Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
vendredi 5 janvier 2024
Jacques halbronn Astrologie Mondiale. LEs années 1961-62 point aveugle de l'indice cyclique d'André Barbault
jacques Halbronn Astrologie Mondiale Les années 1961-62, point aveugle de l’indice cyclique d’André Barbault
En 1993, dans L’Avenir du monde ( Ed du Félin), André Barbault revient sur sa prédiction pour 1989 (pp. 141 et seq) « 34 ans à l’avance ». En revanche, il passe complétement sous silence une crise mondiale autrement plus sévère qui se produisit au début des années soixante et qu’il n’avait pas vu venir dans sa Défense et Illustration de l’Astrologie (Ed Grasset, 1955) alors qu’il n’avait pu ne pas traverser ce moment fatal. Or, force est de constater que l’indice remonte au début de la décennie Soixante. Cela n’empêche pas notre astrologue de faire totalement l’iimpasse ce qui semble à ses yeux avoir été un « non événement » ne méritant même pas qu’on le signale .
Avenir du Monde pp. 170 et seq: « Nous arrivons au record séculaire avec la point négative ultime de 1960, l’indice passant de 828°à 685 degrés, son recul étant de 145°n 1939 ayant déjà fait un score avec un repli de 124°: la Seconde Guerre Mondiale. Puis c’est 1952 ‘-150°) temps le plus critique de la Guerre de Corée avec la folie nucléaire au coeur de la Guerre Froide.Ensuite 1966-67, la Révolution culturelle chinoise suivie des révoltes estudiantine(dans 25 pays de 1968. Pour arriver à 1978 1980, le grand choc pétrolier (…) Ceci en contaste avec l’accélération positive(maximum de croissance), la plus forte du siècle, des années 1959- 1962, championnes de la prospérité,de l’opulence, de l’essor économique. Ainsi voit-on clairement que l’intensité du repli de l’indice est déclenchent ou accélérateur de crise »
Sur Internet
« Cuba: la crise des crises
S’il faut retenir une crise, celle de l’installation des fusées intercontinentales soviétiques sur l’île de Cuba marque le paroxysme de la Guerre froide. C’est un lieu commun de dire que le monde est passé à deux doigts de la guerre nucléaire. »
Il faut insister sur le fait que la prévision astrologique a deux épées de Damoclés sur sa tête: soit elle annonce un événement qui n’aura pas lieu, soit elle n’annonce pas un événement majeur qui aura bien eu lieu. Double risque d’échec. Et Barbault aura connu les deux drames à 20 ans d’intervalles: en manquant Cuba et en annonçant à tort le tournant qui n’aura pas lieu début des années 80!
Mais la question qui se pose à nous est celle là, comment en 1983 lors de la publication de l’Avenir du Monde, Barbault n’est il pas revenu sur ce « trou noir » des années 1961-62, se contentant d’écrire en position hors sol : »Ceci en contraste avec l’accélération positive(maximum de croissance), la plus forte du siècle, des années 1959- 1962, championnes de la prospérité,de l’opulence, de l’essor économique. »
Page 167 du même ouvrage, Barbaul déclarait » La courbe de cet indice se déchiffre automatiquement » Autrement dit, il s’agirait là-avec l’indice cyclique- d’un outil géopolitique parfaitement fiable et qui se passe de tout commentaire. Tel était bien en effet l’objectif fantasmé par Barbault que rien ne saurait compromettre! On ne peut s’empêcher de penser à Léon Lasson annonçant 15 ans de paix pour l’Europe (cf notre ouvrage, La Vie astrologique, années trente cinquante, Ed Trédaniel, 1995) Tout se passe comme si Barbault était vacciné, une fois pour toutes, contre toute forme de doute sur l’excellence de ses prévisions, leur infaillibilité à sauvegarder à tout prix, pour la cause supérieure, la raison d’Etat, de l’Astrologie..
JHB 05 01 24
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jeudi 4 janvier 2024
Jacques halbronn Etudes prophétologiques. Sur les "Juifs de l'espace" de Marc Dem '(1974)
jacques halbronn Etudes prophétologiques. Sur les « Juifs de l’Espace » de Marc Dem (1974)
Si nous souscrivons à la thèse centrale de l’ouvrage quant à l’ »étrangeté » des Juifs en lien avec une « Intervention » extra-terrestre ayant produit une autre Humanité, nous ne pouvons que regretter l’absence d’une démarche « critique » de l’auteur par rapport à la « Bible » prise comme un tout indistinctement, sans faire la part des choses. Certes, Marc Dem (p. 41) évoque-t-il l’éventualité d’un certain recyclage de textes « plus anciens » mais le plus souvent, il se contente de gloser sur le corpus biblique, sans notamment distinguer les effets du schisme survenu à la mort de Salomon entre le Nord et le Sud du Royaume, ce qui produira deux entités, d’où un résultat éminemment syncrétique et donc truffé de contradictions. On pense notamment au Livre de l’Exode qui est centré sur la seule Maison d’Israel, avec le recyclage de la notion de ‘Terre Promise ». Dem n’aura visiblement pas compris que cette « Terre Promise », c’est notre planéte Terre et non quelque territoire du « Moyen Orient », le même mot Eretz étant utilisé dans les deux sens, entre le Livre de la Genése et celui du Deutéronome.
On notera également. que Dem n’accorde pas la moindre importance à l’astrologie en tant que vecteur de l’Intervention extra-terrestre et qu’il fait intervenir Yahwé à plusieurs reprises alors que selon nous, une fois le systéme cyclique mis en place avec sa dimension anthropologique qui accorde aux Juifs un rôle éminent, le Créateur n’a plus à intervenir pour accomplir quelque sorte de miracle, cette notion étant selon nous tout à fait étrangère à la théologie judéo-adamique. Ainsi, Dem ne reléve-t-il pas l’exposé de Joseph devant Pharaon sur l’alternance de périodes de 7 ans qui est la base du plan divin.Nous suivrons Dem quand il traite de Jésus de mystificateur(p. 247) voire de saboteur se contentant de belles paroles pour masquer son impuissance technologique. Dem n’aborde pas la question de la Nouvelle Alliance, exposée par Jérémie et récupérée par Jésus, texte dont nous avons montré qu’il s’agissait d’un recyclage d’une Loi instaurant la mise en place d’un déterminisme astrologique bien avant l’époque de Jérémie. Dem a raison de souligner que Jésus n’hésite pas à recycler à son avantage divers textes prophétique (p. 255) en s’y conformant, textes d’ailleurs souvent antidatés et interpolés. Il reste que Marc Dem aura eu le mérite, il y a un demi-siècle, de vouloir expliquer l’antisémitisme du fait d’une telle colonisation extra-terrestre(pp 103 et seq) et de la « création » d’un homme nouveau, cohabitant avec des populations autochtones antérieurement établies, ce sur quoi insiste le Deutéronome, en son chapitre VI.
JHB 04 01 24
mercredi 3 janvier 2024
Christophe Bourseiller compte tendu des Juifs de l'espace de Marc Dem
Christophe Bourseukker Compte rendu des Juifs de l'espace de Marc Dem
26 Oct 2017
Les juifs de l’espace…Posté dans Articles
Par Olivier Le 26 octobre 2017
Les juifs viendraient de l’espace…Une nouvelle théorie des antisémites pour essayer de faire croire qu’on domine le monde.
Il est frappant de constater qu’avec les antisémites, les juifs passent facilement de sous-hommes à sur-hommes. Ils ne situent jamais entre les deux, c’est à dire dans la réalité…
Un jugement inscrit sur les deux faces d’une même pièce, manipulée par ceux qui souffrent d’un effroyable complexe d’infériorité.
Inquiétant? Pas tant que ça. Car c’est du déjà vu.
Mais, plus inquiétant, certains juifs adhèrent eux-même à ce mode de pensée. D’une posture victimaire et d’un sentiment de faiblesse découlant de l’appartenance à une minorité, ils s’égarent presque naturellement dans un complexe de supériorité. Une balance qui ne cesse d’osciller entre ces deux attitude opposées, et qui reflète le trouble de la condition juive en diaspora.
Comment remédier à cela? Je l’ignore. Mais je pense que si les gens étaient plus cultivés, plus intelligents, moins jaloux, moins complexés, moins laches; en somme moins faibles; l’antisémitisme ne pourrait plus se nourrir de ces travers. Et le monde ne s’en porterait que mieux.
Car l’antisémitisme est un excellent indicateur de l’état de santé de nos sociétés…
Texte de Christophe Bourseiller
LES JUIFS VIENNENT DE L’ESPACE
La sous-culture antisémite génère un lot inépuisable de « pseudo-historiens », plus ou moins délirants, accréditant la thèse d’un complot juif mondial. On connaît le célèbre faux des Protocoles des sages de Sion, dans lequel de soi-disant dirigeants des communautés juives, réunis en conclave secret, expliquent comment assujettir en douceur l’humanité entière.
Certains ourdissent cependant des scénarios encore plus tortueux. Une théorie antisémite particulièrement aberrante circule dans la nébuleuse ésotérico-occultiste du new age depuis les années 1990. L’idée centrale se résume à une supputation : les Juifs sont les complices privilégiés d’une secte extraterrestre qui opère depuis plus de quatre mille ans une colonisation rampante. Tel est le scénario exposé notamment dans le « Livre jaune », une sorte d’almanach des sous-cultures occultistes, disponible sur Internet et dans les librairies ésotériques, qui connaît chaque année une réédition actualisée et rencontre un large succès. Selon l’opuscule diffusé dans le monde entier, les extraterrestres ont entrepris la colonisation de la planète via une société secrète : les Illuminati… Le terme fait référence aux Illuminés de Bavière, une organisation paramaçonnique révolutionnaire fondée le mai 1776 à Ingolstadt par Adam Weishaupt (1748-1830). Mouvement de libres-penseurs arc-boutés sur la défense des Lumières et hostiles à toute forme de despotisme, l’Illuminate-norden (ordre des Illuminés) influence une partie de la franc-maçonnerie. Il est interdit par le gouvernement de Bavière en 1785. Son existence réelle s’avère donc relativement brève. Mais pour un grand nombre d’auteurs évoluant dans la sphère sous-culturelle du « conspirationnisme », les Illuminati constituent un mot de passe récurrent. L’appellation désigne actuellement un groupe fermé de dirigeants qui entend instaurer un « nouvel ordre mondial » sous domination extraterrestre… Dans cet écheveau, les Juifs occupent une place privilégiée. Ils sont alliés à l’envahisseur. Ce sont les « vassaux » des aliens… La thèse est à la fois monstrueuse et farfelue.
Mais il y a plus baroque encore… En France, un journaliste proche de l’extrême droite, de tendance nationaliste catholique, a commis en 1974 un ouvrage sidérant, dont le titre résume la teneur : « Les Juifs de l’espace ».
D’emblée, Marc Dem s’interroge : « Pourquoi les Juifs, pendant des millénaires, ont-ils toujours été haïs, méprisés, persécutés ? Pourquoi des peuples et des régimes aussi différents que ceux de saint Louis et de l’Allemagne d’Hitler se rencontrent-ils, à sept siècles de distance, sur un point de doctrine : les Juifs doivent disparaître ? » La problématique parait terriblement tendancieuse. L’auteur veut-il se livrer à une analyse historique de l’antisémitisme? En aucune façon. Observant qu’il n’existe pas selon lui de « race juive », que l’on trouve des Juifs athées ou religieux, et que le « judaïsme » fait l’objet de nombreuses gloses souvent divergentes, Marc Dem expose ce qu’il nomme « l’énigme » juive : « Un Juif, on ne sait pas ce que c’est, et pourtant ça existe. »
De même, Marc Dem ne comprend pas pourquoi la Bible est depuis toujours un best-seller: « Quel intérêt particulier présente donc l’histoire des tribus d’Israël pour qu’elle garde la vedette si longtemps » La clef, c’est Yahweh – qu’il écrit YHWH -, un personnage équivoque que l’on présente généralement comme le Dieu de la Bible. Pour Marc Dem, le soi-disant créateur n’a rien de divin. Il n’est qu’un « voyageur de l’espace ». Ce refrain rappelle l’antienne des « astroarchéologues ». Marc Dem diverge toutefois des récits « pseudo-historiques » affirmant que l’homme a été créé en laboratoire par des extraterrestres. Dans sa trame, l’audacieux savant YHWH a certes créé sur terre un peuple expérimental à partir de gènes extraterrestres… mais il y avait déjà des hommes sur Terre. YHWH a donc enclenché un processus de colonisation, en établissant une souche alien. Notre planète sert ainsi d’incubateur à une espèce non humaine. Dès lors, pour l’auteur, « tout » s’éclaire : « Les Juifs ne sont pas de cette terre et c’est pourquoi ils ont toujours été opprimés par les autres hommes, comme il arrive dans les greffes d’organes, en vertu d’un phénomène de rejet. »
Les Juifs sont-ils donc des extraterrestres qui évoluent parmi les humains depuis des milliers d’années ? Marc Dem se montre catégorique : « Les Juifs viennent de l’espace et ils y retourneront. » Tout au long du livre, l’auteur décrit longuement les prouesses de YHWH. Il démontre que l’arche de Noé n’était qu’un vaisseau hôpital destiné à préserver quelques spécimens sains pour mieux détruire une première version ratée du peuple juif. Il narre que la totalité des miracles divins s’explique par la technologie extraterrestre. Il réinterprète l’Ancien Testament de fond en comble, pour le transformer en un roman de science-fiction.
Puis il se mue soudain en un devin catastrophiste. YHWH est parti il y a bien longtemps. Il a abandonné le peuple juif après avoir édicté des règles sanitaires et religieuses visant à le séparer des autres nations pour garantir la pérennité de l’observation scientifique. Marc Dem affirme toutefois que le visiteur des étoiles s’apprête à revenir. Pire, il apportera malheur et destruction : « Le retour du satellite va s’accompagner de terrifiantes secousses qui feront de la planète – la nôtre – un immense brasier, un champ de décombres. » L’auteur des « Juifs de l’espace » évoque même une « opération planète morte ». Mais pourquoi YHWH nourrirait-il un tel courroux ? Il nous reproche d’avoir développé une civilisation qui se rapproche de son niveau technologique. Malgré nous, nous le menaçons. Il ne supporte pas la concurrence… et la punition devrait intervenir au tout début du XXIe siècle : « Il n’y a plus d’espoir pour la Terre, désert couvert de la putréfaction des cadavres. »
Seuls survivront… les Juifs, puisqu’ils ne sont pas Terriens. Ils repartiront in extremis vers la planète dont ils sont lointainement originaires : « Avant que le chaos ne soit totalement établi sur la Terre, avant que le dernier Gentil ne crève, touché par une radiation mortelle ou pour avoir bu l’eau amère de l’étoile Absinthe, les Juifs auront été sauvés », conclut Marc Dem.
Le compte à rebours est enclenché. Pour l’auteur, il a été lancé le 2 novembre 1917, avec la publication de la déclaration Balfour, qui envisageait la création d’un « foyer national juif » en Palestine. Le rassemblement du peuple juif en Israël prouve ipso facto que le cataclysme arrive. Israël est en effet un lieu de rendez-vous. YHWH a décidé de rassembler son peuple pour un futur exode spatial.
Catholique traditionaliste, Marc Dem évoque par ailleurs la question de Jésus. Le Christ a tenté en vain de contrecarrer les plans de YHWH. C’est pourquoi il a été liquidé par les extra-terrestres, qui bénéficient par ailleurs d’une milice secrète : les Templiers.
On peut rire ou pleurer d’un charabia aussi délirant. Seule demeure une question taraudante : qui est exactement Marc Dem ? Le livre « Les Juifs de l’espace » s’accompagne en 1974 d’une courte notice biographique. Nous apprenons que l’auteur est né à Douai en 1926 dans une vieille famille flamande. Après des études de lettres et de philosophie scolastique, il a enseigné au Moyen-Orient, puis au Sénégal. Il est ensuite « parti à l’aventure » en Amérique latine en 1956, avant de se consacrer au journalisme. Un résumé particulièrement succinct…
En réalité, Marc Demeulenaere se présente comme un personnage complexe. Il se fait connaître sous le nom de Marc Dem, mais a également publié des romans policiers dans la collection « Le Masque », sous celui de Marc Demwell. Ancien séminariste, il a enseigné le français, le latin et le grec au Liban, au Sénégal puis en Colombie. De retour à Paris, il a travaillé pour la Fédération du Bâtiment dans les années 1970. Journaliste, il a signé de nombreux articles dans des périodiques d’extrême droite, tels Minute ou Le Choc du mois.
Il apparaît principalement dans les années 1980 et 1990 comme un défenseur de l’intégrisme catholique. Il publie notamment de 1990 à 1997 la lettre confidentielle hebdomadaire Iota Unum, qui défend les thèses traditionalistes de Monseigneur Marcel Lefebvre, lui-même proche de l’extrême droite. Il meurt le 2 avril 1997.
En exergue des « Juifs de l’espace », Marc Dem écrit : « Les intentions de l’auteur ne sont pas de fournir quelque aliment que ce soit à l’antisémitisme. » Dont acte. Pourtant, quand un livre explique que les Juifs sont des aliens qui constituent ici-bas un corps étranger, que leur planète s’apprête à détruire la nôtre et qu’ils seront les seuls survivants, il est permis — au minimum —de douter d’une telle affirmation… « Pseudo-histoire » et « conspirationnisme » culminent parfois dans l’antisémitisme.
jacques halbronn Pour une théologie fondée sur l'astrologie.
jacques halbronn Pour une théologie fondée sur l’astrologie.
Dans « Le Monde juif et l’astrologie » (Ed Arché 1985), nous avions choisi pour sous- titre « histoire d’un vieux couple ». Quarante ans plus tard, le sort de l’astrologie nous apparait de plus en plus comme passant par une démarche à caractère théologique tout comme d’ailleurs, la théologie juive ne ferait sens que par la reconnaissance de l’Astrologie. Donc des destins indissociables. Or, force est de constater- comme nous ne manquions pas d’ailleurs de le signaler à l’époque- que le judaisme actuel n’a pas vraiment pris conscience de l’enjeu. Il est vrai que l’Astrologie actuelle fait probléme d’autant que le Talmud (Traité Shabbat) s’interroge sur le lien entre « Israel » et les « mazaloth » (les astres), ce qui n’empêche pas les Juifs de se souhaiter un « bon mazal » (Mazal Tov) à toute occasion solennelle que l’on peut évidemment se contenter de traduire par « bonne chance ».
Toute la question est de savoir si l’astrologie vaut ou non quelque chose…Si l’on répond par l’affirmative, il faut alors se demander comment a pu se constituer le rapport entre les humains et les astres. Soit, ce lien est le fait de la « Nature », de quelque interrelation entre les uns et les autres – ce que les astrologues auront tenté assez vainement de démontrer en s’appuyant sur l’astronomie moderne, soit c’est le fait de quelque « intervention » divine, disposant d’un outillage technologique permettant de constituer une telle relation, de toutes pièces. S’il en aurait été ainsi, l’astrologie ne saurait être l’oeuvre des terriens pas plus que celle de la Nature mais reléverait de ce qu’on appelle un « Intelligent design », un dessein intelligent.
Nous serions alors en présence d’une divinité capable de structurer le monde, du fait de son avancée (bio)technologique mais nullement d’un premier mobile au sens spinozien de Deus sive Natura. En ce sens, l’on irait dans le sens d’un créationnisme opposé au darwinisme et nous préfèrerons parler d’un interventionnisme. Autrement dit, l’astrologie, du moins telle que nous avons eu précedemment l’occasion de la reformuler, de la reformater, serait l’oeuvre d’un Deus Faber, d’un ‘Grand Architecte’/ L’astrologie serait le fer de lance d’un nouvel Ordre divin, au sens de la Nouvelle Alliance (au sens du Livre de Jérémie), lequel ordre serait sous tendu, en aval, par un certain « peuple » – d’où une certaine idée de la Trinité- programmé génétiquement pour assurer une pérénnité faisant pendant à la mécanique céleste ainsi mise en oeuvre (cf Genése I, 1) – chargé de prendre possession de notre planète Terre et dont le mode de fonctionnement serait dicté précisément par l’astrologie, au sens où nous l’entendons, à savoir s’articulant sur le cycle de la planéte Saturne, le lien avec la Terre, étant la Lune, notre satellite, dont les chiffres sont en analogie avec ceux de Saturne, ce qui donne des périodes de 7 années si l’on divise par 4 sur le modéle des phases de la Lune (Nouvelle Lune, Pleine Lune etc) et des Quatre Saisons..
En d’autres termes, la théologie que nous défendons implique une construction , un plan décidé d’en haut et non pas une « évolution » et encore moins une projection ou une instrumentalisation, ce à quoi se réduisent la plupart des théologies
JHB 03 01 24
jacques halbronn Théologie. La" Terre Promise", c'est la planéte Terre et non celle qui longe le Jourdain
jacques halbronn Théologie. La Terre promise, c’est la planéte Terre et non celle qui longe le Jourdain
Le mot « Eretz » figure dès le premier verset de la Genése mais on le retrouve, à l’identique, lors de l’entrée des Enfants d’Israel en « Terre Promise » et il est alors traduit tantôt par « terre », tantôt » par « pays ». En fait, dans la plupart des langues, le terme correspondant est indiféremment utilisé pour désigner notre planéte, l’Elément « terre » (4 Eléments) et telle terre en particulier ( territoire). C’est là une source de confusion aux conséquences pouvant se révéler tout à fait considérables. Selon nous, il importe de recontextualiser la problématique « terrestre », ‘terrienne » voire extra-terrestre/ Marc Dem (Les juifs de l’espace. ed Albin Michel, 1974) soutient ainsi que les Juifs viennent d’ailleurs.
Notice de l’ouvrage:
»Pourquoi le peuple juif a-t-il réussi à garder sa personnalité propre à travers les brassages de l’Histoire ? Pourquoi a-t-il été sans cesse rejeté et persécuté par les autres ? Qui sont les Juifs, en définitive ?
A ces questions, le livre de Marc Dem fournit une solution inattendue et saisissante : les Juifs ne sont pas originaires de la Terre. Ils y ont été placés par une puissance étrangère à notre monde qui poursuivait – et poursuit toujours – un objectif bien précis.
Vue de l’esprit ? Fiction séduisante ? On ne le croit plus après avoir lu ces trois cents pages de démonstration rigoureuse, étayée sur les textes, les traditions et l’Histoire.
Une Histoire qui d’ailleurs arrive jusqu’à nous. Le problème traité dans Les Juifs de l’espace ne se situe pas seulement dans le passé ; il concerne aussi l’avenir prochain, aussi bien des Juifs que de l’ensemble des populations du globe. Car, si la théorie de Marc Dem est exacte, le plan conçu par la puissance extérieure qu’on a longtemps confondue avec Dieu met notre planète en danger. » En tout état de cause,les Juifs assument la condition d’étranger, quelle que soit l »échelle considérée. Il est rappelé aux Juifs de ne pas adopter les pratiques locales de le terre qui leur a été « promise », par une série d’interdictions et cela vaut aussi pour le Jardin d’Eden dans lequel pénétre Adam et sa partenaire. Il reste que le judaisme a tendance à négliger le don de notre planéte, Terre, à la descendance d’Adam – les Adamites et à se polariser sur un minuscule territoire située en bordure du fleuve Jourdain., ce qui ne fait, selon nous, guère sens, au regard du « plan divin », tant l’enjeu semble disproportionné, dérisoire On reléve, en tout cas, une mise en garde, toutes sortes de recommandations, quant aux obstacles propres à toute conquete d’une « terre » nouvelle, déjà occupée.
C’est ainsi que le chapitre VI du Deutéronome (5e partie du Pentateuque) est traversé, en son entier, par la récurrence de la négation (le « lo ») à l’instar du chapitre V qui comporte l’énoncé des « Dix Commandements ». Mais ce chapitre VI est tronqué puisqu’il ne figure pas dans le « Shéma » au delà du verset 10. On est à la veille de la conquéte de la terre située au delà du Jourdain. Or, la négation marque l’unité des chapitres V et VI du Déutéronome. D’ailleurs même le début du Chapitre VI n’est pas repris dans le « Chéma », comme si l’on avait voulu éviter toute référence à la conquéte d’un pays étranger dont les Hébreux prendraient possession, s’approprieraient. L’on ne prend cependant toute la mesure de la négation qu’en se replaçant dans le schéma de la conquéte ou de la diaspora qui est, quelque part, une forme de conquéte, de rapport avec l’étranger à double titre: le conquérant est étranger mais il est confronté avec la population locale qui lui est étrangère. Double et réciproque étrangeté. On retrouve cet usage de la négation lors de l’entrée dans le Jardin d’Eden.
La condition diasporique judaïque est ainsi doublement marquée par le rapport à un autre devenu un voisin par la force des choses mais qui diffère en bien des points, de par ses pratiques, ses croyances. On peut donc appréhender la question juive sous ces deux points de vue: la vision sioniste qui prend le mot « terre » (Eretz) dans un sens étroit et la vision diasporique qui entend le terme comme désignant notre planéte dans sa globalité.
Documentation
א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ. 1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre (haaretz).
ב וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ, וְחֹשֶׁךְ, עַל-פְּנֵי תְהוֹם; וְרוּחַ אֱלֹהִים, מְרַחֶפֶת עַל-פְּנֵי הַמָּיִם. 2 Or la terre n’était que solitude et chaos; des ténèbres couvraient la face de l’abîme, et le souffle de Dieu planait à la surface des eaux.
Deutéronome VI
א וְזֹאת הַמִּצְוָה, הַחֻקִּים וְהַמִּשְׁפָּטִים, אֲשֶׁר צִוָּה יְהוָה אֱלֹהֵיכֶם, לְלַמֵּד אֶתְכֶם–לַעֲשׂוֹת בָּאָרֶץ, אֲשֶׁר אַתֶּם עֹבְרִים שָׁמָּה לְרִשְׁתָּהּ. 1 »Or, voici la loi, les statuts et les règles que l’Éternel, votre Dieu, m’a ordonné de vous enseigner, et que vous avez à suivre dans la terre (Eretz) dont vous allez prendre possession;
Genése III
ג וּמִפְּרִי הָעֵץ, אֲשֶׁר בְּתוֹךְ-הַגָּן–אָמַר אֱלֹהִים לֹא תֹאכְלוּ מִמֶּנּוּ, וְלֹא תִגְּעוּ בּוֹ: פֶּן-תְּמֻתוּן. 3 mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu(Elohim) a dit: Vous n’en mangerez pas (Lo), vous n’y toucherez point (Lo), sous peine de mourir. »
ד וַיֹּאמֶר הַנָּחָשׁ, אֶל-הָאִשָּׁה: לֹא-מוֹת, תְּמֻתוּן. 4 Le serpent dit à la femme: « Non, vous ne (Lo) mourrez point;
Deutéronome I Début du Livre:
א אֵלֶּה הַדְּבָרִים, אֲשֶׁר דִּבֶּר מֹשֶׁה אֶל-כָּל-יִשְׂרָאֵל, בְּעֵבֶר, הַיַּרְדֵּן: בַּמִּדְבָּר בָּעֲרָבָה מוֹל סוּף בֵּין-פָּארָן וּבֵין-תֹּפֶל, וְלָבָן וַחֲצֵרֹת–וְדִי זָהָב. 1 Ce sont là les paroles que Moïse adressa à tout Israël en deçà du Jourdain, dans le désert,
Deutéronome VI
א וְזֹאת הַמִּצְוָה, הַחֻקִּים וְהַמִּשְׁפָּטִים, אֲשֶׁר צִוָּה יְהוָה אֱלֹהֵיכֶם, לְלַמֵּד אֶתְכֶם–לַעֲשׂוֹת בָּאָרֶץ, אֲשֶׁר אַתֶּם עֹבְרִים שָׁמָּה לְרִשְׁתָּהּ. 1 »Or, voici la loi, les statuts et les règles que l’Éternel, votre Dieu, m’a ordonné de vous enseigner, et que vous avez à suivre dans la terre (Eretz) dont vous allez prendre possession;
י וְהָיָה כִּי יְבִיאֲךָ יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, אֶל-הָאָרֶץ אֲשֶׁר נִשְׁבַּע לַאֲבֹתֶיךָ לְאַבְרָהָם לְיִצְחָק וּלְיַעֲקֹב–לָתֶת לָךְ: עָרִים גְּדֹלֹת וְטֹבֹת, אֲשֶׁר לֹא-בָנִיתָ. 10 Or, quand l’Éternel, ton Dieu, t’aura installé dans la terre (Eretz) qu’il a juré à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob, de te donner, pays aux villes grandes et belles, que tu n’as point bâties;
יא וּבָתִּים מְלֵאִים כָּל-טוּב, אֲשֶׁר לֹא-מִלֵּאתָ, וּבֹרֹת חֲצוּבִים אֲשֶׁר לֹא-חָצַבְתָּ, כְּרָמִים וְזֵיתִים אֲשֶׁר לֹא-נָטָעְתָּ; וְאָכַלְתָּ, וְשָׂבָעְתָּ. 11 avec des maisons abondantes en biens, que tu n’y (Lo) pas répandus, des citernes toutes faites, que tu n’as (Lo) pas creusées, des vignes et des oliviers, que tu n’as point (Lo) plantés; quand tu jouiras de ces biens et t’en rassasieras,
יד לֹא תֵלְכוּן, אַחֲרֵי אֱלֹהִים אֲחֵרִים–מֵאֱלֹהֵי, הָעַמִּים, אֲשֶׁר, סְבִיבוֹתֵיכֶם. 14 Ne (Lo) suivez point des divinités étrangères, aucun des dieux de ces peuples qui vous entourent.
3 C’est l’Éternel, ton Dieu, que tu dois adorer, c’est lui que tu dois servir, c’est par son nom que tu dois jurer.
יד לֹא תֵלְכוּן, אַחֲרֵי אֱלֹהִים אֲחֵרִים–מֵאֱלֹהֵי, הָעַמִּים, אֲשֶׁר, סְבִיבוֹתֵיכֶם. 14 Ne suivez point des divinités étrangères, aucun des dieux de ces peuples qui vous entourent.
Deutéronome V Extrait des Dix Commandements
טז לֹא תִרְצָח, {ס} וְלֹא תִנְאָף; {ס} וְלֹא תִגְנֹב, {ס} וְלֹא-תַעֲנֶה בְרֵעֲךָ עֵד שָׁוְא. {ס} 16 (VI). Ne (Lo) commets point d’homicide. (VII). Ne (Lo) commets point d’adultère. (VIII). Ne (Lo) commets point de larcin. (IX). Ne (Lo) porte point contre ton prochain un faux témoignage.
יז וְלֹא תַחְמֹד, אֵשֶׁת רֵעֶךָ; {ס} וְלֹא תִתְאַוֶּה בֵּית רֵעֶךָ, שָׂדֵהוּ וְעַבְדּוֹ וַאֲמָתוֹ שׁוֹרוֹ וַחֲמֹרוֹ, וְכֹל, אֲשֶׁר לְרֵעֶךָ. {ס} 17 (X). Ne (Lo) convoite point la femme de ton prochain, et ne (Lo) désire la maison de ton prochain ni son champ, son esclave ni sa servante, son bœuf ni son âne, ni rien de ce qui est à ton prochain. »
JHB 03 01 24
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