Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
jeudi 23 mars 2023
jacques halbronn Astrologie EXOLS Le changement de phase en URSS et en France (1856) puis en Istael et en France (2023)
jacques halbronn Astrologie EXOLS Le changement de phase en URSS et en France (1956) , puis en Israel et en France (2023)
Il est souhaitable de procéder sur un mode comparatif en Astrologie et c’est pourquoi nous aborderons successivement les impacts de Saturne au même moment dans des pays fort différents, ce qui permettra de relativiser les problématiques locales..
I Le paaralléle URSS France Equinoxe solstice (1955
En 1956, réunion du XXe Congrès du Parti Communiste du Parti Communiste qui dénonce le pouvoir personnel de Staline. Saturne est entrée en phase solsticiale. Au même moment, Saturne entrait en Sagittaire, marqueur de phase solsticiale. On voit que la mort de Staline, contrairement à ce qu’écrit André Barbault, n’aura pas été immédiatement suivie d’effets considérables et il fallut attendre un changement de phase, la solsticialité prenant nécessairement le contre pied de l’équinoxialité, et pronant une collégialité et une démocratisation que l’équinoxialité tend à éclipser. En France, Pierre Mendés France en 1954 se caractérise par une certaine concentration des pouvoirs, cumulant le poste de Président du Conseil et de Ministre des Affaires Etrangères. La phase solsticiale qui suivra en 1956 lui sera fatale. On peut penser que si Staline n’était mort en 1953, le passage de Saturne en phase solsticiale ne lui aurait pas été favorable. L’année 1956 sera éprouvante tant pour l’URSS que pour la France avec d’un côté le probléme de la Hongrie et de l’autre de l’Algérie dont les successeurs de PMF ne sauront pas se dégager comme cela avait été le cas avec PMF pour la Tunisie (.discours de Carthage » (31 juillet 1954) et l’Indochine. On aura compris que ce n’est pas la conjonction Saturne Neptune de 1953 -avec la mort de Staline – qui joue ici mais bien le passage de Saturne d’une phase équinoxiale à une phase solsticiale en 1956.
II le paralléle France Israel Solstice- Equinoxe (2023)
La situation est ici inversée puisqu’il s’agit cette fois de la transition d’une phase solsticiale vers une phase équinoxiale, ce qui correspond à une intention marquée de réforme qui entraine dans les deux cas un fort mouvement de protestation. Dans le premier cas, le passage de la phase équinoxiale vers une phase solsticiale affaiblira le pouvoir, d’où des remises en question de la domination étrangère mal supportée. En Israel, l’opinion s’insurge
Sur Internet
« Depuis l’annonce, au début de janvier, du projet de réforme par le gouvernement le plus à droite de l’histoire d’Israël, des manifestations massives ont lieu toutes les semaines dans le pays, pour dénoncer ce que ses détracteurs qualifient de dérive antidémocratique. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et ses alliés estiment la réforme nécessaire pour rétablir un rapport de force équilibré entre les élus et la Cour suprême, qu’ils jugent politisée ».
« Après l’adoption par le Parlement de la retraite à 64 ans ce lundi soir, après le rejet de peu d’une motion de censure, « Élisabeth Borne a indiqué qu’elle saisirait « directement le Conseil constitutionnel » pour un examen du texte « dans les meilleurs délais ».
On signalera les précédents de 1789 et de 1804. En 1789, en phase équinoxiale on va vers un changement de régime avec le passage à une monarchie parlementaire sous Louis XVI puis en 1792 avec la Ière République et en 1804, ce sera le passage à l’Empire avec le général Bonaparte., toujours en phase équinoxiale, 15 ans plus tard.
Notons qu’en 1965, De Gaulle sera mis en balottage, ors de la première élection à la présidence de la République au suffrage universel (refusé par la Gauche) en phase équinoxiale. ce qui correspond à une forme de protestation qui se confirmera en 1969 avec le rejet du référendum de 1969.
»Le 27 avril 1969, le non l’emporte à 52,41 %. La question posée aux Français était la suivante : « Approuvez-vous le projet de loi soumis au peuple français par le président de la République et relatif à la création de régions et à la rénovation du Sénat ? »
. La participation est de 80,13 %. On insistera sur le fait que les réactions ne sont pas le fait des phases elles mêmes mais de leur mauvaise réception.
mercredi 22 mars 2023
mardi 21 mars 2023
jacques halbronn Nosradamus Le lien entre sa prose et les quatrains qui en dérivent.
jacques halbronn Nostradamus . Le lien entre sa prose et les quatrains qui en dérivent
Nous compléterons-20 ans après - notre étude de 2002 (Ed Ramkat) "Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus en ce qui concerne la genése complexe de l'Epitre à Henri II.
Il convient de distinguer trois temps.
I La première épitre de 1556 Nous l'avions reproduite en 2002 mais Ruzo en avait déjà fourni des éléments photographiés dans son Testament de Nostradamus (Rocher 1982, traduit de l'espagnol).
II Cette épitre inspirera évidemment les rédacteurs de l'Epitre placée en tête du second volet des "Prophéties".
III Mais tout laisse à penser que cette présence de l'Epitre à Henri II remaniée a du se substituer à une Epitre au pape Pie IV (cf sur cette épitre un premier article paru dans la revue Réforme Humanisme Renaissance, dès 1991), initialement prévue pour être placée en tête du dit second volet.( http://cura.free.fr/dico-a/1404-1562.html)
En effet, nous avons montré (cf notre post doctorat, EPHE 2007 sur le dominicain Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle) que les quatrains des almanachs ( les "présages"), qui avaient servi de référence, de modéle pour la production des quatrains centuriques étaient issus des textes en prose de Nostradamus. Le lexique des quatrains des almanachs recoupe très largement celui de la prose des années correspondantes. (cf notre mise en ligne du post doc sur la plateforme SCRIBD. On trouvera notre thèse à la Bibliothèque du Warburg Institute de londres et à la Bibliothèque Saulchoir des Dominicains, à Paris;
Quand on étudue les soures des quatrains 76 et 77 de la Centurie VIII, en tête du second volet, on tombe sur des passages qui ne sont compréhensibles que par rapport à un texte en prose. En ce qui concerne les liens entre la prose des préface et des épitres, on trouvera dans la Préface à César des éléments se retrouvant dans les premiers quatrains de la première Centurie (;https://editions-arqa.com/2011/03/02/28-2-2011-nostradamus-l-etude-negligee-des-epitres-centuriques-en-prose/
Un seul terme suffit à emporter notre conviction, celui de "macelin" qui ne s'entend que si on le rapport à l'Epitre de Nostradamus à Pie IV puisqu'il s'agit d'une référence à Marcelin, devenant macelin, comme l'indique Nostradamus, si on ôte le 'r". Dès lors que l'on aura remplacé l'Epitre à Pie IV par une prétendue Epitre de 1558 à Henri II, ce terme "macelin" devient initelligible tout comme la mention de 27 années qui vise 1594 si l'on sait que Nostradamus faisait naitre ce personnage en 1567.
JHB 21 03 23
jacques halbronn Astrologie EXOLS La phase solsticiale est marquée par un recul. De Gaulle 1961, Chirac 2003n Obama 2013
jacques halbronn Astrologie EXOLS La phase solsticiale est marquée par un recul De Gaulle 1961, Chirac 2003, Obama, 2013
La phase équinoxiale est le temps des déceptions par rapport à une personnalité dont on attendait plus de courage. Nous prendrons trois exemples étalés sur plus d’un demi-siècle et qui auront durablement frappé les esprits.
En 1958 De Gaulle devenu président du conseil va déclarer un « Je vous ai compris » qui est perçu comme une volonté de « tenir bon » sur l’Algérie Française et le référendum sur l’autodétermination sera vécu comme une trahison par les « Pieds noirs »On est en phase solsticiale depuis 1956 et en 1962, ce seront les Accords d’Evian..
En 2003, Jacques Chirac,réélu l’année précédente, refuse de suivre les Américains quant à l’intervention en Irak et l’on se souvient du discours de Dominique de Villepin, devant l’ONU. Ce sera fort mal vécu par nos « alliés » historiques outre Atlantique. A nouveau, on est en phase solsticiale, depuis 2001.
En 2013, situation inverse, c’est Barak Obama qui renonce à intervenir en Syrie, en dépit de ses engagements, ce qui lui sera fortement reproché par la France. Encore un coup de la phase solsticiale. On pourrait également citer le cas de Menahem Begin qui acceptera de rétrocéder le Sinai à l’Egypte d’Anouar El Sadat, à la suite de la Guerre du Kippour (1973). C’est encore l’effet solsticial qui avait joué.
Chaque fois, on aura assisté à un dégonflement, à un recul.
Inversement, en phase équinoxiale, certains acteurs seront actuellement, en 2023, salués pour leur courage, comme actuellement en ce qui concerne l’affaire Ukrainienne. La phase équinoxiale révéle notamment une certaine incompétence qui avait prévalu en phase solsticiale laquelle succède à une phase équinoxiale en perte de vitesse avec son cortége de déceptions et de désaveux.
Cela vaut tout autant, d’ailleurs, dans la sphère privée où des promesses ne seront pas tenues, en phase solsticiale, car les gens se seront trop avancés et reviendront sur leurs engagements, par manque d’audace.
De telles reculades conduisent à un discrédit des personnages dominants, ce qui constitue une chance pour des protagonistes aux états de service moins prestigieux qui seront d’autant plus manipulables qu’ils auront été instrumentalisés en jouant sur leur vanité.
JHB 21 03 23
jacques halbronn Linguistique Pour une restauration du traitement oral du mode féminin en français à partir de l'anglais
Jacques halbronn Linguistique Pour une restauration du traitement oral du mode féminin en français à partir de l’anglais
A noyte grand mère maternelle , autrice d’un traité d’orthographe. (cf sa norice sur Wikipedia « Claude Jonquière »)
En un temps où l’on essaie à tout prix de différencier la forme (inclusive) féminine en français (écrivain/écrivaine etc), il nous semble nécessaire de faire le point sur la prononciation française du féminin ainsi que de l’adverbe qui se construit sur une base féminine (précieux, précieuse, précieusement) mais aussi du pluriel de l’indicatif à la troisiéme personne, qui sont autant de formes « longues » par rapport au masculin qui serait marqué par une contraction et notamment par un processus de diphtongation alors que le féminin tendrait à dé-diphtonguer. Il conviendrait de rétablir notamment la forme orale du « ent » -totalement disparue en français oral et nous prendrons pour exemple la prononciation anglaise de l’adjectif « différent » et du substantif « différence ». Cette occultation de l’écrit en « nt » conduit à un déséquilibre facheux pour la conjugaison française puisque « il chante » s’entend comme « ils chantent ». Cette étude pourrait faire l’objet d’un mémoire universitaire. Nous dirons que l’anglais aura conservé la forme féminine du français mais manqué sa forme masculine notamment sous l’angle de la diphtongation. En ce sens, il y aurai complémentarité entre l’emprunt de l’anglais au français et l’évolution du français conduisant à un traitement déficient du féminin.
I La formation de l’adverbe en français
Il ressort que le français forme ses adverbes à partir de l’adjectif mis au féminin comme pour grand qui donne grande et grandement ou haut/haute/hautement si ce n’est que le français ne rend pas correctement la prononciation de l’adjectif au féminin ni celle de l’adverbe, puisque dans les deux cas, il maintient une diphtongue et ne réalise pas sa résolution en restituant le son « n », « mangé » par la dite diphtongue. Il en est de même pour le substantif comme gouvernement, parlement qui est correctement rendu en anglais et incorrectement en français, la forme « ment » n’étant pas censée être diphtonguée.
II la prononciation de la troisiéme personne du pluriel de l’indicatif
Comme il a été dit plus haut, d’où des formes « muettes » en « ent », qui sont tout à fait aberrantes et ne suivent aucune régle pertinente puisque le « ent » n’est ni diphtongué ni non diphtongué, une solution bancale ayant de facto fini par s’eimposer. Prenons le verbe penser à l’infinitif, qui a été immortalisé par le cogito cartésien: je pense donc je suis et qui à l’écrit donne « ils pensent ». Tout sonne faux ici car la diptongue du singulier ne devrait pas faire entendre le « s » de je pens (qu’il faudrait d’ailleurs écrire « je pens » puisque pour nous c’est le sujet qui détermine la prononciation et non la présence ou l’absence du « e » après la consonne, comme cela est enseigne couramment. Au pluriel « ils pensent » devrait se prononcer en résolvant la diphtongue et en rendant le « n » occulté par celle ci comme dans l’exemple donné plus haut pour le « en »de différent(e). Cela vaut aussi pour le passé simple: ils mangèrent où le « ent » ne saurait ni être muet comme cela se pratique actuellement ni diphtongué. Quid des formes en « ont » à commencer par le verbe avoir? Il (elle) a au singulier, ils ont au pluriel. ou bien il est , ils sont . On pense à la chanson « Ainsi font, font, font les petites marionnettes etc » On a le cas de « il prend », « ils prennent » qui marque bien le rapport diphtongue – non -diphtongue. Il ressort que le son « on » n’est pas acceptable au pluriel, lequel doit absolument faire « sonner » la lettre « n ».
III l’anglais gardien de la forme féminine du français oral.
On aura compris que, selon nous, l’anglais aura perpétué les formes dé-diphtonguées du français oral comme pour « gentle » que l’on connait bien dans « gentleman ». On est parti de « gentil » qui donne au féminin « gentille » mais la diphtongue au féminin est irrecevable au masculin. Or l’anglais ne prononce pas « gentil » selon la régle française de diphtongation tout comme le français ne prononce pas correctement le féminin qu’il ne sait plus dé-diphtonguer.
On aura remarqué que l’échec dans la prononciation différenciée du féminin rejaillit sur celle du masculin. Des formes comme « je pense », « je mange » comportent des diphtongues censées occulter la consonne finale et peu importe que figure in finé un « e » car ce n’est pas là la bonne régle.
IV Autres exemples de dé-diphtongation en français.
Le passage de nation à national, du verbe à l’adjectif se réalise par une dé-diphtongation du nom au niveau de l’adjectif. De même pour violon et violoniste, espion et espionner. C’est dire que la dédiphtongation est bel et bien la régle sur le plan de la dynamique lexicale.
V Les formes diphtongables tombées en désuétude
Comment se fait -il qu’en français on trouve des diphtongues au pluriel qui n’ont pas de correspondant au singulier? Ainsi, on trouve, ils ont face à ‘il a « , ils font face à il fait etc alors que toute forme doit comporter une double prononciation variant selon le contexte. Selon nous, il s’agit là d’une dégradation du systéme, ce qui peut s’expliquer éventuellement par un alignement de l’écrit sur l’oral lorsque la forme orale n’est pas identifiée en tant que diphtongue, d’où l’absence de la lettre « n » qui est un facteur constitutif de la diphtongation. On note qu’en anglais, l’article indéfini est rendu soit sous la forme ‘an » devant une voyelle et « a » devant une consonne, ce qui montre la volatilité du « n ». Reprenons l’exemple donné plus haut : ‘ils mangent » doit avoir une double prononciation à partir d’une forme écrite unique. Tantôt, l’on diphtonguera, tantôt on ne le fera pas et l’on fera résonner le « n » occulté en cas de diphtongue, ce que l’on retrouve au participe présent « mangeant » qui devrait valoir pour l’indicatif présent.
JHB 20 03 23
lundi 20 mars 2023
jacques halbronn La problématique de l'instrumentalisation Astronomie-Astrologie Médecine- psychologie
jacques halbronn La problématique de l'instrumentalisation: Astronomie-astrolog médecine-psychologie.
En 1986 -il y a 37 ans- dans notre essai sur 'La pensée astrologique" (in L'étrange histoire de l'Astrologie avec Serge Hutin, Paris, Ed Artefact), nous avions mis en avant la notion d'instrumentalisation pour rendre compte du processus de formation de la théorie astrologique. Nous voudrions ici développer cette piste qui nous apparait en effet comme une clef indispensbale pour l'historien de l'Astrologie, au XXIe siècle.
I les rapports astrologie -astronomie Ce n'est pas parce que l'astrologie emprunte à l'astronomie -et donc l'instrumentalise (cf supra) que tout ce qui reléve de l'astronomie ou en tout cas du systéme solaire, doit impérativement être prise en compte et intégré dans son"savoir". C'est là un piége courant pour l'historien que d'aller croire que la mise en évidence d'une source signifie que tout ce qui a trait de près ou de loin à celle-ci concerne ipso facto sa recherche.
En l'occurrence, toute la question pour la recherche astrologique (RA) consiste selon nous à déterminer ce qui est utile pour l'astrologie, à discerner ce qui est à prendre et à laisser, dégageant ainsi le bon grain de l'ivraie. Or, il semble bien que le plus souvent l'astrologie aura mélangé le contenu et le contenant, ce qui rend le résultat immangeable. C'est donc, épistémologiquement, au chercheur de faire le tri et c'est ce à quoi se sont réfusé depuis le XIXe siècle- face à l'afflux de nouvelles données astronomiques, la plupart des astrologues.
Mais toute la question n'est- elle pas justement de déterminer une méthodologie permettant d'opérer un tel tri. Il ne s'agit pas tant de fixer pour chaque planéte une fonction spécifique mais bien plutôt de décider si telle planéte fait ou non sens par rapport à la raison d'être de l'astrologie qui est, selon nous, la bonne gouvernance de la Cité. L'astrologue n'a donc aucune obligation de mobiliser tout ce qui est apparu dans le systéme solaire, ce qui nous aura conduit à publier dans la réédition de Clefs pour l'astrologie, (pp. 132-138) voilà exactement trente ans, début 1993, un PU (Paradigme Universel) articulé sur la seule planéte Saturne- ce qui sera prolongé l'année suivante par une application sous le nom de l'Astrologie selon Saturne.
Récemment nous avons montré que l'astrologie dans son découpage en 4 du cycle d'une planéte, ne devait pas obligatoirement s'axer sur les équinoxes et les solstices, tels que définis par les astronomes, à savoir le début des 4 signes cardinaux car nos travaux -qui ont l'avantage d'être assez rigoureux et précis dans leur formulation et leur interprétation- pointaient le début des signes équinoxiaux. Ajoutons que les astronomes avaient découpé le parcours des planétes en 12 secteurs à l'origine du nom des constellations; inspirés par une iconographie des "travaux et des mois".(cf les Livres d'Heures, ex/ Les Très Riches heures du Duc de Berry) Une erreur commune consiste à établir un lien entre signes et planétes au point d'affirmer qu'il importe que l'astrologie différencie les planétes comme elle le fait pour les signes alors que les unes sont mobiles et les autre fixes, et que ce qui est mobile a vocation à être minoritaire par rapport à ce qui est fixe; du fait même de cette mobilité sous tendant une omniprésence. On comparera la planéte à un homme et les signes à un ensemble de femmes fécondé par celui-ci.
Or, dès 1994, dans L'Astrologie selon Saturne (cf supra), notre étude allant de 1789 à 1995, montrait que Saturne se trouvait plus en poissons qu'en bélier, de 30 ans en 30 ans et nous avions prudemment signalé ce point en renonçant au référentiel du 0° bélier, tout en signalant qu'on en était chaque fois à l'approche d'une telle "conjonction" planéte..signe.
Donc, là encore, comme dans le cas de la planéte opérationnelle en astrologie, il s'agissait d'en fixer les structures périodiques; De fait, en passant des signes cardinaux aux signes mutables qui les précédaient, nos corrélations évenementielles se révélérent bien plus flagrantes et spectaculaires;
II Les rapports psychologie médecine- astrologie
. Passons à présent à l'instrumentalisation de l'astrologie par la psychologie et la médecine, ce qui ne date pas d'hier, ce qui touche à la question notamment du thème natal, devenu la pierre de touche de l'astrologie, notamment chez Jean Pierre Nicola (RER, théorie des Ages).
Selon nous l'astrologie et l'astronomie auront été, à un certain stade de son Histoire , récupérées par la médecine et la psychologie, laquelle pensait y trouver un substrat scientifique. On pense à la doctrine hippocratique des 4 tempéraments à la charnière médico-psychologique.
Or, il importe de ne pas laisser l'astrologie se faire instrumentaliser par une idéologie individualiste qui sous tend la démarche médico-psychologique et thérapeutique. Or, comme nous l'avions enoncé dès 1976, il y a 47 ans - dans la première édition de nos Clefs pour l'Astrologie (dès la 4e de couverture), nous demandions -bien en vain - que l'on évacuât le thème natal de la panoplie astrologique car c'"était selon nous un facteur toxique, parasitaire tant il est vrai que l'instrumentalisation parasite à la fois le sujet et l'objet d'un tel processus mimétique .
En fait, le thème natal combine les diverses formes d'instrumentalisation puisque non seulement, il propose à l'astrologie une structuration du temps totalement aléatoire et individuelle non pas articulée sur une cyclicité générale valable synchroniquement pour tous les humains-lesquels ne la vivent pas nécessairement de la même façon- mais en plus, il mobilise l'ensemble du systéme solaire, chaque planéte se trouvant par ailleurs associée à une divinité mythologique et chacun des signes zodiacaux apportant sa propre tonalité. Pour nous, le thème natal est porteur d'une tentation pour l'astrologue, qui lui ouvre une infinité de possibles. Même la théorie des âges, chère à Jean-Pierre Nicola est impactée par l'importance accordée à la naissance, puisqu'elle structure la vie d'un sujet sur la base -comme son nom l'indique- de son âge au lieu d'amettre que nous traversons tous, en même temps, les mémes périodes, quel que soit notre âge. Certes, Michel Gauquelin aura-t-il, par ses statistiques, tenté de valider- sur la base de sa formation astrologique initiale- à la fois la signification des planétes et le moment de la naissance mais selon nous une telle entreprise reposait sur des bases très fragiles, puisque, comme nous l'avons montré plus haut, une seule planéte suffit à faire marcher l'astrologie, la diversité se situant au niveau des signes et des "maisons astrologiques".
JHB 20 03 23
dimanche 19 mars 2023
jacques halbronn Pour un ésotérisme de l'astrologie. Réflexions autour du texte d'Alex Ruperti "les planétes" (1982)
jacques halbronn Pöur un ésotérisme de l'Astrologie. Réflexions autour du texte de Ruperti, "Les planétes"""(1982)
On relévera ce postulat "Il faut considérer le systéme solaire dans son entier" De même que chaque signe doit être appréhendé de façon spécifique, nous explique-t-on, de même pour chaque planéte. On s'intéressera ici justement au traitement que propose Ruperti des "maitrises des planétes" (pp. 78 et seq) "On nous dit, signale l'auteur, que chaque signe est la "demeure" d'une planéte et que, puisqu'il n'y a pas autant de planétes que de signes, un signe est la demeure soit diurne, soit nocturne d'une planéte (..) Le concept de maitrise se déduit logiquement de la suite des positions des planétes, dans le systéme solaire vu comme un systéme fermé d'organisation de vie(..) le découverte de trois planétes au-delà de Saturne a bouleversé cette classification traditionnelle et la confusion actuelle, dans l'esprit des astrologues, sur la maitrise possibble de ces trois planétes nouvelles, est une expression du désordre qui existe dans l'esprit des hommes depuis la Révolution (..) De fait, ces trois planétes sont devenues visibles dans le ciel (..) A vrai dire, il ne faudrait pas, à notre avis, donner la maitrise de signes à ces trois planétes" Ruperti reléve l'importance des signes cardinaux pour le dispositif des "exaltations" (p. 84 et seq) Capricorne, exaltation de Mars, Bélier, exaltations du Soleil, Cancer, exaltation de Jupiter, Balance, exaltation de Saturne."Les 4 signes de base des exaltations sont les signes qui correspondent aux deux équinoxes et aux deux solstices (...) ils représentent les quatre grands moments dans l'oscillation du soleil d'une déclinaison Sud à une déclinaison Nord".
On perçoit dans l'idée que se fait Ruperti de l'Astrologie une forte empreinte de l'Astronomie comme si l'astrologie avait vocation à se greffer sur celle-ci. La référence aux équinoxes et aux solstices va dans le même sens que la prise en compte de l'ensemble du systéme solaire, même s'il entend mettre à part les luminaires qui ne sont pas des "planétes" à proprement parler. Or, selon nous, l'astronomie aura dévoyé la pensée astrologique à plus d'un titre. Comme Ruperti le reconnait, les astrologues ont pu être perturbé par le statut à accorder aux planétes découvertes tardivement au delà de Saturne que les astronomes auront complaisamment baptisées en puisant dans les fonds de tiroir de la mythologie.
A l'aune de nos récents travaux sur le découpage de l'écliptique, nous n'acceptons plus que les signes cardinaux continuent à faire référence pour l'astrologie, proposant de nous servir de la croix des signes mutables et non plus de la croix des signes cardinaux, ce qui nous aura permis de réaliser un certain nombre de succés prévisionnels (1995 et ces derniers jours 2023, 28 ans plus tard, soit un cycle complet de Saturne) qui s'articulent sur le passage de Saturne en poissons, signe mutable.(cf L'Astrologie selon Saturne) On pourrait parler d'une astrologie ésotérique versus une astrologie exotérique.
JHB 19 03 23
Jacques halbrtonn Observations sur quelques objectifs affichés d'une association astrologique, le COMAC
jacques Halbronn Observations sur quelques objectifs affichés d’une association astrologique, le COMAC.
Nous retrouvons dans les riches archives associatives de la BURA (Bibliothéque Universitaire de Recherche Astrologique), un manifeste exposant les divers objectifs poursuivis comme il se doit à la demande du Bureau des Associations du lieu de déclaration d’une association, en date de février 1992, soit il y tout juste 30 ans ainsi que sur un document inititulé Astrologie Conditionaliste. « Une astrologie vivante et inédite » Le sigle COMAC signifiait au départ « Centre d’Organisation du Mouvement d’Astrologie Conditionaliste (1980), offrant un certain air de ressemblance avec le « MA » de notre Association fondée cinq ans plutôt, le Mouvement Astrologique Universitaire (MAU)
On y lit
I « Conformément à sa haute lignée,pour l’Astrologie conditionaliste, le thème de naissance est la représentation des conditionnements célestes auxquels la Terre est liée »
II Dans l’autre document, autour de la Théorie des Ages, nous lisons » Elle apporte une démonstration objective de la présence des cycles planétaires dans le développement humain (..) De la naissance à la mort (..) chaque âge de la vie est ainsi gouverné par une fonction planétaire »
Le COMAC s’inscrit donc nettement dans la mouvance d’une astrologie « polyplanétariste » (que nous associons à une forme de polythéisme, combattu par la Bible) d’une part en mettant en avant la « carte du ciel » que constitue le thème natal et de l’autre en s’efforçant d’intégrer les différentes planétes du systéme solaire dans son champ d’expérience.
Mais il convient aussi de pointer ce qui n’est pas dit dans ces documents. D’une part, l’on ne distingue à aucun moment les hommes et les femmes et de l’autre, il n’y est pas traité des traité de l’astrologie comme concernant le fonctionnement des sociétés humaines. Tout semble au COMAC devoir s’articuler sur la « personnalité » (Rudhyar) de chacun.
Il y a comme un déséquilibre entre l’étude des conditionnements célestes et terrestres, paralléle récurrent dans le discours de l’Astrologie Conditionaliste. L’absence de référence aux marqueurs sexuels -homme/femme - fait probléme quand on se référe aux signes terrestres par symétrie avec les signes célestes.
Sémiologiquement, nous accordons la plus grande importance aux « marqueurs » et le sexe est un des marqueurs les plus « marquants » qui caractérisent notre humanité et on ne voit pas comment l’on pourrait s’en abstraire. Selon nous, d’ailleurs, toute cyclicité digne de ce nom exige une alternance de marqueurs « objectifs » -qualificatif cher à la rhétorique comacienne.- visibles et intelligibles de tous. Or, en intégrant des planétes inconnues des anciens- parce qu’invisibles à l’oeil nu -(trois dans le dispositif RET), l’on accorde une prime à l’astronomie moderne et l’on s’éloigne d’autant eu champ propre à notre humanité terrestre.
On aura compris que le poids de l’astronomie est ici écrasant au point d’éclipser les données propres aux sociétés humaines dans leur fonctionnement global qui nous semble devoir l’emporter sur les enjeux à l’échelle individuelle, si déterminants dans le traitement que le COMAC détermine autour du thème de naissance, interface incontournable pour cette école entre le ciel et la Terre. Mais là où justement le bât blesse, c’est qu’une telle interface reléve des marqueurs célestes et non des marqueurs terrestres d’où ce déséquilibre que nous déplorions. La dimension proprement biologique et anatomique est considérablement minorée par le COMAC. En outre, ce polyplanétarisme affiché est en porte à faux avec le monothéisme judéochrétien en s’alignant de facto sur la mythologie planétaire. Face à ce polyplanétarisme, nous discernons avec notamment le signe solaire, un monoplanétarisme qui permet à l’astrologie de fonctionner avec un seul et unique curseur (ici, le soleil) et qui nous semble, à tous points de vue plus valable et viable.
Certes, la profession actuelle d’astrologue – et le COMAC lui propose une déontologie - défend la capacité à gérer le thème natal, fonds de commerce tant pour le praticien que pour l’enseignant – soit une certaine pratique de l’astrologie commerciale en stigmatisant une astrologie traitant des fonctions sociales et non individuelles, ce qui passe par la prise en compte dialectique du sexe. En phase solsticiale, l’accent est mis sur l’individu alors qu’en phase équinoxiale, on est d’abord concerné par les problématiques de classe, de caste voire de race. Mais une astrologie solsticiale n’est pas viable et d’ailleurs elle remet en question le plan divin.
Bibliographie Actes du Colloque de 1997 « Astrologie une Science en marche Ed COMAC 1998.
JHB 19 03 23
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