Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
samedi 15 août 2026
jacques halbronn Les mauvais génies de l’Astrologie.
jacques halbronn Les mauvais génies de l’Astrologie.
Le titre du dernier opus de Geoffrey Dean, »Understanding Astrology » nous fait penser au traité Pratique d’Astrologie d’André Barbault, paru au début des années 60 ou du même auteur sa Défense et Ilustration de l’Astrologie / Quand nous avons publié en 1976 nos clefs pour l’Astrologie, nous ne sommes pas tombés dans le piège consistant à traiter l’Astrologie comme une langue probablement parce que nous avions une approche critique des langues et qu’une langue n’était pas, à nos yeux, d’un seul tenant. Le Traité de Barbault était plus une sorte d’encyclopédie fourre tout. L’épithète « pratique » était en soi déjà tout un programme
IA
« Le Traité pratique d’astrologie d’André Barbault est un ouvrage de référence publié en 1961 par les Éditions du Seuil. Ce livre de 360 pages s’adresse tant aux débutants qu’aux praticiens confirmés. Il synthétise l’enseignement et l’approche rigoureuse de l’auteur sur l’analyse du thème natal »
.On perçoit dans un tel propos un désir de répondre à une attente du public, ce qui conduit au contre-transfert. Que signifie donc cet intitulé « Understanding Astrology » (= Comprendre l’Astrologie) ? Comme si l’Astrologie était une entité existante en soi qu’il s’agissait de décrire et de transmettre, à prendre ou à laisser. On pense aussi à un Michel Gauquelin dont la démarche critique est impactée par son objet, le thème natal qu’il isole totalement de toute dimension prévisionnelle laquelle passe, selon nous, par une certaine mathématique comme l’avait envisagé un Kepler.
Gauquelin était parvenu à libérer l’astrologie de l’emprise de l’astronomie en se servant de la statistique pour ce faire alors même que ses contemporains français, Barbault, J. P. Nicola, Dom Néroman (Rougie) avaient intégré les nouvelles planétes dans l’organigramme de l’Astrologie comme si l’astronomie était la providence des astrologues, la dite astronomie fournissant à l’Astrologie les pièces qui lui avaient toujours manqué alors qu’il s ‘agissait d’un cadeau empoisonné, générant une sorte de fuite en avant avec notamment l’idée qu’il devrait se trouver à terme autant de planétes dans le systéme solaire que de signes zodiacaux, preuve de ce que à quel point donc, ces deux domaines avaient fatalement partie liée.
Dean traite par le mépris l’astrologie de presse, suivant en cela la piste selon laquelle c’était une telle astrologie ne se servant que d’un seul astre traversant 12 signes qui était le bouc émissaire. Dean ne prend pas la mesure de deux axes : celui d’un surinvestissement par rapport à l’astronomie et celui d’un rejet corporatiste de l’astrologie de masse. ( Recent Advances in natal astrology. A critical review 1900 -1976 p. 6, 1977); Deux peurs de mise au chomage: l »astrologie de masse disqualifié les astronomes et les astrologues. Cette astrologie des 12 signes avec le recours à un seul astre mais qui a des effets divers selon les signes qu’il traverse, voilà l’ennemi; Il ne manquerait plus que l’astrologie devienne prévisible à l’instar d’un calendrier électoral; Ce serait le bouquet, on couperait l’herbe sous le pied de l’astrologue!
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L’expression « couper l’herbe sous le pied » signifie devancer quelqu’un, le prendre de vitesse ou le priver d’un avantage en agissant avant lui. Par exemple, si vous dites à l’oral ce qu’un proche s’apprêtait à exprimer, vous lui coupez l’herbe sous le pied »
Quant à Kepler, au début du XVIIe siècle,qui aurait pu engager l’astrologie sur les bons rails, en formulant une théorie viable des aspects, il n’aura pas respecté un découpage binaire; Il divise 360 par 2, 180 par 2, 90 par 2, ce qui donne l’octile de 45° mais il ne va pas plus loin, manquant le semi-octile de 22°30′ – le seiziéme de cercle – en pronant le quintile de 72 degrés! . Kepler préfére parler du trigone et du sextil, soit une division ternaire et non plus binaire! Rappelons que l’aspect n’est pas fait pour relier les planétes entre elles, comme le croyait Barbault, mais pour structurer l’écliptique sur la base des axes équinoxiaux et solsticiaux. Mais pour un astronome, tout devait passer par leurs chères planétes, et un Barbault emboitera le pas! Parler d’un aspect formé entre une planéte et un axe saisonnier aurait été un déni de la mission des astronomes. Pour Barbault, l’aspect devait exclusivement servir, comme il s ‘en explique dans Les Astres et l’Histoire, 1967) à décliner le « cycle planétaire », la « concentration planétaire », ce qui pour nous est une hérésie, ce qui l’entrainera à annoncer une troisiéme guerre mondiale, du fait de l’accumulation de conjonctions entre planétes!.
JHB 15 08 26
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