dimanche 28 janvier 2024

Jacques halbronn Epistémologie Faux et usage de faux : dieux peuples, prophéties, astrologies, Ecritures, langues etc

jacques halbronn Epistémologie. Faux et usage de faux : dieux, peuples, prophéties, astrologies, Ecritures, langues. Ce ,n’est pas parce que tel savoir, tel discours, telle croyance est le fait d’une fabrication que cela n’existe pas. Ce serait trop simple si ce qui était faux s’autodétruisait à terme. Quand le Deutéronome déconseille aux Hébreux, par la bouche de Moïse, d’adhérer aux croyances locales qui ont précédé leur venue, est-ce à dire que celles-ci n’ont pas quelque forme de réalité? Il faut distinguer vérité et réalité et ce dans les « épistémés » les plus diverses. Au cours d’un demi-siècle de recherche, nous avons eu maintes occasions de nous confronter avec le « faux »- ce qui correspond au « fake » de l’anglais (fake news) Les humains sont capables de donner vie et durée à leurs inventions, ce qui met celles ci en concurrence avec le « plan (ordre) divin », d’où la dimension luciférienne d’une grande partie d’entre eux. L’aptitude à détecter les faux nous semble caractériser le « génie » juif et c’est ce créneau qui les rend particulièrement précieux pour notre monde terrestre. On fera ici un rapide inventaire de cette fausse monnaie qui chasse la bonne. Le Christianisme est la preuve qu’une fabrication de toutes pièces d’un faux dieu peut perdurer. Dans le cas de l’astrologie, ses adversaires ont eu beau jeu de réfuter l’argument de son ancienneté qui « ne prouve rien ». Mais dans ces deux cas, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain, les faux dieux peuvent certes faire douter de l’existence de vrais dieux tout comme les fausses astrologies de celle d’un vraie astrologie et le faux peut tout à fait tenir le haut du pavé. Nous avons passé beaucoup de temps, par ailleurs, à dénoncer les fausses prophéties attribuées à Michel de Nostredame mais leur pérennité depuis la fin du XVIe siècle continue à inspirer leurs interprétes, quel qu’en puisse être le véritable auteur: En ce qui concerne la Bible, nous avons également affaire à de la contrefaçon du fait de son syncrétisme qui englobe des courants contradictoires sous une apparence d’unité, à commencer par le Pentateuque, les 5 livres de laTorah, récités, par péricope hebdomadaire, chaque année, en déroulant des parchemins (Sefer Torah) dans les synagogues Il ne faudrait pas oublier, last but not least, la question des langues, de leurs emprunts, terrain que nous n’avons cessé de scruter avec comme entité remarquable la langue anglaise parvenue par son mimétisme à se substituer au française qu’elle aura pillé abondamment. Nous terminerons sur le cas des faux peuples, sujet qui agite les esprits, notamment depuis 1848. Les sociétés ont découvert que l’on pouvait décréter du jour au lendemain l’existence d’un peuple, la géographie se substituant à l’histoire, le sol au sang. Il suffit de revendiquer un certain sol pour se présenter comme « peuple », comme on peut l’observer présentement avec le « peuple palestinien » qui tient son nom d’une région portant ce nom encore que les Juifs d’avant la création de l’Etat d’Israel s’en soient largement servi ‘cf l’article de Catherine Nicault « De Gaulle et l’Agence juive pour la Palestine pendant la Seconde Guerre mondiale » » »On tend en fait à confondre peuple et Etat comme s’il s’agissait de synonymes! En fait, en se présentant comme peuple, ne cherche -t-on pas à légitimet les prétentions à être un Etat? JHB 28 01 24

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jacques halbronn Du faux déicide au faux génocide à 2000 ans d'intervalle

jacques halbronn Du faux déicide au faux génocide. à 2000 ans d'intervalle. On entend actuellement, même à l'ONU, parler de génocide concernant l'intervention d'Israel dans la Bande de Gaza. Or, pour qu'il y ait génocide, il faut que l'on s'en prenne à un peuple mais ne faudrait-il pas distinguer peuple et population. La déclaration Balfour de 1917 mentionne le "peuple juif" mais il n'y est pas question en paralléle de "peuple palestinien" mais de "collectivités non juives". « Cher Lord Rothschild, J'ai le grand plaisir de vous transmettre, de la part du gouvernement de Sa Majesté, la déclaration suivante de sympathie avec les aspirations juives sionistes, qui a été soumise au cabinet et approuvée par lui. "Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif et fera tout ce qui est en son pouvoir pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte soit aux droits civiques et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, soit aux droits et au statut politique dont les Juifs disposent dans tout autre pays."Je vous serais obligé de porter cette déclaration à la connaissance de la Fédération sioniste » En ce qui concerne le "plan de partagé voté par l'Assemblée Générale de l'ONU le 29 novembre 1947 (résolution 181) -(pour la petite histoire, l'auteur naquit le Ier décembre 1947)- il est question de constituer un Etat "arabe" voire "musulman" et un "Etat juif" et nullement d'un Etat palestinien, Cette expression de peuple palestinien permet à certains de parler d'un génocide. C'est donc le terme "peuple" qui, ici, fait probléme en ce qu'il est en fait lié au seul critère géographique et non pas à une spécificité historique bien établie. Droit du sol pour les Palestiniens, droit du sang pour les Juifs, selon une terminologie classique. C'est bel et bien la question du "droit du sol" qui fait probléme et cela vaut pour l'immigration qui généralement revendique le droit du sol pour les naissances ayant eu lieu "sur place" et non ailleurs. Sur Internet à propos du "printemps arabe" «L'expression fait référence au “printemps des peuples” de 1848, à des valeurs universelles, comme celles de la Révolution française de 1789 auxquelles nous, arabes, avons aussi droit d'accéder". L'OLP fut créée en 1964. C'est l'Organisation de Libération de la Palestine et non du "peuple palestinien" Or, le critère de partition de l'ONU de 1947 n'est pas "national " mais "ethnique" et/ou religieux. Cela concerne des populations présentes sur un certain territoire. Il y est question d'un " Etat arabe" et d'un "Etat Juif" mais il était évident que cet Etat arabe n'était nullement censé englober tout le monde arabe; il n'en représentait géographiquement qu'une infime partie alors que pour l'Etat Juif, il y avait une représentativité autrement conséquente, y compris sur une base historique remarquable. Cet Etat arabo-palestinien n'est jamais qu'une construction artificielle, comme tout découpage territorial et frontalier. Le paralléle avec l'accusation de déicide nous semble pertinent car là encore, ce "dieu" est un dieu artificiel, donc un "faux " dieu, au sens d'un faux document, de "faux monnayeurs".. Il est intéressant de noter que l'accusation de génocide concernant Israel fait écho à l'accusation de déicide à l'encontre d'Israel, même si le mot "Israel" n'a pas tout à fait la même portée dans les deux cas : tantôt il s'agit d'une "terre d'Israel", tantôt d'une"maison d'Israel", tantôt d'un Etat d'Israel. On aura ainsi inventé deux entités : un "dieu" et un "peuple" victimes d'Israel à 2000 ans d'intervalle. Dans le cas de Jésus qualifié de "dieu", il s'agit d'une volonté de conférer à un événement ponctuel, historique (si tant est que l'on en admette l'authenticité) une portée universelle. On a dans les deux cas un déséquilibre: synchronique pour le peuple palestinien où la partie vaudrait pour le tout (le monde arabo-musulman) et diachronique pour le christianisme (nom dérivé de ce Jésus Christ) où un seul personnage est censé incarner de façon intemporelle tout un champ théologique. Dans les deux cas, l'arbre cache la forêt. JHB 28 01 24

samedi 27 janvier 2024

jacques halbronn Histoite de l'astrologie. De l'instrumentalisation à la révéllation cosmique

jacques halbronn Histoire de l’Astrologie : de l’instrumentalisation à la révélation cosmique En 1986, nous avions profité de la réédition de l’Histoire de l’Astrologie de notre ami Serge Hutin pour publier un texte assez ample sous le titre de « La pensée astrologique » Dans cet essai, nous nous proposions d’expliciter les travaux statistiques de Michel Gauquelin, parus depuis une trentaine d’années, ce dont celui-ci nous remercia et en 1992, parurent ses Personnalités Planétaires (ed Trédaniel) avec des postfaces du Belge Guy Le Clercq et de nous même, ce qui nous valut un procès avec la famille Gauquelin, l’auteur étant décédé entre temps. Notre démarche consista à nous servir de la notion d’instrumentalisation, ce qui évitait l’épineux probléme d’une influence des astres qui serait liée aux vertus intrinséques du Ciel. Nous soutinmes la thèse (non proposée par Gauquelin) selon laquelle les humains s’étaient servis des astres comme repéres, comme totems et avaient plaqué sur le Ciel une structure en analogie avec celle de leurs sociétés de castes (cf la triade de Georges Dumézil) On inversait ainsi l’analogie: c’étaient les astres qui s ‘alignaient sur les sociétés terrestres, le récepteur qui dictait sa loi à un émetteur qui n’en demandait pas tant. Cette position contrastait notamment avec l’astrologie conditionnaliste de Jean Pierre Nicola avec son RET, lequel entendait décoder notre systéme solaire en montrant que le caractère attribué à une planéte dépendait de sa place au sein du dit systéme. Mais cette astrologie exhumée par Gauquelin relevait de l’heure et du lieu de naissance et du passage de telle planéte à l’horizon ou au méridien du dit lieu à la dite heure. Cette astrologie venait conforter la pratique du thème natal et n’exigeait qu’une connaissance rudimentaire du cours des astres puisque l’on s’en tenait au seul mouvement diurne. Gauquelin ne traitait pas du cycle des saisons et de ce qui en dérivait au niveau zodiacal Or, en 1976, dix ans plus tôt, dans Clefs pour l’Astrologie, nous avions voulu prendre nos distances avec la carte du ciel de naissance, ce qui prenait une toute autre voie;, plus axée sur l’astrologie mondiale/. En 1993, Seghers sortirait une nouvelle édition de nos Clefs (traduites en espagnol Madrid 1978), suivie l’année suivante d’une brochure intitulée L’Astrologie selon Saturne; axée sur le passage de Saturne sur le point vernal de 1789 à 1995. Il nous restait à expliquer comment Saturne agissait sur notre Humanité et cette fois sans recourir à une quelconque forme d’instrumentalisation et certainement pas à toute une série de planétes, comme le proposait Gauquelin ( Lune, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne). Pour nous, un seul vecteur suffisait et au delà c’était le désordre garanti. Petit à petit, l’idée d’un « architecte » venu coloniser notre « Terre » allait faire son chemin, ce qui allait, une fois de plus, nous permettre d’éviter la thèse la plus répandue chez les astrologues partisans des planétes au -delà de Saturne d’une influence échappant à l’oeil nu. Nous entendions nous situer non pas directement du côté de la Nature et de la « Science » mais du côté de la Technique,laquelle certes instrumentait la Nature mais à sa façon, sans lui demander son avis. Cette autre astrologie fondée sur des périodes articulées sur le cycle de Saturne et non sur le mouvement diurne et les « maisons » à la Gauquelin, nous semble d’abord incompatible avec celle que nous avions décrite en 1986. Mais au bout d’un certain temps, il nous apparut que l’on était en face de deux astrologies apparues à des moments distants, correspondant à des niveaux de connaissance extrémement différents. Cette autre astrologie nous l’inscrivions dans une certaine lecture de la Bible, du livre de la Genése quand il est dit qu’Elohim créa le Ciel et la Terre. Nous y voyions la marque d’une intervention venue d’ailleurs aboutissant à la création d’une nouvelle Humanité, dûment programmée et équipée pour se plier au dit cycle de Saturne quant à son fonctionnement d’ensemble par delà les considérations individuelles propres au modéle du thème natal. On retrouve ici le gap entre astrologie de la personnalité (Rudhyar) et astrologie mondiale (André Barbault). Nous irions plus loin, dans la foulée en affirmant que le peuple juif était le premier concerné par ce cycle saturnien et qu’il était impacté par le passage de Saturne sur les axes équinoxiaux et solsticiaux. Autrement dit, deux astrologies coexistaient, correspondant à deux Humanités. JHB 27 91 24

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jacques halbronn Symbolisme. Toute série impaire se décompose en 1 plus un groupe pair. 5 4+1; 7 6 °1, 12 12+1 etc Le Septénaire

jacques halbronn Symbolisme. Toute série impaire se décompose en 1 plus un groupe pair. 5 = 4+1, 7 = 6 + 1, 13 = 12 +1 etc. Le septénaire. Selon nous un groupe a besoin d'être activé par un facteur qui lui est extérieur et qui doit être, quant à lui, double et en tout cas en nombre pair; En effet, tout facteur mobile ne pourra accéder à la cyclicité que par le biais de la dualité. C'est ainsi que les saisons forment un ensemble de 4 secteurs mais on pourrait tout à fait se contenter d'un ensemble à 2 secteurs. (comme nous l'avons montré en Astrologie EXOLS où l'on ne distingue que deux cas de figure, l''équinoxial et le solsticial. Dans le cas de l'astrologie des 12 signes, l'on a besoin d'un curseur unique, le Soleil, passant tour à tour sur chacun des signes. Pour les domiciles des planétes, nous avons également montré que le curseur central ne pouvait être associé à l'un des 12 signes car l'on ne saurait être à la fois au four et au moulin. C'est pourquoi nous avons conclu qu'il ne fallait pas associer le Soleil au signe du Lion puisque le Soleil était censé se connecter successivement avec les 12 signes. Dans les Evangiles, Jésus est le 13e convive face à ses 12 apotres. Dans le Livre de l'Exode, Moîse ne fait pas partie du groupe auquel il s'adresse (Chapitre III du Buison Ardent) On nous objectera que chaque signe s'est vu attribuer au moins une planéte (domicile, exaltation) mais une telle attribution aura été mal comprise, mal interprétée, par des générations d"astrologues, ne comprenant pas que cela n'implique pas qu'il faille pour autant considérer celles-ci comme des vecteurs, des curseurs alors que les divinités associées aux planétes n'ont qu'une portée symbolique, donnent une certaine tonalité, ce qui se repércute sur le signe qui leur correspond; Dans le cas des maitrises planétaires, nous en avon donc conclu que la Lune dominait deux signes consécutifs à l'instar de Saturne qui lui fait face et cela vaut aussi pour le dispositif des exaltations où la Lune devrait être associée tant au bélier qu'au taureau. C'est pourquoi la notion de "septénaire" prête à confusion dès lors que l'on place le Soleil sur le même plan que les autres astres concernés Le probléme se pose pour les jours de la semaine où le Soleil s'est vu attribuer un certain jour Sunday et Sonntage dans les pays germaniques. En revanche, dans les pays latins, ce jour là est appelé "jour du seigneur" (ce qui donne Dimanche, Domingo, Domenica) En revanche, dans le cadre des périodes de 7 ans (Astrologie selon Saturne), ce qui compte c'est la division en 4 -(voire en 2) du cycle de Saturne ( ce qui vaut aussi pour la Lune) JHB 27 01 24

jacques halbronn Psychosociologie et théologie. Ce qui est interdit et ce dont on est dispensé

jacques halbronn Psychosociologie et théologie; Ce qui est interdit est ce dont on est dispensé. Peut-on adopter, s'identifier aux interdits propres à un groupe? Peut on appliquer à un autre groupe les interdits de son propre groupe? Il y a là deux points qui ne nous semblent pas avoir été traités convenablement, à ce jour, notamment au niveau éthique et religieux. C'est ainsi que l'interdiction de consommer du porc empruntée par l'Islam au judaisme ne nous semble pas être acceptée en ce que cela dispense les Musulmans d'en manger. Or, aucun interdit ne saurait se généraliser car tout interdit suppose précisément qu'il n'en soit pas ainsi, car cela ne serait pas une formule viable à grande échelle. Il en est ainsi pour le respect du Shabbat qui dispense les Juifs d'accomplir certaines taches alors que ces taches n'en doivent pas moins être accomplies socialement. De même pour le porc, si personne ne peut en manger, à quoi bon en faire l'élevage? C'est dire que l'acceptation d'un interdit doit être sérieusement étudiée et n'est pas sans conséquence à commencer par le fait que tel groupe peut bénéficier d'un certain privilége, d'une certaine dispense qui ne devra pas être ipso facto accordé à un autre groupe. On aura donc compris que l'interdit n'est pas nécessairement stigmatisant Bien au contraire. On soulignera le fait que l'interdit de telle ou telle pratique n'est nullement un rejet de celle-ci en tant que telle mais qu'elle comporte un caractère exceptionnel. Cela dit, du fait du mimétisme, tel groupe sera tenté de s'arroger tel interdit propre à un groupe qui lui sert de modéle, de référence et il conviendra d'y mettre le hola pour éviter tout processus de substitution. Tel groupe peut se permettre certaines choses, ce qui englobe un processus de dispense. Par exemple, ce n'est pas parce que tel groupe se verra dispensé de l'impot qu'une telle disposition pourra s'appliquer à tous. C'est d'ailleurs ce qui s'est joué avec l'Abolition des Priviléges en 1789. Mais la question qui se pose alors est la suivante: est ce que telle ou telle forme de dispense, a sa raison d'être.? On pense au monde de l'enfance qui ne saurait être assujetti aux mêmes contraintes que celui des adultes ou au fait que les femmes, la plupart du temps, ont pu être dispensées d'aller à l'armée, ce qui aura eu des effets remarquables pendant la première guerre mondiale au niveau de leur emploi. JHB 27 01 24

vendredi 26 janvier 2024

Jacques halbronn Comment Patrice Guinatd est passé à coté de l'Epitre de Nosradamus au Pape Pie IV

Jacques Halbronn Comment Patrice Guinard est passé à côté de l’Epitre de Nostradamus au pape Pie IV En 1991, nous avons signalé un document (conservé à la Bibliothèque Nationale mais fort mal signalé alors (avant l’informatisation des collections) au fichier des anonymes) resté totalement ignoré des chercheurs dans le champ centurique et le Bulletin de l’Association d’études sur l’humanisme, la réforme et la renaissance, année 1991, volume 33, numéro 33, p. 43-72.s’empressa de publier notre étude (reprise sur Persée)sous le titre »Une attaque réformée oubliée contre Nostradamus (1561) ». Il était fortement question du pape Pie IV dans ce « Cantique Spirituel et consolatif A Monseigneur le Prince de Condé. Avec un écho sur l’adieu du Card. de Lor. Plus la déclination des Papes, contre pronostication à celle de Nostradamus » Publication : Reims, 1561 : ark:/12148/cb332787384 Notice n° : FRBNF33278738 Nous résumions ainsi notre étude « Les relations entre Nostradamus et Pie IV (1559-1565) n’ont pas fait l’objet d’une monographie, si bien que l’on a généralement privilégié ses Epîtres au pouvoir temporel. C’est ainsi qu’en 1556, Nostradamus s’adressa coup sur coup à Catherine de Médicis, à Henri II, et à Antoine de Navarre. La découverte de la Contrepronostication nous a amené à examiner la nature des relations entre Nostradamus et le Pape. Pourquoi y reprochait-on notamment à l’auteur des Prophéties d’être en quelque sorte à la solde du souverain pontife ? De fait, en cette année 1561, Nostradamus rédigea deux Epîtres au Pape et l’année précédente, il lui accorde un passage significatif de son Almanach pour ladite année 1561. »" Laissons la parole à Patrice Guinard ; CORPUS NOSTRADAMUS 179 — par Patrice Guinard Les faux Nostradamus italiens des années 66-67 : il vero Giuditio, il vero Pronostico, li Presagi et Pronostici Après la mort de Nostradamus en juillet 66, la belle vie commence vraiment pour les usurpateurs de tous poils, imposteurs et faussaires des oeuvres et du patronyme du prophète salonnais, dont un certain Michel Nostradamus le Jeune qui signe aussi Mi. de Nostradamus (cf. CN 180). Une floraison de pronostics divers, mis au nom de Nostradamus, commence à envahir les foires et les étals de libraires, à commencer par deux pronostications italiennes parues dans diverses éditions, Il vero et universale giudicio et Li Presagi et Pronostici. 179A Il vero et universale giudicio sopra le quattro stagioni, di M. Michele Nostradamo Astrologo Eccellentissimo, Et Medico di Salon di Craus [sic] di Provenza, Nel qual si vede brevemente quanto mostrano le stelle, & Pianeti di mese in mese, & di quarto in quarto, dell’anno 1566 … Tradotto fidelmente di Francese iu [sic] Italiano. Trino (Trento), [Giovanni Francesco et Giolito de Ferrari ?], « con licentia de Superiori », 1566, in-4, 4 ff. (vignette au frontispice) ° BC Trento: t-G 2-op f 60 Il vero et universale giudicio sopra le quattro stagioni Il vero, et universale Giuditio 179B Il vero, et universale Giuditio di M. Michiele Nostradamo, astrologo Eccell(entissimo) & Medico di Solon [sic] di Craus [sic] di Provenza, nel quale si vede brevemente quanto mostrano le stelle, & Pianeti di mese in mese, & di quarto in quarto dell’anno 1566 … Deo semper laus, & gloria Trino (Trento), [Giovanni Francesco Giolito de Ferrari], « con licentia delli Superiori » (A4v), [1566], in-4, 4 ff. (pas de vignette) ° BN Marciana Venise: MISC 1339. 017 → Giuseppe Dondi & Marina Bersano Begey, Le cinquecentine piemontesi, vol. 3, Turin, 1966, p.241, n.1373 → Chomarat, 1989, n.78 La première pronostication existe en deux versions : l’une avec un vignette au frontispice et dite traduite du français, l’autre sans vignette et au titre et précisions modifiés au frontispice. Elle contient les quartiers lunaires sommairement commentés pour chacun des douze mois de l’année avec un faciebat controuvé de Nostradamus, et un commentaire de l’éclipse lunaire d’octobre 1566 dans un contexte italien. Les données des quartiers ne correspondent pas à celles de l’Almanach de Nostradamus pour l’année 1566. Il s’agit d’un faux, probablement concocté après la mort de Nostradamus, peut-être traduit d’une version française perdue. Le texte ne présente aucun intérêt.(sic) 179C Il vero Pronostico calcolato dall’eccell(entissi)mo astrologo, et filosofo M. Michel Nostradamo Francese. Il qual narra diligentemente tutte le perverse calamità, che deve incorrere l’Anno 1566 come per ragioni Astronomiche lo dimostra. Bologna, Alessandro Benatio, « Con licentia delli Superiori », 1566, in-4, 4 ff. ° BNF Paris: Rés V 1196 → Leoni, 1961, p.87 → Chomarat, 1989, n.77 → Benazra, 1990, p.77 → Brind’Amour, 1993, p.492 → CAT Ruzo-Swann, Avril 2007, n.9 (vendu 390 $ avec d’autres fac-similés) Cette seconde pronostication est à rattacher à la première par les données astrométriques similaires pour l’éclipse lunaire du 28 octobre 1566 : à 23 h 50 et 15° Taureau, durée 3 h 40 (Giuditio, A4v) vs 24 h 50, durée 3 h 40 (Pronostico, A2v). L’introduction sur un feuillet (incipit « Il divino Mosè nel Sesto del Genesi » ; explicit « o gli effetti nelle cose inferiori ») cite en seconde page une série d’autorités en matière astrologique : le chapitre 4 du second livre du Tetrabiblos de Ptolémée, Hali Rodoan, Albumasar, Messahalla, Almansor, et un astrologue du nom de Pierre Maynard (Pietro Mainardo). Suivent un aperçu de l’année 1566 (avec un faciebat controuvé de M. « Nostrodamus »), un descriptif de l’éclipse lunaire du 28 octobre 1566 (A2v), et des présages attribués à Nostradamus et adressés au duc d’Orléans (le futur Henry III). Il vero Pronostico calcolato Li Presagi et Pronostici di M. Michele Nostradamo Li Presagi et Pronostici di M. Michele Nostradamo Francese 179D Li Presagi et Pronostici di M. Michele Nostradamo, Quale principiando l’anno 1565 diligentemente discorrendo di Anno in Anno fino al 1570. Chiaramente ci dimostra tutto quello che gl’influssi Celesti dinotano, tanto di bene, quanto di male, si delli raccolti boni, quanto delli rei. Genova, S.n. [Antonio Bellone ?], « con licenza de superiori » (A4v), « 1564″ (A4v) [1567 ?], in-4, 4 ff. ° BNF Paris: Rés V 1195 ; BM Lyon: Rés A 508196 179E Li Presagi et Pronostici di M. Michele Nostradamo Francese. S.l. [Genova ?], S.n., S.d. [1567 ?], in-4, 4 ff. (vignette aux deux astrologues au titre) ° BNF Paris: Rés V 1194 (page de titre manquante) ; BN Marciana Venise: MISC 2636. 061 → Leoni, 1961, p.87 → Chomarat, 1989, n.62 (sous 1564) et n.67 (sous 1565) → Benazra, 1990, p.67-68 (les 2 versions, sous 1564) → Brind’Amour, 1993, p.491 → CAT Ruzo-Swann, Avril 2007, n.9 (vendu 390 $ avec d’autres fac-similés) Au moins deux autres éditions antidatées du précédent texte ont été imprimées vers 1567 (ou plus tardivement) avec un titre totalement remanié. Un exemplaire de la BNF précise la nationalité de l’auteur falsifié : « Francese ». Ces éditions ne précisent pas le nom de l’imprimeur, peut-être Antonio Bellone qui exerçait à Gênes à cette date, à supposer qu’il s’agisse bien d’impressions génoises (cf. Gedeon Borsa, Clavis typographorum librariorumque Italiae, Baden-Baden, 1980). Le texte est prétendument dit traduit d’un original français.(…) Dans la dédicace, On remplace le duc d’Orléans par le pape Pie IV, ainsi que quelques formulations relatives au nouveau dédicataire et à l’année visée : on transforme par exemple l’expression « circa l’Anno 1566″ en « circa 1565 & 1566″, mais pas la suite du texte « che sarà l’anno il quale per la revolutione … » – ce qui contredit les propos du texte puisqu’il est toujours question de l’année 1566 alors que la pronostication concerne 1565 ! De même « 1566″ est remplacé par « 1565 tenendo per l’anno 1566″ (A3v). A la page précédente, l’expression « qualche grandissimo danno che non passeranno quelle annà [sic] de 1566 et 1567″ devient « qualche gran matrona che non passeranno quelli anni de 1566 et 1567″ (A3r). Dans l’édition non datée du même texte, la « gran matrona » est remplacée par « grande dame » (en français). La régente Catherine de Médicis semble visée, et la seconde mouture de 1565 pourrait avoir été concoctée dans les cercles de mécontents liés à François d’Anjou (cf. infra). Bien sûr c’est surtout le prestige de l’astrologue et conseiller royal qui est visé par la dédicace réorientée sur le pape Pie IV, décédé le 9 décembre 1565. » Ainsi pour Guinard, la dédicace au Duc d’Orléans aurait été remplacée par celle au pape alors que c’est l’inverse qui se produisit!: Robert Benazra en 2001 publiera sur le site du CURA de Guinard l’étude suivante dont nous extrayons la partie se référant à Pie IV; Les Pronostications et Almanachs de Michel Nostradamus par Robert Benazra »En 1561, Nostradamus publie son Almanach nouveau pour 1562. Composé par Maistre Michel Nostradamus, Docteur en Médecine, de Salon de Craux, en Provence… Il le fait imprimer à Paris, par Guillaume le Noir et Jehans Bonfons. [ Cet almanach est dédié, le 17 mars 1561, à « Pie IIII Pontifice Max ». [ Nostradamus a livré aux éditeurs un texte partiel, sans doute à cause des troubles civils et à l’éloignement de Salon qu’ils imposèrent à Nostradamus en avril, mai et juin 1561. [ La dédicace à Pie IV montre cependant que Nostradamus avait dans le haut clergé de puissants protecteurs. Nostradamus compose sa Prognostication nouvelle pour l’an MDLXII. Composée par maistre Michel Nostradamus, Docteur en Medicine, de Salon de Craux en Provence, qu’il fait imprimer à Lyon par Antoine Volant et Pierre Brotot. L’épître de Nostradamus est adressée à Jean de Vauzelles. Il existe une édition apocryphe de la Pronostication nouvelle pour l’an mil cinq cens soixante deux. Composée par Maistre Michel Nostradamus Docteur en Médecine, de Salon de Craux en Provence, imprimée à Paris chez la veuve Barbe Regnault. Le XVIe siècle nous a transmis un manuscrit en français comportant plusieurs passages autographes de Nostradamus Les Praedictions de l’almanach de l’an 1562, 1563 et 1564 par M. Michel de Nostre dame Docteur en medicine. Faciebat M. Nostradamus. Salonae petreae provinciae. XX Aprilis 1561. [ Cette copie manuscrite de 222 pages est restée inédite. Les Prédictions sont dédiées au Pape Pie IV dans une épître, datée de « Salon de Craux en Prouence, ce XX avril 1561″. Malgré son titre, l’ouvrage porte essentiellement sur l’année 1562, avec quelques anticipations pour les années suivantes. Il ne semble pas que ce manuscrit destiné au pape lui fut envoyé, car on remarque dans le texte de nombreux espaces blancs, prouvant que Nostradamus n’avait pas entièrement revu son texte. On sait effectivement que le secrétaire de Nostradamus laissait des espaces blancs, à remplir plus tard, quand il n’arrivait pas à lire le texte original. Les troubles du printemps 1561 à Salon et la fuite de Nostradamus à Avignon expliquent sans doute ces particularité Voici une pronostication italienne : Pronosticon del l’anno 1563 coposto et calculato par M. Michele Nostradamo dottore in medicina di Salon di Craux in Provenza. Cette pièce est dédiée au pape Pie IV avec privilège et contrôlée par le grand Inquisiteur. Nous disposons également d’une pronostication italienne : Pronostico et Lunario de l’Eccellentiss. Filosofo, Medico, et Astrologo M. Michele Nostrodamo…, imprimée à Padoue en 1563. [ On aura compris que l’original est bien dédié au pape et que la parution se référant au Duc d’Orléans est la contrefaçon. Guinard n’aura pas eu accés à une impression du début du siècle dernier qui met clairement en évidence que les traductions italiennes ont suivi strictement l’original français. (cf sur le site de Mario Gregorio propheties.it http://www.propheties.it › Researches21-30 ’Reproduction très fidèle d’un manuscrit inédit de M. de Nostredame. Dédié à S. S. le Pape Pie IV/ » Or, nous avons montré les liens existant entre la dite Epitre au pape et certains quatrains du début du second volet des Prophéties; Centurie VIII quatrains 77- 78 avec le mot « macelin », qui ne se comprend que par rapport à la Saint Marcelin dont il est question dans la dite Epitre au Pape. Mais le texte en question sera remplacé en tête du second volet par une pseudo Epitre à Henri II qui ne constitue pas une clef pour comprendre « Macelin »! JHB 26 °1 24