dimanche 18 mai 2025

)jacques halbronn Histoire juive. Le paradoxe des "Enfants", de la 'Maison" d'Israel

)acques halbronn Histoire juive. Le paradoxe des "Enfants", de la 'Maison" d'Israel A la mémoire d'Edouard Gourévitch, aumonier au Lycée Pasteur, Neuilly (92 qui le prépara à sa Bar Mitzwa en 1960, célébrée à la synagogue de cette ville. wikipedia "Édouard Gourévitch est apprécié des élèves de ses cours d'instruction religieuse – dont Jacques Halbronn, au lycée Pasteur – qui lui manifestent une fidélité jusqu'à la fin de sa vie. Le rabbin Jérôme Cahen lui succède à ce poste. En quoi consiste ce "paradoxe"? alors que l'on peut lire qu'au VIIIe siècle avant JC, le Royaume d'Israel fut détrui, force, néanmoins, est de constater que la référence aux "enfants d'Israel" ou à la Maison d'Israel aura perduré jusqu'à nos jours , cette référence figurant dans le livre de l'Exode, dans le "Shema israel", dans le Kadish en araméen,,dans les Evangiles ("brebis perdues de la Maison d'Israel" sans parler du Livre du prophéte Amos (cf Anthonioz (Stéphanie) " Le livre d’Amos La fin du royaume d’Israël ou la narration d’une autodestruction"in Collectif : Les Récits de destruction en Méditerranée orientale ancienne) Revenons à Exode iii, quand Moïse rencontre le peuple de Yahwé dans la région de Madian/, la situation est plus nette que pour Abraham auquel est promis une belle progéniture à venir.Genèse 17 …4Voici mon alliance, que je fais avec toi. Tu deviendras père d'une multitude de nations. 5On ne t'appellera plus Abram; mais ton nom sera Abraham, car je te rends père d'une multitude de nations. 6Je te rendrai fécond à l'infini, je ferai de toi des nations; et des rois sortiront de toi.… D'un côté; on a un peuple virtuel, au futur, de l'autre, un peuple déjà constitué certainement depuis déjà quelque temps(". Cela n'est pas sans faire penser à ce qui se produira en Palestine avec l'annonce virtuelle d'un Foyer Juif " (A national hjome for the Jewish People) encore dans les limbes (1917 Déclaration Balfour, mandat de la SDN accordé aux Britanniques) On a déjà signalé à quel point la Shoah n'avait pas eu affaire - à la différence de l'Arménie - à un peuple installé dans un territoire depuis des générations. Encore de nos jours, les immigrés nord africains en France imaginent que les Juifs qui s'y trouvent ont des aieux "là bas" et parlent tous plus ou moins l'hébreu. Qu'est ce qui a donc pu se passer pour que l'on en soit arrivé là avec cette omniprésence du mot Israel, tant à la synagogue actuellement, dans les livres de prière que pour nommer le nouvel Etat en 1948? Il est vrai que le Livre de la Genése entretient l'idée des 12 tribus, descendants de Jacob, fils d'Isaac et petit fils d'Abraham, ce qui est une fiction si l'on admet que la révolte contre la maison de David émanait de populations asservies. Il y a là décidément l'élaboration d'un narratif en décalage avec les Livres des Prophétes, lesquels évoquent fréquemment le schisme d'après la mort de Salomon. Notons qu'à la synagogue, les rouleaux de la Torah ne concernent que le Pentateuque, même si l'on y greffe (haftarah) quelques passages des livres dits prophétiques. Il y a bien là, quoi qu'il en soit, un fait accompli qui n'aura guère de nos jours suscité de protestations. Mais n'est-il pas temps, en cette phase "Din" (selon notre Astrologie Septennale) de signaler un tel état de choses, fortement syncrétique? En fait, il semble bien que dans les synagogues se fasse surtout entendre la voix des colonisés, des asservis, des occupés - les gens d'Israel- ("Nos ancêtres les Gaulois") qui tentent de s'intégrer, de s'imprégner; en s'inventant une fausse filiation faisant remonter à Jacob alias Israel les 12 tribus. Genése XLV א וַיִּקְרָא יַעֲקֹב, אֶל-בָּנָיו; וַיֹּאמֶר, הֵאָסְפוּ וְאַגִּידָה לָכֶם, אֵת אֲשֶׁר-יִקְרָא אֶתְכֶם, בְּאַחֲרִית הַיָּמִים. 1 Jacob fit venir ses fils et il dit: "Rassemblez-vous, je veux vous révéler ce qui vous arrivera dans la suite des jours. ב הִקָּבְצוּ וְשִׁמְעוּ, בְּנֵי יַעֲקֹב; וְשִׁמְעוּ, אֶל-יִשְׂרָאֵל אֲבִיכֶם. 2 Pressez-vous pour écouter, enfants de Jacob, pour écouter Israël votre Père. alors que les Juifs 'laïcs" seraient du côté des colonisateurs, à l'instar d'un Moïse. Le texte ci dessous, issu du Cinquiéme livre -ajouté"- du Pentateuque - s'adresse aux colonisateurs. Deutéronome VI :10-12 "Tu posséderas de grandes et bonnes villes que tu n'as pas construites, des maisons pleines de toutes sortes de biens et que tu n'as pas remplies, des citernes que tu n'as pas creusées, des vignes et des oliviers que tu n'as pas plantés." JHB 18 05 25

samedi 17 mai 2025

jacques halbronn Histoire juive. Le paradoxe des "Enfants", de la 'Maison" d'Israe

jacques halbronn Histoire juive. Le paradoxe des "Enfants", de la 'Maison" d'Israel A la mémoire d'Edouard Gourévitch, aumonier au Lycée Pasteur, Neuilly (92 qui le prépara à sa Bar Mitzwa en 1960, célébrée à la synagogue de cette ville. wikipedia "Édouard Gourévitch est apprécié des élèves de ses cours d'instruction religieuse – dont Jacques Halbronn, au lycée Pasteur – qui lui manifestent une fidélité jusqu'à la fin de sa vie. Le rabbin Jérôme Cahen lui succède à ce poste. En quoi consiste ce "paradoxe"? alors que l'on peut lire qu'au VIIIe siècle avant JC, le Royaume d'Israel fut détrui, force, néanmoins, est de constater que la référence aux "enfants d'Israel" ou à la Maison d'Israel aura perduré jusqu'à nos jours , cette référence figurant dans le livre de l'Exode, dans le "Shema israel", dans le Kadish en araméen,,dans les Evangiles ("brebis perdues de la Maison d'Israel" sans parler du Livre du prophéte Amos (cf Anthonioz (Stéphanie) " Le livre d’Amos La fin du royaume d’Israël ou la narration d’une autodestruction"in Collectif : Les Récits de destruction en Méditerranée orientale ancienne) Revenons à Exode iii, quand Moïse rencontre le peuple de Yahwé dans la région de Madian/, la situation est plus nette que pour Abraham auquel est promis une belle progéniture à venir.Genèse 17 …4Voici mon alliance, que je fais avec toi. Tu deviendras père d'une multitude de nations. 5On ne t'appellera plus Abram; mais ton nom sera Abraham, car je te rends père d'une multitude de nations. 6Je te rendrai fécond à l'infini, je ferai de toi des nations; et des rois sortiront de toi.… D'un côté; on a un peuple virtuel, au futur, de l'autre, un peuple déjà constitué certainement depuis déjà quelque temps(". Cela n'est pas sans faire penser à ce qui se produira en Palestine avec l'annonce virtuelle d'un Foyer Juif " (A national hjome for the Jewish People) encore dans les limbes (1917 Déclaration Balfour, mandat de la SDN accordé aux Britanniques) On a déjà signalé à quel point la Shoah n'avait pas eu affaire - à la différence de l'Arménie - à un peuple installé dans un territoire depuis des générations. Encore de nos jours, les immigrés nord africains en France imaginent que les Juifs qui s'y trouvent ont des aieux "là bas" et parlent tous plus ou moins l'hébreu. Qu'est ce qui a donc pu se passer pour que l'on en soit arrivé là avec cette omniprésence du mot Israel, tant à la synagogue actuellement, dans les livres de prière que pour nommer le nouvel Etat en 1948? Il est vrai que le Livre de la Genése entretient l'idée des 12 tribus, descendants de Jacob, fils d'Isaac et petit fils d'Abraham, ce qui est une fiction si l'on admet que la révolte contre la maison de David émanait de populations asservies. Il y a là décidément l'élaboration d'un narratif en décalage avec les Livres des Prophétes, lesquels évoquent fréquemment le schisme d'après la mort de Salomon. Notons qu'à la synagogue, les rouleaux de la Torah ne concernent que le Pentateuque, même si l'on y greffe (haftarah) quelques passages des livres dits prophétiques. Il y a bien là, quoi qu'il en soit, un fait accompli qui n'aura guère de nos jours suscité de protestations. Mais n'est-il pas temps, en cette phase "Din" (selon notre Astrologie Septennale) de signaler un tel état de choses, fortement syncrétique? JHB 17 05 25

jacques halbronn Réflexions autour de son texte « La pensée astrologique » (préambule à l’Histoire de l’Astrologie, avec Serge Hutin, ed Artefact henry Veyrier 1986.

jacques halbronn Réflexions autour de son texte « La pensée astrologique » (préambule à l’Histoire de l’Astrologie, avec Serge Hutin, ed Artefact henry Veyrier 1986. En 1986, nous avions proposé comme fondement au phénoméne de l’Astrologie une thèse selon laquelle, les humains auraient instrumentalisé le systéme solaire en s’auto-déterminant. Cette thèse avait choqué, notamment, Patrice Guinard car elle accordait par trop d’importance aux initiatives de notre Humanité et il préférait, à l’instar de son maître de l’époque, Jean-Pierre Nicola, une Astrologie liée à la Nature. Dans la conclusion de notre Essai, nous parlions des « astronomes disqualifiés » (p. 145) » Contrairement à ce que l’on pourrait croire, notre recherche sur la formations de la pensée astrologique n’aboutit pas à reconnaitre aux astronomes un droit à statuer sur la validité de l’astrologie. Paradoxalement, notre conclusion les élimine du débat. Si l’homme est lié aux astres, c’est la « faute » à l’homme et c’est en l’Homme qu’il faut examiner s’il a été possible qu’il se relie aux planétes, c’est un probléme neurophysiologique plus que cosmobiologique ou astrophysique. Il ne s’agit pas de se demander si les astres émettent mais si les homme sont agis ou mieux peuvent « se faire agir » Que cette relation entre l’homme et les astres soit aberrante et regrettable est une chose, qu’elle n’ai pas fini par devenir réalité en est une autre ». 40 ans plus tard – car l’écriture de notre texte date de 1985- nous avons adopté la représentation suivante: il faut certes faire la part des entreprises humaines – notamment avec l’astrologie « horaire » mise en lumière- selon nous- par Michel Gauquelin,(cf notre étude parue en 1992 à la suite de ses « Personnalité planétaires » (Ed Grande Conjonction.- Trédaniel) mais nous pensons qu’une autre astrologie est le fait de « dieux » extra-terrestres – une Humanité supérieure – qui ont façonné, reformater notre systéme solaire en lien avec notre humanité.(cf Genése I, 1-2)? Pour nous, les peuples se seront inventés des dieux et cela ne signifie pas que ceux-ci préexistaient à cette « création »; Mais cela n’empêche nullement qu’il ait existé aussi des dieux en amont. On aurait donc deux registres, celui d’en bas et celui d’en haut qui ne s’excluent pas mutuellement, pour autant. De même, d’ailleurs, qu’il y a des lois conçues et constitués par notre Humanité et d’autres qui relévent d’une « Sur Nature » et il importe de ne pas confondre ces plans! jacques halbronn Réflexions autour de son texte * L ‘ETRANGE HISTOIRE DE L’ASTROLOGIE J HALBRONN & S HUTIN ASTROLOGIE JHB 17 05 25

vendredi 16 mai 2025

jacques halbronn L'astrologie est science du court terme et du récurrent et non du long terme et de l'exceptionnel.

jacques halbronn L'astrologie est science du court terme et du récurrent et non du long terme et de l'exceptionnel. On commet l'erreur de croire que l'Astrologie aurait vocation à rendre compte d'événements remarquables et distants les uns des autres. Laissons ce genre de mirage aux historiens ordinaires. Quant aux astrologues du XXe siècle, encore attachés au Ciel astronomique dans toute sa splendeur, ils n'auront pas compris que l'astronomie est un matériau brut qui doit être transmuté par l'astrologie et donc considéralement décanté et élagué, ce que nous rappelle le judaisme quand il privilégie un certain jour et une certaine nuit par rapport à l'ensemble des jours et des nuits.ls n'auront pas compris que l' Nous avons toujours éprouvé une certaine admiration face à ces astrologues qui manient, qui jonglent avec un nombre incroyable de facteurs à la manière d'un Charles Ridoux (Evolution géopolitique mondiale. Le tournant (1980-2020) Ed du Rocher 2002) se voulant "dans la lignée des travaux d'André Barbault" L'usage même des planétes au delà de Saturne nous semble bien être le péché originel de cette astrologie "moderne". Pour nous l'astrologie est née pour éclairer les hommes depuis des millénaires et elle n'aura pas attendu la fin du XVIIIe siècle pour disposer des moyens qui lui étaient nécessaires. En tout état de cause, l'astrologie a une obligation de simplicité et c'est ce glissement vers une complexité débridée qui aura été à l'origine du métier d'astrologue, seul capable, nous dit-on, de se repérer dans un tel labyrinthe cosmique. D'ailleurs, l'informatique n'aura fait qu'aggraver la situation à telle enseigne que bien des astrologues sont impuissants sans l'aide de leur machine. On pense à l'ACB de Roger Héquet; On n'est plus du tout avec ces gens là dans l'observation directe du ciel (et encore moins avec les astres invisibles à l'oeil nu) C'est là un contre sens anthropologique de première magnitude que nous n'aurons cessé de dénoncer depuis 1976, avec en 1994, notre Astrologie selon Saturne qui n"était encore qu'une ébauche. En ce qui concerne l'enseignement de Barbault en matière d'astrologie mondiale, on notera que son graphique confère à l'aspect d'opposition un statut allant à l'encontre de celui de la conjonction alors que ces deux aspects sont tout à fait comparables tout comme la nouvelle et la pleine lunes, dans le même axe, à l'instar des deux équinoxes et des deux solstices. Autrement dit, l'opposition de Saturne à Neptune aurait la même portée que la conjonction, ce qui donnerait des échéances tous les 18 ans et non tous les 36 ans. C'est d'ailleurs ce qu'avait laissé entendre Barbault dans la Crise Mondiale (1964) à propos de l'échéance de 1971. Mais par la suite, il préférera s'en tenir au seul retour de la Conjonction, ce qui avait l'avantage de diminuer sensiblement le nombre de rendez- vous, réduit à moins de 3 par siècle (3 fois 36 = 108 ans) ! On est loin d'une science du "court terme"! L'ouvrage de Ridoux est celui d'un littéraire, jonglant avec toutes sortes de personnages comme dans les romans et les pièces de théatre ou dans les films. Le lecteur sature très vite face à cette usine à gaz multifactorielle, diffuse et confusé ô combien. L'astrologie n'a vraiment que faire d'un tel soutien! L'informatique aura conduit l'astrologie à une impasse en faisant sauter les garde fous que sont nos aptitudes naturelles à capter une information à échelle humaine. Désormais, les astrologues sont appareillés. Pour notre part, on l'aura compris, que nous sommes en faveur d'une astrologie offrant un maximum de lisibilité commmune, accessible à toute une Société. Avec le seul calcul mental, l'astrologie septénale permet, à partir d'une date donnée de baliser tant en aval qu'en amont, de 7 ans en 7 ans, et de déterminer des périodes inversées au bout de 3 ans et demi. Un jeu d'enfants! JHB 16 05 25

jacques halbronn Diversité des dieux, des lois, des sociétés, des peuples.

acques halbronn Diversité des dieux, des lois, des sociétés, des peuples. Il y a divers types de lois et de dieux, les lois et les dieux émanant des sociétés et des lois et des dieux issus de la Nature ou de la SurNature. Il importe absolument de ne pas confondre ces différents niveaux, on a d'un côté des fabrications humaines en matière de lois et de dieux et de l'autre des dieux et des lois qui ne dépendent pas des sociétés humaines mais les impactent. Mais il importe également de ne pas confondre les rassemblements de population, constitués artificiellement et ceux qui, en quelque sorte, préexistent, "naturellement". Dans l'Ancien Testament, on trouve d'une part un dieu premier créateur du Ciel et de la Terre et des dieux liés à des peuples spécifiques selon la formule: tu est mon peuple et je serai ton Dieu. On admettra que chaque peuple peut générer un certain dieu avec lequel se constituera un lien exclusif. Abordons à présent le cas de rassemblements artificiels, c'est le cas du Suffrage Universel où l'on invite à voter au même moment des populations extrémement variées spatialement à la différence des élections par circonscriptions, pour des populations bien circonscrites: Le cas de la Shoah est caractéristique de "concentration" de populations, en un espace temps donné, qui ne forment pas pour autant société. Aushwitz est le cas d'un rassemblement artificiel à la différence du génocide arménien qui visait une région bien précise, marquée par des pratiques sociales communes; JHB 16 05 25

jeudi 15 mai 2025

jacques halbronn Réflexions autour du film "Marco, l'énigme d'une vie. Phase Din en Astrologie Septénale.

jacques halbronn Réflexions autour du film "Marco, l'énigme d'une vie. Phase Din en Astrologie Septénale. web "Un film biographique espagnol de Jon Garaño, sorti en 2024 évoquant la vie de l'imposteur barcelonais Enric Marco. Enric Marco (1921-2022), se prétend survivant des camps nazis. Considéré comme un grand témoin de la Seconde Guerre mondiale, président d'associations mémorielles, la vie de Marco bascule après les recherches de l'historien Benito Bermejo et de l'enquête du journaliste Javier Cercas publiée dans son essai L'Imposteur qui entraînent une onde de choc dans toute l'Europe[" Ce film vient illustrer remarquablement notre propos sur le climat "Din" que nous avons décrit ces derniers temps. La phase Hessed qui s'achève actuellement, en ce mois de mai 2025 est celles des mensonges "pour la bonne cause", des complicités et il s'agit d'un certain chantage de la part de ce Marco lequel est en demande de solidarité et tout prêt à qualifier de traitre ses dénonciateurs. Les 3 ans et demi qui nous attendent -et qui constituent des échéances qui auront marqué l'Histoire depuis des millénaires -ce qui les inscrit dans la longue durée en dépit de leur récurrence en court terme, vont certainement - par un effet boule de neige- générer toute une série de révélations et donc de scandales. Nous l'avons récemment illustré en révélant les malversations de Maurice Charvet en 1986 (autour de la dévolution des biens du GERASH à une association fantôme créér pour la circonstance, le CEDRA. Le cas de Nostradamus est certainement emblématique en ce qu'il nous aura opposé, depuis 1997, à des personnes désireuses de sauvegarder à n'importe quel prix, un certain mythe, on pense notamment à nos jury de thèses (1999 et 2007) et notre élimination en 2002 pour la chaire à l'EPHE au profit d'un protégé du sortant, dans des conditions suspectes. En 2003, lors du 40Oe anniversaire de la naissance du "propheté" on ne nous invita pas aux célébrations ni à la rédaction de biographies qui furent attribuées à d'autres. Or, à l'époque, Saturne était en phase Hessed, ce qui conduisait à céder à certaines tentations, tout comme en 19541-42, avec la Solution Finale et ses monstruosités. La période qui s'achève sera jugée sévérement de par un certain relâchement de la morale politique avec cette NUPES qui se présentait comme un' Front Républicain" contre le Rassemblement National , ce NFP qui fit alliance avec Macron pour finir par déclarer qu'il l'avait vaincu et devait imposer son Premier Ministre. JHB 15 05 25

mercredi 14 mai 2025

jacques halbronn Astrologie Septénnale. La phase Hessed, le temps des copinages mafieux La tentation du Mal

jacques halbronn Astrologie Septénnale. La phase Hessed, le temps des copinages mafieux La tentation du Mal. La phase 2 du temps saturnien dure 3 ans et demi, 1260 jours. Elle est un temps de liberté, de fraternité (cf la devise républicaine) c’est le moment « hessed » qui sera suivi par le moment « din », du jugement (en hébreu, le dayan, c’est le juge). Pendant ce temps récurrent articulé sur les signes mutables ( gémeaux, vierge, sagittaire et poissons) mais pas que, il faut s’attendre, prévoir, de la complicité- ce qui conduit souvent à la tentation du Mal. C’est le « si je veux », « puisque je le veux », ce « Je » qui est une sorte de mauvais démon. Les commentateurs de l’arbre séfirotique ne semblent pas avoir compris que la sefira Hessed est celle du Mal alors que la sefira Din est celle du Bien. Cela nous renvoie au jardin d’Eden et au péché avec le rôle du Serpent genése Ch. III א וְהַנָּחָשׁ, הָיָה עָרוּם, מִכֹּל חַיַּת הַשָּׂדֶה, אֲשֶׁר עָשָׂה יְהוָה אֱלֹהִים; וַיֹּאמֶר, אֶל-הָאִשָּׁה, אַף כִּי-אָמַר אֱלֹהִים, לֹא תֹאכְלוּ מִכֹּל עֵץ הַגָּן. 1 Mais le serpent (nahash)était rusé, plus qu’aucun des animaux terrestres qu’avait faits l’Éternel-Dieu. Il dit à la femme: « Est-il vrai que Dieu a dit: vous ne mangerez rien de tous les arbres du jardin? » ב וַתֹּאמֶר הָאִשָּׁה, אֶל-הַנָּחָשׁ: מִפְּרִי עֵץ-הַגָּן, נֹאכֵל. 2 La femme répondit au serpent: « Les fruits des arbres du jardin, nous pouvons en manger; ג וּמִפְּרִי הָעֵץ, אֲשֶׁר בְּתוֹךְ-הַגָּן–אָמַר אֱלֹהִים לֹא תֹאכְלוּ מִמֶּנּוּ, וְלֹא תִגְּעוּ בּוֹ: פֶּן-תְּמֻתוּן. 3 mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit: Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez point, sous peine de mourir. » ד וַיֹּאמֶר הַנָּחָשׁ, אֶל-הָאִשָּׁה: לֹא-מוֹת, תְּמֻתוּן. 4 Le serpent dit à la femme: « Non, vous ne mourrez point; ה כִּי, יֹדֵעַ אֱלֹהִים, כִּי בְּיוֹם אֲכָלְכֶם מִמֶּנּוּ, וְנִפְקְחוּ עֵינֵיכֶם; וִהְיִיתֶם, כֵּאלֹהִים, יֹדְעֵי, טוֹב וָרָע. 5 mais Dieu sait que, du jour où vous en mangerez, vos yeux seront dessillés, et vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal. » ו וַתֵּרֶא הָאִשָּׁה כִּי טוֹב הָעֵץ לְמַאֲכָל וְכִי תַאֲוָה-הוּא לָעֵינַיִם, וְנֶחְמָד הָעֵץ לְהַשְׂכִּיל, וַתִּקַּח מִפִּרְיוֹ, וַתֹּאכַל; וַתִּתֵּן גַּם-לְאִישָׁהּ עִמָּהּ, וַיֹּאכַל. 6 La femme (Isha) jugea que l’arbre était bon comme nourriture, qu’il était attrayant à la vue et précieux pour l’intelligence; elle cueillit de son fruit et en mangea; puis en donna à son époux (Ish), et il mangea. Et , de fait, nous associons Hessed à la femme et Din à l’Homme. Le niveau moral de la Société décline en phase Hessed ( Mutable) et remonte en phase Din (Cardinale) On pense à la saga Star Wars et au côté sombre de la Force (Dark vador) D’ailleurs, la dialectique de l’obscurité (Hoshekh) et de la lumière (Or) se trouve au premier chapitre de la Genése: ב וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ, וְחֹשֶׁךְ, עַל-פְּנֵי תְהוֹם; וְרוּחַ אֱלֹהִים, מְרַחֶפֶת עַל-פְּנֵי הַמָּיִם. 2 Or la terre (Eretz) n’était que solitude et chaos; des ténèbres (Hoshekh) couvraient la face de l’abîme, et le souffle de Dieu planait à la surface des eaux. ג וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, יְהִי אוֹר; וַיְהִי-אוֹר. 3 Dieu dit: « Que la lumière (Or) soit! » Et la lumière fut. (Fiat Lux) Passage de Hessed à Din du dernier signe des poissons (mutable) au premier signe du bélier (cardinal) Le temps du Hessed est celui du complot, de la conjuration/conspiration, des cabales, des trucages, des tricheries, du pied de nez. Le type Hessed est en vérité tenté par l’entourloupe, de la fraude de la transgression. La devise de Vichy « travail famille patrie » prend le contre- pied de Liberté, Egalité, Fraternité et force est de reconnaitre que la France a basculé du côté du Hessed, au nom de la solidarité, de l’assistance plus que d’autres pays qui seront parvenus à faire triompher l’esprit » Din ». Dans la Revue des deux Mondes du 15 septembre 1940, le maréchal Pétain écrit cette interprétation de la devise de la République française « Liberté, Égalité, Fraternité » : « Lorsque nos jeunes gens […] entreront dans la vie […] nous leur dirons […] que la liberté réelle ne peut s’exercer qu’à l’abri d’une autorité tutélaire, qu’ils doivent respecter, à laquelle ils doivent obéir […]. Nous leur dirons ensuite que l’égalité [doit] s’encadrer dans une hiérarchie, fondée sur la diversité des fonctions et des mérites […]. Nous leur dirons enfin qu’il ne saurait y avoir de fraternité véritable qu’à l’intérieur de ces groupes naturels que sont la famille, la cité, la Patrie » En 1940, Saturne était en phase Din (Bélier et début taureau) mais lorsque la Solution Finale fut mise en oeuvre, Saturne était passé en phase Hessed.(fin taureau – Gémeaux) **JHB 14 05 25

jacques halbronn Astrologie septénale et Linguistique. Les deux phases, la préfixale et la suffixale.

jacques halbronn Astrologie septénale et Linguistique. Les deux phases, la préfixale et la suffixale. Ce n’est peut être pas par hasard que l’on parle dans la tradition astrologique, de signes « fixes ». En effet, les signes fixes font la connexion entre signes cardinaux et mutables. On passe ainsi du bélier aux gémeaux par le taureau. La première moitié du taureau est un suffixe pour le bélier alors que la seconde moitié du taureau est un préfixe pour les gémeaux; En revanche, on passe d’un signe mutable à un signe cardinal sans transition alors que l’on passe d’un signe cardinal à un signe mutable en passant par un signe fixe. Or, en linguistique l’on parle bien de suffixes et de préfixes en employant le radical « fixe » (affixes) En ce qui concerne l’interprétation des deux phases de 3 ans 1/2, nous dirons que la phase 1 (cardinal et suffixe) manifeste le plan divin et que la phase 2 (mutable et préfixe) est une volonté humaine d’émancipation par rapport au pouvoir céleste. IL faut donc s’attendre à ce qu’en phase 2, nos sociétés humaines (dont l’origine est antérieure à la Création, à l’Intervention) s’efforcent de prendre leur revanche sur l’Ordre Céleste en créant des situations de substitution comme dans le cas des constitutions (Droit) lesquelles sont le parent pauvre de l’agencement céleste, ce qui est d’ailleurs le cas du Droit d’une façon générale,lequel n’hésite pas à avancer des dates, des échéances mais sans s’appuyer sur l’astronomie. C’est ainsi qu’en phase 2 ( sefira Hessed),on aura recours aux outils juridiques alors qu’en phase 1, on s’en défiera et préférera se servir des humains plutôt que des machins et des machines si ce n’est que les machines humaines sont calquées sur les machines célestes sur lesquelles les humains n’ont pas prise mais dont ils dépendent subconsciemment. JHB 14 05 25

mardi 13 mai 2025

jacques halbronn Astrologie Septénale et Dialectique DIN -HESSED

jacques halbronn Astrologie Septénale et Dialectique DIN -HESSED L'arbre séphirotiqu recéle, selon nous, une clef capirale pour comprendre le plan divin en ce qu'il pose une alternance tant sur le plans psychologique que sociologique. Comme dit l'Ecclésiaste, il faut un temps pour tout, donc un temps pour le Hessed, un temps pour le Din, une temps pour l'Amour, la pitié, la prière, le miracle, la compassion et la sympathie, la solidarité, le respect de la dignité d'autrui, l'apologétique et un autre temps pour la Loi, la rigueur la sévérité, la demande, Police, la Justice, l'Ordre. Il y a des gens qui sont plus marqués par l'une de ces valeurs (Midoth) et vice versa. Les femmes seraient plutôt dans le Hessed, les hommes dans le Din. Une phase de Saturne sur deux favorisera chaque groupe Et cela obéit à une mathématique, une mécanique imperturbable, inexorable, minutée dont nous avons déjà largement traité autour de l'Astrologie Septénale/ On ne peut connaitre le type de la personne de par son thème mais par sa cyclicité voire par le moyen de tests, comme le pensait Gauquelin (cf notre exposé "L'Astrologie Sensorielle", in revue Cosmopolitan, numéro fin d'année 1976) La tâche de l'astrologue de demain se résumera à la délivrance d'un certificat indiquant si telle personne est de type "Din" ou de type "Hesse", ce qui déterminera ipso facto son profil de vie, à savoir les phases qui lui correspondront et celles qui ne lui correspondront pas/plus, chaque phase se limitant à 3 ans et demi (ce qui est assez proche des 4 ans de la constitution américaine).C'est là une clef biographique pour l'étude des leaders mais qui est vouée à se répercuter sur l'ensemble d'une société. Encore faut-il préciser que l'on est pleinement en synchronie, à savoir que tous les leaders passent par une telle cyclologie, si ce n'est que la portée des échéances s'inverse selon que tel leader est de type" hessed" ou de type "Din". Il importe que le leader sache à quel moment il doit se mettre en avant ou au contraire en retrait, en s'exposant le moins possible, en dépit des occasions qui peuvent se présenter, il faut savoir résister aux tentations et éviter de réagir avec retard. C'est bien alors que l'astrologie septénale peut se révéler précieuse et garantir un bon déroulement de l'alternance, bien mieux que ne le propose le Droit Constitutionnel ordinaire qui introduit des temporalités fictives et factices, ce qui fait désordre. .Pour nous, la Loi vient du Cosmos et les leaders en sont les agents déclencheurs. Le probléme du Christianisme aura été de proner l'avénement d'une Nouvelle Alliance dégagée des lois instaurées sans disposer pour autant d'une vraie Astrologie seule en mesure de la sous -tendre. web Din et Hessed (Justice et Miséricorde) Par Rav Ron Chaya - 2 février 2020 "En créant ce monde, D.ieu associa les attributs de justice et de miséricorde voyant que la justice seule ne "pouvait le régir. Il l’a alors adoucie par Sa miséricorde dans le seul but de nous permettre d’acquérir Son cadeau : le libre choix, et ainsi d’accéder au don le plus pur qui puisse exister : D.ieu Lui-même." JHB 13 05 25

Jean Sanchez sur les Curiositez Inouyes de Jacques Gaffarel

Jean Sanchez sur les Curiositez Inouyes de Jacques Gaffarel Ainsi Gaffarel appuie sa thèse de l’existence d’une astrologie des anciens Hébreux sur un faisceau d’indices qui montrent que celle-ci s’intégrait totalement dans leur culture et leur religion, et n’était donc pas un corps étranger issu du paganisme. 4.4. Une érudition douteuse ? À première vue, Gaffarel semble donc reprendre à son compte les méthodes de l’érudition historique. Certes, il n’égale ni en virtuosité ni en précision un Scaliger, un Selden ou un Casaubon, mais sa façon de mettre en relation des sources diverses pour identifier l’ancienne astrologie s’inscrit nettement dans leur filiation. Néanmoins sa fidélité à la rigueur critique de ses maîtres est sérieu- sement remise en question lorsqu’on regarde de plus près ses sources. Un des principaux intérêts de l’œuvre de Gaffarel est sa mise en valeur de sources largement ignorées par les érudits chrétiens. Cette richesse est aussi l’une des principales difficultés de son œuvre : nombreuses sont les sources rares et inédites, et la difficulté d’accès aux textes limite la controverse. D’autant plus que Gaffarel commet souvent des erreurs dans ses références. Certaines sont simplement des oublis de relecture : la citation est juste, mais la référence fausse. D’autres sont dues à l’ingratitude du matériau : comme Saverio Campanini le fait remarquer à partir d’autres écrits de Gaffarel, l’auteur travaille sur des manuscrits en hébreu mêlant glose et texte, parfois incomplets, mal titrés ou mal attribués. 83 Toutefois, Gaffarel emploie aussi de nombreuses fois des sources à l’authenticité franchement douteuse, alors qu’elles sont au cœur de son argumentation. Quatre sources notamment n’ont pas été retrouvées : – Un ouvrage de rabbi Jacob Kapol ben Samuel intitulé עמּוקים עמּוק [Emuk emukim], imprimé à Cracovie en 1598 ;84 – Un manuscrit de rabbi Eliahou Chomer intitulé ‘Galgal Hamizrachim’, contenant la traduction en hébreu d’une ‘Astrologie Persane’ de l’astrologue persan Hamahalzel (peut-être fictif ou apocryphe). Gaffarel fait également référence à cet auteur dans une lettre à Léon de Modène publiée en intro- duction de son Historia degli riti hebraici (1637) ;85 – Un manuscrit de Abiudan, provenant de professeur d’hébreu d’Altorf Julius Conrad Otto, ancien rabbin de Cracovie converti au christianisme ;86 83 Campanini, ‘Epistola sacra seu de sacro concubitu’ (cf. n. 3). 84 Gaffarel, Curiositez inouyes, pp. 467-468. Le texte indique 1498 mais il s’agit d’une faute d’impression: la date selon le calendrier juif est bien 1598. 85 Gaffarel à Léon de Modène, 31 mars 1637, in: L. de Modène, Historia de gli riti hebraici, Paris: s.n., 1637, ‘Litteratissimo scientissimoque viro’. 86 On sait très peu de choses de Naphtali Margolioth, dit Julius Conrad Otto, que Gaffarel tient en grande estime. Né à Vienne en 1562, converti au christianisme en 1603, il devient ensuite ASTROLOGIE, KABBALE ET HISTOIRE DANS LES CURIOSITEZ INOUYES 109 – Un manuscrit anonyme issu de la bibliothèque du cardinal de Santa Susanna, c’est-à-dire vraisemblablement les collections personnelles du gardien de la bibliothèque Vaticane Scipione Cobelluzzi. Différentes hypothèses ont été avancées à propos de ces textes dont il n’existe aucune trace hormis chez Gaffarel :87 celle du Gaffarel faussaire, inventant des sources, selon une stratégie libertine, pour exposer ses propres thèses sans craindre la censure ; celle du Gaffarel ayant eu accès à des sources authentiques, mais aujourd’hui perdues, comme les riches collections de manuscrits hébreux et syro-chaldéens de Mantoue, incendiées par les troupes espagnoles en 1630 ; et celle du Gaffarel dupé par des textes orientaux apocryphes circulant alors dans les bibliothèques ou sur les étals de libraires, que son obsession pour la kabbale amène à prendre pour authentiques. Sans vouloir trancher un débat sur lequel il n’existe vraisemblablement pas de réponse définitive, nous penchons pour la troisième position. En effet, contre l’hypothèse du faussaire, remarquons qu’avant Richard Simon, les contemporains de Gaffarel n’ont jamais contesté l’existence de ses textes, même ses plus virulents adversaires, comme Charles Sorel. En outre, l’astrologie défendue par Gaffarel, comme nous le verrons par la suite, n’a rien de scandaleux et ne justifie pas des trésors de précaution. Par ailleurs, il est intéressant de remarquer que plusieurs interprétations tirées dudit Hamahalzel se rapprochent de celles que Thomas Hyde tirera de sa lecture du Sad dar, compila- tion disparate de coutumes et de lois zoroastriennes en usage chez les Parsis d’Inde, un texte alors inédit.88 Il est possible que le texte de rabbi Chomer se soit inspiré d’une source similaire, ce qui expliquerait le rapprochement. Enfin, notons que ce type d’apocryphe est fréquent : Athanasius Kircher lui-même bâtit sa réputation sur la possession d’une grammaire copte inédite, qui se révèle être un faux. Néanmoins, on peut remettre en question la sincérité de l’adhésion de Gaffa- rel aux principes de la critique philologique, celui-ci préférant conserver des sources douteuses mais originales, plutôt que les exclure par précaution. Cette attitude prend tout son sens lorsqu’on étudie la façon dont Gaffarel conçoit les liens entre la culture des Hébreux et la kabbale. En effet, il est persuadé que la kabbale est au fondement de toute la science, la philosophie et les rituels des Hébreux.89 Cette obsession s’observe en particulier dans sa lettre au rabbin Jehu dah professeur d’hébreu à Altdorf et publie plusieurs ouvrages sur la langue hébraïque. Son Gale Razaya (Nuremberg, 1605) est empli de fausse citation du Talmud en faveur de la Trinité. 87 Voir le résumé chez Campanini, ‘Consulto, forsitan, atque prudenter’ (cf. n.3), pp. 224-226. 88 On peut notamment comparer l’interprétation des pyrées dans Gaffarel, Curiositez inouyes, pp. 408-412, avec l’analyse de Hyde aux chapitres 6 et 8 de l’Historia religionis veterum Persarum. 89 Secret, Les kabbalistes chrétiens de la Renaissance, pp. 344-346, 355-357; Campanini, ‘Eine späte Apologie der Kabbala’. 110 J. SANCHEZ Aryeh dit Léon de Modène, où il voit derrière chaque coutume juive un symbo- lisme caché.90 Ainsi, il lui semble inconcevable que les anciens Hébreux n’aient pas possédé une forme d’astrologie construite sur ces principes, quitte à appuyer ses dires sur des sources douteuses. Ce qui amène à la dernière partie des Curio- sitez : l’exposition d’une astrologie kabbalistique. 5. Philosophie des influences et astrologie kabbalistique L’identification de la kabbale comme fondement philosophique de l’astrologie des Hébreux est le point culminant de l’argumentation de Gaffarel. C’est dans celle-ci qu’il puise les principes de justification d’une astrologie fondée sur la lecture des étoiles. 5.1. Un kabbaliste dans les dernières années de la kabbale chrétienne Au moment où Gaffarel écrit, la kabbale fait face à une hostilité croissante de la part des théologiens de la Contre-Réforme, comme l’illustre sa controverse avec Mersenne, mais également aux critiques des milieux libertins. En outre, les années 1630 voient surgir les premiers travaux d’envergure visant à remettre en question sa datation, initiés notamment pas Jean Morin, Louis Cappel, Johannes Buxtorf et Léon de Modène. 91 Cependant, Gaffarel peut également se prévaloir d’un inté- rêt très important des milieux parlementaires et ecclésiastiques français pour la langue et la culture hébraïque.92 Deux des plus importants hébraïsants parisiens des années 1625-1650, Philippe d’Aquin et Gilbert Gaulmin, sont eux-mêmes de fins connaisseurs en matière de kabbale, tout comme le jésuite Jean Phelip- peaux, professeur à La Flèche et au collège de Clermont, l’un des maîtres de Mersenne.93 Gaffarel était donc certain de posséder un public intéressé par ses travaux, et c’est sur la kabbale qu’il s’appuie principalement pour rendre compte 90 Campanini, ‘Consulto, forsitan, atque prudenter’. 91 Sur l’histoire de la datation du Zohar: I. Tishby, Mishnat ha-Zohar, Jérusalem, 1971, vol. 1, pp. 44-67. Sur Jean Morin: Secret, Les kabbalistes chrétiens de la Renaissance, pp. 335-336. Sur Cappel, Buxtorf et la question de l’antiquité de l’hébreu: F. Laplanche, L’écriture, le sacré, l’histoire, Amsterdam et Maarssen, 1986, pp. 80-81, 217, 245-254. Sur Modène: Y. Dweck, The Scandal of Kabbalah: Leon Modena, Jewish Mysticism, Early Modern Venice, Princeton, 2013, pp. 59-101. 92 En 1628 commence l’impression de la Bible Polyglotte à Paris avec la participation de D’Aquin; en 1629, Gaston d’Orléans est sur les bancs d’une des synagogues de Venise à écouter le prêche de Léon de Modène, comme Henri de Rohan quelques années plus tard (C. Facchini, ‘The City, the Ghetto and Two Books. Venice and Jewish Early Modernity’, Quest. Issues in Contemporary Jewish History, no. 2, 2011, p. 20). 93 Sur D’Aquin: Secret, Les kabbalistes chrétiens de la Renaissance, pp. 335-339. Sur Gaul- min et Phelippeaux: F. Secret, ‘Gilbert Gaulmin et l’histoire comparée des religions’, Revue de l’histoire des religions, vol. 177, no. 1, 1970, pp. 35-63; F. Secret, ‘Un kabbaliste chrétien oublié: ASTROLOGIE, KABBALE ET HISTOIRE DANS LES CURIOSITEZ INOUYES 111 des principes de l’astrologie des Patriarches, accordant à la justification des influences célestes par la philosophie naturelle une place beaucoup moins impor- tante qu’à la discussion des sources rabbiniques sur la question de l’astrologie. 5.2. Une astrologie fondée sur la kabbale Les influences célestes occupent une place importante dans les Curiositez, mais essentiellement à propos de la question des talismans, à propos desquels Gaffarel reprend la doctrine des ‘signatures’ qu’il utilise pour justifier la puissance des ‘figures talismaniques’. 94 Au contraire, elles tiennent peu de place dans les dis- cussions sur l’astrologie. Pour l’auteur, les influences des planètes sont de l’ordre de l’expérience commune.95 S’il cite différentes autorités à ce sujet, son but est moins de bâtir un système que de trouver des cautions du caractère naturel des influences célestes, gage de l’orthodoxie de son astrologie. Le désintérêt de Gaffarel pour la justification philosophique de l’astrologie s’explique par son attention pour ce que nous pouvons appeler l’épistémologie kabbalistique. Se plaçant dans la continuité de Pic de la Mirandole, Reuchlin et Postel, il voit dans la langue hébraïque, langue d’Adam et de la Création, un moyen privilégié de compréhension de la nature et la Bible. En particulier, la maîtrise des significations associées aux lettres de l’alphabet hébraïque permet d’accéder à un domaine de compréhension supplémentaire de la Parole de Dieu, caché à celui qui ignore l’hébreu. Il applique également cette épistémologie à la nature, cherchant littéralement les lettres de l’alphabet dans les phénomènes naturels, Dieu ne cessant d’envoyer des signes aux hommes pour faire entendre ses merveilles : Souvent en l’air on a veu aussi de ces Metheores qui composoient des Characteres Hebraïques assez nettement exprimez ; ainsi ce qu’on appelle Ara coeli, represente le ש Scim, le Chasma represente le ם mem, ou bien le ס Samech, ainsi que plusieurs autres, sur lesquels toutesfois ie ne trouve point des secrets, au moins qui me contentent.96 Pour Gaffarel, l’astrologie des patriarches se place dans cette perspective. Dans le chapitre treize des Curiositez, il affirme ainsi ‘que les estoiles, selon les Jean Phelippeaux, jésuite du XVIIe siècle’, Annuaires de l’École pratique des hautes études, vol. 85, no. 82, 1973, pp. 5-34. 94 Hirai, ‘Images, Talismans and Medicine in Jacques Gaffarel’s Unheard-of Curiosities’ (cf. n. 59), pp. 77-81. 95 Gaffarel, Curiositez inouyes, pp. 579-580: ‘l’expérience nous apprend que la Lune est maistresse des humeurs, le Soleil principe de vie, Saturne malin; Jupiter favorable; la constellation des Taureau froide & seche; celle des Gemaux chaude & humide’. 96 Ibid., p. 557. 112 J. SANCHEZ Hebreux, sont rangées au Ciel en forme de lettres, & qu’on y peut lire tout ce qu’il arrive de plus important dans l’univers’. Cette affirmation n’est pas nou- velle : plusieurs ouvrages classiques de la kabbale abordent le monde céleste, le plus proche de Dieu, comme un ensemble d’entités linguistiques. Ainsi, le Zohar (II, 76b) affirme que : Dans toute l’étendue du ciel, dont la circonférence entoure le monde, il y a des figures, des signes au moyen desquels nous pourrions découvrir les secrets et les mystères les plus profonds. Ces figures sont formées par les constellations et les étoiles, qui sont pour le sage un sujet de contemplation et une source de mystérieuses jouissances […].97 Et plus loin (II, 130b) : Celui qui est obligé de se mettre en voyage dès le matin n’a qu’à se lever au point du jour et à regarder attentivement du côté de l’orient, il verra comme des lettres qui marchent dans le ciel, l’une montant, l’autre descendant. Ces formes brillantes sont celles des lettres avec lesquelles Dieu a créé le ciel et la terre : elles forment son nom mystérieux et saint.98 De même, le Sefer Yetsirah répartit les 22 lettres de l’alphabet hébraïque en 12 simples associées aux 12 signes du Zodiaque, 7 doubles associées aux 7 planètes, et 3 primordiales associées aux 3 éléments. Cette association est remarquée par les commentateurs de la Renaissance. Reuchlin, plutôt opposé à l’astrologie, présente dans le De Arte cabalistica une association similaire de certaines lettres avec les planètes, la présentant comme une ‘rem sane iucundam, & antiquissimis authoribus celebratam : ne sint futuri aliquando, qui hanc artem, ut tenuem ac ieiunam cavillentur [demonstrabimus]’99 . D’autres commentateurs s’emparent du thème, notamment Agostino Ricci dans un traité sur l’astrologie kabbalistique intitulé De motu octave sphere (1513) et Cornelius Agrippa dans le De occulta philosophia (1531, 1533). Plusieurs auteurs font référence aux alphabets célestes, angéliques ou kabbalistiques : Teseo Ambrogio, Johann Albrecht Widmannstetter, Guillaume Postel, Blaise de Vigenère, Claude Duret, James Bonaventure Hepburn et Samuel Purchas.100 97 Nous utilisons la traduction de Franck: A. Franck, La kabbale, ou la philosophie religieuse des Hébreux, Paris, 1843, p. 219. 98 Ibid., p. 219. 99 J. Reuchlin, De arte cabalistica, Bâle: Hervag, 1561, pp. 534, 535-536. 100 F. Secret, ‘L’astrologie et les kabbalistes chrétiens à la Renaissance’, La Tour Saint-Jacques, no. 4, 1956, pp. 46-56. ASTROLOGIE, KABBALE ET HISTOIRE DANS LES CURIOSITEZ INOUYES 113 5.3. Contre les interprétations de Vigenère, Duret, Ricci et Fabri Fidèle à sa volonté de mettre en lumière la véritable kabbale débarrassée de ses superstitions, Gaffarel discute des diverses interprétations de l’astrologie kabba- listique, qu’il met en comparaison avec le texte jugé plus fiable de Maïmonide, ibn Ezra, Gersonides, Abravanel, Isaac Israel, Kapol et Chomer. De fait, Gaffarel considère toujours les auteurs juifs comme étant plus fidèles que les auteurs chrétiens, essayant toujours d’identifier les corruptions ‘grecques et latines’ s’immisçant dans les principes mosaïques. Son bilan de la diffusion des textes sur l’astrologie kabbalistique en Occident est sévère : depuis que les Septentrionaux en eurent quelque cognoissance, on commença d’en dire des choses si extravagantes, & à croistre tellement le nombre de Fables que ie ne m’estonne point si cette science est à present descriee.101 Les réflexions sur les liens entre astrologie et kabbale étaient particulièrement riches en France, notamment par l’intermédiaire d’Oronce Finé, qui avait réim- primé à Paris en 1521 le traité de Ricci. Mais c’est surtout après Postel, qui traite de la question dans son commentaire de Sefer Yetsirah de 1552, que plusieurs hébraïsants français s’emparent de la question, notamment Guy Lefèvre de la Boderie, Vigenère et Claude Duret. Gaffarel se méfie de ses prédécesseurs, en particulier du fait qu’ils puisent dans le corpus hermétique et les textes de magie cérémonielle. En 1629, Mersenne avait brandi contre Fludd l’argument du caractère apocryphe du cor- pus hermétique développé par Casaubon, et Gaffarel en prend acte. Considérant comme contraires à la kabbale les textes de magie et d’hermétisme comme le Sefer Raziel, le Picatrix, la Clavicula Salomonis ou le De occulta philosophia d’Agrippa, il attaque les récentes interprétations de l’astrologie des Hébreux, interprétations accusées d’avoir puisé à de mauvaises sources.102 Il vise en par- ticulier Vigenère qui ‘leur fait recognoistre dans les secrets de cette science des esprits qui n’ont jamais eu a estre que dans sa fantaisie, & les faict Autheurs d’une infinité de sottises controuvées sur ce sujet par les Grecs et les Latins’, et Duret dont son association des noms des anges et des planètes n’a jamais ‘eu d’autres fondements que dans sa fantaisie’. 103 Il se moque de Fabri qui dresse un parallèle entre les anges planétaires et les électeurs de l’Empire. 104 Il attaque également un élément plus fondamental de l’astrologie kabbalistique : 101 Gaffarel, Curiositez inouyes, p. 434. 102 Ibid., p. 438. 103 Ibid., p. 437. 104 Ibid., pp. 440-442. 114 J. SANCHEZ l’association entre les Sephirots et les planètes, défendue par Agostino Ricci, Kunrath et ‘quelques nouveaux Rabbins’, parmi lesquels Chomer et Bechai. 105 Ce détachement vis-à-vis de ces interprétations classiques de l’astrologie kab- balistique, qui prend en compte les récentes critiques philologiques sur l’her- métisme, l’amène à en promouvoir une nouvelle forme, appuyée sur la lecture de l’alphabet céleste. 5.4. Les alphabets célestes L’un des aspects significatifs de l’astrologie présentée par Gaffarel est la place importante accordée aux alphabets célestes. S’il n’est pas le premier à aborder cette écriture, appelée ‘écriture des Anges’, dont avaient déjà parlé Agrippa, Duret et Hepburn, c’est dans les Curiositez qu’est publiée pour la première fois la surprenante carte du ciel, inspirée des planisphères de Postel de 1553, où les constellations sont représentées par des lettres hébraïques à la place des étoiles.106 Elle fera la renommée de l’auteur. L’auteur est également le premier à expliquer le fonctionnement de cette écriture des anges, qu’il dit tirer de la lecture des ouvrages de Chomer, Kapol et Abiudan.107 De fait, il n’en parle pas dans l’Abdita divinae cabalae mysteria, ce qui confirmerait le fait qu’il l’a découverte en Italie. Kircher s’amusera à relever toutes les contradictions de cette lecture céleste, qui lui semble une invention de Chomer (ou de Gaffarel), mais Ashmole y prendra un grand intérêt, vraisemblablement suite à la lecture des Curiositez.108 Pour l’auteur, l’astrologie des anciens Hébreux n’est pas une astrologie cal- culatoire, mais une lecture du ciel. Il distingue ainsi les effets ordinaires des astres, tenant de l’astrologie naturelle et l’expérience commune, de la ‘lecture des Estoiles’ qui : ‘peuvent encore representer par leurs divers aspects certaines figures ou characteres par lesquels nous pouvons apprendre les plus grands chan- gements qu’arrivent icy bas.’ 109 Comparant la disposition des étoiles à celle des pièces dans un jeu d’échecs, qui apparaissent mélangées sans dessein au profane, mais rangées avec ordre pour celui qui en connait les règles, Gaffarel affirme que la disposition des étoiles est 105 Ibid., p. 442. 106 H.C. Agrippa, De occulta philosophia libri tres, Cologne, 1533, p. 273; Duret, Thrésor de l’histoire des langues de cest univers (as in n. 28), p. 119. Les planisphères se trouvent à la fin de la plupart des exemplaires du Signorum coelestium vera configuratio (1553) de Postel. 107 Sur le fonctionnement de la lecture du ciel, voir: P. Forshaw, ‘Concealed Mysteries and Unheard-of Curiosities: Jacques Gaffarel’s Defence of Celestial Writing and Divine Kabbalah’, in: Hirai, Jacques Gaffarel between magic and science (cf. n. 3), pp. 18-19, 23-25. 108 Kircher, Œdipus Ægyptiacus (cf. n. 23), pp. 217-224; V. Feola, Elias Ashmole and the uses of antiquity, Paris, 2012, p. 132. 109 Gaffarel, Curiositez inouyes, p. 580. ASTROLOGIE, KABBALE ET HISTOIRE DANS LES CURIOSITEZ INOUYES 115 faite selon un ordre divin, ‘Dieu n’ayant rien faict qu’avec perfection’. 110 Cette astrologie kabbalistique n’a aucune portée magique ou performative. De fait, l’auteur se sépare entièrement de la tradition de magie céleste initiée par Ficin, et sur ce point Van Helmont a raison de dire que l’astrologie présentée par Gaffarel consiste en ‘lecture seulement’ et non en ‘magie celeste ou celeste astrologie’, même si pour l’alchimiste de Bruxelles cela équivaut à partir ‘sans fondement’.111 Gaffarel appuie son argumentation par des comparaisons linguistiques, montrant notamment comment la lecture des étoiles des Hébreux a structuré par filiation linguistique la langue arabe, en particulier dans la tradition divinatoire de la Zairagia, dont Postel et le récit des voyages de Léon l’Africain avaient appris l’existence aux auteurs latins. [les Arabes tiennent] pour tout asseuré que leurs lettres depeintes au Ciel (& non les Hebraïques) monstrent toutes les choses à venir, c’est pourquoi ce n’est pas sans raison qu’outre la division qu’ils en font en gutturales ou celles qui se prononcent du gosier ; de la gorge que les Latins appelles Vuales ; du palais ; des gencives ; des leures ; des dents, et de la langue tout ensemble ; & en celles aussi qui ne se pro- noncent qu’en sifflant, d’autres en begayant, d’autres en tournant doucement la langue, appellées, Dsalqïjetun, & par les Latins Flexae ; et d’autres pareillement qui sont breves, longues, radicales, ou trancales, & servantes : qu’outre, dis-je, toutes ces divisions, ils les divisent encore (pour s’accommoder aux mysteres de ceste Ecriture Celeste) en Schemsijun, & Kumriium, c’est à dire en Soleres, & Luneres, cogneuës particulierement par ceux qui observent les règles de Zairagia […].112 Cependant, Gaffarel délaisse ces comparaisons contemporaines pour s’appuyer sur divers passages de la Bible, qui constituent à la fois des preuves historiques de l’usage de la lecture des étoiles par les Patriarches et des arguments d’autorité théologique. Ses analyses exégétiques montrent une érudition importante : il fait référence aussi bien aux Pères de l’Église Origène, Eusèbe de Césarée, Augustin, Ambroise de Milan, Prosper d’Aquitaine ou Jean Damascène, qu’aux écrivains juifs, parlant même de la Narratio Ioseph perdue, qu’il cite dans les fragments d’Eusèbe. S’il se désole que ‘d’un si grand nombre [d’auteurs modernes] qui ont rempli nos Bibliotheques de leurs livres à peine s’en est-il trouvé cinq ou six qui ayent parlé de ceste curieuse Escriture 113 ’, il n’hésite pas à discuter les travaux des exégètes modernes comme François Titelmans, Matthias Bredenbach, Tomàs Maluenda, Benito Pereira, ou les professeurs d’hébreu au Collège Royal Jean 110 Ibid., p. 610. 111 Van Helmont à Mersenne, 26 sept 1630, in: Mersenne, Correspondance du P. Marin Mersenne, religieux minime, p. 533. 112 Gaffarel, Curiositez inouyes, pp. 603-604. 113 Ibid., p. 593. 116 J. SANCHEZ Mercier et Gilbert Génébrard, même s’il reporte leur analyse complète à son Advis sur les langues orientales aujourd’hui perdu. Cependant, sa principale référence semble être Guillaume Postel et son commentaire du Sefer Yetsirah, critiqué par Mersenne, dans lequel l’auteur raconte une expérience mystique où il voit dans les lettres célestes ‘tout ce qui constitue la nature des choses […] non pas explicitement mais implicitement’.114 Gaffarel développe son argumentation en relevant plusieurs exemples de la Bible où le ciel est identifié à un livre rempli de lettres et de caractères, comme dans les psaumes 17, 19 et 105, ou le passage d’Isaïe (34:4) qu’il interprète en mettant en avant des sens méconnus du texte hébreu : Or qu’il [le Ciel] soit appelé LIVRE nous le voyons dans le Prophete Isaye, lequel parlant du dernier des iours auquel toute choses se reposeront, dit, complicabuntur sicut liber coeli où le כ Caph en Hebreu, que les latins ont tourné en sicut, signifie dans l’original quia. De façon que si Isaye dit que les Cieux seront pliez, il en donne à mesme temps la raison, parce qu’ils sont un livre. Que si on dit que le כ Caph peut signifier aussi sicut, on respond, que les moins versez aux Escritures Sainctes, sçavent assez que ce mot latin n’est pas toujours marqué de similitude, facti sumus SICUT consolari, nous avons esté (chante le peuple revenant de captivité) comme des hommes consolez, est ce à dire qu’ils ne le fussent pas veritablement ? non, mais ce mot COMME sicut est là mis comme s’il n’estoit pas. Le mesme en est il du passage transivimus sicut per ignem, & d’un bon nombre d’autres ; doncques complicabuntur coeli quia LIBER sunt […].115 L’auteur va jusqu’à réinterpréter le premier verset de la Bible hébraïque dans la pure tradition de réassociation des caractères de l’exégèse kabbalistique de la Notarique et le Thémoura, pour défendre l’identification des lettres et des constellations : Berachit bara Elohim ET haschamain, cest à dire, au commencement Dieu crea la LETTRE, ou CHARACTERE du ciel […].116 Cette longue argumentation permet à l’auteur de présenter un nouveau système d’astrologie qui consiste à lire dans les étoiles-lettres les évènements à venir par différentes techniques combinatoires inspirées de la kabbale. 117 Cependant, 114 Ibid., pp. 597-598. 115 Ibid., pp. 580-582. 116 Ibid., p. 583. 117 Ibid., pp. 621-623, 629-643. Sur l’enracinement de cette technique dans la kabbale: Forshaw, ‘Concealed Mysteries and Unheard-of Curiosities: Jacques Gaffarel’s Defence of Celes- tial Writing and Divine Kabbalah’ (cf. n. 107), pp. 16-22. ASTROLOGIE, KABBALE ET HISTOIRE DANS LES CURIOSITEZ INOUYES 117 l’intérêt n’est pas dans le résultat, somme toute limité, mais dans la mise en valeur du fait que l’astrologie est un élément essentiel de la kabbale, et permet de comprendre l’ancienne théologie. 6. Conclusion La réhabilitation de l’astrologie des Patriarches est l’une des grandes originalités de Gaffarel. Alors que la religion des anciens orientaux est attaquée par l’érudi- tion protestante, en particulier par l’imposante De theologia Gentili de Gerardus Vossius, que Saumaise montre le caractère rituel de l’ancienne astrologie dans le De annis climacteris, et que même l’astrologue Jean-Baptiste Morin se range à l’idée que l’astrologie ancienne a toujours été corrompue par la superstition dans son Astrologia Gallica, Gaffarel est l’un des derniers à tenter une synthèse entre astrologie et prisca theologia. En France, il ne restera que quelques figures mineures comme Blaise de Pagan ou Eustache Lenoble pour revendiquer l’argu- ment de l’ancienneté de l’astrologie, tout en s’écartant prudemment des contro- verses religieuses. Ils ne semblent d’ailleurs guère se préoccuper de l’orthodoxie catholique. L’hostilité de Gaffarel à l’égard de l’héritage des Grecs fait de lui un marginal alors que ses confrères Gassendi, Nicolas Bourdin et Boulliau ne cessent de clamer la supériorité de ceux-ci dans les sciences astronomiques. Dans le monde catholique, seul Kircher partage les préoccupations de Gaffarel et sa volonté de réhabiliter l’héritage des Orientaux, bien que sa préférence revienne aux Égyptiens, comme il le montre dans l’Œdipus Ægyptiacus. Pourtant, ce qui pourrait apparaître comme l’un des derniers feux de la Renaissance se révèle novateur par sa méthode d’argumentation au moyen de l’érudition historique. À cet égard, ce sont dans les développements de l’Œdipus Ægyptiacus de Kircher sur l’astrologie qu’il faut voir la continuation du projet de Gaffarel. Malgré ses défauts, l’ouvrage de Gaffarel apparaît comme un maillon essentiel pour comprendre la naissance de l’approche historique de l’astrologie, qui émerge pleinement au cours du dix-huitième siècle avec l’essor de l’orien- talisme. L’historicisation de l’astrologie, que l’on peut voir comme une étape essentielle à son anachronisation et à son rejet, apparaît ainsi comme le fruit des controverses historico-religieuses du début du dix-septième siècle au sujet de la naissance de l’idolâtrie. Jean Sanchez École Normale Supérieure

LEs valeurs séfirotiques du HESSED Une typologie de référence

8 juillet 2020 Hessed ou Guedoulah חשד « Mais Toi, Adonaï, אל Miséricordieux, et de Compassion, lent à la fureur, rempli de Bonté et de Vérité », Psaumes 86 : 15. « J’ai dit : le monde sera construit par la Bonté », Psaumes 89 : 3. Avec Kether, Hokhmah et Binah, nous avons parcouru le Macroprosope, le Grand Visage des Parzufim, la Triade Supernelle – Père Mère et Fils – nous allons à présent entrer avec la quatrième Sephira, Hessed, dans le Microprosope ou Petit Visage, constitué par les 6 Sephiroth suivantes (de la 4 à la 9). Ces six Sephiroth sont les forces primordiales qui soutiennent la Création du monde physique. Elles correspondent ainsi aux Six Jours de la Création. Ainsi, Dieu fit les « midot » ou six Sephiroth qui sont la source primordiale de l’Émotion. Les émotions chargent celui qui pense et donne priorité à la pensée et à la passion. Les 6 Sephiroth sont alors les puissances de transformation de la pensée de la Triade supérieure dans l’action de la dixième et dernière Sephira. Elles sont Six, une double triade, car elles reflètent la nature duelle de la manifestation de Kether en Hokhmah et Binah. Ainsi, si la Triade supérieure est constituée de trois Sephiroth il est logique qu’elle soit suivie par une double triade. Hessed, חסד, se traduit par « Miséricorde », « Clémence » ou « Grâce » et on la connaît également sous le nom de Guedoulah, גדולה, c’est-à-dire « Majesté » ou « Magnificence ». Hessed est le premier attribut à naître des Mohin (cerveaux, Hokhmah et Binah). Dans l’Arbre de Vie, Hessed se trouve sur la Colonne de la Miséricorde (colonne qui porte son nom) juste en dessous de Hokhmah. Car, si Hessed provient de Binah, qui se trouve sur la colonne gauche, la place de Hessed est à droite, tout comme la première émanation de Kether se place à droite. Cette descente de l’énergie en forme de zigzag est très claire au niveau de la relation du cerveau et du corps humain (l’hémisphère droit dirigeant le côté gauche et vice-versa). Cette modalité de la descente de l’énergie fut conçue par Dieu afin de préserver l’interaction de la polarité entre elles, afin que cette polarité et ces interactions produisent les formes multiples et diverses de la création. Dans le cours n° 15 des Philosophes de la Nature, nous lisons ceci : « Le jeu de miroir au niveau des Abysses correspond à quelque chose de précis. Au-dessus, la liberté de concevoir et de créer domine les lois; en dessous, le choix est subordonné aux lois nécessaires qui s’imposent. « C’est pour permettre au relatif de s’assimiler les dons inépuisables de l’Absolu qu’il faut des séparations, des restrictions et des règles » (Francis Warrain. La Théodicée de la Kabbale) ». Le texte des 32 Sentiers de la Sagesse nous dit de Hessed et de son Sentier : « Le quatrième Sentier est appelé Intelligence cohésive ou réceptive ; il est ainsi nommé parce qu’il contient tous les Pouvoirs sacrés, et de lui émanent toutes les vertus spirituelles avec les essences les plus exaltées. Elles émanent l’une de l’autre par le pouvoir de l’émanation primordiale (la Couronne Suprême) ». Hessed est ainsi une Force en expansion, un don libre et total. Hessed est définie comme la Miséricorde, mais peut-il y avoir miséricorde sans liberté ? Hessed est pure acceptation, pur pardon et pure présence. Hessed est une force créatrice sans cesse en expansion vers le monde extérieur, une abondance totale sans altération possible. Puisque Hessed est sans limite, elle ne peut créer et supporter les mondes, car si cela était le cas, ces mondes seraient son reflet, et donc sans limite, sans barrière, et ils tomberaient rapidement dans le chaos. C’est pourquoi Hessed est en balance avec Guebourah, la Rigueur, qui en limite l’expression afin de permettre à la Création d’exister en équilibre. L’inverse est également vrai comme nous le dit si bien le Zohar : « Le Monde a été créé par la Rigueur (Guebourah) mais il n’aurait pu subsister si la Clémence (Hessed) ne fut intervenue ». Dans le Sicle du Sanctuaire, p. 140 : « De plus, bien que le secret de l’homme ait été créé selon le secret des six extrémités (les six Sephiroth de Hessed à Yessod), les trois degrés (Kether, Hokhmah et Binah) constituent le principe et le fondement de toutes choses ». Le Sicle du Sanctuaire de Moïse de Léon parle de Hessed comme de la « Porte de l’Extrémité du Ciel » et plus loin : « Hessed, Abraham, Droite, Sud, Eau, Argent, Grand Prêtre, Amour ». Ces noms donnés à la Sephira Hessed se retrouvent dans le Palmier de Déborah, dans le cinquième chapitre : « Comment un homme pourrait-il s’entraîner à acquérir la qualité de la Bonté ? La voie principale par laquelle l’homme peut entrer dans le secret de la Bonté est d’aimer Dieu avec un amour parfait, sans renoncer à Son service pour quelque raison que ce soir, car rien n’a de valeur pour lui si ce n’est l’amour du Béni. Par conséquent, il devrait surtout se conformer aux exigences du service de Dieu et le reste du temps peut être pour d’autres besoins. Cet amour devrait être fermement ancré dans le coeur qu’il reçoive du bien des mains du Saint, Béni soit-Il, ou qu’il reçoive de la souffrance ou des réprimandes. Ces dernières, elles aussi, devraient être considérées comme des marques de l’amour de Dieu. Ainsi qu’il est écrit : ‘Fidèles sont les blessures d’un ami.’ Ainsi qu’il est écrit : ’Avec toute ta puissance’, que les rabbins expliquent par ‘Pour n’importe quelle mesure, Il mesure par toi,’ de sorte à inclure toutes les mesures sous la Bonté. Il sera alors trouvé que le secret de la direction de la vie sera de la Souveraineté, mais même lorsque la Souveraineté agit en jugement, elle est liée à la Bonté. Dans les Tikkunim, il est expliqué : ‘ Qui est un saint ? ‘ Celui qui fait la Bonté à son Créateur ». Et Jean de la Croix en son Noche obscura : « La septième ascension donne à l’âme l’extrême audace. L’amour renonce ici à tout pouvoir de jugement en face de l’espoir… Au cours de cette ascension, l’Épouse s’avança en disant « Qu’il me baise des baisers de sa bouche » (Cantique des cantiques, 1, 2) ». Au niveau de la Guématria, Hessed nous dit : – Heth – 8 et en entier 418 – la Barrière ; ח – Samekh – 60 et en entier 120 ; ס – Daleth – 4 et en entier 434 – la Porte ; ד Donc, 8 + 60 + 4 = 72. Ceci se réfère aux 72 Noms ou attributs de Dieu. Mais cela se réfère également au Secret, Basod, בסוד, qui est l’essence de la Sephira Hessed. Par la somme de la numération de chaque lettre écrite en entier, nous avons : 418 + 120 + 434 = 972. Cela nous donne la numération intéressante de Dieu Jésus sous la forme de Jésus Élohim – יהשוה אלהים – Donc la double puissance divine Élohim et יהוה unies. Élohim étant le nom divin de la Sephira qui suit Hessed, יהוה étant le nom de la précédente. Et surtout, l’union du Christ Fils – Ben בן – qui est un des noms de la Sephira selon le Shaare Orah de Gikatila et d’Élohim, puissance créatrice de l’univers. Le Nom divin de Hessed est EL (אל). Et il n’est pas étonnant de retrouver dans ce Nom la lettre Lamed ל : la force divine descend et se déploie horizontalement. Il y a dans Lamed la suggestion d’un écoulement fluide du haut vers le bas. Par ailleurs, en hébreu Lamed (למד) signifie « apprendre » et « étudier » (voir ainsi le lien avec le Talmud). Hessed ou Guedoulah Vitrail de Louis Comfort Tiffany Le Nom de l’Ordre angélique de Hessed: ‘Hashmalim ,חשמלים est traduit : les Brillants ou les Êtres lumineux. Le personnage biblique qui se rattache à Hessed est Melchisédech qui est cité dans la Torah (Genèse 14) très succinctement et beaucoup plus complètement dans le Nouveau Testament, l’Épître aux Hébreux (He 7) : en hébreu, Melek מלך = roi et Tzédek צדק = justice. Ainsi, Melki-Tzedeq est donc le « Roi de Justice » (Mon Roi est justice). Il est appelé encore Roi de Salem (שלום) c’est-à-dire Roi de paix. Il est le Roi-Prêtre et souverain sacrificateur. Traditionnellement, on associe cette Sephira à la planète Jupiter, Tzedek – צדק, c’est-à-dire le Juste. L’association se fait avec les qualités de générosité et de magnanimité concrétisées par Jupiter. Et c’est bien là la nature de cette Sephira : la Tsedaka ou bonté. Dans le Shaare Orah, Septième Porte, de Gikatila nous pouvons trouver les Noms qui sont liés à cette Sephira : El Eliyon (Dieu Suprême) – אל עליון – ‘Hessed Abraham (Miséricorde d’Abraham) – חסד אברהם ; Yamin (Grande Mer) – ימין; Qadosh (Saint) – קדוש ; Mayim Eliyonim (Mer Suprême) – עליונים ; ‘Hessed Olam (Monde de la Bonté) – חסד עולם ; Guedoulah (Majesté) – גדולה ; Ben (Fils) – בן ; Vav – ואו ; Eleh (Celui-là) – אלה. Hessed ou Guedoulah, Spartakus FreeMann, Nadir de Libertalia.

lundi 12 mai 2025

jacques halbronn L'astrologie est science du court terme et du récurrent et non du long terme et de l'exceptionnel.

jacques halbronn L'astrologie est science du court terme et du récurrent et non du long terme et de l'exceptionnel. On commet l'erreur de croire que l'Astrologie aurait vocation à rendre compte d'événements remarquables et distants les uns des autres. Laissons ce genre de mirage aux historiens ordinaires. Quant aux astrologues du XXe siècle, encore attachés au Ciel astronomique dans toute sa splendeur, ils n'auront pas compris que l'astronomie est un matériau brut qui doit être transmuté par l'astrologie et donc considéralement décanté et élagué, ce que nous rappelle le judaisme quand il privilégie un certain jour et une certaine nuit par rapport à l'ensemble des jours et des nuits. Nous avons toujours éprouvé une certaine admiration face à ces astrologues qui manient, qui jonglent avec un nombre incroyable de facteurs à la manière d'un Charles Ridoux (Evolution géopolitique mondiale. Le tournant (1980-2020) Ed du Rocher 2002) se voulant "dans la lignée des travaux d'André Barbault" L'usage même des planétes au delà de Saturne nous semble bien être le péché originel de cette astrologie "moderne". Pour nous l'astrologie est née pour éclairer les hommes depuis des millénaires et elle n'aura pas attendu la fin du XVIIIe siècle pour disposer des moyens qui lui étaient nécessaires. En tout état de cause, l'astrologie a une obligation de simplicité et c'est ce glissement vers une complexité débridée qui aura été à l'origine du métier d'astrologue, seul capable, nous dit-on, de se repérer dans un tel labyrinthe cosmique. D'ailleurs, l'informatique n'aura fait qu'aggraver la situation à telle enseigne que bien des astrologues sont impuissants sans l'aide de leur machine. On pense à l'ACB de Roger Héquet; On n'est plus du tout avec ces gens là dans l'observation directe du ciel (et encore moins avec les astres invisibles à l'oeil nu) C'est là un contre sens anthropologique de première magnitude que nous n'aurons cessé de dénoncer depuis 1976, avec en 1994, notre Astrologie selon Saturne qui n"était encore qu'une ébauche. JHB 12 05 25

dimanche 11 mai 2025

jacques halbronn Le hassidisme à l'aune de l'astrologie septénale

jacques halbronn Le hassidisme à l'aune de l'astrologie septénale Notre Humanité est structurellement marquée par la dualité, à tous points de vue tant dans l'espace que dans le temps et il importe que ces deux plans s'ajustent heureusement, harmonieusement, ce qui implique d'accepter une certaine dimension cyclique, une alternance entre les Sefiroth Hessed et Din au centre de l'Arbre Séphirotique lequel comporte deux branches de nature opposée. On retrouve dans le judaïsme deux courants dont l'un justement a pris le nom de Hessed. Il semble que cette dualité se retrouve dans les Evangiles.(Pharisiens, Saducéens) sur le web La naissance du hassidisme, Mystique, rituel et société (XVIII°- XIX°siècle) - Jean Baumgarten "Jean Baumgarten réalise dans cet ouvrage la première synthèse en français sur le mouvement hassidique, qu'il étudie dans sa totalité: de sa dimension théologique à son organisation sociale, des coutumes religieuses aux techniques mystiques. Le livre permet ainsi de situer le hassidisme dans l'histoire de la mystique juive, d'en recomposer la genèse mais aussi de cerner la nouveauté doctrinale des premiers maîtres qui, notamment dans la prière extatique, la danse, le chant, cherchent à provoquer l'union du corps avec le monde divin." Sur le web Différences entre 'Hassidim & Mitnagdim Rédigé le Mardi 13 Décembre 2022 La question de Aaron B. Bonjour Rav, Quelles sont les différences entre les 'Hassidim et les Mitnagdim ? La réponse de Rav Gabriel DAYAN Rav Gabriel DAYAN Bonjour, Les 'Hassidim et les Mitnagdim [opposants] sont tous des bons juifs extraordinaires et ils suivent la même Torah. A ce sujet, il n'y a pas de discussion. Lorsque le 'Hassidisme a vu le jour, les grands de l'époque ont eu une peur bleue. Ils virent dans ce courant, une "réforme" de la religion, due aux innovations allant, selon eux, trop loin [selon les Mitnagdim : étude la Torah délaissée au profit d'autres pratiques, insistance démesurée sur la relation directe avec D., risques de déviation vers l'hérésie dus à la "trop grande importance" accordée au Tsadik]. Cette manière de réagir ne nous est pas étrangère. Lorsque les premières éditions du Michné Torah écrit par le Rambam ont vu le jour, ses opposants brulèrent de nombreux volumes face à tous, afin de bien montrer qu'il ne faut pas étudier dans ses livres. Lorsque les premières Matsot fabriquées à la machine furent commercialisées, les grands de l'époque interdirent de les consommer sous peine d'être accusé de consommation de 'Hamets. De nos jours, le Rambam est considéré comme l'un des plus grands décisionnaires et les Matsot faites à la machine bénéficient de la surveillance des plus grandes autorités rabbiniques mondiales. Depuis le 19ème siècle, le 'Hassidisme est de plus en plus accepté et nombreux sont ceux qui ne voient plus en lui une rupture avec la tradition, bien au contraire." Opposition au hassidisme par David Encaoua Allan NADLER, The Faith Of The Mithnagdim: Rabbinic Responses to Hassidic Rapture/, The John Hopkins University Press, 1997. Vus de l’extérieur et superficiellement, les Juifs – qu’on désigne sous le nom générique d’ « orthodoxes » – qui aspirent à pratiquer intégralement les commandements de la Torah et à s’y conformer dans tous ses rituels, semblent former un monde compact, homogène, unanime, voire monolithique. Un regard plus serein et attentif révèle rapidement que cette vision unitaire est totalement fallacieuse : les divergences, les fractures, les oppositions, voire les conflits abondent, diversement motivés. Si la Torah, comme l’indique son étymologie, désigne un chemin, la question de l’itinéraire à choisir ne cesse de se poser. Un des mérites de l’ouvrage d’Allan Nadler, La foi des Mitnagdim, Réponses Rabbiniques à l’enthousiasme hassidique est d’éclairer un conflit majeur né au XVIIIème siècle au sein des communautés juives observantes d’Europe de l’Est. Il traite de la querelle qui a opposé les représentants de deux grands courants de pensée juive : les ‘Hassidim et les Mitnagdim." Astrologiquement, nous pensons qu'il existe une alternance, chaque période couvrant 1260 jours (cf Livre de Daniel) avec un contre pied quand on passe d'un temps à un autre, selon la présence de Saturne sur les axes équinoxiaux/solsticiaux ou au contraire à 45° de ces axes.(chaque quadrant couvrant 90°) Selon nous, la phase Hessed est un rejet prométhéen du plan divin et la phase Din son respect et une volonté de rigueur faisant suite à un certain relâchement hessédien.. web "Selon les Mitnagdim, le hassidisme délaisse l'étude de la Torah " au profit d'autres pratiques, insistance démesurée sur la relation directe avec D., risques de déviation vers l'hérésie dus à la "trop grande importance" accordée au Tsadik". La prière est privilégiée par la Hassidouth alors que le courant "Din" s'en tient à un plan établi une fois pour toutes et qui n'exige aucune intervention subséquente. JHB 09 05 25 jacques halbronn La devise républicaine au prisme de l'Astrologie Septénnale. wikipedia "La triade Liberté, Égalité, Fraternité est la devise officielle de la République française depuis l'article 4 de la Constitution de 1848 de la IIe République, inscrite à partir du centenaire de la prise de la Bastille qui devient fête nationale sur les frontons des édifices publics sous la IIIe République et reprise dans l'article 2 de la Constitution de 1958 de la Ve République." Or, tant en 1789 qu'en 1848, Saturne se trouvera dans le signe mutable des Poissons (cf notre Astrologie selon Saturne, 1994-95). Cette devise refléte un certain état d'esprit typique de la sephira Hessed (cf notre étude à ce sujet) bien caractérisée par la notion de Fraternité mais aussi de Liberté, aux tonalités féminines. Nos travaux sur les femmes viennent confirmer un tel écho.L'éthique féminine est typiquement marquée par une quéte , un impératif, d'harmonie, d'entente, de grâce, de pitié, (compassion)de tolèrance, de miséricorde, de libérté-libèration et ce, à n'importe quel prix. "Il est interdit d'interdire". On refuse les contraintes. On a le droit de dire ce qu'on veut. A l'opposé, la bête noire serait la sephira Din (ou Guévourah) qui fait primer une certaine rigueur (Dura lex sed lex), le respect, l'observance, de régles communes, le maintien d'une discipline, le sens du devoir. En fait, les valeurs "républicaines" en question sont bel et bien marquées par l'idée d'entraide, de solidarité, de budget "social" pesant lourd sur l'économie d'un pays comme la France, générateur d'endettement démesuré, à la longue. Au prisme de l'astrologie septennale, on doit donc s'attendre avec le passage de Saturne des poissons vers le bélier - donc du mutable vers le cardinal - à un certain désenchantement pour une période de 3 ans et demi. En effet, au bout de ces 1260 jours, chacune des phases est vouée, en son temps, à passer le relais. C'est dire que cette "triade" -Liberté, Egalité, Fraternité" ne reflétera que la moitié du processus global, ce qui risque de venir fausser le jeu politique fondé sur l'alternance.. On décalera tout de 45°. Sous vichy, la devise était travail famille, patrie. ce qui correspond à l'esprit de la phase cardinale de Saturne/ web La révolution nationale Le régime de Vichy entreprend une rénovation morale et patriotique du pays qui se traduit par un retour aux valeurs traditionnelles. La devise officielle de cette révolution nationale est « Travail, famille, patrie ». Vichy réorganise le travail en corporations (comme sous l'Ancien régime). Dès 1941, la Charte du travail affirme les bases d'une organisation corporatiste et institue des ordres (encore en vigueur aujourd’hui) pour les professions libérales : médecins, notaires, architectes. Dans l’optique d’un retour aux traditions, l’artisanat et les formes traditionnelles de la vie économiques en général sont mis en valeur. Ainsi le travail de la terre est remis au goût du jour et pour encourager le retour à la terre, le gouvernement recourt au slogan : « la terre ne ment pas ». Au lendemain de la Seconde guerre Mondiale, les pièces portant cette devise ne seront pas immédiatement retirées. * Il conviendra d'établir une typologie séfirotique. Si Hessed correspond plus au féminin et Din au masculin, cela signifie - par delà la question de l'homosexualité - qu'il y a lieu de distinguer astrologiquement les personnes portées par la première phase du cycle de 7 ans (qui va du début d'un signe cardinal au milieu d'un signe fixe) et celles portées par la phase seconde (qui va du milieu d'un signe fixe au tout début d'un signe cardinal selon le processus saturnien, soit deux périodes de 3 ans et demi, ce qui justifie que dans le judaisme on ait deux débuts d'années séparés de 6 mois.(Pessah, au printemps) et Rosh Hashana, à l'automne) w51 1/11 p. 329-332 "La Tour de Garde" annonce le Royaume de Jéhovah 1951 Témoins de Jéhovah “ Un temps, des temps et la moitié d’un temps ”  1. Quels textes des Écritures nous aident à déterminer la signification d’“ un temps ” et pourquoi cela ne pouvait-​il se rapporter à une période de 360 ans ? IL est admis qu’un “ temps ” se rapporte à une année. Cela signifie donc “ un an, deux ans et la moitié d’un an ”, au total trois ans et demi. On confirme cette manière de calculer un “ temps ” par l’emploi inspiré de l’expression de l’Apocalypse 12:6 : “ Mille deux cent soixante jours ” qui, selon la méthode biblique de calcul, équivalent à trois ans et demi. L’Apocalypse 11:2 parle aussi de la “ ville sainte ” foulée aux pieds pendant quarante-deux mois. Dans le passé, les exégètes ont calculé cette période sur la base d’un an pour un jour, ce qui faisait 1 260 ans. Il n’y a cependant aucune raison valable pour faire cette conclusion ; ces prodiges ne peuvent se produire qu’après 1914, au cours de notre génération. Il est scriptural et juste de comprendre par “ un temps, des temps et la moitié d’un temps ” une période de 1 260 jours littéraux, soit trois ans et demi." JHB 11 05 25

jacques halbronn Son rapport au judaisme , le fait d'un choix plus que ...

vendredi 9 mai 2025

jacques halbronn Epistémologie. Les exigences de précision dans les sciences les plus diverses/ Dates juridiques vs dates cosmiques.

jacques halbronn Epistémologie. Les exigences de précision dans les sciences les plus diverses/ Dates juridiques vs dates cosmiques. Il s'observe un étrange paralléle entre les chronologies inventées par les sociétés humaines et celles qui relévent d'une certaine transcendance céleste. Parfois, d'ailleurs, on a tendance à les confondre, délibérément ou non. Les premières se sont souvent substituées aux secondes d'autant que leur langage passe dans un cas comme dans l'autre, par le le calendrier, servant d'interface. Le Droit constitutionnel est la forme du Droit qui empiéte sur la Loi cosmique, qui rivalise avec elle. Pour nous, le nouveau judaisme que nous préconisons doit instaurer un ordre dicté par le mouvement planétaire et tout particulièrement par Saturne. Récemment, nous avons souligné, à propos de la Hagada de Pessah, la suprématie du jour du Shabbat sur les autres jours de la semaine, chacun étant associé à une planéte. Mais la seule qui importe, en effet, c'est Saturne, la planéte la plus éloignée du Soleil (- si l'on met de côté les astres récemment découverts, Uranus, Neptune et tutti quanti) Notre formation, dans les années 65-69 s'est produite dans les deux registres, Astrologie et Droit Constitutionnel mais cette dialectique nous rejoint actuellement tant nos travaux prévisionnels en Astrologie "Septénale" se croisent avec certains enjeux proprement juridiques (en droit civil) auxquels nous sommes confrontés. Le point commun est la précision. Il faut agir dans les deux cas au moment opportun, respecter les échéances des contrats, des baux tout comme celles du passage d'une phase saturnienne à une autre. Avant l'heure, ce n'est pas l'heure, après l'heure, ce n'est plus l'heure. Il n'en reste pas moins que du point de vue de la théologie biblique (cf le livre d'Osée, notamment), le temps fixé par les hommes ne saurait avoir la même valeur que celui qui a été fixé, il y a des millénaires, par le "plan divin", lors du reformatage du systéme solaire. Nous avons montré que la Constitution de la Ve République avait su conserver une certaine liberté de manoeuvre (même lors du passage vers le double quinquennat présidentiel et législatif) en maintenant le droit, le pouvoir pour le président de la République de dissoudre l'Assemblée Nationale, par delà le calendrier électoral. Le défi consiste à articuler les deux comptes à rebours, celui d'en bas et celui d'en haut D'ailleurs, l'astrologie actuelle devra se régénérer en revenant à une périodicité régulière, ce qui implique qu'elle ne soit pas liée à l'excés aux données astronomiques lesquelles constituent une matière première à transmuter. JHB 0905 25

Election de Léon XIV , pape, américain

· Election de Léon XIV , pape, américain This should be an interesting "meeting" between Church and State. Here's Trump and Pope Leo's noon natal (posted in comments) with his Moon/Pluto conjunct Donald's Mars/Ascendant. Suns are squaring and Pope Leo's South Node conjuncts Donald's Sun. The Ruler of the Pope's Sun is Mercury in Libra (sextile Jupiter) which conjuncts Trump's Jupiter (ruler of his Moon). Maybe he will be able to reason with him and teach him a thing or two. Surely there will be communications between the two. Occupy Democrats : Le monde de MAGA fond alors que l'Église catholique élit le cardinal américain Robert Francis Prevost pour devenir le pape Leo XIV - un homme qui a claqué Donald Trump et J.D. Vance dans le passé. Les républicains voulaient un pape d'extrême droite et à la place, ils ont obtenu la continuité de l'héritage du En février, le cardinal Prevost a partagé un article sur X intitulé "JD Vance a tort : Jésus ne nous demande pas de classer notre amour pour les autres" dans lequel l'auteur a repoussé l'affirmation de Vance selon laquelle les chrétiens devraient d'abord aimer leur famille, puis leur voisin, puis leur communauté, puis leurs concitoyens, puis le reste du monde. Vance essayait de déformer la théologie catholique pour défendre ses opinions virulentes anti-migrants en suggérant que les chrétiens n'ont pas à donner la priorité aux soins de quelqu'un au-delà de leur cercle familial immédiat. Le cardinal de l'époque a également retweeté un message claquant Trump et le dictateur salvadorien Nayib Bukele pour la déportation "illicite" de l'innocent père du Maryland Kilmar Abrego Garcia et la "souffrance" causée par la politique d'expulsion de MAGA. En plus de cela, il a partagé un article du conservateur cardinal américain Timothy Dalton intitulé « Pourquoi la rhétorique anti-immigrant de Donald Trump est si problématique » qui condamne le « nativisme » adopté par le mouvement MAGA. L'article disait aussi que les chrétiens devraient voir « l'immigré comme un cadeau à notre nation » et « accueillir l'étranger. " Le pape Léon XIV devrait poursuivre l'héritage de son prédécesseur en plaidant en faveur de l'action climatique, en respectant la justice sociale et en prenant soin des pauvres du monde. En d'autres termes, il défendra tout ce que MAGA s'oppose. Trump lui-même a déjà réagi à l'annonce avec un message de félicitations pro forma sur Truth Social qui a probablement été écrit par un membre du personnel. « Félicitations au Cardinal Robert Francis Prevost, qui vient d'être nommé Pope. C'est un tel honneur de réaliser qu'il est le premier pape américain », a écrit le récit de Trump. "Quelle enthousiasme et quel grand honneur pour notre pays. J'ai hâte de rencontrer le pape Léon XIV. Ce sera un moment très significatif ! " Une fois que Trump aura une meilleure idée des croyances du pape Léon XIV - à savoir que les chrétiens sont appelés à aimer et à prendre soin de tous les peuples du monde, pas seulement des conservateurs blancs - le président chantera probablement une chanson très différente. Si et quand cette attaque arrivera, nous serons fiers de soutenir l'amour et la bonté du pape Leo contre la haine et la cruauté de Trump. Merci de liker et de partager ! · Voir l’original · Notez cette traduction