lundi 11 novembre 2024

jacques halbronn Géopolitique. La dynamique du rassemblemet sur une meme terre.

jacques halbronn Géopolitique. La dynamique du rassemblement sur une même terre Le lien d'un peuple avec une terre se démontre paradoxalement par un processus de "retour", de rassemblement. Ce qui distingue en ce qui concerne la Palestine les deux populations arabes juive concernées par la résolution de l'ONU dont on va célébrer dans quelques jours le 77e anniversaire tient au fait que la population arabe n'a pas effectué de mouvement vers cette terre à la différence de la population juive. Or, le processus de gravitation, d'aimantation valide un tel lien quand il génére un mouvement, ce qui n'a pas été le cas pour la population arabe sédentaire. Selon notre modéle, le principe masculin est spatiale et le principe féminin s'inscrit dans la durée. L'homme providentiel est celui qui aura été capable de rassembler, de réunir, de convoquer vers un certain espace ( cf l'Etat Juif de Herzl 1896, notre ouvrage Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle, 2002) Autrement dit, les Juifs qui n'auront pas été attirés par la Palestine n'auraient pas fait la preuve de leur judéïté. JHB 11 11 24

dimanche 10 novembre 2024

jacques halbronn Astrogénétique Nouvelle Alliance et Etoile des Mages

jacques halbronn Astrogénétique. Nouvelle Alliance et Etoile des Mages. Dans le cadre du plan divin et de la nouvelle Alliance (cf Jérémie XXXI), les astres sont amenés, de longue date, à signaler voire à provoquer certains événements liés à la naissance de héros, de guides comme en témoigne l'épisode de l'Etoile des Mages, sur lequel un Kepler se pencha sous l'angle de son astrologie. Sur le web 'On peut, avec Kepler, penser qu'il y eut une conjonction de planètes qui produisit l'effet observé par les mages, ou encore qu'un météore inconnu eut lieu alors. Aucune étoile actuellement ne remplit les conditions voulues pour être assimilée à l'étoile des mages'. Si l'on veut éviter le scénario d'une intervention divine de quelque "Saint Esprit", l'astrologie nous permet d'envisager une certaine programmation de naissances de personnages remarquables, en rapport avec certaines configurations astrales. Ce qui nous renvoie à l'histoire de l'Etoile des Mages: Sur le web L'Etoile des Mages dans les Evangiles et la naissance (Nativité) de Jésus "Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui" [...]. Qui sont ces mages si bien informés  ? Pourquoi la Tradition en a-t-elle fait des rois  ? La réponse se découvre au fin croisement des références bibliques. Ch 2 "En même temps que de l'étoile, on doit parler des mages. Elle leur est tellement liée dans les récits de Noël. Certains il est vrai, pensent que c'est l'étoile du berger. Mais les récits de Noël n'associent pas l'étoile aux bergers. Ils ont vu s'ouvrir le ciel dans une grande lumière et le chant des anges (Luc 2, 9-14). L'étoile, très présente dans nos yeux, nos mémoires et nos cœurs, n'est mentionnée que dans le récit de Matthieu (Matthieu 2, 1-12). Mais elle y joue un tel rôle !" Des mages venus d'Orient "Le récit de Matthieu est sobre : Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : "Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui". Mais comment les mages peuvent-ils connaître ou comprendre à ce point l'objet de leur recherche ? Ils ont vu l'étoile et marchent vers le roi des Juifs qui vient de naître. Pour dire l'histoire et le mystère de Jésus, Matthieu tisse les Écritures (que nous nommons communément l'Ancien Testament) comme un véritable virtuose. Appelant l'une, il parvient à faire chanter et résonner en même temps les autres." On peut parler d'une "astrogénétique", c'est à dire d'une programmation déterminant des naissances particulières de personnages providentiels, promis à un destin hors norme. Non pas que l'on puisse nécessairement prévoir, annoncer de telles naissances mais l'important est qu'elles aient lieu et que cela conduise à terme à une manifestation. Depuis longtemps, nous avons esquissé l'idée selon laquelle un certain type de configuration particulièrement rare, à la naissance pouvait signifier l'apparition de quelqu'un doué d'un potentiel exceptionnel, comme cela est indiqué avec la démarche des "rois mages" (Evangile selon Mathieu) laquelle véhiculerait une loi ésotérique, liée au moment de la naissance s'inscrivant dans le plan divin, ce qui expliquerait l'intérêt de la part des astrologues pour la carte du ciel natal. D'aucuns préférent évoquer le passage d'une cométe: Sur le web wikipedia "Les chrétiens considèrent l'étoile comme un signe miraculeux indiquant la naissance du Messie. Colin Humphreys, professeur à l’Université de Cambridge, explique qu'à l'époque de la naissance du Christ, les comètes étaient associées à la naissance de grands rois et à de bonnes nouvelles1. Origène note que, d'après les descriptions, l'étoile est en fait une comète. Pour les pères de l'Église, ces objets célestes sont des astres nouveaux et miraculeux, absents lors de la création du Monde, créés par Dieu pour transmettre un message : Abraham et Moise ont vu leur naissance annoncée par une telle "étoile". JHB 10 11 24

jacques Treiner Quelle est l'"étoile" qui guida les Rois Mages vers Jésus

Quelle est l’« étoile » qui guida les Rois Mages vers Jésus ? Jacques Treiner . En cette période de fêtes de Noël, la tradition chrétienne célèbre la naissance de Jésus. Dans cette tradition, les Rois Mages furent guidés vers Jésus par une étoile, décrite par Matthieu dans son évangile. Une enquête entre astronomie, histoire et récits bibliques pour identifier cette étoile nous réserve des surprises. Examinons les éléments du puzzle. Les Évangiles. Marc écrit vers l’an 67, Matthieu et Luc autour de 80-90, et Jean peu avant l’an 100. À plusieurs décennies de distance des évènements relatés, il est normal qu’il y ait des variations. Matthieu et Luc sont les seuls qui mentionnent la jeunesse de Jésus. Matthieu indique que Jésus est né au temps du roi Hérode, et que des mages, alertés par l’apparition d’une étoile, sont venus d’Orient pour voir « le roi des Juifs qui vient de naître » (je cite ici Matthieu). Hérode, renseigné par les grands prêtres et les scribes du lieu de la naissance, demande à ceux-ci de trouver l’enfant à Bethléem. Les mages se remettent en route, guidés par l’étoile, trouvent l’enfant, lui rendent hommage (or, encens et myrrhe), décident de ne pas retourner vers Hérode et de rentrer chez eux. Joseph, prévenu en rêve des desseins meurtriers d’Hérode, prend l’enfant et sa mère et fuit en Égypte. Hérode, comprenant que les mages l’ont trompé, décide de faire tuer tous les enfants de moins de deux ans. La comète de Halley, est-elle l’astre qui guida les rois mages selon Saint Matthieu ? Ici photographiée par la sonde Giotto, qui passe à seulement 2000 kilomètres, le 14 mars 1986. ESA/MPS, Wikipedia, CC BY-SA Luc, pour sa part, indique que Joseph et sa fiancée Marie se rendent à Bethléem, la ville de David, pour se faire recenser. Le recensement est rendu obligatoire par un édit de César Auguste, empereur romain de 30 avant Jésus-Christ à 14 après Jésus-Christ, et eut lieu pendant qu’un certain Quirinius était gouverneur de la Syrie (de 7 av. J.-C. à 2 av. J.-C.). C’est là, selon Luc, que l’enfant naît, et que des bergers, gardant leurs troupeaux durant les veilles de nuit dans la région, sont avertis par un ange de la naissance et se rendent à Bethléem. Ce sont eux qui répandent la nouvelle. Notons que la date du recensement est encore controversée, d’autant que l’entreprise («l’inventaire du monde») prenait nécessairement plusieurs années pour être menée à terme, comme le montrent notamment les travaux de Béatrice Le Teuff. Misez sur l'expertise, découvrez notre newsletter quotidienne. Des indicateurs historiques Selon l’historien Flavius Josèphe, dans « Guerre des Juifs », Hérode meurt peu après une éclipse de Lune visible depuis Jéricho, avant la Pâque juive qui a lieu en mars-avril. La seule date qui convienne est l’éclipse de Lune du 13 mars de l’an -4, qui précède d’un mois environ la Pâque du 10 avril de l’an 3757 du calendrier hébraïque. Si Hérode est mort en -4, Jésus n’a pas pu naître en l’an 0. L’ordre donné par Hérode de tuer tous les enfants de moins de deux ans indique, compte tenu d’une marge de sécurité, que la naissance de Jésus date d’environ -5 ou -6. Dans quel calendrier compter ? En 525, le pape Jean 1er chargea un moine scythe vivant à Rome, Denys le Petit, d’une réforme calendaire. L’église chrétienne commençait à dominer le monde occidental, et Denys devait déterminer un nouveau cycle des fêtes de Pâques – les plus importantes de l’année. Denys décida de baser le nouveau calendrier sur la date de naissance de Jésus. Pour effectuer ce changement de l’origine des temps, il lui fallut placer cette date dans la chronologie du calendrier romain. Il utilisa pour cela les meilleures données, à savoir la durée de règne des empereurs. Mais il commit deux erreurs. D’une part, il oublia l’an zéro et passa directement de l’an -1 à l’an +1. D’autre part, il oublia quatre années pendant lesquelles César Auguste régna sous le nom d’Octave. Cela fait au total cinq ans de décalage par rapport à notre calendrier. Ce n’est qu’en 1605 qu’un érudit polonais du nom de Laurent Suslyga signala l’erreur. S’il n’y a pas d’autres erreurs, Jésus est donc né en l’an 5… avant Jésus-Christ. Jésus est-il né le 25 décembre ? Le Christ avec une auréole et les attributs de Sol Invictus, rayons de soleil et chevaux cabrés. Mosaïque de la nécropole sous la basilique Saint-Pierre de Rome, IIIe-IVᵉ siècle apr. J.-C. Wikipedia Jack Finegan, dans le Handbook of Bible Chronology, indique que la première mention du 25 décembre date de l’an 336. C’est la récupération de la fête, traditionnelle à l’époque, du Sol Invictus ou « Soleil invaincu », puisque le solstice d’hiver marque le début du rallongement de la durée du jour. Un autre indice réside dans l’indication de Luc concernant les bergers. En décembre, les bergers ne surveillent pas les moutons pendant la nuit, car il fait trop froid à Bethléem qui est à 800 mètres d’altitude. Les bêtes sont remises à paître au printemps, et c’est aussi à cette époque de l’année, où naissent les agneaux, que la surveillance doit être continue. Jésus est donc probablement né en avril ou en mai. Quelle étoile a alors guidé les rois mages ? Voyons ce que l’art et l’astronomie nous apprennent. Dans l’« Adoration des Mages » (1302-1304) qui se trouve dans la Chapelle Scrovegni à Padoue, Giotto a peint une comète. C’est probablement la comète de Halley, qui fut visible en 1301 – et c’est en hommage à cette observation de Giotto que la sonde envoyée par l’Agence Spatiale Européenne à la rencontre de la comète de Halley en 1986 fut nommée Giotto. La Cappella degli Scrovegni, appelée aussi Église de l’Arena de Padoue. Andrea Piroddi, Wikipedia, CC BY-SA Mais cette comète n’est pas un bon candidat. En effet, la comète de Halley revient périodiquement, tous les 76 ans. Elle fut observée du 26 août au 20 octobre de l’an -12 par des astronomes chinois qui consignèrent l’observation. Cette date ne colle pas avec la date de naissance de Jésus. David H. Clark et F. Richard Stephenson présentent dans leur ouvrage The Historical Supernovae le catalogue de toutes les novae et supernovae observées avant l’invention du télescope. La plupart de ces observations, qui s’étalent entre -532 et l’an 1604, sont dues aux astronomes chinois. Les novae sont des étoiles dont la brillance augmente très rapidement pendant quelques jours avant de reprendre une valeur normale ; les supernovae sont des étoiles massives qui terminent leur vie en une explosion qui peut les rendre aussi brillantes qu’une galaxie pendant quelques semaines, et qui donnent naissance à une étoile à neutrons ou un trou noir. Parmi les 75 évènements répertoriés par Clark et Stephenson, 8 sont antérieurs à l’année 0 : printemps -532, août-septembre -204, juin-juillet -134, octobre-novembre -77, mai-juin -76, mai -48, juin-juillet -47, et enfin, en mars-avril de l’an -5 ! Cette dernière a été visible pendant plus de soixante-dix jours, et sans mouvement apparent dans le ciel. Le printemps, ça colle ! Voilà donc le bon candidat pour l’étoile de Bethléem : l’explosion d’une étoile massive en fin de vie ! S’il a existé, Jésus est donc né au printemps de l’an -5 avant… lui-même. Mais ne nous précipitons pas trop vite pour conclure définitivement sur la nature de l’étoile. Les astrophysiciens ont identifié plusieurs mécanismes par lesquels une étoile peut exploser. Dans certains cas, l’explosion projette dans l’espace à très grande vitesse l’essentiel de la masse de l’étoile, qui émet du rayonnement électromagnétique observable longtemps après l’évènement. Ainsi, la célèbre nébuleuse du Crabe est le résidu de la supernova observée par les Chinois en 1054, et le résidu de la supernova de 1572, décrite par Tycho Brahé, est aussi identifié aujourd’hui. Mais, las ! on n’a pas observé à ce jour un résidu de cette nature pour l’évènement de l’an -5. Peut-être faut-il renoncer à l’image poétique d’une mort stellaire associée à une naissance ? Une modeste nova est peut-être une meilleure interprétation, comme l’ont suggéré F. Richard Stephenson et David H. Clark en 2005. D’autres croisements entre évènements naturels et récits mythiques Lorsque des textes religieux ou mythiques relatent des évènements naturels extraordinaires, on peut se demander si, au-delà du sens qui leur est donné dans le récit, ils ne font pas partie d’une mémoire collective ayant enregistré des phénomènes réels. Ce n’est certes pas toujours le cas : ainsi, lorsque le récit biblique nous apprend que Josué a commandé au soleil et à la lune d’arrêter leur course dans le ciel, le temps que son armée vainque ses ennemis à Gabaôn et dans la vallée d’Ayyalôn, il n’est pas nécessaire (aujourd’hui) de chercher une logique autre que littéraire à l’affirmation selon laquelle « le soleil se tint immobile au milieu du ciel et près d’un jour entier retarda son coucher » (Livre de Josué). Je précise « aujourd’hui », car l’argument fut utilisé par l’Église catholique au XVIe contre l’héliocentrisme de Copernic : si la Terre tournait autour d’un soleil fixe, la prière de Josué n’aurait pas de sens. Mais prenons le cas du déluge. On retrouve un évènement dans la Bible, et aussi dans l’épopée d’Atrahasis (datant probablement du XVIIIe siècle av. J.-C.). Atrahasis est le héros sumérien équivalent de Noé. Dans la Bible, Yahvé se repend d’avoir créé une humanité dont il constate qu’elle est « méchante » et que son cœur « ne forme que de mauvais desseins à longueur de journée ». Dans l’épopée d’Atrahasis, les Anunnaku, dieux sumériens, trouvent que les hommes font trop de vacarme, et leur roi Enlil se plaint de ne pouvoir dormir tant ils sont bruyants. Les motivations pour se débarrasser de l’engeance humaine sont donc différentes dans les deux récits, mais les deux déluges sont très voisins – jusqu’au détail des oiseaux envoyés en reconnaissance quand les pluies s’arrêtent. Comment ne pas penser que cette montée des eaux emprunte à celle qui a suivi la fin de la dernière époque glaciaire, voici 20 000 ans ? Le niveau des mers est monté de 120 mètres en quelques milliers d’années, et des effets de seuil comme le déversement de la Méditerranée dans la mer Noire a dû laisser des traces dans les populations locales, jusqu’à ce que les grands auteurs de l’époque s’en emparent et y inscrivent leurs épopées !

jacques halbronn Théologie. De la multiplicité des messies dans l'espace et dans le temps

jacques halbronn Théologie De la multiplicité des messies dans l'espace et dans le temps. Il importe de combattre toute idée d'unicité au niveau théologique, notamment en ce qui concerne la personnalité messianique. C'est ainsi que Jésus -du moins est-ce ce qu'on lui fait dire-déclare être venu avant tout "pour les brebis perdues de la maison d'Israel", comprenez pour les populations en marge, résidant dans le nord de la Palestine., en Galilée, autour du Lac de Tibériade ( Kinereth): Quand à Moon, sa démarche visait essentiellement au départ la Corée, coupée en deux après la "guerre de Corée".dans les années cinquante. Que par la suite, dans les deux cas cités, l'on ait tenté, voulu, d'élargir leur champ d'action au nom d'une unité, d'une universalité messianique, reléve d'une ubris "spatiale". Quant à Cyrus, le Perse, sa messianité - puisque c'est ainsi qu'il est qualifié dans le deutéro Isaïe, au ch. 45, s'exerça au profit d'une certaine communauté -lors du Retour de la captivité de Babylone,, avec des enjeux géographiques bien circonscrits en Palestine (nord/sud) Quant à Moïse, sa mission fut également fort délimitéen centrée, focalisée, sur un peuple (les Fils d'Israël) au service d'un certain dieu (Yahwé, tétragramme).. C'est dire la multiplicité des "messies", des "oints" au cours des siècles, ce qui serait à l'origine de la diversité des peuples (cf l'épisode de la Tour de Babel, in Genése) Mais ne peut-on,dans la foulée , s'interroger quant à la multiplicité des dieux, et que signifie d'ailleurs le terme "monothéisme". Selon nous, la notion de dieu unique ne vaut que pour un peuple donné et d'ailleurs dans les X Commandements, il est exigé de ne pas adorer d'"autres dieux", ce qui revient à reconnaitre leur existence, leur culte. Wikipedia Un monothéisme (du grec μόνος [monos], « seul, unique » et θεός [theos], « dieu ») est une religion qui affirme l'existence d'un Dieu transcendant unique, ... Exode XX, 3 Au début des "Dix Commandements" ב אָנֹכִי יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, אֲשֶׁר הוֹצֵאתִיךָ מֵאֶרֶץ מִצְרַיִם מִבֵּית עֲבָדִים: לֹא-יִהְיֶה לְךָ אֱלֹהִים אֲחֵרִים, עַל-פָּנָי. 2 (1) "Je suis l'Éternel, ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte, d'une maison d'esclavage. (2) "Tu n'auras point d'autres dieux (Elohim Ahrerim) que moi. Il y aurait donc diversité à la fois des messies et des dieux. D'ailleurs dans Exode III, yahwé précise bien qu'il est le dieu des Enfants d'Israel, ni plus ni moins! L'usage du possessif va à l'encontre de l'idée d'un dieu unique pour toute l'Humanité/ A chacun son dieu et à chaque dieu son peuple. Véritable quadrillage de notre planéte. וְעַתָּה לְכָה, וְאֶשְׁלָחֲךָ אֶל-פַּרְעֹה; וְהוֹצֵא אֶת-עַמִּי בְנֵי-יִשְׂרָאֵל, מִמִּצְרָיִם. 10 Et maintenant va, je te (à toi Moîse) délègue vers Pharaon; et fais que mon peuple (Ami), les enfants d'Israël, sortent de l'Égypte." Dans le cadre du "plan divin", de la Surnature, "Adam" désigne l'ensemble des "messies", des prophétes, des "justes", de tous ceux qui auront pour tâche de formater l'humanité première,pré-adamique. Genése I כו וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, נַעֲשֶׂה אָדָם בְּצַלְמֵנוּ כִּדְמוּתֵנוּ; וְיִרְדּוּ בִדְגַת הַיָּם וּבְעוֹף הַשָּׁמַיִם, וּבַבְּהֵמָה וּבְכָל-הָאָרֶץ, וּבְכָל-הָרֶמֶשׂ, הָרֹמֵשׂ עַל-הָאָרֶץ. 26 Dieu(Elohim) dit: "Faisons l'homme à notre image, à notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail; enfin sur toute la terre, et sur tous les êtres qui s'y meuvent." כז וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם בְּצַלְמוֹ, בְּצֶלֶם אֱלֹהִים בָּרָא אֹתוֹ: זָכָר וּנְקֵבָה, בָּרָא אֹתָם. 27 Dieu créa l'homme à son image; c'est à l'image de Dieu qu'il le créa. Mâle et femelle furent créés à la fois. כח וַיְבָרֶךְ אֹתָם, אֱלֹהִים, וַיֹּאמֶר לָהֶם אֱלֹהִים פְּרוּ וּרְבוּ וּמִלְאוּ אֶת-הָאָרֶץ, וְכִבְשֻׁהָ; וּרְדוּ בִּדְגַת הַיָּם, וּבְעוֹף הַשָּׁמַיִם, וּבְכָל-חַיָּה, הָרֹמֶשֶׂת עַל-הָאָרֶץ. 28 Dieu les bénit en leur disant "Croissez et multipliez! Remplissez la terre et soumettez-la! Commandez aux poissons de la mer, aux oiseaux du ciel, à tous les animaux qui se meuvent sur la terre (haAretz)!" Les mots "sur" et "sus" sont en gros équivalents car celui qui arrive après se superpose (sur, super) à ce qui était avant en même temps qu'il en dérive.(sous) Isaïe 45 א כֹּה-אָמַר יְהוָה, לִמְשִׁיחוֹ לְכוֹרֶשׁ אֲשֶׁר-הֶחֱזַקְתִּי בִימִינוֹ לְרַד-לְפָנָיו גּוֹיִם, וּמָתְנֵי מְלָכִים, אֲפַתֵּחַ--לִפְתֹּחַ לְפָנָיו דְּלָתַיִם, וּשְׁעָרִים לֹא יִסָּגֵרוּ. 1 Ainsi parle l'Eternel à son Oint, à Cyrus je l'ai pris par la main pour mettre les nations à ses pieds et délier les ceintures des rois, pour ouvrir devant lui les battants et empêcher que les portes lui soient fermées : ב אֲנִי לְפָנֶיךָ אֵלֵךְ, וַהֲדוּרִים אושר (אֲיַשֵּׁר); דַּלְתוֹת נְחוּשָׁה אֲשַׁבֵּר, וּבְרִיחֵי בַרְזֶל אֲגַדֵּעַ. 2 "Je marcherai devant toi, j'aplanirai les hauteurs, je briserai les portes d'airain et abattrai les verrous de fer. ג וְנָתַתִּי לְךָ אוֹצְרוֹת חֹשֶׁךְ, וּמַטְמֻנֵי מִסְתָּרִים: לְמַעַן תֵּדַע, כִּי-אֲנִי יְהוָה הַקּוֹרֵא בְשִׁמְךָ--אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל. 3 Je te donnerai des trésors enfouis dans les ténèbres, des richesses cachées dans des lieux secrets, pour que tu saches que je suis l'Eternel, le Dieu d'Israël, qui t'appelle par ton nom. ד לְמַעַן עַבְדִּי יַעֲקֹב, וְיִשְׂרָאֵל בְּחִירִי; וָאֶקְרָא לְךָ בִּשְׁמֶךָ, אֲכַנְּךָ וְלֹא יְדַעְתָּנִי. 4 C'est en faveur de mon serviteur Jacob, d'Israël mon élu, que je t'ai appelé par ton nom, que je t'ai décerné un titre, bien que tu ne me connusses pas. JHB 10 11 24

Henri IV, premier roi et fondateur de la dynastie des Bourbons en Francce

Henri IV, premier roi et fondateur de la dynastie des Bourbons en France La dynastie des Bourbons est une branche de la dynastie capétienne. Elle est issue de Robert de Clermont, sixième fils du roi Saint Louis, qui épousa en 1272 Béatrix de Bourbon, héritière de la seigneurie de Bourbon-Archambault (Allier). La dynastie capétienne des Bourbons ou maison capétienne de Bourbon ou encore les Bourbons est une famille et une dynastie qui a régné sur la France et la Navarre de 1589 à 1789 puis de 1815 à 1848. Des Bourbons, issus de la branche française, régnèrent également sur l'Espagne de 1701 à 1808, puis de 1814 à 1931 et depuis 1975. Des Bourbons issus de la branche espagnole régnèrent à Naples de 1759 à 1860, à Parme de 1748 à 1802 et de 1848 à 1859. Sommaire 1 Sur le trône de France et de Navarre 1.1 Bourbons directs 1.2 Les Bourbons-Orléans 1.3 Les Bourbons non proclamés 2 Les Bourbons d'Espagne 3 Les monarques actuels 3.1 Espagne 3.2 Luxembourg 3.3 Les Prétendants au trône de France 3.3.1 Les Bourbon d'Espagne 3.3.2 Les Bourbon d'Orléans 3.3.3 Les Bourbons des Indes 4 Autre Sur le trône de France et de Navarre Elle parvient au trône de France, en 1589, à la mort du dernier roi de la dynastie des Valois Henri III qui n'avait pas d'enfant. Le premier roi bourbon est Henri de Navarre, qui régna alors sous le nom d'Henri IV. Bourbons directs Louis XIV, le plus célèbre des Bourbons Henri IV né en 1553, commence son règne en 1589 et décède en 1610 (assassinat). Louis XIII né en 1601, règna de1610 à sa mort en 1643. Louis XIV né en 1638, règna de 1643 à sa mort en 1715. Louis XV né en 1710, règna de 1715 à sa mort en 1774. Louis XVI né en 1754, règna en 1774 jusqu'en 1791. Roi des Français de 1791 à 1792. Décapité en 1793. Son fils, mort à la Tour du Temple, devint automatiquement Louis XVII selon le principe de la Monarchie Absolue de Droit Divin (" Le Roi est mort, Vive le roi"). Louis XVIII né en 1755, règna de 1814 à 1824. Charles X né en 1757, règna en 1824 jusqu'en 1830 où il doit abdiquer en faveur de son petit-fils, le duc de Bordeaux (puis comte de Chambord). Les Bourbons-Orléans Cette branche est issue de Philippe, duc d'Orléans, deuxième fils du roi Louis XIII et frère de Louis XIV. Louis-Philippe Ier, roi des Français en 1830. Il devra abdiquer en 1848 sous la pression populaire. Les Bourbons non proclamés Louis XIX, né en 1775, il fut roi de France non proclamé en 1830 Henri V, né en 1820, il fut roi de France non proclamé en 1830. Les Bourbons d'Espagne Philippe V d'Espagne. La branche espagnole des Bourbons est issue de Philippe, duc d'Anjou, petit-fils de Louis XIV. Il est devenu roi d'Espagne en 1700. Philippe V (1700-1724) puis (1724-1746) Louis Ier, fils de Philippe V, quelques mois en 1724 Ferdinand VI, fils de Philippe V, (1746-1759) Charles III, fils de Philippe V, (1759-1788) Charles IV, fils de Charles III, (1788-1808) Ferdinand VII, fils de Charles IV, en 1808 puis (1814-1833) Isabelle II, fille de Ferdinand VII, (1833-1868) Alphonse XII, fils d'Isabelle II, (1874-1885) Alphonse XIII, fils d'Alphonse XII, (1886-1931) Juan Carlos Ier, petit-fils d'Alphonse XIII, de 1975 à 2014. Abdique. Felipe VI, fils de Juan Carlos Ier. Roi depuis 2014. Les monarques actuels Espagne Felipe VI, Roi d'Espagne depuis 2014 Luxembourg Henri Ier, grand-duc de Luxembourg Les Prétendants au trône de France Les Bourbon d'Espagne Le prétendant actuel est, depuis 1989, le prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou. Son héritier est son fils aîné, le prince Louis, né le 28 mai 2010. Les Bourbon d'Orléans Le Prétendant actuel est depuis 1999 Henri d'Orléans, comte de Paris et duc de France. Son héritier est son fils aîné le comte de Clermont, François d'Orléans, né en 1961. Les Bourbons des Indes C'est une possible branche des Bourbons résidant en Inde, dans l'état de Bhopal. Ils vivraient en Inde depuis plus de 400 ans après l'arrivé d'un enfant illégitime d'un certain Charles III de Bourbon. Le chef actuel de cette branche est Balthazar Napoléon de Bourbon-Bhopal, et revendique le trône de France. Autre De la famille des Bourbons est issue la famille de Condé (issue de Louis de Bourbon, oncle paternel du roi Henri IV).

samedi 9 novembre 2024

Les Etats Généraux d'avant la prise de la Bastillle en 1789 Plus de mille députés.

La convocation des États généraux (1789) Plus de mille députés Convocation des États généraux Sous l’Ancien Régime, les États généraux sont des assemblées extraordinaires qui réunissent des représentants de toutes les provinces appartenant aux trois ordres de la société : clergé, noblesse et tiers état. Ils sont convoqués par le roi pour traiter d’une crise politique, d’une guerre, d’une question militaire ou fiscale. Face à une situation politique et financière catastrophique, Louis XVI se voit contraint de convoquer les États généraux, qui n’avaient pas été réunis depuis 1614. Eux seuls peuvent décider la levée de nouveaux impôts et engager la réforme du pays. Leur ouverture à Versailles, le 5 mai 1789, marque le début de la Révolution française. Plus de mille cent députés se massent dans la salle à colonnes spécialement construite pour l’occasion. Le roi, entouré de la reine et des princes du sang, trône au fond sous un dais majestueux. Il ouvre la séance par un discours sans ambition. Suivent des paroles sans volonté de réformes qui n’appellent qu’à la levée d’impôts. Mécontents et conscients des attentes du pays, les députés du tiers état prennent les choses en main et donnent naissance, le 12 juin, avec quelques députés du clergé, à la première Assemblée nationale. Accueil Événements 2019 La Révolut... Des États généraux à l'Assemblée nationale - juin 1789 – octobre 1791 Des États généraux à l'Assemblée nationale - juin 1789 – octobre 1791 Partager Le 17 juin, estimant représenter l’essentiel de la Nation, le Tiers se constitue en Assemblée nationale sur l’initiative de Sieyès. Le 19, le clergé décide de se joindre à lui. Le 20, trouvant porte close, les députés se réunissent dans la salle du Jeu de paume et font le serment de ne pas se séparer jusqu’à « ce que la constitution du royaume soit établie ». Le 23 juin, après le discours du Roi, ils refusent de lever la séance : « Nous ne quitterons nos places que par la puissance des baïonnettes », dit Mirabeau. Le 27 juin, Louis XVI se résout à une assemblée unique. Le 9 juillet, l’Assemblée nationale se proclame constituante. La monarchie absolue n’est plus. Dans une atmosphère agitée – la prise de la Bastille, la Grande Peur et le transfert du Roi à Paris le 6 octobre sous la pression populaire –, la Constituante met fin à l’Ancien Régime. Elle achève ses travaux par la nouvelle Constitution en septembre 1791, à laquelle Louis XVI prête serment le 14. La prise de la Bastille Bastille Adresse à tous les citoyens qui ont été employés à diriger, surveiller et travailler à sa démolition 17 février 1794 La constitution de 1791 La constitution française

jacques halbronn Comment se sont formés les peuples? L'attraction de la Judée.

jacques halbronn Comment se sont formés les peuples? L'attraction de la Judée. Selon nous, le plan divin aura mis en place un noyau actif que l'on peut qualifier d'adamique secrétant des leaders capables de rassembler et d'organiser des populations, au cours des siècles, des millénaires, les femmes étant utilisées pour la multiplication et la génération. Genése I כז וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם בְּצַלְמוֹ, בְּצֶלֶם אֱלֹהִים בָּרָא אֹתוֹ: זָכָר וּנְקֵבָה, בָּרָא אֹתָם. 27 Dieu créa l'homme (Adam)à son image; c'est à l'image de Dieu qu'il le créa. Masculin et féminin furent créés à la fois. כח וַיְבָרֶךְ אֹתָם, אֱלֹהִים, וַיֹּאמֶר לָהֶם אֱלֹהִים פְּרוּ וּרְבוּ וּמִלְאוּ אֶת-הָאָרֶץ, וְכִבְשֻׁהָ; וּרְדוּ בִּדְגַת הַיָּם, וּבְעוֹף הַשָּׁמַיִם, וּבְכָל-חַיָּה, הָרֹמֶשֶׂת עַל-הָאָרֶץ. 28 Dieu les bénit en leur disant "Croissez et multipliez! Remplissez la terre et soumettez-la! Commandez aux poissons de la mer, aux oiseaux du ciel, à tous les animaux qui se meuvent sur la terre!" La question que nous nous posons est celle de la localisation de cette entité. Mais cela reste une question relativement secondaire, l'important étant la manifestation de cette présence au fil des âges telle qu'on peut l'observer. On peut penser à la généalogie de Juda, qualifié de roi par son père Jacob (cf Genése 49), centrée sur la "Judée", laquelle prend son nom de Juda (Yehouda) qui a donné leur nom aux "Juifs" (en allemand Juden), au judaïsme. Peut être cette "terre" de Judée entretient elle un lien spécial, magnétique, avec la dite population, à l'instar de certains astres (Lune et Saturne) JHB 09 11 24

jacques halbronn Critique biblique De quand date vraiment le récit consacré à Moïse. La contrefaçon israélité du Décret de Cyrus

jacques halbronn Critique biblique De quand date vraiment le récit consacré à Moïse? La contrefaçon israélite du Décret de Cyrus On trouve dans le Livre de l'EXode un décalage entre les deux premiers chapitres et la suite tout comme le chapitre II de la Genése est marqué par un changement terminologique (Yahwé Elohim au lieu d'Elohime. En ce qui concerne Cyrus , il y a deux versions, celle d'Isaie 45 et celle du Livre d'Esdras. Dans un cas, Cyrus s'adresse aux "Enfants d'Israel" et dans l'autre aux Judéens, cette version étant plus proche de la vérité historique. LE début de l'Exode campe des Hébreux alors qu'à partir du chapitre III, il est question des Enfants d'Israel. Dans les deux cas, il s'agit de populations asservies et cherchant à se soustraire au pouvoir égyptien. On note que la généalogie de Jésus ne se référe pas à Moise et que celui-ci n'a pas donné lieu à quelque dynastie. Exode II Moïse l"Hébreu וַתִּפְתַּח וַתִּרְאֵהוּ אֶת-הַיֶּלֶד, וְהִנֵּה-נַעַר בֹּכֶה; וַתַּחְמֹל עָלָיו--וַתֹּאמֶר, מִיַּלְדֵי הָעִבְרִים זֶה. 6 Elle l'ouvrit, elle y vit l'enfant: c'était un garçon vagissant. Elle eut pitié de lui et dit: "C'est quelque enfant des Hébreux."(Ivriim) Or, le sort des Hébreux et celui des Enfants d'Israel semble bien se télescoper. וַיֵּלֶךְ אִישׁ, מִבֵּית לֵוִי; וַיִּקַּח, אֶת-בַּת-לֵוִי. 1 Or, il y avait un homme de la famille de Lévi, qui avait épousé une fille de Lévi. ב וַתַּהַר הָאִשָּׁה, וַתֵּלֶד בֵּן; וַתֵּרֶא אֹתוֹ כִּי-טוֹב הוּא, וַתִּצְפְּנֵהוּ שְׁלֹשָׁה יְרָחִים. 2 Cette femme conçut et enfanta un fils. Elle considéra qu'il était beau et le tint caché pendant trois mois. ג וְלֹא-יָכְלָה עוֹד, הַצְּפִינוֹ, וַתִּקַּח-לוֹ תֵּבַת גֹּמֶא, וַתַּחְמְרָה בַחֵמָר וּבַזָּפֶת; וַתָּשֶׂם בָּהּ אֶת-הַיֶּלֶד, וַתָּשֶׂם בַּסּוּף עַל-שְׂפַת הַיְאֹר. 3 Ne pouvant le cacher plus longtemps, elle lui prépara un berceau de jonc qu'elle enduisit de bitume et de poix, elle y plaça l'enfant et le déposa dans les roseaux sur la rive du fleuve. ד וַתֵּתַצַּב אֲחֹתוֹ, מֵרָחֹק, לְדֵעָה, מַה-יֵּעָשֶׂה לוֹ. 4 Sa sœur se tint à distance pour observer ce qui lui arriverait. ה וַתֵּרֶד בַּת-פַּרְעֹה לִרְחֹץ עַל-הַיְאֹר, וְנַעֲרֹתֶיהָ הֹלְכֹת עַל-יַד הַיְאֹר; וַתֵּרֶא אֶת-הַתֵּבָה בְּתוֹךְ הַסּוּף, וַתִּשְׁלַח אֶת-אֲמָתָהּ וַתִּקָּחֶהָ. 5 Or, la fille de Pharaon descendit, pour se baigner, vers le fleuve, ses compagnes la suivant sur la rive. Elle aperçut le berceau parmi les roseaux et envoya sa servante qui alla le prendre. ו וַתִּפְתַּח וַתִּרְאֵהוּ אֶת-הַיֶּלֶד, וְהִנֵּה-נַעַר בֹּכֶה; וַתַּחְמֹל עָלָיו--וַתֹּאמֶר, מִיַּלְדֵי הָעִבְרִים זֶה. 6 Elle l'ouvrit, elle y vit l'enfant: c'était un garçon vagissant. Elle eut pitié de lui et dit: "C'est quelque enfant des Hébreux." ז וַתֹּאמֶר אֲחֹתוֹ, אֶל-בַּת-פַּרְעֹה, הַאֵלֵךְ וְקָרָאתִי לָךְ אִשָּׁה מֵינֶקֶת, מִן הָעִבְרִיֹּת; וְתֵינִק לָךְ, אֶת-הַיָּלֶד. 7 Sa soeur dit à la fille de Pharaon: "Faut-il t'aller quérir une nourrice parmi les femmes hébreues, qui t'allaitera cet enfant?" ח וַתֹּאמֶר-לָהּ בַּת-פַּרְעֹה, לֵכִי; וַתֵּלֶךְ, הָעַלְמָה, וַתִּקְרָא, אֶת-אֵם הַיָּלֶד. 8 La fille de Pharaon lui répondit: "Va." Et la jeune fille alla quérir la mère de l'enfant. ט וַתֹּאמֶר לָהּ בַּת-פַּרְעֹה, הֵילִיכִי אֶת-הַיֶּלֶד הַזֶּה וְהֵינִקִהוּ לִי, וַאֲנִי, אֶתֵּן אֶת-שְׂכָרֵךְ; וַתִּקַּח הָאִשָּׁה הַיֶּלֶד, וַתְּנִיקֵהוּ. 9 La fille de Pharaon dit à celle-ci: "Emporte cet enfant et allaite-le moi, je t'en donnerai le salaire." Cette femme prit l'enfant et l'allaita. י וַיִּגְדַּל הַיֶּלֶד, וַתְּבִאֵהוּ לְבַת-פַּרְעֹה, וַיְהִי-לָהּ, לְבֵן; וַתִּקְרָא שְׁמוֹ, מֹשֶׁה, וַתֹּאמֶר, כִּי מִן-הַמַּיִם מְשִׁיתִהוּ. 10 L'enfant devenu grand, elle le remit à la fille de Pharaon et il devint son fils; elle lui donna le nom de Moïse, disant: "Parce que je l'ai retiré des eaux." יא וַיְהִי בַּיָּמִים הָהֵם, וַיִּגְדַּל מֹשֶׁה וַיֵּצֵא אֶל-אֶחָיו, וַיַּרְא, בְּסִבְלֹתָם; וַיַּרְא אִישׁ מִצְרִי, מַכֶּה אִישׁ-עִבְרִי Yahwé à Moïse: EXODE III ט וְעַתָּה, הִנֵּה צַעֲקַת בְּנֵי-יִשְׂרָאֵל בָּאָה אֵלָי; וְגַם-רָאִיתִי, אֶת-הַלַּחַץ, אֲשֶׁר מִצְרַיִם, לֹחֲצִים אֹתָם. 9 Oui, la plainte des enfants d'Israël est venue jusqu'à moi; oui, j'ai vu la tyrannie dont les Égyptiens les accablent. י וְעַתָּה לְכָה, וְאֶשְׁלָחֲךָ אֶל-פַּרְעֹה; וְהוֹצֵא אֶת-עַמִּי בְנֵי-יִשְׂרָאֵל, מִמִּצְרָיִם. 10 Et maintenant va, je te délègue vers Pharaon; et fais que mon peuple, les enfants d'Israël, sortent de l'Égypte." Isaïe - Chapitre 45 - יְשַׁעְיָהוּ le "Messie" Cyrus raméne les Enfants d'Israel Une contrefaçon א כֹּה-אָמַר יְהוָה, לִמְשִׁיחוֹ לְכוֹרֶשׁ אֲשֶׁר-הֶחֱזַקְתִּי בִימִינוֹ לְרַד-לְפָנָיו גּוֹיִם, וּמָתְנֵי מְלָכִים, אֲפַתֵּחַ--לִפְתֹּחַ לְפָנָיו דְּלָתַיִם, וּשְׁעָרִים לֹא יִסָּגֵרוּ. 1 Ainsi parle l'Eternel à son Oint (Messie), à Cyrus je l'ai pris par la main pour mettre les nations à ses pieds et délier les ceintures des rois, pour ouvrir devant lui les battants et empêcher que les portes lui soient fermées : ב אֲנִי לְפָנֶיךָ אֵלֵךְ, וַהֲדוּרִים אושר (אֲיַשֵּׁר); דַּלְתוֹת נְחוּשָׁה אֲשַׁבֵּר, וּבְרִיחֵי בַרְזֶל אֲגַדֵּעַ. 2 "Je marcherai devant toi, j'aplanirai les hauteurs, je briserai les portes d'airain et abattrai les verrous de fer. ג וְנָתַתִּי לְךָ אוֹצְרוֹת חֹשֶׁךְ, וּמַטְמֻנֵי מִסְתָּרִים: לְמַעַן תֵּדַע, כִּי-אֲנִי יְהוָה הַקּוֹרֵא בְשִׁמְךָ--אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל. 3 Je te donnerai des trésors enfouis dans les ténèbres, des richesses cachées dans des lieux secrets, pour que tu saches que je suis l'Eternel, le Dieu d'Israël, qui t'appelle par ton nom. ד לְמַעַן עַבְדִּי יַעֲקֹב, וְיִשְׂרָאֵל בְּחִירִי; וָאֶקְרָא לְךָ בִּשְׁמֶךָ, אֲכַנְּךָ וְלֹא יְדַעְתָּנִי. 4 C'est en faveur de mon serviteur Jacob, d'Israël mon élu, que je t'ai appelé par ton nom, que je t'ai décerné un titre, bien que tu ne me connusses pas. Ezra - Chapitre 1 - עֶזְרָא Cette fois, il est question de la Judée et de Jérusalem. C'est bien le texte authentique et non le DeutéroIsaie 45 א וּבִשְׁנַת אַחַת, לְכוֹרֶשׁ מֶלֶךְ פָּרַס, לִכְלוֹת דְּבַר-יְהוָה, מִפִּי יִרְמְיָה: הֵעִיר יְהוָה, אֶת-רוּחַ כֹּרֶשׁ מֶלֶךְ-פָּרַס, וַיַּעֲבֶר-קוֹל בְּכָל-מַלְכוּתוֹ, וְגַם-בְּמִכְתָּב לֵאמֹר. 1 Dans la première année de Cyrus, roi de Perse, à l'époque où devait s'accomplir la parole de l'Eternel annoncée par Jérémie, l'Eternel éveilla le bon vouloir de Cyrus, roi de Perse; et celui-ci fit proclamer dans tout son empire, par la voix [des hérauts] et aussi par des missives écrites, ce qui suit: ב כֹּה אָמַר, כֹּרֶשׁ מֶלֶךְ פָּרַס--כֹּל מַמְלְכוֹת הָאָרֶץ, נָתַן לִי יְהוָה אֱלֹהֵי הַשָּׁמָיִם; וְהוּא-פָקַד עָלַי לִבְנוֹת-לוֹ בַיִת, בִּירוּשָׁלִַם אֲשֶׁר בִּיהוּדָה. 2 "Ainsi parle Cyrus, roi de Perse: L'Eternel, Dieu du ciel, m'a mis entre les mains tous les royaumes de la terre, et c'est lui qui m'a donné mission de lui bâtir un temple à Jérusalem, qui est en Judée. ג מִי-בָכֶם מִכָּל-עַמּוֹ, יְהִי אֱלֹהָיו עִמּוֹ, וְיַעַל, לִירוּשָׁלִַם אֲשֶׁר בִּיהוּדָה; וְיִבֶן, אֶת-בֵּית יְהוָה אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל--הוּא הָאֱלֹהִים, אֲשֶׁר בִּירוּשָׁלִָם. 3 S'il est parmi vous quelqu'un qui appartienne à son peuple, que son Dieu soit avec lui, pour qu'il monte à Jérusalem, qui est en Judée, et bâtisse le temple de l'Eternel, Dieu d'Israël, de ce Dieu qui réside à Jérusalem! ד וְכָל-הַנִּשְׁאָר, מִכָּל-הַמְּקֹמוֹת אֲשֶׁר הוּא גָר-שָׁם--יְנַשְּׂאוּהוּ אַנְשֵׁי מְקֹמוֹ, בְּכֶסֶף וּבְזָהָב וּבִרְכוּשׁ וּבִבְהֵמָה; עִם-הַנְּדָבָה--לְבֵית הָאֱלֹהִים, אֲשֶׁר בִּירוּשָׁלִָם. 4 Tous ceux qui restent [de ce peuple], quelle que soit leur résidence, leurs compatriotes devront les gratifier d'argent, d'or, d'objets de valeur et de bêtes de somme, en même temps que d'offrandes volontaires destinées au temple de Dieu à Jérusalem." ה וַיָּקוּמוּ רָאשֵׁי הָאָבוֹת, לִיהוּדָה וּבִנְיָמִן, וְהַכֹּהֲנִים, וְהַלְוִיִּם; לְכֹל הֵעִיר הָאֱלֹהִים, אֶת-רוּחוֹ, לַעֲלוֹת לִבְנוֹת, אֶת-בֵּית יְהוָה אֲשֶׁר בִּירוּשָׁלִָם. 5 Alors s'apprêtèrent les chefs de famille de Juda et de Benjamin, les prêtres et les Lévites, tous ceux en qui Dieu avait éveillé le désir d'aller bâtir le temple de l'Eternel à Jérusalem. 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jacques halbronn Critique biblique. Juda remplacé par Joseph (Genése 49)

Jacques halbronn Critique biblique Juda remplacé par Joseph (Genése 49) Tout indique que le texte du chapitre 49 de la Genése qui cloture ce livre aura été remanié au profit de Joseph, le passage le concernant se référant explicitement à Jacob Israel.(verset 24), le nom d'Israel ayant été récupéré par les secéssionnistes à la mort de Salomon. D'où le rêve de Joseph qui met en scéne la soumission de ses frères. Mais la promesse faite à Juda n'a pas pour autant disparu (verset 8) On trouve là la dualité des deux Royaumes. Joseph ne figure pas parmi les tribus, mais ce sont ses fils et notamment Ephraim, noms sous lequel sera souvent désigné le Royaume septentrional d'Israel. "Éphraïm (en hébreu : אפרים, ce qui signifierait « double récompense ») est, dans la Genèse, le second fils d'Asnath et de Joseph alors que celui-ci est devenu vice-roi d'Égypte. Il est le frère de Manassé." Genése 49 .sur JOSEPH l'ELU כב בֵּן פֹּרָת יוֹסֵף, בֵּן פֹּרָת עֲלֵי-עָיִן; בָּנוֹת, צָעֲדָה עֲלֵי-שׁוּר. 22 C'est un rameau fertile que Joseph, un rameau fertile au bord d'une fontaine; il dépasse les autres rameaux le long de la muraille. כג וַיְמָרְרֻהוּ, וָרֹבּוּ; וַיִּשְׂטְמֻהוּ, בַּעֲלֵי חִצִּים. 23 Ils l'ont exaspéré et frappé de leurs flèches; ils l'ont pris en haine, les fiers archers: כד וַתֵּשֶׁב בְּאֵיתָן קַשְׁתּוֹ, וַיָּפֹזּוּ זְרֹעֵי יָדָיו; מִידֵי אֲבִיר יַעֲקֹב, מִשָּׁם רֹעֶה אֶבֶן יִשְׂרָאֵל. 24 mais son arc est resté plein de vigueur et les muscles de ses bras sont demeurés fermes grâce au Protecteur de Jacob, qui par là préparait la vie au rocher d'Israël; כה מֵאֵל אָבִיךָ וְיַעְזְרֶךָּ, וְאֵת שַׁדַּי וִיבָרְכֶךָּ, בִּרְכֹת שָׁמַיִם מֵעָל, בִּרְכֹת תְּהוֹם רֹבֶצֶת תָּחַת; בִּרְכֹת שָׁדַיִם, וָרָחַם. 25 grâce au Dieu de ton père, qui sera ton appui et au Tout-Puissant, qui te bénira des bénédictions supérieures du ciel, des bénédictions souterraines de l’abîme, des bénédictions des mamelles et des entrailles! Les vœux de ton père, כו בִּרְכֹת אָבִיךָ, גָּבְרוּ עַל-בִּרְכֹת הוֹרַי, עַד-תַּאֲוַת, גִּבְעֹת עוֹלָם; תִּהְיֶיןָ לְרֹאשׁ יוֹסֵף, וּלְקָדְקֹד נְזִיר אֶחָיו. {פ} 26 surpassant ceux de mes ancêtres, atteignent la limite des montagnes éternelles; ils s'accompliront sur la tête de Joseph, sur le front de l'Élu de ses frères! SUR JUDA le ROI ח יְהוּדָה, אַתָּה יוֹדוּךָ אַחֶיךָ--יָדְךָ, בְּעֹרֶף אֹיְבֶיךָ; יִשְׁתַּחֲווּ לְךָ, בְּנֵי אָבִיךָ. 8 Pour toi, Juda, tes frères te rendront hommage; ta main fera ployer le cou de tes ennemis; les enfants de ton père s'inclineront devant toi! ט גּוּר אַרְיֵה יְהוּדָה, מִטֶּרֶף בְּנִי עָלִיתָ; כָּרַע רָבַץ כְּאַרְיֵה וּכְלָבִיא, מִי יְקִימֶנּוּ. 9 Tu es un jeune lion, Juda, quand tu reviens, ô mon fils, avec ta capture! Il se couche; c'est le repos du lion et du léopard; qui oserait le réveiller? י לֹא-יָסוּר שֵׁבֶט מִיהוּדָה, וּמְחֹקֵק מִבֵּין רַגְלָיו, עַד כִּי-יָבֹא שִׁילֹה, וְלוֹ יִקְּהַת עַמִּים. 10 Le sceptre n'échappera point à Juda, ni l'autorité à sa descendance, jusqu'à l'avènement du Pacifique auquel obéiront les peuples.

Ludovic Gadeau Le pouvoir social et politique du temps. L'histoire des calendriers.

: Gadeau L. (2019). Le pouvoir social et politique du temps. L’histoire des calendriers. https://ludovicgadeau-psychotherapie.com/le-pouvoir-social-et-politique-du-temps/ L’histoire des instruments de mesure du temps et celle des calendriers témoignent d’un enchevêtrement complexe de données empiriques, de projections de mythes, et de volonté de domination sociale. Un calendrier est un instrument construit dans un système social donné, de mesure du temps articulant des données empiriques facilitant un repérage temporel attesté par les phénomènes cosmiques (mouvement des planètes, cycle des saisons, etc.) et une trame événementielle construisant à partir d’un point d’origine (un événement fondateur par exemple) une histoire commune nourrissant une sorte d’ontologie groupale. En Chine impériale par exemple, le premier acte politique du nouvel empereur consistait à nommer une commission de réforme du calendrier pour organiser la datation des années en intégrant le nouveau cycle dynastique. Le calendrier, médiateur entre temps cosmologique et temps vécu Les observations et les mesures relatives au temps physique ne se font pas sans une recherche de mise en sens nécessaire à l’esprit humain ni sans instrumentaliser le temps à des fins propres. L’histoire des calendriers et des instruments de mesure du temps est bien à cet égard exemplaire, qui traduit l’enchevêtrement permanent de données empiriques et de projections de mythes, d’idées et de valeurs, de puissance imaginaire et d’instrument politique. Un calendrier est en effet un système social de mesure du temps bâti sur la récurrence de certains phénomènes cosmiques repérés par l’astronomie [1] , mais aussi sur la prise en compte de tel ou tel événement fondateur à partir duquel l’histoire est censée s’être mise en marche et avoir pris sens : la fondation de Rome (753 av. L’E.C..) pour le calendrier romain, la naissance du Christ dans la civilisation chrétienne, le début de l’ère de l’Hégire (ou fuite de Mahomet à Médine) dans la civilisation musulmane, la révolution française et son calendrier nouveau, etc. Le calendrier est, pour Dukheim [2] une objectivation de la représentation collective du temps. Le contrôle social et politique à travers la maîtrise du temps est assurément fondamental puisqu’on en trouve trace il y a près de cinq mil ans. En Égypte, au commencement de leur règne, les Pharaons pouvaient chercher à inaugurer une ère nouvelle en effaçant par exemple des monuments et archives les traces de leur prédécesseur, comme s’ils étaient les créateurs du temps lui-même [3] . Plus fortement encore, en Chine impériale, le premier acte politique du nouvel empereur consistait à établir une commission de réforme du calendrier en vue de dater les années selon le nouveau cycle dynastique [4] . On comprend combien le temps calendaire apparaît comme un temps médiateur qui « cosmologise » le temps vécu et qui humanise le temps cosmique [5] . Le calendrier répond au besoin de mise en ordre de l’existence par le temps. Il construit un temps social en intégrant des composantes du temps cosmologique, et agissant sur la temporalité vécue. Il constitue une mesure du temps qu’il quantifie de façon concrète. Il impose aussi des rythmes et des cycles (saisonniers, ou entre activité et repos), définit des traditions que chacun est appelé à respecter pour appartenir à la communauté. Il établit donc des liens symboliques essentiels. Les calendriers sont construits sur la recherche d’une mesure de cycles naturels. L’astronomie a constitué la discipline princeps en la matière. Le système solaire fonctionne comme une horloge géante offrant des outils naturels de mesure, notamment par les cycles de rotation : de la terre sur elle-même, de la lune autour de la terre, de la terre autour du soleil. Mais ces cycles, lorsqu’on les met en rapport les uns avec les autres n’offrent pas de rapports mathématiques simples, bien au contraire, ils résistent à toute réduction sans reste. De là la nécessité de corriger plus ou moins régulièrement les calendriers par rapport aux mouvements des corps célestes. En occident, on doit sans doute les premières mesures du temps aux Égyptiens et aux crues cycliques du Nil. Les crues du Nil apportaient des terres alluvionnaires très riches de sorte que toute l’agriculture dépendait de ce phénomène naturel. La régularité des crues permettait une mesure de l’année solaire. Il y a près de 5000 ans, les prêtres calculaient la profondeur maximale du Nil lors d’une crue, et comptaient les jours jusqu’à la crue suivante. Ainsi, avaient-ils établi une première estimation de l’année à 360 jours, années divisées en 12 mois de 30 jours. Par la suite, les astronomes égyptiens notèrent que la crue du Nil se produisait au moment où Sirius, l’étoile du chien, apparaissait dans le ciel juste devant le soleil. En se servant de l’apparition Sirius comme point de départ du début de l’année, les astronomes avaient calculé que la durée de celle-ci était plus proche de 365 jours que de 360. Tous les calendriers organisent et segmentent le temps en jours, mois et années. Mais chaque groupe humain a sa façon de découper ces unités. Les premiers calendriers étaient basés sur les cycles lunaires. Ainsi en Égypte, en Mésopotamie, en Grèce, en Chine on a élaboré des calendriers lunaires qui comportaient 12 mois alternés de 29 et 30 jours permettant de suivre à peu près les lunaisons, lesquelles sont en fait de 29,53 jours. Lorsqu’un écart trop important se produisait au fil des ans, on corrigeait en ajoutant des jours à un des mois de l’année pour se recaler sur le temps solaire [6] . On comprend que le calendrier lunaire convenait aux populations nomades et aux marins, beaucoup moins aux peuples cultivateurs dont l’activité est proprement saisonnière. D’où le développement de calendriers lunisolaires, chez les Grecs puis les Hébreux. On prête à l’astronome grec Méton (Vème siècle avant L’E.C.) d’avoir constaté que 19 années solaires représentaient à peu près 235 mois lunaires. Ainsi 19 années lunaires comptant 228 mois, il fallait ajouter, en les répartissant sur la durée des 19 ans, 7 mois lunaires pour mettre en phase les deux calendriers lunaire et solaire. C’est ce que firent les Hébreux qui cherchaient à maintenir la fête de Pessah, célébrant la sortie d’Égypte, au début du printemps, moment de la fête des Azymes selon le texte biblique. Cela permis aussi plus tard aux exilés de la diaspora de célébrer les fêtes au même moment. La factualité de l’alternance régulière des jours et des nuits a probablement servi à constituer l’unité de base du temps ainsi que l’indiquent les tout premiers versets de la Genèse. Mais la division de la journée en sous-unités de 12 heures semble déconnectée des évidences empiriques et des cycles naturels. On la doit aux Babyloniens. Mais était-ce le résultat d’une mise en harmonie artificielle avec les 12 lunaisons qu’une année solaire contient ? Était-ce le résultat d’une facilité de calcul sachant que les Babyloniens comptaient en base sexagésimale (base 60, dont 12 est un divisible) ? On ne le sait très précisément. De même l’unité de temps constituée par la semaine apparaît artificielle. Là encore l’héritage babylonien semble déterminant, bien qu’il soit difficile d’en saisir le sens profond. L’incrémentation de 7 jours est liée au chiffre 7 et à ses multiples (14, 21, 28) qui étaient considérés comme néfastes, mais aussi à la connaissance astronomique de l’époque du système solaire, chaque jour étant associé à une des sept planètes identifiées à l’époque : lundi pour le jour de la Lune, mardi pour Mars, mercredi pour Mercure, jeudi pour Jupiter, vendredi pour Vénus, samedi pour Saturne et dimanche pour le Soleil. Les Hébreux sont probablement les premiers à avoir basé la vie sociale et spirituelle sur ce cycle hebdomadaire. Le texte de la Genèse en constitue la trame mythique réglementaire. Six jours pour créer le monde et toute chose et un jour mémoriel consacré au Créateur. Il n’est sans doute pas indifférent de souligner que la pratique de Shabbat se développe pendant l’exil de Babylone. L’absence spatiale de temple est « remplacée » par un temps consacré à Dieu. Ce qui semble perdu dans l’espace peut être recréé dans le temps. Le temps est là en substitution de l’espace. Le temps calendaire, marqueur identitaire des différences religieuses et instrument de la puissance politique Les trois religions monothéistes marquent politiquement leur histoire, mais aussi leurs différences à travers leur calendrier. Le calendrier hébraïque est un calendrier luni-solaire. Au 4ème siècle de l’ère chrétienne, les juifs adoptent le cycle de Méton, cycle basé sur le retour des mêmes phases de la lune tous les 19 ans. L’année compte 12 mois de 29 ou 30 jours, soit environ 11 jours de moins que l’année solaire : il convient donc de rajouter un mois de 30 jours tous les 3 ans. Ces années dites embolismiques sont au nombre de 7 par cycle de 19 ans (années 3, 6, 8, 11, 14, 17 et 19). La date de la Pâque juive avance tous les ans de 10 jours, puis recule de 30 jours les années embolismiques. L’année comprend donc 354 jours (année commune) ou 384 jours (année embolismique) ; mais elle peut être diminuée ou augmentée d’un jour, pour ne pas avoir un nombre fractionnaire de jours. Deux mois (Heshvan et Kislev) sont variables (29 ou 30 jours) : on parle alors d’année défective, régulière ou abondante. La semaine compte 7 jours et commence le dimanche. Le jour de repos, Shabbat, est le samedi. Le jour est divisé en 24 heures, et chaque heure en 1080 parties égales appelées scrupules, et chaque scrupule divisé en 76 instants. Les années se comptent à partir de la date présumée de la Création, correspondant au 7 octobre 3761 avant l’ère chrétienne. Les fêtes religieuses se célèbrent toujours à partir de la veille au soir. Rosch-Haschana, 1er jour de l’année, se fête le 1er Tishri, au début de l’automne. Kippour ou jour du Pardon commence 10 jours plus tard. La Pâque ou Pessah, qui rappelle la sortie d’Égypte, se célèbre le 14ème jour de la lunaison de Nisan, mois lunaire qui suit l’équinoxe de printemps, selon les règles de l’ancien calendrier. Shavuot se célèbre 50 jours après Pessah, et commémore le don de la Torah à Moïse sur le Sinaï. La religion chrétienne a cherché progressivement à se démarquer de son aînée, notamment à travers sa liturgie et son calendrier. Le choix du dimanche comme jour sacral en est un exemple. On peut en trouver un autre, celui de la querelle des quartodécimans, au sein même de l’Église primitive. Elle portait sur le jour de Pâques et opposait l’Église d’Éphèse et l’Église de Rome. L’Église d’Éphèse reconnaissait sa filiation à l’égard du monothéisme juif et l’assumait en toute connaissance de cause. L’Église de Rome, au contraire, voulait effacer toute filiation et consommer la rupture. Pâques ne pouvait être fêtée qu’un dimanche, jour de la résurrection du Sauveur. Pour l’Église d’occident, il était anormal de devoir recourir aux lumières du peuple déicide pour fixer la date de la grande fête. La Pâque, dans la tradition juive, a lieu le soir du quatorzième jour du premier mois Nissan, d’où le nom de quartodéciman. La Pâque quartodécimane tombe donc toujours à la pleine lune. Pour se démarquer du calendrier juif, les chrétiens d’occident ont établi un autre repérage, luni-solaire pour dater Pâques, les autres fêtes mobiles dépendant de sa détermination. La date de Pâques correspond au dimanche qui suit pleine lune faisant suite à l’équinoxe de printemps. Le cycle lunaire étant de 29 jours, la date de Pâques peut donc varier du 22 mars au 25 avril. Une fois la date de Pâques déterminée, on fixe les quatre autres fêtes mobiles du calendrier : Cendres, Rameaux, Ascension et Pentecôte [7] ). La religion musulmane, à travers des différences calendaires apparemment minimes, marqua sa volonté de se constituer en communauté autonome et différenciée. Peu de temps avant sa mort, Mahomet introduisit des modifications substantielles dans le décompte du temps. Il récusa le calendrier lunisolaire pourtant utilisé traditionnellement par les tribus d’Arabie et prôna l’usage strict du calendrier solaire, sans mois intercalaires. Seule la lune devait fournir les repères nécessaires au calcul du temps. Dans le calendrier musulman, l’année est constituée de 12 lunaisons de 29 ou 30 jours. Une année « commune » compte 354 jours, ce qui produit un écart de 11,25 jours avec l’année solaire. Mais la lunaison musulmane est aussi plus courte de 44 minutes par rapport à la lunaison astronomique qui est de 29 j 12 h et 44 minutes. En 30 années correspondant au cycle lunaire musulman, le retard accumulé est de 11 jours. Le calendrier prévoit d’ajouter un jour à 11 années sur 30 qui sont dites « années abondantes » : les années 2, 5, 7, 10, 13, 16, 18, 21, 24, 26 et 29 du cycle. La semaine compte 7 jours et le jour de repos et de prière est le vendredi, démarcation essentielle par rapport aux deux autres religions du Livre. Mahomet aurait choisi ce jour en référence à la Genèse : le vendredi, 6ème jour, est celui de la création de l’homme. Le dimanche est le premier jour de la semaine. Les jours se comptent à partir du coucher du soleil, moment où l’on peut observer la nouvelle lune. Le jour est ainsi divisé en deux parties : de 18 heures à 6 heures du matin et de 6 heures du matin à 18 heures. L’ère de l’Hégire (mot arabe signifiant persécution) commence le vendredi 16 juillet 622 du calendrier grégorien et vient rappeler la fuite de Mahomet de La Mecque à Médine, à la suite des persécutions dont il fut l’objet. Le temps calendaire, organisateur de la vie sociale et instrument de la puissance politique On devine combien les calendriers ont non seulement une portée religieuse, mais aussi politique et sociale. C’est ainsi que César vers la fin de la république (46 avant l’ère chrétienne), entreprit de réformer le temps dans l’Empire romain. Le premier calendrier romain que la légende attribue à Romulus comportait 10 mois. Il servait également de point de démarrage au comput du temps. Les années romaines étaient comptées ab urbe condita, c’est-à-dire depuis la fondation de Rome (AUC). L’année commençait en mars (en référence au dieu de la guerre), puis aprilis (aprilis mensis, mois d’Aphrodite, déesse de l’amour), puis Maia (déesse de la fertilité), Junon (reine des dieux). Les quatre derniers mois étaient simplement numérotés : septem (septième mois), octo, novem et decem. Aux alentours de 700 av. L’E.C., le roi Numa Pompilius organisa le calendrier pour qu’il comporte 12 mois en ajoutant deux mois à la fin de l’année, Januarius et februarius. La réforme du calendrier par Jules César devait asseoir l’autorité du dictateur et permettre d’évaluer le temps de la même façon sur tous les territoires conquis de l’empire. Le choix fut fait d’un calendrier solaire. L’année solaire étant d’environ 365 jours un quart, il fut décidé d’établir un cycle de quatre ans, avec trois années de 365 jours et une année de 366 jours, en doublant le sixième jour précédant les calendes de mars. Ce double six (bis sextus) est étymologiquement à l’origine de ces années dites bissextiles. L’année débutait en janvier et non en mars, peu après le solstice d’hiver calculé au 25 décembre. Il reste de ces modifications substantielles quelques traces vestigielles puisque les mois de septem, octo, novem et decem ne correspondent plus aux septième, huitième, neuvième et dixième mois de l’année. Ce calendrier julien fonctionna cependant pendant 16 siècles, jusqu’en 1582. Grâce notamment à l’empereur Constantin converti au christianisme, ce courant religieux s’est approprié au quatrième siècle le calendrier julien pour y intégrer ses propres fêtes religieuses. Des exigences autant politiques que religieuses nécessitaient de se démarquer du calendrier juif. Aussi, s’ils conservèrent le découpage du temps en séquence de sept jours, en consacrant un jour du cycle à Dieu, les Romains choisirent le dimanche, jour de la résurrection de Jésus. De même, la date de Pâques suscita des controverses considérables. Dans la tradition évangélique, Jésus serait mort le jour de la Pâque juive, ce qui correspond dans le calendrier hébraïque au jour de la pleine lune qui suit le début du printemps. Les chrétiens cherchèrent à fixer une date de Pâques qui ne dépende pas du calendrier juif tout en restant située au début du printemps. En 325, lors du concile de Nicée, il fut décrété que la fête de Pâques correspondrait au dimanche suivant la première pleine lune après l’équinoxe de printemps. Ainsi de solaire, le calendrier julien intégrait une part de lunaire dans le calcul des fêtes mobiles pascales. L’église chrétienne, comme toutes les institutions qui cherchent à asseoir leur pouvoir, est parvenue à affirmer son emprise en partie grâce au contrôle du temps, à sa scansion par des fêtes rituelles. Le jour du Seigneur, de la messe obligatoire pour tous célébrée par les prêtres, le dimanche permit à l’église de contrôler régulièrement le temps économique et social (Le Goff, 1999). Par exemple, la tradition voulait que le jour de l’épiphanie les prêtres annonçassent aux fidèles la date de Pâques, manifestant ainsi le pouvoir de l’Eglise sur le calendrier. Progressivement, cette emprise s’est accrue par l’apparition des saints liturgiques dans le calendrier. Les dates de commémoration des saints étaient situées dans le calendrier à des moments à haute valeur symbolique : par exemple, la Saint-Michel (ange triomphant de Satan, chargé de la pesée des âmes) se fête le 29 septembre. Cette date choisie par Charlemagne, constitue un temps fort du calendrier puisqu’elle mêle valeur religieuse (honorer Saint-Michel, le messager des morts) et valeur économique (date du paiement des redevances seigneuriales). Cette appropriation du calendrier julien a conduit à la création à la fin du 13ème siècle de ce qu’on appelait les livres d’heures. Il s’agissait de calendriers qui permettaient de se repérer dans le temps sacré. Les jours n’y étaient pas numérotés, mais identifiés par une fête liturgique ou celle d’un saint. Mais cet effort pour s’approprier le calendrier n’a pas conduit à une unification facile. Au Moyen Âge, sur tous les territoires où régnait la chrétienté, l’usage maintenait une diversité des calendriers : les saints étaient fêtés à des dates différentes selon les territoires. De même, l’année ne débutait pas au même moment partout : au 1er janvier en certains lieux, à la nativité (25 décembre) en d’autres (à Soissons entre autres), à l’annonciation (à Reims par exemple), ou encore à Pâques ailleurs. Ainsi, l’année commençait le 1er septembre à Byzance, le 21 mars en Russie. Il faudra attendre 1564, pour que Charles IX fixe le début de l’année au 1er janvier pour tout le royaume de France. Mais les réticences liées à l’attachement des provinces à leur particularisme calendaire retardèrent de trois ans l’application de cet édit. Le calendrier julien comportait une difficulté qui ne pouvait qu’augmenter avec le temps. En effet le calcul de l’année étant évalué à 365,25 jours contenait une approximation de près de 11 minutes en trop par rapport à l’année tropique. Le cumul d’année en année c’était transformé en un écart de 10 jours en 1582. L’équinoxe de printemps arrivait le 11 mars au lieu du 21, ce qui avait un effet sur la date de célébration des fêtes de Pâques. Le pape Grégoire XIII décida contre l’avis de certains de ses conseillers de supprimer en une seule fois 10 jours de l’année et de sauter du jeudi 4 octobre au vendredi 15 octobre. Pour éviter désormais ces cumuls de près de 11 minutes tous les ans [8] , les astronomes et mathématiciens proposèrent un procédé très simple : il n’y aurait d’années bissextiles que celles dont le nombre serait un multiple de quatre sauf les années du siècle qui ne sont pas des multiples de quatre cents. La solution imposée par le pape Grégoire XIII provoqua une forte résistance et même des émeutes, puisqu’en supprimant 10 jours le nouveau calendrier générait des difficultés dans la perception des redevances (loyers, taxes), il supprimait aussi la fête de certains saints. L’adoption du calendrier grégorien si elle est aujourd’hui générale et si elle se fit dans l’année en Italie, en Espagne, au Portugal, aux Pays-Bas et en France [9] ne se réalisa que lentement notamment dans d’autres pays : en 1584 en Prusse et en Suisse, en 1586 en Pologne malgré une révolte à Riga, en 1587 en Hongrie. L’Empire britannique ne l’adopta qu’en 1752. L’obligation de passer du mercredi 2 septembre au jeudi 14 septembre 1752 provoqua des émeutes, et même des morts lors d’une manifestation dans la ville de Bristol. Dans les pays ou les régions à culture protestante, la réforme du calendrier était ressentie comme une emprise de l’État catholique, et la résistance à son adoption plus politique que rationnelle : « les protestants aiment mieux être en désaccord avec le soleil que d’accord avec le pape » écrivit Kepler. La Chine ne l’adopte qu’en 1912 (mais conserve aussi son calendrier traditionnel, lunisolaire [10] ) et l’ex U.R.S.S. en 1923, si bien que la Révolution russe de 1917, qui a conservé le nom de Révolution d’octobre, se commémorait en novembre. Les églises orthodoxes orientales ont renoncé au calendrier julien en 1923. La Turquie l’a fait en 1924. Le Japon avait quant à lui adopté le grégorien dès 1873. La répugnance fut vive même dans les pays catholiques à sacrifier 10 jours. Le vécu de rupture de la continuité du temps que le calendrier a participé à construire montre combien le temps touche au cœur du fonctionnement psychique. Les fonctions politiques, psychologiques et sociales du calendrier. L’exemple du calendrier révolutionnaire Les fonctions politiques, psychologies et sociales du calendrier vont évoluer lentement. Du 14ème au 16ème siècle, le calendrier aidait à situer le présent, à dater le temps dans sa référence au passé, et ne concernait que les personnes les plus érudites. Cet usage du calendrier participait à faire l’histoire. On trouve ainsi à partir de 1550, en Allemagne des calendriers historiques, datant et décrivant des évènements qu’on souhaite valoriser, sortes d’annales à destination d’un public cultivé. Le calendrier servait la puissance et le pouvoir. En France, à partir de 1679, l’Académie des sciences produira chaque année un calendrier officiel qui sera reproduit dans la plupart des almanachs. C’est aussi la raison pour laquelle la période révolutionnaire a voulu, de 1793 à 1805, rompre avec le calendrier grégorien, et recomposer le temps, le maitriser à partir de références nouvelles. Reconfigurer totalement le temps, c’était à la fois rompre avec l’ancien régime, offrir une nouvelle origine et une nouvelle vision du monde et ainsi rendre irréversible le changement, enfin rationaliser le système de mesure sur une base décimale. Dès le début de la Révolution française, l’habitude fut prise de désigner l’année 1789 comme « l’an I de la Liberté ». Dans sa séance du 22 septembre 1792, jour de l’équinoxe d’automne, la Convention nationale décréta que ce jour ouvre « l’an I de la République » et que tous les actes officiels devraient être datés à compter de cette année un. Le 5 octobre 1793, la Convention adopta le principe d’un nouveau calendrier, et une commission fut désignée pour en concevoir la concrétisation et les applications. Cette commission réaffirma le commencement de l’an I au 22 septembre 1792 et fixa cette date comme début de l’année. Cette date est intéressante parce qu’elle cherche à mettre en concordance un fait astronomique et un fait politique pour en augmenter la légitimité et sa portée universaliste. La Convention nationale a en effet aboli la royauté le 21 septembre 1792. Mais c’est le 22 qui est choisi pour commencer le calendrier parce qu’il correspond à l’équinoxe d’automne. Voici comment le décret n°1838 du 24 novembre 1793 énonce les choses : « le 22 septembre, ce décret [abolissant la royauté] fut proclamé dans Paris ; ce jour fut décrété le 1er jour de la république et ce même jour, à 9 heures, 18 minutes, 30 secondes du matin le soleil arriva à l’équinoxe vrai d’automne, en entrant dans le signe de la balance. L’égalité des jours aux nuits était marquée dans le ciel, au moment même où l’égalité civile et morale était proclamée par les représentants du peuple français, comme le fondement sacré de son nouveau gouvernement. Ainsi le soleil a éclairé à la fois les deux pôles et successivement le globe entier, le même jour où, pour la première fois, a brillé dans toute sa pureté, sur la nation française, le flambeau de la liberté, qui doit un jour éclairer tout le genre humain » p 9. La commission définit la nomenclature du nouveau calendrier, divisant l’année en 12 mois (découpés en décades [11] ) de 30 jours, auxquels il faudrait ajouter 5 jours épagomènes en fin de chaque année, les sanculotides, et 6 tous les 4 ans [12] , année spéciale appelée franciade. Fabre d’Églantine souhaitait faire du calendrier « le livre du peuple ». Il était chargé, aidé de l’écrivain Marie-Joseph Chénier et du peintre Jacques-Louis David, de donner un nom aux jours et aux mois. L’idée retenue avait peut-être été inspirée par l’Almanach des honnêtes gens (1788), qui valut à son auteur Sylvain Maréchal quelque mois de prison pour avoir remplacé les noms des saints par ceux de savants. Là c’était la vie agricole qui était mise à l’honneur : l’automne avec vendémiaire, brumaire, frimaire ; l’hiver avec nivôse, pluviôse, ventôse ; le printemps avec germinal, floréal, prairial ; enfin l’été avec messidor, thermidor, fructidor. De cette façon, on substituait aux fêtes des saints, les noms des « vrais trésors de l’économie rurale » pour sacraliser « un temps où un laboureur est plus estimé que tous les rois de la terre et l’agriculture comptée comme le premier des arts de la vie civile ». Le projet fut définitivement adopté le 4 frimaire de l’an II (le 24 novembre 1793). Comme plus tard les tentatives infructueuses faites pour adopter un calendrier universel, le calendrier révolutionnaire s’est heurté à une opposition considérable parce qu’il n’est jamais parvenu à pénétrer l’imaginaire collectif. Il est resté étranger et exogène à la société. Il fut donc abandonné progressivement. La restauration du calendrier grégorien fut officialisée par sénatus-consulte du 22 fructidor de l’an XIII (9 septembre 1805) et établie au 1er janvier 1806 qui ainsi succède au 10 nivôse de l’an XIV. Le calendrier républicain aura « vécu » un peu plus de 13 ans, (13 ans 2 mois et 27 jours pour être précis). En France, l’histoire et la diffusion du calendrier sont fortement liées à l’administration de la Poste. L’Almanach de la Poste de Paris imprimé en 1762 peut être considéré comme l’ancêtre du calendrier contemporain distribué par les facteurs postaux. Dès 1850, certains calendriers régionaux des postes adoptèrent le format actuel et la répartition des six mois de chaque côté d’un support cartonné. Leur diffusion était facilitée par le maillage postal du territoire. Au 19ème siècle, le calendrier se fit agenda et almanach. Il se démocratisa puisqu’il était à la portée de tous ceux qui savaient lire. Son usage et sa diffusion suivirent les progrès et la diffusion des horloges et des montres. Les almanachs Le mot almanach, vient de l’arabe al manah « calendrier », et est présent dans le lexique latin médiéval. Au 14ème siècle, le terme almenach était utilisé pour désigner un calendrier comportant différentes indications d’ordre astronomique et météorologique. Avec l’apparition de l’imprimerie, l’almanach a connu un succès considérable : c’était la forme de publication populaire par excellence. Environ 3600 titres parurent entre 1600 et 1900. Au 16ème siècle, l’expression « faire des almanachs » signifie faire des prédictions ou « pronostications ». À partir du 17ème siècle, le calendrier commença à servir l’organisation du futur, à établir des prévisions, à planifier les actions. Dès le 18ème siècle, dans les almanachs, l’astrologie était une composante essentielle de la représentation du futur. En indiquant la position de la lune et du soleil dans le zodiaque, les almanachs proposaient des prédictions relatives au climat, à la santé ou aux activités à produire. L’almanach était publié annuellement et se présentait sous forme d’ouvrage de petit format, qui contenait essentiellement le calendrier de l’année, situé en début ou en fin de volume, une compilation d’informations en tout genre, qui variaient selon le contexte historique et le public visé. Ainsi, l’almanach pouvait s’agrémenter d’illustrations, de poésies, de dictons ou de bons mots [13] , mais aussi de précieux renseignements d’ordre administratif, statistique, médical, culinaire, mais surtout agricole [14] . À une époque où la majorité de la population était paysanne ce volume annuel était une sorte de bible pour le cultivateur puisqu’il renfermait des informations jugées indispensables à l’exercice de l’activité : calendrier, lunaisons, saisons, prévisions météorologiques, notions de chimie et de physique horticoles, conseils de bouturages, nouveautés en matière de plantations, d’amélioration des récoltes ou même de stockage, mais aussi des informations élémentaires d’hygiène et de prophylaxie, pour les enfants et pour le bétail. Adressé à d’autres publics, l’almanach contenait parfois l’annuaire de tel ou tel groupe professionnel. Certains almanachs pouvaient être à vocation plus satirique, polémique ou politique et servaient de tribune ou de relai à des idées novatrices [15] . Le calendrier parfait n’existe pas Le calendrier grégorien ne saurait être considéré aujourd’hui comme d’un usage à peu près universel, bien qu’il soit adopté par une grande partie de l’humanité. On sait l’attachement des musulmans et les juifs à leur propre calendrier [16] . Le calendrier grégorien comporte en outre des défauts avec lesquels il faut composer [17] . Des calendriers ont été proposés pour remédier à ces difficultés. Le calendrier fixe proposé en 1849 par Auguste Comte comportait 13 mois égaux de 28 jours suivis d’« un jour blanc ». Chaque mois avait 4 semaines et tous les mois étaient identiques. Le mois supplémentaire devait s’intercaler entre juin et juillet. Le « jour blanc » situé en fin d’année ne faisait partie d’aucune semaine et était férié. Il en était de même du jour bissextil, placé le 29 juin tous les quatre ans. Ce calendrier était très simple puisque tous les mois étaient identiques. Mais on lui fit de nombreuses objections : tous les mois actuels étaient altérés avec disparition de dates anniversaires difficilement supportables pour les contemporains. Le nombre 13 posait des problèmes liés aux croyances (superstition), mais aussi au calcul puisqu’il est un nombre premier, d’où des difficultés pour décomposer l’année en trimestre et en semestre, par exemple. Dans le calendrier universel, autre alternative au calendrier grégorien, l’année comporte 364 jours (plus un jour blanc non compté), 12 mois et 52 semaines. Le jour blanc, férié et non daté, se place à la fin de décembre. Il est ajouté après le samedi 30 décembre, est suivi du dimanche 1er janvier. Le jour bissextil est placé à la fin de juin. Le calendrier est perpétuel : chaque date correspond à un jour de la semaine bien déterminé. Les mois de janvier, avril, juillet et octobre ont 31 jours, commencent un dimanche et se terminent un mardi. Les mois de février, mai, août et novembre ont 30 jours, commencent un mercredi et se terminent un jeudi. Les mois de mars, juin, septembre et décembre ont 30 jours, commencent un vendredi et se terminent un samedi. Les trimestres ont tous 91 jours et commencent par un dimanche, un mercredi ou un vendredi. Aucun de ces calendriers rationnels n’a cependant pu s’imposer, sans doute parce que l’attachement à l’écoulement du temps vécu à travers un calendrier commun participe de notre identité. Même le calendrier grégorien n’a pas su s’imposer partout dans le monde occidental. Actuellement encore, quelques Églises orthodoxes, au mont Athos, en Russie, à Jérusalem par exemple, restent fidèles au calendrier julien, en décalage aujourd’hui de 13 jours par rapport au calendrier grégorien. Progressivement, les courants protestants, en supprimant du calendrier le culte des saints, les périodes de jeûnes, les messes dominicales obligatoires, participèrent involontairement à une sécularisation du temps. Le temps universel Le développement de l’industrialisation et du commerce conduit à une harmonisation du temps à un niveau mondial. La plupart des pays ont adopté comme référence commune le calendrier grégorien au début du 20ème siècle, on l’a vu plus haut. Mais pour faciliter les échanges et la communication, il aura fallu aussi harmoniser le calcul de l’heure pour permettre une synchronisation précise des activités, mais aussi des systèmes de communication. Ce fut fait en 1884, en établissant une référence spatiale de base horaire au méridien passant à Greenwich et un découpage du globe terrestre en 24 fuseaux horaires de 15 méridiens séparés de 1 degré chacun. À l’intérieur de chaque fuseau, l’heure est la même. Le passage d’un fuseau à un autre incrémente l’heure d’une unité (en plus si on va à l’est et en moins si on va à l’ouest). La ligne de changement de date s’établit au 180ème degré du méridien de Greenwich. Ainsi le globe terrestre est-il découpé en deux zones, chaque méridien d’une zone ayant son symétrique (son antiméridien) dans l’autre zone et étant caractérisé par la même heure (établie en 12ème), mais une date différente (un jour en plus ou en moins). En 1911, le concert des nations établit un temps universel, l’heure GMT (Greenwich Mean Time) calé sur le méridien de Greenwich. Le calcul des durées s’affine permettant une définition de la seconde de plus en plus précise. La seconde est en 1875 définie comme la 1/86400ème partie du jour solaire moyen par le bureau international des poids et mesures. Mais cette définition se montre rapidement insuffisamment précise d’autant qu’on s’aperçoit que la rotation de la Terre n’est pas régulière. Il faut donc d’autres références, plus stables et précises. En 1956 la seconde est définie comme la 1/31556925,9747ème de l’année tropique. En 1967, on établit une nouvelle référence, atomique et non plus astronomique. Elle est calculée en référence à l’oscillation atomique du césium 133. La seconde est ainsi définie comme un multiple de la période de l’onde émise par de césium 133 lorsqu’un de ses électrons change de niveau d’énergie. La précision des horloges atomiques est environ 100 000 fois supérieure à celle des procédés astronomiques. ______________ Notes [1]↑– Les données empiriques recueillies produisent des représentations de même type, c’est ainsi que les astronomes de la Haute Égypte et ceux de la civilisation Maya ont mis au point, chacun de leur côté, un calendrier d’environ 365 jours. [2]↑– Dukheim E. (1912). Les formes élémentaires de la vie religieuse. Paris : Alcan. [3]↑– Drai R. (1979). La politique de l’inconscient, Paris : Payot, p. 91. [4]↑– Chesneaux J. (1996). Habiter le temps. Paris : Editions Bayard, p. 95. [5]↑– Ricoeur P. (1983) Temps et récit. Paris : Édition du Seuil, p. 197 [6]↑– Dans le calendrier musulman, il n’y a pas de rattrapage. Les années lunaires s’inscrivent dans des cycles de 30 ans, composés de 19 années de 354 jours et 11 ans de 355 jours. Comme l’année musulmane compte 11 ou 12 jours de moins que l’année solaire, les mois reculent chaque année par rapport aux saisons. La correspondance entre le calendrier musulman et le calendrier grégorien (solaire) se produit tous les 34 ans. [7]↑– L’Annonciation (25 mars), l’Assomption (15 août), la Toussaint (1er novembre) et évidemment Noël sont des fêtes fixes. [8]↑– Le calendrier grégorien introduit encore une variation par rapport à l’année astronomique, mais de faible ampleur, de l’ordre de 0,0003 jour/an, c’est-à-dire une différence d’un jour en un peu plus de 3000 ans. [9]↑– En France, une ordonnance royale fait succéder le mardi 20 décembre au lundi 10 décembre 1582. [10]↑– L’année est composée de 12 mois solaires et de mois supplémentaires ajoutés selon le cycle de Méton. Depuis une réforme calendaire datant de 104 av. J.-C., le début de l’année chinoise se fête le jour de la deuxième nouvelle lune suivant le solstice d’hiver, celui-ci devant se trouver toujours dans le 11ème mois de l’année. [11]↑– Chaque décade est nommée : primidi, duodi, tridi, quartidi, quintidi, sextidi, septidi, octidi, nonidi, decadi (formés à partir du mot latin dies). Le décret du 4 frimaire an II divisera le jour en 10 heures de 100 « minutes décimales » et la minute en 100 « secondes décimales », mais cette décimalisation du temps ne sera pas vraiment appliquée, et la disposition sera abrogée par la loi du 18 germinal de l’an III. [1]2↑– Ce jour supplémentaire est appelé « jour de la Révolution ». [13]↑– Cf. l’Almanach Vermot, fondé en 1886. [14]↑– C’est le cas du Messager boiteux dont la première édition date de 1708. Cet almanach est d’autant plus remarquable qu’il est encore édité de nos jours ! Ces informations, en français, couvrent essentiellement la Suisse romande, le Jura géographique et la Vallée d’Aoste. [15]↑– Comme L’Almanach du Père Peinard, journal anarchiste, fondé en 1889 et qui parut jusqu’en 1902, ou encore L’Almanach royaliste, publication de propagande monarchique légitimiste, éditée en 1873. [16]↑– L’an 2000 de l’ère chrétienne correspond à l’an 6713 de la période julienne, l’an 5760-5761 du calendrier hébreu, l’an 1420-1421 du calendrier musulman. [17]↑– Le nombre de jours du mois variant de 28 à 31 et le nombre de jours de travail oscillant entre 24 et 27, les statistiques mensuelles par exemple relatives aux activités ne sont pas comparables entre elles. Le jour de la semaine relatif à une date donnée varie perpétuellement de sorte que tous les jours de la semaine défilent d’année en année à cette date, d’où sept éventualités, augmentées par les années bissextiles. Il est donc malaisé de trouver le jour qui correspond à une date donnée de l’année. De même les positions des fêtes fixes (Noël, 14 juillet, 15 août, Toussaint, etc.) peuvent modifier le nombre de jours ouvrés suivant qu’elles coïncident avec un dimanche (pas de repos supplémentaire) ou un jour de semaine. Par ailleurs, la plupart des fêtes religieuses rattachées à Pâques sont mobiles, nécessitant la gestion des « ponts » des fêtes civiles et religieuses (en France par exemple, le 1er mai et l’Ascension). des fêtes civiles et religieuses (en France par exemple, le 1er mai et l’Ascension).

vendredi 8 novembre 2024

jacques halbronn Anthropocosmologie; La Lune (F), et le temps; Saturne...

jacques halbronn Astrologie. Psychosociologie. Genre. Dialectique Lune F, Saturne M.

jacques halbronn Astrologie. Psychosociologie. Genre Dialectique Lune F, Saturne M. Nous proposerons ici un modéle plus élaboré que jusques à présent de nos recherches notamment dans le rapport Espace- temps, Sol (terre)-sang. Les femmes ont une réussite collective formatée à très large échelle, au prisme de la procréation, de la grossesse, de l'accouchement, performances au demeurant assez banales, tout comme la menstruation et la ménopause et qui n'exigent pas un état de conscience spécialement développé. En ce sens, on associera la condition féminine au Temps, à la génération, à la généalogie, d'où, par exemple, l'importance du culte de la Vierge dans le christianisme; En revanche, les hommes se trouvent en compétition hiérachique entre eu, en ce qui concerne leur réussite socio-professionnelle très relative et variable dans les domaines les plus variés voire les plus imprévisibles. Les hommes les plus remarquables sont capables de rassembler, de réunir, de regrouper, de reconnecter, de franchir certains barrages et clivages, certaines barrières. En ce sens, on associera la condition masculine à l'Espace. Les hommes forts ont des disciples, tel Jésus, les femmes (f)ont des enfants, produisent une progéniture (mère, grand mère), une famille. La façon dont les femmes accomplissent leur "mission" est bien connue anatomiquement et relevant d'une certaine mécanique alors que pour les hommes, c'est un domaine beaucoup moins bien balisé et théorisé.Les femmes correspondent à la démocratie directe, basée sur une certaine égalité alors que les hommes correspondent à la démocratie indirecte, à l'oeuvre au sein de cénacles, d'aréopages élitiques, sélectifs. Pour les femmes, le rapprochement avec la Lune est bien connu, et l'on sait que le cycle des "régles" offre les mêmes chiffres que celui de la lune, sur une base mensuelle d'environ 28 jours. Pour les hommes, l'on passe des jours aux années, avec les 28 ans -environ- de Saturne. Mais au sujet de Saturne, c'est un point qui ne fait guère consensus, en raison du retard pris dans la recherche astrologique. Les longues périodes saturniennes laissent plus de place à l'espace alors que les courtes périodes lunaires reléveraient plutôt du temps; JHB 08 11 24