui cherche à dépasser la pure nécessité de la physique des lois du monde pour atteindre une métaphysique de la lumière et de la liberté créatrice. Le Tiférèt ou l’harmonie Tipheret S’il est possible de différencier le din et le héssèd, il est rare de les rencontrer dans la réalité à l’état absolu. Le midrach Rabba sur la Genèse, texte de la kabbale qui a beaucoup été commenté, enseigne : « Au commencement, Dieu pensa créer le monde à partir du din. Il s’aperçut que le monde ne pourrait pas subsister, il lui adjoignit ainsi le héssèd. » C’est-à-dire qu’un monde qui ne serait que nature et physique, sans ouverture et respiration, sans renouvellement et sans créativité, ne pourrait pas persister. Un monde parfaitement structuré dans lequel il manquerait le rêve et l’imagination ne serait pas viable. Un autre texte du midrach Rabba enseigne : « Au commencement, Dieu pensa créer le monde à partir du héssèd. Il s’aperçut que le monde ne pourrait pas subsister, il lui adjoignit ainsi le din. » C’est-à-dire, à l’inverse, qu’un monde qui ne serait qu’épanchement de lumière, amour, poésie et imagination, ne pourrait pas demeurer car aucune forme stable ne pourrait accueillir les êtres et les choses. Le monde est la rencontre équilibré , l’harmonie du din et du héssèd, « harmonie » appelée tiférèt. Dans toute réalité finie, il faut distinguer ce qui relève de la nécessité (din) et ce qui relève de la volonté (héssèd). Et comme toute réalité, sauf celle de Dieu, est finie, tout ce qui existe en ce monde a donc un fondement de nécessité (din) et un fondement de liberté (héssèd). Tiférèt est l’équilibre entre le clos et l’ouvert. Il unit le souffle vital et la structure limitée des êtres et des choses. Cette articulation du souffle vital infini dans les formes particularisées, c’est le rythme. Non plus simplement la vie, mais la pulsation, le rythme de la vie. 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jacques halbronn Astrologie. La véritable dialectique des aspects en Astrologie Mondiale.

jacques halbronn Astrologie. La véritable dialectique des aspects en Astrologie Mondiale. On ne saurait contester le rôle des aspects en Astrologie Mondiale mais cela implique précisément d'établir une théorie valable des Aspects/ Dans le cas d'André Barbault, l'on observe (cf son propos dans la Crise Mondiale de 1965) qu'il oppose les "bons " aspects, le sextile et le trigone aux "mauvais" qui seraient le semi carré, le carré et le sesqui carré, réservant un statut particulier à l'opposition. Or, selon nous, seuls sont pertinents les aspects multiples de 22°30 à savoir 45°, 90°, sesqui carré mais aussi 67°30. (45 + 22°30), qui est la moitié de 135°/ Exit le sextil et le trigone. On s'aperçoit que l'on ne peut faire cohabiter les multiples de 30° et ceux de 22°30 car cela crée un chevauchement stérile. En fait, la dialectique aspectale serait la suivante: deux phases de 45° (90°/2), l'une que nous associons dans l'arbre séphirotique avec Din et l'autre avec Hessed, soit deux temps de trois ans et demi, puisque chaque quadrant saisonnier couvre 7 ans, le quart du cycle saturnien de 28 ans. Pour nous, la phase Hessed est l'antithèse de la phase Din, elle correspond à un temps de désinhibition bien caractérisé par la fameuse devise révolutionnaire, Liberté, Egalité, Fraternité., laquelle confère le poids de la vérité à une assemblée, à un consensus collectif. Cette phase est le pendant d'une phase Din, enclenché par le passage de Saturne sur les axes équinoxiaux et solsticiaux, laquelle renforce la verticalité dinienne à l'encontre de l'horizontalité hessédienne. On perçoit une telle tension au sujet de l'Islam quand on l'oppose à la République., loi d'en haut d' un côté, la Charia et loi que s'octroient les sociétés. En fait, on ne peut occulter une telle tension nécessaire. Il y a un temps pour Din et un temps pour Hessed et cette alternance ne saurait être déterminée arbitrairement et vainement (vanité des vanités) par en bas mais en accord avec un "plan divin" dont notre Astrologie Septénale aurait la clef. Nous pensons donc nécessaire d'ajuster le temps constitutionnel sur le temps céleste. Dès lors, la prévision astrologique a pour mission de veiller au respect de cette alternance, elle n' a pas à prévoir l'imprévisible et surtout, il est vain de travailler sur le "long terme" car il n'y a rien de nouveau sous le Soleil (cf le Livre de l'Ecclésiaste) puisque tout se représente tous les 7 ans. C'est pourquoi, la durée de 7ans est par excellence celle de l'Astrologie, son unité fondamentale de mesure. D'où les aspects de conjonction (0°), d'octile (22°30), de semi-carré (45°) et de demi-sesqui carré (67°30),les deux premiers déterminent le temps de la phase Din et les deux derniers, le temps de la phase Hessed, quand les hommes tendent à sacraliser leurs propres créations, au lieu de respecter les vraies lois divines. Hessed, c'est le Lien social, alors que Din, c'est le respect du Plan divin. JHB 28 06 25

jacques halbronn La Vie astrologique. Barbault et la vente des livres. Le "vrai visage de l'Astrologie"

jacques halbronn La Vie astrologique. Barbault et la vente des livres. Le "vrai visage de l'Astrologie" On lite sur la 4e de couverture de 1964. La crise mondiale de 1965 (Ed Albin Michel), la présentation suivante de l’auteur « Devenu Vive -président du Centre International d’Astrologie »,il est le principal représentant de l’aile marchante de l’astrologie. Sa collection d’ ouvrages sur les douze signes du Zodiaque (plus de 600.000 exemplaires vendus en français et diverses traductions en ont fait l’astrologue le plus lu dans le monde » Barbault était alors âgé de 42 ans. La série, parue aux Ed du Seuil, dont il s’agit est en fait l’oeuvre d’un collectif relié à l’association « CIA » . La liste des collaborateurs est d’ailleurs fournie pour chacun des 12 livrets. On reléve entre autres les noms de Jean-Pierre Nicola, de Jacqueline Aimé, Claire Santagostini,, mais il est précisé « sous la direction de François Régis Bastide,. Nous mêmes, aurons à gérer une telle situation, 20 ans plus tard, en mentionnant le mouvement astrologique unifié Il semble, donc, assez déplacé de se référer à de tels ouvrages, voués à être réédités, des décennies durant, liés au mois de naissance, pour décréter que Barbault serait l’astrologue « le plus lu dans le monde », en 1963. Examinons le niveau d’astrologie de ces livrets de Barbault découpés en trois parties « Etre, paraitre, exister », ce qui n’est pas sans rappeler le RET de Nicola: On nous y présente les thèmes de personnalités lus ou moins célébres mais sans mention de transit , ce qui s’imposerait dans une approche astro-biographique Sur le web « Depuis plus de quarante ans, André Barbault est l’un des grands vulgarisateurs français de l’astrologie, apprécié pour sa rigueur et ses qualités pédagogiques. Auteur de nombreux ouvrages, il a signé des classiques, du Traité pratique d’astrologie (1961) au Petit Manuel d’astrologie (1972). » Dans sa boulimie de grands éditeurs (Seuil, Albin Michel, Fayard, Payot, Rocher) aura probablement regretté de ne pas avoir rédigé le Que Sais je sur l’astrologie (PUF), ou les Clefs pour l’Astrologie (Seghers), dans des collections pluridisciplinaires sans parler de l’article Astrologie de l’Encyclopaedia Universalis ou le Dictionnaire de l’astrologie chez Larousse. En tout cas, le succés remarquable de la série zodiacale à la fin des années cinquante, l’aura marqué dans sa quarantaine. Cette collection comportait une méthode de calcul du thème natal qui disparaitra par la suite. Il est tout de même assez paradoxal que Barbault ait pris ses distances par rapport au référentiel zodiacal dont il lui est apparu qu’il n’avait pas sa place en astrologie mondiale. Dès les années cinquante, son traitement du cycle Saturne Neptune n’en avait tenu aucun compte. On notera l’Avertissement ouvrant (en pages roses) chaque volume de la Collection, dans la première mouture et consistant en un véritable manuel (on le retrouve dans l’édition flammande) NE LISEZ PAS CE LIVRE « si vous cherchez le moyen infaillible de gagner à la loterie, si vous croyez que le 8 ne vous est pas favorable.Si vous croyez que les natifs de votre signe doivent porter des pierres de lune pour être aimés le mercredi, si vous estimez qu’il y a de bons et de mauvais signes, que le mot « décan » est un mot sérieux. Si vous pensez que les Gémeaix ne peuvent aimer que des béliers. MAIs AlORS VOUs POUVEZ LIRE CE LIVRE si vous admettez qu’ »il y a quelque chose de vrai » dans l’Astrologie, Si vous reconnaissez la valeur psychologique de ces symboles que sont les signes du Zodiaque. Si vous apercevez un fonds commun chez êtres astrologiquement ressemblants (..)Si vous voulez nous faire le plaisir d’étudier avant toute chose les pages roses de l’Astrologie » On poursuit « Il n’entre pas dans notre propos de reprendre le procès de l’astrologie. cette grande méconnue et de la présenter sous son vrai visage, nous l’avons fait ailleurs etc » Telle est bien la question, un demi siècle plus tard: quel est le « vrai visage de l’astrologie ». Et force est de constater que Barbault n’était pas en mesure d’accéder à la « vérité de l’astrologie », ce à quoi prétendit Michel Gauquelin; avec sa « Vérité sur l’Astrologie » mais là encore, sans y parvenir vraiment. L’Astrologie septénale serait-elle la plus proche de ce qu’est fondamentalement l’Astrologie? JHB 28 06 25

jacques halbronn Théorie des aspects: base 180 degrés ou 90 degrés ? 30 minutes = 0,5

jacques halbronn Théorie des aspects: base 180 degrés ou 90 degrés ? 30 minutes = 0,5 Il semble que la base 180 degrés ait servi de référence à la tradition des aspects. Les aspects s'échelonnent depuis la conjonction jusqu'à l'opposition en passant par le semi sextil, le semi carré, le carré, le trigone, le sesqui-carré et l'opposition; Toutefois, les 4 saisons nous apparaissent comme le référentiel par excellence, ce qui confère à l'aspect de quadrature une place centrale . Il y a d'autres aspects dont il est relativement peu question, celui de 22°30 et celui de 67°30 dont le double donne 45° et 135°/ Pour une astrologie à base 90, les aspects de 22°30 et 67°30 jouent un role majeur en ce qu'ils établissent la division en 4 du quadrant saisonnier, avec entre les deux, l'aspect de 45°(semi-carré). Pour l'astrologie septénale, le semi- carré entre Saturne et le point gamma des axes équinoxiaux et solsticiaux, constitue la frontière entre la zone "Din" et la zone "Hessed" Le semi-carré équivaut à un signe et demi, soit 30° plus 15°, ce qui confère aux signes fixes, une position intermédiaire, de transition entre signes cardinaux et signes mutables, classification qui s'articule précisément sur une division en 4 du cercle, de l'écliptique. Autrement dit, la division en 2 du cercle - ou si l'on préfère le doublement de 90°- ne nous semble, a contrario, guère pertinente et cela vaut pour le sesqui-carré de 135°(67°30 x2) et tout ce qui dépasse 90° à savoir le trigone (120°, base des triplicités) En pratique, il est préférable de parler d'aspects de 22,5, de 67,5. En tout état de cause, l'aspect de 67,5° est incontournable en astrologie mondiale alors que ceux de 60° et de 120° sont trop proches de ceux de 67°30 et de 135°; seuls les dérivés de 45° sont à retenir. En astrologie mondiale septénale, ce sont les aspects de Saturne aux 4 points gamma qui importent et non à quelque autre planéte comme le pensait Albumsar (AbouMashar) lequel sanctifiera l'aspect de trigone, au prétexte que les conjonctions de Jupiter à Saturne se produisaient successivement avec des intervalles de 120° et donc en passant d'un Elément à un autre.(cf Richard Lemay. — Abu Ma'shar and Latin Aristotelianism in the Twelfth Century : the Recovery of Aristotle's Natural Philosophy through Arabic Astrology; c.r. par Guy Beaujouan, Cahiers de Civilisation Médiévale Année 1965) JHB 28 06 25

vendredi 27 juin 2025

jacques halbronn Linguistique. La pratique du Shewa instrumentalisée en français oral.

jacques halbronn Linguistique. La pratique du Shewa instrumentalisée en français oral. Dans ce texte, nous voudrions faire la synthèse de nos diverses études sur ce sujet et montrer que dans la plupart des langues dont nous avons quelque pratique, il y a eu une déperdition de la pratique du Shewa dont la raison d'être est devenue très floue au fil du temps. Le rôle du Shewa est de relier deux monémes en procédent à une réduction laquelle permet la mise en oeuvre d'une forme d'unité. On distinguera le shewa prefixal du shewa suffixal. Le cas le plus remarquable que nous ayons mis en évidence concerne la conjugaison. Il s'agit de "souder" au radical un affixe. J'ai aime(r) versus J'aimer-ai. On observe que l'auxiliaire avoir sert ici d'affixe. Oralement, le shew de "aimerai" donne "aim'rai, ce qui correspond à la fonction abréviative du Shewa. Dans les langues sémitiques, le pronom personnel sert de suffixe pour marquer le passé. Katabnou: nous avons écrit, le nou étant issu d'Anahnou. Un autre exemple est lié aux marqueurs de genre. Exemples: petite et petit. Pour passer du féminin au masculin, en français, on ne prononce pas la consonne finale. On devrait logiquement, écrire "petite" et prononcer ou non le "e" final, selon le contexte. Il semble que, croyant bien faire,on aura supprimé le "e" final de l'adjectif et du participé. Le processus de soudure de l'affixe (préfixal) au radical vaut notamment pour l'article (défini ou indéfini) mais aussi pour le démonstratif (ce), le relatif ('que), le pronom personnel ( j'aime) avec le plus souvent l'usage d"une apostrophe. C'est ainsi que l'emprunt à l'arabe aura souvent pris la forme article plus nom comme un tout.(alchimie) Sur le web Le Shewa " est employé en linguistique pour désigner la voyelle moyenne centrale, notée [ə] dans l'alphabet phonétique international (API). Il correspond à peu près au e dit muet du français moderne. Il se trouve dans des mots comme « menu », « samedi » ou comme prothèse vocalique (épenthèse) dans « ours(e) brun ». JHB 27. 06 25

jacques halbronn La crise économique de 1965 selon André Barbault, au prisme des Cahiers Astrologiques de Volguine (mai 1962)

Posté par nofim le 27 juin 2025 jacques halbronn La crise économique de 1965 selon André Barbault, au prisme de des Cahiers Astrologiques de Volguine (mai 1962) Avant de prendre la direction de la Revue l’Astrologue, André Barbault avait été un des piliers des Cahiers Astrologiques, dans le cadre d’une « direction collective avec le Centre International d’Astrologie) On y indique les réunions qui se tiennent Bd Saint Germain avant de passer rue Las Cases.. Quant à Alexandre Volguine, il avait en 1927 avec la Revue Française d’Astrologie, eu une collaboration avec le Centre d’Etudes Astrologiques (devenu par la suite Société Astrologique de France, cf l’Encyclopédie du Mouvement Astrologique d’Herbais de Thun) En mars -avril 1960, les Cahiers ( n°85), feront paraitre un « centiéme numéro » ‘ »Une borne » , vu qu’avant guerre, 15 numéros étaient déjà parus, à partir de 1938, sans compter les deux numéros de la Revue Française d’Astrologie (à consulter sur Gallica) On s’intéressera ici aux deux numéros spéciaux consacrés à l’Astrologie Mondiale.(n°s 86 et 99, 1960 et 1962) avec des textes d’André Pélardy (Delalande) et Barbault. Numéro 86 (mai juin 1960) Il y est beaucoup question de la crise algérienne,(« Algérie, An 60 par Barbault) . Pélardy écrit « De 1960 à 1961″, pp. 142 et seq) on est en effet à la veille de Accords d’Evian. Mais comment viennent à se profiler les crises de Berlin (Novembre 1961 et de Cuba (Octobre 1962 que ce soit avant ou après coup? L’étude la plus révélatrice a pour titre » La crise historique (sic) de 1965-66″ ‘, datée du 26 mai 62 (n° 86, pp. 175 et seq), signée André Barbault. Cela sera repris en 1963 dans un ouvrage intitulé La crise mondiale (Ed Albin Michel). La nouvelle échéance « mondialement critique » , à la suite des deux guerres mondiales, est pour 1965. On s’ y propose, déclare Barbault, de procéder à une « enquête prévisionnelle d’après la méthode des cycles planétaires » (référence faite aux numéros 4, 25 et 36 des CA) « Alternance des sextiles et des trigones versus les carrés et les oppositions » détente et accords, conflits et dépassements. On retrouve cette dualité avec l’indice cyclique (Les astres et l’Histoire, ed Pauvert, 1967) Uranus est associé à la Droite, Neptune à la Gauche. « on ne peut tricher », correspondances « indiscutablement établies ». Tout tourne autour de l’ »enchevêtrement de 1965 (thème, p. 177) L’auteur déclare avoir la « conviction absolue » que tout va se jouer entre 1965 et 1971 du fait des « quatre grandes conjonctions en 7 ans » On y aborde successivement le sextil Neptune Pluton, le sextil Uranus Neptune, la conjonction Uranus-Pluton, l’opposition Saturne -Uranus,le trigone Saturne-Neptune, l’opposition Saturne-Pluton. Barbault récapitule son spectre prévisionne « les époques privilégiées de la crise » (pp. 185 et seq) Il commence avec la « mi aout 1963″c ‘est dire qu’il ne voit pas venir la crise d’octobre 1962 dans les Cahiers qui paraitront en juillet aout 1962. Peu importe qu’elle se localise, selon nous, en telle ou telle région du globe car l’enjeu de l’Astrologie se situe dans le temps et non dans l’espace et ce d’autant que pour nous l’astrologie est un phénoméne mondial qui trouve sa manifestation de façon aléatoire à tel endroit plutôt qu’en tel autre. Barbault jongle avec les aspects qui se forment successivement entre les différentes planétes alors que pour nous, en Astrologie Septénnale, les échéances sont mathématiques, géométriques plus qu’astronomiques ou physiques. Pour nous, l’astrologue ne se rend utile en maitrisant les changements de phase les plus proches au regard de la dialectique saturnienne unique « Din » et « Hessed », alternance de périodes de 3 ans et demi.. Avec le recul de plus d’un demi siècle, nous savons pertinemment que les enjeux mondiaux majeurs des années 60 se sont focalisés sur 1961-62 (Mur de Berlin, missile sur l’île de Cuba). . Tout se passe comme si Barbault faisait preuve d’une certaine myopie prévisionnelle qui ne sera pas corrigée en 1963 dans son ouvrage « La crise mondiale ». Il ne semble pas avoir tiré les leçons de sa défaillance prédictive dans les 50 ans qui lui resteront à vivre! Barbault de conclure » Faut-il prévoir comme la plupart de mes confrères, depuis longtemps et encore à l’heure actuelle, une troisième catastrophe planétaire? » Barbault ne croit pas, écrit-il en 1962, à une « troisiéme guerre universelle » (p.187) Barbault ne pense pas, dit-il en termes de Guerres sanguines ni d’affrontement Est Ouest. « La parole ne sera pas aux armes ». « J’envisage surtout pour 1965-66 une grave crise économique occidentale aussi grave, aussi lourde en conséquences que celle de 1929-31″. On sait qu’il aura fallu attendre 1973 et le choc pétrolier déclenché par la Guerre de Kippour. D’ailleurs, Barbault ne semble pas avoir prévu, pour les années à venir le choc de la Guerre des Six Jours (1967) qui correspond à une phase DIN (Saturne en Bélier, signe cardinal) Et Barbault de reconnaitre » On ne peut se cacher que cette crise générale se fait au profit de l’Est, au détriment de l’Ouest,à moins de contester les corrélations de base mais alors autant renoncer à l’astrologie elle-même » Il faut être dans le sens de l’Histoire, déclare un Barbault, ayant fait très tôt le pari de la victoire finale du communisme. Enjeu également pour l’Astrologie. Nous laisserons ici ouverte la question de l’évolution de la démarche astrologique de Barbault autour de l’idée de « guerre mondiale ». Mais on est quand même surpris de devoir constater que le dispositif appliqué par Barbault ne lui ait pas permis de « voir » ce qui allaite se passer dans les mois à venir en cette année 1962 qui date son texte. 1962, c’est 27 ans avant 1989, c’est à dire Saturne entrant en l’une des phases DIN (Capricorne- début verseau) La phase DIN met en évidence les failles de la phase HESSED qui précéde et force est de constater que la crise de Cuba ne se termina pas très glorieusement pour l’URSS -( le « demi-tour » des navires soviétiques), comme le signalera Jacques Reverchon, dans sa »Valeur des Jugements et Pronostics Astrologiques » Mais, en Astrologie septénale, tout est à charge de revanche, ce que l’astrologue ne devrait jamais oublier. Barbault semble avoir été partagé entre son devoir d’astrologue et son devoir de militant! (cf notre dossier « André Barbault et l’histoire du communisme « - Hommes & Faits https://hommes-et-faits.com › Para_Psy › Jh_Barbault JHB 27 06 25

mercredi 25 juin 2025

jacques halbronn Autour de 1964, la crise mondiale de 1965 (Ed A. Michel) selon André Barbault

jacques halbronn Autour de 1964, la crise mondiale de 1965 (Ed A. Michel) selon André Barbault Au chapitre "le Ciel et ses secrets", Barbault apporte certaines précisions sur son traitement des aspects eb Astrologie Mondiale. (p21) "L'opposition ne constitue pas une étape de déclin mais de dépassement dans un affrontement ultime. C'est pourquoi l'opposition (..) présente une signification ambivalente, au résultat difficilement prévisible. Par contre,les phases intermédiaires, du semi-carré au sesqui-carré ont une signification relativement fixe. Il est intéressant de lire ce que Barbault écrivait (pp 24 et seq) sur la série des conjonctions, ce qui annonce son travail autour de l'indice cyclique, dès 1963. "De 1900 à 1913 on ne compte que 4 (conjonctions' Puis de 1914 à 192&, on en trouve soudain (sic) six dont quatre dans les 5 années de la première guerre mondiale. C'est à nouveau un vide ou presque dans les 17 années qui vont de 1922 à 1939; trois conjonctions dispersées. Apparait une nouvelle concentration de 5 conjonctions durant les six années de la deuxiéme guerre mondialen de 1940 à 1945. C'est ensuite le retour d'une période peu occuppée;on note en effet 6 conjonctions non groupées durant les 19 années qui vont de 1946 à 1964. Nous arrivons maintenant à une étape concentrée avec 4 conjonctions comprises entre 1965 et 1971, une zone complétement vide se présentant ensuite dans les 9 années qui vont de 1972 à 1980." Force est de constater que les crises majeure du début des années soixante (construction du Mur de Berlin, avancées soviétiques sur Cuba) La période 1946 -1964 est qualifiée de 'période peu occupée"/ Pourtant, Barbault n'est pas en train de prévoir puisque ces années sont déjà accomplies au moment de la publication et certanement encore toutes fraiches dans les esprits! Tout se passe comme si Barbault, imperturbablement, avait décidé d'interpréter les évenements de la dite pétiode à la lumière de son systéme conjonctionnel de la même façon qu'un Léon Lasson, dans son Astrologie Mondiale -(Ed Revue Demain) avait pu annoncer, en 1937," 15 ans de paix sur l'Europe", au vu du petit nombre d'éclipses. Barbault en 1963 (date du dépot legal) annonce étrangement- prospectivement et non rétrospectivement - une crise mondiale qui venait tout juste d'avoir lieu: Dans la 4e de couverture, il est écrit que l'on est "à la veille d'une nouvelle grande crise générale." , ce qui revenait à minimiser délibérément ce qu'il n'avait pas su annoncer le conduirait à annoncer ce qui ne se produirait pas, comme le note Jacques Reverchon dans son étude sur les prévisions.(1971) au lendemain de l'opposition Saturne Neptune qui était censée marquer un aboutissement. Il convient de revenir sur les propos que tenait Barbault en 1963 sur l'aspect d'opposition. Il refuse d'y voir une antithèse de la conjonction, ce qui irait à l'encontre de son idée de triomphe de l'URSS à cette date. En tout cas, dès 1963, Barbault avait déjà opté pour une théorie générale des conjonctions et dépassé le cadre Saturne-Neptune auquel il s'était tenu en 1955 dans sa Défense et Illustration de l'Astrologie (Grasset, 1955) avec en perspective 1989. JHB 25 06 25

jacques halbronn Psychosociologie de la « Science infuse » Relativisation de l’Education. Le mirage du mimétisme

jacques halbronn Psychosociologie de la « Science infuse » Relativisation de l’Education. Le mirage du mimétisme La recherche de la Vérité exige de faire appel à des personnes qualifiées, certifiées pour ce faire. Ce qui va à l’encontre d’un principe égalitaire selon lequel toute personne pourrait prétendre, à terme, à pouvoir discerner le vrai du faux, le bon grain et l’ivraie. En ce sens, il s’agit de faire appel à la « bonne » personne au lieu de s’illusionner sur ses propres aptitudes. On débouche ainsi sur une problématique d’altérité, à savoir que nous ne sommes pas « autrui » et ne saurions chercher à le devenir. On ne devient pas philosophe, on naît philosophe, quel que soit le milieu d’origine. Le système, la ‘matrice » veulent qu’il y ait au sein d’une certaine population une certaine proportion de « Justes », au sens de ceux qui voient juste. (cf Génése sur la destruction de Sodome. Les tsadiqim) comme l’on doit trouver en un corps sain une certaines proportions de globules d’un certain type. Dans une civilisation marquée par la fonctionnalité technologique, la Société ne saurait faire l’impasse sur le niveau de compétence et croire que nous savons fabriquer des machines à formater les individus selon tel ou tel modéle, à notre guise. C’est bien là une grande Illusion humaniste. Pour notre part, nous penchons pour un certain Ordre, préétabli (cf Leibniz) à respecter, duquel on ne saurait déroger.(cf la Nouvelle Alliance, in Livre de Jérémie XXXI, 31) Astrologiquement (en Astrologie septénale), il y a des périodes où la Société est capable de reconnaitre ceux qui sont programmés pour la guide (c’est la phase « Din »à et d’autres, où elle perd -en phase Hessed)une telle aptitude et laisse décider, trancher le tirage au sort, dans une attitude d’indétermination, Selon notre religion, le temps du DIN est celui de l'acceptation de la supériorité des "élus".= alors que le temps du HESSED est la tenattive de faire croire à la valeur de l'imitation et du mimétisme JHB 25 06 25.

jacques Reverchon Son jugement sur les pronostics émis par André Barbault dans les années soixante

jacques Reverchon Son jugement sur les pronostics émis par André Barbault dans les années soixante Valeur des Jugements et Pronostics Astrologiques (Value of the Astrological Judgements and Forecasts) par Jacques Reverchon Value of the Astrological Judgements and Forecasts (for the English version: see below) Note P.G.: Cette brochure recherchée et devenue introuvable, a été publiée à Yerres (Essonne) en juillet 1971. La partie française est rééditée au format Texte, et la partie anglaise au format Image. Ce document, à l'appui et en illustration de l'article de l'historien Jacques Halbronn publié simultanément sur ce site, analyse les prévisions astrologiques faites dans les années 60 par l'astrologue André Barbault. On ne sera pas surpris de constater que le bilan de l'astrologie prédictive, prévisionnelle, "expérimentale", conjoncturelle, ou quel que soit le nom dont elle se dote, soit quasi nul, compte tenu des postulats de cette école, tentant de cerner l'événementiel à l'aide d'outils inadéquats. Comme je l'ai signalé dans mon Manifeste, c'est faire fausse route et desservir la cause de l'astrologie que de s'obstiner à rechercher ce qui n'est pas à sa portée, même si d'autres études de nature prospective, avec des techniques autres, ne parviennent pas, souvent, à de meilleurs résultats. La tendance prédictive, à l'opposé de la compréhension, individuelle ou collective, a été et reste, au vu de la production internationale de ces dernières décennies, la Circé des astrologues et des apprentis. On pourrait, semble-t-il hélas, pour qui aurait le temps et l'intérêt à leur consacrer, répéter ces analyses comparatives avec des matériaux plus récents, au besoin avec des auteurs différents, sans que les constats et conclusions de cette étude doivent être remaniés. Barbault en mai 1968 Note Scriba Revocatus (juillet 2004): Foin des boniments et bobards! M. Barbault s'entête dans un article posté sur son récent site, dénie le fiasco de ses prédictions pour les années 60, comme d'ailleurs pour bien d'autres qui suivront, mais semble en revanche avoir compris qu'il importe peu qu'on se trompe presque à coup sûr, pourvu qu'on puisse rattraper la sauce a posteriori auprès d'un lectorat crédule, enclin à oublier très vite le passé, tout en maintenant une curiosité malsaine et jamais assouvie pour un avenir auquel il se croit destiné. Autrement dit, dire qu'on n'a pas dit ce qu'on a dit, et écrire qu'on a écrit ce qu'on n'a jamais écrit, font sans doute partie de l'arsenal de l'adepte du "grand art conjonctural", ou conjoncturel - on s'y perd. M. Barbault voudrait faire croire aux jeunes générations qui ne peuvent plus se procurer son livre, et qu'on avait déjà du mal à se procurer dans les années 70 car il avait été rapidement soldé ou pilonné, que le pauvre Reverchon (lequel est un des rares astrologues d'une certaine envergure à n'avoir pas eu "l'honneur" d'une notice nécrologique dans le journal L'Astrologue), aurait été le seul à mal déchiffrer en 1971 les "nuancées" analyses du maître ès prédiction. Mais c'est oublier Alain Yaouanc (alias Hadès, in Cahiers Astrologiques 135, 1968) et Michel Gauquelin avant lui ("Qui est M. André Barbault?", in Cahiers Astrologiques 117, 1965) qui montrent à quel point "notre Trarieux d'Egmont d'après-guerre" (Cahiers, 117, p.217) s'est leurré sur les cas Kennedy et Khrouchtchev, Thorez, Togliatti, comme sur la plupart des autres. A quoi Barbault répond, d'abord par une bordée d'injures, puis que l'année 1965 n'est pas écoulée, évocant "la perspective d'une nouvelle crise mondiale s'étalant de 1965 à 1971" (ibid., p.227). Loin de reconnaître ses bévues, Barbault reconduit sa prophétie apocalyptique pour le début des années 80: "1982 et 1983 se présentant comme les années les plus critiques du siècle! (...) 1981-1984 risque d'être la troisième tache noire du siècle où la mort triomphera de la vie, quels que soient les aspects sous lesquels elle sévira." (in "La loi fondamentale de l'astrologie mondiale", L'Astrologue 28, 1974), aussi traduite et propagée en anglais : "We await the risk of an important world crisis in 1982-83" ("The foundations of mundane astrology", in Kosmos 6.4, 1974, p.26). Les années qui suivront verront la perspective d'un cataclysme mondial s'amenuiser dans l'esprit du futurologue, et ses déclarations se faire moins tonitruantes et de moindre conséquence, bien que tout aussi erronées. Qu'on en juge par ces cinq ans de "prédictions" glanées dans le journal L'Astrologue (97-117, Janvier 1992 à Janvier 1997). L'Astrologue 98 (1992, pp.108-109): prévision d'un tandem Bérégovoy/Delors (ou Delors/Bérégovoy?) aux élections présidentielles de 1995 : "Jacques Delors porte un flambeau conjoncturel qui le dote d'un pouvoir d'accession à une assez prochaine nomination suprême de sa carrière politique... Mais ces deux mêmes astres [Uranus et Neptune] passeront sur le Jupiter de Bérégovoy à 26° du Capricorne sur les années 1995-1997. Qui sait si...?" 28 mars 1993 : défaite des socialistes aux législatives 29 mars 1993 : démission du gouvernement de Pierre Bérégovoy 29 mars 1993 : Edouard Balladur nommé 1er ministre 1er mai 1993 : Bérégovoy se suicide à Nevers 7 mai 1995 : victoire de Jacques Chirac aux présidentielles L'Astrologue 99 (1992, p.164): Menaces sur Fidel Castro? : "Le dictateur de Cuba ne risque-t-il pas tout simplement d'être renversé l'année prochaine?" Sans commentaire. L'Astrologue 99 (1992, p.171): Ombre sur la famille royale britannique: "Ne faut-il pas s'interroger sur la possibilité - le point commun MC-Soleil entre mère et fils étant concerné - d'une transmission du pouvoir royal?" Sans commentaire. L'Astrologue 105 (1994, p.2): Un retour de la monarchie en Bulgarie? [pour 1995] Sans commentaire. L'Astrologue 106 (1994, p.72): La paix Israélo-Palestinienne : "Le chemin vers une paix réelle devrait ainsi se poursuivre jusqu'à une normalisation prévisible pour le trigone Saturne-Pluton de 1997." Sans commentaire. L'Astrologue 106 (1994, p.97) : Paix dans l'ex-Yougoslavie [pour oct-nov. 1994] Sans commentaire. L'Astrologue 112 (1995, p.30) : Elections anticipées et nouvelle cohabitation "inverse à celle du duo antérieur Mitterrand-Chirac" pour le début de l'année 1997 Décès de François Mitterrand le 8 janvier 1996. L'Astrologue 117 (1997, p.36) : Une forte reprise économique: "Le retour ascendant du cycle Jupiter-Saturne avec la remontée de l'indice laisse augurer une reprise de l'expansion économique, voir le climat d'un grand boom." Crise asiatique de 1997. Se leurrer ainsi avec une inquiétante régularité est déjà dommageable pour la cause de l'astrologie, et ravira les railleurs. Mais plus grave est de présenter cette sous-littérature de la prévision politique et événementielle comme une pratique légitime de l'astrologie. Dans le numéro 128 de L'Astrologue, à la page 27, André Barbault glisse quelque recette de son cru, et rapporte à l'astrologue l'art de faire de la bonne cuisine. Ça commencerait, paraît-il, avec l'habilité à réussir la sauce. Espérons pour au moins quelques lecteurs qu'elle n'aura pas pris, avec ou sans grumeaux, et qu'ils auront pu échapper à l'indigestion! Valeur des Jugements et Pronostics Astrologiques Cet essai est dédié à tous ceux qui estiment encore que l'astrologie est une chose sérieuse, qui du moins peut, à l'occasion d'un phémomène étrange et difficile à interpréter [i.e. la relation statistique entre une définition particulière de l'état céleste lors d'une naissance humaine, et la structure, le comportement original de l'individu ainsi venu au monde], ouvrir des perspectives neuves sur les relations fondamentales entre l'homme et certaines structures fines de son milieu naturel. Ce pourquoi elle ne devrait pas être ravalée au rang de jeu de société et de passe-temps pour dilettantes, comme s'y emploient quelques rivaux de Mme Soleil. Du temps où on pouvait espérer un proche et authentique renouveau des recherches sur ce terrain, H. Selva écrivait :"Lorsqu'on discute des preuves que l'on peut apporter à l'appui de la croyance que les astres exercent une influence sur les êtres vivants, l'adversaire profane croit généralement trancher la question ... en disant: "annoncez-moi un fait aussi simple que vous voudrez, mais qui devra se réaliser à la date précise que vous m'indiquerez; et je croirai à l'astrologie". Selva concluait :"Cette manière d'envisager le problème peut paraître décisive; au fond, elle est singulièrement déraisonnable ". (Quelques considérations sur la véritable portée des prédictions astrologiques, Paris, Vigot, 1918, p.5). Constatation à la portée du reste de tout esprit réfléchi, même quand on se veut plus radical, moins prudent que Selva, pour qui il était "manifestement" absurde d'imaginer que le déterminisme astral soit seul à régir le cours des événements", - le facteur astral se composant selon lui avec différents facteurs terrestres (ibid., p.33-34; cf les piètres rêveries pseudo-psychanalytiques évoquant "la grande figure du ciel ... reflet extérieur de nos propres évolutions" - ou "quelque accord de l'horloge sidérale" favorisant électivement les initiatives sublunaires ?). Et pourtant, il s'est trouvé naguère un astrologue, l'un des plus considérables quant au poids du papier imprimé à son nom, pour inviter quelques-uns de ses confrères à un ridicule tournoi prévisionniste, prétexte pour lui à un surcroît de publicité. Comme il ne s'agit plus ici d'un quelconque " adversaire profane", mais de quelqu'un qui se présente comme un spécialiste averti, il devient indispensable de ré-étudier les conditions sous lesquelles une preuve par la datation et la description d'un fait serait réellement recevable. Trois types de tests peuvent être envisagés: I - définition de la structure d'un individu et des particularités de sa carrière, d'après son horoscope ; II - détermination par le même moyen de l'époque (et de la nature) des événements marquants de l'existence ; III - prédiction des fluctuations générales (atmosphériques, telluriques, politiques, économiques), en fonction des configurations et révolutions sidérales. En ces trois domaines, les modernes conjectures astrologiques, sans être aussi sybillines que celles de Nostradamus, s'entourent presque toujours d'un halo d'imprécision et gardent une ambiguïté, une plurivalence surtout, qui leur laissent toutes chances d'échapper à des fiasco trop flagrants, pour peu que le censeur soit indulgent, sans perspicacité, voire seulement inattentif. - Par exemple, les appréciations couramment émises sur le caractère, par des astrologues sans compétences véritables en psychologie, restent assez vagues et disparates pour ne se laisser réduire à aucun des portraits typologiques classiques, et par suite ne donner prise à aucun constat formel d'échec expérimental. - De même, il est rarissime que l'annonce d'un événement comporte une singularité, un détail spécifique qui, en identifiant assez péremptoirement le fait, puissent rendre ensuite la prévision très convaincante. Or, celle-ci concerne le plus souvent des accidents vraisemblables a priori, fort communs et dont la fréquence (et la probabilité) sont logiquement grandes; sa réalisation pouvant donc vérifier une simple extrapolation à partir d'informations très terrestres. - Enfin, la prédiction des météores, cataclysmes et autres pertubations à l'échelle mondiale, jouit évidemment d'une très large marge d'ajustement et d'approximation quand elle ne s'assigne pas de strictes limites dans le temps et dans l'espace : de tels phénomènes se produisant chaque année en un point ou l'autre du globe. De cette analyse préalable, il ressort que les risques de prendre pour preuve ce qui ne serait qu'analogie contestable ou concordance fortuite entre le fait observé et la supputation astrologique, sont constamment très importants. - Mais comment évaluer objectivement l'efficacité des méthodes astrologiques, par exemple en astrologie dite mondiale ? En examinant l'accord plus ou moins satisfaisant entre le processus historiquement enregistré dans une période donnée, et la description qu'en avait pu fournir d'avance l'astrologue. En tant que corrélation globale, et non comme convergences sur tels points particuliers qui pourraient être choisis pour les besoins de la cause, ou retenus de bonne foi comme frappants, sans souci suffisant au contexte. Bien entendu, il ne saurait s'agir de confronter une simple nomenclature des faits (trop touffue et ne respectant pas l'échelle des valeurs), aux intuitions ou déductions de l'astrologue qui en principe s'appliquent aux tendances prépondérantes, aux incidents marquants. Du moins pourrait-on exiger qu'à tout "temps fort" relevé dans les annales (d'après les comptes-rendus synoptiques, annuels et mensuels, publiés dans certaines revues comme Le Spectacle du Monde, ou les chronologies dressées par les historiens), corresponde une conjecture catégorique, - et vice-versa -. D'autre part, pour reconstituer avec le maximum d'impartialité le message du devin, on se fondera principalement sur les sous-titres et les accentuations qu'il a placés dans son texte. Dès lors, l'efficacité de l'astrologue et de ses procédés pourra se juger : - d'après le nombre des concomitances relevées entre les deux ensembles descriptifs, proportionnellement au nombre total des assertions notables de l'astrologue pour la période en cause ; - d'après la qualité de ces concomitances, c.à.d. la véracité relative du commentaire astrologique dans chaque cas. Autrement dit, il faut établir : 1°) les chronologies parallèles des péripéties principales, A - d'après Le Spectacle du Monde ou une oeuvre historique citée ; B - selon les alinéas significatifs de l'oeuvre prédictive, avec référence aux sources. 2°) la comparaison entre la nature des faits enregistrés et celle des tendances annoncées, quand une convenable coïncidence d'époque est observée. Hors d'une telle critique systématique des présomptions astrologiques, on ne peut espérer aboutir à aucune conclusion défendable (surtout si l'astrologue se fonde sur des circonstances célestes qui se répètent fréquemment, tout en visant - sans aucun contrôle statistique - l'ajustement à des péripéties terrestres aux contours mal définis, ayant de multiples occasions de se produire ici ou là, dans un monde mouvant et instable : "pulsions pacifiantes" ou menaces de "crise", entre autres). A titre d'exemple, une investigaton de ce genre a été appliquée ici à deux séries prévisionnelles qui chacune forment un tout, l'une pour le thème, l'autre pour l'intervalle de temps concerné. Il s'agit des pronostics sur le déroulement - et surtout sur le dénouement - de la guerre d'Algérie (Cahiers Astrologiques, du n° 75, VII-VIII 1958, au n° 91, III-IV 61), et de La Crise Mondiale de 1965 (Paris, Albin Michel, 1963), - deux ouvrages du populaire André Barbault.(1) (1) Barbault s'est principalement illustré en tant que créateur d'Ordinastral, puis de l'entreprise internationale baptisée Astroflash. Cette dernière promet, à partir de 5 facteurs seulement de l'horoscope, une analyse strictement personnelle du caractère en profondeur, et la prédiction de l'avenir pour six mois. Si de telles performances pouvaient réellement s'accomplir avec une information aussi mince - voire sans la connaissance de l'heure natale -, nul doute que l'astrologie eut été prouvée depuis longtemps ? Mais on connaît du reste les conclusions, à la fois instructives et cocasses, de l'enquête menée par Michel Gauquelin à propos de cette affaire d'astrologie électronique : "L'Astrologie parée d'I.B.M.", Science et Vie, n° 611 (VIII 1968), p.80-89. La guerre d'Algérie En voici les étapes essentielles, notamment d'après le memento de Jean Delorme (professeur à la Faculté de Toulouse), P.U.F., 1967 : - (Fin de la bataille de Dien-Bien-Phu le 7 V 1954) ; - début de la guerre le 1er XI 1954 ; - (chute de Mendès-France le 5 II 1955) ; - (fin du protectorat français au Maroc le 6 XI 1955) ; - (fin du protectorat français en Tunisie le 20 III 1956) ; - Sécession d'Alger le 13 V 1958 ; - ministère de Gaulle le 31 V 1958 ; - constitution de la Vème République le 28 IX 1958 ; - élection de de Gaulle à la présidence de la République le 21 XII 1958 ; - offre de l'autodétermination à l'Algérie par de Gaulle le 16 IX 1959 ; - semaine des Barricades à Alger du 24 au 31 I 1960 ; - début de la conférence d'Evian le 20 V 1961 ; - accords d'Evian le 18 III 1962 ; - referendum les ratifiant en France le 8 IV 1962 ; - indépendance de l'Algérie le 1er VII 1962 . Et voici comment l'astrologue a pressenti l'épilogue du processus engagé, par retouches successives : (n° 75 à n° 91 des Cahiers Astrologiques) - Fin de la guerre d'Algérie pour la Toussaint 1958 (28 X à 7 XI) ; - courant discerné pouvant se concrétiser par un paix négociée entre février et mai 1959 ; - configurations pacifiantes vers 18 XI et 5 XII 1959 ; - relance des négociations autour du 15 II 1960 ; - idem vers le 6 V 1960 ; - armistice suggéré entre 20 VI et 16 VII 1960 ; - vagues pacifiantes vers 20 III 1961, 10 IV 1961, 28 V 1961, 20/25 IX 1961 ; - et, puisque tout a une fin (y compris les meilleures plaisanteries) : vague plus imposante au début de 1962, dans la 1ère décade de février. Soit, pour environ 40 mois, 11 périodes "possibles", couvrant au total un peu plus de 7 mois ; le présage s'égrène sur près de 3 ans, suivant pas à pas le déroulement de l'affaire algérienne. A 15 jours près, 3 coïncidences de dates entre les 2 listes, de mi-septembre 58 à fin mars 62 : selon la loi binomiale, résultat très normal, de probabilité 0,26 pour p = 11/42,5 et n = 11 ; avec 2 définitions sur 3 tombant à faux quant à la qualité des effets : février 1960 et avril 1961. - C'est ce jeu puéril que l'auteur appelle "un banc d'essai significatif", en assurant avoir signalé "pour ainsi dire toutes les dates déterminantes" du dialogue, entre 1958 et 1962. Le procédé a été repris à propos de la guerre du Viet-Nam (10 périodes "pacifiantes", souvent d'une quinzaine de jours, proposées sur un intervalle inférieur à 4 ans et demi : entre mi-juillet 1966 et le 23 novembre 1970. (Cahiers Astrologiques, XI-XII 1965). Cette "méthode" serait d'une candeur désarmante si elle ne visait d'évidence à frapper l'imagination d'un public crédule. Lequel, peu soucieux de rigueur en la matière, réalise mal d'ordinaire que des "mises (conjoncturales) répétées", au sujet d'une éventualité qui doit se produire relativement à court terme, selon les vraisemblances, - équivalent à augmenter la chance de vérification par le fait d'une quelconque des échéances stipulées dans la chaîne prévisionnelle. Dans une "expérience" comme celle de Barbault - qui s'achève forcément quand la circonstance attendue se produit -, la probabilité que l'un des jalons fixés (ce ne peut être, stricto sensu, que le dernier), corresponde à l'événement, dépend de l'ensemble des présomptions avancées ; elle est ici supérieure à 1/6 pour l'intervalle 28 X 58 -10 II 62. Les détails de l'analyse présentée ne sont pas moins édifiants. Ainsi (Cahiers Astrologiques, V-VI 59), Barbault annonce avec beaucoup de sagacité que si une paix négociée n'intervient pas avant l'été 1959, il y aura relance de l'action militaire - vers le 1er XI -. A la même époque, il déclare redouter une internationalisation du conflit ... si celui-ci ne demeure pas localisé entre la France - en position avantageuse vis à vis du FLN -, et l'Algérie. Il estime aussi qu'à défaut de mettre un terme à cette affaire, la Vème République et de Gaulle seraient menacés d'être balayés avant le printemps 1970 ; mais il perd l'occasion de prédire la guerre civile qui a failli éclater entre le début 1960 et le printemps 1961. La date à laquelle de Gaulle devient "l'artisan (pas du tout) involontaire de la libération de l'Algérie" (cf Cahiers Astrologiques, n° 72), à la fin de l'été 1959, - et qui constitue le tournant capital -, est complètement ignorée du prévisionniste. Il est vraiment superflu d'insister davantage. 1964 - La Crise Mondiale de 1965 (Paris, Albin Michel, 1963) Les pronostics relatifs à 1964 forment en quelque sorte l'introduction à "La Crise Mondiale de 1965", qui était appelée à se développer jusqu'en 1971 ? (p.176). Ces pronostics comportent déjà, en quelques pages, un lot de bourdes de haute graisse dignes de marquer dans la carrière d'un praticien : - Kennedy "a de fortes chances d'être reconduit à la présidence aux élections de novembre 1964" (p.88), tandis que Khroutchev "restera au pouvoir pendant toute cette période historique", soit d'octobre 64 à décembre 66 (p.103), ce qui permettait d'augurer "la poursuite du dialogue des deux K". Or Kennedy a été assassiné en novembre 63 et Khroutchev a été brusquement évincé du pouvoir en octobre 64. - De Gaulle : "le gaullisme en perte de vitesse, allant sur sa fin dès le printemps 65" (p.140-144) ; "départ du président de la République par maladie ou accident au cours de l'année 1965". Or, de Gaulle a été réelu en décembre 65 malgré le ralliement du P.C. à la candidature de son concurrent Mitterrand, et on n'a pas oublié le raz-de-marée gaulliste de 1968 ("la chambre introuvable", seconde édition). - Pompidou : "son avenir politique au delà de 1965, très improbable ; ses chances sont minimes" (p.158). Depuis... - Thorez : "temps d'opportunités nouvelles et renflouement de puissance au printemps 1964". En fait, mort en juillet 1964 après plusieurs mois de déclin physique inexorable. - Duclos, au contraire, "est (alors) menacé d'une proche retraite". Tout se passe comme si les horoscopes des deux leaders communistes s'étaient trouvés par mégarde intervertis? (Duclos a été candidat aux présidentielles contre Pompidou et sa verdeur s'est encore récemment manifestée dans un face-à-face télévisé). - Mollet : son redressement politique, qui devait se donner "plein cours en 1965", - sans doute parallèlement à l'effacement de de Gaulle ? -, est passé totalement inaperçu (et pour cause). - Harold Wilson : devait être touché en 1963-64 par configuration dépressive, compromettant son avenir politique. En réalité, les travaillistes ont remporté les élections en Grande-Bretagne (Octobre 64). - Ehrard : influences favorables en 1964, mais "menaces de chute à partir du printemps 1965". Ce nonobstant, Ehrard a été réélu chancelier en octobre 1965. - Nasser : "quelques progrès en 1964, ... mais tout risque d'être remis en question en 1965 ?". Or, c'est en mars 1965 que Nasser a été élu président de la République. Trois jours après mourait l'ex-roi Farouk; la prédiction concernait peut-être ce dernier, par quelque "transfert" ? - Nehru : "bilan d'échec entre printemps 1964 et printemps 1965". Ce bilan n'a pas eu besoin d'être établi, Nehru ayant encouru un échec personnel définitif dès mai 1964 (date de sa mort). - Hassan II, Franco, auraient affronté des "échéances très critiques", pour leur personne ou leur pouvoir, le premier dans la seconde quinzaine de février 1964, le deuxième au printemps et à l'été 1965. La presse s'est montrée d'une discrétion absolue à cet égard ? Les appréciations générales sur l'évolution de la situation dans le monde sont d'une justesse de ton non moins stupéfiante. - Ainsi, André Barbault insiste lourdement (titres de chapitres) sur le contraste entre la grandeur (actuelle) des USA, - pour la richesse, la puissance et le prestige -, et leur proche décadence, leur éclipse au profit de l'URSS, appelée par son "grand essor économique" à devenir entre 1965 et 1969 "la première force planétaire". C'était là le défi de Mr. K. ("battre l'économie américaine avant la fin de 1970"), c'est aussi le pari de Barbault. Malheureusement pour eux, en 1971, le produit national de l'URSS dépassera de peu la moitié seulement du produit national des USA - une légère erreur d'appréciation, d'environ 500 milliards de dollars -. (Valeurs Actuelles, n° 1791, p.25). - La Chine nouvelle (i.e. populaire) a manifestement manqué de prendre le "tournant ultime" (?) qui lui était solennellement assigné entre avril 65 et février 66 (après une "heure cruciale" d'une durée de 10 semaines, entre mi-mars et fin mai 65); elle ne s'est donc pas retrouvée avec Washington et Delhi au "carrefour" situé au "niveau de la prochaine conjoncture internationale" (p.112) : expansion dynamique de la révolution chinoise (hors frontières ?), les choses se gâtant en Inde, notamment autour du 1er IV 65 ? En fait, Pékin s'est borné à faire exploser sa 2ème bombe atomique, le 14 V 65. (La révolution culturelle n'a commencé qu'en VIII 66). - A. Barbault envisageait clairement (p.130) l'entrée de l'Angleterre dans la communauté européenne, avec départ corrélatif de de Gaulle en 1965 (p.132). Selon lui, le train Europe, "remis en marche en avril-mai 1964" ?, après s'être orienté vers "une destination critique vers juillet 65" ?, devait "filer à toute allure, à la satisfaction de tous les voyageurs, à partir de juillet 66" ? - début d'une intégration supra-nationale des pays à l'Europe" (p.136). Cette esquisse lyrique s'avère sans rapports aucuns avec la réalité observée. - "L'effervescence dans le Tiers-Monde" devait affecter l'Afrique du Nord, spécialement le Maroc d'Hassan et la Tunisie de Bourguiba. Pourtant, c'est l'Algérie de Ben Bella (renversé en juin 65) qui en a éprouvé quelques effets mineurs, tandis qu'Hassan faisait plus figure de chasseur que de gibier (enlèvement de son adversaire Ben Barka en octobre 65). - La république Sud-Africaine célèbrerait "son 4ème et (soi-disant) dernier anniversaire sous la (sinistre) éclipse du 30 V 65". En foi de quoi, elle continue, 6 ans après, à se bien porter. - A Cuba, Castro a très bien surmonté le déclin qui devait le frapper entre novembre 64 et mars 65. Pour sa part, le président du Brésil n'a eu aucune peine à éviter "son élimination entre octobre et fin 65", car c'est justement fin octobre que le maréchal Branco, installé depuis la chute de Goulart en avril 64, a pris les pleins pouvoirs. Mais le présage s'appliquait peut-être à Goulart, avec une erreur d'un an et demi ? - Par contre, la révolution congolaise (déchéance de Tchombé, puis de Kasavubu) en octobre-novembre 65, les putschs en Indonésie (X 65), l'attentat contre le Chah (IV 65), ont été superbement dédaignés par l'astrologue. - Rien non plus au sujet de l'indépendance de la Rhodésie (novembre), qui souleva des passions dans plusieurs pays africains, provoquant la rupture des relations avec Londres (décembre 65). - Quant à Israël qui, "après de rudes difficultés en 1964, aurait la possibilité d'en finir (?) en 1965", trois faits seulement sont à retenir: - la decision de Bonn de ne plus livrer d'armes à Israël (février); - l'établissement de relations diplomatiques entre Bonn et Israël (mars); - le succès d'Echkhol aux législatives israéliennes (octobre). De manière plus systématique, on recense en 1965, sur 146 journées mémorables citées dans Le Spectacle du Monde (p.14-19, N° de I 66), 105 événements assez symptômatiques à divers titres, qui seront énumérés ci-après dans l'ordre chronologique. Aucun d'eux d'ailleurs n'atteint la dimension d'un fait de grande portée : en tous domaines, on observe la continuité ou le conservatisme, - rien qui évoque une nouvelle "crise mondiale" (p.24), une grande flambée (p.56) ou un bouleversement universel se déroulant à partir du printemps 65 (p.85). On remarquera pourtant que, dans cette année banale, on peut dénombrer sept événements pouvant être regardés comme l'expression d'une "pulsion pacifiante", et quatorze assimilables à des crises à retentissement international. Une proportion qui paraît assez logique en général, et qui donne à penser sur les chances de tomber à peu près juste, offertes en toutes circonstanes (sur ce plan) à tout prévisionniste même sans talent spécial, pourvu qu'il soit tant soit peu astucieux. 2 I L'Indonésie quitte l'ONU. 24 I Mort de Churchill. 27 I Khanh reprend le pouvoir à Saïgon. 28 I Mort de Weygand. 6-7 II Arrivée de Kossyguine à Hanoï, via Pékin. Début des bombardements du Nord-Vietnam par l'aviation américaine. 11 II Bonn cesse de livrer des armes à Israël. Mgr Duval et le clergé d'Alger choisissent la nationalité algérienne. 12 II Création en Mauritanie d'un groupement d'Etats francophones. 15 II Bonn cesse son aide à Nasser. 17 II Indépendance de la Gambie (ex-Guinée Britannique). 21 II Fièvre à Harlem, assassinat de Malcom X. 27 II Démission du gouvernement hollandais. 28 II Décès du président de la République Autrichienne. 7 III Marche des Noirs en Alabama, et répression. 9 III Mobilisation de la RAU contre les biens de l'Allemagne Fédérale. 14 III Nasser élu président de la République. Succès péroniste massif aux élections argentines. 17 III Mort de Farouk. 18 III Lancement de Voskhod II, marche d'un des pilotes dans l'espace. 19 III Nationalisation des compagnies pétrolières en Indonésie. Mort du chef de l'état roumain. 22 III Accord France-URSS au sujet du SECAM. 23 III Lancement de Gemini III. 30 III Rencontre Chou-en-Lai / Ben Bella. 8 IV Fusion des 3 exécutifs dans l'Europe des Six. 12 IV La France refuse d'admettre le contrôle du Parlement européen sur le budget de la Communauté Agricole. 17 IV Première usine d'uranium en RAU. 21 IV Prolongation de l'aide à l'Algérie pour 3 ans. 23 IV Licenciement chez Bull-France. 25 IV Putsch manqué à St Domingue. Agitation communiste au Vénézuela, en Colombie. 3 V Rupture Cambodge-USA. 6 V Fermeture de la mission culturelle française au Sud-Vietnam. 9 V Succès electoral de I. Smith en Rhodésie. 13 V Neuf pays arabes rompent les relations avec Bonn. 14 V Deuxième explosion nucléaire en Chine populaire. 18 V Réforme de l'enseignement en France. 21 V Etat de siège en Bolivie et en Colombie. Complot au Brésil. 1 VI Plan Ouest-Allemand pour l'Europe Fédérale. 3 VI Lancement de Gemini IV. 4 VI Les autorités ferment le lycée français d'Hanoï. 10 VI De Gaulle qualifie de Jean-Foutre les partisans de l'Europe supra-nationale. 19 VI Putsch algérien contre Ben Bella. 24 VI Rupture des relations diplomatiques du Sud-Vietnam avec la France. 28 VI Kadar abandonne la présidence du gouvernement en Hongrie. 30 VI Echec à Bruxelles des négociations sur le financement de l'Europe Agricole. 2 VII Nationalisation du commerce extérieur au Maroc. 3 VII Nationalisation du pétrole annulée au Brésil. 8 VII Démission de l'ambassadeur US à Saïgon. 13 VII Accords pétroliers franco-algériens. 15-18 VII Expériences spatiales (américaines et russes). 19 VII Arrangements commerciaux entre la Roumanie et l'Allemagne Fédérale. 20 VII Mort de S. Rhee à Honolulu. 21 VII Malraux à Pékin. 4 VIII Nouveau cabinet en Belgique. 7 VIII Le Vietcong demande officiellement le soutien de Hanoï. 8 VIII Eclatement de la Fédération de Malaisie. Victoire électorale de Tsirana à Madagascar. 11 VIII Violente émeute raciale à Los Angelès. 12 VIII L'URSS achète du blé au Canada et à l'Argentine. 22 VIII Lancement de Gemini V ; record de durée de vol. 25 VIII Cessez-le-feu au Yémen. 26 VIII Début des travaux du canal Mer Blanche-Baltique. 27 VIII Mort de Le Corbusier. 1 IX Remplacement de l'ambassadeur de France aux USA. 2 IX Fermeture par la France du consulat de Chine nationaliste en Polynésie. 3 IX Le gouvernement de St Domingue (constitué grâce à l'appui militaire des E.U.) est reconnu par Washington et par l'Amérique latine. 9 IX De Gaulle demande la révision de l'OTAN et du traité de Rome avant 1969. 10 IX Plusieurs pays prêtent à la Grande-Bretagne pour le soutien de la livre; la France n'y consent pas. 13 IX Pertes socialistes aux élections norvégiennes. 22 IX Morts accidentelles des guides L. Terray et Martinetti. 24 IX Formation du nouveau gouvernement grec après 2 mois de crise. 30 IX Putsch manqué contre Soekarno. 1 X Série de putschs en Indonésie. 4 X Paul VI à l'ONU. 10 X Triomphe du Parti de la Justice aux élections turques. 11 X Tchombé renvoyé par Kasavubu. 14 X Prix Nobel décerné à trois biologistes Français. 15 X Le Concile adopte la déclaration sur les Juifs. 16 X Arrivée du président de la RAU à Paris. 18 X Le parti communiste indonésien est interdit. 20 X Ehrard réélu chancelier. 27 X Le maréchal Branco prend les pleins pouvoirs au Brésil pour 2 ans. 28 X Enlèvement à Paris de Ben Barka. 2 XI Succès d'Echktol aux législatives en Israël. 4 XI De Gaulle annonce sa canditature à la présidence de la République. 8 XI Succès des libéraux aux élections canadiennes. 11 XI Indépendance de la Rhodésie. 17 XI Rupture de la Guinée avec la France. Pas de majorité pour l'admission de la Chine à l'ONU. 24 XI Mobotu dépose Kasavubu. Le président du Dahomey est exclu par le Parti Unique. 26 XI Une fusée Diamant lance au Sahara le premier satellite français. 5 XII Premier tour des élections présidentielles en France. 6 XII Fin du Concile du Vatican ; levée des excommunications reciproques Rome-Constantinople. Accroissement des crédits militaires en URSS. 9 XII Remplacement de Mikoyan (70 ans) à la tête de l'Etat soviétique. Mitterrand élu président de la Fédération démocrate et socialiste. 15 XII Rendez-vous de Gemini VI et VII réussi. 17 XII Plusieurs pays africains rompent avec Londres à cause de l'attitude de la Grande-Bretagne envers la Rhodésie. 19 XII Réélection de de Gaulle à la présidence de la République. - Voici maintenant comment l'astrologue paraît avoir envisagé la succession des périodes marquantes en 1965, autant qu'on puisse tirer de son texte quelques indications suffisamment nettes : I. - vers 8 janvier (entre 1er et 15) : actes constructifs, regain d'influence de l'ONU. II. - vers 8 mars (entre fin février et mi-mars) : entrée au "coeur de la crise", laquelle "s'étale sans discontinuer de fin février à mi-mai 1965". Ailleurs, le coeur de la crise (la même ou une autre ?) est situé entre avril et juin 65 (soit en moyenne vers 15 mai). III. - vers 25 mars (entre 20 et 30 mars) : zone critique... IV. - vers 1er avril (entre mi-mars et fin mai) : "heure cruciale" pour Pékin. V. - vers 12 mai (entre 5 et 20 mai) : nouvelle zone critique... VI. - vers 30 mai (autour de l'éclipse totale) : "carte blanche est donnée à la grande flambée, à la suite de la situation (probablement) amorcée dans la 1ère décade de décembre 64, et (probablement) relancée début 65 et surtout à partir de mi-mars" (p.56). Barbault ne fait pas allusion ici à une guerre mondiale, mais sans doute (p.85, 88, 90) à un affaiblissement spectaculaire, sinon au début d'un effondrement (économique, politique ?) des USA au bénéfice de l'URSS (p.97). Ailleurs, il parle d'une "fracture (sic) américano-européenne", d'un recul américain sur notre continent, vers mi-1965. VII. - vers 5 août ("en été") : "phase aigüe de l'échéance saturnienne" s'étendant - pour de Gaulle -, du printemps 65 au début 66 (p.154) ; "destination critique du train Europe". VIII. - vers 10 août : expansion soviétique (?) vers début août, puis détente en mi-août. IX. - vers 8 septembre (entre 1er et 15 septembre): étape de métamorphose politique importante (tant dans le monde communiste que dans le monde capitaliste). Retour au climat offensif "se prolongeant jusque fin janvier-mi-février 66", rebondissement (de la crise?). X. - vers 15 septembre : poussée soviétique (p.100). XI. - vers 15 novembre : tournant des destinées de l'URSS, en position de force exeptionnelle ; poussée soviétique entre 6 et 19 novembre. XII. - vers 6 décembre (entre 20 novembre et 22 décembre) : affrontements, contradictions, désordres. Moment critique... - Barbault propose en somme pour 1965 douze étapes assez typiques malgré leur énoncé confus ; en contre-partie, on peut raisonnablement prélever, dans le compte-rendu publié d'après Le Spectacle du Monde, les 12 événements suivants qui se distinguent par leur importance relative : A -2 janvier : l'Indonésie quitte l'ONU. B -6 mars : arrivée de Kossyguine à Hanoï , début des bombardements du Nord-Vietnam. C -7 mars : manifestation des noirs aux E.U. D -14 mars : élection de Nasser comme président de la République. E -25 avril : putsch manqué à St Domingue; agitation communiste au Vénézuela, en Colombie. F -19 juin : putsch algérien contre Ben Bella. G -16 juillet : plusieurs expériences spatiales aux USA et en URSS. H -11 août : grave émeute raciale en Californie. I -25 août : cessez-le-feu au Yémen. J -1er octobre : série de putschs en Indonésie. K -11 novembre : indépendance de la Rhodésie. L -19 décembre : réélection de de Gaulle. - Entre les deux calendriers, aucune concordance satisfaisante : Dans l'un et l'autre schéma, on compte moyennement une date marquante par mois. Soit, pour 12 épreuves et à 10 jours près - selon l'approximation suggérée par l'astrologue dans ses pronostics -, une probabilité de 8 coïncidences temporelles entre les deux listes. On ne dénombre que 5 coïncidences de cette sorte : I-A, II-C, VII-G, VIII-H, XI-K. L'impuissance à désigner les époques saillantes de l'année est ainsi patente. En outre, parmi ces 5 coïncidences, seule II-C est à la rigueur acceptable quant à la nature des effets, malgré l'évident rétrécissement de champ du phénomène "pressenti" (?) ; I-A et VIII-H sont assez nettement des contre-sens; les deux autres sont simplement des non-sens. Le caractère de contre-sens; les deux autres sont simplement des non-sens ; les deux autres sont simplement des non-sens. Le caractère de ces 5 phases n'a donc même pas été discerné correctement, dans l'ensemble. Par surcroît de précautions, une contre-épreuve a été effectuée. On a cherché dans la totalité des 105 événements tirés du Spectacle du Monde, les faits susceptibles d'une certaine adéquation - positive ou négative -, à ceux entrevus par l'astrologue (toujours à 10 jours près quant à la date). I - 30 XII 64 à 18 I 65 : 2 I : l'Indonésie quitte l'ONU (-), 12 I : création d'un groupe d'Etats francophones (+) II - 27 II à 18 III 65 : 7 III, marche des Noirs en Alabama (+) III - 15 III à 3 IV : rien de conforme (0) IV - 22 III à 10 IV : 30 III, rencontre Chou-en-Lai / Ben Bella (+?) V - 2 à 21 V : 3 V, rupture Cambodge-USA (+) VI - 20 V à 8 VI : 21 V, état de siège en Bolivie et en Colombie, complot au Brésil (+), 1er VI, plan ouest-allemand pour l'Europe Fédérale (-) VII - 26 VII à 14 VIII : rien de conforme (0) VIII - 31 VII à 19 VIII : 12 VIII, l'URSS achète du blé au Canada et à l'Argentine (-) IX - 29 VIII à 17 IX : 9 IX, de Gaulle demande la révision de l'OTAN (+?), 3 IX, reconnaissance du gouvernement conservateur de St Domingue (-) X - 5 à 24 IX : rien de conforme (0) XI -3 à 22 XI : rien de conforme (0) XII - 26 XI à 15 XII : rien de conforme (0) Si aucune divination ne s'est réellement exercée, on doit trouver sensiblement autant d'affinités directes, inverses et de "coups nuls". C'est bien ce qu'on constate : 6 (+), 4 (-), 5 (0). En toute objectivité, ce qui appert le plus sûrement de cette discussion, c'est la parfaite inanité de l'entreprise astrologique en l'occurrence. Le pronostiqueur, avec ses déclarations dramatiques, semble constamment en dehors du problème, quand il n'est pas d'aventure aux antipodes de la réalité. Son travail (221 pages) est littéralement "bon à mettre au cabinet". - En définitive, pour les deux séries prévisionnelles, un bilan désastreux : ce qui était annoncé ne s'est pas produit, ce qui est arrivé n'était pas prévu. Mais ce qui est plus pénible, c'est la prodigieuse outrecuidance ou l'aveuglement inquiétant du responsable qui ose présenter ses ours comme un témoignage de son éclatante supériorité technique, aux dépens de plusieurs confrères dont il dénonce les travers ("fatras d'élucubrations" chez Privat, "surabondance de prévisions" chez J. Viaud, assujettissement aux préjugés personnels chez Trarieux). Des tics dont ses propres oeuvres fournissent de multiples illustrations, dans un intarissable verbiage (et pourtant "le bon astrologue n'est pas bavard", à son gré). - On souhaiterait du moins que ceux qui s'abusent à ce point (ou feignent de s'abuser?) sur les mérites de leurs tentatives - même après le cinglant démenti des faits : cf. Cahiers Astrologiques, n° 126, I-II 67 -, s'obligent à garder leur auto-satisfaction pour l'usage interne, et s'abstiennent de propager leurs illusions ou de faire prendre allègrement à d'autres des vessies pour des lanternes. Car il n'est pas douteux que de telles billevesées, amplement diffusées de nos jours pour satisfaire une curiosité de mauvais aloi, contribuent puissamment à discréditer davantage encore l'astrologie auprès des esprits sensés, et par conséquent à rendre la tâche plus ardue à ceux qui s'efforcent d'établir la vérité en ce domaine. Rappel des oeuvres citées: H. Selva, Quelques considérations sur la véritable portée des prédictions astrologiques, Vigot, 1918, Paris. J. Delorme, Les grandes dates de l'époque contemporaine, PUF, 1967, Paris. A. Barbault, in Cahiers Astrologiques, Nice (XI-XII 1965) et n° 126 (I-II 1967). A. Barbault, in Cahiers Astrologiques, Nice, du n° 75 (VII-VIII 1958) au n° 91 (III-IV 1961). A. Barbault, La Crise Mondiale de 1965, Albin Michel, 1963, Paris. Le Spectacle du Monde, revue mensuelle, n° de janvier 1966. Valeurs Actuelles, hebdomadaire, n° 1791.

lundi 23 juin 2025

jacques halbronn Linguistique. Phonologie. Pour une théorie générale des affixes et la question de l'état neutre en sémiologie. Morphosémantique.

jacques halbronn Linguistique. Phonologie. Pour une théorie générale des affixes et la question de l'état neutre en sémiologie. Morphosémantique. Etat de la question wikipedia" "En morphologie, domaine de la linguistique, un affixe (du latin ad-fixus > affixus, « (qui est) fixé contre ») est un morphème en théorie lié qui s'adjoint au radical ou au lexème d'un mot. Des affixes peuvent se lexicaliser et donc devenir des morphèmes libres : c'est par exemple le cas pour le préfixe ex- dans une expression comme mon ex, à savoir mon ex-mari / -petit ami, etc. Selon la norme ISO 4:1997, un affixe est un « morphème, à l'exclusion des radicaux et des désinences, qui se fixe au début ou à la fin d'un radical pour en modifier le sens ou la catégorie lexicale ou grammaticale ». Cette norme distingue le préfixe, « affixe qui précède un radical ou un autre préfixe », du suffixe, « affixe qui suit un radical ou un autre suffixe ». Les affixes sont principalement de deux natures : les affixes grammaticaux et flexionnels et les affixes de dérivation". Selon nous, la notion d'affixe suppose un stade premier de neutralité dans la mesure ou un affixe peut signifier des valeurs opposées, ce qui est d'ailleurs, peu ou prou, lié à la dualité du préfixe et du suffixe. Cela apparait notamment, dans nos récents travaux, au niveau des marqueurs de passé et de futur. En français, le suffixe associé à un infinitif détermine le mode futur tandis que le préfixe concernerait, assez logiquement, le passé. Un principe d'ailleurs non respecté dans les langues sémitiques où le préfixe est lié au futur et le suffixe au passé. Il importe, selon nous, d'élargir les acceptions du mot "affixe" en ce que cela n'implique pas que celui-ci soit "collé" au mot qu'il précéde ou qu'il suit. Cela permet ainsi d'englober le futur des verbes, dans les langues germaniques ( will, wird) ainsi que les marqueurs négatifs (ne/pas) placés devant le terme à traiter; La question des préfixes englobe notamment la prononciation des "nasales". "Les règles de nasalisation du français transforment la prononciation des voyelles lorsqu'elles sont suivies d'une consonne nasale, créant ainsi des sons uniques qui font partie intégrante de la langue française. Ce processus phonétique est essentiel pour distinguer les mots, car il implique que le flux d'air soit redirigé par le nez. La compréhension de ces règles améliore la prononciation du français, et il est donc essentiel que les apprenants maîtrisent les voyelles nasales pour une communication claire et précise". Un préfixe peut en effet marquer négativement une proposition. Mais dans bien des cas, il aura perdu sa "nasalisation" et le français aura su maintenir celle-ci à la différence des autres langues latines (vamos, allons) ou germaniques (nein) non L'anglais, certes, distinguera pour l'article indéfini le "a" (bird (un oiseau) et le "an" (eye, un oeil), selon qu'il procéde un consonne ou une voyelles. Cette distinction n'est d'ailleurs plus en vigueur en français si ce n'est en tant que marqueur de genre, à l'oral du fait de la diphtongue (un/une, le "a" anglais dérivant du "un" français) Ce qui montre que les articles peuvent tout à fait être qualifiés d'affixe. D'ailleurs, en hébreu comme en arabe, l'article défini est attaché au mot qu'il désigne, ce qui explique que des emprunts à l'arabe aient englobé le 'al" (comme pour alcool, hasard etc) Il en est de même pour les "pronoms" -comme leur nom l'indique placés avant le nom. C'est ainsi qu'en hébreu et en arabe, les préfixes marquant le passé et le futur sont dérivés des pronoms personnels, avec d'ailleurs des exceptions pour la première personne du singulier (Katavti (j'ai écrit) au lieu de Katavni, par référence à 'Ani"(Je, moi) tout comme Katavnou (nous avons écrità renvoie correctement, cette fois, à Anahnou.(nous) qui comporte le même radical qu'au singulier avec le N comme marqueur tout comme le Thav est marqueur de la deuxiéme personne du singulier et du pluriel. Nous avons signalé la possibilité de considérer le verbe (auxiliaire) avoir comme pouvant servir de pronom personnel de par sa terminaison qui se retrouve dans la conjugaison du passé (en préfixe) et du futur (en suffixe) D'ailleurs, dans les autres langues latines, l'usage du pronom personnel est bien moins courant, à juste titre, qu'en français. (Yo)Te Quiero, je t'aime) On aura compris que la question des consonnes nasales autour de la consonne "N" (et accessoirement de la consonne "M") est absolument majeure et constitue une perte pour la plupart des langues ici référées. On a a ainsi la trace d'un processus tombé en désuétude en tant que marqueur du positif et du négatif. Prononcer "impossible" à la française est à comparer avec le traitement tant en anglais qu'en espagnol tout comme la forme "vamos" a perdu le "n" , alors qu'initialement on devait entendre, comme en français, le son "on"? Le tilde montre bien à quel point cette lettre avait un statut à part. Encore au XVIe siècle, le tilde annonçait la nasale associée à la voyelles. (cf "combien" dans la Préfacé à César dans les Centuries de Nostradamus). On aura compris que l'affixe, dès lors qu'il n'est pas spécifié, correspond à un état neutre, en puissance, indéterminé et pouvant inverser symétriquement l'acception d'un "radical", tout et son contraire. C'est dire toute l'importance qu'il convient de lui accorder en renforçant ses variations, au niveau phonologique. (morpho-phonologie) Ajoutons que les substantifs font appel à la suffixation: finales en "ment" (en anglais en ly), en té (en anglais en ty), en ure (aventure) etc En anthropolinguistque, nous dirons que selon le phénoméne de cyclicité, l'on est voué, périodiquement, à basculer d'une tendance A à une tendance B qui en prend le contre-pied, ce qui suppose des marqueurs suffisamment repérables, à l'oreille (phonologie). Les langues qui ne disposent plus de marqueurs suffisamment accentués sont en état de dysfonctionnement et présentent une ergonomie médiocre; avec des conséquences pouvant se révéler très significatives. En ce qui concerne la question des liaisons, c'est une cause de confusion pour le passage de l'"écrit à l'oral en ce que cela génére une certaine indétermination, ce qui expliquerait le flottement existant quant à la prononciation des consonnes finales puisqu'avec la liaison, le "r" de l'infinitif se fait entendre devant une voyelle mais pas devant une consonne. (cf notre mémoire Linguistique de L'erreur Et Epistemologie Populaire. Mémoire sur les emprunts linguistiques, sous la direction de Louis Jean Calvet . Paris V 1987/.. Dans ce mémoire, il y a près de 40 ans, nous accordions une certaine importance à l'erreur. C'est ainsi que la régle des affixes a pu affecter des cas non concernés par la dite régle. On aura ainsi traité un début de mot sans tenir compte de l'existence ou non d'un préfixe (pronom, négation (privatif), démonstratif, article, auxiliaire avoir comme marqueur du passé etc) Le fait de coller une consonne contre un radical implique que nous ayons affaire à deux mots au départ distincts (comme article plus radical) Exemple; "un p'tit peu" n'est pas acceptable car il ne s'agit pas alors de combiner deux facteurs. En fait, les préfixes jouent un rôle déterminant sur le plan sémantique. Une grande partie de la signification d'un mot étant tributaire de son préfixe, ce qui relativise singulièrement l'importance à accorder au radical, ce dernier étant voué à changer de sens selon le préfixe qui lui est attaché et qu'il partage avec toute une série de radicaux. Tous les mots commençant par le même préfixe présentent des points communs et ce sont ceux-ci qui déterminent le sens à assigner au dit préfixe. On pense au préfixe "pré" dans prévoir, prédire, prémonition, préférer, présenter, prénom, présage, prévenir etc , il indique bien ce qui vient avant ou ce qui est annoncé avant. Le seul fait de connaitre le sens du préfixe suffit à se faire une première idée du mot ainsi concerné; Voir aussi, les préfixes "en" et "dé", entre autres. A contrario, les suffixes ne sont pas spécialement porteurs de sens et ne jouent qu'un rôle morphologique. D'où la discipline de "morphosémantique" qui englobe les divers affixes.(https://fr.linkedin.com/pulse/morphos%C3%A9mantique-des-pr%C3%A9fixes-et-suffixes-jacques-halbronn) En ce qui concerne la didactique des langues, la méthode des affixes que nous préconisons nous semble promise à un bel avenir. il convient de décomposer systématiquement le mot en faisant apparaitre ses affixes. Si l'on prend, par exemple, le mot "Renaissance", on relévera le préfixe "re" et le suffixe 'ance", ce qui permettra de dégager le verbe naitre, le participe "né". Mais ajoutons que l'usage du Shewa vaut aussi pour les suffixes, en français: c'est notamment le cas pour la formation du futur à partir de l'infinitif. En italien, nous trouvons abbiamo mangiato et mangeremo. mais il n'y a pas de recours au shewa.Quant à l'espagnol, il utilise volontiers le verbe "tener" pour "avoir! /Le suffixe utilisant le verbe avoir, comporte un shewa à l'oral; manger, je mang(e) rai) pour la première conjugaison. On note que le français fait un usage du shewa à l'oral plus systématique que l'hébreu. Il nous faut signaler en français une particularité du passé composé, lequel fait appel dans certains cas à l'auxiliaire "être": il a tué et il s'est tué, il a trompé, il s'est trompé. Cela concerne la forme réflexive. Mais l'on trouve "il est parti" et non pas "il a parti". Bibliographie Blogger.com http://editionsgrandeconjonction.blogspot.com › 2023/10 "La fonction morphologique et phonologique des diphtongues." Unblog.fr http://nofim.unblog.fr › 2023/12/22 › jacques-halbronn... "Pour nous, une langue doit comporter des marqueurs phonologiquement forts tout comme une société, les deux plans étant interdépendants." JHB 23 06 22

samedi 21 juin 2025

jacques halbronn Diversité des dieux, des lois, des sociétés, des peuples.

jacques halbronn Diversité des dieux, des lois, des sociétés, des peuples. Il y a divers types de lois et de dieux, les lois et les dieux émanant des sociétés et des lois et des dieux issus de la Nature ou de la SurNature. Feuerbach affirmait que les dieux étaient des créations des humains. Il importe absolument de ne pas confondre ces différents niveaux, on a d'un côté des fabrications humaines en matière de lois et de dieux et de l'autre des dieux et des lois qui ne dépendent pas des sociétés humaines mais les impactent. Mais il importe également de ne pas confondre les rassemblements de population, constitués artificiellement et ceux qui, en quelque sorte, préexistent, "naturellement". Dans l'Ancien Testament, on trouve d'une part un dieu premier créateur du Ciel et de la Terre et des dieux liés à des peuples spécifiques selon la formule: tu est mon peuple et je serai ton Dieu. On admettra que chaque peuple peut générer un certain dieu avec lequel se constituera un lien exclusif. Abordons à présent le cas de rassemblements artificiels, c'est le cas du Suffrage Universel où l'on invite à voter au même moment des populations extrémement variées spatialement à la différence des élections par circonscriptions, pour des populations bien circonscrites: Le cas de la Shoah est caractéristique de "concentration" non spontanée de populations, pour un espace temps donné, qui ne forment pas pour autant société. Auschwitz est le cas d'un rassemblement artificiel, décrété par les nazis, à la différence du génocide arménien (1915) qui visait une région bien précise, marquée par des pratiques sociales locales, linguistiques communes. En ce sens, force est de constater que le XXe siècle aura produit, à propos des Juifs, doublement des artefacts, d'une part avec la mise en place de "camps de concentration" et de l'autre, en instaurant un "Foyer Juif" pour une population hétérogéne dispersée parmi les nations. Nous dirons qu'il existe trois idées de "Dieu", celle spinoziste d'un Dieu à l'origine de l'univers (Deus sive Natura), un dieu lié à un certain peuple et entre les deux, un Dieu créateur de notre monde "terrestre", tel que décrit dans Genése I. Les Juifs se répartissent entre ces trois idées: les uns à la suite de Spinoza, d'autres sont liés à un Dieu s'adressant aux "Enfants (Beney) d'Israel" (Livre de l'Exode) et restent fidéles à l'idée d'une Terre Promise (sionisme). Pour notre part, nous penchons vers un dieu vénu formater notre Humanité et notre Terre, ce qui correspond à l'esprit d'un judaisme diasporique, selon lequel une certaine humanité incarne le programme du plan divin en rapport avec la prophétie de Jérémie sur la "Nouvelle Alliance" (Ch XXXI, 31), notion récupérée abusivement par le christianisme et son " Nouveau Testament" JHB 21 06 25

Jacques halbronn: son CV dressé par la Faculté Libre d'Anthropologie de Paris

Faculté Libre d'Anthtopologie de Paris Jacques Halbronn Ses origines juives ont marqué son itinéraire et sa production. En 1978, il a fondé le Centre d'Étude et de Recherche sur l'Identité Juive (CERIJ). En 1979, il soutient une thèse de 3e cycle sur "le monde juif et l'astrologie". Parallèlement, il développe un autre pôle d'activités, consacré justement à l'astrologie. En 1975, il fonde le Mouvement Astrologique Universitaire et organise dans ce cadre pendant un quart de siècle un grand nombre de colloques tant en France qu'à l'étranger. Il aura ainsi conféré à la vie astrologique en France un impact international pendant une dizaine d'années (1974-1984) qu'elle n'avait pas connu précédemment et qu'elle ne connaîtra probablement plus à l'avenir. En tant que chercheur, il a soutenu en 1999 une thèse d'État "Le texte prophétique en France", à Paris X Nanterre, dans laquelle il a notamment repensé complètement la bibliographie attribuée à Nostradamus. Enfin, il s'est consacré à la question des cycles qui est pour lui un élément essentiel pour l'épistémologie des Sciences Humaines. Il a animé à la Faculté Libre d'Anthropologie de Paris, au début des années 1990 un séminaire de linguistique. Il collabore comme responsable de rubrique avec l'équipe éditoriale de Hommes et Faits. Travaux et publications Livres et mémoires académiques NB Cette liste ne comporte pas les articles parus dans divers cadres, ni les activités de congrès ni les livres que nous avons suscités en tant directeur de collection aux Editions Guy Trédaniel et responsable des Éditions de la Grande Conjonction.. 1976 Introduction à la réédition des Remarques Astrologiques de Jean Baptiste Morin de Villefranche, Paris, Retz 1976 Clefs pour l’astrologie, Paris, Seghers 1976 Maîtrise d'Hébreu . Paris III 1977 Traduction du Livre des Fondements Astrologiques d'Abraham Ibn Ezra, Préface G. Vajda, Paris, Retz 1979 Dir. Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau Ed Albatros 1979 Doctorat en Etudes Orientales( Paris III et Ecole Pratique des Hautes Etudes Ve section.) La problématique astrologique chez les principaux penseurs juifs du Moyen Age espagnol. 1979 Recherches dans le cadre du CNRS (Institut de Recherche et d'Histoire des Textes.) 1981 DEA Linguistique Lille III sur les Jugemens astronomiques d’Auger Ferrier (1550) 1981 Le Grand Livre du Sagittaire Ed Tchou 1981 Dir. L'âge d'or ou la fin des temps in Le Grand Livre des Prédictions Ed Balland 1982 Dir. Collection Zodiaque Ed Solar 1983 Mathématiques Divinatoires, préface J. Ch. Pichon, Ed Trédaniel 1984 Le guide de la Vie Astrologique , Préface R. Changeux, Ed Trédaniel 1985 Le Monde Juif et l'Astrologie, histoire d’un vieux couple, Milan, Arché 1986 (avec S. Hutin) Histoire de l'Astrologie Ed Artrfact Henry Veyrier 1990 (avec A. Rose et A. Kieser) Eloge de l'Erreur etc., Paris, Le Lierre et le Coudrier 1990 (avec D. Labouré) Ed. Introduction au Jugement des Astres de Claude Dariot, Ed Pardès 1991 Catalogue de la Bibliotheca Astrologica Ed La Grande Conjonction. 1992 (avec Guy Le Clercq) Etudes sur Michel Gauquelin (à la suite des Personnalités Planétaires ) Ed Trédaniel 1992 Réédition Collection Zodiaque Ed Solar et France Loisirs. 1992 (avec P. Curry et N. Campion) La vie astrologique il y a cent ans . Ed Trédaniel 1993 Clefs pour l'Astrologie . Nlle. Ed Seghers 1993 Etudes autour des Editions ptolémaïques de Nicolas Bourdin (avec le Commentaire du Centilogue de Ptolomée) Ed Trédaniel 1993 Recherches sur l'Histoire de l'Astrologie et du Tarot (avec Etteilla L'Astrologie du Livre de Thot) Ed Trédaniel 1994 Astrologie et prophétie. Merveilles sans images, Catalogue de l’exposition organisée à la Réserve de la Bibliothèque Nationale, Paris, Imprimerie Nationale 1995 La vie astrologique, années trente cinquante, Paris, Trédaniel 1995 Le milieu astrologique, ses membres, ses structures, DESS, Paris VIII 1997 Guide astrologique, Paris, O. Laurens. 1999 Le Texte prophétique en France. Formation et fortune, thèse d’Etat, Paris X 2001 Catalogue alphabétique des textes astrologiques français (CATAF), Site CURA.free.fr 2002 Le Texte prophétique en France. Formation et fortune, Villeneuve d’Ascq, Presses Universitaires du Septentrion 2002 Documents inexploités sur le phénomène Nostradamus; Feyzin, Ed. Ramkat 2002 Le sionisme et ses avatars au tournant du Xxe siècle, préface H. Gabrion, Feyzin, Ed. Ramkat 2002 Audition pour la chaire des « Courants ésotériques dans l’Europe Moderne et Contemporaine », Paris, Ecole Pratique des Hautes Etudes, Ve section.