lundi 1 septembre 2025

Armand Baubérot Prophéties et prédictions astrologiques dans les almanachs populaires du XIXe siècle

Arnaud Baubérot : Prophéties et prédictions astrologiques dans les almanachs populaires du XIXe siècle par Émilie Pezard · 03/07/2018 Prophéties et prédictions astrologiques dans les almanachs populaires du XIXe siècle Arnaud Baubérot Université Paris-Est Créteil Centre de recherches en histoire européenne comparée (CRHEC – EA 4392) Si épris d’avenir qu’ait pu être le XIXe siècle, il paraît avoir prêté peu d’intérêt à l’une de ses plus anciennes formes de mise en discours : la divination. Les diverses manières d’invoquer des oracles étaient, semble-t-il, ravalées depuis trop longtemps au rang de grossières billevesées pour pouvoir retenir l’attention de cet âge furieusement animé de sciences et de raison. Et, parmi ces manières, la prétention de lire le futur dans le ciel et dans la configuration des astres n’apparaît pas faire exception. Si, dans des temps plus reculés, l’astrologie a pu connaître son heure de gloire en Europe et de savants astrologues trouver une oreille attentive chez les puissants, leur étoile a irrémédiablement pâli dans la première moitié du XVIIe siècle[1]. Dans les siècles suivants, les Lumières puis l’établissement progressif des règles d’élaboration du savoir scientifique ont confirmé son statut de savoir frelaté, tout juste propre à séduire les naïfs et les superstitieux. En dépit de l’intérêt que lui manifestent, à l’extrême fin du XIXe siècle, quelques salons où l’on s’entiche d’occultisme et de phénomènes étranges et malgré la tentative de certains astrologues de la faire accéder au statut de science en intégrant les données récentes de l’astronomie, l’astrologie reste marginale, décriée par les scientifiques, moquée par les esprits forts et les gens raisonnables. Pourtant, si l’on quitte le domaine du discours savant pour celui de l’édition populaire, il apparaît que la dévaluation de l’astrologie n’a pas mis fin au foisonnement des prédictions. Depuis le milieu du XVIIe siècle, en effet, des imprimeurs spécialisés dans la littérature de colportage éditent des almanachs astrologiques, réalisés sur le modèle des publications prophétiques que rédigeaient les astrologues du siècle précédent. De celles-ci, ils ont fait des brochures bon marché, produites en masse et vendues par lot à des colporteurs ou des merciers qui les débitent à vil prix lors de leurs tournées. Modeste jusqu’à la médiocrité, pauvre dans ses apparences comme dans son contenu, ce « petit livre éphémère, que la même année voit naître et mourir[2] » se présente généralement comme un recueil de 100 à 300 pages, imprimé sur un papier médiocre, illustré de gravures grossières et dont la typographie accuse souvent l’usure des caractères. On y trouve le tableau des jours et des lunaisons, l’indication des fêtes mobiles du calendrier liturgique, parfois la liste des familles régnantes et des membres du gouvernement, mais surtout des pronostications météorologiques, des prophéties pour l’année à venir et pour chacun de ses mois, l’indication des jours favorables pour entreprendre certains travaux, pour débuter un voyage, pour saigner ou médicamenter… le tout mêlé à des chapitres instructifs ou distrayants. La signature que porte la couverture ne désigne plus un auteur authentique mais le nom d’une célébrité astrologique, réelle ou imaginaire, citée dans le but d’appâter le chaland. Les prédictions se limitent le plus souvent à des formules stéréotypées que des employés d’imprimerie vont puiser dans le fond de la littérature prophétique des époques antérieures ou plagier dans d’autres éditions. Pourtant, malgré leur piètre qualité, ces recueils connaissent des tirages considérables et sont sans doute, à la fin du xviiie siècle, les livres les plus répandus[3]. L’entrée dans le XIXe siècle, nous le verrons, ne dément pas leur succès. La vente d’almanachs atteint des proportions massives et parmi eux les volumes contenant des prédictions astrologiques occupent une place de choix. Ce constat soulève plusieurs questions, et notamment de savoir si la place qu’occupe l’astrologie dans ces publications ne résulte que de la survivance d’une habitude archaïque, maintenue par des pratiques éditoriales routinières, ou si elle répond à une attente renouvelée des lecteurs. En ce cas, l’on pourrait se demander ce qui motive cette attente : la croyance naïve dans la possibilité de lire l’avenir dans les astres – et celle plus naïve encore dans le fait que les prophéties d’almanachs seraient rédigées par de véritables astrologues ; la perpétuation d’une manière de se représenter l’univers comme un système de correspondances entre macrocosme et microcosme dans laquelle les signifiants astrologiques prennent sens, ou la simple recherche du plaisir apporté par la lecture de ces curieuses prédictions ? Y répondre n’est pas simple. Ces almanachs s’adressent aux couches populaires des campagnes, c’est-à-dire à un groupe social qui ne recourt jamais à l’écrit pour parler de lui-même, et à plus forte raison de ses pratiques de lecture. En outre, sa consommation de volumes édités en masse, de piètre qualité formelle, sans valeur littéraire et qui semblent recycler des contenus archaïques est toujours décriée par les élites culturelles, lorsqu’elles daignent l’évoquer. Finalement, c’est en suivant une série d’almanach, le Double Almanach français ou le nouveau Nostradamus publié par l’éditeur Laurent-Antoine Pagnerre de 1837 à 1871 et dont les livraisons sont conservées de manière quasi complètes à la Bibliothèque nationale de France[4], que l’on tentera d’apporter des réponses et d’éclairer ainsi le rapport qu’entretenaient les millions de Français qui achetaient et lisaient ce type de publications avec l’astrologie. Le XIXe siècle, âge d’or de l’almanach prophétique L’essor que connaît l’édition d’almanachs dans la première moitié du XIXe siècle s’inscrit dans un mouvement plus large qui touche l’ensemble de la production d’imprimés, et plus particulièrement les ouvrages à destination d’un lectorat populaire et rural. Celui-ci résulte de plusieurs facteurs. En premier lieu, le relâchement de la censure, à la fin du Premier Empire, stimule la production de livres et de périodiques. Sous la Monarchie de Juillet, par exemple, le nombre d’imprimés produits est cinq à dix fois supérieur à ce qu’il était sous l’Ancien Régime[5]. Dans le même temps, diverses innovations techniques concourent à diminuer considérablement le coût de fabrication et, par voie de conséquence, le prix de vente des ouvrages et périodiques. Les procédés industriels de production et de blanchiment du papier se généralisent dans les premières années du siècle, en même temps que l’utilisation de presses mécaniques se diffuse dans les grands ateliers, remplaçant la presse à bras pour les imprimés à forts tirages[6]. Enfin, la technique de réalisation des stéréotypes, mise au point par l’imprimeur Didot en 1799, permet de faire travailler plusieurs presses sur un même texte qui n’a été composé qu’une seule fois. Ces évolutions, conjuguées au progrès continu de l’alphabétisation – le nombre de Français sachant lire est passé de 7 à 12 millions entre 1750 et 1830 – suscite une extension de la pratique de la lecture dans le monde rural. Au milieu du siècle, on estime que le colportage, qui reste le principal moyen de circulation du livre dans les campagnes, diffuse ainsi près de 9 millions de pièces chaque année[7]. La production d’almanachs participe pleinement de cet essor. Pour l’année 1854, par exemple, le tirage total des almanachs atteindrait trois millions et demi d’exemplaires pour un ensemble de 245 titres. Quatre ans plus tard, il dépasserait six millions d’exemplaires pour 403 titres[8]. L’essentiel de cette production est assuré par quelques grandes maisons d’édition qui, sous des titres variés, en exploitent les deux formes les plus classiques, l’Almanach liégeois et le Messager boiteux. Ce dernier, grand almanach in-4° apparu dans la première moitié du xviiie siècle, est principalement édité par des imprimeurs alsaciens et comtois. À Montbéliard, par exemple, la maison Deckherr publie, de 1811 à 1914, un Messager boiteux qu’elle livre sous différentes dénominations : Grand Messager boiteux des cinq parties du monde, Grand Messager boiteux de France, Véritable Messager boiteux de Bâle en Suisse ou encore de Berne. Pour l’année 1842, par exemple, six variantes de son almanach sont enregistrées au dépôt légal[9]. Le Grand Messager boiteux de Strasbourg, édité de 1814 à 1949 par l’imprimeur alsacien Le Roux, est quant à lui tiré à près de 100 000 exemplaire durant la plus grande partie du siècle[10]. Ailleurs domine le Liégeois, lointain héritier d’un almanach de 1636, rédigé par l’énigmatique chanoine de Saint-Barthélemy de Liège, Mathieu Laensberg. Ce petit recueil, publié au format in-24 ou in-32, connaît également une multitude de déclinaisons. Les imprimeurs troyens Anner-André et Baudot, par exemple, en éditent chacun plusieurs variantes, sous des titres divers comme Le National, Le Bavard ou, après 1852, Le Napoléon. À Tournai, l’éditeur belge Casterman prolonge également cette tradition en publiant, à partir de 1825, un Double Almanach de Liège orné de vignettes archaïsantes dont le tirage atteint 200 000 exemplaires en 1865[11]. À côté de cette édition de large diffusion, des maisons de taille plus modeste alimentent un colportage de proximité en almanachs qui, comme Le Mathieu Laensberg de la Sarthe édité par la maison Belon au Mans, délivrent des renseignements administratifs locaux et les dates des foires du département. Dans l’ensemble de cette production, la thématique astrologique occupe une place de choix. Durant tout le siècle, en effet, nombreux sont les almanachs dont le titre y fait explicitement référence ou dont le contenu est attribué à un astrologue plus ou moins célèbre. Certains Messagers boiteux de la maison Deckherr sont ainsi présentés comme « contenant des observations astrologiques pour chaque mois » élaborées par un certain « Antoine Souci, astrologue ». En 1822, les dénommés Argoly « romain et poitevin, grand astrologue » et Nicolas Leverdé, « grand astrologue et mathématicien », sont censés être les auteurs respectifs d’un Almanach des foires publié à Poitiers par l’imprimeur Barbier et d’un Almanach du bon laboureur édité par la Dame Garnier, à Troyes. De manière plus anonyme, une foison d’almanachs sont vendus sous le titre de L’Astrologue lillois, bas-normand, picard, rémois, des Hautes-Pyrénées, etc. À Rouen, par exemple, l’imprimeur Mégard, qui édite un Astrologue rouennais depuis 1828, salue la révolution de juillet 1830 en ajoutant un Astrologue constitutionnel à son catalogue[12]. Mais ce sont surtout trois grandes figures astrologiques des siècles passés, Mathieu Laensberg, Michel Nostradamus et Thomas-Joseph Moult – dont les noms revenaient déjà de manière récurrente dans les almanachs astrologiques du xviie siècle[13] – qui occupent l’essentiel de cette production. Le premier, inventeur putatif du Liégeois, est la référence quasi-obligée des brochures réalisées sur ce modèle et le plus fréquemment cité. Pour l’année 1832 par exemple, le dépôt légal, qui n’est toutefois pas exhaustif, recense quatorze almanachs censés avoir pour auteur Mathieu Laensberg. L’astrologue de Salon-de-Provence n’est pas en reste et son nom sert également de caution à de nombreux almanachs, comme ce Véritable Nostradamus, publié à Paris entre 1839 et 1850, ou ce Petit Liégeois de Michel Nostradamus, curieuse rencontre de la Belgique et de la Provence dans un opuscule qui paraît à Paris, sans discontinuer, de 1840 à 1907. Le troisième, Thomas-Joseph Moult, astronome et philosophe napolitain dont les prophéties ont paru pour la première fois en 1560, bien que rarement cité sur la couverture des almanachs, est fréquemment désigné comme l’auteur des chapitres de prédictions. Ainsi L’Astrologue lillois, publié par le libraire Vanackere de 1819 à 1835, contient-il à la fois des pronostics météorologiques attribués à Me P.-J. Laensberg petit-fils de feu Matthieu et un lot de « Prophéties de Thomas Moult ». De même, chaque livraison de L’Astrologue normand ou le gros Matthieu Laensberg, édité par la maison rouennaise Lecrêne-Labbey entre 1822 et 1869, offre une page de « Prédictions générales de Thomas-Joseph Moult » qui, pour être plus certaines, sont en outre « vérifiées par le fameux Nostradamus ». La présence massive de l’astrologie dans les almanachs est également assurée par l’ampleur des tirages. En août 1832, par exemple, l’imprimeur parisien Stahl déclare la parution de deux almanachs in-24 pour l’année 1833 : un Nouvel Astrologue universel ou le Grand Mathieu Laensberg tiré à 30 000 exemplaires et un Double Liégeois, supputé par Me Mathieu Laensberg suivi de ses véritables prophéties publié à 150 000 exemplaires[14]. De tels chiffres sont considérables. À cette époque, en effet, la plupart des livres sont publiés à moins de 2 000 exemplaires et seules les brochures religieuses dépassent le niveau de ces almanachs astrologiques. Ces tirages, en outre, n’ont rien d’accidentel. Une dizaine d’année plus tard, si l’imprimeur Stahl n’édite plus son Double Liégeois qu’à 50 000 exemplaires, le tirage de son Nouvel Astrologue atteint désormais 90 000 exemplaires. En outre, 50 000 exemplaires d’un Véritable Mathieu Laensberg sortent chaque année de ses presses[15]. Nouveau venu sur le marché de l’almanach astrologique, l’imprimeur Béthune annonce, quant à lui, un petit Almanach prophétique de format in-32, publié à 100 000 exemplaires pour l’année 1842[16]. Ces chiffres sont directement liés au caractère prophétique ou astrologique annoncé sur la couverture de l’almanach. À la même époque, en effet, les tirages des almanachs sans référence astrologique oscillent généralement entre 2 000 et 10 000 et ne dépassent jamais 25 000 exemplaires. Les imprimeurs prennent d’ailleurs en compte cette donnée dans l’élaboration de leurs stratégies éditoriales. Lattin de Saint-Germain, par exemple, édite quatre almanachs pour l’année 1842. Les trois premiers, dont les titres, Étrennes royales et nationales, Étrennes mignonnes et Étrennes universelles, ne font pas référence à l’astrologie, sont publiés à 3 000 exemplaires chacun. Le quatrième en revanche, un Astrologue omnibus, tire à 20 000 exemplaires[17]. De manière évidente, la référence à l’astrologie ou à des prédictions dans le titre d’un almanach a sur les ventes de celui-ci une influence positive suffisamment certaine pour que les imprimeurs prévoient des tirages jusqu’à dix fois supérieurs à ceux qu’ils pratiquent habituellement. L’astrologie est présente de trois manières dans les almanachs. En premier lieu, les signes du zodiaque servent de repères au découpage du temps. Chacun est associé à un mois de l’année et, dans certains cas, ils illustrent des tableaux indiquant les travaux à réaliser en chaque saison. On ne leur accorde en revanche aucune valeur prédictive. La description des caractères physiques et moraux des personnes nées sous tel ou tel signe, courante dans les almanachs jusqu’au xviiie siècle, n’y figure plus que de manière extrêmement rare au siècle suivant. Pour l’essentiel, les prédictions portent sur la météorologie de l’année à venir. Celle-ci apparaît généralement dans le calendrier qui occupe les premières pages de l’almanach et indique le temps prévu de façon quotidienne, mensuelle ou par phase de la lune. Des prévisions mensuelles ou saisonnières, compilées dans un chapitre séparé et généralement attribuées à Thomas-Joseph Moult, viennent parfois les compléter, sans qu’il y ait nécessairement de cohérence entre les deux registres de pronostics. L’Astrologue lillois, par exemple, dans son tableau des « Températures moyennes probables pour chaque mois de l’année » annonce pour le mois de juin 1824 une température « chaude et sèche », mais néanmoins 20 jours de pluie. En revanche, quelques pages plus loin, les « Pronostics généraux et particuliers pour 1824 » ne prévoient en juin que deux jours de pluie, trois jours de temps couvert et cinq jours orageux[18]. Enfin, les almanachs proposent parfois des prophéties annonçant dans un style vague, impersonnel et stéréotypé, différents événements censés se dérouler dans l’année à venir. Pour le mois de février 1823, L’Astrologue normand prédit ainsi que « certaines femmes mécontentes de leurs maris, se dédommageront avec leurs amans [sic] ; plus d’un mari se vengera de cette infidélité. Conspiration dénoncée qui échouera. Bruit de guerre affaibli par l’espoir de la paix. Maladie d’un illustre personnage. Crime inouï. Projets déconcertés[19]. » La question mérite alors d’être posée de savoir pour quelles raisons ce type de contenus a pu constituer non seulement un gage mais également une condition de la vente des almanachs. Laurent-Antoine Pagnerre et son Double almanach français Le cas du Double Almanach français ou le nouveau Nostradamus, publié par la maison parisienne Pagnerre entre 1837 et 1871, est particulièrement révélateur de la manière dont la présence d’un contenu astrologique influe directement sur le succès que peut rencontrer un almanach et permet de formuler quelques hypothèses sur la réception de ses prédictions et pronostics par ses lecteurs. Imprimeur connu pour ses convictions républicaines, Laurent-Antoine Pagnerre a voué ses presses à la propagation des idées démocratiques[20]. Comme beaucoup d’hommes de gauche, républicains ou libéraux, il estime que la popularité des almanachs pourrait être utilisée à meilleur escient qu’à la diffusion des superstitions astrologiques. En 1836, il décide ainsi de renouer avec une vieille tradition révolutionnaire et entreprend de réaliser un almanach qui servira d’instrument à l’éducation politique et culturelle du peuple. La première livraison s’ouvre sur un « avis de l’éditeur » dans lequel Pagnerre expose clairement le sens de sa démarche. Il s’y insurge contre la « foule de mensonges éhontés, de prédictions absurdes, d’anecdotes où la sottise le dispute à l’immoralité » qui constituent « les déplorables enseignements offerts au peuple chaque année, dans les almanachs de Mathieu Laensberg, Nostradamus, Larivey, Diable boiteux, et autres spéculations honteuses de l’ignorance et de la crédulité ». Son almanach, en revanche, prétend « contribuer à éteindre l’ignorance, à détruire les préjugés et à augmenter les connaissances les plus utiles à l’homme ». « L’almanach, ajoute-t-il, est le premier livre, le premier journal du peuple ; formant, pour ainsi dire, toute sa bibliothèque, il doit être tout à la fois une petite encyclopédie des sciences et de l’histoire, et un recueil intéressant d’enseignements utiles et de choses amusantes. » L’idée n’est certes pas nouvelle. Toutefois, constate Pagnerre, « plusieurs almanachs nouveaux ont été publiés ; mais ces petits livres, bien qu’ils continssent d’excellentes choses, n’ont pu atteindre le but qu’on se proposait. En sacrifiant le fond du vieil almanach, qui est mauvais, il fallait respecter la forme, qui est connue, et ne rien changer au prix. On ne l’a point fait[21]. » Conscient de ce que le respect de certaines traditions est l’une des clés du succès d’un almanach, Pagnerre donne au sien l’apparence d’un Liégeois des plus classiques, tant du point de vue de son format, de ses illustrations, que des trois titres sous lesquels il édite sa brochure : Double Almanach français ou le nouveau Nostradamus, Nouveau double Liégeois de Me Mathieu Laensberg et Triple Liégeois ou le nouveau Mathieu Laensberg. Cependant, fidèle à son projet, il n’insère aucune prédiction ni prophétie dans les volumes qu’il publie pour les années 1837 et 1838. De manière surprenante, la livraison de l’année 1839 transgresse ces fermes principes et propose au lecteur un chapitre de « Prédictions générales de Me Mathieu Laensberg indiquant les variations du temps pour chaque jour de la présente année. Pronostications tirées de l’observation du soleil, de la lune, des étoiles, du ciel, des vents, etc. ». Les convictions de Pagnerre n’ont pourtant pas varié, et celui-ci tient toujours ces prédictions pour de « stupides mensonges, des préjugés aussi déplorables qu’absurdes ». Il croit bon, dès lors, d’expliquer le sens de sa démarche en citant quelques extraits d’une lettre que lui a adressée le maire d’un village de Seine-et-Oise. Ce dernier approuve et félicite l’imprimeur d’avoir emprunté le titre et la forme du vieil almanach pour mieux lutter contre les préjugés anciens. « Mais, nuance le maire, vous avez été moins heureux […] en supprimant, dès le début, les prédictions et les pronostics. » « Pour nos habitants des campagnes, ajoute-t-il, un almanach sans prédictions est nécessairement un almanach incomplet : ce n’est même pas un almanach, ce n’est qu’un livre. La première question qu’ils adressent toujours aux colporteurs est celle-ci, votre almanach prédit-il la pluie et le beau temps ? Et j’en ai vu plus d’un rejetant le vôtre parce qu’il ne contenait pas ces indications. » Aussi conseille-t-il à Pagnerre de ne pas écarter d’emblée ce puissant moyen de toucher les classes populaires et de publier à son tour des prédictions[22]. Que cette lettre soit authentique ou apocryphe importe peu. Sa publication nous laisse entrevoir les atermoiements d’un imprimeur confronté à la mévente de son almanach et obligé d’admettre, en dépit de ses convictions, que l’introduction d’un contenu astrologique assurera le succès commercial de son entreprise. Puisque ce sont des prédictions que le public populaire veut trouver dans les almanachs, il faudra bien se résoudre à les lui servir. Au vrai, ce n’est qu’à contrecœur que Pagnerre s’y résout. Puisées aux mêmes sources que celles où s’alimentent tous les faiseurs d’almanachs, ses prédictions, annonce-t-il, « ne seront ni moins fausses ni plus vraies que les leurs, et si quelquefois nous rencontrons juste, ce sera purement l’effet du hasard et non le témoignage d’une prescience que personne au monde ne possède ». En effet, rappelle l’imprimeur, « les variations de la température sont déterminées par des causes générales ou locales, si nombreuses, si diverses et si instantanées, que la science de l’homme n’a pu et ne pourra jamais sans doute, les prévoir avec certitude, non pas une année, mais seulement une semaine à l’avance[23] ». Et pour mieux convaincre le lecteur attiré par les pronostics météorologiques de Mathieu Laensberg de la complète vanité de telles prévisions, il revient sur ce sujet à la fin de son almanach et confronte les prédictions atmosphériques du Véritable double Liégeois aux enregistrements officiels de l’Observatoire de Paris pour le mois de mars 1836. Bien évidemment, aucune concordance n’unit les deux tableaux[24]. Enfin, Pagnerre règle leur sort aux prophéties générales qui émaillent les almanachs : « Là, le grotesque le dispute à la niaiserie. En voyant tant de sottises accumulées en si peu de pages, nous sommes tentés pourtant de risquer une prédiction : c’est que le temps ne saurait être loin où l’empire des prédictions sera passé, et où il n’y aura plus de gens assez impudents pour en faire, ni de gens assez ignorants pour y croire[25]. » Si les livraisons suivantes de son almanach ne contiennent pas d’aussi amples mises en garde, du moins un avertissement en deuxième page de couverture dénonce-t-il encore « ceux qui, sous divers titres, répandent chaque année, parmi les classes laborieuses des villes et des campagnes, une foule de mensonges éhontés, de grossières erreurs et d’anecdotes où la niaiserie le dispute à l’immoralité », ramenant ainsi à leur juste mesure les prédictions météorologiques de Mathieu Laensberg que Pagnerre s’est résolu à insérer dans son almanach. Quelques chapitres s’attachent également à combattre l’obscurantisme, comme ce « Petit dictionnaire des erreurs et des préjugés populaires » publié dans le volume de l’année 1842, qui évoque « la divination » et les « phénomènes naturels », rappelant que ni les astres ni la lune ne sont responsables du temps qu’il fera, pas plus que les éclipses ou les étoiles filantes ne sont sources de catastrophes ou de prodiges. Toutefois, ce compromis passé entre les convictions de l’imprimeur et le goût de ses lecteurs ne semble pas suffire à assurer un niveau de ventes honorable à l’almanach de Pagnerre. En 1843, l’avertissement au lecteur disparaît. L’année suivante, le volume des prédictions double, passant de 12 à 24 pages sur un total de 150. Aux « Prédictions générales contenant les variations du temps de chaque quadrature de la lune », l’imprimeur ajoute une page de « Prédictions générales et particulières de Thomas-Joseph Moult » ainsi qu’un long chapitre de « Pronostics particuliers météorologiques pour la présente année, par maître Mathieu Laensberg, mathématicien[26] ». Certes, ces prévisions sont presque tautologiques lorsqu’elles annoncent, par exemple, que le printemps sera « froid au commencement, s’adoucira bientôt, et deviendra, vers la fin, chaud et très profitable aux biens de la terre ». Certes, l’on peut y déceler la trace des convictions démocratiques de Pagnerre lorsqu’il pronostique une « loi qui obligera tous les habitants d’un grand État à faire instruire les enfants, pour qu’ils apprennent à connaître mieux et à exercer plus scrupuleusement leurs droits et leurs devoirs[27] ». Mais, quelques pages plus loin, les prévisions pour l’hiver cèdent à l’emphase habituelle des prophéties d’almanachs : « Apparition d’un météore lumineux qui fera plus de peur que de mal. – Acte de dévouement d’une jeune fille du peuple, qui sera pour elle l’occasion d’un riche mariage. – Un trésor considérable sera découvert dans les murs d’une maison en ruines. – L’industrie utilisera une foule de choses qu’on avait jusqu’alors méprisées[28]. » En outre, l’imprimeur livre à ses lecteurs une belle illustration de ce que pouvaient être les « mensonges éhontés » et les « grossières erreurs » qu’il dénonçait quelques années plus tôt, en dressant un inventaire des « Prédictions particulières pour chaque mois de l’année, annoncées par les coups de tonnerre ». « Quand il tonne en Janvier, déclare-t-il avec le plus grand sérieux : chaleur, abondance de fruit et grands vents ; en Février : grande mortalité ; en Mars : grands vents, peu de fruits[29] », et le reste à l’avenant. Pour l’année 1845, Pagnerre ajoute encore un horoscope, décrivant l’apparence et le caractère des individus en fonction du signe du zodiaque de leur naissance. Tant et si bien que pour l’année 1847, les prophéties astrologiques et les prédictions diverses représentent 49 pages sur un total de 150, soit près du tiers de l’almanach. Le catalogue de la maison Pagnerre s’est par ailleurs étoffé de quatre nouveaux almanachs aux titres astrologiques : un Petit Liégeois de Michel Nostradamus, un Véritable Michel Nostradamus, ou le voyageur autour du monde, un Astrologue universel, ou le véritable triple Liégeois, par Me Mathieu Laensberg et un Véritable double Liégeois, par Me Mathieu Laensberg, ce dernier décliné en cinq versions d’épaisseurs différentes et vendues de 5 à 20 francs la centaine[30]. Si l’on fait crédit à Pagnerre de ne pas être guidé par un pur cynisme commercial, on peut émettre l’hypothèse que cette présence croissante de l’astrologie répond tout d’abord au choix délibéré de faire de ces titres les instruments d’une propagande la plus large possible. À défaut de lutter contre certaines superstitions, du moins ces brochures serviront-elles à diffuser les idées de la gauche dans les campagnes. L’édition de 1839 du Double Almanach français, par exemple, propose une « histoire de la révolution française » dont l’auteur justifie la formation du Comité de salut public et décrit la Constitution de 1793 comme « la plus parfaite qui jamais ait été donnée à un peuple[31] ». Cette dimension politique s’estompe cependant. À partir de 1844 le catalogue de la maison Pagnerre, qui propose notamment des œuvres de Lamennais, Louis Blanc ou Béranger, ne figure même plus sur la couverture intérieure. Il est possible aussi que cet almanach ait été finalement destiné au financement de l’activité politique de Pagnerre. Les procès intentés par le pouvoir royal[32] et l’édition d’ouvrages engagés – notamment d’un Almanach démocratique, qu’il publie à partir de 1839, et du Dictionnaire politique, paru en 1842[33] – destinés à un public plus restreint et donc nécessairement moins rentables, imposent de s’assurer une source de revenus abondante et régulière. Toutefois, entre 1847 et 1849, alors que Pagnerre est plus que jamais mobilisé par ses activités politiques, comme organisateur de la campagne des banquets puis, après la révolution de février 1848, comme secrétaire général du gouvernement provisoire et député à l’Assemblée constituante[34], et que l’élan de la révolution redonne espoir en l’éducation du peuple, la part consacrée à l’astrologie dans le Double Almanach français diminue de nouveau. Après son échec aux élections de mai 1849, Pagnerre met un terme à sa carrière politique et reprend la direction de son imprimerie. Sa maison d’édition n’a plus sa couleur militante de la décennie précédente, mais il s’attache à lui faire retrouver sa prospérité passée, jusqu’à devenir l’un des fonds de commerces les plus importants de la capitale[35]. De manière significative, l’astrologie fleurit de nouveau au long des pages de son Double Almanach. Horoscopes et prédictions particulières se joignent ainsi aux pronostics météorologiques pour constituer chaque année un ensemble d’une bonne quarantaine de pages, soit plus du quart de chaque livraison. Après le décès de Laurent-Antoine Pagnerre, en 1854, son fils reprend son activité d’imprimeur-libraire. Si l’apparence des chapitres du Double Almanach français consacrés à l’astrologie ne change pas, leur contenu évolue néanmoins et les prophéties sont peu à peu remplacées par des proverbes et des recommandations morales ou de bon sens. Elles disparaissent définitivement à partir de 1861. Que cette évolution résulte des convictions du nouveau propriétaire de la maison Pagnerre ou de pressions exercées par l’administration impériale et sa Commission d’examen des livres du colportage, elle participe d’un mouvement plus large de recul des prophéties astrologiques dans les almanachs dans le courant des années 1850. En revanche, les prévisions météorologiques se maintiennent encore en bonne place dans les almanachs populaires, jusqu’au début du xxe siècle. Les trois registres de l’astrologie des almanachs Cet exemple confirme que les prédictions astrologiques des almanachs, au moins jusqu’au milieu du siècle, répondent bel et bien à une attente des lecteurs et qu’elles ne peuvent donc être réduites à un archaïsme entretenu par la routine des éditeurs. Si l’on se garde d’évacuer trop rapidement les questions que soulève cette attente en l’attribuant à l’arriération ou au caractère superstitieux de la paysannerie, il est alors possible, à partir des trois registres dans lesquels se déploie l’astrologie des almanachs, d’avancer trois hypothèses pour expliquer sa présence. Le premier de ces registres est l’association des signes du zodiaque aux mois et aux saisons, qui inscrit le déroulement du temps dans un rythme scandant à la fois les cycles du cosmos et ceux de la nature. Il conduit à formuler l’hypothèse que la forme et le contenu des almanachs révèlent la permanence d’une culture astrologique ancienne dans les campagnes françaises du XIXe siècle. Toutefois, l’association des principales constellations et planètes à différentes parties du corps, aux tempéraments ou à la destinée des individus, fréquente dans les almanachs de la fin du Moyen-Âge et du début de l’Époque moderne, a disparu des publications du XIXe siècle. L’almanach témoignerait ainsi d’un renouvellement partiel des cultures populaires rurales : le zodiaque resterait un répertoire de signes permettant d’appréhender le déroulement du temps et le cycle de la nature à l’échelle d’une année, mais il aurait cessé d’être une clé d’identification des correspondances entre la vie terrestre et le cosmos. Le registre des prévisions météorologiques conforte, dans une certaine mesure, cette hypothèse. La croyance en une influence des astres, et tout particulièrement de la lune, sur l’évolution du temps est à la fois ancienne et profondément ancrée dans la culture populaire rurale[36]. Les almanachs s’en font parfois les véhicules lorsqu’ils associent leurs pronostics aux phases de la lune, voire même font de celles-ci les causes des variations de temps, comme ce Grand Messager boiteux de Strasbourg qui annonce pour le mois de janvier 1814 : « Pleine lune le 6 à 7 h. 41 m. matin amène de la neige et du vent. Dern. Quartier le 13 à 9 h. 36 m. matin, dénote du froid et de la neige. Nouv. Lune le 21 à 2 h. 47 m. soir, promet un temps clair suivi de neiges et de tempêtes. Prem. Quartier le 29 à 2 h. 56 m. matin, promet un temps clair avec un froid sec[37]. » Le maire d’un village de Seine-et-Oise, dont Pagnerre reproduit la lettre afin de justifier l’introduction de pronostics météorologiques dans son Double Almanach français, attribue également l’attente de ces pronostics, pourtant fréquemment démentis, à des croyances anciennes : « Ce n’est pas pourtant qu’ils [les habitants des campagnes] aient une foi bien vive dans la prescience des astrologues de Liège, de Paris ou de Normandie ; non, la plupart même savent très bien que ces grands prophètes disent souvent, et fort souvent, le contraire de ce qui arrive, mais que voulez-vous, ils sont sous l’empire d’une erreur qui remonte à plusieurs générations[38]. » Toutefois, dans la plupart des cas, les almanachs se contentent de pronostiquer le temps sans se préoccuper d’en justifier les variations. De même, l’attribution d’une partie de ces prédictions aux figures d’astrologues des siècles passés, et à Thomas-Joseph Moult en particulier, apparaît plus relever d’une convention formelle, propre au genre de l’almanach, que d’une affirmation positive à laquelle les lecteurs seraient invités à croire. La météorologie des almanachs pourrait alors répondre à une attente qui serait moins adossée sur des croyances anciennes que sur le désir croissant, de la part d’un monde rural qui rationalise peu à peu ses modes de production agricole, de disposer d’un moyen de prévoir le temps. C’est aussi ce qu’évoque le maire cité par Pagnerre lorsqu’il souligne l’importance qu’auraient de telles prévisions pour les habitants des campagnes : « En effet, si l’inclémence des saisons, si leur succession pouvait se prévoir avec un certain degré de précision, le laboureur, le vigneron, le jardinier, sauraient prendre des mesures qui préserveraient leurs produits d’atteintes fâcheuses ; ils modifieraient leurs opérations de culture, ils hâteraient ou retarderaient leurs récoltes, etc.[39]. » Ainsi, l’intérêt des lecteurs pour l’annonce des variations du temps dans l’année à venir ne témoignerait pas de la crédulité d’un lectorat dupe de ces pronostics, mais plutôt d’une forte attente de prévisions fiables à laquelle la science météorologique, encore balbutiante au XIXe siècle, n’est pas en mesure de répondre[40]. Enfin, il est possible d’avancer l’hypothèse que la présence de l’astrologie dans les almanachs ressort du registre de l’imaginaire et de la distraction. En effet, rien n’indique que les lecteurs tiennent pour véridiques les pronostics météorologiques qui leur sont proposés. La lecture de ces pages peut être distancée, intégrer une part de jeu et inciter le lecteur à vérifier, a posteriori, l’exactitude ou non des prévisions. L’expression « menteur comme un almanach », qui inspire même le titre de certaines publications, comme le Gros Menteur ou M. Laensberg, bavard sans pareil[41], suggère que cette lecture à distance peut faire l’objet d’une connivence implicite entre l’éditeur et le lecteur. Les chapitres de prophéties se prêtent tout particulièrement à cette interprétation. Leur ton impersonnel et stéréotypé n’annonçant jamais des faits précis ou localisés, peut offrir un support à l’imagination, à la rêverie – comme cette annonce que « de grandes richesses englouties par la mer en seront retirées » ou d’un « acte de dévouement d’une jeune fille du peuple, qui sera pour elle l’occasion d’un riche mariage[42] » – ou aux frissons – comme ces « tempêtes violentes sur l’Océan qui occasionneront plusieurs naufrages et feront éprouver des pertes à quelques riches maisons de commerce[43] ». Certains almanachs jouent d’ailleurs ouvertement avec ce style prophétique et investissent le registre de l’humour, comme cet Almanach astrologique parisien qui annonce pour le mois de janvier 1848 : « Un fonctionnaire, investi d’une des plus hautes charges de l’État, fera imprimer la collection de ses harangues annuelles : elle se composera d’un seul discours de 40 lignes avec 40 pages de variantes. – Rhumes de cerveau contagieux qui séviront sur l’Académie française. – Une mort subite empêchera un grand écrivain de devenir immortel[44]. » D’autres encore tournent en dérision l’emphase prophétique des almanachs, comme ce Mathieu Laensberg des cultivateurs pour l’année 1849 qui déclare doctement : « Il est très certain qu’en 1849, ce qui arrivera, arrivera. On ne verra pas les vaches danser la carmagnole, ni les ânes jouer du violon. Mais tous les bâtons auront deux bouts, les cercles seront ronds, les carrés auront quatre côtés[45]. » Finalement, l’astrologie des almanachs populaires du XIXe siècle ne se présente pas comme un système établi de prévision du futur pas plus qu’elle n’invite le lecteur à croire positivement dans la possibilité de lire l’avenir dans les astres. Elle s’apparente plutôt à un genre littéraire, une forme rustique de littérature d’anticipation, possédant ses codes, son style propre et ses personnages récurrents ; un genre qui vise à piquer la curiosité du lecteur pour stimuler son imagination, ses craintes ou ses espoirs, ou plus simplement à le distraire et à l’amuser. Son succès repose à la fois sur la diffusion large du proto-média de masse qui la porte, et sur le fait qu’elle mobilise un répertoire de signes – le zodiaque, les grandes figures d’astrologues, l’emphase prophétique… – qui renvoient à un mode de représentation du monde qui tend à disparaître, mais dont les signifiants trouvent encore un écho dans la culture populaire rurale. [1]. Voir Hervé Drévillon, Lire et écrire l’avenir. L’astrologie dans la France du Grand siècle (1610-1715), Seyssel, Champ Vallon, 1996. [2]. Auguste Denis, Recherches bibliographiques et historiques sur les almanachs de la Champagne et de la Brie, Châlons-sur-Marne, 1880, p. iv. [3]. Voir Geneviève Bollème, Les Almanachs populaires aux xviie et xviiie siècles. Essai d’histoire sociale, Paris, La Haye, Mouton, Livre et sociétés, 1969, p. 14-18 ; Roger Chartier, Lectures et lecteurs dans la France d’Ancien Régime, Paris, Seuil, 1987, p. 110-115 et Robert Mandrou, De la culture populaire aux xviie et xviiie siècles. La Bibliothèque bleue de Troyes, Paris, Stock, 1964, p. 31-32. [4]. Sous la côte 8-V-529 (299). [5]. David Bellos, « La conjoncture de la production », Henri-Jean Martin et Roger Chartier (dir.), Histoire de l’édition française, t. II : Le livre triomphant, Paris, Promodis, 1984, p. 552. [6]. Frédéric Barbier, « Les innovations technologiques », ibid., p. 545-551. [7]. Dominique Kalifa, La Culture de masse en France, 1860-1930, Paris, La Découverte, 2001, p. 27. [8]. Jean-Jacques Darmon, Le Colportage de librairie sous le Second Empire, grands colporteurs et culture populaire, Paris, Plon, 1972, p. 294-295. [9]. Bibliographie de la France ou journal général de l’imprimerie et de la librairie, Paris, Pillet, 1842. [10]. F. Barbier, « Les innovations technologiques », op. cit., p. 551. [11]. F. Barbier, « L’économie éditoriale », H.-J. Martin et R. Chartier (dir.), Histoire de l’édition…, t. II, op. cit., p. 567. [12]. Ces titres sont tirés du répertoire des almanachs conservés par le service des recueils de la Bibliothèque nationale de France. [13]. G. Bollème, Les Almanachs populaires…, op. cit., p. 18. [14]. « Déclaration des imprimeurs de Paris, 1832 », Archives nationales (AN), F/18 (II)/22. [15]. « Déclaration des imprimeurs de Paris, 1841 », AN, F/18 (II)/28. [16]. Ibid. [17]. Ibid. [18]. « Météorologie » et « Pronostics généraux et particuliers pour 1824 », L’Astrologue lillois ou le nouveau Matthieu Laensberg, pour l’an bissextile 1824, Lille, Vanackere fils, 1823, p. 6 et 33-34. [19]. « Prédictions particulières », L’Astrologue normand ou le gros Matthieu Laensberg, à l’usage des habitans des villes et des campagnes pour l’année 1823, Rouen, Lecrêne-Labbey, 1822, non paginé. [20]. Hélène Landre, « Laurent-Antoine Pagnerre (1805-1854) : le combat pour la république d’un libraire éditeur oublié », Trames, n° 10, 2002, p. 325. [21]. « Avis de l’éditeur », Double Almanach français ou le nouveau Nostradamus, pour l’an 1837, Paris, Pagnerre, 1836 (non paginé). [22]. « Des prédictions », Double Almanach français… pour l’an 1839, Paris, Pagnerre, 1838 (non paginé). [23]. Ibid. [24] « Prédictions », ibid., p. 234-235. [25]. Ibid. [26]. Double Almanach français… pour l’an 1844, Paris, Pagnerre (non paginé). [27]. Ibid. [28]. Ibid. [29]. Ibid. [30]. Bibliographie de la France…, op. cit., 1842. [31]. Claudon, « Histoire de la révolution française », Double Almanach français… pour l’an 1839, Paris, Pagnerre, p. 184. [32]. H. Landre, « Laurent-Antoine Pagnerre… », op. cit., p. 324. [33]. Dictionnaire politique, encyclopédique du langage et de la science politique, Paris, Pagnerre, 1842. [34]. H. Landre, « Laurent-Antoine Pagnerre… », op. cit., p. 330-345. [35]. Ibid., p 347-348. [36]. Voir Pierre Saintyves (Émile Nourry), L’Astrologie populaire étudiée spécialement dans les doctrines et les traditions relatives à l’influence de la Lune. Essai sur la méthode dans l’étude du folklore des opinions et des croyances, Paris, éditions du Rocher, 1989 [1re édition : Paris, J. Thiébaud, 1937]. [37]. Le Grand Messager boiteux de Strasbourg, almanach historique, moral et récréatif pour l’an de grâce 1814, Strasbourg, Paris, Le Roux, Montaudon, 1813 (non paginé). [38]. « Des prédictions », Double Almanach français… pour l’an 1839, Paris, Pagnerre, 1838 (non paginé). [39]. Ibid. [40]. Le succès des prédictions de Mathieu de la Drôme et de son almanach publié de 1863 à 1939 met également en lumière cette attente. Voir Fabien Locher, Le Nombre et le Temps, la météorologie en France (1830-1880), thèse de doctorat, Paris, EHESS, 2004, p. 290-322. [41]. En 1851, par exemple, l’imprimeur troyen Baudot publie un almanach de 336 pages sous deux titres : le Bavard pour 1852 et le Grand Menteur pour 1852. L’Almanach M. Laensberg, bavard sans pareil est publié à Nancy, par Hinzelin, de 1855 à 1885. [42]. Pronostics particuliers météorologiques pour la présente année, par maître Mathieu Laensberg, mathématicien », Double Almanach français… pour l’an 1844, Paris, Pagnerre, 1843 (non paginé). [43]. « Prédictions pour chaque mois de l’année 1847 », Double Almanach français… pour l’an 1847, Paris, Pagnerre, 1846 (non paginé). [44]. Almanach astrologique, magique, prophétique, satirique et des sciences occultes… pour 1848, Paris, Comon et Cie, 1847, p. 57. [45]. Le Mathieu Laensberg des cultivateurs pour l’année 1849, Évreux, A. Hérissey, 1848, p. 7.

vendredi 29 août 2025

Jacques Halbronn Théologie. Toute alliance (Brit) n'est-elle pas alié...

jacques halbronn Linguiustique Contribution à la recherche/description étymologique. Problématique des préfixes

jacques halbronn Linguiustique Contribution à la recherche/description étymologique. Problématique des préfixes Le présent texte fait suite à celui que nous avons récemment consacré à la théorie générale des affixes. Il apparait que les travaux consacrés à l'étymologie des verbes ne prennent pas suffisamment en compte la signification des préfixes et se contentent d'une approche sémantique en aval. Les préfixes "ent", "ver" 'for" dans les langues d'origine germanique, sont, en principe, correspondre au français é, i, "dé"-dis Ainsi verschwinden est à rapprocher de évanouir, vers valant pour "é" (ex). Quid de verstehen qui se traduit par "comprendre" en français alors que ver est un préfixe privatif et "com" un préfixe inclusif? En allemand, "stehen bleiben" indique de la stabilité, un statu quo, une position immobile (contraire de mobile) Le "ver" est donc a priori voué à mettre fin à une position établie, ce qui n'est pas loin du doute cartésien, comme "ent". Quant à l'anglais "understand" également traduit en français par comprendre, le verbe "stand" équivaut à l'allemand "stehen" alors que under diffère de "ver". Prenons le cas de développer, il est le contraire d'envelopper. Ce qui signifie sortir d'un enveloppement, d'un blocage. En allemand, entwickeln. sur le web; "En allemand, Entwicklung « développement » se relie au verbe wickeln « enrouler, envelopper », lui-même du germanique wicke « mèche, tresse, charpie », qui rejoint l'idée de la paille." cette explication est confuse car elle ne souligne pas l'opposition entre développer et envelopper en passant à côté du blocage propre à "envelopper,", le préfixe "en"(in, contraire de ex) indiquant un processus d'englobement! Sur le web '1. Vx, rare, Ôter ce qui enveloppe (quelque chose) de manière à en étaler le contenu. Développer un paquet. Synon. déballer, défaire, ouvrir; anton. emballer, envelopper.Il eut à peine le temps de développer le paquet, que déjà elle était revenue (Martin du G., Thib.,Belle sais., 1923, p. 876). 2. P. méton. Étendre, étaler. Nous avons là deux exemples (ver-stehen, dé-velopper) d'étymologies généralement déconnectées par rapport à leur préfixe privatif d'ôter, de soustraire/ Il 'agirait donc de restituer avec de tels préfixes, l'idée de déblocage qui n'est pas immédiatement perçue avec "comprendre" (prendre avec, ajouter, accepter) Dans le cas de verboten (anglais forbiden), il s'agirait d'un contre ordre, bieten signifiant ce que l'on demande/commande/ Wzb: "Traduction de "abide" en français · respecter · se conformer · demeurer · se soumettre · supporter · observer · rester · obéir." web Old English forbeodan "forbid, prohibit" (past tense forbead, plural forbudon, past participle forboden), from for- "against" + beodan "to command" (from PIE root *bheudh- "be aware, make aware"). Common Germanic compound (compare Old Frisian forbiada, Dutch verbieden, Old High German farbiotan, German verbieten, Old Norse fyrirbjoða, Swedish förbjuda, Gothic faurbiudan "to forbid"). Cette présentation ne met pas assez en évidence le fait que forbid (ce qui est mis "hors" (fuori (italien), fuera (espagnol), forain/foreign (français, anglais Foreign Affairs) s'oppose à bide. tout comme interdire devrait s'opposer à "dire"/ En fait, cela signifie "contredire", contre ayant été confondu avec "entre" Ainsi, understand aurait le même sens que verstehen si l"on saisi que under est mis pour "contre" Mais le préfixe "inter" du français (interdire) vaut ici pour "contre", ce qui explique que 'l'on soit passé en anglais à "under" On notera la similitude entre "inter" et l'allemand "ent" qui dériverait de "inter". Forbid s'oppose à abide. En conclusion, l'on n'aura généralement pas rendu la dimension privative des préfixes : dé, ent, inter. De telles carences d'analyse sont selon nous symptomatiques d'une certaine déperdition de la dialectique, à savoir que toute action comporte son opposé alors même que les préfixes privatifs impliquent que l'on détermine à quoi ils s'opposent. JHB 29.0 25

mercredi 27 août 2025

Jacques HALBRONN Les Légendes Dorées, De Nostradamus à André Barbault

Une approche critique mettant en parallèle deux astrologues mythifiés l'un du XVIe siècle et l'autre du XXe siècle, sur SCRIBD Titre original Jacques HALBRONN Les Légendes Dorées, De Nostradamus à André Barbault (sue SCRIBD Copyright © © All Rights Reserved Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici. Formats disponibles Téléchargez aux formats ODT, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

mardi 26 août 2025

jacques halbronn LA recherche ne vise pas à apprendre mais à désappre...

jacques halbronn L'astrologie et la fortune des empires. L'aspect de 45° (3 ans et demi)

jacques halbronn L'astrologie et la fortune des empires. L'aspect de 45° (3 ans et demi) Depuis mes débuts dans la Recherche Astrologique, j'avais signalé que la vocation de l'Astrologie Mondiale était liée à la question des empires (cf Clefs pour l'astrologie. Ed Seghers 1976). La notion d'empire est liée à la phase Hessed laquelle est marquée par un tropisme additionnel, "(con)jonctionnel", à savoir un processus d'alliance, de pacte, de (con)fédération. Inversement, la phase Din conduit à la dissolution de tels ensembles. L'avantage de cette présentation tient notamment à sa représentation graphique et chromatique dans la mesure où les cartes, les atlas rendent compte des transformations ainsi générées que ce soit en plus ou en moins, soit en multipliant les divisions (Din), soit en les réduisant (Hessed) La dialectique entre ces deux phases qui alternent correspond à la courbe de Gauss " connue aussi sous le nom de « courbe en cloche » ou encore de « courbe de la loi normale ». Elle permet de représenter graphiquement la distribution d'une série et en particulier la densité de mesures d'une série. Elle se base sur les calculs de l'espérance et de l'écart-type de la série" La sinusoïde illustre bien cette dualité de montée et de descente. En 1989, l'entrée de Saturne dans le signe zodiacal du Capricorne aura certainement ébranlé le bloc communiste avec des forces centrifuges mais celles-ci sont suivies de la manifestation de forces centripétes. La formation en 1991 de la Communauté des États indépendants (CEI) correspond à une phase Hessed qui enclenche une phase de regroupement, en dépit de l'annonce de la fin de l'URSS États participant aux activités de la CEI États membres Drapeau de la Biélorussie Biélorussie (1991), État fondateur ; Drapeau de la Russie Russie, (1991), État fondateur ; Drapeau de l'Arménie Arménie (1991) ; Drapeau de l'Azerbaïdjan Azerbaïdjan (1991) ; Drapeau du Kazakhstan Kazakhstan (1991) ; Drapeau du Kirghizistan Kirghizistan (1991) ; Drapeau de l'Ouzbékistan Ouzbékistan (1991) ; Drapeau du Tadjikistan Tadjikistan (1991). Sur le web "La Russie, l'Ukraine et le Belarus (Biélorussie) décident le 8 décembre 1991 de former la Communauté des États indépendants (CEI). Le traité de Minsk, que signent le président russe Boris Eltsine et ses homologues ukrainien et biélorusse, prévoit une coordination entre les trois États dans une multitude de secteurs -économie, environnement, affaires étrangères, etc.- tout en favorisant leur transition vers une économie pluraliste. Le 21 décembre, huit autres républiques joignent les rangs de la CEI. Il s'agit de l'Arménie, de l'Azerbaïdjan, du Kazakhstan, du Kirghizistan, de la Moldavie, du Tadjikistan, du Turkménistan et de l'Ouzbékistan. Membre de facto, la Géorgie ne joindra officiellement les rangs de la CEI qu'en 1993. L'existence de l'URSS prendra fin le 25 décembre 1991, mais les questions de défense et les rivalités ethniques ne tarderont pas à aviver les tensions entre les membres de la CEI." L'invasion de l'Ukraine par la Russie , à partir du 24 février 2022 , se déroule alors que Saturne traverse le signe fixe du Verseau tout comme en 1991, soit un écart correspondant à la durée d'une révolution, d'un retour de Saturne. Autrement dit, l'on pouvait prévoir astrologiquement un nouveau processus d'expansion, au retour de Saturne dans une position strictement analogue, ce qui constitue une validation d'une telle correspondance. Ces deux dates ne sauraient être décrites comme un ébranlement mais bien plutôt comme l'expression d'une nouvelle dynamique, prenant le relais de l'ancienne (URSS) qui a fait long feu. On se proposera à présent de revenir à nos études cyclologiques parues à partir de 1976 (il y a 50 ans! ( traduction espagnole 1978)) et 1993 aux fins d'analyser les obstacles épistémologiques qui se sont présentés pour nous jusqu'à ce jour voire de signaler certaines idées qui ont pu se perdre en route. A la page 144 de la Iere éditions de nos Clefs, on pouvait lire:" Mercure avec ses 88 jours de révolution renvoie à un quart de siècle soit 90° Vénus avec ses 225 jours (renvoie) à 225°, position à mi-chemin entre 180 et 270°, ce qui confère une importance supplémentaire aux signes "fixes" (15° taureau, 15° lion, 15° scorpion, et 15° Verseau) "Il y est question de la "division octuple": "Chaque cycle semble devoir être subdivisé en huit étapes, donc en huit dates précises". Les courbes qui suivent cet exposé montrent une sinusoïdes divisé en 8 secteurs dument numérotés de 1 à 8.-grande et petite courbes. On se proposait d'étudier la courbe de Saturne (pp.168 et seq) qui "parait concerner les changements territoriaux (apparition ou disparition d'Etats, changements de frontières). On lit dans notre ouvrage de 1976 "Entre 1944 et 1951 un grand nombre de nouveaux Etats apparaissent dans la communauté internationle : l'Inde, la Chine, Israel), les deux Allemagnes, l'Indonésie etc Puis en 1951 et jusqu'en 1959, on replonge dans les guerres coloniales(Indochine, Algérie, Corée). A partir de 1959, nouvelle période de cristallisation on voit des dizaines de nouveaux Etats apparaitre en l'espace de quelques années, en particulier en Afrique" Dans l'édition de 1993 des Clefs, l'accent est décidément mis sur Saturne (pp. 132 et seq): Face aux " types planétaires mis en évidence par M. Gauquelin " soulignent une "diffrenciation", "le cycle de Saturne constitue un axe de polarisation pour l'Humanité" , d'où l'idée d"un "paradigme universel" (PU) "Il n'est pas nécessaire d'attribuer des significations à chaque phase, il suffit de dire qu'une phase va en sens contraire de la précédente" (p. 134) Nous concluions " Saturne nous apparait comme la planète de l'Humanité et constitue en quelque sorte un système avec la Terre" et encore à propos d'Uranus "Il nous parait peu vraisemblable qu'un astre récemment découvert (en 1781) puisse exercer une quelconque action sur les sociétés et sur les individus". Dans notre "table des phases de Saturne pour le XXe siècle" ( p. 135) nous faisions alterner phase solsticiale et phase équinoxiale. En 1994, dans notre 'Astrologie selon Saturne",nous nous limiterons au passage de Saturne sur le point vernal. On est loin de la division en 8 du cycle planétaire! Trente ans plus tard, nous n'opposons plus les phases équinoxiales et solsticiales car pour nous, les 4 signes cardinaux s'équivalent. La conflictualité doit être cherchée dans le passage de Saturne au milieu des signes fixes, comme nous le signalions en 1976 à propos du cycle de Vénus de 225 jours. Sur le web "La période de révolution, aussi appelée période orbitale, est la durée ... Vénus : ~ 224,699 705 6 jours(~225 jours~)" soit 180 + 45 = 225 et 225 + 45 =270. Nous avons donc remplacé la fausse dualité Equinoxe/Solstice de 90° en 90° par une dualité de 45° en 45°, (Hessed/Din), dont on a montré plus haut toute l'efficience. Les renversements ne s'opérent pas au bout de 7 ans mais bien de 3 ans et demi, ce dont témoignent certains passages bibliques: Apocalypse 11 …10Et à cause d'eux les habitants de la terre se réjouiront et seront dans l'allégresse, et ils s'enverront des présents les uns aux autres, parce que ces deux prophètes ont tourmenté les habitants de la terre. 11Après les trois jours et demi, un esprit de vie, venant de Dieu, entra en eux, et ils se tinrent sur leurs pieds; et une grande crainte s'empara de ceux qui les voyaient. 12Et ils entendirent du ciel une voix qui leur disait: Montez ici! Et ils montèrent au ciel dans la nuée; et leurs ennemis les virent."… JHB 26 08 25

mercredi 20 août 2025

jacques Halbronn Kabbale séfirotique et Astrologie Septenale Le jugement et la grâce

Beth Din — Wikipédia jacques Halbronn Kabbale séfirotique et Astrologie Septenale Le jugement et la grâce Il nous est toujours apparu qu'il importait de remonter à la source d'un texte (cf Papes et prophéties. ed Axiome, 2005). Dans le cas de Hessed et de Din, la clef est à rechercher dans le champ du juridique. Din, c'est le jugement et Hessed le pardon des fautes, ce qui correspond à l'idée de "misericorde" , de grâce (cf la grâce présidentielle) souvent associée à ce terme hébraïque alors que Din, donne le "dayan", le juge, le Beyt Din étant le tribunal rabbinique.111 Cacher Beth-Din : la certification et surveillance du ... The European Beth Din of the Conference of European Rabbis ... Pesharah vs. Din - Beth Din of America Beth Din, aussi écrit Beit Din, est la translittération de l'hébreu « בית דין », qui signifie la maison du jugement et désigne un tribunal religieux." On retrouve une telle dialectique dans le Christianisme avec le péché,la faute (mea culpa) qui débouche sur le pardon des "pauvres pécheurs". avec la confession. Beth Din — Wikipédia jacques Halbronn Kabbale séfirotique et Astrologie Septenale Il nous est toujours apparu qu'il importait de remonter à la source d'un texte (cf Papes et prophéties. ed Axiome, 2005). Dans le cas de Hessed et de Din, la clef est à rechercher dans le champ du juridique. Din, c'est le jugement et Hessed le pardon des fautes, ce qui correspond à l'idée de "misericorde" , de grâce (cf la grâce présidentielle) souvent associée à ce terme hébraïque alors que Din, donne le "dayan", le juge, le Beyt Din étant le tribunal rabbinique.111 Cacher Beth-Din : la certification et surveillance du ... The European Beth Din of the Conference of European Rabbis ... Pesharah vs. Din - Beth Din of America Beth Din, aussi écrit Beit Din, est la translittération de l'hébreu « בית דין », qui signifie la maison du jugement et désigne un tribunal religieux." On retrouve une telle dialectique dans le Christianisme avec le péché,l a faute (mea culpa) qui débouche sur le pardon des "pauvres pécheurs". avec la confession.On retrouve cette dialectique à propos du sort à réserver à Sodome/ Genése XVIII Le pardon (Hessed) 2 Les hommes quittèrent ce lieu et s'acheminèrent vers Sodome; Abraham était encore en présence du Seigneur. כג וַיִּגַּשׁ אַבְרָהָם, וַיֹּאמַר: הַאַף תִּסְפֶּה, צַדִּיק עִם-רָשָׁע. 23 Abraham s'avança et dit: "Anéantirais-tu, d'un même coup, l'innocent avec le coupable? כד אוּלַי יֵשׁ חֲמִשִּׁים צַדִּיקִם, בְּתוֹךְ הָעִיר; הַאַף תִּסְפֶּה וְלֹא-תִשָּׂא לַמָּקוֹם, לְמַעַן חֲמִשִּׁים הַצַּדִּיקִם אֲשֶׁר בְּקִרְבָּהּ. 24 Peut-être y a-t-il cinquante justes dans cette ville: les feras-tu périr aussi et ne pardonneras-tu pas à la contrée en faveur des cinquante justes qui s'y trouvent? כה חָלִלָה לְּךָ מֵעֲשֹׂת כַּדָּבָר הַזֶּה, לְהָמִית צַדִּיק עִם-רָשָׁע, וְהָיָה כַצַּדִּיק, כָּרָשָׁע; חָלִלָה לָּךְ--הֲשֹׁפֵט כָּל-הָאָרֶץ, לֹא יַעֲשֶׂה מִשְׁפָּט. 25 Loin de toi d'agir ainsi, de frapper l'innocent avec le coupable, les traitant tous deux de même façon! Loin de toi! Celui qui juge toute la terre serait-il un juge inique?" כו וַיֹּאמֶר יְהוָה, אִם-אֶמְצָא בִסְדֹם חֲמִשִּׁים צַדִּיקִם בְּתוֹךְ הָעִיר--וְנָשָׂאתִי לְכָל-הַמָּקוֹם, בַּעֲבוּרָם. 26 Le Seigneur répondit: "Si je trouve à Sodome au sein de la ville, cinquante justes, je pardonnerai à toute la contrée à cause d’eux" La Bible - Genése XIX Le jugement Abraham juge (Shofet) de Sodome ט וַיֹּאמְרוּ גֶּשׁ-הָלְאָה, וַיֹּאמְרוּ הָאֶחָד בָּא-לָגוּר וַיִּשְׁפֹּט שָׁפוֹט--עַתָּה, נָרַע לְךָ מֵהֶם; וַיִּפְצְרוּ בָאִישׁ בְּלוֹט מְאֹד, וַיִּגְּשׁוּ לִשְׁבֹּר הַדָּלֶת. 9 Ils répondirent: "Va-t'en loin d'ici! Cet homme, ajoutèrent-ils, est venu séjourner ici et maintenant il se fait juge! Eh bien, nous te ferons plus de mal qu'à eux!" Ils assaillirent Loth avec violence et s'avancèrent pour briser la porte. JHB 20 08 27 JHB 20 08 25

lundi 18 août 2025

jacques halbronn Astrologie. Une réalisation très complexe en amont et une application très simple en aval

jacques halbronn Astrologie. Une réalisation très complexe en amont et une application très simple en aval L’on commet un grave contre sens ergonomique en croyant que les astres agissent « naturellement » sur nous mais que le travail de l’astrologue exige de longues études et pratiques. Car c’est exactement l »inverse. L’existence d’un lien entre les hommes et les astres n’a rien d’évident et cela n’aura été possible qu’au moyen d’une biotechnologie très avancée et poussée, supérieure à nos moyens actuels. Prenons l’exemple d’un appareil utilisé couramment par le plus grand nombre, c’est sa sophistication en amont qui aura été déterminante et non l’ingéniosité des ses utilisateurs. On a tout faux en croyant le contraire en faisant de l’apprentissage de l’astrologie une affaire compliquée sans se demander comment de telles corrélations auront pu être mises en place et en oeuvre. Notre Astrologie Septénnale se veut d’un usage des plus simples mais en même temps, nous avons conscience que l’astrologie telle que nous la concevons implique de la part de ses créateurs non pas tant un sens de l’observation mais un génie de l’invention et c’est pourquoi nous ne séparons pas l’astrologie de la théologie et de l’idée d’un Dieu « Créateur », venu d’ailleurs, le seul vrai dieu selon nous, bien supérieur aux dieux du monothétisme, juif, musulman ou chrétien. Ce dieu qui sous tend une véritable laïcité. Un dieu qui n’aura pas été fabriqué par nos sociétés humaines mais qui leur aura été imposé d’en haut. L’astrologie est bien loin des préceptes des Dix Commandements qui sont bien trop « humains » et c’est un scandale que de laisser croire que ce sont là des conceptions d’origine transcendentale comme le « tu ne tueras point ». Il importe donc de ne pas se tromper de dieu et de ne pas confondre les vessies et les lanternes. La pratique de l’astrologie, en revanche, doit être à la portée de tout le monde, même si seule une minorité, une élite, a été programmée génétiquement sur un mode transgénérationnel, capte directement les vrais « commandements de la « Nouvelle Alliance » (cf Jérémie XXXI). Il convient donc d’élaguer considérablement la « tradition » astrologique en évitant de la noyer dans les découvertes de l’astronomie moderne car seule la planéte Saturne est le vrai centre de notre systéme solaire et en ce sens, il nous faut passer dans un monde post-copernicien qui n’est ni géocentrique, ni héliocentrique mais saturno-centré ou Krono-centré. En s’intéressant aux transsaturniennes, l’on minimise ipso facto cette position ultime de cet astre, dont le cycle est numériquement en analogie avec celui de la Lune, notre satellite Cette analogie nous indique que le système solaire aura été reformaté pour servir notre Humanité. En ce sens, il n’est plus possible d’aligner l’astrologie sur l’astronomie comme le veulent nos maitres à penser comme un Jean Pierre Nicola avec don RET qui englobe en un seul et même groupe les trois transsaturiennes. L’astronomie n’est qu’une matière première à décanter. Comme nous l’avons écrit récemment, la véritable astrologie structure la cyclicité planétaire au moyen des axes équinoxiaux et solsticiaux, base des 4 saisons et ceux, comme Barbault, ont voulu construire une astrologie mondiale sans les quadrants saisonniers sont aussi coupables que ceux qui attachent quelque importance aux 12 constellations zodiacales.. JHB 18 08 25

samedi 16 août 2025

jacques halbronn Sociolinguistique L'anglais, prophétie annoncés pour une langue déchue

jacques halbronn Sociolinguistique L'anglais, prophétie annoncés pour une langue déchue Le XXIe siècle sera-t-il fatal pour le régne de la langue anglaise? Nous pensons pouvoir annoncer son abandon au cours des prochaines décennies, en un siècle qui sera de plus en plus marqué par l'IA car l'anglais ne fait vraiment pas le poids au prisme des exigences de rationalité, de cohérence, par rapport au français qu'il aura remplacé indument, tout en étant d'ailleurs considérablement marqué, par les emprunts (lexique, calque, affixes). Il serait extrémement surprenant que l'anglais puisse survive entre langue mondiale de la planéte Terre au delà de 2050. Cela dit, il faudra que le français accepte un certain toilettage pour retrouver la place qui lui revient et qui fut la sienne des siècles durant de Londres jusqu'à Moscou. De nos jours, l'anglais est devenu la langue d'une puissance dominamte, les Etats Unis d'Amérique et seul un français réformé sera en mesure de lui tenir tête et être à la longue préféré et finalement imposé. Dans les années 1987-95, nous avons présenté divers mémoires sur le sujet non sans rencontrer des obstructions (par les rapports négatifs de MM. Frédéric François et Haim Vidal Sephiha nous empêchant de parvenir à la soutenance, bien qu'approuvés par notre directeur Louis- Jean Calvet (Université Paris V) JHB 16 08 25

jacques halbronn Linguistique. Essai de théorie générale des affixes

jacques halbronn Linguistique. Essai de théorie générale des affixes La thèse que nous proposons, dans la continuité tardive de nos précédents travaux, produits sous la conduite de Louis Jean Calvet(né en 1942) et achevés respectivement, il y aura une quarantaine d'années, en 1987 et 1989 (Université Paris V), est axée sur la dialectique de l'écrit et de l'oral et notamment sur le phénoméne du Shewa. sur le web Calvet " apporte un témoignage critique sur son parcours à la fois humain et scientifique. Il met ainsi en perspective avec les débats actuels sur la sociolinguistique, sa biographie langagière, les motivations de son orientation scientifique -sociolinguistique-, ses choix méthodologiques, et, plus avant, requestionne avec Thierry Bulot, quelques-uns des axes majeurs de ses travaux: la glottophagie, l’écologie des langues, les liens entre langue(s) et signe(s), la chanson, la sociolinguistique urbaine, les politiques linguistiques… Tout cela sur le ton libre de la conversation et avec le souci de rendre des propos complexes accessibles au plus grand nombre, comme à chaque production (écrite ou orale) de Louis-Jean Calvet." Selon nous, il s'agit de passer de la linguistique saussurienne binaire (signifiant/signifié) à une approche ternaire, triangulaire (signifiable, signifié,signifiant), le "signifiable" correspondant à un stade neutre, polysémique, polyphonologique. Selon nous, les affixes relévent de l'oralité, en ce qu'ils viennent encadrer le stade écrit du signifiable en tenant compte de la contextualité. C'était, au départ, à l'oral qu'étaient censés intervenir les affixes dans toute leur diversité : déclinaison, conjugaison, articles, pronoms etc. se plaçant devant ou à la queue du "radical", qu'ils soient ou non "collés", "soudés" à celui -ci, ce qui relévera de l'usage du "shewa" charge de faire, de renforcer et en quelque sorte occulter la jonction. Quand, en français, à l'oral, l'on dit " tu verras l'chemin", l'article défini débouche sur une "liaison" de consonnes "L'Ch. Mais l'oral aura déteint sur l'écrit, d'où les apostrophes ("L'amitié" et les accents. Le futur , en français, pratique couramment le shewa à partir de l'infinitif, que nous qualifions de "neutre" manger à l'écrit donne à l'oral mangerai, à prononcer mang'rai. SElon nous, l'on aura voulu aligner l'écrit sur l'oral, estompant ainsi la conscience de la dialctique dont il s'agit ici. Cela conduit de facto à un double régime: tantôt le locuteur voit son passage de l'écrit à l'oral balisé par avance, soit -comme dans l'exemple précédent- il lui reviendra la tâche d'accomplir le travail complémentaire. Dans l'enseignement scolaire du français (FLE, notamment), une telle option ne nous semble pas explicitée comme il conviendrait. Nous pensons redéfinir ainsi le rôle du shewa. Dans la phrase présentée plus haut "sur le chemin", l'on confond le premier " e" qui assure une fonction "affixale" lien entre l'article défini et un radical et le second qui selon nous n'a pas pas à être réalié car il ne sert à rien. On doit dire "l'chemin" et non "lech"min", le e de chemin est un faux Shewa. Dans le cas du démonstratif masculin, le "ce" vient se coller sur le radical : ce livre devient "c'livre" à l'oral, même s'il n'y a pas d'apostrophe, laquelle n'a pas de raison d'être à l'écrit, comme on s'en est expliqué. (cf jacques halbronn Linguistique. La pratique du Shewa) . En français, le shewa joue un rôle central comme marqueur de genre: petit (masculin) et petite ('féminin). Au stade neutre, le mot n'a pas à être prononcé mais seulement épelé. Le mot écrit basculera à l'oral selon le contexte; En ce sens, nous qualifierons le français de "langue contextuelle" et en quelque sorte "quantique" (cf Shroediger), on y gère l'indétermination.(Heisenberg) Si l'on prend le cas de l'allemand avec le "neutre" Klein (petit), il existera au féminin (kleine) avec e et au masculin sans e comme en français si ce n'est que Klein implique qu'au masculin, il y aura diphtongaison, laquelle ne sera pas réalisée au féminin, ce qui maintiendra le "n" final disparu, phonologiquement au masculin. Ce qui nous améne à constater la perte des codes de prononciation permettant de connecter valablement l'écrit et l'oral. Abordons donc la question des traditions orales dans l'histoire des langues. L'énfant est confronté à l'oral avant d'aborder l'écrit dans un second temps, ce qui vaut notamment pour les langues sémitiques lesquelles à l'écrit ne fournissent pas les voyelles, ce qui correspond bel et bien au schéma que nous avons décrit (cf l'affaire du tétragramme). On ne sait pas de nos jours comment on "parlait" l'hébreu, probablement tout autrement que ce qui se passe en "hébreu moderne". L'arabe semble avoir moins perdu le contact avec sa tradition orale du fait d'une Histoire moins chaotique. C'est ainsi, le pronom personnel de la seconde personne du singulier 'ant en arabe et en hébreu אַתָה (prononcé "ata") le "n" a disparu en hébreu mais l'arabe a perdu sa diphtongaison tout comme l'allemand. Il est courant que le "n" ne soit plus réalisé, comme c'est le cas en espagnol, autre langue matin mais plus corrompue que le français lequel aura su généralement, préserver ses diphtongues (cas du tildé) sur le web: 1. Signe en forme de S couché (˜) qui se met au-dessus du n, en espagnol, lorsqu'il se prononce [ɲ] (ex. España). 2. Signe utilisé en transcription phonétique pour indiquer une prononciation nasale (ex. [ɛ̃] notant ain, in, ein). " Mais si l'on prend la première personne du pluriel en français et en espagnol, on observera le 'Allons" (Marseillaise) d'un côté et le Vamos de l'autre avec perte du "n" en espagnol et donc de la diphtongaison. Au départ, l'on devait rendre "Vamons" avec retour au tildé que l'on trouve au XVIe siècle dans la Préface à César (de Nostradamus, 1555) laquelle débute ainsi: Celui qui n'est pas initié ne rendra pas les trois nasales de la phrase: "Ton tard aduenemêt, Cesar Nostradame mon fils, m'a faict mettre mô long temps par côtinuelles vigilatiôs nocturnes" Un des écueils de l'emprunt est précisément lié à l'identification des affixes. C'est ainsi que les préfixes de l'arabe n'auront pas été séparés des radicaux auxquels ils étaient adjoints, on pense notamment à l'article défini, ce qui a donné des barbarismes. Il est clair que l'emprunt linguistique exige de séparer le radical de son cadre d'affixes. Inversement, l'anglais ne sera pas parvenu à séparer les suffixes des radicaux, ce qui aura donné indicate (à partir d'indication), communicate, accentuate, separate, evacuate, appreciate etc alors que la forme en "ate" est suffixale. Ajoutons que certains affixes ont fait l"objet de calques : hors la loi devenu outlaw, hors service, out of service, hors de question et out of the question, hormis donnant without. A l'opposé de "hors", on dispose en français de "en", ce qui a donné enjoy, enforce, en power, enact. Or, un emprunt intelligent aurait su distinguer le préfixe "en" du radical "joie" en remplaçant le préfixe français par un préfixe "anglais". En principe, un affixe est un "Janus", comportant une dualité, d'où les notions de préfixes et de suffixe. Cette dualité apparait comme un outil incontournable - il faut toujours à capter une chose et son contraire". C'est le "up and down" de l'anglais, les "hauts et les bas" du français qui ne semblent pas avoir réussi à accéder au statut d'affixe à la différence de "re" et de "dé (dis)". ANNEXES AFFIXE, linguistique 7 articles ARTICLES AFFIXE, linguistique Écrit par Robert SCTRICK 382 mots Lors de l'inventaire des morphèmes d'un système linguistique, on est conduit à distinguer plusieurs sortes d'unités identifiables dans l'ordre phonétique et partageant la caractéristique de se rapporter au plan de la signification : parmi ces unités, les unes ont un contenu... CHAMITO-SÉMITIQUES LANGUES Écrit par David COHEN 2 753 mots – Affixation de morphème : par exemple,l'affixation d'un morphème, s, š, k ou ' selon les langues, au thème verbal lui confère une valeur « causative » ou « factitive » : akkadien kanâšu, « se soumettre », suknûšu, « soumettre » ; égyptien nfr, « être... DÉRIVATION, linguistique Écrit par Nicole QUENTIN-MAURER 302 mots 1. Formation de nouvelles unités du lexique à partir des morphèmes de base et obtenues par addition, suppression ou remplacement d'un affixe au radical du mot. La dérivation est dite impropre lorsque les mots reçoivent une valeur dérivée nouvelle sans modifier leur forme, mais en changeant... FLEXION, grammaire Écrit par Nicole QUENTIN-MAURER 44 mots Modification morphologique d'un mot variable par l'affixation à sa finale de désinences exprimant les catégories grammaticales. On parle également, par extension, de flexion interne en présence d'alternances internes au radical du mot. FRANCE (Arts et culture) - La langue française Écrit par Gérald ANTOINE , Jean-Claude CHEVALIER , Loïc DEPECKER et Françoise HELGORSKY 15 704 mots 2 médias ...réduire à ces emprunts, si visibles soient-ils. Les procédés de composition et de dérivation restent la source principale de renouvellement. Le système des affixes est en cours de redistribution : si -age, -on, -oir, re-, par exemple, paraissent moins productifs, les créations à partir de -isme, -ion,... MORPHOLOGIE, linguistique Écrit par Robert SCTRICK 323 mots Au sens étroit, la morphologie est la partie de la grammaire qui s'occupe de la formation des mots par adjonction d'affixes à des thèmes. En ce sens, morphologie s'oppose essentiellement à syntaxe, ce dernier champ étant l'étude des rapports entre les éléments de la phrase.... MORPHOLOGIE (psycholinguistique) Écrit par Séverine CASALIS et Pascale COLÉ 2 915 mots ...sens véhiculées par la langue, qui peuvent être soit des éléments libres, il s’agit des racines (« dent » dans « dentiste »), soit des éléments liés, les affixes (préfixes et suffixes) qui n’existent pas comme formes libres – et donc ne peuvent apparaître que combinés à d’autres –, mais véhiculent un sens... Encyclopædia Universalis JHB 16 08 25

jeudi 14 août 2025

jacques halbronn Sociologie politique. La dimension astrologique des élections aux Etats Unis.

jacques halbronn Sociologie politique. La dimension astrologique des élections aux Etats Unis. A la mémoire de notre cousin par alliance , Claude Fohlen (1922- 2008), Professeur à la Faculté de Besançon, auteur de LAmérique anglo-saxonne de 1815 à nos jours, PUF 1965 — Hommage à Maurice Duverger et à ses "lois" « Le scrutin majoritaire à un seul tour tend au dualisme des partis. » Ainsi en Grande-Bretagne. « Le scrutin majoritaire à deux tours ou la représentation proportionnelle tendent au multipartisme" Les sociétés humaines sont alternativement confrontées à faire des choix en sens inverse. Tantôt, il leur faut élaguer, (Solve) tantôt il est question de recruter.(Coagula) Tantôt, ce qui n'est pas perçu comme "indispensable" devra être évacué, délesté, tantôt, on fera appel à des renforts pour alléger les charges individuelles, on "importera". Selon l'astrologie septénale, chaque période est prévue depuis des millénaires, comme devant durer 3 ans et demi, ce qui se rapproche assez bien du timing de la constitution américaine avec ses mandats présidentiels de 4 ans.(Droit constitutionnel) Certaines sociétés ont montré qu'elles étaient capables de se plier aux contraintes d'un tel calendrier tandis que d'autres n'y parviennent pas, sont à la traine. Certes, comme le rappelle le livre du prophéte Jérémie (Ch XXXI), à propos de la question des alliances, il existe tout un programme, un régime, qui est censé s'imposer, bon an mal an, à toute notre Humanité mais il existe aussi des forces qui résistent à une telle discipline, ce qui crée des dysfonctionnements du corps social. Les hommes capables de faire respecter un tel calendrier, sont une petite minorité de " Justes" (en hébreu , le Tsadik)pour reprendre la formule utilisée à propos du destin de la ville de Sodome ( Livre de la Génése, autour d'Abraham). il est souhaitable soient suivis. mais il se peut qu'ils soient, au contraire, poursuivis! Nous avons déjà évoqué la question des "solutions" proposées lors de chaque changement de phase. La recherche de solutions recoupe la problématique traitée ici Car la solution passe par les décisions, à tour de rôle, à propos de ce qu'il serait bon de se débarrasser ou de faire appel. Solutions, donc, foncièrement opposées et complémentaires, à mi-parcours de la période de 7 ans ce qui est au coeur de notre philosophie du droit constitutionnel. Là encore, la constitution des USA nous interpelle avec les intervalles de 2 ans, moitié des 4 ans; en outre, il faut 6 ans au Sénat pour procéder à l'élection ou à la réélection de ses membres. sur le web "Les élections de mi-mandat (en anglais : midterm elections) sont des élections des deux chambres du Congrès des États-Unis qui se tiennent au milieu du mandat quadriennal du président américain, d'où leur nom. Elles rythment la politique intérieure américaine. L'ensemble des 435 sièges de la Chambre des représentants est renouvelé, ainsi qu’un tiers des 100 sièges du Sénat (la Chambre des représentants est entièrement renouvelée tous les deux ans — donc en même temps que l'élection présidentielle et lors des midterms — et le Sénat est, lui, renouvelé d'un tiers tous les deux ans, donc lors de l'élection présidentielle et lors des midterms). Le même jour, de nombreux États fédérés, comtés et villes américaines organisent les élections de leurs propres représentants, sur le modèle fédéral, ou des référendums. Ainsi, presque les deux tiers des gouverneurs, investis du pouvoir exécutif de leur État, seront élus ce jour-là" Le clivage entre Démocrates et Républicains sous tend l'alternance même si l'alternance n'est jamais qu'une option et que l'équipe sortante cherchera toujours à se faire reconduire immédiatement, ce qui pour nous est un contre sens; Le rôle des primaires, au départ, devait prévaloir; Selon nous, selon la logique initialement sous - jacente, chaque camp devait succéder à l'autre et le vote se réduisait au choix du candidat du parti prévu selon les échéances du calendrier et non pas au choix d'un parti par rapport à l'autre; cette alternance n'a pas été systématiquement respectée mais les Primaires jouent un rôle qui ne fait sens dans cette conception de la vie politique. sur le web "Les procédures de mise en candidature aux États-Unis diffèrent de celles de la plupart des autres régimes démocratiques. Au sens strict, le système d’élections primaires (aussi appelé système direct) n’est utilisé qu’aux États-Unis, et seulement dans quelques États. Les élections primaires sont des processus internes des partis qui permettent de choisir le ou les candidats d’un parti politique en vue de la prochaine élection générale en tenant un scrutin à l’intérieur du parti." La France a adopté cette méthode sans en comprendre la véritable portée. "Les primaires ont suscité une vague d’enthousiasme citoyen en renouvelant les processus de désignation des candidats à l’élection présidentielle et en régénérant les partis et la démocratie représentative. Elles s’imposent au croisement de l’efficacité électorale (régler l’épineuse question du leadership dans les partis) et de nouvelles exigences démocratiques (donner plus de pouvoir aux électeurs dans la définition de l’offre électorale). Ce processus de sélection apparaît dans les années 1990 en France, d’abord dans un format « fermé » (réservé aux adhérents) puis ouvert, aux sympathisants, dans un premier temps par les écologistes et les socialistes (2011-2012). La double victoire de François Hollande aux primaires puis à l’élection présidentielle constitue leur mythe fondateur. Sur la base de ce succès, la droite s’y rallie en 2016" Qu'écrivait Duverger sur les primaires américaines( Institutions politiques et droit constitutionnel PUF 1966, p/ 262)? On n'y trouve aucune réflexion structuramisye sur leur raison d'être telle que nous l'avons envisagée.(cf aussi "les partis politiques " in Sociologie Politique, PUF 1967, pp/ 357 et seq) Ces deux ouvrages parurent du temps où nous suivions ses cours à Paris II Assas, droit et sciences économiques On notera que la consitution américaine a un calendrier qui n'est pas tributaire des aléas de la vie politique, grâce au poste de Vice -Président lequel succéde au président jusqu'à la fin du mandat engagé, ce qui n'est pas le cas en France, avec de Gaulle et Pompidou qui ne terminèrent pas leur mandat, lequel sera suivi immédiatement de nouvelles élections; JHB 14 08 25