Par Jacques HalBronn
Sous le titre « Avis de tempête outre Manche, Alexandre Adler, un éminent analyste politique évoque l’irrésistible ascension de l’ancien parti Libéral qui n’’est pas sans faire penser aux Libéraux allemands.
Le fait que l’élection anglaise « tombe » au moment de la fin de rétrogradation de Saturne, en cette « sortie » de phase yang (voir nos études sur le JBA) était susceptible de générer des surprises. L’Angleterre, en tant qu’entité, se cherche un leader et il est naturel qu’il y ait une compétition qui dépasse cette fois le binôme Travaillistes-Conservateurs Cela peut favoriser un « outsider ». On pourrait s’interroger sur les Centristes en France en cette position tierce et la date de l’élection est certainement déterminante. Mais jusqu’où montera Clegg ?
Un autre cas est celui d’ Hervé Morin concernant sa candidature à la présidence de la République en 2013, pour le compte du « Nouveau Centre », ce qui remet en question la stratégie unitaire selon laquelle cette formation devait se situer au sein de l’UMP.
La période actuelle favorise l’émergence ou l’autonomisation de toutes sortes d’entités, ce qui permet de donner du travail à toute une population de leaders qui ont terminé leur phase d’hibernation et d’approfondissement et sont désormais désireux d’essaimer et d’entrainer.
C’est ainsi que nous avions indiqué dès octobre 2008, (sur le site grande-conjonction.org) ; bien avant qu’il ne soit question du cas de la Grèce et de la crise de l’euro (et de l’euroland)) que l’Union Européenne connaitrait une « crise » en situation « disjonctionnelle »
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Pièces annexes : deux articles réédités :N°26 de Grande-conjonction.org
Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
dimanche 11 juillet 2010
La conjonction Saturne 4 étoiles : comparaison 1929-2008
par Jacques Halbronn
Le rôle des astrologues consiste autant à annoncer de grandes échéances qu'à relativiser l'importance accordée à d'autres, à un moment donné.
Traversons-nous en ce mois d'octobre 2008 une crise aussi grave que celle d'octobre 1929, il y a un peu moins de 80 ans? L'indice Saturne 4 étoiles est quasiment identique : autour de 16° vierge, au début octobre 2008 mais avec une rétrogradation produisant un effet de ralentissement, début janvier 2009 et 24° sagittaire en octobre 2009 avec un Saturne donc bien plus rapide car ne ralentissant pas et donc une conjonction qui se défait à un rythme accéléré.
La configuration actuelle ne correspond pas à celle d'octobre 1929 mais plutôt à celle d'octobre 1928. C'est dire que le pire est devant nous! Grâce à la rétrogradation de Saturne....En effet, Saturne s'éloigne actuellement de la conjonction et atteindra en fin décembre2008 presque 22° vierge mais ensuite, il va revenir en arrière pour ne revenir à 22° qu'au mois d'août 2009. L'automne 2009 nous semble donc plus inquiétant que l'automne 2008. Des dissensions peuvent se produire aboutissant à la formation de blocs fonctionnant de plus en plus en circuit fermé et en autarcie, pratiquant un certain protectionnisme. On basculerait ainsi en phase de disjonction avec l'entrée de Saturne en balance. au cours du second semestre 2009. L'Union Européenne risque, quant à elle, de fonctionner de plus en plus à plusieurs vitesses, les distorsions se multiplieront, surtout s'il n'y pas en son sein des hommes et des femmes politiques de grande envergure, capable de rassembler des régions sécessionnistes au sein d'un même Etat et des régimes fort différemment motivés. Il faudra ensuite attendre des années jusqu'à l'approche de la nouvelle Conjonction de Saturne avec Antarès en 2014-2015 pour retrouver une certaine unité mondiale. On aura certes, au cours des années 2010-2012, notamment, le sentiment d'une régression mais ce sera pour mieux rebondir ensuite si du moins des leaders à la hauteur des défis parviennent à s'imposer et à se faire entendre et à faire taire les dissensions, les réticences et les résistances.
En ce moment, en effet, un certain ordre mondial semble pouvoir être préservé du fait d'une conjonction qui conserve encore sa dynamique. Mais dans un an, le monde se montrera sensiblement moins solidaire, et les clivages tendront à se multiplier et à se creuser. Depuis un an, on a perdu beaucoup de temps et mal profité du "cœur" de la conjonction. Par conséquent, ayant pris du retard, l'on risque de ne pas avoir le temps de manœuvrer dans les meilleures conditions. Il y a un, soulignons-le, Saturne s'était déjà conjoint à Regulus. Nous sommes à présent en "sortie" de conjonction et il faut craindre que le ciment ait du mal à prendre tout à fait.
Il faut comprendre que ce genre de crise n'est astrologique que par défaut, c'est à dire du fait d'un certain manque de vigilance, de coordination. L'on peut certes établir des corrélations entre positions planétaires et événements mais c'est l'absence de configuration signifiante qui est à relever et non sa présence. Il n'en reste pas moins que la disjonction conduit à une certaine dispersion des énergies, à une répartition voire à une dilution de plus en plus tentaculaire des responsabilités, ce qui passe par des délégations, une augmentation exponentielle du nombre de décideurs qui finit par aboutir à une sensation qu'il n'y a personne à la barre qui gère l'ensemble. Mais pour l'heure, on en est à une intervention de plus en plus lourde de l'Etat, notamment en Irlande et en Grande Bretagne (début octobre 2008), qui est bel et bien un trait conjonctionnel évident qui pouvait être prévu et annoncé de longue date puisque cela dépend d'un indice chiffrable de la pression astrologique que l'on pourrait appeler l'indice Babel (voir notre article sur Grande Conjonction)
Le fait qu'il y ait eu une sorte de "nationalisation" de certaines banques aux Etats Unis nous fait songer au rêve de Joseph, des sept vaches grasses et des sept vaches maigres, ce qui permit à l'Etat égyptien de s'approprier les biens de ses sujets. La nationalisation est plus conjonctionnelle que la privatisation. Actuellement, donc, c'est une période favorable à l'étatisation, l'Etat ayant par essence des velléités "impérialistes" sur la société. Cela faisait longtemps -on dit même que c'est "historique" - que l'Etat fédéral nord américain avaient pas ainsi pris le contrôle de certains établissements, "à l'égyptienne" et tout le monde a été surpris de l'ampleur de l'interventionnisme américain ( initiative de la Réserve fédérale américaine (Fed), cette fois sur son propre territoire, concernant des établissements de banque (certains fonds Fannie Mae et Freddie Mac) et d'assurance (AIG), en cette mi-septembre 2008, Gordon Brown avait donné l'exemple, outre Manche, dès 2007 en nationalisant la banque Northern Rock. Désormais, l'on s'accorde, après la bavure de la faillite de la Lehman Brothers où l'Etat avait renoncé à intervenir, à considérer que les choses ne seront plus comme avant et que le politique prend le contrôle de l'économique.
Pendant un an, la crise sera l'occasion pour les gros de manger les petits, et ce, dans tous les domaines. C'est là en soi un processus allant dans le sens de la conjonction. C'est ainsi que la BNP vient d'avaler Fortis et devient ainsi la plus grande banque de dépôt en Europe. Nous dirons même que c'est le moment où jamais d'unifier, de concentrer, d'établir un pouvoir fort dans tous les domaines.
Si l'on prend la date emblématique de 1936, celle du Front Populaire et d'une vague de nationalisations, l'on note les mêmes configurations qu'actuellement à cela près que Saturne est au milieu des poissons au lieu de l'être de la vierge, donc dans l'orbe de Fomalhaut, une autre des 4 étoiles fixes royales.
On se souvient du débat sur les nationalisations, il y a tout juste 30 ans, avec Saturne en même position qu'aujourd'hui, au milieu de la Vierge, au sein de l'Union de la Gauche. A l'époque nous étions au PS (Parti socialiste) et nous nous souvenons des "nuances" existant entre PS et PC sur le mode d'appropriation par l'Etat de tel ou tel pan de l'économie. (Nous militions à l’époque au PS)
La conjonction réveille de leur sommeil les "monstres" dévoreurs que sont à la fois les Etats au sens de territoires et les Etats au sens d'institution centrale, c'est à dire tant au niveau de la politique extérieure qu'intérieure. On ne peut séparer, selon nous, l'intervention dans certaines provinces russophones de Géorgie de l'Etat russe, dans le périmètre de l'ancienne URSS, et l'intervention fédérale américaine sur les établissements financiers.
Le sort des élections américaines va probablement dépendre de la volonté interventionniste et dirigiste des deux candidats. Celui qui incarnera le mieux un Etat "providence", capable de sauver la mise, l'emportera. Mais en cours de mandat, les difficultés ne manqueront certainement pas, en raison de l'approche de la période disjonctionnelle. Ce sera un peu du "chacun pour soi et Dieu pour tous".
Cette pression conjonctionnelle ne pourra évidemment pas, en effet, se prolonger indéfiniment et c'est alors que les risques de dislocation seront grands - que l'on se souvienne de la fin 1989, sous les mêmes auspices - mais ce ne sont là que des risques. Rien d'inévitable alors que la concentration actuelle, qui va s'amplifier, quant à elle, correspond à un processus nécessaire unificateur. Il est difficile de savoir à l'avance quel "empire" souffrira le plus, cette fois mais la tension sera à des degrés divers suffisamment puissante aux quatre coins du monde.
Plus la phase conjonctionnelle aura été mise à profit, plus la période disjonctionnelle pourra être jugulée. Nous préconisons donc de puissantes initiatives de mise sous contrôle des "électrons libres". Les pays ayant une tradition, une culture, dirigiste sont de ce point de vue mieux pourvus. Le temps n'est plus au libéralisme lequel est d'ailleurs anti-conjonctionnel. Les forces centripètes doivent juguler les forces centrifuges.
Cela dit, il y a des structures qui ont un fort potentiel d'intervention et d'autres qui sont plus ou moins démunies. La France de 2008 n'est pas celle de 1978. L'on a récemment ironisé sur la Chine qui ne serait pas assez "démocratique"-on a dénoncé la situation au Tibet - mais l'Etat Chinois a des ressources d'intervention et de régulation considérables tant à l'intérieur qu'à l'extérieur qui devraient lui permettre de profiter de la conjoncture pour se renforcer encore plus sur les différents plans. Les Etats Unis sont plus aptes à prendre des décisions que l'Union Européenne....
L’ajustement des comportements étatiques sur la conjoncture saturnienne est la garantie que les populations attendaient mais l'on s'accorde à dire que le libéralisme a du plomb dans l'aile. Une fois de plus, le passé revient à l'ordre du jour et tout discours sur la fin de l'Etat Providence ou de l'ère des empires s'en trouve disqualifié.
Nous dirons qu'il n'y a crise que lorsque l'on ne prend pas, en temps utile, les dispositions adéquates. Ceux des astrologues qui ont cru de voir dans le ciel des signes de crise risquent fort d'avoir joué les Cassandres car il leur est demandé de voir l'évolution des choses et non de réagir à chaud avec un ressenti immédiat. Il leur est surtout demandé d'annoncer suffisamment à l'avance la nécessité de certains réajustements et de montrer aux économistes qu'une certaine astrologie est voué, à terme, à se révéler incontournable. Il suffit d'entendre les économistes déclarer que l'on "ne s'y attendait pas" et de trouver cela normal. Le problème, c'est que la plupart des astrologues ne s'y attendaient pas davantage à commencer par ceux qui négligent les principales étoiles fixes dans leur théorie cyclique.
On aura compris qu'épistémologiquement, notre travail aura consisté à affiner le concept de conjonction et en décliner les diverses manifestations plutôt qu’à affirmer la vocation de l'astrologie à vouloir tout expliquer, à être une grille de lecture permettant de décoder tout ce qui se passe, comme d'aucuns le prétendent. Plutôt qu'une astrologie boulimique qui mange à tous les râteliers, nous préconisons une astrologie qui contrôle son créneau et se constitue ainsi un territoire qu'elle tiendra de plus en plus solidement au point de devenir incontournable.
Nous prônons une astrologie du discontinu, obéissant à des rythmes réguliers depuis des millénaires, insensibles à ces nouvelles comètes que sont les transsaturniennes ou les astéroïdes, n'entrant pas dans une logique de modernité ou de fin des temps pas plus qu'elles ne nous encadrent au quotidien, d'ailleurs. Certes, nous vivons de nos jours, sous l'emprise de la technique, dans le continu avec les programmes en boucle des radios, avec les cinémas "permanents", avec les répondeurs téléphoniques qui permettent à toute heure de laisser des messages, sans parler d'Internet. Certains astrologues semblent considérer que l'Humanité est une sorte de machine que l'on peut perfectionner de jour en jour, en intégrant de nouvelles données mais l'Humanité évolue dans une autre temporalité- beaucoup plus lente - que la machine sans parler du fait que les nouveaux astres que l'on veut intégrer ne sont perceptibles qu'au moyen d'instruments et non à l'œil nu.
JH
07. 10.. 08
Le rôle des astrologues consiste autant à annoncer de grandes échéances qu'à relativiser l'importance accordée à d'autres, à un moment donné.
Traversons-nous en ce mois d'octobre 2008 une crise aussi grave que celle d'octobre 1929, il y a un peu moins de 80 ans? L'indice Saturne 4 étoiles est quasiment identique : autour de 16° vierge, au début octobre 2008 mais avec une rétrogradation produisant un effet de ralentissement, début janvier 2009 et 24° sagittaire en octobre 2009 avec un Saturne donc bien plus rapide car ne ralentissant pas et donc une conjonction qui se défait à un rythme accéléré.
La configuration actuelle ne correspond pas à celle d'octobre 1929 mais plutôt à celle d'octobre 1928. C'est dire que le pire est devant nous! Grâce à la rétrogradation de Saturne....En effet, Saturne s'éloigne actuellement de la conjonction et atteindra en fin décembre2008 presque 22° vierge mais ensuite, il va revenir en arrière pour ne revenir à 22° qu'au mois d'août 2009. L'automne 2009 nous semble donc plus inquiétant que l'automne 2008. Des dissensions peuvent se produire aboutissant à la formation de blocs fonctionnant de plus en plus en circuit fermé et en autarcie, pratiquant un certain protectionnisme. On basculerait ainsi en phase de disjonction avec l'entrée de Saturne en balance. au cours du second semestre 2009. L'Union Européenne risque, quant à elle, de fonctionner de plus en plus à plusieurs vitesses, les distorsions se multiplieront, surtout s'il n'y pas en son sein des hommes et des femmes politiques de grande envergure, capable de rassembler des régions sécessionnistes au sein d'un même Etat et des régimes fort différemment motivés. Il faudra ensuite attendre des années jusqu'à l'approche de la nouvelle Conjonction de Saturne avec Antarès en 2014-2015 pour retrouver une certaine unité mondiale. On aura certes, au cours des années 2010-2012, notamment, le sentiment d'une régression mais ce sera pour mieux rebondir ensuite si du moins des leaders à la hauteur des défis parviennent à s'imposer et à se faire entendre et à faire taire les dissensions, les réticences et les résistances.
En ce moment, en effet, un certain ordre mondial semble pouvoir être préservé du fait d'une conjonction qui conserve encore sa dynamique. Mais dans un an, le monde se montrera sensiblement moins solidaire, et les clivages tendront à se multiplier et à se creuser. Depuis un an, on a perdu beaucoup de temps et mal profité du "cœur" de la conjonction. Par conséquent, ayant pris du retard, l'on risque de ne pas avoir le temps de manœuvrer dans les meilleures conditions. Il y a un, soulignons-le, Saturne s'était déjà conjoint à Regulus. Nous sommes à présent en "sortie" de conjonction et il faut craindre que le ciment ait du mal à prendre tout à fait.
Il faut comprendre que ce genre de crise n'est astrologique que par défaut, c'est à dire du fait d'un certain manque de vigilance, de coordination. L'on peut certes établir des corrélations entre positions planétaires et événements mais c'est l'absence de configuration signifiante qui est à relever et non sa présence. Il n'en reste pas moins que la disjonction conduit à une certaine dispersion des énergies, à une répartition voire à une dilution de plus en plus tentaculaire des responsabilités, ce qui passe par des délégations, une augmentation exponentielle du nombre de décideurs qui finit par aboutir à une sensation qu'il n'y a personne à la barre qui gère l'ensemble. Mais pour l'heure, on en est à une intervention de plus en plus lourde de l'Etat, notamment en Irlande et en Grande Bretagne (début octobre 2008), qui est bel et bien un trait conjonctionnel évident qui pouvait être prévu et annoncé de longue date puisque cela dépend d'un indice chiffrable de la pression astrologique que l'on pourrait appeler l'indice Babel (voir notre article sur Grande Conjonction)
Le fait qu'il y ait eu une sorte de "nationalisation" de certaines banques aux Etats Unis nous fait songer au rêve de Joseph, des sept vaches grasses et des sept vaches maigres, ce qui permit à l'Etat égyptien de s'approprier les biens de ses sujets. La nationalisation est plus conjonctionnelle que la privatisation. Actuellement, donc, c'est une période favorable à l'étatisation, l'Etat ayant par essence des velléités "impérialistes" sur la société. Cela faisait longtemps -on dit même que c'est "historique" - que l'Etat fédéral nord américain avaient pas ainsi pris le contrôle de certains établissements, "à l'égyptienne" et tout le monde a été surpris de l'ampleur de l'interventionnisme américain ( initiative de la Réserve fédérale américaine (Fed), cette fois sur son propre territoire, concernant des établissements de banque (certains fonds Fannie Mae et Freddie Mac) et d'assurance (AIG), en cette mi-septembre 2008, Gordon Brown avait donné l'exemple, outre Manche, dès 2007 en nationalisant la banque Northern Rock. Désormais, l'on s'accorde, après la bavure de la faillite de la Lehman Brothers où l'Etat avait renoncé à intervenir, à considérer que les choses ne seront plus comme avant et que le politique prend le contrôle de l'économique.
Pendant un an, la crise sera l'occasion pour les gros de manger les petits, et ce, dans tous les domaines. C'est là en soi un processus allant dans le sens de la conjonction. C'est ainsi que la BNP vient d'avaler Fortis et devient ainsi la plus grande banque de dépôt en Europe. Nous dirons même que c'est le moment où jamais d'unifier, de concentrer, d'établir un pouvoir fort dans tous les domaines.
Si l'on prend la date emblématique de 1936, celle du Front Populaire et d'une vague de nationalisations, l'on note les mêmes configurations qu'actuellement à cela près que Saturne est au milieu des poissons au lieu de l'être de la vierge, donc dans l'orbe de Fomalhaut, une autre des 4 étoiles fixes royales.
On se souvient du débat sur les nationalisations, il y a tout juste 30 ans, avec Saturne en même position qu'aujourd'hui, au milieu de la Vierge, au sein de l'Union de la Gauche. A l'époque nous étions au PS (Parti socialiste) et nous nous souvenons des "nuances" existant entre PS et PC sur le mode d'appropriation par l'Etat de tel ou tel pan de l'économie. (Nous militions à l’époque au PS)
La conjonction réveille de leur sommeil les "monstres" dévoreurs que sont à la fois les Etats au sens de territoires et les Etats au sens d'institution centrale, c'est à dire tant au niveau de la politique extérieure qu'intérieure. On ne peut séparer, selon nous, l'intervention dans certaines provinces russophones de Géorgie de l'Etat russe, dans le périmètre de l'ancienne URSS, et l'intervention fédérale américaine sur les établissements financiers.
Le sort des élections américaines va probablement dépendre de la volonté interventionniste et dirigiste des deux candidats. Celui qui incarnera le mieux un Etat "providence", capable de sauver la mise, l'emportera. Mais en cours de mandat, les difficultés ne manqueront certainement pas, en raison de l'approche de la période disjonctionnelle. Ce sera un peu du "chacun pour soi et Dieu pour tous".
Cette pression conjonctionnelle ne pourra évidemment pas, en effet, se prolonger indéfiniment et c'est alors que les risques de dislocation seront grands - que l'on se souvienne de la fin 1989, sous les mêmes auspices - mais ce ne sont là que des risques. Rien d'inévitable alors que la concentration actuelle, qui va s'amplifier, quant à elle, correspond à un processus nécessaire unificateur. Il est difficile de savoir à l'avance quel "empire" souffrira le plus, cette fois mais la tension sera à des degrés divers suffisamment puissante aux quatre coins du monde.
Plus la phase conjonctionnelle aura été mise à profit, plus la période disjonctionnelle pourra être jugulée. Nous préconisons donc de puissantes initiatives de mise sous contrôle des "électrons libres". Les pays ayant une tradition, une culture, dirigiste sont de ce point de vue mieux pourvus. Le temps n'est plus au libéralisme lequel est d'ailleurs anti-conjonctionnel. Les forces centripètes doivent juguler les forces centrifuges.
Cela dit, il y a des structures qui ont un fort potentiel d'intervention et d'autres qui sont plus ou moins démunies. La France de 2008 n'est pas celle de 1978. L'on a récemment ironisé sur la Chine qui ne serait pas assez "démocratique"-on a dénoncé la situation au Tibet - mais l'Etat Chinois a des ressources d'intervention et de régulation considérables tant à l'intérieur qu'à l'extérieur qui devraient lui permettre de profiter de la conjoncture pour se renforcer encore plus sur les différents plans. Les Etats Unis sont plus aptes à prendre des décisions que l'Union Européenne....
L’ajustement des comportements étatiques sur la conjoncture saturnienne est la garantie que les populations attendaient mais l'on s'accorde à dire que le libéralisme a du plomb dans l'aile. Une fois de plus, le passé revient à l'ordre du jour et tout discours sur la fin de l'Etat Providence ou de l'ère des empires s'en trouve disqualifié.
Nous dirons qu'il n'y a crise que lorsque l'on ne prend pas, en temps utile, les dispositions adéquates. Ceux des astrologues qui ont cru de voir dans le ciel des signes de crise risquent fort d'avoir joué les Cassandres car il leur est demandé de voir l'évolution des choses et non de réagir à chaud avec un ressenti immédiat. Il leur est surtout demandé d'annoncer suffisamment à l'avance la nécessité de certains réajustements et de montrer aux économistes qu'une certaine astrologie est voué, à terme, à se révéler incontournable. Il suffit d'entendre les économistes déclarer que l'on "ne s'y attendait pas" et de trouver cela normal. Le problème, c'est que la plupart des astrologues ne s'y attendaient pas davantage à commencer par ceux qui négligent les principales étoiles fixes dans leur théorie cyclique.
On aura compris qu'épistémologiquement, notre travail aura consisté à affiner le concept de conjonction et en décliner les diverses manifestations plutôt qu’à affirmer la vocation de l'astrologie à vouloir tout expliquer, à être une grille de lecture permettant de décoder tout ce qui se passe, comme d'aucuns le prétendent. Plutôt qu'une astrologie boulimique qui mange à tous les râteliers, nous préconisons une astrologie qui contrôle son créneau et se constitue ainsi un territoire qu'elle tiendra de plus en plus solidement au point de devenir incontournable.
Nous prônons une astrologie du discontinu, obéissant à des rythmes réguliers depuis des millénaires, insensibles à ces nouvelles comètes que sont les transsaturniennes ou les astéroïdes, n'entrant pas dans une logique de modernité ou de fin des temps pas plus qu'elles ne nous encadrent au quotidien, d'ailleurs. Certes, nous vivons de nos jours, sous l'emprise de la technique, dans le continu avec les programmes en boucle des radios, avec les cinémas "permanents", avec les répondeurs téléphoniques qui permettent à toute heure de laisser des messages, sans parler d'Internet. Certains astrologues semblent considérer que l'Humanité est une sorte de machine que l'on peut perfectionner de jour en jour, en intégrant de nouvelles données mais l'Humanité évolue dans une autre temporalité- beaucoup plus lente - que la machine sans parler du fait que les nouveaux astres que l'on veut intégrer ne sont perceptibles qu'au moyen d'instruments et non à l'œil nu.
JH
07. 10.. 08
Les Accords de Munich (1938), une date disjonctionnelle par Jacques Halbronn
Une soixantaine d'années avant la fin du mur de Berlin (1989), le 30 septembre 1938, furent signés des accords entre l'Allemagne, la vaincue de la Première Guerre Mondiale et la France et l'Angleterre, les vainqueurs qui imposèrent le Traité de Versailles, dont une des conséquences fut la création de la Tchécoslovaquie.
Selon la méthode que nous avons préconisée (cf. Grande Conjonction), il ne faut jamais perdre de vue le passé pour comprendre le futur. Rétrospectivement, l'on pourrait être tenté de présenter l'Allemagne comme l'homme fort de l'Europe, à la veille de la Seconde Guerre Mondiale. Mais c'est là une illusion et la force de l'Allemagne n'était qu'une apparence, due surtout à la faiblesse des deux grands empires coloniaux que s'étaient constitués respectivement la France et la Grande Bretagne.
Pour l'astrologue "4 étoiles", fin Septembre 1938 voit Saturne à 15° Bélier, rétrograde, position disjonctionnelle typique, impliquant un certain sommeil des grandes puissances, comme en 1989, l'URSS était vouée à une certaine impuissance, avec un Saturne à 10° capricorne, le 9 novembre, avec la fin du mur de Berlin position analogue à 15° bélier, en astrologie 4 Etoiles. La disjonction est une victoire souvent éphémère du pot de t erre contre le pot de fer.
Pour l'astrologie 4 étoiles, ces deux événements ne relèvent pas d'un déterminisme astrologique, d'une nécessité structurelle, mais d'un certain vide, d'une "vacance" qui aurait pu n'avoir que peu d'effets si certaines précautions avaient été prises ou si certaines occasions n'avaient pas été saisies. Phénomène en cela fort différent des conjonctions qui correspondent à une conjonctionalité vitale. La disjonction est liée à des faiblesses, la conjonction à des forces.
Il y a là une approche de l'Histoire assez novatrice et c'est l'occasion de souligner le fait que l'astrologie ne saurait se contenter d'un bagage historique de seconde main et qui serait reçu tel quel. Il n'y a pas d'astrologie mondiale digne de ce nom sans une certaine philosophie et épistémologie de l'Histoire.
Selon nous, le diagnostic astrologique doit se situer dans une certaine durée et nous rappellerons que pour nous l'astrologie est l'étude de la dynamique des forces portées par la conjonction Saturne 4 étoiles. Il va de soi que lorsque cette dynamique fléchit, cela laisse le champ libre à d'autres forces de moindre potentiel.
D'ailleurs, dès que la conjonction Saturne 4 Etoiles va se reformer, l'Allemagne sera de moins en moins capable de l'emporter, cela correspond à l'approche de Saturne de l'étoile Aldébaran, à 8° Gémeaux. De Gaulle d'ailleurs avait compris la situation dès son discours du 18 juin 1940 :
"Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
"Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
"Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des États-Unis.
"Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là".
Langage de la raison de la part d'un homme qui connaît la réalité des rapports de force, à plus long terme. C’est un mauvais moment à passer!
Dans un conflit, il importe impérativement de distinguer entre les puissances en place, qui ont "fait leurs preuves" dans le passé et les puissances émergeantes qui peuvent tenter ou espérer profiter d'un 'passage à vide" des "grandes puissances".
Prenons le cas de la guerre du Koweït, déclenchée en août 1990 lorsque les armées irakiennes de Saddam Hussein envahissent leur petit voisin. Saturne est alors à 20° capricorne, à 10° de sa position de novembre 1989. Cette position est fort semblable, selon l'astrologie 4 Etoiles, à celle des Accords de Munich et l'on peut penser que Saddam Hussein était dans une position assez semblable à celle de l'Anschluss qui permit à Hitler d'annexer l'Autriche, le 13 mars 1938, Saturne étant alors à 6° bélier.
La réaction occidentale face à l'invasion du Koweït se produisit sur le terrain en janvier-février 1991, alors que Saturne est à l'extrême fin du capricorne. Réaction bien plus forte que celle de 1939 quand la France et l'Allemagne déclarèrent (avec Saturne à l'extrême fin du bélier) la guerre à l'Allemagne mais sans que cela fît perdre son pouvoir au dictateur irakien.
Encore convient-il de distinguer le destin des Etats et celui des leaders. Un Etat puissant peut être desservi par un leader faible, c'est à dire non "saturnien royal", c'est à dire non porté par la conjonctionalité saturniennes et inversement un Etat faible peut être catalysé par un leader fort, au sens où nous l'entendons ici.
C'est dire que l'astrologue doit être un véritable spécialiste dans un domaine très pointu et en cette qualité faire entendre sa voix au lieu d'être un discoureur sur les sujets les plus divers en collectant une série de lieux communs. C'est selon nous la non spécialisation de l'astrologue, l'absence de compétence particulière à appréhender certaines situations qui mine l'astrologie. Il faut renoncer à cette croyance qu'il suffit de dresser un thème pour quelque événement que ce soit pour en obtenir la clef et en déterminer la portée.
L'astrologie doit se situer dans une démarche dialectique : un signal a nécessairement sa contrepartie qui tient à son absence. Epistémologiquement, une discipline se doit de prendre en compte les effets des manques sans pour autant les présenter avec le même profil : un manque de vigilance n'est pas réductible à une entreprise en bonne et due forme.
On trouve dans l'Apocalypse, au chapitre XX, une dialectique comparable :
20-1 Puis je vis descendre du ciel un ange, qui avait la clef de l'abîme et une grande chaîne dans sa main.
20:2 Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans.
20:3 Il le jeta dans l'abîme, ferma et scella l'entrée au-dessus de lui, afin qu'il ne séduisît plus les nations, jusqu'à ce que les mille ans fussent accomplis. Après cela, il faut qu'il soit délié pour un peu de temps.
La disjonction met à l'épreuve la solidité des empires, elle les fragilise et donne ainsi sa chance à des forces marginales de se manifester avec une certaine vigueur, voire à passer de l'autre côté de la barrière en devenant elles-mêmes des puissances à part entière. L'arrivée de la conjonction décidera de leur sort, selon que ces nouvelles données seront ou non balayées par les anciennes. Ce fut bel et bien le (triste) sort de l'Allemagne avec le passage de Saturne sur Aldébaran qui conduisit à sa partition durant des décennies et c'est justement à la suite de 1989, avec une nouvelle disjonction que l'Allemagne put se réunifier et redevenir le plus grand Etat d'Europe, Russie exclue. Mais il n'en reste pas moins que le passage de la nouvelle conjonction, actuellement, au niveau de Regulus, a rappelé douloureusement, à quel point l'Europe était tributaire de puissances plus redoutables qu'elles, les Etats Unis et la Russie, comme si cette Europe n'était pas parvenue, du fait d'un manque de génie de ses leaders, à "transformer" son essai, à moins d'admettre que la dite Union Européenne n'accepte l'hégémonie de l'un de ses constituants : à sa création en 1957, l'on peut considérer que la France avait joué une carte lui permettant de contrôler ses ennemis de la veille, l'Allemagne et l'Italie et donc de se constituer en quelque sorte un nouvel Empire, à la suite de la déconfiture de Suez, alors même que son empire colonial était en passe d'être ébranlé par des processus disjonctionnels d'indépendance. En 1957, lors du Traité de Rome, la France, on l'a oublié, était dans une position dominante assez exceptionnelle et l'on peut considérer que ce fut le chant du cygne de sa dimension conjonctionnelle. Désormais, elle serait plutôt favorisée par la disjonction, quand elle en profiterait pour défier ponctuellement les "Grands" au risque d'être accusée de trahison par les Américains face aux positions d'un Jacques Chirac. La rupture entre la France et les Etats Unis est profonde car elle place la France dans le camp anti-impérial, ce qui est un étonnant revirement quand on songe à l'époque où c'était la France qui se voyait mise en cause par Washington....; Ce sont là des retournements historiques dont la nouvelle astrologie mondiale doit tenir le plus grand compte.
La disjonction est assimilable aux saturnales, qui voulaient que durant quelques jours les maîtres et les esclaves échangent leurs rôles ; elle donne sa chance aux petits, aux faibles, de prendre leur revanche sur les grands et sa devise pourrait être que l'on a toujours besoin d'un plus petit que soi alors que la devise conjonctionnelle prônerait l'inverse. A l'approche de la conjonction, les "petits" ont soit intérêt à cesser de narguer les grands, en se croyant en toute impunité, soit à grandir très vite pour passer de l'autre côté de la barrière. Il y a une topographie astrologique, avec des pics conjonctionnels qui favorisent les grimpeurs et des plateaux disjonctionnels qui tendent à favoriser les sprinters qui grappillent quelques secondes de bonus. Mais pour cela, on ne cessera de le répéter, il faut s'en tenir à un supercycle, toute polycyclicité introduisant un déficit de lisibilité.
JH
18. 09. 08
Selon la méthode que nous avons préconisée (cf. Grande Conjonction), il ne faut jamais perdre de vue le passé pour comprendre le futur. Rétrospectivement, l'on pourrait être tenté de présenter l'Allemagne comme l'homme fort de l'Europe, à la veille de la Seconde Guerre Mondiale. Mais c'est là une illusion et la force de l'Allemagne n'était qu'une apparence, due surtout à la faiblesse des deux grands empires coloniaux que s'étaient constitués respectivement la France et la Grande Bretagne.
Pour l'astrologue "4 étoiles", fin Septembre 1938 voit Saturne à 15° Bélier, rétrograde, position disjonctionnelle typique, impliquant un certain sommeil des grandes puissances, comme en 1989, l'URSS était vouée à une certaine impuissance, avec un Saturne à 10° capricorne, le 9 novembre, avec la fin du mur de Berlin position analogue à 15° bélier, en astrologie 4 Etoiles. La disjonction est une victoire souvent éphémère du pot de t erre contre le pot de fer.
Pour l'astrologie 4 étoiles, ces deux événements ne relèvent pas d'un déterminisme astrologique, d'une nécessité structurelle, mais d'un certain vide, d'une "vacance" qui aurait pu n'avoir que peu d'effets si certaines précautions avaient été prises ou si certaines occasions n'avaient pas été saisies. Phénomène en cela fort différent des conjonctions qui correspondent à une conjonctionalité vitale. La disjonction est liée à des faiblesses, la conjonction à des forces.
Il y a là une approche de l'Histoire assez novatrice et c'est l'occasion de souligner le fait que l'astrologie ne saurait se contenter d'un bagage historique de seconde main et qui serait reçu tel quel. Il n'y a pas d'astrologie mondiale digne de ce nom sans une certaine philosophie et épistémologie de l'Histoire.
Selon nous, le diagnostic astrologique doit se situer dans une certaine durée et nous rappellerons que pour nous l'astrologie est l'étude de la dynamique des forces portées par la conjonction Saturne 4 étoiles. Il va de soi que lorsque cette dynamique fléchit, cela laisse le champ libre à d'autres forces de moindre potentiel.
D'ailleurs, dès que la conjonction Saturne 4 Etoiles va se reformer, l'Allemagne sera de moins en moins capable de l'emporter, cela correspond à l'approche de Saturne de l'étoile Aldébaran, à 8° Gémeaux. De Gaulle d'ailleurs avait compris la situation dès son discours du 18 juin 1940 :
"Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
"Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
"Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des États-Unis.
"Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là".
Langage de la raison de la part d'un homme qui connaît la réalité des rapports de force, à plus long terme. C’est un mauvais moment à passer!
Dans un conflit, il importe impérativement de distinguer entre les puissances en place, qui ont "fait leurs preuves" dans le passé et les puissances émergeantes qui peuvent tenter ou espérer profiter d'un 'passage à vide" des "grandes puissances".
Prenons le cas de la guerre du Koweït, déclenchée en août 1990 lorsque les armées irakiennes de Saddam Hussein envahissent leur petit voisin. Saturne est alors à 20° capricorne, à 10° de sa position de novembre 1989. Cette position est fort semblable, selon l'astrologie 4 Etoiles, à celle des Accords de Munich et l'on peut penser que Saddam Hussein était dans une position assez semblable à celle de l'Anschluss qui permit à Hitler d'annexer l'Autriche, le 13 mars 1938, Saturne étant alors à 6° bélier.
La réaction occidentale face à l'invasion du Koweït se produisit sur le terrain en janvier-février 1991, alors que Saturne est à l'extrême fin du capricorne. Réaction bien plus forte que celle de 1939 quand la France et l'Allemagne déclarèrent (avec Saturne à l'extrême fin du bélier) la guerre à l'Allemagne mais sans que cela fît perdre son pouvoir au dictateur irakien.
Encore convient-il de distinguer le destin des Etats et celui des leaders. Un Etat puissant peut être desservi par un leader faible, c'est à dire non "saturnien royal", c'est à dire non porté par la conjonctionalité saturniennes et inversement un Etat faible peut être catalysé par un leader fort, au sens où nous l'entendons ici.
C'est dire que l'astrologue doit être un véritable spécialiste dans un domaine très pointu et en cette qualité faire entendre sa voix au lieu d'être un discoureur sur les sujets les plus divers en collectant une série de lieux communs. C'est selon nous la non spécialisation de l'astrologue, l'absence de compétence particulière à appréhender certaines situations qui mine l'astrologie. Il faut renoncer à cette croyance qu'il suffit de dresser un thème pour quelque événement que ce soit pour en obtenir la clef et en déterminer la portée.
L'astrologie doit se situer dans une démarche dialectique : un signal a nécessairement sa contrepartie qui tient à son absence. Epistémologiquement, une discipline se doit de prendre en compte les effets des manques sans pour autant les présenter avec le même profil : un manque de vigilance n'est pas réductible à une entreprise en bonne et due forme.
On trouve dans l'Apocalypse, au chapitre XX, une dialectique comparable :
20-1 Puis je vis descendre du ciel un ange, qui avait la clef de l'abîme et une grande chaîne dans sa main.
20:2 Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans.
20:3 Il le jeta dans l'abîme, ferma et scella l'entrée au-dessus de lui, afin qu'il ne séduisît plus les nations, jusqu'à ce que les mille ans fussent accomplis. Après cela, il faut qu'il soit délié pour un peu de temps.
La disjonction met à l'épreuve la solidité des empires, elle les fragilise et donne ainsi sa chance à des forces marginales de se manifester avec une certaine vigueur, voire à passer de l'autre côté de la barrière en devenant elles-mêmes des puissances à part entière. L'arrivée de la conjonction décidera de leur sort, selon que ces nouvelles données seront ou non balayées par les anciennes. Ce fut bel et bien le (triste) sort de l'Allemagne avec le passage de Saturne sur Aldébaran qui conduisit à sa partition durant des décennies et c'est justement à la suite de 1989, avec une nouvelle disjonction que l'Allemagne put se réunifier et redevenir le plus grand Etat d'Europe, Russie exclue. Mais il n'en reste pas moins que le passage de la nouvelle conjonction, actuellement, au niveau de Regulus, a rappelé douloureusement, à quel point l'Europe était tributaire de puissances plus redoutables qu'elles, les Etats Unis et la Russie, comme si cette Europe n'était pas parvenue, du fait d'un manque de génie de ses leaders, à "transformer" son essai, à moins d'admettre que la dite Union Européenne n'accepte l'hégémonie de l'un de ses constituants : à sa création en 1957, l'on peut considérer que la France avait joué une carte lui permettant de contrôler ses ennemis de la veille, l'Allemagne et l'Italie et donc de se constituer en quelque sorte un nouvel Empire, à la suite de la déconfiture de Suez, alors même que son empire colonial était en passe d'être ébranlé par des processus disjonctionnels d'indépendance. En 1957, lors du Traité de Rome, la France, on l'a oublié, était dans une position dominante assez exceptionnelle et l'on peut considérer que ce fut le chant du cygne de sa dimension conjonctionnelle. Désormais, elle serait plutôt favorisée par la disjonction, quand elle en profiterait pour défier ponctuellement les "Grands" au risque d'être accusée de trahison par les Américains face aux positions d'un Jacques Chirac. La rupture entre la France et les Etats Unis est profonde car elle place la France dans le camp anti-impérial, ce qui est un étonnant revirement quand on songe à l'époque où c'était la France qui se voyait mise en cause par Washington....; Ce sont là des retournements historiques dont la nouvelle astrologie mondiale doit tenir le plus grand compte.
La disjonction est assimilable aux saturnales, qui voulaient que durant quelques jours les maîtres et les esclaves échangent leurs rôles ; elle donne sa chance aux petits, aux faibles, de prendre leur revanche sur les grands et sa devise pourrait être que l'on a toujours besoin d'un plus petit que soi alors que la devise conjonctionnelle prônerait l'inverse. A l'approche de la conjonction, les "petits" ont soit intérêt à cesser de narguer les grands, en se croyant en toute impunité, soit à grandir très vite pour passer de l'autre côté de la barrière. Il y a une topographie astrologique, avec des pics conjonctionnels qui favorisent les grimpeurs et des plateaux disjonctionnels qui tendent à favoriser les sprinters qui grappillent quelques secondes de bonus. Mais pour cela, on ne cessera de le répéter, il faut s'en tenir à un supercycle, toute polycyclicité introduisant un déficit de lisibilité.
JH
18. 09. 08
L’astrologie et les deux grandes figures de leaders
Par Jacques HalBronn
Nous distinguerons les démagogues et les cosmagogues (voir notre article sur Démos et Cosmos, sur le JBA) et cette distinction est essentielle à note théorie cyclique.
L’alliance entre ces deux types de leaders est redoutable et déterminante, dans tous les sens du terme et les conflits entre eux sont dommageables au bon fonctionnement social.
Le démagogue – et nous ne prenons pas ce terme dans son sens habituel – est celui qui sait réunir autour de lui une certaine population, ce qui lui confère un certain pouvoir, tandis que le cosmagogue est avant doté de « pouvoirs » remarquables.
Sans le démagogue, le cosmagogue n’exerce qu’une influence réduite mais sans le cosmagogue, le démagogue tourne à vide, réunit des gens sans leur insuffler un véritable renouveau, de réelles réformes.
En cette phase de passage du Yang au Yin, la rencontre entre ces deux personnages est essentielle, il s’agit de former comme une sorte de « couple ».
Le démagogue est celui en qui le peuple « croit », qui sait le faire vibrer, le rassembler mais il lui manque un certain génie de la recherche, une faculté à renouer avec des savoirs enfouis. Un cas classique, c’est un éditeur qui met en avant un auteur, un président qui choisit un premier Ministre, comme sous la Ve République.
Quand s’effectue l’ »alliage » entre le leader D et le leader C, la société va de l’avant car elle s’unifie en profondeur autour de nouvelles vérités. Quand cet alliage n’est pas opéré, une société périclite, que ce soit du fait d’ un cosmagogue dans démagogue ou l’inverse.
Lors de la sortie de la phase Yin, trois ans ½ plus tard, le cosmagogue repart dans ses recherches et le démagogue reste seul à gérer ce qui est déjà en place.
On ne cessera de le répéter, l’astrologie se doit d’ abord de penser la dualité, l’alternance avant de se lancer dans des processus de subdivision qui prennent le pas sur une représentation binaire incontournable. Un bon astrologue doit prouver qu’il maitrise la dialectique de la vie et du monde.
JHB
22.04. 10
Nous distinguerons les démagogues et les cosmagogues (voir notre article sur Démos et Cosmos, sur le JBA) et cette distinction est essentielle à note théorie cyclique.
L’alliance entre ces deux types de leaders est redoutable et déterminante, dans tous les sens du terme et les conflits entre eux sont dommageables au bon fonctionnement social.
Le démagogue – et nous ne prenons pas ce terme dans son sens habituel – est celui qui sait réunir autour de lui une certaine population, ce qui lui confère un certain pouvoir, tandis que le cosmagogue est avant doté de « pouvoirs » remarquables.
Sans le démagogue, le cosmagogue n’exerce qu’une influence réduite mais sans le cosmagogue, le démagogue tourne à vide, réunit des gens sans leur insuffler un véritable renouveau, de réelles réformes.
En cette phase de passage du Yang au Yin, la rencontre entre ces deux personnages est essentielle, il s’agit de former comme une sorte de « couple ».
Le démagogue est celui en qui le peuple « croit », qui sait le faire vibrer, le rassembler mais il lui manque un certain génie de la recherche, une faculté à renouer avec des savoirs enfouis. Un cas classique, c’est un éditeur qui met en avant un auteur, un président qui choisit un premier Ministre, comme sous la Ve République.
Quand s’effectue l’ »alliage » entre le leader D et le leader C, la société va de l’avant car elle s’unifie en profondeur autour de nouvelles vérités. Quand cet alliage n’est pas opéré, une société périclite, que ce soit du fait d’ un cosmagogue dans démagogue ou l’inverse.
Lors de la sortie de la phase Yin, trois ans ½ plus tard, le cosmagogue repart dans ses recherches et le démagogue reste seul à gérer ce qui est déjà en place.
On ne cessera de le répéter, l’astrologie se doit d’ abord de penser la dualité, l’alternance avant de se lancer dans des processus de subdivision qui prennent le pas sur une représentation binaire incontournable. Un bon astrologue doit prouver qu’il maitrise la dialectique de la vie et du monde.
JHB
22.04. 10
Les PPA comme vaccin
Par Jacques HalBronn
Aller consulter un praticien des PPA, c’est s’exposer à être confronté à des propositions qu’il nous appartiendra d’intégrer ou de rejeter. Un tri devra donc intervenir tôt ou tard.
Face aux propos de tel ou tel praticien des PPA, le client/patient va devoir se protéger, en tout cas filtrer. C’est comme une sorte de vaccin.
Dans le cas des PPA la solution est le problème mais le problème exige à son tour une solution. Autrement dit, on ne viendrait pas chez le praticien des PPA pour trouver une solution mais pour tester nos facultés de résistance, à la façon d’un vaccin, comme mise à l’épreuve de nos aptitudes immunitaires.
Ce que nous dit ou nous annonce le praticien des PPA nous oblige à réagir, à nous défendre face à ce qu’il faut bien appeler une forme d’intrusion.
L’avantage des PPA tient justement au fait que leurs fondements sont contestés et contestables. Nous pouvons donc les rejeter, les évacuer sous quelque prétexte.
La question qui se pose nous apparait donc désormais la suivante : est-ce que le praticien ne doit pas opérer dans cette optique du rejet, en fournissant à son client les moyens de réagir face à ses interventions ?
Il ne s’agirait donc pas/plus pour le praticien des PPA de défendre coute que coute la véracité de son savoir mais d’induire une certaine réactivité de la part de son client,
De même que l’on applique de l’alcool à 90° pour que le corps se prémunisse, de même le fait de s’exposer à ce qu’un praticien des PPA aurait à nous dire ou à nous faire serait à prendre comme une sorte de challenge. Celui qui refuserait une telle épreuve témoignerait ainsi de sa fragilité.
Mais, l’on finit par s’adapter à tout « produit » comme pour une drogue si bien que l’on peut se demander si ce ne sont pas les personnes les plus insensibles et les moins influençables qui recourent aux formes les plus « dures » de PPA.
Nous dirons que les personnes qui ne sont pas capables de générer par elles-mêmes et pour elles-mêmes un certain nombre de défis sont vouées à ce qu’on leur en invente, ce qui les maintiendra dans un certain état d’éveil.
Il y a deux types de situations, en principe, celles qui s’imposent à nous de par l’action d’autrui et celles que nous déterminons de par notre propre initiative. Entre ces deux cas de figure, il existe des situations intermédiaires qui concernent plus spécifiquement, nous semble-t-il les PPA, ce sont des interventions de tiers que nous suscitons et que, peu ou prou, nous instrumentalisons.
D’une façon générale, nous dirons que le processus yang correspond à des choses que nous créons individuellement et le processus yin à des choses que nous subissons collectivement. Une société où les individus ne sont pas capables de se déterminer est vouée à subir une pression extérieure.
Si l’on prend le cas des astrologues, nous dirons qu’actuellement, ils en sont réduits à « bouger » du fait de la découverte de nouvelles données astronomiques bien plus que mus par un processus de réforme interne.
Le problème, c’est que c’est un tel schéma qu’ils induisent chez leurs clients. Ils ne donnent guère l’exemple d’une communauté de gens qui soit capable de se renouveler de son propre chef et selon son propre timing. Ils sont à la merci des découvertes se produisant chez les astronomes, lesquelles ne font que contribuer à complexifier encore plus leur modèle alors que celui-ci aurait fortement besoin de se décanter et de se délester.
JHB
23. 04. 10
Aller consulter un praticien des PPA, c’est s’exposer à être confronté à des propositions qu’il nous appartiendra d’intégrer ou de rejeter. Un tri devra donc intervenir tôt ou tard.
Face aux propos de tel ou tel praticien des PPA, le client/patient va devoir se protéger, en tout cas filtrer. C’est comme une sorte de vaccin.
Dans le cas des PPA la solution est le problème mais le problème exige à son tour une solution. Autrement dit, on ne viendrait pas chez le praticien des PPA pour trouver une solution mais pour tester nos facultés de résistance, à la façon d’un vaccin, comme mise à l’épreuve de nos aptitudes immunitaires.
Ce que nous dit ou nous annonce le praticien des PPA nous oblige à réagir, à nous défendre face à ce qu’il faut bien appeler une forme d’intrusion.
L’avantage des PPA tient justement au fait que leurs fondements sont contestés et contestables. Nous pouvons donc les rejeter, les évacuer sous quelque prétexte.
La question qui se pose nous apparait donc désormais la suivante : est-ce que le praticien ne doit pas opérer dans cette optique du rejet, en fournissant à son client les moyens de réagir face à ses interventions ?
Il ne s’agirait donc pas/plus pour le praticien des PPA de défendre coute que coute la véracité de son savoir mais d’induire une certaine réactivité de la part de son client,
De même que l’on applique de l’alcool à 90° pour que le corps se prémunisse, de même le fait de s’exposer à ce qu’un praticien des PPA aurait à nous dire ou à nous faire serait à prendre comme une sorte de challenge. Celui qui refuserait une telle épreuve témoignerait ainsi de sa fragilité.
Mais, l’on finit par s’adapter à tout « produit » comme pour une drogue si bien que l’on peut se demander si ce ne sont pas les personnes les plus insensibles et les moins influençables qui recourent aux formes les plus « dures » de PPA.
Nous dirons que les personnes qui ne sont pas capables de générer par elles-mêmes et pour elles-mêmes un certain nombre de défis sont vouées à ce qu’on leur en invente, ce qui les maintiendra dans un certain état d’éveil.
Il y a deux types de situations, en principe, celles qui s’imposent à nous de par l’action d’autrui et celles que nous déterminons de par notre propre initiative. Entre ces deux cas de figure, il existe des situations intermédiaires qui concernent plus spécifiquement, nous semble-t-il les PPA, ce sont des interventions de tiers que nous suscitons et que, peu ou prou, nous instrumentalisons.
D’une façon générale, nous dirons que le processus yang correspond à des choses que nous créons individuellement et le processus yin à des choses que nous subissons collectivement. Une société où les individus ne sont pas capables de se déterminer est vouée à subir une pression extérieure.
Si l’on prend le cas des astrologues, nous dirons qu’actuellement, ils en sont réduits à « bouger » du fait de la découverte de nouvelles données astronomiques bien plus que mus par un processus de réforme interne.
Le problème, c’est que c’est un tel schéma qu’ils induisent chez leurs clients. Ils ne donnent guère l’exemple d’une communauté de gens qui soit capable de se renouveler de son propre chef et selon son propre timing. Ils sont à la merci des découvertes se produisant chez les astronomes, lesquelles ne font que contribuer à complexifier encore plus leur modèle alors que celui-ci aurait fortement besoin de se décanter et de se délester.
JHB
23. 04. 10
Le point aveugle de la dualité en Astrologie contemporaine
Par Jacques HalBronn
Le discours actuel des astrologues est double, ce qui ne signifie pas qu’il assume pleinement et sans ambigüité les exigences et les réalités de la dualité.
L’astrologue fait bien souvent penser à une chauve souris, tantôt oiseau, tantôt rat, jouant sur plusieurs tableaux. Il est conseillé avant de porter un jugement sur l’astrologie de la voir sous toutes ses facettes car ce qui fait problème, avant tout, n’est pas tant telle ou telle facette mais la combinaison, la cohabitation, des unes et des autres. De même en ce qui concerne, le jugement que nous pouvons porter sur quelqu’un, il est conseillé de couvrir une certaine durée, car l’on y observera notamment certaines habitudes, récurrences tout à fait significatives.
D’un côté, certes, la dualité est-elle, en effet, présente – et parfois de façon assez caricaturale, manichéenne – quand on nous parle de « bons » (harmoniques) et de « mauvais » (dissonants) aspects (dessinés souvent en rouge). On pense à des feux de signalisation : rouge, vert, orange. Et il est vrai que souvent les questions se situent dans ce cadre : oui ou non, cela se « fera » ?
On trouverait d’autres modes de dualité : Eté-Hiver, Jour- Nuit, Soleil-Lune, Masculin/Féminin, les planètes et les signes sont souvent présentés en couples (ex les couples chers à André Barbault (Mars et Vénus, Jupiter et Saturne etc.)L’axe des nœuds en astrologie karmique, au niveau zodiacal) mais aussi conjonction/opposition (aspects)
Mais d’un autre côté, cette dualité est souvent bafouée, au bout du compte, par ce même discours. L’existence même de 12 signes et de 12 maisons, de tant de planètes (cf. les astéroïdes chers à Jean Billon ou à Marielle Garel), nous éloigne sensiblement d’une problématique duelle (et cela vaut aussi pour le ternaire RET de l’astrologie conditionaliste ou pour le découpage en 8 maisons proposé par Patrice Guinard, sur le site CURA.free.fr.).
Cela a des effets tant au niveau des typologies qui débordent largement le cadre du 2 qu’à celui des prévisions qui ont rarement un profil simple. Par delà le fait que l’astrologue réponde par l’affirmative ou la négative à telle ou telle question posée par son client (astrologie des interrogations, astrologie « horaire »), force, en effet, est de constater que cela part dans tous les sens : tel transit, puis tel autre et cela indéfiniment, l’’ensemble ne constituant aucunement quelque chose de bien transparent : où est la dualité dans un tel désordre que l’on met un peu vite sur le compte, sur le dos du Cosmos : c’est ainsi que Daniel Giraud (voir sur la Télévision Astrologique) nous déclare que le thème astral, « ça existe » que ce ne sont pas les astrologues qui l’ont inventé, puisque….cela se calcule selon les données fournies par les astronomes eux-mêmes ! De qui se moque-t-on ? Qu’au moins les astrologues assument leur propre apport !
Il est d’ailleurs possible que le fait de multiplier les configurations et les combinatoires bien au-delà du Deux ait quelque utilité quand il s’agit de « secouer » un peu le client quand celui-ci a besoin qu’on lui donne un « coup de pouce » mais alors disons –le tous les moyens sont bons, astrologiques ou non.(voir nos études sur les PPA, sur le présent JBA) Mais ceci est une autre histoire et relève de l’instrumentalisation de l’astrologie.
Nous avons déjà, à d’autres moments, dénoncé la façon dont la cyclicité astrale est vidée de sa substance en recouvrant la dualité d’un magma de sous-cycles et de sous-sous Cycles qui font que la cyclicité en tant que retour à un état initial (évolution-involution) est toujours reportée aux calendes grecques.
Or, si l’astrologue vit mal la dualité, a du mal à la conscientiser - s’il la subvertit- il semble bien alors qu’il soit mal placé pour conseiller son client face aux enjeux de l’existence. Entendons qu’il peut certes lui servir de catalyseur pour fixer des échéances, plus ou moins fictives d’ailleurs – mais pourquoi pas ? – mais il ne jouera pas, en revanche, son rôle de baliseur d’un temps collectif, partagé, qui, au bout du compte, est le seul qui vaille.
.
JHB
23.04.10
Le discours actuel des astrologues est double, ce qui ne signifie pas qu’il assume pleinement et sans ambigüité les exigences et les réalités de la dualité.
L’astrologue fait bien souvent penser à une chauve souris, tantôt oiseau, tantôt rat, jouant sur plusieurs tableaux. Il est conseillé avant de porter un jugement sur l’astrologie de la voir sous toutes ses facettes car ce qui fait problème, avant tout, n’est pas tant telle ou telle facette mais la combinaison, la cohabitation, des unes et des autres. De même en ce qui concerne, le jugement que nous pouvons porter sur quelqu’un, il est conseillé de couvrir une certaine durée, car l’on y observera notamment certaines habitudes, récurrences tout à fait significatives.
D’un côté, certes, la dualité est-elle, en effet, présente – et parfois de façon assez caricaturale, manichéenne – quand on nous parle de « bons » (harmoniques) et de « mauvais » (dissonants) aspects (dessinés souvent en rouge). On pense à des feux de signalisation : rouge, vert, orange. Et il est vrai que souvent les questions se situent dans ce cadre : oui ou non, cela se « fera » ?
On trouverait d’autres modes de dualité : Eté-Hiver, Jour- Nuit, Soleil-Lune, Masculin/Féminin, les planètes et les signes sont souvent présentés en couples (ex les couples chers à André Barbault (Mars et Vénus, Jupiter et Saturne etc.)L’axe des nœuds en astrologie karmique, au niveau zodiacal) mais aussi conjonction/opposition (aspects)
Mais d’un autre côté, cette dualité est souvent bafouée, au bout du compte, par ce même discours. L’existence même de 12 signes et de 12 maisons, de tant de planètes (cf. les astéroïdes chers à Jean Billon ou à Marielle Garel), nous éloigne sensiblement d’une problématique duelle (et cela vaut aussi pour le ternaire RET de l’astrologie conditionaliste ou pour le découpage en 8 maisons proposé par Patrice Guinard, sur le site CURA.free.fr.).
Cela a des effets tant au niveau des typologies qui débordent largement le cadre du 2 qu’à celui des prévisions qui ont rarement un profil simple. Par delà le fait que l’astrologue réponde par l’affirmative ou la négative à telle ou telle question posée par son client (astrologie des interrogations, astrologie « horaire »), force, en effet, est de constater que cela part dans tous les sens : tel transit, puis tel autre et cela indéfiniment, l’’ensemble ne constituant aucunement quelque chose de bien transparent : où est la dualité dans un tel désordre que l’on met un peu vite sur le compte, sur le dos du Cosmos : c’est ainsi que Daniel Giraud (voir sur la Télévision Astrologique) nous déclare que le thème astral, « ça existe » que ce ne sont pas les astrologues qui l’ont inventé, puisque….cela se calcule selon les données fournies par les astronomes eux-mêmes ! De qui se moque-t-on ? Qu’au moins les astrologues assument leur propre apport !
Il est d’ailleurs possible que le fait de multiplier les configurations et les combinatoires bien au-delà du Deux ait quelque utilité quand il s’agit de « secouer » un peu le client quand celui-ci a besoin qu’on lui donne un « coup de pouce » mais alors disons –le tous les moyens sont bons, astrologiques ou non.(voir nos études sur les PPA, sur le présent JBA) Mais ceci est une autre histoire et relève de l’instrumentalisation de l’astrologie.
Nous avons déjà, à d’autres moments, dénoncé la façon dont la cyclicité astrale est vidée de sa substance en recouvrant la dualité d’un magma de sous-cycles et de sous-sous Cycles qui font que la cyclicité en tant que retour à un état initial (évolution-involution) est toujours reportée aux calendes grecques.
Or, si l’astrologue vit mal la dualité, a du mal à la conscientiser - s’il la subvertit- il semble bien alors qu’il soit mal placé pour conseiller son client face aux enjeux de l’existence. Entendons qu’il peut certes lui servir de catalyseur pour fixer des échéances, plus ou moins fictives d’ailleurs – mais pourquoi pas ? – mais il ne jouera pas, en revanche, son rôle de baliseur d’un temps collectif, partagé, qui, au bout du compte, est le seul qui vaille.
.
JHB
23.04.10
Quelques « vérités » sur les psychologies alternatives et parallèles
Par Jacques HalBronn
Selon nous, les praticiens des PPA sont des traducteurs, des gens qui transposent les problèmes de leurs clients dans un autre langage que celui qui se pratique ordinairement. Toute la question est de savoir si un tel « travail » est utile pour ces personnes.
Nous dirons qu’il y a une atténuation du problème du fait même qu’il ait été reformulé, reformaté. Le problème sera vécu autrement en ce qu’il y aura une prise de distance du fait même de la transposition opérée.
C’est déjà le cas quand nous nous exprimons à travers des symboles, lorsque nous écrivons des poèmes ou tout simplement des textes, dans un journal intime par exemple. Car on est encore dans le « trans », dans la transcription, c'est-à-dire dans le passage de l’oral à l’écrit, de l’intérieur à l’extérieur puisque ce qui est exprimé se montre, s’expose. Il y aura donc eu comme une extraction, voire une abstraction quand on traduit une situation, une période, par un chiffre (entre 1 et 9) comme le fait un numérologue.
Car ce que l’on oublie souvent de préciser, c’est le caractère foncièrement réducteur des PPA, dès lors que le nombre de catégories dont se sert le praticien est limité à un nombre restreint de cas de figure, que ce soit au tarot, en astrologie, en numérologie, comme le montre d’ailleurs la littérature correspondante et l’enseignement relatif à ces divers savoirs, quand bien même le praticien se mettrait à tout combiner, allant du simple vers le complexe après être, d’abord, passé du complexe vers le simple..
Les clients ont ainsi l’impression que l’on fait leur portrait et que ce portrait se situe à l’extérieur et non plus à l’intérieur puisque d’autres peuvent le voir. Le client se donne à voir et le voyant est aussi un voyeur si ce n’est qu’il trace ce qu’il verra.
Se prêter à ce type d’expérience permet de produire un certain changement quant à la perception de notre ‘ »problème », le problème pouvant être soi-même et le changement est en soi une bonne chose et c’est déjà un mouvement qui s’opère même si l’on n’a pas à se déplacer dans l’espace.
Est-ce à dire que le praticien aura « compris » qui nous sommes, ce qui nous arrive ? Non, il aura « déplacé » les choses et aura desserré l’étau qui s’était constitué quand nous sommes à la merci d’un ressenti trop immédiat. Notre dépaysement du fait de cette traduction qui nous est proposée aura calmé le jeu, par l’effet de surprise qui en découlera comme si nous nous étions libéré de nous-mêmes en nous obligeant à nous renouveler, à voir les choses différemment. Nous aurons ainsi mis de la nouveauté dans notre vie, un peu comme si l’on parlait dans une autre langue que notre langue maternelle. Et les différents savoirs propres aux PPA sont nécessairement une « seconde » langue, qui n’exerce pas le même pouvoir sur nous que la première. On sait que les étrangers sont moins réactifs, ont des réflexes moins vifs tout simplement parce qu’ils sont moins sûrs de la signification des signaux qu’ils captent.
En ce sens, ces PPA ont un effet calmant, du fait qu’ils proposent de nouveaux repères, une « relecture » des choses.
Est-ce à dire que les praticiens en question sont plus « dans le vrai », qu’ils savent mieux que nous ce que nous « sommes » ? Ils nous proposent des rapprochements inédits comme d’apprendre que telle et telle personne sont nées sous le même signe, que telle chose qui nous arrive a le même chiffre que telle autre plus ancienne dans notre histoire. Cela nous donne du grain à moudre.
La question que le client pose, en fait, au « voyant » est la suivante : « comment me voyez-vous, comment voyez-vous ma vie ? ». Le voyant est invité à jeter un autre regard sur nous, d’ailleurs, d’un autre point de vue, en se basant sur quelque chose qui est quand même censé être nous : notre date de naissance, notre nom, des choses que nous produisons devant lui (un tirage, un jet (marc de café) et qu’il va interpréter comme nous désignant. Ce dont il va se servir pour nous connaitre nous concerne mais nous n’y avions pas accordé de l’importance, n’avions pas songé que cela pourrait être une clef pour avoir des choses à nous dire que nous n’avions pas encore entendues, intégrées.
Prenons des cas extrêmes, comme dans le cas d’un médium qui nous transmet un conseil venu de l’au-delà, émanant éventuellement d’un objet, d’une photo (d’un vivant ou d’un « désincarné ») qui jusqu’à présent ne nous avaient pas semblé porteurs d’informations nous concernant bien que nous appartenant, étant en notre possession, en tout cas. De toute façon, le « voyant » voit en nous, lit en nous, des choses que nous n’avions pas perçues, captées, ce qui nous obligé à reconsidérer l’ensemble des données sur lesquelles nous réfléchissions.
Peut-on dés lors se demander si le praticien des PPA peut se tromper ? Le risque, c’est quand il se met à parler la langue que nous connaissons. Ne vaut-il pas mieux qu’il se contente de parler de nous avec son langage à lui ? Il y a là un problème déontologique : le praticien des PPA se doit, selon nous, de s’exprimer à sa manière à lui, même si c’est un peu abscons. Imaginons que nous rencontrions un aveugle, son charme vient du fait qu’il nous perçoit différemment à sa façon. Tout être qui s’adresse à nous, un chien, un chat, un cheval est porteur d’une certaine vérité, « sa « vérité. On peut admettre comme un principe que tout être a une vérité qui nous concerne dès lors qu’il est en face de nous voire simplement au téléphone. On ne lui en demande pas plus !
Que le « voyant » ait un autre regard sur nous, de par son vécu personnel, pourquoi pas mais il ne faudra pas oublier qu’il y a probablement d’’autres choses qu’il ne verra pas et que d’autres verront et ainsi de suite car toute faculté a son revers de la médaille. Nous-mêmes, d’ailleurs, sommes conduits à offrir notre regard à autrui, à notre prochain, même si nous sommes un étranger à la personne concernée. On parle d’un regard extérieur.
C’est pourquoi l’enseignement des PPA implique de cultiver, tel un artiste, notre étrangeté, notre façon à nous de parler des gens, du monde, quelle que soit notre formation et notre « déformation » professionnelle. Mais la différence tient au fait que l’artiste assume sa propre créativité, qu’il ne se cache pas sous les jupes de Nostradamus, comme Jean-Charles de Fontbrune, qu’il n’est pas dans le « Jacques a dit », dans le « c’est pas moi qui le dit, ce sont les astres/les cartes/ les anges etc ». Les praticiens des PPA sont trop souvent dans un problème d’affirmation de soi mal résolu alors que ce devrait être plutôt le problème de leurs clients. Le créateur n’a pas le même profil que le consommateur et en l’occurrence, le praticien des PPA serait plutôt un créateur. Le problème c’est quand il n’est ni l’un ni l’autre ou un peu de l’un et de l’autre. A la limite, le praticien peut se permettre de ne pas se mettre en avant en situation de consultation mais il ne doit pas pour autant nier son implication à savoir que son client/patient a un problème avec le principe d’autorité. Il faut à terme sortir de l’ambigüité et que le praticien en temps utile se pose comme quelqu’un qui exerce un certain pouvoir.
Déontologiquement, la vidéo nous apparait comme un must désormais incontournable, garant évident d’une relation honnête envers de futurs clients/patients. Le recours à une photo et à un texte ne sont plus des indicateurs et encore moins des garants. Grâce à la vidéo, le client choisit en connaissance de cause à partir d’une présence, d’une gestuelle, d’un cadre de travail.
JHB
21. 04. 10
Selon nous, les praticiens des PPA sont des traducteurs, des gens qui transposent les problèmes de leurs clients dans un autre langage que celui qui se pratique ordinairement. Toute la question est de savoir si un tel « travail » est utile pour ces personnes.
Nous dirons qu’il y a une atténuation du problème du fait même qu’il ait été reformulé, reformaté. Le problème sera vécu autrement en ce qu’il y aura une prise de distance du fait même de la transposition opérée.
C’est déjà le cas quand nous nous exprimons à travers des symboles, lorsque nous écrivons des poèmes ou tout simplement des textes, dans un journal intime par exemple. Car on est encore dans le « trans », dans la transcription, c'est-à-dire dans le passage de l’oral à l’écrit, de l’intérieur à l’extérieur puisque ce qui est exprimé se montre, s’expose. Il y aura donc eu comme une extraction, voire une abstraction quand on traduit une situation, une période, par un chiffre (entre 1 et 9) comme le fait un numérologue.
Car ce que l’on oublie souvent de préciser, c’est le caractère foncièrement réducteur des PPA, dès lors que le nombre de catégories dont se sert le praticien est limité à un nombre restreint de cas de figure, que ce soit au tarot, en astrologie, en numérologie, comme le montre d’ailleurs la littérature correspondante et l’enseignement relatif à ces divers savoirs, quand bien même le praticien se mettrait à tout combiner, allant du simple vers le complexe après être, d’abord, passé du complexe vers le simple..
Les clients ont ainsi l’impression que l’on fait leur portrait et que ce portrait se situe à l’extérieur et non plus à l’intérieur puisque d’autres peuvent le voir. Le client se donne à voir et le voyant est aussi un voyeur si ce n’est qu’il trace ce qu’il verra.
Se prêter à ce type d’expérience permet de produire un certain changement quant à la perception de notre ‘ »problème », le problème pouvant être soi-même et le changement est en soi une bonne chose et c’est déjà un mouvement qui s’opère même si l’on n’a pas à se déplacer dans l’espace.
Est-ce à dire que le praticien aura « compris » qui nous sommes, ce qui nous arrive ? Non, il aura « déplacé » les choses et aura desserré l’étau qui s’était constitué quand nous sommes à la merci d’un ressenti trop immédiat. Notre dépaysement du fait de cette traduction qui nous est proposée aura calmé le jeu, par l’effet de surprise qui en découlera comme si nous nous étions libéré de nous-mêmes en nous obligeant à nous renouveler, à voir les choses différemment. Nous aurons ainsi mis de la nouveauté dans notre vie, un peu comme si l’on parlait dans une autre langue que notre langue maternelle. Et les différents savoirs propres aux PPA sont nécessairement une « seconde » langue, qui n’exerce pas le même pouvoir sur nous que la première. On sait que les étrangers sont moins réactifs, ont des réflexes moins vifs tout simplement parce qu’ils sont moins sûrs de la signification des signaux qu’ils captent.
En ce sens, ces PPA ont un effet calmant, du fait qu’ils proposent de nouveaux repères, une « relecture » des choses.
Est-ce à dire que les praticiens en question sont plus « dans le vrai », qu’ils savent mieux que nous ce que nous « sommes » ? Ils nous proposent des rapprochements inédits comme d’apprendre que telle et telle personne sont nées sous le même signe, que telle chose qui nous arrive a le même chiffre que telle autre plus ancienne dans notre histoire. Cela nous donne du grain à moudre.
La question que le client pose, en fait, au « voyant » est la suivante : « comment me voyez-vous, comment voyez-vous ma vie ? ». Le voyant est invité à jeter un autre regard sur nous, d’ailleurs, d’un autre point de vue, en se basant sur quelque chose qui est quand même censé être nous : notre date de naissance, notre nom, des choses que nous produisons devant lui (un tirage, un jet (marc de café) et qu’il va interpréter comme nous désignant. Ce dont il va se servir pour nous connaitre nous concerne mais nous n’y avions pas accordé de l’importance, n’avions pas songé que cela pourrait être une clef pour avoir des choses à nous dire que nous n’avions pas encore entendues, intégrées.
Prenons des cas extrêmes, comme dans le cas d’un médium qui nous transmet un conseil venu de l’au-delà, émanant éventuellement d’un objet, d’une photo (d’un vivant ou d’un « désincarné ») qui jusqu’à présent ne nous avaient pas semblé porteurs d’informations nous concernant bien que nous appartenant, étant en notre possession, en tout cas. De toute façon, le « voyant » voit en nous, lit en nous, des choses que nous n’avions pas perçues, captées, ce qui nous obligé à reconsidérer l’ensemble des données sur lesquelles nous réfléchissions.
Peut-on dés lors se demander si le praticien des PPA peut se tromper ? Le risque, c’est quand il se met à parler la langue que nous connaissons. Ne vaut-il pas mieux qu’il se contente de parler de nous avec son langage à lui ? Il y a là un problème déontologique : le praticien des PPA se doit, selon nous, de s’exprimer à sa manière à lui, même si c’est un peu abscons. Imaginons que nous rencontrions un aveugle, son charme vient du fait qu’il nous perçoit différemment à sa façon. Tout être qui s’adresse à nous, un chien, un chat, un cheval est porteur d’une certaine vérité, « sa « vérité. On peut admettre comme un principe que tout être a une vérité qui nous concerne dès lors qu’il est en face de nous voire simplement au téléphone. On ne lui en demande pas plus !
Que le « voyant » ait un autre regard sur nous, de par son vécu personnel, pourquoi pas mais il ne faudra pas oublier qu’il y a probablement d’’autres choses qu’il ne verra pas et que d’autres verront et ainsi de suite car toute faculté a son revers de la médaille. Nous-mêmes, d’ailleurs, sommes conduits à offrir notre regard à autrui, à notre prochain, même si nous sommes un étranger à la personne concernée. On parle d’un regard extérieur.
C’est pourquoi l’enseignement des PPA implique de cultiver, tel un artiste, notre étrangeté, notre façon à nous de parler des gens, du monde, quelle que soit notre formation et notre « déformation » professionnelle. Mais la différence tient au fait que l’artiste assume sa propre créativité, qu’il ne se cache pas sous les jupes de Nostradamus, comme Jean-Charles de Fontbrune, qu’il n’est pas dans le « Jacques a dit », dans le « c’est pas moi qui le dit, ce sont les astres/les cartes/ les anges etc ». Les praticiens des PPA sont trop souvent dans un problème d’affirmation de soi mal résolu alors que ce devrait être plutôt le problème de leurs clients. Le créateur n’a pas le même profil que le consommateur et en l’occurrence, le praticien des PPA serait plutôt un créateur. Le problème c’est quand il n’est ni l’un ni l’autre ou un peu de l’un et de l’autre. A la limite, le praticien peut se permettre de ne pas se mettre en avant en situation de consultation mais il ne doit pas pour autant nier son implication à savoir que son client/patient a un problème avec le principe d’autorité. Il faut à terme sortir de l’ambigüité et que le praticien en temps utile se pose comme quelqu’un qui exerce un certain pouvoir.
Déontologiquement, la vidéo nous apparait comme un must désormais incontournable, garant évident d’une relation honnête envers de futurs clients/patients. Le recours à une photo et à un texte ne sont plus des indicateurs et encore moins des garants. Grâce à la vidéo, le client choisit en connaissance de cause à partir d’une présence, d’une gestuelle, d’un cadre de travail.
JHB
21. 04. 10
L’astronomie comme Loi fondée sur le Ciel
Par Jacques HalBronn
Quand on veut étudier l’histoire d’un domaine, il est conseillé de considérer la possibilité que le domaine en question a pu puiser à des sources appartenant à des champs fort différents.
Dans le cas de l’astrologie, nous ne pensons pas que ses premières manifestations aient à voir avec une quelconque forme de divination.
Ce serait plutôt du côté du Droit qu’il faudrait chercher. Rappelons que le mot Astronomie comporte le mot Nomos, qui signifie la Norme, la Loi.
« Nomos est un terme grec, équivalent au jus latin. On oppose classiquement le nomos, la "culture", au physis, la "nature", depuis Aristote et les présocratiques. » (Wikiberal, article Nomos) . Cela a donné en français la norme, normal, énorme (hors norme)
C’est dire que le terme Astronomie ne correspondait pas à ce qu’on entend de nos jours par là !
En jouant sur le double sens du mot « loi », on aura basculé de la loi des juristes à celle des savants.
. Pour nous, Astronomie signifiait à l’origine, une Loi fondée sur les astres et non la science des astres.
Parallèlement, donc, à cette Loi céleste qui n’est pas la Loi du Ciel, il a pu se développer des mancies cosmiques et c’est un fait que l’Astrologie
est héritière de ces mancies.
Mais il n’en est pas moins vrai qu’il a du exister une instrumentalisation du ciel à des fins législatives et métrologiques et qui sont les lointains ancêtres de notre Droit Constitutionnel ainsi que des plans pluriannuels en économie. Rappelons que le domaine du Droit était intimement lié à celui du religieux. Dans l’Ancien (Premier) Testament, nous trouvons le Commandement sur le « repos » du septième jour, le songe des sept vaches grasses et des sept vaches maigres, interprété comme déterminant deux séries de sept années.
C’est cette Astronomie – au sens où nous l’avons (re)définie qui nous intéresse en ce qu’elle aura marqué la vie des sociétés jusqu’à nos jours y compris.
Quant à l’Astrologie, en tant que mancie, divination, elle ne nous semble pas offrir un grand intérêt au niveau anthropologique, elle est pour nous avant tout un savoir livresque qui ne se répand que par le truchement des astrologues.
C’est pourquoi nous suggérons d’employer désormais la forme latine « Astronomia » pour désigner l’Astrologie, étant entendu que ceux qui se disent astronomes n’ont aucun lien avec la philosophie du Droit. Ce sont eux les « astrologues », leur discours sur les astres n’est pas en prise sur la Cité. En fait, le monde astrologique (voir notre Colloque de Rennes, avril 2010, sur la Télévision Astrologique) est divisé en deux « sectes » - et ce mot n’est pas connoté négativement car le christianisme au départ était une secte (secteur)- ll y a celle des « astrologues » qui sont liés à ceux que l’on appelle les astronomes, ce sont des gens qui sont passionnés de tout ce que les astronome découvrent et baptisent en matière de nouveaux planétoïdes et autres astéroïdes et il y a celle des « astronomes » -terme que désormais nous revendiquons- et qui considèrent l’astrologie comme un monument à l’instar des pyramides, œuvre du génie humain, à partir évidemment, d’un matériau « naturel », en l’occurrence minéral – si ce n’est que l’astrologie est un monument en quelque sorte virtuel en ce sens que la constitution du dit monument est « spirituelle », c'est-à-dire fondée sur des lignes, des repères qui ne sont perceptibles qu’à certains et pas à d’autres, tout comme un texte écrit dans une certaine langue ne fait guère sens pour un étranger à cette langue, ce qui implique un interprète.
JHB
19. 04. 10
Quand on veut étudier l’histoire d’un domaine, il est conseillé de considérer la possibilité que le domaine en question a pu puiser à des sources appartenant à des champs fort différents.
Dans le cas de l’astrologie, nous ne pensons pas que ses premières manifestations aient à voir avec une quelconque forme de divination.
Ce serait plutôt du côté du Droit qu’il faudrait chercher. Rappelons que le mot Astronomie comporte le mot Nomos, qui signifie la Norme, la Loi.
« Nomos est un terme grec, équivalent au jus latin. On oppose classiquement le nomos, la "culture", au physis, la "nature", depuis Aristote et les présocratiques. » (Wikiberal, article Nomos) . Cela a donné en français la norme, normal, énorme (hors norme)
C’est dire que le terme Astronomie ne correspondait pas à ce qu’on entend de nos jours par là !
En jouant sur le double sens du mot « loi », on aura basculé de la loi des juristes à celle des savants.
. Pour nous, Astronomie signifiait à l’origine, une Loi fondée sur les astres et non la science des astres.
Parallèlement, donc, à cette Loi céleste qui n’est pas la Loi du Ciel, il a pu se développer des mancies cosmiques et c’est un fait que l’Astrologie
est héritière de ces mancies.
Mais il n’en est pas moins vrai qu’il a du exister une instrumentalisation du ciel à des fins législatives et métrologiques et qui sont les lointains ancêtres de notre Droit Constitutionnel ainsi que des plans pluriannuels en économie. Rappelons que le domaine du Droit était intimement lié à celui du religieux. Dans l’Ancien (Premier) Testament, nous trouvons le Commandement sur le « repos » du septième jour, le songe des sept vaches grasses et des sept vaches maigres, interprété comme déterminant deux séries de sept années.
C’est cette Astronomie – au sens où nous l’avons (re)définie qui nous intéresse en ce qu’elle aura marqué la vie des sociétés jusqu’à nos jours y compris.
Quant à l’Astrologie, en tant que mancie, divination, elle ne nous semble pas offrir un grand intérêt au niveau anthropologique, elle est pour nous avant tout un savoir livresque qui ne se répand que par le truchement des astrologues.
C’est pourquoi nous suggérons d’employer désormais la forme latine « Astronomia » pour désigner l’Astrologie, étant entendu que ceux qui se disent astronomes n’ont aucun lien avec la philosophie du Droit. Ce sont eux les « astrologues », leur discours sur les astres n’est pas en prise sur la Cité. En fait, le monde astrologique (voir notre Colloque de Rennes, avril 2010, sur la Télévision Astrologique) est divisé en deux « sectes » - et ce mot n’est pas connoté négativement car le christianisme au départ était une secte (secteur)- ll y a celle des « astrologues » qui sont liés à ceux que l’on appelle les astronomes, ce sont des gens qui sont passionnés de tout ce que les astronome découvrent et baptisent en matière de nouveaux planétoïdes et autres astéroïdes et il y a celle des « astronomes » -terme que désormais nous revendiquons- et qui considèrent l’astrologie comme un monument à l’instar des pyramides, œuvre du génie humain, à partir évidemment, d’un matériau « naturel », en l’occurrence minéral – si ce n’est que l’astrologie est un monument en quelque sorte virtuel en ce sens que la constitution du dit monument est « spirituelle », c'est-à-dire fondée sur des lignes, des repères qui ne sont perceptibles qu’à certains et pas à d’autres, tout comme un texte écrit dans une certaine langue ne fait guère sens pour un étranger à cette langue, ce qui implique un interprète.
JHB
19. 04. 10
La question du délestage astrologique des étoiles fixes
Par Jacques HalBronn
Serge Bret Morel a raison de rappeler que la façon dont les astrologues se représentent la naissance de l’astrologie est assez peu vraisemblable :
« On serait tenté de penser qu’il suffit d’observer « régulièrement » le ciel de nuit pour comprendre très vite que ces « petits » changements de positions parmi les fixes constituent progressivement des trajectoires continues, donc révèlent des mouvements réels eux-mêmes continus »
Mais il nous semble que SBM lui-même butte sur la question des étoiles fixes qui sont, bel et bien, le talon d’Achille de l’astrologie, c'est-à-dire le point par lequel il fallut bien « tenir » l’astrologie comme Achille enfant fut tenu par le talon pour qu’on l’imprègne de quelque potion magique à la façon d’Astérix, version gauloise du dit Achille (d’où la même initiale suivie d’une sifflante/chuintante)
A aucun moment, en effet, SBM ne se permet d’affirmer que l’astrologie a « perdu » ses étoiles fixes en cours de route ou qu’elle les a remplacées par la série des constellations zodiacales puis par un repérage tropicaliste faisant totalement abstraction des dites étoiles.
Tout se passe comme si pour SBM l’Histoire de l’Astrologie se résumait à étudier à quel moment serait apparue une certaine astrologie telle que nous la connaissons aujourd’hui, à quel moment, par exemple, on aurait tracé les premiers zodiaques et ainsi de suite. On peut supposer que SBM nous répondrait qu’il faut bien remonter du connu vers l’inconnu….et que l’inverse semble bien chimérique comme de préférer le thème de conception à celui de naissance.
Pourtant, SBM ne cherche-t-il pas à nous décrire les conditions initiales d’observation du Ciel, d’un ciel qui d’ailleurs n’était pas celui qui nous est proposé actuellement avec ses transsaturniennes et sans…. les étoiles fixes !
Tout se passe comme si pour SBM l’astrologie serait précisément née de certains choix auxquels elle se serait tenue et c’est cette astrologie qui nous intéresserait puisque….c’est celle qui se pratique car n’oublions pas que le point de départ de SBM est la dite pratique qu’il s’agit de mettre en perspective.
Or, pour nous, il est inconcevable de penser la genèse de l’astrologie sans respecter la dialectique planètes/étoiles fixes dont SBM est le premier à reconnaitre que sa mise en évidence fut un moment fondateur pour l’Astrologie planétaire. On pourrait dire que l’Astrologie est née d’une mère étoile et d’un père planète ou l’inverse.
On ne sera d’ailleurs pas trop surpris de cette naissance « monoparentale » - qui finalement est celle de Jésus- quand on sait, comme nous l’avons montré à de nombreuses reprises, à quel point la dualité est mal traitée/ maltraitée, dans tous les sens du terme par l’Astrologie dominante. Mais ne faisons pas de psychanalyse sauvage !
Il reste que dans certains récits relatifs à l’Histoire de l’astrologie, il y aurait comme un déséquilibre liée à l’évacuation des étoiles fixes remplacées par une symbolique, une re-présentation de substitution. On est en tout cas en plein hiatus, on nage dans les solutions de continuité !
En fait, on voudrait nous faire croire que l’astrologie serait née de ce rejet même des étoiles fixes, lesquelles appartiendraient à la seule « sphère » de l’astronomie ! Au fond, c’est dans cette articulation que SBM verrait la rupture entre astrologie et astronomie puisque de fait c’est bien ce qui aura fini par se produire. CQFD.
Or, pour nous, il n’en pas été ainsi : le largage des étoiles fixes n’appartient pas au moment fondateur de l’astrologie puisque précisément l’astrologie serait née de la découverte du binôme planètes –étoiles fixes, qui n’existait pas dans une astronomie plus ancienne. L’astrologie serait liée précisément à l’émergence d’une nouvelle Astronomie, tout comme d’ailleurs l’astrologie contemporaine doit énormément à la découverte des planètes au-delà de Saturne par l’astronomie post galiléenne.
En revanche, l’astrologie traditionnelle telle que nous la transmet un Ptolémée, dans la Tétrabible (IIe siècle de notre ère) ne correspond à aucun tournant historique au regard de l’Astronomie, ce qui en fait quelque chose d’ assez bâtard et d’ailleurs le décrochage de l’ astrologie par rapport aux étoiles fixes s’est effectué progressivement et a produit diverses solutions de substitution, à commencer par le zodiaque lui-même, sous ses divers avatars (tropicaliste, sidéraliste)
Autrement dit, l’astrologie actuelle – ou même celle qui prédomine avant la fin du XVIIIe siècle – n’est pas sortie toute armée du « front » de l’astronomie., sous la forme que nous lui connaissons chez un Morin de Villefranche, par exemple (mort dans les années 1650) Cette complexité de l’astrologie telle que la décrit fort bien par ailleurs SBM n’est pas une donnée de départ de l’Astrologie mais bien le résultat d’une évolution dont il conviendrait de saisir les causes et les « raisons ».(il n’y a qu’en français que l’on dise « avoir raison » et que l’on parle des « raisons » d’une action)
En fait, SBM nous semble être prisonnier d’un modèle qui rejoindrait peu ou prou celui d’un Jean-Pierre Nicola pour qui l’astrologie est un commentaire de l’astronomie perçue en tant que système solaire. Mais ne serait-ce pas justement l’acte de naissance astronomique de l’astrologie moderne que la mise en évidence, à la Renaissance, d’un système solaire, ce qui, à terme, aurait condamné les étoiles fixes, du fait qu’elles n’en faisaient pas partie ? Voilà donc une astrologie dont la naissance ne remonterait pas avant la révolution copernicienne ! On est rendu bien loin de l’Astrologie et de l’Astronomie babyloniennes dont nous parle SBM ! Sur un autre site -« Astrologie pour tous » -, l’on trouve ce jugement, ce verdict sans appel : « Les étoiles fixes, dénommées ainsi car elles se déplacent très lentement, n’ont guère de valeur dans l’astrologie en raison de leur éloignement de la Terre ».
Le cas du thème natal nous apparait également comme faisant problème au regard de l’origine de l’astrologie. L’on peut certes « faire » l’Histoire de ce procédé mais cela n’épuise nullement celle de l’Astrologie.
A entendre certains astrologues, la réforme de l’astrologie voire sa restauration dans une pureté originelle consisterait à corriger certaines « erreurs » notamment au niveau astronomique.
SBM : « L’historien peut rétorquer que les premiers devins du ciel n’utilisaient pas les mêmes techniques et n’avaient pas les mêmes discours que les astrologues contemporains. Il peut rappeler aussi que la croyance astrologique s’inscrivait très bien dans les croyances des époques anciennes, quand elles se fondaient sur une conception erronée du monde »
Il importe peu, en fait, que l’astrologie initiale soit fondée sur quelque « erreur » mais bien de comprendre sur quoi elle se fondait, à moins que de telles erreurs hypothèquent son propos, comme dans le cas de la précession des équinoxes. Mais rappelons que cette précession est liée à l’utilisation du zodiaque des constellations dont nous avons dit qu’elle correspondait à un état plus tardif que le simple rapport planète/étoile/
JHB
19. 04.10
Serge Bret Morel a raison de rappeler que la façon dont les astrologues se représentent la naissance de l’astrologie est assez peu vraisemblable :
« On serait tenté de penser qu’il suffit d’observer « régulièrement » le ciel de nuit pour comprendre très vite que ces « petits » changements de positions parmi les fixes constituent progressivement des trajectoires continues, donc révèlent des mouvements réels eux-mêmes continus »
Mais il nous semble que SBM lui-même butte sur la question des étoiles fixes qui sont, bel et bien, le talon d’Achille de l’astrologie, c'est-à-dire le point par lequel il fallut bien « tenir » l’astrologie comme Achille enfant fut tenu par le talon pour qu’on l’imprègne de quelque potion magique à la façon d’Astérix, version gauloise du dit Achille (d’où la même initiale suivie d’une sifflante/chuintante)
A aucun moment, en effet, SBM ne se permet d’affirmer que l’astrologie a « perdu » ses étoiles fixes en cours de route ou qu’elle les a remplacées par la série des constellations zodiacales puis par un repérage tropicaliste faisant totalement abstraction des dites étoiles.
Tout se passe comme si pour SBM l’Histoire de l’Astrologie se résumait à étudier à quel moment serait apparue une certaine astrologie telle que nous la connaissons aujourd’hui, à quel moment, par exemple, on aurait tracé les premiers zodiaques et ainsi de suite. On peut supposer que SBM nous répondrait qu’il faut bien remonter du connu vers l’inconnu….et que l’inverse semble bien chimérique comme de préférer le thème de conception à celui de naissance.
Pourtant, SBM ne cherche-t-il pas à nous décrire les conditions initiales d’observation du Ciel, d’un ciel qui d’ailleurs n’était pas celui qui nous est proposé actuellement avec ses transsaturniennes et sans…. les étoiles fixes !
Tout se passe comme si pour SBM l’astrologie serait précisément née de certains choix auxquels elle se serait tenue et c’est cette astrologie qui nous intéresserait puisque….c’est celle qui se pratique car n’oublions pas que le point de départ de SBM est la dite pratique qu’il s’agit de mettre en perspective.
Or, pour nous, il est inconcevable de penser la genèse de l’astrologie sans respecter la dialectique planètes/étoiles fixes dont SBM est le premier à reconnaitre que sa mise en évidence fut un moment fondateur pour l’Astrologie planétaire. On pourrait dire que l’Astrologie est née d’une mère étoile et d’un père planète ou l’inverse.
On ne sera d’ailleurs pas trop surpris de cette naissance « monoparentale » - qui finalement est celle de Jésus- quand on sait, comme nous l’avons montré à de nombreuses reprises, à quel point la dualité est mal traitée/ maltraitée, dans tous les sens du terme par l’Astrologie dominante. Mais ne faisons pas de psychanalyse sauvage !
Il reste que dans certains récits relatifs à l’Histoire de l’astrologie, il y aurait comme un déséquilibre liée à l’évacuation des étoiles fixes remplacées par une symbolique, une re-présentation de substitution. On est en tout cas en plein hiatus, on nage dans les solutions de continuité !
En fait, on voudrait nous faire croire que l’astrologie serait née de ce rejet même des étoiles fixes, lesquelles appartiendraient à la seule « sphère » de l’astronomie ! Au fond, c’est dans cette articulation que SBM verrait la rupture entre astrologie et astronomie puisque de fait c’est bien ce qui aura fini par se produire. CQFD.
Or, pour nous, il n’en pas été ainsi : le largage des étoiles fixes n’appartient pas au moment fondateur de l’astrologie puisque précisément l’astrologie serait née de la découverte du binôme planètes –étoiles fixes, qui n’existait pas dans une astronomie plus ancienne. L’astrologie serait liée précisément à l’émergence d’une nouvelle Astronomie, tout comme d’ailleurs l’astrologie contemporaine doit énormément à la découverte des planètes au-delà de Saturne par l’astronomie post galiléenne.
En revanche, l’astrologie traditionnelle telle que nous la transmet un Ptolémée, dans la Tétrabible (IIe siècle de notre ère) ne correspond à aucun tournant historique au regard de l’Astronomie, ce qui en fait quelque chose d’ assez bâtard et d’ailleurs le décrochage de l’ astrologie par rapport aux étoiles fixes s’est effectué progressivement et a produit diverses solutions de substitution, à commencer par le zodiaque lui-même, sous ses divers avatars (tropicaliste, sidéraliste)
Autrement dit, l’astrologie actuelle – ou même celle qui prédomine avant la fin du XVIIIe siècle – n’est pas sortie toute armée du « front » de l’astronomie., sous la forme que nous lui connaissons chez un Morin de Villefranche, par exemple (mort dans les années 1650) Cette complexité de l’astrologie telle que la décrit fort bien par ailleurs SBM n’est pas une donnée de départ de l’Astrologie mais bien le résultat d’une évolution dont il conviendrait de saisir les causes et les « raisons ».(il n’y a qu’en français que l’on dise « avoir raison » et que l’on parle des « raisons » d’une action)
En fait, SBM nous semble être prisonnier d’un modèle qui rejoindrait peu ou prou celui d’un Jean-Pierre Nicola pour qui l’astrologie est un commentaire de l’astronomie perçue en tant que système solaire. Mais ne serait-ce pas justement l’acte de naissance astronomique de l’astrologie moderne que la mise en évidence, à la Renaissance, d’un système solaire, ce qui, à terme, aurait condamné les étoiles fixes, du fait qu’elles n’en faisaient pas partie ? Voilà donc une astrologie dont la naissance ne remonterait pas avant la révolution copernicienne ! On est rendu bien loin de l’Astrologie et de l’Astronomie babyloniennes dont nous parle SBM ! Sur un autre site -« Astrologie pour tous » -, l’on trouve ce jugement, ce verdict sans appel : « Les étoiles fixes, dénommées ainsi car elles se déplacent très lentement, n’ont guère de valeur dans l’astrologie en raison de leur éloignement de la Terre ».
Le cas du thème natal nous apparait également comme faisant problème au regard de l’origine de l’astrologie. L’on peut certes « faire » l’Histoire de ce procédé mais cela n’épuise nullement celle de l’Astrologie.
A entendre certains astrologues, la réforme de l’astrologie voire sa restauration dans une pureté originelle consisterait à corriger certaines « erreurs » notamment au niveau astronomique.
SBM : « L’historien peut rétorquer que les premiers devins du ciel n’utilisaient pas les mêmes techniques et n’avaient pas les mêmes discours que les astrologues contemporains. Il peut rappeler aussi que la croyance astrologique s’inscrivait très bien dans les croyances des époques anciennes, quand elles se fondaient sur une conception erronée du monde »
Il importe peu, en fait, que l’astrologie initiale soit fondée sur quelque « erreur » mais bien de comprendre sur quoi elle se fondait, à moins que de telles erreurs hypothèquent son propos, comme dans le cas de la précession des équinoxes. Mais rappelons que cette précession est liée à l’utilisation du zodiaque des constellations dont nous avons dit qu’elle correspondait à un état plus tardif que le simple rapport planète/étoile/
JHB
19. 04.10
Le Droit face au changement des mentalités
Par Jacques HalBronn
(Conférence donnée au Senat, salle Vaugirard, le 16 avril 2010, dans le cadre d’un colloque sur l’Avenir de la Justice)
Jusqu’à présent, l’homicide était jugé plus sévèrement que le vol. Mais il se pourrait bien qu’au cours du XXIe siècle les temps changeassent De plus en plus, en effet, ce qui nous distinguera les uns des autres sera notre appareillage, notre outillage, notre équipement, non pas celui de notre corps mais celui s’’adaptant à celui-ci à moins que cela ne soit l’inverse.
C’est pourquoi nous parlons d’un passage d’une civilisation de l’Etre à une civilisation de l’Avoir. Bientôt, le vol sera plus sanctionné que le meurtre et les gens se battront pour disposer de tel ou tel gadget, de tel ou tel matériel. Ne parle-t-on au niveau militaire d’un équilibre des forces ou au contraire d’un risque de déséquilibre, dès lors que tel armement est ou non mis à la disposition de tel camp ? Ce qui est vrai pour les Etats pourrait bien le devenir pour les individus.
Pour simplifier nous dirons que ce qui relève de l’être est le corps physique dans sa nudité et ce qui reléve de l’avoir est tout ce qui le prolonge, l’habille, le complète par des apports végétaux, animaux, minéraux, ce qui pose évidemment des problèmes écologiques.
Comment les choses on-elles commencé ? Cela aura débuté le jour où à la suite d’un accident, un homme aura perdu une jambe et qu’on lui a confectionné une béquille, voire une prothèse, bref un engin, une machine. C’est le dieu Vulcain –Héphaïstos qui était passé maître dans la fabrication de toutes sortes d’objets.
Le handicap a partie liée avec le technique et le technologique et ce ne sont pas les handicaps qui manquent dès lors que l’on veut ressembler à l’autre qui a quelque chose que l’on n’a pas ou plus. L’écriture est probablement née avec la surdité ou le mutisme, et l’on bascule alors dans une première forme d’aliénation à quelque chose d’extérieur au corps. La parité est le refus du handicap mais bientôt les jeunes enfants exigeront que l’on compense leurs « manques » tout comme les personnes âgées, les sourds, les aveugles, les étrangers, tout contribue bel et bien à renforcer le règne, l’empire de l’Avoir. C’est ainsi que l’on vient encore de saluer Steve Jobbs comme une sorte de bienfaiteur de l’Humanité, la technique prenant le pas sur la Science puisque l’on n’attend plus grand-chose de l’être de l’homme, d’une évolution de son corps et de ses facultés, si ce n’est dans le domaine sportif. Même dans le domaine artistique, ce sont les instruments qui l’emportent sur les organes, ne serait-ce que grâce à la sono, au micro ! Le règne de l’avoir fait de nous tous virtuellement des égaux interchangeables au niveau de l’être si ce n’est que que nous n’avons pas tous le même accès à l’avoir et c’est justement ce qui confère au vol un caractère plus grave qu’au meurtre, au code civil la priorité sur le code pénal. Cela sera d’autant plus évident quand nos corps seront dotés de puces incorporées. Celui qui nous volera nos puces électroniques nous dépossédera quelque part de ce nouveau mode d’être qui n’en est plus un, sans lesquelles nous verserions dans le néant !
On ne saurait exagérer le rôle de l’outil au pénal : le revolver n’aura-t-il pas contribuer à combler le décalage physique entre hommes et femmes ? La consommation d’alcool, de drogues, qui sont autant d’adjuvants n’est-elle pas responsable de tant de crimes ? Inversement, l’on parle de désarmement comme gage de paix. Mais les USA ne renoncent pas à la vente des armes aux particuliers….
Autrefois, l’on jugeait l’arbre à ses fruits mais désormais on pourra imiter les fruits, les cloner, sans avoir besoin de l’arbre
La naissance deviendra un épiphénomène car rien d’essentiel ne s’y jouera plus, il ne s’agira plus que de produire à la chaine des clones qui seront dotés de tel ou tel outillage. Dis-moi quel est ton outil, je te dirai qui tu es !
La civilisation de l’avoir pose cependant, on le conçoit, de graves problèmes d’ordre écologique en raison de la dépendances des hommes à des apports extérieurs, pour se vêtir, pour se créer un habitat mais surtout pour alimenter les machines de toutes sortes, à commencer par les automobiles.
De plus en plus, les hommes risquent d’apparaitre comme on le voit dans certains films de science fiction comme une matière brute que la machine va structurer mais dont le nombre même, au niveau démographique, doit se justifier : ce sont des bouches inutiles à nourrir et qui n’ont même pas pris l’habitude de se nourrir de leur propre viande ! Quel gâchis !
Notre civilisation a pris le contrepied de tout eugénisme, elle ne croit plus au progrès génétique, la naissance d’un enfant n’est pas un événement majeur comparé au lancement d’un nouveau produit. Le XXe siècle, avec la Shoah, au cours de la Seconde Guerre Mondiale aura tenté de porter un coup fatal à la biodiversité humaine tout comme il avait mis à bas les dynasties royales dans nombre de pays, au lendemain de la Première Guerre Mondiale.
Cela dit, l’on peut penser que certains créateurs, certains leaders seront plus égaux que les autres si l’on admet que pour générer du nouveau, il faut un certain génie. On peut même imaginer la résurgence d’un certain polygamisme. Ce qui pose le problème de savoir si certains ne sont pas au dessus des lois du commun, ne doivent pas bénéficier d’une certaine immunité juridique. Et puis, il y a les crimes de lèse majesté qui font que s’en prendre à telle personne ne revient pas à s’en prendre à telle autre. Deux poids, deux mesures.
Autrement dit, plus l’avoir sera déterminant, plus la caste des vrais créateurs sera privilégiée à l’instar de dieux. Mais, comme on le voit en musique, l’on se contente souvent du réchauffé, d’une nouvelle interprétation. Le monde de l’avoir c’est celui de l’addition, des adjuvants, c’est quelque chose qui s’ajoute, qui recouvre l’être au point de le masquer. Peu importe, dès lors ce qui est à l’origine, c’est la sauce qui fait la différence comme avec les spaghetti ou le couscous ou tout simplement le pain. Il y a certes eu l’alerte de la vache folle qui posait le problème de la traçabilité du produit mais ce qui compte c’est moins le produit que l’accompagnement, la garniture, le postiche, le trompe l’oie, le faux semblant.
La civilisation judaïque est marquée par l’être, en ce sens qu’elle ne se réduit pas à l’acceptation, à l’adoption d’un message, d’une « bonne nouvelle », mais qu’elle s’articule autour d’un substrat que l’on pourrait qualifier de génétique, de racial. L’avoir a une fonction unifiante en ce sens que tout le monde, en principe, peut y accéder et que les obstacles à cette accession ne sont que contingents. A contrario, dans la civilisation hyper-technologique contemporaine, la quête ontologique, la conscience d’un temps formateur et créateur laisse la place à une spatialité, on passe du vertical à l’horizontal.
Problème de l’acquis et de l’inné. Le monde de la machine tend à minimiser et à relativiser ce qui touche à l’inné. Ce qui compte désormais ce n’est pas d’où l’on vient mais où l’on veut aller. En ce sens, le progrès technologique favorise ceux qui ont un problème avec l’inné. . En ce sens, l’on peut parler d’une déshumanisation même si ce sont les hommes qui développent les machines mais il s’agit là d’une élite (cf. supra) qui paradoxalement conforte son pouvoir en fournissant des jeux (vidéo) au peuple.
JHB
17. 04 10
(Conférence donnée au Senat, salle Vaugirard, le 16 avril 2010, dans le cadre d’un colloque sur l’Avenir de la Justice)
Jusqu’à présent, l’homicide était jugé plus sévèrement que le vol. Mais il se pourrait bien qu’au cours du XXIe siècle les temps changeassent De plus en plus, en effet, ce qui nous distinguera les uns des autres sera notre appareillage, notre outillage, notre équipement, non pas celui de notre corps mais celui s’’adaptant à celui-ci à moins que cela ne soit l’inverse.
C’est pourquoi nous parlons d’un passage d’une civilisation de l’Etre à une civilisation de l’Avoir. Bientôt, le vol sera plus sanctionné que le meurtre et les gens se battront pour disposer de tel ou tel gadget, de tel ou tel matériel. Ne parle-t-on au niveau militaire d’un équilibre des forces ou au contraire d’un risque de déséquilibre, dès lors que tel armement est ou non mis à la disposition de tel camp ? Ce qui est vrai pour les Etats pourrait bien le devenir pour les individus.
Pour simplifier nous dirons que ce qui relève de l’être est le corps physique dans sa nudité et ce qui reléve de l’avoir est tout ce qui le prolonge, l’habille, le complète par des apports végétaux, animaux, minéraux, ce qui pose évidemment des problèmes écologiques.
Comment les choses on-elles commencé ? Cela aura débuté le jour où à la suite d’un accident, un homme aura perdu une jambe et qu’on lui a confectionné une béquille, voire une prothèse, bref un engin, une machine. C’est le dieu Vulcain –Héphaïstos qui était passé maître dans la fabrication de toutes sortes d’objets.
Le handicap a partie liée avec le technique et le technologique et ce ne sont pas les handicaps qui manquent dès lors que l’on veut ressembler à l’autre qui a quelque chose que l’on n’a pas ou plus. L’écriture est probablement née avec la surdité ou le mutisme, et l’on bascule alors dans une première forme d’aliénation à quelque chose d’extérieur au corps. La parité est le refus du handicap mais bientôt les jeunes enfants exigeront que l’on compense leurs « manques » tout comme les personnes âgées, les sourds, les aveugles, les étrangers, tout contribue bel et bien à renforcer le règne, l’empire de l’Avoir. C’est ainsi que l’on vient encore de saluer Steve Jobbs comme une sorte de bienfaiteur de l’Humanité, la technique prenant le pas sur la Science puisque l’on n’attend plus grand-chose de l’être de l’homme, d’une évolution de son corps et de ses facultés, si ce n’est dans le domaine sportif. Même dans le domaine artistique, ce sont les instruments qui l’emportent sur les organes, ne serait-ce que grâce à la sono, au micro ! Le règne de l’avoir fait de nous tous virtuellement des égaux interchangeables au niveau de l’être si ce n’est que que nous n’avons pas tous le même accès à l’avoir et c’est justement ce qui confère au vol un caractère plus grave qu’au meurtre, au code civil la priorité sur le code pénal. Cela sera d’autant plus évident quand nos corps seront dotés de puces incorporées. Celui qui nous volera nos puces électroniques nous dépossédera quelque part de ce nouveau mode d’être qui n’en est plus un, sans lesquelles nous verserions dans le néant !
On ne saurait exagérer le rôle de l’outil au pénal : le revolver n’aura-t-il pas contribuer à combler le décalage physique entre hommes et femmes ? La consommation d’alcool, de drogues, qui sont autant d’adjuvants n’est-elle pas responsable de tant de crimes ? Inversement, l’on parle de désarmement comme gage de paix. Mais les USA ne renoncent pas à la vente des armes aux particuliers….
Autrefois, l’on jugeait l’arbre à ses fruits mais désormais on pourra imiter les fruits, les cloner, sans avoir besoin de l’arbre
La naissance deviendra un épiphénomène car rien d’essentiel ne s’y jouera plus, il ne s’agira plus que de produire à la chaine des clones qui seront dotés de tel ou tel outillage. Dis-moi quel est ton outil, je te dirai qui tu es !
La civilisation de l’avoir pose cependant, on le conçoit, de graves problèmes d’ordre écologique en raison de la dépendances des hommes à des apports extérieurs, pour se vêtir, pour se créer un habitat mais surtout pour alimenter les machines de toutes sortes, à commencer par les automobiles.
De plus en plus, les hommes risquent d’apparaitre comme on le voit dans certains films de science fiction comme une matière brute que la machine va structurer mais dont le nombre même, au niveau démographique, doit se justifier : ce sont des bouches inutiles à nourrir et qui n’ont même pas pris l’habitude de se nourrir de leur propre viande ! Quel gâchis !
Notre civilisation a pris le contrepied de tout eugénisme, elle ne croit plus au progrès génétique, la naissance d’un enfant n’est pas un événement majeur comparé au lancement d’un nouveau produit. Le XXe siècle, avec la Shoah, au cours de la Seconde Guerre Mondiale aura tenté de porter un coup fatal à la biodiversité humaine tout comme il avait mis à bas les dynasties royales dans nombre de pays, au lendemain de la Première Guerre Mondiale.
Cela dit, l’on peut penser que certains créateurs, certains leaders seront plus égaux que les autres si l’on admet que pour générer du nouveau, il faut un certain génie. On peut même imaginer la résurgence d’un certain polygamisme. Ce qui pose le problème de savoir si certains ne sont pas au dessus des lois du commun, ne doivent pas bénéficier d’une certaine immunité juridique. Et puis, il y a les crimes de lèse majesté qui font que s’en prendre à telle personne ne revient pas à s’en prendre à telle autre. Deux poids, deux mesures.
Autrement dit, plus l’avoir sera déterminant, plus la caste des vrais créateurs sera privilégiée à l’instar de dieux. Mais, comme on le voit en musique, l’on se contente souvent du réchauffé, d’une nouvelle interprétation. Le monde de l’avoir c’est celui de l’addition, des adjuvants, c’est quelque chose qui s’ajoute, qui recouvre l’être au point de le masquer. Peu importe, dès lors ce qui est à l’origine, c’est la sauce qui fait la différence comme avec les spaghetti ou le couscous ou tout simplement le pain. Il y a certes eu l’alerte de la vache folle qui posait le problème de la traçabilité du produit mais ce qui compte c’est moins le produit que l’accompagnement, la garniture, le postiche, le trompe l’oie, le faux semblant.
La civilisation judaïque est marquée par l’être, en ce sens qu’elle ne se réduit pas à l’acceptation, à l’adoption d’un message, d’une « bonne nouvelle », mais qu’elle s’articule autour d’un substrat que l’on pourrait qualifier de génétique, de racial. L’avoir a une fonction unifiante en ce sens que tout le monde, en principe, peut y accéder et que les obstacles à cette accession ne sont que contingents. A contrario, dans la civilisation hyper-technologique contemporaine, la quête ontologique, la conscience d’un temps formateur et créateur laisse la place à une spatialité, on passe du vertical à l’horizontal.
Problème de l’acquis et de l’inné. Le monde de la machine tend à minimiser et à relativiser ce qui touche à l’inné. Ce qui compte désormais ce n’est pas d’où l’on vient mais où l’on veut aller. En ce sens, le progrès technologique favorise ceux qui ont un problème avec l’inné. . En ce sens, l’on peut parler d’une déshumanisation même si ce sont les hommes qui développent les machines mais il s’agit là d’une élite (cf. supra) qui paradoxalement conforte son pouvoir en fournissant des jeux (vidéo) au peuple.
JHB
17. 04 10
Les femmes et les savoirs alternatifs : l’effet placebo.
Par Jacques HalBronn
On ne saurait nier l’existence de mondes parallèles au niveau cognitif : on parle notamment de médecines parallèles, de savoirs alternatifs. L’idée d’une telle alternance, d’une alternative trahit la persistance d’une certaine dualité au sein de nos sociétés. Chassez le naturel, il revient au galop !
L’attirance de la gent féminine pour des savoirs « autres » exprime selon nous la conviction selon laquelle la femme serait effectivement une alternative à l’Homme.
Nous avons donc lancé le concept de PPA, de Psychologies Parallèles et/ou Alternatives pour désigner un ensemble réunissant toutes sortes de « sciences » qui se caractérisent par ce qu’il faut bien appeler leur étrangeté, dans tous les sens du terme. L’étranger incarne en fait l’altérité.
La présence massive, la majorité écrasante des femmes dans les réunions astrologiques mais plus largement dans toutes les réunions (on pense au public de l’USFIPES, rue J.J. Rousseau, Paris) relatives à des savoirs « parallèles », témoignent de l’existence d’une contre-culture et montre bien que les femmes continuent à se sentir marginales, en tout cas celles qui sont nées dans les années Cinquante, qui correspondent à la tranche d’âge dominante concernant le public des dites réunions. Le moins que l’on puisse dire est que ces réunions ne sauraient servir comme clubs de rencontre….
C’est une sorte de culture « pied de nez » qui veut montrer que toutes les barrières que les hommes ont établies ne sont que des tigres de papier et que l’on peut très bien s’en passer. On est dans une sorte de science « placebo » qui « marcherait » aussi bien que la science « officielle ». Ceux qui vont dans ce sens ne chercheraient nullement à étayer « scientifiquement » leurs savoirs puisque précisément leur but serait de prouver que ce sont là des exigences aussi inutiles qu’exorbitantes.
Tout se passe comme si les hommes tenaient absolument au respect de certains critères jugés inutiles par les femmes.
L’idée sous jacente et non avouée est que les hommes accorderaient beaucoup trop d’importance – pour se rendre intéressants- à des considérations qui ne sont pas si déterminantes que cela et dont on peut finalement fort bien se passer. Et c’est cela qui conférerai t le pouvoir aux hommes. Pour s’en émanciper, il suffirait de comprendre que l’on n’a pas besoin d’eux- que cela n’en vaut pas la peine - et qu’il existe des savoirs qui sont parfaitement utilisables et applicables tels quels sans avoir à passer sous leurs fourches caudines. Autrement dit, il suffirait d’apprendre le code de la route sans se prendre la tête avec la connaissance de la mécanique. Dès que l’on demande des explications sur le comment et le pourquoi des choses, les femmes sont sur la défensive et se disent qu’’il s’agit là de questions inutiles ne visant qu’à les mettre sous tutelle masculine.
Le futur est souvent lié aux PPA et plus largement l’évolution. L’idéologie sous jacente aux PPA est celle du « développement » personnel, ce qui est synonyme de changement. Non pas tant un changement cyclique comme dans l’Astrologie Cyclique (Métro-Astrologie, voir notre article dans le présent JBA) mais une avancée faite de toutes sortes d’incidences et d’incidents qui n’impliquent pas de retour en arrière comme le font les cycles quand on ne les vide pas de leur substance.
Mais le problème de l’effet placebo est son simplisme : ça marche ou pas, c’est vrai ou c’est faux. Or, il s’agirait de comprendre pourquoi ce qui n’aurait pas du marcher marche quand même du fait de quelque coïncidence.(littéralement ce qui arrive en même temps) ou pourquoi ce qui aurait du fonctionner ne l’a pas fait.
En fait, l’essor des PPA nous apparait, par certains côtés, comme une sorte de poison mortel pour notre civilisation. Il n’y a plus de prime à celui qui comprend et ce qui compte, c’est uniquement d’apprendre. On est là dans un certain obscurantisme qui est insupportable pour des esprits éclairés. Comment s’étonner dès lors de ce que l’astrologie fasse l’objet d’un rejet non seulement de la part des universitaires mais de la part de l’homme de la rue (par opposition ici à la femme de la rue) au point que dans les réunions astrologiques, les hommes soient l’exception qui confirme la règle. Comme si une odeur insupportable se dégageait de telles rencontres où la salle est condamnée à la passivité. On peut d’ailleurs se demander si cela ne tient pas à une stratégie délibérée de ghettoïsation ou plutôt un refus de donner prise à l’autre en s’enfermant dans un positionnement décourageant tout questionnement.
En fait, nous dirons que ces groupes rassemblent des personnes qui sont mal immunisées, c'est-à-dire qui ne savent pas éviter par avance ce qui est voué à l’échec, ce qui évidemment correspond à une tolérance, dans tous les sens du terme, accrue. Il doit y avoir un certain plaisir voire une certaine jubilation à se retrouver entre gens qui n’ont pas de processus de rejet en activité et qui vont compenser cette lacune…par le recours à l’astrologie, ce qui s’appelle entrer dans un cercle vicieux !
JHB
17. 04. 10
On ne saurait nier l’existence de mondes parallèles au niveau cognitif : on parle notamment de médecines parallèles, de savoirs alternatifs. L’idée d’une telle alternance, d’une alternative trahit la persistance d’une certaine dualité au sein de nos sociétés. Chassez le naturel, il revient au galop !
L’attirance de la gent féminine pour des savoirs « autres » exprime selon nous la conviction selon laquelle la femme serait effectivement une alternative à l’Homme.
Nous avons donc lancé le concept de PPA, de Psychologies Parallèles et/ou Alternatives pour désigner un ensemble réunissant toutes sortes de « sciences » qui se caractérisent par ce qu’il faut bien appeler leur étrangeté, dans tous les sens du terme. L’étranger incarne en fait l’altérité.
La présence massive, la majorité écrasante des femmes dans les réunions astrologiques mais plus largement dans toutes les réunions (on pense au public de l’USFIPES, rue J.J. Rousseau, Paris) relatives à des savoirs « parallèles », témoignent de l’existence d’une contre-culture et montre bien que les femmes continuent à se sentir marginales, en tout cas celles qui sont nées dans les années Cinquante, qui correspondent à la tranche d’âge dominante concernant le public des dites réunions. Le moins que l’on puisse dire est que ces réunions ne sauraient servir comme clubs de rencontre….
C’est une sorte de culture « pied de nez » qui veut montrer que toutes les barrières que les hommes ont établies ne sont que des tigres de papier et que l’on peut très bien s’en passer. On est dans une sorte de science « placebo » qui « marcherait » aussi bien que la science « officielle ». Ceux qui vont dans ce sens ne chercheraient nullement à étayer « scientifiquement » leurs savoirs puisque précisément leur but serait de prouver que ce sont là des exigences aussi inutiles qu’exorbitantes.
Tout se passe comme si les hommes tenaient absolument au respect de certains critères jugés inutiles par les femmes.
L’idée sous jacente et non avouée est que les hommes accorderaient beaucoup trop d’importance – pour se rendre intéressants- à des considérations qui ne sont pas si déterminantes que cela et dont on peut finalement fort bien se passer. Et c’est cela qui conférerai t le pouvoir aux hommes. Pour s’en émanciper, il suffirait de comprendre que l’on n’a pas besoin d’eux- que cela n’en vaut pas la peine - et qu’il existe des savoirs qui sont parfaitement utilisables et applicables tels quels sans avoir à passer sous leurs fourches caudines. Autrement dit, il suffirait d’apprendre le code de la route sans se prendre la tête avec la connaissance de la mécanique. Dès que l’on demande des explications sur le comment et le pourquoi des choses, les femmes sont sur la défensive et se disent qu’’il s’agit là de questions inutiles ne visant qu’à les mettre sous tutelle masculine.
Le futur est souvent lié aux PPA et plus largement l’évolution. L’idéologie sous jacente aux PPA est celle du « développement » personnel, ce qui est synonyme de changement. Non pas tant un changement cyclique comme dans l’Astrologie Cyclique (Métro-Astrologie, voir notre article dans le présent JBA) mais une avancée faite de toutes sortes d’incidences et d’incidents qui n’impliquent pas de retour en arrière comme le font les cycles quand on ne les vide pas de leur substance.
Mais le problème de l’effet placebo est son simplisme : ça marche ou pas, c’est vrai ou c’est faux. Or, il s’agirait de comprendre pourquoi ce qui n’aurait pas du marcher marche quand même du fait de quelque coïncidence.(littéralement ce qui arrive en même temps) ou pourquoi ce qui aurait du fonctionner ne l’a pas fait.
En fait, l’essor des PPA nous apparait, par certains côtés, comme une sorte de poison mortel pour notre civilisation. Il n’y a plus de prime à celui qui comprend et ce qui compte, c’est uniquement d’apprendre. On est là dans un certain obscurantisme qui est insupportable pour des esprits éclairés. Comment s’étonner dès lors de ce que l’astrologie fasse l’objet d’un rejet non seulement de la part des universitaires mais de la part de l’homme de la rue (par opposition ici à la femme de la rue) au point que dans les réunions astrologiques, les hommes soient l’exception qui confirme la règle. Comme si une odeur insupportable se dégageait de telles rencontres où la salle est condamnée à la passivité. On peut d’ailleurs se demander si cela ne tient pas à une stratégie délibérée de ghettoïsation ou plutôt un refus de donner prise à l’autre en s’enfermant dans un positionnement décourageant tout questionnement.
En fait, nous dirons que ces groupes rassemblent des personnes qui sont mal immunisées, c'est-à-dire qui ne savent pas éviter par avance ce qui est voué à l’échec, ce qui évidemment correspond à une tolérance, dans tous les sens du terme, accrue. Il doit y avoir un certain plaisir voire une certaine jubilation à se retrouver entre gens qui n’ont pas de processus de rejet en activité et qui vont compenser cette lacune…par le recours à l’astrologie, ce qui s’appelle entrer dans un cercle vicieux !
JHB
17. 04. 10
Astrologie masculine, astrologie féminine
S’il est un domaine mettant en évidence la distinction hommes /femmes, c’est bien celui de l’astrologie ou plutôt du milieu astrologique. On dira même que les différences y sont exacerbées.
Cela tient au fait que l’astrologie échappe à la tutelle masculine, de sorte que les femmes n’ont pas à y refouler leur nature et elles ne s’en privent d’ailleurs pas !
Par comparaison, il nous apparait que dans d’autres domaines, les femmes cachent mieux leur jeu/
C’est donc en milieu astrologique que nous conseillons de mener des enquêtes sur le féminin et le masculin, non pas en posant des questions directes du genre : qu’est-ce que c’est pour vous une femme Mais en laissant les femmes librement expliquer leur façon de travailler, de faire avancer l’astrologie.
Une femme astrologue cherchera instinctivement à introduire de la nouveauté par des ajouts, par de nouvelles nuances, par des distinctions supplémentaires de plus en plus fines.
Un homme astrologue, en revanche, risquera d’être « contaminé » par un certain discours ambiant marqué par le féminin. Cependant, en grattant un peu, l’on pourra observer une tendance à revenir à la source et donc à une certaine simplicité originelle des choses, avec notamment une attirance pour une esthétique épurée des cycles.
Nous avons pu observer un tel clivage au sein de certaines associations mais chez les femmes, tout se passe comme si le retour au point de départ était une impossibilité ontologique ; une chimère, une utopie. Or, un tel propos est contraire à la philosophie de l’astrologie laquelle prône une certaine cyclicité avec tout ce que cela implique de recommencement, de table rase, ce qui permet de maîtriser les bases du savoir que l’on présente. Les femmes astrologues, c’est le moins que l’on puisse dire, ne mettent pas tous leurs œufs dans le même panier. On a comme l’impression qu’elles se ménagent toutes sortes de portes de sortie, leur permettant à chaque instant, de donner le change, de retomber sur leurs pattes. Elles sont « malignes ». On ne les « coince » pas facilement. Elles ont plusieurs fers au feu. Au casino, elles seraient capables de jouer sur toutes les cases à la fois pour être sûres de ne jamais perdre. Elles n’ont que mépris et dérision pour les astrologues qui prennent trop de risques en s’exposant à l’échec, au démenti. Ce sont là erreurs de débutants, n’est-ce pas ? D’où une préférence pour l’astropsychologie individuelle et une défiance pour celle jugée trop schématique des « horoscopes » pour ne rien dire des « prédictions » casse-cou. Le récent débat autour de la prévision /prédiction est en fait voué à évacuer les valeurs masculines du champ de l’astrologie.
JHB
19. 04. 10
Cela tient au fait que l’astrologie échappe à la tutelle masculine, de sorte que les femmes n’ont pas à y refouler leur nature et elles ne s’en privent d’ailleurs pas !
Par comparaison, il nous apparait que dans d’autres domaines, les femmes cachent mieux leur jeu/
C’est donc en milieu astrologique que nous conseillons de mener des enquêtes sur le féminin et le masculin, non pas en posant des questions directes du genre : qu’est-ce que c’est pour vous une femme Mais en laissant les femmes librement expliquer leur façon de travailler, de faire avancer l’astrologie.
Une femme astrologue cherchera instinctivement à introduire de la nouveauté par des ajouts, par de nouvelles nuances, par des distinctions supplémentaires de plus en plus fines.
Un homme astrologue, en revanche, risquera d’être « contaminé » par un certain discours ambiant marqué par le féminin. Cependant, en grattant un peu, l’on pourra observer une tendance à revenir à la source et donc à une certaine simplicité originelle des choses, avec notamment une attirance pour une esthétique épurée des cycles.
Nous avons pu observer un tel clivage au sein de certaines associations mais chez les femmes, tout se passe comme si le retour au point de départ était une impossibilité ontologique ; une chimère, une utopie. Or, un tel propos est contraire à la philosophie de l’astrologie laquelle prône une certaine cyclicité avec tout ce que cela implique de recommencement, de table rase, ce qui permet de maîtriser les bases du savoir que l’on présente. Les femmes astrologues, c’est le moins que l’on puisse dire, ne mettent pas tous leurs œufs dans le même panier. On a comme l’impression qu’elles se ménagent toutes sortes de portes de sortie, leur permettant à chaque instant, de donner le change, de retomber sur leurs pattes. Elles sont « malignes ». On ne les « coince » pas facilement. Elles ont plusieurs fers au feu. Au casino, elles seraient capables de jouer sur toutes les cases à la fois pour être sûres de ne jamais perdre. Elles n’ont que mépris et dérision pour les astrologues qui prennent trop de risques en s’exposant à l’échec, au démenti. Ce sont là erreurs de débutants, n’est-ce pas ? D’où une préférence pour l’astropsychologie individuelle et une défiance pour celle jugée trop schématique des « horoscopes » pour ne rien dire des « prédictions » casse-cou. Le récent débat autour de la prévision /prédiction est en fait voué à évacuer les valeurs masculines du champ de l’astrologie.
JHB
19. 04. 10
« Métro Astrologie » et « Astrologie PPA »
Par Jacques HalBronn
Les praticiens de l’astrologie ne sont pas à confondre avec une mise en pratique de l’Astrologie et nous ne saurions assez nous prémunir contre certains rapprochements de signifiants qui ne recouvrent pas pour autant exactement le même signifié.
Pour le théoricien de l’astrologie, la pratique de la consultation ne relève pas de la complémentarité mais bien plutôt d’une certaine symbiose.
Il y a effectivement une astrologie de cabinet qu’il faudrait classer au sein de ce que nous appelons les PPS, les psychologies parallèles et/ou alternatives et qui n’a que faire de la recherche théorique en astrologie. Ce qui ne signifie aucunement que la théorie astrologique puisse faire l’économie d’une pratique. Ne jouons donc pas sur les mots !
Pour clarifier les choses, nous proposerons de recourir aux termes « Métro-Astrologie » et « Astrologie PPA ».
Mais qu’est ce que la Métro-Astrologie ? Par Métro, nous renvoyons à mètre, à mesure, à matrice, à mère, à mensuration et à menstruation. Pour nous l’astrologie a une autre histoire que celle qui l’inscrit au sein des PPA. Cette histoire première l’inscrit dans le champ de la métrologie et notamment de la chrono-métrologie, de ce qui sert à mesurer le temps. En ce sens, l’on pourra dire que la connaissance d’une telle Astrologie sert à « prendre des mesures » dans tous les sens de la formule.
La Métro Astrologie est d’abord une sociologie, une astrosophie (cf. Paul Roland, sur la Télévision Astrologique), elle a pour ambition de nous expliquer comment fonctionnent les ensembles humains, à l’aune de certaines configurations astrales. Sa validation est soumise à sa faculté à nous décrire les mesures que les hommes se sont choisies pour structurer leur existence sociale.
On est donc bien loin de l’autre Astrologie « PPA », qui, elle, nous propose une lecture « décalée » du monde, qui nous parle de la contingence individuelle, et en cela elle est une psychologie, qui s’intéresse à ce qui se situe par delà ou en deçà du général, qui veut empêcher l’individualité d’être broyée par les enjeux sociaux.
L’astrologie est actuellement en manque des « mesures ». qui sont les siennes. Elle est littéralement submergée actuellement par un grouillement de mesures et elle passe allégrement d’une mesure à une autre. On notera qu’à la Révolution, le système métrique s’imposa en France et puis, de proche en proche, dans le monde entier. Cela dit, le mètre n’est qu’une mesure aux fondements arbitraires. (Le mètre étalon, au Pavillon de Breteuil). Non pas qu’à l’origine les mesures astrologiques n’aient été elles-mêmes arbitraires mais elles ont pour elles leur ancienneté et le fait que l’étalon pour lequel il a été opté est inscrit dans le Ciel et dans nos gènes.
Sur le site de Serge Bret Morel (« l’Astrologie et la Raison »)), à la rubrique « Historia », on peut lire un texte intitulé « L’ancienneté supposée des cycles astrologiques », dans lequel cet astrologue-critique rappelle que les premiers astrologues ne disposaient pas du même savoir astronomique que nous. Dans un autre texte, sur le même site, il écrit :
« On peut dire que la pratique astrologique ne commence pas avec le calcul des positions des astres (ce qui relève de l’astronomie, voire de l’astrophysique), mais au moment de l’interprétation symbolique de ces position »
Nous ne partageons pas la même approche : l’astrologie ne se contente pas de partir des positions célestes fournies par l’astronomie et par conséquent elle n’est pas aussi tributaire que semble le suggérer SBM de l’état de l’astronomie. Certes, il aura bien fallu découvrir qu’il y avait des planètes qui se distinguaient des étoiles, tout comme, sur un autre plan, l’on prit conscience de la précession des équinoxes. Mais il aura suffi d’identifier une seule planète, à savoir Saturne, la plus lente dans l’Antiquité, pour que puisse naitre l’astrologie au sens où nous l’entendons, en tout cas. Il aura fallu également percevoir l’existence d’un quadrilatère stellaire formé par les quatre étoiles fixes royales. Ajoutons que l’importance accordée aux configurations entre Saturne et les dites étoiles est du domaine de l’astrologie même si cela se fonde sur un « matériau » astronomique brut. En fait, l’on pourrait même proposer le scénario suivant :
1 -les astronomes –voire le peuple même- remarquent l’existence d’un tel quadrilatère stellaire
2 -les astronomes s’aperçoivent qu’une certaine planète (Ninib, Shabtaï etc qui prendra bien plus tard le nom de Kronos, puis de Saturne) vient périodiquement « visiter » à tour de rôle l’un des quatre angles stellaires du dit quadrilatère.
3 -On observe qu’il faut environ 7 années pour que le dit astre passe d’un angle à l’autre
4 -Un tel dispositif finit par être considéré comme un marqueur intéressant du Temps, en ce qu’il introduit des durées sept fois plus longues que celles dues aux années « terrestres » (solaires), tout comme la semaine multiplie par sept la durée d’une journée.
5 -Une fois le dispositif bouclé, qu’importe ce que les astronomes pourront découvrir ou corriger, le rapport entre les hommes et les astres, au sens socio-astrologique- est entériné et figé pour l’éternité.
Nous ne souscrirons donc pas davantage à cette affirmation de SBM, pour qui « .l’histoire de l’astrologie (reste) dépendante des progrès de l’astronomie ». Tout dépend, en effet, de ce que l’on entend par « histoire » : s’il s’agit de la littérature astrologique, il est clair que celle-ci est marquée par les représentations astronomiques successives et en tant qu’historien de l’Astrologie, nous en sommes bien conscients mais nous n’avons pas le culte de l’Histoire et en connaissons les limites épistémologiques. En revanche, si l’on prend le mot Histoire dans le sens de « genèse » du phénomène astrologique, nous dirons que celui-ci une fois établi n’aura pas eu à puiser dans le vivier astronomique, tout simplement parce qu’il n’en avait pas l’usage. Est-ce que les pyramides égyptiennes dépendent de l’Histoire de l’architecture jusqu’à nos jours ? Or, pour nous, l’astrologie est un monument cosmique légué par nos prédécesseurs, construit, pourrait-on dire, tant il relève d’une logique interne qui lui est propre – ce que les progrès de l’astronomie auront précisément mis en évidence- en vue d’édifier une sorte de Temple, une Jérusalem Céleste, dotée de quatre « portes » spatiotemporelles. L’astrologie, telle que nous la percevons, est un travail d’architecte qui traverse les siècles et il nous revient non pas d’entériner les corruptions qui peuvent l’avoir affectée mais au contraire de les dénoncer ou en tout cas de les signaler afin de la restaurer, au nom d’une archéologie du savoir qui en dégage les strates accumulées.
. Ajoutons que notre scénario implique le respect de règles très simples avec un nombre très restreint de facteurs à considérer. Ce n’est déjà plus le cas de la cyclologie planétaire actuellement en vigueur, qui ne tient aucun compte des étoiles et qui fonctionne avec des configurations errantes, qui ne se reproduisent pas aux mêmes endroits du ciel, et ce en dépit des tentatives peu convaincantes de la théorie des grandes conjonctions Jupiter-Saturne, de 120° en 120°. .
Contrairement à ce que semble soutenir SBM, nous ne chercherons pas de terrain d’entente entre le théoricien et le praticien de l’Astrologie. Car d’une part, le système astrologique au repos – au sens de l’ethnologue Robert Jaulin- est syncrétique, hybride- et cela avant même toute mise en pratique. Il est déjà inacceptable sur le papier et en disant cela nous sommes dans la prévision puisque nous disons que nous savons, par avance, ce qu’il en sera. Un praticien qui se respecte ne va pas appliquer un dispositif qui ne tient pas debout !
SBM résume fort bien sa pensée ainsi ;
« Mais alors, si les « fondements » de l’astrologie ne sont pas naturels, donc n’en sont pas vraiment, comment les définir ? S’ils ne fondent pas le système technique de l’astrologie (zodiaque, aspects, maisons, etc.), les fondements visent avant tout à fonder la pratique de l’astrologie, c'est-à-dire tout ce qui concerne l’interprétation astrologique à partir des données de l’outil astrologique ».
Nous sommes d’accord, en effet, pour reconnaitre que l’astronomie des astrologues est en trompe l’œil mais cela ne la condamne pas à nos yeux et surtout cela n’a rien à voir avec une tentative de valider une « pratique » plus ou moins institutionnelle de l’Astrologie. Cette astronomie fantaisiste, arbitraire, qui est propre à l’astrologie avait pour fonction première d’organiser le temps social, de lui conférer une autre dimension spatiotemporelle. Ce qui nous distingue, moi et SBM, c’est que le phénomène astrologique qu’il décrit est celui de la demande d’astrologie de la part du citoyen alors que ce que nous décrivons, c’est la demande d’astrologie au sommet de l’Etat, au niveau des législateurs. Quant à cette relation des astrologues avec leurs clients, nous la situons dans le champ des PPA.
Nous associons le Métros au Nomos (voir notre texte dans le présent JBA), dans un processus de ressourcement de l’Astrologie autour d’une dynamique législative, normative qui se sert de la Nature non pas pour se soumettre à elle en la comprenant aussi totalement que possible mais pour y recourir selon les besoins de la cause, ni plus ni moins. On perçoit ainsi à quel point les considérations développées par SBM sont décalées par rapport à nos positions mais aussi par rapport à toute l’Histoire de l’Humanité. On bascule avec SBM dans une sorte d’hypercriticisme sapant les bases de tout ce que les hommes ont construit à travers les siècles, sous prétexte qu’ils étaient mal informés. Il y a là – et cela vaut pour le débat sur les risques de la prévision lancé à la FDAF – une démarche que nous qualifierons de dévirilisante, marquée par des influences féminines fortes. En fait, l’astrologie nous apparait aujourd’hui comme un champ de bataille où se joue une certaine idée de l’Humanité. SBM appelle à un renouveau de la critique anti-astrologique à partir de nouveaux arguments fondés sur une certaine impuissance des hommes à construire quoi que ce soit de solide, réduisant d’ailleurs le théorique à une assez vaine tentative, toujours précaire, liée à un savoir en mouvement, de conforter une pratique qui serait le seul point fort et incontournable de l’astrologie. En ce qui concerne le Nomos, il semble qu’il y ait de la part de certains, une volonté de refuser qu’il puisse se poser comme Loi face à la Nature, laquelle serait vouée à échapper constamment à toute emprise humaine. Dilemme entre un Nomos qui n’est qu’une construction arbitraire des Hommes et une Nature toujours insaisissable ! Pour notre part, nous avons opté pour le Nomos en matière d’astrologie, un Nomos anciennement établi par les Hommes et auquel les Hommes sont désormais soumis. Que les sources du Nomos soient empruntées à la Nature ne signifie aucunement que le Nomos doive évoluer avec notre connaissance de celle-ci. C’est là un piège d ans lequel tombent nombre d’historiens que de réduire leur objet d’études à ses sources et à ses emprunts. Le mot « source » est piégeant puisque l’on recourt ce faisant à une imagerie naturaliste. Il est à prendre au figuré tout comme le mot Loi.
JHB
18. 04. 10
Les praticiens de l’astrologie ne sont pas à confondre avec une mise en pratique de l’Astrologie et nous ne saurions assez nous prémunir contre certains rapprochements de signifiants qui ne recouvrent pas pour autant exactement le même signifié.
Pour le théoricien de l’astrologie, la pratique de la consultation ne relève pas de la complémentarité mais bien plutôt d’une certaine symbiose.
Il y a effectivement une astrologie de cabinet qu’il faudrait classer au sein de ce que nous appelons les PPS, les psychologies parallèles et/ou alternatives et qui n’a que faire de la recherche théorique en astrologie. Ce qui ne signifie aucunement que la théorie astrologique puisse faire l’économie d’une pratique. Ne jouons donc pas sur les mots !
Pour clarifier les choses, nous proposerons de recourir aux termes « Métro-Astrologie » et « Astrologie PPA ».
Mais qu’est ce que la Métro-Astrologie ? Par Métro, nous renvoyons à mètre, à mesure, à matrice, à mère, à mensuration et à menstruation. Pour nous l’astrologie a une autre histoire que celle qui l’inscrit au sein des PPA. Cette histoire première l’inscrit dans le champ de la métrologie et notamment de la chrono-métrologie, de ce qui sert à mesurer le temps. En ce sens, l’on pourra dire que la connaissance d’une telle Astrologie sert à « prendre des mesures » dans tous les sens de la formule.
La Métro Astrologie est d’abord une sociologie, une astrosophie (cf. Paul Roland, sur la Télévision Astrologique), elle a pour ambition de nous expliquer comment fonctionnent les ensembles humains, à l’aune de certaines configurations astrales. Sa validation est soumise à sa faculté à nous décrire les mesures que les hommes se sont choisies pour structurer leur existence sociale.
On est donc bien loin de l’autre Astrologie « PPA », qui, elle, nous propose une lecture « décalée » du monde, qui nous parle de la contingence individuelle, et en cela elle est une psychologie, qui s’intéresse à ce qui se situe par delà ou en deçà du général, qui veut empêcher l’individualité d’être broyée par les enjeux sociaux.
L’astrologie est actuellement en manque des « mesures ». qui sont les siennes. Elle est littéralement submergée actuellement par un grouillement de mesures et elle passe allégrement d’une mesure à une autre. On notera qu’à la Révolution, le système métrique s’imposa en France et puis, de proche en proche, dans le monde entier. Cela dit, le mètre n’est qu’une mesure aux fondements arbitraires. (Le mètre étalon, au Pavillon de Breteuil). Non pas qu’à l’origine les mesures astrologiques n’aient été elles-mêmes arbitraires mais elles ont pour elles leur ancienneté et le fait que l’étalon pour lequel il a été opté est inscrit dans le Ciel et dans nos gènes.
Sur le site de Serge Bret Morel (« l’Astrologie et la Raison »)), à la rubrique « Historia », on peut lire un texte intitulé « L’ancienneté supposée des cycles astrologiques », dans lequel cet astrologue-critique rappelle que les premiers astrologues ne disposaient pas du même savoir astronomique que nous. Dans un autre texte, sur le même site, il écrit :
« On peut dire que la pratique astrologique ne commence pas avec le calcul des positions des astres (ce qui relève de l’astronomie, voire de l’astrophysique), mais au moment de l’interprétation symbolique de ces position »
Nous ne partageons pas la même approche : l’astrologie ne se contente pas de partir des positions célestes fournies par l’astronomie et par conséquent elle n’est pas aussi tributaire que semble le suggérer SBM de l’état de l’astronomie. Certes, il aura bien fallu découvrir qu’il y avait des planètes qui se distinguaient des étoiles, tout comme, sur un autre plan, l’on prit conscience de la précession des équinoxes. Mais il aura suffi d’identifier une seule planète, à savoir Saturne, la plus lente dans l’Antiquité, pour que puisse naitre l’astrologie au sens où nous l’entendons, en tout cas. Il aura fallu également percevoir l’existence d’un quadrilatère stellaire formé par les quatre étoiles fixes royales. Ajoutons que l’importance accordée aux configurations entre Saturne et les dites étoiles est du domaine de l’astrologie même si cela se fonde sur un « matériau » astronomique brut. En fait, l’on pourrait même proposer le scénario suivant :
1 -les astronomes –voire le peuple même- remarquent l’existence d’un tel quadrilatère stellaire
2 -les astronomes s’aperçoivent qu’une certaine planète (Ninib, Shabtaï etc qui prendra bien plus tard le nom de Kronos, puis de Saturne) vient périodiquement « visiter » à tour de rôle l’un des quatre angles stellaires du dit quadrilatère.
3 -On observe qu’il faut environ 7 années pour que le dit astre passe d’un angle à l’autre
4 -Un tel dispositif finit par être considéré comme un marqueur intéressant du Temps, en ce qu’il introduit des durées sept fois plus longues que celles dues aux années « terrestres » (solaires), tout comme la semaine multiplie par sept la durée d’une journée.
5 -Une fois le dispositif bouclé, qu’importe ce que les astronomes pourront découvrir ou corriger, le rapport entre les hommes et les astres, au sens socio-astrologique- est entériné et figé pour l’éternité.
Nous ne souscrirons donc pas davantage à cette affirmation de SBM, pour qui « .l’histoire de l’astrologie (reste) dépendante des progrès de l’astronomie ». Tout dépend, en effet, de ce que l’on entend par « histoire » : s’il s’agit de la littérature astrologique, il est clair que celle-ci est marquée par les représentations astronomiques successives et en tant qu’historien de l’Astrologie, nous en sommes bien conscients mais nous n’avons pas le culte de l’Histoire et en connaissons les limites épistémologiques. En revanche, si l’on prend le mot Histoire dans le sens de « genèse » du phénomène astrologique, nous dirons que celui-ci une fois établi n’aura pas eu à puiser dans le vivier astronomique, tout simplement parce qu’il n’en avait pas l’usage. Est-ce que les pyramides égyptiennes dépendent de l’Histoire de l’architecture jusqu’à nos jours ? Or, pour nous, l’astrologie est un monument cosmique légué par nos prédécesseurs, construit, pourrait-on dire, tant il relève d’une logique interne qui lui est propre – ce que les progrès de l’astronomie auront précisément mis en évidence- en vue d’édifier une sorte de Temple, une Jérusalem Céleste, dotée de quatre « portes » spatiotemporelles. L’astrologie, telle que nous la percevons, est un travail d’architecte qui traverse les siècles et il nous revient non pas d’entériner les corruptions qui peuvent l’avoir affectée mais au contraire de les dénoncer ou en tout cas de les signaler afin de la restaurer, au nom d’une archéologie du savoir qui en dégage les strates accumulées.
. Ajoutons que notre scénario implique le respect de règles très simples avec un nombre très restreint de facteurs à considérer. Ce n’est déjà plus le cas de la cyclologie planétaire actuellement en vigueur, qui ne tient aucun compte des étoiles et qui fonctionne avec des configurations errantes, qui ne se reproduisent pas aux mêmes endroits du ciel, et ce en dépit des tentatives peu convaincantes de la théorie des grandes conjonctions Jupiter-Saturne, de 120° en 120°. .
Contrairement à ce que semble soutenir SBM, nous ne chercherons pas de terrain d’entente entre le théoricien et le praticien de l’Astrologie. Car d’une part, le système astrologique au repos – au sens de l’ethnologue Robert Jaulin- est syncrétique, hybride- et cela avant même toute mise en pratique. Il est déjà inacceptable sur le papier et en disant cela nous sommes dans la prévision puisque nous disons que nous savons, par avance, ce qu’il en sera. Un praticien qui se respecte ne va pas appliquer un dispositif qui ne tient pas debout !
SBM résume fort bien sa pensée ainsi ;
« Mais alors, si les « fondements » de l’astrologie ne sont pas naturels, donc n’en sont pas vraiment, comment les définir ? S’ils ne fondent pas le système technique de l’astrologie (zodiaque, aspects, maisons, etc.), les fondements visent avant tout à fonder la pratique de l’astrologie, c'est-à-dire tout ce qui concerne l’interprétation astrologique à partir des données de l’outil astrologique ».
Nous sommes d’accord, en effet, pour reconnaitre que l’astronomie des astrologues est en trompe l’œil mais cela ne la condamne pas à nos yeux et surtout cela n’a rien à voir avec une tentative de valider une « pratique » plus ou moins institutionnelle de l’Astrologie. Cette astronomie fantaisiste, arbitraire, qui est propre à l’astrologie avait pour fonction première d’organiser le temps social, de lui conférer une autre dimension spatiotemporelle. Ce qui nous distingue, moi et SBM, c’est que le phénomène astrologique qu’il décrit est celui de la demande d’astrologie de la part du citoyen alors que ce que nous décrivons, c’est la demande d’astrologie au sommet de l’Etat, au niveau des législateurs. Quant à cette relation des astrologues avec leurs clients, nous la situons dans le champ des PPA.
Nous associons le Métros au Nomos (voir notre texte dans le présent JBA), dans un processus de ressourcement de l’Astrologie autour d’une dynamique législative, normative qui se sert de la Nature non pas pour se soumettre à elle en la comprenant aussi totalement que possible mais pour y recourir selon les besoins de la cause, ni plus ni moins. On perçoit ainsi à quel point les considérations développées par SBM sont décalées par rapport à nos positions mais aussi par rapport à toute l’Histoire de l’Humanité. On bascule avec SBM dans une sorte d’hypercriticisme sapant les bases de tout ce que les hommes ont construit à travers les siècles, sous prétexte qu’ils étaient mal informés. Il y a là – et cela vaut pour le débat sur les risques de la prévision lancé à la FDAF – une démarche que nous qualifierons de dévirilisante, marquée par des influences féminines fortes. En fait, l’astrologie nous apparait aujourd’hui comme un champ de bataille où se joue une certaine idée de l’Humanité. SBM appelle à un renouveau de la critique anti-astrologique à partir de nouveaux arguments fondés sur une certaine impuissance des hommes à construire quoi que ce soit de solide, réduisant d’ailleurs le théorique à une assez vaine tentative, toujours précaire, liée à un savoir en mouvement, de conforter une pratique qui serait le seul point fort et incontournable de l’astrologie. En ce qui concerne le Nomos, il semble qu’il y ait de la part de certains, une volonté de refuser qu’il puisse se poser comme Loi face à la Nature, laquelle serait vouée à échapper constamment à toute emprise humaine. Dilemme entre un Nomos qui n’est qu’une construction arbitraire des Hommes et une Nature toujours insaisissable ! Pour notre part, nous avons opté pour le Nomos en matière d’astrologie, un Nomos anciennement établi par les Hommes et auquel les Hommes sont désormais soumis. Que les sources du Nomos soient empruntées à la Nature ne signifie aucunement que le Nomos doive évoluer avec notre connaissance de celle-ci. C’est là un piège d ans lequel tombent nombre d’historiens que de réduire leur objet d’études à ses sources et à ses emprunts. Le mot « source » est piégeant puisque l’on recourt ce faisant à une imagerie naturaliste. Il est à prendre au figuré tout comme le mot Loi.
JHB
18. 04. 10
Le clivage entre Zodiacalistes et Aspectistes
Par Jacques HalBronn
En assistant à certaines réunions astrologiques parisiennes, comme celles de l’Association Source (conférences et congrès), il nous a semblé que deux langages étaient utilisés en concurrence si bien que nous proposerons de distinguer entre ceux qui sont sensibles aux signes occupés par les planètes et ceux qui accordent surtout de l’importance et de l’intérêt aux configurations se formant entre planètes. Pour notre part, c’est à une solution médiane que nous nous rallierons.
Nous ne suivrons en effet ni les uns ni les autres. Nous ne pouvons suivre un Yves Lenoble, suivant en cela André Barbault, quand il nous parle de tel ou tel aspect sans le situer zodiacalement, sans ne guère se soucier du signe ou de la constellation (chez les sidéralistes) où se produit telle configuration. Mais nous ne suivrons pas davantage ces astrologues qui ne respectent plus l’idée de cyclicité et se contentent de suivre les astres de signe en signe.
La solution que nous prônerons consiste à étudier les configurations que Saturne « noue » avec les quatre étoiles fixes royales. On aura compris que les planètes transsaturniennes ne nous intéressent pas (voir le prochain colloque de Rennes, avril 2010, sur la Télévision Astrologique).
Pour nous, les configurations astrologiques s’inscrivent évidemment dans le champ des possibles mais c’est là une condition nécessaire mais non suffisante. Comme dans le cas d’une langue où certaines expressions sont a priori possibles mais n’ont pas été retenues pour autant. Bien des astrologues ont oublié que tout ce qui « pouvait » exister astronomiquement parlant ne « devait » point nécessairement ni systématiquement s’inscrire dans le propos astrologique. L’alliance entre les hommes et les astres s’est forgée dans un passé éloigné, il n’est nullement certain qu’une nouvelle alliance fondée sur les progrès de l’astronomie puisse porter des fruits si ce n’est au sein de quelques sectes astrologiques ronronnantes et sclérosées/sclérosantes, qui réduisent l’astrologie à un certain manichéisme des bons et des mauvais aspects (en rouge), sans trop bien savoir pourquoi (mais pourquoi pas ?, voir l’effet placebo)
Ces deux courants dominants que nous décrivions plus haut souffrent des mêmes maux, à savoir le manque de transparence et contrairement à ce que d’aucuns croient, rien n’est plus brouillon que le recours aux transits qui ne correspondent à aucun modèle structuré de phase. Tout se passe comme si l’on avait pensé que la meilleure façon de rendre compte de l’aléatoire des hommes consistait à introduire de l’aléatoire dans les processus cosmiques et cela vaut aussi bien pour Rudhyar que pour Nicola. .. Sur le moment, les choses peuvent sembler simples à écouter l’astrologue et puis, à mesure qu’il continue à s’exprimer, l’on s’aperçoit, comme dans un cauchemar, que d’autres facteurs viennent s’ajouter – et encore d’autres un peu comme dans la chanson « Tout va très bien Madame la Marquise » - interférer avec ce qui avait été présenté plus tôt, comme des tiroirs qui s’ouvriraient à la suite les uns des autres si bien que l’on finit par être débordés, que le dessin/dessein d’ensemble devient de plus en plus confus, tordu,, du fait de la multiplicité quasiment infinie et indéfinie des combinatoires, cela donne le vertige !
JHB
17. 04. 10
En assistant à certaines réunions astrologiques parisiennes, comme celles de l’Association Source (conférences et congrès), il nous a semblé que deux langages étaient utilisés en concurrence si bien que nous proposerons de distinguer entre ceux qui sont sensibles aux signes occupés par les planètes et ceux qui accordent surtout de l’importance et de l’intérêt aux configurations se formant entre planètes. Pour notre part, c’est à une solution médiane que nous nous rallierons.
Nous ne suivrons en effet ni les uns ni les autres. Nous ne pouvons suivre un Yves Lenoble, suivant en cela André Barbault, quand il nous parle de tel ou tel aspect sans le situer zodiacalement, sans ne guère se soucier du signe ou de la constellation (chez les sidéralistes) où se produit telle configuration. Mais nous ne suivrons pas davantage ces astrologues qui ne respectent plus l’idée de cyclicité et se contentent de suivre les astres de signe en signe.
La solution que nous prônerons consiste à étudier les configurations que Saturne « noue » avec les quatre étoiles fixes royales. On aura compris que les planètes transsaturniennes ne nous intéressent pas (voir le prochain colloque de Rennes, avril 2010, sur la Télévision Astrologique).
Pour nous, les configurations astrologiques s’inscrivent évidemment dans le champ des possibles mais c’est là une condition nécessaire mais non suffisante. Comme dans le cas d’une langue où certaines expressions sont a priori possibles mais n’ont pas été retenues pour autant. Bien des astrologues ont oublié que tout ce qui « pouvait » exister astronomiquement parlant ne « devait » point nécessairement ni systématiquement s’inscrire dans le propos astrologique. L’alliance entre les hommes et les astres s’est forgée dans un passé éloigné, il n’est nullement certain qu’une nouvelle alliance fondée sur les progrès de l’astronomie puisse porter des fruits si ce n’est au sein de quelques sectes astrologiques ronronnantes et sclérosées/sclérosantes, qui réduisent l’astrologie à un certain manichéisme des bons et des mauvais aspects (en rouge), sans trop bien savoir pourquoi (mais pourquoi pas ?, voir l’effet placebo)
Ces deux courants dominants que nous décrivions plus haut souffrent des mêmes maux, à savoir le manque de transparence et contrairement à ce que d’aucuns croient, rien n’est plus brouillon que le recours aux transits qui ne correspondent à aucun modèle structuré de phase. Tout se passe comme si l’on avait pensé que la meilleure façon de rendre compte de l’aléatoire des hommes consistait à introduire de l’aléatoire dans les processus cosmiques et cela vaut aussi bien pour Rudhyar que pour Nicola. .. Sur le moment, les choses peuvent sembler simples à écouter l’astrologue et puis, à mesure qu’il continue à s’exprimer, l’on s’aperçoit, comme dans un cauchemar, que d’autres facteurs viennent s’ajouter – et encore d’autres un peu comme dans la chanson « Tout va très bien Madame la Marquise » - interférer avec ce qui avait été présenté plus tôt, comme des tiroirs qui s’ouvriraient à la suite les uns des autres si bien que l’on finit par être débordés, que le dessin/dessein d’ensemble devient de plus en plus confus, tordu,, du fait de la multiplicité quasiment infinie et indéfinie des combinatoires, cela donne le vertige !
JHB
17. 04. 10
Les deux mythes fondateurs de l’astrologie contemporaine.
Par Jacques HalBronn
L’astrologie actuelle se nourrit de deux mythes de notre civilisation, celui d’un cosmos cohérent et celui d’un langage cohérent. Car qu’est l’astrologie, étymologiquement sinon un astro-logos, un langage des astres, comme disait Paul Choisnard ?
Le problème, c’est que ce qui sur le papier peut sembler fiable se révèle assez vite trompeur et voué aux lectures les plus diverses.
Cela vaut pour le cosmos qui tel que les astrologues le traitent en sort très embrouillé, alambiqué, à commencer par le thème natal qui est aux antipodes de la simplicité relative du parcours du soleil à travers les 12 signes zodiacaux. Les novices ne s’en rendent pas compte immédiatement dans leur naïveté mais les astrologues font preuve d’un malin génie à compliquer les choses au nom d’un gain de précision qui justifie un luxe de subdivisions (cf. la conférence de Caroline Gindre, sur la Lune Noire, sur le site de Source) qui ne sont astronomiques que parce que l’on peut les situer mathématiquement dans le ciel.
Signalons le paradoxe mis en évidence par Serge Bret Morel (site L’astrologie et la raison) :
. « Nous innoverons donc aussi sur ce point vis à vis de la tradition astrologique : ce qui semblait jusque là contraignant par nature car ne découlant pas d’une intuition de l’astrologue, deviendra paradoxalement source de contingence pour raison de complexité. Si l’on préfère : si quelques configurations astrologiques auraient été symboliquement contraignantes, leur grand nombre (en général plus d’une centaine par cumulation de techniques…) annule littéralement cet aspect contraignant. L’astrologue a tant de cordes à son arc que l’interprétation devient toujours réalisable, et puisqu’il ne peut les utiliser toutes il devra CHOISIR parmi elles celles qui lui semblent le plus utiles pour interpréter une situation »
Nous ajouterons que le constat d’une telle complexité interpelle quant à la genèse même de l’astrologie telle qu’elle est volontiers présentée par les astrologues. S’il y a eu découverte des « lois » astrologiques, il aura fallu qu’elles soient simples et récurrentes, ce qui montre à quel point la pratique actuelle est décalée par rapport à l’idée d’une astrologie originelle. On a là comme une sorte de double bind.
Mais cela vaut également pour le langage qui n’est rigoureux qu’en apparence car il se prête à toutes sortes de malentendus et de contorsions dès qu’il y a désaccord et surtout quand celui qui parle ne connait pas grand-chose de ce dont il parle, à savoir cet autre en face de lui ou cet avenir qui lui échappe.
Dans ce numéro du JBA, nous avons dénoncé certaines dérives sémantiques qui finissent par se retourner contre l’Astrologie. Le mot « Source » ne doit pas, par exemple, être perçu comme devant être pris à la lettre. Rechercher la source de l’astrologie consiste à déterminer comment les hommes ont instrumentalisé le monde et non à revenir sur cette instrumentalisation sous prétexte que leur perception du monde était fausse ou en tout cas incomplète, ce qui nous semble être la clef de l’astroscepticisme d’un Serge Bret Morel. De même le mot « Loi » ne renvoie pas forcément à la Nature, il a une autre acception qui est celle du Droit. Il serait à rapprocher du mot »Règle » qui correspond à l’idée de mesure, au départ toujours arbitraire mais nécessaire.(voir nos texte sur le Métros et le Nomos, sur le JBA)
JHB
18. 04. 10
L’astrologie actuelle se nourrit de deux mythes de notre civilisation, celui d’un cosmos cohérent et celui d’un langage cohérent. Car qu’est l’astrologie, étymologiquement sinon un astro-logos, un langage des astres, comme disait Paul Choisnard ?
Le problème, c’est que ce qui sur le papier peut sembler fiable se révèle assez vite trompeur et voué aux lectures les plus diverses.
Cela vaut pour le cosmos qui tel que les astrologues le traitent en sort très embrouillé, alambiqué, à commencer par le thème natal qui est aux antipodes de la simplicité relative du parcours du soleil à travers les 12 signes zodiacaux. Les novices ne s’en rendent pas compte immédiatement dans leur naïveté mais les astrologues font preuve d’un malin génie à compliquer les choses au nom d’un gain de précision qui justifie un luxe de subdivisions (cf. la conférence de Caroline Gindre, sur la Lune Noire, sur le site de Source) qui ne sont astronomiques que parce que l’on peut les situer mathématiquement dans le ciel.
Signalons le paradoxe mis en évidence par Serge Bret Morel (site L’astrologie et la raison) :
. « Nous innoverons donc aussi sur ce point vis à vis de la tradition astrologique : ce qui semblait jusque là contraignant par nature car ne découlant pas d’une intuition de l’astrologue, deviendra paradoxalement source de contingence pour raison de complexité. Si l’on préfère : si quelques configurations astrologiques auraient été symboliquement contraignantes, leur grand nombre (en général plus d’une centaine par cumulation de techniques…) annule littéralement cet aspect contraignant. L’astrologue a tant de cordes à son arc que l’interprétation devient toujours réalisable, et puisqu’il ne peut les utiliser toutes il devra CHOISIR parmi elles celles qui lui semblent le plus utiles pour interpréter une situation »
Nous ajouterons que le constat d’une telle complexité interpelle quant à la genèse même de l’astrologie telle qu’elle est volontiers présentée par les astrologues. S’il y a eu découverte des « lois » astrologiques, il aura fallu qu’elles soient simples et récurrentes, ce qui montre à quel point la pratique actuelle est décalée par rapport à l’idée d’une astrologie originelle. On a là comme une sorte de double bind.
Mais cela vaut également pour le langage qui n’est rigoureux qu’en apparence car il se prête à toutes sortes de malentendus et de contorsions dès qu’il y a désaccord et surtout quand celui qui parle ne connait pas grand-chose de ce dont il parle, à savoir cet autre en face de lui ou cet avenir qui lui échappe.
Dans ce numéro du JBA, nous avons dénoncé certaines dérives sémantiques qui finissent par se retourner contre l’Astrologie. Le mot « Source » ne doit pas, par exemple, être perçu comme devant être pris à la lettre. Rechercher la source de l’astrologie consiste à déterminer comment les hommes ont instrumentalisé le monde et non à revenir sur cette instrumentalisation sous prétexte que leur perception du monde était fausse ou en tout cas incomplète, ce qui nous semble être la clef de l’astroscepticisme d’un Serge Bret Morel. De même le mot « Loi » ne renvoie pas forcément à la Nature, il a une autre acception qui est celle du Droit. Il serait à rapprocher du mot »Règle » qui correspond à l’idée de mesure, au départ toujours arbitraire mais nécessaire.(voir nos texte sur le Métros et le Nomos, sur le JBA)
JHB
18. 04. 10
Place de l’Astrologie au sein des psychologies parallèles et alternatives
Par Jacques HALBRONN (Nouvel Ordre Astrologique)
Nous avons toujours pensé qu’il convenait de désenclaver l’astrologie et de l’intégrer dans un ensemble plus vaste. Mais le problème, c’est qu’il y a en quelque sorte deux Astrologies, celle d’en haut et celle d’en bas et que chacune d’entre elles s’inscrit dans un contexte bien différent.
Si celle d’en haut doit être rattachée au champ de la métrologie et plus précisément de la chrono-métrologie et de l’anthropo-métrologie, c'est-à-dire aux sciences s’intéressant à la mesure du temps (cf. nos textes sur ce sujet in JBA mars 2010), en revanche, celle d’en bas relèverait selon nous de ce que l’on pourrait appeler les psychologies parallèles ou/et alternatives (PPA)
Préalablement, il importe de faire un point d’ordre sémantique autour du mot « pratique ». Contrairement à ce que pense l’homme de la rue, une langue est faite de chausse-trappes et si l’on prend une même racine, l’on observe que chaque dérivé a développé une certaine autonomie par rapport aux autres. C’est ainsi qu’un praticien est une chose et la pratique en est une autre. Quand on parle de la dialectique de la théorie et de la pratique, cela n’est pas la même chose que la dualité du théoricien et du praticien en ce sens que le praticien ne dépend que très vaguement du théoricien alors que toute théorie implique une pratique. Un tel malentendu perdure en astrologie depuis des décennies…le praticien croyant à tort faire pendant au théoricien. Cela n’est vrai que d’un point de vue étymologique.
Il est donc de remettre les pendules à l’heure et de faire le constat que ce qu’on appelle Astrologie renvoie également à des réalités bien différentes. Ce que nous désignons par astrologie d’en bas appartient en fait à un ensemble que nous désignerons sous l’étiquette de psychologies parallèles et alternatives et cela inclut ce que l’on désigne sous les termes les plus divers tels que tarot, voyance, radiesthésie, parapsychologie, divination, astrologie etc.
Entendons par là des disciplines qui ont en commun un langage que l’on pourrait qualifier de « décalé », de quelque peu étrange et c’est d’ailleurs cette étrangeté qui est caractéristique et qui est en quelque sorte nécessaire. On pourrait parler d’un « autre monde », d’une autre façon (d’où le terme alternatif, de même racine) d’aborder les problèmes.(voir notre brochure, L’Astrologue face à son client, préface de Jean-Paul Sauzéde, Paris, La Grande Conjonction, 1995, traduit en anglais par Geoffrey Dean et le concept de cosmothérapie, in Clefs pour l’Astrologie, Paris, Seghers, 1994)
Certains ont parlé à propos de l’astrologie (voir notre récent entretien avec Daniel Cobbi, sur la Télévision Astrologique) d’une contre-culture, ce qui au fond correspond à une alternative, à une alternance, un autre regard avec ce qu’il peut avoir de dépaysant.
Le problème, c’est que ces divers praticiens, pour la plupart, n’assument pas pleinement un tel statut, ils nient à leur savoir ce caractère alternatif - qui est mieux assumé en médecine, où l’on se sert d’expressions comme « médecines parallèles », ce qui a le mérite de clarifier le débat. En fait, bien des praticiens des PPA ne sont pas en mesure de parler pertinemment de leur domaine et des raisons pour lesquelles il existe et prospère. Ils ne comprennent pas que leurs clients, en revanche, sont généralement lucides et cherchent à résoudre leurs blocages en recourant à d’autres voies dont ils attendent un certain salut que les voies ordinaires ne leur permettent plus comme s’ils en avaient épuisé les vertus ; ces clients sont donc en quête d’autre chose, de savoirs ayant un autre look, plus ou moins insolite.
Mais déontologiquement, la question qui se pose est la suivante : les praticiens de PPA doivent-ils ou non avoir les mêmes besoins que leurs clients ? Nous tendrions à répondre par la négative, ce qui peut sembler paradoxal. Nous pensons que les praticiens des PPA doivent montrer une certaine distance, quand ils ne sont pas en consultation et notamment quand ils sont en colloque ou en position de formateurs. La légitimité des PPA doit rester d’ordre thérapeutique aux fins de faire passer un message qui ne serait pas reçu sous une forme ordinaire et qui devra donc être transmis par des voies extraordinaires, qui sortent de l’ordinaire.
Tout comme l’astrologie s’est émancipée de l’astronomie en élaborant un système parallèle à celle-ci, de même, elle a intégré les PPA dans une optique bien différente de celle qui avait été la sienne initialement. Bien évidemment chaque stade ne fait pas disparaitre le stade précédent mais la coexistence de ces trois stades aura généré bien des confusions du fait notamment, comme nous le disions plus haut, d’acceptions sémantiques diverses à partir d’une même racine, modulée notamment par des adjectifs qui sont comme autant de préfixes, de flexions.
Certes, il n’est pas si aisé de distinguer entre les deux niveaux d’astrologie, celle qui s’inscrit dans le cadre des PPA et celle qui se situe sur le plan de la recherche scientifique. Actuellement, il y a un certain mélange des genres qui est fâcheux à plus d’un titre du fait d’une certaine promiscuité des publics, des méthodes, des enjeux.
En situant une certaine astrologie dans les PPA, on libérera ainsi une autre astrologie des contraintes de la consultation pour déboucher sur une « pratique » digne de ce nom qui ne saurait se situer dans le cadre d’une consultation , en tout cas pas avec le premier venu, dont on ne connait que ce qu’il veut bien nous dire, sans aucune possibilité de recoupement avec des données objectives.
Dire que la pratique actuelle de l’Astrologie s’inscrit au sein de l’ensemble des PPA signifie que l’astrologie a donné naissance à un langage car toute psychologie alternative est porteuse d’une faculté de transposition, de traduction. La question est de savoir ce qu’apporte aux patients une telle « translation ». Nous dirons que le fait de se servir de mots, de signifiants qui ne sont pas connotés comme le sont ceux de la vie quotidienne, qui ont marqué notre parcours depuis notre naissance, peut se révéler salutaire, même si le signifié reste peu ou prou le même. En traduisant, l’on enlève aux mots une certaine charge. Ce n’est pas pareil de dire que l’on est marqué par le Scorpion et que l’on est « agressif » tout simplement parce que la valeur Scorpion se situe dans un autre environnement sémantique, qui est celui des 12 signes du Zodiaque ou des dieux de l’Olympe (Pluton). Parler d’un carré ou d’une opposition dans un thème diffère de telle ou telle expression usuelle pour désigner un accident, une épreuve et ainsi de suite. On pense à Molière et à ses Précieuses Ridicules ou à ses médecins, au Bourgeois Gentilhomme qui faisait de la « prose » sans le savoir. Une certaine pratique répandue de l’astrologie relèverait d’une telle ‘préciosité » du langage mais cela vaut pour toutes les PPA qui permettent de traiter des sujets les plus divers sans se heurter à des mots par trop marqués.
L’astrologue interprète, donc traduit mais que fait-il sinon de représenter une personne, une situation avec des mots nouveaux ? Mais ce faisant, ne risque-t-on pas de se déconnecter de nos réactions les plus viscérales en procédant à quelque opération de change, comme on dit à propos de l’adoption d’une nouvelle monnaie. Le cas de l’euro nous interpelle, qui aura conduit à un changement d’unité de mesure qui aura rendu le consommateur moins réactif par rapport aux prix, ayant perdu ses réflexes. Il y a dans toute transposition, un effet anesthésiant qui permet certes de parler de ce qui fait souffrir mais qui, à la longue, peut générer une formule d’indifférence au réel, à un certain déphasage qui n’est pas sans évoquer les effets d’une drogue.
La poésie relève de cette stratégie de transposition, on pense notamment aux Centuries attribuées à Nostradamus, à ces quatrains que l’on met en corrélation avec tel événement, avec tel personnage.
Le problème, c’est que les praticiens des PPA tiennent un autre discours et parlent d’une « vérité »à laquelle on aurait accès par ce « biais ».
Deux thèses semblent donc en présence : selon l’une, le changement de langage permettrait de vivre les choses autrement, sur un mode moins immédiat – le langage faisant en quelque sorte écran – et selon l’autre, en recourant à ces diverses techniques, le praticien est en mesure de dire ce qu’il en est au regard du tarot, de l’astrologie, de la numérologie et il faudrait alors traduire en langage ordinaire ce qui est ainsi signifié.
Autrement dit, est-ce que l’on passe du langage basique au langage alternatif ou vice versa ?
14.04.10
Nous avons toujours pensé qu’il convenait de désenclaver l’astrologie et de l’intégrer dans un ensemble plus vaste. Mais le problème, c’est qu’il y a en quelque sorte deux Astrologies, celle d’en haut et celle d’en bas et que chacune d’entre elles s’inscrit dans un contexte bien différent.
Si celle d’en haut doit être rattachée au champ de la métrologie et plus précisément de la chrono-métrologie et de l’anthropo-métrologie, c'est-à-dire aux sciences s’intéressant à la mesure du temps (cf. nos textes sur ce sujet in JBA mars 2010), en revanche, celle d’en bas relèverait selon nous de ce que l’on pourrait appeler les psychologies parallèles ou/et alternatives (PPA)
Préalablement, il importe de faire un point d’ordre sémantique autour du mot « pratique ». Contrairement à ce que pense l’homme de la rue, une langue est faite de chausse-trappes et si l’on prend une même racine, l’on observe que chaque dérivé a développé une certaine autonomie par rapport aux autres. C’est ainsi qu’un praticien est une chose et la pratique en est une autre. Quand on parle de la dialectique de la théorie et de la pratique, cela n’est pas la même chose que la dualité du théoricien et du praticien en ce sens que le praticien ne dépend que très vaguement du théoricien alors que toute théorie implique une pratique. Un tel malentendu perdure en astrologie depuis des décennies…le praticien croyant à tort faire pendant au théoricien. Cela n’est vrai que d’un point de vue étymologique.
Il est donc de remettre les pendules à l’heure et de faire le constat que ce qu’on appelle Astrologie renvoie également à des réalités bien différentes. Ce que nous désignons par astrologie d’en bas appartient en fait à un ensemble que nous désignerons sous l’étiquette de psychologies parallèles et alternatives et cela inclut ce que l’on désigne sous les termes les plus divers tels que tarot, voyance, radiesthésie, parapsychologie, divination, astrologie etc.
Entendons par là des disciplines qui ont en commun un langage que l’on pourrait qualifier de « décalé », de quelque peu étrange et c’est d’ailleurs cette étrangeté qui est caractéristique et qui est en quelque sorte nécessaire. On pourrait parler d’un « autre monde », d’une autre façon (d’où le terme alternatif, de même racine) d’aborder les problèmes.(voir notre brochure, L’Astrologue face à son client, préface de Jean-Paul Sauzéde, Paris, La Grande Conjonction, 1995, traduit en anglais par Geoffrey Dean et le concept de cosmothérapie, in Clefs pour l’Astrologie, Paris, Seghers, 1994)
Certains ont parlé à propos de l’astrologie (voir notre récent entretien avec Daniel Cobbi, sur la Télévision Astrologique) d’une contre-culture, ce qui au fond correspond à une alternative, à une alternance, un autre regard avec ce qu’il peut avoir de dépaysant.
Le problème, c’est que ces divers praticiens, pour la plupart, n’assument pas pleinement un tel statut, ils nient à leur savoir ce caractère alternatif - qui est mieux assumé en médecine, où l’on se sert d’expressions comme « médecines parallèles », ce qui a le mérite de clarifier le débat. En fait, bien des praticiens des PPA ne sont pas en mesure de parler pertinemment de leur domaine et des raisons pour lesquelles il existe et prospère. Ils ne comprennent pas que leurs clients, en revanche, sont généralement lucides et cherchent à résoudre leurs blocages en recourant à d’autres voies dont ils attendent un certain salut que les voies ordinaires ne leur permettent plus comme s’ils en avaient épuisé les vertus ; ces clients sont donc en quête d’autre chose, de savoirs ayant un autre look, plus ou moins insolite.
Mais déontologiquement, la question qui se pose est la suivante : les praticiens de PPA doivent-ils ou non avoir les mêmes besoins que leurs clients ? Nous tendrions à répondre par la négative, ce qui peut sembler paradoxal. Nous pensons que les praticiens des PPA doivent montrer une certaine distance, quand ils ne sont pas en consultation et notamment quand ils sont en colloque ou en position de formateurs. La légitimité des PPA doit rester d’ordre thérapeutique aux fins de faire passer un message qui ne serait pas reçu sous une forme ordinaire et qui devra donc être transmis par des voies extraordinaires, qui sortent de l’ordinaire.
Tout comme l’astrologie s’est émancipée de l’astronomie en élaborant un système parallèle à celle-ci, de même, elle a intégré les PPA dans une optique bien différente de celle qui avait été la sienne initialement. Bien évidemment chaque stade ne fait pas disparaitre le stade précédent mais la coexistence de ces trois stades aura généré bien des confusions du fait notamment, comme nous le disions plus haut, d’acceptions sémantiques diverses à partir d’une même racine, modulée notamment par des adjectifs qui sont comme autant de préfixes, de flexions.
Certes, il n’est pas si aisé de distinguer entre les deux niveaux d’astrologie, celle qui s’inscrit dans le cadre des PPA et celle qui se situe sur le plan de la recherche scientifique. Actuellement, il y a un certain mélange des genres qui est fâcheux à plus d’un titre du fait d’une certaine promiscuité des publics, des méthodes, des enjeux.
En situant une certaine astrologie dans les PPA, on libérera ainsi une autre astrologie des contraintes de la consultation pour déboucher sur une « pratique » digne de ce nom qui ne saurait se situer dans le cadre d’une consultation , en tout cas pas avec le premier venu, dont on ne connait que ce qu’il veut bien nous dire, sans aucune possibilité de recoupement avec des données objectives.
Dire que la pratique actuelle de l’Astrologie s’inscrit au sein de l’ensemble des PPA signifie que l’astrologie a donné naissance à un langage car toute psychologie alternative est porteuse d’une faculté de transposition, de traduction. La question est de savoir ce qu’apporte aux patients une telle « translation ». Nous dirons que le fait de se servir de mots, de signifiants qui ne sont pas connotés comme le sont ceux de la vie quotidienne, qui ont marqué notre parcours depuis notre naissance, peut se révéler salutaire, même si le signifié reste peu ou prou le même. En traduisant, l’on enlève aux mots une certaine charge. Ce n’est pas pareil de dire que l’on est marqué par le Scorpion et que l’on est « agressif » tout simplement parce que la valeur Scorpion se situe dans un autre environnement sémantique, qui est celui des 12 signes du Zodiaque ou des dieux de l’Olympe (Pluton). Parler d’un carré ou d’une opposition dans un thème diffère de telle ou telle expression usuelle pour désigner un accident, une épreuve et ainsi de suite. On pense à Molière et à ses Précieuses Ridicules ou à ses médecins, au Bourgeois Gentilhomme qui faisait de la « prose » sans le savoir. Une certaine pratique répandue de l’astrologie relèverait d’une telle ‘préciosité » du langage mais cela vaut pour toutes les PPA qui permettent de traiter des sujets les plus divers sans se heurter à des mots par trop marqués.
L’astrologue interprète, donc traduit mais que fait-il sinon de représenter une personne, une situation avec des mots nouveaux ? Mais ce faisant, ne risque-t-on pas de se déconnecter de nos réactions les plus viscérales en procédant à quelque opération de change, comme on dit à propos de l’adoption d’une nouvelle monnaie. Le cas de l’euro nous interpelle, qui aura conduit à un changement d’unité de mesure qui aura rendu le consommateur moins réactif par rapport aux prix, ayant perdu ses réflexes. Il y a dans toute transposition, un effet anesthésiant qui permet certes de parler de ce qui fait souffrir mais qui, à la longue, peut générer une formule d’indifférence au réel, à un certain déphasage qui n’est pas sans évoquer les effets d’une drogue.
La poésie relève de cette stratégie de transposition, on pense notamment aux Centuries attribuées à Nostradamus, à ces quatrains que l’on met en corrélation avec tel événement, avec tel personnage.
Le problème, c’est que les praticiens des PPA tiennent un autre discours et parlent d’une « vérité »à laquelle on aurait accès par ce « biais ».
Deux thèses semblent donc en présence : selon l’une, le changement de langage permettrait de vivre les choses autrement, sur un mode moins immédiat – le langage faisant en quelque sorte écran – et selon l’autre, en recourant à ces diverses techniques, le praticien est en mesure de dire ce qu’il en est au regard du tarot, de l’astrologie, de la numérologie et il faudrait alors traduire en langage ordinaire ce qui est ainsi signifié.
Autrement dit, est-ce que l’on passe du langage basique au langage alternatif ou vice versa ?
14.04.10
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