Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
samedi 9 août 2025
vendredi 8 août 2025
jeudi 7 août 2025
jacques halbronn Psychosociologie du métier d'avocat Paralléle avec le médecin
jacques halbronn Psychosociologie du métier d'avocat Paralléle avec le médecin
L'avocat est un chercheur dont le temps est compté, facturé. Ce qui en fait un chercheur stipendié de second ordre. D'une part, parce qu'il a une mission de résultat au sens qu'il doit délivrer un propos sur commande et d'autre part, parce qu'il est bridé dans ses investigations par une certaine forme de cupidité inhérente à sa profession. On parle de ses "clients" mais on pourrait aussi se référer à ses employeurs. Quelle est donc sa déontologie?.
On lit sur le web:
"L’avocat doit faire preuve de prudence, pour ne pas conseiller à son client, une solution s’il n’est pas en mesure d’apprécier la situation décrite, de déterminer à qui ce conseil ou cette action est destiné, d’identifier précisément son client. Lorsqu’il a des raisons de suspecter qu’une opération juridique pourrait avoir pour résultat la commission d’une infraction, il doit s’efforcer d’en dissuader son client. S’il n’y parvient pas il doit se retirer du dossier. (Article 1-5 « Devoir de prudence» du Règlement Intérieur National de la profession d’avocat )
Selon nous, le bâclage des dossiers est le risque principal. Faute de temps. On peut se demander si l'avocat ne peut être accusé de complicité de tentative de spoliation du fait qu'il ne signale pas les pièces appropriées, faute de ne pas les avoir demandées à son employeur à moins qu'il n'ait pas jugé souhaitable de les mentionner. Que penser d'un avocat qui aura joint, sans s'en rendre compte, à son dossier des pièces compromettant la position de son employeur? Ce dernier a-t-il un recours?
L'avocat jouit d'un certain monopole à l'instar d'un huissier. IL faut passer par lui dans le cadre de certaines procédures, tout comme le médecin, d'ailleurs, sur d'autres plans. Ce sont des "professions" qui d'ailleurs se caracctérisent par l'usage de titre : on s'adresse à un avocat commme "maitre" et à un médecin comme "docteur", ce qui est une forme de reconnaissance d'un statut officiel, public. Cela dit, quid de la "compétence" de l'avocat par delà son statut acquis le plus souvent dans sa jeunesse éstudiante et dont il pourra se targuer - tout comme le médecin- tout au long de sa vie. Ce statut en outre, lui permet d'imposer cerains honoraires même s'il existe une "aide jurdictionnnelle" qui pourrait s'appaeneter à la Sécurie Sociale. Droit aux soins, droit de se défendre en justice. L'avocat obtient des ordonances à l'issue d'un procés, d'un référe tout comme le médecin délivre des ordonnnances à présnetr au pharmacien.
JHB 07 08 25
mardi 5 août 2025
Jacques Halbronnn Theodor hertzka et Théodor herzl. d'étranges similitudes utopiques
Jacques Halbronnn Theodor hertzka et Théodor herzl. d'étranges similitudes utopiques
Sur le web
THeodor HerTzkaS Freiland is a complicated machine with lots of teeth and wheels that even engage each other, but nothing proves to me that they could be put into operation. And even seeing Freeland clubs arise, I shall regard the whole thing as a joke.—Theodor Herzl, “Der Judenstaat”1Theodor HertzkaTheodor Herzl’s contemptuous remark on Theodor’s Hertzka’s Freiland (1890) is rather surprising when one compares his own novel Altneuland to it, as the two utopias share many themes and narrative structures, to say the least, and both utopias critique Vienna’s fin-de-siècle decadence. While Herzl’s Altneuland went on to become the world-renowned manifesto of Zionism, Hertzka’s Freilandenjoyed popularity only at the time of its publication. Herzl’s utopia is set in Palestine; Hertzka’s narrative takes place in the empty space of East Africa. If Altneuland oscillates between a vision of a sparsely populated Near East and a geopolitical action plan, Freiland seeks to inhabit previously unpopulated ter-ritory. Hertzka’s vision to found a new civilization on vacant land in Africa coincided with European colonialism and the surge of anti-Semitism in Vienna. In what follows, I investigate if Hertzka merely posits Freiland as a critique of Vienna’s fin-de-siècle culture or if he produces a viable alternative.Utopian fiction as a literary genre dramatizes the need for social change; these visions of a better society are meant to shatter and overcome society’s ideo-logical status quo. Yet narrative utopias are neither literature presenting fictional experiences nor social theory presenting totalities. Paradoxically, utopias achie"
wikipedia
"He studied at the universities of Vienna and Budapest, and in 1872 became a member of the editorial staff of the Neue Freie Presse of Vienna. In 1879 he founded the newspaper Wiener Allgemeine Zeitung, which he edited until 1886. He was a friend of Johannes Brahms.
Hertzka has been called the "Austrian Bellamy", because his novel Freiland, ein soziales Zukunftsbild[1] had a similar theme to that of Edward Bellamy's novel Looking Backward.
Though Hertzka was not a Zionist and his utopian vision was directed at human beings in general, Theodor Herzl acknowledged the influence of Hertzka on his own ideas in the opening chapter of his book Der Judenstaat, envisioning the creation of a Jewish state.
On notera que le Freiland de Hertzka se situe en Afrique Orientale, ce qui correspond à la proposition britannique "Ouganda".
Le Plan Ouganda, un Etat juif en Afrique noire
Ecrit par Olivier de Marliave - Auteur des "Terres promises avant Israël"
L’uchronie est un genre littéraire relevant de la fiction et qui consiste à réécrire l’histoire en imaginant les conséquences de la modification d’un événement précis. C’est donc un récit alternatif. Cette rubrique se propose d’appliquer ce principe à des grands moments de l’histoire juive.
Et si... l’établissement d’un État juif en Afrique noire avait vraiment eu lieu, comme cela fut un temps envisagé ? Mise en regard des faits historiques et d’un conte alternatif.
sur le web
QUAND L’OUGANDA ÉTAIT UN ESPOIR POUR LE PEUPLE JUIF
Tout a commencé à partir d’un roman. En 1890, paraît Freiland -traduit en français, en 1894, sous le titre « Terre libre, une image sociale de l’avenir », signé Theodor Hertzka. Ce journaliste de Budapest (1845-1924) était chargé de la rubrique économique au Neue Freie Presse de Vienne. Il fondera plus tard le Wiener Allgemeine Zeitung, alors qu’il s’était lié avec Theodor Herzlet qu’il militait dans les rangs de la cause sioniste. Son ouvrage décrit l’histoire de Juifs européens arrivant au port de Mombasa et qui se mettent en marche vers l’intérieur du pays (l’actuel Kenya) en soumettant les tribus masaïs, jusqu’à un haut plateau intérieur où ils créent la cité de Freiland. Cette utopie s’accompagne de descriptions précises de ce que pourrait être une colonie au type de développement calqué sur un modèle européen. Freiland serait entourée d’une nature richement exploitée, avec une faune sauvage à présent domestiquée, entourée de manufactures desservies par des voies ferrées, et le mont Kenya enneigé deviendrait même un vaste terrain de jeux pour les enfants ! Au-delà de ce scénario édénique, Hertzka défend un système social permettant un libre accès à la terre dans des collectivités se situant entre le capitalisme de la propriété privée et l’étatisation des biens de production défendue par les marxistes.
Le succès de ce roman fut tel qu’il aboutit à la création de l’association Freeland League (la « Ligue de la Liberté »), destinée à repérer un territoire qui pourrait être réservé à une population juive émigrée. Pour Hertzka, un petit groupe d‘hommes décides devait suffire dans un premier temps à jeter les bases de cette terre de liberté. Une expédition sera donc mise sur pied, mais l’étude envisagée sur les conditions de vie n’ayant pas été très poussée sur le terrain, elle sera de retour à la fin du mois de juillet 1894. Aucune suite ne lui sera donnée, mais tout va rebondir sous une forme bien différente, dix ans plus tard. En effet, le 23 août 1903, Theodor Herzl et ses compagnons Nordau et Greenberg, proposent aux six cents délégués du sixième Congrès sioniste de Bâle une option est-africaine dénommée « plan Nairobi ou plan Ouganda ». La controverse sera très violente pour Theodor Herzl durant cette ultime assemblée. Sur le papier, la proposition (soutenue par les Britanniques) réunit tous les atouts pour plaire : il s’agit d’allouer aux Juifs du monde un vaste territoire en Afrique orientale doté d’une certaine liberté administrative, religieuse et culturelle. Herzl croit sincèrement à cette solution de l’Afrique de l’Est, comme il le confie dans son Journal. Pour lui, « ce sera, pour la première fois depuis la diaspora, une quasi-reconnaissance de la nécessité d’aider le peuple juif en tant que nation ».
Dans une ambiance très tendue, mettant en évidence le clivage entre les « Territorialistes » et les « Sionistes » qualifiés de « palestino-centrés », le plan Nairobi est voté, par 295 voix contre 177, ce qui déclenche la fureur des délégués russes. Cette ambiance va exténuer Herzl, que certains accuseront de trahison à la cause non plus sioniste, mais tout simplement juive, alors qu’il voulait surtout sauver les victimes des pogroms russes sans perdre de vue le lointain objectif palestinien. Herzl a 49 ans, et il est déjà très fatigué par son hyperactivité ; il ne lui reste alors que six mois à vivre. La tentative d’assassinat de Max Nordau, fondateur avec Herzl de l’Organisation Sioniste Mondiale, le 19 décembre 1903 à Paris, illustre bien l’ambiance dramatique entourant les débats sur le projet Ouganda qui a radicalisé l’opposition des sionistes intransigeants. Un jeune étudiant russe de 27 ans, Zelig Luban, tente en effet d’assassiner Nordau en hurlant : « À mort Nordau l’Africain ». Luban rate son coup et échappe à Ia justice pour cause de déséquilibre mental.
Il se trouve que le secrétaire aux Colonies, le Britannique Joseph Chamberlain, avait lu le roman de Theodor Hertzka qu’il avait fortement apprécié. De plus, Chamberlain avait une réelle sympathie pour la cause sioniste, et les pogroms russes le révulsaient. En décembre 1902 il avait inauguré le trajet ferroviaire de la Uganda Railwayen compagnie de son épouse et, séduit par ces terres, il avait discuté quelques mois plus tard avec Herzl de l’opportunité que pourrait constituer une colonisation d’un territoire situé entre les actuels Ouganda et Kenya, au nord-est du lac Victoria. Et Chamberlain de vanter à l’infatigable Herzl cette zoneau climat favorable, propre à la culture du coton et de la canne à sucre, et qui ressemblerait aux collines du Sussex, si ce n’est à un charmant parc anglais ! L’avantage d’un développement colonial ici pouvait, du point de vue de la chancellerie britannique, décourager les velléités territoriales allemandes, tout en rentabilisant la voie du cheminde fer. Le 25 janvier 1904, sir Clement Hill, directeur au Foreign Office, rejoint l’avis de Chamberlain pour préconiser la colonisation d’un territoire de quelque 5000 miles carrés couvrant précisément le plateau Uasin Ngishu de Nandi, au sud-ouest du mont Elgon, une zone avantageusement située près de la voie ferrée et du lac Victoria. Cette région en partie inconnue était gérée depuis 1895 par le British East Africa Protectorate. Le Parlement anglais débat de la question jusqu’au 20 juin, mettant face à face adversaires et partisans du plan. Les premiers font valoir qu’une colonie de l’empire ne peut en aucun cas devenir un territoire plus ou moins national, et qu’au mieux on pourrait attribuer à celle-ci un « gouvernement municipal ». La presse anglaise s’oppose plutôt àce plan Ouganda. Dans le Times, Harry Johnston dénonce une affaire qui finirait dans le même ridicule que la tentative, dix ans auparavant, inspirée par Theo-dor Hertzka. Johnston représente une voix de poids dans ce débat car cet homme, explorateur et administrateur colonial sa vie durant, est un spécialiste des conflits ethniques, frontaliers et nationaux en Afrique. Il a longtemps défendu, avec le magnat anglais Cecil Rhodes, le projet avorté consistant à relier par le chemin de fer les possessions britanniques du nord au sud de l’Afrique, depuis Le Cap jusqu’au Caire. Autre opposition, sur place celle-là : le tout nouveau journal de Nairobi (créé en 1902), The African Standard, lance une campagne de presse contre « une invasion » qui aboutirait à la création d’un Jewganda.
Malgré tout, l’histoire se répète donc à dix ans d’intervalle lorsque, le 13 janvier 1905, arrivent à Mombasa trois hommes, au profil autrement plus professionnel que leurs prédécesseurs. Cette seconde expédition a été montée à l’initiative de Leopold Greenberg à l’aide de fonds privés et avec la participation inattendue d’Harry Johnston dont l’opinion, d’abord hostile à une solution est-africaine, a ensuite évolué. A la tête des experts venus étudier les conditions de vie de l’Est africain se trouve le major Alfred Saint Hill Gibbons, vétéran de la guerre des Boers. Il a exploré la zone mythique entre l’Égypte et le Congo, et a publié un grand classique de la littérature de voyage, Exploration and Hunting in Central Africa. À ses côtés, le Suisse Alfred Kaiser a lui aussi parcouru l’Afrique, depuis la Somalie jusqu’au Maghreb, et il parle couramment arabe et swahili. Mais surtout ce naturaliste a passé six ans à travers les déserts du Sinaï et du Néguev pour comprendre comment le « peuple juif » avait pu errer quarante ans durant, sous la conduite de Moïse, dans ces zones pour le moins inhospitalières ! Le troisième homme, tout aussi haut en couleur, l’ingénieur russe Nahum Wilbuschewitz, à peine âgé de 25 ans, avait déjà travaillé avec les Turcs pour des adductions d’eau dans le Golan. Plus tard, Wilbusch comme on l’appelait couramment, ouvrira à Haïfa le premier collège technique de l’Empire ottoman et il deviendra ensuite un magnat de la production d’huile végétale en lsraël. Son attirance pour la Palestine, qu’il avait parcourue à cheval, aurait faussé son jugement sur l’Afrique ; on l’accusera même d’avoir délibérément saboté cette seconde expédition Ouganda. Les explorateurs embauchent sur place un des meilleurs guides, Feradji qui, suprême référence, a servi aux côtés du fameux Stanley ; il dirigera une troupe de quarante porteurs, domestiques, cuisiniers et autres gardes. Pour professionnel qu’il se présente, Feradji commettra pourtant de grosses erreurs dans la logistique de l’expédition qui finira par manquer de vivres. Arrivé en train sur zone, le groupe a aussi le tort de se diviser pour mieux visiter ces terres, alors que des porteurs refusent d’approcher des tribus jugées agressives. On se répartit hommes, matériel et vivres, en se fixant un rendez-vous six jours plus tard. En fait, les trois hommes se perdent, Wilbusch s’égarant même durant une semaine supplémentaire. Des dissensions apparaissent aussi entre les explorateurs. A. H. Gibbons est supposé rendre un rapport de toute façon favorable : à son avis, ce haut plateau d’Uasin Ngishu est une des régions les plus agréables qu’il ait fréquentées en Afrique. Kaiser, lui, constate la présence de lions, et chacun observe les risques de maladies, d’épidémies de peste bubonique et de malaria endémique à proximité du lac Victoria.
En fait, le plan Nairobi échouera du fait de l’administration coloniale britannique qui voit d’un très mauvais œil la création d’une région autonome sur un de ses territoires. Cet argument, déjà opposé en 1894, est renforcé par l’idée que cette terre est-africaine est peu peuplée car peu fertile et inhospitalière. Au contraire, les partisans du plan appuient leurs arguments sur la disponibilité de cette vaste contrée. Leur raisonnement : puisque personne ne vit sur ces hautes terres, on pourra faire nos preuves et démontrer au monde entier de quoi le peuple juif est capable ! Tout cela viendra en discussion au septième Congrès sioniste de Bâle, à partir du 27 juillet 1905, un peu plus d’un an après la mort de Theodor Herzl. Ce congrès sera encore une fois dramatique dès le début, avec l’opposition de plus en plus violente entre les Sionistes, pour qui le seul horizon est celui de la Palestine, et ceux que l’on définit comme les Territorialistes. La Jewish Territorialist Organization (J.T.O.) verra, en effet, le jour à Bâle cet été 1905, à l’initiative d’Israël Zangwill, qui sera rapidement pris d’une véritable frénésie de projets à travers le monde.
Publié le 04/12/2018
jacques halbron Théodore Herzl et l'Etat Juif. , asile pour les juifs en souffrance
jacques halbron Théodore Herzl et l'Etat Juif. , asile pour les juifs en souffrance
En 2002, nous avons publié un volume de plus de 400 pages ("Le Sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle") sur la naissance du sionisme (ed Ramkat, Préface de H. Gabrion). Claude Klein, en 2003 (Ed de la Découverte) n'en fit point mention. dans son volume intitulé "L'Etat des Juifs . Etrangement, il ne traduit pas le sous titre Essai d'une solution moderne de la question juive (.Der Judenstaat. Versuch einer modernen Lösung der Judenfrage Judenfrage fait délibérément pendant à Judenstaat. Faudrait-il alors parler de la "question des Juifs"??? L'allemand a une autre façon de traiter les adjectifs et en tout état de cause, selon nous, le titre français fut bel et bien choisi par Herzl lors de la première parution française dans la Nouvelle Revue internationale(31 décembre 1896) (Annexe IV pp. 324-325) Nous avons trouvé assez vain que l'on propose une autre traduction que celle qui parut dans la dite revue., 30 ans plus tard. Herzl n'aurait-il d'ailleurs pas supervisé la traduction de l'allemand en 1896 (reprise en 2023 Ed Ardavena)? En tout cas, Baruch Hagani déclare en 1926 reprendre le texte de 1896 ( Librairie Lipschutz, p. 10)
Selon nous, Herzl proposait un foyer - un asile - aux Juifs en souffrance et non à l'ensemble des Juifs. De même Jésus entendait s'occuper des "brebis perdues de la maison d'Israel" et non à l'ensemble des Juifs. C''est une vision misérabiliste de la condition juive qui aura conduit, dans les deux cas, à des erreurs d'interprétation quant aux propos de Herzl et de Jésus. Quand Herzl aborde les "causes de l'antisémitisme", Le mot "asile" renvoie à une situation d'urgence, laquelle valait surtout dans l'Est de l'Europe dont les juifs furent les plus enthousiastes à l'égard du projet "sioniste". Mais il semble bien que pour Herzl, il valait mieux que cet asile ne fut point instauré là où existait déjà une présence, une "communauté" juive. Pour Herzl, cette nouvelle terre devait être vierge de Juifs, d'où son intérêt pour l'Argentine puis pour l'Ouganda, à la toute fin de sa vie. De même, c'étaient les Juifs qui avaient le moins à perdre qui devaient fournir les bataillons du mouvement. Au fond, Herzl entendait ainsi protéger les communautés juives florissantes d'une invasion venue de l'Est. On sait d'ailleurs que la France sera amenée à accueillir nombre de juifs étrangers, de Turquie par exemple-
Sur le web
"Après la Première Guerre mondiale et la fondation de la République de la Turquie en 1923, avec la politique de « turquisation », l'immigration de Juifs continue. Au début de la Seconde Guerre mondiale, il y a entre 20 000 et 50 000 Juifs de Turquie vivant en France." alors que le "Foyer" juif (Déclaration Balfour 1917) aurait pu les accueillir, les recueuilir. C'est une telle présence qui va conduire à voir dans tous les Juifs des "immigrés"!
JHB 05 08 25
jacques halbronn Aspects de l'antisémitisme. L'étrangeté juive. La proie pour l'ombre. LE cycle des mentalités
jacques halbronn Aspects de l'antisémitisme. L'étrangeté juive. La proie pour l'ombre. LE cycle des mentalités
Nous dirons que le "vrai' Juif (celui du Din et non celui du Hessed) est peut être étrange (verticalité) mais est-il pour autant un étranger (horizontalité)? Bien des immigrés ordinaires sont tenté de classer les Juifs comme issus de l'immigration, comme eux, cherchant ainsi à les rabaisser collectivement, parce que cela les arrange. La tentation est forte vu que la France aura accueilli bien des Juifs venus d'ailleurs et on aura vite fait d'amalgamer tout ce petit monde. En réalité, le déracinement affaiblit, appauvrit la judéïté, le potentiel juif alors que d'aucuns le veulent "errant". Le sionisme aura certainement plus déraciné qu'enraciné les Juifs en leur faisant "lâcher la proie pour l'ombre".
En insistant sur le "retour" au berceau, aux origines - l'on fait des Juifs un ensemble d'immigrés, en quête de racines La notion même de "retour" ne serait-elle pas déjà en soi toxique?. Elle est assurément utilisée par ceux qui veulent se débarrasser des Juifs, toutes catégories confondues et notamment de ceux qui leur portent ombrage, qui les éclipsent par leur génie. Or, le rassemblement des Juifs implique un certain isolement par rapport au monde et donc une disqualification quant à sa compréhension. Rien ne vaut de naitre quelque part et le travail subconscient des premières années de l'enfance en phase avec la tradition orale et non avec l'enseignement scolaire. C'est à l'enfant d'aller vers le monde et non au monde d'aller vers lui. Pour nous, le "vrai" Juif est le Juste dont Dieu exige la présence dans une Cité pour qu'elle soit sauvée (tikoune) de la corruption, de la dégradation. Il ne faut qu'une toute petite minorité de Justes pour que le corps social soit guéri.
En Astrologie Septénale - la "vraie" astrologie- il y a un temps imparti à la critique (c'est le temps de la Sefira "Din") et c'est alors qu'une société doit se décanter, se nettoyer, se purifier. Il importe qu'une société soit capable de se donner de bons "chefs" et de les suivre, qu'elle ait su conserver une telle sagesse Faute de quoi, elle se condamne à dépérir. Certes, il y a un temps où une société doit se prendre en charge mais il y a un temps où elle doit transmettre la charge à de vrais "leaders", de préférence juifs. Encore faut-il s'assurer de leur authentique judéité, verticale et non horizontale, ce qui exige une certaine expertise cyclologique. Paradoxalement, la création de l'Etat d'Israel (1947-1948) aura permis de faire le tri. Les Juifs restés en diaspora ou qui y sont revenus sont ceux qui sont habilités à vivre au milieu des nations. En revanche, ceux qui auront opté, de facto, pour un déracinement et qui auront préféré vivre entre eux, ce sont eux qui seront marqués par les stigmates du nationalisme et la sacralisation des frontières.
Paradoxalement, la Bible met en scène des leaders qui s'exilent (Abraham, Moîse, Jésus etc) -Nul n'est prophéte en son pays- Il faut y voir une métaphore de l'étrangeté et de l'ambiguité. Ce qui est grave n'est pas d'aller vers l'étranger mais d'y rester. Un Moîse n'accompagnera pas les Fils d'Israel au delà du Jourdain, il s'en démarquera. jusqu'au bout.
Cela dit,, il ne faudrait pas oublier le cycle des mentalités (le Zeit geist) qui alternativement insiste sur la mathématique des savoirs,, àa la chasse de tout signe de distorsion, toute perte de conscience de l'ordre sous-jacent ou, au contraire, sur la cohèrence des groupes et préconise une politque d'intégration, en chasses des signes de diffèrence. Les tensions sociales tiendront à des bascvulements, des renversements
de mentalité parfaitement déterminés patr notre Astrolohie septénale. Selon nous la Solution Finale aura correspondu à une crise de la verticalité et non de l'horizontalité en ce qu'elle survient en phase "Hessed"(Saturne fin taureau et Gémeaux) Cette phase rejette tout ce qui relève d'un plan supérieur et les Juifs sont alors la cible privilégiée d'un rejet de transcendance. En 1947-48, avec le retour d'une phase Hesse (Saturne fin Liun et Vierge), la partition de la Palestine est une forme de déni de la condition particulière des Juifs et donc à nouveau l'expression de l'anti-verticalité
JHB 05 08 25
lundi 4 août 2025
jacques halbronn Astrologie septénale. La question de l’ordre et du désordre, au coeur de notre cyclologie.
jacques halbronn Astrologie septénale. La question de l’ordre et du désordre, au coeur de notre cyclologie.
Au tout début du Livre de la Genése, on parle d’un ‘tohu bohu’ pour désigner un état antérieur.
Genèse I
א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ. 1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
ב וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ, וְחֹשֶׁךְ, עַל-פְּנֵי תְהוֹם; וְרוּחַ אֱלֹהִים, מְרַחֶפֶת עַל-פְּנֵי הַמָּיִם. 2 Or la terre n’était que solitude et chaos; des ténèbres couvraient la face de l’abîme, et le souffle de Dieu planait à la surface des eaux.
ג וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, יְהִי אוֹר; וַיְהִי-אוֹר. 3 Dieu dit: « Que la lumière soit! » Et la lumière fut.
La Kabbale introduit la notion de « Tikoun », qui ne se comprend que par opposition à ce désordre. Nous dirons que la Sefira « Din » correspond à l’Ordre (en hébreu Seder) et que la Sefira « Hessed » correspond au Désordre. Que faut-il entendre par « désordre » ? Un processus en cours de déconnexion, de diversité, de perte de co-ordination, des actions entreprises . En phase Hessed (à 3 ans 1/2 d’intervalle)); cela part dans tous les sens. Or, qu’est ce que l’astrologie en vigueur de nos jours, aussi bien pour ce qui est du thème astral que de l’indice cyclique, sinon un extréme désordre plus ou moins « organisé »? Quand Barbault se focalise sur les conjonctions planétaires, il introduit une notion étrangère à l’astronomie car une planéte ne tourne pas autour d’une autre planéte elle même en mouvement.. Une telle diversité de connexions planétaires, cela fait désordre même quand c’est présenté sous la forme d’un graphique!
L’astrologie septénale correspond au Tikoun, au Din, à l’Ordre rétabli et à chaque passage de Saturne sur un axe équinoxial/solsticial, soit tous les 7 ans, la « solution » (Din) visant à remettre de l’ordre revient sur le tapis, L »appel au suffrage universel caractérise un temps de désordre, chaque électeur agissant sans se soucier de ce que fera son prochain, sans se coordonner. A contrario, quand l’assemblée électrice se réduit considérablement, on a bon espoir de reconstituer un certain Ordre, pendant un certain temps.
Tous les 3 ans et demi, on peut parler d’une « crise », d’un moment « critique » exigeant de trouver une solution, de prendre des résolutions, alternativement dans le sens de Hessed ou dans celui du Din. En mettant en évidence l’existence d’un probléme, l’on induit la quête d’une solution au dit probléme, quitte à ce que l’on suscite un prétexte pour intervenir, pour sévir en raison d’un trop grave désordre ou d’un excés d’ordre bridant la liberté.
JHB 04 08 25
dimanche 3 août 2025
jacques halbronn Astrologie septénale La question des (ré) solutions s'impose de 3 ans et demi en trois ans et demi
jacques halbronn Astrologie septénale La question des (ré) solutions s'impose de 3 ans et demi en trois ans et demi
Dans un précédent article, nous avions abordé la signification du mot "solution" dont on connait l'usage à propos de la Shoah et qui revient actuellement à propos de la Palestine, le terme servant au départ dans le domaine chimique et alchimique (Solve/Coagula). L'astrologie septénale permet de préciser les moments opportuns (fenêtres) impliquant et permettant la prise de résolutions, de trois ans et demi en trois ans et demi. Les constitutions devront s'aligner à l'avenir sur un tel calendrier, sur la base des dernières avancées de la science politique en direction d'une certaine astrologie.
Sur le web
"Conférence sur la solution à deux Etats : trouver un chemin pour sortir du conflit israélo-palestinien
28 juillet 2025 .
"Qu'est-ce que la solution à deux États ?
L'idée de créer une nation pour les populations juive et palestinienne, vivant côte à côte en paix, est antérieure à la fondation de l'ONU en 1945. Rédigé et reformulé depuis, ce concept apparaît dans des dizaines de résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, dans de nombreux pourparlers de paix et lors de la dixième session extraordinaire d'urgence de l'Assemblée générale, récemment reprise.
En 1947, la Grande-Bretagne a renoncé à son mandat sur la Palestine et a porté la « question palestinienne » devant les Nations Unies, qui ont accepté la responsabilité de trouver une solution juste à la question palestinienne. Les Nations Unies ont proposé le partage de la Palestine en deux États indépendants, l'un arabe palestinien et l'autre juif, avec Jérusalem internationalisée, servant de cadre à la solution à deux États.
Une conférence de paix a été convoquée à Madrid en 1991, dans le but de parvenir à un règlement pacifique par des négociations directes selon deux axes : entre Israël et les États arabes, et entre Israël et les Palestiniens, sur la base des résolutions 242 (1967) et 338 (1973) du Conseil de sécurité.
En 1993, le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin et le Président de l'Organisation de libération de la Palestine, Yasser Arafat, ont signé l'accord d'Oslo, qui définissait les principes de la poursuite des négociations et posait les bases d'un gouvernement palestinien autonome intérimaire en Cisjordanie et à Gaza.
L'Accord d'Oslo de 1993 a reporté certaines questions aux négociations ultérieures sur le statut permanent, qui se sont tenues en 2000 à Camp David et en 2001 à Taba, mais qui se sont avérées infructueuses.
Trente ans après l'Accord d'Oslo, l'objectif primordial des Nations Unies demeure de soutenir les Palestiniens et les Israéliens dans la résolution du conflit et la fin de l'occupation, conformément aux résolutions pertinentes des Nations Unies, au droit international et aux accords bilatéraux, afin de concrétiser la vision de deux États – Israël et un État palestinien indépendant, démocratique, contigu, viable et souverain – vivant côte à côte dans la paix et la sécurité, à l'intérieur de frontières sûres et reconnues, sur la base des lignes d'avant 1967, avec Jérusalem comme capitale des deux États."
Selon nous, l'Astrologie a vocation à traiter de la fortune des solutions, dans tous les domaines et c'est ainsi qu'elle démontrera son utilité. Le moment où une certaine solution est mise en avant doit évidemment s'inscrire dans une cyclicité comme celle de l'alternance entre Din et Hessed, sachant que la phase Hessed tend à proposer des formules qui seront dénoncées en phase Din, sur la base d'une périodicité de 7 ans, divisée en deux temps de 3 ans 1/2.
Le fait de proposer une solution signifié nécessairement que le statu quo n'est plus ressenti comme accepté/acceptable à un instant T. Examinons la chronologie telle que décrite plus haut au prisme de notre Astrologie Septénale, sans oublier l'usage du mot en 1940-42. On sait qu'en novembre 1947, la toute récente ONU, en son Assemblée Générale, préconisa, en effet, une "solution à deux Etas" pour "résoudre" le probléme du mandat accordé à la Grande Bretagne sur la Palestine, par la Société des Nations, au début des années Vingt. Or, en 1947, Saturne entrait en phase Hessed, 1944 ayant été le théatre du "Débarquement, en début de phase Din (signe cardinal du Cancer). En 1993, avec les Accords d'Oslo, on retrouve la même configuration qu'en 1947, avec Saturne en fin verseau/début Poissons. En 1947, on avait eu Saturne en fin lion, début Vierge, à l'opposé, c'est à dire à l'identique selon notre Astrologie. La phase Hessed est ouverte aux compromis de circonstance. Actuellement, en juillet aout 2025, Saturne est entré en phase "Din", ce qui est censé correspondre à une solution plus viable qu'en 1947-48 ou 1993, en phase Hessed. Normalement, la phase Din implique un accord au sommet qui n'exige pas l'agrément des populations concernées. Il y a là une "fenêtre" de durée relativement courte (3 ans 1/2) et cela exige l'intervention d'esprits particulièrement averti et capables de déconstruire certaines représentations bancales, boiteuses. Choc des solutions. Que s'est-il passé lors de la précédente phase Din, en 2020; quand Saturne était en Capricorne? C'est ce que l'on appelle le plan Trump qui était dans son premier mandat.
Sur le web
"Le plan de paix américain de janvier 2020 pour le conflit israélo-palestinien, parfois appelé le plan Trump, est un ensemble de propositions d'ordres politique et économique présenté le 28 janvier 2020 par le président des États-Unis Donald Trump comme le chemin de la paix entre Israéliens et Palestiniens et une base de négociations dans le processus de paix.Le plan propose un effort international de cinquante milliards de dollars pour permettre le développement et l'établissement définitif de l'État palestinien, quand les Israéliens conserveraient Jérusalem comme capitale indivisible, les Palestiniens établissant la leur sur une fraction de Jérusalem-Est. Les Israéliens garderaient les colonies israéliennes de Cisjordanie mais le territoire palestinien resterait équivalent en termes de superficie à celui de la Cisjordanie et de la bande de Gaza d'avant la guerre des Six jours, par des ajouts de territoires du désert du Négev à des fins économiques et résidentielles.Le président palestinien Mahmoud Abbas fait rapidement savoir qu'il rejette ce plan catégoriquement comme base de négociations et menace de rompre ses relations avec les États-Unis et Israël, et de dénoncer les accords d'Oslo." Comme nous l'écrivions récemment, l'astrologie septénale a vocation à être un barométre des mentalités, Selon notre philsophie du droit, à ces moments décisifs prescrits par notre cyclologie, la Loi doit s'imposer en tout état de cause, selon le principe de la "Nouvelle Alliance"
JHB 03 08 25
vendredi 1 août 2025
jacques halbron L’astrologie et le cycle des mentalités.
jacques halbron L’astrologie et le cycle des mentalités.
Selon nous, l’astrologie devrait être définie et décrite en tant que « cycle des mentalités », avec le singulier et le pluriel que cela sous tend. ‘cf Mélanges Robet Mandrou? Histoire socialen sensibilités collectives et mentalités, PUF 1985) En ce sens, l’astrologie s’inscrirait dans un certain relativisme. Chaque période d’un cycle détermine un changement de mentalité et c’est de cela que notre astrologie est censée prévoir le cours avec le maximum de précision mathématique. C’est justement la connaissance du moment des basculements/ glissements périodiques qui doit faire appel à cette astrologie « septénale ». Contrairement à l’astrologie des planétes « lentes » (transsaturniennes), le temps de l’astrologie septénale est court, puisque ses périodes n’excédent pas une durée au delà de 3 ans et demi (soit 28 (cycle astronomique de Saturne)/8 = 45°)
Le changement de mentalité – de valeurs-peut être appréhendé au prisme des prises de position et des réactions que cela génére.. Il y a, alternativement, une mentalité « Din » (purification) et une mentalité « Hessed » (intégration). cf Philippe Contamine, « Des prédictions annuelles astrologiques à la fin du Moyen Age; genre littéraire et témoin de leur temps » (in Mélanges Mandrou, op. cit., pp. 191 et seq) En phase « Din »,c’est l’ouverture de la chasse aux anomalies, aux déviances. Et donc, en phase « Hessed », c’est la fin de la saison des poursuites et des dénonciations lesquelles seront désormais déclarées mal venues, mal reçues, bref malheureuses, ce qui n’au
rait pas été le cas auparavant.
Ainsi, actuellement, alors que Saturne passe en mode « Din » on réagit vivement aux propos d’un Edouard Sterin:
« Avoir plus de bébés de souche européenne », « évangéliser », dans une vidéo, le milliardaire Pierre-Edouard Stérin décrit ses priorités pour la France
« Alors que le projet d’internat catholique soutenu par le milliardaire proche de l’extrême droite vient d’obtenir le feu vert du rectorat de l’académie Orléans-Tours, au cours d’une conférence, Pierre-Édouard Stérin a affirmé que « son action prioritaire en France » était de stimuler une politique nataliste chrétienne et « de souche européenne. »"Colère politique et syndicale (..) L’annonce de cette ouverture a provoqué de vives réactions. Une lettre ouverte, signée par plus de 30 organisations syndicales, associatives et politiques, ainsi que par 160 personnalités engagées, a été rendue publique. Parmi les signataires figurent les secrétaires générales de la FSU (Caroline Chevé) et de la CGT (Sophie Binet), ainsi que les responsables des principaux syndicats de l’éducation (SNES, SNUipp, SNUEP, SNEP, SNASUB, CGT Éduc’action). Des élus locaux et nationaux ont également apposé leur nom, dont le maire de Blois, le président du conseil régional Centre-Val de Loire, huit de ses vice-présidents, et les députés Charles Fournier et Christophe Marion. Comme l’a rappelé Mediapart dans un article du 30 juillet, la rhétorique de Pierre-Édouard Stérin évoque explicitement les théories complotistes d’extrême droite sur le « grand remplacement », popularisées pour stigmatiser les populations immigrées au profit d’une France blanche, catholique et « de souche ».
Il est clair, en effet, que le changement de phase est voué à provoquer des réactions dans un sens ou dans un autre, c’est selon. Mais l’historien des mentalités doit être en mesure de resituer les prises de position respectives et d’en déterminer l’impact, tout en le relativisant, du fait de la briévéte des périodes en Astrologie Septénale. Double tâche : annoncer l’imminence d’un basculement mais aussi d’ »en circonscrire les effets tout comme en politique, le succés remportée à une élection reste en principe temporaire. En ce sens, notre astrologie a vocation à féconder le Droit Constitutionnel de demain.
JHB 01 08 25
André Burguière La notion de mentalité
André BURGUIÈRE : directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales
La notion de mentalités est associée à l'école des Annales. Elle est si particulière au courant historique créé par Marc Bloch et Lucien Febvre à la fin des années 1920 qu'elle n'a été reprise ni par la psychologie, ni par les sciences sociales, qui lui préfèrent celle de représentations. À l'étranger, elle n'a pas non plus d'équivalent et a simplement été traduite par ses utilisateurs : Mentalities, Mentalität, Mentalità. Le concept a-t-il été emprunté à Lucien Lévy-Bruhl, théoricien de La Mentalité primitive (1922) ? Les fondateurs des Annales en ont retenu l'idée que les différences culturelles observées à travers le temps et l'espace portent non seulement sur l'acquisition des savoirs et des savoir-faire, mais aussi sur les structures logiques de la pensée.
L'étude des mentalités ne figure pas dans la thématique officielle de leur revue d'histoire économique et sociale, mais elle est omniprésente dans les comptes rendus et ouvrages des directeurs. Des Rois thaumaturges (1924), consacré aux rites et aux croyances concernant le pouvoir guérisseur du roi, à La Société féodale (1939-1940), l'œuvre de Marc Bloch s'efforce de rendre au monde médiéval son étrangeté et son opacité en dégageant les structures psychologiques sur lesquelles s'appuient son organisation sociale. De Un destin : Martin Luther (1928) au Problème de l'incroyance au XVIe siècle, la religion de Rabelais (1942), Lucien Febvre, qui s'intéresse avant tout à l'histoire culturelle de la Renaissance, veut déchiffrer l'univers mental du xvie siècle en étudiant les manières de penser de quelques personnalités intellectuelles censées représenter leur temps.
Ces deux historiens accordent une place centrale aux mentalités, mais leur manière différente de les aborder a parfois tourné au désaccord. Rendant compte de La Société féodale dans les Annales, Lucien Febvre a reproché à Marc Bloch de verser dans le sociologisme.
Deux conceptions des mentalités
Marc Bloch et Lucien Febvre ayant souvent reconnu leur dette à L'Année sociologique, la revue fondée en 1896 par Émile Durkheim, et à la Revue de synthèse historique d'Henri Berr (créée en 1900), on pourrait interpréter cette divergence comme un partage d'héritage : d'un côté, une conception sociologique des mentalités attentive aux représentations collectives, propre à Marc Bloch ; de l'autre, la conception de Lucien Febvre, centrée sur l'unité de la conscience, serait la réalisation de la psychologie historique préconisée par Henri Berr. S'ils ont l'un et l'autre préféré le terme plus vague mais plus englobant de mentalités au concept durkheimien de représentations collectives, c'est parce qu'il préserve le caractère socialisé de la vie mentale sans la réduire à ses formes intellectualisées et sans ignorer la place qu'y tient l'expérience individuelle. C'est sur les aspects conscients et inconscients de la vie mentale que les deux historiens se séparent, et non sur la nature individuelle ou collective des phénomènes psychologiques. Marc Bloch a toujours privilégié les formes inconscientes ou habituelles de la vie mentale, c'est-à-dire les plus incorporées à l'institutionnalisation de la vie sociale, alors que Lucien Febvre recherche le lien entre les formes spontanées ou habituelles de l'activité mentale comme la sensibilité, l'expression des émotions et les formes plus réflexives telles qu'elles font l'unité d'une époque et l'unité de la conscience.
La postérité de Marc Bloch se confond avec ce que nous appelons aujourd'hui l'anthropologie historique. La voie ouverte par son œuvre s'est trouvée en phase, après la Seconde Guerre mondiale, avec l'étude de l'inconscient social d'inspiration marxiste ou freudienne et l'essor du structuralisme. La filiation est directe chez un médiéviste comme Georges Duby, qui est parti de l'étude de la mise en place de la féodalité et de l'histoire rurale, deux thèmes dominants chez Marc Bloch. Elle est plus indirecte pour la féconde génération des disciples d'Ernest Labrousse, comme Paul Bois, Emmanuel Le Roy Ladurie et Maurice Agulhon. C'est parce que le modèle d'explication socio-économique proposé par Labrousse dans La Crise de l'économie française à la fin de l'Ancien Régime et au début de la Révolution (1944) apparaissait insuffisant pour rendre compte des rythmes et des tournants révélés par l'histoire sérielle que ses disciples ont redécouvert le poids des mentalités et leur rôle moteur dans le changement social.
Lucien Febvre, quant à lui, a inspiré le développement d'une psychologie historique soucieuse de suivre les changements d'équilibre entre l'émotionnel et le délibéré. Attaché à l'héritage des Lumières, il conçoit l'essor de la rationalité et la maîtrise des émotions comme une évolution positive. Cette option éclairée le conduit à qualifier de « révolution mentale » l'effacement des procès pour sorcellerie dans la deuxième moitié du xviie siècle. Hypothèse suivie par son plus proche disciple, Robert Mandrou, dans Magistrats et sorciers en France au XVIIe siècle (1968). Si la croyance dans l'existence du diable n'est plus partagée par les magistrats et leurs accusés, le possédé devient un malade qu'il faut soigner et non punir, le sorcier devient un esprit dérangé.
Mais Lucien Febvre a été sensible également au pessimisme fin de siècle, qui considère l'essor des conduites rationnelles comme un processus à la fois constructif et répressif. Toute une lignée d'historiens s'est intéressée, dans son sillage, aux changements d'équilibre entre l'affectif et le réflexif dans la structure psychique de l'individu. Par exemple, Jean Delumeau a étudié l'acculturation religieuse en Occident entre les xve et xviiie siècles et l'élaboration par l'Église d'une « religion de la peur ». Citons l'œuvre très originale d'Alain Corbin sur les transformations de l'univers sensoriel au xixe siècle : Le Miasme et la jonquille, l'odorat et l'imaginaire social, XVIIIe-XXe siècles (1982), ou Les Cloches de la terre, paysage sonore et culture sensible dans les campagnes au XIXe siècle (1994). L'historien y décrit les transformations du sens de l'intégrité physique et de l'intime qui remanient au long du xixe siècle la perception de soi. L'attention qu'il porte aux mentalités débouche sur une anthropologie de l'individualité.
Une dernière filiation, incarnant une approche plus globale de l'histoire des mentalités, relie l'œuvre de Lucien Febvre à celle de Michel Foucault. La question, posée dans l'ouvrage de Febvre sur l'incroyance chez Rabelais, n'est pas de savoir si celui-ci était au fond de lui-même incroyant ou non, mais si l'athéisme était pensable à son époque. La question posée préfigure ce que Michel Foucault entend par le concept d'épistémè : chaque époque, avec les capacités cognitives et les structures intellectuelles qui sont les siennes, fixe non seulement l'horizon de sa compréhension du monde, mais aussi les conditions de la vérité.
Cette approche historiciste de l'activité mentale a d'abord été critiquée par Carlo Ginzburg à propos de la sorcellerie, puis par Emmanuel Le Roy Ladurie à propos de l'impossibilité de penser l'athéisme. Les paysans de Montaillou à la fin du xiiie siècle (Montaillou, village occitan, de 1294 à 1324, 1975) ainsi que Mennochio, le meunier du Frioul de la Renaissance, étudié par Carlo Ginzburg dans Le Fromage et les vers (1976), mêlent un athéisme implicite à l'héritage chrétien. Dans l'univers mental d'une société ou d'un individu coexistent des croyances et des conceptions d'ancienneté et d'origine diverses. C'est le point de vue qui semblait déjà guider Marc Bloch dans Les Rois thaumaturges.
Enfermer l'histoire dans l'univers mental ?
Michel Foucault a séduit les historiens non pour sa conception historiciste des structures de la pensée mais pour son assimilation des enjeux du savoir à des enjeux de pouvoir. Tout énoncé instaure un rapport d'autorité et le système social peut se déduire des termes par lesquels une collectivité s'accorde sur les fondements du vrai. Philippe Ariès le rejoint dans cette approche globalisante des mentalités (L'Enfant et la vie familiale sous l'Ancien Régime, 1960 ; L'Homme devant la mort, 1977), qui fait de l'univers mental le seul lieu à partir duquel peut se comprendre le mouvement de l'histoire. Un autre courant, celui de Jean-Pierre Vernant, Pierre Vidal-Naquet, Nicole Loraux et Marcel Detienne, qui ont considérablement renouvelé notre vision du monde gréco-romain, semble s'enfermer également dans l'analyse des discours. Mais leur lecture structurale et psychologique des textes (dans le sillage d'Ignace Meyerson) reconstitue l'univers sensoriel et la dynamique sociale du monde antique à partir de son imaginaire. La notion d'imaginaire, telle qu'elle a été adaptée à l'étude de la société médiévale par Jacques Le Goff, propose un fécond prolongement au concept de mentalités. Elle part du cadre contraignant de l'idéologie chrétienne, celle de la culture cléricale, mais restitue au changement social sa capacité d'inventer de nouvelles solutions morales et un nouvel équilibre psychologique de l'individu.
L'attrait d'une réduction du champ de l'histoire à l'univers mental a suscité chez les historiens, lassés par l'austérité de l'analyse quantitative, un retour à l'analyse des textes les plus discursifs. L'étude des mentalités envahit aujourd'hui, des deux côtés de l'Atlantique, tous les secteurs de l'histoire culturelle et intellectuelle pour retrouver dans les transformations des normes et des pratiques la dynamique et les tensions des rapports sociaux. L'historien des sciences Geoffrey E. Lloyd (Pour en finir avec les mentalités, 1994) remet en question la notion de mentalités, victime de son succès. Prenant le cas de l'apparition de la pensée scientifique dans le monde grec, il reproche au concept de mentalités d'attribuer à une mutation des structures de la pensée (le passage de la pensée pré-logique au raisonnement logique) ce qui est imputable à des changements de posture intellectuelle dus aux transformations sociales et politiques de la cité grecque. Le questionnement sur l'organisation de la cité et l'essor de l'argumentation juridique auraient fait naître l'art de la démonstration et de la preuve sans rien changer aux structures de l'esprit humain.
Ce procès est peut-être un faux procès dans la mesure où Marc Bloch et Lucien Febvre n'ont jamais nié l'existence d'une interaction constante entre les changements psychologiques et sociaux. La tendance actuelle des historiens à privilégier les expressions discursives de la vie mentale conduit également à préférer au concept de mentalités celui de représentations qui réduit la vie psychique à ses expressions les plus intellectuelles. Faut-il alors considérer comme une avancée le remplacement du concept de mentalités, forgé par les fondateurs des Annales pour désigner tout ce qui est voué au changement dans la vie mentale, par le concept de représentations conçu trente ans plus tôt par Durkheim pour donner un fondement psychologique au système social ?
— André BURGUIÈRE
Bibliographie
M. Bloch, « Aspects de la mentalité médiévale », in Mélanges historiques, t. II, Paris, 1963
A. Burguière, L'École des Annales. Une histoire intellectuelle, Odile Jacob, Paris, 2006
G. Duby, « Histoire des mentalités », in Encyclopédie de la Pléiade, L'Histoire et ses méthodes, Paris, 1961 ; « Histoire sociale et histoire des mentalités », in La Nouvelle Critique, no 34, mai 1970 ; Les Trois Ordres, ou l'Imaginaire du féodalisme, Gallimard, Paris, 1980 (1re éd. 1978)
L. Febvre, « Histoire et psychologie » et « La Sensibilité et l'histoire », in Combats pour l'histoire, Paris, 1953
Histoire sociale, sensibilités collectives et mentalités : mélanges Robert Mandrou, P.U.F., Paris, 1985
jeudi 31 juillet 2025
jacques halbronn Epistémologie La véritable dialectique cyclique de l'astrologie. La dérive astromantique
jacques halbronn Epistémologie La véritable dialectique cyclique de l'astrologie. La dérive astromantique
. On ne peut s'exercer à la prévision astrologique en sa dimension cyclique sans disposer d'un modéle sociologique pertinent, à l'instar de celui proposé par Karl Marx. Nous avons depuis longtemps retenu la thèse d'Augustin Thierry inspiratrice de Marx et de la "Lutte des Classes"
sur ke wev
"Centrées à l’origine sur une histoire des races et des conquêtes – opposant Gaulois, peuple conquis devenu le Tiers-État et Francs à l’origine de l’aristocratie – les œuvres de Thierry soulignent également l’importance du contenu social de ces luttes, d’où l’attention de Marx depuis la parution des Lettres sur l’histoire de France. Dans son Essai de 1850, Thierry rend compte de la longue montée en puissance de la bourgeoisie sur plusieurs siècles. Évoquant le mouvement des communes du xii e siècle comme une « véritable révolution», il décrit avec passion la montée en puissance de certaines d’entre elles, notamment de la ville d’Amiens. « L’œuvre fut longue, il ne fallut pas moins de six siècles pour l’accomplir » ; le règne de Louis xiv est pensé comme un moment d’unification administrative rationnelle, que parachève le mouvement révolutionnaire de 1789."
wikipedia
"La lutte des classes est une expression qui désigne les tensions dans une société hiérarchisée et divisée en classes sociales, chacune luttant pour sa situation sociale et économique, et un modèle théorique qui explique les enjeux de cet affrontement. Ce concept est apparu au XIXe siècle chez les historiens libéraux français de la Restauration, François Guizot, l'initiateur, Augustin Thierry, Adolphe Thiers et François-Auguste Mignet, auxquels Karl Marx l'a emprunté/ Karl Marx et Friedrich Engels écrivent, en 1848, dans le Manifeste du parti communiste, que les prolétaires ne peuvent pas être assujettis à une patrie en particulier et que les divisions étatiques, nationales et/ou culturelles qui les opposent, sont de simples diversions en regard du conflit central : la lutte des classes qui oppose le travail au capital dans le cadre mondialisé du capitalisme Pour Marx et Engels qui ont assuré la diffusion internationale de cette notion, la lutte des classes est un moteur des transformations des sociétés et de l'histoire moderne[La classe dominante de la société capitaliste est identifiée à la bourgeoisie (ou classe capitaliste) ; elle domine ce qu'ils appellent le prolétariat. Cette théorie a été adoptée par de nombreux courants syndicalistes, socialistes, communistes, anarchistes, révolutionnaires ou réformistes, aux XIXe, XXe et XXIe siècles, et a fourni un cadre théorique aux luttes pour l'amélioration des conditions de vie des travailleurs"
Est ce que, en revanche, les notions de tension et de détente constituent une base valable comme le prétendent des chercheurs, à la suite d'André Barbault lequel aura été fortement marqué par l"idéologie communiste mais qui ne semble pas, cependant, avoir voulu instrumenter la Lutte des Classes dans ses publications astrologiques.
Pour notre part, nous ne "croyons" pas à l'IC comme "solution" à l' indéniable isolement scientifique de l'Astrologie et voici une soixante d'années qu'un tel modéle aura été mis en circulation.(Les astres et l'Histoire, 1967) On en lira ci- dessous une appréciation positif.
Sur le web https://astrologie-moderne.eu/indice-cyclique-astrologie-mondiale
"Indice cyclique : les prévisions en astrologie mondiale
"En astrologie mondiale, l’indice cyclique peut-il être un paramètre astronomique pertinent pour apprécier et prévoir les périodes de tension et de détente à l’échelle mondiale. Suite à l’apparition de la pandémie de la covid-19, je me suis donc interrogé sur la fréquence d’apparition des pandémies et des crises mondiales. D’où cette question que je vais essayer de traiter : l’indice cyclique peut-il être un bon indicateur de la survenue des crises mondiales depuis le début du XXe siècle ?"
"L’indice cyclique (IC) utilisé en astrologie mondiale (appelé également indice SAVA : Sommation des Avances des Vitesses Angulaires) indique les variations des concentrations planétaires des planètes lentes (Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, Pluton) en référentiel héliocentrique. Un indice élevé (concentration planétaire maximale) est bien souvent en astrologie mondiale un indicateur « de tensions, de demande de changements, à cette réserve près que si l’incitation au changement vient du ciel, la réponse vient des hommes » (je cite l’astrologue-chercheur Jean-Pierre NICOLA, fondateur de l’astrologie moderne) d’où la gageure des prévisions astrologiques. Un indice élevé accompagné de la présence de grandes conjonctions planétaires peut être un facteur de renforcement pouvant indiquer de grands changements économico-politiques. Ça a été le cas à la mi-mars où Jupiter, Saturne et Pluton étaient en conjonction (dans un orbe de 6°), Mars étant étant également de la partie.
"En astrologie mondiale, l’indice cyclique représente un très bon indicateur des périodes de tension et de détente. J’ai indiqué dans le schéma ci-dessous des variations de l’indice cyclique les dates où l’indice est au plus haut : 1915, 1927, 1940, 1956, 1969, 1982, 1991, 2008, 2020 et 2032."
indice cyclique en astrologie mondiale
" L’Indice cyclique en astrologie mondiale (obtenu avec le logiciel d’astrologie Azimut35 Diamant.
"Je remarque que les pandémies du 20e siècle coïncident avec les temps forts de l’indice cyclique : 1918 (grippe espagnole, 40M de morts), 1954-56 (grippe asiatique, 4M de morts), 1969 (grippe de Hong-Kong, 1 à 2M de morts), 1981-82 (apparition du sida, plus de 30M de morts depuis 1981), 2009 (Epidémie H1N1, environ 700M de cas confirmés et environ 300.000 morts estimés), 2020 (pandémie de la Covid-19, environ 511M de cas, plus d’6M de morts entre 2019 et avril 2022)".
1927 (grande dépression) et 1940 (2e guerre mondiale), 1990 (chute des régimes communistes en Europe) se situent également dans les valeurs hautes de l’IC.
Pour notre part, les notions de tension et de détente ne sont pas pertinentes cycliquement car de tels phénoménes sont constants sous des formes variées et variables. Ce qui importe, c'est de déterminer quelle classe domine l'autre à un instant T, et ce non pas sur des périodes longues mais relativement brèves, puisque notre unité de temps est de 7 ans (28/4), laquelle se divise en deux (3, 5 ans) voire en quatre (1,75 ans) segments égaux alors que Barbault, du fait de son recours à des astres "lents", bien au delà des 28 ans de Saturne, la planéte la plus éloignée du Soleil selon l'astronomie traditionnelle, jusqu'à ce la technologie de l'optique, à la suite d'un Galilée, découvre Uranus (1781), Neptune (1846) et Pluton (1930) avec des révolutions de durée croissante, jusqu'à plus de deux siècles!
Nous pensons que les cycles lents fournissent des résultats illusoires en ce qu'ils sont sous -tendus par les cycles courts. Ceux qui pronent la longue durée ne tiennent pas assez compte des configurations intermédiaires. On connait un tel biais cognitif statistique. Michel Gauquelin (L'influence des astres, 1955) nous aura mis en garde lorsque l'on considère comme exceptionnel un phénoméne banal récurrent, ne tenant pas compte de la courbe démographique, notamment.
Sur le web
"Le biais statistique est un terme utilisé pour décrire les statistiques qui ne fournissent pas une représentation exacte de la population. Certaines données sont erronées parce que l’échantillon de personnes de l’enquête ne représente pas la population de manière exacte. D’autres données peuvent être erronées parce qu’un trop grand nombre de variables a été omis, ce qui peut affecter l’exactitude finale des données."
Notre idée de la Lutte des classes s'articule sur une dialectique "séfirotique" (Kabbale), celle de "Hessed" et de "Din" . Pour nous l'Humanité est marquée par l'alternance des valeurs d'en bas et des valeurs d'en haut, à égalité de temps, ce qui reléve d'une certaine théologie/théogonie. Nous intégrons dans notre modéle certaines données d'ordre linguistique et quantique, à savoir le passage de l'écrit à l'oral, du neutre indéterminé à des formes diverses : passage du présent au passé et au futur, passage du neutre au masculin et au féminin, au singulier et au pluriel etc. Le moment Hessed est marqué par l'urgence du présent alors que le moment Din s'inscrit dans un continuum qui exige de pouvoir remonter le temps tout comme anticiper le futur; action réservée à une certaine élite alors que la masse vivrait en quelque sorte dans une "caverne" (Platon) Nous sommes donc bien là en phase avec l'idée de Lutte des Classes bien au delà de la question de la tension et de la détente, à savoir un phénoméne constant, un non-événement!. On retrouve d'ailleurs une telle dualité en sociologie politique française avec la Gauche à rapprocher de Hessed et la Droite à rapprocher de Din. Mais l'on sait qu'il y a plusieurs formes de gauche et de droite et que la question de l'élitisme et du populisme se manifeste dans les deux camps et conduit à des clivages internes.. En phase Din, - terme que l'on traduit par Jugement et Rigueur- c'est le temps de la dénonciation, de la démystification des réalisations dues à des esprits médiocres alors qu'en phase Hessed, l'on insistera sur l' Unité, la solidarité du groupe - et non sur l'Unicité et l'infaillibilité du Chef. Ce sont là des périodes toujours brèves, on l'a dit ,avec des comptes à rebours exigeant, dans tous les cas de figure, de ne pas perdre de temps dans des tatonements empiriques, d'où l'importance d'un vrai savoir mathématico-astrologique, Le Droit Constitutionnel se fait l'écho de tels calendriers au temps mesuré.
En bref, nous rejetons totalement le modéle proposé par André Barbault, lequel aura culminé avec l'annonce d'une troisiéme guerre mondiale pour le début des années 80 Le passage de Saturne en signe cardinal favorise l'entente entre les élites par dessus la tête des peuples(cf la relation de Gorbatchev avec George Bush senior à Malte) alors que le passage de Saturne à ma moitié d'un signe fixe (45° après la conjonction de Saturne avec un point gamma) pousse à prendre les peuples pour arbitre et laisse la place aux démagogues. On ne fait pas un référendum en phase "Din", c'est ce que De Gaulle à appris à ses dépends en 1962 (sur l'Algérie) et en 1969 (sur la réforme des institutions) ,à 7 ans d'intervalle. Comme dit l'Ecclésiaste, il y a un temps pour chaque chose. L'alliance de l'astrologie avec la sociologie et l'anthropologie doit prévaloir sur celle avec l'Histoire. Mais revenons sur ce critère de répartition et de dispersion des planétes qu'il convient de référer à Caslant, auteur en 1935 d'un traité élémentaire de géomancie (ed Véga). En effet, nous percevons une dimension divinatoire de la méthode Caslant. Paradoxalement, l'astromancie nous apparait comme plus liée à l'astronoomie que ne l'est l'astrologie stricto sensu. Elle implique, de la part du praticien, une lecture "brute" du ciel. (cf Richard Pellard " Astromancie et astrologie : un malentendu paradoxal") Selon nous, l'astromancien contemple le ciel à l'instar d'un marc de café, de quelque tirage de dés. Et il ne doit pas surprendre de voir le polytechnicien Eugéne Caslant proposer une approche très basique du ciel qui semble avoir séduit des astrologues comme Gouchon ou André barbault.(cf notre étude de 2021 en annexe). L'idée d'une distribution des planétes, à un instant T, dans le Zodiaque se retrouve dans la notion même de thème (natal ou horaire) lequel reléve, selon nous, du mode astromantique. La multiplicité des astres conduit aisément, sur le plan visuel, à la prise en compte des amas planétaires, ce qui recoupe la question de l'"indice de concentration" L'astromancie est impactée par le visuel.
Annexe:
La question de la répartition des planétes et la genése de l’Indice Cyclique d’André Barbault.
(Supplément à La Vie Astrologique ; années trente cinquante, 1992) de Maurice Privat à Dom Néroman)
Par Jacques Halbronn
On sait l’importance qu’André Barbault accordera dans les Astres et l’Histoire (Paris, Pauvert, 1967) à ce critère, à la base de son indice cyclique. Barbault s’y référe à Henri Gouchon et mentionne des publications introuvables parues une vingtaine d’années auparavant « exposé dans le cadre d’études ronéotypées consacrées à des prévisions pour les années 1946 à 1949 » (et donc sans dépôt légal à la BNF)
Mais pourquoi Barbault ne mentionne-t-il pas un ouvrage de Gouchon paru dès 1933, intitulé Les Secrets du Zodiaque (Cours d’astrologie scientifique), édité par le dit Gouchon, écrit en collaboration avec Robert Dax, avec une préface de Paul Clément Jagot, deux ans avant la parution de son Dictionnaire Astrologique qui n’est en fait qu’une reprise (mais cette fois sans mention de Dax) de ce qui était en œuvre dans les Secrets à savoir une présentation alphabétique de toute une série de notionset qui comporte une entrée (p 91) intitulée « Répartition des planètes » (n°42). Mais on trouve dans le Dictionnaire également une entrée « Répartition des planétes ». (p. 363, Ed 1948) donc à la même date où Gouchon produisit son « Indice de Concentration Planétaire » à la base du dit Indice Cyclique) Il est i intéressant de comparer les deux textes vu qu’il ne nous est pas matériellement possible de déterminer lequel des deux co-auteurs a rédigé l’entrée de 1933.
Mais commençons par analyser le texte de 1933, donc durant l’Entre Deux Guerres. D’entrée de jeu, le nom de Caslant apparait dès la première ligne : « Les travaux du colonel Caslant ont fait ressortir l’importance primordiale de la répartition des planètes sur le Cercle Nous ne sommes pas qualifiés pour traiter à fond cette question, nous allons seulement donner quelques directives susceptibles de rendre service. Si les planètes se répartissent, se déploient à peu près régulièrement sur l’ensemble du Cercle, il y a tendance à l’équilibre mais sans caractéristique de grande envergure. Si les planètes forment des amas , il y a en quelque sorte un déséquilibre du côté de cet amas « Mais ce texte vise l’étude du thème individuel et non l’astrologie mondiale. En 1935, Caslant avait publié, aux Ed. Véga de A. Rouhier, un « traité élémentaire de géomancie » (qui sera réédité) dans lequel il déclare (pp. 141 et seq) ; « L’interprétation de la figure de géomancie présente de grandes analogies avec celle d’un thème astrologique »
Passons à l’article du Dictionnaire : Gouchon renvoie à la loi de création de Wronski dont traite Caslant. 1
« Cette répartition serait plus importante que tous les aspects habituellement utilisés par les astrologues. Un soin particulier doit être accordé à l’examen des planètes massives(voir cet article qui enumère Soleil, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune (Pluton était juste découvert depuis 1930 et le Soleil n’est pas une planète « lente ») On renvoie aussi à l’article « Pentagone » : « D’après E. Caslant, les cinq planétes lentes disposées en pentagone (à environ 72° l’une de l’autre) constituent la disposition la plus heureuse que l’on puisse souhaiter » L’on en reste à une étude du thème natal et toujours pas d’application à la Mondiale. « Pour résumer sommairement cette théorie, nous dirons qu’une répartition à peu près homogéne revéle en général un thème moyen, sans points particulièrement saillants ni dans la psychologie, ni dans la destinée alors que les amas indiqueraient les faits saillants, les destins sortant de l’ordinaire, soit en bien, soit en mal »
Or, l’article de Gouchon figure dans une réédition de 1948 de son Dictionnaire –(cf BNF 4+ R 6184), donc postérieure à la Second e Guerre Mondiale. On s’étonnera de ne trouver ici aucune référence concernant l’astrologie mondiale et la succession des deux grands conflits alors même que selon Barbault /Gouchon aurait au même moment publié une brochure relative à ce événements. (suite sur NOFIM 2021)
JHB 31 07 25
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