vendredi 16 janvier 2026

Oliviuer Rota La Déclaration Balfour, du « triomphe juif » au réveil du nationalisme arabe (1917-1920). Entre illusions et malentendus ? O

La Déclaration Balfour, du « triomphe juif » au réveil du nationalisme arabe (1917-1920). Entre illusions et malentendus ? Olivier Rota Cet article avance que ce sont les circonstances – mais aussi les malentendus – de l’année 1917 qui ont permis au sionisme d’obtenir des garanties du gouvernement britannique ; de la même façon que ce sont d’autres malentendus qui ont conduit à la prise en compte tardive de l’opposition arabe au projet sioniste. Le contexte confus de la Grande Guerre, le manque d’information, mais aussi les illusions, participèrent grandement à l’élaboration de la Déclaration Balfour, tout comme ils expliquent l’effondrement rapide des relations entre sionistes et Arabes après cette date. 1Le sionisme se présente comme un projet politique contesté par les élites juives britanniques avant la Première Guerre mondiale. Perçu comme un projet dangereux pouvant conduire à la remise en cause de l’émancipation juive, le sionisme inquiétait alors les Juifs nantis du West End londonien, du fait des adhésions populaires dont il bénéficiait. Ainsi, si la venue de Theodor Herzl dans l’East End, le 13 juillet 1896, suscita un réel engouement parmi les Juifs de ce quartier pauvre, elle fut en revanche accueillie avec froideur par la bourgeoisie juive. Seul le banquier – et membre du Parlement pour Whitechapel – Sir Samuel Montagu accepta de participer au meeting organisé pour l’occasion dans sa circonscription. Mais il s’abstint de soutenir publiquement le projet sioniste et refusa de présider la conférence. 1 Paul Goodman, Zionism in England 1899-1949. A Jubilee Record, Londres, Zionist Federation of Great (...) 2Tenant compte de l’opposition des élites juives assimilées, le deuxième congrès sioniste, réuni à Bâle en 1898, appela les sionistes britanniques à s’engager dans une véritable politique de conquête des instances communautaires. Cette politique commença à porter ses fruits à la veille de la guerre et conféra au sionisme un visage respectable qui lui permit de prétendre à une certaine représentativité des aspirations juives, et facilita son approche de quelques personnalités politiques britanniques. Dans le contexte d’un conflit opposant l’Allemagne à la Grande‑Bretagne, la prudence restait néanmoins de mise. Alors que le conflit éclate, l’Organisation sioniste mondiale adopte pour mot d’ordre de ne défendre aucun intérêt particulier (sectional) et repousse volontairement à l’après-guerre la question du devenir de la Palestine1. Cette décision fut motivée par la crainte que le sionisme (et par extension les Juifs) ne soit assimilé à une cinquième colonne allemande en territoire britannique. 3Afin de sauvegarder ses chances d’obtenir l’appui des gouvernements européens à son projet de restauration d’une nation juive en Palestine, le sionisme politique préférait jouer la carte de la neutralité politique – non sans continuer à approcher des personnalités susceptibles de l’aider. Ce sont les circonstances – mais aussi les malentendus – de l’année 1917 qui vont lui permettre d’obtenir des garanties du gouvernement britannique ; de la même façon que ce sont d’autres malentendus qui vont conduire à la prise en compte tardive de l’opposition arabe au projet sioniste. Le contexte confus de la Grande Guerre, le manque d’information, mais aussi les illusions participèrent grandement à l’élaboration de la Déclaration Balfour du 2 novembre 1917, tout comme ils expliquent l’effondrement rapide des relations entre sionistes et Arabes après cette date. Un intérêt du gouvernement britannique pour la zone palestinienne 4Lorsque se déclenche la Première Guerre mondiale, la zone palestinienne située entre Saint-Jean d’Acre et Gaza constitue un espace largement délaissé par les puissances européennes. Territoire peu peuplé, intégré à l’Empire ottoman, sa valeur stratégique est négligeable. Il intéresse moins la France et la Grande-Bretagne que la région du Mont Liban ou le canal de Suez. 5Fut-il pour autant tout à fait négligé par les puissances européennes ? Herbert Samuel, maître des postes général du cabinet Asquith, fut le premier à avancer l’idée d’un protectorat britannique en Palestine. Il fit parvenir en janvier 1915 un premier mémorandum à ses collègues du cabinet de guerre afin de leur présenter l’intérêt que représenterait pour la Grande‑Bretagne une immigration juive d’ampleur en Palestine ; ce premier document fut suivi d’un second de même nature, en mars de la même année. Finalement écartée par le Premier ministre Asquith, l’idée d’un soutien britannique à l’immigration juive en Palestine suscita néanmoins l’intérêt du ministre de l’Armement d’alors : David Lloyd George. Lloyd George avait rencontré une dizaine d’années plus tôt Theodor Herzl et s’était informé de l’idéologie sioniste. Il estimait que sa puissance évocatrice pouvait mobiliser les consciences de nombreux chrétiens. 2 “He was only the latest in a long line of Zionists in Britain that stretched back to the Puritans”, (...) 3 “British officials, travelling along many different roads, happened to arrive at the same conclusio (...) 6Occupant différents postes ministériels à partir de 1914, Lloyd George fut finalement nommé Premier ministre en décembre 1916. À cette période, il prit conscience que la Palestine constituait un nœud stratégique entre les colonies britanniques : égyptienne, indienne et sud‑africaine. Mais ses motivations pour encourager la conquête du territoire palestinien ne furent pas uniquement d’ordre militaire : « Il n’était pas seulement le dernier d’une longue lignée de sionistes en Grande- Bretagne, qui s’étendait jusqu’aux puritains », note David Fromkin : « Au contraire de ses collègues, il était vivement conscient qu’il y avait des tendances vieilles de plusieurs siècles à prendre l’initiative d’une restauration des Juifs à Sion dans la pensée non‑conformiste et évangélique britannique »2. Lloyd George imaginait qu’une déclaration liant les Juifs et la Palestine pourrait exercer une heureuse influence sur le moral national. Lloyd George n’était alors pas le seul membre du cabinet de guerre à prendre conscience de l’importance stratégique que revêtirait pour la Grande-Bretagne le fait d’occuper le territoire palestinien. D’autres membres, poussés par le pragmatisme ou l’idéalisme, soutenaient le projet d’une campagne militaire en Palestine : « Les responsables [gouvernementaux] britanniques, empruntant différents chemins, en arrivèrent à la même conclusion : une caractéristique distinctive des évolutions de la politique britannique sur la Palestine fut qu’il n’y eut pas une seule raison à cela », analyse Fromkin3. 7Au nombre des autres raisons qui pesèrent à un moment ou à un autre dans la balance, il faut citer le souhait de surenchérir sur la déclaration faite par la France en juin 1917 de soutenir la « renaissance de la nationalité juive » en Palestine, mais aussi la volonté de séduire les Juifs russes, dont on pensait qu’ils pourraient agir en faveur du maintien de l’effort de guerre de leur pays, ou alors l’espoir de convaincre les Juifs américains de poursuivre leur financement de l’effort de guerre. 4 “opened with the stalling of General Murray's advance at Gaza; there followed yet another round of (...) 8De fait, les motivations nées du fantasme de l’influence juive ne sont ainsi pas tout à fait absentes des calculs politiques du cabinet de guerre : certains de ses membres pensent qu’une déclaration de bonne volonté à l’égard du sionisme permettrait de rallier l’ensemble des Juifs – que l’on imagine dans leur grande majorité pro‑allemands – à la cause britannique, ce qui pourrait se révéler déterminant pour écourter la guerre. L'année 1917, résume l’historien Stuart Cohen4 : […] ouvrit avec le retard de l’avance du général Murray à Gaza ; s’ensuivit une autre série de carnages sur le front occidental, une mutinerie dans l’armée française, la révolution à Petrograd et, une fois que les U‑boats se déchaînèrent, des pertes alliées massives dans la navigation alliée en Atlantique. Les Juifs ne furent pas responsables de ces calamités, mais leur soutien pouvait aider à les compenser. […] La propagande juive en faveur des Alliés, se persuadèrent les experts officiels, pourrait aider à précipiter l’entrée militaire des États‑Unis et retarder la sortie de la Russie de la guerre. 9En déclarant soutenir le projet sioniste, le cabinet espérait d’une manière ou d’une autre bénéficier, en retour, de l’appui décisif des Juifs dans leur effort de guerre contre l’Allemagne. 5 “with force that the views which [he] held were the views of a minority [of] excentric individuals” (...) 10C’est dans ce contexte trouble, fait de fantasmes et de calculs, que le cabinet de guerre décide de prendre contact avec Haïm Weizmann, afin d’explorer l’impact qu’aurait une décision en faveur du projet sioniste sur les masses juives. L’idée d’une déclaration de sympathie du gouvernement britannique pour le sionisme fait son chemin. Nahum Sokolov, le secrétaire général du mouvement sioniste, rédige un premier texte en juillet 1917 et le soumet au cabinet de guerre de Lloyd George. Le texte connaît plusieurs réécritures. Il circule entre les différents membres du cabinet et du Foreign Office associés à la décision. Parmi ceux‑ci : David Lloyd George bien sûr, mais aussi Lord Arthur James Balfour, Mark Sykes ou encore Lord Robert Cecil. Chacun argue de l’intérêt stratégique, pour la Grande-Bretagne, d’une promesse faite aux Juifs. Seul Montagu exprime de fortes réserves. Il s’inquiète de la portée antisémite d’un texte associant le particularisme juif à une différence d’ordre national. Craignant qu’un tel texte puisse être utilisé par les nations européennes comme prétexte pour expulser leurs Juifs, il rédige un mémorandum intitulé « The Anti-Semitism of the Present Governement ». Le document circule auprès de ses collègues du cabinet. La position de Montagu apparaît cependant minoritaire : il lui est répondu « avec force que les points de vue qu’il tenait relevaient d’une minorité d’individus excentriques »5. Le cabinet mésestime la puissance des préjugés antijuifs. 11Après validation des membres du cabinet, une version définitive est finalement rendue publique le vendredi 2 novembre 1917. Arthur Balfour, ministre des Affaires étrangères, transmet officiellement sa déclaration à Lord Rothschild, président de la League of British Jews. La Déclaration reconnaît aux Juifs le droit d’établir un « foyer national pour le peuple juif en Palestine ». Elle exprime : 6 Sur la Déclaration Balfour, nous renvoyons, entre autres, au volume de Jean-Pierre Alem, 1917. La D (...) […] au nom du gouvernement de Sa Majesté, la déclaration ci-dessous de sympathie à l'adresse des aspirations juives et sionistes, déclaration soumise au Parlement et approuvée par lui. Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les Juifs jouissent dans tout autre pays.6 7 “in spite of years of Zionist propaganda in England, both the press and by word of mouth, a leading (...) 8 “race, religion and country are inter-related, as they are inter-related in the case of no other ra (...) 9 “It is charged against them by their critics that they now employ their great gifts to exploit for (...) 10 “to promote that mutual sympathy and comprehension which is the only sure basis of toleration [he] (...) 11 “mitigate the age-long miseries created for Western civilisation by the presence in its midst of a (...) 12 “Zionism is not meant for those people who have cut themselves adrift from Jewry, it is meant for t (...) 12Weizmann a rapporté dans son autobiographie combien, « en dépit d’années de propagande sioniste en Angleterre, par voie de presse et de bouche à oreille, un chef d’État de premier plan comme Mr. Balfour n’avait qu’une simple notion tout à fait naïve et rudimentaire du mouvement »7. Balfour justifia, en 1918, sa déclaration au nom du caractère particulier du peuple juif et des menaces pesant sur lui sur le continent. Fervent sioniste depuis plus d'une décade au moment de la Déclaration, Balfour percevait les Juifs comme un peuple singulier, dans lequel « la race, la religion et le pays sont en relation étroite, d’une manière qui n’a aucun équivalent dans le cas d’une autre race, d’une autre religion ou d’un autre pays au monde »8. Reconnaissant le poids des préjugés à l’encontre des Juifs, Balfour déplorait que : « Il leur est reproché par leurs critiques qu’ils utilisent désormais leurs dons précieux pour exploiter à des fins personnelles une civilisation qu’ils n’ont pas créée, dans des communautés qu’ils contribuent peu à maintenir »9. S'appuyant sur ses convictions libérales, Balfour défendit le projet sioniste au nom de sa capacité « à promouvoir cette sympathie et compréhension mutuelles qui est le seul fondement sûr de la tolérance dans laquelle [il] croit fermement »10. S'il ne pense pas que le projet sioniste puisse résoudre la « question juive », du moins espère-t-il qu'il puisse « atténuer les misères ancestrales créées par la civilisation occidentale par la présence en son sein d’un corps qui fut trop longtemps considéré comme étranger et même hostile, mais qu’il fut également incapable d’expulser ou d’absorber »11. En un mot : devant l'inefficacité du modèle assimilationniste à réduire le particularisme juif, mais aussi en protestation contre les mesures d'expulsion qui ont pu être pratiquées contre les Juifs à tel ou tel moment de l’histoire, Balfour a cru bon de soutenir le projet sioniste afin de proposer aux Juifs qui le souhaitaient de normaliser leur situation nationale. Il rejoignait ainsi les positions de Weizmann, lequel défendait à la même période l’idée que « le sionisme n’est pas destiné à ces personnes qui se sont coupées de la judéité, il est destiné aux masses qui auront la volonté de vivre leur propre vie […] »12. En cela, le sionisme pouvait se présenter comme une solution pour les Juifs les plus pauvres, ceux‑là mêmes qui, venus d’Europe de l’Est, peinaient à trouver les voies de l’assimilation en Grande‑Bretagne. L’accueil de la Déclaration Balfour : entre enthousiasme et illusions 13La Déclaration Balfour se présente comme une reconnaissance officielle des aspirations sionistes, par l’État britannique. Elle est célébrée comme un « triomphe juif » par le Jewish Chronicle. Le journal voit dans l’événement une validation de la légitimité du combat sioniste pour l’établissement d’un État juif : 13 “And now they [the Zionists] have obtained not merely an historic acknowledgement that their view o (...) Et maintenant, ils [les sionistes] ont obtenu non seulement une reconnaissance historique de la justesse et de la commodité de leur point de vue sur la position juive, mais aussi que leur activité – si souvent retoquée par les sections les plus puissantes de la communauté juive – était politiquement judicieuse et éthiquement juste.13 14 “the Old Testament spirit which pervaded it and the feeling that, in the somewhat incongruous setti (...) 14Si elle suscite de vives émotions parmi les Juifs, la déclaration ne déclenche pas pour autant des vagues d’enthousiasme dans la presse nationale, du moins durant les premières semaines qui suivirent sa publication. Après tout, le territoire palestinien était encore une possession de l’Empire ottoman. C’est ainsi que le Times signala la déclaration dans ses pages avec un mois de délai. Le journal ne se félicita de la Déclaration Balfour qu’à la suite du gala organisé par la British Zionist Federation pour célébrer l'événement. Signe tout de même que la symbolique religieuse d’une déclaration faite aux Juifs n’échappait pas tout à fait au journal : du gala, le Times retient surtout « l’esprit de l’Ancien Testament qui l’envahit et le sentiment que, dans le décor quelque peu incongru d’un théâtre de Londres, la plénitude prochaine des anciennes prophéties était célébrée avec foi et ferveur »14. 15Depuis début novembre, la situation a alors radicalement changé : la conquête britannique de la Palestine est engagée. Menée par le général Allenby, elle conduit à la prise de 15 Il ne faut cependant pas exagérer le poids du sionisme chrétien en Angleterre. Voir Eitan Bar-Yosef (...) 16Jérusalem le 11 décembre. La prise de la ville, à deux semaines de Noël, réveille l'intérêt – religieux et politique – de la population britannique pour ce territoire où se situent Bethlehem, Nazareth, et bien d’autres lieux aux résonances bibliques. La perspective d’un renouveau du lien entre les enfants d’Israël et la terre de la Bible – et le fantasme d’une restauration de la royauté d’Israël en prélude à l’établissement du règne de Dieu sur Terre – capte ainsi l’imaginaire des esprits britanniques les plus nourris par la Bible. Parmi ces derniers, certains perçoivent le rétablissement du peuple juif sur sa terre comme le premier pas vers la réalisation des promesses messianiques et la seconde venue du Christ, en référence aussi à Lc 21, 24 : « Ils tomberont sous le tranchant de l’épée, ils seront emmenés captifs parmi toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations, jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis ». Le rétablissement anticipé des Juifs sur leur terre semble augurer, inversement, de « l’accomplissement des nations »15. 17Or, la promesse britannique faite aux Juifs en novembre 1917 empiète sur une autre promesse faite en octobre 1915 aux Arabes. Les accords, signés entre le chérif de la Mecque Hussein Ben Ali et le Haut- commissaire britannique pour l’Égypte, Henry McMahon, prévoyait en effet que les Arabes obtiendraient le contrôle des territoires qu’ils auront libérés de l’Empire ottoman, à l’exception d’une portion de la Syrie. Comment rendre compatible cette double promesse, faite consécutivement aux Arabes et aux Juifs, d’un contrôle du territoire palestinien ? 18Les divergences entre intérêt sioniste et intérêt britannique n’existaient qu’à l’état latent jusque 1917. Bien au contraire, intérêt sioniste et intérêt britannique semblaient se rejoindre sur le terrain diplomatique. Le Colonel Sir Mark Sykes déclarait ainsi en 1918 au Jewish Chronicle : 16 “In Zionism lay the true solution of the Eastern Question. [...] In Zionism, then, lay the solution (...) Dans le sionisme repose la véritable solution de la Question d’Orient. [...] Dans le sionisme, alors, repose la solution du « Moyen-Orient », qui ne devrait plus être une zone d’excès et de guerre, mais serait le lieu de ralliement de tous ceux qui désirent maintenir la paix dans le monde, non pas pour cinquante ou cent ans, mais jusqu’à la fin des temps.16 17 Il fit partie du réseau NILI qui transmettait depuis la Palestine des renseignements à la Grande Br (...) 19Catholique et orientaliste, Mark Sykes (à l’origine des accords secrets Sykes-Picot de mars 1916) s’était laissé convaincre des bien- fondés du sionisme lors de sa rencontre de 1916 avec Aaron Aaronsohn – un Juif palestinien actif dans les milieux de l’espionnage britannique en territoire ottoman17. 18 Harry Defries, Conservative Party Attitudes to Jews, op. cit., p. 54. Voir aussi Elie Kedourie, « S (...) 20L’année suivante, il avait fait la connaissance de Weizmann et de Sokolov, qu’il avait guidé dans les dédales de l’administration britannique afin de faire avancer la cause du sionisme18. Expert du Proche-Orient pour le gouvernement, Sykes misait sur l’entente des Arméniens, des Juifs et des Arabes contre les Ottomans. En cela, il était victime d’une illusion répandue parmi les officiels britanniques : il imaginait qu’une entente naturelle régnait entre les deux « peuples sémites », juif et arabe, et que cette entente pourrait servir à maintenir le statu quo dans les possessions anglaises. La même illusion était alors partagée par une part notable de sionistes. 19 “a piece of wartime propaganda”. 20 James Renton, « Flawed Foundations: The Balfour Declaration and the Palestine Mandate », dans Rory (...) 21La Déclaration Balfour, qui constitua avant tout « une sorte de propagande de guerre »19, selon les mots de l’historien James Renton, ne relevait certainement pas d’une politique cohérente de la part du cabinet de guerre20. Les informations à la disposition du gouvernement n’étaient probablement pas suffisantes, d’ailleurs, à l’établissement d’une telle politique. La population arabe de Palestine était considérée par le ministère de la Guerre comme un agrégat de communautés religieuses sans importance : elle fut négligée par les calculs britanniques, qui ne visaient qu’à rallier les sionistes et les Arabes de la Péninsule. Or, de cette négligence va naître ce que l’on appellera la « question arabe » en Palestine ; sa rencontre avec la « question juive », par le biais du sionisme, va conduire à des flambées de violence sur le territoire nouvellement conquis par la Grande‑Bretagne. 21 Comme en témoigne l’absence complète d’allusion à la situation arabe syro‑palestinienne dans les éc (...) 22 Jewish Chronicle, 13/02/ 1920. 22Alors que la « question arabe » était inexistante avant-guerre dans les milieux juifs ou sionistes britanniques21, s'affirme rapidement l'idée après 1917 que « le règlement du problème arabe [est] un préalable essentiel à tout plan de rétablissement du peuple juif en Palestine »22. Néanmoins, parmi les sionistes, deux lignes s'affrontent au sortir de la guerre quant aux mesures nécessaires à un tel règlement. La « question arabe » et la venue de l’émir Feyçal à Londres 23Comment régler la « question arabe » ? 23 “whom he doesnt even regard as Arabs”. Norman Rose, Chaim Weizmann. A Biography, New York, Elizabet (...) 24Haïm Weizmann, tenant du « sionisme politique », soutenait l'idée que le développement de l'implantation juive en Palestine pouvait bénéficier aux Arabes. Confiant en l’amitié judéo-arabe, il fut à l'origine d'une ligne prônant la conciliation entre Arabes et Juifs en Palestine. Il rencontra l'émir Feyçal ibn Hussein, le fils du roi du Hedjaz, en 1918 dans le Sinaï, et obtint de lui des garanties quant à une possible collaboration entre Juifs et Arabes. Partageant avec l'autorité britannique un même mépris pour les Arabes palestiniens, « qu’il ne considère même pas comme des Arabes » (selon les mots rapportés par Weizmann), Feyçal manifesta un complet désintérêt pour la Palestine devant le leader sioniste23. 25Plusieurs mois après la rencontre entre Hussein et Weizmann, le Jewish Chronicle publia un article des plus chaleureux à l’occasion de la venue de l'émir en Grande-Bretagne : 24 “In common with the rest of the country our Community will extend a very hearty welcome to the Emir (...) Notre communauté se joignit au reste du pays pour souhaiter de tout cœur la bienvenue à l’émir Feisul, qui est arrivé pour sa visite dans le pays. En tant que sujets britanniques, nous reconnaissons en lui un allié qui a rendu un service remarquable à notre cause en Orient [...]. Mais en tant que Juifs, nous nous réjouissons tout spécialement de sa venue, parce que nous saluons en lui un chaleureux ami de la cause juive [...]. L’émir a toujours manifesté une admirable largeur d’esprit en considérant les ambitions palestiniennes pour notre peuple, en réalisant leur juste besoin ainsi que leurs inévitables limitations. Tout nationaliste juif apprécie cordialement le fait que si la nouvelle Palestine doit prospérer, ce ne peut se faire qu’avec les Arabes en tant que loyaux sujets et amicaux voisins. C’est parce que nous voyons dans l’émir la figure d’une politique de constante bonne volonté que nous nous joignons avec plaisir à la bienvenue qu’il a reçue sur ces rivages.24 26Reçu par Lord Rothschild à la fin du mois de décembre, Feiçal exprima en retour des mots apparemment très encourageants pour la cause sioniste : 25 “The Arabs are the nearest relations of the Jews, and have been their constant friends from Bagdad (...) Les Arabes constituent les relations les plus proches des Juifs et ont été leurs alliés constants depuis Bagdad jusqu’au Yémen et Cordoue – ce sont des périodes pendant lesquelles leur traitement par les nations européennes n’étaient pas tout à fait ce qu’on eût pu désirer. Aucun véritable Arabe ne peut être suspicieux ou effrayé par le nationalisme juif. [...] Des personnes se considérant elles-mêmes comme civilisées m’ont raconté que les Juifs veulent faire de notre mosquée à Jérusalem un temple, et qu’ils veulent puiser et éradiquer la paysannerie de Palestine. Pour ma part, je sais qu’aucun véritable juif ne tient ces vues. Ces insinuations n’ont aucun effet sur aucun d’entre nous. Nous réclamons la liberté pour les Arabes, et nous nous montrerions bien indignes, si nous ne disions pas maintenant, comme je le fais – bienvenue chez eux aux Juifs – et si nous ne coopérions pas avec eux dans les limites d’un État arabe. Les idéaux du Dr. Weizmann sont les nôtres, et nous attendrons de vous, sans le formuler, de nous aider en retour. Aucun État ne peut se construire au Proche‑Orient sans la bonne volonté des Grandes puissances, mais cela requiert plus que cela. Cela requiert d’emprunter aux Européens des idéaux, du matériel, des connaissances et de l’expérience. Pour les ajuster à nous, nous devons les traduire de leur forme européenne en une forme arabe – et quels meilleurs intermédiaires que vous pouvons-nous trouver ? Car vous avez toute la connaissance de l’Europe, et êtes cousins par le sang.25 27Ces quelques mots, des plus courtois, pouvaient néanmoins tout aussi bien relever de l’avertissement. Comme l’écrivit Weizmann dans son autobiographie : 26 “The Arab is a very subtle debator and controvertialist – much more so than the average educated Eu (...) L’Arabe est un débatteur très subtil et verse dans la controverse – bien plus que l’Européen moyennement instruit – et tant qu’on n’a pas acquis la technique, on est grandement désavantagé. En particulier, l’Arabe a un talent immense pour exprimer des points de vue diamétralement opposés aux vôtres, avec une politesse si exquise et détournée que vous le pensez en complet accord avec vous et prêt à collaborer immédiatement avec vous. Les conversations et les négociations avec les Arabes sont comme chasser un mirage dans le désert : plein de promesses et agréables à regarder, mais plus probablement à vous conduire à la soif.26 27 Ce rôle de passeur entre les cultures fut probablement soufflé par Weizmann à Feyçal. Voir Ibidem, (...) 28Si Feyçal se réclame d'une proximité par le sang avec les Juifs, il n'en demeure pas moins qu'il fait appel à une longue mémoire qui fait des Juifs des protégés des musulmans tout aussi bien que des passeurs entre Europe et Orient27. Or, l’appel à cette mémoire peut être compris comme une manière subtile de prévenir les sionistes des conséquences qu’aurait toute politique de rachat des terres palestiniennes par les Juifs. Cette politique, menée timidement par le passé, dans le cadre de l'Empire ottoman, fut interdite en 1918 par l'autorité britannique. Elle reprendra à partir de 1920 – avec pour conséquence d’exacerber encore plus la peur des Arabes palestiniens. 29Mais pour l'heure, à la suite de la réception de Rothschild, et à quelques jours de l'ouverture de la Conférence de la paix, Feyçal semble accepter de lier le destin du sionisme à celui du nationalisme arabe. Il signe un accord avec Weizmann le 3 janvier 1919. Par cet accord, Feyçal accepte les termes de la Déclaration Balfour, à la condition que les Britanniques tiennent leur promesse d'une indépendance arabe. La communauté juive d'Angleterre, qui ne perçoit pas les menaces derrière les promesses, voit alors en Feyçal un allié providentiel. Divisions sionistes autour d’une possible résolution de la « question arabe » 28 “attracted by the idea that this national home for the minority would be combined with freedom and (...) 30La ligne tenue par Weizmann contentait alors la grande majorité des sionistes britanniques. Elle ne faisait cependant pas l'unanimité. Israel Zangwill, ancien dirigeant de l’ITO (Jewish Territorialist Organisation, dissoute en 1917) et tenant d'un « sionisme pratique », s'était montré naturellement « attiré par l’idée que ce foyer national pour la minorité s’associerait à la liberté et un statut politique pour la majorité des habitants arabes » au moment de la Déclaration Balfour28. Avançant l'idée que le peuple juif avait pour mission d’établir un ordre social juste, il imaginait une Palestine où régnerait la fraternité entre Juifs et Arabes. 31Ses positions évoluèrent néanmoins rapidement après la guerre. À la même période que la visite de Feyçal à Londres, Zangwill inscrit sa vision d'une résolution de la « question arabe » dans le cadre défini un an plus tôt par le président des USA, Wilson, dans ses quatorze points, et plaide pour un déplacement des populations arabes vers les territoires voisins de la Palestine. Il constate : La planète entière est sous l’emprise du droit des Alliés de reformer toutes les démarcations raciales et les relations internationales. […] Ici il n’y a pas de place pour la diplomatie secrète. Toutes les réclamations et les intérêts doivent être évidents, prouvés et publics, et c’est à la lumière de la satisfaction des peuples et non pas dans l’obscurité de l’intrigue diplomatique que la répartition doit être faite. Livrant son sentiment, il plaide pour que : 29 Israel Zangwill, « The National Movement. The Peace Conference », Jewish Chronicle, 13/12/1918. […] dans certains cas, où le chaos des populations est une menace à l’installation permanente, il doit y avoir des ajustements mutuels, et même (dans les cas les plus graves) des mesures graduelles de redistribution des races.29 Et il rétorque à ses opposants : 30 “The whole planet is in the grip of Allied Right to re-shape all racial boundaries and internationa (...) Les gens parlent de l’évacuation des Arabes de la Palestine comme d’une atrocité inimaginable, cependant la France a en ce moment même expulsé des milliers d’Allemands d’Alsace-Lorraine.30 31 “wilsonian world, equipped with a League of Nations whose preliminary task must be to re-shape the (...) 32La guerre en Europe avait conduit à des déplacements de populations sur une vaste échelle ; et certaines populations, déplacées lors du conflit, n'étaient pas revenues sur leur terre d’origine après le retour à la paix. S'inscrivant dans un « monde wilsonien, muni d’une Société des Nations dont la tâche préliminaire doit être de remodeler les terres sur des principes de nationalité », Zangwill invoquait le principe de cohérence entre nation et territoire à la manière d'un principe moral justifiant que s'opèrent des « transplantations amicales » entre la Palestine et le Hedjaz, constitué en royaume semi-indépendant depuis l'année 191631 : 32 “Its 600.000 Arabs, whose disproportionate presence is the gravest obstacle to the rise of a Jewish (...) Ses 600.000 Arabes, dont la présence disproportionnée constitue le plus grave obstacle à l’émergence d’un État juif, n’ont créé que des ennuis là-bas pour les colonies juives, et devraient graduellement et amicalement être transplantées dans le royaume arabe, qui doit être rétabli juste à côté et avec lequel l’État juif coopérerait cordialement. La redistribution des races dans l’intérêt du bonheur mondial général est, j’en suis sûr, l’une des fonctions de la Société des Nations, et sur elle doivent être exécutées [de nombreuses décisions concernant] plusieurs parties de l’Europe.32 33 “if the Zionists are to establish themselves in Palestine, it must be on a footing of justice and f (...) 33L'un des plus vifs opposants à Zangwill fut Lucien Wolf, historien et journaliste juif, et défenseur des droits des minorités. Sans se réclamer pour autant du sionisme politique, Wolf soutenait que « si les sionistes doivent en venir à se rétablir en Palestine, cela doit se faire sur une base de justice et de fair‑play »33. Figurant parmi les rédacteurs du traité relatif aux minorités pendant la Conférence de la paix, il maintint cette position contre les saillies dévastatrices de Zangwill. 34Ces débats, qui animèrent les années 1917‑1920, témoignent du manque de connaissance de la réalité palestinienne par les sionistes britanniques. Raphale Dwek, un Juif d'Alexandrie né à Damas, le constata dans les colonnes du Jewish Chronicle, peu de temps après les accords Weizmann-Feyçal et déplorait avec raison : 34 “I believe the trouble lies in the fact that the greater number of Zionists know the Arab only by h (...) Je crois que les ennuis reposent sur le fait qu’un grand nombre de sionistes ne connaissent les Arabes que par ouï-dire. Même nos dirigeants qui ont étudié la question sur le terrain n’ont obtenu leurs informations que de sources de seconde main, puisqu’ils étaient ignorants de la langue arabe et ne sont entrés en contact qu’avec des dirigeants arabes qui n’expriment pas toujours les sentiments des masses.34 Contre l'image simpliste que se faisait un Zangwill de la situation palestinienne, Dwek avançait : 35 “It must be understood that the Arabs of Palestine are not all Bedouins or peasants. They have an i (...) Il doit être compris que les Arabes de Palestine ne sont pas tous des bédouins ou des paysans. Ils ont leur propre classe intellectuelle dans les grandes villes, laquelle doit être prise en considération. [...] Ils ont déjà commencé à s’organiser, et les sociétés nationales existent à présent dans toutes les villes de Palestine. Les Arabes, en fait, voient dans l’installation juive une menace pour leur existence, et il est nécessaire de leur montrer que ce n’est pas le cas, en concevant un projet qui rencontrerait leurs susceptibilités et en même temps porterait notre programme pour un foyer national en Palestine.35 36 “historic title of the Jewish people to Palestine and the right of the Jews to reconstitute in Pale (...) 35Un tel schéma fut proposé par Weizmann pendant la Conférence de la paix. Appelant à ce que soit reconnu le « droit historique du peuple juif sur la Palestine et le droit des Juifs de reconstituer en Palestine leur foyer national », Weizmann plaida aussi pour la création d’un Commonwealth dans lequel « rien ne soit fait qui puisse porter préjudice aux droits civils et religieux des communautés non‑juives existantes en Palestine » (en citation de la Déclaration Balfour)36. Il en allait de la paix entre Juifs et Arabes en Palestine, et de la sauvegarde des intérêts sionistes. 37 Voir l'interview que donne l'émir dans : « The Emir Faisal on Palestine and the Jews », Jewish Chro (...) 36Or, si les Arabes s'inquiètent de l'installation juive en Palestine, les sionistes, quant à eux, commencent à comprendre que le nationalisme arabe se pose en concurrence des revendications sionistes. Feyçal, roi autoproclamé de Syrie en automne 1919, change alors de discours : il commence à revendiquer la Palestine comme une partie de la Syrie et présente la Palestine comme un territoire historiquement arabe, au grand dam des partisans de Weizmann37. Le Hedjaz, reconnu comme un royaume indépendant en août 1920, pose la première pierre d'une indépendance arabe. Cependant, les sionistes n'obtiennent rien pour eux lors de la conférence de San Remo, si ce n'est l'inclusion assez vague des termes de la Déclaration Balfour dans le mandat octroyé à la Grande- Bretagne sur la Palestine. 38 “I never expected it, and even now I do not fully understand it”. G.K. Chesterton, Collected Works, (...) 39 “I have seen the whole prestige of England brought into peril, merely by the trick of talking about (...) 40 “But, above all, I have seen with my own eyes wild mobs marching through a great city, raving not o (...) 37L’illusion d’une entente naturelle entre Juifs et Arabes s’estompe pendant l’année 1920. Gilbert Keith Chesterton, alors de retour de son voyage en Palestine, témoigne de cette illusion qui se brise : il n’imaginait pas, avant son séjour, l’existence d’un antisémitisme arabe. « Je ne m’y étais jamais attendu, et même maintenant je ne le comprends pas tout à fait », déclara-t-il38. L'alliance des musulmans et des chrétiens arabes contre les sionistes le surprend, tant et si bien qu'il envisage une domination chrétienne sur le territoire comme seule solution : une sorte de nouvelle Pax Romana permettant d'imposer la paix aux musulmans et aux Juifs. La situation lui apparaît alors menaçante pour les intérêts de l'Angleterre, forcée de réviser sa compréhension de la situation. « J’ai vu tout le prestige de l’Angleterre mis en péril, simplement par l’astuce de parler de deux nations comme si elles étaient une seule », s'alarme-t-il39. « Mais, par-dessus tout, j’ai vu de mes propres yeux des foules sauvages défiler à travers une grande cité, divaguant non seulement contre les Juifs, mais aussi contre les Anglais parce qu’ils s’identifiaient aux Juifs »40. 38Le sionisme politique, animé d’un souci moral que ses leaders ne pensaient pas contradictoire avec les revendications nationales arabes, perd dès lors ses illusions quant à une issue amicale. À partir de ce point, le sionisme anglais prend largement le parti d’ignorer l’existence du monde arabe. L’affrontement entre nationalisme juif et nationalisme arabe semble inévitable, comme le confirment les premières violences antijuives en Palestine, ainsi que la mort au combat du capitaine Trumpeldor (autrefois un associé de Jabotinsky et de sa Légion juive), rapportée par le Jewish Chronicle dans son édition du 12 mars 1920. Conclusion : la fin de l’illusion 39La situation palestinienne a rapidement évolué entre le début et la fin de la guerre. La révolution jeune-turque de 1908 provoque un phénomène de politisation accélérée de l’opinion publique arabe au moment même où le sionisme herzlien s’implante en Palestine. Les dynamiques identitaires qui s’enclenchent minent de l’intérieur l’ordre levantin. 41 “thus unmasking the real attitude to Zionism of the Arab leader and offering a warning, to those wh (...) 40À la société levantine de compromis, succède une société palestinienne de compétition nationale fondée sur des critères ethniques et religieux. C’est dans ce contexte très précis que la Grande-Bretagne a signé les accords Hussein-McMahon, puis a promulgué la Déclaration Balfour, sans même imaginer qu’elle s’appuyait sur deux nationalismes désormais rivaux. Alors que l’idée de la création d’une Palestine juive et d’une Syrie arabe germe dans les cercles officiels britanniques depuis 1917, l’émir Feyçal exprime en 1920 son opposition à toute création d’un État juif en Palestine. Les propos de Feyçal ont l’effet d’une douche froide pour les sionistes, « démasquant ainsi la véritable attitude du dirigeant arabe face au sionisme et offrant un avertissement à ceux qui sont assez sages pour en bénéficier », commente le Jewish Chronicle41. 42 Loin d’être une « question cachée » (voir le chapitre « Formation d’une nation » dans : George Bens (...) 43 “The British government developped organisational and political structures based on the assumption (...) 41Alors que le sionisme d’avant-guerre envisageait sa participation harmonieuse au développement des populations arabes de Palestine, il prend conscience avec la dernière déclaration de l’émir Feyçal qu’il existe un nationalisme arabe concurrent42. Le gouvernement britannique arrive à la même période aux mêmes conclusions : « Le gouvernement britannique a développé des structures organisationnelles et politiques fondées sur l’hypothèse que la religion constituait le premier élément de l’identification arabe », note l’historien Noah Haiduc-Dale43. Pensant un temps jouer la carte sioniste contre des populations arabes fragmentées, la Couronne britannique découvre que chrétiens et musulmans présentent un front uni contre l’autorité britannique au lendemain de la guerre. Les Arabes palestiniens, inquiétés par l'inscription dans le texte du mandat de la promesse britannique de pourvoir à la constitution d'un « foyer national juif », perçoivent dès lors le sionisme comme une menace pour leurs droits nationaux et agissent en conséquence. 42L'année 1920 marque ainsi le point de départ d'une réelle prise de conscience par le sionisme anglais de l'étendue des réticences arabes au projet sioniste. Les réticences ne sont pas le fruit d'un malentendu, comme les leaders sionistes l'ont longtemps cru, mais bien l'expression d'une véritable opposition arabe au principe d'une installation juive en Palestine. Alors que l’Europe s’embrase d’une nouvelle flambée d’antisémitisme, que les pogroms se multiplient en Europe de l’Est, que les Protocoles des Sages de Sion sont publiés en Grande-Bretagne, un sentiment d’urgence traverse la communauté juive anglaise, qui découvre le sionisme comme le seul projet susceptible de prévenir les nouvelles persécutions. Or, ce projet suscite désormais l’hostilité d’une grande partie du public et de la classe politique britannique. 44 Toujours suspecté de parti pris pro-sioniste, Herbert Samuel était régulièrement attaqué par la pre (...) 45 “For all practical purposes, the Jewish people are as they were the day before Mr. Balfour sent his (...) 43Paradoxalement, la nomination d’Herbert Samuel à la fonction de Haut‑Commissaire pour la Palestine finit d’isoler les partisans sionistes. Animé d’une haute idée de la Grande-Bretagne, Herbert Samuel souhaitait entreprendre sa mission dans une impartialité qui favorisa dans les faits les Arabes contre les Juifs44. Le rapport de force en 1920 penche ainsi complètement en faveur du nationalisme arabe. Les intérêts des différentes forces en présence favorisent des alliances avec le monde arabe, et poussent toujours plus les sionistes dans l’isolement. Comme l’analysa Israel Zangwill dans un article de novembre 1920 : « Pour toutes fins pratiques, le peuple juif en est réduit à la situation qui était la sienne avant que Mr. Balfour envoie sa fameuse Déclaration à Lord Rothschild »45. Haut de page Notes

« LIVRE BLANC » DE 1939 : LA GRANDE-BRETAGNE PROPOSE LE PARTAGE DE LA PALESTINE PUIS RETIRE SA PROPOSITION

« LIVRE BLANC » DE 1939 : LA GRANDE-BRETAGNE PROPOSE LE PARTAGE DE LA PALESTINE PUIS RETIRE SA PROPOSITION L’idée de partager la Palestine en deux États, l’un arabe et l’autre juif, est apparue pour la première fois en 1937, soit dix ans avant le vote par l’ONU du plan de partage de novembre 1947. La proposition émanait d’une commission royale, la com- mission Peel, envoyée en Palestine pour enquêter sur les troubles qui avaient embrasé le pays. Déclenchée par le mou- vement du Shaykh Ezzedine al-Qassam en novembre 1935, la Révolution s’était généralisée à partir d’avril 1936, en protes- tation notamment contre l’immigration juive, qui, avec l’ap- probation des Britanniques, atteignait des chiffres records. En effet, 4 565 immigrants juifs étaient arrivés en 1931, 9 553 en 1932, 30 327 en 1932, 42 359 en 1934, et 61 854 en 1935. A son arrivée, la commission trouva la Palestine en état de guerre. Les affrontements s’étaient étendus à l’ensemble du pays. Inaugurée par une grève générale et ininterrompue de six mois, la « Révolution de 36 » avait rapidement débouché sur de très nombreux incidents armés. Infiltrés à partir de la frontière syrienne, des volontaires arabes, commandés par Fawzi al-Qawouqji, prêtaient main-forte aux partisans palesti- niens. Sabotage de pipe-lines, dynamitage de convois ferroviaires, destruction des installations électriques et téléphoniques, attaques contre les colonies juives et batailles rangées avec les troupes coloniales anglaises forcèrent bientôt les armées du mandat à faire usage de l’aviation, des chars et de l’artillerie de campagne avant d’acheminer vers la Palestine des renforts à partir de l’Égypte et de Malte. Près de mille Palestiniens tombèrent durant la première phase de la Révolution, des milliers d’autres furent faits pri- sonniers et les troupes anglaises menèrent de très nombreuses opérations punitives contre les villages. Des centaines de mai- sons furent ainsi plastiquées et la majeure partie de la vieille 5 Institut des etudes palestiniennes | Telecharge le 16/01/2026 sur https://shs.cairn.info via Bibliotheques specialisees de la ville de Paris (IP: 194.153.110.5) WALID KHALIDI ville de Jaffa, devenue une des places fortes des insurgés, fut évacuée de force puis rayée de la carte, pour l’exemple, par les unités de génie britanniques. Regroupant l’ensemble des partis palestiniens, le Haut comité arabe, dirigé par Amin al-Husseini, mufti de Jérusalem et président du Haut Conseil islamique, céda alors aux pres- sions des rois Abd al-Aziz ibn Séoud, Ghazi d’Irak, et du prince Abdallah de Transjordanie. Il accepta de suspendre le soulèvement pour « donner une chance » à la commission d’enquête qui allait venir de Londres. Le séjour de la commission Peel dura de novembre 1936 à janvier 1937, et ses conclusions appelant au partage du pays furent rendues publiques en juillet 1937. Le rapport Peel La politique anglaise depuis la déclaration Balfour en vue de l’établissement d’un foyer national juif en Palestine, la peur des Palestiniens de devenir une minorité dans leur propre patrie du fait de l’arrivée massive des immigrants et de leur volonté proclamée de s’emparer du pays, avaient mis le feu aux poudres. Les causes de la Révolution, telles que dégagées par le rapport,. recoupaient les analyses palestiniennes. Mais il n’en allait pas de même quant au remède prescrit. Réfutant la thèse mandataire qui prétendait que les aspira- tions des deux peuples pouvaient être satisfaites dans le cadre de la déclaration Balfour, Peel concluait à l’impossibilité d’une telle solution, et préconisait le partage. Cette annonce plongea les Palestiniens dans la stupeur, d’autant plus qu’à la publication du rapport, les juifs repré- sentaient moins du tiers de la population de la Palestine et détenaient moins de 5,5 % des terres. En vertu de ce plan, la Galilée, dont la plaine intérieure de Marj ibn Amir qui s’étend du golfe de Haïfa jusqu’au sud du lac de Tibériade, tout comme la majeure partie de la plaine côtière allant de la ville de Jaffa jusqu’à la frontière libanaise, au nord, seraient « cédées » à l'État juif. Par ailleurs, « le cœur » du pays, à savoir toute la région de Jérusalem, jusqu’à la côte, ainsi que les villes de Ramallah, Bethléem, Nazareth et des dizaines de villages, resteraient sous mandat britannique pour une période illimitée... Le tableau qui suit, montre la répartition des terres et des deux populations entre les deux Etats pressentis. 6 Institut des etudes palestiniennes | Telecharge le 16/01/2026 sur https://shs.cairn.info via Bibliotheques specialisees de la ville de Paris (IP: 194.153.110.5) LA CONQUÊTE DE LA PALESTINE Population Population Surface cultivable juive arabe (en dunums) tat juif : 304 900 294 700 3 098 000 Etat arabe : 7 200 485 200 3 074 000 Ainsi, si le plan Peel était appliqué, la population arabe de L’Etat juif serait quasiment égale à la population juive, alors que les terres cultivables échues à l’Etat juif dépasseraient les terres cultivables allouées à l’État arabe. Pour tourner ces dif- ficultés, Peel accompagna sa proposition de deux mesures sup- lémentaires : transfert force de la population arabe hors de ’État juif et rattachement de l’État arabe palestinien à l’émi- rat de Transjordanie ! Le mouvement sioniste ne pouvait espérer en 1937 une meilleure proposition qui lui cédait la moitié du pays, lui assu- rait une continuité territoriale, entérinait l’idée du transfert forcé de la population palestinienne hors de l’État juif et affir- mait, publiquement et pour la première fois, que le « foyer national » serait un Etat juif. Aussi le projet Peel, même s’il ne fut jamais appliqué, constitua-t-il un acquis véritable et devint la pierre angulaire de toutes les revendications sionistes ultérieures. La Grande-Bretagne réprime la Révolution puis abandonne le plan de partage La Révolution embrasa à nouveau la Palestine tout au long des années 1937-1939. Des régions importantes du pays tout comme la vieille ville de Jérusalem et la ville de Bir al-Sab" tombèrent aux mains des patriotes palestiniens. La Grande- Bretagne fut alors contrainte d’appeler à une mobilisation par- tielle des troupes de l’empire. Et l’élite de ses chefs militaires — Wavell, qui commandera plus tard le front égyptien face aux puissances de l’Axe, Montgomery, le futur vainqueur de Rommel, et Haining, chef des opérations de guerre et des ren- seignements militaires au War Office - furent dépêchés sur le terrain pour mater les insurgés. Dans ses rapports à son commandement, Montgomery décrit en détails les unités palestiniennes qu’il affronta alors en Galilée. « Elles sont constituées, écrit-il, de groupes de 50 à 150 combattants, extrêmement mobiles » et « j’ai décidé de concentrer mes efforts pour en éliminer le plus grand nombre. J’ai dispensé mes principaux adjoints de toutes les tâches administratives et je les ai lancés à la chasse aux insurgés. Nous en avons tué plus d’une centaine ces dix derniers jours. De 7 Institut des etudes palestiniennes | Telecharge le 16/01/2026 sur https://shs.cairn.info via Bibliotheques specialisees de la ville de Paris (IP: 194.153.110.5) WALID KHALIDI nombreuses difficultés demeurent, mais commençons par le plus important, à savoir la concentration de nos efforts en vue de les éliminer physiquement ». Quant à Haining, il signale dans l’un de ses rapports cou- vrant la période du 1er novembre 1938 au 1er mars 1939 qu’il a liquidé « 19 insurgés le 9 novembre ; 24, le 10 novembre ; 34, le 28 novembre ; 38, le 2 décembre ; plus de 30, le 18 décembre ; 14, le 8 février ; plus de 19, le 27 février ; et 45, le 11 mars ». Ces chiffres donnent une idée de la cadence des affrontements entre partisans palestiniens et soldats bri- tanniques. De son côté, témoin direct de la Révolution dont il fut l’un des organisateurs, Muhammad ‘Izzat Darwaza, affirme, à propos des pertes palestiniennes : « Le nombre des détenus avoisine les 50 000, celui des martyrs, 7 000 ; celui des blessés, 20 000 ; sans compter que deux mille maisons ont été rasées [en représailles]. » Mais la puissance coloniale ne se contenta pas de cette répression féroce. Elle l’accompagna d’une série de mesures coercitives. Elle ordonna la dissolution de la totalité des organisations politiques palestiniennes, dont le Haut comité arabe, les par- tis, les clubs, les comités patriotiques, et arrêta une bonne par- tie des membres du Haut comité arabe puis les déporta aux Seychelles, dans l’océan Indien. Mais le mufti, Amin al- Husseini, tout comme son bras droit, Jamal al-Husseini, par- vinrent à s’échapper et à trouver refuge au Liban. Pour désarmer la population palestinienne, les autorités appliquèrent également une stratégie implacable, qui dura d'ailleurs jusqu’en 1945 et aboutit à ce que le peuple pales- tinien se retrouve littéralement désarmé face à ses adversaires. C’est ainsi qu’entre 1937 et 1945, les troupes coloniales saisirent 7 617 fusils, 4 891 revolvers, 1 376 grenades, 695 fusils de chasse et 347 375 balles. En revanche, les Britanniques ne se contentèrent pas de fermer les yeux sur la formation des unités sionistes sous le drapeau de la Haganah, mais fournirent à cette dernière aide et entraînement. En 1937, les effectifs de la Haganah approchaient les 20 000 hommes. Ce nombre fut doublé entre 1937 et 1939 par la constitution d’une armée juive parallèle, entraînée et équipée par l’armée anglaise, et placée sous commandement conjoint judéo-britannique. Des unités de commandos furent créées dans ce cadre, et notamment les célèbres « Night squads ». Cette nouvelle armée juive fut appelée, par mesure de « camouflage », la « Police des colonies ». Néanmoins, et malgré cette reprise en mains, la Grande- 8 Institut des etudes palestiniennes | Telecharge le 16/01/2026 sur https://shs.cairn.info via Bibliotheques specialisees de la ville de Paris (IP: 194.153.110.5) LA CONQUÊTE DE LA PALESTINE Bretagne se rendait compte de l’ampleur de l’opposition pales- tinienne au principe meme du partage et de la contestation grandissante à laquelle elle faisait face tant dans les pays arabes que dans le monde islamique. Elle se mit alors à la recherche d’une porte de sortie. Une deuxième commission d’enquête fut dépêchée en Palestine. Cette « commission technique » - il ne fallait pas montrer que la Grande-Bretagne avait cédé — avait en prin- cipe pour mission « l’étude des modalités d’application du plan de partage ». Elle arriva en Palestine en avril 1938 et repartit en août. Son rapport fut publié au mois de novembre. A l’opposé de la commission Peel, la commission tech- nique jugea impossible de créer un Etat juif « délesté » des Palestiniens et de leurs terres. Peel avait, il est vrai, résolu le problème en préconisant le déplacement massif et forcé des Palestiniens... Mais la commission technique refusa implicite- ment le recours à ce principe du transfert et insista sur le fait que ce refus devait être pris en compte dans toute dis- cussion d’un éventuel projet de partage. La Grande-Bretagne conclut alors que la commission tech- nique avait abouti à la conclusion que le partage était « impra- ticable », et s’en servit comme alibi pour abandonner le plan Peel et annoncer simultanément son intention de convoquer un congrès sur la Palestine. Une réunion était prévue à Londres avec la participation des représentants des juifs, des Palestiniens et des pays arabes. Cette annonce eut lieu en novembre 1938. Le Congrès de Londres et le « Livre Blanc » Le congrès ouvrit ses travaux le 7 février 1939 au palais Saint James sous la présidence de Neville Chamberlain, pre- mier ministre, et de Lord Halifax et Malcolm Mac Donald, respectivement ministres des affaires étrangères et des colo- nies. Les parties arabes refusèrent de s’asseoir à la même table que les dirigeants sionistes, et les délégués britanniques firent la navette entre les délégations. Le gouvernement britannique refusa de son côté de convier le mufti Amin al-Husseini car il avait pris la tête de la Révolution armée, mais Londres libéra par contre les déportés des Seychelles. La délégation palesti- nienne était constituée de Jamal al-Husseini, Husayn Fakhri al-Khalidi, Raghib al-Nashashibi, Mousa al-Alami, Georges Antonius, Amin al-Tamimi, Alfred Rock, et Ya‘qoub al- Ghusayn. Quant aux délégations arabes, elles se présentaient 9 Institut des etudes palestiniennes | Telecharge le 16/01/2026 sur https://shs.cairn.info via Bibliotheques specialisees de la ville de Paris (IP: 194.153.110.5) WALID KHALIDI comme suit : la délégation saoudienne était dirigée par l’émir Faysal ibn Abd al-Aziz ; la délégation égyptienne par le prince héritier, l’émir Abd al-Mun‘im ; la délégation irakienne par le premier ministre Nuri Pacha al-Said ; la délégation du Yémen par l’émir Husayn, le fils de l’Imam ; et la délégation trans- jordanienne était placée sous la direction du premier ministre, Tawfiq Abou al-Houda. Les travaux durèrent jusqu’au 17 mars 1939 mais sans aboutir au moindre résultat, ce qui amena la Grande-Bretagne à proclamer unilatéralement un « Livre Blanc » définissant la politique qu’elle allait unilatéralement mettre en oeuvre. 1 : Fondation dans un délai de dix ans d’un État palesti- nien regroupant Arabes et juifs, et lié par un traité à la Grande- Bretagne. Le mandat prendra fin au terme de ces dix ans, sauf si les conditions sur le terrain ne le permettent pas, auquel cas la Grande-Bretagne consultera les représentants palestiniens et juifs, la Société des Nations et les États arabes, en vue de défi- nir toute solution future. 2 : 75 000 immigrants juifs seront autorisés à venir en Palestine durant les cinq prochaines années. Au terme de cette période toute immigration sera soumise à « l’approbation des Arabes de Palestine ». 3 : Les transferts de propriété aux juifs seront interdits dans certaines zones, soumis à conditions dans d’autres et libres dans le reste du pays. Il est incontestable que ces dispositions allaient dans le sens des aspirations arabes. Le principe de création d'un État pales- tinien constituait en soi un rejet de l’idée du partage, et les réglementations restrictives de l'immigration et de la vente des terres allaient à l’encontre des intérêts sionistes. Les déléga- tions arabes, tout comme le parti al-Istiqlal de Raghib al- Nashashibi, opposé au mufti de Jérusalem, étaient enclins à accepter le « Livre Blanc ». Mais le mufti et ses partisans le refusèrent parce qu’il remettait sine die la proclamation de l’in- dépendance. Alors au zénith de son pouvoir, le mufti hajj Amin al- Husseini eut gain de cause, et les États arabes qui n’avaient pas encore le dernier mot concernant les affaires palesti- niennes, rejetèrent le « Livre Blanc ». Officiellement du moins. La réaction de la partie sioniste fut également négative, mais pour des raisons diamétralement opposées. Les juifs déclen- chèrent une grève générale en Palestine, et le 21e congrès sio- niste, réuni le 16 août 1939 à Genève, proclama son désaveu et son rejet de la politique du « Livre Blanc », sans pour autant 10 Institut des etudes palestiniennes | Telecharge le 16/01/2026 sur https://shs.cairn.info via Bibliotheques specialisees de la ville de Paris (IP: 194.153.110.5) LA CONQUÊTE DE LA PALESTINE aller jusqu’à la rupture avec la Grande-Bretagne. La Deuxième Guerre mondiale se profilait à l’horizon. Ce double refus n’empêcha pas Malcolm Mac Donald de soumettre le « Livre Blanc » aux Communes. Les débats furent houleux et Winston Churchill fut l’un des plus durs opposants au projet gouvernemental. Farouche partisan des thèses sio- nistes et du projet du foyer national depuis la Première Guerre mondiale, lorsqu’il était ministre des colonies, Churchill qua- lifia le « Livre Blanc » de « déni de la promesse » faite par son pays aux dirigeants sionistes. Mais le gouvernement persista dans sa démarche. Le « Livre Blanc » fut voté et devint la poli- tique officielle que la Grande-Bretagne allait appliquer en Palestine, abstraction faite des positions arabes ou juives. Quelques semaines plus tard, le conflit mondial débuta, éclip- sant l’ensemble de ces question

jeudi 15 janvier 2026

jacques halbronn Réflexions astrologiques autour de la pseudo unité du Shabbat judaïque

jacques halbronn Réflexions astrologiques autour de la pseudo-unité du Shabbat judaïque On tend à nous présnter comme unitaire ce qui est visiblement duel. Cela vaut pour le Shabbat, qui recouvre 24 heures et donc une partie nocturne et une partie diurne, deux dimensions contraires comme on le sait pour toute cyclicité, à commencer par les saisons: une année n'est pas un tout d'un seul tenant et dans le cas du monde juif, il importe de distinguer l'ensemble Israel et l'ensemble Juda, depuis la mort de Salomon mais en fait bien avant et également bien après, comme nous l'enseigne le Livre des Chroniques. Commençons par un bref exposé d'ordre astrologique avant d'examiner les clivages internes au Shabbat .I La dualité des phases en astrologie septénale En phase Din – en l’occurence avec Saturne à proximité du point vernal-, l’on assiste à un certain retour à la raison d’une partie de la classe politique. Sur le web Les députés socialistes ne voteront pas les motions de censure du RN et de LFI sur le Mercosur, dit Olivier Faure « Interrogé par ailleurs sur le budget, et l’utilisation éventuelle par le premier ministre de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution pour le faire adopter, le premier secrétaire du Parti socialiste s’est refusé à le réclamer. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, après une rencontre avec le premier ministre à Matignon, à Paris, le 22 décembre 2025 Les députés socialistes ne voteront pas les motions de censure déposées par le Rassemblement national et La France insoumise sur l’accord de libre-échange avec le Mercosur, a confirmé dimanche 11 janvier le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Olivier Faure. « Ce que l’on peut reprocher à Emmanuel Macron, c’est d’avoir beaucoup varié sur la question. (…) Mais à la fin, il dit non. Et donc au moment où il dit non (…) et où on a un vote au Parlement européen dans quelques jours (…), ce serait absurde de dire que (…) nous censurons le gouvernement », a affirmé le député de Seine-et-Marne sur BFMTV. Deux motions de censure axées sur le traité UE-Mercosur, l’une déposée par LFI, l’autre par le RN, doivent être débattues en milieu de semaine prochaine à l’Assemblée nationale contre le gouvernement de Sébastien Lecornu. » Rappelons que la phase « Din », passage de Saturne, tous les 7 ans sur le Soleil en signe cardinal, est celle où l’on a assiste à un certain retour à la Raison. L’astrologie, en ce sens, serait l’étude du cycle de la Raison, de la rationalité avec ses hauts (Din) et ses bas (Hessed). Cette phase est salvatrice en ce qu’elle nous délivre du Mal au bout de trois ans et demi sans qu’il soit nécessairement besoin de prier car le temps de chaque phase est fixé de façon immuable. Prière chrétienne adressée à Marie, mère de Jésus « Ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal. Amen » La phase Din met en évidence les insuffisances de certains responsables, leur incompétence. C »est ainsi que la Guerre de Kipour en 1973 tout comme le « pogrom » d’octobre 2023. – à 50 ans de distance (7×7 ans) ne s’expliquent que par une faiblesse du renseignement israelien, ce qui aura laissé le champ libre à l’ennemi. C’ »est bien là le coeur de la dialectique entre les deux phases de Saturne, celle de la faute inexcusable (Hessed) et du chatiment mérité (Din). La dissolution de l’Assemblée Nationale par Macron en juin 2024 a eu lieu avec Saturne en Poissons, ce qui sera considéré comme une faute, une grave cause de désordre qui aura un coût politique, une sanction. La phase Hessed fait émerger des brebis galeuses, vouées à être des boucs émissaires, qui auront abusé de leur libre arbitre, de leur liberté de manoeuvre: .web « Brebis galeuse. Personne perçue comme dangereuse ou indésirable au sein d’un groupe (…) agent provocateur, mal aimé, mouton noir, pestiféré. »Un bouc émissaire est un individu, un groupe, une organisation, etc., choisi pour endosser une responsabilité ou expier une faute pour laquelle il est, totalement ou partiellement, innocent. Le phénomène du bouc émissaire peut émaner de motivations multiples, délibérées ou inconscientes. La phase Hessed est en quelque sorte nécessaire à l’exercice de la phase Din ainsi mise à l’épreuve. Elle correspond à la tentation du Mal, à une certaine complaisance (Hessed) irresponsable envers des interdits, des tabous. Un cas remarquable est la Solution Finale décrétée en 1941-42, en pleine phase Hessed.(fin taureau, début Gémeaux) La phase Din qui suit en 1944 met fin à un certain aveuglement éthique. L4entrée de Saturne en Cancer en 1944 ne correspond pas tant au Débarquement de Normandie qu’à une résistance croissante face aux agissements de Hitler, ce qui s’inscrit directement dans notre problématique astrologique. sur le web Le complot du 20 juillet 1944, aussi appelé l’« opération Walkyrie », est une tentative d’assassinat visant Adolf Hitler, planifiée par des conjurés civils et militaires allemands souhaitant le renversement du régime nazi afin de pouvoir négocier la fin de la Seconde Guerre mondiale avec les puissances alliées. II La pseudo dualité du Shabbat On dira que la phase Din est l’avénement du jour et la phase Hessed, de la nuit, ce qui nous interroge à propos du sens du Shabbat lequel débute à la nuit tombée. Le temps shabbatique serait celui du passage de la nuit (crépuscule) au jour. Il nous semble que la signification du Shabbat se serait quelque peu perdue car on ne célébre pas l’aube à moins que cette pratique ne soit un facteur délibéré de désordre. Pourtant dans Genése I, on célébre l’arrivée de la Lumière (Fiat Lux) L’office du Samedi matin doit différer de celui du Vendredi soirqui doit être marqué par une certaine dégradation. Genése I, 5 וַיִּקְרָא אֱלֹהִים לָאוֹר יוֹם, וְלַחֹשֶׁךְ קָרָא לָיְלָה; וַיְהִי-עֶרֶב וַיְהִי-בֹקֶר, יוֹם אֶחָד. {פ} 5 Dieu appela la lumière jour, et les ténèbres, il les appela Nuit. Il fut soir, il fut matin, un jour Tout se passe étrangement comme si la nuit était salvatrice, sacrée et le jour, un temps profane sur le web « La havdalah (en hébreu : הבדלה) est une prière juive dite le soir de shabbat par les Juifs et qui exprime la séparation du kodesh (saint) et du ‘hol (ordinaire), c’est-à-dire le passage du shabbat aux jours normaux de la semaine. Cette prière se dit dès la « sortie » de shabath, c’est-à-dire à la fin du jour du shabbat, à l’apparition des trois premières étoiles dans le ciel ou 20 à 120 minutes (selon les traditions communautaires) après le coucher du soleil. La prière est suivie de chants et psaumes. Ces bénédictions ont pour mission de consoler du départ de la sainteté de la reine Shabbat. » L'usage du singulier s'avère ici éminemment suspecte puisque, comme on l'a dit plus haut, le Shabbat comporte une partie nocturne et une partie diurne qui correspondent à des énergies opposées, antagonistes. La Bible est marquée par une dualité refoulée, occultée, comme dans le cas du chapitre Ier et du chapitre II du Livre de la Genése, ce dernier servant de support à la notion de Shabbat, comme il est dit dans les X Commmandements. D'un côté on a un Adam à la fois masculin et féminin et de l'autre un Adam augmenté d'un élément féminin. Ce qui génére une forte polysémie où l'on peut dire une chose et son contraire. Dans le cas de la Havdalah (cf supra), on oppose le Shabbat au reste de la semaine alors que le Shabbat est déjà en lui même marqué par une opposition intestine. Quant à la liturgue de l'Office shabatique, elle débute le soir et se poursuit le lendemain dans la matinée. On y treouve une forte dominante liée aux Enfants d'Israel, notamment dans le Kadish, ce qui nous conduit à penser que jusqu'à nos jours, le judaisme est resté marqué par une dualité non assumée. JHB 18 01 26

.jacques halbronn . Repenser le thème du Péché Originel à la lumière de l’Astrologie Septénale

.jacques halbronn . Repenser le thème du Péché Originel à la lumière de l’Astrologie Septénale Nous pensons qu’un tel thème doit être radicalement repensé à l’aune de notre cyclologie, à savoir que la faute fait partie d’un systéme et ne reléve pas de quelque incident existentiel. aux terribles conséquences sur le web « Le péché originel est une doctrine de la théologie chrétienne qui décrit la désobéissance d’Adam et Ève, premiers êtres humains créés par Dieu : dans le Livre de la Genèse, ils mangent le fruit défendu de l’arbre de la connaissance du bien et du mal » D’ailleurs, la référence à un arbre de la connaissance du bien et du mal renvoie à l’astrologie. Genése III כב וַיֹּאמֶר יְהוָה אֱלֹהִים, הֵן הָאָדָם הָיָה כְּאַחַד מִמֶּנּוּ, לָדַעַת, טוֹב וָרָע; וְעַתָּה פֶּן-יִשְׁלַח יָדוֹ, וְלָקַח גַּם מֵעֵץ הַחַיִּים, וְאָכַל, וָחַי לְעֹלָם. 22 L’Éternel-Dieu (Yahou Elohim (deux pluriels) dit: « Voici l’homme (Adam) devenu comme l’un de nous (ehad miménou, encore un plureil ), en ce qu’il connait le bien et le mal (tov verah) Et maintenant, il pourrait étendre sa main et cueillir aussi du fruit de l’arbre de vie; il en mangerait, et vivrait à jamais. » En effet, selon nous, on aurait ici affaire à une programmation systémique partie intégrante du plan divin et non à quelque incident de parcours. Le christianisme, reprenant probablement une problématique judaïque dont on a la trace avec les sacrifices (ligature d’Isaac), le Yom Kipour -le Tikoun sur le web « Punition Dans certains écrits juifs plus tardifs, en particulier dans ceux des maîtres hassidiques, la théologie d’un « test divin » est rejetée et le sacrifice d’Isaac est interprété comme une « punition » pour le « mauvais traitement » réservé plus tôt par Abraham à son fils aîné Ismaël né de la servante Agar, qu’il a expulsé de son foyer à la demande de sa femme Sarah. Selon cette lecture, Abraham a manqué de compassion envers son fils, donc Dieu l’a puni en manquant ostensiblement de compassion envers son autre fils ». Quelque part, Sarah est la cause des fautes d’Abraham tout comme Eve de celles d’Adam et il y a donc une punition, un chatiment qui en découle. En Astrologie Septénale, la phase Din (Zéro) dénonce les errements de la phase Hessed (45). Comprenez que cette phase est récurrente puisque constitutive de la période de 7 ans.( à mi-parcours: 3 ans 1/2). Si la phase Din correspond à la conjonction de Saturne avec les axes saisonniers ( équinoxe/solstice), la phase Hessed se situe à égale distance d’un équinoxe et d’un solstice; dans un état intermédiaire, déboussolé. Quand les Chrétiens affirment que nous ne pouvons pas éviter de pécher et qu’il nous faut donc nous repentir régulièrement, n’est ce pas reconnaitre que la faute est prévue dans notre programmation. D’où la formule: errare humanum est, perseverare diabolicum » laisse entendre, selon nous, que la phase Din a vocation à corriger, à réparer les folies de la phase Hessed? Sur le web . « Même lorsque nous avons accepté Jésus comme notre Sauveur et reçu le pardon de nos péchés, nous avons toujours notre nature humaine pécheresse » La notion même de Sauveur (ICHTUS, S pour Soter) renvoie à l’inévitable faute qu’il s’agit de (se faire) pardonner (forgive), de (faire) reconnaitre, d’avouer, de confesser, de se repentir – ce qui ne fait sens que sous l’angle de l’astrologie septenale dans son alternance des phases.(cf supra). Saluer (Heil en allemand, Hi en anglais) quelqu’un revient à lui souhaiter de se sauver de ses fautes mais aussi de celles commises par autrui. à son encontre. Matthieu 6:12 « pardonne-nous nos péchés, car nous aussi nous pardonnons à quiconque nous offense; et Il est donc grandement temps de réparer une erreur persistante d’interprétation,ce qui constitue un contre-sens théologique patent. D’où l’importance que nous avons accordé, dès 1987, à la notion d’erreur.» (LINGUISTIQUE DE L’ERREUR ET EPISTEMOLOGIE POPULAIRE » ) Selon l’astrologie septénale, en phase Hessed, on péche, au nom d’une certaine idée de la liberté et en phase Din, on chatie le pécheur et l’on fait son Mea culpa. Observons que la devise républicaine « Liberté, Egalité, Fraternité » est typiquement Hessed, ce qui rend la France, plus qu’un autre pays, bien vulnérable aux appels au désordre, depuis la Révolution Française (cf L’Astrologie selon Saturne) survenue (1789) en phase Hessed (Poissons). La Révolution de 1789 serait en quelque sorte le péché originel de la République Française, bien plus que la Faute biblique d’Adam! JHB 18 01 26

mercredi 14 janvier 2026

jacques halbronn Théologie. et Astrologie. Théisme versus Déisme. Réponse à Frederic Lenoir

jacques halbronn Théologie. et Astrologie. Théisme versus Déisme. Réponse à Frederic Lenoir Dans L'Odyssée du Sacre. La grande histoire des croyances et des spiritualités des origines à nos jours; Ed Albin Michel, 2023, Fréderic Lenoir développe une thèse selon laquelle, l'Humanité porterait en elle même, donc subjectivement, un besoin de spiritualité (pp. 437 et seq).. Il y aurait un Homo Spiritualis. Notre position va à l'encontre d'une telle approche de l'Histoire des Religions. Selon nous, notre Humanité aura bel et bien été impactée par l'intervention/l'intrusion d'Extra-terrestres colonisateurs. Il s'agit là d'une voie qui n'est ni celle du théisme, ni celle du déisme dont traite Lenoir, lui qui se déclare en affinité avec l'Humanisme et le cartésianisme/spinozisme/ On observe qu'en plus de 500 pages, l'astrologie n'est guère abordée comme phénoméne central alors qu'elle est, à notre avis, au coeur de la Création, relatée dans Genése I. Epistémologiquement, pas d'astrologie , selon nous, sans une telle éventualité et pas de "bonne" théologie sans une "bonne" astrologie. Nier la réalité d'une certaine forme d'astrjacques halbronn Théologie. et Astrologie. Théisme versus Déisme. Réponse à Frederic Lenoir ologie, c'est se priver, se couper d'une apprehension valable de l'Histoire de notre Humanité, selon notre Théologie Réformatrice, laquelle ne prétend nullement se situer au tout commencement de l'Univers.,mettant en avant le passage de la Matière à la Forme, des Ténébres à la Lumière, d'où la Sortie de la Caverne. Nous n'éprouvons, pour notre part, aucun besoin neuronal de spiritualité et nous situons dans une démarche se voulant strictement historique et non pas préhistorique. Notre chronologie ne s'aligne point sur des durées exorbitantes mais se limite à une chronologie relativement récente, sur quelques millénaires, ce qui correspond grosso modo, à une échelle biblique créationliste. Ne confondons donc pas la cause et l'effet, c'est parce que nous sommes réellement impacté par le cours des astres que nous menons nos recherches dans ce domaine et non en raison de quelque angoisse métaphysique nous ayant conduit à "croire" en l'Astrologie,sous toutes ses formes. C'est ainsi que nous n'accordons pas au systéme solaire , pris dans son ensemble, la responsabilité du destin de l'Humanité; Nous ne retenons que le "coeur" du système solaire et nous ne pensons pas plus que tous les humains en relévent. En ce sens, le Ciel ne constitue pas un environnement "naturel" pour notre Humanité et nous préférons parler de Techno-scienc, de programmation, de "dessein intelligent", ce qui correspond assez bien à l'esprit du XXIe siècle qui se rapproche peu à peu du stade auquel étaient parvenus les "Créateurs" quand ils se mirent en tête de reformater nos ancêtres, lesquels cohabitent avec une nouvelle Humanité "adamique" (cf Genése I). Pour nous, la Bible comporte un enseignement astrologique et ne doit pas être considérée comme décrivant une réalité événementielle. La chute d'Adam constitue une parabole, une métaphore qui ne fait sens qu'au prisme du cycle de Saturne tel que nous l'analysons en Astrologie Septénale. En effet, pour que l'Humanité ne prenne conscience de cette forme d'astrologie, des revirements sont pédagogiquement nécessaires,qui nous interpellent, ce qui signifie une alternance de périodes de 3 ans et demi impliquant des changements d'attitude ne s'entendant qu'au prisme de notre grille astrologique, telle que nous avons été en mesure de la décrypter, en tant que spécialiste de l'Histoire des corpus, des recueils.(Thèse d'Etat 1999 Le texte prophétique en France Formation et Fortune, presses universitaires du Septentrion) Enfin, l'auteur aborde la question du transhumanisme (pp. 473 et seq) dont il s'alarme. Or, au prisme de l'astrologie, du moins telle que nous la concevons, l'astrologie reléve dès le départ du transhumanisme, ce qui est d'ailleurs évoqué dans Jérémie XXXI à propos du processus de la Nouvelle alliance, revendiqué par Jésus. Un tel programme n'annonce-t-il pas ce transhumanisme, si ce n'est que nous n'en étions pas conscient puisque ignorer l'astrologie, c'est ne pas accéder à certains automatismes cycliques. La troisième ère qui se profile -Ere adamique du Verseau- rendra notre Humanité tout à fait consciente d'une telle programmation qui ne date pas d'hier, mais déjà signalée par Jésus avec l'Ere des Poissons. Jérémie XXXI לב כִּי זֹאת הַבְּרִית אֲשֶׁר אֶכְרֹת אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל אַחֲרֵי הַיָּמִים הָהֵם, נְאֻם-יְהוָה, נָתַתִּי אֶת-תּוֹרָתִי בְּקִרְבָּם, וְעַל-לִבָּם אֶכְתְּבֶנָּה; וְהָיִיתִי לָהֶם לֵאלֹהִים, וְהֵמָּה יִהְיוּ-לִי לְעָם. 32 Mais voici quelle alliance je conclurai avec la maison d'Israël, au terme de cette époque, dit l'Eternel: Je ferai pénétrer ma loi en eux, c'est dans leur coeur que je l'inscrirai; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. לג וְלֹא יְלַמְּדוּ עוֹד, אִישׁ אֶת-רֵעֵהוּ וְאִישׁ אֶת-אָחִיו לֵאמֹר, דְּעוּ, אֶת-יְהוָה: כִּי-כוּלָּם יֵדְעוּ אוֹתִי לְמִקְּטַנָּם וְעַד-גְּדוֹלָם, נְאֻם-יְהוָה--כִּי אֶסְלַח לַעֲוֺנָם, וּלְחַטָּאתָם לֹא אֶזְכָּר-עוֹד. {ס} 33 Et ils n'auront plus besoin ni les uns ni les autres de s'instruire mutuellement en disant: "Reconnaissez l'Eternel!" Car tous, ils me connaîtront, du plus petit au plus grand, dit l'Eternel, quand j'aurai pardonné leurs fautes et effacé jusqu'au souvenir de leurs péchés. לד כֹּה אָמַר יְהוָה, נֹתֵן שֶׁמֶשׁ לְאוֹר יוֹמָם, חֻקֹּת יָרֵחַ וְכוֹכָבִים, לְאוֹר לָיְלָה; רֹגַע הַיָּם וַיֶּהֱמוּ גַלָּיו, יְהוָה צְבָאוֹת שְׁמוֹ. 34 Ainsi parle le Seigneur qui créa le soleil pour la lumière du jour, donna mission à la lune et aux étoiles d'éclairer la nuit, qui agite la mer et fait mugir ses flots, lui qui a nom l'Eternel-Cebaot JHB 14 01 26

jacques halbronn Astrologie Septénale. Les 3 ans et demi du ministère de Jésus avant sa crucifixion

jacques halbronn Astrologie Septénale. Les 3 ans et demi du ministère de Jésus avant sa crucifixion LA période de 3 ans et demi (phase 45° Hessed) est cruciale en Astrologie Septénale, étant la moitié de 7 années. Elle marque un temps d’arrêt du cycle de 7 ans et une forme de descente aux Enfers marquée par la trahison de proches, de complices. Le film qui sort actuellement, l’Affaire Bojarsky de Salomé, met en évidence la dérive du faussaire (Réda Kateb), lequel va accorder sa confiance à celui qui va le trahir (joué par Lotin) L’entrée en phase Hessed de Saturne annonce un tel cas de figure. La période 3 ans et demi est la clef du ministère de Jésus, tel que décrit dans les Evangiles (cf ci après) SOCIETE BIBLIQUE DE GENEVE »Dans le Nouveau Testament, le baiser de Judas – également connu sous l’expression Trahison du Christ – est celui que l’apôtre Judas Iscariote donne à Jésus afin de désigner aux soldats romains l’homme à arrêter, signant selon les interprétations sa trahison. Ce thème est traité par de nombreux peintres et sculpteurs. » Source : Wikipédia Avis de la Société Biblique de Genéve: Selon Luc 3:1, Jean le Baptiste a commencé son ministère la quinzième année du règne de Tibère César. Tibère a été nommé empereur en 14 ap. J.-C., et « la quinzième année » correspondrait à 28 ou 29 ap. J.-C. Jésus a commencé son ministère peu de temps après, donc vers 29 après J.-C. Quant à la fin de son ministère, nous savons qu’il a culminé avec sa crucifixion, sa résurrection et son ascension. Selon l’Évangile de Jean, Jésus a assisté à au moins trois fêtes annuelles de la Pâque au cours de son ministère : une ene de Jésus a duré au moins deux ans. En raison de la quantité de choses que Jésus a accomplies et des lieux qu’il a parcourus au cours de son ministère, de nombreux érudits pensent qu’il y a eu une autre Pâque, non mentionnée dans les Évangiles, qui est tombée entre les Pâques . »>Jean 2 « >Jean 6. Cela porterait le ministère de Jésus à au moins 3 ans. Nous pouvons ajouter plus de temps en raison de tout ce qui s’est passé avant la première Pâque du ministère de Jésus en Jean 2. Au moment de cette première Pâque (au printemps 30), Jésus avait déjà voyagé de la région du Jourdain à Cana, puis à Capharnaüm et enfin à Jérusalem. Il avait été baptisé par Jean >Matthieu 3:13-17), tenté dans le désert Matthieu 4:1-2), commencé son ministère de prédication. »>Matthieu 4:17), appelé ses premiers disciples opyright © 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés. »>Jean 2:1-11) et fait un voyage à Capharnaüm avec sa famille>Jean 2:12). Tout cela a pris au moins plusieurs mois. Ajoutez à cela les 40 jours entre la résurrection de Jésus et son ascension>Actes 1:3), et nous obtenons la durée totale du ministère terrestre de Jésus. De son baptême à son ascension, de la fin de l’été 29 au printemps 33, nous avons environ 3 ans et demi. Autres sources Selon l’Évangile de Jean, Jésus a assisté à au moins trois fêtes annuelles de la Pâque au cours de son ministère une en Jean 2:13, une autre en 6:4, et enfin la Pâque de sa crucifixion en 11:55-57. Sur la base de ces informations, le ministère de Jésus a duré au moins deux ans. La durée de la prédication de Jésus est difficile à préciser, mais va de quelques mois si l’on suit les synoptiques à deux ou trois ans si l’on suit l’évangile de Jean. Certains avancent même une durée du ministère de Jésus de 3 ans et demi. Le ministère de Jésus dura trois ans et demi, à partir de Son baptême au cours de l’automne de l’an 27, jusqu’à Sa crucifixion au printemps de l’an 31 de notre ère. Il fut « retranché » au milieu d’une semaine « prophétique », comme nous pouvons le lire dans Daniel 9 :26-27. autre source Quelle a été la durée du ministère de Jésus ? LES biblistes fournissent des réponses différentes à cette question. Selon certains, le ministère de Jésus a duré une année seulement ; selon d’autres, deux ans. D’autres encore affirment qu’il a duré trois ans ou trois ans et demi. La prophétie et l’histoire bibliques prouvent qu’il s’est effectivement écoulé trois ans et demi entre le moment où Jésus a été baptisé et a reçu l’esprit saint de Dieu, symbolisé par une colombe, et sa mort sur le poteau. — Luc 3:21, 22 ; 23:46. La prophétie consignée dans Daniel 9:24-27 précise de façon particulièrement concluante la durée du ministère de Jésus. Cette prophétie, dite des “soixante-dix semaines”, indiquait à la fois la date où le Messie, Jésus Christ, est apparu, et la durée de son ministère. On reconnaît généralement qu’il s’agit de “semaines d’années”. Une traduction américaine dit : “Soixante-dix semaines d’années sont réservées pour ton peuple.” (Voir aussi l’Encyclopædia Judaica, t. V, col. 1281.) Cette prophétie ajoute : “Depuis la sortie de la parole de rétablir et de rebâtir Jérusalem, jusqu’à Messie le Conducteur, il y aura sept semaines, également soixante-deux semaines.” En d’autres termes, le Messie devait venir au terme de soixante-neuf “semaines”. COMMENT SITUER CES “SEMAINES D’ANNÉES” Quand ces “semaines d’années” ont-​elles commencé ? L’année où le gouverneur Néhémie fut autorisé à reconstruire les murailles de Jérusalem, soit en 455 av. n. è. (Néh. 2:3-9.) Comptées à partir de cette date, soixante-neuf semaines d’années, ou 483 années, nous amènent en l’an 29 de notre ère. On a la preuve que Jésus s’est bien présenté comme le Messie cette année-​là en comparant Luc 3:1, 2, 23 aux dates du règne de Tibère César dont il est question dans le récit de Luc. Ensuite, la prophétie de Daniel précise que le “Messie sera retranché, avec rien pour lui-​même”. Mais quand devait-​il être retranché, c’est-à-dire mis à mort ? Le Da 9 verset 27 nous permet de le savoir, car il dit qu’“à la moitié de la semaine, il fera cesser le sacrifice et l’offrande”. Que faut-​il comprendre par la fin de ces deux choses ? Que les sacrifices et les offrandes exigés par la Loi de Moïse n’auraient plus de valeur aux yeux de Jéhovah Dieu. Ils ne pourraient plus faire dans un sens typique la propitiation pour les péchés de ceux qui les offraient. Pourquoi ? Parce que “grâce à sa chair”, c’est-à-dire grâce à son sacrifice humain, Jésus Christ, le Messie, “a aboli (…) la Loi des commandements”. (Éph. 2:15.) Comme la Loi de Moïse, avec ses sacrifices d’animaux et ses offrandes, n’était “qu’une ombre des bonnes choses à venir”, elle cessa d’être en vigueur quand vint la réalité, autrement dit le sacrifice de Jésus, l’Agneau de Dieu. — Héb. 10:1-10 ; Jean 1:29. Ainsi, la prophétie de Daniel nous permet de savoir que le Messie est venu à la fin des soixante-neuf semaines d’années, soit en 29, et qu’au milieu de la soixante-dixième semaine, c’est-à-dire trois ans et demi plus tard, il s’est offert en sacrifice, les sacrifices prévus par la Loi de Moïse n’étant alors plus nécessaires. Grâce à cette prophétie, nous connaissons donc la durée du ministère de Jésus. En effet, il s’écoula trois ans et demi entre le moment où il devint le Messie et celui de sa mort. QUATRE PÂQUES Le récit de la vie de Jésus, tel qu’il nous est fait dans les Évangiles, et notamment dans celui de Jean, est tout à fait conforme à cette prophétie. Comment cela ? En ce sens qu’il nous indique qu’il y a eu quatre Pâques au cours du ministère de Jésus. La première, que mentionne Jean, a eu lieu peu après que Jésus a accompli son premier miracle. Nous lisons : “Or la Pâque des Juifs était proche, et Jésus monta à Jérusalem.” — Jean 2:13. Puis, nous lisons dans Jean 6:4: “Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche.” Comme la première fois, Jésus monta à Jérusalem, car la Loi de Moïse l’exigeait (Deut. 16:2). La dernière Pâque, qui est mentionnée par les quatre évangélistes, Jésus la célébra avec ses douze apôtres juste avant sa mort. — Mat. 26:17 ; Marc 14:14 ; Luc 22:11 ; Jean 13:1. “Mais, vous exclamerez-​vous peut-être, cela ne fait que trois Pâques ! Où est la quatrième ?” Il s’agit sans doute de celle dont il est question dans Jean 5:1, bien que l’apôtre n’emploie pas le mot Pâque. Jean écrit : “Après ces choses, il y eut une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem.” Les paroles de Jésus rapportées dans Jean 4:35 nous permettent de dire qu’il s’agissait bien de la fête de la Pâque. Jésus déclara : “Ne dites-​vous pas : Encore quatre mois, avant que vienne la moisson ?” La moisson des orges avait lieu à l’époque de la Pâque qui, au cours de ces quatre mois, était la seule fête d’une importance telle que Jésus devait être présent à Jérusalem. Les deux autres fêtes annuelles qui exigeaient que Jésus soit présent à Jérusalem avaient lieu plus tard, bien après la Pâque. Bien que Jésus ait parfois prêché la bonne nouvelle du Royaume en des lieux relativement éloignés, comme Tyr et Sidon (Mat. 15:21), ainsi qu’en Pérée, de l’autre côté du Jourdain (Mat. 19:1), il prêcha surtout en Galilée, la province où il avait passé son enfance. C’est en Galilée qu’il rencontra des gens sincères, humbles et simples, tels que des cultivateurs et des pêcheurs, qui l’écoutèrent avec joie. Il semble que Jésus ne montait à Jérusalem qu’en des occasions spéciales. Il est vrai que la fête de la Dédicace et celle des Purim eurent lieu pendant ces quatre mois, mais les Juifs pouvaient les célébrer là où ils se trouvaient, car elles avaient été instituées après la dispersion des Juifs. Une autre raison nous permet de conclure que la fête dont il est question dans Jean 5:1 était bien la Pâque. Laquelle ? D’après le récit des autres Évangiles, qui relatent en détail le ministère de Jésus en Galilée, il a fallu beaucoup plus d’un an à Jésus pour accomplir tout ce qui est rapporté entre la Pâque qui est mentionnée dans Jean 2:13 et celle dont il est question dans Jean 6:4. UNE AUTRE PREUVE On peut encore avancer une autre preuve pour démontrer que le ministère de Jésus a bien duré trois ans et demi. Le texte de Jean 19:31 nous permet de conclure que Jésus est mort un vendredi, car il indique que le lendemain était un “grand” sabbat. En effet, quand le sabbat hebdomadaire correspondait au premier jour de la fête des gâteaux non fermentés, fête qui durait une semaine, lequel premier jour était lui aussi un sabbat, il s’agissait logiquement d’un “grand” sabbat (Lév. 23:6, 7). Or, la Pâque, quatorzième jour de Nisan, n’est tombée un vendredi ni en 31 ni en 32, mais en 33. C’est donc bien le 14 Nisan de l’an 33 que Jésus est mort, ce qui fait que son ministère a duré trois ans et demi. Ainsi, il y a plusieurs moyens d’arriver à la conclusion que le ministère de Jésus n’a duré ni un an ni deux ans, mais bien trois ans et demi : la prophétie de Daniel 9:24-27, le fait que quatre Pâques eurent lieu durant son ministère et le fait que le 14 Nisan, jour de pleine lune, n’est tombé un vendredi ni en 31 ni en 32, mais en 33. » Le passage de Genése I à Genése II qui a donné lieu à la théorie du Péché Originel, se caractérise par l’ajour à Adam d’une femme fatale qui déclenchera sa chute, son expulsion du Jardin d’Eden. Nous y voyons surtout une leçon d’astrologie septénale plus qu’un événement réel à la différence de ce qui s’est probablement bel et bien produit pour Jésus (cf supra) JHB 14 01 26

mardi 13 janvier 2026

jacques halbronn Linguistique et Bible . La question du tétragramme et le passage du 3 au 4.

jacques halbronn Linguistique et Bible . La question du tétragramme et le passage du 3 au 4. Selon nous, le nom de Dieu est un trigramme et non un tétragramme, ce qui est attesté par les noms de Jérémie, Isaïe, Elie se terminant par "Yahou":Jérémie (יִרְמְיָהוּ, Yirməyāhoū, Pourquoi donc aura-t-on une quatriéme lettre, à savoir un second hé, ce qui donne יְהוָה (rendu par Yahwé, Jéhova), le Vav étant alors rendu comme consonne et non comme voyelle.(Yahou) On notera que la finale "ou" en hébreu est celle du pluriel. Ani, anahnou (premiere personne) HAllelouya Louez le Seigneur. On rend généralement le "tétragramme, à l'oral, comme Adonaye, ce qui est un pluriel tout d'ailleurs comme Eohim. En ne prononçant pas le vav du trigramme/tétragramme, l'on estompe/occulte le caractère pluriel de l'expression Yahou, probablement dans l'idée de renforcer le monothéisme, du dieu unique. Il est intéressant de noter que les trois premiers chiffres sont du même ordre en français, en anglais, en allemand mais que les séries diffèrent au delà du 3/ I one/un II two (zwei) deux III three (drei) trois: mais ensuite quatre ne colle pas avec four ou vier Le trigramme peut être associé à la Trinité chrétienne alors que le tétragramme peut l'être avec les 4 Evangélistes.(tétramorphe). On peut relier le trigramme avec la théorie des trois ères que nous avons exposée (Precession des Equinoxes, Ere du Verseau) On rappellera, tout de même, que la grammaire est ternaire (première, deuxiéme personne du singulier et du pluriel) et non quaternaire. (cf les Pirkei Avoth) sur le web " Composée en 1995 par le compositeur américain Allan E. Naplan, la chanson Al Shlosha d'Varim est une mise en musique d'une maxime populaire de Pirkei Avot (rédacteur de lois de la morale juive). La traduction de cette phrase pourrait être : "la parole est soutenue par trois choses, par la vérité, par la justice et par la paix". JHB 11 01 26

Jacques halbronn Son bilan inégalable de 50 ans d'activités au service de la cause astrologique,.

Jacques halbronn Son bilan inégalable de 50 ans d'activités au service de la cause astrologique,. Au bout d'un demi-siècle d'activités, il est temps de faire un bilan aussi exhaustif que possible de ce que nous avons initié, produit sur le créneau astrologique en tous ses aspects sur divers et dans divers cadres UNIVERSITE Abraham Ibn 'Ezra, astrologue, Revue des Etudes Juives, 1977 La Problématique Astrologique chez les principaux penseurs juifs du Moyen age Espagnol 1979 (dir G. Vajda) Thèse 3e cycle. EPHE- Paris III. , La traduction anglaise des Jugements Astronomiques sur les Nativités (1550) d'Auger Ferrier, Mémoire de DEA, Lille III. “La communication du savoir astrologique” in La Magie et ses langages. Dir. Margaret Jones-Davies, Lille III. Essai de répertoire des historiens de l'astrologie ». Ed La Grande Conjonction 1984 1986 Pierre d’Ailly : des conjonctions planétaires à l’antéchrist; Colloque Pierre d'Ailly, Amiens 1986 Communication " Les variations d'impact des comètes en France. Etude bibliographique La comète de Halley et l'influence sociale et politique des astres : actes du colloque tenu à Bayeux, au Centre. Guillaume le Conquérant en octobre 1986. “The revealing process of translation and criticism in the History of Astrology”, in Astrology, Science and Society, Historical essays, Dir. P. Curry, Woodbridge, Boydell Press. Actes du Colloque Histoire de l'Astrologie. Londres, Warburg Institute (1984) 1993 Article Astrologie. Encyclopaedia Universalis. réédition Figaro. 1991 Une attaque réformée oubliée contre Nostradamus (1561), Réforrme Humanisme Renaissance 1991 Colloque 'L'astrologie en Terre de France", Eglise Sainte Anne Paris 1992 Communication sur Mersene in Pierre Gassendi Actes Du Colloque International Digne Les Bains 18 21 Mai 1992 Quadricentenaire De La Naissance De Pierre Gassendi Tome I Et II 1994, “Réshit Hokhmah d'Abraham Ibn Ezra. Problèmes de traduction au Moyen Age”, in Proceedings of the Eleventh World Congress of Jewish Studies, Jerusalem. 1994., “Exégèse prophétique de la Révolution Française”, in Actes du Colloque Prophétisme et Politique, Paris, Politica Hermetica, l'Age d'Homme. 1994 Exposition ".. Astrologie et prophétie, merveilles sans image : l'appareil iconographique dans la littérature divinatoire française au seizième siècle. Catalogue Ed. Bibliothèque Nationale, 1995 Le milieu astrologique . Ses structures, ses membres (Dir Yves Lecerf, DESS Paris VIII) 1996 Le diptyque astrologique d'Abraham Ibn Ezra et les cycles planétaires du Liber rationum Revue des Etudes Juives 1997 Les prophéties et la Ligue, in Prophètes et prophéties au XVIe siècle. Volume 15 of Cahiers V. L. Saulnier Jury de thèse Rijksuniversiteit Groningen. Veenstra, J. R. (1997). Magic and divination at the courts of Burgundy and France: text and context of Laurens Pignon's Contre les devineurs (1411). 1997 “Le Manuscrit 7321A de la Bibliothèque Nationale de France et le texte de l'édition critique des textes pseudo-hippocratiques”, Bulletin de Philosophie Médiévale, n°38, Louvain La Neuve. “L'Empire déchu ou l'Astrologie au XVIIe siècle”, Paris, Politica Hermetica, n° 11. 1998 Pierre Du Moulin et le thème du Pape Antéchrist/ Colloque: Formes du millénarisme en Europe à l'aube des temps modernes 1999 Le texte prophétique en France. Formation et fortune Thèse d'Etat Paris (Dir Jean Céard 2000 Le texte prophétique Discours de la méthode Paru dans Babel, 2002 Documents Inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Ed Ramkat 2002Candidature pour la chaire . Histoire des courants ésotériques dans l'Europe moderne et contemporaine. EPHE Ve séction Sciences Religieuses 2003 Communication in Politica Hermetica, Astrologie et Pouvoir 2004 ‘The Importance of Comets for the Cause of Astrology: the Case of Pierre Bayle in the Years 1680-1705’, in Astrology and the Academy. Papers from the Inaugural Conference of the Sophia Centre, Bath Spa University College, 13-14 June 2003, eds N. Campion, P. Curry, M. York, Bristol, 2004, . 2007 Le dominicain Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle Post Doctorat, Ecole pratique des Hautes Etudes Ve section Dir . Louis Chatelier 2008 Questions autour du texte sur l'éclipse de 1654 attribué à Gassendi; in Gassendi et la modernité Dir Sylvie Taussig 2011-2015 Publications in Revue Française d'Histoire du Livre, Librairie Droz (avec Gérard Morisse) Chronologie centurique (2011) De l'agencement des recueils prophétiques. De la Pronosticatio de Lichtenberger au Mirabilis Liber parisien.(2013) et Histoire des Livres d'Heures. La fortune du Kalendrier et Compost des Bergers en Angleterre et en Italie autour de 1500 (2015) TRADUCTION De Textes LE LIVRE DES FONDEMENTS ASTROLOGIQUES précédé de LE COMMENCEMENT DE LA SAPIENCE DES SIGNES d'Abraham Ibn EZRA bibliotheca Hermetica, Ed Retz, 1977 . Préface de Georges Vajda . Introduction traduction et notes de Jacques Halbronn. Traductions de ses ouvrages: Clefs pour l'Astrologie. 1978- 1991 Las Claves de la Astrologia. Editorial: EDAF. L'Astrologue face à son client Les ficelles du métier Geoffrey Dean traducteur. Astrologer meets client. Tricks of the trade 2003https://www.astrology-and-science.com/A-meet2.htm RECHERCHE THEORIQUE 1976 et 1993 Clefs pour l'Astrologie. 1976 Astrologie Sensorielle in revue Cosmopolitan, Décembre 1976 Mathématiques Divinatoires 1983 Astrologie selon Saturne (1994), Astrologie Septénale. sur le web Michel Gauquelin Les personnalités planétaires . Ed Trédaniel La Grande Conjonction, 1992 Thinktank NOFIM.unblog.fr depuis 2013 RESPONSABILITES ASSOCIATIVES 1973 Vice-présidence du Centre International D'Astrologie International Society for Astrologica Research; Board of Directors 1975 1975 Président fondateur du Mouvement Astrologique Universitaire (MAU) devenue Mouvement Astrologique Unifié et Assocaition La Vie Astrologique. 1976 Président fondateur de la Société Astrologique de France (SAF) 1986 Vice président du Groupe de recherche en Astrologie (GERAS) et dernier président en exercice avant sa dissolution ORGANISATION DE FEDERATIONS Fédération internationale Européenne Lille 1978 (France Allemagne, Espagne, Belgique) GROUPEMENT REGIONAL D'ASTROLOGIE DU LITTORAL ATLANTIQUE (GRALA) La Rochelle 1978 Fédération Internationale Méditerranéenne d'astrologie (FIMA) Nice 1979 (Italie, Grèce, Israel) Fédération Internationale des Astrologues de Langue française Bruxelles -Luxembourg, 1980-81 Syndicat National de l'Enseignement Astrologique (SNEA) Lyon 1984 OUTILS DE TRAVAIL 1972 Bibliotheca Astrologica. Gabriel Traité de l'Heure dans le Monde.(THM) 1978 Ed de la Grande Conjonction Réédition 1980, 1983 etc Gabriel Les grandes Ephemerides (1500-1699) 2 tomes- Paris 1990 Ed Trédaniel Robert Benazra Répertoire Chronologique Nostradamique 1990. préface Jean Céard. Françoise Schneider Gauquelin Problèmes de l'heure résolus en astrologie Trédaniel 1987 J. Halbronn CATAF Catalogue Alphabétique des textes astrologiques Français (CURA) 1999 Bibliotheca Astrologica Catalogue en ligne sur RAKUTEN c/o boutique vulcainJh Documentation Iconographique Astro-Prophétique (DIAP 1: 1504-1554) Patrice Guinard et Jacques Halbronn CURA 2003-2007 TELEPROVIDENCE -You Tube) TELE DE LA SUBCONSCIENCE. (depuis 2008) https://www.youtube.com/channel/UCGrSrpM8oTehwHtYPfjLnzQ Bibliothèque Internationale de Numérisation Astrologique (BINA) https://binaastrologie.fr/ depuis 2022 COLLABORATION avec Ed La Maisnie- Guy Trédaniel Editions de la Grande Conjonction 1978-1995 ASTROMATIC (traduction, informatique 1990-2002 DIRECTION DE REVUES. MEDIAS TRIGONE, organe du CIA. Rédacteur en chef (1973-74) Cahiers Astrologiques 1976 , Grande Conjonction 1978 , Bulletin de la Société Astrologique de France 1989 Depuis 2008 Création de TELEPROVIDENCE (devenue chaine You Tube Télé de la Subconscience) La Revue Astro-prophétique editions-grandeconjonction.blogspot.com HISTOIRE DE L'ASTROLOGIE Le Monde juif et l'astrologie Histoire d'un vieux couple Ed Arché Milan,1985 Abraham Ibn Ezra Traités astrologiques, Bibliotheca Hermetica, 1977 Histoire de l'Astrologie avec Serge Hutin, Ed Artefact 1986 Claude Dariot Introduction au jugement des astres 1990 Ed Pardés Jean Baptiste Morin Remarques Astrologiques sur le Centiloque de Ptolémée; Ed Retz 1975 Réédition des manuels Alan Leo. L'Horoscope et comment le tirer, Guy Trédaniel, 1987 L'Horoscope en détail, avec H. S. Green, Guy Trédaniel, 1987 L'Analyse raisonnée de l'astrologie, avec Alfred H. Barley, Guy Trédaniel, 1987 L'Astrologie de tout le monde, Guy Trédaniel, 1990 1992 La vie astrologique il y a cent ans (d'alan Léo à Barlet) Ed Trédaniel 1993 L'Astrologie selon le Livre de Toth (Etteilla, 1785), Ed Trédaniel 1993. Nicolas Bourdin Le Centilogue de Ptolémée Ed Trédaniel 1995 La vie astrologique, Années 30-50 (de Maurice Privat à Néroman) ed Trédaniel 2005 Papes et prophéties. Décodages et influences Ed Axiome/ ZODIAQUE Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau Ed Albatros 1979 Le grand Livre du Sagittaire (avec Solange Dessagne) Ed Tchou Editions SOLAR 1981 - Coll. "Solarama" - sur une idée de Ivan OTHENIN-GIRARD (réédition France Loisirs 1992 (avec Catherine Aubier, Marguerite de Bizemont, Françoise Colin) GUIDES ASTROLOGIQUES Bottin Astrologique 1979 Guide de la Vie Astrologique, 1984 Ed Trédaniel Guide Astrologique -1997 Ed O. Laurens Livre Blanc de l'astrologie. 2006 Préface Geoffrey Dean. Centres de formation 1975 -1995 Faculté Libre d'Astrologie de Paris fondé avec Catherine Aubier, Marielle Clavel(Garrel), Jacqueline Bony Belluc, Olivier Peyrebrune.https://facultelibredastrologiedeparis.blogspot.com/2023/10/jacques-hallbronn-une-selection-de-ses.html 1978 Congrès International sur l'Enseignement Astrologique. (Nlle Acropole. Pte Maillot) 1979 Ouverture du Centre Providence, rue de la Providence. Bibliothèque. Archives photo- vidéo (CO)ORGANISATION D'EVENEMENTS PARISIENS 1974 (Hotel Méridien Pte Maillot), 1975 ( FIAP. Foyer International d'Accueil Paris) 1976(FIAP), 1977 (FIAP), 1978 (Nlle Acropole, Pte Maillot; FIAP et Musée Guimet) 1987, 1988, 1989, 1990, 2000, 2004 à 2012 (Maison des Associations du XIIIe arrondissement de Paris) 2015-2016 (Palais de la Chine XIIIe) (CO)ORGANISATION D'EVENEMENTS Monde francophone (hors Paris) 1976 Reims 1978 Lille 1978 Saint Maximin La Rochelle, Lumbin (38) 1979 Genéve, Nice 1980 Bruxelles, Strasbourg Tours 1981 Toulon 1982 Toulouse, Metz 1983 Nantes, Tournai (Belgique) 1984 Lyon 1985 Orléans 1986 Amiens 1989 Rouen 1991 Montluçon, Vichy 1992 Angouléme 1993 Dijon 2008-2009 Lausanne, Montpellier, Nice, Antibes, Cannes, Morgues (Suisse) Clermont Ferrand, Saint Girons 9 Montréal (Québec), Grenoble, Marseille etc 2010 Lille 2011 Reims, Le Havre 2012 Cahors, Bruxelles 2013 Rennes, Sarlat, Nantes, Saint Etienne, Bordeaux. Toulouse, Lyon Compléter avec Epopée du Mouvement Astrologique MAU 1974 1994, un film d'archives réalisé par Daniel Kubezyk jacques halbronn Vademecum des rencontres filmées sur TELEPROVIDENCE 2005-2016 Vidéo ACTIVITES extra-européennes et extra-monde francophone 1976 Bengalore, Bombay (Inde) 1980 Londres ( Guild, Avenue Road) 1982 Athènes (Grèce) 1984 Londres (Warburg Institute) 1992 Rio de Janeiro (Brésil), Buenos Aires (Argentine), Québec 1994 Haifa et Petah Tikva (Israel) 2009 Jérusalem, Petah Tikva (Israel) JHB 13 01 26

lundi 12 janvier 2026

jacques halbronn Théologie et anthropologie. La conscience de l'erreur et le type adamique Autour de Genése I. Le personnage d'Adam.

jacques halbronn Théologie et anthropologie. La conscience de l'erreur et le type adamique Autour de Genése I. Le personnage d'Adam. On traduit à tort l'hébreu Adam dans le Pentateuque par "Homme" ou par "Humanité alors qu'Adam est un Surhomme date de capacités particulières,hors normes, Il est décrit dans Genése I (et V) comme à la fois masculin et féminin, donc double à l'instar d'Elohim, à son image, à sa ressemblance . Il s'agit ici de décrire en quoi consiste cette humanité reformatée (cf notre théologie réformatrice) et le cas de l'erreur nous semble avoir une dimension euristique. (cf LINGUISTIQUE DE L'ERREUR ET EPISTEMOLOGIE POPULAIRE Plateforme SCRIBD, mémoire soumis en 1987 à Louis Jean Calvet) Eloge de la souffrance, de l'erreur et du péché janvier 1990 de Alain Kieser Anne Rose, Jacques Halbronn) Selon nous, Adam a une forte conscience de l'erreur, ce qui correspond quelque part au cogito cartésien. Mais ce n'est pas autrui qui lui permettra d'accéder à une telle sensation de faux puisqu'il est lui même autre à lui-même, ce qui est le propre de l'idée de réflexion, de miroir. Adam n'attend pas d'autrui qu'on le corrige, qu'on lui signale qu'il s'est trompé pas plus qu'il ne comptera pas sur l'échec, la faillite d'une action engagée "pour voir". Adam ne se satisfait pas d'une telle conscience de l'erreur, il lui faut déceler l'erreur en amont, avant toute intervention extérieure. Inversement, ce qui viendrait le confirmer dans une position sera perçu avec scepticisme, dans le doute car il faut faire la part du hasard qui viendrait valider ce qui n'est pas validable sans parler de contrefaçons, de production de "faux". Le génie est celui qui a cette faculté réflexive, auto-critique et sa disposition à renoncer immédiatement aux erreurs dès qu'il en a pris conscience. En astrologie septénale,la phase "Din" (Saturne conjoint à l'axe solsticial ou à l'axe équinoxial), on a impérativement besoin de ce type adamique pour montrer l'exemple, pour abandonner, faire le deuil de représentations obsolétes, de ce que l'on appelle dans la Génése un "Juste" (Tsadiq), dont la présence est un gage d"hygiène mentale. Adam, par cette conscience, est en mesure de sauver le Monde à condition qu'on le suive, qu'on le croie. JHB 12 01 26

« jacques halbronn sur L’oeuvre de Lisa Morpurgo (1923-1998) jacques halbronn Linguistique et théologie. Le message intrinséque des langues et autres agencements. Quid de la traduction?

« jacques halbronn sur L’oeuvre de Lisa Morpurgo (1923-1998) jacques halbronn Linguistique et théologie. Le message intrinséque des langues et autres agencements. Quid de la traduction? Posté par nofim le 12 janvier 2026 ב jacques halbronn Linguistique et théologie. Le message intrinséque des langues et autres agencements. Quid de la traduction? « L’expression italienne Traduttore, traditore se traduit par « Traducteur, traître » et fait référence à l’imprécision implicite de l’acte de traduire » Nous avons une autre appréhension du phénoméne de la traduction au regard de la formule de Macluhan. Il n’est nullement indifférent de passer d’une langue à une autre car chaque langue est intrinséquement porteuse d’un message par delà ceux qu’on peut vouloir lui faire porter. C’est ainsi que la domination de l’anglais, succédant à celle du français serait dommageable en raison du caractère dégradé, corrompu de l’anglais. L’on peut certes soutenir que le changement de vecteur est sans conséquence mais ce serait démontrer une méconnaissance du phénoméne du langage; Il est grand temps de prendre conscience de ce dont est porteuse une langue et c’est une telle ignorance qui légitime la traduction. (cf La Traduction anglaise des Jugements astronomiques sur les nativités (1550) d’Auger Ferrier (mémoire de DEA en anglais), Université Lille III, 1981. Connaitre une langue implique d’en saisir, d’en restituer, d’en restaurer le message anthropologique qu’elle recéle, par la dialectique de l’écrit et de l’oral, par celle des voyelles et des consonnes, des affixes (préfixes, suffixes), D’où la notion d’anthropolinguistique Sur le web Anthropolinguistique »Etude des relations entre le langage et la culture, mais aussi des relations entre la biologie humaine, la cognition et le langage. » On dira qu’une langue qui ne s’articule pas sur la problématique des voyelles et des consonnes est arrièrée. En ce qui concerne la question des alphabets et plus largement des codes de lecture (idéogrammes), nous pensons que l’alphabet de type phénicien est un apport du processus de reformatage de notre monde terrestre par des civilisations E.T. D’où l’importance accordée par la Kabbale à la structure de l’alphabet hébraîque de 22 lettres (Sefer Yetsira) divisée en trois groupes. On ajoutera d’autres dispositifs traditionnels que nous avons étudiés, décortiqués (Mathématiques Divinatoires, Clefs pour l’Astrologie (Ed 1976 -1993, plus traductions espagnoles. On signalera le cas de l’Italienne Lisa Morpurgo, rencontrée au Congrès de Aalen en 1971, engagée dans une entreprise de déchiffrement du Zodiaque. Sur le web « L’approche dialectique et rationnelle de Lisa Morpurgo essaie de remettre de l’ordre logique et géométrique dans le code linguistique qu’est le Zodiaque. Tout en évacuant une partie ésotérique, l’approche pratique de Lisa Morpurgo permet de ramener l’interprétation des symboles astrologiques au quotidien, ce qui témoigne de la puissance du Zodiaque. Il faudrait absolument que ce texte soit réimprimé pour donner un nouvel élan aux études astrologiques françaises. » « Seguendo un processo rigorosamente logico, Lisa Morpurgo, la maestra di tutti gli astrologi contemporanei, dimostra come lo Zodiaco sia un prodigioso strumento di conoscenza, un vero e proprio canale di informazione, all’interno del quale i pianeti, i segni e la loro complessa simbologia sono sistemati secondo una struttura di straordinaria precisione geometrica e rappresentano un codice che si presta a un’attenta e intelligente lettura. Basta possederne la chiave. Ed è appunto tale chiave che il presente volume fornisce con ampia ricchezza di particolari. Uno strumento completo, coerente e rigoroso dedicato a chi inizia gli studi astrologici, a chi desidera approfondirli da una nuova prospettiva, e a tutti coloro che vogliono imparare e interpretare il proprio tema natale. . « En 1964, grâce à la traduction en italien du livre Zodiaque, secrets et sortilèges (Lo Zodiaco – Segreti e sortilegi) de l’écrivain et astrologue français François-Régis Bastide, Lisa Morpurgo se rapproche de l’astrologie. La lecture et la traduction du texte français la poussent à mieux approfondir les liens entre les descriptions physiques et psychologiques présentées par l’astrologue français et leur relation avec le Zodiaque. À partir de ce moment, son parcours d’écrivaine et de traductrice va de pair avec ses spéculations astrologiques. Selon les instances accordant le prix astrologique Morin de Villefranche, qui lui a été décerné en 1974, la contribution majeure de Lisa Morpurgo aux études astrologiques réside dans la tentative de décortiquer la tradition astrologique de Ptolémée et de reconstruire le code du Zodiaque par une approche à la fois logico-rationnelle et empirique. Elle est la fondatrice de l’astrologie dialectique. En 1974, Hachette a publié la traduction française de son texte le plus connu sous le titre de Introduction à la nouvelle astrologie et déchiffrement du Zodiaque. « Lisa Morpurgo a cherché à lier les observations expérimentales aux symbologies zodiacales en se proposant de réfuter, ou de confirmer, les croyances et les hypothèses astrologiques anciennes au moyen d’une observation rationnelle des phénomènes observés. Elle a donc revisité les théories astrologiques classiques en reconfigurant le système des maisons qu’elle supposait mal compris et celui des exaltations planétaires, avec l’objectif de reconstruire le schéma originaire, qu’elle estime retrouver via la structure de la double hélice d’ADN co-découverte par James Dewey Watson La conséquence a été la réévaluation de certaines théories astrologiques sur l’existence de deux autres planètes au-delà de Pluton, qu’elle désigne, entre autres noms, comme X-Proserpine et Y-Éole. La première impliquerait en elle la signification du grand principe féminin, s’opposant de façon complémentaire aux significations de Pluton, tandis que la seconde serait le grand régulateur du temps lent et inexorable, maitre des phénomènes météorologiques et géologiques et opposé aux métamorphoses de Neptune[Elle a proposé une nouvelle liaison entre les parties du corps humain et le zodiaque. Elle a fait l’hypothèse de l’existence de 2 systèmes zodiacaux : A (ce qui s’utilise dans la pratique astrologique) B (plus ésotérique et où les maisons et les exaltations sont différentes) Chaque système zodiacal se subdiviserait en 2 sous-zodiaques : l’un masculin, où le soleil est l’étoile, et l’autre féminin où l’étoile est Saturne (appelé Athéna). Dans la description des caractéristiques du signe elle se fonde principalement sur la structure du zodiaque A masculin avec l’adjonction de l’influence de la planète exaltée dans le système B appelé « transparence ». En 1976, donc deux ans après la parution de l’édition française de l’ouvrage italien, nous faisions paraitre nos Clefs pour l’Astrologie (Ed Seghers) qui recoupaient le travail de Lisa Morpurgo. Nous avions intégré l’idée de 12 astres (suivant en cela Jean Carteret) à relier aux 12 signes et nous nous persuadions, dès cette époque, de l’origine « alien » du dispositif des domiciles et exaltions des planétes. en 1993, dans la réédition des Clefs suivie de notre Astrologie selon Saturne (cf aussi notre article Astrologie dans l’Encyclopaedia Universalis), nous décidions de n’accorder d’importance qu’à Saturne, rompant ainsi avec le diktat astronomique qui dominait la recherche astrologique, l’astronomie nous apparaissant comme un matériau voué à être reformatée, « récréée » au sens biblique du terme (cf Genése I). Pour nous, au sein des Dix Commandements, le respect du Shabbat renvoie au cycle de Saturne dont le nom, dans le Sefer Yetsira est Shabtay, à rapprocher de Shabbat. Exode XX: ח שֵׁשֶׁת יָמִים תַּעֲבֹד, וְעָשִׂיתָ כָּל-מְלַאכְתֶּךָ. 8 Durant six jours tu travailleras et t’occuperas de toutes tes affaires, ט וְיוֹם, הַשְּׁבִיעִי–שַׁבָּת, לַיהוָה אֱלֹהֶיךָ: לֹא-תַעֲשֶׂה כָל-מְלָאכָה אַתָּה וּבִנְךָ וּבִתֶּךָ, עַבְדְּךָ וַאֲמָתְךָ וּבְהֶמְתֶּךָ, וְגֵרְךָ, אֲשֶׁר בִּשְׁעָרֶיךָ. 9 mais le septième jour est la trêve de l’Éternel ton Dieu: tu n’y feras aucun travail, toi, ton fils ni ta fille, ton esclave mâle ou femelle, ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes murs. י כִּי שֵׁשֶׁת-יָמִים עָשָׂה יְהוָה אֶת-הַשָּׁמַיִם וְאֶת-הָאָרֶץ, אֶת-הַיָּם וְאֶת-כָּל-אֲשֶׁר-בָּם, וַיָּנַח, בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי; עַל-כֵּן, בֵּרַךְ יְהוָה אֶת-יוֹם הַשַּׁבָּת–וַיְקַדְּשֵׁהוּ. {ס} 10 Car en six jours l’Éternel a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils renferment et il s’est reposé le septième jour; c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du Sabbat et l’a sanctifié. On retrouve dans Genése II,2 la racine « Shabbat »:וַיִּשְׁבֹּת בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי וַיְכַל אֱלֹהִים בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי, מְלַאכְתּוֹ אֲשֶׁר עָשָׂה; וַיִּשְׁבֹּת בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי, מִכָּל-מְלַאכְתּוֹ אֲשֶׁר עָשָׂה. 2 Dieu mit fin, le septième jour, à l’œuvre faite par lui; et il se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite Saturne en hébreu בעות המרהיבה של שבתאי נ cf notre traducion du traité astrologique d’Abraham Ibn Ezra (Ed Reta 1977 Traité des fondements ( liber rationum) Ajoutons que le nombre 7 et singulièrement pour les 7 années, est récurrent dans la Bible, cela tient à la division en 4 du cycle de Saturne? JHB 11 01 26

jacques halbronn Linguistique comparée : le français oral, un état, stade plus évolué au sein des langues latines. Le cas de l'hébreu.

jacques halbronn Linguistique comparée : le français oral, un état, stade plus évolué au sein des langues latines. Le cas de l'hébreu. . Selon nous, le français est de l'italien réformaté selon un modéle supérieur, l'italien apparaissant comme un état primaire pré-formatage, au sens de notre Theologie Réformatrice. (cf nos mémoires de 1987 et 89 en ligne sur la plateforme SCRIBD. Le modéle français exige que la conjugaison du verbe soit marquée par l'usage de l'apostrophe en position préfixale et par l'usage de l'accent en positon suffixale, ce qui renforce le son consonne d'une part et le son voyelle de l'autre. C'est ainsi qu'en français, les consonnes doivent rester discrétes à la fin du verbe et s'affirmer en son commencement; Le français ne prononce par les marqueurs consonantiques de nombre à la différence de l'anglais ou de l'espagnol: des, les ne portent pas d'accent mais c'est tout comme. Est ce que l'italien respecte un tel schéma directeur? Le seul fait que ses préfixes ne comportent pas de shewa répond à la question par la négative : on dit "io" et non "je" pour le pronom personnel de la première personne. la négation du français comporte un shewa : je ne veux pas, et l'apostrophe est ici sous entendue. : j'n'veux pas; On aura compris que l'apostrophe tout comme l'accent témoignent de pratiques à l'oral, qui ne sont pas nécessairement soulignées à l'écrit. Le shewa en français sert à distinguer le radical du suffixes : je mangerai doit se prononcer en deux temps mang-rai, ce qui n'est pas le cas des autres langues latines qui ne disposent pas du shewa introduit par le français. En français, les formes finales en "ed", "er" "es, impliquent un accent. Il apparait donc que le français fait un usae tout à faite remarquable, pivotal de la lettre e, tant pour le shewa en début de mot que pour les finales verbales. Il ressort que le féminin fait obstacle à la fluidité de langue face au masculin usant du shewa et en ce sens :le la, le ma, le sa ne pemet pas l'apostrophe à la différence du le, du me, du se. La négation de l'italien ne comporte pas de shewa alors que le français use du "ne" et non du "no" espagnol. L'italien use de l'accusatif "lo" alors que le français dispose du shewa: j'l'veux. Tout comme le pronom personnel italien "io" est un stade primitif par rapport au "le" français. no lo puedo en espagnol j'n'l' peux en français, j't'l'demande. ce qui génére un cluster consonantique initial 'usage de l'apostrophe= faisant pendant au cluster -voyelle final. Là encore, le français marque sa suprématie, avec le "é" qui écrase les consonnes finales, selon un processus inverse L'anglais use de l'apostrophe pour les formes négatives I don't, I can't, par imitation du français. Je n' veux pas. Le français équilibre consonne et voyelle dans l'usage de la négation: avec au début le n' et à la fin, le pas (prononcé "pa") En français, le participe est très bref: pu, su, lu, cru, vu, tu; bu., processus étranger à l'italien. Il s'agit là d'un progrès majeur dans l'histoire des langues. wikipedia Un shewa est un signe diacritique de l'alphabet hébraïque. Il sert à noter[1] : soit une voyelle très brève [ə], analogue à un e « muet » en français (« maintenant »). Dans ce cas, il est appelé shewa mobile (Cheva naʿ, שווא נע). soit l'absence totale de voyelle (∅). Dans ce cas, il est appelé shewa quiescent (Cheva naḥ, שווא נח). .Le shewa sert à marquer le passage du radical à l"affix (préfixe/suffixe) comme dans le cas du futur : je mang'rai/ Pour l'adverbe, le français use systématiquement du shewa activ'ment, rapid'ment etc., ce qui n'a pas d'équivalent en hébreu. Les autres langues latines forment l'advebe sans usage du shewa. On aura compris que le français est un varitable trésor (qui devrait être reconnu par l'UNESCO) au prisme de sa dialectique écrit/oral qu'il introduit, instaurant ainsi un progrès linguistique remarquable. En hébreu, au féminin, le shewa affecte la première syllabe, ce qui la consonantise mais conduit à renforcer la voyelle finale. Exemple: gadol.(grand)! gdola (grande)· גדולה · sur le rôle des sons consonnatiques en début de mot et des sons -voyelles en fin de mot, en français. Mais en hébreu moderne, le shewa n'est pas toujours respecté. En hébreu, bienvenue se dit Beroukhim haBayim. sur le web "Bienvenue en hébreu est baruch aba ou beruchim abaim au pluriel. En hébreu, on l'écrit ainsi : ברוך הבא au singulier ou ברוכים הבאים au pluriel. Nous utilisons les lettres : Beth, Resh, Vav, Ch'et Sofit, He, Beth et Aleph, première lettre de l'alphabet hébreu." Le passage au pluriel fait intervenir le shewa au début de la forme avec en revanche, un ajout consonantique en finale (im) comme on l'a vu plus haut pour l'adjectif au féminin (gadol, g'dola) Le shewa joue un rôle pour la formation du futur et du passé du verbe: tu penseras : Tah'shov (hoshev), tu as pensé hashav'ta L'hébreu utilise le pronom posessif.comme marqueur de temps.. On représente ici le shewa par une apostrophe, ce qui est à mettre en paralléle avec le français : tu penseras, tu as pensé, le "as" se plaçant en finale au futur et en position préfixale au passé. Le français utilise, quant à lui, l'auxiliaire avoir comme marqueur de temp alors que l'hébreu marque le futur de façon préfixale et le passé de façon sufixale. Il nous semble cêpendant plus logique d'utiliser le préfixe pour le passé et le suffixe pour le futur/ Le français use du shewa pour former le futur du verbe: tu pens'ras. Ainsi, tant en français qu'en hébreu, le shewa a un rôle morphologique majeur. JHB 11 01 26

dimanche 11 janvier 2026

jacques halbronn Le médium et le message ( Macluhan). Le français, le médium royal.

jacques halbronn Le médium et le message ( Macluhan). Le français, le médium royal. Nous avons insisté sur la dialectique de l’écrit et de l’oral. Le médium se situe à l’oral lequel formate l’écrit. La faculté du français à reformater l’écrit en fait un médium superieur par delà les questions de traduction. wikipedia « Le message, c’est le médium » (en anglais, « The medium is the message ») est une phrase emblématique de la pensée de Marshall McLuhan, philosophe des médias canadien. Elle signifie que la nature d’un média (du canal de transmission d’un message) compte plus que le sens ou le contenu du message. La phrase provient du livre Understanding Media: The extensions of man (Pour comprendre les médias), publié en 1964 et traduit en français en 1968 « [...] en réalité et en pratique, le vrai message, c’est le médium lui-même, c’est-à-dire, tout simplement, que les effets d’un médium sur l’individu ou sur la société dépendent du changement d’échelle que produit chaque nouvelle technologie, chaque prolongement de nous-mêmes, dans notre vie » Le choix d’une langue ne saurait être indifférent d’un point de vue théologique, on ne passe pas impunément d’une langue à une autre.. Sur le web « Dès 1517, Martin Luther entreprend la traduction des psaumes en langue allemande. C’est en 1521, alors qu’il est enfermé à la Wartburg, qu’il commence la traduction du Nouveau Testament. Cette remarquable entreprise rencontre vite un grand succès éditorial ». Il y a selon nous, une dimension sacrée dans certaines langues, lesquelles délivrent un message de par leur propre structure, par delà l’usage qu’on en fait. Il faut renoncer à l’idée couramment répandue selon laquelle, le message d’une langue se réduirait à tel ou tel contenu dont on la chargerait Il importe de repenser la notion de sémantique en insistant sur la dimension structurelle d’une langue, sa matricialité. Mais la linguistique semble ne pas être parvenue à capter un tel message, considérant que toutes les langues se valent, s’équivalent. L’Ancien Testament, quand il met en scéne la révélation du Mont Sinaï, ne met pas assez en évidence le rôle propre à la langue utilisée pour ce faire. Les Musulmans, pour leur part, ne négligent pas le choix de la langue et ne se contentent pas de traductions. sur le web « La langue qu’Allah a choisie est la langue arabe. Il a fait descendre son précieux livre (le Coran) en arabe, et en a fait la langue du dernier des prophètes. Et pour cela, on dit qu’il est du devoir de chacun capable d’apprendre l’arabe de l’apprendre, car elle est la première langue.« L’on peut raisonnablement penser qu’une telle affirmation a pu être reprise d’une autre tradition. D »où l’importance que nous accordons à la description des langues, à leur comparaison.https://fr.scribd.com/document/505453467/ Jacques-Halbonn-Dialectique-de-l-Ecrit-Et-de-l-Oral-en-Francais. Il est ainsi démontré que la langue anglaise est disqualifiée en tant que mode de communication théologique, en raison de son caractère hybride. Vouloir aborder le sacré par le biais de l’anglais est blasphématoire. Le fait que le français ait pu exercer un tel ascendant sur tant de langues et de dialectes (de l’anglais à l’arabe, de l’allemand au russe) en fait une langue « élue » par excellence, par delà le message livresque qu’on y peut plaquer. Il y a une forme de fétichisme séculaire à l’égard de cette langue. La linguistique du français est marquée par un enjeu exceptionnel qui dépasse les autres champs linguistiques et le linguiste de cette langue est à l’égal d’un prêtre, chargé d’une responsabilité unique dont jusqu’à présent l’on n’avait pas pris épistémologiquement toute la mesure théologique. Affirmer que les langues évoluent, c’est nier le don que l’Humanité a reçu par le truchement de certaines langues ou en tout cas de la langue française laquelle ne saurait être réduite à un avatar du latin. Dans notre manifeste Pour une théologie réformatrice, nous avons mis en garde contre une certaine idée des sources, des origines. En effet, le français est le résultat d’un reformatage d »un état antérieur et il est clair qu’il a reformaté le latin en le transcendant, en le transmutant, quand bien même ne retrouverait-on toute preuve « externe », car ce qui compte, pour nous, ce sont les preuves internes. (cf Michel Foucault. Archéologie du savoir) que l’on peut tirer d’un corpus qui nous est parvenu, qui a été transmis. D’où le terme Kabbala. La tradition est in médium, une géométrie, bien plutôt qu’un message (cf nos Mathématiques Divinatoires. ed Trédaniel, 1983) Sur le web: De la théologie naturelle au « dessein intelligent » « Le mouvement baptisé « intelligent design » (« dessein » ou « projet intelligent » en français) constitue, aux Etats-Unis, le dernier avatar du créationnisme, né après la publication de l’ouvrage de Charles Darwin « De l’origine des espèces », en 1859. Le mouvement baptisé « intelligent design« (« dessein » ou « projet intelligent » en français) constitue, aux Etats-Unis, le dernier avatar du créationnisme, né après la publication de l’ouvrage de Charles Darwin De l’origine des espèces, en 1859. Ce livre fondateur de la théorie de l’évolution attribue la transformation des espèces à l’oeuvre du hasard et de la sélection naturelle. Il est alors fermement combattu par les tenants d’une lecture littérale de la Bible, qui croient à la création du monde par Dieu à partir du néant. « Michel Alberganti Pour nous, la linguistique doit faire apparaitre historiquement l’émergence d’une langue venue d’ailleurs (E.T.) et ne pas tomber dans le piège évolutionniste et phonologique qui décourage toute recherche structurelle. La dialectique des consonnes et des voyelles est à mettre en évidence en montrant qu’en français, il y a un espace temps réservé aux unes et aux autres; ce qui est le fondement même du fonctionnement du français ( distinction majeure entre l’usage des apostrophes et des accents autour du « shewa » et que l’on ne retrouve pas dans d’autres langues..(cf notre description de la formation préfixale du passé et suffixale du futur à partr de l’infinitif et du verbe avoir) Nous avons ainsi pu montrer que le français a une dimension quantique, indéterminée à l’écrit et déterminée à l’oral. Notre approche se veut à la fois descriptive et prescriptive en ce que le dessein du reformatage a pu subir des atteintes qui sont à dénoncer. Wikipedia « En linguistique, la description linguistique consiste à analyser et à décrire objectivement l’utilisation actuelle ou historique de la langue par des groupes de population ou par une communauté linguistique. Selon le linguiste anglais Larry Andrews, la grammaire descriptive est une approche linguistique qui décrit la langue telle qu’elle est utilisée, par opposition à la grammaire prescriptive qui détermine comment la langue devrait être. Par conséquent, l’approche descriptive se concentre sur la manière dont les gens, dans toutes sortes de situations, utilisent la langue, en particulier dans l’emploi standard et plutôt informel de la vie quotidienne, alors que la grammaire prescriptive se concentre sur les règles grammaticales et les structures prédéterminées par les registres de langue et les situations de pouvoir imposées sur les locuteurs par les entités se posant comme détentrices de la norme linguistique. Andrews affirme d’ailleurs que si la plupart des linguistes, sont des grammairiens de type descriptif, la majorité des enseignants tendent à être prescriptifs. De même, les dictionnaires privilégient en principe une approche descriptive » JHB 11 01 25