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vendredi 13 juin 2025

jacques halbronn L'astrologie doit traverser le temps et l'espace. Réponse à Roger Héquet.

9 jacques halbronn conservateur chez bibliotheca astrologica/ Parisc L'astrologie doit traverser le temps et l'espace. Réponse à Roger Héquet. Il y a deux sensibilités en astrologie, l'une féminine, l'autre masculin. L'une attirée par l'astrologie individuelle qui paradoxalement est une astrologie gazeuse faite de juxtapositions spatiales, horizontales et l'autre par l'astrologie mondiale qui appréhende le monde dans sa synchronie et sa verticalité. Roger Héquet est l'astrologue de la féminité tout comme Didier Geslain. Cela correspond à une conscience primaire du monde, chaotique, du péle méle. Michel Gauquelin et André Barbault ont incarné une astrologie de la masculinité qui constitue un stade supérieur d'évolution et nous appartenons pleinement à cette mouvance de la simplicité. L'astronomie est féminine, l'astrologie est masculine. Les astrologues de la carte du ciel ont un psychisme féminin. Autrement dit, ces astrologues féminins conduisent à une involution de l'astrologie, à sa régression et leur position est rejetée à la fois par les astrologues masculins et par les astronomes. Le fer de lance de l'anti-astrologie, c'est la mise en accusation de l'astrologie du thème natal. Mais même André Barbault s'est fourvoyé en cherchant à montrer que tel cycle planétaire concernait telle région du monde, comme la Russie (pour Saturne-Neptune) alors que l'astrologie est "mondiale", concerne la sphère publique de l'Histoire et non la sphère privée de l'alcove où seul le client dispose des données, d'où la consultation individuelle. Il est clair que l'astrologue du thème natal n'a pas besoin du bagage de connaissances générales de l'astrologue de la Mondiale. Or, qui ne voit que la mort de Staline ne saurait être à elle seule une quelconque preuve de la valeur du cycle Saturne Neptune? Qui ne voit que dans les années cinquante, toutes sortes d'événéments, de par le monde, convergent (Crise de Suez, Traité de Rome, Accords d'Evian, Budapest etc). Il faut avoir des oeillères pour ne pas faire les rapprochements synchroniques qui s'imposent! Manifeste CURA's Association cura.free.fr

lundi 30 janvier 2023

jacques halbronn Bible et Astrologie. Le probléme des traductions et des allusions

jacques halbronn Bible et Astrologie. Le probléme des traductions er desa allusuibs. Roger Hequet "Ras le bol de cette pollution de l'astrologie par le religieux, le karma et autres enfumages" réagissant à la mise en ligne de l'article de Patrick Giani.(2006) Pour notre part, la Bible, bien au contraire, se révéle comme une clef pour remonter à une astrologie plus ancienne que celle qui nous est parvenue dans le cadre de la littérature astrologique traditionnnelle et le lien entre astrologie et théologie est incontournable quant à l'apparition même de l'astrologie en tant que réalité et pas seulement en tant que discours. En fait, il est beaucoup plus question d'astrologie que ne le laissent entendre les traductions. D'une part comme le montre Patrick Giani parce que l'on rend par "astrologue" et "astrologie des termes qui n'y renvoient pas et de l'autre parce que de nombreux passages ont un caractère astrologique évident mais ne sont pas qualifiés comme tels (cf notre ouvrage Le monde juif et l'astrologie. Histoire d'un vieux couple. Ed Arché; Milan, 1985) L’Astrologie et la Bible PAR PATRICK GIANI20 AVRIL 2019ASTROLOGIE, SPIRITUALITÉ Bible et Astrologie par Patrick Giani J’ai récemment (2006) reçu un mail de la part d’un webmaster à qui je proposais un échange de liens. Il refusait car, je cite : « L’astrologie n’est pas compatible avec Dieu (…/…) Dieu est contre tout ça il le dit clairement dans plusieurs passages de la Bible (verset 18-10 du Deutéronome et 47.13 d’Esaïe). » Voici ce que je lui ai répondu : « Je me doutais bien que vous citeriez ces deux versets de l’Ancien Testament car ce sont les plus connus, et les détracteurs catholiques de l’astrologie y font souvent référence. Mais qui les a écrits ? Je sais que, pour le catholique, la Bible est la Parole de Dieu. Mais si l’on étudie un tant soit peu les Ecritures, on constate qu’il en existe différentes versions et on réalise qu’il préférable de ne pas prendre tous les textes au pied de la lettre. Jésus-Christ a dit : « Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous affranchira. » (Jean 8, 31-32). L’homme est maintenant prêt à connaître la vérité car il a accès à tous les livres sacrés et à toutes les traductions. Comme vous le savez, la Bible est composé de deux parties : l’Ancien Testament et le Nouveau Testament. L’Ancien Testament a été écrit pour l’essentiel par Moïse, tout au moins la première partie. On sait que Dieu lui a parlé sur le Mont Sinaï et qu’il en est revenu avec les Tables de la Loi sur lesquelles étaient inscrits les Dix Commandements. Sans vouloir minimiser l’importance du témoignage de Moïse, il fait référence à une époque de l’Histoire (8 siècles avant J.C.) où les hommes avaient besoin de lois et de morale car ils adoraient toutes sortes de divinités païennes (dont le fameux veau d’or) et s’adonnaient à la violence, à la luxure et au vice. Que Moïse ait été inspiré à cette époque, certes, mais quand on lit certains passages de l’Ancien Testament où Dieu apparaît mysogyne, cruel, vengeur, voire jaloux, on ne peut s’empêcher de penser que la personnalité de Moïse a pu quelquefois déformer ce que Dieu lui inspirait. La vie de Jésus-Christ, relatée par quatre de ses apôtres, constitue l’essentiel du Nouveau Testament. Quand on lit toutes ces paroles de sagesse et d’Amour à travers les paraboles et les sermons, cela touche notre esprit et notre cœur. Leur force, leur clarté et leur authenticité nous permettent de nous mettre en liaison directe avec Dieu. On prend conscience que c’est Dieu Lui-même qui parle à travers Son Fils bien-aimé. Mais dans la bouche du Christ, il n’est jamais question de jugement, de sentence, et encore moins de vengeance. Personne n’est banni, personne n’est écarté à cause de ses péchés et tout le monde peut accéder au Salut. Or, le premier verset que vous citez fait partie de l’Ancien Testament : il s’agit du Deutéronome, cinquième livre de la Bible hébraïque et dernier du Pentateuque. Il contient le récit des derniers discours de Moïse aux Israëlites avant qu’ils entrent au pays de Canaan. C’est un autre code de lois, après celui de l’Exode, d’où son titre de Deutéronome : deuxième loi. La plupart de ceux qui lisent la Bible pensent que c’est Dieu qui édicte les lois contenues dans le Deutéronome, mais c’est bien Moïse qui les prononce (à l’âge de 120 ans!). Ce qui est étonnant, c’est que ce verset ait retenu leur attention alors que, dans ce même Deutéronome, on trouve des lois telles que l’interdiction de manger du porc, de l’autruche ou de se marier avec une personne d’un autre peuple que le peuple élu (7.3) et plus encore de se laisser séduire par une autre religion: « tu n’y consentiras pas, et tu ne l’écouteras pas… mais tu le feras mourir; ta main se lèvera la première sur lui pour le mettre à mort, et la main de tout le peuple ensuite; tu le lapideras, et il mourra, parce qu’il a cherché à te détourner de l’Éternel, ton Dieu (13.10). Mais revenons au verset en question: Où est passé le mot « astrologue » ? La traduction par Louis Segond du verset 18-10 du Deutéronome auquel vous faites référence est : «Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien» Mais si l’on prend la version de Chouraqui (éditions Desclée de Brouwer), qui rappelons-le, a traduit la Bible d’après les textes originaux en hébreu (la langue de Moïse), voici ce que dit ce verset : « Il ne se trouvera pas en toi passeur de son fils et de sa fille au feu, charmeur de charme, conjectureur, devin, sorcier » Quand à la TOB (Traduction Oecuménique de la Bible) voici sa version: « Il ne se trouvera chez toi personne qui fasse passer sa fille ou son fils par le feu, interroger les oracles pratiquer l’incantation, la magie, les enchantements et les charmes, recourir à la divination ou consulter les morts ». Où est passé le mot « astrologue » ? N’oublions pas que la traduction a été faite à la fin du XIXè siècle et que, à l’époque, l’astrologue était assimilé à un magicien ou à un sorcier ! Mais, au fait, qui était Louis Segond (1810-1885) ? Un théologien suisse qui a traduit la Bible en français à partir des textes originaux hébreux et grecs. La traduction de l’Ancien Testament a été publiée en 1871, suivie par le Nouveau Testament en 1880. Selon Wikipedia « Louis Segond ne reconnaissait pas la divinité de Jésus-Christ et il était misogyne ». On peut alors se demander comment il a pu traduire les Evangiles avec un tel état d’esprit… Quand au verset 47.13 d’Esaïe de l’ancien testament que vous citez, traduit par Louis Segond par : « Tu t’es fatiguée à force de consulter: qu’ils se lèvent donc et qu’ils te sauvent, ceux qui connaissent le ciel, qui observent les astres, qui annoncent, d’après les nouvelles lunes, ce qui doit t’arriver! » voyons comment ce verset a été traduit par Chouraqui : « Tu es excédée par la multiplicité de tes conseils. Qu’ils se dressent donc et te sauvent, les répartiteurs de ciels, les contemplatifs d’étoiles, les connaisseurs de ce qui viendra sur toi aux lunaisons ! » Quand à la TOB, voici sa version: « Tu t’es épuisée à force de consultations, qu’ils se présentent donc et te sauvent, ceux qui détaillent le ciel, qui observent les étoiles, qui annoncent chaque mois ce qui doit fondre sur toi » Encore une fois, on ne trouve pas le mot « astrologue » dans ce verset. Tout au plus désigne-t-il ceux qui s’intéressent aux étoiles et aux lunaisons, ce qui était fréquent à l’époque puisque les chaldéens avaient légué une partie de leur savoir astronomique aux hébreux et aux égyptiens, qui s’en servaient pour prévoir les récoltes. Ce sont ces mêmes astronomes-astrologues (à l’époque, il n’y avait pas de séparation) que nous retrouvons au chevet de Jésus encore nouveau-né et que le Nouveau Testament appelle « les Mages venus d’Orient » (Mt 2,1). Ont-ils été écartés par les parents de Jésus lorsqu’ils sont arrivés pour l’adorer avec l’or, l’encens et la myrrhe ? Non, parce que ces mages étaient considérés pour leur savoir et leur sagesse. Ils avaient fait des centaines de kilomètres pour voir de leurs propres yeux celui qui devait naître sous cette configuration astrale exceptionnelle qui l’annonçait comme le Messie, le Sauveur ! On ne trouve rien, absolument rien dans le Nouveau Testament, qui fait allusion à des astrologues ou qui dit de s’en méfier. De la même façon, on n’y voit jamais Jésus jeter une diatribe à qui que ce soit. Les seules fois où Jésus se met en colère contre les hommes, c’est avec les marchands du temple et lorsqu’il s’adresse aux riches : « Malheur à vous, les riches » (luc 6-26) mais les traducteurs n’ont pas compris qu’il voulait dire: « Malheureux êtes-vous, les riches ». Jésus leur exprimait ainsi sa compassion (voir la note de la TOB pour ce verset : « Ce ne sont pas des malédictions ni des condamnations irrévocables…). Pour terminer cette mise au point, jetons un coup d’oeil aux premiers versets de la Genèse 1.14, où il est clairement dit : « Le troisième jour Dieu dit: Qu’il y ait des luminaires dans l’étendue du ciel, pour séparer le jour d’avec la nuit; que ce soient des signes pour marquer les époques, les jours et les années. » De l’astromancie à l’astropsychologie L’astrologie était donc, du temps de Moïse, considérée comme une mancie, c’est à dire une pratique divinatoire : quand aurais-je un autre enfant ? comment va se passer la saison pour mes récoltes ? etc. Et cela a perduré durant des siècles puisque ce n’est qu’au vingtième siècle que l’astrologie a refait surface, d’une part avec les « horoscopes » (les nouvelles mancies !) et d’autre part avec l’étude de caractère et la psychologie, ce qui lui donna une nouvelle direction : celle des sciences humaines. De nos jours, d’ailleurs, ceux qui étudient et pratiquent l’astrologie préfèrent se présenter comme des astropsychologues, car il s’agit essentiellement de mieux se connaître en étudiant les configurations planétaires de la carte du ciel de naissance. Rappelons que cette étude prend en compte les dix planètes et leurs aspects alors que le fameux horoscope ne tient compte que du Soleil de naissance. La prévision (voir avant) fait partie de la pratique mais sans aucun déterminisme et avec beaucoup de prudence dans l’analyse, afin de ne pas verser dans la prédiction (dire avant) et de risquer d’influencer les choix. Pour ma part, cette science humaine m’aide à connaître plus rapidement les forces et les faiblesses d’un individu, à mieux appréhender son chemin de vie, à mieux comprendre ses problèmes. Enfin, la connaissance astrologique m’aide à le réconcilier avec son âme. Tous ceux qui font référence à ces deux versets de la Bible ne s’imaginent pas à quel point ils peuvent être sentencieux et… aveugles dans leur façon de juger ceux qui pratiquent l’astrologie. Le Seigneur n’a-t-il pas dit « Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés » ? J’espère que cette réponse vous permettra de réviser votre jugement et que vous prendrez conscience que l’on peut être astrologue et profondément chrétien. Bible et Astrologie Pour illustrer cette réflexion voici une histoire vraie: Une célèbre animatrice radio des États-Unis fit remarquer que l’homosexualité est une perversion. « C’est ce que dit la Bible dans le livre du Lévitique (chapitre 18, verset 22) : Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme : ce serait une abomination. C’est clair, non ? La Bible le dit. Un point c’est tout. « , affirma-t-elle. Quelques jours plus tard, un auditeur lui adressa une lettre ouverte qui disait : « Merci de mettre autant de ferveur à éduquer les gens à la Loi de Dieu. J’apprends beaucoup à l’écoute de votre programme et j’essaie d’en faire profiter tout le monde. Mais j’aurais besoin de conseils quant à d’autres lois bibliques. Par exemple, je souhaiterais vendre ma fille comme servante, tel que c’est indiqué dans le livre de l’Exode (chapitre 21, verset 7). A votre avis, quel serait le meilleur prix ? Le Lévitique (chapitre 25, verset 44) enseigne aussi que je peux posséder des esclaves, hommes ou femmes, à condition qu’ils soient achetés dans des nations voisines. Un ami affirme que ceci est applicable aux mexicains, mais pas aux canadiens. Pourriez-vous m’éclairer sur ce point ? Pourquoi est-ce que je ne peux pas posséder des esclaves canadiens? Je sais que je ne suis autorisé à toucher aucune femme durant sa période menstruelle, comme l’ordonne le Lévitique (chapitre 18, verset 19). Comment puis-je savoir si elles le sont ou non J’ai essayé de le leur demander, mais de nombreuses femmes sont réservées ou se sentent offensées. J’ai un voisin qui tient à travailler le samedi. L’Exode (chapitre 35, verset 2) dit clairement qu’il doit être condamné à mort. Je suis obligé de le tuer moi-même? Pourriez-vous me soulager de cette question gênante d’une quelconque manière? Autre chose : le Lévitique (chapitre 21, verset 18) dit qu’on ne peut approcher de l’autel de Dieu si on a des problèmes de vue. J’ai besoin de lunettes pour lire. Mon acuité visuelle doit-elle être de 100% ? Serait-il possible de revoir cette exigence à la baisse? Un dernier conseil. Mon oncle ne respecte pas ce que dit le Lévitique (chapitre 19, verset 19) en plantant deux types de culture différente dans le même champ, de même que sa femme qui porte des vêtements faits de différents tissus, coton et polyester. De plus, il passe ses journées à médire et à blasphémer. Est-il nécessaire d’aller jusqu’au bout de la procédure embarrassante de réunir tous les habitants du village pour lapider mon oncle et ma tante, comme le prescrit le Lévitique (chapitre 24, verset 10 à 16) ? On ne pourrait pas plutôt les brûler vifs au cours d’une réunion familiale privée, comme ça se fait avec ceux qui dorment avec des parents proches, tel qu’il est indiqué dans le livre sacré (chapitre 20, verset 14) ? Je me confie pleinement à votre aide. Merci de nous rappeler que la parole de Dieu est éternelle et immuable. Un point c’est tout. » Il ne reçut jamais de réponse… Pour ceux que cela intéresse, voici quelques liens utiles : – Pierre d’Ailly , cardinal, chanoine et évêque, qui s’appuya sur la théorie des grandes conjonctions pour montrer l’accord entre l’astrologie et l’histoire d’une part, et entre l’astrologie et la théologie d’autre part. Voir la page qui lui est consacrée sur Wikipédia. – Le site de Gilles Roy « Le divin Soriastre dédié à Celles et Ceux qui veulent réconcilier les astrologues avec l’Art, la Science, l’Histoire et DIEU, par et pour l’Amour de JESUS-CHRIST, notre Sauveur ». – La réponse de la Fédération Des Astrologues Francophones suite aux voeux du pape Jean Paul II et à la condamnation des astrologues, par Ferdinand David –Esotérisme et christianisme : Histoire et enjeux théologiques d’une expatriation par Jérôme Rousse-Lacordaire. Dominicain, docteur en théologie, chargé d’enseignement à l’Institut catholique de Paris (Institut de science et de théologie des religions) est directeur de la bibliothèque du Saulchoir à Paris. L’ésotérisme a mauvaise presse dans le monde catholique. Pourtant, cette forme de pensée a connu une grande faveur dans certains milieux catholiques, pas toujours marginaux, depuis la Renaissance, et encore aujourd’hui, elle attire nombre de chrétiens…

vendredi 27 janvier 2023

Roger Héquet L'image de l'astrologie

Roger HEQUET L'image de l'astrologie Pour la Fdaf, forteresse commerciale de l’astrologie dite humaniste, sur la page d’accueil de son site, il est inscrit : « L’astrologie ne peut prévoir l’avenir, mais elle peut aider à le rendre meilleur »… Voilà, comme la poésie. Même pas une philosophie qui lui serait spécifique parce que « rendre la vie meilleure » bien des philosophies depuis 5000 ans déjà ont eu cette prétention. Voilà… L’astrologie pour rendre meilleur un avenir… qu’on ne pourra et ne voudra pas prévoir… Ce n’est plus la philosophie à « coups de marteau » mais un retour à celle des « boudoirs ». Allez chercher dans les astres, après des calculs plus ou moins complexes, après des siècles de vie passés à réfléchir à la plus merveilleuse des sciences, de quoi « rendre la vie meilleure » L’astrologie se compose de 2 dimensions : une mécanique, extrêmement précise d’une part et notre conscience des choses, notre intelligence, d’autre part, en face. Je n’ai toujours fait que travailler sur la première dimension et la nier comme élément fondamental et essentiel de l’astrologie, c’est comme avoir un beau véhicule sans moteur ou une Rolls avec un moteur de Vespa. Cela peut avancer mais par sauts de puce et hoquets permanents, avant que d’exploser et de disjoncter après quelques mètres. Avec un tel véhicule, on peut certes avoir un but à atteindre, humaniste ou spirituel pourquoi pas, mais on sera dans incapacité d’y parvenir autrement qu’en acceptant en préalable de pousser et de tirer ce qui n’est plus alors qu’une carcasse brillante et d’apparat. Mon travail aura consisté, durant 20 ans, à munir l’astrologie d’un vrai moteur, stable, puissant, précis. Je pense que les organismes comme la Fdaf servent au moins à lustrer toujours mieux une carrosserie qui faute de pouvoir bien se déplacer continue ainsi à « en jeter ». Dans ces conditions, le piège est que ce qui est ainsi « jeté » ne soit rien d’autre que de la poudre aux yeux. Justement, le combat annoncé de la Fdaf est de redorer l’image de l’astrologie…. Je vous disais bien ! Mais la chose qui cloche n’est pas là. Revenons aux résultats obtenus de l’astrologie classique, sinon antique. Voilà l’essentiel. Pensez vous donc que la médecine, avec ses vrais résultats depuis des lustres, verra son image écornée du fait de la pratique de quelques rebouteux comme l’astrologie de quelques faiseurs d’horoscopes ? Tant qu’il ne sera pas compris que notre discipline a besoin d’autres résultats que ceux obtenus d’anciennes pratiques, alors ce qui se fera sera de continuer de faire briller. Durant ce temps, des chercheurs travaillent sans relâche à plus d’efficacité à l’astrologie et ce, malgré cette opposition, ce mépris. Une nouvelle année arrive ! Je trouve ça assez « chouette » que nous puissions ainsi nous « déplacer » dans le temps aussi facilement… Ce n’est hélas pas le cas pour tous et je pense à celles et ceux qui, chaque jour, depuis des années, ne peuvent s’éveiller au monde, sortir respirer un peu, sans risquer de se faire exploser d’une bombe ou voir leurs enfants déchiquetés par l’action de quelques névropathes au service d’un dieu quelconque. Pour ces êtres, le temps… c’est l’instant, instant après instant. Pour d’autres encore, ce ne sera jamais.. connaissent pas le temps, sont nés d’un jour unique, un « karma » statique, immobile, une fixité sur la peur, sur la faim, sur la douleur. Sauter sur une mine c’est autre chose que sur un jour de grève ou un jour de pluie. Pour beaucoup, approximativement les trois cinquièmes de l’humanité, le temps c’est du quotidien. C’est demain. Ça ne va pas beaucoup plus loin que sa survivance aujourd’hui et celle de sa famille. Pouvoir quitter ce quotidien pour quelques lendemains, même incertains, c’est déjà du luxe. Je pense que l’astrologie occidentale, depuis les années 1960, aura été une astrologie du luxe. Le quotidien s’étire sur quelques semaines, sinon quelques mois, avec des orbes aux aspects de transit qui s’étalent sur 2,3 ou 5°, sinon le double. Qu’importe, nous avons le temps de faire… et surtout, nous avons le temps d’être. Astrologie des 30 glorieuses, du « baby boum » elle ne s’adresse plus qu’à celles et ceux qui s’auront attendre et savent s’attendre. Certainement que de s’attarder au quotidien nécessite un travail de plus grande précision, de plus grande rigueur. Il ne va plus s’agir alors de troquer un de ces quotidiens contre un autre. Sous peine d’à nouveau se payer le luxe d’un jour élastique, d’un peu moins d’urgence, de peur, de réactivité au monde comme à l’Autre. Ce que je vis aujourd’hui sera pour demain, et après-demain et dans 1 mois… Ce qui pour Uranus ne représente qu’1° d’orbe. Un trigone à 118° ? Je vis déjà aujourd’hui ce que je vivrais dans 1 mois lorsque ce trigone sera devenu, effectivement, de 120°. Et puis même, pour faire bonne mesure, je continuerais ensuite, 1 mois de plus, à vivre de ce trigone devenu de 122°. Pendant que je marche d’un pas de « chat botté », avec des enjambées de 3, 6 ou 9 mois ou en équivalence, de 1, 2 ou 5°, les ¾ de l’humanité courent pour tenter d’atteindre demain. Juste demain. Pas plus pour le moment, on devient raisonnable dans certaines situations. Visiblement notre astrologie occidentale aura du mal à s’adresser à ces ¾ du monde. Alors peut-être, commencer à se questionner ici. Notre astrologie peut-elle n’être devenue qu’une astrologie pour privilégiés ? Si on ajoute à celle-ci qu’il ne lui revient plus, parait-il, de déterminer l’espace qui sera d’un jour, son contenu, sous prétexte qu’elle se doit, par éthique, de ne plus être événementielle… Que continue-t-elle à mesurer de la réalité et de l’existence des gens ? Sinon la circonférence de leur nombril.

mercredi 13 avril 2022

Jacques Halbronn Réponse à un texte de Roger Héquet ("corruption de l'astrologie")

Jacques Halbronn Réponse à un texte de Roger Héquet (« Corruption de l’astrologie ») Nous réagirons à ce passage qui place les astrologues face à un dilemme, à une double contrainte: où est le probléme? »Pour ces professionnels, surtout ne rien changer à l’astrologie.. faire simple, compréhensible par le plus grand nombre, quelques recettes par l’astrologie comme il y en a par la psychologie. L’astrologie populaire se vend bien ? Faisons de l’astrologie populaire. Et du commerce avec. Faire en sorte que chacune et chacun ai chez soi, pour se détendre après le travail, son petit logiciel d’astrologie comme les enfant ont leur Nintendo et restent en relation avec le « site mère ». On fait de l’astrologie par Internet comme on joue à présent en réseau, on line dit on » A vrai dire, nous ne voyons aucun mal à rendre l’astrologie « simple » et « compréhensible », à la portée de tous car telle est bien nous semble-t-il sa raison d’être; Héquet a un réflexe « corporatif », il veut « sauver » la profession qu’il ne faudrait pas galvauder, brader. Et nous dirons qu’en effet, pour que l’astrologie sorte de son ghetto, de son usine à gaz, elle doit se simplifier, se délester. L’astrologie n’a pas besoin d’informatique pour exister, de calculs sophistiqués avec une astronomie constituée en partie de planétes invisibles à l’oeil nu. En fait, il y a selon nous deux niveaux d’astrologie, un niveau conscient qui est en phase avec la vie de la Cité et donc à la portée de tout citoyen et un niveau subconscient tout comme notre corps comporte ces deux niveaux: d’une part, les gestes que nous faisons et de l’autre le sang qui circule dans nos veines. Ce qui nous intéresse, c’est l’astrologie « consciente », celle dont nous pouvons suivre les phases, les périodes et nous organiser, collectivement, en connaissance de cause. Abordons un autre extrait du texte de Héquet : « Etre lucide et voir enfin et déjà que nous sommes loin, très loin, avec nos anciennes pratiques, de pouvoir un jour monter les premières marches d’une académie scientifique. Ca il faut le savoir… Après 3000 ans de grands discours et de recettes de toutes sortes, de grande conjonction en petite lunaisons, l’astrologie est encore et toujours plus considérée comme une croyance populaire et mythologique par tous ceux qui sont en charge de l’étude ou du moins de l’observation de sa fiabilité et efficacité (…)D’un côté un produit fini et qui se doit d’être considéré ainsi pour se vendre et être consommé, de l’autre l’ambition « folle » d’emmener un jour l’astrologie, en tant que telle, a l’Université. » Comme on l’a dit plus haut, il y a une astrologie subconsciente qu’aura bien exploré statistiquement, depuis les années Cinquante du siècle dernier, Michel Gauquelin avec sa typologie professionnelle liée à un ensemble de planétes mais cette astrologie ne donne pas de dates, ne fixe pas d’échéances, ne circonscrit pas de périodes, de durées. Selon nous, il est certes utile d’identifier des tempéraments, des caractères et il est certain que la typologie basée sur les signes zodiacaux doit être abandonnée. Reste l’astrologie dite mondiale et Héquet s’y référe dans son « manifeste », elle correspond à cette astrologie « citoyenne » évoquée plus haut mais il importe qu’elle prouve sa fiabilité, ce qui n’est certainement pas le cas au vu du bilan prévisionnel du dit Barbault. Mais on ne tirera pas sur une ambulance. Héquet nous parle de reconnaissance universitaire. Ce n’est certainement pas du côté des sciences « dures » qu’il convient de situer l’avenir de l’astrologie, sous prétexte qu’elle se servirait de quelques données astronomiques car celles-ci concernant essentiellement l’astrologie « inconsciente », celle qui fonctionne à notre insu. D’ailleurs, l’Université reconnait bien les sciences sociales, politique, religieuse, linguistique etc et pourrait donc reconnaitre l’astrologie, si elle gagnait en fiabilité et se présentait comme un outil au service de la conduite de la Cité, y compris dans la fixation des mandats électoraux. et surtout comme un outil « simple et compréhensible » par tout le monde, perspective qui horripile Héquet. Il est vrai que son astrologie (ACB Astrochronobiologie), à Roger Héquet est tout sauf « simple et compréhensible » et exige de passer par un logiciel dispensant de calculs compliqués et d’ailleurs, sans l’informatique, cette astrologie ne pourrait exister, ce qui montre qu’elle n’avait aucune chance d’accompagner l’Humanité depuis des millénaires, ce qui n’est pas son moindre défaut. L’idée selon laquelle, ce ne serait qu’à présent, notamment depuis la découverte de nouvelles planétes, que l’astrologie parviendrait enfin à son plein épanouissement reléve d’une forme de mystique messianique faisant des astronomes des prophétes. Texte de Roger Héquet Corruption des enjeux de l’Astrologie : Les marchands sont parmi nous et contribuent largement à miner la culture astrologique en entraînant derrière eux, par contrat ou simplement parce que le commerce est le commerce, les maisons d’éditions, les librairies, les salles de conférences, la consultation, les formations, etc.…. On peut en effet se dire que si la chose s’est passée ainsi c’est que cet outil astrologique convenait parfaitement au plan marketing de ces commerciaux. Un sentiment populaire favorable et profondément ancré dans quelque subconscient, aucun « devoir de résultat » officiel qui serait d’une quelconque académie ou d’un quelconque Ordre, une science qui n’en est pas une, après quand même plusieurs millénaires de pratiques et recherches et qu’on peut ainsi modeler à sa guise pour une plus grande rentabilité. Pour ces professionnels, surtout ne rien changer à l’astrologie.. faire simple, compréhensible par le plus grand nombre, quelques recettes par l’astrologie comme il y en a par la psychologie. L’astrologie populaire se vend bien ? Faisons de l’astrologie populaire. Et du commerce avec. Faire en sorte que chacune et chacun ai chez soi, pour se détendre après le travail, son petit logiciel d’astrologie comme les enfant ont leur Nintendo et restent en relation avec le « site mère ». On fait de l’astrologie par Internet comme on joue à présent en réseau, on line dit on… Un peu de marketing et les recettes astrologiques se vendent comme se sont vendus les recettes du bain de siège de Rica Zaraïl à une certaine époque. Le plus important n’est pas que quelques marchands vivent bien en faisant de la soupe mais qu’ils aient eu et ont les moyens d’imposer cette soupe comme étant la seule intéressante parce que la plus lucrative. La vendre aux maisons d’édition, aux librairies spécialisées les plus marchandes, aux concepteurs de logiciels, mais surtout, par le net et les conférences, aux étudiants sincères qui en sont à leur première approche et qu’on sacrifiera dans leur saine curiosité, leur esprit critique, dans quelque formatage économico-astrologique efficace. Imaginer les voix de la « Star académie » sur 95 pour cent des radio et sans cesse…. Et bien l’astrologie que ces gens là nous servent est l’équivalent pour l’astrologie de la star académy pour la musique. On aura fait croire suite aux travaux des 50 dernières année que, c’était fait, nous étions arrivés après 3000 ans de recherche et qu’à présent il ne convenait que d’exploiter la chose…. Barbault après 30 ans d’attente réussissait Sa prévision, il attend maintenant sa prochaine en 2055 je crois. Une étude statistique montrait qu’un militaire était plus sûrement né martien…Alors on bloqua tout en l’état et on exploita. Ce fut « chacun pour soi », aux plus filous de gagner leur vie avec ce matériau grossier, en inscrivant sur le fronton de leur officine « Ca me suffit », et aux plus sincères ou moins marchands, à ceux qui refuseront cet état de fait, de crever de faim et d’être marginalisés. Sinon d’abandonner complètement toute activité de recherche. Que pouvons nous faire contre ça ? Déjà réveiller notre esprit critique. Etre lucide et voir enfin et déjà que nous sommes loin, très loin, avec nos anciennes pratiques, de pouvoir un jour monter les premières marches d’une académie scientifique. Ca il faut le savoir… Après 3000 ans de grands discours et de recettes de toutes sortes, de grande conjonction en petite lunaisons, l’astrologie est encore et toujours plus considérée comme une croyance populaire et mythologique par tous ceux qui sont en charge de l’étude ou du moins de l’observation de sa fiabilité et efficacité. Plus de 3000 ans !!!! On aura depuis tout inventé : les plus grandes philosophies, l’électricité, la voiture, les fusées, on aura marché sur la Lune, les satellites, la psychanalyse, la physique quantique, l’informatique, la chimie moderne, l’algèbre, l’astronomie des constellations de galaxies, tout… Et l’astrologie ? On aura juste découvert les moyens de bien vendre son aura populaire. La croyance en elle . Elle en est resté, malgré un outil aussi performant que l’outils informatique, à l’époque des bouts de bâton et des a peu prés systématiques. Le zodiaque devient une fleur, un blason, un autel… et se vend bien. Dés lors ou on aura accepté que notre science devienne une science humaine, une science « molle », en abandonnant l’ambition qui devait continuer à être la notre de la mener là où elle aura un jour sa place, dans toutes les facultés de science, on aura ouvert la porte à toutes les aberrations comme à tous les marchands du temples ! Une science humaine non reconnue et si populaire dans l’esprit des gens ? Une mine d’or pour un master en nouvelle économie. La seule déontologie qui se voudrait en vigueur en France est celle de la fdaf : quelques rappels du code du commerce et du bien vendant, c’est tout. Sans adhérer à un quelconque code de déontologie on peut aussi avoir une conscience. En ces temps décadents pour notre discipline l’astrologue ne peut se reconnaître que dans celle ci. L’astrologie deviendra peut être, un jour, quelque part ou dans quelques unes de ses dimensions un produit public mais alors, au moins, il sera un produit fini et qui aura fait toutes les preuves de l’efficacité recherchée d’elle. La seule destinée commune que nous puissions avoir, astrologues, est celle d’une astrologie que nous devons emmener au monde, efficace et utile à sa marche comme à celle de l’humanité. La destinée des hommes et femmes astrologues ? Ce n’est plus là qu’affaire intime. Dans ce contexte détestable : quelle ambitions communes ? Quelle destinée commune ? D’un côté un produit fini et qui se doit d’être considéré ainsi pour se vendre et être consommé, de l’autre l’ambition « folle » d’emmener un jour l’astrologie, en tant que telle, a l’Université. »