Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
samedi 15 novembre 2025
vendredi 14 novembre 2025
jacques halbronn Epistémologie La question de l'Epitre de nostradamus à Henri II. Réponse à Gilles Polizzi
jacques halbronn Epistémologie La question de l'Epitre de nostradamus à Henri II. Réponse à Gilles Polizzi
En 1998, Gilles Polizzi avons participé à un même colloque Formes du millénarisme en Europe à l'aube des temps modernes (réédité chez Garnier en 2004), en traitant l'un et l'autre de l'Epitre au Roi. C'était il y a plus d'un quart de siècle et entre temps, notre traitement de la question a sensiblement évolué. En 2002, nous avons fait paraitre nos Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus (Ed Ramkat 2002 avec la première version de l'Epitre datant de 1556 dont Polizzi ne semble pas avoir eu connaissance bien qu'en 1985 Ruzo en donne une reproduction partielle. Cette épitre figurait en tête des Présages Merveilleux pour 1557 et récemment nous avons conclu que la version datée de 1558 ne pouvait avoir suivi d'aussi près celle datée de 1556 et qu'elle devait être bien plus tardive dans sa rédaction, son contenu en diffèrant sensiblement par ailleurs, lequel contenu Polizzi commente longuement. Il observe cependant, évoquant (p. 435) nos travaux (Colloque Prophétes et prophéties, 1997): "Pour qu'il y ait imitation et contrefaçon, il faut bien qu'il y ait eu, au préalable une matière à altérer, et une technique à imiter (..) L'hypothèse d'un faux intégral (..)semble dépourvue de nécessité". Et en effet, il y a eu imitation de la première version datée de 1556 tout comme d'ailleurs la Préface à César en tête des Centuries se calque sur une précédente mouture disparue mais attestée par Antoine Couillard dans son pastiche de 1556 (on peut supposer qu'il s'agit de réagir à un texte récemment paru). Dans les deux cas, les textes concernés ne figuraient pas en tête de Centuries. Les années 1555/ 1556 aurait donc accouché des premières versions des deux préfaces/épitres. L'année 1555 ayant par la suite fixé la date de la première édition des Centuries.(Macé Bonhomme)
Polizzi semble également ignorer l'existence d'une troisiéme épitre, dédiée au pape Pie IV par Nostradamus et qui campe la naissance d'un Antéchrist pour 1567. Pourtant, on connait ce texte par ses traductions italiennes contemporaines ainsi que par une réédition française du tout début du XXe siècle. Importante lacune pour le texte de Polizzi expressément consacré au millénarisme!(pp 448-450) et à laquelle fait écho la Centurie VIII (quatrains 76-77) dont la dite epitre au Pape a du être l'introduction avant d'être remplacée par la fausse épitre à Henri II 1558.
On peut se demander si Polizzi,entre temps, n'a pas reconnu ses erreurs quand il croit avoir validé les éditions de 1557 (au sujet de la centurie V, ajoutée à la prétendue édition de 1555 à 353 quatrains, à l' opposé de notre invalidation de la première édition reprenant le quatrain IV 46 marqué par le temps de la Ligue (cf notre texte de 1997, référé en note par Polizzi) Se confrontent ici une approche apologétique de Polizzi et notre propre approche critique. (cf CORPUS NOSTRADAMUS 59 -- par Patrice Guinard Misère de la recherche académique et universitaire sur Nostradamus" (site du CURA) En 1994, Gilles Polizzi avait contribué à un collectif Nostradamus ou le Savoir transmis 1997 de Michel Chamorat, Jean Dupede, Gilles Polizzi
ainsi décrit:
"Nostradamus ou le Savoir Transmis" présente le texte des interventions sur Michel Nostradamus (1503-1566) données lors du Colloque "La Transmission du Savoir au XVIe Siècle", tenu à Salon-de-Provence les 11 et 12 Novembre 1994. A travers leurs communications, les différents orateurs qui se succédèrent, ont tenté d'envisager quelles purent être les lectures et les influences qui décidèrent Nostradamus à publier en 1555, à Lyon la première édition de ses "Prophéties". Ce colloque organisé par le Musée Nostradamus (ouvert à Salon-de-Provence en 1992), dans la maison même où vécut le "médecin astrophile" jusqu'à sa mort, apportait ainsi la preuve, si besoin était, de l'engouement suscité par ce personnage, à travers le monde entier, en cette double fin de siècle et de millénaire. Le Colloque de 1994 et cette publication s'inscrivent dans la perspective de la création en Provence, d'un Centre de documentation et de recherches entièrement consacré à la personne et à l'oeuvre de Nostradamus". Peu après, en 2003, serait célébré le 500e anniversaire de la naissance de Michel de Nostredame qui ne semble guère avoir bénéficié de nos différents apports.
Par la suite, nous sommes parvenus à la conclusion selon laquelle le second volet des Centuries pourrait avoir été le premier en raison du fait qu'il comporte un nombre fixe de 3 centuries -on peut situer cette première édition à 1568, au lendemain de la mort de Nostradamus, en 1566 d'où l'abondance d'éditions portant cette date chez Benoit Rigaud (cf l'étude de P. GuinardCORPUS NOSTRADAMUS 39 - Iconographie des éditions Benoist Rigaud, Lyon, 1568) -et non, comme dans le cas du premier volet, des additions successives.(comme décrit dans le Répertoire Chronologique Nostradamique de R. Benazra, 1990 pour les éditions des années 1580) En vérité, le second volet n'est certainement pas paru avant la fin des années 80 d'où son absence dans les bibliographies en 1588-89, comme celle de Robert Benazra) Dans notre communication de 1998, nous avions accordé une certaine importance au lieu de publication des Centuries, durant la période de la Ligue, en montrant que celle qui étaient favorables à la Ligue ne paraissaient pas dans les mêmes villes que celles qui l'étaient au Roi de Navarre, le cas du quatrain IV 46 s'attaquant à Tours montre que ces centuries ont été instrumentalisées par les partis en présence, non pas seulement au prisme de leur interprétation mais à celui de leur fabrication. Les travaux de Liaroutzos (RHR 1986) ont montré les emprunts de quatrains à la Guide des Chemins de France, article que Polizzi ne pouvait ignorer. Nous avons signalé que le passage emprunté à la Guide à propos de la ville de Chastres avait été retouché en Chartres, en l'honneur du couronnement d'Henri de Navarre en sa cathédrale, instauré en 1594. De même le quatrain 77 de la Centurie VIII comporte la mention de 27 ans. Or 1567(année de naissance de l'Antéchrist, selon l'Epitre de Nostradamus à Pie IV) plus 27 donne 1594. C'est dire que 1594 aura été un centre de gravité, comme le montre la parution du Janus Gallicus. La fausse épitre à Henri II évoque les persécutions de l'Eglise Chrétienne, à savoir le camp protestant, la dite épitre se substituant à l'EPitre à Pie IV (cf supra) ayant précédemment introduit les premières Centuries (rénumérotées VIII, IX, X par le camp réformé.)
Conclusion: s'il peut être utile de chercher les sources en amont d'un texte, comme le préconisait et l'illustrait le regretté Pierre Brind'amour, il nous apparait les investigations en aval auront été largement négligées en ce qu'elles sont contre-intuitives, sans tomber pour autant dans le piège de l'argument prévisionnel lequel constitue un véritable obstacle épistémologique.
Bibliographie:
J. Halbronn
Astrologie et prophétie; Merveilles sans image. L'appareil iconographique dans la littérature divinatoire au seizième siècle. Ed BNF 1994,
Papes et prophéties; Décodages et influence, Ed Axiome,2005.
. Une attaque réformée oubliée contre Nostradamus. (1561) RHR 43. 1991
Le texte prophétique en France. Formation et fortune. Presses Universitaires du Septentrion, 1999
Vers une nouvelle approche de la bibliographie centurique. Revue française d'histoire du livre, n° 132, 2011
JHB 14 11 25
jeudi 13 novembre 2025
jacques halbronn Epistémologie. Recherches Nostradamus vs recherches Astrologie.
jacques halbronn Epistémologie. Recherches Nostradamus vs recherches Astrologie.
Si nous comparons nos travaux sur des décennies dans ces deux domaines, force nous est de constater que nos travaux en Astrologie débouchent sur un modéle voué à une grande utilité pour les sociétés humains tandis que ceux qui ont porté sur Nostradamus ne peuvent intéresser que quelques historiens, vu que,selon nous, les Centuries n'ont qu'une utilité très relative en dépit des efforts de la part de certains nostradamologues comme le regretté Patrice Guinard qui se sera persuadé de leur validité pour embrasser l'avenir, ce qui l'aura d'ailleurs empêché de constater la production de textes antidatés (cf notre communication Journées Verdun Saulnier 1997 Les prophéties et la Ligue)
Nos travaux sur le prophétisme (cf notre thèse d'Etat, Le texte prophétique en France, 1999) auront été hypothéqués par l'absence d'ancrage des textes sur des données astronomiques. C'est ainsi que l'importance accordée à la durée de 1260 ans ne fait sens que si l'on sait que 1260 jours, sont le huitiéme du cycle de Saturne de 28 ans environ. Dès lors 1290 ans est une extrapolation où l'on passe des jours aux ans.(cf livre de Daniel)
Le seul véritable avantage des recherches de chronologie en matière de textologie tient à une exigence extréme de précision des dates d'édition. Or, l'astrologie a un probléme avec la précision: tantôt elle est dans l'hypeprécision, tantôt dans l'hypoprécision, alors qu'il faut rester dans le juste milieu. L'hyperprécision conduit à tenir compte de la totalité des données astronomiques, ce qui contraint à accorder de l'importance au ciel de naissance/ Quant à l'hypoprécision, elle sévit en astrologie mondiale laquelle survole allégrement tout un corpus chronologique pour ne retenir que quelques événements-phare, passant de Charybde en Scylla. L'astrologie septénale avec son cycle de 7 ans évite ce double écueil, ces deux excés. L'astrologie est plus proche de la Sociologie que de l'Histoire et elle n'a que faire de la longue durée, son unité de mesure, selon nous, étant de 7 ans avec deux temps opposés, chacun de 3 ans et demi, le second temps étant de relâchement et de solution de continuité.
Mais bien entendu, une recherche historique qui se permet d'ignorer totalement toute donnée astronomique se déconsidére et c'est la raison pour laquelle cette discipline n'aura pas été admise à l'Académie Royale des Sciences, à la fin du XVIIe siècle.
lundi 10 novembre 2025
jacques Halbronn Astrologie Septénale LEs deux guerres mondiales et les périodes de 3 ans et demi (1260 jours)
jacques Halbronn Astrologie Septénale LEs deux guerres mondiales et les périodes de 3 ans et demi (1260 jours)
Les astrologues comme Gouchon et les frères Barbault qui ont vécu la Première Guerre Mondiale et avaient la Première en arrière plan n'avaent pas compris que tout basculait au bout de la moitié d'une période de 7 ans. Or, un bon chercheur en Astrologie doit tirer des leçons du monde dans lequel il vit et notamment relever les retournements de situation, ce qui lui éviterait de plaquer des modéles astronomiques décalés de la réalité et complétement anachroniques comme lorsque l'on adhère à l'usage de planétes inconnues de l'Antiquité parce qu'invisibles à l'oeil nu, ce qui constitue un garde - fou salutaire. Aller chercher des conjonctioons avec des planétes lentes, au delà de Saturne, reléve du délire scientiste, marqué par une sorte de messianisme astronomique célébré en 1930 par la découverte d"un astre que les astronomes -et pas les astrologues - baptiseront du nom de Pluton. On pourrait parler d'une astrologie plutonienne qui va accorder aux évébnements une importance démesurée du fait de la rareté des configurations;
Pourtant, le tournant de 1944 aurait du marquer les esprits d'un Gouchon ou d'une André Barbault - nous avons bien connu l'un comme l'autre. De la même façon, un astrologue digne de ce nom, ne pouvait rester insensible au processus de décolonisaion, d'autant plus qu'il était assimilable au dememenrement de l'empire nazi. Cette période, nous l'avons vécue et elle aura marqué notre Astrologie Mondiale (cf Clefs pour l'astrologie. Ed Seghers, 1976) et notamment le basculement de De Gaullle de l'Algérie Française au référendum surson autodétermination entre 1958 et 1962 avec Saturne passant du Sagittaire au capricorne. Trente ans plus tard, ce sera le démembrement du bloc socviétique, dans les mémes conditions célestes (cf notre Astrologie selon Saturne, 1994) L'astrologie est noyée par des périodes trop longues décalées de la réalité sociale et la cyclicité selon Barbault aara génére un monstre (1967, Les astres et l'Histoire)/
JHB 10 11 25
Jacques halbronn Recherches sur les contrefaçons dans la Bible et dans les Centuries.
Jacques halbronn Recherches sur les contrefaçons dans la Bible et dans les Centuries.
Il est clair que nos travaux sur le corpus Nostradamus aura pavé nortre voie concernant le corpus biblique, en nous constituant une certaine méthodologie. Nous fournirons ci -après nos dernières avancées car une recherche ne saurait se figer. Cent fois sur le métier, remettez votre ouvrage et ce à tout âge.
I la question de l'Epitre à Henri Second
Depuis le Testament de Daniel Ruzo (Ed Rocher 1982) nous savions qu'il existait deux épitre à Henri II, l'une datant du 13 janvier 1556, l'autre du 27 juin 1558, à deux ans et demi d'intervalle, environ. On est en droit de se demander ce qu'ont pu penser les lecteurs des années 1550 d'une telle redondance d'autant que la second Epitre ne mentionne aucunement la première. On a là les éléments signalant une contrefaçon mais cela implique de réfléchir sur la chronologie.(cf nos Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Ed Ramkat 2002)
Cette nouvelle épitre précise que l'on a affaire à une miliade "trois centuries du restant de mes Prophéties parachevant la miliade. Entre 1556 et 1558, on serait donc passé de 353 (Ed de 1555) à 1000 quatrains puisque les additions de 1557 (Antoine du Rosne) n'étaient pas encore parues en 155 si l'on s'en tient à la chronologie factice des éditions centuriques! Il y a là un grand écart.
En outre, cette seconde mouture se référe à l'an 1792, une échéance étrangère à l'épitre de 1556. Elle figure pour la première fois dans les éditions posthumes de 1568 (Nostradamus décéde en 1566) à 10 centuries. Or, selon nous, à l'époque c'est l'épitre de Nostradamus au pape Pie IV qui défrayait la chronique avec l'annonce pour 1567, à la St Marcelin, d'un antéchrist (voir la Centurie VIII, 77-78) Nous avons montré que cette édition de 3 centuries pouvait bien avoir été la toute première du lot du fait qu'elle ne comportait pas son lot d'additions, propres aux éditions 1555 et 1557. Selon nous, la seconde Epitre au Roi aura été substituée à l'Epitre au pape, laquelle avait dû se trouver en tête du premier lot VIII-IX-X qui se retrouvera au bout du compte dans le second volet des Centuries. On y trouve (quatrain 77) une échéance de 27 ans. Or, si l'on ajoute 27 à 1567, cela donne 1594, année du couronnement à Chartres du Roi de Navarre, ce qui nous fournit un terminus.
II Le statut ambigu de Moïse dans le Livre de l'Exode .
La lecture du Livre de l'Exode peut générer une certaine perplexité car il comporte certaines incohérences tant pour les premiers que pour les derniers chapitres, avec notamment le lien de Moïse avec les Fils d'Israel, cela n'est d'ailleurs pas sans nous faire penser au cas de Cyrus dont la mission diffère selon qu' l'on aborde Isaïe 45 et Ezra 1 censées relater la même histoire de départ de Babylone et non pas d'Egypte comme dans le Livre de l'Exode avec dans les deux cas la destination d'une terre dévolue..
Au chapitre II, on nous parle de la fuite de Moïse aboutissant au désert de Madian. Il y est question d'un puits, lieu privilégié de rencontre dans la Genése.
טו וַיִּשְׁמַע פַּרְעֹה אֶת-הַדָּבָר הַזֶּה, וַיְבַקֵּשׁ לַהֲרֹג אֶת-מֹשֶׁה; וַיִּבְרַח מֹשֶׁה מִפְּנֵי פַרְעֹה, וַיֵּשֶׁב בְּאֶרֶץ-מִדְיָן וַיֵּשֶׁב עַל-הַבְּאֵר. 15 Pharaon fut instruit de ce fait et voulut faire mourir Moïse. Celui-ci s'enfuit de devant Pharaon et s'arrêta dans le pays de Madian, où il s'assit près d'un puits.
Cette fuite conduira Moïse à rencontrer Yahwé le dieu de la population madianite (ch III) et il servira de messager de ce dieu avec la dite population puis vers Pharaon.
Exode 8:1
טז וַיֹּאמֶר יְהוָה אֶל-מֹשֶׁה, הַשְׁכֵּם בַּבֹּקֶר וְהִתְיַצֵּב לִפְנֵי פַרְעֹה--הִנֵּה, יוֹצֵא הַמָּיְמָה; וְאָמַרְתָּ אֵלָיו, כֹּה אָמַר יְהוָה, שַׁלַּח עַמִּי, וְיַעַבְדֻנִי. 16 L'Éternel dit à Moïse: "Demain, de bon matin, présente-toi devant Pharaon, car il se dirigera vers les eaux et dis-lui: ‘Ainsi parle l'Éternel: Renvoie mon peuple (Ami) pour qu'il m'adore!
" mais au chapitre suivant, IX, on lit on trouve, en hébreu, les mêmes termes. " Ainsi parle Yahwé.Renvoie mon peuple pour qu'il m'adore"
א וַיֹּאמֶר יְהוָה אֶל-מֹשֶׁה, בֹּא אֶל-פַּרְעֹה; וְדִבַּרְתָּ אֵלָיו, כֹּה-אָמַר יְהוָה אֱלֹהֵי הָעִבְרִים, שַׁלַּח אֶת-עַמִּי, וְיַעַבְדֻנִי. 1 L’Éternel dit à Moïse: "Rends-toi chez Pharaon et dis-lui: ‘Ainsi a parlé l'Éternel, Dieu des Hébreux: Renvoie mon peuple (Ami)pour qu'il m'adore.
Il y a donc, à un chapitre de distance une évidente redondance. Deux récits ainsi s'entre mêlent, de quel peuple s'agit il donc? De celui auquel appartient Moise, dont il est issu (cf Chapitre I), ou de celui vers lequel il a été envoyé et qui n'est pas le sien (Ch III) Mais déjà au chapitre III, on trouve:
י וְעַתָּה לְכָה, וְאֶשְׁלָחֲךָ אֶל-פַּרְעֹה; וְהוֹצֵא אֶת-עַמִּי בְנֵי-יִשְׂרָאֵל, מִמִּצְרָיִם. 10 Et maintenant va, je te délègue vers Pharaon; et fais que mon peuple, les enfants d'Israël, sortent de l'Égypte."
Ce peuple, les Enfants d'Israel (Beney Israel) ne sont pas présentés en Exode III comme celui de Moïse "mon peuple" est un possessif qui renvoie à Yahwé, un dieu étranger à Moïse. Mais il n'empeche que le chapitre Ier de l'Exode débute ainsi
א וְאֵלֶּה, שְׁמוֹת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, הַבָּאִים, מִצְרָיְמָה: אֵת יַעֲקֹב, אִישׁ וּבֵיתוֹ בָּאוּ. 1 Voici les noms des fils d'Israël, venus en Égypte; ils y accompagnèrent Jacob, chacun avec sa famille:
Yahwé se présente au ch III au verset 6 puis au verset 15 une fois comme la "Divinité de ton père"(Elohey Avikha)
ו וַיֹּאמֶר, אָנֹכִי אֱלֹהֵי אָבִיךָ, אֱלֹהֵי אַבְרָהָם אֱלֹהֵי יִצְחָק, וֵאלֹהֵי יַעֲקֹב; וַיַּסְתֵּר מֹשֶׁה, פָּנָיו, כִּי יָרֵא, מֵהַבִּיט אֶל-הָאֱלֹהִים. 6 Il ajouta: "Je suis la Divinité de ton père, le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob..." Moïse se couvrit le visage, craignant de regarder le Seigneur.
et une autre fois, en s'adressant aux Enfants d'Israel et cette fois sans référence aux aieux de Moïse" mais avec le même trio Abraham, Isaac et Jacob : Parle ainsi aux Enfants d'Isael"
טו וַיֹּאמֶר עוֹד אֱלֹהִים אֶל-מֹשֶׁה, כֹּה-תֹאמַר אֶל-בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, יְהוָה אֱלֹהֵי אֲבֹתֵיכֶם אֱלֹהֵי אַבְרָהָם אֱלֹהֵי יִצְחָק וֵאלֹהֵי יַעֲקֹב, שְׁלָחַנִי אֲלֵיכֶם; זֶה-שְּׁמִי לְעֹלָם, וְזֶה זִכְרִי לְדֹר דֹּר. 15 Dieu dit encore à Moïse: "Parle ainsi aux enfants d'Israël: ‘L'Éternel, le Dieu de vos pères, le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, m'envoie vers vous.’ Tel est mon nom à jamais, tel sera mon attribut dans tous les âges.
On retrouve la même confusion délibérée à propos de ce Cyrus, qualifié de Messie, si comparable à Moïse:
Isaïe 45:
ד לְמַעַן עַבְדִּי יַעֲקֹב, וְיִשְׂרָאֵל בְּחִירִי; וָאֶקְרָא לְךָ בִּשְׁמֶךָ, אֲכַנְּךָ וְלֹא יְדַעְתָּנִי. 4 C'est en faveur de mon serviteur Jacob, d'Israël mon élu, que je t'ai appelé par ton nom, que je t'ai décerné un titre, bien que tu ne me connusses pas.
Ezra Ch. I Cette fois, il est question du Temple de Jérusalem, de la Judée, ce qui correspond à la vérité historique et s'est bien réalisé alors que les Enfants d'Israel ne sont pas ou plus reliés à Jérusalem.
ב כֹּה אָמַר, כֹּרֶשׁ מֶלֶךְ פָּרַס--כֹּל מַמְלְכוֹת הָאָרֶץ, נָתַן לִי יְהוָה אֱלֹהֵי הַשָּׁמָיִם; וְהוּא-פָקַד עָלַי לִבְנוֹת-לוֹ בַיִת, בִּירוּשָׁלִַם אֲשֶׁר בִּיהוּדָה. 2 "Ainsi parle Cyrus, roi de Perse: L'Eternel, Dieu du ciel, m'a mis entre les mains tous les royaumes de la terre, et c'est lui qui m'a donné mission de lui bâtir un temple à Jérusalem, qui est en Judée.
ג מִי-בָכֶם מִכָּל-עַמּוֹ, יְהִי אֱלֹהָיו עִמּוֹ, וְיַעַל, לִירוּשָׁלִַם אֲשֶׁר בִּיהוּדָה; וְיִבֶן, אֶת-בֵּית יְהוָה אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל--הוּא הָאֱלֹהִים, אֲשֶׁר בִּירוּשָׁלִָם. 3 S'il est parmi vous quelqu'un qui appartienne à son peuple, que son Dieu soit avec lui, pour qu'il monte à Jérusalem, qui est en Judée, et bâtisse le temple de l'Eternel, Dieu d'Israël, de ce Dieu qui réside à Jérusalem!
ד וְכָל-הַנִּשְׁאָר, מִכָּל-הַמְּקֹמוֹת אֲשֶׁר הוּא גָר-שָׁם--יְנַשְּׂאוּהוּ אַנְשֵׁי מְקֹמוֹ, בְּכֶסֶף וּבְזָהָב וּבִרְכוּשׁ וּבִבְהֵמָה; עִם-הַנְּדָבָה--לְבֵית הָאֱלֹהִים, אֲשֶׁר בִּירוּשָׁלִָם. 4 Tous ceux qui restent [de ce peuple], quelle que soit leur résidence, leurs compatriotes devront les gratifier d'argent, d'or, d'objets de valeur et de bêtes de somme, en même temps que d'offrandes volontaires destinées au temple de Dieu à Jérusalem." Il importe de distinguer la méthode apologétique qui cherche à valider à tout prix un corpus et la méthode critique qui se permet de la déconstruire, de le décomposer, d'en signaler les ajouts et la omissions/./
JHB 10 10 25
samedi 8 novembre 2025
jacques halbronn Méthodologie. Un texte peut se définir par ce qu'il ne prend pas en compte. Le cas Chomsky.
jacques halbronn Méthodologie. Un texte peut se définir par ce qu'il ne prend pas en compte. Le cas Chomsky.
Notre essai mettre en évidence les limitations d'une recherche du fait de ses sources. Entendons par là que dès lors que son auteur n'a pas approfondi, ou même abordé certains domaines, certains modéles, une recherche présente certains handicaps susceptibles de l'hypothéquer. Dans le cas de Noam Chomsky, nous aborderons son oeuvre "en creux".
Le biais du point aveugle est en quelque sorte un « méta-biais de supériorité illusoire » (un biais sur les biais) ; tandis que, selon ce dernier, nous avons tendance à surestimer nos propres qualités et capacités par rapport à celles d’autrui, le biais du point aveugle indique que nous pensons être moins victimes des biais cognitifs que les autres ! Ce méta-biais cognitif a été nommé ainsi en référence au point aveugle (ou tache aveugle) de notre œil qui, à l’endroit où arrive le nerf optique, est dépourvu de photorécepteurs (et ainsi ne perçoit pas les rayons lumineux). Nous ne le remarquons pas en raison de la vision binoculaire, chaque œil compensant la tache aveugle de l’autre. " Les points aveugles chez Chomsky concernent selon nous l'astrologie, la langue française, la théologie. Ce handicap peut être en partie compensé quand le chercheur prend conscience de certains manques, de certains trous dans sa formation, dans son information, ce qui ne l'aura pas incité à compléter son bagage, en cours de route. Certes, Chomsky s'est essayé, tôt, à une description de la morphophonologie de l'hébreu moderne, ce qui a pu impacter sa conception de la pratique langagière, certes, Chomsky est-il familier avec la langue anglaise puisqu'il écrit dans cette langue mais a-t-il suffisamment consacré de temps au phénoméne de la langue française dont il ne pouvait raisonnablement ignorer à quel point l'anglais a pu être impacté par le français. Comment un anglophone qui se respecte peut il indéfiniment faire l'impasse sur le français comme langue de référence? Or, selon nous, le français comporte une dimension matricielle que l'anglais ne peut que refléter très imparfaitement et que nous avons mis en évidence. Cela dit, Chomsky pouvait fort bien ignorer nos recherches en dépit des moteurs de recherche mais il aurait pu, au moins, se rendre compte du caractère douteux de la langue anglaise pour constituer une théorie linguistique qui tienne la route. Quant à l'hébreu moderne, c'est une langue qui serait bien en peine de constituer un fondement phonologique viable. en raison des aléas de son processus d'oralisation, liés à l'Histoire de ses locuteurs et notamment au traitement de ses voyelles propre à la tradition des langues sémitiques. En ce qui concerne la lacune astrologique chez Chomsky, elle a pu affecter son travail dans le champ du politique. Là encore, Chomsky pouvait tout à fait ne pas avoir pris connaissance de nos avancées (cf notre Astrologie Septénale) tout en réalisant empiriquement la nécessité de considerer l'intervention sous -jacente d'un paramétre cyclologique dialectique. Une telle lacune n'aura pu être sans effet négatif sur sa production, notamment par le traitement biaisé que le texte biblique accorde à l'Astrologie (cf notre ouvrage Le monde juif et l'astrologie Histoire d'un vieux couple, Ed Arché, Milan, 1985). Dans le présent article, on se contentera de discourir sur l'importance que Chomsky accorde à la liberté syntaxique, l'ordre des mots, pour sa grammaire générative et sa critique de Bloomfield. Pour notre part, la question syntaxique nous semble bien moins intéressante à étudier que la dialectique de l'écrit et de l'oral, laquelle reléve de la morpho-sémantique/phonologie, dont Chomsky a traité pour l'hébreu moderne, langue qui nous est familière depuis nos séjours en Israel, dès le lendemain de la Guerre des Six Jours.(1967) Nous avons ainsi montré que le locuteur, notamment en français- langue moins corrompue dans son articulation que la plupart des autres langues, y compris latines ou si l'on préfére plus accomplie - se doit de considérer l'écrit comme un état neutre qui va prendre diverses formes à l'oral, du fait de la contextualité dans laquelle se trouve le locuteur, d'où le rôle des affixes de toutes sortes qui viennent "décliner" le radical (adjectifs, adverbes, préfixes, suffixes, marqueurs de temps, de sexe, de nombre etc) ce qui fait intervenir le "shewa" terme emprunté à la grammaire hébraïque (e muet) dont la fonction réductrice première, est de souder l'affixe au radical, comme dans le cas de la formation du futur, le préfixe étant lié au passé (phase Zéro en Astrologie Septénale, le suffixe au futur.(phase 45 en Astrologie Septénale)
Sur le web Chomsky s'explique sur la distinction qu'il propose entre problémes et mystères en notant que la notion de Mystère correspond à l'expérience que tout chercheur peut avoir éprouvée. Il est probable que ce qui pour Chomsky est un mystère ne l'est pas pour nous:
"I would like to distinguish roughly between two kinds of issues that arise in the study of language and mind: those that appear to be within the reach of approaches and concepts that are moderately well understood — what I will call “problems”; and others that remain as obscure to us today as when they were originally formulated — what I will call “mysteries.” The distinction reflects in part a subjective evaluation of what has been achieved or might be achieved in terms of ideas now available. Others see mysteries, incoherence and confusion where to me the issues seem rather clear and straightforward, and conversely".
Selon nous Chomsky semble relativiser le fait qu'il ait pu exister une langue imposant sa loi aux autres, générant une situation de mimétisme et d'aliénation. Dans le cas de l'anglais, notamment, on ne comprend pas ce qu'il est devenu sans admettre que cette langue a subi la domination du français depuis mille ans. Il est des langues "maitresses" (français) et d'autres "esclaves".(anglais)/ Les langues ne convergent pas parce qu'elles s'ancrent dans une nature humaine commune mais parce qu'elles auront subi le même joug. Nous aborderons à présent le numéro que les Cahiers de l'Herne ont consacré à Chomsky (2007), à partir du texte introductif de Jean Bricmont er Julie Franck "Chomsky, la France, la France, la raison et le pouvoir". Le fait de minimiser l'impact de l'environnement culturel, sociétal -donc l'acquis- " et d'insister sur le rôle, la part de l'inné rejoint tout à fait notre approche (cf nos travaux sur les "topiques sensorielles" et ce qui distingue les hommes et les femmes C'est ainsi que selon nous, les femmes ont le même comportement instinctif, sous toutes les latitudes, notamment dans leur tendance au rire et à leur réactivité aux odeurs, traits qu'elles partagent avec les animaux d'où l'importance que nous accordons aux neurosciences.
Pour notre part, la dialectique de l'écrit indéterminé et de l'oral contextualisé constitue un triangle et comporte une dimension quantique, en particulier en français, langue qui a su conservé un processus en grande partie corrompu dans d'autres langues, c''est pourquoi l'on regrettera que Chomsky n'ait pas choisi le français comme matrice pour penser l'idée de "langue naturelle" Cela dit, nous pensons que l'Humanité a été programmée et que ce qui est perçu comme inné reléve d'un apport extérieur à une proto-Humanité., ce qui nous renvoie au premier chapitre du Livre de la Genése. Pour nous, religion et science font bon ménage dès lors que nous parlons de dieux nationaux réagissant à l'emprise d'un Dieu central ayant reformaté les rapports entre l'homme et les astres. Ajoutons que le monde juif comporte deux facettes, l'une de masse grégaire, étatiste, liée à une terre (sionisme) à une langue, à un Livre sacré ( synagogue), l'autre liée à une élite. (individus remarquables (cf le trio Marx, Freud, Einstein) immergés dans un monde non juif. Cette dualité tient à la vassalisation de populations "judaïsées" puis se constituant, à la mort de Salomon en "Royaume d'Israel" En 1978, au sortir d"une immersion dans la langue hébraique, nous avons fondé une association le CERIJ (Cercle d'Etude et de Recherche sur l'Identité Juive) se démarquant de ces mouvements "communautaires. (cf notre ouvrage Le sionisme et ses avatars au tournant du XX siècle. Ed Ramkat 2002), ce qui annonçait le judaisme laïque lequel n'est jamais parvenu à s'autonomiser par rapport à une certaine tradition, ne disposant pas des modéles d'innéïté chers à Chomsky lesquels nous inscrivons, théologiquement, dans un plan divin, dévoilé dans Genése I, avec la création d'Adam, qui n'est pas le premier homme mais le premier "Juif",- nous préférons le terme "adamique" ( cf Isaac La Peyrère) comme jouant un rôle clef dans la relation du Ciel et de la Terre. du fait qu'il est impacté par un certain cycle de sept ans, lié à la planéte Saturne.
JHB 08 11 25
jacques halbronn Epistémologie. Nécessité d'accéder au texte original en ne se fiant pas aux traductions. (Bible)
jacques halbronn Epistémologie. Nécessité d'accéder au texte original en ne se fiant pas aux traductions. (Bible)
Il y a 50 ans, dans l'introduction à notre édition du diptyque d'Abraham Ibn Ezra (Ed Retz 1977), nous signalions la tendance à traduire le même terme d'une langue donnée par diverses formules, ce qui ne permettait pas une connexion valable entre les textes. Il est essentiel, par conséquent, tant que possible, de se référer aux expressions de départ.
C'est ainsi que la condamnation de l'astrologie dans la Bible est sujette à caution au vu du texte de référence.
sur le web
"Astrologie et Occultisme
Notre avenir est-il écrit dans les étoiles ?
Dans le livre du Deutéronome - c’est le 5ème livre de la Bible - au chapitre 18 verset 9, nous trouvons le texte classique qui va nous intéresser tout spécialement.
Dieu parle au peuple d’Israël qu’il a fait sortir de l’esclave d’Egypte, pour le conduire au pays promis.
Aujourd’hui encore, il appelle des hommes et des femmes, il les sauve en les arrachant à l’esclavage du péché, et il les conduit vers cette autre terre promise qu’est son royaume céleste.
Mais, dans cette marche vers le royaume, il y a des choses à apprendre, à conquérir et à délaisser. Dans ce verset 9 du chapitre 18 Dieu dit :
"Lorsque tu seras entré dans le pays, que l’Eternel ton Dieu te donne, tu n’apprendras pas à imiter les abominations de ces nations-là : Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien, d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Eternel ; et c’est à cause de ces abominations que l’Eternel, ton Dieu, va chasser ces nations devant toi. Tu seras entièrement à l’Eternel, ton Dieu. Car ces nations que tu chasseras écoutent les astrologues et les devins ; mais à toi, l’Eternel, ton Dieu, ne le permet pas".
Le Livre de la Genése, en ses premiers chapitres va poser des problémes de traduction: qu'est ce que le Ciel, qui est Adam; qui est l'homme, qui est la femme?qui est ce Dieu?
Au verset 26 de Genése I, il y a d'emblée une ambiguité: peut-on raisonnablement traduire l'hébreu "Adam" par "homme? Selon nous, cetAdam faisant partie du plan de la Création n'est pas assimilable à toute forme d'humanité car il y a des pré-adamiques. En outre,au verset 27, Zakhar et Neqéva ne signifient pas homme et femme mais masculin et féminin, ou pour parler comme Jung Animus et Anima; ce qui indique une dualité en Adam. D'ailleurs, comment expliquer que Dieu au chapitre suivant considére qu'Adam est bien seul et qu'il lui faut a adjoindre une compagne(Ezer Kenegdo)
יח וַיֹּאמֶר יְהוָה אֱלֹהִים, לֹא-טוֹב הֱיוֹת הָאָדָם לְבַדּוֹ; אֶעֱשֶׂה-לּוֹ עֵזֶר, כְּנֶגְדּוֹ. 18 L’Éternel-Dieu dit: "Il n’est pas bon que l’homme (Adam) soit isolé (levad); je lui ferai une aide(Ezer) digne de lui."
25 Dieu forma les bêtes sauvages selon leurs espèces, de même les animaux qui paissent, de même ceux qui rampent sur le sol. Et Dieu considéra que c'était bien.
כו וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, נַעֲשֶׂה אָדָם בְּצַלְמֵנוּ כִּדְמוּתֵנוּ; וְיִרְדּוּ בִדְגַת הַיָּם וּבְעוֹף הַשָּׁמַיִם, וּבַבְּהֵמָה וּבְכָל-הָאָרֶץ, וּבְכָל-הָרֶמֶשׂ, הָרֹמֵשׂ עַל-הָאָרֶץ. 26 Dieu dit: "Faisons l'homme (Adam) à notre image, à notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail; enfin sur toute la terre, et sur tous les êtres qui s'y meuvent."
כז וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם בְּצַלְמוֹ, בְּצֶלֶם אֱלֹהִים בָּרָא אֹתוֹ: זָכָר וּנְקֵבָה, בָּרָא אֹתָם. 27 Dieu créa l'homme (Adam) à son image; c'est à l'image de Dieu qu'il le créa. Mâle (Zakhar) et femelle (Neqéva) furent créés à la fois.
sur le web
Genre. Le trait grammatical de genre (mîn מִין) comprend, en hébreu, le masculin (zāḵār זָכָר) et le féminin (nəqēḇāh נְקֵבָה).
Elohim est marqué par cette cyclicité duelle qui se retrouvera en Adam, sans qu'il lui soit besoin d'un complément. Cela montre que le chapitre II de la Génése vient contredire le chapitre Ier, sous prétexte de le compléter (d'où le 7e jour au début du chapitre II venant compléter les Six Jours de la Création
Quant au premier verset, la traduction de Shamayim par " le Ciel" prête à confusion.
Genése I
א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ. 1 Au commencement, Dieu créa le ciel (Shamaym) et la terre (Haaretz)
S'agit il du Ciel (infini) tel que nous le décrivons de nos jours ou bien d'un systéme solaire n'allant pas au delà de Saturne, ce qui est un dessein bien plus limité à la dimension d'un dieu central pour nous terriens mais parmi d'autres, à une échelle spatio - temporelle plus vaste?
BIbliographie
J. Halbronn, "La traduction anglaise des "Jugements astronomiques sur les nativitez" d'Auger Ferrier", Mémoire de DEA, Departement Anglais, Université Lille III, 1981
jacques halbronn La traduction d' un traité astrologique d'Abraham Ibn Ezra, de l'hébreu en ancien français (1273)
Le diptyque astrologique d'Abraham Ibn Ezra et les cycles planétaires du Liber rationum
sem-link Jacques Halbronn
Revue des études juives Année 1996 155-1-2 pp. 171-184
פר "ראשית חכמה" לאברהם אבן עזרא: בעיות תרגום בימי הביניים / "RÉSHIT HOKHMAH" D'ABRAHAM IBN EZRA: PROBLÈMES DE TRADUCTION AN MOYEN AGE (pp. 25-32) World Congress of Jewish Studies, Jerusalem 1993
JACQUES HALBRONN and ז'ק הלברון https://www.jstor.org/stable/23536907
1
Rencontres interconfessionnelles autour de Rachi De Troyes Dir R. S. Sirat
JHB 08 11 25
Jacques halbronn Anthropologie. Bible. La femme, interface entre l’homme et l’animal
Jacques halbronn Anthropologie. Bible. La femme, interface entre l’homme et l’animal
Nos études au sujet du comportement féminin nous conduisent à proposer une nouvelle grille de lecture concernant la place des femmes dans les sociétés humaines, ce qui recoupe éventuellement les 3 premiers chapitres du Livre de la Genése où la femme est présentée comme Ezer Kenegdo.(cf https://www.techouvot.com/ezer_kenegdo-vt1989.html) Outre le fait que l’homme a besoin de passer par une femme pour mettre en oeuvre sa progéniture, à l’instar des espéces animales, les femmes se caractérisent par une certaine prédilection à crier, à parler à voix très haute, à rire bruyamment à tout bout de champ; Or, bien des animaux partagent avec la femme de l’homme cette faculté du cri, du hurlement qui met au second plan le propos. wikipedia >Le rugissement des lions, le hennissement des chevaux, le braiement des ânes, le bêlement des béliers, le mugissement des taureaux, le grognement des cochons, des sangliers et des verrats, le raîment des cerfs, la voix grêle des gazelles, le murmure amoureux des rongeurs, les cris inarticulés des singes, les hautes clameurs des alouettes, le triste hurlement des hyènes, le glapissement des renards, le gromellement des blaireaux, &c. ; enfin tous ces accens divers dont résonnent les forêts et les déserts sauvages, ne sont dans les animaux que l’expression des desirs[sic] d’amour. — (Nouveau Dictionnaire d’histoire naturelle, tome XIX (Qot – Ryz), Imprimerie de Crapelet, Paris, An XI (1803)) Il faudrait ajouter l’aboiement, le miaulement. Les femmes partagent avec les animaux une extréme sensibilité aux odeurs. Les souris, les pigeons, entre autres, dont on peut observer les moeurs dans nos villes, captent la nourriture à distance, sans besoin de visibilité, ce qui les distinguent des hommes. En ce sens, la cécité n’affectera pas gravement la « bêtes ». En comparaison de l’odorat féminin, celui de l’homme s’avère singulièrement limité. La femmes,dès son plus jeune âge, apprend le verbe « puer » et se fait un devoir de signaler et de dénoncer les mauvaises odeurs. En revanche, les femmes réagiront beaucoup moins instinctivement aux erreurs, aux fautes. Les femmes sont particulièrement vouées à tout ce qui touche à l’hygiène, à la santé donc à l’hopital, à la médecine du corps..D’où une certaine division du travail. La propreté est l’obsession viscérale de la femmes:d’où sa gestion allant de soi de la lessive, de la vaisselle, de la toilette. Dans Genése II 18-23, l’on passe avec la création de la femme, des animaux à l’homme, ce qui fait de la femme un chainon intermédiaire/
יח וַיֹּאמֶר יְהוָה אֱלֹהִים, לֹא-טוֹב הֱיוֹת הָאָדָם לְבַדּוֹ; אֶעֱשֶׂה-לּוֹ עֵזֶר, כְּנֶגְדּוֹ. 18 L’Éternel-Dieu dit: « Il n’est pas bon que l’homme soit isolé; je lui ferai une aide digne de lui. »
יט וַיִּצֶר יְהוָה אֱלֹהִים מִן-הָאֲדָמָה, כָּל-חַיַּת הַשָּׂדֶה וְאֵת כָּל-עוֹף הַשָּׁמַיִם, וַיָּבֵא אֶל-הָאָדָם, לִרְאוֹת מַה-יִּקְרָא-לוֹ; וְכֹל אֲשֶׁר יִקְרָא-לוֹ הָאָדָם נֶפֶשׁ חַיָּה, הוּא שְׁמוֹ. 19 L’Éternel-Dieu avait formé de matière terrestre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel. Il les amena devant l’homme (Adam) pour qu’il avisât à les nommer; et telle chaque espèce animée serait nommée par l’homme (Adam), tel serait son nom.
כ וַיִּקְרָא הָאָדָם שֵׁמוֹת, לְכָל-הַבְּהֵמָה וּלְעוֹף הַשָּׁמַיִם, וּלְכֹל, חַיַּת הַשָּׂדֶה; וּלְאָדָם, לֹא-מָצָא עֵזֶר כְּנֶגְדּוֹ. 20 L’homme (Adam) imposa des noms à tous les animaux qui paissent, aux oiseaux du ciel, à toutes les bêtes sauvages; mais pour lui-même, il ne trouva pas de compagne qui lui fût assortie.
כא וַיַּפֵּל יְהוָה אֱלֹהִים תַּרְדֵּמָה עַל-הָאָדָם, וַיִּישָׁן; וַיִּקַּח, אַחַת מִצַּלְעֹתָיו, וַיִּסְגֹּר בָּשָׂר, תַּחְתֶּנָּה. 21 L’Éternel-Dieu fit peser une torpeur sur l’Homme, qui s’endormi; il prit une de ses côtes, et forma un tissu de chair à la place.
כב וַיִּבֶן יְהוָה אֱלֹהִים אֶת-הַצֵּלָע אֲשֶׁר-לָקַח מִן-הָאָדָם, לְאִשָּׁה; וַיְבִאֶהָ, אֶל-הָאָדָם. 22 L’Éternel-Dieu organisa en une femme( Isha) la côte qu’il avait prise à l’homme, et il la présenta à l’homme.(Adam)
כג וַיֹּאמֶר, הָאָדָם, זֹאת הַפַּעַם עֶצֶם מֵעֲצָמַי, וּבָשָׂר מִבְּשָׂרִי; לְזֹאת יִקָּרֵא אִשָּׁה, כִּי מֵאִישׁ לֻקְחָה-זֹּאת. 23 Et l’homme (Adam) dit: « Celle-ci, pour le coup, est un membre extrait de mes membres et une chair de ma chair; celle-ci sera nommée Icha, parce qu’elle a été prise de Ich. »
Comme pour la notion d’alliance,= qui s’oppose à celle de filiation, de lignage, il importe de comprendre que cette femme n’est pas au départ en Adam sinon il ne serait pas besoin de la faire apparaitre. Cela n’a donc rien à voire avec la description d’Adam à l’image de Dieu, au chapitre premier. Notons qu’au chapitre V de la Genése, on trouve une répétition du propos du chapitre Ier au point que l’on serait en droit de se demander si la Genése ne commençait pas initialement à ce qui est le chapitre V, le début du verset I comporte le mot Toldoth qui est à rapprocher du grec Genése. On retrouve les mêmes formes hébraiques ( Zakhar, Neqéva) et il est dit qu’il les appela « Adam »!
א זֶה סֵפֶר, תּוֹלְדֹת אָדָם: בְּיוֹם, בְּרֹא אֱלֹהִים אָדָם, בִּדְמוּת אֱלֹהִים, עָשָׂה אֹתוֹ. 1 Ceci est l’histoire des générations de l’humanité. Lorsque Dieu créa l’être humain (Adam), il le fit à sa propre ressemblance.
ב זָכָר וּנְקֵבָה, בְּרָאָם; וַיְבָרֶךְ אֹתָם, וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמָם אָדָם, בְּיוֹם, הִבָּרְאָם. 2 Il les créa mâle et femelle, les bénit et les appela l’homme (Adam), le jour de leur création.
JHB 08 11 25
vendredi 7 novembre 2025
mercredi 5 novembre 2025
jacques halbronn Epistémologie: Les clefs du passé et les clefs du futur face à la pesanteur du présent, hic et nunc
jacques halbronn Epistémologie: Les clefs du passé et les clefs du futur face à la pesanteur du présent, hic et nunc
Les dons les plus rares sont ceux qui permettent de baliser le temps, la futur comme le passé alors que l'actualité du moment est reservée au vulgum pecus. En vérité, décrypter le passé, jusqu'au plus éloignée permet d'appréhender l'avenir si tant est que celui ci obéisse à des régles intangibles, ce qui devrait notamment être le cas pour l'Astrologie; Or celle -ci est à la dérive depuis bien longtemps et a besoin de se ressourcer. Nous avons consacré nombre de textes aux "topiques sensorielles" et il nous apparait que la sensibilisation (hyper ou hypo) conditionne notre connaissance de ce qui a été instauré dans un passé dont on ne capte plus que des bribes. Dans la Genése, Dieu demande à Abraham s'il se trouve à Sodome suffisamment de Justes pour qu'Il l'épargne. Il s'agit d'un petit nombre, quelques dizaines dont la présence serait la garantie d'une société capable de se donner des guides.
On commencera avec la sensibilité olfactive, laquelle si certains membres en sont bien dotés, permet de détecter les traces de menaces au niveau sanitaire lesquelles peuvent échapper au commun des mortels; Cette aptitude permet de remonter le temps, de signaler des incidents pouvant dater et que l'on aura préféré oublier, occulter mais qui n'auront pas échapper aux éléménts les plus doués de la Société. On aura compris que les topiques sensorielles quand elles ont très développées permettent de repérer des anomalies, menaçant la santé publique. On pense aux souris qui quittent e navire..
Sur le web
"L'expression "les rats quittent le navire avant que celui-ci ne coule" est une métaphore qui signifie que les personnes qui sont les premières à abandonner une entreprise ou une situation difficile ont peut-être une intuition qu'il y a quelque chose de mal qui se passe. Cette expression ne doit pas être prise au sens littéral, car les rats ne possèdent pas de dons de voyance.
En réalité, les rats sont des animaux intelligents qui ont des capacités d'adaptation et de survie très développées. Ils sont capables de détecter des signes avant-coureurs de danger, tels que des vibrations ou des bruits inhabituels, des changements de température ou des odeurs anormales, et de réagir rapidement en conséquence.
Dans le contexte d'un navire, il est possible que les rats soient parmi les premiers à sentir les vibrations ou les mouvements anormaux du bateau, ou encore à détecter l'odeur de l'eau entrant dans la coque. Cela pourrait les inciter à chercher un endroit plus sûr avant que la situation ne s'aggrave."
Passons à la sensibilité auditive, qui est , pour nous, le propre des grands scientigiques capables de reconstituer des données plus ou moins oblitérées avec le temps à partir de quelques traces formant un puzzle à compléter.
Sur le web
"Le paléoenvironnement prend en compte un ensemble de caractères comme la composition de l’atmosphère, la reconstitution du paysage, sa morphologie (plaines, montagnes, rivières, etc.) et la végétation au temps passé, sans oublier les êtres vivants qui l’habitent au présent. Pour le reconstituer, plusieurs disciplines scientifiques sont mobilisées : la géologie, la paléontologie, la palynologie - c’est-à-dire l’étude des pollens fossiles -, etc".
Dans le cas de l'Astrologie, il s'agit de restituer son état premier. Certains soutiendront que cet état primordiale est relativement secondaire à connaitre puisque les choses évoluent. Mais notre approche diffère car nous pensons que les dieux (cf la Genése I,1) ont établi un dessein intelligent et qu'il s'agit donc de le restituer, de le reconstituer dans toute sa perfection. Pour accomplir une telle tâche, il aura fallu recruter des chercheurs de très grande qualité alors que l'Astrologie n'apparait guère comme un terrain de recherche prioritaire, d'autant que le milieu astrologique n'est nullement rodé à la discipine exigeant l'abandon de modéles caducs. D'où un cercle vicieux.
JHB 05 11 25
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