vendredi 9 janvier 2026

LE JUDAISME ET LES SIGNES DU ZODIAQUE

Sur le web / / LE JUDAÏSME ET LES SIGNES DU ZODIAQUE L'interdit astrologique pour les Juifs Selon la Torah, il est totalement interdit de consulter des astrologues ou des horoscopes ; cependant, le Talmud nous dit que les étoiles et les planètes offrent une influence sur les créatures et que l'étoile (mazal) peut rendre une personne plus riche et plus sage. Le judaïsme croit-il à l’influence des étoiles sur les personnes et les créatures en général ? Le judaïsme ne doute pas qu’il existe tout un système de constellations, d’étoiles et de planètes qui exercent une influence sur les créatures. En fait, le Talmud nous dit que « Malchuta deará ke'en malchuta derakiá ». "Le règne ici est le reflet du Royaume Céleste", de la même manière qu'un roi a des ministres et a sa cour, c'est aussi ainsi que cela fonctionne en haut. Il ne fait donc aucun doute que les habitants du « Manoir Céleste » ont de l’influence. Le Talmud, dans le Traité de Shabbat, enseigne que le mazal, l'étoile, exerce une influence sur la personne. Rabbi Chanina a dit que le mazal peut rendre une personne plus riche ou plus sage. Nos sages disent qu'il ne faut pas prélever de sang sur une personne le mardi, car ce jour est influencé par la planète Mars (la planète rouge), une étoile liée aux questions de guerre, de sang, de pestes et de catastrophes. L’influence des astres sur le monde minéral et végétal est évidente. Les marées et même le cycle menstruel dépendent des planètes. Le Talmud déclare qu’il n’y a pas d’herbe qui pousse sans que son étoile ne l’influence. En fait, l’un des signes de Galut est que les flux et l’énergie divine passent à travers une chaîne dont font partie les constellations, les étoiles et les anges étendards qui influencent toutes les créatures physiques. Oui, il existe une influence céleste sur toutes les créatures, des minéraux aux êtres humains. Le grand maître, Rabbi Isaac Luria, Arizal, a dit que l'embryon ne devient parfait qu'après le septième mois, lorsqu'il a déjà été influencé par sept planètes principales et importantes. D’ici là, il se peut qu’il manque quelque chose dans le développement de l’embryon. Rabbi Avraham Ibn Ezra dit que chaque peuple et chaque lieu physique dépend de son étoile. Par exemple, le peuple de Yishmael (les Arabes) dépend du Scorpion. Les Perses sont influencés par le Sagittaire, les Romains par la Balance, etc. S’il existe une influence céleste et une prédestination, qu’en est-il du libre arbitre et de la responsabilité de l’individu ? L’influence céleste n’est qu’une tendance, car une personne peut avoir une inclination envers certaines habitudes, certains comportements, mais rien n’est absolu et la personne peut la combattre. Le libre arbitre, le libre choix, perdure toujours et la personne peut lutter contre son inclination en essayant de s'améliorer. Par exemple, le Talmud enseigne que celui qui naît un mardi, un jour sous l'influence de la planète Mars (Mars en hébreu est maadim, qui vient du mot barrage, sang ou planète rouge), aura un caractère sanguin et jouira du sang de telle manière qu'il pourrait devenir un meurtrier. Nos sages disent que pour son propre bien il devrait devenir un mohel ou un shochet ; en d’autres termes, il faudrait canaliser cette tendance. En d’autres termes, il n’y a rien d’absolu et l’influence astrologique n’est qu’une éventuelle tendance. La preuve en est le dicton de nos sages : « Tout est entre les mains de D.ieu, sauf la crainte de D.ieu. » Le comportement correct est entièrement laissé à l'homme. Le Zohar, le livre fondamental de la Kabbale, mentionne quelque chose de très intéressant. Il est dit : « Le peuple d'Israël est resté sous l'influence des étoiles jusqu'au don de la Torah sur le Mont Sinaï. À partir du moment où il a reçu la Torah, le peuple a cessé de dépendre des étoiles et des constellations. Évidemment, lorsque quelqu'un s'éloigne de les chemins de la Torah, reçoivent à nouveau cette influence naturelle des étoiles." Cela ressort clairement des paroles de nos sages : « Ein mazal leIsrael », c'est-à-dire que le peuple d'Israël ne dépend pas du mazal et des constellations. Chaque personne continue de jouir de son libre arbitre. Grâce à la prière et aux bonnes actions, il est possible de modifier le mazal (influence astrale) pour de bon. La meilleure preuve biblique en est le fait qu’Abraham lui-même, père de la nation juive, a vu dans les étoiles qu’il n’aurait pas d’enfants. D.ieu l'a élevé au-dessus des étoiles et lui a montré qu'Abraham aurait des enfants, car en fait le deuxième patriarche, Isaac, est né dans sa vieillesse. Est-il permis à un juif de consulter des astrologues ou des horoscopes ? Totalement interdit. Nous trouvons des interdictions concernant cette procédure à plusieurs endroits dans la Torah elle-même et dans le Talmud. Dans la Torah, il est explicitement écrit : « Tamim tihiê im Hashem Elokecha ». (Deutéronome 18 :13). « Soyez juste envers Hachem, votre D.ieu. » Consulter des astrologues ou des horoscopes montre un manque d’intégrité. Nous devons avoir une foi absolue en D.ieu, qu’Il ​​dirige le monde et sait comment et quand le faire, toujours de la meilleure manière pour les êtres humains. L’homme ne devrait pas chercher à connaître et à prédire l’avenir ou les desseins divins. Il est également clairement indiqué dans la Torah (Deutéronome 18 : 10) qu’il n’y aura pas parmi nous de sorciers, de lecteurs de palmiers, etc. Le Talmud nous dit aussi qu'on ne pouvait pas consulter les Chaldéens, qui étaient astrologues. De même, nous avons mentionné au passage que les Juifs ne recherchent pas les nécromanciens (Deutéronome 18 : 11), des gens qui appellent les morts par le biais du spiritualisme. En fait, le Talmud lui-même dit que cette technique ne fonctionne pas le Chabbat et que ces médiums ne sont pas capables de les appeler, une preuve claire que le Chabbat est réellement le repos des âmes. Cette interdiction de consulter des astrologues ne diminue en rien les connaissances en astronomie et en astrologie. Les Juifs ont toujours possédé des connaissances approfondies dans ces sciences, comme les grands rabbins Saadia Gaon, Shmuel HaNaguid, Ibn Ezra, Gershônides, Nachmanide, Isaac Abarbanel, Isaac Abohab etc. Toutefois, cela ne s'est produit que dans le cadre de la connaissance. Par exemple, Pedro Álvares Cabral, pour atteindre le Brésil, a utilisé les cartes du célèbre rabbin Zacuto, grand érudit en astronomie et en cartographie. La connaissance n'implique pas le comportement. Les Juifs n'ont jamais consulté l'astrologie pour déterminer s'ils devaient ou non exercer une certaine activité, conscients qu'après tout, le comportement de l'homme était déterminant, à chaque instant, pour sa destinée. Les juifs ne consultent pas les chiromanes et les astrologues, ni même les horoscopes imprimés dans les journaux. Cela ne fait pas partie de nos habitudes de lecture. Souvent, quelqu'un lit l'horoscope le matin et il dit qu'il ne réussira pas dans son travail pendant la journée. Ce fait vous laisse déprimé, ce qui conduit en réalité à une journée ratée... C'est pour cette raison que nous nous abstenons de toute lecture pour laisser intact notre libre arbitre, pour toujours choisir le bien, en gardant confiance et optimisme. Les non-juifs sont-ils autorisés à consulter les étoiles ? Oui, selon le code de la loi juive, il n'y a aucune interdiction pour un non-juif de consulter des astrologues, des horoscopes ou même de se comporter selon l'influence des étoiles, les desseins célestes. La preuve en est un verset explicite de la Torah (Deutéronome 4 :19) où D.ieu dit : « Tu pourrais lever les yeux vers le ciel et, quand tu verras le soleil, la lune, les étoiles et toutes les armées célestes, laisse-toi aller. soyez incités (...) pourtant l'Éternel, votre D.ieu les a donnés et les a distribués aux nations sous le ciel." On retrouve également un verset similaire dans les livres des prophètes, où Jérémie (10, 2) dit : « Ainsi, dit l'Éternel, (...) ne vous laissez pas impressionner par les signes célestes car les nations se laissent impressionner. être impressionné par eux. Il n’est donc pas interdit aux nations de consulter l’horoscope. Et les symboles du zodiaque ? Ont-ils un lien avec le judaïsme ? Indubitablement. Puisque notre calendrier est lunaire et que les symboles du zodiaque correspondent au mois lunaire, alors chacun de nos mois correspond à l'un de ces symboles. Cela n’arrive pas par hasard, comme vous pouvez le constater dans quelques exemples. Le premier mois de l'année, Nissan, son signe est le Capricorne - bélier - et, précisément au mois de Nissan, on sait qu'il y a l'agneau pascal ; le bélier est le mois du corban de Pessa'h. C'est le mois au cours duquel nous avons également vaincu les Égyptiens, qui adoraient et vénéraient cet animal. Le deuxième mois de l'année est le Taureau. En y regardant de plus près, on constate que les deux premiers mois de l’année sont des animaux. En effet, pendant ces deux mois, nous travaillons avec notre âme animale afin d'améliorer notre mauvaise inclination à recevoir la Torah au troisième mois, qui est le mois de Sivan, les jumeaux. Et les jumeaux, qui sont deux, représentent la communication, l’octroi de la Torah, le mariage entre D.ieu et le peuple d’Israël, dont les amours sont souvent semblables à ceux des jumeaux. Les Gémeaux représentent également la Torah écrite et la Torah orale, car la Torah a toujours été double et a été donnée par un couple, Moïse et Aaron, semblables à des jumeaux. Le signe du sixième mois, le mois d'Eloul, est vierge, qui représente la pureté, la blancheur, la sainteté. Le mois d’Eloul est exactement le mois de la pureté, de Techouva, du retour à D.ieu. Le mois au cours duquel nous préparons Roch Hachana. Le mois suivant est la balance, Tishrei, lorsque D.ieu juge l'humanité, met nos actions sur une échelle et décide réellement de ce que sera l'année prochaine. Vient ensuite Cheshvan, dont le symbole est un scorpion, un insecte qui vit dans les eaux. Cheshvan, en fait, est le mois du déluge, lorsque le fameux déluge qui a presque détruit l’humanité a commencé. On sait qu'en hébreu, scorpion se dit acrav, qui s'écrit aussi acar beit, celui qui détruit la maison, détruit le monde. Le déluge a presque détruit le beit, l'univers. Et nous pourrions continuer avec chacun des mois pour démontrer comment ils correspondent les uns aux autres. En fait, nous avons deux de ces symboles du zodiaque qui sont au pluriel : les jumeaux, qui est le mois de Sivan, et les poissons, le mois d'Adar. Les poissons vivent dans l'eau, symbole de pureté et Adar est le mois de la fête de Pourim, le mois du retour, de la pureté, du retour à D.ieu au temps de Mardochée. Adar, cependant, a le symbole pluriel car de temps en temps il est subdivisé en Adar I et Adar II. C'est pourquoi le signe des Poissons, au pluriel, est maintenu pendant les deux mois, lorsqu'une année bissextile survient, avec 13 mois. Nos sages nous racontent que lorsque Jacob et Esav décidèrent de partager leur influence au fil des mois, Jacob choisit Nissan et Iyar, bélier et taureau, tandis qu'Esav resta avec Tammuz et Av, cancer et lion. Comme nous l’avons vu, ce sont des mois difficiles pour notre peuple, ce sont des mois au cours desquels les descendants d’Essav – Rome – ont causé une grande détresse au peuple d’Israël. Il s’avère qu’au mois de Sivan, les deux ont la même influence. Par conséquent, le signe est celui des jumeaux, car Jacob et Esav étaient des frères jumeaux. Existe-t-il une corrélation entre les douze signes du zodiaque et les douze tribus d’Israël ? Il est évident qu’il existe une corrélation entre les deux. Il y a douze mois juifs et douze signes du zodiaque, appelés mazalot, et il y a douze tribus d'Israël et Arizal explique qu'il y a une corrélation, une affinité entre eux. Regardons quelques exemples : Le mois de Nissan, dont le symbole est le bélier, représente la tribu de Yehudah, qui est la dynastie qui a engendré le roi David. Les rois, les monarques, les chefs sont toujours des descendants de la tribu de Yehouda. Nissan est le premier mois, la Torah (Exode 12 :2) dit : « Hachodesh haze lachem rosh chodashim », ce mois sera pour vous le leader des mois. Lachem a les mêmes lettres que Melech, roi, et nous voyons ici le lien avec Yehudah, qui fut toujours le premier à voyager dans le désert et dont les descendants sont les rois d'Israël. Le deuxième mois est celui du taureau, le mois d'Iyar, qui selon nos sages représente la tribu d'Yissachar. Iyar représente la préparation à recevoir la Torah ; C’est le mois au cours duquel les gens s’immergent pleinement dans l’étude de la Torah. Il s’agit de la tribu de Yissachar, car nos sages enseignent que Yissachar était composée de grands savants, car ils étaient tous très assidus dans l’étude de la Torah. (En raison du fait qu'ils ont été financés par Zevulun, qui étaient les armateurs et les commerçants. En fait, de là vient le sujet des jumeaux. Zevulun et Yissachar sont comme des jumeaux, le symbole du mois suivant.) Yissachar sont les grands sages. qui excellait dans la connaissance de l'astronomie, étant représenté par le mois d'Iyar, le mois de préparation à la réception de la Torah, le mois de l'Omer. Ensuite nous avons le mois suivant, Sivan, les jumeaux, le mois de Zevulun. Zevulun vient du mot zevul, firmament, une des connotations du ciel. Et précisément au cours de ce troisième mois, le ciel et la terre se sont réunis et il y a eu communication entre les parties spirituelles et matérielles dans la révélation du Sinaï. Le quatrième mois est Tammuz, dont la tribu est Reuven. Là encore, nous avons une allusion intéressante, car les mois suivants, Reuven et Shimon, Cancer et Lion, sont deux mois qui s'avèrent négatifs et sous l'influence d'Essav. Deux épisodes se sont produits avec la tribu de Reuven et Shimon, qui correspond à Tammuz et Av. Malheureusement, une partie de la tribu de Reuven s'est rebellée contre Moshe au moment de la révolte de Corach, ce qui a évidemment entraîné des choses négatives pour le peuple d'Israël. . Au mois d'Av également, nous avons une relation avec Shimon. On sait que la tribu de Shimon a également connu un épisode négatif lorsqu'un de ses chefs s'est ouvertement associé à une Madianite, fille d'un prince de Madian, le célèbre Kozbi, épisode d'assimilation qui s'est soldé par de nombreux décès. Ces deux événements avec Reuven et Shimon correspondent à ce qui est arrivé au peuple d'Israël à Tammuz et Av, les deux mois du cancer et du lion. De la même manière, nous pourrions continuer avec tous les mois du calendrier, démontrant qu'il existe sans aucun doute une corrélation entre les douze signes et les douze tribus. En approfondissant le zodiaque, nous verrons que chacun des 12 mois est également influencé par une planète spécifique. Le mois de Nissan, par exemple, est la planète Mars, Iyar est Vénus, Sivan est Mercure, etc. Chaque mois juif, qui a déjà son symbole et a déjà sa tribu, correspond aussi à une partie du corps humain. Par exemple, le mois de Nissan est la tête, Tammuz (Reuven) correspond à la vue et Av (Shimon) est l'ouïe. Le cœur est le mois de Tishrei, le fameux mois des fêtes qui approche. Puisse D.ieu aider nos cœurs à se tourner vers le Tout-Puissant en ce mois de Tishrei, le mois du jugement, au cours duquel D.ieu juge l’humanité. Que tout le monde passe une bonne année, a shaná tová umetuká, amen !

mercredi 7 janvier 2026

jacques halbronn Le mauvais procès fait à Adam et à Jésus par l'homme ordinaire. Le poids des anciens clivages. Immigrations, Emprunts, Dépendances.

jacques halbronn Le mauvais procès fait à Adam et à Jésus par l'homme ordinaire. Le poids des anciens clivages. Immigrations, Emprunts, Dépendances. sur le web "Faire un mauvais procès à quelqu'unPour comprendre l'expression, il faut s'en référer au terme principal qui la compose. Le procès est, au sens propre, un litige porté devant la justice. Il s'agit donc de démontrer la faute ou l'innocence d'une personne devant un tribunal. Par extension, l'expression s'est chargée d'un sens figuré, à savoir celui d'attaquer quelqu'un sans avoir d'arguments viables, en déformant la réalité, en caricaturant." Les reproches adressés à ces deux personnages relévent d'une morale petite bourgeoise. Que reproche-t-on à Adam sinon d'avoir désobéi, de ne pas avoir respecté le réglement? Or, celui qui est en position subalterne sait qu'il faut absolument se plier aux ordres, aux directives de l'employeur, faute de quoi l'on sera renvoyé, congédié. On est là dans le cadre d'une de ces paraboles visant à se faire comprendre des gens simples. Romains‬ ‭5‬, ‭12‬-‭18‬. Ainsi donc, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort ; Et ainsi la mort a passé dans tous les hommes parce que tous ont péché. […] Depuis Adam jusqu’à Moïse, la mort a établi son règne, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam. Or, Adam préfigure celui qui devait venir. Mais il n’en est pas du don gratuit comme de la faute; car si, par la faute d’un seul, tous les hommes sont morts, à plus forte raison la grâce de Dieu et le don se sont, par la grâce d’un seul homme, Jésus-Christ, abondamment répandus sur tous les hommes. […] En effet, si, par la faute d’un seul, la mort a régné par ce seul homme, à plus forte raison ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice règneront-ils dans la vie par le seul Jésus-Christ. Ainsi donc, comme par la faute d’un seul la condamnation est venue sur tous les hommes, ainsi par la justice d’un seul vient à tous les hommes la justification qui donne la vie. ‭‭ Que reproche-t-on à Jésus dans le discours moonien, quelle a été sa faute, quel manquement à ses obligations? Sur le web "La mission de Jésus fut un échec selon Moon parce que Jésus n'avait pas eu le temps de fonder une famille ! DIEU avait pourtant eu pour dessein de donner à Jésus une épouse exceptionnelle, une nouvelle Eve que Moon avait épousée en 1960, année à laquelle il fit célébrer le mariage de 36 couples au cours d'une même cérémonie" Jésus se considérait comme "hors du commun", n'ayant pas à se plier aux régles de tout le monde. En amont, sa naissance ne s'est pas déroulée normalement et la grossesse de Marie reçoit une explication toute particulière. En aval, Jésus n'éprouve pas le besoin de se trouver femme car il est le Nouvel Adam, Adam dans Genése I se suffisant à lui même. On sait que dans Genése II, on aura une toute autre version qui conduit justement à la Faute d'Adam. Selon nous, les adamites ne se reproduisent pas de génération en génération, mais à des moments spécifiques qui correspondent à de nouvelles ères. D'ailleurs, Moon, lui-même, se référe à un certain millénarisme qui transcende le critère générationnel qu'il met en avant par ailleurs. Un tel clivage Dominants/dominés, Colonisateurs/colonisés se manifeste à la mort de Salomon: Chroniques II chapitre X Parlant des Israélites, ceux ci sont désignés comme "ce peuple (haAm hazé) ce qui implique que pour la maison de David (issue de Jessé), il s'agissait d'une entité différente de la leur, vouée à subir leur joug. Les rédacteurs concluent " Israël est resté, jusqu’à ce jour, infidèle à la maison de David" On ne saurait donc déclarer, comme le font certains, que la dénomination d'Israel englobe l'ensemble des Juifs, toutes tendances confondues! ט וַיֹּאמֶר אֲלֵהֶם, מָה אַתֶּם נוֹעָצִים, וְנָשִׁיב דָּבָר, אֶת-הָעָם הַזֶּה: אֲשֶׁר דִּבְּרוּ אֵלַי, לֵאמֹר, הָקֵל מִן-הָעֹל, אֲשֶׁר-נָתַן אָבִיךָ עָלֵינוּ. 9 et (Roboam) leur dit: "Que devons-nous, à votre avis, répondre à ce peuple (aAm hazé)qui m’a dit: Allège le joug que ton père nous a imposé?" י וַיְדַבְּרוּ אִתּוֹ, הַיְלָדִים אֲשֶׁר גָּדְלוּ אִתּוֹ לֵאמֹר, כֹּה-תֹאמַר לָעָם אֲשֶׁר-דִּבְּרוּ אֵלֶיךָ לֵאמֹר אָבִיךָ הִכְבִּיד אֶת-עֻלֵּנוּ, וְאַתָּה הָקֵל מֵעָלֵינוּ: כֹּה תֹּאמַר אֲלֵהֶם, קָטָנִּי עָבָה מִמָּתְנֵי אָבִי. 10 Les jeunes gens élevés avec lui lui répondirent: "Voici ce que tu diras à ce peuple(Am) qui t’a parlé en ces termes: Ton père a rendu pesant notre joug, mais toi, rends-le plus léger pour nous, tu leur parleras ainsi: Mon petit doigt est plus fort que n’étaient les reins de mon père. יא וְעַתָּה, אָבִי הֶעְמִיס עֲלֵיכֶם עֹל כָּבֵד, וַאֲנִי, אֹסִיף עַל-עֻלְּכֶם: אָבִי, יִסַּר אֶתְכֶם בַּשּׁוֹטִים, וַאֲנִי, בָּעַקְרַבִּים. {פ} 11 Donc, si mon père vous a imposé un joug pesant, moi je l’appesantirai encore; si mon père vous a châtiés avec des verges, moi, je vous châtierai avec des scorpions." יב וַיָּבֹא יָרָבְעָם וְכָל-הָעָם אֶל-רְחַבְעָם, בַּיּוֹם הַשְּׁלִשִׁי, כַּאֲשֶׁר דִּבֶּר הַמֶּלֶךְ לֵאמֹר, שׁוּבוּ אֵלַי בַּיּוֹם הַשְּׁלִשִׁי. 12 Jéroboam et tout le peuple vinrent le troisième jour auprès de Roboam, selon la parole du roi, qui avait dit: "Revenez me trouver le troisième jour." יג וַיַּעֲנֵם הַמֶּלֶךְ, קָשָׁה; וַיַּעֲזֹב הַמֶּלֶךְ רְחַבְעָם, אֵת עֲצַת הַזְּקֵנִים. 13 Le roi leur répondit durement; le roi Roboam ne voulut tenir aucun compte du conseil des vieillards. יד וַיְדַבֵּר אֲלֵהֶם, כַּעֲצַת הַיְלָדִים לֵאמֹר, אַכְבִּיד אֶת-עֻלְּכֶם, וַאֲנִי אֹסִיף עָלָיו: אָבִי, יִסַּר אֶתְכֶם בַּשּׁוֹטִים, וַאֲנִי, בָּעַקְרַבִּים. 14 Suivant le conseil des jeunes gens, il s’exprima ainsi: "Mon père a fait peser le joug sur vous, moi je le rendrai encore plus lourd; mon père vous a châtiés avec des verges, moi je vous châtierai avec des scorpions." טו וְלֹא-שָׁמַע הַמֶּלֶךְ, אֶל-הָעָם: כִּי-הָיְתָה נְסִבָּה, מֵעִם הָאֱלֹהִים--לְמַעַן הָקִים יְהוָה אֶת-דְּבָרוֹ אֲשֶׁר דִּבֶּר בְּיַד אֲחִיָּהוּ הַשִּׁלוֹנִי, אֶל-יָרָבְעָם בֶּן-נְבָט. 15 Le roi ne céda donc pas au peuple, la chose ayant été ainsi déterminée par le Seigneur, qui voulait exécuter ce qu’il avait déclaré, par Ahiyya de Silo, à Jéroboam, fils de Nebat. טז וְכָל-יִשְׂרָאֵל, כִּי לֹא-שָׁמַע הַמֶּלֶךְ לָהֶם, וַיָּשִׁיבוּ הָעָם אֶת-הַמֶּלֶךְ לֵאמֹר מַה-לָּנוּ חֵלֶק בְּדָוִיד וְלֹא-נַחֲלָה בְּבֶן-יִשַׁי אִישׁ לְאֹהָלֶיךָ יִשְׂרָאֵל, עַתָּה רְאֵה בֵיתְךָ דָּוִיד; וַיֵּלֶךְ כָּל-יִשְׂרָאֵל, לְאֹהָלָיו. {ס} 16 Tous les Israélites (Qol Israel), voyant que le roi ne les avait point écoutés, lui firent ensemble cette réponse: "Quelle part avons-nous de David? quelle communauté de possession avec le fils de Jessé? A tes tentes, ô Israël, tous tant que vous êtes! Pourvois désormais à ta maison, David!" Et tout Israël rentra dans ses tentes. יז וּבְנֵי יִשְׂרָאֵל, הַיֹּשְׁבִים בְּעָרֵי יְהוּדָה--וַיִּמְלֹךְ עֲלֵיהֶם, רְחַבְעָם. 17 Quant aux enfants d’Israël habitant dans les villes de Juda, c’est sur eux seulement que régna Roboam. יח וַיִּשְׁלַח הַמֶּלֶךְ רְחַבְעָם, אֶת-הֲדֹרָם אֲשֶׁר עַל-הַמַּס, וַיִּרְגְּמוּ-בוֹ בְנֵי-יִשְׂרָאֵל אֶבֶן, וַיָּמֹת; {ס} וְהַמֶּלֶךְ רְחַבְעָם, הִתְאַמֵּץ לַעֲלוֹת בַּמֶּרְכָּבָה, לָנוּס, יְרוּשָׁלִָם. {ס} 18 Le roi Roboam dépêcha Hadoram, qui était préposé aux impôts; mais les Israélites le firent mourir à coups de pierres. Le roi Roboam monta à grand-peine sur un char, pour s’enfuir à Jérusalem. יט וַיִּפְשְׁעוּ יִשְׂרָאֵל בְּבֵית דָּוִיד, עַד הַיּוֹם הַזֶּה. 19 Israël est resté, jusqu’à ce jour, infidèle à la maison de David. Dans Exode III, Moïse est délégué par Yahwé vers un peuple (Am) qui n'est pas le sien mais celui de Yahwé. Moïse qualifié d'Hébreu (Exode I), appartient , selon nous, à la lignée adamite comme ce sera le cas pour Jésus. Tous deux seront envoyés vers les Enfants d'Israel ou le brebis perdues de la Maison d'Israel.. י וְעַתָּה לְכָה, וְאֶשְׁלָחֲךָ אֶל-פַּרְעֹה; וְהוֹצֵא אֶת-עַמִּי בְנֵי-יִשְׂרָאֵל, מִמִּצְרָיִם. 10 Et maintenant va, je te délègue vers Pharaon; et fais que mon peuple (Ami), les enfants d'Israël, sortent de l'Égypte." Dans le domaine linguistique, la prise en compte du clivage social permet de mieux appréhender la question des emprunts.Dans le cas de l'anglais, la présence française n'a pas été directe mais indirecte. Du fait que la classe dominante était francophone, au Moyen Age, la classe inférieure, par mimétisme, aura voulu imiter, avec plus ou moins de bonheur, ses pratiques et non en cherchant à importer du français. Dans le cas d'autres langues, un processus comparable aura joué pour le russe, l'allemand, l'arabe , non pas sur le plan horizontal mais sur le plan vertical. On proposera d'appliquer notre grille du ressentiment et du mimétisme chaque fois qu'une attitude vindicative se manifeste ou chaque fois qu'il y aura déni de dépendance comme on vient de le voir: que la classe supérieure ait fauté en empruntant lourdement à une autre langue - d'où son endettement culturel - conduit la classe inférieure à nier cette dépendance en ce que cela ne serait pas directement de son fait.De même, les immigrés de deuxiéme ou de troisiéme génération n'ont pas les mêmes motivations que ceux de la première génération car ils n'auront pas quitté leur pays d'origine, étant nés dans le pays d'accueil.(cf notre communication au Congrès de 1990 Seorbonne. Juifs Progressistes). Qu'en est-il de l'attitude des astronomes à l'encontre de l'astrologie? Ils héritent d'une vieille querelle qui faisait sens pour leurs prédecesseurs lesquels entendaient mettre fin à leur dépendance par rapport aux astrologues puisque leur activité ne faisait sens qu'au service de l'Astrologie en tant que fournisseurs d'une matière première astronomique. On peut penser à la crise pétrolière de 1973 qui contribua à augmenter considérablement le prix de cette ressource énergétique. On ne peut ignorer les anciens clivages comme dans le cas du Schisme à la mort de Salomon qui va impacter durablement l'Ancien Testament, d'où le déni de la différence entre Juifs et Israéites, pourtant reconnu dans les Livres des Chroniques. JHB 07 01 26

mardi 6 janvier 2026

jacques halbronn Epistémologie. Repenser la relation Astronomie-Astrologie.

jacques halbronn Epistémologie. Repenser la relation Astronomie-Astrologie. Selon nous, l’astronomie, au départ, ne faisait sens qu’en ce qu’elle servait (à) une certaine forme d’astrologie horaire, d’astromancie, de généthlialogie, ce qui correspond notamment à certains résultats Gauquelin, liés au mouvement diurne (et non aux positions zodiacales).(cf https://fr.wikipedia.org/wiki/Astronomie_m%C3%A9sopotamienne) Croire que l’on étudiait le ciel sans arrière pensée divinatoire,prédictive, relèverait d’une grande illusion actuellement dominante. A un certain stade, l’on aura voulu inverser les rôles et soutenir que l’astrologie servait l’astronomie, ce qui est un contre-sens. Sur le web « Dans la préface de ses Tables rudolphines, Kepler fait observer que « l’astrologie, toute folle qu’elle est, est la fille d’une mère sage, et que la fille folle est indispensable pour soutenir et faire vivre sa mère ». L’astronomie était en situation, condition ancillaire. Mais elle aura voulu s’émanciper du joug de l’astrologie et voler de ses propres ailes, ce qui exigeait de dévaloriser cette dernière. On est là face à un phénoméne assez courant de manifestation d’indépendance dans les domaines les plus divers (.https://www.nonfiction.fr/article-11313-une-psychologie-de-la-colonisation.htm). Mais ce que nous appelons la Troisiiéme Ere (au sens précessionnel du terme) devrait remettre les pendules à l’heure et chaque domaine à sa juste place. L’émergence d’une Astrologie Septénale fait nécessairement appel à l’astronomie pour fixer les conjonctions équinoxiales et solsticiales de Saturne car on ne saurait se satisfaire, comme le propose André Barbault, de l’étude des seules conjonctions planétaires. C’est bien la relation planéte- Terre qui est au coeur de l’astrologie des signes comme des maisons, données qui ne font sens que par rapport à la Terre, le Zodiaque n’étant qu’une projection sur le firmament du cycle saisonnier. L’astrologie a besoin de la « science » astronomique pour fonctionner mais cela concerne des catégories spatio-temporelles d’origine terrestre et l’Astrologie représente bel et bien la Terre face au Ciel, selon le binome exposé dans Genése I, 1. Une astronomie qui se désintéresserait du passage des planétes -et notamment de Saturne- sur les axes équinoxiaux/solsticiaux (tropiques) ou de l’horizon et du méridien d’un lieu donné, perdrait toute légitimité sauf à se consacrer à l’astronautique et à l’exploration spatiale, ce qui pourrait la conduire à la question des extra-terrestres, une donnée incontournable pour comprendre le phénoméne astrologique lequel dépasse le niveau de la Science actuelle. On voudrait appliquer à l’astrologie la torture du lit de Procuste: Sur le web Dans la Mythologie, Procuste est un « brigand qui, étendant les voyageurs sur un lit trop court, leur coupait la partie du corps qui dépassait le lit; il fut tué par Thésée. On met ici ce mot à cause de l’expression figurée et proverbiale : Lit de Procuste, Règle étroite, gênante, tyrannique; mutilation que l’on fait subir à une œuvre. » Article anti-astrologique sur le web « Les termes astrologie et astronomie prêtent souvent à confusion. Et c’est normal, après tout, les deux mots se ressemblent d’un point de vue grammaticale et désigne un même endroit : l’univers. Mais quelles sont les définitions de l’astronomie et l’astrologie ? Ce ce que nous allons voir dans cet article. Bonne exploration ! ? Qu’est-ce que l’astronomie ? L’astronomie est une discipline scientifique qui étudie les phénomènes et objets célestes dans l’univers, ainsi que les processus qui régissent leurs cycles de vie. Il y a énormément de métiers liés à l’astronomie, mais il faut être bon en mathématiques et en physique ! L’astronomie regroupe aussi des sujets connexes tels que la mécanique céleste, l’astrophysique, la physique nucléaire, la chimie, la biologie, la géologie et la cosmologie. ? Qu’est-ce que l’astrologie ? L’astrologie est un regroupement de croyance qui consiste à penser que la position des planètes, des lunes, du soleil et de tout autre objet céleste à une influence sur le futur d’un individu dès sa naissance. Outre les horoscopes, le domaine de l’astrologie s’étend aux cartes de tarot, à la lecture psychique, à la numérologie et à la chiromancie. L‘astrologie ne s’appuie sur aucun fondement logique et rationnel telle que la psychologie humaine par exemple. Étant donné son manque de justification scientifique, Il n’y a aucun dîplome ou équivalent dans le système universitaire. Quelle est la séparation entre l’astronomie et l’astrologie ? La grande différence est que l’astronomie se base sur des faits scientifiques alors que l’astrologie se contente d’idées figés et non vérifiables. La communauté scientifique pense que pour essayer de comprendre le comportement humain, il vaut mieux s’intéresser à la psychologie, la sociologie, la médecine, la météorologie, la géologie et l’océanographie. ? Les racines communes entre l’astronomie et l’astrologie L’astronomie est une science. L’astrologie, quant à elle, est un ancien système de croyances. Cependant, elles ont toutes deux des racines historiques communes et il a fallu attendre le siècle des lumières pour qu’une scission définitive s’opère. Avant cela, la doctrine de l’église déterminait le développement de la science et donc, de l’astronomie. Comment ces deux discplines sont-elles apparues ? Depuis des millénaires, l’humanité à essayé tout un tas de méthode pour mesurer, enregistrer et prédire les saisons afin de déterminer le bon moment de l’année pour les récoltes. ? Les étoiles ont toujours fascinées les humains. Au bout d’un certain temps, il se sont rendus compte que (de leur point de vue) les étoiles ne bougeaient pas et ils ont décidé de les organiser en constellations. Puis, de 600 à 130 avant J.-C., les Grecs se sont beaucoup intéressés à l’étude des étoiles afin de comprendre la structure de l’univers. Au fil des siècles, l’astrologie a continué de bénéficier d’un soutien populaire et a été couramment pratiquée. Astronomie contre astrologie conclusion : L’astrologie a été remise en question de nombreuses fois en raison de l’absence de preuves scientifiques. En attendant, l’astrologie et les horoscopes continueront d’être considérés par la plupart des gens comme une forme de divertissement. » JHB 06 01 26

lundi 5 janvier 2026

jacques halbronn Paradoxe Réhabiliter les « fausses sciences », les « faux messies », les extra-terrestres.

jacques halbronn Paradoxe Réhabiliter les « fausses sciences », les « faux messies », les extra-terrestres. Posté par nofim le 5 janvier 2026 jacques halbronn Réhabiliter les « fausses sciences », les « faux messies ». Un paradoxe. Les rejets de l »Astrologie par la « Science » officielle d’une part (cf notre ouvrage Le Monde Juif et l’Astrologie. Histoire d’un vieux couples, Ed Arché, Milan, 1985) et de Jésus par les Juifs d’autre part, sont le probléme et non la solution. On pourrait également pointer le rejet des extra-terrestres qui plombe la théologie et fait obstacle aux liens entre Science et Religion Il y a là quelque paradoxe, c’est en condamnant, en disqualifiant tel ou tel discours que l’on se prive de certains anticorps. Il y a là comme une ruse du diable que de diaboliser le reméde. D’où notre proposition; et si ce qui était rejeté était justement ce sur quoi il fallait s’appuer, ce à quoi il fallait faire appel? I ASTROLOGIE L’astrologie, qui consistait jadis en une forme d’observation céleste couplée à des interprétations symboliques, jouissait d’un statut relativement respectable à l’époque de la Renaissance. Des astronomes renommés, tels que Johannes Kepler, ont parfois concilié recherches astronomiques et intérêt pour l’astrologie, bien que l’ampleur réelle de leur adhésion demeure débattue. Selon l’article “Astrology and the Age of Reason: A Brief Overview” mis à jour en juin 2024 sur History Today, la popularité de l’astrologie a toutefois commencé à décliner avec l’avènement des Lumières, période marquée par la valorisation du rationalisme et de la preuve empirique. Ce tournant a établi les bases d’une opposition structurelle : d’un côté, la science moderne, fondée sur la reproductibilité et la vérification objective ; de l’autre, l’astrologie, plus proche d’une lecture symbolique du monde. Aujourd’hui, cette polarisation se reflète dans un débat médiatisé : les astronomes et astrophysiciens rappelent régulièrement l’absence de mécanismes physiquement plausibles pour relier la position des astres et la personnalité humaine, tandis que les astrologues défendent un langage métaphorique ou archétypique. Quelles sont les principales critiques formulées par la communauté scientifique ? L’absence de preuves empiriques robustes Selon un article paru dans Nature Astronomy (août 2024), les études statistiques visant à trouver une corrélation entre traits de caractère et signes astrologiques n’ont pas produit de résultats significatifs. Les échantillons de grande ampleur ne montrent aucune répétabilité des hypothèses qui voudraient qu’une personne née sous un signe donné partage des traits de personnalité spécifiques. Cette absence de corrélations solides constitue la base de l’argument scientifique contestant toute influence astrale sur les individus. Le problème du protocole expérimental La mise en place d’études scientifiques sur l’astrologie bute également sur des difficultés méthodologiques. Il est ardu de concevoir des protocoles expérimentaux qui isolent les variables astrologiques (positions planétaires, aspects, etc.) de toutes les autres influences potentielles (environnement, éducation, génétique, etc.). De plus, comme l’explique le magazine Skeptical Inquirer dans son article “Astrology in the Age of Misinformation” (mars 2024), les biais de confirmation sont légion : les participants à une étude peuvent, consciemment ou non, modifier leurs réponses pour correspondre à la prédiction attendue. L’effet Forer et la validation subjective Un autre argument majeur repose sur l’effet Barnum, ou effet Forer, mis en avant dans un article de novembre 2024 sur Psychology Today. Cet effet décrit la tendance des individus à trouver un écho personnel dans des descriptions générales et parfois contradictoires. Ainsi, la plupart des horoscopes ou des interprétations de thème astral demeurent suffisamment vagues pour que chacun y reconnaisse un peu de sa vie ou de sa personnalité. Les scientifiques y voient une explication psychologique à la “pertinence” ressentie lors de lectures astrologiques. Pourquoi l’astrologie conserve-t-elle autant d’adeptes ? Une quête de sens et de réassurance Malgré l’absence de preuves vérifiables, l’astrologie séduit encore un large public. Une étude de mai 2024 du Pew Research Center révèle qu’une part significative des Millennials et de la Gen Z consultent au moins occasionnellement leur horoscope. Pour beaucoup, cette pratique sert de support à la quête de sens dans un monde incertain. Comme l’indique le Journal of Personality and Social Psychology (juillet 2024) (APA), l’astrologie procure un sentiment de contrôle perçu, un repère face à l’anxiété socio-économique et aux aléas de la vie. L’influence de la culture numérique L’engouement des réseaux sociaux pour des thèmes liés à l’astrologie joue aussi un rôle clé dans la persistance de ces croyances. De nombreux influenceurs, parfois qualifiés d’“astro-influenceurs”, publient quotidiennement des contenus simplifiés (mèmes, vidéos TikTok, stories Instagram), touchant un public jeune et connecté. Cela contribue à banaliser l’astrologie, à la rendre accessible et divertissante. Selon l’article “The Cultural Roots of Astrology Belief in the 21st Century” dans Current Sociology (septembre 2024), l’essor des communautés en ligne crée un effet de chambre d’écho, renforçant la viralité des contenus ésotériques. Un cadre symbolique plutôt qu’une science Certains astrologues modernes préfèrent définir l’astrologie comme un “langage symbolique” ou un “outil thérapeutique” plutôt que comme une science. Ce positionnement permet de contourner partiellement les critiques portant sur l’absence de preuves empiriques. Dans une tribune publiée en octobre 2024 sur Aeon, l’auteur suggère de considérer l’astrologie comme un “cadre narratif” permettant à chacun de réfléchir à sa place dans le monde, plutôt que comme une discipline visant à prédire objectivement l’avenir. Qu’en disent les sceptiques et les défenseurs d’une approche rationnelle ? Le rôle des associations sceptiques Plusieurs organismes, comme le Skeptical Inquirer ou la Skeptic Society, publient régulièrement des analyses mettant en évidence les contradictions de l’astrologie. Le livre blanc souligne l’importance d’éduquer les internautes à l’esprit critique face à la propagation de contenus ésotériques non fondés. L’angle défendu est celui de la protection du consommateur, dans la mesure où certaines formes de consultation astrologique (par exemple, les prédictions de santé) peuvent avoir des conséquences réelles et potentiellement nuisibles. Les scientifiques unanimes ? Un épisode de janvier 2025 de la série “Science in Action” sur BBC Sounds questionne la prétendue unanimité de la communauté scientifique dans son rejet de l’astrologie. Bien qu’une majorité écrasante de chercheurs considère l’astrologie comme non valide, il existe quelques physiciens ou psychologues ouverts à l’idée que l’astrologie puisse opérer à un niveau symbolique ou subjectif. Ils n’en valident toutefois pas la portée prédictive. Ainsi, si l’incompatibilité entre méthode scientifique et astrologie est largement admise, un petit nombre de scientifiques s’intéressent encore à la dimension existentielle ou anthropologique de la pratique. II Jésus Sur le web: « Pourquoi la plupart des Juifs rejettent-ils Jésus en tant que Messie ? Les Juifs ont rejeté Jésus parce qu’il n’a pas fait, à leurs yeux, ce qu’ils attendaient de leur Messie : détruire le mal et tous leurs ennemis et établir un royaume éternel avec Israël comme nation prééminente dans le monde. Les prophéties d’Copyright © 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés. »>Ésaïe 53 et du Copyright © 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés. »>Psaume 22 décrivent un Messie souffrant qui serait persécuté et tué, mais les Juifs ont choisi de se concentrer sur les prophéties qui parlent de ses victoires glorieuses, et non de sa crucifixion. Les commentaires du Talmud, rédigés avant l’avènement du christianisme, traitent clairement des prophéties messianiques d’Copyright © 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés. »>Esaïe 53 et du Copyright © 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés. »>Psaume 22 et s’interrogent sur la manière dont elles s’accompliront avec l’instauration glorieuse du royaume du Messie. Après que l’Église a utilisé ces prophéties pour prouver les affirmations du Christ, les Juifs ont adopté la position selon laquelle les prophéties ne se référaient pas au Messie, mais à Israël ou à une autre personne. Les Juifs croyaient que le Messie, le prophète dont Moïse avait parlé, viendrait les délivrer de l’esclavage romain et instaurerait un royaume dont ils seraient les souverains. Deux des disciples, Jacques et Jean, ont même demandé à être assis à la droite et à la gauche de Jésus dans son royaume lorsqu’il entrerait dans sa gloire. Les habitants de Jérusalem pensaient également qu’il les délivrerait. Ils ont crié des louanges à Dieu pour les œuvres puissantes qu’ils avaient vu Jésus accomplir et ont crié « Hosanna, sauve-nous » lorsqu’il est entré à Jérusalem sur un âne (Copyright © 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés. »>Matthieu 21:9). Ils l’ont traité comme un roi conquérant. Puis, lorsqu’il s’est laissé arrêter, juger et crucifier sur une croix maudite, le peuple a cessé de croire qu’il était le prophète promis. Ils ont rejeté leur Messie (Copyright © 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés. »>Matthieu 27:22). Notez que Paul dit à l’Eglise que l’aveuglement spirituel d’Israël est un « mystère » qui n’avait pas été révélé auparavant (Romains, chapitres 9-11). Pendant des milliers d’années, Israël a été la seule nation à se tourner vers Dieu, alors que les nations païennes rejetaient généralement la lumière et choisissaient de vivre dans les ténèbres spirituelles. Israël et ses prophètes inspirés ont révélé le monothéisme, un Dieu qui s’intéressait personnellement à la destinée de l’humanité, au paradis ou à l’enfer, au chemin du salut, à la Parole écrite avec les dix commandements. Pourtant, Israël a rejeté le Messie prophétisé et les promesses du royaume des cieux ont été reportées. Un voile de cécité spirituelle s’est posé sur les yeux des Juifs, qui étaient auparavant le peuple le plus perspicace sur le plan spirituel. Comme l’explique Paul, cet endurcissement de la part d’Israël a conduit à la bénédiction des païens qui ont cru en Jésus et l’ont accepté comme Seigneur et Sauveur. Deux mille ans après sa venue à la nation d’Israël en tant que Messie, le Christ est toujours (pour la plupart) rejeté par les Juifs. De nombreux juifs aujourd’hui (certains disent qu’au moins la moitié de tous les juifs vivants) s’identifient comme juifs mais préfèrent rester « laïques ». Ils ne s’identifient à aucun mouvement juif particulier et n’ont aucune compréhension ou affiliation avec les racines bibliques juives. Le concept de Messie tel qu’il est exprimé dans les Écritures hébraïques ou dans les « 13 principes de foi » du judaïsme est étranger à la plupart des juifs d’aujourd’hui. Mais un concept est généralement considéré comme universel : les Juifs ne doivent rien avoir à voir avec Jésus ! La plupart des Juifs d’aujourd’hui considèrent que les 2000 dernières années de persécution historique des Juifs ont été le fait de soi-disant « chrétiens ». Des Croisades à l’Inquisition, des pogroms en Europe à l’Holocauste d’Hitler, les Juifs croient en définitive qu’ils sont tenus pour responsables de la mort de Jésus-Christ et qu’ils sont persécutés pour cette raison. C’est pourquoi ils le rejettent aujourd’hui. La bonne nouvelle est que de nombreux Juifs se tournent vers le Christ aujourd’hui. Le Dieu d’Israël a toujours été fidèle à garder pour lui un « reste » de Juifs croyants. Rien qu’aux États-Unis, on estime qu’il y a plus de 100 000 Juifs qui croient en Jésus, et leur nombre ne cesse d’augmenter. » . III Les extra-terrestres Sur le web « Selon la théorie des Anciens astronautes, l’espèce humaine doit sa genèse à l’entremise de mystérieux extraterrestres venus sur notre planète » De la Bible à la paléontologie, Wiktor Stoczkowski passe au crible les récits d’origine de l’humanité, dont celui de la « théorie des Anciens astronautes », qui connaît aujourd’hui un regain de popularité. L’anthropologue interroge ainsi nos critères de définition de la « rationalité ». Propos recueillis par Fabien Trécourt Que disent de nous les récits des débuts de l’humanité ? Y en a-t-il vraiment de plus « rationnels » que d’autres ? Wiktor Stoczkowski, anthropologue, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (Ehess), tente d’y répondre dans l’ouvrage A La Recherche d’une autre Genèse. Anthropologie de l’« irrationnel » (La Découverte, 460 pages, 15 euros).A travers notamment l’étude d’un mythe en apparence ubuesque, celui des Anciens astronautes – qui connaît une popularité nouvelle depuis la diffusion de la série à succès Ancient Apocalypse, sur Netflix –, l’ouvrage ambitionne de poser « les bases d’une anthropologie des savoirs occidentaux, nécessaire pour comprendre non seulement les idées “irrationnelles” qui offensent notre sens commun, mais aussi celles que nous tenons pour emblématiques de la rationalité ». Comment en êtes-vous venu à étudier les mythes sur les origines de l’humanité ? L’anthropologie est souvent définie comme une étude comparative de toutes les sociétés, y compris la nôtre. Les traits culturels récurrents se prêtent particulièrement bien à cette démarche comparative. Il en est ainsi des « récits des origines », qui expliquent la genèse des hommes et l’émergence de la culture humaine. On les retrouve dans toutes les sociétés et à toutes les époques. » JHB 05 01 26

dimanche 4 janvier 2026

jacques halbronn Quel avenir pour un prophétisme anti-occidental, asiatique, Pacifique.? Les nouveaux défis

jacques halbronn Quel avenir pour un prophétisme anti-occidental, asiatique, Pacifique.? Les nouveaux défis Pour notre part, nous croyons à l'avenir de la troïka, du tiercé [Astrologie, Francologie, Judaïsme]¨et à une centralité méditerranéenne (européenne avec l' alphabet latin, la race blanche)) et non aux perspectives exotiques articulées sur la Corée (Moon), le Japon (Soka GaKay, Nishiren Shoshu). Un prophétisme au XXIe siècle qui n'accorderait pas toute son importance à la recherche dans les trois domaines sus mentionnés, serait ne pourrait que générer un faux messianisme(.https://revenonsalabible.fr/les-faux-prophetes-en-cette-fin-des-temps). On traite volontiers l'astrologie de pseudo science (http://sos.philosophie.free.fr/irration.htm). Quant à la linguistique, il n'est pas de bon ton, parait -il, de rechercher une langue matricielle: Wikipedia "L’origine du langage humain a toujours suscité l’intérêt des penseurs. De nombreux mythes tendent à donner aux langues une origine surnaturelle. La Bible explique ainsi la multiplicité des langues par le mythe de la Tour de Babel, selon lequel la langue unique des origines aurait été divisée en une multitude de langues pour apporter la discorde entre les hommes et les empêcher de se concerter en vue d'une action commune. Pour éviter les querelles stériles et les thèses farfelues, la Société de linguistique de Paris avait en 1865 informé ses membres dans ses règlements qu'elle ne recevrait plus « aucune communication concernant […] l'origine du langage". Aujourd'hui, le sujet est étudié scientifiquement dans le cadre de plusieurs disciplines, notamment en paléontologie, en psychologie, en biologie moléculaire et en linguistique historique". Pour notre part, il est donc essentiel d'opérer une triple revalorisation: réformer l'astrologie, reconnaitre qu'il existe une tradition de la Francophonie qui aura su, au niveau oral, préserver une langue "sacrée" porteuse d'une approche quantique et bien entendu, admettre l'existence d'une descendance judaïque, adamique sans renier, rejeter la personne de Jésus, exemple à suivre pour les Juifs plus que pour les paîens, et non à adorer. La sourate 57verset 16 du Coran et la stratégie du remplacement: 16" Le moment n'est-il pas venu pour ceux qui ont cru, que leurs cœurs s'humilient à l'évocation d'Allah et devant ce qui est descendu de la vérité [le Coran] ? Et de ne point être pareils à ceux qui ont reçu le Livre avant eux. Ceux-ci trouvèrent le temps assez long et leurs cœurs s'endurcirent, et beaucoup d'entre eux sont pervers." On aura compris l'importance qu'il y a à faire sauter un certain nombre de blocages; se débloquer par rapport à une vraie astrologie, se débloquer par rapport à une nouvelle méthodologie linguistique et se débloquer par rapport à Jésus, en tant que modéle à imiter, en tant que Sauveur dont les Juifs sont les véritables héritiers et héros, pour assumer une nouvelle Ere. C'est parce que nous n'avons pas su relever ces trois défis que d'aucuns auront cru, bien à tort, leur heure arrivée. JHB 04 01 26

jacques halbronn Fortune du modéle conjonctionnel en Astrologie

jacques halbronn Fortune du modéle conjonctionnel en Astrologie . La conjonction Soli-lunaire aura certainement marqué/frappé les esprits dans la très longue durée avec le cycle Nouvelle Lune-Pleine Lune bien avant que l'on parvienne à décrire le mouvement des planétes en le différenciant du statut des étoiles "fixes" On peut parler d'une proto-astrologie, comme nous l'avons proposé pour les résultats Gauquelin dans un récent article en rapport avec le mouvement diurne, quotidien. de Mars, Jupiter, Saturne et Lune (avec Vénus rajouté par la suite). Le terme "conjonction" aura connu une remarquable fortune jusqu'à nos jours bien au delà de la relation entre les "luminaires" dont traite le premier chapitre de la Génése.("le petit et le grand Luminaire "(Meor). Au Xe siècle, Albumasar mettra en avant les conjonctions de Jupiter avec Saturne, se produisant tous les 20 ans. (Kitāb al qirānāt ) wikipedia "La grande conjonction est le rapprochement maximal apparent des planètes Jupiter et Saturne sur la voûte céleste. Ce phénomène astronomique se produit environ tous les 20 ans.La grande conjonction est un phénomène remarquable que les anciens observateurs du ciel ont étudié assez tôt. Une interprétation astrologique souvent catastrophiste liée à leur périodicité s'est répandue en Europe pendant le Haut Moyen Âge et l'on y retrouve des allusions dans un grand nombre de textes non seulement à prétention savante mais aussi littéraires ou populaires. Johannes Kepler est l'un des premiers astronomes ayant défendu la thèse selon laquelle l'Étoile de Bethléem était une grande conjonction". Cette astrologie conjonctionnelle aura fait concurrence à une astrologie articulée sur les axes équinoxiaux et solsticiaux (cycle des saisons) que nous avions mise en avant en 1976 dans nos Clefs pour l'Astrologie (Ed Seghers). Cette astrologie conjonctionnelle avait la faveur des astronomes alors que notre modéle relevait plus directement du monde terrestre. Pour beaucoup d'astrologues, c'est cette astrologie des conjonctions planétaires qui était l'avenir, d'autant qu'à partir de la fin du XVIIIe siècle, l'on commencerait à découvrir de nouvelles planétes (Uranus (1781), Neptune, Pluton) et des astéroïdes (Cérés (1801), Vesta etc), faisant suite aux satellites (Médicis) repérés par la lunette d'un Galilée, dès le XVIIe siècle. Pour ces astrologues, la notion de conjonction d'une planéte avec un signe zodiacal ne correspondait à rien de visible (à l'oeil nu ou au télescope), ce qui explique que Kepler ait éliminé cette voie de recherche/ Comme le note en 1995 Fernand Hallyn (Rationalité de l'astrologie: l'exemple de Kepler, in collectif l'Irrationnel au XVIIe siècke) Kepler avait encore accordé quelque importance aux signes zodiacaux dans son Mystère Cosmographique (1597) et les avaient disqualifiés à partir de son Etoile Nouvelle (1606). Au XXe siècle, cette astrologie des conjonctions planétaires va dominer l'"Astrologie Mondiale, avec notammment à partir des années cinquante, l'oeuvre du Français André Barbault (1920-2019) qui s'illustrera d'abord avec le cycle Saturne -Neptune (Défense et Illustration de l'Astrologie. Ed Grasset, 1955) en rapport notamment avec la montée du communisme/ La célébration d'une Nouvelle (et Heureuse) Année, fait ressortir l'insuffisance de nos repéres de temps. Le "nouvel an" reléve du cycle solaire qui correspond à une proto-astrologie articulée sur les seuls luminaires. il est grand temps pour l'Humanité de s'organiser sur le cycle septénal de Saturne. Rappelons qu'il existe 4 points cardinaux (cf les signes cardinaux en astrologie). le point vernal (printemps) n'est que l'un d'entre eux. Tous les 7 ans, Saturne transite l'un de ces points et c'est bien cela qu'il faudrait célébrer et non le nouvel an solaire ou la lunaison(conjonction) soli-lunaire fixant le début de chaque mois dans le calendrier "lunaire", quant au Shabbat, il divise le mois en 4 temps d'une semaine mais sans référence céleste hormis la tombée du jour. JHB 04 01 26

samedi 3 janvier 2026

jacques halbronn Astrologie/Bible. La question des extra-terrestres (E.T) et le point vernal.

jacques halbronn Astrologie/Bible. La question des extra-terrestres (E.T) et le point vernal. Peut-on considérer que l'exoistence de l'astrologie, du moins au sens où nous l'entendons, validerait la thèse de l'intervention d'E.T. dans l'hisytoire de notre Humanité terrestre ? Voir https://www.radiofrance.fr/franceculture/les-civilisations-extraterrestres-sont-deja-mortes-et-autres-theories-expliquant-l-absence-d-aliens-24 La thèse que nous avons élaboré dêpuis plus d'un demi-siècle est celle d'une technologie trop avancée par rapport à celle que nous maitrisons actuellement et a fortiori par rapport à celle de notre Antiquité si l'on considère que cette "intervention" est déjà ancienne. Tout dépendrait donc de la valeur à accorder à notre présentation de l'Astrologie "Septénale" à laquelle nous sommes parvenus récemment. Il reste que l'existence même d'une forme d'astrologie ne relevant pas d'une influence "naturelle" de notre énvironnement cosmiquue témoignerait en faveur d'une Création de type E.T. et inversement le rejet de l'Astrologie conduirait à rendre cette hypothèse improbable. Or, les recherches en rapport avec le phénoméne ET ne semblent pas avoir pris en compte l'éventualité d'un phénoméne astrologique lequel exigerait pour avoir été mis en place une biotechnologie ET. Il y a là un cercle vicieux. Mais même les astrologues actuels ne semblent pas avoir voulu associer l'Astrologie au processus ET, préférant s'en tenir à des "influences" environementales quand bien même, celle-ci n'auraient guère été recevables à ce jour. Une autre piste, complémentaire, renvoie au récit même de la Création tel qu'il figure dans le premier chapitre du Livre de la Génése, lui- même décalé par rapport aux chapitres suivants. א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ. 1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. ב וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ, וְחֹשֶׁךְ, עַל-פְּנֵי תְהוֹם; וְרוּחַ אֱלֹהִים, מְרַחֶפֶת עַל-פְּנֵי הַמָּיִם. 2 Or la terre n'était que solitude et chaos; des ténèbres couvraient la face de l'abîme, et le souffle de Dieu planait à la surface des eaux. ג וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, יְהִי אוֹר; וַיְהִי-אוֹר. 3 Dieu dit: "Que la lumière soit!" Et la lumière fut. ד וַיַּרְא אֱלֹהִים אֶת-הָאוֹר, כִּי-טוֹב; וַיַּבְדֵּל אֱלֹהִים, בֵּין הָאוֹר וּבֵין הַחֹשֶׁךְ. 4 Dieu considéra que la lumière était bonne, et il établit une distinction entre la lumière et les ténèbres. Ce texte ne présente pas une Création ex nihilo mais un reformatage d'un état initial. Or, sur le plan théologique, la tendance dominante semble bien être d'un Premier Mobile comme si l'on était incapable de penser un dieu "fils de dieu", un Deus Faber qui aurait fabriqué un monde à sa façon, sur la base d'un dessein Intelligente (Intelligent Design. Cela rejoint la thèse "créationniste" à l'opposé de l'évolutionisme. Sur le web L’arrivée de l’Intelligent Design Au milieu des années 1990, elle est venue des États-Unis sous l’intitulé "Intelligent Design", ce qui donne en français "dessein" (au sens de conception) intelligent, sans que l’on sache explicitement qui se cacherait derrière Ils disent : "La théorie du dessein intelligent affirme que certaines caractéristiques de l’univers et des êtres vivants sont mieux expliquées par une cause intelligente, et non par un processus non dirigé, telle la sélection naturelle". C’est une vieille rengaine finaliste saupoudrée d’un faux vernis de science, avec des emprunts à la biologie cellulaire et moléculaire moderne afin de faire plus sérieux. L’objectif affiché est de faire des États-Unis une théocratie chrétienne. La stratégie employée est de faire passer une conception théologique (le providentialisme) pour de la science afin que celle-ci soit enseignée dans les écoles publiques américaines. Comment réfuter rationnellement cette approche ?" Or, même en linguistique, nous avons rencontré, sur notre route (Université Paris V ) des oppositions à l'idée selon laquelle les langues-ou en tout cas certaines d'entre elles-auraient été planifiées, comme des architectures, la tendance dominante étant celle d'une évolution aléatoire? L'idée de reconstituer un premier état obéissant à une systématique sophistiquées était au coeur de notre méthodologie.(cf nos mémoires de 1987 et 1989) Que l'on nous comprenne bien, il ne s'agit pas ici d'affirmer que les langues ont débuté ainsi mais qu'à un certain stade de leur développement, elles auront subi une forme de formatage. Notre étude de la langue anglaise met en évidence un tel cas de figure, à savoir un premier état d'une langue germanique, saxonne, transformé au contact de la langue française, laquelle correspondrait à un état plus avancé, plus structuré. La description que nous avons proposé de l'anglais met en évidence la mutation qu'une langue peut subir au contact d'une autre qui lui est supérieure dans sa conception, son organisation. . Autant d'obstacles épistémologiques qui auront entravé la recherche ET. Ajoutons ainsi le probléme de la question juive, autre sujet de débat: selon nous, c'est parce que l'on n'a pas réussi à comprendre le phénoméne juif que l'on se sera privé d'une preuve ET. Nous avons en effet, récemment, montré que le rapport que l'Humanité entretenait avec une certaine population (en lie avec le judaisme) obéissait à une cyclicité relevant de notre Astrologie Septénale. C'est l'avancée dans le domaine linguistique et anthropologique qui serait en mesure de valider la thèse ET. Il y a selon nous, un lien entre Science et Religion qui est la clé du probléme d'autant que la population antérieure à la Création-Intervention est peu ou prou réfractaire à la validation d'un tel événement. Notre science actuelle n'est pas en mesure d'expliquer le fait astrologique avec les moyens qui sont les siens. Quand on lance le sujet E.T. il est courant que l'on pense le plus souvent à un contact, à une "visite" à notre époque alors que pour nous, les ET ont pu intervenir dans un passé plus ou moins éloigné mais non originel. Les ET s'inscrivent selon nous à un certain stade de l'Histoire de notre Humanité qui ne serait ni le plus ancien, ni le plus récent. Ce que nous avons à observer, ce sont donc les traces, l' empreinte de leur intervention, les éléments qui ne relèvent pas du génie humain et qui nous sont parvenus, bref, il s'agit de repérer ce qui détonne, ce qui ne colle pas avec la théorie évolutionniste. Dans son ouvrage "Les géants venus du ciel" Brinsley Le Poer Trench (Ed J'ai Lu, 1975, pp. 249 et seq) associe la question ET à celle des ère précessionnelles et notamment de celle du Verseau. L'importance accordée au point vernal (O° Bélier) renvoie aux axes équinoxiaux et solsticiaux. L'Astrologie Septénale s'articule sur ces axes puisque c'est sur cette base que l'on y découpe le cycle de Saturne si bien que nos publications de 1976 et de 1979 se complétent, à des échelles différentes, ce qui nous permet de couvrir le long terme sans avoir à recourir aux planétes transsaturniennes. On notera que les durées de ces deux approches se recoupent au niveau numérique Ère astrologique "Sa durée est traditionnellement évaluée à 2160 ans, soient 25920 ans pour un cycle complet de la précession des équinoxes." alors que les sous périodes de Saturne de 45° couvrent 1260 jours (3 ans et demi), ce qui donne le même total "9". (2+1+6 et 1+2+6) JHB 03 01 26

jeudi 1 janvier 2026

jacques halbronn La dimension cyclique et subconsciente de la question juive.

jacques halbronn La dimension cyclique et subcosciente de la question juive. Dans notre modéle cosmo-anthropologique ou anthropocosmologique, le fait de savoir qu'Un Tel est juif ne peut que valoir qu'a posteriori. La perception de l'étrabgeté de certains indvidus se situe sur un plan subconscient et ne pourrait s'expliquer que sur la base d'une science génétique au delà du niveau actuel. Il faut juger sur pièces et non sur la base de telle ou telle donnée géopolitique, ce qui vaut tout spécialement pour les juifs. On peut cependant penser que qui se ressemble s'assemble. Selon nous, le traitement des juifs reléve d'une cyclicite, d'une temporarité et passe donc par des périodes contrastées dontt notre Astrologie Septénale est en mesure de rendre compte avec son alternance de phases Din (0° conjonction Saturene/un des deux axes, équinoxial, solsticial) et Hessed (45° entre Saturne et les axes saisonniers) Cela signifie que pour nous, des revirements majeurs ont lieu à l'égard des Juifs, quelle que soi la définition qu'on en donne. En phase Hessed, il y a une forte demande d'alternance, qui peut être appréhendée comme un rejet alors qu"en phase Din, l'on parlera d'une certaine fascination. On n'est pas ici dans le "savoir" mais dans le sentir. Nous pensons même que l'astrologie se valide à partir d'un tel besoin de changement dans un sens ou dans un autre, quand bien même serait il accompagné de tel ou tel prétexte comme dans le cas d'une intevention hypnotique. On est issu dans le registre de l'"irraisonné" (cf dans nos études in ENCYCLOPAEDIA HERMETICA (site Ramkat.free.fr HYPNOLOGICA Yin / Yang Cette rubrique concerne un champ que l'on peut symboliser par le concept d'Hypno (du grec upnos, sommeil). Il s'agit de tout ce qui se situe mimétiquement dans notre prolongement, de ce qui vient nous compléter, humainement ou technologiquement, organiquement ou socialement. On s'intéressera notamment à ce qui vient renforcer ou compromettre notre potentiel hypno. Hypno pose le rapport complexe et paradoxal du créateur avec sa créature, de l'homme à la machine, du natif face à l'immigré, de l'homme vis à vis de la femme, bref la question de l'altérité. En définitive, hypno implique un passage, un changement d'état, une trans-mission comme c'est le cas du sommeil mais aussi de la mort ; hypno aborde le phénomène du subconscient, de ce qui fonctionne par delà la consci Dans le cadre de ce que nous annonçons commme une "troisième ère", l' on passe d'un stade où l'on observe sans comprendte (Nouvelle alliance) au stade où l'on explique enfin un certain vécu. Ce qui suppose la maitrise du schéma astrologique. JHB 01 01 26

mardi 30 décembre 2025

Jacques halbronn La cyclologie dépend elle des humains? Elle les impacte mais n'est pas impactée par eux.

Jacques halbronn La cyclologie dépend elle des hommes? Elle les impacte mais n'est pas impactée par eux. Dans nos constitutions "occidentales", depuis la fin du XVIIIe siècle, la durée limitée d'un mandat électoral n'est pas fonction d'un manque, d'un échec. De même, en astrologie précessionnelle, le passage d'une ère à une autre, ne signifie pas un ratage, un plantage comme certains théologiens tendent à le faire penser. Si l'on organise de nouvelles élections, ce n'est pas à interpréter comme un constat, un aveu d'échec mais plutôt comme un besoin légitime d'alternance; la reconnaissance d'une nécessaire dualité en termes de gouvernance. Certaines cultures n'ont pas cette vision des choses et on n'y craint pas de qualifier tout changement comme la preuve d'un certain dysfonctionnement alors que ce serait plutôt l'inverse, le changement étant le signe d'un bon déroulement cyclique, ce qui conduit à refuser l'alternance et donc le retrait de la partie adverse. Ce qui gêne, notamment, à la lecture de la littérature "moonienne", "unificationniste", c'est la diabolisation du passé, le verdict de "déchéance".(cf RESTAURATION ET BENEDICTION 2 Février 1969 - Tokyo, Japon) D'où l'importance que nous accordons dans notre description d'une Troisième ère, à la didactique des" phases et des topiques. Moon évoque sans ambages la chute d'Adam et Eve, "les modéles perdus à l'époque de Jésus" ou ".Adam et Eve chutèrent en tant que couple promis en mariage" ou encore "Jésus est venu comme le Vrai Parent ou le Vrai Père, mais Judas l'a trahi. Toute l'humanité était représentée dans cet acte. A travers lui, tous les êtres humains ont trahi leur Vrai Parent. Il nous incombe de réparer par l'indemnité le fait d'avoir vendu notre Vrai Père." On nous explique que 'Jésus fut crucifié, aussi tout ce fondement terrestre fut perdu. Chacun de nous doit indemniser ce que Jésus n'a pu accomplir" et donc le travail de restauration qui nous incomberait par voie de conséquence. Nous pensons au contraire que tout se déroule comme prévu, en temps et en héure. Chaque chose en son temps.(L'Ecclésiaste) étape par étape sans aller plus vite que la musique. A propos des Juifs, Moon déclare : "A l'origine, si la religion centrale dans la nation élue avait reçu le Messie, la restauration n'aurait pris que 7 ans. Puisque nous n'avons pu être acceptés, il nous a fallu traverser un cours de 21 ans. " ou encore "C'est une grande joie pour toute l'histoire, le monde et le cosmos de savoir que dans les derniers jours, le Christ vivant, que Dieu a cherché pendant les 4000 ans de l'Ancien Testament et les 2000 ans depuis l'ascension de Jésus, a accompli le modèle perdu." Moon insiste beaucoup sur l'échec à réussir un couple comme s'il s'agissait là de l'enjeu central du plan "divin".Or, pour nous, Adam n'avait pas à former un couple avec une autre entité puisqu'il était en lui même en situation intérieure duelle, à l'instar, à l'image de son Créateur. Ceux que nous appelons Adamites n'ont pas à partager le sort du vulgum pecus et plus largement du régne animal. C'est une humanité supérieure qui cohabite avec une humanité plus anciennement implantée sur notre Terre. Il importe de comprendre que les lois établies par l'Oeuvre du Créateur ne sont pas celles que la Science actuelle maitrise en matière de techno-biologie ou de cosmobiologie et elle ne saurait donc être représentées à l'aune de notre niveau scientifique actuel. Moon plaque sur les Adamites des valeurs petites bourgeoises inappropriées. De même, sa connaissance des cycles astraux semble bien limitée et le passage à une Troisiéme Ere sera justement marqué par une approfondissement marquant de nos connaissances à ce sujet, au delà du constat empirique de l'ère de la Nouvelle Alliance qui constate des cycles sans en être capable de déterminer la périodicité alors même que l'on nous parle d'harmoniser les lois de notre Terre avec celles du Ciel! En ce qui concerne la succession des Alliances, comme il est expliqué dans Jérémie XXXI, il importe d'en comprendre la logique et la gradation sans recourir à la notion d'échec à rattraper voire à expier. Nous ne pensons pas que "Dieu" intervienne dans les affaires humaines, c'est le rôle de ses "messies" de s'en charger (cf Exode III) Dans l'épisode de la destruction de Sodome, ce n'est pas "Dieu" qui débat avec Abraham mais bien Abraham qui interroge les gens de Sodome sur la présence de suffisamment de "Justes" parmi eux. Or, le cycle de 7 ans dont parle Moon prévoit, selon nous, de relancer périodiquement la dynamique, d'où leur nombre au cours d'une ère. Il reste que pour Moon, chaque échec engendre un nouvelle création. Il parle de "troisième Israel". De même Moon fait se succéder l 'Ancien, le Nouveau Testaments et le "Testament Accompli". En ce sens, nous le rejoignons mais tout était programmé dès le départ et n'était pas la conséquences des échecs des uns et des autres! Rappelons que les périodes de 2000 ans sont liées à la précession des équinoxes et donc au prolongement du point vernal (cycle terrestre) vers de nouvelles étoiles fixes au firmament (cf Genése I) Bibkiographie. Dialectique entre textologie et anthropologie. Comment l'une fécpnde l'autre et vice vera. Mise en perspective des travaux de l'auteur sur le savoir astrologique. (jusqu'en 2021) Titre original Jacques Halbronn Une anthropologie du Temps Copyright © © All Rights Reserved Téléchargez aux formats ODT, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd JHB 30 12 25

jacques halbronn Théologie. Le véritable monothéisme est un monachisme.

Jacques halbronn Théologie. Le véritable monothéisme est un monachisme. Au vu du chapitre Ier du Livre de Genése, l’idéal adamique tout comme l’idéal élohique correspondent à une autonomie absolue qui dispense de toute forme d’alliance. Faisons Adam à notre image, masculine et fémiinine/ כז וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם בְּצַלְמוֹ, בְּצֶלֶם אֱלֹהִים בָּרָא אֹתוֹ: זָכָר וּנְקֵבָה, בָּרָא אֹתָם. 27 Dieu (Elohim) créa (yivra) l’homme (Adam) à son image; c’est à l’image de Dieu qu’il le créa. Mâle et femelle furent créés (bara) à la fois. On note deux formations du passé du verbe « boré » avec et sans vav conversif, ce qui pourrait être la marque d’une addition à uneautre époque avec le changement de « oto » (singulier) à « otam » (pluriel) C’est sur un tel manifeste que notre idée du Créateur se constitue. Le monothéisme, au départ n’est pas de croire en un seul dieu mais à un dieu SEUL! Il y a selon nous confusion dans la traduction de ce « monos »: wikipedia Un monothéisme (du grec μόνος [monos], « seul, unique » et θεός [theos], « dieu ») est une religion qui affirme l’existence d’un Dieu transcendant unique, omnipotent, omniscient et omniprésent. C’est notamment le cas des religions abrahamiques : judaïsme, christianisme et islam. D’autres religions ou croyances monothéistes ont vu le jour comme le zoroastrisme, le culte d’Aton, le sikhisme ou encore le déisme. Les religions monothéistes s’opposent notamment aux polythéismes, au panthéisme et à l’athéisme. En effet, les polythéistes croient en plusieurs divinités tandis que pour les panthéistes Dieu est immanent et non transcendant. Les athées, eux, en nient simplement l’existence. Le chapitre II de la Genése dénature le personnage d’Adam et donc celui dont il a été créé à la ressemblance, « Dieu ». Cela tient à une théologie du couple que l’on trouve autour des divinités féminines comme Héra, épouse de Zeus et Ashèra, compagne d’Elohim sur le web: »Ashérah (hébreu : אשרה ˈæʃərə), est une déesse des religions sémitiques du Levant de l’Antiquité. Elle est identifiée à la déesse ʾAṯiratu d’Ougarit où elle est la parèdre (compagne divine) du dieu El. » On retrouve la forme « asher » dans Exode III: Il s’agit de la parole de Dieu dans le buisson (Ex (3,14)), en hébreu « אהיה אשר אהיה » (Ehieh Acher Ehieh). C’est une formule qu’on ne peut pas expliquer, qu’on peut seulement traduire, dans toutes les langues, inventant chaque fois une autre théologie. ד וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים אֶל-מֹשֶׁה, אֶהְיֶה אֲשֶׁר אֶהְיֶה; וַיֹּאמֶר, כֹּה תֹאמַר לִבְנֵי יִשְׂרָאֵל, אֶהְיֶה, שְׁלָחַנִי אֲלֵיכֶם. 14 Dieu répondit à Moïse: « Je suis l’Être invariable (sic)! » Et il ajouta: « Ainsi parleras-tu aux enfants d’Israël: C’est l’Être invariable (Eyé Asher Eyé) qui m’a délégué auprès de vous. » Dans cette formule, on retrouvera éventuellement à la fois ‘Asher « אֲשֶׁר et « yahwé » אֶהְיֶה On peut dire qu’Adam est un ange: »Un ange est un être céleste dont la fonction principale est de servir d’intermédiaire entre les humains et Dieu. Dans la mesure où Dieu est « le créateur du ciel et de la terre », les anges sont considérés comme des créatures spirituelles vivant en présence de Celui-ci. Le terme « ange » vient du latin angelus, lui-même traduit du grec angelos et qui signifie « messager ». Les anges sont ainsi désignés par leur fonction, qui est de porter les messages de la part de Dieu aux êtres humains. »On retrouve cette forme dans Evangile, la bonne Nouvelle. « Monastère a pour étymologie le nom latin monasterium, du grec monos, « seul ». Au Moyen Âge, monastère est parfois employé pour désigner une église desservie par un moine (et non par un curé). Les équivalents dans les dialectes germaniques sont Munster (par exemple en alsacien) ou Münster, et l’équivalent en vieil anglais est minster (cf. Westminster). » On voit à quel point, le Livre de la Genése aura été « trafiqué » notamment dans les chapitre II à IV qui comportent toute l’histoire du Jardin d’Eden et du péché originel en passant par la création de la femme à partir (« Min ») d »Adam et non pas adjointe à Adam Genése II et le « Min ». כג וַיֹּאמֶר, הָאָדָם, זֹאת הַפַּעַם עֶצֶם מֵעֲצָמַי, וּבָשָׂר מִבְּשָׂרִי; לְזֹאת יִקָּרֵא אִשָּׁה, כִּי מֵאִישׁ לֻקְחָה-זֹּאת. 23 Et l’homme(Adam) dit: « Celle-ci, pour le coup, est un membre extrait de mes membres (Atsmi) et une chair de ma chair (bassari); celle-ci sera nommée Icha, parce qu’elle a été prise de Ich. » On note la récurrence de « mi » (lettre Mem) « à partir de » dans un même verset 23 . on notera Atsmi: signifie « moi-même », ce qui renforce l’idée d’une création qui vient de lui. On peut percevoir une certains similitude entre la naissance d’Adam à l’image d’Elohim et la création de la femme, à partir d’Adam, de son squelette (Etsem) et de sa chair (Bassar) מֵעֲצָמַי, מִבְּשָׂרִי, , מֵאִישׁ. Tout se passe comme si la partie féminine (neqéva) d’Adam avait été ainsi extraite, sortie, isolée, d’où l’idée d’un dédoublement comme lors du passage du 6 au 7 dans le Sefer Yetsira. Selon nous, nous sommes dans la production de demi-dieux: Elohim, lui même, étant un demi-dieu, si l’on insiste pour qualifier de Dieu l’impulsion originelle (Deus sive Natura) et Adam serait également un héros, un demi dieu. Mais nous préférons éviter de qualifier de Dieu quelque forme de big bang, sans dessein intelligent et donc réserver un tel usage de « dieu » à une puissance créatrice supérieure à la notre mais fondamentalement de même nature. JHB 30 12 25,

dimanche 28 décembre 2025

Le prophétisme de la troisième ère, du Troisiéme Evangile. . Jean Lacroix Le double discours de Joachim de Flore.

Le prophétisme de la troisième ère, du Troisiéme Evangile. . Jean Lacroix Le double discours de Joachim de Flore. S'il est un nom et une œuvre abondante (une dizaine d'ouvrages) qui répondent à l'intitulé de ce colloque, c'est bien celui et celle de Joachim de Calabre, d'abord cistercien, originaire de la localité de Flore (francisé en "Flore") dans la seconde moitié du xiie siècle. A condition de ne pas les assimiler hâtivement et totalement à des termes par Joachim lui-même contestés : ceux de "mi millénarisme" et de "prophète" auxquels pourtant son nom et son œuvre reste rattachés, de par la tradition du moins, ou par l'institution officielle (manuels, encyclopédies, dictionnaires, monographies...). * Au regard de la double perspective énoncée par l'intitulé de ce colloque, intitulé à double sens, réversible, apocalyptique et eschatologique, il conviendra d'être prudent et aussi mesuré qu'est dans la réalité, la pensée joachimite heureusement réévaluée et considérablement affinée ces vingt dernières années dans le cadre du puissant renouveau des études consacrées au mystique et à l'exégète calabrais, seule appellation - cette dernière véritablement reconnue par l'ensemble de la critique et de l'Eg1ise. * En effet, en dépit de brillants essais du type des deux tomes du Père H. de Lubac1, le nom de Joachim de Flore ne laisse pas encore de faire problème si l'on songe à l'attitude très critique d'un Renan à son égard qui, dans un article célèbre de la Revue des deux Monde. de 18862, minimisait son influence, la portée de sa doctrine, noyant sa figure dans un faux éloge du soi-disant "prophète" ; ou, plus proche de nous, si l'on prend en compte l'étrange silence manifesté à l'égard de Joachim par le Pape Jean-Paul II, en 1984, à l'occasion d 'un voyage de célébration effectué en Calabre,3 terre de saints, de mystiques et de prophètes s'il en est (Joachim lui-même au xiie siècle, Saint François de Paule au xve siècle, Telesio au xvie, Campanella au xviie jusqu'à Padre Pio à notre époque) ; silence confirmé deux ans plus tard en juin 1985 lors d'une audience accordée à des fidèles calabrais, à Saint Pierre de Rome. Silence qui, à l'époque, ne passa pas inaperçu, tant s'en faut et qui en dit long sur les controverses dont le nom de Joachim fait l'objet, à notre époque encore. * Le double discours dont il va être question dans cet exposé s'articulera autour de trois axes différents : le premier relatif à la personne de Joachim, c'est-à-dire à sa fonction ou si l'on préfère à sa vocation d'abbé v/s Prophète, sous la double désignation de laquelle, en dépit de ses protestations concernant le second terme de la relation, il a été "popularisé", et a été divulguée ainsi une véritable légende joachimite. Un second axe développera le rapport allégorie (ou métaphore, ou figure) - conceptualisation, ce second terme étant à entendre dans un sens schématique qui repose, chez Joachim de Flore, sur le modèle de "concordances". Une œuvre tout particulièrement illustrera cet axe, la plus célèbre déjà en son temps, la plus curieuse aussi et la plus insolite, ce Liber figurarum somptueusement réédité il n'y a pas si longtemps4 avec ses schémas d'abord énigmatiques, ses miniatures didactiques et apologétiques bourrées de symboles arithmologiques. Enfin, un troisième et dernier axe portera sur l'étude des autres traités et opuscules, relatif au rapport histoire-transcendance, ce dernier terme, certes très vague pour l'heure, mais désignant l'entreprise joachimite d'instaurer une "autre" histoire qui est tout le contraire de la "fin des temps" au sens catastrophique de l'expression consacrée. * I. PROPHETE A SA MANIERE L'on s'apercevra vite, ce faisant, que d'une part l'œuvre écrite, fondamentalement et constamment exégétique de Joachim débouche sur une certaine pratique ou applicabilité au-delà de son caractère éminemment visionnaire mais non fanatique ; et que d'autre part, le ton, le style et la facture de ces écrits divers jusqu'à la fin de sa vie (en 1202) lorsque la mort le surprend dans la rédaction d'un nouveauté traité ce que son testament de deux ans antérieur mentionnait explicitement, ne sont en rien, contrairement à ce qui court indûment sur son compte, ceux d'un "inspiré" qui vaticine et tonitrue, ou, si l'on veut, d'un mauvais prophète qui en appellerait à la venue d'un quelconque Ange Exterminateur ; témoignent de cet aspect et son refus constant de la Croisade, et également sa répugnance à l'égard de l'action violence que l'on peut en revanche retrouver chez un Thomas Munzer ou chez un Campanella. En effet, le trait dominant de là personnalité de ce fils de notaire (ou de paysan, selon certains critiques et érudits ?) - un temps mais un temps seulement fréquentant les Grands de son époque, laïques et religieux - de cet adepte au début de sa vie comme Saint François d'Assise du pèlerinage (en Terre Sainte), est pour une large part de son existence le refus du Monde. Tous les critiques à son sujet, soulignent chez ce réformateur d'ordre et chez ce penseur réformateur de l'Eglise de son temps et annonciateur "de temps nouveaux", la vocation à l'humilité, terme d'ailleurs qui, accolé à celui d'"abbé", revient plusieurs fois sous la plume de son secrétaire-biographe.5 Et mieux même, si celui-ci le compare à un Ange, il faut s'empresser d'ajouter "de douceur" et non pas "exterminateur" à quoi pourrait faussement le faire comparer6 le caractère prophétique et eschatologique de ses œuvres. Celles-ci se subdivisent en deux catégories : d'une part celles qui quantitativement abondantes s'articulent en plusieurs "livres" ou "'parties" ; d'autre part celles, infiniment plus minces, qui se réduisent à un opuscule. Les premières relèvent d'une entreprise énorme, exégétique des Ecritures : ainsi le Liber concordiae Novi ac Veteris Testamenti. (cinq livres) qui expose au complet le système joachimite et qui, à travers l'analyse comparée des événements et de la symbolique biblique vise à dégager un sens à l'histoire de l'Humanité sur une trajectoire d'interdépendance étroite, passé-présent-futur liés entre eux par la prédestination. Autre ouvrage : le Commentaire de l'Apocalypse (Expositio ad Apocalypsim) qui, à partir du livre canonique johannique de la fin des temps, tend à proposer l'interprétation dans un sens ecclésiologique des "mystères" et des "signes", et à dresser un cadre eschatologique de l'Eglise projetée en direction de la fameuse troisième étape de sa vision trinitaire (le 3e âge) : ère ou avènement du Saint-Esprit après celui du Père, puis du Fils, successivement 1er et 2e âge. A cette même catégorie d'ouvrages se rattache encore le psautier à Dix Cordes ( Psalterium decem chordarum) qui, au sein du Liber figurarum déjà cité, figure en bonne place comme l'instrument symbole de la Trinité avec sa forme triangulaire se prêtant d'une manière concrète parfaitement au réseau de "concordances" maniaques propres au système joachimite, pareilles aux cordes d'une harpe. Ces trois œuvres majeures constituent ce qu'on appelle encore la trilogie de base joachimite, même s'il convient dès à présent de leur adjoindre une quatrième œuvre synchrétique de ces trois traités essentiels de l'idéologie du moine calabrais ; précisément ce Libei Figurarum qui, texte et images confondus, reprend des éléments des trois traités cités et auquel nous consacrerons brièvement le second volet de notre exposé. Un ouvrage dont on ne peut pas (dont on ne doit pas) faire l'économie pour les raisons autres que nous évoquerons plus loin. Or, cette abondante activité herméneutique de nouveau déchiffrement et de réinterprétation des Ecritures, ne s'accompagne jamais d'une surévaluation personnelle de la part de l'exégète : celui-ci se garde bien de se montrer lié par une quelconque prédestination à prophétiser ou, à tout le moins, de se déclarer porteur ou investi d'une précise mission d'ordre divin. * Les autres écrits, infiniment plus brefs et comme en raccourci, traitent néanmoins de points capitaux de la doctrine joachimite, complémentaires ou accidentelles des premiers nommés. Ainsi pêle-mêle, entrent dans cette catégorie d'opuscules : le De articulis fidei sur les principes de la Foi (baptême, eucharistie et surtout le mystère trimtaire ; le Adversus Judaeos, titre trompeur donnant faussement à croire en une vive invective là où au contraire, il ne faut voir qu'un pressant appel aux Juifs à rallier les rangs des Fidèles, une exhortation à la fusion en vue de recréer l'unité du monde catholique menacé de scission, sous le coup d'un périlleux démembrement. Autres ouvrages encore : le De ultimis tribukationibus, qui fait partie comme le précédent opuscule, de ces objectifs constructivistes de l'énonciation positive à bâtir l'Eglise des temps nouveaux sous les auspices du "Troisième Age" d'une humanité régénérée, purifiée, ressourcée. Enfin, deux opuscules qui reviennent sur "le temps de la fin", l'un comme l'autre consacrés à l'Apocalypse : Des Sept Sceaux (De semptem sigillis7, de moins d'une dizaine de pages, et le bref essai introductif à l'Apocalypse intitulé Enchiridiom super sigillis, publié assez récemment, en 1986, à Toronto.8 Bref, à quelque catégorie appartiennent ces écrits, une constante est l'attitude circonspecte, d'humble recherche et proposition qu'adopte l'abbé calabrais vis-à-vis de son lecteur. Rien chez lui de comparable à celle, enflammée dans le ton hyperbolique et au regard du lexique (images de feu, du glaive, du sang) et puissamment visionnaire de certains saints, saintes ou religieux comme Angèle da Foiigno (seconde moitié du xiiie siècle surnommée la "formatrice des théologiens"9, comme Savonarole défini "le prophète désarmé' par Machiavel10, à la fin du xve siècle ou encore, au siècle précédent (seconde moitié du xvie siècle), comme Catherine de Sienne. A l'opposé de toutes les fortes personnalités du mysticisme ou du prophétisme (même si ce n'est pas la même chose) des trois siècles successifs après celui où Joachim de FLore laisse son empreinte, ce dernier n'oublie jamais le caractère tâtonnant quoiqu'inspiré jusqu'à un certain point, de sa critique de l'état ancien de l'Eglise romaine et de sa recherche (et de sa promotion) d'un âge nouveau susceptible de racheter l'Eglise de ses erreurs passées et de lui redonner un nouvel élan. En répétant qu'il n'est qu'un abbé qui, en dépit de l'audace consciente de sa méditation (laquelle ne peut s'effectuer relativement qu'en marge du tumulte des cités, au sein d'une règle monastique telle celle de Bernard de Clairvaux) ne cesse de redire l'humilité de sa réflexion et de sa tâche de réformateur, Joachim de Flore prépare - ne l'oublions pas - ou justifie la portée téléologique de son système ternaire qui coïncide avec l'"âge monastique". En effet, comme il l'exprime dans ses Concordia (pp. 52-53 de l'édition vénitienne du xvie siècle), le refuge dans la méditation solitaire est hautement nécessaire pour "purifier les yeux de l'esprit". Hostile au prêche tonitruant répété comme dans la mise en scène dominicaine d'un Savonarole fanatisé appelant authentiquement sur les foules florentines, ta foudre bien autant que les foudres, Joachim adversaire résolu du message oral (rien qu'oral à la manière d'un Saint François d'Assise adepte de la "parole nue") confie à la métaphore du Livre, le soin de livrer les secrets de Dieu. * Prophète, mais à sa manière, c'est-à-dire de manière contrôlée, Joachim l'est indubitablement. La critique joachimite telle qu'elle s'est développée toutes ces dernières années autour (et dans le sillage) du très actif Centro Internazionale. di Studi Givochimiti. (11) de Calabre, s'est attachée à bien mettre en lumière le prophétisme spécifique. de Joachim de Flore. Il y a, on le sait, prophète et prophète : celui qui, telle Catherine de Sienne la Dominicaine,brandit la menace devant les Grands de son temps, laïcs ou religieux, les poursuit de sa vindicte, prêche la Croisade (Pise, 1375), et confie à la seule parole enflammée la ferveur militante et la pression constante de son apostolat ; ceux qui, tel l'autre Dominicain Girolamo Savonarola, allient le prestige de l'écrit et de la parole en chaire, tonitruent et fustigent en choisissant la voix menaçante du châtiment, n'hésitant pas à se confondre - audace qui lui sera fatale -avec la Parole d'un Dieu de colère au point qu'une curieuse loi du talion lui fera payer son langage et ses métaphores de feu. Joachim de FLore, lui, répétons-le, se situe à l'opposé de ces deux attitudes extrêmistes, de ces deux apostolats d'un Verbe vengeur et de solutions violentes, définitives, adeptes de moyens pour le moins expéditifs et négatifs, dignes d'un Jugement dernier. Par ce biais d'un prophétisme modéré, lucide, à visage humain, peut se comprendre parallèlement la méfiance vis-à-vis du millénarisme signalée au début de cet exposé. A la recherche de la vérité en vue de l'avènement d'un monde de paix sous la férule d'un Pape-Ange, Joachim se défie pareillement d'un quelconque messianisme titanesque où la voix de l'abbé se substituerait à celle de Dieu, d'un Dieu menaçant semblable à celui qui brandit bien haut le bras dans le Jugement Dernier peint par Michel Ange, plus tard, à la Chappelle Sixtine, à Rome. Les œuvres de Joachim quelles qu'elles soient (traités ou opuscules) figurent d'ailleurs sous l'humble mention d'opuscula mea, en appellent toutes au discours critique et vérificateur de ses Supérieurs, et corrigent souvent des assertions apparemment hardies par une clausule de prudence tactique du type de celle que consigne 1 ' Enchiridion : "si in aliquibus erravi sicut homo..." "Sicut homo" : l'abbé calabrais reste avant tout un homme, et en tant qu'homme et humble croyant, reste sujet à l'erreur. Ceci pour le discours des autres, celui de la postérité sui sait si bien sanctifier et construire les légendes. Mais comment se définissait-il lui-même qui, dans toute son œuvre, n'a pas cessé sous le baptême du chiffre "3" d'opérer des distingos. Comment aussi le désignait-on dans son entourage immédiat ? * Double discours, compliqué même de perspectives dualistes. Se faire d'abord l'éxégète des Ecritures (jusqu'à son dernier traité inachevé sur les quatre évangiles) et l'un ne va pas sans l'autre - se déclarer herméneute d'un nouvel esprit de recherche visant à fonder pour les temps futurs une nouvelle Eglise, n'allait pas - on le devise sans poser à l'intéressé de sérieux problèmes psychologiques en premier lieu, à celui qui revendique pour lui le titre d'abbé (et rien de plus) et qui en même temps repousse celui de prophète dans le sens classique de cette appellation. Abbé... prophète : double polarisation qu'il convient de préciser du fait que l'acceptation de l'humble état de religieux serviteur d'une religion et d'un Dieu qu'il ne remet par en cause, rencontre la défiance du même moine à l'égard d'une surévaluation de sa parole inspirée, de nature pseudo-démiurgique. L'unique biographie, du vivant de Joachim de Flore, celle de son secrétaire confident et... premier critique Luca Campano, confirme cette désignation probablement partagée par l'intéressé sous le contrôle duquel s'effectuait la rédaction : dès le début de celle-ci et plus loin, c'est bien le terme d'"abbé" seul qui est employé.12 Notation d'ailleurs confirmée par l'auto-désignation que Joachim mentionne dans son testament de 1200 (soit deux années avant sa mort)13 : "frater Joachim abbas de Flore", écrit celui-ci dans les salutations liminaires de cet acte testamentaire où il passe en revue ses différentes œuvres avec leur titre, et où l'on apprend qu'il s'attache encore à travailler sur un traité concernant les quatre Evangiles. La postérité proche ou plus lointaine de Joachim enregistrera aussi fidèlement l'humble dénomination : depuis Dante (Par. XII, 140) jusqu'à l'ouvrage tout récent de 199014 de Bernard Mc Ginn consacré à Joachim de Flore "dans l'histoire de la pensée occidentale" et intitulé "L'abbé calabris. De plus, ses anciens coreligionnaires cisterciens composeront une épitaphe à sa gloire qui va dans le même sens que les témoignages précédents. Pourquoi ce simple titre si humble dans la hiérarchie ecclésiastique, aux antipodes d'autres charges plus en vue (son propre scribe, Luca Campano, ne fimra-t-il pas archevêque de Cosenza ?), a fortiori si éloigné de la canonisation ? Pour demeurer dans l'optique d'une réforme qu'il s'était fixée, d'une réforme "par le bas" de la hiérarchie qui avait perdu depuis fort longtemps le sens du salut, et étant donné aussi les visées orientées vers une réforme de l'Eglise dévoyée par le biais du monachisme : telle peut être la vraie réponse à ce vœu d'humilité inscrit au cœur d'une pensée rénovatrice. II. ALLEGORIE et CONCEPT L'œuvre de Joachim de Flore étant si importante quantativement d'abord - au regard de l'exégèse directe des Ecritures, il ne saurait être question ici de l'envisager dans son ensemble. Qu'il nous suffise de nous concentrer sur l'une de ces œuvres qui a longtemps fait problème et continue de le faire, très originale et qui, sur le thème qui est le nôtre dans ce colloque, associe graphisme (nous devrions dire plutôt l'image entendue bien avant l'heure au sens tridentin de ce terme) et texte c'est-à-dire commentaire collatéral ou si l'on préfère, représentation conjuguée des temps de la fin et de la fin des temps. Il s'agit du Livre des Figures (Liber figurarum) qui aura tant de succès à son époque et que Dante, parmi d'autres, au xive siècle a aussi connu : œuvre composite avec ses vingt-sept tableaux (19 du codex de Reggio, sauf le xie, 4 du codex d'Oxford remplaçant ceux perdus du codex précédent, soit XX à XXIII ; enfin 4 de codex divers, soit les tableaux XXIV et XXVII). Pour cerner davantage notre propos, nous laisserons de côté bien entendu toute l'histoire technique, complexe des différents codex (Reggio Emilia, et Oxford les plus complets, la Vaticane, la Bibliothèque Nationale de Paris et leurs codex plus fragmentaires) dont les vicissitudes sont fidèlement et longuement rapportées dans la préface de l'édition citée précédemment. Nous nous contenterons de rappeler en quelques mots préliminaires, la destinée longtemps problématique de cette curieuse projection mentale (esquisse arithmologique très précise), doublement visionnaire par son côté paradoxalement rétrospectif et prospectif, par ses claires visées téléologiques. En premier lieu, d'où vient la réputation d'originalité suscitée par ce type d'ouvrage qui se situe entre peinture et écriture, comme une grammaire non pas normative à partir d'un état donné de langue et en fonction d'une évolution "jusqu'au moment où..." mais bien plutôt comme un itinéraire schématique iconographique et textuel ? Repenser l'ordre vicié du monde conduit à se choisir un style à la mesure des bouleversements idéologiques et des mutations eschatologiques envisagés dans le cadre d'une refonte de l'Eglise. L'allégorie bien évidemment s'impose par mimétisme critique puisque par définition la Bible est le livre de chevet de l'examen critique assidu de Joachim de Flore, qui, toute son existence, travaille et jusqu'à son dernier souffle, sur les textes scripturaires. Allégorie au double sens d'attitude ou d'aptitude mentale à (se) saisir des réalités spirituelles difficiles d'accès sans ce voile herméneutique notamment pour tout ce qui concerne l'allégorie maximale de l'Apocalypse (de St Jean) à laquelle Joachim consacre pas moins de deux ouvrages : l'Expositio et l'Enchiridion ; puis au sens de figures locales qui entrent en jeu comme autant de composantes en cours de projection. Dans ce domaine, on peut distinguer un double discours : d'une part, une échelle systématique de "concordances" confiées sous formes de verticales, de spirales ou de transversales, à de savants tableaux comme le sont par exemple les tableaux n° IX (sur les Sept Sceaux) ou XIX (sur les générations du misterium ecclesiae), circulaire ce dernier avec ses cercles concentriques ; et, d'autre part, un texte adjacent à des figures complexes qui sont à entendre comme schémas allégoriques chiffrés, imagés, personnifiés, sous des emblèmes de bestiaires tels le tableau n' VI ("à tête d'aigle") dont Dante se serait inspiré (cf. Par. VI, XIX, XX) ou encore celui de l'interprétation allégorique du char divin d'Ezéchiel (tableau n XV avec, aux quatre angles, l'aigle, le lion, le veau et... l'homme avec recentrage sur la caritas). Ce texte marginal qui côtoie le déploiement figuré des dessins (ou plans ou schémas conceptuels et allégoriques) est chargé de traduire sous forme sensible, lisible, la démarche eschatologique de l'abbé calabrais qui se refuse à être qualifié pour autant de prophète. Cette "textualité des images" (ou rapport étroit iconographique-textuel) est elle-même parcourue de figures de style chargées cette fois de commenter le curieux ouvrage confié en fait à des copistes et à des miniaturistes du temps de Joachim pour synthétiser sa pensée, celle de la triade majeure composée de la Concordia, de l'Exposition et du Psautier. à Dix. Cordes. Mais le sens de l'allégorie comme celui du symbole chez cet abbé à l'esprit et à la culture si étrangers à l'appareil logico-rationnel de la phisolophie thomiste, est caractéristique du processus de schématisation clarificatrice en vue de la promotion constructive d'une ère de simplicité et de paix contemplatives, c'est-à-dire au profit de l'édification d'un monde nouveau, prévue (prédestinée selon Joachim de Flore) dans et par l'histoire antérieure, celle des fondateurs et des (vrais) Prophètes. Pour Joachim, l'allégorie est une similitude (commode) "de n'importe quelle petite chose à une plus grande" au point qu'on n'a pas manqué de reprocher à celui-ci son goût excessif, permanent, pour les signes d'égalité ou plutôt d'équivalence (similis, idem...), préoccupé qu'il ne cesse d'être, dans son réexamen des textes de l'histoire biblique, de ménager des passages obligés entre Ancien Testament et Nouveau Testament, entre les Trois âges confiés à chacun des éléments de sa triade divine, co-impliqués par leur interrelation divine selon la succession chronolgique d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. Pour ne nous en tenir qu'à ce très bref aperçu, de la double façon d'appréhender une situation historique au départ viciée et en fin de compte décadente,et d'en proposer une autre qui rétablisse dans l'ordre nouveau des choses capables de l'instaurer, une histoire pacifiée, on conviendra qu'en fait, aux yeux de l'éxégète Joachim de Flore, ces deux manières de convaincre sont conçues pour se conforter l'une l'autre : dualité méthodoligique. que l'on retrouverait dans le prolongement de toute une tradition de penseurs chrétiens tels Saint Jean de la Croix ou Pascal (cf. esprit de finesse v/s esprit de géométrie ; les deux Infinis ) Quoi qu'il en soit, c'est l'Histoire de l'Eglise et de l'Humanité qui est en jeu. Reste à savoir de quelle "histoire" il s'agit. * III. HISTOIRE..... et HISTOIRE Un jugement d'ensemble des écrits de Joachim de Flore laisse voir d'entrée un double discours afférent au traitement de l'Histoire à plusieurs niveaux, et visant une reconstruction historicisée d'un type spécial. En premier lieu, c'est de l'histoire générale de son temps que se préoccupe Joachim à laquelle il ne tourne pas le dos, tant s'en faut. Rien de moins utopique là-dessus en ce qui touche au constat global et affligeant d'une discorde, permanente pour employer un antonyme d'esprit joachimite, sous forme de violences répétées excessives, gratuites telles que celles offertes par le spectacle renouvelé et si pernicieux des Croisades, ou telles que celles perpétrées par les conflits armés périodiques, par les luttes intestines issues de l'affrontement bicéphale Empire-Papauté, du chapelet des tumultes citadins dérivés, eux, du désir d'indépendance soulevé par l'espoir bientôt trahi de l'émancipation des Communes dans le Nord de l'Italie du moins, jusqu'à Florence, au Sud. Ce qui amène aussi, parallèlement, Joachim de Flore à une autre forme de procès historique, moral celui-là ; et ses écrits autres que les traités et exégèses bibliques importants comme les Sermons et Epistole.15 en peuvent témoigner : cela le pousse à fustiger mais sans véhémence excessive, à travers un tableau des maux qui frappent la condition humaine tout entière, une nature foncièrement pervertie et dévoyée qui, sous l'égide d'une Chrétienté malade ne peut, si l'on n'y veille pas, si on ne la réveille pas (métaphore courante chez Joachim de la "surdité")16, que glisser vers un inéluctable chaos. Mais, répétons-le, il s'agit là d'un avertissement mesuré, raisonné qui sait faire l'économie des grands moyens rhétoriques de la menace, voire de l'anathème. Ne serait-ce qu'à ce double titre, la fin des temps est forcément proche, inexorable : et pour son annonce, point n'est besoin d'être grand et bon prophète, et surtout pas visionnaire apocalyptique, ce qu'il s'est toujours refusé d'être.17 Francesco d'Elia, auteur d'une remarquable et toute récente anthologie commentée d'écrits majeurs de Joachim de Flore, rappelle justement (et avec lui bien d'autres le soulignent en cette fin de xxe siècle) que "le mystique écrivain est plus réaliste qu'il ne parait". En effet, co-impliquée dans et par les deux visions d'ensemble ci-dessus évoquées, image bien vivante et lamentable d'une dégradation de l'humaine condition à laquelle se rattachent l'assemblée des Fidèles et la masse des croyants, l'histoire plus proprement dite de l'Eglise que Joachim vit de l'intérieur, au sein du bas-clergé rural de l'Italie méridionale elle-même si différente du reste de l'Italie, enseigne au moine calabrais que la décadence en ce domaine, s'il n'y est point porté rapidement remède, conduira et l'Eglise et l'Italie à la ruine : pareille à l'Eglise concrètement de guingois que Giotto, au xive siècle, représentera ébranlée dans sa structure et dans ses fondements, sur les parois de l'Eglise Supérieure d'Assise. A cet égard, les écrits mineurs (par leur minceur d'abord) sont particulièrement éloquents à la fois du constat négatif qu'entraîne une situation présente et ancienne et de la nécessité d'un impérieux rachat : des Chrétiens, de l'Humanité tout entière, de l'Eglise ubi et orbi. Ainsi ce dialogue sur.la presidence de. Dieu et la predestination des élu. (une soixantaine de pages seulement) où son interlocuteur est Saint Benoît et l'opuscule Intelligentia. super calathis18 encore plus réduit (une quinzaine de pages) témoignent de cet état de fait, le dernier tout particulièrement avec "ses" paniers remplis de figues bonnes ou... mauvaises ! Au regard de ce triple constat amer que lui offre la situation historique particulièrement défavorable, Joachim peut légitimement écrire que "celui-ci est le temps de l'Eglise durant lequel doit commencer la plénitude des temps", d'une ère radicalement nouvelle de paix universelle qui fera taire à jamais le fracas des armes (Concordia, f. 135). On n'aura point manqué de noter, dans la citation joachimite, la collusion du singulier et du pluriel ( temps / tempora) qu'une autre formule tirée celle-là de Daniel VII, 25 confirme, solennisant l'avènement de temps futurs meilleurs, régénérés : "in tempus et tempora et dimidium temporis. La double. écriture (liturgique chiffrée d'abord, banalisée ensuite) est symptomatique de celui qui ne se considère pas du tout comme un prophète mais, de façon plus terre à terre, comme un simple agriculteur / ( Expositio ad Apocalyspssim f. 175, f. 223 ; Enchiridion p. 10), expression que l'on trouve même à trois reprises : "qui sum homo agricola a iuventute mea ". En restant proche de la terre des hommes, Joachim refuse qu'on le prenne pour ce qu'il n'est pas : un illuminé décollant de la réalité historique, un inspiré gratifié d'un don de prédiction supérieur d'inspiration divine, porte-parole d'une voix dont il aurait - privilège inouï délégation indue. Ce qui est certain, c'est que la critique ante ne lui appartient pas en propre ; elle participe du vaste mouvement de création ou de rénovation du monachisme qui secoue tout l'Occident chrétien bien avant Joachim, et bien après aussi. Ce n'est point ici le lieu ni le moment pour débattre de tout ce qui oppose Joachim de Flore à la vision historique augusti nienne (celle de De civitate Dei) : qu'il nous suffise de redire après d'autres qu'au delà d'un monumental appareil critique soucieux de schématisme trinitaire et de ménager des passerelles d'aspect chronologique mais qui reposent en fait sur une symbolique formaliste constamment chiffrée (3, 7 et 15) de la lettre aussi (A, O), Joachim croit, à la différence d'Augustin, en la possibilité de réalisation de la perfection au plan terrestre, sans concevoir un report d'espérance au-delà des réalités d'ici-bas.19 Ne quittant pas d'un pas l'enseignement biblique de la lettre des Ecritures Sacrées, Joachim prétend retirer un esprit qui serait selon lui, une mise à jour des mystères et des signes bibliques. A cet égard, on n'a pas manqué de noter les deux principes qui guident non plus en-deça mais au-delà la seule quête de l'exégète : d'une part, l'idée d'une attente proche du dénouement et, d'autre part, l'idée de progrès " suivi " de manière dialectique de l'Ancien Testament jusqu'au Nouveau Testament ; et ce d'autant plus facilement réalisable que la vision joachimite est celle d'un retour à la nature première des choses (ora et labora) par le truchement de la voie monachiste, mais quasiment ascétique puisque la règle de sa nouvelle congrégation florense20 apparaît comme nettement plus sévère et rigide que celle des Cisterciens ; mais, à tout le moins, une histoire qui reprend racines avec le monde rural, c'est-à-dire, une réévaluation des travaux manuels et le retour à la pauvreté angélique. On a vu quel champ métaphorique prédomine et de quel type d'images agrestes, "géorgiques" le moine calabrais se sert pour étayer son savant échafaudage de "correspondances". On se souvient aussi, à partir du Liber Figurarum (notamment le tableau XIV), du raccourci métaphorique anthropomorphe dont Joachim se sert pour accréditer la prière, le travail manuel, l'écriture : le pied, la (les) mains(s), la bouche. Quoi qu'il en soit, du texte réexaminé (biblique), de la pratique de l'exégèse biblique assidue à la pratique d'une culture retrouvée à tous les sens de ce terme (manuelle, spirituelle), on peut considérer que dans les deux cas, et en dépit de l'immense construction interréférentielle noyée sous un symbolisme arithmologique pesant, l'Histoire commandait : qu'elle fût rapportée et textuelle, ou bien qu'elle fût appliquée et repensée dans un retour aux sources naturelles et indistinctement communautaires. Dans son petit ouvrage de 1966 réédité en 1984 et consacré aux rapports entre Joachim de Flore et Dante21, Antonio Piromalli ne manque pas de rappeler que de la Bible elle-même confrontée ensuite avec les réalités du temps, provenait la conception de la misère et de la faute de l'Homme, le sentiment de la caducité et de la vanité de toutes choses, bref la conviction d'une pesante fatalité conduisant au châtiement la nature humaine viciée et dévoyée.22 Ce qu'il faut retenir en fin de compte, c'est, à l'opposé d'un millénarisme assimilé négativement aux "terreurs" à venir et aux châtiements faisant régner Enfer et damnation, renvoyant un futur aussi radicalement nocif dans un au-delà de terriblilità c'est une histoire entendue comme liberté, enfance retrouvée puisque les métaphores anthropomorphiques et agricoles employées font se côtoyer dans une heureuse harmonie physique, mentale et spirituelle, le blé des moissons, le lys de pureté, le langage innocent des enfants et la saison d'été. * CONCLUSION Ni véritablement utopie (puisque partiellement ancrés dans le renouveau monastique d'une nouvelle congrégation en rupture de ban avec les Cisterciens), ni à proprement parler apocalypse (entendue dans le sens négatif de destruction absolue, de catastrophe finale sur fond de violence verbale suivie d'effets évoquant Dies Irae et Jugement Dernier), la pensée et les écrits finalisés de Joachim de Flore jouent bien davantage sur le pragmatisme d'un constructivisme axé vers la renovatio, le temps de la fin ne coïncidant pas du tout avec une volonté démiurgique du châtiement, de chaos universel, et la fin des temps s'assimilant au contraire avec le début d'une ère nouvelle de paix et d'harmonie retrouvée. Avec Joachim de Flore, c'est une Histoire qui recommence "autrement", qui corrige dans la pratique ce que de déviant, de corruption, de pervers avait celle de l'Humanité et de l'Eglise de son temps et,bien évidemment, de l'Humanité et de l'Eglise antérieures. Ce qu'il faut relever de ces soixante-dix ans ou à peu près de réflexion et d'action joachimites, (l'une ne va pas sans 1'autre), dans cette Calabre de la fin du xiie siècle à la croisée d'influences gréco-byzantines, latines et islamiques (de la proche Sicile), c'est la logique et l'humilité d'une idéologie qui se marquent : - d'abord par une fidélité exemplaire jusqu'à la fin de sa vie (jusqu'à ce Tractatus super quator Evangelia inacheva)23 de l'examen critique patient, tâtonnant des Ecritures et des Pères de l'Eglise constamment soumis au jugement de ses supérieurs hiérarchiques (le Testament de Joachim le rappelle encore à la veille de sa mort). Rien d'indivuellement titanesque, de la rébellion isolée d'un Savonarole, ou du harcèlement fanatisé épistolaire d'une Catherine de Sienne auprès des Grands de ce monde ; - ensuite, en termes plus politiques cette fois quoique la solution du monachisme rénové (micro-société d'"hommes nouveaux") ne débouche pas explicitement sur une réelle critique politique de la Société tout court de son temps, une idéologie qui se marque par une soumission humble de ce simple abbé à l'autorité tant papale qu'impériale ou royale puisque de la part de l'une comme de l'autre, il n'a reçu que des encouragements, et que nulle entrave n'est venue contrarier de son vivant la doctrine et son œuvre de fondateur réformateur (congrégration florense) Rien par conséquent d'ouvertement et d'agressivement contestataire, protestataire à l'égard de l'institution laïque et religieuse de son époque. De l'Eglise qu'il n'osait affronter (à travers l'autorité de son Chef Suprême), il attendait qu'elle se réformât et se régénérât de l'intérieur. La critique la plus récente est unanime à déclarer, en cette fin de xxe siècle... et à l'aube du second millénaire, qu'avec Joachim de Flore, il est impropre et il serait injuste non seulement de parler d'apocalypse terrifiante et négatrice mais encore de "fin des temps" puisqu'en vertu d'un certain prophétisme constructiviste, avec la fondation d'une nouvelle Congrégation de Flore en rupture avec l'ancien ordre cistercien, Joachim voyait là l'occasion d'une renaissance d'un monachisme à l'ancienne, mais revivifié d'une autre manière par une forte tendance à la contemplation. Son modèle n'est-il pas d'ailleurs Saint Benoît, à qui il consacrera une biographie spirituelle24, et où il rappelle, parallèlement à d'autres œuvres comme la Concordia, le Liber figurarum (aux tableaux XIV et XX), le De Septem Sigillis encore le tout dernier Traité sur les Quatre Evangelis que sous l'égide du Saint Esprit, en ce Troisième Age de purification et de libération, peut s'ouvrir définitivement dans l'histoire du monde, une nouvelle ère de paix contemplative et d'harmonie retrouvée : "Nunc ertit labor et gemitus "Sed requies et otium Et abundantia pacis (Vita. S. Ben, p. 90° 525°) Du reste, l'épitaphe sous forme de distique, gravée sur son tombeau calabrais de l'Abbaye de Flore, met justement la rosée à la place du feu, qui sied bien mieux à la parole rafraîchissante, ressourcée, longuement pesée et mûrement dosée de Joachim "abbé calabrais d'esprit prophétique doué" comme le définit Dante au Paradis (XII, v. 140)25. "Hic Abbas Floris "Calelestis gratiae roris "Ici repose l'abbé de Flore "Rosée de grâce. celeste. Le prénom du moine et abbé d'ailleurs (Joachim) n'évoque-t-il pas la Vierge Marie dont ce saint, époux de Saint Anne est le père ? Et ne signifie-t-il pas en hébreu ("Yaveh disposera"), "préparation du Seigneur" ?26 Pour un si patient et si obstiné exégète des "mystères" et des "signes" chrétiens comme le fut Joachim de FLore, ce signe-là quasiment patronymique ne pouvait pas ne pas signifier beaucoup plus qu'un banal prénom, comme un appel à la source du Divin. Notes de bas de page 1 De Lubac Henri, La postérité spirituelle de Joachim de. Flore (t. I de Joachim à Schelling ; t. II : de Saint Simon à nos jours), Paris, Lethielleux, 1979-1981. 2 Ernest Renan, "Joachim de Flore et l'Evangile Eternel" republié dans Nouve études d'histoire religieuse Paris, 1884, pp. 220 - 222. 3 Pietro De Léo, Gioacchino da Fiote, aspetti inedit della vita e delle opera, introd. p. 4-5, présentation de Jean Leclercq, Rubettino edit., Catanzaro, 1988. 4 Il Libro delle Figure dell'abate gioacchino da Fiore, edit. Leone Tondelli, Marjorie Reeves, Batrice Hirsch-Reich, tavole XXIX di cui XIII a colori, testo relativo su grafici, Torino, Società Editrice Internazionale, 2a ediz., 1953, 2 vol. 5 Luca Campano, in Francesco d'Elia, Giocchino da Fiore, un maestro della civilità europea (antologia di testi gioachimiti, tradotti e commentati), Rubbettino Edit. (Centro Int. di Studi Gioachimiti), Saverio Mannelli (Cosenza), I, p. 15. 6 Enciclopaedia Universalis , année 1968, t. IX, p. 498 (article de Maurice de Gandillac). Fr. D'Elia, op. cit., passim. 7 Publié dans le n 21 (1954) de la revue "Recherches théologie ancienne et médiavale, pp. 239-247. 8 Chez l'Editeur E.K. Burger. 9 Angèle de Foligno. Le Livre des visions et instructions de la bienheureuse A. de Foligno, traduit par Ernest Hello, préface de Sylvie Durastanti, Paris, Seuil, coll. "Points", 1991. La sainte est baptisée "theologum magistra". 10 N. Machiavel, Le Prince, chap. VI, & 6-7 ("Des principautés nouvelles qu'on acquiert par ses propres armes et sa propre vertu"). 11 Centro Internazionale di studi Gioachimiti : intense activité tournée vers les publications (ou rééditions) d'oeuvres du moine, articles, essais, mises au point bio-bliographiques, conférences, séminaires et organisation de colloques. A déjà organisé trois grands colloques internationaux ; le dernier en date (1989) a été consacré au "prophétisme joachimite aux xve et xvie siècles" ( Atti del III Congresso Internaz. di Studi Gioachimiti, S. Giovanni in Fiore, 17-21 sett. 1989, a cura di Gian Luca Potestà, Genova, Marietti, 1991 (strumenti 3). 12 Francesco d'Elia, op. cit. p. 137-138. 13 Eptistola prologale ibid. p. 151 in Concordia. 4-6. 14 B. Mc Ginn, l'Abate calabrese. (Gioachino da Fiore nella storia del pensiero occidentale), Centro Internaz. Studi Gioachimiti (opère - 2), Genova, Marietti, 1990. 15 Fr. D'Elia, op. cit. "le opère di Gioacchino", p. 186. 16 Ibidem p. 35, p. 145 et Concordia. (f. 35, a-b) : "quin potius quos surdiores sunt aliqui eo altius clamare compellor". 17 Fr. d'Elia, ibid. p. 29, chap. II - "la missione profetica". 18 Dialogi de praescientia Dei et praesistinatione electorum ed. P. de Leo in Gioacchino da Fiore, Aspetit inediti della vita e delle opere, op. cit 1988, pp. 65-123. N'est-il pas d'ailleurs souvent représenté, ce Joachim-là qui est un saint, soit avec la Vierge Marie assise à ses côtés (dont il est le père), ou bien tenant à la main un bourdon avec un panier où se trouvent deux oiseaux symbolisant l'arrivée de l'Esprit Saint ? (c-f. Dret et Lerouge, vie des saints pour tous les jours de l'année, traduit des légendes du Bréviaire et divers suppléments, Paris, Beauchêne, 1938). Voir également Juan Ferrando Roi g, Iconografia de los santos, Barcelona, Ediciones Omegan s. a. 302 p., cf. page 150 b. 19 Herbert Grundmann, Studi su Gioacchino da Fiore-, prefazione di Gian Luca Potestà, p. ix, postfazione di Kurt-Victor Selge, coll. "opère di G. da Fiore" - strumenti 1, Genova, Marietti, 1989 (première trad. de l'allemand en 1975) ; thèse déjà ancienne de 1927. 20 Notamment G. Lef f, Heresy in the Later Middle Ages, Manchester - New-York, 1967. 21 Antonio Piromalli, Gioacchino da Fiore e Dante (I, Ambiente storico e cultura), coll. "Continente Calabria n° 9, Biblioteca di cultura diretta da Agostino Cajat, Edit. Rubbettino (Cantanzaro 1982 (reprint de l'édition 1966) p. 8. Plus ancien est l'ouvrage de C. Jannaco consacré au même parallèle, Gioacchino e Dante tra. i -simboli medievali (coll. studi di letteratura italiana) ; plus ancien encore celui de LeoneTondelli, Da Gioachino a Dante, Torino, 1944. 22 A. Piromalli, op. cit. chap. II " la dottrina de ll'Evangelo eterno", p. 19. 23 Ed. E. Buonaiuti, Roma, 1930 ("Fonti per la storia d'Italia") coll. "scrittori secolo xii. 24 De vita sacti Benedicti et de officio divino secundum euis doctrina Ed. Barault in Un tratado inédito de Joaquin de Flor (Analecta sara Tarraconensia, 24 1951, pp. 42-118. Dialogi de praesentia Dei et predestinatione electorim : ce dialogue fait intervenir un certain Benoît, interlocuteur de Joachim qui lui donne la réplique. 25 Fr. d'Elia, op. cit. p. 167. 26 Gutierrez Tibon, Diccionario estimologico comparado de nombre propios, Mexico, Union Tipogràfica Editorial Hispano-American, 1956, XI, 569 p. ; voir pp. 289 b - 290 a. La fête de ce saint-là est le 16 août, le lendemain de celle de la Vierge Marie. Auteur Jean Lacroix Université de Montpellier voir aussi Marcel SEndrail Joachim de Flore, le messager des derniers temps [article] Bulletin de l'Association Guillaume Budé Année 1970 3 pp. 407-424 28 12 25