Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
lundi 27 mai 2024
jacques halbronn Réflexions autour de l'Historique des éditions des Prophéties de Nostradamus (1555- 1615) de Patrice Guinard .
jacques halbronn Réflexions autour de l'Historique des éditions des Prophéties de nostradamus (1555-1615) de Patrice Guinard( Revue française d'histoire du Livre, n°129, 2008)
L'auteur de l'Historique est interpellé par l'existence d'éditions "tronquées"et il propose l'explication suivante (p. 43)" Certes, Nostradamus a volontairement "tronqué" son texte (septiéme centurie incompléte) (..)afin de rendre moins aisées les analyses des sceptiques; C'est une architectonique partielle, ouverte à toutes les dénégations hasardeuses, que le prophéte salonais a décidé de construire en rempart contre ses détracteurs et en prévention contre toute tentative de contrefaçon ultérieure. Car, autrement, il n'y aurait aucune raison d'imaginer des centuries incomplétes dont l'organisation serait précisément en contradiction avec les mentions apposées (..) Ce scénario me semble être l'éclaircissement majeur à l'aporie sur laquelle se sont échinés nombre de commentateurs" (..) Et la probabilité est quasi nulle pour que de supposés faussaires imaginent une telle organisation et surtout pour qu'ils puissent en reproduite les articulations d'une édition à l'autre" (" A parté en guise d'épilogue") Guinard nous déclare donc que son "scénario" est le plus vraisemblable. Il nous revient d'en proposer un autre. Dans notre communication de 1997 lors du Colloque "Prophétes et prophéties" (Actes parus aux presses de l'Ecole Normale Supérieure), nous signalions la présence insolite du quatrain 46 de la IVe Centurie, figurant dans la prétendue toute première édition (macé Bonhomme, Lyon, 1555), laquelle Centurie est justement celle qui est "incompléte"(.http://nostredame.chez-alice.fr/nhalb102.html) mais qui aurait été "complétée" dans les éditions Antoine du Rosne (1557) pour donner un ensemble de six centuries, mais cet ensemble, à son tour, affublé d'une septiéme centurie, également déclarée "incompléte". Mais, comme dirait Guinard, suivant sa démarche apologétique - tout va très bien madame la marquise - tout était prévu. RAS. Guinard, on l'a vu, concluait que " la probabilité est quasi nulle pour que de supposés faussaires imaginent une telle organisation". Pourtant, si l'on admet que le premier état des Centuries, dont on ne dispose pas d'exemplaire, et qui devait être de 3 centuries, aura ensuite été instrumentalisé pour se voir doté d'additions ou éventuellement avec des quatrains modifiés, il n'est plus question d'un plan de départ mais bien d'une succession de circonstances, de conjonctures, d'un raccommodage, ne faisant sens que par rapport à une actualité immédiate, celle de la Ligue, avec notamment le départ de Paris d'Henri III pour les environs de Tours, ce qui est le thème de IV, 46., au lendemain de l'assassinat du Duc de Guise (1588). On est face au chantier, au brouillon des Centuries qui se constitue en l'espace de quelques années et en l'absence des centuries VIII-X pourtant censées parues, selon l'historique de Guinard, 20 ans plus tôt, en 1568, lequel n'explique pas qu'on ne les ait point republiées alors avec l'epitre de 1558 (peu avant sa mort en tournoi) à Henri II.
Mais revenons à l'édition Macé Bonhomme 1555 qui a été retrouvée dans les années 1980 (par Benazra). On peut se demander pourquoi cette éditions est à 353 quatrains mais Guinard nous a donné son scénario visant à égarer les détracteurs. Force est de constater le contraste entre le peu d'éditions différentes des années 1550 et le grand nombre de variantes des années 1580.Pourtant, cela se conçoit fort bien. les faussaires et les libraires qui sont de méche et qui les emploient, avec des motivations, des mobiles politiques évidents, n'allaient pas se fatiguer à reproduire in extenso sous forme antidatée, toute la production ligueuse (ou antiligueuse); Il leur suffirait, pour donner le change, d'en fournir quelques échantillons comportant toutes des additions, soit des "Centuries" incomplétes. Cela peut sembler maladroit mais c'est au sein de ces additions que se trouvaient les quatrains les plus en prise avec la conflictualité du moment alors que dans les années 1550, cela serait tombé à plat mais les lecteurs des éditions ainsi antidatées vivaient bien dans les années 1580 et non dans les années 1550! Guinard revient ( p; 84) sur l'édition( rouennaise à 4 centuries en son titre, signalée et décrite mais non reproduite à ce jour) que nous avions signalée à propos de IV, 46 "Il n'y a aucune raison de penser que cette édition ait pu censurer des quatrains ou des vers en apparence favorables aux ligueurs et hostiles à Henri IV dans le contexte politique des années 1588-89. (..) les quatre quatrains manquants ont été écartés pour des raisons de mise en page car ils sont reproduits dans l'édition de 1589(..) La suppression de quatre quatrains afin de respecter la mise en page est une nouvelle preuve en faveur de l'authenticité de l'édition Bonhomme de 1555 qui comprenait 353 quatrains"
On notera d'abord que l'édition Bonhomme 1555 comportant de facto 4 centuries ne mentionne pas en son titre un tel contenu à la différence de l'édition 1588 rouennaise -mention de lieu qu'il ne faut pas nécessairement prendre à la lettre- de 1588. "divisée en quarte centuries", seul cas d'une telle mention au titre dans toute la bibliographie centurique car l'on peut être tenté de faire dire à l'adversaire ce qui le dessert. Or, pour nous, la disparition d'une mention est propre à une édition plus tardive non retrouvée sinon en sa redatation 1555. Autrement dit, l'édition Macé Bonhomme serait postérieure à l'édition de Rouen 1588. Les Quatrains en question n'ont pas été écartés, ils ont été ajoutés et on les trouve justement dans Macé Bonhomme 1555 ainsi que dans une édition de 1589, comme le rappelle Benazra dans le RCN. Guinard , on l'a vu, n'est pas avare de scénarios pour valider ce qui le géne aux entournures. On, rappellera enfin que les vignettes de page de titre de l'édition Macé Bonhomme ne correspondent pas à celle des pronostications authentiques des Pronostications de Nostradamus mais reprennnent, par inadvertance, celles des faux almanachs au nom de Nostradamus circulant au début des années 1560. Les faussaires disposaient d'une bibliothèque nostradamique dans laquelle on avait mélangé le vrai et le faux. Ironie du sort, les faussaires n'avaient pas compris que de précédents faussaires étaient intervenus du temps même de Nostradamus!
JHB 27 05 24
jacques halbronn Sur son cycle nostradamique 1999-2011
jacques halbronn Sur son cycle nostradamique 1999-2011
Entre 1999 et 2011, soit en l'espace d'une douzaine d'années, nous avons publié, dans un cadre universitaire, cinq travaux, deux thèses (1999 et 2007) et trois articles (1997, 2005 et 2011) touchant en partie aux Centuries attribuées à Nostradamus, sans oublier en 2002 nos Documents Inexploités sur le phénoméne Nostradamus..Il s'agit là de notre production "papier" à laquelle il conviendrait de joindre notre production "numérique" en pratique plus accessible au demeurant.(cf le site prophéties.it de Mario Gregorio, entre autres) Avant cette période, il y eut notamment les années 1990 et 1991, avec la sortie du Répertoire Chronologique Nostradamique de Robert Benazra dans la Collection "La grande conjonction" (Ed trédaniel) et l'article dans Réforme humanisme Renaissance à propos de l'Epitre au Pape Pie IV, ( "Une attaque réformée oubliée contre Nostradamus (1561)" qui revétira une grande importance pour nos recherches, au cours de ces dernières années. Il s'agissait d'une Contre pronostication ignorée jusque là car ne portant pas dans le recueil qui la comportait le nom de Nostradamus;
Si l'on suit l'ordre chronologique, en 1997, ce fut l'affaire du quatrain IV, 46 qui remettait en question la toute récente édition de 1996 de Pierre Brind'amour (chez Droz) sur l'édition macé Bonhomme 1555 dont nous montrions qu'elle était en fait le produit des années ligueuses 1588 -89. En Début 1999, ce fut la soutenance de notre thèse d'Etat Le texte prophétique en France, formation et fortune (diffusion Presses universitaires du Septentrion), couvrant plusieurs siècles et nullement limitée aux Centuries; On y mettait en pratique une certaine idée de la textologie autour d'un corpus considérable; l'avantage que nous avions sur les chercheurs uniquement centrés sur Nostradamus était d'ordre comparatif, cela nous aura permis de montrer ce que les Centuries devaient à la période postérieure et pas seulement à la période antérieure, d'où la notion d'antidatation qui révolutionne la recherche en ce domaine. En 2002, nous publiames nos Documents Inexploités sur le phénoméne Nostradamus (Ed Ramkat) autour notamment des prophéties à la puissance divine d'Antoine Crespin (1572) dont nous montrions les recoupements flagrants et non signalés dans les bibliographies de Ruzo, de Chomarat, de Benazra, avec les Centuries, piste que le Québécois Brind'amour avait exploré, à notre exemple - à l'occasion de son séjour à Paris, dans son édition critique de 1996. Nous y montrions le caractère insolite de l'Epitre à Henri II figurant en tête du second volet, alors qu'une précédente Epitre au dit souverain était déjà parue dans les ¨Présages merveilleux pour 1557. Toujours dans ces "Documents", nous montrions que les Sixains du corpus centurique étaient parus sous le nom de Morgard, ce qui avait complétement échappé aux nostradamologues en titre..En 2007, notre mémoire post doctoral était uniquement consacré à Nostradamus, autour du commentaire du Dominicain Giffré de Réchac auteur de l'Eclaircissement des véritables quatrains (1656) ouvrage anonymé jusque là-généralement attribué à un certain Jaubert -dont nous avions retrouvé le manuscrit aux Archives Nationales, lequel nous présentions comme le père de la critique nostradamique , autour notamment des Sixains. En 2005, nous donnions une conférence à Jérusalem sur Antoine Crespin en montrant que l'on avait utilisé son travail pour "remplir" certaines centuries, ce qui conduisait à inverser le rôle des imitateurs de Nostradamus, non plus comme s'inspirant des Centuries mais aspirés par elles. Enfin, en 2011, Gérard Morisse nous proposa de publier l'état de nos travaux dans la Revue Française d'Histoire du livre sous le titre "Vers une nouvelle approche de la bibliographie centurique » qui avait accueilli, trois ans plus tôt, en 2008 un "Historique des éditions des Prophéties de Nostradamus (1555-1615)" par Patrice Guinard. Comme pour Brind'amour en 1997, notre travail remettait en question l'Historique paru peu auparavant, de par sa méthodologie, disqualifiant complétement en bloc toute la production antidatée des années 1555-1568. Par la suite, notre attention se concentrera sur l'intérêt que Nostradamus avait porté au pape Pie IV grâce notamment à une réédition de 1905, laquelle Epitre avait largement circulé en langue italienne, annonçant la naissance d'un Antéchrist - à la Saint Marcelin- pour 1567. Or, en 1594, dans la Centurie VIII, il sera question d'un intervalle de 27 ans, lequel sépare 1567 de 1594, date du couronnement d'Henri IV.
JHB 27 05 24
jacques halbronn Réflexions sur 'La formation de l'esprit scientifique" de Gaston Bachelard (1938)
jacques halbronn Réflexions sur "la formation de l'esprit scientifique" de Gaston Bachelard (1938)
Il y a chez Bachelard, pour autant que nous connaissions toute sa pensée, un point aveugle, alors même qu'il se référe en sous titre à la Psychanalyse, à savoir la question du genre. Autrement dit, les hommes et les femmes pensent-ils de la même façon? C'est là une clef qui manque dramatiquement à son travail, cette absence nuit à sa qualité "scientifique".
Wikipedia
" La Formation de l'esprit scientifique (sous-titré Contribution à une psychanalyse de la connaissance objective) est un essai d'épistémologie de Gaston Bachelard publié aux éditions Vrin en 1938. Bachelard y propose une analyse de la transition entre l'esprit « préscientifique » et l'esprit « scientifique » au tournant des xviiie et xixe siècles. Gaston Bachelard soutient que la modernité a été marquée par la transition entre un esprit préscientifique et un esprit authentiquement scientifique. Cette évolution a été rendue possible par la prise en compte et le dépassement de ce qu'il définit comme des obstacles épistémologiques. Ce dépassement a permis la construction rationnelle d'une expérience. Celle-ci, par la longue réflexion qui la précède, dépasse l'observation directe d'un fait empirique et entraîne l'abstraction et la mathématisation du phénomène physique, seul moyen à ses yeux d'échapper aux préjugés inhérents à la nature humaine qui ont longtemps paralysé le progrès scientifique. "
Disons, d'emblée, que nos valeurs ne nous sont pas inculquées mais qu'elles sont inhérentes à notre psychisme, avant toute influence du milieu, perçues comme des évidences, ressenties comme des postulats subconscients.
Dans notre anthropologie, nous distinguons entre solsticialité et équinoxialité, entre un premier et un second stade. L'astronomie correspond àu premier stade et l'astrologie au second stade. Le premier stade reléve de la collecte d'informations, on absorbe, on s'emplit et se remplit de toutes sortes de "données", dès la prime enfance, en vrac. C'est le stade du féminin, ce qui correspond à ce que Bachelard appelle le stade "préscientifique". Toute la question est celle du passage de ce stade vers le stade proprement scientifique, ce qui est reservé à l'homme. Rappelons que dans le Livre de la Genése, l'on distingue, au premier chapitre, le masculin (zakhar) et le féminin (neqéva), sans d'ailleurs préciser de quoi il s'agit, si ce n'est au niveau grammatical. On est là dans le champ d'une anthropolinguistique. Le second stade est celui du tri, de la décantation, du passage de la matière à la forme et pour nous la Création (Bria) est une Formation (Yetsira (cf le livre (Sefer) de ce nom). Quant au féminin, il est syncrétique, il "'comprend", il accueille tout ce qui se ressemble peu ou prou et parle de "'corpus", de "tradition", de "pratique".
La cyclologie telle que nous la décrivons dans nos travaux, rend compte d'une certaine alternance entre ces deux temps (de 7 ans chacun), l'un en phase avec le féminin, l'autre avec le masculin/ Pour Bachelard, il faut passer du fait empirique toujours suspect de contrefaçon à au raisonnement, à la démonstration. Or, pour les femmes, la démonstration est vécue comme une abstraction qui prend des libertés avec les objets qui se présentent, s'offrent à nous. Elle aurait tendance à vouloir castrer cette prétention à plier les faits à la "raison". En ce sens, Descartes incarne l'esprit masculin et encourage à la spéculation par le biais du cogito.
JHB 27 05 24
dimanche 26 mai 2024
jacques halbronn Réflexions autour de la Préface de Michel Cazenave et du Nombre d'Or. Les sciences de l'astrologe de Pierre Delmas (Ed du Rocher, 2000 et 2004)
jacques halbronn Réflexions autour de la préface de Michel Cazenave au Livre de Gaia et Ouranos de J. L. San Miguel de Pablos; Ed Rocher 2000 et Nombre d'or. Les sciences et l'astrologie" de Pierre Delmas (Ed Rocher 2004)
Le Préfacier revient sur les rapports Astronomie-Astrologie en proposant de situer l'Astrologie sur un autre plan que celui de l'Astronomie. Certes, mais encore faudrait il préciser de quelle façon. Cazenave, en se référant à l'exemple du traitement de l'Alchimie propose de situer l'astrologie comme relevant d'"une grammaire des symboles, d'un certain type de cohèrence mythique etc" (p. 8) Il conclut "l'astrologie et l'astronomie n'ont plus rien à voir l'une avec l'autre aujourd'hui".
La référence à l'alchimie est ici d'autant plus surprenante que Cazenave semble oublier la notion de "transmutation", de "réduction" qui est précisément, selon nous, la clef de la véritable relation Astronomie-Astrologie. Notre approche est à l'opposé de celle proposée par le préfacier, à savoir la réintégration de l'astrologie dans le champ de la Science. Pour nous, en effet, l'astrologie est une transmutation de l'astronomie, sa métamorphose comme la chenille devenant papillon, comme le brouillon voué à prendre forme.
Car, à y bien réfléchir on doit se demander à quoi peut bien servir l'astronomie si ce n'est à sous tendre le projet astrologique, deuxième étage de la fusée. C'est bien en se coupant de l'astrologie que l'astronomie devient "insignifiante". Il ne s'agit pas, pour autant, de valider le courant de l'astrologie "scientifique", notamment autour du "thème astral" (sous toutes ses formes, natal, horaire, électif) mais de situer l'astrologie dans le cadre d'un plan "divin" voué à organiser les sociétés humaines. Paradoxalement, c'est l'astronomie qui doit prendre conscience des enjeux théologiques en appréhendant notre systéme solaire comme un message, un mode d'emploi et non comme un fait de nature.
On comprend alors que le Ciel qui s'expose à nous, depuis notre Terre, comporte une double fonction, féminine et masculine (à l'image du "Créateur" Genése I). D'un côté une fonction motrice et de l'autre une fonction localisatrice permettant de la baliser, d'impulser des variations à celle-ci. Les planétes centrales qui entourent notre Terre, Mercure et Vénus d'un côté, Mars et Jupiter de l'autre, symétriquement disposés, n'ont pas vocation "motrice" - ce qui n'aura pas empêché les humains de leur en conférer une (on parle alors d'instrumentalisation), comme l'ont montré les travaux de michel Gauquelin- et c'est alors que l'on peut qualifier leur rôle de symbolique. Il reviendrait donc à l'astronomie d'assumer une telle dimension à propos de cet OVNI qu'est notre systéme solaire!
L'astronomie est féminine, c'est à dire qu'elle est insatiable, elle veut tout emmagasiner alors que l'astrologie doit affirmer sa dimension masculine de décantation, de tri, elle donne forme au matériau brut de l'astronomie.
Réflexions autour du 'Nombre d'or. Les sciences et l'astrologie" de Pierre Delmas (Ed Rocher 2004)
L'auteur affiche son intention de montrer que la strucure du corps humain est en phase, en analogie, en quelque sorte, avec celle du systéme solaire. Cela rejoint, jusqu'à un ccertain point, notre proprte démarche si ce n'est que pour nous, cela ne reléve pas de la Nature mais d'un "Dessein intelligent".. Que notre satellite, la Lune, comporte les mêmes chiffres que Saturne, sur la base d'un jour pour un an, ne nous semble pas "naturell" mais bien le fait d'une construction. pour nous, la différence entre astronomie et astrologie est celle de la Science et de la Technique, si ce n'est que notre systéme solaire, quant à lui, est un artefact à la différence de l'Univers. nous avons récemment rappelé que les 9 mois de la grossesse hummaine pouvaient se traduire en jours, soit environ 270 jours, ce qui est fort proche dues données lunaires et saturniennes évoquées plus haut.
En ce qui concerne le "nombre d'or", cher à Pierre Delmas, la question se pose de savor si ce nombre reléve ou non de la "nature" et donc de la" Science" -versus la Technique.
Delmas fait appel à Dom Naroman (p; 31) L'autuer veut orouver que nos chiffres humains,,terrestres se reetrouvent dans l'Univers. autour de ce ce nombre d'or, alors que nous nous contentons de relier notre humanité à notre ciel, objectif sensiblement plus restreint, d'où note usage de la forme "théologie restreinte"..
JHB 26 05 24
jacques halbronn En reponse à la critique Patrice Guinard dans son Historique des éditions des Prophéties de NOstradamis (1555 1615)
jacques halbronn En reponse à la critique Patrice Guinard dans son Historique des éditions des Prophéties de NOstradamis (1555 1615)
"
Il y a 22 ans que nous avions publié nos "Documents Inexploités".C'est l'occasion à propos des commentaires de feu Guinard de faire le point sur nos recherches depuis 2002 en rappelant la soutenance en 2007 de notre post doctorat sur la "naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle" (EPHE Ve section) et notre travail parue sur la Revue Française d 'Histoire du Livre (2011) On retiendra le passage suivant:
Halbronn entend ' dessaisir Nostradamus de ses oeuvres, en inventant des éditions inexistantes et des équipes de faussaires des deux camps (réformés et ligueurs), en falsifiant les dates des éditions connues et attestées, et en ignorant les véritables éditions antidatées ou en les faisant passer pour les plus anciennes. (..) Il présuppose que pour crédibiliser leurs agissements, les prétendus faussaires devaient produire simultanément une édition contemporaine à une autre antidatée (p.12), mais il s'avère incapable d'en fournir la moindre preuve. Or le meilleur exemple reconnu de cette pratique est l'édition antidatée de 1605, que précisément il ignore. Il s'avère au contraire qu'aucune des éditions les plus anciennes n'a eu d'équivalent plus tardif : que ce soient les éditions de 1555, de 1557 ou de 1568 (cf. CN 31, CN 71 et CN 105 notamment)."
On répondra que ce sont ceux qui veulent ignorer les manipulations du nom de Nostradamus lesquelles portent atteinte à sa mémoire et à son oeuvre! Que pense, notamment à l'article de Chantal Liaroutzos « Les prophéties de Nostradamus : suivez la Guide », in Réforme, Humanisme et Renaissance, 23 (1986), Lyon. où l'on montre que certains quatrains du second volet sont repris d'un guide de (saints) voyages. Faudrait- il sérieusement attribuer à Michel de Nostredame de tels procédés propres à la contrefaçon -cf notre étude sur les Protocoles des Sages de Sion, Prophetica Judaica, Beth; ed Ramkat 2002? En fait, le cas de Guinard est typique des résistances à toute forme de décantation, d'élagage: il entend, par principe, tout garder, quitte à procéder à des reinterprétations, que ce soit pour le Centuries ou pour l'Astrologie, puisqu'il va jusqu'à garder les maitrises planétaires évacuées par son maitre Jean Pierre Nicola. En d'autres termes, Guinard est bloqué sur la case "solsticiale" et disjoncte quand on passe en phase critique équinoxiale, quitte à se lancer dans des spéculations sur l'application des quatrains sur des périodes modernes, ce qui viendrait valider, imagine-t-il le statut prophétique des Centuries prises comme un tout indissociable! (cf son Nostradamus ou l'éclat des empires Ed Eclat, 2011 ainsi présenté:"L'oeuvre fulgurante et trouée de lacunes du voyant provençal, Prophéties et Almanachs, reste méconnue. Ayant subi les trois traitements possibles des politiques de bannissement (la censure et l'exclusion, la critique diffamatoire, la falsification et la fabrication de faux), jugée indigne de figurer aux panthéons des littératures, voire dans leurs antichambres, régulièrement vilipendée, censurée, trahie par des obscurantismes tenaces, elle aura néanmoins réussi à traverser les siècles, et à ressurgir authentifiée et plus étoffée au crépuscule du XXe et à l'aube du suivant." Cela dit, depuis 20 ans et plus, nos travaux auront sensiblement progressé. Nous considérons désormais que c'est Crespin qui aura été utilisé par les faussaires pour fabriquer de faux quatrains; ce que Brind'amour n'avait pas compris dans son édition critique de la pseudo édition 1555 (Droz, 1996) Dans nos Documents, nous reproduisons la première épitre à Henri II -déjà reproduite partiellement par Daniel Ruzo dans son Testament de Nostradamus, Ed Rocher) qui aura été utilisée pour fabriquer une fausse épitre au Roi en remplacement de la véritable épitre de Nostradamus au pape Pie IV qui devait être recyclée pour introduire le second volet, comme le montre l'étude de plusieurs quatrains du dit volet qui en dérivent.("macelin" à partir de Marcelin)/
Dans son Historique des éditions des Prophéties de Nostradamus (1555-1615, RFHL, 2008), Guinard vise (p. 84) notre communication de 1997 dans le cadre des journées Verdun Saulnier -Prophétes et Prophéties) où nous déconstruisons l'édition critique de Pierre Brind'amour (Droz, 1996) en (dé)montrant que le quatrain IV 46, faisant partie de la 'première édition" 1555; date en réalité des années 1588-89. Guinard ne parvient pas à faire son deuil de ces éditions se présentant comme parues du vivant de Michel de Nostredame et nous parle de quatrains que l'on aurait évacués à un certain stade pour de pures raisons techniques de place! Il ne nous explique pas pourquoi les centuries VIII à X ne sont pas rééditées en 1588-89 ne voulant pas admettre qu'elle n'avaient pas encore été fabriquées et qu'elles ne le seront qu'à la veille du couronnement d'Henri IV. En fait, Patrice Guinard semble incapable de faire preuve de "bon sens" (Descartes, Discours de la Méthode) et se laisse mener par le bout du nez par les subterfuges des libraires de l'époque. C'est ainsi qu'il n'est pas autrement surpris par le fait que la première édition serait à 353 quatrains comme si cela pouvait faire sens. On voit bien qu'il y avait au départ, chez les faussaires, un plan à 300 quatrains et que l'on est en face d'une édition augmentée donc plus tardive. Dès 2011, la Revue en question aura pris conscience qu'elle s'était fourvoyée en publiant l'Historiuqe de Guinard et accueiillera un nouveau dossier ' Jacques HALBRONN, « Vers une nouvelle approche de la bibliographie centurique »
JHB 26 05 24
jacques halbronn Réflexions autour de la préface de Michel Cazenace au Livre de Gaie et Ouranos de J. L; San Miguel de Pablos (2000)
jacques halbronn Réflexions autour de la préface de Michel Cazenave au Livre de Gaia et Ouranos de J. L. San Miguel de Pablos; Ed Rocher 2000
Le Préfacier revient sur les rapports Astronomie-Astrologie en proposant de situer l'Astrologie sur un autre plan que celui de l'Astronomie. Certes, mais encore faudrait il préciser de quelle façon. Cazenave, en se référant à l'exemple du traitement de l'Alchimie propose de situer l'astrologie comme relevant d'"une grammaire des symboles, d'un certain type de cohèrence mythique etc" (p. 8) Il conclut "l'astrologie et l'astronomie n'ont plus rien à voir l'une avec l'autre aujourd'hui".
La référence à l'alchimie est ici d'autant plus surprenante que Cazenave semble oublier la notion de "transmutation", de "réduction" qui est précisément, selon nous, la clef de la véritable relation Astronomie-Astrologie. Notre approche est à l'opposé de celle proposée par le préfacier, à savoir la réintégration de l'astrologie dans le champ de la Science. Pour nous, en effet, l'astrologie est une transmutation de l'astronomie, sa métamorphose comme la chenille devenant papillon, comme le brouillon voué à prendre forme.
Car, à y bien réfléchir on doit se demander à quoi peut bien servir l'astronomie si ce n'est à sous tendre le projet astrologique, deuxième étage de la fusée. C'est bien en se coupant de l'astrologie que l'astronomie devient "insignifiante". Il ne s'agit pas, pour autant, de valider le courant de l'astrologie "scientifique", notamment autour du "thème astral" (sous toutes ses formes, natal, horaire, électif) mais de situer l'astrologie dans le cadre d'un plan "divin" voué à organiser les sociétés humaines. Paradoxalement, c'est l'astronomie qui doit prendre conscience des enjeux théologiques en appréhendant notre systéme solaire comme un message, un mode d'emploi et non comme un fait de nature.
On comprend alors que le Ciel qui s'expose à nous, depuis notre Terre, comporte une double fonction, féminine et masculine (à l'image du "Créateur" Genése I). D'un côté une fonction motrice et de l'autre une fonction localisatrice permettant de la baliser, d'impulser des variations à celle-ci. Les planétes centrales qui entourent notre Terre, Mercure et Vénus d'un côté, Mars et Jupiter de l'autre, symétriquement disposés, n'ont pas vocation "motrice" - ce qui n'aura pas empêché les humains de leur en conférer une (on parle alors d'instrumentalisation), comme l'ont montré les travaux de michel Gauquelin- et c'est alors que l'on peut qualifier leur rôle de symbolique. Il reviendrait donc à l'astronomie d'assumer une telle dimension à propos de cet OVNI qu'est notre systéme solaire!
L'astronomie est féminine, c'est à dire qu'elle est insatiable, elle veut tout emmagasiner alors que l'astrologie doit affirmer sa dimension masculine de décantation, de tri, elle donne forme au matériau brut de l'astronomie.
JHB 26 05 24
samedi 25 mai 2024
jacques halbronn Astrologie et Bible Equinoxialité et sacrifice du Fils
jacques halbronn Astrologie et Bible Equinoxialité et sacrifice du Fils
Il nous importe de retrouver les traces de l'Astrologie que nous développons en signalant des recoupements avec le corpus biblique dans la mesure où cette Astrologie que nous présentons. est censée être celle des origines. Nous avons déjà évoqué le Songe de Pharaon à propos des 7 vaches maigres dévorant 7 vaches grasses, ce qui est interprété par Joseph comme annonçant deux séries de 7 années, ce qui est la base d'une astrologie "saturnienne';la planéte Saturne étant appelée dans le Sefer Yetsira, Shabtaï, à rapprocher du Shabbat, septième jour, mis en avant dans les Dix Commandements. comme le jour où l'on doit cesser certaines activités. Il y a donc une dualité ainsi instaurée entre deux temps.
Exode XX
ח שֵׁשֶׁת יָמִים תַּעֲבֹד, וְעָשִׂיתָ כָּל-מְלַאכְתֶּךָ. 8 Durant six jours tu travailleras et t'occuperas de toutes tes affaires,
ט וְיוֹם, הַשְּׁבִיעִי--שַׁבָּת, לַיהוָה אֱלֹהֶיךָ: לֹא-תַעֲשֶׂה כָל-מְלָאכָה אַתָּה וּבִנְךָ וּבִתֶּךָ, עַבְדְּךָ וַאֲמָתְךָ וּבְהֶמְתֶּךָ, וְגֵרְךָ, אֲשֶׁר בִּשְׁעָרֶיךָ. 9 mais le septième jour est la trêve de l'Éternel ton Dieu: tu n'y feras aucun travail, toi, ton fils ni ta fille, ton esclave mâle ou femelle, ton bétail, ni l'étranger qui est dans tes murs.
י כִּי שֵׁשֶׁת-יָמִים עָשָׂה יְהוָה אֶת-הַשָּׁמַיִם וְאֶת-הָאָרֶץ, אֶת-הַיָּם וְאֶת-כָּל-אֲשֶׁר-בָּם, וַיָּנַח, בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי; עַל-כֵּן, בֵּרַךְ יְהוָה אֶת-יוֹם הַשַּׁבָּת--וַיְקַדְּשֵׁהוּ. {ס} 10 Car en six jours l'Éternel a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu'ils renferment et il s'est reposé le septième jour; c'est pourquoi l'Éternel a béni le jour du Sabbat et l'a sanctifié.
Nous avons pour notre part, qualifié les 7 années de vaches maigres d'"équinoxiales face aux années de vaches grasses qui ont précédé de solsticiales La phase équinoxiale "maigre" indique une idée de décantation, de réduction, d'abréviation comme nous l'avons fait observer lors du passage du féminin au masculin (en français, grande/grand, vieille/vieux). En d'autres termes, la phase équinoxiale implique un délestage, un deuil, un abandon, une évacuation à l'opposé de la phase solsticiale où l'on se remplit, accumule/emmagasine.
Vient un temps où il faudra bien passer des vaches grasses aux maigres, au bout de 7 années, ce qui exigera des sacrifices, un tri. Et cela nous conduit au sacrifice du fils demandé à Abraham.(Genése XXII), ce qui, selon nous, évoque le passage vers l'équinoxialité. On peut retrouver une telle problématique dans le Nouveau Testament à propos de Jésus "fils de Dieu", voué à la crucifixion. Avec l'équinoxialité on passe du "plus" au "pas plus"..
Nous proposons une lecture des Dix Commandements à la lumière d'un tel schéma. Les commandements négatifs qui s'enchainent.(Exode XX) ne devraient-ils pas être compris comme une pratique à laquelle il faut renoncer. Et d'ailleurs, si cette pratique n'existait pas, pourquoi l'interdire? Le tueras point devient alors un "tu ne tueras plus", ce qui introduit à nouveau une dualité, un avant et un après voire une alternance, ce qui peut laisser l'éventualité d'une cyclicité, d'un retour à un premier stade. Il est clair que la convoitise du bien d'autrui avait dû entrer auparavant dans les moeurs...
En ce qui concerne la scéne du Jardin d'Eden avec le "fruit défendu" ne pourrait-on y voir une pratique à abandonner ou en tout cas à interrompre, à suspendre? Or, la femme se refuse à renoncer à ce fruit qu'elle avait probablement l'habitude de consommer car quel mérite aurait-on à renoncer à quelque chose dont on n'a pas eu l'usage, la connaissance?
. JHB 25 05 24
jacques halbronn Remarque sur "Les Initiés" de l'An Mille à nos jours de Jean Jacques Beidu
jacques halbronn Remarques sur » Les Initiés », de l’An Mille à nos jours de Jean Jacques Beidu (Robert Laffont, 2018)
On s’arrêtera sur la notice que l’auteur consacre à Nostradamus. Beidu cite d’ailleurs l’un de nos ouvrages (p/ 354) à savoir Papes et prophéties. ed Axiome, 2005) dans lequel nous traitions de Nostradamus mais surtout du pseudo Malachie et de sa Prophétie des papes, c’est certainement dans les années 1590 qu’il faut situer un âge d’or du prophétisme en vue de peser sur l’élection de tel pontife ou de tel prince.. L’auteur fait référence probablement à nos études consacrées au couronnement d’Henri IV en 1594 . On doit cependant se demander si tel commentateur de Nostradamus n’identifiait pas ce prince à l’Antéchrist annoncé dans son épitre au Pape Pie IV étant entendu que Nostradamus n’aurait pas été en mesure d’être lui-même en phase avec cette période et de toute façon, il s’agit de textes de circonstance bien postérieurs à la vie de Nostradamus. On regrettera que Beidu entérine le fait que Nostradamus aurait publié ses Prophéties de son vivant, alors qu’il s’agit d’une production posthume et de quatrains qui ne sont certainement pas de son cru. Si Nostradamus eut du succés de son temps, ce n’est certainement pas du à ses centuries de quatrains mais plutôt à ses publications annuelles qui servirent d’ailleurs aux faussaires. Les quatrains de ces almanachs parus de son vivant sont à l’origine du concept de centuries de quatrains. On regrettera donc que Beidu présente comme donnée biographiques des parutions du temps de la Ligue, 20 ans après sa mort. On sait notamment que certains quatrains furent des versifications de la Chemin des Guides de France de Charles Estienne et il est fâcheux, tout de même, qu’on laisse entendre que Michel de Nostredame ait recouru à de tels expédients besogneux. (cf nos Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Ed Ramkat, 2002). L’ironie veut que certains imitateurs de Nostradamus aient été récupérés par les faussaires, comme un Antoine Crespin. L’obstacle pour ceux qui se risquent à traiter de Nostradamus est bien de ne pas parvenir à séparer le bon grain de l’ivraie et d’attribuer à Nostradamus ce qui n’est pas de son fait.
. En ce qui concerne les auteurs sélectionnés, on reléve des absences, comme celle d’Etteilla à la fin du XVIIIe siècle (cf L’astrologie du Livre de Toth, Ed Trédaniel, 1993), et pour le « grand Siècle », un Jean Baptiste Morin (de Villefranche) (cf notre édition de ses Remarques Astrologiques (1654) mais il est possible que Beidu n’ait pas classé les études consacrées à l’astrologie ou au Tarot dans la catégorie des « Initiés » et des « grandes traditions ésotériques »(4e de couverture) On trouve certes à propos de Campanella ‘(p.474) un paragraphe intitulé « Astrologue du pape ». En revanche le IVe Livre de la République de Jean Bodin sur les astres et la politiques n’est pas référés, lui qui eut une polémique avec l’astrologue toulousain Auger Ferrier (cf J. Halbronn, « La traduction anglaise des « Jugements astronomiques sur les nativitez » d’Auger Ferrier », Mémoire de DEA, Departement Anglais, Université Lille III, 1981
PS Réflexions sur le "Nostradamus s'en va-t-en guerre 1914-1918 " de Jean Yves Le Naour , Préface Jay Winter. Ed Hachette, 2008
Saluons la parution de cet ouvrage fruit d'une recherche bibliographique remarquable mais totalement ignorant de nos propres travaux parus successivement en 1992 et 1995 (Ed Trédaniel, Collection La Grande Conjonction). La Vie astrologique, il y a cent ans d'Alan Léo à Barler et La Vie astrologique, années trente cinquante de Maurice Privat à Néroman. L'auteur "docteur en histoire contemporaine" ne semble pas davantage avoir pris connaissance de nos publications sur Nostradamus ( Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Ed Ramkat 2002) mais le titre est à prendre au niveau symbolique car on y traite des Centuries que très accessoirement.
JHB 24 05 24
jacques halbronn Réflexions autour du Traité Pratique d'Astrologie Mondiale d'Horicks et Michaud
jacques halbronn Réflexions autour du Traité Pratique d'Astrologie mondiale d'Horicks et Michaud, Nice, juin 1941 Ed des "Soirées Astrologiques")
Cet ouvrage ne doit pas être oublié quand on aborde l'indice cyclique d'André Barbault (Les astres et l'Histoire, 1967) lequel se référe au seul Henri Gouchon pour des publications datant de la fin des années Quarante. C''est ainsi que l'intérêt de Barbault pour le début des années 80 du siècle dernier, ne peut guère s'expliquer sans l'existence du Traité de 1941
Dès les premières pages, les auteurs (en couple) mettent en avant les "grandes conjonctions planétaires" Page 10, on lit "Certaines conjonctions caractéristiques des trajectoires s'imposent immédiatement à l'observation du profane(conjonctions importantes 1850 à 1852, 1881 à 1894, 1914 à 1921, 1940, 1941 1942 1943 1945, 1947 sont autant d'étapes marquées par la course des planétes dans l'espace! 1981 ouvree une étape nouvelle, la grande échéance du XXe siècle dont le noyau central se dessine nettement de 1988 à 1992, comme l'indique notre graphique (...) 1914-1915, la guerre mondiale donnant naissance en 1917 à la révolution russe et au nouvel ordre européen (..)Nous arrivons à une nouvelle concentration astrale (conjonctions multiples: 1940, 1941, 1942 d'où surgira une ordre nouveau (..) Quoi qu'il en soit, la grande échéance du XXe siècle se situe très nettement de 1981 à l'an 2000 avec les saillies caractéristiques en deux étapes fondamentales: 1981, 1982, 1983 puis 1988-1989, 1992, les années 1997 et 2000 sont importantes mais s'effacent comparativement aux années majeures qui précédent" On notera que les années 1989-1992 sont soulignées, ce qui se retrouvera chez Barbault (Défense et Illustrations de l'Astrologie, Grasset, 1955) avant sa publication de 1967 relative au début des années 80. C 'est dire que la fixation sur 1981 comme temps majeur, après les deux guerres mondiales, revient à ces auteurs belges, passés de Bruxelles à Nice dans les années 40.
Pour notre part, la méthode proposée dans ce Traité ne saurait être pérenisée car les conjonctions planétaires sont un substitut au "triangle" planéte/étoile fixe/point vernal), l'unité de base étant de 14 ans, soit la moitié d'une révolution sidérale de Saturne. Il reste que ces auteurs portent la responsabilité du fiasco prévisionnel de Barbault pour 1981 lequel met en évidence le peu de valeur à accorder aux "conjonctions planétaires". Mais revenons sur le cycle Saturne -Neptune qui occupera Barbault dans ses publications des années cinquante avec notamment la mort de Staline en 1953. On lit à la page 34 de notre Traité Pratique d'Astrologie Mondiale à propos de ce cycle: "La dernière conjonction se fit vers 5° du Lion en 1917 (...)Elle se renouvellera en 1953 vers 23° de la Balance" No comment! .On notera que Barbault publiera un "Traité Pratique d'astrologie" reprenant le titre d'H et M. Les auteurs (p. 195) notent en 1941 "Nous avons été étonnés de retrouver sans citation de sources des idées et passages de nos conférences dans un récent ouvrage sur l'astrologie mondiale écrit et édité par deux astrologues à qui nous avions offert gracieusement nos travaux. Nous espérons qu'il s'agit d'un oubli" qui est ici visé? On retrouve cette observation dans le Manuel de G B de Surany (Nice, Ed Cahiers Astrologiques, 1941);" A chaque coup (Saturne/Neptune) ce sont des mouvements révolutionnaires qu'elles provoquent comme nous l'a démontré le passé et comme nous le démontra, plus récente, celle du Ier aout 1917 (..) C'est elle qui déclencha la révolution communiste en Russie" En 1951, Michel de Socoa ( Ed Chacornac) avait mis l'accent sur l'année 1989 (Réédition 1981, p. 39) comme le rappelle Marc Cerbère "Michel de Socoa et la grande doriphorie de 1989 pour l’URSS" AstresNet.org | 2010), soit 4 ans avant le pronostic de Barbault pour cette même année.
On s'arrêtera sur la "conclusion" de l'ouvrage qui nous semble fort discutable:" Plus l'homme s'initie à la connaissance du cosmos (..)plus il se sent petit, humble, reconnaissant envers les bienfaits de la Nature, où tout est organisé,prévu en vue de son bonheur" Or, l'ordre astrologique n'est aucunement celui de la Nature mais bien plutôt d'une "SurNature" établie par une certaine Humanité, qui n'est probablement pas la notre mais qui n'est surement pas assimilable à la "Nature" - ce qui reléve de la question d'une "humanité" extra-terrestre.
Bibliographie
Patrice Gunard signale: dans son étude sur l'Astrologie française au XXe siècle:
"Louis HORICKS (1900-1992) & Henriette MICHAUX, Traité pratique d'astrologie mondiale (Nice, Les Soirées Astrologiques, 1941)
- cet ouvrage (avant ceux de Michel de Socoa, Dane Rudhyar, Robert Doolaard, André Barbault, San Miguel de Pablos...) avance la possibilité d'une analyse des grandes mutations historiques en fonction des conjonctions des planètes lentes, et notamment des cycles Pluton-Neptune et Neptune-Uranus."
L. HORICKS & H. MICHAUX, Traité pratique d'astrologie mondiale, suivi de La Clé des prédictions nostradamiques. Cédra-Astralis, 1990 [2e édition].
JHB 25 05 24
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