Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
dimanche 23 novembre 2025
jacques halbronn Les confusions autour des idée d"homme et de Dieu dans le commentaires bibliques. L'un et le multiple
jacques halbronn Les confusions autour des idée d"homme et de Dieu dans le commentaires bibliques. L'un et le multiple. Le premier chapitre de la Genése nous parle d'Adam, doté d'une certaine dualité à l'image de son Créateurr. Au chapitre II, il est questuib de modifier le plan divin en dotant Adam d'une compagne. Selon nous l'Adam premier n'a nul besoin d'aide du fait de sa polyvalence, luie permettant de varier ses activités de façon cycique. Ce qui figure au Ch II est donc un ajout de faussaires visant à mpontrer qu'un apport extérieur est nécessaire, en vue de justifier une forme de reconcilation après la sécession survenue à la mort de Salomon, réconciliation qu'aura tenté d'obtenir Jésus quand il s'est rendu auprès de populations bannies.(Galilée)
On retrouve le même syndrome en Astrologie, quand, au lieu de se contenter d'un seul vecteur céleste (Saturne, Soleil), l'on aura opté pour le thème astral englobant une pluralité de planétes, y compris celles découvrtes depuis la fin du XVIIIe siècle, oubliant qu'une seule planéte peut fonctionner dans des registres successifs et alternatifs, sur une certaine durée.
Par ailleurs, l'idée d'un Dieu unique n'est recevavle, selon nous, qu'au niveau du Créateur et non à celui des dieux (esprits,génies) se disputant des alliances avec une pluralité de peuples: alliance de Yahwé avec le peuple de Madian, par l'entremise de Moïse (Exode III), alliance d'un dieu avec Abraham et le peuple qui en sera issu,, scellée par la circoncision d'Isaa, alliance d'Alah avec le peuple arabe, par l'entremise de Mahomet, alliance des Enfants d'Israel avec un dieu, par l'entremiise de Jésus allant vers les tribus perdues de la maison d'Israel.(ce qui reprend le schéma d'Exode III). On a noté que les pratiques synagogales sont fortement impactées par le narratif des enfants d'Israel;, du fait de la chute du Temple de jérusalem.(an 70)
D'ailleurs:, cette diversité de dieux est reconnue et il est seulement demandé de rester fidéle à l'alliance concernée. Le fait de déclarer ne pas devoir adorer d'autres dieux est révélateur tout comme l'affirmation qu'il n'existarait pas de dieux comparables, sans oublir le Allah AKbar qui est un superlatif, indiquant qu'Allah est ls plus grand (Akbatr) mais nullement le seul. Rappelons tout de même le pluriel d'Elohim et d'Adonay.
Traduire Adam par homme constitue un contre sens majeur. Adam s'oppose à Ish et Isha. (cf Exode II, 23).
Genése II
כב וַיִּבֶן יְהוָה אֱלֹהִים אֶת-הַצֵּלָע אֲשֶׁר-לָקַח מִן-הָאָדָם, לְאִשָּׁה; וַיְבִאֶהָ, אֶל-הָאָדָם. 22 L’Éternel-Dieu organisa en une femme la côte qu’il avait prise à l’homme, et il la présenta à l’homme.
כג וַיֹּאמֶר, הָאָדָם, זֹאת הַפַּעַם עֶצֶם מֵעֲצָמַי, וּבָשָׂר מִבְּשָׂרִי; לְזֹאת יִקָּרֵא אִשָּׁה, כִּי מֵאִישׁ לֻקְחָה-זֹּאת. 23 Et l’homme dit: "Celle-ci, pour le coup, est un membre extrait de mes membres et une chair de ma chair; celle-ci sera nommée Icha, parce qu'elle a été prise de Ich.
La formule "Fils de l'homme" devrait être rendue par fils d'Adam (cf la généalogie de Jéuss, dans l'Evangile de Luc) sinon cela serait une banalité!:
web
"L'expression "fils de l'homme" est utilisée de manière variée dans les Écritures. Jésus est effectivement désigné comme le Fils de l'homme dans le Nouveau Testament (88 fois, pour être exact). Le terme "fils de l'homme" se retrouve également dans l'Ancien Testament. Le prophète Ezéchiel est appelé "fils de l'homme" plus de 90 fois. Ainsi, Jésus et Ézéchiel peuvent tous deux être appelés à juste titre "fils de l'homme" ; mais il y a quelque chose d'unique dans la façon dont ce titre est appliqué au Christ.
Dans les évangiles, Jésus se désigne souvent comme le Fils de l'homme (par exemple, Matthieu 16:27 ; Marc 14:21 ; Luc 7:34 ; Jean 3:13). L'utilisation de ce titre par Jésus le relie à Daniel 7:13-14, un passage décrivant le Messie à venir : "Pendant que je regardais dans mes visions nocturnes, quelqu'un qui ressemblait à un fils de l'homme est venu avec les nuées du ciel. Il s'est avancé vers l'Ancien des jours et on l’a fait approcher de lui. On lui a donné la domination, la gloire et le règne, et tous les peuples, les nations et les hommes de toute langue l’ont servi. Sa domination est une domination éternelle qui ne cessera pas et son royaume ne sera jamais détruit". Les maîtres de la loi de l'époque où Jésus était sur terre ont aisément compris le sens de l'expression "Fils de l'homme" qu'il a utilisée pour se désigner lui-même. L'utilisation de cette expression par Jésus souligne son statut exalté en tant que personne de la Divinité et le fait qu'il accomplit la prophétie de Daniel.
En outre, ce n'est que dans les évangiles que nous trouvons le terme "fils de l'homme" associé à l'article défini "le". Jésus s'est toujours appelé "le Fils de l'homme", comme s'il était le seul à exister. En utilisant l'article défini, Jésus s'oppose à d'autres personnalités de la Bible associées au même terme. Ezéchiel n'est jamais appelé "le fils de l'homme" ; il est toujours un "fils de l'homme", c'est-à-dire un parmi d'autres." En fait Jésus,dans la généalogie, est "fils d'Adam", lequel est fils de Dieu, au sens d'Adam crée directement par Dieu.
Les Cathololiques ont raison de proner le célibat des prêtres car ceux_ci se référent au personnage d'Adam, au sens du Chapitre premier du Livre de la Genése lequel ne prevoit paqs l'adjonction d'une femme. Etre Adam, c'est s'inscrire dans une lignée d'exception qui ne saurait se mettre sous la coupe d'une femme/ nous avons déjà eu l'occasion de dénoncer le binome "Moi et Toi", où chacun deviel la chose de l'autre et en constitue l'étroit horizon. Adam n' a pas à s'aligner sur le sort des animaux lesquels pratiquent l'accouplement.
JHB 23 11 25
samedi 22 novembre 2025
jacques halbronn Epistémologfie. La recherche astrologique dépend de la qualité /justesse, de la description sociologique plus qu'historique.
jacques halbronn Epistémologfie. La recherche astrologique dépend de la qualité /justesse, de la description sociologique plus qu'historique.
Pour pouvoir affirmer que l'astrologie "marche" ou ne "marche pas", encore faut-il travailler sur un ensemble pertinent de données comparables. On ne saurait, en effet, appliquer l'astrologie à tout et à n'importe quoi. Or, le thème natal est une donnée tellement souple de par la diversité de son contenu qu'il ne saurait servir d'étalon. L'astrologie se doit de se référer non pas à l'Histoire riche en épiphénoménes mais à la Sociologie, vouée à rechercher des constantes, valables à travers les siècles. Il convient en tout cas d'éviter de fonder un modéle astrologique sur une période trop étroite, contemporaine, et d'en tirer un enseignement généralisable à l'échelle de l'Humanité, un travers dont nous avons nous mêmes, pu être victime de par une volonté d'inscrire l'astrologie dans la problématique du moment, erreur fatale! On ne tombera pas dans le piège consistant à opposer des phénoménes du même ordre, au nom de certains préjugés idéologiques. Nous donnerons pour exemple le traitement du PC en 1981 et du RN en 2024. Il nous importera point que ces deux partis correspondent à des postures jugées opposées car ce qui compte, c'est ce qu'ils ont en commun.
En 1981, en phase Zéro de Saturne, Mitterrand a fait entrer des ministres communistes dans son gouvernement comme Charles Fiterman. ministre des Transports. (dates :23/06/1981-17/07/1984). Inversement, en phase 45 de Saturne, un Front Républicain se constitua pour faire barrage au RN, Macron mélant les voix de son courant avec celle du NFP (Nouveau Front Populaire) sans disposer pour autant d'un programme commun de gouvernement comme Mitterrand en 1981. On dira que la phase Zéro est une phase d'intégration et la phase 45 une phase d'Exclusion, les deux phases se suivant sur une période de 7 ans. (cf La récente exposition « EXCLURE, PERSÉCUTER, RÉINTÉGRER : Des victimes de la législation antisémite à la faculté de droit de Paris (1940-1945)).
Selon nous c'est sur un tel créneau que la recherche astrologique devrait se focaliser dans la Longue Durée, ce qui ne signifie pas que les phases doivent être longues mais qu'elle sont récurrentes au cours de toute l'Histoire de l'Humanité et sous toutes les latitudes. La phase "Zéro" actuelle est marquée par un désir de réintégration qui semble devoir bénéficier à la Russie, comme le montrent les récentes prises de position de Trump alors que nous sortons d'une phase 4 de diabolisation dont aura largement profité l'Ukraine. Mais les choses n'ont qu'un temps, la roue tourne. Si l'on compare 1940 et 2024, à 84 (7x12) ans de distance l'on observe des similitudes susceptibles de choquer les observateurs, trop impactés par leur affect, entre le rejet des Juifs (cf les lois antijuives excluant les Juifs de la fonction publique, notamment dans les Universités) et celui du RN, avec dans les deux cas, un contexte 45 d'exclusion des responsabilités publiques, le RN ayant été , alors( Saturne en poissons. jugé par le président Macron, à n'importe quel prix, indigne de pouvoir donner un Premier Ministre à la France. Inversement, le passage de Saturne en phase zéro (à 15° du signe fixe précédant le signe cardinal) correspond à un processus de réintégration (cf l'exemple de la Faculté de Droit de Paris), de dédiabolisation, ce qui se produira avec l'écroulement de l'emprise nazie sur le continent européen. Dans le cas de la création de l'Etat d'Israel, il convient de souligner la basculement qui va s'opérer et qui produira une situation de rejet radical par le monde arabe du plan de partage (avec Saturne dépassant le 15° Lion), soit une sorte de répétition de ce qui s'était passé 7 ans plus tôt, en 1940.
sur le web
"Le 15 mai 1948, lendemain de la proclamation de l'Etat d'Israël par David Ben Gourion, afin de soutenir les Palestiniens et par crainte que l'Etat d'Israël ne menace l'équilibre régional, les armées égyptienne, syrienne, irakienne, jordanienne et libanaise déclarent la guerre à Israël."
On aura compris que ce sont bien là des situations qui se retrouvent alternativement à toutes les époques, sans distinction et c'est bien ce critère qui en fait des sujets d'étude pour l'Astrologie et non des questions de "guerres mondiales" (cf l'indice cyclique d'André Barbault et son ouvrage de 1967 Les astres et l'Histoire, Ed JJ. Pauvert)
JHB 22 11 25
jacques halbronn Le vrai cycle de Saturne, au départ, était de 27 ans .Réduction théosophique 9
jacques halbronn Le vrai cycle de Saturne, au départ, était de 27 ans .Réduction théosophique 9
Il importe de considérer le systéme solaire comme une structure géométrique cohérente sur le plan numérique. Or, le chiffre 9 joue un rôle structurel majeur; 90, 45, 180 sont tous réductibles à 9 tout comme 135 ou 360/ C''est pourquoi nous préférerons 27 à 28 ou 29 vu que 2+ 7 = 9 et cela vaut pour la Lune laquelle devait avoir été programmée pour 27 jours et non 28 ou 29. En pratique, la division de 27 ans en 4 parties ne change pas grand chose, cela donne 6,75 ans au lieu de 7 ans, ce qui expérimentalement n'est guère perceptible. 6, 75 = 6+ 7 +5 =18 =9. La loi de Bode n'est pas affectée par ce changement de faible portée astronomiquement mais déterminant au niveau de la géométrie sacrée. On voit là en quoi l'astrologie peut se démarquer de l'astronomie.
sur le web Réduction théosophique.
La différence entre le calcul vertical et le calcul horizontal
Prenons la date du 10 avril 1986. Pour effectuer le calcul vertical, il suffit de compter 10 plus 4 plus 1986. Le résultat sera 2000, ce qui, une fois réduit donne 2. Par contre, si le calcul de cette même date est effectué à l’horizontal, le résultat sera différent. Il s’agira cette fois de décomposer la date pour en faire la somme. Soit 1 + 0 + 0 + 4 + 1 + 9 + 8 + 6. Cela donne 29, qui une fois réduit, c’est-à-dire 2 + 9 donne 11. C’est un nombre maître et il est couramment admis qu’il doit être conservé en l’état.
2. Les calculs numérologiques en rapport avec le calendrier Réduction théosophique. Le 9.
Le calcul de l'Année Universelle
L’Année Universelle est un élément qu’il est essentiel de savoir déterminer. En effet, elle est utilisée dans d’autres calculs. Par exemple, pour trouver la vibration de l’année 2025, appliquez simplement la réduction théosophique sur celle-ci. L’opération sera donc 2 + 0 + 2 + 5 soit 9. Une Année Universelle peut être un nombre maître, comme pour l’année 2027. En effet, 2 + 0 + 2 +7 donnent précisément 11."
La preuve par neuf
web
En arithmétique, la preuve par neuf est une technique permettant de vérifier un calcul mental ou effectué « à la main ». Malgré son nom, cette technique n'est pas une preuve mathématique, car elle peut montrer qu'un résultat est erroné, mais si la technique ne trouve pas d'erreur, elle ne permet pas de conclure que le résultat est correct. Le principe général est de refaire le calcul beaucoup plus simplement, en remplaçant chaque nombre supérieur ou égal à 10 par la somme de ses chiffres, de façon répétée.
Cette technique est en fait une application des propriétés de l'arithmétique modulaire puisqu'elle revient à calculer modulo 9" Rappelons que la grosses prend 9 mois:
web
". De l’œuf au fœtus, votre enfant se développe pendant les 9 mois de votre grossesse."
Vu que la menstruation est liée à la Lune, il nous semble cohérent de penser que le cycle Lunaire, à la base, est bien de 27 jours, soit3x9. Il y a, en tout cas, analogie même si la causalité est contestée.
JHB 22 11 25
jacques halbronn Astrologie Septénale. Importance du seuil de 22 degrés (45/2; 90/4)
jacques halbronn Astrologie Septénale. Importance du seuil de 22 degrés (45/2; 90/4)
La division de l'espace temps sur la base de 90 degrés se retrouve dans la description de notre globe terrestre. On compte 90 degrés entre l'équateur et chaque pôle(N/S) comme pour le passage de Saturne sur les axes équinoxiaux et solsticiaux (liés aux 4 Saisons) On note que l'on parle d'un tropique du Cancer et d'un tropique du Capricorne en géographie. Il existe toutefois un léger décalage puisque quand on divise 90° par 4, on obtient 22°30 et non 23° 27/
" Le cercle arctique est, dans l'hémisphère nord, la latitude la plus au sud sur laquelle il est possible d'observer le soleil de minuit au moins un jour dans l'année. Il est situé à 66° 33' 42" N. Sa position précise est déterminée en fonction de l'inclinaison de la Terre, et se déplace vers le nord d'environ 14,3 m par an."
"Les tropiques constituent la région de la Terre la plus proche de l'équateur. Leurs limites sont marquées par 2 cercles imaginaires tracés autour du globe. Le tropique du Cancer indique la limite nord. Sa latitude (distance par rapport à l'équateur) est de 23° 27' Nord" Rappelons aussi le cas du nombre Pi que l'on associe à 22/7
Sur le web
" le nombre Pi (π). π est une constante arrondie à 3,14. Il s'agit du rapport entre la circonférence d'un cercle et son diamètre ou entre la superficie d'un cercle et le carré de son rayon. 3,14 est une approximation, dans la réalité c'est 3,14159265358"
En Astrologie septénale, le passage de Saturne à 22° des axes équinoxiaux correspond à une culmination, donc à un sommet , ce qui ne saurait être le cas du début ou de la fin d'une phase de 45° laquelle peut également être divisée en deux fois 22°30, ce qui donne 67°30 à rapprocher des 66° 33 du cercle arctique (cf supra) C'est donc l'intervalle de Saturne de 22°30 et de 67°30 avec les dits axes qui déterminera les manifestations les plus remarquables de son cycle, en Astrologie Septénale. En ce sens, la division en 16 du cercle nous apparait comme la plus opérationnelle si l'on recherche une précision optimale au niveau prévisionnelle.
Rappelons qu'il y a 22 lettres dans l'alphabet hébraique et dans les Arcanes majeurs du Tarot.
JHB 22 11 25
vendredi 21 novembre 2025
jacques halbronn Linguistique. Les affixes relévent de l'oralité et les radicaux du stade écrit. Le français, langue initiatique
jacques halbronn Linguistique. Les affixes relévent de l'oralité et les radicaux du stade écrit. Le français, langue initiatique
Selon nous, les affixes n'ont pas à figurer à l'écrit mais ne doivent apparaitre qu'à l'oral. On a là une division majeure du lexique qui n'a pas été suffisamment soulignée, du moins à notre connaissance. Cela signifie que la présence d'affixes à l'écrit n'est pas pertinente et reléve d'un facheux empiétement. L'écrit s'épelle mais ne se parle pas. Dans le cadre de notre modéle triangulaire, l'écrit se situe dans la neutralité poysémique, ce qui implique un certain suspense, une liberté mais aussi une charge pour le locuteur . Ce n'est qu'à l'oral que tout va se décider, positif ou négatif, masculin ou féminin, passé ou futur.
Nous ajouterons que le passage du nom à l'adjectif et à l'adverbe obéit à ce même principe. On passe ainsi d'essence à essentiel et à essentiellement par l'adjonction de la lettre "L", comme nature et naturel/naturellement.
Il importe de recourir à des affixes liés à un même radical plutôt qu'à des synonymes qui occultent complétement la transparence morphologique. On prendra le contre exemple du français quand il oppose fermé à ouvert au lieu de couvert. De meme il importe que le locuteur ait conscience que découvrir s'oppose à couvrir et l'interface entre couvert et ouvert. On aura compris que pour nous, une langue trop synonymique (du fait de ses emprunts) n'est pas appropriée pour la didactique des langues et notamment pour l'éveil de l'enfant qui dépendra trop d'une aide extérieur alors que le respect des affixes lui rend l'apprentissage bien plus aisé. Il apparait que le masculin du français est la forme la plus accomplie du processus de liaison et qu'il laisse le plus d'initiative au locuteur et permet notamment la diphtongaison, laquelle tend à disparaitre au féminin (un/une) mais c'est aussi celle qui exige la plus grand attention de la part du récepteur qui risque de manquer la perception d'un affixe à l'oral. En outre, pour l'émetteur, la liaison exige une gymnastique qui doit s'acquèrir très tôt. En ce sens, la langue française nous apparait comme fortement initiatique et donc élitique, générant toutes sortes de corruptions de la part des étrangers. C'est ainsi que le préfixe négatif "n" peut échapper à l'oreille distraite et ne pas être identifié comme tel, dès lors qu'il s'accompagne d'un e muet. Force est de constater que la plupart des langues que nous connaissons n'offrent pas la même sophistication que le français. Le cas de l'anglais est assez particulier en raison de sa dépendance chronique par rapport au français, d'où des forme en "don't, can't" etc comportant une apostrophe censée remplacée non pas un "e" mais un "o" (I do not, I cannot) formes étrangères aux autres langues dites germaniques d'où notre classement de l'anglais comme relevant de la francophonie tant au niveau lexical qu'au niveau phonologique. L'usage intensif du "o" et du "a" (en français, la, ma, sa, ta) casse le rythme du discours oral et alourdisse singulièrement la communication.
JHB 21 11 25
jacques halbronn Théologie. La question de l'épigénétique et de la relation judéo-chrétienne.
jacques halbronn Théologie. La question de l'épigénétique et de la relation judéo-chrétienne.
sur le web
"Selon le dictionnaire Le Robert, la préformation est « une des deux théories biologiques en lutte aux xviie et xviiie siècles, selon laquelle l’organisme vivant est complètement constitué dans le germe ». Son opposé est l’épigenèse, « théorie selon laquelle un embryon se développe par différenciations successives de parties nouvelles ». Ce sont des définitions actuelles, qui donnent à ces deux termes un sens tranché, à savoir celui que l’on utilise couramment dans l’enseignement des sciences biomédicales. Leur précision occulte cependant l’existence d’une controverse longue de bien plus que deux siècles, qui a vu s’affronter des principes philosophiques et religieux, puis des conceptions et des observations scientifiques en un débat finalement sans vainqueur véritable, du moins avant le milieu du xixe siècle qui consacrera l’épigenèse dans sa définition actuelle. L’analyse de l’intrication de ces différentes approches du problème de la reproduction est un exemple de la place des représentations dans la construction d’un savoir scientifique."
Il y a 59 ans, (2 cycles de Saturne) nous avions tenté de rendre compte du phénoméne juif en raison de conditions historiques ayant abouti à générer celui-ci. Ci -dessous une lettre datant de 1966 donc antérieure à la Guerre des Six Jours. (juin 1967)
05. 02. 66 Lettre à un éditeur
« Les Juifs ont un passé qui progressivement les aura rendus des « génies ». (..) L’Etat d’Israël peut devenir l’état le plus puissant du monde. L’antisémitisme et le racisme apparaissent fondamentalement différents, opposés. L’antisémitisme est la conséquence de la mentalité juive. Le racisme est la conséquence de la mentalité blanche. Les peuples persécutés au nom du racisme n’ont pas acquis les facultés des Juifs. Il faut séparer fortement mentalité et capacités cérébrales. Les facultés des Juifs ne sont pas dues à l’antisémitisme mais à la dispersion. Elles ne disparaîtront donc qu’avec la dispersion. Qu’avec l’imitation par Israël des autres États classiques. (..) Même si l’antisémitisme persiste. Le peuple juif doit apprendre à savoir ce qu’il peut attendre de lui-même. On peut comprendre la nature du peuple juif à trois niveaux différent. Soit le peuple juif n’est pas peuple, soit il n’est que Peuple, soit il est le Peuple. Certains considèrent le peuple juif comme une réalité artificielle et produite par une société malade : si cette société guérit, le Juif disparaît. Certains se plaisent à croire que le Peuple Juif est un peuple comme les autre et qui va, à présent qu’il en a la possibilité, être accepté au sein des nations. Enfin, certains mettent le Peuple juif à part, peuple élu, qui sera le guide des hommes parce que Dieu lui a fixé cette mission. Ces trois conceptions sont à la fois exactes et incomplètes. Il est exact que le Juif a développé des traits, à certaines époques, en certains endroits, qui sont ceux d’un persécuté, d’un souffre-douleur. L’exemple des camps de concentration nous montre, à l’extrême, ce qu’un homme peut devenir (.) Il est exact que le Juif peut se comporter, à certaines époques, pendant un certain temps, comme tout être, quel qu’il soit sans qu’aucune différence ne soit perceptible. L’exemple de l’Etat d’Israël aujourd’hui nous le montre de même que (..) sous David ou Salomon. Il est exact que le Juif a exercé sur les hommes une énorme influence, dans tous les domaines et surtout par sa religion qui est le fondement d’un grand nombre de civilisations. Mais ces trois conceptions sont incomplètes, elles ne sont pas suffisamment approfondies. Il existe un autre conflit lorsque l’on tente de définir le peuple juif. Le juif est-il une réalité historique ou une réalité physique ? Les trois conceptions signalées considèrent le peuple juif comme réalité historique, soit causée par l’antisémitisme, soit, comme tout peuple, par les événements qui parcourent son histoire, soit comme tribu sémitique transcendée et choisie par Dieu. ( ..). Le Peuple Juif existe avant son Histoire, est cause et non produit de son Histoire. Il n’est pas plus absurde d’affirmer qu’un peuple normal devient différent sous quelque influence que cela soit que de penser que s’il est différent, c’est qu’il a toujours été différent, sinon consciemment, du moins physiquement. Expliquer par la force de l’habitude l’évolution historique n’est pas plus raisonnable que la supposition selon laquelle le Peuple Juif n’a fait que réagir ou fait réagir par sa nature différente et qu’il n’est resté fidèle à sa religion que parce que cette religion était l’expression de lui-même".
Aujourd'hui, depuis déjà quelque temps, nous avons renoncé à l'approche épigénétique pour les Juifs comme pour l'Astrologie voire pour la langue française. Nous optons pour la thèse "créationniste" versus la thèse "évolutionniste", celle du "dessein intelligent" Nous sommes en face de structures artificielles, d'une SurNature, d'une Nature transformée par une technologie supérieure qui nous est "donnée" à vivre, laquelle n'est pas le fait d'un dieu big bang mais d'un dieu issu de l'évolution et la transcendant.. On confond souvent Adam et Abram (devenu Abraham)
Sur le web
"Abraham est ainsi le premier homme à croire à la promesse de Dieu et le premier à sceller une Alliance avec lui. Il est le premier prophète (Gn 20, 7), le premier à construire des autels et à préparer l'Alliance par le sacrifice d'animaux (plutôt qu'humains), le premier à pratiquer la circoncision (Gn 17)." Ce personnage d'Abraham reléve d'un autre narratif situé dans Genése 17. Cette apparition n'est pas sans faire penser au Buisson Ardent d'Exode III. Même verbe en hébreu: וַיֵּרָא
א וַיְהִי אַבְרָם, בֶּן-תִּשְׁעִים שָׁנָה וְתֵשַׁע שָׁנִים; וַיֵּרָא יְהוָה אֶל-אַבְרָם, וַיֹּאמֶר אֵלָיו אֲנִי-אֵל שַׁדַּי--הִתְהַלֵּךְ לְפָנַי, וֶהְיֵה תָמִים. 1 Abram étant âgé de quatre-vingt-dix-neuf ans, Yahwé lui apparut וַיֵּרָא et lui dit: "Je suis le Dieu tout-puissant; conduis-toi à mon gré, sois irréprochable,
ב וְאֶתְּנָה בְרִיתִי, בֵּינִי וּבֵינֶךָ; וְאַרְבֶּה אוֹתְךָ, בִּמְאֹד מְאֹד. 2 et je maintiendrai mon alliance avec toi, et je te multiplierai à l'infini."
ג וַיִּפֹּל אַבְרָם, עַל-פָּנָיו; וַיְדַבֵּר אִתּוֹ אֱלֹהִים, לֵאמֹר. 3 Abram tomba sur sa face, et Elohim lui parla de la sorte:
ד אֲנִי, הִנֵּה בְרִיתִי אִתָּךְ; וְהָיִיתָ, לְאַב הֲמוֹן גּוֹיִם. 4 "Moi-même, oui, je traite avec toi: tu seras le père d'une multitude de nations.
ה וְלֹא-יִקָּרֵא עוֹד אֶת-שִׁמְךָ, אַבְרָם; וְהָיָה שִׁמְךָ אַבְרָהָם, כִּי אַב-הֲמוֹן גּוֹיִם נְתַתִּיךָ. 5 Ton nom ne s'énoncera plus, désormais, Abram: ton nom sera Abraham, car je te fais le père d'une multitude de nations.
ו וְהִפְרֵתִי אֹתְךָ בִּמְאֹד מְאֹד, וּנְתַתִּיךָ לְגוֹיִם; וּמְלָכִים, מִמְּךָ יֵצֵאוּ. 6 Je te ferai fructifier prodigieusement; je ferai de toi des peuples, et des rois seront tes descendants.
ז וַהֲקִמֹתִי אֶת-בְּרִיתִי בֵּינִי וּבֵינֶךָ, וּבֵין זַרְעֲךָ אַחֲרֶיךָ לְדֹרֹתָם--לִבְרִית עוֹלָם: לִהְיוֹת לְךָ לֵאלֹהִים, וּלְזַרְעֲךָ אַחֲרֶיךָ. 7 Cette alliance, établie entre moi et entre toi et ta postérité dernière, je l'érigerai en alliance perpétuelle, étant pour toi un Dieu comme pour ta postérité après toi.
Exode
א וּמֹשֶׁה, הָיָה רֹעֶה אֶת-צֹאן יִתְרוֹ חֹתְנוֹ--כֹּהֵן מִדְיָן; וַיִּנְהַג אֶת-הַצֹּאן אַחַר הַמִּדְבָּר, וַיָּבֹא אֶל-הַר הָאֱלֹהִים חֹרֵבָה. 1 Or, Moïse faisait paître les brebis de Jéthro son beau-père, prêtre de Madian. Il avait conduit le bétail au fond du désert et était parvenu à la montagne divine, au mont Horeb.
ב וַיֵּרָא מַלְאַךְ יְהוָה אֵלָיו, בְּלַבַּת-אֵשׁ--מִתּוֹךְ הַסְּנֶה; וַיַּרְא, וְהִנֵּה הַסְּנֶה בֹּעֵר בָּאֵשׁ, וְהַסְּנֶה, אֵינֶנּוּ אֻכָּל. 2 Un ange du Seigneur lui apparut וַיֵּרָא dans un jet de flamme au milieu d'un buisson. Il remarqua que le buisson était en feu et cependant ne se consumait point.
On comparera avec la création d'Adam :
כו וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, נַעֲשֶׂה אָדָם בְּצַלְמֵנוּ כִּדְמוּתֵנוּ; וְיִרְדּוּ בִדְגַת הַיָּם וּבְעוֹף הַשָּׁמַיִם, וּבַבְּהֵמָה וּבְכָל-הָאָרֶץ, וּבְכָל-הָרֶמֶשׂ, הָרֹמֵשׂ עַל-הָאָרֶץ. 26 Dieu dit: "Faisons Adam à notre image, à notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail; enfin sur toute la terre, et sur tous les êtres qui s'y meuvent."
כז וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם בְּצַלְמוֹ, בְּצֶלֶם אֱלֹהִים בָּרָא אֹתוֹ: זָכָר וּנְקֵבָה, בָּרָא אֹתָם. 27 Dieu créa Adam à son image; c'est à l'image de Dieu qu'il le créa. Mâle et femelle( Zakhar Neqéva) il Le créa (Bara Oto)
Il y a là un paralléle dans le texte de la Genése qui use des mêmes termes pour Adam et pour les animaux "mâle et femelle" alors que cette dualité divine "Dieu créa Adam à son image" ne saurait être traitée de la même façon. Or, théologiquement, la dualité divine ne saurait signifier l'existence de deux êtres distincts et cela vaut également pour la dualité adamique analogue à celle de Dieu: il y a là un facheux télescopage tant au niveau théologique qu'anthropologique.
Sur le web
" L'alliance conclu avec Dieu permet à Noé de monter sur l'Arche avec sa femme, ses fils et les conjointes de ses fils. Parallèlement, il doit faire monter sur son Arche deux membres (un mâle et une femelle) de chaque espèce que ce soit bétail, reptiles ou encore oiseaux."
Genése VI Dieu à Noé:
יח וַהֲקִמֹתִי אֶת-בְּרִיתִי, אִתָּךְ; וּבָאתָ, אֶל-הַתֵּבָה--אַתָּה, וּבָנֶיךָ וְאִשְׁתְּךָ וּנְשֵׁי-בָנֶיךָ אִתָּךְ. 18 J'établirai mon pacte avec toi: tu entreras dans l'arche, toi et tes fils, et ta femme et les femmes de tes fils avec toi.
יט וּמִכָּל-הָחַי מִכָּל-בָּשָׂר שְׁנַיִם מִכֹּל, תָּבִיא אֶל-הַתֵּבָה--לְהַחֲיֹת אִתָּךְ: זָכָר וּנְקֵבָה, יִהְיוּ. 19 Et de tous les êtres vivants, de chaque espèce, tu en recueilleras deux dans l'arche pour les conserver avec toi: ce sera un mâle et une femelle.(Zakhar; Neqéva)
כ מֵהָעוֹף לְמִינֵהוּ, וּמִן-הַבְּהֵמָה לְמִינָהּ, מִכֹּל רֶמֶשׂ הָאֲדָמָה, לְמִינֵהוּ--שְׁנַיִם מִכֹּל יָבֹאוּ אֵלֶיךָ, לְהַחֲיוֹת. 20 Des oiseaux selon leur espèce; des quadrupèdes selon leur espèce; de tout ce qui rampe sur la terre, selon son espèce, qu'un couple vienne auprès de toi pour conserver la vie.
.
De la même façon, contre -épigénétique, la langue française, à son origine, est un "don" de Dieu et non le résultat de quelque évolution, si ce n'est en raison de sa corruption. Et cela vaut pour l'Astrologie laquelle n'est pas issue de la "Nature" mais transcende celle-ci.
Le christianisme est marqué par une démarche épigénétique, qui accorde de l'importance à l'imprévu, à l'accident/incident (le péché originel), alors que, pour nous, le judaisme adamique n'accepte pas les Dix Commandements, ni une quelconque intervention divine, une fois le plan divin établi. On est dans une logique de Deus Faber; de Grand Architect de l'Univers.
sur le web
L'idée d'un Être Suprême dont l'intelligence ordonnerait l'univers, comme pourrait le faire un « grand architecte » ou un « grand horloger », est constitutive de ce qu'on nomme la religion naturelle On la trouve déjà chez Cicéron :
« Quoi de plus manifeste et de plus clair, quand nous avons porté nos regards vers le ciel et contemplé les corps célestes que l'existence d'une divinité d'intelligence absolument supérieure qui règle leurs mouvements ? [...] non seulement la demeure céleste et divine a un habitant, mais celui qui l'habite exerce sur le monde une action directrice, il est en quelque sorte l'architecte d'un si grand ouvrage et veille à son entretien "
On la retrouve aussi chez Jean Calvin qui, dans son traité « Institution de la religion chrétienne », appelle à plusieurs reprises Dieu « Grand Architecte » ou « Architecte de l'Univers ».
Mais la métaphore selon laquelle Dieu pourrait être conçu comme étant le « Grand Architecte de l'Univers » se rapporte surtout à l'une des idées-clés de la philosophie des Lumières. Elle est particulièrement liée à Leibniz (1646-1716) qui, après la philosophie cartésienne, l’empirisme de Locke et la science newtonienne affirme par exemple :
« Il résulte de la perfection suprême de Dieu qu’en produisant l’univers, il a choisi le meilleur plan possible [...] »
JHB 21 11 25
jeudi 20 novembre 2025
Alexandre Goderniaux : Signes célestes et pouvoir royal : La comete de l’ire de Dieu (1611), manifeste prophétique pour Louis XIII
Pépite : Signes célestes et pouvoir royal : La comete de l’ire de Dieu (1611), manifeste prophétique pour Louis XIII
Billet rédigé par Alexandre Goderniaux
Illustration de Judicium astrologicum, von dem newen Cometa den I. Decemb. 1618 zu Augspurg gesehen worden. Auteur non identifié ; Elias Ehinger, auteur de texte. Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
La comete de l’ire de Dieu. Nous advertissant des maux dont les terres d’Occident sont menacees d’icy à la conversion du Turc à l’Eglise catholicque, apostolique et romaine. À commencer de l’an 1612. Sous un titre ample, typique des imprimés d’actualité des XVIe et XVIIe siècles, se déploie un document d’une quarantaine de pages paru en 1611 chez Claude Percheron, imprimeur-libraire parisien. Très peu étudié jusqu’ici, il semble en outre avoir circulé de façon extrêmement limitée1, mais se révèle néanmoins d’un intérêt historique majeur : il montre, à trois niveaux, comment la mise en récit de prodiges peut devenir un instrument polémique dans un contexte particulièrement dense, à la jonction de l’expérience du présent et des projections sur l’avenir, de la littérature prophétique et du manifeste politique.
La comete de l’ire de Dieu illustre de manière exemplaire le rôle politique des récits prodigieux dans les imprimés d’actualité des XVIᵉ et XVIIᵉ siècles. Durant la première Modernité, alors que certaines voix contestent que catastrophes, naissances monstrueuses ou phénomènes astronomiques revêtent une signification particulière, d’autres, à l’abri de l’anonymat, s’en emparent au contraire pour élaborer des lectures originales, parfois même subversives. Limité à un texte seul – là où d’autres imprimés proposent des illustrations de phénomènes célestes –, l’opuscule alterne prophéties et prières, nouant étroitement interprétation astronomique et commentaire sur l’actualité du temps.
La comte de l’ire de Dieu […], Paris, Claude Percheron, 1611. Source : Bibliothèque municipale de Lille / Alexandre Goderniaux
L’auteur anonyme affirme d’abord que Dieu intervient sur terre « pour advertir tout homme vivant » (p. 2r). Les signes envoyés à ses fidèles doivent être lus comme autant d’avertissements et conduire au repentir pour éviter le courroux céleste : « Aussi-tost verras Dieu monstrer sa colere/ Pour destourner le coup, fais pœnitence amere » (p. 3r). Paradoxalement, malgré son titre, l’imprimé ne décrit pas une comète récemment apparue mais assemble différentes prophéties contradictoires quant à la période de châtiment divin – 23 ans à partir de 1616 ou 1625, 1584-1667, 1453-1653 (p. 10v-11r)… Renvoyant ces chronologies dos à dos, l’auteur conclut que « les dispositifs de la corruption des mœurs » annoncent dès à présent des temps « plains de desolation » (p. 11r). L’opuscule se positionne ainsi comme un texte d’urgence et de crise : il invite ses lecteurs à scruter le présent pour en comprendre les dangers et agir afin de conjurer le pire.
De ce diagnostic découle un véritable programme politique. L’auteur identifie les responsables de la colère divine : « Depuis l’an 1500 jusques à l’an 1600, toute la chrestienté en l’Occident a esté traversee d’heretiques plus que depuis quinze cens ans auparavant, […] et le chancre n’est pas mort. […] Toute la chrestienté en a esté principalement empestee depuis cent ans en ça, et ceste contagion ne cesse point » (p. 6v et 7v). En désignant les protestants comme les coupables des malheurs qui affligent la chrétienté, l’auteur dévoile sa probable appartenance à la mouvance des catholiques zélés. Ce groupe social et confessionnel particulier, aux limites imprécises, à l’organisation mal connue et à l’évolution incertaine se caractérise par une opposition plus ou moins explicite à d’autres groupes de catholiques – et notamment les catholiques royaux – à propos d’un certain nombre d’idées2. Ainsi, à rebours de la politique menée par Marie de Médicis – qui renouvelle l’édit de Nantes et s’efforce d’en appliquer les dispositions3 –, l’auteur soutient que la cohabitation confessionnelle a échoué et qu’il faut en tirer les conséquences. Treize ans après l’imposition de cette solution par Henri IV, il en appelle à un changement : l’avènement d’un nouveau roi ouvre, selon lui, la possibilité d’un tournant salutaire.
Frans Pourbus le Jeune, Louis XIII enfant roi (1611), Palis Pitti. Source : Wikimedia / Jean-Pol Grandmont
Le texte place en effet Louis XIII au cœur de ce scénario. Longtemps éclipsé par la figure de Richelieu et souvent présenté comme un souverain effacé, le jeune roi incarne ici l’acteur décisif d’une restauration catholique. Selon l’auteur anonyme, « toutes propheties et revelations demeurent d’accord […] qu’un roy de France levera les armes en main forte contre [les Turcs] » (p. 12r-v). Cette croisade rêvée permettrait non seulement la reconquête des terres chrétiennes occupées par l’Empire ottoman, mais aussi l’avènement d’un projet visant à restaurer l’unité confessionnelle par les armes : l’auteur prédit que, par ce même souverain, « n’y aura au monde qu’un pasteur à une bergerie, tout schisme et heresies ostees, tous tyrans et meschans tuez et puniz ; y aura un s. pape, un s. clergé, un s. roy de France, assisté de sainte noblesse, et de bon peuple » (p. 12r-v) – un programme politique typique des catholiques zélés, entre projection du passé sur l’avenir et antiprotestantisme à peine voilé. En 1611, Louis n’a que neuf ou dix ans et ne règne que depuis un an, mais l’auteur lui attribue une mission quasi messianique : mettre fin à la parenthèse henricienne et incarner un nouveau départ pour la France et la chrétienté.
L’intérêt de La comete de l’ire de Dieu se mesure enfin à son réseau de production. Son imprimeur, Claude Percheron, actif de 1610 à 1628, reste une figure méconnue mais intrigante de l’actualité parisienne. Ses presses publient à la fois récits d’empoisonnement, prophéties, meurtres ou possessions diaboliques4 et commentaires serrés des événements politiques5. On sait en outre qu’il est condamné en 1607 à résider dans le périmètre de l’Université6, ce qui suggère que Percheron est à la fois très actif dans la vie politique des années 1610-1620 et inséré dans des réseaux potentiellement subversifs. Diffuser La comete de l’ire de Dieu en 1611 n’a donc rien d’anodin : c’est agir délibérément, par la diffusion de discours polémique, en faveur des idées catholiques zélées alors qu’un nouveau roi monte sur le trône. En outre, l’imprimé est réédité, en 1617, sous le titre Extrait des propheties et revelations des sainctz Peres, ensemble la noble fleur de lys de Louys treiziesme, roy de France et de Navarre7. Diffusées dans les suites immédiates du « coup de majesté » de Louis XIII8, les prédictions – légèrement modifiées par rapport au texte original de La comete – apparaissent alors comme un rappel adressé au souverain : désormais maître du royaume, il lui revient d’écarter la colère divine en menant une politique catholique offensive, contre les Turcs comme contre les protestants.
À VENIR
Cet imprimé se situe à la croisée de deux projets de recherche que je mène actuellement. Il appartient d’abord au corpus de ma thèse de doctorat, Une autre foi, une autre France. Les libelles imprimés par les catholiques zélés durant les guerres de Religion (1585-1629), dont je révise actuellement le manuscrit en vue d’une publication chez la librairie Droz. Il illustre aussi, de manière très concrète, la façon dont les récits de prodiges ont permis à divers acteurs d’élaborer des discours politiques parfois inattendus. C’est cette dynamique que je souhaite explorer, avec Cordelia Floc’hic, dans le cadre d’un colloque qui se tiendra les 12 et 13 février 2026 à l’Université de Lausanne : Présents prodigieux. Représentations, usages et savoirs de l’extraordinaire à l’épreuve du temps (XVe–XVIIe siècle) (appel à communications désormais clôturé).
BIBLIOGRAPHIE
Delphine Amstutz et Bernard Teyssandier (dir.), 1617, le coup d’État de Louis XIII, Dix-Septième siècle, 276, 2017/3.
Nicolas Balzamo, Les miracles dans la France du XVIe siècle. Métamorphoses du surnaturel, Paris, Belles Lettres, 2014.
Hervé Drévillon, Lire et écrire l’avenir. L’astrologie dans la France du Grand siècle, 1610-1715, Seyssel, Champ Vallon, 1996.
Hélène Duccini, Faire voir, faire croire. L’opinion publique sous Louis XIII, Seyssel, Champ Vallon, 2003.
Jean-François Dubost, Marie de Médicis. La reine dévoilée, Paris, Payot & Rivages, 2009.
Jacques Halbronn, Le texte prophétique en France. Formation et fortune, thèse de doctorat, Université de Paris 10, 1999.
jacques halbronn Pour une anthropologie cyclique du dessus et du dessous. Symbolique du losange. Tout est relatif.
jacques halbronn Pour une anthropologie cyclique du dessus et du dessous. Symbolique du losange. Tout est relatif.
Notre anthropologie se référe à ce qui au dessus et en dessous de nous, à savoir le système solaire et notre corps en ses facteurs subconscients et innés. Dans un cas, il s'agit de notre Astrologie Septénale et dans l'autre de nos topiques sensorielles relevant de la Subconscience En fait, ces deux plans sont liés car les phases de l'Astrologie Septénale actionnent les dites tropiques, tour à tour
En phase Zéro de l'Astrologie 7, ce sont les stimuli audio-visuels qui joueront le rôle du Surmoi alors qu'en phase 45, ce seront les stimuli liés à la bouche (goût) et au nez (odorat) qui prendront le dessus, ces derniers induisant une approche individuelle , personnelle alors que les premiers sont propres à l'Homme et non communs avec l'animal comme le sont le goût et l'odorat.
En tout état de cause, il ressort que la demi-phase 45 est régressive au regard du rapport à la Cité et conduit à un repli vers ce qui nous touche directement., d'où un risque d'enfermement et d'acharnement que ce soit en positif (attachement exclusif) ou en négatif ( guerre) On peut schématiser le cycle astrologique que nous préconisons par un losange avec une ouverture croissante suivie d'une fermeture croissante, C'est aussi l'image de la chaîne
Application pratique de notre modéle du losange:
Le passage d'une phase à l'autre se produit à la suite d'un glissement progressif. La phase 0° est ouverture et donc dé-couverte alors que la phase 45 est cloture, fermeture, donc couverture. En fin, à l'approche de phase de couverture,(0°) faut s'ouvrir , se partager, et en fin de phase d'ouverture, 45°) il faut se limiter dans ses contacts. C'est ainsi qu'en début de phase 0°, il importera de cesser de diaboliser autrui, de s'acharner contre l'étranger alors qu'en début de phase 45, il conviendra de restreindre l'arrivée d'éléments peu assimilables, peu compatibles. Actuellement, dans la phase d'ouverture (Zéro) dans laquelle l'Humanité toute entière entre,on évitera les relations trop exclusives et on s'efforcera de diversifier ses contacts, pour éviter de se compromettre avec tel ou tel parti, en privilégiant une certaine indépendance à laquelle on avait cru bon renoncer lors de la phase 45 qui s'achève, ce qui avait conduit à une certaine promiscuité qui finirait par devenir génante. La phase Zéro remet en question l'esprit de possession, d'appropriation alors que la phase 45 l'encourage, le renforce. C'est le cas du mariage qui nous apparait comme marquée par le passage en phase 45, passage du nous au moi, du vous au toi, et qui tend à perdre le sens de la pluralité et de la diversité Inversement, le passage en phase 45 peut pallier un traitement par trop abstrait de l'autre, réduit à une généralité. on voit donc comme dit l'Ecclésiaste que Vanité, tout est assez vain puisqu'une attitude n'est bonne dans l'absolu/ Il faut donc voir dans ce livre un plaidoyer pour la relativité.
JHB 20 11 25
jacques halbronn Le choix de Macé Bonhomme pour l’édition 1555 des Prophéties. Une pseudo-authentification de Patrice Guinard
jacques halbronn Le choix de Macé Bonhomme pour l’édition 1555 des Prophéties. Une pseudo-authentification de Patrice Guinard
Patrice Guinard (« Authenticité de la première édition des Prophéties par l’examen de l’appareil iconographique
des éditions Macé Bonhomme » ‘Corpus Nostradamus 26) avait pensé que le fait que l’on retrouve dans l’édition Macé Bonhomme 1555 des points communs avec la production de ce libraire lyonnais, pouvait constituer un gage d’authenticité
« L’imprimeur et libraire lyonnais Macé (ou Mathieu) Bonhomme (fl. 1535-1565), résidant près des Célestins, a édité un bon nombre d’ouvrages ornés de frises et d’encadrements, illustrés de gravures et de belles lettrines en ouverture du texte, matériel iconographique dû en partie aux dessinateurs Pierre Vase et Georges Reverdi. L’essentiel de son activité se situe à Lyon dans les années 50. Suite à un conflit dans les milieux de l’imprimerie lyonnaise, il quitte la capitale de l’imprimerie pour s’installer à Vienne, au sud de Lyon, et y restera un peu plus d’une année. En 1548, il s’associe avec Guillaume Rouillé, l’éditeur de Richard Roussat, et partage avec lui plusieurs éditions dont les fameux Emblèmes d’Alciat. En 1542 il ouvre un dépôt de livres à Avignon, puis un atelier d’imprimerie en 1552, qui seront tenus par son frère cadet Barthélémy jusqu’à sa mort en 1557 (Baudrier 10, p.185-86, Pansier 2, p.109-10). Ce dernier imprime notamment en 1555 une traduction des oeuvres de Pétrarque par Vaisquin Philieul de Carpentras. Je m’intéresserai principalement dans cette étude à la description de l’appareil iconographique des ouvrages imprimés à Lyon par Macé Bonhomme en relation avec les marques d’imprimerie de la première édition des Prophéties de Nostradamus, celle de 1555, tels qu’elles apparaissent dans la copie conservée par la médiathèque d’Albi (ex bibliothèque Rochegude), et dans celle de la bibliothèque de Vienne en Autriche. L’ouvrage comprend 48 folios, dont 91 pages sont imprimées. »
A propos de la Morosophie « la morosophie… contenant cent emblèmes moraux illustrez de cent tetrastiques latins, reduitz en autant de quatrains françoys » de Guillaume de la Patellière. – Lyon : Macé Bonhomme, 1553, ouvrage étudié en 1976 par Greta Dexter dans la revue Lettres Romanes sans référence aux Centuries, Guinard note:
« Dans sa Morosophie (1553), dédicacée à Antoine de Bourbon, le toulousain Guillaume de La Perrière (1499-1554) écrit : « j’ay autresfoys usé à l’autre Centurie d’Emblemes, que pieça je dediay à la feu Royne de Navarre » (f B1r). Il se réfère à son ouvrage, Le Theatre des bons engins, auquel sont contenuz cent Emblemes moraulx, le premier livre d’emblèmes en français, paru à Paris en 1539 (chez Denys Janot), réédité à Lyon par Denis de Harsy vers 1540, puis par Jean de Tournes en 1545, 1546, 1547, 1549 et 1553. Et dans son premier ouvrage imprimé par Macé Bonhomme (1552), Les considerations des quatre mondes, à savoir est : Divin, Angelique, Celeste, & Sensible : comprinses en quatre Centuries de quatrains, Contenans la Cresme de Divine & humaine Philosophie, la mention de « centurie » apparaît dans le titre et dans les différentes sections de l’ouvrage ».. On peut quand même s’étonner que Guinard n’ait pas songé que les faussaires auraient pu s’inspirer de la production de Macé Bonhomme pour fabriquer une fausse édition antidatée des prophéties de Nostradamus, sous la Ligue! Brind’amour n’a pas non plus eu ce réflexe de se demander si certaines « sources » n’auraient pas plutôt servi à authentifier la production pseudo-nostradamique y compris dans le cas d’emprunts à la production de Nostradamus, notamment quant aux vignettes des pages de titre) dans les années 1560, marquée par des éditions pirates de ses almanachs.
Sur le web:
Bibliographie:
Alison Adams, Stephen Rawles, Alison Saunders, A Bibliography of French Emblem Books, 2 vols (Geneva: Droz, 1999-2002):
Guillaume de la Perrière, Le théâtre des bons engins; La morosophie, with introduction by Alison Saunders (Aldershot: Scolar Press, 1993)
Greta Dexter, ‘La Morosophie de La Perrière’, Lettres romanes, 30.1, (1976), pp.64-75
Irene Bergal, ‘Word and picture: Erasmus’s Parabolae in La Perrière’s Morosophie’, BHR 47.1 (1985), pp.113-23
Stephen Rawles, ‘Les deux éditions de la Morosophie de Guillaume de la Perrière’, in L’humanisme à Toulouse (1480-1596). Actes du colloque international de Toulouse, mai 2004, réunis par Nathalie Dauvois (Paris: Champion, 2006), pp. 109-121
JHB 20 11 25
mercredi 19 novembre 2025
jacques halbronn La décennie Quatre Vingt Dix du XVIe siècle et le poids politique du prophétisme . Un paralléle au XIXe siècle
jacques halbronn La décennie Quatre Vingt Dix du XVIe siècle et le poids politique du prophétisme . Un paralléle au XIXe siècle
En 2005, à la mort d'un pape, nous avions fait paraitre " Papes et prophéties" (Ed Axiome) autour de la Prophétie de Saint Malachie, laquelle apparut à la toute fin du seizième siècle. Cette étude recourt à un grand nombre de textes en langue latine.
Nos travaux nostradamologiques se focalisent sur cette même période dont un des sommets est le commentaire -franco-latin - de Chavigny (Janus Gallicus, Janus François) articulé sur un corpus à 10 centuries (Lyon, 1594), Si l'on admet qu'un texte prophétique non seulement refléte un certain contexte historique passé ou présent mais également -et peut être surtout- entend programmer un certain futur-il importe d'en déterminer l'enjeu - ce qui se joue -à savoir qui sera le prochain roi de France et qui sera le prochain évêque de Rome au moyen du subterfuge de l'antidatation dont on sait que le Nouveau Testament est coutumier. Le pape Clément VIII, succédant à Innocent IX, fut intronisé en 1592, il se ralliera d'ailleurs à Henri IV dont il léve l'excommunication en 1595, après son abjuration.(Paris vaut bien une messe, 1593) Rappelons, en passant, toute l'importance que nous avons accordé à l'épître que Nostradamus adressa à Pie IV, trente ans plus tôt et qui, selon nous, figurera en tête des Centuries avant d'être remplacée par une pseudo Epitre à Henri II.
Il y a là conjonction entre l'élection d'un pape et la consécration d'un prince, Henri de Navarre, à la Cathédrale de Chartres, Reims restant inaccessible alors car dominé par la Ligue. Or, en 1871, on rencontre un cas de figure assez analogue avec la parution du "Grand pape et le grand roi ou Traditions historiques et dernier mot des prophéties". Il s'agit là de Pie IX et du Comte de Chambord que ses partisans nomment Henri V (p. 162 et seq et notre ouvrage Le texte prophétique en France formation et fortune)
Le fait que Nostradamus et Malachie aient connu un revival dans les années 90, en vue de renforcer les chances d'accéder à un trône n'a pas été souligné pour l'excellent raison que l'on ne situait pas l'emergence du centurisme dans cette dernière décennie du XVIe siècle(.https://www.baglis.tv/ame/psychologie-mythes/399-nostradamus-et-saint-malachie-le-faux-au-xvie-siecle.html) Dans notre ouvrage de 2005 (cf aussi Le texte prophétique en France, 1999),nous avions retracé le "making of" d'une prophétie, ce qui vaut peu ou prou pour les Centuries.(p. 73) si ce n'est que Nostradamus aura vécu au même siècle que ses continuateurs, à la différence d'un Saint Malachie qui appartient au XIIIe siècle, intronisé en 1199.
Il s'agit pour l'historien de retrouver les sources non pas de l'auteur mais des faussaires, lesquels ne sauraient se priver du plagiat.(cf pp. 177 et seq) En fait, dans le cas malachien, les sources auront égélament servi à décoder les devises. Il faut noter que la prophétie des papes concerne les papes alors que les quatrains centuriques peuvent s'appliquer à n'importe quoi, ce qui exige une certaine herméneutique, laquelle est assez peu encadrée puisque ce n'est même pas un quatrain qu'il faut interpréter mais éventuellement un seul verset - voire un seul nom propre, un anagramme (comme Varennes (p. 91), comme Tours, Chartres) au sein d'un quatrain. On aurait tort, en fait, contrairement à ce qu'affirme Guinard, de considérer le quatrain comme "prophétéme" (unité prophétique) d'un seul tenant. Il importe de prendre conscience du fait qu'un texte nait d'un contexte (cf p.131), ce qui permet de le dater comme nous l'avons fait pour IV, 46 aux dépens des tenants de la pseudo première édition de 1555.(cf notre communication de 1997 Colloque Prophétes et prophéties. Encore faut-il que la ficelle ne soit pas trop grosse, c'est ce qui aura déconsidéré les "sixains", oeuvre de Morgard (cf notre étude Documents Inexploités, 2002) intégré dans le corpus centurique, au début du XVIIe siècle avec ses anagrammes un peu trop transparents (voir la critique du Dominicain Giffré de Réchac cf notre post doctorat 2007) On a là l'exemple d'imitateure du style supposé de Nostradamus finalement récupérés par le canon nostradamique.
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JHB 20 11 25
Jacques Halbronnn Theodor hertzka et Théodor herzl. d'étranges similitudes utopiques
Jacques Halbronnn Theodor hertzka et Théodor herzl. d'étranges similitudes utopiques
Sur le web
Theodor Hertzkas' Freiland is a complicated machine with lots of teeth and wheels that even engage each other, but nothing proves to me that they could be put into operation. And even seeing Freeland clubs arise, I shall regard the whole thing as a joke.—Theodor Herzl, “Der Judenstaat”1Theodor HertzkaTheodor Herzl’s contemptuous remark on Theodor’s Hertzka’s Freiland (1890) is rather surprising when one compares his own novel Altneuland to it, as the two utopias share many themes and narrative structures, to say the least, and both utopias critique Vienna’s fin-de-siècle decadence. While Herzl’s Altneuland went on to become the world-renowned manifesto of Zionism, Hertzka’s Freiland enjoyed popularity only at the time of its publication. Herzl’s utopia is set in Palestine; Hertzka’s narrative takes place in the empty space of East Africa. If Altneuland oscillates between a vision of a sparsely populated Near East and a geopolitical action plan, Freiland seeks to inhabit previously unpopulated territory. Hertzka’s vision to found a new civilization on vacant land in Africa coincided with European colonialism and the surge of anti-Semitism in Vienna. In what follows, I investigate if Hertzka merely posits Freiland as a critique of Vienna’s fin-de-siècle culture or if he produces a viable alternative.Utopian fiction as a literary genre dramatizes the need for social change; these visions of a better society are meant to shatter and overcome society’s ideo-logical status quo. Yet narrative utopias are neither literature presenting fictional experiences nor social theory presenting totalities. Paradoxically, utopias achie"
wikipedia
"He studied at the universities of Vienna and Budapest, and in 1872 became a member of the editorial staff of the Neue Freie Presse of Vienna. In 1879 he founded the newspaper Wiener Allgemeine Zeitung, which he edited until 1886. He was a friend of Johannes Brahms.
Hertzka has been called the "Austrian Bellamy", because his novel Freiland, ein soziales Zukunftsbild[1] had a similar theme to that of Edward Bellamy's novel Looking Backward.
Though Hertzka was not a Zionist and his utopian vision was directed at human beings in general, Theodor Herzl acknowledged the influence of Hertzka on his own ideas in the opening chapter of his book Der Judenstaat, envisioning the creation of a Jewish state.
On notera que le Freiland de Hertzka se situe en Afrique Orientale, ce qui correspond à la proposition britannique "Ouganda".
Le Plan Ouganda, un Etat juif en Afrique noire
Ecrit par Olivier de Marliave - Auteur des "Terres promises avant Israël"
L’uchronie est un genre littéraire relevant de la fiction et qui consiste à réécrire l’histoire en imaginant les conséquences de la modification d’un événement précis. C’est donc un récit alternatif. Cette rubrique se propose d’appliquer ce principe à des grands moments de l’histoire juive.
Et si... l’établissement d’un État juif en Afrique noire avait vraiment eu lieu, comme cela fut un temps envisagé ? Mise en regard des faits historiques et d’un conte alternatif.
https://www.arllfb.be/ebibliotheque/communications/trousson140392.pdf
sur le web
QUAND L’OUGANDA ÉTAIT UN ESPOIR POUR LE PEUPLE JUIF
Tout a commencé à partir d’un roman. En 1890, paraît Freiland -traduit en français, en 1894, sous le titre « Terre libre, une image sociale de l’avenir », signé Theodor Hertzka. Ce journaliste de Budapest (1845-1924) était chargé de la rubrique économique au Neue Freie Presse de Vienne. Il fondera plus tard le Wiener Allgemeine Zeitung, alors qu’il s’était lié avec Theodor Herzlet qu’il militait dans les rangs de la cause sioniste. Son ouvrage décrit l’histoire de Juifs européens arrivant au port de Mombasa et qui se mettent en marche vers l’intérieur du pays (l’actuel Kenya) en soumettant les tribus masaïs, jusqu’à un haut plateau intérieur où ils créent la cité de Freiland. Cette utopie s’accompagne de descriptions précises de ce que pourrait être une colonie au type de développement calqué sur un modèle européen. Freiland serait entourée d’une nature richement exploitée, avec une faune sauvage à présent domestiquée, entourée de manufactures desservies par des voies ferrées, et le mont Kenya enneigé deviendrait même un vaste terrain de jeux pour les enfants ! Au-delà de ce scénario édénique, Hertzka défend un système social permettant un libre accès à la terre dans des collectivités se situant entre le capitalisme de la propriété privée et l’étatisation des biens de production défendue par les marxistes.
Le succès de ce roman fut tel qu’il aboutit à la création de l’association Freeland League (la « Ligue de la Liberté »), destinée à repérer un territoire qui pourrait être réservé à une population juive émigrée. Pour Hertzka, un petit groupe d‘hommes décides devait suffire dans un premier temps à jeter les bases de cette terre de liberté. Une expédition sera donc mise sur pied, mais l’étude envisagée sur les conditions de vie n’ayant pas été très poussée sur le terrain, elle sera de retour à la fin du mois de juillet 1894. Aucune suite ne lui sera donnée, mais tout va rebondir sous une forme bien différente, dix ans plus tard. En effet, le 23 août 1903, Theodor Herzl et ses compagnons Nordau et Greenberg, proposent aux six cents délégués du sixième Congrès sioniste de Bâle une option est-africaine dénommée « plan Nairobi ou plan Ouganda ». La controverse sera très violente pour Theodor Herzl durant cette ultime assemblée. Sur le papier, la proposition (soutenue par les Britanniques) réunit tous les atouts pour plaire : il s’agit d’allouer aux Juifs du monde un vaste territoire en Afrique orientale doté d’une certaine liberté administrative, religieuse et culturelle. Herzl croit sincèrement à cette solution de l’Afrique de l’Est, comme il le confie dans son Journal. Pour lui, « ce sera, pour la première fois depuis la diaspora, une quasi-reconnaissance de la nécessité d’aider le peuple juif en tant que nation ».
Dans une ambiance très tendue, mettant en évidence le clivage entre les « Territorialistes » et les « Sionistes » qualifiés de « palestino-centrés », le plan Nairobi est voté, par 295 voix contre 177, ce qui déclenche la fureur des délégués russes. Cette ambiance va exténuer Herzl, que certains accuseront de trahison à la cause non plus sioniste, mais tout simplement juive, alors qu’il voulait surtout sauver les victimes des pogroms russes sans perdre de vue le lointain objectif palestinien. Herzl a 49 ans, et il est déjà très fatigué par son hyperactivité ; il ne lui reste alors que six mois à vivre. La tentative d’assassinat de Max Nordau, fondateur avec Herzl de l’Organisation Sioniste Mondiale, le 19 décembre 1903 à Paris, illustre bien l’ambiance dramatique entourant les débats sur le projet Ouganda qui a radicalisé l’opposition des sionistes intransigeants. Un jeune étudiant russe de 27 ans, Zelig Luban, tente en effet d’assassiner Nordau en hurlant : « À mort Nordau l’Africain ». Luban rate son coup et échappe à Ia justice pour cause de déséquilibre mental.
Il se trouve que le secrétaire aux Colonies, le Britannique Joseph Chamberlain, avait lu le roman de Theodor Hertzka qu’il avait fortement apprécié. De plus, Chamberlain avait une réelle sympathie pour la cause sioniste, et les pogroms russes le révulsaient. En décembre 1902 il avait inauguré le trajet ferroviaire de la Uganda Railwayen compagnie de son épouse et, séduit par ces terres, il avait discuté quelques mois plus tard avec Herzl de l’opportunité que pourrait constituer une colonisation d’un territoire situé entre les actuels Ouganda et Kenya, au nord-est du lac Victoria. Et Chamberlain de vanter à l’infatigable Herzl cette zone au climat favorable, propre à la culture du coton et de la canne à sucre, et qui ressemblerait aux collines du Sussex, si ce n’est à un charmant parc anglais ! L’avantage d’un développement colonial ici pouvait, du point de vue de la chancellerie britannique, décourager les velléités territoriales allemandes, tout en rentabilisant la voie du chemin de fer. Le 25 janvier 1904, sir Clement Hill, directeur au Foreign Office, rejoint l’avis de Chamberlain pour préconiser la colonisation d’un territoire de quelque 5000 miles carrés couvrant précisément le plateau Uasin Ngishu de Nandi, au sud-ouest du mont Elgon, une zone avantageusement située près de la voie ferrée et du lac Victoria. Cette région en partie inconnue était gérée depuis 1895 par le British East Africa Protectorate. Le Parlement anglais débat de la question jusqu’au 20 juin, mettant face à face adversaires et partisans du plan. Les premiers font valoir qu’une colonie de l’empire ne peut en aucun cas devenir un territoire plus ou moins national, et qu’au mieux on pourrait attribuer à celle-ci un « gouvernement municipal ». La presse anglaise s’oppose plutôt à ce plan Ouganda. Dans le Times, Harry Johnston dénonce une affaire qui finirait dans le même ridicule que la tentative, dix ans auparavant, inspirée par Theodor Hertzka. Johnston représente une voix de poids dans ce débat car cet homme, explorateur et administrateur colonial sa vie durant, est un spécialiste des conflits ethniques, frontaliers et nationaux en Afrique. Il a longtemps défendu, avec le magnat anglais Cecil Rhodes, le projet avorté consistant à relier par le chemin de fer les possessions britanniques du nord au sud de l’Afrique, depuis Le Cap jusqu’au Caire. Autre opposition, sur place celle-là : le tout nouveau journal de Nairobi (créé en 1902), The African Standard, lance une campagne de presse contre « une invasion » qui aboutirait à la création d’un Jewganda.
Malgré tout, l’histoire se répète donc à dix ans d’intervalle lorsque, le 13 janvier 1905, arrivent à Mombasa trois hommes, au profil autrement plus professionnel que leurs prédécesseurs. Cette seconde expédition a été montée à l’initiative de Leopold Greenberg à l’aide de fonds privés et avec la participation inattendue d’Harry Johnston dont l’opinion, d’abord hostile à une solution est-africaine, a ensuite évolué. A la tête des experts venus étudier les conditions de vie de l’Est africain se trouve le major Alfred Saint Hill Gibbons, vétéran de la guerre des Boers. Il a exploré la zone mythique entre l’Égypte et le Congo, et a publié un grand classique de la littérature de voyage, Exploration and Hunting in Central Africa. À ses côtés, le Suisse Alfred Kaiser a lui aussi parcouru l’Afrique, depuis la Somalie jusqu’au Maghreb, et il parle couramment arabe et swahili. Mais surtout ce naturaliste a passé six ans à travers les déserts du Sinaï et du Néguev pour comprendre comment le « peuple juif » avait pu errer quarante ans durant, sous la conduite de Moïse, dans ces zones pour le moins inhospitalières ! Le troisième homme, tout aussi haut en couleur, l’ingénieur russe Nahum Wilbuschewitz, à peine âgé de 25 ans, avait déjà travaillé avec les Turcs pour des adductions d’eau dans le Golan. Plus tard, Wilbusch comme on l’appelait couramment, ouvrira à Haïfa le premier collège technique de l’Empire ottoman et il deviendra ensuite un magnat de la production d’huile végétale en lsraël. Son attirance pour la Palestine, qu’il avait parcourue à cheval, aurait faussé son jugement sur l’Afrique ; on l’accusera même d’avoir délibérément saboté cette seconde expédition Ouganda. Les explorateurs embauchent sur place un des meilleurs guides, Feradji qui, suprême référence, a servi aux côtés du fameux Stanley ; il dirigera une troupe de quarante porteurs, domestiques, cuisiniers et autres gardes. Pour professionnel qu’il se présente, Feradji commettra pourtant de grosses erreurs dans la logistique de l’expédition qui finira par manquer de vivres. Arrivé en train sur zone, le groupe a aussi le tort de se diviser pour mieux visiter ces terres, alors que des porteurs refusent d’approcher des tribus jugées agressives. On se répartit hommes, matériel et vivres, en se fixant un rendez-vous six jours plus tard. En fait, les trois hommes se perdent, Wilbusch s’égarant même durant une semaine supplémentaire. Des dissensions apparaissent aussi entre les explorateurs. A. H. Gibbons est supposé rendre un rapport de toute façon favorable : à son avis, ce haut plateau d’Uasin Ngishu est une des régions les plus agréables qu’il ait fréquentées en Afrique. Kaiser, lui, constate la présence de lions, et chacun observe les risques de maladies, d’épidémies de peste bubonique et de malaria endémique à proximité du lac Victoria.
En fait, le plan Nairobi échouera du fait de l’administration coloniale britannique qui voit d’un très mauvais œil la création d’une région autonome sur un de ses territoires. Cet argument, déjà opposé en 1894, est renforcé par l’idée que cette terre est-africaine est peu peuplée car peu fertile et inhospitalière. Au contraire, les partisans du plan appuient leurs arguments sur la disponibilité de cette vaste contrée. Leur raisonnement : puisque personne ne vit sur ces hautes terres, on pourra faire nos preuves et démontrer au monde entier de quoi le peuple juif est capable ! Tout cela viendra en discussion au septième Congrès sioniste de Bâle, à partir du 27 juillet 1905, un peu plus d’un an après la mort de Theodor Herzl. Ce congrès sera encore une fois dramatique dès le début, avec l’opposition de plus en plus violente entre les Sionistes, pour qui le seul horizon est celui de la Palestine, et ceux que l’on définit comme les Territorialistes. La Jewish Territorialist Organization (J.T.O.) verra, en effet, le jour à Bâle cet été 1905, à l’initiative d’Israël Zangwill, qui sera rapidement pris d’une véritable frénésie de projets à travers le monde."
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https://www.arllfb.be/ebibliotheque/communications/trousson140392.pdf
Alex Assoune L'astrologie est-elle réelle dans la Bible ? Une perspective biblique sur les étoiles
Is Astrology Real in the Bible? A Biblical Perspective on the Stars
L'astrologie est-elle réelle dans la Bible ? Une perspective biblique sur les étoiles
By Alex Assoune
L'astrologie – la croyance selon laquelle la position des étoiles et des planètes influence la destinée humaine – existe depuis des millénaires. Mais qu'en dit la Bible ? L'astrologie est-elle réelle ou approuvée par la Bible ? Nombreux sont ceux qui citent les références bibliques aux étoiles et aux signes célestes et se demandent si les Écritures anciennes soutiennent la pratique de l'astrologie. Dans cet article, nous approfondirons ce que la Bible dit réellement de l'astrologie, en distinguant mythe et Écritures et en comprenant le contexte antique.
1. Qu'est-ce que l'astrologie ?
Avant de nous plonger dans la Bible, il est important de définir l'astrologie. L'astrologie est le système de croyances selon lequel la position et le mouvement des corps célestes – tels que les planètes, les étoiles et les constellations – ont une influence directe sur la vie, le comportement et les événements humains.
Les astrologues utilisent des cartes du ciel, notamment des cartes natales, pour interpréter ces schémas célestes. Cette approche est très différente de l'astronomie, qui est l'étude scientifique de l'univers et des corps célestes.
Alors, la Bible est-elle en accord avec l’astrologie ou la contredit-elle ?
2. Les étoiles dans la Bible : signes ou symboles ?
La Bible mentionne les étoiles et les corps célestes, souvent de manière poétique ou symbolique. Par exemple :
« Et Dieu dit : « Qu’il y ait des luminaires dans l’étendue du ciel… et qu’ils servent de signes pour marquer les époques, les jours et les années. »
— Genèse 1:14 (LSG)
Ce verset est souvent cité par les partisans de l'astrologie biblique. Mais analysons-le.
L'expression « pour les signes et les saisons » ne désigne pas nécessairement des prédictions astrologiques. En hébreu original, le mot « signes » ( othot ) désigne souvent des indicateurs miraculeux ou divins, et non des horoscopes. « Saisons » ( moedim ) désigne des moments précis, comme les fêtes religieuses, et non des événements personnels.
Ainsi, ce verset décrit l’utilisation pratique des corps célestes pour mesurer le temps, et non pour prédire les destinées individuelles.
3. Les cultures anciennes pratiquaient-elles l’astrologie à l’époque biblique ?
Oui, de nombreuses cultures environnantes pratiquaient l'astrologie à l'époque biblique. Les Babyloniens, les Égyptiens et les Perses ont tous développé des systèmes astrologiques détaillés. D'ailleurs, les rois mages qui ont rendu visite à Jésus dans Matthieu 2 étaient probablement des prêtres-astrologues venus d'Orient, familiers des présages célestes.
« Nous avons vu son étoile se lever et nous sommes venus l’adorer. »
— Matthieu 2:2 (NIV)
Cependant, cela ne signifie pas que la Bible approuve l'astrologie. Le voyage des Rois Mages est rapporté comme un récit historique, et non comme un modèle à suivre. Ce n'étaient pas des prophètes juifs ; c'étaient des mystiques étrangers. Dieu a utilisé une méthode qui leur était familière – une étoile – pour les attirer vers le Christ, mais le passage ne confirme pas que l'astrologie soit un outil spirituel valable pour les croyants.
4. Les avertissements de Dieu contre la divination
Tout au long de la Bible, Dieu met en garde contre les pratiques occultes, notamment l'astrologie. Ces pratiques sont souvent associées à la sorcellerie, à la voyance et à la consultation des esprits.
« Ne pratiquez pas la divination et ne recherchez pas de présages. »
— Lévitique 19:26 (NIV)
« Qu'il ne se trouve parmi vous personne qui pratique la divination, la magie, l'interprétation des présages ou qui interroge les morts. Quiconque fait ces choses est en abomination à l'Éternel. »
— Deutéronome 18:10–12 (NIV)
Le point essentiel ici : l’astrologie, en tant que forme de divination – visant à prédire l’avenir ou à acquérir des connaissances cachées – est clairement interdite. La Bible insiste sur la confiance en Dieu seul pour nous guider, et non dans les interprétations célestes.
5. La réprimande du prophète Isaïe aux astrologues
Dans Ésaïe 47 , Dieu prononce un jugement sur Babylone, une nation connue pour ses astrologues et ses astronomes :
« Que vos astrologues se manifestent, ces astronomes qui font des prédictions mois après mois… Certes, ils sont comme du chaume ; le feu les brûlera. »
— Ésaïe 47:13–14 (NIV)
Ici, les astrologues sont moqués et accusés d'être impuissants face au jugement divin. Leurs prédictions sont qualifiées d'inutiles et leurs pratiques n'offrent aucune protection ni véritable sagesse.
C’est l’une des condamnations les plus claires de l’astrologie dans la Bible.
6. Pourquoi les étoiles ont été créées (selon la Bible)
Alors que l'astrologie affirme que les étoiles contrôlent le destin, la Bible offre un point de vue différent. Les étoiles font partie de la création de Dieu, conçues pour lui apporter la gloire, et non pour contrôler la vie des gens.
« Les cieux racontent la gloire de Dieu, les nues publient l’ouvrage de ses mains. »
— Psaume 19:1 (NIV)
Les étoiles sont des signes de la majesté de Dieu, et non des guides personnels. Elles reflètent son ordre et sa créativité, mais elles ne sont ni des dieux ni des forces spirituelles. Dans la vision biblique du monde, seul Dieu est souverain. Lui seul connaît l'avenir.
7. L'astrologie et le premier commandement
L’un des principes fondamentaux de la foi biblique est le suivant :
« Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face. »
— Exode 20:3 (NIV)
L'astrologie, même si elle n'est pas vénérée comme une religion, peut facilement se substituer à la guidance divine. Elle place la foi dans les étoiles plutôt que dans leur Créateur. Cela peut être perçu comme une forme d'idolâtrie : rechercher la vérité dans la création plutôt que dans le Créateur.
8. Qu’en est-il de « l’étoile de Bethléem » ?
Certains peuvent se demander : si l’astrologie est fausse, pourquoi Dieu a-t-il utilisé une étoile pour annoncer la naissance de Jésus ?
Premièrement, la Bible ne dit jamais que l'étoile servait à prédire la vie des gens ; il s'agissait d'un signe divin ponctuel. Il pouvait s'agir d'une lumière surnaturelle, d'une conjonction planétaire ou d'un miracle. L'important n'est pas de savoir comment l'étoile fonctionnait, mais à qui elle a conduit : Jésus.
Les mages ont suivi l’étoile, mais la Bible nous appelle à suivre le Christ .
9. Y a-t-il une place pour l’astronomie dans la Bible ?
Oui, l'astronomie, l'étude scientifique des objets célestes, est compatible avec la Bible. De nombreux penseurs chrétiens primitifs, comme Johannes Kepler, étaient à la fois scientifiques et croyants. Ils étudiaient le ciel non pas pour prédire l'avenir, mais pour mieux comprendre la création de Dieu.
La Bible encourage l’émerveillement, la crainte et l’humilité lorsque l’on regarde l’univers, et non la superstition ou la divination.
10. Pourquoi les gens mélangent-ils encore l’astrologie et la foi ?
Aujourd'hui, certains chrétiens tentent de mêler l'astrologie aux enseignements bibliques, créant ainsi des croyances hybrides. Mais cela résulte souvent d'une confusion, d'une culture ou d'un désir de contrôle en période d'incertitude.
L'astrologie offre des réponses rapides, des conseils personnalisés et un sens de l'ordre. Mais elle ne s'appuie pas sur la vérité biblique. La Bible appelle les croyants à marcher par la foi, et non par des signes et des symboles.
« Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta sagesse. »
— Proverbes 3:5 (NIV)
Réflexions finales : l’astrologie est-elle réelle dans la Bible ?
La Bible reconnaît l'existence des étoiles, mais elle ne cautionne pas l'astrologie. Les corps célestes font partie de la création de Dieu, créés pour marquer le temps et refléter sa gloire. Mais chercher à s'orienter à travers eux est systématiquement condamné.
Dans les Écritures, l'astrologie est associée aux faux prophètes, aux nations païennes et aux prédictions peu fiables. La véritable guidance vient de la relation avec Dieu, et non du mouvement des planètes.
Alors, l'astrologie est-elle réelle dans la Bible ? Elle est mentionnée , mais jamais approuvée . Le message est clair : n'adorez pas les étoiles, mais celui qui les a créées.
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About the Author: Alex Assoune
Alex Assoune
Alex Assoune (MS) is a global health and environmental advocate. He founded Panaprium to inspire others with conscious living, ethical, and sustainable fashion. Alex has worked in many countries to address social and environmental issues. He speaks three languages and holds two Master of Science degrees in Engineering from SIGMA and IFPEN schools.
mardi 18 novembre 2025
jacques halbronn Les 6 axes de son anthropologie pour ses 78 ans.
jacques halbronn Les 6 axes de son anthropologie pour ses 78 ans.
Faisant le bilan d'un demi-siècle de recherche, dont 40 ans de publication papier, nous dégagerons 5 grands axes.
I les astres
Saturne est la planéte centrale du plan divin et imprime un cycle de 7 ans, comportant 2 temps de 3 ans 1/2, le second prenant le contre pied du premier, comme l'illustre la conception du Shabbat;,
II les juifs
Ils sont les seuls descendants d'Adam, généré au Ch I de la Genése/ Adam n'est pas le premier homme mais le Surhomme.
III la langue française
Le français a conservé une fluidité, de par le double processus des liaisons, qui manque aux autres langues. Rôle central des affixes.
IV les femmes
Ce sont des êtres intermédiaires entre l'animal et l'humain (cf Genése II), d'où leur Surmoi exacerbé au niveau olfactif et leur ça déchainé quant à la production de bruits vocaux.
V les dieux
Il existe selon nous une hiérarchie des dieux, depuis le Dieu premier qui enclenche tout le processus évolutif de la Nature. A partir de là, il existe des dieux seconds qui créent leur propre monde comme le notre (Genése I). Une troiiséme catégorie est celle des dieux nationaux, fabriqués par les peuples de notre Terre, d'où une alliance entre ces dieux et ces peuples; comme on l'observe notamment dans le Livre de l'Exode.
VI L'antidatation
Le prophétisme conduit à antidater les pièces, ce la vaut pour Nostradamus, St Malachie, la Bible. Un exemple patent est le Livre de l'Exode qui campe un Moïse s'adressant aux Beney Israél, ce qui renvoie au Royaume d'Israle, crée à la mort de Salomon
JHB 18 11 25
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