samedi 28 mars 2026

Gilles Polizzi Nostradamus, Tzara, Burroughs : la « machine à imiter le temps », ou les poétiques prédictives de la Renaissance aux temps modernes (2017)

Gilles Polizzi Nostradamus, Tzara, Burroughs : la « machine à imiter le temps », ou les poétiques prédictives de la Renaissance aux temps modernes (2017 Le grand tapis plié ne monstrera Fors qu’à demy la plupart de l’histoire. Nostradamus, Centuries, VI, 61. 1On se propose de réfléchir au concept « d’écriture prédictive » dans les littératures de notre temps, en le rapportant au modèle ancien d’une écriture « prophétique », celle des Centuries qui, à la Renaissance, firent le succès du fameux Nostradamus (1503‑1566) ; il est en effet le seul auteur français du XVIe siècle à bénéficier de nos jours d’une diffusion et d’une exploitation commerciale hors du domaine propre aux études littéraires. Ce qui ne signifie pas qu’il faille l’en exclure : bien au contraire, car Nostradamus est – à son insu évidemment – le promoteur d’une lignée qui, du début à la fin du XXe siècle, relie Tristan Tzara et les surréalistes à l’Américain William Seward Burroughs et à ses épigones. 2Par souci de clarté et d’intelligibilité, on remontera le temps, en commençant par le passé le plus récent, celui de la réception française des écrivains de la Beat Generation au milieu des années 1970. On s’attachera ensuite aux inventions de Tristan Tzara (1916), qu’on rapportera à celles de Michel de Nostredame, en montrant qu’il en est à la fois la source et le lointain précurseur. On s’intéressera particulièrement à la théorie qui sous‑tend une pratique scripturale particulière – d’où notre concept de « machine à imiter le temps » –, la mise en œuvre du procédé baptisé cut‑up par William Burroughs. On verra que son usage « expérimental », toujours reproductible, garantit objectivement au discours prédictif une relative efficience. 3Mais d’abord, en guise de prologue, on souhaite résumer le parcours d’une réflexion sur la plasticité et la malléabilité du temps en littérature, en commençant par une question élémentaire : pourquoi n’y a-t-il pas de « machine à remonter le temps » dans les littératures anciennes ? C’est aussi l’occasion d’esquisser un arrière-plan historique à notre actualisation de l’œuvre de Nostradamus. On peut en effet se demander pourquoi le motif du « voyage dans le temps », incluant le paradoxe d’une causalité susceptible de s’annuler elle‑même, intervient si tard (à notre connaissance pas avant le XXe siècle) dans les littératures. Et pourquoi l’idée est-elle devenue si banale ? Notre temps est‑il si fragile qu’il faille inventer, comme le nouvelliste américain Poul Anderson, des mécanismes pour le préserver et l’empêcher de « bifurquer » à notre insu vers des chaînes causales imprévues ? 4On sait que, du point de vue des sciences dites « exactes », la réponse est oui. Le temps est un concept incertain, sinon une pure fiction. Il a fallu attendre les travaux de Sadi Carnot, en 1824, pour s’assurer qu’aucune machine à mouvement perpétuel n’était réalisable, ni aucun moteur dont le rendement soit susceptible d’atteindre 100 %. De ce constat, on peut déduire l’une des lois de la thermodynamique, qui veut que l’entropie de l’univers aille toujours en augmentant. Ce qui devrait nous rendre certains de la direction que prend « l’écoulement » du temps, quoique ce terme trahisse lui-même une définition métaphorique du concept ; quant à l’expression « flèche du temps », autre métaphore, elle remonterait à 1927 et servirait à décrire la dissymétrie accidentelle mais répétée des équations qui décrivent le temps1. On sait aussi que le bilan provisoire de la physique quantique ne permet pas de trancher quant à la continuité et aux rythmes temporels : la simultanéité de certains phénomènes semble défier la causalité linéaire ; on parle alors de rétro-causalité, ou de « sérendipité », concept fictionnel à l’origine, et qui fut mis en œuvre dès le début du XVIIe siècle par le romancier Béroalde de Verville dans son Voyage des Princes fortunés (1610). Bref, notre conception actuelle du temps réfère à la théorie du big bang, et commence par lui. L’effet Doppler nous apprend que les galaxies s’éloignent les unes des autres, donc que l’univers est en expansion et que l’entropie irréversiblement va croissant. 5C’est toutefois un progrès relativement aux conceptions antérieures. Car, si l’on se tourne du côté des sciences humaines, et plus précisément de la sociologie et de l’histoire, on s’aperçoit qu’il n’y a pas de concept universel pour mesurer le degré d’évolution des sociétés, ni de théorie générale de l’histoire, non plus que de modèle « naturel » autre qu’analogique2. Les notions de croissance, d’épanouissement et de déclin des sociétés, qui, au début du XXe siècle, ont nourri la vision spenglerienne de l’histoire3, découlent d’une métaphore organique. Or celle-ci est ancienne et provient de Lucrèce. À la Renaissance, elle s’applique communément à l’essor et à la chute de l’Empire romain, par exemple dans le sonnet 30 des Antiquités de Du Bellay : Comme le champ semé en verdure foisonne De verdure se hausse en tuyau verdissant De tuyau se hérisse en épi florissant D’épi jaunit en grain […] Ainsi de peu à peu crût l’empire romain Tant qu’il fut dépouillé par la barbare main4 […]. 6Autrement dit, si l’expérience nous apprend que la causalité, qui est la condition de l’application des lois de la physique et, d’abord, de leur découverte expérimentale, a un sens unique et irréversible, l’histoire en général ne se connaît pas d’autre sens que celui du récit qui la produit. Or elle se fonde sur une poétique, une théorie du récit, ou pire, sur une rhétorique, un art de persuader. Il faut pourtant dépasser le paradoxe d’un monde dont la temporalité et la causalité seraient des données fictionnelles, ou sinon, en accepter les conséquences en envisageant rationnellement la possibilité d’une écriture prédictive. 7Mais revenons à la chronologie : l’anticipation causale existe en littérature au moins un demi‑siècle avant la théorie de Carnot, dès L’An deux mille quatre cent quarante de Louis‑Sébastien Mercier (1771), qui lui-même exploite la maxime leibnizienne selon laquelle l’histoire présente est « grosse » du futur – nouvelle métaphore. Toutefois, même s’il est encore « organique » dans sa formulation, ce modèle temporel autorise les visées « anticipatrices » ; ce qui change fondamentalement le sens du mot « utopie » – le terme d’ « uchronie » devient alors plus exact – ainsi que la fonction du genre. En effet, les premières utopies, celle de Thomas More (1516) et celle de Rabelais – la description de Thélème à la fin du Gargantua (1535) – ne sont nullement des anticipations prédictives. En dépit du futur employé par maître Alcofrybas, Thélème se conçoit et s’énonce comme un projet « alternatif » ; et les utopies en général, de More à Campanella, proposent des fictions bâties sur le modèle développé par Montaigne à propos de ses fameux « cannibales », puis de la ruine des empires de l’Amérique précolombienne. Ces « autres mondes » – au sens de « civilisations » – sont comparés à des « enfants » appelés à grandir et à vieillir et qui déjà prévoient leur fin, ce qui, justement, hâte leur ruine5. Notons au passage que le thème de la fin des civilisations, véritable hantise de la Renaissance, est aussi un leitmotiv dans l’œuvre de William Burroughs, qui évoque de manière récurrente l’épisode de la destruction des livres « hiéroglyphiques » précolombiens par l’évêque espagnol Diego de Landa, et tente de son côté de réinventer ces écrits « perdus » au moyen de diverses techniques, parmi lesquelles des calligrammes (en collaboration avec Brion Gysin), ainsi que le cut‑up, qui est notre sujet. Burroughs : « l’invention » du cut‑up 8Voici donc pour le contexte et l’arrière-plan lointain de la « méthode nostradamique » dont l’assimilation au cut‑up est notre propos. Venons‑en à son futur, c’est-à-dire à notre présent, ou à celui de William Seward Burroughs, qui inventa le cut‑up à Paris, rue Gît‑le‑Cœur, au printemps 1958. On abordera le procédé d’un point de vue pratique, dans sa dimension « prédictive », ce qui nous dispensera d’en étudier les applications littéraires. Il suffit de dire comment on le fabrique et à quoi il sert, en se référant à la synthèse de Philippe Mikriammos parue chez Seghers en 1975 : Prenez une page de texte et tracez une ligne médiane verticale et horizontale. Vous avez maintenant quatre blocs de texte : 1, 2, 3 et 4. Maintenant coupez au long des lignes et mettez le bloc 4 avec le bloc 1, le bloc 3 avec le bloc 2. Lisez la page réarrangée6. 9Matériellement, le cut‑up procède d’un pliage et d’un découpage de la surface d’imposition d’une page quelconque. Le pli permet de fendre le texte horizontalement (ce qui est banal) et verticalement (ce qui semble neuf). Les permutations qui s’ensuivent réarrangent la « matière verbale » selon une disposition équivalente à celle des rimes croisées dans un poème : l’ordre ABCD fait place à l’agencement ADCB. Dans celui-ci, la césure verticale des blocs initiaux a pour effet de bouleverser la continuité syntaxique des phrases. Selon Philippe Mikriammos, qui compare le procédé à celui de Tzara, le résultat est un discours haché, caractérisé par sa parataxe et perçu, dans sa discontinuité même, comme un flux continu d’information ou de conscience. Le collage de syntagmes (ou groupes de mots) extraits de leur disposition initiale reconstitue l’enchaînement acausal d’un discours inouï, tissé d’anacoluthes généralement propres à l’oral, mais qui, dans ce seul cas, réfèrent à un énoncé privé de locuteur : parole sans lèvres, pourrait-on dire – on y reviendra en conclusion. Ce discours est censé rendre compte de la simultanéité de nos perceptions, de leur affleurement désordonné à la surface de la conscience, avant que leur causalité ne s’établisse. Il s’entend ainsi comme la transcription d’un présent absolu qui aurait la couleur de « l’âge électrique » de la communication globale selon McLuhan : Le cut‑up serre de plus près l’expérience totale continuelle de chacun. Vous lisez ces lignes mais en même temps vous percevez et enregistrez aussi la présence de votre voisin […], les bruits de la pièce voisine et le grondement d’un avion qui passe au‑dessus […] les cut‑ups rendent explicite un processus psychologique qui de toute façon se déroule constamment. Et Marshall McLuhan de surenchérir : « Burroughs […] tente de reproduire en prose ce dont nous nous accommodons chaque jour comme d’un aspect banal de la vie à l’âge électrique. Si la vie doit être rendue sur papier, il faut employer la méthode de non-histoire discontinue7 ». 10Désormais, nous y sommes ; et pour nous, c’est déjà du passé. Par ailleurs, l’auteur trouvait au résultat une qualité « non aristotélicienne » : celle de remettre en cause l’alternative soit/soit perçue comme un principe coercitif. Il avait tort, car c’est une conséquence du principe d’identité : A étant égal à A, il doit être différent de non‑A. Ce qui est perturbé par le cut‑up, c’est plutôt la notion de causalité, la poétique, aristotélicienne elle aussi, qui enchaîne irréversiblement « péripéties » au pluriel et « catastrophe » au singulier. 11Passons rapidement sur les propriétés du cut‑up. Il aurait une vertu démocratique. Tout le monde peut l’appliquer à la « déconstruction » du réel, ou de sa représentation, comme le proclame la devise any number can play, slogan pour machines à sous8, dont le retour scande les « routines » (ou séquences) de la trilogie de Burroughs, Soft Machine, Nova Express et son meilleur opus, The Ticket that Exploded, dont on peut encore envisager la lecture, à défaut de la recommander, pour son évocation morbide de royaumes prétendument « martiens », non moins « anciens et pourris » que celui du Danemark9. Le cut‑up aurait aussi une vertu éthique : sa déstructuration des énoncés illustre la fière devise d’Hassan I Sabbah, le maître des Assassins, personnage médiéval et néanmoins double de l’auteur, en proclamant que « rien n’est vrai, tout est permis ». Quant à son esthétique et à la promesse « d’une écriture nouvelle », sujet de la belle et copieuse thèse de Clémentine Hougue, soutenue en 2014 et consacrée à la « révolution du cut‑up10 », on refusera tout bonnement d’en juger, tant les critiques s’y sont passionnément trompés. Observons simplement que le procédé n’a pas changé la face du monde, ni même de la littérature. S’il fut beaucoup pratiqué dans les années 70, rares sont les écrivains qui ont su en tirer quelque chose, à l’exception peut‑être des poètes. Notons aussi que les logiciels de traitement de texte sont toujours dépourvus de la fonction cut‑up. C’est dommage, car le procédé, une fois appliqué aux classiques, possède une indéniable valeur herméneutique ; il pourrait être d’un grand secours dans l’interprétation des textes. 12Venons-en enfin à la fonction prédictive qui motive notre rapprochement. Toujours selon Philippe Mikriammos – car Clémentine Hougue, prudemment, n’en dit mot –, le procédé aurait accessoirement la vertu « de libérer l’écriture des contraintes spatio-temporelles pour faire surgir des éléments futurs11 ». L’exemple donné à l’appui par Burroughs laisse effectivement perplexe : J’ai fait beaucoup de cut‑ups et j’ai reconnu plus tard qu’ils se rapportaient à une chose lue dans un journal, dans un livre, ou à un événement. Pour donner un exemple précis, j’ai fait un cut‑up d’un texte écrit par M. Getty d’où il est sorti […] : « c’est une mauvaise chose d’intenter un procès à votre père ». Trois ans plus tard, son fils lui a intenté un procès. Ce que cela signifie, je n’en ai aucune idée, mais j’ai eu tant d’exemples, cela s’est produit si souvent que je suis convaincu que cela doit signifier quelque chose12. 13Toutefois, l’explication du phénomène – une fois son authenticité admise – est relativement simple. Elle tient à l’origine des matériaux qui constituent le cut‑up. Les énoncés se rapportent « à une chose lue dans un journal ou dans un livre » parce qu’ils sont tirés « d’un journal ou d’un livre ». L’information, comme l’histoire, emprunte toujours les mêmes voies, ses comptes rendus, les mêmes mots ; seuls changent (et encore, puisque les surnoms sont permis) les noms des protagonistes. Il n’est donc pas surprenant que le désordre du cut‑up recompose aléatoirement un enchaînement causal certes virtuel, mais qui pourrait se produire et qui, parfois, advient bel et bien. Soumis à un traitement analogue, un banal manuel d’histoire aurait de grandes chances de se transformer en livre prophétique, et c’est justement cette propriété du langage qu’a exploité, de manière authentiquement prémonitoire, Nostradamus. 14Mais il nous faut ménager nos transitions en remontant méthodiquement le temps, pour rapprocher d’abord le post‑modernisme de Burroughs des collages dadaïstes de Tzara, et du principe de l’invention surréaliste. Nostradamus chez Tzara : « le temps mode d’emploi » 15La promesse, toujours laissée en suspens, d’une « écriture nouvelle », c’est bien celle que Tristan Tzara s’était faite à lui-même dans un « mode d’emploi pour faire un poème dadaïste » présumé ironique et paru en juillet 1920 dans le no 15 de la revue Littérature : Prenez un journal. Prenez des ciseaux. Choisissez dans ce journal un article ayant la longueur que vous comptez donner à votre poème. Découpez l’article. Découpez ensuite avec soin chacun des mots qui forment cet article et mettez‑les dans un sac. Agitez doucement. Sortez ensuite chaque coupure l’une après l’autre. Copiez-les consciencieusement Dans l’ordre où elles ont quitté le sac. Le poème vous ressemblera. Et vous voilà un écrivain infiniment original13 16Entre Tzara et Burroughs, l’analogie procédurale est telle que les critiques ont cru devoir insister sur les différences14 : celle des temps et des esthétiques, qui va de soi, mais aussi celle des procédés. Certes, tirer d’un sac « des mots découpés dans un journal » n’est pas la même chose que « fendre » des énoncés pour en tirer des « blocs associatifs modulables ». Pourtant, l’exemple donné par Tzara lui‑même illustre une pratique proche de celle de Burroughs par son résultat, faisant ainsi valoir l’inexactitude de son propre « mode d’emploi » : Spectateur tous à effort de la ce n’est plus 10 à 12 pendant la divagation virevolte descend pression rendre de fous queu-leu-leu chairs sur un monstrueuse écrasant scène célébrer mais leur 160 adeptes dans pas aux mis en mon nacre fastueux de terre bananes soutint s’éclairer joie demander réunis presque15 17En dépit des césures artificielles qui masquent les césures réelles pratiquées dans l’hypotexte découpé en syntagmes (par exemple « tous à » / « effort de la »), on perçoit les linéaments d’une syntaxe qui, en dépit d’altérations et de permutations ponctuelles (une faute d’orthographe, « queu‑leu‑leu », ou un mot pour un autre dans la transcription), exclut un découpage préalable à l’échelle du mot, ainsi du reste qu’une copie « consciencieuse » des énoncés. La véritable échelle du découpage nous semble la ligne imprimée, ou plus exactement la demi-ligne, telle qu’on la trouve dans la presse écrite, du fait du colonnage des maquettes. Sinon, à quoi bon utiliser comme matière première un journal plutôt qu’un dictionnaire ? D’autres exemples également issus de découpages dans la presse le confirment : L’art s’endort pour la naissance du monde nouveau « ART » – mot perroquet – remplacé par DADA, PLESIAUSAURE, ou mouchoir […]. Hypertrophiques peintres hyperestésiés et hypnotisés par les hyacinthes des muezzins d’apparence hypocrite16 18Le remontage des fragments laisse paraître des blocs associatifs qui conservent la trace de leurs hypotextes ; sans doute aussi d’un jeu avec la lettre, en l’occurrence le H rimbaldien de l’énigme d’Hortense17 : les « peintres hyperestésiés » (notez qu’il manque un H à l’intérieur du mot) et « hypnotisés par les hyacinthes » ne manquent pas dans les revues d’art. Les Nymphéas de Monet en sont peut‑être la cause, et leur évocation, la source de Tzara. 19Vient alors une question dont dépend la cohérence de notre exposé : la poétique de Tzara a‑t‑elle une fonction prédictive ? L’auteur ne s’en vante pas, et on ignore s’il a fait rétrospectivement le même constat – celui de la valeur potentiellement prédictive de ses énoncés – que Burroughs quarante ans plus tard, et qu’André Breton, qui s’en explique en 1935, dans un chapitre de L’Amour fou, mais ne lira attentivement Nostradamus que cinq ans plus tard, en août 1940, à l’occasion d’un séjour forcé à Salon‑de‑Provence18. Toutefois, si ce n’est pas le cas, on aimerait savoir pourquoi Tzara a d’emblée emprunté une part non négligeable de ses matériaux à une édition de Nostradamus que lui aurait procurée Marcel Janco en 1917. 20Parmi les « vingt‑cinq poèmes » de Tzara publiés à Zurich en 1918, et devenus « vingt‑cinq et un poèmes » en 1946 par l’adjonction de leur matrice, on en compte une douzaine19 qui conservent, à des degrés divers d’évidence et d’importance, la trace d’un hypotexte nostradamique. Henri Béhar, l’éditeur des œuvres complètes20 de Tzara, n’en signale que trois, mais il connaît mal Nostradamus ; on ne lui en fera pas grief. Sa chronologie est légèrement inexacte. Il parle d’une édition nostradamique de 1556 qui n’existe pas : la princeps paraît en 1555, la deuxième en 1557, la dernière du vivant de l’auteur, datée de 1566, étant vraisemblablement une contrefaçon plus tardive (1568 ?)21. Par ailleurs, la chronologie donnée par Tzara est fautive : si la « grande complainte de mon obscurité un » est bien de 1916, sa lecture de Nostradamus – via Marcel Janco – remonte forcément à la même date, à la « grande époque » du Cabaret Voltaire à Zurich et des « poèmes sonores » d’Hugo Ball, et non pas à 1917. Mais il s’agit là de détails sans conséquence sur notre propos. 21Voyons donc l’usage que fait Tzara de sa source dans son vingt‑sixième poème, qui, Henri Béhar l’a bien vu, est la matrice de la « grande complainte un ». Ce poème, intitulé « Le sel et le vin », est une réécriture transparente des premières strophes de la Centurie I de Nostradamus22 : Nostradamus Estant assis de nuict secret estude Seul reposé sur la selle d’aerain Flambe exigue sortant de solitude Fait prosperer qui n’est à croire vain. La verge en main mise au milieu de Branches De l’onde il moulle et le limbe et le pied Un peur et voix fremissent par la manche Splendeur divine le divin pres s’assied Quand la lictière du tourbillon versée Et feront face de leurs manteaux couverts La republique par gens nouveaux vexée Lors Blancs et Rouges jugeront à l’envers Tzara […] étant debout de la nuit secrète étude flambe airain solitude le sexe au milieu planté au milieu des branches dans leurs manteaux on a versé le tourbillon spirales blanches et rouges soutenant la voix et les barques avançant comme la divinité dans la chair longuement […] 22Les deux premières strophes de la Centurie I, qui ne sont pas « prédictives », mais décrivent simplement la situation du voyant d’après les sources oraculaires antiques – il s’agit de Delphes et de sa Pythie, de l’oracle milésien de Branchos, etc. –, sont littéralement transcrites à quelques variantes près (un mot pour un autre) : « verge » – il s’agit du bâton oraculaire ou lituus – est (mal) « traduit » par « sexe ». Mais ces strophes sont collées aux suivantes, proprement oraculaires, de manière à générer des images, « manteaux », « tourbillon » (qui donne « spirales »), « blancs et rouges », qui à leur tour suscitent un nouveau comparant, tiré de la strophe suivante : « lors se perdra la piscature barque » (Centurie I, 4, 3) engendre chez Tzara les « barques avançant comme la divinité dans la chair ». Semblablement, le « vent contraire » de la septième strophe souffle sur la fin du poème où reviennent les premiers syntagmes : Les ailes des flambeaux divisent les tuyaux de Solitude les tympans d’airain et les clochers le vent contraire les veines solaires bandées de parchemin23 23Dans la deuxième version du poème, la fameuse « grande complainte un », l’écart avec l’hypotexte est plus important. Les syntagmes originels (« tourbillon », « spirales rouges ») se dissocient et se dispersent pour nourrir des séquences distinctes. Leur identification fait paraître les relances et le mouvement du poème qui revient à sa source, en l’occurrence, le vingt et unième quatrain de la première Centurie24 : Nostradamus Profonde argile blanche nourrit rochier Qui d’un abisme istra lacticineuse En vain troubles l’oseront toucher ignorant estre au fond terre argilleuse Tzara les aigles de neige viendront nourrir le rocher où l’argile profonde changera en lait et le lait troublera la nuit les chaînes sonneront […] le sceptre au milieu parmi les branches les vieux journaux les tapisseries […] 24Tzara transcrit directement Nostradamus, avant de reprendre le premier vers du deuxième quatrain ; et cette fois-ci, la « verge » d’abord transposée en « sexe » redevient le « sceptre » (ou lituus) qu’elle n’aurait pas dû cesser d’être. Enfin, on donnerait volontiers aux « vieux journaux » qui suivent une valeur métatextuelle de « marqueur référentiel », servant à désigner le « procédé » et à l’apparenter explicitement au cut‑up qui, il est vrai, n’avait pas encore été officiellement inventé. Car il s’agit bien de cela. Les mots de Tzara ne sont pas « découpés », mais « prélevés par blocs ». Des blocs associatifs qui « font image » dans la conscience du poète, alimentant un flux discursif à la fois discontinu et obscurément cohérent par ses associations visuelles. On peut en reconstituer le cours. L’ironie du « mode d’emploi » cité plus haut est finalement moindre qu’il n’y paraissait : il est vrai que le poème, malgré ou à cause de l’impersonnalité du locuteur, ressemble à Tzara, et que le voici devenu « un écrivain infiniment original ». À ceci près qu’il emprunte, sans tricherie ni déguisement, non seulement sa matière, mais aussi son procédé à un écrivain qui avait fait la même chose que lui, et à des fins ouvertement « prophétiques », quatre siècles auparavant : il semble impossible qu’il ait pu l’ignorer. Nostradamus : l’histoire comme « miroir brisé » 25Pour s’en tenir à l’essentiel, la réussite prédictive des Centuries de Nostradamus repose sur deux quatrains, parmi les 942 qu’on croit authentiques25. Le premier (Centurie I, 35) est supposé annoncer la mort du roi de France, Henri II, blessé accidentellement lors d’un tournoi, le 30 juin 1559, par Montgomery, le capitaine de sa garde, dont la lance brisée traverse la visière de son casque, lui crevant l’œil. Le quatrain se « déchiffre » donc ainsi : Le lyon jeune [Montgomery] le vieux [Henri II] surmontera En champ bellique par singulier duelle [tournoi] Dans cage d’or [la visière du casque] les yeux lui crevera Deux classes [du latin classis, armée] une puis mourir mort cruele. 26La coïncidence est en effet singulière, même si la qualité prédictive de l’énoncé soulève quelques objections. Comme l’a montré le regretté Pierre Brind’amour dans son édition des premières Centuries26, ce n’est pas ce quatrain mais un autre qui, du temps du succès de l’auteur, a été référé à l’événement : il y était question du « grain de l’orge » qui, par l’effet d’une coquille d’imprimerie, s’était changé en « grand de l’orge », Lorges étant par ailleurs le fief dudit Montgomery. D’autre part, on peut croire que le référent historique du quatrain – à supposer qu’il y en ait un – remonte à un autre événement, la capture et la mort du sultan ottoman Bajazet, défait par Tamerlan à la bataille d’Angora (1402), même si le scénario en est légèrement différent27. Quoi qu’il en soit, ces objections pèsent peu face à l’éclatante mais hasardeuse réussite du vingtième quatrain de la Centurie IX : De nuict viendra par la forest de Reines Deux pars vaultorte Herne la pierre blanche Le moyne noir en gris dedans Varennes Esleu Cap. cause tempeste feu, sang tranche. 27La qualité, ou pour mieux dire le génie de la prédiction repose ici sur le choix d’un toponyme, Varennes, un lieu obscur où rien n’est jamais advenu qu’on puisse qualifier d’historique, jusqu’à la fuite et la capture du roi, le 21 juin 1791. Encore faut‑il prendre en compte, dans le succès du quatrain, l’effet du procédé scriptural, le découpage paratactique qui ajoute à l’obscurité et à l’ambiguïté du texte, particulièrement dans le dernier vers : « Cap. » pouvant se lire indifféremment comme l’abréviation du latin caput ou comme celle du patronyme du roi devant la Convention ; car c’est bien sous le nom de Capet que fut guillotiné Louis XVI. 28Ces coïncidences remarquables ont attiré l’attention de Georges Dumézil, dont l’ouvrage intitulé Le Moyne noir en gris dedans Varennes et sous‑titré Sotie nostradamique28 a levé les obstacles académiques qui s’opposaient à l’étude de l’auteur. Il a fait bien plus en identifiant avec une certitude absolue un hypotexte qui, dans toute la latinité, constitue un hapax, et qui se répartit dans les quatrains 6, 75 et 77 de la cinquième Centurie : il s’agit de la description par Tite Live du rituel oraculaire de l’inauguratio qui présida à la fondation de Rome. Partant de ce constat, plusieurs chercheurs ont travaillé, chacun de leur côté, à la reconstitution du puzzle intertextuel que composent les Centuries. Pierre Brind’amour a identifié nombre de rappels historiques et commenté les quatrains en conséquence. Chantal Liaroutzos a reconnu dans La Guide des chemins de France de Charles Estienne (1552) un autre hypotexte qui explique la mention de Varennes29. Nous avons pour notre part contribué à l’entreprise en identifiant chez Tite Live, Suétone et d’autres les hypotextes des quatrains, en nous intéressant avant tout à leur composition. Grâce à la lecture de William Burroughs, nous avions constaté que les emprunts nostradamiques prenaient la forme de « blocs associatifs » qui tantôt se concentraient (ce qui permet de les reconnaître) et tantôt se dispersaient dans les Centuries. L’exemple du récit de l’expédition d’Hannibal, d’Espagne en Italie en passant par la Provence, nous servit de fil directeur. Ses toponymes s’égrènent dans plusieurs Centuries pour se concentrer en un point précis, un épisode bien reconnaissable de la bataille du lac Trasimène, l’histoire de la « troupe otage » (Centurie VI, 39, 3‑4) : effectivement « trace y mène ». Nous avons ainsi pu décrire le mode de composition des Centuries dans un petit ouvrage paru en 199730. Puis nous avons approfondi l’analyse du procédé dans un autre travail paru en 2000 et qui doit son titre, « Au sanguinaire, le nombre raconté31 », à un vers de Nostradamus. Chez celui‑ci, non moins que chez Tzara et Burroughs, la pratique du cut‑up donne lieu à d’étranges et belles fulgurances. Nous avons également montré que la lettre-préface de juin 1558 au roi Henri II, connue par l’édition de 1566 (ou 1568), était le produit « brut » d’un cut‑up au deuxième degré : les mêmes énoncés aléatoirement découpés et permutés reviennent trois fois dans un texte d’autant plus obscur qu’il prétend résumer le mouvement de l’histoire du monde jusqu’à la fin des temps et la venue de l’Antéchrist. 29Revenons donc au procédé considéré non seulement comme une géniale invention de l’auteur, mais aussi comme l’origine d’une conception de l’histoire qui, dans sa relation implicite avec une théorie de l’information encore informulable, semble de facto très en avance sur son temps. Le texte de Nostradamus fonctionne bel et bien, dans son actualisation référentielle, comme une « machine à imiter le temps ». C’est qu’il est disposé pour cela et que ses hypotextes, fragments historiques, listes de toponymes, etc., sont soigneusement choisis de manière à « piéger » les récurrences historiques à venir. Les récits du passé, aléatoirement découpés et redisposés dans les quatrains, s’y recyclent pour « produire » du futur, comme les fragments d’un miroir décomposent et démultiplient l’objet qu’ils reflètent par la diversité de leurs angles de réfraction. Dumézil n’a vu dans le procédé qu’une imposture : « chez Nostradamus », écrit-il, « le philologue soulageait parfois le voyant à peu de frais32 ». On pourrait dire à l’inverse que notre auteur est poète dans l’exacte mesure où il n’est pas « voyant », alors même que son texte l’est bel et bien. Ce qui nous ramène à la dimension littéraire du procédé. 30Elle suppose en effet que des fragments « allogènes » et « hétérogènes », empruntés à des historiens, des géographes, des astrologues, etc., soient initialement dispersés et mêlés. Ce serait, si l’on nous passe la métaphore, l’équivalent du big bang par lequel commence le temps. Il faut ensuite qu’ils « dérivent » et se disposent aléatoirement mais régulièrement dans la grille métrique des quatrains, par exemple, pour revenir au passage qui a retenu l’attention de Tzara : Le vent contraire, letres au chemin prinses Par le rousseau senez les entreprinses (Centurie I, 7, 2 et 4) Du grand prophète les letres seront prinses Frauder son roy seront les entreprinses (Centurie II, 36, 1 et 3) 31Pour figurer la continuité de l’histoire et trouver de nouveaux référents, il faut que ces hypotextes, fragmentés en blocs associatifs (et de ce fait libérés de leur référent initial), reviennent dans les quatrains, mais aussi qu’ils se dispersent à l’échelle de plusieurs Centuries : Tricast tiendra l’annibalique ire (Centurie III, 93, 3) Auprès du lac Trasimen l’asur prinse, La trope hostage […] (Centurie VI, 39, 3‑4) Lac Trasmenien portera tesmoignage (Centurie VIII, 47, 1) 32Enfin, ce retour est commandé par celui des rimes qui, chez Nostradamus, atteignent à une variété inouïe : quatre‑vingt‑douze rimes différentes dans la première Centurie. C’est beaucoup plus que chez ses contemporains, les poètes de la Pléiade, notamment Ronsard, qui, dès 1560, saluera la performance pour son efficience prédictive, et Dorat, son professeur, qui l’imitera en latin avec nettement moins de bonheur. Toutefois, cette richesse passe presque inaperçue, car c’est le retour des syntagmes, fragmentés à l’intérieur du vers par la scansion du décasyllabe (4/6), qui fait signe et parfois obscurément sens, parce qu’on ne le comprend pas d’emblée. On pourrait en dire autant de Tzara, et parfois de Breton. - 33C’est sur cette virtualité poétique du procédé et sur l’esthétique du « sens suspendu » qu’on souhaite conclure. Notre intention n’est pas de laisser de côté la qualité « prédictive » des énoncés nostradamiques – elle motive l’écriture, elle appartient au texte, elle explique que parfois, on le lise encore –, mais bien de contribuer à la prise en compte de sa poétique. En effet, notre démonstration a été validée et retenue par les spécialistes de Nostradamus et par les historiens, en particulier Denis Crouzet, dont on salue la perspicacité et la probité. Peut‑être ont‑ils été soulagés d’admettre que, si le « voyant » ne savait pas ce qu’il écrivait, il faisait, quoique sur un autre plan, le même métier qu’eux. Mais les poéticiens ignorent toujours l’auteur, ou se refusent à prendre en compte son génie. Car il faudrait admettre son atemporalité et lui faire place dans les anthologies de la Renaissance en tant que précurseur et modèle de Tzara et de Burroughs. L’anachronisme, on peut le comprendre, est trop flagrant, si bien qu’il nous reste aussi à expliquer l’invention précoce d’un procédé qui semble plutôt appartenir à notre temps. 34Rappelons d’abord que l’écriture prédictive ou prophétique a une histoire, aussi longue que celle de l’humanité, et qu’à la Renaissance, elle est pratiquée par les médecins et les astrologues – Nostradamus se dit prudemment « astrophile ». Ses modèles ne manquent pas, avec ou sans rapport avec la littérature : les recueils versifiés et obscurs des prophéties de la « Sibylle », celles qu’on prête faussement à « Merlin », ou authentiquement à sainte Brigitte, sont des succès d’édition ; et plus encore les almanachs dont la vente se renouvelle chaque année. Rabelais, qui y contribua, donne dans son Tiers Livre des exemples de l’usage prédictif d’Homère et de Virgile – les fameux « sorts virgiliens » du chapitre X –, ainsi qu’un excellent pastiche de vers prophétiques, les « fanfreluches antidotées », au chapitre II du Gargantua. Quant au procédé qui fait l’originalité de Nostradamus et qu’on nous permettra de trouver meilleur que les autres, on peut lui supposer, dans les usages de l’imprimerie, des causes purement matérielles. Premièrement le pliage de la feuille imprimée nécessite une disposition préalablement calculée des surfaces d’imposition de la page, dont le schéma varie en fonction du format de la feuille et du nombre des pliures. Bien entendu, des erreurs se produisent fréquemment. Elles induisent des discontinuités dans le texte, qui « saute » brusquement d’une page à l’autre, comme un film dont on aurait remonté les plans dans le désordre. Plusieurs auteurs ont exploité le phénomène : Rabelais peut-être, au chapitre II du Gargantua, et surtout Béroalde de Verville, dans son Moyen de parvenir33. On peut raisonnablement penser que Nostradamus fait de même lorsqu’il assimile l’histoire à un « grand tapis plié » dont une partie seulement sera révélée34. 35Une deuxième cause, quoique liée elle aussi à l’histoire de l’imprimerie, est plutôt d’ordre conceptuel. Au milieu du XVIe siècle, le succès des recueils d’emblèmes – qui bien plus tard inspireront les collages surréalistes – modifie les rapports entre l’image et le texte sur le modèle d’un célèbre recueil d’hiéroglyphes « pseudo-égyptiens » intitulé les Hieroglyphica d’Horapollon. Nostradamus en a été le traducteur avant la rédaction des Centuries, où la lecture de cet ouvrage laisse d’ailleurs une trace35. Or dans ce recueil le caractère aléatoire et incongru (pour ne pas dire surréaliste) de la relation texte/image s’impose largement. L’écart se creuse entre le signifiant (l’image) et le signifié (exposé par le texte). Et cet écart est propice à une esthétique de l’énigme, elle‑même fondée sur le postulat d’une écriture « absolue » qui conjoindrait dans un « objet‑signe » (l’hiéroglyphe) toute la chaîne du référent, du signifiant et du signifié. Or c’est précisément en dissociant ces termes que Nostradamus produit ses images. Chez lui, la dérive des syntagmes, qui sont autant de signifiants privés de référents, constitue les quatrains en réservoir de sens – un sens suspendu dans l’attente de l’événement qui le révélera, recomposant ainsi l’intégrité du glyphe. Et cette poétique semble finalement « advenue », du moins en tant que forme littéraire, au XXe siècle. 36Toutefois, lorsqu’on s’avise que Burroughs et plus encore Tzara ont expérimenté leurs propres « techniques » longtemps avant la diffusion de l’internet, qui nous semble aujourd’hui le médium idéal du coupé/collé, la raison « matérielle » qu’on vient d’alléguer semble un peu moins convaincante. Et si, au temps de Nostradamus, l’imprimerie peut en effet rendre compte du procédé et de ses effets – le « pliage » du texte, la récurrence des syntagmes, le suspens du sens –, elle ne les explique pas. On a donc cherché des exemples antérieurs à l’âge de l’imprimé de poétiques du « sens suspendu » associées à une fonction herméneutique et prédictive. Ils sont évidemment légion, quoique fort peu réfèrent à un quelconque automatisme, autrement dit à un procédé. En voici pourtant un qui remonte au Déluge. 37Il s’agit de la fable intitulée la Pénitence Adam36, diffusée en langue française au XVe siècle, mais qui remonte au XIIIe siècle, voire au VIe, c’est‑à‑dire à la période alexandrine du christianisme, pour ses variantes latines : Adam sentant sa fin venir demande à son troisième fils, Seth, de graver le récit de sa vie sur deux tablettes, l’une de terre (qui sera effacée par le Déluge), l’autre de pierre. Et le cours de l’histoire gravée doit se poursuivre jusqu’à l’arbre de la Croix, au pied duquel Adam sait par avance qu’il sera enterré. Son fils s’exécute sous la dictée de l’ange Mikael. Mais en gravant ses tablettes, il ne sait pas ce qu’il écrit, car l’ange s’adresse à lui sans lèvres. Jean‑Pierre Petorelli, l’éditeur du texte dans sa version latine37, explique que le « prophète » écrit sans comprendre « quelque chose qui n’est pas la transcription d’une parole » : seule sa main, guidée par l’ange, forme des lettres, que bien plus tard, Salomon, lui aussi guidé par l’ange, déchiffrera afin de bâtir son temple sur cette pierre. Cette pratique a un nom grec qui dénonce la fabrication de la légende. On parle d’écrits achiliaques, achiliacos, du grec akeilotos, et en latin illabicas, ou sine labiorum : paroles sans lèvres. L’idée de cette poétique « prophétique », suspendue à la dictée de l’ange, était bien plus ancienne que l’imprimerie. Celle‑ci ne lui aura fourni que l’opportunité et le moyen de prendre forme. notes 1 David Blanco Laserna, La Flèche du temps, Paris, RBA, 2017, p. 11. 2 Voir François Hartog, Croire en l’histoire, Paris, Flammarion, 2013. 3 Voir Oswald Spengler, Le Déclin de l’Occident [Der Untergang des Abendlandes, 1918], traduit de l’allemand par Mohand Tazerout, Paris, Gallimard, 1948. 4 Joachim Du Bellay, Antiquités de Rome [1558], édition de Jacques Borel, Paris, Gallimard, 1967, p. 46. 5 Voir Michel de Montaigne, Essais, l. I, ch. 31 (« Des cannibales »), et l. III, ch. 6 (« Des coches »), édition d’André Tournon, Paris, Imprimerie Nationale, 1998, en particulier p. 205 : « ceux du royaume de Mexico étaient aucunement plus civilisés et plus artistes […] aussi jugeaient-ils, ainsi que nous, que l’univers fût proche de sa fin et en prirent pour signe la désolation que nous y apportâmes ». 6 Philippe Mikriammos, William Burroughs, Paris, Seghers, 1975, p. 62. 7 Ibid., p. 69-70. 8 Ibid., p. 71. 9 Voir William Seward Burrgouhs, Le Ticket qui explosa [The Ticket that Exploded, 1962], traduit de l’anglais par Mary Beach et Claude Pélieu, Paris, Bourgois, 1969. 10 Voir Clémentine Hougue, Le Cut-up de William S. Burroughs. Histoire d’une révolution du langage, Paris, Les Presses du réel, 2014. 11 Philippe Mikriammos, William Burroughs, p. 71. 12 Idem. 13 Tristan Tzara, « Pour faire un poème dadaïste » [juillet 1920], in Dada est Tatou. Tout est Dada, Paris, Flammarion, 1996, p. 228. 14 Voir Philippe Mikriammos, William Burroughs, p. 62‑63 ; et Clémentine Hougue, Le Cut‑up de William S. Burroughs, p. 61‑69. 15 Tristan Tzara, Dada est Tatou. Tout est Dada, p. 229. 16 Tristan Tzara, « Proclamation sans prétention », in ibid., p. 214. 17 Voir Sergio Sacchi, Études sur les Illuminations de Rimbaud, Paris, Presses de l’Université Paris‑Sorbonne, 2002, p. 27 et p. 102. 18 Voir Henri Béhar, André Breton, le grand indésirable, Paris, Calmann‑Lévy, 1990, p. 333. Notons que l’invention surréaliste du « jeu de Marseille » sur le modèle des tarots divinatoires survient immédiatement après, en janvier 1941. 19 Il s’agit des pièces no 1, 2, 3, 6, 8, 12, 14, 15, 16, 17, 23 et 26. 20 Tristan Tzara, Œuvres complètes, t. I, édition d’Henri Béhar, Paris, Flammarion, 1975. 21 Ajoutons, à la décharge d’Henri Béhar, que les éditeurs eux-mêmes ont beaucoup contribué à la confusion de l’œuvre, altérée par de multiples contrefaçons. Nous citerons d’après les Prophéties (Centuries I à VII) [Lyon, Antoine du Rhône, 1557], édition de Robert Benazra, Lyon, Michel Chomarat éditions, 1993 ; et d’après Les Prophéties de M. Michel Nostradamus, Centuries VIII, IX, X [Lyon, Pierre Rigaud, c. 1600], fac‑similé de l’exemplaire de Lyon BM (Chomarat 6457). Pour la chronologie des éditions, voir l’excellent Répertoire chronologique nostradamique (1545-1989) par Robert Benazra, Paris, Guy Tredaniel, 1990. 22 On cite Nostradamus d’après les éditions mentionnées supra, et Tzara d’après Dada est Tatou. Tout est Dada, Paris, Flammarion, 1996 (ici p. 73), en retenant les passages transcrits d’après l’hypotexte. C’est toujours nous qui soulignons. 23 « le vent contraire lettres au chemin prinses » (Centurie I, 7, 2). 24 Pour Tzara, voir Dada est Tatou. Tout est Dada, p. 44. 25 Les Prophéties de Michel de Nostredame, plus connues sous le titre de Centuries, se composent de 300 quatrains décasyllabiques en 1555, nombre porté à 639 en 1557, puis à 942 en 1566, à la mort de l’auteur. Elles sont « augmentées » de sixains, œuvre de continuateurs qui usent généralement du même procédé scriptural. 26 Voir Nostradamus, Les Premières Centuries ou Prophéties [édition de 1555], édition de Pierre Brind’amour, Genève, Droz, 1996. 27 Le sultan vaincu fut mis dans une cage et y mourut, mais il ne fut pas aveuglé. 28 Voir Georges Dumézil, Le Moyne noir en gris dedans Varennes. Sotie nostradamique, Paris, Gallimard, 1984. 29 La Guide de Charles Estienne étant constituée d’itinéraires partant de Paris et se dirigeant vers les frontières françaises, la mention de Varennes, insérée dans le réseau topographique des Centuries, s’explique d’elle‑même, même si, dans le répertoire d’Estienne, le toponyme en question n’est pas la ville où se déroula l’arrestation de Louis XVI. Voir Chantal Liaroutzos, « Nostradamus, suivez la guide », in RHR, décembre 1986, p. 35‑40. 30 Voir Gilles Polizzi, « “Lac trasmemien portera témoignage” : de l’usage de l’histoire romaine dans les Centuries », in Michel Chomarat, Jean Dupèbe et Gilles Polizzi, Nostradamus ou le savoir transmis, Lyon, Michel Chomarat éditions, 1997, p. 45‑76. 31 Voir Gilles Polizzi, « “Au sanguinaire, le nombre raconté” : le thème millénariste dans les Centuries de Nostradamus », in André Tournon et Jean‑Raymond Fanlo (dir.), Formes du millénarisme en Europe à l’aube des temps modernes, Paris, Champion, 2000, p. 429‑453. 32 Georges Dumézil, Le Moyne noir en gris dedans Varennes. Sotie nostradamique, p. 129. 33 Dans Le Moyen de parvenir (1616), Béroalde de Verville mentionne l’interpolation des pages qu’il exploite à des fins narratives. 34 Voir notre citation en exergue, Centurie VI, 61. 35 Nostradamus, Interprétation des hiéroglyphes de Horapollo [c. 1545], édition de Pierre Rollet, Barcelone, Ramoun Berenguié, 1968, p. 165. Il s’agit du motif de « l’escriture DM » (Diis Manibus), repris dans la Centurie VIII, 66, 1 : « quand l’escriture DM sera trouvee ». Sa transposition « hiéroglyphique » dans l’édition française d’Horapollon (1543) est l’image d’une tête sans yeux flottant sur un paysage de ruines antiques. 36 Colard Mansion, De la Penitance Adam, édition de Sylviane Messerli, Paris, Champion, 2016. 37 Anonyme, Vita latina Adae et Evae, édition de Jean‑Pierre Petorelli, Turnhout, Brepols, 2012, p. 219. plan

vendredi 27 mars 2026

jacques halbronn Psychosociologie et Astrologie.. Quel modus vivendi entre le monde des hommes et celui des femmes? Etudes de genres

jacques halbronn Psychosociologie et Astrologie.. Quel modus vivendi entre le monde des hommes et celui des femmes? Etudes de genres On ne comprend pas le modéle astrologique si l'on refuse d'apprécier à sa juste mesure ce qui distingue psychiquement les deux sexes (cf Ray les hommes viennent de mars, les femmes de Vénus) Une fois que l'on a mis en évidence une certaine forme d'incompatibilité, il convient de réfléchir sur une complémentarité et sur la notion de couple et de célibat. Précisons d'emblée que nous récusons toute approche individuelle laquelle est l'aveu d'une carence sociologique. Il ne s'agit pas de se connaitre, stricto sensu, mais de repérer notre appartenance à un groupe donné. On n'est pas ici dans le moi et le tu mais dans le nous et le vous. Nous ne sommes pas des cas particuliers, uniques comme voudraient nous le faire accroire les astrologues adeptes du thème natal En astrologie septénale, la phase Hessed est celle d'une domination féminine tandis que la phase Din celle d'une domination masculine. Mais la domination, par elle même, implique une forme de rapport SM, sado-masochiste, de présence de l'autre.En phase Hessed (Saturne à égale distance (45°) de deux axes saisonniers, les hommes sont marqués par une certaine fascination envers les femmes et inversement en phase DIn (Saturne à 0° (conjonction) d'un des 4 axes saisonniers) En phase Din, les femmes se plieront aux valeurs masculines et en phase Hessed, les hommes se convertiront aux valeurs féminines du moins jusqu'à un certain point. et surtout pendant un certain temps seulement. Il y a donc à l' oeuvre une forme de brassage. Nous avons déjà exposé dans de précédents textes, que les hommes protégent les femmes et vice versa et nous avions donné l'exemple de la mort de Jésus qui aura été mal averti et conseillé par son cénacle d'hommes lesquels auraient pu et dû lui éviter, épargner une mort prématurée en échange de son enseignement novateur et libérateur sur le judaïsme/. Nous avons développé la notion de topique sensorielle qui permet à chaque sexe de mettre en garde l'autre sexe contre ses déficiences. Selon nous, en phase Hessed, les hommes seraient plutôt abusés par les femmes et en phase Din, les femmes le seraient par les hommes; Ce qui fait qu'on a tous quelque chose sur la conscience, à se reprocher, que nous sommes tous, peu ou prou, exposés à la tentation, ce qui ferait partie intégrante de la condition humaine, la faute n'étant pas liée au péché originel mais à une constante mise à l'épreuve voulue par le plan divin.. Ce qui est évoqué dans Mathieu "Ne nous soumets pas à la tentation mais délivre-nous du mal". Matthieu 6, 9-13; Matthieu 4, 1-11; Matthieu 26, 36-41. L'usage du mot "mal" n'est pas heureuse, il s'agit d'une dynamique dialectique qui s'articule sur la relation ambivalente entre les deux sexes, laquelle est à la fois synchronique et diachronique si l'on admet que les femmes correspondent à un état primitif , animal, préadamique de l'Humanité qui nous rattache à un certain instinct de conservation dont l'humanité adamique serait assez démunie; La formule du Huis clos de Sartre "l'enfer c'est les autres" prend ici une nouvelle dimension, et pose la question de cet Autre que l'homme est par rapport à la femme et vice versa. Mais de telles certitudes sensorielles peuvent générer bien des tensions au sein du couple dès lors que l'on n'en aura pas pris à temps toute la mesure et toutes les conséquences de part et d'autre. Mais comme on l'a dit plus haut, le rapport de force des valeurs respectives et l'écoute évoluent cycliquement. Il est clair que toute forme d'intolérance et d'hypersensibilité générera un choc en retour de la part de l'autre sexe. Là encore, soulignons que l'autre ne vise pas une personne mais bien une certaine population à laquelle autrui appartient. La notion de "prochain" doit donc être étendue à un ensemble d'autant qu'il est plus facile de rechercher des points communs entre les membres d'un seul et même ensemble (statistiques) que de faire le portrait d'une seule personne Mais même les psychologues se dotent de données caractérologiques et découvrent des dénominateurs communs. Dès leur plus jeune âge, les enfants doivent prendre conscience des différences d'appartenances et comprendre que leurs valeurs congénitales, instinctives diffèrent, si la fratrie comporte les deux sexes ou si une certaine mixité régne dans une classe, par exemple. C'est ainsi que les petites filles doivent très tôt se rendre compte des gênes qu'elles peuvent susciter mais également subir. Cela devrait faire pleinement partie de l'éducation sexuelle.Il nous faut apprendre à corriger, à réparer les dégats dus à nos incartades, à nos excés. Les garçons notamment doivent savoir (se) nettoyer leur corps, leurs vétements, le sol.(cf Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus (titre original : Men are from Mars, Women are from Venus) de John Gray paru en 1992) Il importera donc de savoir que les petites filles éprouvent un besoin viscéral de parler, sous n'importe quel prétexte, sans retenue, ce qui les oblige à se faire pardonner et que les petits garçons aiment à se goinfrer, en mangeant n"importe quoi (mal bouffe), ce qui leur occasionne des désordres digestifs générateurs d'odeurs et de souillures. Les filles se comportent comme si elles étaient aveugles et qu'elles devaient manifester en permanence leur présence pour donner signe de vie. Il reste qu'il est éminemment souhaitable que les deux sexes ménent des vies séparées, en fréquentant les individus du même sexe, ce qui leur permettra de se défouler Les femmes peuvent évidemment s'adresser à des psychologues, à des psychanalystes pour s'épancher. Mais le risque de viol existe : pour les femmes d'imposer leur histoire personnelle au premier venus et pour les hommes de satisfaire le besoin irrépressible de toucher, de goûter l'autre. Nous pensons que les transports en commun sont des espaces voués à la promiscuité et qui exigent une certaine retenue, décence sensorielle en public, quitte à réserver certains véhicules aux hommes et d'autres aux femmes.. D'ailleurs, spontanément, chaque sexe éprouvera le besoin de se retrouver "entre soi" de toute façon, notamment dans les cours de récréation. Si le modus vivendi préconisé n'est pas respecté, l'on risque de déboucher sur une certaine forme d'apartheid C'est dire que tout discours égalitariste est toxique, reléve du déni. Professionnellement, les femmes sont plus faites-programmées dirons nous- pour des activités de Santé à caractère médical, hospitalier, hygiénique qui exigent une attention très personnalisée- la maladie est égocentriste - alors que les hommes seront plus à leur aisé dans les enjeux politiques, juridiques, conceptuels; On pourra parler d'écologie au prisme des nuisances sensorielles que chaque sexe occasionne chez l'autre. Sur le web "J'ai récemment terminé The Symposium (Le Banquet) Dans le deuxième discours, Platon parle de l'amour commun et céleste et affirme que les femmes ne sont pas capables d'expérimenter l'amour céleste, qu'elles sont trop obsédées par le sexe physique et non par l'intellectualité." Cela renvoie au débat sur l'âme des femmes; Encore faut-il préciser ce que l'on entend par 'âme". Au regard de l'Esprit Saint, il n'est pas évident que les femmes aient la même connexion que les hommes/ JHB 27 03 26

jacques halbronn Linguistique. comparée. Principes de consonantisation et de vocalisation.

jacques halbronn Linguistique. comparée. Principes de consonantisation et de vocalisation. En ce qui concerne la première conjugaison, on sait qu’il ne faut pas prononcer le « r » final : manger, parler à moins qu’il ne précéde une voyelle ou qu’il serve à former un futur. Mais qu’en est -il des finales en « ir », en « oir » comme dans finir, pouvoir? Qu’en est-il de » bonjour », « bonsoir »? Selon nous, le r à l’écrit ne saurait subsister à l’oral ou en tout cas doit être estompé , ce qui est d’ailleurs le cas en anglais pour power, flower, tower etc emprunts au français. D’ailleurs, le participe passé du français ne comprend même pas le « r » comme pour pu, su, vu, avec des finales vocaliques, comme il se doit. En ce qui concerne les finales en « ble »,en « tre », l’anglais permute et prononce bel, ter (et parfois aligne l’écrit sur l’oral comme pour center). alors que le française réussit à vocaliser les finales de possible, noble, centre etc, ce qui s »ajoute à la matitrise de la diphtongue nasale, (ant, ment) assez peu respectée dans d’autres langues malgré le I don’t, I can’t qui font exception en anglais. Ajoutons que les liaisons compliquent encore plus l’identification et la séparation des mots à l’oral.Manger a son r final qui se prononce quand il y a un accusatif (objet) qui suit. La liaison est aussi une spécialité du français. Si l’on compare l’anglais et l’allemand, on note que l’allemand termine ses verbes par un « e » alors que l’anglais, à partir des mêmes racines est voué aux consonnes: think et denke, thank et danke, make et mache etc. Si le français a su gérer les connexions entre consonnes en début de proposition, ce dont témoigne à l’écrit l’usage des apostrophes et du shewa, il doit prendre exemple sur l’allemand du fait de sa réalisation défectueuse du e final. Le français écrit « je pense » devrait donc appuyer sur la finale « e », ce qu’il manque de faire alors que par ailleurs, il vocalise comme il convient le « je prends », « je sens », je vend gràce à son usage de la diphtongaison qui renforce le pole final vocalique à l’oral. Le eine de l’allemand versus le « une » du français qui produit une consonne finale du fait d’un e final silencieux. L’anglais ne respecte pas le principe de vocalisation des finales avec ses participes en « ed » (empruntés au français) qui a remplacé le ed par un e accentué. L’anglais péche donc par une hyper consonnantisation de ses finales. En ce qui concerne la prononciation de l’hébreu moderne,les lettres dites doubles (cf le Sefer Yetsira) indiquent en effet que certaines lettres peuvent avoir un double statut, ce qui vaut surtout pour Beith, le Kaph et le Pé.On note que le beith et le kaph servent à former des prépositions consonantiques, du fait du shewa mais cela ne vaut plus en pratique que pour le beith.(b’vaksha, b’seder) Au bout du compte, le français s’en tire mieux tant pour marquer le début que la fin d’un mot en sachant renforcer ces deux pôles, maintenant ainsi un équilibre entre la tête et la queue. JHB 26 03 26

mardi 24 mars 2026

jacques halbronn Phonologie. du français .Le double rôle du "e". L'apostrophe préfixal et l'accent suffixal. Comparaison français/allemand

jacques halbronn Phonologie du français Le double rôle du "e". L'apostrophe préfixal et l'accent suffixal. Comparaison français/allemand En hommage à "L'orthographe d'usage rendue facile", texte de notre grand mère maternelle (il y a 70 ans), Claude Jonquière La lettre "e" ses deux usages. Ce qui est assez déroutant en français tient au fait que tout dépend non pas de la lettre mais de son emplacement. C'est ainsi que le "e" en début de mot doit se limiter à connecter deux consonnes entre elles et donc se faire "silencieux" alors qu'en fin de mot, il doit se faire entendre puissamment de façon à renforcer une présence "vocalique". Or, dans bien des cas, le locuteur fait l'inverse en français; Il ne prononcera pas le e à la fin des mots laissante le champ libre à une consonne alors qu'en début de mot, il conservera une certaine sonorité. L'allemand a gardé une bonne pratique pour le e terminal. Alors que le français ne prononcera pas le "e" de une, l'allemand rendra "eine", en insistant sur la finale, garantissant ainsi la présence "vocalisée" in fine. Cependant, le français, grâce à la diphtongaison nasale permettra la vocalisation finale On dira "nation" là où l'allemand rendra par "Nazion" avec finale consonantique. En ce qui concerne le "e" initial, l'allemand sera-t-il en mesurede connecter deux consonnes comme y parvient la prononciation française de l'écrit? Si en français on peut dire "j'n'sais pas", formant un groupe consonantique, l'allemand ne dispose du "je", ni du "ne" comportent un shewa/ La plupart des langues qui nous sont connues n'ont pas les moyens de produire une telle connexion, spécialité du français. Ainsi, que dire de l'italien avec so Io, son No. Quant à l'anglais, fortement marqué par le français,il use de formes négatives comportant une voyelle: I don't (pour I do not), I can't (pour I cannot), le o étant ici traité comme un e. Ci-desssous un article de l'Académie du Français authentique) qui distingue justement la position initiale de la position finale. On partira d'un texte mis en ligne par cette Académie: "Comment trouver la lettre finale muette d’un mot ? Astuces Comment savoir si un mot se termine par une lettre muette ? Comment savoir que dans le mot « chat », il faut écrire un t à la fin ? Je te propose deux petites astuces pour te rappeler d’écrire les consonnes muettes à la fin des mots. Première astuce : transforme le mot au féminin. Par exemple, le féminin de vert est verte. Tu entends le son t. Tu peux donc déduire qu’il existe un t muet à l’adjectif masculin vert. Voici d’autres exemples : grand → grande : la lettre finale est d ; inclus → incluse : la lettre finale est s ; joli → jolie : il n’y a pas de lettre muette. Deuxième astuce : prends un mot de la même famille. Reprenons l’exemple du « chat ». « Chat » et « chaton » sont de la même famille. Dans le mot « chaton », il y a un t au milieu. Tu peux donc conclure qu’il y a un t muet à la fin du mot « chat ». Nous avions déjà abordé cette question à propos de nos travaux de description du français en relevant le rôle de la lettre "e" comme agissant sur la prononciation d'une consonne. Petit, consonne muette Petite : consonne activée. Si la consonne ne se prononce pas, cela favorise la vocalisation (au sens de voyelle). Dans grand et grande, se pose le probléme de la nasalisation/diphtongaison mais dans ce cas faut-il garder la diphtongue au féminin alors que bonne par rapport au masculin bon, n'est pas nasalisée?. Les liaisons conduisent à prononcer la consonne finale du fait qu'elles connectent celle-ci avec la voyelle du mot suivant. Mais, il ne faudrait pas oublier le cas de lettres non pas finales mais initiales, car on est là face à une dialectique consonnes en début de mot et voyelles en fin de mot, ce que ne signale pas cette Académie du Français authentique. Il y a un principe d'équilibre que nous sommes probablement le premier à avoir formulé . D'où l'importance du traitement de la lettre "e", cette lettre est pivotale, en ce qu'elle peut être accentuée en fin de mot, comme dans le cas d'un participe passé comme "chanté" et elle devient "muette" (Shewa) en début de mot pour évacuer le son "vocalique avec notamment, mais pas systématiquement, l'usage de l'apostrophe signe d'élision) comme J't'aime au lieu de Je t'aime, ce qui génére un son consonantique "jt". Dans cet exemple, Je t'aime, on note un début consonantique mais il importe de produire un son vocalique à la fin, donc de faire entendre le "e" comme cela se pratique en allemand oral : kleine (petite) comporte une combinaison "kl" consonantique et une finale "vocalique" si l'on prononce le e final. eine kleine alors qu'en français oral, on prononcera le t" mais pas le "e" de p'tit". Si l"on ne prononce pas le e final, cela donne deux sons consonantiques en début et en fi de mot, ce qui va à l'encontre de notre principe d'équilibre (consonne au début, voyelle à la fin). C'est pourquoi nous recommandons désormais de bien prononcer le e final, faute de quoi nous laissons le champ libre à la tonalité consonantique! Pour l'adjectif "clair", qui commence par une consonne, il importe de bien faire entendre le e de claire, ce qui n'est pas ou plus respecté actuellement. Dans le cas de "je mange", il faut prononcer j'mange avec un e muet pour le pronom personnel de la première personne du singulier mais avec un e (sonore) pour terminer, ce qu'on peut marquer par un "eu". Il y a d'ailleurs une faible différence de sonorité entre j'mangeu et j'ai mangé. C'est le contexte qui nous renseignera. Idem pour je pense, à prononcer j'penseu avec le doublet consonantique "jp" et le final "eu". Cette forme "eu" se retrouve en français dans heureux, valeureux, mystérieux, voeu, lieu, deux etc On retrouve en allemand la forme "eu" dans heute, Freude, Leute, Deutschland, avec une autre prononciation proche du "o". Mais, selon nous, le rôle de l'accent était au départ de faire pendant à l'apostrophe - les deux signes se ressemblent- et non de produire le son "é" qui va de soi après un auxiliaire "j'ai mangé", l"accent est ici inutile mais bien le "e" à l'allemande. En fait l'allemand prononce systématiquement le e final, produisant une tonalité vocalique: Danke (merci) commence par une consonne "d" et se termine par un "eu" (selon notre code) Idem pour Bitte, s'il vous plait. Le féminin en final garantit la vocalisation : eine schöne Dame (une jolie femme) alors qu'en français on ne prononce pas le "e" de Dame ni le S au pluriel de "Mesdames", ce qui consonantise à tort la finale! Autrement dit, le e du français peut être un shewa en début de mot et un "eu" en fin de mot. Or si l'allemand assure mieux que le français en position finale, il est très inférieur en position initiale, ce qui tient à ses affixes. Face au "je" français, on a un "ich", face à un "ne" un nicht, face à un "te", un "dich" et ainsi de suite (mich, sich). Rappelons que pour nous sont à qualifier de préfixes les articles (le), les négations (ne), les possessifs (me, te, se), les démonstratifs (ce) les relatifs (que) comme dans "qu'est ce que tu me dis" qui doit se prononcer qu'est c'q'tu m' dis, avec à la fin un son voyelle/ En français, on a un écrit s'alignant sur l'oral: l'apostrophe est en principe inutile et de toute façon, dans bien des cas, tout se passe comme s'il y avait apostrophe alors que celle-ci est facultative. De le même façon, l'accent conforte le e final et neutralise la consonne qui le suit mais dans bien des cas, sa présence est facultative: clef (mais aussi pied sans accent). En réalité, c'est le e final qu'il faut renforcer en français car il tend, bien à tort, à devenir "silencieux"! Le e de "silence" doit s'entendre autant que "Ruhe" en allemand sans qu'il soit besoin d'un signe auxiliaire puisque le e final doit toujours se faire entendre. D'où notre régle, la prononciation d'une lettre ne dépend pas de sa qualité intrinséque mais de son positionnement, en tête ou en queue. L'usage de l'apostrophe et de l'accent sons subsidiaires, et dans bien des cas sous entendus. Dans l'état présent, il semble néanmoins souhaitable de mettre un accent sur le final en français, en raison d'une carence flagrante sur ce point alors que l'accent sur le e précédant une consonne pourrait disparaitre Rappelons qu'en français le participe passé en "é" a remplacé la forme "ed" conservée en anglais (wanted, changed, established etc). En hébreu qui a introduit le "shewa", cela fonctionne en final mais point en initial du fait de l'inadéquation des préfixes.(cf supra) On dfra que l'apostrophe équivaut au shew tout comme l'accent sur le e - selon la formulation que nous avons faite en amont- en est le contrepied. C'est par erreur que l'on prononce le e avec accent comme un 'é" alors qu'il s"agit du son "e" comme dans le chèvre DE Monsieur Seguin.Selon notre méthode alliant synchronie et diachronie, la symétrie de notre e" avec le shewa est bien plus significative et pertinente que l'usage actuel du e accentue. 24 03 26 JHB Archive vu sur le web Accents et signes auxiliaires - cours de français En orthographe, les accents et les signes auxiliaires aident à distinguer les phonèmes. Ils apportent un complément d'information utile pour présenter correctement un texte. Ils permettent de préciser les sons (intonations) à appliquer dans la prononciation. Ils comprennent :A- les accents (aigu, grave et circonflexe)- Accent aigu : Il se positionne uniquement sur le e.du bétail, des céréales, une élite, un démon, l'été, une bévue, un pré, du blé, une année, le lycée, la bonté, le café, un éléphant, agréable, chétif, céder, décéder, créé... - Accent grave : Il peut se trouver sur les voyelles (e, a, u).la chèvre, la mère, un procès, le progrès, le succès, le père, la fièvre, l'excès, il pèse, il achète, complète, à, là, voilà, après, auprès, près, très, où... - Accent circonflexe : Il peut se trouver sur les voyelles (e, a, o, i, u).la fenêtre, la bête, la forêt, l'hôpital, les hôtels, l'âne, la fête, une boîte, la grâce, une île, il s'arrête, nous fûmes, blême, même, extrême, mûr, sûr, dû, drôle.. B- l'apostrophe : L'apostrophe sert à marquer l'élision, c'est-à-dire la suppression de la voyelle finale de certains mots devant un mot commençant par une voyelle ou par un h muet. On ne dit pas : Le ours mais l'ours, le hôtel mais l'hôtel le+été > l'été - le+homme > l'homme - la+orange > l'orange - si+il > s'il - que+elle > qu'elle - te+appelle > t'appelle - se+attend > s'attend - ne+a > n'a - jusque+au > jusqu'au - de+un > d'un - de+autre > d'autre - se+y > s'y... C- le tréma : le tréma est un signe orthographique constitué de deux points juxtaposés que l'on place sur les voyelles (a, e, i, o, u). l'ouïe, une coïncidence, un aïeul, la faïence, Noël, aiguë, canoë, le maïs, coïncider, haïr, inouï, naïf , laïque, capharnaüm, maelström... D- la cédille La cédille est un signe graphique que l'on place sous la lettre c pour le prononcer[s]. Elle est placée devant a, o et u (sinon le c se prononce [k]). la façade, un remplaçant, il plaçait, nous lançâmes ... un glaçon, nous plaçons, le maçon, une rançon, la leçon... un reçu, déçu, vous reçûtes, il aperçut... E- le trait d'union Le trait d'union est un signe de ponctuation utilisé pour relier deux ou plusieurs mots. - Un cerf-volant - le sous-sol - dix-huit. - vingt-six. - l'arc-en-ciel - un rendez-vous , le rez-de-chaussée... - Elle-même, celle-ci, ci-dessus, ci-contre, ci-après, ci-joint, cette femme-ci, ce matin-là, là-bas... Aime-t-il le chocolat ? Peux-tu faire démarrer cette machine ? Prend-il assez d'élan pour sauter ? Ton permis, prends-le. Cette tarte, manges-en. "

lundi 23 mars 2026

jacques halbronn Astrologie Septénalr. Anthropocosmologie. . Le modéle de la main. Nominalisme

jacques halbronn Astrologie Septénale. Le modéle de la main. Nominalisme "L'homme pense parce qu'il a des mains." Anaxagore de Clazomènes En Astrologie Septénale, Saturne est confronté à 4 planétes, Mercure, Vénus, Mars et Jupiter avec lesquels il va se joindre successivement. Ce qui évoque irrésistiblement la main humaine, le pouce étant en analogie avec Saturne. Sur le web Pr Eric Roulot – Chirurgien orthopédiste Paris Anatomie du doigt de la main et du pouce L'anatomie des quatre doigts de la main est très différente de l'anatomie du pouce qui forment un ensemble extrêmement mobile. Pr Eric Roulot / Doigts de la main / Anatomie SOMMAIRE Les os des doigts L’anatomie fonctionnelle des doigts L’anatomie du pouce est à la fois très proche et très différente de l’anatomie des 4 doigts longs (index, médius, annulaire et auriculaire). La conservation ou la restauration d’une anatomie des doigts de la main parfaite, que ce soit lors d’une maladie (polyarthrite) ou lors d’un traumatisme du doigt, est essentielle pour avoir une bonne fonction de la main et des doigts. Elle passe par une surveillance évolutive étroite pour empêchant la déformation des doigts de s’aggraver si possible. Une opération des doigts de la main est parfois nécessaire pour réaxer parfaitement l’armature osseuse, réparer un tendon ou supprimer un blocage des doigts. L'anatomie des os des doigts et du pouce : Les métacarpiens L’armature des os des doigts est composée des métacarpiens. En anatomie des doigts, ils sont numérotés transversalement de M1 a M5 du pouce (premier doigt) à l’auriculaire (cinquième doigt). Chaque os métacarpien s’articule avec la chaine des phalanges numérotées de proximal en distal de P1 à P3 (trois phalanges, de la plus proche à la plus distale), sauf pour le pouce de P1 à P2. Ces métacarpiens sont à l’intérieur de la paume de la main très solidement attachés au carpe par les articulations carpo-métacarpiennes. Les articulations sont très fixes pour M2 et M3, constituant comme une poutre rigide longitudinale. De chaque côté se positionne le métacarpien du pouce (M1) et à l’opposé les quatrième et cinquième métacarpiens (M4 et M5). Ainsi, les articulations carpo-métacarpiennes des doigts sont capables de bouger pour creuser la paume de la main. Cela permet par exemple de tenir un ballon ou maintenir des pièces dans la paume (position en cupule). Le pouce a un os métacarpien extrêmement mobile dans à peu près toutes les directions pour jouer son rôle d’opposition, grâce à l’articulation carpo-métacarpienne appelé trapézo-métacarpienne. Elle articule les os du carpe et le trapèze avec le premier métacarpien (M1). Cette articulation du pouce est donc essentielle à la fonction de la main et s’use beaucoup avec le temps. Son hyper-utilisation avec l’âge provoque une maladie du pouce appelée rhizarthrose (arthrose douloureuse de la base du pouce). pr-eric-roulot-anatomie-doigt-os-phalange La flexion et extension des doigts et du pouce Dans l’anatomie fonctionnelle des doigts, le pouce possède deux phalanges et un gros tendon fléchisseur pour le mobiliser en flexion. Par contre, les 4 doigts longs ont chacun trois phalanges et deux gros tendons fléchisseurs qui doivent coulisser dans un tunnel étroit pour la flexion. L’appareil extenseur quant à lui est situé au dos du doigt où la place est très restreinte avec peu d’épaisseur et d’étoffe. Le mécanisme anatomique de flexion extension est donc beaucoup plus compliqué pour les doigts longs et peut se gripper plus facilement. anatomie-fonctionnelle-doigt long-vue-tendon-fléchisseur-doigt-et-gaine-synoviale Les tendons fléchisseurs doivent en effet coulisser sous des poulies de stabilisation qui sont très solides et peu extensibles. Elles assurent un rôle de guidage et de maintien des tendons, sous lesquelles le frottement avec échauffement est important lors de mouvements répétés. Ces tendons des doigts sont donc entourés d’une gaine synoviale qui les lubrifie, les refroidit et les nourrit. La gaine sécrète le liquide synovial qui est un lubrifiant huileux et peut être le siège de pathologies des doigts comme des maladies inflammatoires (ténosynovite) ou infectieuses (phlegmon). Lorsque ce système de refroidissement est dépassé (ténosynovite idiopathique) ou que les tendons vont prendre un volume trop important avec l’âge ou des modifications hormonales, un conflit apparait et empêche la bonne coulisse des tendons. Ce conflit provoquant la maladie des doigts à ressaut est plus fréquent sur les doigts médians (majeur et annulaire) et sur le cinquième doigt par sa petite taille." En fait, le fait de conférer un nom différent à ces 4 planétes ne signifie pas, à nos yeux, que celles-ci aient des fonctions différentes, comme on a pu le croire. Comme nous l'avons déjà fait remarquer, il faut bien désigner différemment des espaces semblables. L'astrologie aura été victime de l'ignorance d 'un tel principe nominaliste. Selon nous, le système solaire est un livre à décrypter, est porteur d'un message quaternaire (voir notre étude des domiciles dans la Tétrabible de Ptolémée), chaque planéte désigne un espace temps de 7 ans, divisible en deux secteurs de 3 ans 1/2 mais cela ne signifie pas qu'il faille attribuer à chacun de ces quadrants des significations différentes/ On peut certes parler d'un quadrant mercurien, d'un quadrant vénusien, d'une quadrant martien et d'un quadrant jupitérien mais cela ne doit servir que de repérage; de mode de localisation commode. En pratique, les 4 quadrants s'équivalent. L'on peut considérer que chaque saison correspond à une des 4 planétes sans que cela signifie qu'astrologiquement, il faille en tirer quelque enseignement spécifique. Notre approche pourra donc être qualifiée de nominaliste: sur le web " Le nominalisme est une doctrine d'après laquelle les idées générales, les catégories, les genres et les espèces, les concepts n'ont d'existence que dans les mots servant à les exprimer." D'un point de vue anthropocosmologique, la main humaine serait la clef de l'Astrologie et serait le propre d'Adam, d'où la symboliqie du HAMSA.(5) wikipedia Khamsa utilisée comme pendentif. "La khamsa est un symbole représentant une main, utilisé comme amulette, talisman et bijou par les habitants d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient pour se protéger contre le mauvais œil. Ce symbole apotropaïque est souvent associé à la déesse Tanit, déesse punique et berbère. Terminologie et étymologie Le nom standard est khamsa (litt. : « cinq », en arabe : خمسة), avec des variantes maghrébines khmisa/khmisa[ En Afrique du Nord coloniale française, les Européens ont popularisé l'appellation « main de Fatma »[2], un surnom colonial plutôt qu'un terme arabe indigène ; dans le français de l'époque coloniale, « fatma » désignait une musulmane[ Dans l'usage juif, elle est aussi appelée « main de Myriam » dans des contextes séfarades-mizrahim, ou parfois hamesh (hébreu : « cinq » ; judéo-arabe : חמסה, hébreu : חמשׁ) Chez les chrétiens levantins, elle est connue sous le nom de « main de Marie » (arabe : kef Miryam) Dans les langues berbères, le terme afus (en tifinagh : , qui désigne un motif décoratif proche du khamsa, signifie littéralement « main ». On dira que Mars et Vénus correspondent à l'axe équinoxial (Bélier- Balance) e que Mercure et Jupiter correspondent à l'axe solsticial ( Gémeaux-Sagittaire) " JHB 23 03 26

dimanche 22 mars 2026

jacques halbronn Bible La double acception du mot Israel dans la Bible. Problématique du Pardon

jacques halbronn Bible La double acception du mot Israel dans la Bible. Problématique du Pardon Tantôt Israel désigne l'ensemble des descendants de Jacob -Israel (cf Genése 49), tantôt une population proscrite vers laquelle Jésus se dirigea (Mathieu) à l'instar de Moïse ves le peuple madianite (Exode) L'anti judaisme chrétien eut beau jeu d'identifier ces Israélites dont parlait Jésus aux Juifs dans leur globalité. sur le web "Signification de Les brebis perdues de la maison d'Israël dans le christianisme Les brebis perdues de la maison d'Israël désigne un groupe de personnes, en l'occurrence les Juifs, identifiés par Jésus comme étant égarés et en quête de guidance spirituelle. Cette phrase met en lumière la mission de Jésus, centrée sur les Juifs, qui symbolisaient les premiers destinataires de ses messages. Dans le contexte chrétien, elle souligne l'importance de rediriger ces individus vers la foi, reflétant ainsi la préoccupation de Jésus pour ceux qui avaient dévié de la vérité et avaient besoin de salut. Le concept Chrétien « Les brebis perdues de la maison d'Israël » Dans le christianisme, "les brebis perdues de la maison d'Israël" désignent le peuple juif, cible première de la mission de Jésus Jésus utilise cette expression pour souligner leur état d'égarement et leur besoin de guidance et de salut Cette métaphore illustre la mission prioritaire de Jésus envers le peuple juif expliquant parfois pourquoi il privilégiait certaines régions [Il s'agit d'un groupe spécifique auquel un message est adressé Dans le christianisme primitif, cette expression fait référence aux Israélites, premiers destinataires du message évangélique prêché par les apôtres [ Elle décrit également le lieu où le Christ se rendait C'est une métaphore pour ceux qui se sont éloignés de la foi et ont besoin d'une guidance divine . C'est une image des Juifs égarés spirituellement, impliquant la nécessité d'un salut spirituel . Jésus utilisait cette phrase pour désigner les Israélites ayant besoin d'être guidés [Ils symbolisent les premiers destinataires des enseignements du Christ " Or, ces brebis perdues ne visent nullement les Juifs dans leur totalité mais ceux qui descendaient du Royaume d' Israel, qui se constitua à la mort de Salomon et développa des pratiques différentes en plus d'un point. C'est à eux que s'adresse Ezekiel et le fameux "Ecoute Israel" ainsi que le psaume visant Ephraim, un des noms courants pour désigner le dit Royaume sécessioniste. Osée XII emploie la formule "Maison d'Israel" que reprend Jésus dans Mathieu.XV, 24 א סְבָבֻנִי בְכַחַשׁ אֶפְרַיִם, וּבְמִרְמָה בֵּית יִשְׂרָאֵל; וְ. 1 Ephraïm m'a obsédé de mensonge, et de duplicité, la maison d'Israël Psaume 78 ט בְּנֵי-אֶפְרַיִם, נוֹשְׁקֵי רוֹמֵי-קָשֶׁת; הָפְכוּ, בְּיוֹם קְרָב. 9 Les fils d’Ephraïm, armés de l’arc, habiles tireurs, ont tourné le dos au jour du combat! י לֹא שָׁמְרוּ, בְּרִית אֱלֹהִים; וּבְתוֹרָתוֹ, מֵאֲנוּ לָלֶכֶת. 10 Ils ont répudié l’alliance de Dieu et refusé de suivre sa loi. יא וַיִּשְׁכְּחוּ עֲלִילוֹתָיו; וְנִפְלְאוֹתָיו, אֲשֶׁר הֶרְאָם. 11 Ils ont oublié ses grandes œuvres et ses merveilles, dont il les avait rendus témoins. יב נֶגֶד אֲבוֹתָם, עָשָׂה פֶלֶא; בְּאֶרֶץ מִצְרַיִם שְׂדֵה-צֹעַן. 12 Sous les yeux de leurs pères il accomplit des prodiges, sur la terre d’Egypte, dans les champs de Çoân. יג בָּקַע יָם, וַיַּעֲבִירֵם; וַיַּצֶּב-מַיִם כְּמוֹ-נֵד. 13 Il fendit la mer pour leur ouvrir un passage, fit se dresser les ondes comme une digue. יד וַיַּנְחֵם בֶּעָנָן יוֹמָם; וְכָל-הַלַּיְלָה, בְּאוֹר אֵשׁ. 14 Le jour, il les dirigeait au moyen de la nuée, et toute la nuit, par l’éclat du feu. טו יְבַקַּע צֻרִים, בַּמִּדְבָּר; וַיַּשְׁקְ, כִּתְהֹמוֹת רַבָּה. 15 Il entrouvrit des roches dans le désert, et offrit à leur soif des flots abondants. טז וַיּוֹצִא נוֹזְלִים מִסָּלַע; וַיּוֹרֶד כַּנְּהָרוֹת מָיִם. 16 Il fit jaillir des torrents du granit et couler les eaux comme des fleuves. יז וַיּוֹסִיפוּ עוֹד, לַחֲטֹא-לוֹ-- לַמְרוֹת עֶלְיוֹן, בַּצִּיָּה. 17 Mais ils continuèrent à pécher contre lui, à s’insurger contre le Très-Haut dans ces régions arides. יח וַיְנַסּוּ-אֵל בִּלְבָבָם-- לִשְׁאָל-אֹכֶל לְנַפְשָׁם. 18 Au fond de leur cœur, ils mirent Dieu à l’épreuve, en demandant une nourriture selon leur goût. et celle d'Ezekiel 4 ד וְאַתָּה שְׁכַב עַל-צִדְּךָ הַשְּׂמָאלִי, וְשַׂמְתָּ אֶת-עֲוֺן בֵּית-יִשְׂרָאֵל עָלָיו: מִסְפַּר הַיָּמִים אֲשֶׁר תִּשְׁכַּב עָלָיו, תִּשָּׂא אֶת-עֲוֺנָם. 4 Et toi, couche-toi sur le côté gauche, et tu y placeras l'iniquité de la maison d'Israël; pendant le nombre de jours où tu seras couché sur ce côté, tu porteras leur iniquité. ה וַאֲנִי, נָתַתִּי לְךָ אֶת-שְׁנֵי עֲוֺנָם, לְמִסְפַּר יָמִים, שְׁלֹשׁ-מֵאוֹת וְתִשְׁעִים יוֹם; וְנָשָׂאתָ, עֲוֺן בֵּית-יִשְׂרָאֵל. 5 Et moi, je te compte en jours les années de leur iniquité, trois cent quatre-vingt-dix jours, et ainsi tu porteras l'iniquité de la maison d'Israël. ו Qu'en est il de Basan(=hauteurs du Golan) à l'Est du Lac de Tibériade, mentionné dans le Psaume 68 Psaume 68:16-26 16 Montagne de Dieu, mont de Bassan, montagne aux cimes nombreuses, mont de Bassan,. 17 Pourquoi vous élevez-vous, monts aux cimes nombreuses, Mais Ezekiel ne parle-t il pas des Montagnes d'Israel? Ézéchiel 36 …3Prophétise et dis: Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel: Oui, parce qu'on a voulu de toutes parts vous dévaster et vous engloutir, Pour que vous soyez la propriété des autres nations, Parce que vous avez été l'objet des discours et des propos des peuples, 4Montagnes d'Israël, écoutez la parole du Seigneur, de l'Eternel! Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel, Aux montagnes et aux collines, Aux ruisseaux et aux vallées, Aux ruines désertes et aux villes abandonnées, Qui ont servi de proie et de risée Aux autres nations d'alentour; 5Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel: Oui, dans le feu de ma jalousie, Je parle contre les autres nations et contre Edom tout entier, Qui se sont donné mon pays en propriété, Avec toute la joie de leur coeur et le mépris de leur âme, " Selon nous, Jésus, à l'instar de Moïse n'est pas missionné vers son propre peuple mais vers un certain peuple qui lui est étranger, comme cela ressort d'Exode III et seq/ Jésus se dirigé vers des régions qui lui sont étrangères bien que proches géographiquement, tout comme l'était le désert de Madian. Et d'ailleurs, pour s'en expliquer ne déclare--t -il pas "Nul n'est prophéte en son pays"? Jéss est certainement marqué par la prophétie unitaire d'Ezékiel (XXXVII) d'une unité retrouvée, d'où le "Ehad" du Ecoute Israel. Ezékiel 37 יט דַּבֵּר אֲלֵהֶם, כֹּה-אָמַר אֲדֹנָי יְהוִה, הִנֵּה אֲנִי לֹקֵחַ אֶת-עֵץ יוֹסֵף אֲשֶׁר בְּיַד-אֶפְרַיִם, וְשִׁבְטֵי יִשְׂרָאֵל חֲבֵרָו; וְנָתַתִּי אוֹתָם עָלָיו אֶת-עֵץ יְהוּדָה, וַעֲשִׂיתִם לְעֵץ אֶחָד, וְהָיוּ אֶחָד, בְּיָדִי. 19 Réponds-leur Ainsi parle le Seigneur Dieu: Voici, je vais prendre l'arbre de Joseph qui est dans la main d'Ephraïm, et les tiges d'Israël, ses associées; je les lui adjoindrai avec l'arbre de Juda, et j'en ferai un arbre unique, et ils ne feront qu'un (Ehad) dans ma main. Ezéchiel 37.19 réponds-leur: Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel: Voici, je prendrai le bois de Joseph qui est dans la main d'Ephraïm (‘Ephrayim), et les tribus d'Israël qui lui sont associées; je les joindrai au bois de Juda, et j'en formerai un seul bois, en sorte qu'ils ne soient qu'un dans ma main. Les Psaumes attribués à David sont marqués par l'idée de Pardon mais de quoi s'agit-il? On pense à la parabole de l'Enfant Prodigue auquel on pardonne ses fautes. Mais il nous apparait que le Pardon ici ne saurait concerner la non reconnaissance de Jésus par les Juifs comme d'aucuns le soutiennent car ce serait un anachronisme, le temps de David n'étant pas celui de Jésus. Le Pardon dans les PSaumes est lié à Israel et à Ephraïm et cela renvoie au schisme au lendemain de la mort de Salomon, par 10 tribus sur les 12. LEs antisémites n'hésitent pas à amalgamer abusivement la condamnation d'Israel avec celle des Juifs. Pour l'historien, c'est le schisme survenu à la mort de Salomon qui signe la faute de cette Maison d'Israel, laquelle s'appropria le nom d'Israel, Ce sont ces schismatiques hérétiques qui recherchent le pardon et vers lesquels Jésus se rendit avec la parabole du Fils Prodigue. Ces "brebis perdues" ne désignent pas les Judéens mais ceux qui avaient rompu avec la maison de Juda.Les Psaumes bien antérieurs au temps de Jésus visent ceux qui construisirent un temple concurrent de celui de Jérusalem (sur le mont Garizin) JHB 22 03 26 Sur le webLe Pardon et les Psaumes Le pardon est un acte puissant et transformateur qui peut guérir les blessures et réparer les relations brisées. Cependant, c’est souvent plus facile à dire qu’à faire. En tant que chrétiens, nous nous tournons vers la Bible pour nous guider et nous donner de la force, et l’une des sources de sagesse les plus profondes se trouve dans le livre des Psaumes. Dans cet article, nous approfondirons les psaumes du pardon, explorerons leurs messages intemporels et comment ils peuvent nous aider à parcourir le difficile voyage du pardon. Comprendre le pardon dans la Bible Le pardon est un thème central de la foi chrétienne. Jésus lui-même a enseigné le pardon, soulignant son importance dans notre relation avec Dieu et avec les autres. Lorsque nous pardonnons, nous reflétons la grâce de Dieu et montrons son amour au monde. Les psaumes, qui sont prières poétiques Les poèmes et les chansons offrent un aperçu riche de la nature du pardon. Ils expriment les émotions humaines de manière brute et compréhensible, ce qui en fait une ressource précieuse pour quiconque cherche à comprendre et à pratiquer le pardon. Psaume 51 : Un appel sincère à la miséricordeL'un des plus psaumes bien connus Le psaume 51 est un exemple puissant de repentance sincère et de supplication pour la miséricorde de Dieu. Il a été écrit par le roi David après que le prophète Nathan l'eut confronté à propos de son péché avec Bath-Shéba. Ce psaume est un puissant exemple de repentance sincère et une supplication pour la miséricorde de Dieu.Verset à méditer : Psaume 51 : 1-2 (NIV) « Aie pitié de moi, ô Dieu, selon ton amour indéfectible ; selon ta grande compassion, efface mes transgressions. Lave toute mon iniquité et purifie-moi de mon péché. Le Psaume 51 nous enseigne que le pardon commence par la reconnaissance de nos péchés et la recherche La miséricorde de Dieu La prière sincère de David nous montre que, quelle que soit la gravité de notre péché, l’amour et la compassion de Dieu sont plus grands encore. Ce psaume nous encourage à nous présenter devant Dieu avec honnêteté et humilité, en ayant confiance en sa capacité à nous purifier. Psaume 32 : La joie du pardon Le psaume 32 est un autre beau psaume Ce psaume met l'accent sur le pardon. Il célèbre la joie et le soulagement que procure le fait d'être pardonné par Dieu. Ce psaume souligne l'importance de la confession et le pouvoir transformateur du pardon de Dieu. Verset à méditer : Psaume 32 : 1-2 (NIV) « Bienheureux celui dont les transgressions sont pardonnées, dont les péchés sont couverts. Bienheureux celui dont le Seigneur ne compte pas contre lui le péché et dont l’esprit n’est pas trompeur Dans le Psaume 32, David souligne la bénédiction d'être pardonné. Il décrit comment cacher nos péchés peut conduire à des troubles intérieurs, mais les confesser apporte la paix et la joie. Ce psaume nous rappelle que Le pardon de Dieu est un cadeau qui mène à la liberté et au bonheur. Psaume 103 : L'amour indéfectible de Dieu Le Psaume 103 est un hymne de louange qui exalte l'amour indéfectible de Dieu et de compassion. Cela nous rappelle la nature gracieuse de Dieu et sa volonté de pardonner nos péchés. Verset à méditer : Psaume 103 : 8-12 (NIV) « L’Éternel est miséricordieux et compatissant, lent à la colère et riche en bonté. Il n’accusera pas à tout moment, et il ne dissimulera pas ses griefs. colère pour toujoursIl ne nous traite pas selon nos péchés, Il ne nous punit pas selon nos iniquités. Car autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant son amour est grand pour ceux qui le craignent ; autant l’orient est éloigné de l’occident, autant il éloigne de nous nos transgressions. Ce psaume exprime magnifiquement l'étendue du pardon de Dieu. Il nous rassure sur le fait que l'amour de Dieu est incommensurable et que son pardon est complet. En méditant sur ces versets, nous pouvons trouver du réconfort en sachant que Dieu ne nous tient pas rigueur de nos péchés une fois que nous recherchons son pardon. Appliquer les Psaumes à votre vie Les psaumes pour Le pardon offre une sagesse intemporelle qui peuvent être appliquées à notre vie moderne. Voici quelques étapes pratiques pour vous aider à intégrer ces leçons dans votre parcours de pardon : Réfléchissez aux Psaumes:Prenez le temps de lire et de méditer sur le psaumes mentionnés ci-dessus. Laissez leurs paroles résonner dans votre cœur et votre esprit. Réfléchissez à la façon dont le pardon de Dieu dans ces passages s'applique à votre propre vie. Confesser et se repentir:Suivez les exemples donnés par les psalmistes. Reconnaissez vos péchés Présentez-vous devant Dieu et demandez son pardon. Soyez honnête dans vos prières et demandez un cœur pur. Acceptez le pardon de Dieu: Acceptez que Dieu vous a pardonné et abandonnez toute culpabilité ou honte. N'oubliez pas que son pardon est complet et inconditionnel. Pardonner aux autres:Tout comme Dieu vous a pardonné, étendre le pardon à ceux qui vous ont fait du tort. Pardonner aux autres est un reflet de la grâce de Dieu dans votre vie. Le pouvoir de guérison du pardon Le pardon n'est pas seulement un commandement, mais aussi un chemin vers la guérison. Garder rancune et amertume peut peser lourdement sur nos cœurs et nos esprits. Les psaumes pour pardon rappeler nous de la liberté et de la paix qui découlent du fait de laisser tomber nos péchés et les torts qui nous ont été causés. Entendre des histoires sur la façon dont d’autres ont expérimenté le pouvoir du pardon peut être incroyablement inspirant et encourageant. Voici quelques témoignages personnels qui mettent en évidence l’impact des psaumes sur le pardon : Témoignage 1 : Trouver la paix Après la trahison « Après qu’un ami proche m’a trahi, j’ai lutté contre la colère et l’amertume. Je me suis tourné vers le Psaume 51 et le Psaume 32 pour me guider. En lisant les appels sincères de David et ses célébrations du pardon, j'ai senti un sentiment de paix m'envahir. J'ai réalisé que retenir ma colère ne faisait que me blesser. Inspiré par les psaumes, j'ai prié pour le pardon de mon ami et j'ai ressenti un profond sentiment de soulagement et de réconciliation. Témoignage 2 : Surmonter la culpabilité et la honte « J'ai lutté contre la culpabilité et la honte liées à mes erreurs passées pendant de nombreuses années. Ce n'est que lorsque j'ai médité sur le Psaume 103 que j'ai vraiment compris la profondeur du pardon de Dieu. L'assurance du psaume que Dieu efface nos péchés « aussi loin que l'est est éloigné de l'ouest » m'a donné le courage de me pardonner. L'amour indéfectible de Dieu « Cela m’a permis d’avancer avec un sentiment renouvelé d’espoir et de détermination. » Conclusion Les psaumes pour le pardon offrent une profonde source de sagesse et de réconfort à quiconque cherche à comprendre et à pratiquer le pardon. Ces chants anciens nous rappellent la miséricorde illimitée de Dieu et sa volonté de nous pardonner lorsque nous venons à lui avec un cœur contrit. En réfléchissant aux psaumes, en confessant nos péchés, en acceptant le pardon de Dieu et en étendant ce pardon aux autres, nous pouvons expérimenter le pouvoir transformateur du pardon dans nos vies. Si vous avez du mal à pardonner, tournez-vous vers les psaumes pour vous guider. Laissez leurs paroles vous envahir et vous conduire vers un lieu de paix et de réconciliation. N’oubliez pas que le pardon n’est pas seulement un don de Dieu mais aussi une étape vitale vers la guérison et la vraie liberté. Maintenant, alors que vous vous lancez dans votre voyage de pardon, que les paroles des psaumes soient pour vous une source de force et d’inspiration. Amen.

jacques halbronn Astrologie Septénale et Apocalypse. La Phase Hessed: spoliation, substition, imposture, déni du centre, imitation, amalgames et Cie.

jacques halbronn Astrologie Septénale et Apocalypse. La Phase Hessed: spoliation, substition, imposture, déni du centre, imitation, amalgames et Cie. L’astrologie doit faire la part du Diable et force est de constater que le « plan divin » lui ménage une certaine place, ce qui justifie notre division de la phase de 7 ans en deux temps contrastés de 3 ans et demi. La phase Hessed correspond selon nos travaux à la libération temporaire de Satan comme l’expose le chapitre XX de l’Apocalypse cf . jacques halbronn, Pierre Du Moulin et le thème du Pape Antéchrist, Colloque Formes du millénarisme en Europe à l’aube des temps modernes, 2001 cf Le texte prophétique en France. 1999. Apocalypse XX 7. Et après que mille ans seront accomplis, Satan sera délié; il sortira de sa prison, et il séduira les nations qui sont aux quatre coins du monde, Gog et Magog; et il les assemblera au combat et leur nombre égalera celui du sable de la mer. 8. Ils se répandirent sur la face de la terre, et ils environnèrent le camp des Saints et la ville bien-aimée ». C’est dire que le prophétisme peut se révéler fort précieux pour mieux appréhender l’Astrologie en sa formulation non corrompue, à savoir sa forme septénale. Pour nous, la phase Hessed conduit à la négation de la vraie centralité; Le refus du Centre est celui de l’Election et donc du Plan divin. Un tel refus se manifeste par des stratégies de spoliation, d imitation, de remplacement, le recours à des amalgames comme de confondre délibérément les diverses références à Israël.(cf notre précédente étude). En phase Din, l’on condamne le « grand remplacement ». L’on dénonce la disqualification par le christianisme du judaisme ou encore la disqualification du christianisme par le mouvement « Moon » sur le web « La théorie complotiste du « grand remplacement » chemine avec Eric Zemmour Avec cette théorie popularisée par l’écrivain Renaud Camus, le polémiste d’extrême droite défend une vision ethniciste de la nation. Il rêve d’en faire la question centrale de la présidentielle de 2022. Par Ivanne Trippenbach « Lors du meeting d’Eric Zemmour au Palais des congrès à Nice, le 18 septembre 2021. FRANCE KEYSER / MYOP POUR « LE MONDE » L’agitation créée autour de son ami Eric Zemmour lui a offert une audience inédite. Dimanche 31 octobre, invité par l’éditorialiste au Figaro Ivan Rioufol, Renaud Camus a quitté son château du Gers pour apparaître sur les écrans de la chaîne de télévision CNews, propriété du groupe Bolloré. L’écrivain d’extrême droite, condamné en 2014 pour « provocation à la haine et à la violence contre un groupe de personnes en raison de leur religion » et auteur en 2011 de l’opuscule Le Grand remplacement, a popularisé la théorie que Zemmour martèle partout. Comme en écho, le quasi-candidat donné au coude-à-coude avec Marine Le Pen a rappelé, lundi sur Twitter, son leitmotiv selon lequel « nous ne pouvons pas supporter deux civilisations sur le sol français ». Assorti de deux mots : « grand remplacement ». Marginale il y a encore dix ans, cette théorie xénophobe qui a inspiré le terroriste responsable de l’attentat de Christchurch (Nouvelle-Zélande), 51 morts, en mars 2019, bénéficie aujourd’hui d’un écho inégalé, de l’extrême droite à la droite la plus conservatrice. Le 14 septembre, Eric Zemmour disait vouloir « imposer » dans la campagne « [sa] question », celle de « l’existence du peuple français ». La phase Hessed se caractérise par le refus de l »Election, de la Centralité dépassée, ce qui conduit à une substitution à l’emergence de faux, de contrefaçons antidatées et il revient aux Justes (Tsadiqim) de démonter en phase Din les procédés visant à dénaturer le plan divin. D’où la notion de Nouveauté à commencer par le Nouveau Testament, la Nouvelle Alliance. La tendance générale conduit à privilégier la Démocratie par rapport à la Théocratie, le Droit Constitutionnel par rapport à une vraie Cyclicité. Toutes sortes de succédanés, d’Ersatz sont ainsi activés. Le mimétisme est ainsi pleinement à l’oeuvre. Tous les moyens sont bons pour détroner tout ce qui incarne le plan divin et en ce sens Hessed se révéle comme ennemi déclaré de Dieu, comme en en prenant le contrepied, en brouillant les pistes. Ce qui peut avoir conduit à la Shoah. On a vu que Dieu n’hésite à confronter les hommes à la tentation du déni, étant donné qu’il importe de pouvoir identifier le « Mal », de le reconnaitre tout comme il importe de savoir reconnaitre le Bien. Les femmes sont, selon nous, portées par le Hessed, elles privilégient le quantitatif par rapport au qualitatif, la masse par opposition à l’Elite, l’horizontalité face à la verticalité. Il est donc essentiel que l’Humanité soit dotée de la bonne boussole, pour ne pas perdre le Nord. C’est ce que lui procure l’astrologie septénale, axée sur le saturnocentrisme. Au bout de 45° (nombre impair) d’écart entre Saturne et les axes équinoxiaux et solsticiaux, l’on bascule vers 0°, 90° (nombres pairs) et la phase Din qui met fin au régné du diable qu’il s’agit d’identifier, ce qui exige une grâce particulière permettant de distinguer le bon grain de l’ivraie. Adam est censé protégér l’Humanité contre les inventions du Diable trouvant des alliées parmi les femmes, en pronant la Liberté et l’Egalité, valeurs féminines par excellence. Le Diable, c’est tout simplement, le temps d’avant la Création au sens biblique du terme.(Genése I), c’est l’apologie du chaos, du tohu bohu.Les femmes correspondent à une humanité primitive, à la sensorialité animale, d’où leurs certitudes olfactives alors qu’elle sont à la merci des erreurs, des dysfonctionnements du corps social. Il importe de comprendre que les avancées féministes son très temporaires et illusoires et sont suivies d’une répression justifiée par un besoin irrépressible de transmettre, de communiquer à tout prix, ce qui produit des calomnies, des commérages, des amalgames nuisibles à la paix sociale, en raison d’un égocentrisme viscéral. JHB 22 02 26

vendredi 20 mars 2026

jacques halbronn Sur l’origine de la division en 12 en Astronomie/Astrologie

jacques halbronn Sur l’origine de la division en 12 en Astronomie/Astrologie On peut lire sur le web « Selon l’historien de l’astrologie Jacques Halbronn, le découpage en 12 est indissociable du calendrier et des 12 lunaisons dans l’année — l’ensemble des signes constituant un cycle annuel, et non la structure d’un homme — ce qui ne tient absolument pas compte des constellations. » Or, c’est là une explication que nous récusons désormais. Pour nous, le 12 est d’abord le double de 6. Mais le dispositif de départ a été corrompu, comme nous nous en sommes expliqué récemment, par le passage de 6 à 7 en raison de l’addition de Saturne aux côté du schéma à base 6 à savoir les 2 luminaires et les 4 planétes centrales, Mercure Vénus, Mars et Jupiter. Dans la Tétrabible, il est d’ailleurs exposé qu’il existe pour chaque planéte un registre diurne et un registre nocturne. Tétrabible (trad. Nicolas Bourdin, 1640) 7 — Des planètes diurnes et nocturnes Semblablement aussi, vu qu’il y a deux princi- paux intervalles du temps, le jour et la nuit, le jour s’accorde plus à la nature masculine, parce que pen- dant le jour la chaleur est plus grande et les natures plus vigoureuses et actives. Mais la nuit s’accorde à la nature féminine, à cause de l’humidité et de l’or- dinaire désir de repos. On dit donc que les planètes nocturnes sont la Lune et Vénus ; les diurnes, le Soleil et Jupiter ; et que Mercure participe de l’une et de l’autre condition5, à savoir quand il est oriental il est diurne, et quand il est occidental il est nocturne. Mais on attribue à l’une et à l’autre condition l’une des pla- nètes maléfiques, suivant en cela non la similitude, mais l’opposition de la qualité ; car lorsque des pla- nètes qui sont de bonne condition sont liées à celles qui sont semblables, leur bonté augmente, mais si des planètes dissemblables sont associées à des condi- tions pernicieuses, la force de leur malignité est atté- nuée. C’est pourquoi l’on associe à la chaleur diurne Saturne qui est froid, et Mars qui est sec à l’humidité de la nuit. Ainsi, l’un et l’autre rendus pondérés par une contraire constitution seront conséquemment dans une plus égale température.« La lecture du Livre de la Formation (Sefer Yetsira, quasi contemporain de la Tétrabible), parle de 7 lettres doubles de l’alphabet hébraïque alors que le Resh ne comporte pas une telle dualité phonique à la différence des six autres (bagadkphat), ainsi la lettre Beith se prononce « Veith » quand elle ne comporte pas de dagesh (point central) Exemple Bevakasha (SVP) avec les deux usages de la même lettre. Selon nous,le découpage en 12 secteurs correspond à une astrologie à base 6, donc Saturne étant exclu comme significateur mais central comme curseur. Ce serait donc une erreur que de se référer comme nous le faisions, à la suite de tant d ‘autres, aux 12 lunaisons pour expliquer la division en 12, à moins de supposer qu’il s’agisse là d’une clef mise en place par les concepteurs ET de notre systéme solaire. Cette division en 12 aura conduit (cf nos Clefs pour l’Astrologie. Ed Seghers 1976 à conclure qu’il devait existe 12 astres dans notre systémé solaire, en englobant 3 planétes transsaturniennes et 2 transplutoniennes (cf Lisa Morpurgo, Nouvelle Astrologie, Larousse, 1974, André Barbault, Traité pratique d’astrologie, Ed Seuil, 1961, sous l’influence de Jean Carteret). En fait, notre systéme solaire est saturno-centrique sous l’angle d’une anthropocosmologie et n’a besoin que d’un quatuor de planétes pour opérer, les luminaires constituant un ensemble doté d’un autre statut. Cela correspond notamment aux quatre saisons, aux quatre Eléments etc/ Le rôle de Saturne est d’impulser une cyclicité à base 7, ce qui est évidemment source de confusion. La semaine de 7 jours est selon nous shabbatocentrique (le nom hébraique de Saturne , dans le Sefer Yetsira, étant » Shabtay »), soit six Jours gravitant autour du jour du Shabbat. JHB 20 03 26

jacques halbronn La synagogue de Satan

Logo CCIC CCIC CENTRE CULTUREL INTERNATIONAL DE CERISY Programme 1997 : un des colloques Activités Programme Accueil Inscription Nouvelles Publications Projets Mémoire Equipes Partenaires Réson@nces Plan du Site Contact VERS UNE MÉTAPHYSIQUE DU DIABLE ( colloque publié ) DU MERCREDI 23 JUILLET (19 H) AU MERCREDI 30 JUILLET (14 H) 1997 DIRECTION : Jean-Claude AGUERRE, Antoine FAIVRE ARGUMENT : "Que Satan existe, la question est résolue de manière affirmative par la foi chrétienne". Cette affirmation, tirée du liminaire de la revue Les Etudes Carmélitaines sur Satan (25/05/1948) est surchargée, dans l'exemplaire de la Bibliothèque Nationale, d'un rageur "NON !" lui-même suivi d'un virulent "SI". Le prince des enfers conserve ainsi à notre époque une place irréductible. Mais, plus la curiosité pousse le chercheur à se pencher sur lui, plus le personnage du Diable s'évanouit, ne laisse que d'incertaines traces dans les textes canoniques, perd en consistance. S'il reste insaisissable comme entité, le Diable n'en demeure pas moins repérable comme fonction. C'est cette fonction qui sera ici interrogée. L'historien, le théologien, le psychanalyste seront invités à établir ce que la fonction, le signifiant Diable, met en acte dans notre société. Nous mettrons à la question les textes canoniques, les écrits des mystiques, les manifestations de l'inconscient, les traces dans les arts pour dégager ce que l'ange déchu aux noms multiples, le singe de Dieu, exerce encore comme ministère, la manière dont il s'insère dans une structure et quelles marques il imprime dans notre monde. CALENDRIER DÉFINITIF : Mercredi 23 juillet Après-midi: ACCUEIL DES PARTICIPANTS Soirée: Présentation du Centre, des colloques et des participants Jeudi 24 juillet Matin: Jean-Claude AGUERRE: De l’existence du Diable Après-midi: Jean CEARD: Le singe de Dieu Jacques HALBRONN: La Synagogue de Satan Vendredi 25 juillet Matin: Jacqueline LALOUETTE: Les bontés du Diable Après-midi: Maurice de GANDILLAC: Un instant d’inattention de Lucifer Samedi 26 juillet Matin: Gérard POMMIER: Dieux, figures du père Après-midi: Philippe JULIEN: Trahison et diabolisation Jeannette ZWINGENBERGER: De la représentation du Diable vers la mort Dimanche 27 juillet Matin: Antoine FAIVRE: Le mythe de Lucifer dans la théosophie de l’époque préromantique et romantique Après-midi: Charles CHOSSONERY: Le Diable, représentation ou entité Georges ZIMRA: L’exorciste amoureux Lundi 28 juillet Matin: Michel POIZAT: Les voix du Diable Après-midi: DÉTENTE Mardi 29 juillet Matin: Marco PASI: Dieu du désir, dieu de la raison, le diable en Californie dans les années soixante Après-midi: Pierre-Henri SALFATI: Rencontres avec des diables Pierre LORY: Le drame de Satan Mercredi 30 juillet Matin: Synthèse du colloque Après-midi:

jacques halbronn Discours de sa Méthode. La synchronie au service de la diachronie, s'imposant à elle.

jacques halbronn Discours de sa Méthode. La synchronie au service de la diachronie, s'imposant à elle. Le présent texte a pour objet de faire le point sur notre méthodologie telle qu'elle s'est appliquée sur plus d'un demi -siècle dans les domaines les plus divers de la recherche historique, soit en histoire des textes et des langues. Notre présupposé était le suivant: au départ, tout dispositif obéit à une logique, à une symétrie, à un processus créationiste, ce qui pose des problématiques liées à des dialectiques de l'écrit et de l'oral, du masculin et du féminin, de la consonne et de la voyelle, de la prose et des vers, de l'astronomie et de l'astrologie et implique chaque fois la préexistence d'un dessein intelligente versus un évolutionnisme sauvage.. C'est ainsi que nous avons pu montrer dans le cas des éditions centuriques que les quatrains s'inscrivant dans ce cadre dérivaient d'épitres en prose figurant en tête des centuries, ce qui nous a permis de conclure à la présence de l'épitre au pape Pie IV en tâte d'éditions disparues des Centuries, certains quatrains ne pouvant s'expliquer en l'absence d'une telle épitre. Dans le domaine de l'astrologie, nous avons pu démontrer que celle-ci était le résultat d'un reformatage d'une matière première céleste , ce qui avait conduit à l'instauration d'un saturno-centrisme antérieur à la Tétrabible de Ptolémée, ensemble qui correspondait à une remise en question d'un saturno-centrisme lequel, bien entendu, était un reformatage d'un état antérieur du systéme solaire. En voulant intégrer Saturne dans un septénaire, l'on déconstruisait toute la structure première de l'astrologie. l'usage de planétes au delà de Saturne était une tentative pour démolir le saturno-centrisme. Nous accordons de l'importance à la dialectique du pair et de l'impair, notamment en ce qui concerne les aspects: ceux, impairs, de 15° (30°/2) et 45° (90°/2) sont dissonants alors que les aspects "pairs" sont harmoniques. Chaque période de 7 ans en sa seconde partie, est marquée par la tentation d'un abus de liberté, conduisant au Mal pendant un temps de 1260 jours (cf le Livre de Daniel). Le Mal fait partie intégrante du plan divin et n'est aucunement conjoncturel mais structurel. Le 12 n'est jamais que le doublement du 6 avec une face diurne et une nocturne; Dans le domaine théologique, nous avons montré toute l'importance d'un judéocentrisme, en lien avec ce que nous avons appelé une théologie de l'élection, à savoir la fixation d'un centre à partir d'une multitude et dès lors l'on ne pouvait que constater une tentative de nier une telle centralité en se référant à un projet universel de retour à un state indifférencié! Nous avons notamment dénoncé l'idée d'une "chute " du judaisme sur la base de la formule de Jésus "venu pour sauver les brebis perdues de la maison d'Israel" alors que Jésus entendait par là le pardon accordé aux populations schismatique ayant constitué, à la mort de Salomon, un "Royaume d'Israel" à la lisière du monde juif, rappelant que Moïse n'avait pas été appelé pour guider son propre peuple mais un peuple qui lui était étranger -(Exode III) Il faut en finir avec la thèse des juifs ayant refusé la Bonne Nouvelle (Evangile) de Jésus car celui ci ne s'était pas adressé à eux! En ce qui concerne le probléme du Mal, nous rejetons toute idée de péché originel (l'histoire d'Adam n'est qu'une parabole) car selon nous, le Mal constitue un enjeu constant de notre condition humaine et ne dépend pas de quelque incident de parcours! Dans le domaine linguistique, nous avons montré que l'oral reformatait l'écrit et qu'une dialectique consonnes voyelles était à l'oeuvre à l'oral visant à réformater l'écrit, concluant que la phonologie ne relevait pas de l'écrit mais bien d'un processus d'équilibrage laissé au locuteur, le positionnement d'une lettre important plus que la qualité intrinséque de celle-ci. Nous avons montré qu'en tête d'un monéme,devait figurer une dominante "vocalique" et en queue une dominante 'consonantique" . Le français nous est apparu comme ayant optimalement préservé une tradition orale jusqu'à nos jours alors que d'autres langues se sont corrompues et en sont revenues à la seule référence écrite, alphabétique. Le suffixe "ment" du français garantit une vocalisation d'ensemble des finales, en ce qu'il sert à constituer des adverbes se terminant par une diphtongue. Un terme comme "question", emprunté au français, par exemple, se doit d'être nasalisé pour produire un vocalisation, ce qui n'est pas respecté par l'anglais. Dans le domaine anthropologique, nous avons développé la notion de topique sensorielle, instaurant une symétrie entre hommes et femmes, ces dernières étant programmées pour réagir aux nuisances individuelles de proximité alors que les hommes ont à gérer les enjeux propres à la Cité. Il importe de faire la part de la cyclicité (cf supra) et de la sensorialité qui obéissent à une programmation rigoureuse dont toute éthique se doit de tenir compte dans le respect d'une certaine division du travail. En tout état de cause, nous opposons Science et Technique, la Technique étant une transmutation de la nature, d'où l'idée d'une Histoire "surnaturelle" et non pas "naturelle". Il ne s'agit pas de se demander notamment comment la "Science" valide ou invalide, tel ou tel phénoméne mais si celui-ci n'est pas le résultats, l'application d'un stade technologique plus avancé que le notre et donc issu d'un autre "monde" Il est donc illusoire de prétendre changer quoi que ce soit au "plan divin" dès lors que l'on ne dispose pas ou plus de la bio technologie approprié. L'idée que Jésus ait pu générer une "Nouvelle alliance" (un "nouveau testament) nous apparait comme illusoire et distopique cat il ne disposait pas du savoir faire pour y parvenir. JHB 19 03 26

jeudi 19 mars 2026

jacques halbronn Histoire de l'astrologie. Le funeste passage du 4 au 7 LEs jours de la semaine.

jacques halbronn Histoire de l'astrologie. Le funeste passage du 4 au 7 LEs jours de la semaine. Il importe de rechercher les causes d'une dérive.Si Saturne et les luminaires ont été ajouté au quatuor Mercure- Vénus, Mars Jupiter, cela tien à la constitution de la semaine où chaque jour porte le nom d'une planéte, la lune et lundi, mars et mardi etc. La semaine exigeait donc que l'on fasse apparaitre une corrélation céleste pour l'instauration de la semaine. Mais pour ce faire, il fallut déconstruire le dispositif initial comportant un axe Soleil Lune et un vecteur central, Saturne de façon à passer de 4 à 7. On note que le quatuor planétaire se retrouve au centre des jours de la semaine Lune - Mars- Mercure- Jupiter- Vénus- Saturne- Soleil (du lundi au dimanche (Sunday) Par rapport à un axe passant entre Mercure et Jupiter, on trouve le couple Mars-Vénus Certes, le 7 avait-il sa légitimité en ce que l'on passe de 28 ans à 7 ans, au moyen d'un diviseur 4 et de même pour la Lune, avec 28 jours donnant 7 jours mais ce faisant on allait bousculer pour 2000 ans la structure reine de l'Astrologie - jusqu'à nos jours - et la Tétrabible est l'illustration d'une telle dérive. On voit bien à quel point l'astrologie est tributaire d'une révélation textuelle et non de quelque mode d'observation quant aux corrélations du ciel. Elle aura été victime de contre-sens et seul un spécialiste des faux, des contrefaçons, comme c'est notre cas, était en mesure de restaurer son vrai schéma; Tel est bien le rôle du TIKOUN Isaac Louria met l'accent comme nous sur la dialectique Hessed/Din en Astrologie Septénale. wikipedia Le En Sof, selon Louria, comprend deux aspects fondamentaux : celui de la Miséricorde (l’aspect masculin) et celui du Jugement (l’aspect féminin). Toutefois l’aspect de la Miséricorde constitue comme un océan infiniment généreux, alors que l’aspect du Jugement est dissout « comme des grains de poussière infinitésimaux perdus dans un abîme de compassion sans bornes" JHB 19 03 26

mercredi 18 mars 2026

jacques halbronn Pour une nouvelle déontologie pour les astrologues du XXIe siècle

jacques halbronn Pour une nouvelle déontologie pour les astrologues du XXIe siècle Est ce vraiment qu'une telle exigence ci-dessous suffit? "Un astrologue éthique ne doit jamais faire de promesses irréalistes concernant les événements futurs L'astrologue doit informer le client que l'astrologie ne remplace pas les avis médicaux, psychologiques, légaux ou financiers, ou tous autres corps de métiers nécessitant un expert reconnu." Il est grand temps d'insister sur l'importance de la Recherche Astrologique (ce RA et AR qui aura marqué plusieurs associations astrologiques: CURA,ISAR, GERAS(H), CEDRA etc) sur le web " La Recherche Astrologique est bien plus qu'un simple cours d'astrologie ; c'est une véritable mine d'or pour tous les passionnés des astres ! Plongez dans un univers où la découverte et l'exploration des techniques, symboles et philosophies astrologiques sont au cœur de notre démarche" En effet, peut on sérieusement envisager une déontologie de l'astrologie sans la connecter avec l'avancée des recherches dans ce domaine? Cela vaut tant pour les praticiens que pour les enseignants. Peut-on ainsi transmettre une vision dépassée, caduque, erronée de l'Astrologie? Or, force est de constater que c'est bien trop souvent le cas et nous avons dans notre colimateur l'astrologie transsaturnienne avec ses cycles surdimensionnés qui se substitue à la vraie astrologie saturnocentrique à échelle humaine. Faut il encore valider le thème natal avec son fouillis d'astres et d'aspects? Rappelons que le statisticien Gauquelin n'a pas validé le thème natal tel que le pratiquent les astrologues. On ne saurait plus désormais se contenter d'une sorte de code de bonne conduite qui est souvent le symptôme, le cache sexe d'une science incertaine et peu sûre d'elle meme. Le pire, 'c'est que l'on présente une telle infirmité comme la marque d'une sagesse humaniste, au point de demander à renoncer à la prévision! sur le web L'astrologie, nouvelle thérapie?"Et si l'astrologie avait plus à nous apporter que ses prévisions? Découvrir des pans inconnus de notre personnalité grâce au thème astral, emprunter -enfin- le bon chemin, telles sont les promesses de cette discipline qui devient un allié du développement personnel." Pour notre part, nous pensons que l'astrologie doit s'ancrer sur la typologie masculin-féminin au lieu de couper les cheveux en quatre,; La prévision astrologique doit concerner, s'articuler sur les appartenances de genre. Il vaut mieux expliquer ce qui unit les femmes entre elles, les hommes entre eux, plutôt que de brouiller les pistes au nom de Jung qui a bon dos avec son animus et son anima! (cf nos travaux sur les topiques sensorielles). Il nous faut donc déplorer que les différents Colloques organisés à Paris et en province, notamment Source, FDAF, AAA) soiennt marqués par un certain syndrome d'impuissance et notamment ne laissent pas la parole aux chercheurs de pointe, probablement pour ne pas effrayer les "astrophiles", et donc pour ne pas décourager un public payant. Comme dirait Une Telle, il faut bien remplir le frigo et ne pas cracher dans la soupe. Quoi de plus détestable, diront certains, que le spectacle d'astrologues en désacord,, ce qui fait vraiment désordre. Il y a 50 ans, l'astrologie était sur la bonne voie du vrai débat mais l'on a assisté à l'ascension des "profs " d'astro qui apportaient la manne de leurs éléves laquelle permettait de faire venir quelques vedettes, bien rémunérées! Ajoutons que la recrudescence des congrès en présentiel permet de faire rentrer de l'argent . Or, actuellement, la vie astrologique se joue sur Face Book et sa multitude de groupes et la déontologie, c'est de réformer l'Astrologie en la recentrant, en la ressourçant sur des cycles courts de 7 ans et non sur des échéances à 36 ans genre Saturne-Neptune, configuration, chere à André Barbault. Paradoxalement, il importe que l'astrologie perçoive l'astronomie comme une matière première à transmuter et à décanter. Le futur de l'Astrologie dans ce second quart du XXI e siècle est de proposer au grand public des outils fiables et de recruter, d'attirer - sur une base interdisciplinaire - des intelligences aptes à dialoguer entre elles pour faire avancer le shmilblic et non pour radoter et se regarder le nombril. Paradoxalement, l'astrologie de demain devra être bien plus simple à manier et ne pas nécessité de recours à l'informatique, se limitant au "calcul mental" puisque l'astrologue n'aura plus le fardeau de tout le systéme solaire. Et pour ses clients, également, l'astrologie, sous sa mouture septénale, sera devenue bien plus accessible. JHB 18 03 26

lundi 16 mars 2026

. jacques halbronn Le véritable défi pour les Juifs du XXIe siècle

. jacques halbronn Le véritable défi pour les Juifs du XXIe siècle Notre Humanité est sur la sellette: saura-t-elle ou non déterminer ce qu'elle doit aux dieux (Elohim) qui ont choisi notre systéme solaire et la population terrestre, comme un terrain d'élection. Ces dieux sont quelque part lucifériens en ce qu'ils rivalisent avec un univers infiniment plus ancien, ce qui correspond à l'antagonisme millénaire entre Astrologie (le Nouvel Ordre) et Astronomie (l'Ancien Ordre). Il ne s'agit nullement de se perdre dans la diversité des cieux ni dans celle des hommes mais de prendre conscience d'une centralité, à la fois céleste et humaine, à savoir saturnocentrique, le cycle des phases de Saturne et adamocentrique, la lignée des Fils d'Adam. Quelle relation les Juifs peuvent et doivent entretenir avec les Gentils (Goyim). I Il importe d'ouvrir les synagogues aux non Juifs. Sur le web "La cour des gentils, appelée aussi cour commune par les juifs, était l'espace de l'ancien Temple de Jérusalem réservé aux non-juifs (les gentils) qui souhaitaient s'approcher du lieu le plus sacré du judaïsme, sans pouvoir accéder à l'enceinte intérieure du Temple" Signalons ainsi que le "Ecoute Israel" ne s'adresse pas aux Juifs mais à une population à laquele s'adresse le prophéte Ezékiel, "fils d'Adam" et il serait bon, par conséquent, d'inviter des non Juifs à être présent, dans un espace qui leur seait réservé - comme dans le Temple de Jérusalem, de façon à ce qu'on puisse les interpeller. II Il importe que les Juifs soient à l'écoute de l'attitude des non Juifs à leur égard dans le cadre des lieux de culte chrétiens, musulmans et autres. Il est bon de rappeler les racines juives du christianisme, à commencer par le cas de Jésus car nos adversaires entendent nous diviser, mettant les Juifs d'un côté, les Chrétiens de l'autre. Que dire notamment de l'Eglse de l'Unification (Moon) insistant sur les souffrances que Dieu (le "parent célest" a eu à endurer 6000 ans durant, soit, la durée du calendrier hébraique/5786 (hébreu : ה'תשפ"ו , abbr. : תשפ"ו) est une année hébraïque qui a commencé à la veille au soir du 23 septembre 2025 et se finira le 11 septembre 2026. Cette année compte 354 jours. On avouera qu'il y a plus que d'une coincidence entrre 5786 et 6000 ans: Sur le web — Le jour viendra où Dieu et Jésus se réjouiront ensemble, libres d'exprimer leur cœur plein de rancœurs et de peines éprouvées pendant 6000 ans". —" depuis 6000 ans à cause de la chute. " Le Principe nous enseigne que l'histoire se répète à des niveaux de plus en plus élevés. Parce que Jésus n'a pas pu accomplir sa mission, il y a 2000 ans, les mêmes événements historiques doivent se répéter à notre époque et il nous faut payer l'indemnité pour l'échec des contemporains de Jésus. Nous sommes en mesure d'achever sa mission. Sur le web Le "grand remplacement" sur le web "Dans cette optique, le peuple d'Israël autrefois choisi par Dieu a cessé d'être le peuple élu et il est maudit parce qu'il a rejeté et tué le Sauveur, Jésus-Christ. Les dons et les promesses de Dieu à l'« ancien Israël » sont transférés à l'Église, qui devient le « nouvel Israël », le « nouveau peuple de Dieu »." L'"échec" de Jésus qui n'a pu s'unir à une femme à la différence du Révérend Moon, constituant le vrai couple attendu. "Nous avons appris dans le Principe que le Messie ne peut venir ni dans une nation indépendante ni d'une manière glorieuse. Jésus est venu pour accomplir la providence en se tenant sur le fondement de la foi juive et de la nation d'Israël. Cependant ni le peuple juif ni la nation ne l'ont reconnu. Jésus n'a pu accomplir sa mission et la nation d'Israël ainsi que le peuple juif ont été dispersés. La base sur laquelle la mission de Jésus devait se dérouler a donc été perdue. Dès lors, Dieu a préparé un fondement semblable, sur lequel le Messie pourrait venir et accomplir la mission de Jésus. Dieu a cherché une nation similaire - une nation de souffrance - comme base pour la seconde venue du Messie. La Corée en tant que nation élue C'est la Corée qui fut choisie pour être dans cette position. La géographie d'Israël et de la Corée, de même que les caractéristiques de leurs peuples sont similaires. L'histoire de la Corée a suivi le schéma de la lutte entre Caïn et Abel selon des formes variées : la Corée a été attaquée tout au long de son histoire par des puissances étrangères, sans jamais agresser elle-même une autre nation. Elle a lutté à la fois intérieurement et extérieurement. La Corée a eu pour destin d'être annexée et soumise au Japon pendant 36 ans. Ces 36 ans de tribulations endurées par le peuple coréen équivalaient symboliquement aux 400 années de tribulations des Chrétiens sous l'Empire Romain et aux 400 années précédant la venue de Jésus, alors que la confusion intérieure et extérieure était très grande. C'est afin de compenser et payer l'indemnité pour ces périodes que la Corée a dû traverser 40 ans de tribulations." Or, selon nous, le plan divin a mis en place un plan que l'Humanité ne saurait modifier et qu'elle n'a de toute façon pas les moyens de le faire. La régle veut que le Saint Esprit inspire des descendants du lignage adamique, comme Ezékiel et Jésus. Mais ceux-ci n'ont pas été capables de décrypter et de décrire correctement le plan divin et notamment sa structure saturno-centrique. Le sort de notre Humanité dépend d'un tel décodage, ce qui la conduirait à un autre niveau de conscience. Faute de quoi, cette Humanité risquerait fort de se voir disqualifiée. On peut en effet imaginer que plusieurs Humanités soient confrontées à un tel enjeu "scientifique" et que sont des faux prophétes ceux qui se révélent incapables de maitriser un tel puzzle d'ordre techno-scientifique et ne relevant pas d'un quelconque Dieu originel- comme l'a cru un Spinoza, (Deus sive Natura) incapable de reconnaitre le génie créateur du dieu "biblique". Un Karl Marx s'est essayé à comprendre les lois de la Société mais il n'avait pas la trempe théologique requise et n'a pas su relier cet ordre avec un ordre céleste, instauré lors de la mise en oeuvre de la Création (Genése I) ce qui eut exigé une grâce comme celle invoquée par Paul dans le Nouveau Testament.Il importe que les Juifs reconnaissent et saluent cette nouvelle révélation, autrement plus étayée que celle du Tabernacle exposée dans le Livre de l'Exode.(Ch XXXVIII-XXXIX) Il importe de comprendre que de telles constructions/édifications sont tout à fait dérisoires au regard de l'ordre antropocosmique établi par les Elohim. Autrement dit, les Juifs du XXIe siècle auront l'occasion cette fois d'être à la hauteur en sachant distinguer le bon grain de l'ivraie. A notre connaissance, l'Astrologie n'est pas la tasse de thé de l'Eglise de l'Unificationniste et c'est une affaire trop sérieuse pour les "astrologues" qui se mettent aujourd'hui en avant, à la traine de l'astronomie, sans comprendre que la vraie astrologie ne saurait aucunement trouver sa vérité dans les révélations astro-mythologiques dont se pare l'Astronomie. JHB 16 02 26