Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
dimanche 7 juin 2026
jacques halbronn De l'Invention de l'Astrologie. Les risques d'anachronisme/
jacques halbronn De l'Invention de l'Astrologie. Les risques d'anachronisme/
'Une longue tradition d'observation", tel est le discours stéréotypé que tiennent les astrologues à propos de leur discipline. Nous réfutons une telle présentation car nous pensons qu'il faut bel et bien parler de l'invention de l'Astrologie tout comme on parle de l'invention de l'imprimerie au XVe siècle. La question n'est pas : est ce que l'astrologie est concevable en tant phénoméne "naturel" mais à quelle époque , l'astrologie a -t-elle vu le jour et dans quelles conditions a-t-elle été fabriquée? Il ne s'agit donc pas de se demander si l'astrologie est dans les moyens de la techno-science contemporaine mais bien si elle a pu être instaurée dans un passé plus ou moins lointaine par une civilisation technologiquement bien plus avancée que la notre, de nos jours; Certes, depuis le XVIIIe siècle a-t-on été en mesure de découvrir des astres inconnus de l'Antiquité grace au perfectionnement conduisant de la lunette au téléscope, en pensant que cela annonçait un murissement de la quéte astrologique. Mais l'incapacité reconnue des adversaires de l'astrologie à valider celle-ci est révélatrice d'un gap technologique , d'un aveu d'impuissance qu'ils mettent au discrédit de l'astrologie plutôt que de reconnaitre leur propre déficit cognitif. Cela pose le probléme de la Surnature et donc d'une Seconde Création venant réformater une première ébauche aléatoire. C'est tout le débat autour du Dessein Intelligent, volontiers traitée de pseudo-science avec la question des extra-terrestres (cf Jean Sendy La Lune clef de la Bible) Certains chercheurs déclareront que cette approche rend l'astrologie encore plus discutable... Selon nous, l'avenir de l'astrologie passe par la théologie, c'est à dire par l'idée d'un Dieu "créateur" (Deus Faber) venant reformater notre systéme solaire et notre Terre - et ses occupants - qui en fait partie intégrante.
La question théologique récurrente posée par le prophétisme biblique (cf le Livre d'Osée) est la suivante: qu'est ce qui n'est à la portée des humains, qui n'est pas fabriqué de main d'homme? L'idole est rejetée parce que le fait d'humains. Savoir distinguer le bon grain de l'ivraie, la transcendance de l'immanence. Le miracle est au coeur du débat: qu'est ce qui est à la portée ou hors de portée de l'ingénièrie humaine? Il importe que les théologiens comprennent enfin que valider l'astrologie en tant qu'invention non humaine, c'est faire la preuve d'un dieu "créateur".
Cela dit, il y a une astrologie générée par les humains, c'est celle mise à jour par Michel Gauquelin, il y 70 ans. En 1986, dans l'Etrange histoire de l'astrologie Ed Artefact- Veyrier, avec Serge hutin, nous avons soutenu la thèse selon laquelle les humains auraient pu se conditionner mais il s'agit là d'une forme d'astrologie primitive, ne prenant pas en compte les cycles planétaires sur l'écliptique, et qui reléve d'une astromancie à savoir agir en accord avec le lever et la culmination de certaines planétes selon le mouvement diurne (cf Les Personnalités planétaires, Ed Trédaniel, 1992) Il y aurait selon nous une accoutumance du corps humain à tenir compte au quotidien de la position de tel ou tel astre-totem, propre à tel ou tel groupe socio-professionnel Mais ce n'est pas de cette astrologie qu'il s'agit ici mais d'une astrologie saturno-centrée qui aurait réaménagé notre système solaire e ne retenant que Saturne (d'où notre astrologie septénale). Selon nous, la connaissance de l'heure de naissance n'aura pas été la base de la pratique astrologique et Gauquelin n'aura pas compris que le moment de naissance n'est qu'un épiphénoméne d'une relation permanente, suivie, de la personne avec le cours quotidien des astres. Selon nous, la personne sensible à la présence de Jupiter à l'horizon de sa naissance l'est probablement tout autant, à d'autres moments de son existence. C'est précisément un tel biais que Gauquelin dénonçait (L'influence des astres, 1955) mais dont il aura été lui même victime Ajoutons que la prise en compte du moment de naissance aura été une coutume tardive, ne serait ce que techniquement et au niveau des archives d'état civil et de baptéme. Evitons les anachronismes.
Le terme" invention de l'astrologie" peut préter à confusion car on peut fabriquer de faux savoirs, générer une fausse réalité, ce qui est le cas de l'astrologie actuelle en tant que "fausse science". Nous réserverons la formule à la construction d'une Astrologie sous tendue par une bio-technologie opérationnelle, que l'on sera en mesure de valider statistiquement et non au cas par cas car le thème astral est incompatible avec toute recherche statistique digne de ce nom
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JHB 07 06 26
samedi 6 juin 2026
jacques halbronn Linguistique LE Sefer Yetsira et la genése de notre alphabet Centralité de la lettre Qoph. La Qabala/
jacques halbronn Linguistique LE Sefer Yetsira et la genése de notre alphabet Centralité de la lettre Qoph. La Qabala/
En 1976, dans Clefs pour l'astrologie (Ed Seghers), nous avions signalé que le classement des lettres présenté dans le Livre de la Formation ne collait guère avec notre ordre "alphabétique" à commencer par la première lettre, le Aleph et nous proposions alors de débuter avec la lettre Qoph. Force est de constater que l'agencement du SY va dans le sens du sénaire, avec ses 6 lettres doubles, à la double prononciation. (Bagadkaphath)
Mais le SY ajoute une septiéme lettre double pour intégrer Saturne, ce qui correspond à notre description des domiciles planétaires (c Tétrabible)
Sur le web
" Sept doubles : BGD KPRT. Elles s'expriment dans deux niveaux du langage : B-V G-GH D-DH K-KH P-F R-RH T-TH"
Or, selon la grammaire hébraique, le R (Resh) n'est pas double et ne comporte pas de dagesh pour fonctionner sur deux plans.
Pourquoi par ailleurs, parle t-on de trois lettres "mères" alors qu'il y a 4 Eléments et que la troisiemé colonne du dispositif prévoit 4 lettres s'ajoutant aux 18 lettres des deux premières?
sur le web
3-1 Trois mères : Aleph, Mem, Shin. Elles se tiennent entre le plateau du mérite et le plateau du devoir que le langage équilibre.
3-2 Trois mères : Aleph, Mem, Shin. Un grand et merveilleux secret y est dissimulé et scellé par six formes naturelles. D'elles émanent : Air, Eau, Feu. D'elles sont nés les Pères et des Pères, les engendrements." Manque l'élement Terre que l'on a évacué pour fournir une septiéme lettre au groupe des lettres doubles."
Mais cette lettre Qoph joue un rôle tout à fait central dans le monde latin puisqu'elle est l'"initiale de Quatre et de Question, de quoi, de quel, de quand, de qui, de quid, de qualité/quantité, de quatuor etc.
Etymologie de carré:
sur le web
" Du latin quadratus, participe passé de quadrare (« carrer »), lui-même dérivé de quadrus (« carré »). L'étymon est issu de quattuor (« quatre »), de l'indo-européen commun * kʷetwóres. Le terme fut aussi attesté sous la forme quarré."
En anglais et en allemand, le q disparait ( aphérèse contraire d'apocope), ce qui donne was, wann, wo, where, whom, whose, wie. En comparaison, la lettre Aleph est assez insignifiante en tant que consonne même si elle est liée au pronom personnel singulier et pluriel (ani, אֲנִי anahnou) En arabe, le coeur se dit qalb قَلْب [qalb], et en hébreu, Lev avec la perte de l'initiale. Les commentateurs ont du mal avec le Aleph qui "n"a pas de son propre". On le retrouve dans l'alphabet grec et dans l'alphabet latin en tant que voyelle, ce qui ne colle pas avec l'idée d'un alphabet sémitique consonantique.
Sur le web
""Aleph est le point de départ, le commencement, l'unité divine par excellence puisque qu'elle est la première lettre du mot Ayin Soph, l'énergie "
" Aleph א. L'aleph est le chef silencieux de l'alphabet hébreu. Il n'a pas de son propre mais soutient les voyelles". Selon notre reconstitution (voir aussi nos Mathématiques Divinatoires, Ed Trédaniel, 1983), nous avons trois colonnes : le groupe de 12 lettres simples fait pendant aux 6 lettres doubles, ce qui montre bien que l'ajout d'une septiéme lettre n'est pas recevable. Ce groupe était au départ constitué en haut des deux premières colones, du Qoph et du Yod, puis suivait les 6 lettres doubles réparties sur ces deux colonnes, puis le 10 lettres simples, puisque 2 lettres simples avaient déjà servi. La troisiéme colonne comportait 4 lettres, ce qui devait correspondre aux 4 Eléments et donc cela ne colle pas avec les 3 lettres mères .Aleph, Mem, Shin, le Aleph ayant été déporté dans le groupe des 12 lettres simples. Le Resh lettre simple, quant à lui devenait une lettre simple alors qu'il figure dans l'alphabet hébreu dans le groupe des 4 lettres finales!
Nous rappelons que dans notre étude de la Tétrabible de Ptolémée, nous avons pu observer un bouleversement comparable avec la Lune qui faisait pendant au Soleil étant propulsée aux côtes du Soleil pour laisser la place à Saturne, dont la centralité n'était plus perçue, d'où le septénaire et le recours à un nombre impair! On trouve une validation de notre analyse concernant un proto-alphabet débutant par la lettre Qoph dans le nom même de la Kabbale, dont les deux premières consonnes sont le Qoph et le Beith קבלה
sur le web
." Le mot kabbale vient de l'hébreu קבלה Qabbala qui signifie « réception »"
Annexe
"Le symbolisme de Qof : le chas de l’aiguille et la hache
Par sa forme de hache, Qof contient l’idée de trancher, de couper, de séparer, mais aussi de trier.
En réalité, Qof invite à accomplir la première étape du processus de transformation alchimique (l’Oeuvre au noir), qui consiste en une séparation : il s’agit de libérer l’âme du corps, de rompre le lien avec la matière, autrement dit d’abandonner l’individualité et l’ego.
En se libérant de lui-même, l’individu se coupe de ses propres mensonges ; un autre monde se dessine alors.
Comment accomplir cette première étape alchimique ? En visitant l’intérieur de soi-même, comme le suggère le graphisme de la lettre Qof, qui semble plonger loin vers le bas. La connaissance de soi permet en effet de prendre conscience de nos déterminismes : c’est ainsi que nous renonçons à l’illusion de l’autonomie et de la toute puissance.
Ainsi la hache de Qof symbolise le discernement, la raison qui finit par s’imposer.
La forme de Qof évoque aussi le chas d’une aiguille, sorte de porte étroite, symbole de l’entrée dans un nouveau monde. On ne peut entrer qu’en ayant renoncé à une partie de soi-même. Mais il se pourrait bien que l’on retrouve de l’autre côté ce qu’on croyait avoir abandonné pour toujours : au final, nous devrons nous réconcilier avec notre corps-matière (cf. l’Oeuvre au rouge).
Passer par ce chas, c’est passer du monde de l’ignorance à celui de la connaissance, ce qui rappelle le passage par la porte basse en franc-maçonnerie. C’est se laisser pénétrer par la Lumière divine."
JHB 06 06 26
jeudi 4 juin 2026
jacques halbronn Cyclologie et Saintes Ecritures. Multiplicité des Fils d’Adam et de leurs missions dans l’Espace Temps.
jacques halbronn Cyclologie et Saintes Ecritures. Multiplicité des Fils d’Adam et de leurs missions dans l’Espace Temps.
La question de l’antisémitisme et de l’antisionisme se pose de façon assez aigue ces derniers temps (cf Michelle Sibony, Alain Finkielkraut). Force est de constate les ravages d’une certains sclérose des représentations bibliques, au niveau évenementiel, ce qui est révélateur de quelque carence cyclologique. C’est ainsi que selon nous, la notion de ‘Fils d’Adam » ne saurait renvoyer à un seul personnage unique. A chaque génération, il faut des « Justes » (selon la formule utilisée à propos du sort réservé à Sodome, Livre de la Genése) Il importe de ne pas réduire les Ecritures à un phénoméne romanesque (livresque) ou théatral intemporel..Il ne s’agit pas de pérenniser la relation d’un Fils d’Adam avec un peuple particulier dont il se sera (aura été) chargé, à un certain moment, en un certain lieu. D’où l’idée d’un Retour des Juifs à Sion, au tournant du XXe siècle, faisant bégayer l’Histoire (c notre ouvrage Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle, Ed Ramkat, 2002), On nous parle des Dix Commandements comme devant être le fondements du judaïsme alors que cette série d’injonctions date singulièrement, exigeant une sérieuse mise à jour. Mais tel fils d’Adam se voit-il lié à un certain peuple, à un certain pays pour l’Eternité (LeOlam Vaed)? Nous prendrons l’exemple des aiguilles circulant sur un cadran d’horlode; On ne doit pas confondre ces deux plans, l’un mobile, l’autre fixe. Le cadran renvoie aux divers peuples alors que les aiguilles poiintent succcessivement tel secteur du dit cadran à moins que l’horloge ne s’arrête de fonctionner, ne tombe en panne. Avec le sionisme, nous sommes en face d’un hypermnésie
Hypermnésie
Neurologie
Par Charline D.|Publié le : 22 novembre 2019|
« L’hypermnésie peut être définie comme étant l’inverse de l’amnésie. Les patients souffrant d’hypermnésie ont une capacité quasi-illimitée de mémorisation. On parle aussi parfois d’un excès de mémoire. Si cela peut passer pour un don au premier abord, il est plutôt vécu en réalité comme une malédiction »
Dans le domaine de l’Art, l’on tend à rester fidéle à telle oeuvre alors que dans celui de la Science, aucune « vérité » n’est définitive, les aiguilles ne cessant de tourner indéfiniment. Il nous semble que Science et Religion doivent communier. Pour nous, ce qui est « naturel » peut tout à fait avoir été « créé » générant une Sur Nature, du fait de l’évolution tecnologique où l’invention prime sur l’observation.
JHB 04 06 26
mercredi 3 juin 2026
jacques halbronn Nouveaux aperçus sur la genése astrologique du symbolisme zodiacal; Le couple Soleil-Lune et l'axe solsticial
jacques halbronn Nouveaux aperçus sur la genése astrologique du symbolisme zodiacal; Le couple Soleil-Lune et l'axe solsticial
En 1994, dans notre article 'Astrologie" (Encyclopaedia Universalis, toujours en ligne) nous signalions que les signes des Gémeaux et de la Vierge étaient vénusiens et non mercuriens comme le voulait la tradition astrologique véhiculée dans la Tétrabible de Ptolémée ('IIe s)/ Nous avons consacré en 2001 deux communications lors de congrès de Barcelone (revue Beroso) et de Malaga (Homo Mathématicis) à des études tétrabibliques/ mais depuis, nous avons montré que Saturne avait été ajouté au sénaire d'origine, lequel avait donné naisance aux 12 signes, ce qui n'aurait pas été le cas avec le septénaire. Cet ajout de Saturne avait fait l'objet d'une permuttaion de la lune passant du Capricorne nocturne au Cancer diurne, ce qui avait conduit à associer la lune nocturne au Soleil Idiurne Cela montre que le symbolisme zodiacal a un fondement proprement astrologique., ce qui a été occulté en raison de permutations entre Mercure et Vénus, les signes de Mercure étant en réalité le Taureau et la Balance, deux signes évoquant le commerce (Mercure) , le capital (cheptel) et ceux de Vénus les Gémeaux (en fait un couple) et la Vierge. Cette permutation pourrait être lié à l'histoire des dénominations mythologiques des ditesplanétes. En ce qui concerne la génèse du symbolisme zodiacal, force est de constater que ce symbolisme est lié au septénaire et non au sénaire, puisque Saturne figure dans le dispositif des domiciles et des exaltations alors qu'initialement Saturne était le curseur(cf supra) activant successivement les signes (comm c'est le cas pour le Soleil, en astrologie "solaire) et donc n'en faisait point partie.(cf nos travaux sur le saturnocentrisme du systéme solaire en Astrologie septénale). On ne peut pas être au four et au moulin
Dans le cas de Mars, on a le bélier et le scorpion (Archer, cf Volguine Le symbolisme de l'Aigle) qui collent bien avec la dimension martiale de l'Astre. Quant à Jupiter, on a quelque difficulté à trouver dans le centaure archer ou dans le signe des poissons un lien avec le maitre de l'Olympe. Il est possible qu'il y ait eu permutation avec Saturne et les signes du capricorne et du verseau. En effet, le capricorne est associé à la chèvre qui sauva l'enfant Jupiter de la vindicte de son père. Dans le tableau ci-dessous, l'élément aquatique est mis en évidence et d'ailleurs, le capricorne ( le crocodile dans le zodiaque hindou) est représenté avec une queue de poisson.(cf infra)
. Il importe d'éviter deux erreurs : l'une consistant à placer la lune en Cancer à côté du Soleil en lion alors que les deux luminaires s'opposent radicalement/ Le soleil correspond à l'Eté (solstice d'Eté en cancer) et la Lune à l'hiver. l'autre erreur, c'est de ne pas comprendre que les planétes - comme l'avait bien compris Manilius - désignent des significateurs à activer par Saturne qui a été ajouté par erreur au sénaire (luminaires Plus Mercure Vénus Mars et Jupiter), lequel sous tend la division en 12, du fait des doubles domiciles..
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La constellation du capricorne Banque de photographies et d’images à ...
ZEUS et la chèvre AMALTHEE Tableau:
"Au centre du tableau, il y a Zeus qui boit le lait de la chèvre Amalthée. Un homme tient les cornes d'Amalthée pour ne pas qu'elle bouge. Au-dessus du groupe, se tient une nymphe qui ramasse du miel dans le tronc d'un arbre. En bas, à droite, il y a un enfant avec une couronne d'olivier sur la tête. Il est accoudé sur un vase.
A gauche du tableau, se tiennent trois chèvres avec, derrière elles, de l'eau. A droite du tableau, se tient une nymphe qui verse de l'eau qui se trouvait dans un vase. Derrière elle, on voit une colline avec des arbre
dimanche 31 mai 2026
jacques halbronn Tétralogie III Cyclologie, la céleste et la terrestre, l'astronomique et le sociologique.
jacques halbronn Tétralogie III Cyclologie, la céleste et la terrestre, l'astronomique et le sociologique.
Pour nous, l'astrologie est un dépassement de l'astronomie, laquelle correspond à un état primitif de notre monde terrestre, antérieur à l'intervention du dieu biblique. Mais le nouveau monde doit cohabiter avec l'ancien monde, tout comme la nouvelle humanité avec la primitive et la nouvelle langue avec celle qu'elle doit reformater. C'est la grande erreur des astrologues modernes que de vouloir s'aligner sur une astronomie découvrant de nouvelles planétes. L'astrologie a vocation à établir un lien entre le céleste et le terrestre. D'où la notion d'anthropocosmologie.
"Lier ou délier sur terre comme au ciel" (Matthieu 16:15-20 ; Matthieu 18:10-18 ; Jean 20:19-23) On ne peut appréhender le Ciel que si l'on parvient à capter la cyclicité terrestre. En effet, l'homme observe bien mieux ce qui est proche de lui que ce qui est loin de lui, qui lui est étranger. Nous ne pouvons les lois célestes affectant l'Humanité que si nous sommes capables de faire apparaitre le cyclicité qui sous tend le fonctionnement de nos sociétés. Ce n'est donc pas par l'étude du ciel que doit débuter la recherche astrologique, comme tant d'astrologues s'en persuadent. Dans notre Astrologie selon Saturne, nous avons rassemblé une série d'événements étalés sur 200 ans environ et avons recherché ce qui était récurrent sur le plan céleste, en paralléle, quitte à devoir constater que l'astrologie traditionnelle n'en rendait pas compte et qu'il importait donc de la réformer. plutôt que de vouloir à tout prix chercher des similitudes entre des moments astronomiquement semblables, ce qui était en fait très problématique en raison de l'extréme diversité des données célestes.
En 2001, dans une communication aux Primeras Jornadas de Historia de la Astrologie en la Antiguedad.(in revue Beroso n°5, 2001,
https://fr.scribd.com/document/432913789/GeA073 Gente de Astrologia)), nous proposions un nouvel examen critique de la Tétrabible "Ptolomeo y las Astrologias del "Tetrabiblos"(voir nos "Nouvelles recherches sur les origines de l’exposé des maitrises planétaires dans la Tétrabible de Prolémée", 2021). NOus y traitions des distorsions syncrétiques qu'on trouvait dans la Tétrabible (IIe siècle après JC) écartelé entre le référentiel proprement astronomique et des formules que l'on pourrait qualifier de substitution. C'est ainsi que le dispositif des domiciles planétaires (rulerships) quelle que puisse être sa cohérence structurelle, apparait incompatible avec la quête d'une astrologie "scientifique", défendue par un Paul Choisnard (alias Flambart). C'est ce qui aura conduit André Barbault à proposer une Astrologie Mondiale évacuant la division en 12 secteurs de l'écliptique voire une division en 4 (selon les axes équinoxiaux et solsticiaux) et préférant s'en tenir aux seules configurations reconnues par les astronomes. Un quart de siècle plus tard, en 2026, nous pronons une prise de distance entre Astrologie et Astronomie en raison d'une approche technologique du modéle astrologique. La question n'est plus, à nos yeux, de savoir si l'astronomie a pu accoucher naturellement de l'Astrologie mais si une Humanité très avancée sur le plan bio-technologique, a pu établir une Astrologie selon un "dessein intelligent", autour de la notion d'arbitraire du signe.. Révolution copernicienne anthropocentrique. Selon nous, la question se pose désormais: est ce qu'une certaine humanité, à une certaine époque, a été en mesure de formater librement notre systéme solaire et notre monde terrestre.? Nouvelle Révolution Copernicienne.
JHB 31 05 26
vendredi 29 mai 2026
jacques halbronn Psychosociologie. Pour une approche plus cohérente de la notion d’Egalité
jacques halbronn Psychosociologie. Pour une approche plus cohérente de la notion d’Egalité
»Les personnes dans la même situation doivent être traitées de manière identique »
« Les personnes qui ont les mêmes inclinations, les mêmes habitudes, se recherchent mutuellement. Les individus qui ont des traits communs vont naturellement bien s’entendre. Les personnes qui ont des valeurs et des intérêts similaires ont tendance à se rapprocher »
Selon nous, la question de l’Egalité – devise de la République Française avec la liberté et la Fraternité- doit s’articuler sur un principe universel de ressemblance. d’où l’adage « ce qui se ressemble s’assemble ».Il n’y a donc pas à proner l’égalité pour des personnes dissemblables car cela générerait une conflictualité, un déni toxique de réalité. Mais où situer la ressemblance?
Autrement dit, cela ne ferait point sens que de proner voire d’imposer une quelconque forme d’égalité à des groupes hétérogénes d’autant que l’inégalité est d’autant plus flagrante qu’elle s’observe à propos de personnes semblables physiquement . Et ce d’autant plus que les groupes tendent à se constituer selon le prisme de la ressemblance extérieure; les noirs entre eux, les femmes entre elles, le jeunes entre eux etc. Le fait de mettre en évidence des facteurs de ressemblance et de dissemblance apparait don, d’om prioritaire, d’où nos travaux sur les « topiques » sensorielles. A contrario, il existe de fausses similitudes comme l’appartenance à un même signe solaire zodiacal. Le fait de vivre dans une même ville ou de parler une même langue suffit-il à justifier l’application d’un même traitement pour toutes les personnes concernées?
Quid de l’accusation de « racisme » qui dénonce une discrimination du fait précisément de différences plus ou moins manifestes?Selon nous, on ne saurait stigmatiser la prise en compte de différences majeures, d’autant qu’elles déterminent une certaine sociabilité objective, fondée sur l’apparence, et qui génére des valeurs communes qui se distinguent de celles propres à d’autres groupes, d’autant que ces similitudes sont liées à une même origine géographique. En ce qui concerne le traitement des langues, ce qui s’écrit pareillement devrait-il -ainsi- se prononcer pareillement, obéir aux mêmes codes de lecture? Nous avons récemment montré à quel point, on était loin du compte pour les langues du continent européen et notamment celles de l’Union Européenne. Or, le principe d’égalité de traitement des mêmes mots écrits rencontre des résistances au nom de la tradition, de l’habitude Au nom du principe d’égalité, il nous apparait qu’un même lexique doit produire la même sonorité tout comme des différences visuelles au niveau anthropologique ne sauraient justifier une Egalité de traitement.
sur le web
« La notion d’égalité
L’égalité est un principe à valeur constitutionnelle. L’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen dispose que « la loi doit être la même pour tous ». Les personnes dans la même situation doivent être traitées de manière identique.
Le code pénal sanctionne les distinctions fondées sur l’origine, le sexe, la situation de famille, la grossesse, l’apparence physique, la vulnérabilité résultant de leur situation économique, le nom, le lieu de résidence, l’état de santé, le handicap, l’orientation sexuelle, etc.
Le principe d’égalité ne s’applique pas de façon stricte dans tous les domaines. Des différences de traitements sont admises pour rétablir une égalité insuffisante. Ainsi des dispositifs éducatifs, économiques ou sociaux existent pour « compenser un handicap individuel, social ou géographique » : bourses d’études, exonérations d’impôt, par exemple. »
JHB 29 05 26
jeudi 28 mai 2026
jacques halbronn Masterclass en Anthropocosmologie. Partir du connu vers l’inconnu. La dialectique Lune Saturne.
jacques halbronn Masterclass en Anthropocosmologie. Partir du connu vers l’inconnu. La dialectique Lune Saturne.
L’astrologie s’articule-t-elle sur cette formule de la Table d’Emeraude « « Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. »? que faut-il entendre par « anthropocosmologie »? En tout état de cause, il importe de partit du connu, l’anthropos afin de décoder le cosmos, ensemble lointain sur lequel les humains seraient condamné à se projeter. Le tort de l’astrologie ne tient-il pas d’abord à un tel décalage méthodologique contre nature? Or ceux qui ne parvienent pas à comprendre le monde terrestre seront tentés de se référer au monde céleste…Tel est bien là le dilemme! Que savons -nous du monde céleste qui nous servirait de fil d’Ariane pour aborder ce qui nous est le plus proche, le plus familier? Faut-il se fier à la mythologie laquelle imprégne nettement l’astronomie tant pour ce qui est des planétes que des constellations? C’est ainsi que les astronomes contemporains n’ont pas hésité longtemps pour perpétuer les rapports avec les dieux du Panthéon, d’où les noms d’Uranus, Neptune et Pluton sans parler (pour les astéroïdes) de Cérés, Junon, Vesta; noms que les astrologues se sont empressés à intégrer dans leur tradition, à commencer par l’attribution de tel dieu à tel astre, complétant le dispositif figurant dans la Tétrabible de Ptolémée.(IIe siècle après JC) .*
Le recours aux statistiques est il la solution? On pense aux travaux d’un Michel Gauquelin effectués à partir d’annuaires professionnels. On pense à André Barbault – à la suite de Gouchon- dans ses tentatives de trouver des points communs, sur le plan astronomique, aux deux Guerres Mondiales du XXe siècle. Mais peut-on faire intervenir des planétes inconnues des Anciens car invisibles à l’oeil nu comme le proposait ce dernier, recourant à Uranus, Neptune et Pluton, apport des astronomes à la description du ciel? Quant à Gauquelin, il ne tient aucun compte du passage des planétes sur l’écliptique et s ‘en tient à leur position dans le mouvement diurne, ce qui correspond à un état primitif de l’observation du Ciel. soit deux solutions radicalement opposées au regard de l’Histoire de l’Astronomie. Est-on en mesure de connaitre la façon dont les Anciens usaient de l’Astronomie? D’où l’importance que nous accordons à la religion, laquelle relie les humains au « Ciel », référence fort ambigue. On pense au Shabbat, dans la tradition juive, qui se célébre, chaque semaine, le « samedi » (en anglais Saturday, ce qui renvoie à Saturne). La semaine est liée à la Lune et à ses phases de 7 jours. Mais la célébration du Shabbat ne respecte nullement les dites phases(nouvelle lune, pleine lune) et s’en tient à une hémérologie bien incertaine, bien que le début des mois s’articule sur la nouvelle Lune;
Sur le web:
« Chaque nouveau mois commence avec la nouvelle lune. Le calendrier (hébraïque) s’aligne sur une année solaire et sur des lunaisons de 29 jours 12 heures 44 minutes et 3 secondes + ⅓ de seconde et alterne des mois de vingt-neuf et de trente jours. »
La question qui se pose est la suivante: existe-t-il un quelconque déterminisme à se conformer à tel ou tel cycle cosmique ou s’agit plutôt il d’un paramétre purement « culturel » plutôt que « naturel »?
Le chercheur en astrologie est bien obligé d’étudier dans quelle mesure, notre Humanité est, consciemment ou subconsciemment, impactée par quelque modéle céleste, ce qui nous renvoie à l’anthropocosmologie. Il s’agit donc, selon notre « méthode » d’identifier quelque forme de cyclologie en dehors même de tout référentiel astronomique et ce n’est que dans un deuxiéme temps qu’un rapprochement pourra s’établir entre cyclicité d’en bas et cyclicité d’en haut, pour paraphraser la Table d’Emeraude. Comme il serait commode si les sciences sociales avaient été en mesure de nous fournir les bases d’une telle cyclologie d’en bas, ne s’appuyant sur aucune cyclologie d’en haut? La cyclologie n’est elle pas chose trop sérieuse pour l’abandonner aux astrologues, lesquels sont à l’évidence, par trop, impactés par la sphère mythologique dans laquelle baigne l’astronomie? Un dialogue pourrait-il s’instaurer entre astrologues et astronomes? Il importera ainsi de se demander ce que l’Humanité attendait du Ciel, ce qui pose la question des rapports entre astronomie et politique/pouvoir.
Dans nos Clefs pour l’Astrologie (Seghers, 1976), nous avions mis l’accent sur le cyclicité des empires se faisant et se défaisant, tour à tour, d’où les notions d’unicité (U) et de multiplicité (M) que nous avions introduites mais cette cyclicité nous avait interpellé avant même de nous intéresser à l’astrologie et nous l’avions associée au passage des planétes sur les axes équinoxiaux et solsticiaux, liés au cycle saisonnier, ce qui ne correspondait nullement à la statistique gauuquelienne étrangère au Zodiaque, mais l’astrologie mondaile barbaultienne ne tenait pas davantage à la position des astres sur l’écliptique. Or, pour nous l »anthropocosmologie doit impérativement connecter le ciel cosmique et le cycle des saisons terrestres. Dès le départ, nous avions été choqués par la débauche de facteurs prétendument fournie voire imposée par l’astronomie au risque de saturation. Trop de signifiants! Par ailleurs, l’astrologie était surtout connue du public par le signe solaire déterminé par le seul passage du Soleil au travers du zodiaque, ce qui correspondait à une toute autre façon, bien plus économe de moyens d’appréhender, de traiter le ciel. Les astrologues avaient coutume d’opposer à un tel modéle le recours au thème natal, au « ciel » individuel, dépendant du lieu et de l’heure de naissance, ce qui générait une complexité extraordinaire. Michel Gauquelin- dont on a dit qu’il n’avait cure du positionnement zodiacal - aura combiné une typologie réduite à 5 planétes et professions (Lune, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne) et la question du mouvement diurne sur 24 heures avec un changement de paramétre en l’espace de quelques heures d’où l’importance de la connaissance de l’heure de naissance, ce qui nous semblait anachronique si l’on se reportait des milllénaires en arrière où une telle connaissance et précision nous apparaissait fort improbable et nous avons suggéré l’existence d’une astromancie horaire qu’il aurait ainsi exhumée, antérieure à l’ordre astrologique nouveau mis en place ultérieurement et qui devait être notre véritable objet d’étude. Selon nous, l’astrologie gauquelinienne n’est pas généthliaque mais horaire, la naissance n’étant qu’un avatar de l’astrologie horaire.
Autrement dit, l’astrologie avait fondamentalement vocation à organiser, à formater les sociétés et non à analyser les individualités. Elle était avant tout une cyclicité, à l’instar des constitutions actuelles lesquelles proposent une sorte de pseudo astrologie, instituant une fausse science se substituant à une astrologie authentique.
Selon nous, notre humanité est saturno-centrée, d’où l’importance du Shabbat lunaire, Saturne et la Lune étant liés au nombre 7 astronomiquement. Mais la Lune est un artefact dépassant les données astronomiques, en ce qu’elle est le satellite de notre Terre. Il y a bien là une sorte de mode d’emploi montrant que le systéme solaire primitif aura été reformaté dans le cadre d’un dessein intelligent, ce qui nous renvoie à une théologie particulière non réductible à un processus évolutif « naturel », et donc à une forme de créationisme biblique.
En conclusion, nous dirons qu’il existe une cyclicité qui peut s’observer sans référence à l’astronomie, laquelle cyclicité est connectable avec celle de Saturne en rapport avec le cycle saisonnier de notre Terre;
Sur Wikipedia
jacques halbronn Masterclass en Anthropocosmologie. Partir du connu vers l'inconnu. La dialectique Lune Saturne. dans anthropocosmologiz 500px-Houghton_Typ_620.09.482_Heinrich_Khunrath%2C_Amphitheatrvm_sapientiae_aeternae
Planche représentant une version latine de la Table d’émeraude gravée sur un rocher dans une édition de l’Amphitheatrum Sapientiae Eternae (1610) de l’alchimiste allemand Heinrich Khunrath.
La Table d’émeraude (Tabula Smaragdina en latin) est un des textes les plus célèbres de la littérature alchimique et hermétique. C’est un texte très court, composé d’une douzaine de formules allégoriques et obscures, dont la plus célèbre : « Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. »
JHB 28 05 26
jacques halbronn Le modéle centurique comme exposé méthodologique .
jacques halbronn Le modéle centurique comme exposé méthodologique liminaire .de notre Tétralogie
e. Si notte tétralogie renvoie à des périodes préhistoriques qu'il n'est guère possible de dater avec précision, en revanche, le modéle centurique peut être largement balisé et documenté, en raison de son caractère tardif, ce qui n'a pas empêché de prendre des vessies pour des lanternes tant et si bien que la plupart des nostradamologues actuels restent attachés à une chronologie bien improbable, se fiant aveuglément au matériau constitué par un corpus d'imprimés dûment datés et repertoriés par éditeur. Voilà qui atteste que les moeurs n'évoluent guère en matière de contrefaçons, comme dans le cas de la rédaction du Pentateuque. Nous avons montré que les éditions centuriques n'étaient pas apparues avant la moitié des années 1580, fortement marquées par le temps de la Ligue et de la crise dynastique, liée à la fin des Valois et à l'avénement de leurs lointains cousins Bourbons-Navarre à partir d'Henri IV. Ce qui caractérise le corpus centurique est l'interaction entre la prose et les vers, ce qui n'est pas sans rappeler celle entre l'écrit et l'oral (cf supra). Cela dit, Nostradamus rédigea des Epitres en prose qui servirent par la suite à composer des quatrains. Nous nous sommes particulièrement intéressés à son Epitre au pape Pie IV.(dès 1991, dans la revue Réforme Humanisme) laquelle ne figure pas dans le corpus centurique à la différence des epitres à César, le fils de Michel, et au Roi Henri II. Nous avons pu montrer, notamment, que l'epitre au pape avait dû introduire le second volet des Centuries, puis être remplacée par une épitre recyclée à Henri Second, elle même recyclée par rapport à une première version de la dite Epitre placée en tête non pas des centuries mais de Présages Merveilleux pour 1557 (cf notré édition 2002 Documents non exploités) puisque certains quatrains sont directement impactés par la dite Epitre à Pie IV. JHB 04 06 26
jacques halbronn Tétralogie II Théologie Le personnage d'Adam
jacques halbronn Tétralogie II Théologie Le personnage d'Adam
Pour nous, Adam n'est pas le premier homme mais le premier d'une dynastie destinée à guider l'humanité . Le mot Adam renvoie à la couleur rouge que l'on retrouve dans le surnom d'Esaü, Edom. Le puiné est mieux coté que l'ainé si l'on admet que ce qui vient après transcende ce qui a précédé. On retrouve le même processus avec Moïse, puiné de Aaron. Mais selon nous, c'est bien Esaü qui était le puiné, ce qu'il est devenu d'ailleurs, en cédant son droit d'âinesse contre un plat de lentilles.
Il y a une synergie entre les Israélites et la dynastie davidienne, les Israélites étant dominés par les Adamites, ce qui aboutira historiquement à une sécession à la mort de Salomon, à une rebellion, à un schisme. Les Israélites (Beney Israel) sont un peuple lié à un sol alors que les Adamites sont une dynastie amenée à régner sur tel ou tel peuple.(cf Livre de l'Exode III)
Pour nous, le thème de la domination d'une population antérieurement installée est récurrent.(cf le Deutéronome) avec notamment la mise en garde de ne pas adopter les pratiques des premiers habitants. et notamment leurs mancies. Le Dieu biblique est un dieu qui n'est pas premier, il n'est pas assimilable à la Nature, comme le concevait Spinoza; Ce dieu aura transformé le monde terrestre et son environnement céleste comme on le verra pour la Cyclologie; On retrouve de nos jours l'opposition entre une vision horizontale et territoriale du monde juif et une vision verticale, dynastique, bien campée au début du Chapitre V de la Genése, se présentant comme le Livre des générations d'Adam. D'un côté l'idée d'un peuple juif ayant les mêmes droits que tout autre peuple et de l'autre, l'idée d'une présence juive au monde par delà toute frontière. En ce sens, nous considérons Jésus comme un modéle à suivre, à "imiter" dans lequel tout Adamite tend à se reconnaitre. (Sefer toldoth Adam) Jésus affirmera qu'il est descendant d'Adam (cf Evangile selon Luc ch III) et
JHB 28 05 26
mercredi 27 mai 2026
jacques halbronn Master Class Méthodologie de la Recherche Astrologique/ Les statistiques événementielles.
jacques halbronn Master Class Méthodologie de la Recherche Astrologique/ Les statistiques événementielles.
Il y a une bonne trentaine d’années, nous avions diffusé une plaquette intitulée « L’astrologie selon Saturne », au Salon de l’Astrologue (Palais des Congrès Porte Maillot . Paris) .Ce document était axé sur le passage de Saturne sur le point vernal (0° bélier) Mais nous y indiquions que la série d’événements que nous avions suivie sur deux siècles, de 1789 à 1994 se situait plutôt en poissons qu’en bélier. Il nous aura fallu attendre 2026 pour comprendre ce décalage. En 2003 (http://ramkat.free.fr/ashalb14.html nous avions opté pour la conjonction de Saturne avec les étoiles fixes royales (Aldébaran, Régulus etc) pour tenter d’expliquer le décalage entre bélier et poissons.
Quelle leçon tirer d’une telle observation? Que la recherche astrologique ne doit pas se soumettre à un modéle préétabli., que cela tienne au découpage zodiacal ou aux conjonctions planétaires car l’on risque de manquer des événements socio-historiques majeurs, mésaventure qu’aura connue André Barbault, au lendemain de 1989 et du démantélement du bloc communiste. Barbault n’aura pas su qualifier de décolonisation ce qui s’était déroulé sous ses yeux et le relier au démantélement de l’empire colonial français 30 ans plus tôt, dans le même secteur zodiacal, Saturne se trouvant dans les deux cas à la même position, au début du signe du capricorne/ Apparemment, l’engagement communiste de Barbault l’empéchait de faire un tel rapprochement entre 1960 et 1989. De même, certains rechigneront à qualifier d’invasion ce qui se produisit en 1967 et 1939, en raison de leur engagement sioniste….Or, il est essentiel que le chercheur en astrologie ne connaisse point ce type de blocage, de biais idéologique!
Ce n’est que récemment qu’il nous aura été possible d’élaborer un nouveau modéle en passant d’un Zodiaque à 12 signes à un zodiaque à 8 signes, sur la base d’une division en 2 et non en 3 des arcs saisonniers, accordant la plus grande importance au passage de Saturne sur le quinzième degré des signes fixes.(15° taureau, lion etc), point négligé jusques alors. Nous avons fini par considérer les axes saisonniers ( équinoxes; solstices) non plus comme un début de phase mais comme un pic de phase, ce qui conférait aux signes mutables un rôle majeur d’antichambre au signe cardinal, d’où le cas des Poissons précédant le Bélier, ce qui correspondait à nos observations exposées dans notre Astrologie selon Saturne. Cela valait pour le Sagittaire (notre signe solaire) précédant le Capricorne, et cela permettait de prendre en considération l’avénement de Gorbatchev, 3 ans 1/2 plus tôt en 1985., fin scorpion -début Sagittaire. C’est ainsi que les 45 degrés précédant le passage de Saturne sur l’un des axes saisonniers, revétiraient dès lors une importance majeure, conduisant le chercheur à aller en amont de l’événement étudié lequel serait la résultante du passage de Saturne sur le 15e degré du signe fixe (correspondant d’ailleurs peu ou prou aux étoiles fixes royales, cf supra) On pourrait même parler d’une phase ascendante de Saturne entre le 15° degré fixe et le 0° cardinal, et d’une phase decroissante de Saturne entre le 0°cardinal et le 15°fixe suivant, ce qui aboutirait au lendemain de 1989 à la dissolution de l’URSS, dans les derniers jours de 1991, lors de l’entrée de Saturne en verseau, signe fixe. La boucle étant ainsi bouclée, de 1985 à 1991 avec l’entrée dans un nouveau cycle de 15 ans. C’est dire que les deux fétiches de Barbault, le cycle Saturne-Neptune et l’indice cyclique se trouvaient définitivement disqualifiés et impropres. A bon entendeur salut! En tout état de cause, tous les 7 ans, de nouveaux enjeux se présentent de par le monde et il importe de se focaliser sur le retour de Saturne sur le 15e degré d’un des 4 signes fixes comme point de départ d’un nouveau cycle événementiel et existentiel. Le passage de Saturne sur le 0° degré d’un des 4 signes cardinaux exige de se reporter en amont comme en aval au 15° degré fixe qui précéde et qui succéde, ce qui correspond à une structure triangulaire.
JHB 27 05 26
lundi 25 mai 2026
jacques halbronn Master Class Astrologie Septénale (7) et triangulatoire (Delta)
jacques halbronn Master Class Astrologie Septénale (7) et triangulatoire (Delta)
On étudiera avec notre nouvelle méthode triangulaire la période 2000-2028 puis la période 1933 -1992. On aura compris que le commencement et la fin de chaque période triangulaire ne correspondent pas à la tonalité de l’axe central des triangles.
TABLEAU DES TRIANGULATIONs 2000- 2028
La méthode des triangulations permet de mettre les événements en perspective, tant en amont qu’en aval, couvrant ainsi systématiquement des périodes de 7 ans. Il importe notamment de déterminer si tel événement commence un cycle ou bien en est la conclusion.
C’est ainsi que le grand Colloque de 2004 sur l’axe solsticial, en cancer a été préparé par le Colloque MAU-CURA-RAO de fin 2000 avec Saturne en taureau et a passé le relais en 2007 avec un nouveau triangle couvrant 7 années jusqu’en 2014 autour de l’axe équinoxial en balance en 2009. C’est notamment la période de Téléprovidence et d’une couverture du monde francophone, culminant avec le Congrès de Montréal. Le triangle C correspond selon nous à l’ascension d’Emmanuel Macron, élu à la Présidence de la République en 2017 avec Saturne passant sur l’axe solsticial, ce qui indiquait le besoin d’un dépassement des anciens clivages partisans, au dessus de la mélée. Le triangle D du fait de son équinoxialité, à la pointe du triangle, correspond à la dissolution de l’Assemblée Nationale par Macron en 2024 et à son alliance au sein du Nouveau Front Populaire.(avec LFI et Mélanchon). Les périodes équinoxiales sont marquées par des rapprochements problématiques, ce qui est le cas en 2026, avec Saturne repassant en bélier, avec l’intervention USA-Israel face à l’Iran et ses alliés.
triangle A : mi-taureau- 0° cancer- mi lion 2000-2004-2007 Axe solsticial
triangle B mi-lion- 0° balance–mi Scorpion 2007-2009- 2014 Axe équinoxial
triangle C mi-Scorpion- 0° Capricorne- mi-Verseau 2014-2017 2021 Axe solsticial
Triangle D mi-verseau -0° Bélier- mi-taureau 2021- 2025- 2028 Axe équinoxial
Rappel Les phases à dominante (point du triangle) solsticial correspondent à un retrait de la puisance dominante alors que celles à dominante équinoxiale correspondent à un processus d’occupation.
l933 Hitler chancelier Saturne verseau.Annexion Sudétes 1938 Colonisation de la France. 1940
1941 Défaite allemande Stalingrad (taureau). Débarquement en Normandie (44) Partition du mandat britannique en Palestine(1947) Axe solsticial (Cancer).
1954 Guerre Algérie. Décolonisation de l’empire français triangle à la pointe solsticiale Début 15° Scorpion
1963 Phase équinoxiale Traité franco-allemand de l’Elysée Saturne à 15° verseau. Guerre des Six jours 1967 (Saturne bélier) jusqu’à Saturne à 15° taureau 1971.
1971 Début 15° taureau. Pointe solsticiale du triangle en cancer. 1977 Saturne en lion. Israel renonce au Sinai. 1975. Fin 15° Lion
1977 Saturne en lion Pointe du triangle en balance.Phase équinoxiale. Invasion soviétique de l’Afghanistan Fin Saturne en scorpion
1985 Saturne à 15° scorpion. Gorbatchev. Décolonisation soviétique (1989) triangle à la pointe solsticiale (0°capricorne).
JHB 28 05 26
dimanche 24 mai 2026
jacques halbronn Astrologie Septénale. Triangulation: axes saisonniers au sommet et non au début
jacques halbronn Astrologie Septénale. Triangulation: axes saisonniers au sommet et non au début
Il nous faut corriger une erreur de modélisation: le passage de Saturne sur les axes saisonniers ne déterminent pas le début d’un signe mais son point culminant. Il y a une trentaine d’années, dans notre Astrolologie selon Saturne, nous avions noté que l’événementialité ne débutait sur le point vernal mais sensiblement plus tot en poissons. Mais nous n’avions pas à l’époque appliquer le mode de triangulation qui aurait placé le passage de Saturne en signe cardinal en milieu de phase et non pas en début de phase ou de signe. Soit un décalage de plusieurs années dans le repérage des 8 signes de 45°. Excusez du peu, tant au début de la phase qu’à sa fin. Tout se trouvait ainsi décalé.
Ce ne serait plus désormais le 0° bélier mais le 15° Verseau qui serait à considérer et ainsi de suite… La croix des fixes serait la base de notre repérage et non plus la croix cardinale qui signalerait le passage à la phase 2 du signe et non plus à la phase 1. Mais un tel décalage était également susceptible de fausser notre description des phases vu que le contenu des dites phases s’en trouvait décalé de 45°. Les équinoxes et les solstices ne déterminent donc plus les changements de phase et convient-il – alors de parler de phases équinoxiales et solsticiales? Le probléme recoupe le débat posé par l’astrologie sidéraliste (Dorsan, Marie Delclos, Labouré, J. de Lescaut etc FAS, Fédération des astrologues sidéralistes)
Dans l’immédiat, on s’en tiendra aux appellations actuelles. En phase équinoxiale de Saturne (débutant donc en signe fixe) cela favorise les expansions, les dépassements alors qu’en phase solsticiale, cela favorise la verticalité et la distanciation. C’est ainsi que le démembrement des empires serait d’ordre solsticial tandis que leur constitution ou reconstitution serait d’ordre équinoxial. Actuellement, le passage de Saturne en bélier aura donc été préparé dès son passage à 15° verseau en 2022 pour culminer en 2025-26.(avec une rétrogradation) Ce passage aura amélioré la compatibilité et le sens du compromis entre formations politiques. C’est ainsi que Gorbatchev est arrivé au pouvoir en 1985 et donc les événements de 1989 n’en sont que la conséquence.
JHB 24 05 26
samedi 23 mai 2026
jacques halbronn Astrologie septénale et écliptique divisé en 8 signes de 45 degrés/ Cas du serpentaire (Ophiucus). Nouvelle méthodologie.
jacques halbronn Astrologie septénale et écliptique divisé en 8 signes de 45 degrés/ Cas du serpentaire (Ophiucus). Nouvelle méthodologie.
Selon nous, on sera passé à un certain moment, de 8 à 12 signes ou secteurs/ La constellation du Serpentaire se situe en 9e position et porte donc la trace d’une telle addition au delà du huitiéme signe: C’est d’ailleurs, sous le signe d’Ophiucus que nous serions nés, en date du Ier décembre:
t.
Serpentaire ou Ophiuchus : c'est quoi ce "treizième signe" astro ?
© 123RF
sur le web
Le Serpentaire (ou Ophiuchus) : la 13ème constellation du zodiaque
Le Serpentaire, appelé également Ophiuchus selon la mythologie grecque, est symbolisé par un homme portant à bout de bras un serpent. On trouve aussi un reptile entourant un bâton et ressemblant au caducée, symbole du corps médical et des pharmaciens. Cette constellation est traversée par le soleil entre le 29 novembre et le 18 décembre de notre calendrier. Voilà ce que nous dit l’astronomie. Et du côté de l’astrologie ?
Quel est votre nouveau signe astrologique depuis l’apparition du Serpentaire ?
Avec l’arrivée du Serpentaire, l’attribution des signes astrologiques s’est vue totalement bouleversée. Voici les nouvelles dates pour vous permettre de déterminer votre (véritable ?) signe :
Entre le 18 avril et le 12 mai ? Bélier. 1
Entre le 13 mai et le 20 juin ? Taureau. 2
Entre le 21 juin et le 19 juillet ? Gémeaux 3.
Entre le 20 juillet et le 9 août ? Cancer. 4
Entre le 10 août et le 15 septembre ? Lion 5.
Entre le 16 septembre et le 29 octobre ? Vierge 6 .
Entre le 30 octobre et le 22 novembre ? Balance 7 .
Entre le 23 novembre et le 28 novembre ? Scorpion 8.
Entre le 29 novembre et le 17 décembre ? Serpentaire.
Entre le 18 décembre et le 19 janvier ? Sagittaire.
A un certain stade,, comme le note Cyril Fagan, les astrologues grecs auront cru bon de diviser le mouvement diurne en 8 secteurs, renonçant ainsi ,, en faveur d’une division en 12, alignée sur les 12 constellations zodiacales, à une division en 8 de l’écliptique, ce qui est la base de notre Astrologie Septénale. Encore au XVIIe siècle, l’on désignait les signes en tant que ‘maisons » (Nicolas Bourdin,Eustache Lenoble), ce qui induira en erreur un Patrice Guinard qui associera la formule au thème de nativité.(cf notre dernière étude sur ce chercheur) dans le cadre de son étude érudite sur la fortune de l’octotopos (site du CURA; 2020)
Eustache Lenoble Uranie ;
« Ainsi le Soleil a pour maison le Lion, pour exaltation le Bélier, pour décadence le Verseur d’eau, & pour chute la Balance. La Lune a pour maison l’Ecrevisse »
Pour nous, les configurations ne sont pas fonction des degrés mais des signes, ce qui modifie sensiblement la méthodologie prévisionnelle en lui accordant une plus grande marge de manoeuvre. Des événements survenant dans le même signe divent se ressembler et se recouper, quelle que soit la distances dans le temps et dans l’espace, ce qui permet d’instaurer un continuum d’un nouveau type. L’astrologie saturnienne est vouée à remplacer pour le grand public l’astrologie solaire et s’axe non plus sur le mois de naissance mais sur les phases de Saturne qui déterminent un certain climat général, partagé par tous. C’est Marie Louise Sondaz qui aura lancé cette mode du signe solaire natal en France, dans la ligne du Brittanique Richard Naylor:
« En 1937, Naylor avait développé un système utilisant les 12 signes solaires ( signes astrologiques ) qu’il appelait « Your Stars ». Ce système simplifié d’astrologie permettait de faire douze prévisions basées uniquement sur la date de naissance du lecteur. »
Auparavant, l’on faisait dans la presse des prévisions identiques pour tout le monde, ce qui selon nous, était plus valable, quitte à considérer le critère du genre et non celui de la naissance. Ce syncrétisme entre prévisions mondiales et thème natal aura été préjudiciable à l’Astrologie contemporaine. On peut donc regretter que Patrice Guinard ait suivi cette voie en comprenant, anachroniquement, le mot « maison » comme renvoyant au théme natal, ce qui constitue un dévoiement.
Il importera donc que le public se familiarise avec la division en 8 secteurs égaux du cycle de Saturne de 28 ans, étant entendu qu’il n’existte que 4 cas de figure à connaitre au sein d’un demi-cycel de 14-15 ans.
JHB 23 05 26
jacques halbronn Les piéges de la recherche astro-prophétique. La carence citique de Guinard
jacques halbronn Les piéges de la recherche astro-prophétique. La carence citique de Guinard
Nous avons rencontré Guinard en 1983, dans ses 25 ans, lors du congrès de Nantes que nous avions organisé avec Alain de Chivré et donc pendant une quarantaine d'années, nous sommes restés en contact et avons pu observer l'avancement de ses activités tant en astrologie que dans le champ cenurico-nostradamique dans lequel il se sera investi à la fin de sa vie. Disons d'emblée que selon nous Guinard aura été un chercheur malheureux dans tous les domaines concernés mais cela vaut certainement la peine d'analyser ses errances qui sont celles de bien d'autres chercheurs sur ce créneau.
. Dans le cas de l'astrologie, Guinard avait été formé dans le cadre de l'astrologie conditionaliste de Nicola.Il va produire à la fin des années 90 un Manifeste à la suite de sa soutenance de doctorat, (1993) avec F. Bonnardel (Paris I). qui profitera des collections de notre Bibliotheca Astrologica".L'astrologie : Fondements, Logique et Perspectives". Dans son jury, il y avait Max Lejbowicz de la même mouvance astrologique. Force est de constater que Guinard a besoin de l'astronomie pour fonder l'astrologie, sans comprendre que l'astrologie tout au contraire doit s'émanciper de l'astronomie qui n'en est que la matière première à transmuter. Comme Nicola, il veut croire que tout le système solaire fait sens pour notre Humanité, que les astronomes, par leur découverte de nouvelles planétes, ont la clef de l'achèvement de l'astrologie, jusque là incompléte, alors qu 'elle n'a, selon nous, besoin que de Saturne pour fonctionner.De même Guinard accorde de l'importance aux 12 signes, comme Nicola, alors que l'astrologie n'a besoin que de 8 signes., liés aux axes équinoxiaux et solsticiaux et à leur division en 2 périodes. egales de 3 ans et demi chacune. Il est resté un adepte du thème natal, ce dont son maitre Nicola n'avait pas su se libérer(d'où sa participation à Astroflash). Le succés de son Manifeste autour de l'an 2000 sera du à sa thèse selon laquelle l'Astrologie reléverait d'un processus évolutif devant aboutir à son apothéose final.
Déçu par l'astrologie, Guinard aura fini, au XXIe siècle, par s'investir dans la recherche nostradamologique, suivant notre exemple mais incapable de porter un regard critique sur la succession des éditions centuriques, pas plus qu'il n'était parvenu à faire le tri de ce que l'astrologie devait garder de l'astronomie.D'où une certaine carence du sens critique qui lui fera prendre des lampions pour des lanternes. Il qualifiera de "canular" nos travaux de réévaluation de la chronologie centurique...D'où sa formule ". Halbronn et autres rêveurs de complots d'éditeurs et d'imprimeurs qui auraient antidaté la plupart des éditions". Heureusment, Gérard Morisse en 2011 aura mis les pendules à l'heure en accueillant dans la Revue Française d'Histoire du Livre un correctif en bonne et due forme de notre cru du dossier de Guinard sur Nostradamus qu'il avait laissé malencontreusement paraitre. en 2008 dans la même revue. Guinard s'était laissé tenter par la validation des prophéties pseudo- nostradamiques, ce qui avait pour effet de rendre impossible la notion d'antidatation car pour lui, tout le processus ces éditions centuriques était déjà planifié dès l'origine dans les années 1550! Guinard n'avait pas compris, en dépit de nos publications qui lui indiquaient la bonne voie (errare humanum est,perseverare diabolicum), que la production proprement due à Michel de Nostredame n'avait constitué qu'une matière première, largement retravaillée et prolongée après sa mort, survenue en 1566, puisque les quatrains eux mêmes sont des transpositions versifiées de textes en prose, à commencer par les épitres qu'il rédigea (à l'adresse d'Henri II, du pape Pie IV et de son fils César) outre le fait que certains quatrains auront subi des interpolations en lien avec les enjeux de telle ou telle époque, notamment sous la Ligue, comme nous l'avions montré en 1997 lors du Colloque Prophétes et prophéties, actes parus aux Ed de l'ENS), un corpus donc collectif et étalé dans le temps, ce qu'aura toujours refusé Guinard s'accrochant en astrologie comme en nostradamique à l'idée d'une source première intangible et indépassable. Guinard dans son étude du Dominion n'a pas compris qu'au XVIIe siècle le terme "maison" désigniait les signes zodiacaux et non les maisons astrologiques. Un Nicolas Bourdin tout comme un Eustache Lenoble (cité par Guinard) emploient bel et bien le mot "maison" pour désigner les signes, en tant que domiciles des planétes.
C'est ainsi que la division en secteurs de 45°, Guinard l'associe au thème natal et ne voit pas que cela concerne l'écliptique et le passage des planétes sur l'écliptique et non pas sur la base du mouvement diurne Patrice Guinard suit à tort Cyril Fagan lequel reprochait aux " Grecs d'avoir assimilé le Dodekatopos au zodiaque, débutant au premier degré du Bélier" Or, pourtant, ce sont les Grecs qui avaient raison!
" Les huit secteurs d'environ 45 degrés, centrés sur les Angles pour quatre d'entre eux, se succèdent dans le sens du mouvement diu"rne. Dans le dodekatopos les secteurs sont comptés à partir des Angles, qui définissent les quatre "pointes" de référence, et, illogiquement, dans le sens inverse du mouvement diurne. La triple divergence entre les deux systèmes (le nombre des Maisons, leur positionnement, et leur sens de succession) s'expliquerait par l'incompréhension du système initial, dont résulte l'élaboration relativement tardive, par les Grecs, d'une répartition duodécimale, calquée sur le modèle zodiacal. Cette assimilation factice prive l'espace domifié de ses caractères spécifiques et implique une redondance de la structure zodiacale. L'astrologue Cyril Fagan : "Les Grecs ont assimilé le Dodekatopos au zodiaque, débutant au premier degré du Bélier, en dépit du fait que les maisons se succèdent d'ouest en est, alors que les signes zodiacaux se succèdent d'est en ouest. D'où leur incompatibilité : on ne peut pas apparier douze signes et douze maisons alors qu'ils se succèdent dans un sens opposé." La leçon de l'octotopos n'a pas été oubliée à la Renaissance : Tycho Brahe expose en 1573 un système de 8 maisons de 45°, divisées à partir du premier vertical.L'octotopos est aussi utilisé en astrologie médicale par Cardan, par le mathématicien et astrologue Thomas Finck (1561-1656) dans son Horoscopographia (Schleswig, 1591), par le pionnier de l'astrologie anglaise, Christopher Heydon, dans ses journaux inédits, et par Nicholas Culpeper (1616-1654) qui l'associe au cycle lunaire et à la théorie des "jours critiques" (les 7e, 14e, 21e et 28e du cycle lunaire).Plus récemment, le docteur Hans Michel de Nuremberg a présenté un système de 8 maisons fondé sur les travaux du géophysicien F. Lehner. " JHB 23 °5 26
vendredi 22 mai 2026
jacques halbronn Master Class sur l’emprunt linguistique. Structuralisme. La synchronie comme approche de la diachronie.
jacques halbronn Master Class sur l’emprunt linguistique. Structuralisme. La synchronie comme approche de la diachronie.
Depuis une cinquantaine d’années, nous avons accordé la plus grande attention à la question de l’emprunt linguistique, qui nous est apparu à la fois comme un signal et une cause de dysfonctionnement, de pathologie, d’aliénation pour une langue. Nous nous intéresserons ici à la thèse Nouveau Régime que nous avions préparée sous la direction de Louis Jean Calvet, laquelle s’est trouvée en butte, malgré l’avis favorable du directeur, à un blackboulage de rapporteurs, à la veille de la soutenance,à savoir Frederic Francois et Haym Vidal Sephiha en 87 et deux ans plus tard, ce qui était assez désespérant. On se fixera ici sur notre Essai de description critique du systéme du francais à la lumière des relations interlinguistiques. on notera l’usage du mot « systéme »/
sur le web
»Les langues forment donc des « systèmes », autrement dit des ensembles autonomes qui contiennent de façon intrinsèque leurs règles de fonctionnement. Mais, ce faisant, Saussure doit admettre que les signifiants ne peuvent désigner des choses, mais seulement des « concepts ».
Pour nous, l’approche structuraliste, synchroniste sous tend et prolonge l’approche diachronique et c’est probablement notre position qui expliquerait certains barrages signalés face à la perspective de ma soutenance annoncée (Université Paris V). C’est ainsi que le structuralisme présuppose, selon nous, l’existence d’un plan, d’un projet caractérisés par une géométrie, une symétrie à reconstuer quand celle ci est prise en défaut Autrement dit, la synchronie interpelle la diachronie quand elle revéle du dysfonctionnement. Or, les historiens sont souvent assez laxistes sur ce plan là, persuadés que les choses évoluent de facon assez aléatoire! Ce que redoutent, épistémologiquement, les historiens, c’est le vide documentaire. En effet, notre approche débouche sur la mise en évidence d’états « pré-historiques », non répertoriés, qui relévent d’une certaine spéculation, d’un « raisonnement », d’une logique qui n’est peut être pas le point fort de la mouvance historienne! Nous avons d’ailleurs rencontré le même type de résistance dans le domaine textologique. à propos de notre thèse d’Etat en Histoire/ Littérature francaise. (Le texte prophétique en France) Paris X) quand nous avons mis en évidence des éditions antidatées, contrefaites montrant ainsi que les corpus centurique relevait de l’histoire des supercheries littéraires.(cf article supercherie, Wiktionnaire)
Sur le web
1. Exploration du champ d’investigation de la Textologie
« La textologie est encore une discipline linguistique peu explorée par des chercheurs et des critiques qui n’arrivent pas toujours à bien définir ses principes, à bien circonscrire ses frontières et à bien cerner son objet d’étude. Cet exercice est rendu difficile par le fait que la Textologie éclot dans un contexte dominé par « l’analyse du discours », « l’analyse textuelle » et « l’explication de texte » : trois disciplines adjacentes qui, selon Jean-Michel Adam (2005 : 60), « souffrent d’un manque de réflexion relatif à l’établissement de leur objet d’étude »
Pour nous être doué de raison, c’est être capable de raisonner, de construire et de suivre un raisonnement et c’est là une vertu bien peu partagée!
Dans le domaine linguistique comme dans le domaine astrologique, nous avons été capable de reconstituer des états qui découlaient de ceux qui nous étaient parvenus selon une méthodologie rappelant celle de Cuvier à partir d’un seul os.
JHB 22 05 26
Fortune du prophétisme d’Antoine Crespin Archidamus par Jacques Halbronn (2005)
ANALYSE
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Fortune du prophétisme d’Antoine Crespin Archidamus (20à5)
par Jacques Halbronn
Force est de constater que le texte centurique est doué d’une certaine force d’évocation et ce n’est pas sans raison qu’il a suscité autant d’intérêt au cours des siècles. La question qui se pose est la suivante : qui est l’auteur de ce texte ou en tout cas d’une partie significative de celui-ci ? La plupart des nostradamologues répondent : Michel de Nostredame. Qu’on nous permette d’en douter ! Nous exposerons ici la thèse Crespin. En effet, la meilleure façon pour déterminer qui est l’auteur d’un texte, c’est encore de rapprocher le dit texte de l’ensemble des oeuvres de tel ou tel auteur et il nous semble que Crespin donne, de ce point de vue, plus satisfaction que Michel de Nostredame, quand bien même viendrait-il après lui chronologiquement. En ce sens, le disciple, plus ou moins patenté, aurait dépassé le maître.
La thèse la plus souvent admise est que Crespin aurait intégré dans ses oeuvres des quatrains ou des versets des Centuries, c’est implicitement celle qui est soutenue par Pierre Brind’amour dans son édition des Premières Centuries (Genève, Droz, 1996, p. XXVI). Toutefois, cette thèse fait problème et il nous semble, désormais, nécessaire de l’inverser, c’est-à-dire de considérer que ce sont les Centuries qui ont emprunté à Crespin, avec ou sans la complicité du dit Crespin. Si Crespin est un faussaire, il l’est aussi par son rôle dans la fabrication des Centuries comme étant l’oeuvre de Michel de Nostredame. Décidément, Crespin est une pièce maîtresse pour resituer la genèse du phénomène centurique et nous mêmes n’avons pas su en prendre immédiatement toute la mesure, comme il ressort de la lecture de nos Documents Inexploités sur le phénomène Nostradamus (Feyzin, Ed. Ramkat, 2002) qui n’étaient pas encore tout à fait parvenus à se dégager d’un certain schéma préexistant.
Le cas de l’Epître à Henri II
En vérité, nos positions telles qu’exprimées, il y a maintenant trois ans, n’étaient pas excessives mais bien au contraire bien timorées. Nous signalions alors (pp. 52-53) le témoignage de Crespin concernant la parution de l’Epître de juin 1558 au Roi. Or, à y regarder de plus près, il n’est pas question dans les passages que nous reproduisions de divers textes de Crespin (notamment dans son Epître à Catherine de Médicis (“la royne mère”) d’une quelconque Préface placée en tête de Centuries :
“& si tu ne veux croire à la dicte conjonction de Saturne à Jupiter, que sera au dict an 1583. Regarde à une Prophétie qui est faicte le XXVII. Jour de Iuin, 1558.à Lyon, dédiée au feu Henry grand Roy & Empereur de France, l’Autheur de laquelle Prophetie est mort & décédé.”
D’abord, l’Epître centurique à Henri II - que nous connaissons - n’est pas située à Lyon mais à Salon de Provence. Ensuite, elle ne comporte pas de référence explicite à la grande conjonction Jupiter-Saturne attendue pour 1583. Il n’est pas ici question d’une Préface mais d’une Prophétie à part entière qui semble avoir été publiée pour elle-même et sans addition. Comme quoi, l’on se précipite un peu vite et on ne retient que le passage qui nous convient, ce qui vaut aussi bien entendu pour l’interprétation des quatrains où un mot est sorti de son contexte. En ce début des années 1570, Antoine Crespin, par ailleurs, ne cite pas ici le nom de Nostradamus mais se contente de préciser que l’auteur de la dite Prophétie est mort.
Indiscutablement, cette Prophétie va par la suite inspirer l’Epître à Henri II en tant que présentation d’un lot de Centuries - et encore pas forcément dans les conditions qui prévaudront par la suite - la date du 27 juin 1558 sera maintenue mais pas le lieu. Quant au contenu, il sera probablement maintenu partiellement tant il est vrai que cette Epître offre un caractère composite qui trahit le fait qu’elle n’a pas été conçue d’un seul tenant. Rappelons qu’une autre Epître datant, elle aussi, de 1558 (14 Août), et une fois de plus se présentant comme faite à Salon, et attribuée à Nostradamus constitue, avec un autre dédicataire (le vice-légat d’Avignon), les Significations de l’Eclipse de 1559.
Selon nous, en ce tout début de la décennie 70 du XVIe siècle, le corpus centurique n’a pas encore été établi même si certaines pièces sont déjà en place, mais sous des formes sensiblement différentes de ce qu’elles deviendront quelque temps plus tard, dans le courant de la dite décennie.
C’est bien entendu le cas de la matière même des quatrains dont une partie se trouve déjà chez Crespin et dont nous ne pensons pas qu’il s’agisse d’une compilation d’une quelconque édition des Centuries et certainement pas, comme le soutiennent Patrice Guinard et Robert Benazra, d’une combinaison bien improbable de l’édition à 4 Centuries Macé Bonhomme 1555 et du second volet de l’édition Benoist Rigaud 1568, ce qui permettrait d’expliquer l’absence de versets issus des Centuries V-VII chez Crespin. Cela ne signifie pas pour autant que Crespin n’ait pas compilé quelque texte pour produire cette matière mais il ne l’a pas fait à partir de Nostradamus mais de quelque autre document, vraisemblablement même pas prophétique, peut-être quelque livre d'Emblèmes, que notre ami Patrice Guinard nous déclare avoir retrouvé.
Cette analyse ne remet pas pour autant en question la thèse d’une édition posthume comportant une Epître de Nostradamus à Henri II et introduisant les Centuries mais nous apporte des éléments nouveaux sur la genèse de la dite Epître.
Le matériau centurique pris à Crespin
On commencera par ce passage de l’Epître que Crespin adresse à Charles IX dont on connaît deux éditions, l’une à Paris chez Martin le Jeune et l’autre à Lyon chez le libraire Benoist Rigaud en personne, lequel est censé avoir publié en 1568 une fort improbable édition à dix centuries qui serait due à Michel de Nostredame. Ce même Benoist Rigaud avait déjà publié, du vivant même de Michel de Nostredame la Prognostication ou révolution avec les Présages pour l’an mil cinq cens soixante cinq de Mi. de Nostradamus.C’est peut-être pour cela qu’on lui assigna la publication de l’édition de 1568. Toujours est-il que le frontispice de l’ouvrage en question comporte le même personnage mesurant le globe terrestre avec un compas que celui qui figure sur la page de garde des Prophéties par l’astrologue du très Chrestien Roy de France (Antoine Crespin) Lyon, François Arnoullet.1 Entre les divers disciples, pour le moins, des codes communs.
Epître à Charles IX Extrait de l’Epître
Epistre dédiée à Charles IX avec sixain en page de titre :
“O Roy très invincible & la Majesté de Messeigneurs les Ducs d’Anjou, & d’Alançon, voz frères & le Pape de Rome, ensemble tous ses adherans & Messieurs de la Justice; & en general tout vostre peuple & tous les Princes & peuples de l’Europe, Soyez avertis que nous avons contemplé les neuf Climats de la terre, par les mouvements agilles du Firmament, que pour la negligence des Europiens, sera passage à Mahommet ouvert, la terre sera de sang trempée, les ports de Mer seront de voilles & Nefs couverts, l’ennemy, l’ennemy, foy promise ne se tiendra, les captifs retournez : soubz edifice Saturnin, trouve urne d’or, Capion ravi & puis rendu, Classe adriatique, citez vers la Tamise le quart bruit, blesse de nuict les reposans. Venus Neptune poursuivra l’entreprise, seres pensifz, trop les opposans. Vienne le temps que la vertu & regne florissant, tout par tout oste le vice: banny les moeurs, amendant les humains & inhumains faux & desbordez.”
Quels recoupements et ceux-ci se situent-ils toujours hors des Centuries V-VII ?
I, 18
Par la discorde negligence Gauloise
Sera passaige à Mahommet ouvert
De sang trempé la terre & mer Senoise
Le port Phocen de voiles & nefz couvert
Un quatrain centurique, certes, mais avec des variantes importantes.
Prognostications pour 1571
On retrouve une partie de ce texte en exergue des Prognostications avec ses présages pour MDLXXI, Paris, Robert Colombel :
L’ennemy, l’ennemy, foy promise
Ne se tiendra le captif retourne
Soubz edifice Saturnin trouvé urne
D’or Capion ravy & puis rendu
X, 1
L’ennemy l’ennemy foy promise
Ne se tiendra les captifs retenus
VIII, 29
Soubz l’edifice Saturnin trouvee urne
D’or Capion ravy & puis rendu
Voilà qui montre que cette prose pouvait fort bien se présenter sous forme de quatrain mais on notera l’absence de rime entre promise et rendu.
Mais le passage en question se termine sur un quatrain dûment rimé - ce qui nous permet d’en affirmer l’existence - et qui correspond au quatrain d’almanach pour octobre 15552, en fait dans la Prognostication pour 1555 - puisqu’il semble qu’initialement les quatrains mensuels aient figuré dans une Pronostication et non dans un Almanach, et ce probablement à la rubrique des Lunes qui fait suite à l’étude des saisons - mais avec des versets autrement disposés :
Venus Neptune poursuivra l’entreprinse
Serrez pensifs, troublez les opposans
Classe en Adrie, citez vers la Tamise
Le quart bruit blesse de nuit les reposans
Au lieu, chez Crespin, de :
Classe adriatique, citez vers la Tamise
Le quart bruit, blesse de nuict les reposans
Venus Neptune poursuivra l’entreprise
Seres pensifz, trop les opposans.
Mais ce même quatrain se trouve également dans le faux almanach Barbe Regnault pour 1563 (Bibl. Municipale de Lille) et cette fois avec le même agencement :
Clase en Adrie, citez vers la taminse
Le quart bruict blesse de nuict les repossant
Venus Neptune poursuivra l’entreprinse
Serrez, pensifs trouble les opposans
On relèvera simplement la variante : Classe adriatique pour classe en Adrie.
Ce quatrain est toutefois attesté en anglais dans un almanack pour 1563 :
Navy in Adrye toward the tamyse
The fourth brut hurteth them & rest in the night
Venus Neptune shall poursue entrepryse
Harde/ the pensyfe shall trouble the contrary
Il s’agirait donc de la traduction anglaise du faux almanach pour 1563, constitué de quatrains issus de divers almanachs et qu’il conviendrait évidemment de dater différemment. Ce sont en effet tous les quatrains du dit almanach qui sont ainsi traduits ainsi que tous les commentaires journaliers du calendrier.
Mais pourquoi Crespin reprend-il le quatrain “Tamise” sous la forme de l’almanach 1563 Barbe Regnault ? A n’en pas douter, la prose de Crespin dissimule des quatrains mais cela ne relève pas nécessairement d’un emprunt aux Centuries mais bien plutôt, selon nous, cela nous révèle une production versifiée propre au dit Crespin et dans laquelle les Centuries puisèrent. Avec le cas du quatrain “Tamise”, on est en face d’un autre cas de figure, un mélange de quatrains des almanachs avec d’autres quatrains qui ne sont pas encore centuriques, mélange que l’on retrouvera dans le Janus Gallicus. Il semble bien qu’en 1571, date de la rédaction de l’Epistre de Crespin à Charles IX, le faux Almanach pour 1563 ait été publié. Il a été signalé que l’Epître à François de Lorraine, mort en 1563, l’année prétendue de la publication du dit almanach, qui s’y trouve est proche de celle de Nostradamus à Henri II.3 Or, Crespin atteste en 1573, dans son Epître à la Reine mère, Catherine de Médicis, de la parution d’une Epître à Henri II en date de juin 1558. Nous avions contesté la date de 1563 qui aurait laissé entendre que la dite Epître à Henri II serait parue avant 1566 mais cela ne nous fait pas problème de la situer au tout début des années 1570, en tant qu’oeuvre présentée comme posthume. Il n’y aurait donc rien de très surprenant à ce que l’on ait imité, peu après sa parution, cette Epître au défunt Roi comme le montre ce passage de l’Epître non datée au défunt duc de Guise : “m’a faict prendre l’audace vous vouloir consacrer ce mien petit Ephemeris” etc. Il est d’ailleurs bien possible que Crespin ait joué un certain rôle dans la fabrication du dit Almanach, ce qui expliquerait qu’il en reprendrait des quatrains remaniés à sa façon. En fait, on ne connaît la première mouture de l'Epître de juin 1558 à Henri II, laquelle n’introduisait pas encore, selon nous, de centuries, que par la dite Epître au duc de Guise tout comme on ne connaît le texte de la première Epître à César - non centurique selon nous au départ - que par les éléments que nous en transmet Antoine Couillard, dans ses Prophéties (1556). Il ne suffit pas de ne garder que ce qui se retrouve dans les moutures suivantes car il peut y avoir des passages qui n’ont pas été conservés par la suite.
Passons à un sixain figurant chez Crespin, en exergue de cette même Epître dédiée à Charles IX :
Le neuf Empire en desolation
Sera changé du Pole aquilonaire
De la Sicile viendra l’emotion
Troubler l’emprinse à Philip tributaire
Le successeur vengera son beau-frère
Occuper regne soubz umbre de vengeance.
Là encore, pas de rimes, cette fois, entre “beau-frère” et “vengeance”.
Ce beau-frère, qui est ici invité à prendre le parti de la France, cela pourrait bien être l’époux de la duchesse de Savoie, soeur d’Henri II et dont Crespin se dit l’astrologue, et quant à Philip, il semble bien qu’il s’agisse là de Philippe II, vainqueur à Saint Quentin du roi de France en 1557.
Quels recoupements, cette fois, avec les Centuries ?
VIII, 81
Le neuf Empire en desolation
Sera changé du pole aquilonaire
De la Sicile viendra l’esmotion
Troubler l’emprise à Philip tributaire
Tout un quatrain à l’identique !
X, 26
Le successeur vengera son beau-frère
Occuper regne souz umbre de vengeance
Signalons, par ailleurs, un passage de la Prognostication generale pour l’année MDLXXV, parue à Lyon chez Jean Huguetan ainsi qu’à Rouen, adressée conjointement à Henri III et à son “dauphin” François d’Alençon, après la mort de Charles IX :
“Le Roy Gaulois par la Celique dextre, voyant en discord la grande hierarchie sur les trois parts fera florir son sceptre. Contre la cape de la grand monarchie montera contre un griffon Viendra le Roy d’Europe accompagné de ceux de l’Aquilon. De rouge & blanc courra grand trouble, troupe allant contre le Roy de Babilon. Le vieux monarque dechassé de son règne. A l’Orient son secours ira querre, par peu de croix payera son enseigne (...) Le grand Scirin (sic) saizie d’Avignon (...) Car siecle approche de renouvellation”
III, 47
Le vieux monarque dechassé de son regne
Aux Orients son secours ira querre
Pour peur des croix ploiera son enseigne
En Mityléne ira par port & par terre
Le dernier verset ne figure pas chez Crespin.
X, 86
Comme un gryphon viendra le roy d’Europe
Accompagné de ceux d’Aquilon
De rouges & blancz conduira grand trouppe
Et yront contre le roy de Babilon
Il s’agit probablement de la vision de Crespin prophétisant l’alliance de la France et de l’Allemagne contre les Turcs. Crespin fut frappé par le mariage de Charles IX avec la fille de l’Empereur, Elisabeth d’Autriche à laquelle il consacre, en 1571, une Epître demonstrative, Paris, Nicolas du Mont. Dans l'Epître au Roi, Crespin du fait que “Le lys (est) avec la confederation de l’aigle” - Aigle, en latin, aquila (aquilon) - annonce la prise de Constantinople, ce qui conférera l’Empire au roi de France. Mais Charles IX décédé en 1574.
IX, 41
Le grand Chyren soy saisir d’Avignon
I, 16
Le siecle approche de renovation.
On notera la forme “renouvellation” chez Crespin. Par siècle, il faut entendre ici le grand cycle (800 ans) de la grande conjonction Jupiter-Saturne, attendu pour les années 1580, en signe de feu. Cette configuration attendue dans le signe du bélier se manifesta en fait, à quelques degrés près du zodiaque, dans le signe des Poissons, le signe d’avant, mettant en cause la validité même de ce vénérable système.
II, 69
Le Roy Gaulois par la Celtique dextre
Voiant discorde de la grand Monarchie
Sur les trois parts fera florir son sceptre
Contre la cappe de la grand Hierarchie
Inversion : “Monarchie” et “Hierarchie”.
On a là un matériau qu’on ne retrouve pas toujours dans les Centuries qui aurait fort bien pu s’y trouver car il est de la même veine.
Prognostication pour 1575
Extrait de l’Epître 1 Extrait de l’Epître 2
Les Prophéties dédiées à la Nation Françoise etc
Epître 1574 Extrait de l’Epître
Il pourrait s’agir d’un faux Crespin, le privilège citant Crespin accordé à François Arnoullet étant de 1569 alors que les éditions qui nous sont parvenues sont datées de 1572. En effet, on trouve une telle série d’adresses mais avec un contenu non nostradamique également dans l’Epistre de Profetie (sic) de paix qui doit venir au Royaume de France sans dissimulation, qui régnera plus de trois cens ans, Lyon, Jean Patrasson (BNF) :
A la Royne mère du Roy (Catherine de Médicis)
A la Royne de France
A Messieurs les Frères du Roy
A ma Dame de Savoye
A ma Dame de Lorraine
A monsieur l’Amiral
A Mons. le Maréchal d’Anville
A M. le Cardinal d’Armagnac
A Monsieur l’Evesque de Grenoble
A. M. de Mandelot
A M. De Gorde
A M. Le Comte de Tournon
A M. De Montbrun
A tous les Princes & Princesses de la Chrestienté
Au Grand Turc
“Aux Juifs exécrables & à tous ceux qui donnent conseil injustement de ruiner le peuple. Par l’astrologue du Roy Archidamus. Il vous annonce votre ruine & deshonneur car le siècle approche de renouvellation”.
Cette formule se trouve également dans les Prophéties à la Puissance Divine, suivie d’un texte du même acabit mais sensiblement plus long puisqu’il couvre à lui seul une page entière.4 En fait, c’est ce texte sur les Juifs qui constituerait la seule raison d’être de toute cette publication, hormis peut-être telle ou telle adresse allant dans le même sens.
PPD, Crespin 1572 Extrait des PPD
Il n’est pas impossible que les dites Prophéties à la Puissance Divine, portant la date de 1572, du moins sous la forme qui nous est parvenue, soient une contrefaçon de l’Epître de Profétie de Paix, faite à Grenoble le 24 décembre 1573. En effet, le contenu des adresses est très différent et dans ce dernier cas, ne comporte aucun élément centurique. En revanche, les Prophéties à la Puissance Divine débutent par ce qui sera connu comme le premier quatrain de la première Centurie, quatrain récurrent dans la littérature “pré-centurique”. Il faudrait dès lors dater les Prophéties à la Puissance Divine de 1574 au plus tôt. La question qui se pose est la suivante : les passages figurant dans les dites Prophéties sont-ils extraits des Centuries ? Le hic, c’est que les adresses sont constituées de quatrains issus en partie de Centuries exclues des éditions de la Ligue. Or, il existe un faux indubitable, la Prophétie Merveilleuse de 1590, parue chez Pierre Ménier, un des libraires s’étant le plus soucié de faire paraître les Centuries sous la Ligue - on a deux éditions, une datée, une non datée. On y voit Crespin faire allégeance à celui que l’on appelait Charles X, un oncle cardinal d’Henri de Navarre. Les positions planétaires des années 1580, si chères à Crespin, y sont tout simplement transposées pour la décennie suivante, ce qui leur ôte toute assise astronomique.
L’identité de Crespin
Que savons-nous au demeurant de Crespin sinon qu’il emprunta d’abord le “titre” Nostradamus pour lui préférer celui d’Archidamus ? Dans sa Prognostication avec ses présages pour l’An MDLXXI, Paris, Robert Colombel (BNF), Crespin se présente comme étant “de Marseille en Provence” et pas encore au service de la soeur d’Henri II, la duchesse de Savoie, son mariage ayant été une des conséquences du Traité du Cateau Cambrésis de 1559. Il est médecin ordinaire de Monseigneur le Comte de Tande, Admiral du Levant, personnage auquel avait eu affaire Michel de Nostredame, provençal comme Crespin. Ces origines provençales sont d’ailleurs contestées en 1571, par le libraire parisien Nicolas du Mont, dans un Avertissement au Lecteur (p. 23) qui semble le viser, même s’il n’est pas explicitement cité : “Celuy-là natif de Paris renie sa patrie & se dit Provençal”.5 Notons que le libraire affirme avoir “esté requis & quasi importuné de mettre sur la presse ces présens Présages”.
Il serait trop simple, sous prétexte que ces disciples seraient discutables de croire qu’ils n’ont fait que plagier ou compiler les Centuries. La réalité est plus complexe et il nous apparaît qu’en tout état de cause, ils auront joué un rôle essentiel, parfois à leur insu, dans la réalisation des dites Centuries lesquelles sont non point la matrice mais bel et bien la résultante de leurs productions pseudo ou néonostradamiques, si tant est qu’il s’agisse de plusieurs personnages ou d’un même usant successivement ou simultanément de plusieurs appellations. On ne saurait en tout cas ignorer à quel point cette mouvance nostradamisante est engagée politiquement dans le camp du dernier fils de Catherine de Médicis, devenu à partir de 1574, à la mort de Charles IX, l’héritier (dauphin) du trône occupé par Henri III, jusqu’à sa mort survenue dix ans plus tard et qui ouvrira une crise dynastique en faisant du prétendant Henri de Navarre, le futur Henri IV, revenu, après la Saint Barthélémy, à la religion réformée.
Reconnaissons toutefois qu’on ne sait pas grand chose de ce Crespin, sinon qu’il date ses Epîtres, un genre qu’il affectionne et que l’on retrouve dans les Significations pour 1559, qui, selon nous sont antidatées et dans l'Epître prophétique “lyonnaise” à Henri II. Crespin écrit souvent d’Italie : Turin, Messine, Venise mais aussi de La Rochelle, de Grenoble, capitale du Dauphiné, souvent de Paris. C’est un prophète itinérant, fortement marqué par l’Italie et cela pourrait expliquer en partie la vogue de Nostradamus dans cette région. Mais quelle autorité dans ses propos qui éclipse selon nous quelque peu un Michel de Nostredame. Quelle imagination politique ! On rappellera les deux quatrains de la Centurie VIII avec leurs versets répétitifs et le fait qu’un des quatrains est incomplet sous sa forme centurique : “Le Roy de Bloys dans Avignon regner” (VIII, 38 et VIII, 52), formule que l’on trouve également dans un texte de Crespin Démonstration de l’éclipce (sic) lamentable du soleil que dura le long du jour de la Seint Michel dernier passé (...) par M. Anthoine Crespin, Paris, N. Dumont, 1571. Il semble bien que les quatrains centuriques reflètent les idées politiques de Crespin, et ce quand bien même ne serait-il pas le compilateur des Centuries mais seulement leur inspirateur. On voit à quel point Antoine Crespin et Michel de Nostredame se complètent : l’un par son oeuvre, l’autre par sa vie. L’addition des deux aura donné le phénomène Nostradamus.
Demonstracion, 1571 Le Roy de Bloys dans Avignon
Crespin et le quatrain “Avignon”
C’est l’occasion de rappeler que l’antijudaïsme de Crespin qui transparaît dans certains quatrains des Centuries et qui constitue un arrière-plan de son oeuvre rend d’autant plus scandaleuse l’attribution des dites Centuries à Michel de Nostredame, dont on connaît les origines juives, lesquelles d’ailleurs étaient rappelées par certains de ses adversaires et ce d’autant plus que la famille (convertie) de Nostradamus appartenait, comme l’ont montré les biographes, à cette même communauté provençale à laquelle Crespin s’en prend.6
Crespin, s’il abuse certes de son statut plus ou moins autoproclamé, de prophète, pratique une poésie politique - comme il existe, au XVIe siècle, une poésie scientifique - n’hésitant pas à placer dans ses Epîtres des développements versifiés, ce que ne faisait pas son prédécesseur, si tant est que l’on sache exactement ce que ce dernier a véritablement produit. Que l’on lise notamment l’Epître de Crespin à Charles IX, ouverte par près d’une centaine de vers.
Il importe de ne pas diaboliser Crespin ou les Nostradamus le Jeune et Mi. De Nostradamus car leur rôle dans la formation des Centuries ne fut certainement pas négligeable dès lors que l’on ne situe la parution de celles-ci dans les années 1550 mais plutôt dans les années 1570. Un Benoist Rigaud, on l’a vu, avait, avant même la mort de Michel de Nostradame, publié du Mi. De Nostradamus. En 1574, le même Rigaud publie cette fois un recueil de M. Michel de Nostradamus le Jeune, Prédictions des choses plus mémorables qui sont à advenir etc, ouvrage qui paraît également à Troyes, chez l’imprimeur Claude Garnier. Benoit Rigaud publiera encore sous la Ligue l’Almanach pour 1587 d’Himbert de Billy lequel almanach comporte des quatrains pour chaque mois, conjointement avec le libraire parisien Jean Cavelat. Encore en 1594, alors qu’il fait paraître le premier volet des Centuries, Benoist Rigaud publie l’Almanach des almanachs le plus certain de Cormopéde, qui truffe également son calendrier de quatrains. Il est bien possible que pour Rigaud, toute cette littérature, Centuries comprises, soit considérée comme étant du même ordre.
Prédictions des choses mémorables
Nous conclurons que l’on trouve chez Crespin, ailleurs que dans les Prophéties à la Puissance Divine, un matériau très proche de celui des Centuries mais qui ne coïncide pas totalement. On peut certes penser que Crespin a mal recopié ou qu’il a eu accès à une édition perdue des Centuries mais nous avons la faiblesse de croire que ce n’est pas Crespin qui a emprunté mais qu’on lui a emprunté à moins qu’il n’y ait contribué délibérément, mettant ainsi son travail au service de la cause des Centuries et du culte de Michel de Nostredame. Certes, Crespin a pu brodé et ajouter à ses emprunts des éléments de son cru mais on peut tout aussi bien admettre que l’on n’a repris qu’une partie de son oeuvre comme c’est le plus souvent la règle en cas d’emprunt ou de plagiat. Dans le domaine iconographique7, la démonstration de l’existence d’un emprunt serait probablement plus aisée, dès lors que le motif emprunté appartient à un ensemble plus vaste, on pense au signe du verseau qui serait extrait d’une scène de banquet telle qu’on en organisait au mois de janvier. Dans le domaine littéraire, la notion d’ensemble de référence est peut-être plus floue mais en tout état de cause, Crespin serait une source des Centuries bien plus que leur compilateur et il convenait bel et bien de le réhabiliter. C’est dire que la genèse des Centuries se révèle autrement plus complexe que ce qu’affirment certains qui voudraient que tout soit sorti de la tête du seul Michel de Nostredame; non seulement on a identifié un certain nombre de sources des quatrains mais même les quatrains en question semblent ne pas avoir été l’oeuvre du dit Michel de Nostredame. Il faudrait en finir - on ne cessera de le répéter- avec des formules paresseuses du style “Nostradamus a dit ceci ou cela” en parlant des quatrains voire des épîtres centuriques. La vie des textes est souvent plus fascinante que celle de tel ou tel auteur et surtout elle se situe dans une autre échelle de durée surtout si l’on prend en compte et leur formation et leur fortune.
Appendice
I - La vignette du disciple
Nostradamus le Jeune
Portrait de Nostradamus le Jeune
On a le portrait de Nostradamus le Jeune, il figure, dans les années 1560, muni d’un chapeau et d’une barbe sur certains frontispices, ou en page de garde, au dessus du premier quatrain de la première Centurie. Un des cas les plus remarquables est le frontispice des Prédictions pour vint (sic) ans (...) Mises en lumière par Mi. De Nostradamus le Ieune, Rouen, P. Brenouzer : “Estant assis de nuit secret estude/ Seul reposé sus la selle d’aerain/ Flambe exigue sortant de solitude/ Fait proférer qui n’est à croire vain.”8
Prédictions pour vingt ans
Fontispice des “Prédictions pour vingt ans”, par Mi. de Nostradamus le Jeune
Edition 1605 Edition 1649
Edition datée de 1568
Portrait de Nostradamus le Jeune
dans des éditions des Prophéties
Mais comment se fait-il qu’on le retrouve en frontispice de toute une série d’éditions des Prophéties de M. Michel Nostradamus ?9 Certaines avec l’année 1568, d’autres 1605 voire 1649. Signalons encore la présence de la dite vignette au frontispice d’un Almanach pour l’année 1651, (...) Composé par Antoine Chevillot, Troyes, I. Blanchard, ou encore, au XVIIIe siècle, sur des Prophéties générales nouvelles et curieuses (...) Depuis l’an 1760 jusqu’en l’an 1767. Tirées des anciens Manuscrits de Mre Michel Nostradamus, Troyes, Jean Garnier.
Almanach pour l’an 1651
Fontispice de l’“Almanach pour l’an 1651”, par Antoine Chevillot
Deux hypothèses s’offrent à nous : soit certains libraires se sont trompé et ont confondu Michel de Nostradamus avec un de ses disciples, soit au départ les Centuries se présentèrent comme étant l’oeuvre d’un de ses disciples ou en tout cas mises en lumière par lui.
II - La vignette d’Auger Gaillard
Dans l’historique des vignettes, nous signalerons le cas d’un poète du Sud Ouest Auger Gaillard10 dont la vignette figurant sur certaines des oeuvres parues au XVIe siècle va se retrouver sur nombre d’éditions des Centuries, au siècle suivant11 sans que l’on sache très bien pourquoi.
Auger Gaillard Edition 1644
Origine d'une vignette nostradamique du XVIIe siècle
III - Le quatrain “Secret Estude”
Ce quatrain est récurrent dans la littérature néonostradamique, c’est-à-dire celle des disciples et autres succeseurs. De deux choses l’une, ou bien il s’agit d’un emprunt au premier quatrain de la première Centurie ou bien il s’agit d’un emprunt de la dite Centurie à la dite littérature.
Or, le quatrain en question se présente parfois avec des variantes : “Que moy estant ravy en mon secret estude/ Et reposant tout seul sur la selle d’aerain/ Un exigu flambeau sortant de solitude/ Me faict dire cecy que ne croyrez en vain.”12
Quelle audace vraiment que de trafiquer un quatrain aussi célébre ! Certes Crespin, à d’autres endroits, est plus proche de la version canonique.13 Mais la variante ci-dessus nous paraît tout aussi pertinente : “ravy” étant plus “noble” que assis et aussi cette forme “dire cecy” ne convient-elle à merveille pour un quatrain introductif alors qu’il s’adresse directement à son lecteur ? Comment d’ailleurs si les Centuries étaient alors déjà parues pourrait-on se permettre de telles fantaisies de la part d’un Archidamus ? En outre, comment Crespin pourrait-il se permettre de reprendre tant de versets des Centuries sans citer ses sources ? En 1577, Crespin Archidamus connaissait-il les Centuries telles que nous les connaissons ? Il ne nous semble pas. Rappelons que nous n’avons pas d’assurance de leur existence avant 1584 et leur mention dans la Bibliothèque de Du Verdier comme l’a rappelé, en son temps, Patrice Guinard. On notera que Du Verdier désigne l’ouvrage sous le titre “Dix Centuries de prophéties par quatrains” et non par le titre que nous connaissons. On peut se demander si 1578 ne serait pas justement la “bonne” date pour situer la première parution de Centuries, attribuées à Michel de Nostredame. Entre 1578 et 1584, on sera passé à dix Centuries. On notera qu’après 1577, nous n’avons plus rien de très significatif de la part de Crespin. Le terme même de “Centurie”, comme synonyme de prédiction introduite par un quatrain, suivie d’un commentaire, ne figure chez Crespin qu’en 1586, dans la Pronostication astronomique pour six années (s.l.n.d., Bibl. Lyon La Part Dieu, cote 315920) et encore cela concerne-t-il en fait les années 1593 à 1598. En ce qui concerne l’Epître de Jean de Chevigny en tête de L’Androgyn de Dorat, Lyon, Michel Jove, 1570 et qui comporte une référence - la première du genre avec numéro canonique du quatrain et de la centurie - au quatrain correspondant au “monstre”, nous avons montré (dans une étude sur Espace Nostradamus) que nous avions affaire à un faux datant de la fin des années 1580, réalisé à partir du Tractatus de Monstris d’Arnaud Sorbin datant de 1570.
IV - Les deux éditions des Prophéties dédiées à la Puissance Divine (1572)
PPD Crespin 1 PPD Crespin 2
Les deux éditions Crespin des “Prophéties dédiées à la Puissance divine”
Les bibliographies nostradamiques n’ont pas su distinguer les deux éditions, parues chez le même libraire lyonnais, François Arnoullet, en la même année 1572 alors que la disposition de la page de titre est différente, la seconde édition (conservée à la British Library) mettant en majuscules plus de mots que la première. Mais même le titre n’est pas exactement le même :
A. Prophéties par l’astrologue du treschrestien Roy de France etc.
B. Prophéties par l’astrologue du Roy de France etc.
Privilèges Crespin
Les Privilèges des “Prophéties dédiées à la Puissance divine”
Le privilège, également, diffère : celui de la première édition14 comporte deux dates (24 mars 1572 et l’an 1569), celui de la seconde aucune. Il n’est nullement certain que ces deux éditions soient l’une et l’autre parues en 1572, année de la Saint Barthélémy. Certains traits de la seconde la rendent, en tout cas, pour le moins suspecte.15 Malgré l’addition de nouveaux versets de quatrains, ceux-ci n’appartiennent jamais aux Centuries V-VII.
Jacques Halbronn
Paris, le 15 janvier 2005
Notes
1 Cf. Documents inexploités, op. cit., p. 205. Retour
2 Cf. RCN, p. 8. Retour
3 Cf. P. Guinard sur ce sujet, sur le Site CURA.free.fr. Retour
4 Cf. Documents Inexploités, op. cit., p. 226. Retour
5 Cf. Présages pour Treize ans, réalisés par M. de Nostradamus le Jeune, dédiés au Duc d’Alençon, dédicataire de nombreux textes dus à des disciples plus ou moins douteux de Michel de Nostredame. Voir Bibl. Lyon La Part Dieu, cote 315921. Retour
6 Cf. notre article sur ce sujet, sur le Site du CURA.free.fr. Retour
7 Cf. notre article paru à la rubrique Tarotica, sur Encyclopaedia Hermetica. Retour
8 Cf. RCN, pp. 90-91. Retour
9 Cf. RCN, A 25 et A 26, p. 639. Retour
10 Cf. notre étude parue sur Espace Nostradamus. Retour
11 Cf. RCN, A 15 et A 16, p.637. Retour
12 In Au Roy Episre et aux autheurs de disputation sophistique, Paris, Gilles de S. Gilles, 1577. Retour
13 Cf. “Au Roy par son Astrologue”, in Prophéties dédiées à la Puissance Divine. Voir Documents Inexploités, op. cit., p. 210. Retour
14 Cf. Documents Inexploités sur le phénomène Nostradamus, Feyzin, Ed . Ramkat, 2002, p. 206. Voir aussi sur Gallica, pour une version numérisée. Retour
15 Cf. notre étude de cette édition, Documents inexploités, op.cit., pp.77-80. Retour
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