mardi 21 juillet 2026

jacques halbronn Epistémologie L'échec critique du XVIIe siècle: Spinoza; Kepler, Malherbe, Giffré de Réchac , Descartes

jacques halbronn Epistémologie L'échec critique du XVIIe siècle: Spinoza; Kepler, Malherbe, Giffré de Réchac , Descartes EN 2008, nous avons soutenu un post doctorat sur la dimension critique du XVIIe siècle (EPHE Ve section Sciences religieuses) autour du dominicain Jean Giffré de Réchac tout en rappelant que cette approche critique se retrouvait chez Richard Simon pour la critique biblique et chez Kepler pour la réforme mathématique de l'Astrologie, oubliant la réforme de la langue française chère à Malherbe et ayant abouti à la création de l'Académie Or, force est de constater que ces tentatives auront largement avorté ou si l'on préfére qu'elles n'auront pas abouti comme elles auraient pu le faire et qu'il aura fallu attendre le début du XXIe siècle pour se demander pour quelles raisons, il aura fallu 400 ans pour y parvenir en nous appuyant notamment sur nos propres travaux. Faut il parler avec Bachelard d'obstacle épistémologique? Les astrologues d'aujourd'hui nous diront que l'on avait pas encore, au début du XVIIe siècle découvert les planétes transsaturniennes. Mais nous avons montré que cette donnée aura plus été un obstacle qu'autre chose. Kepler aura certes tenté de réformer le systéme astrologique en recourant à la géométrie et malgré son intérêt pour les Ecritures, il n'aura pas compris qu'il fallait passer par le 7 et se limiter à Saturne (28/4). Gérard Simon (Kepler astrologue astronome, 1979, pp 169 et seq) ne semble pas avoir observé que la théorie des aspects dans la Tétrabible ne dépend pas de l'intervalle, de la configuration entre deux astres mais de l'intervalle entre un astre et les axes équinoxiaux/solsticiaux.(cf l'article "Aspect" dans Wikipedia) Kepler se sert notamment des conjonctions de Jupiter avec Saturne ( De Stella Nova 1606). En ce qui concerne la réforme de la langue française, Malherbe (né en 1555) n'a pas compris que l'oralité du français en était la clef, tout en se demandant si "la conformité à la langue d'usage ne serait pas un moyen de réintégrer le poète dans la cité" Quant à la théologie, vue par Spinoza, elle se fourvoyait en affirmant "Deus sive Natura" au lieu de comprendre que la Bible nous parlait d'une SurNature, d'un Dieu reformatant la Nature. Pour ce qui est de la critique nostradamique qui était l'axe de notre post doctorat, l'auteur dominicain de l'Eclaircissement des Quatrains, dénonçant certaines additions au canon centurique n'aura pas su signaler les interférences entre les évenements politiques de la fin du XVI e siècle dans le tissu des quatrains. Bref, le XVIIe siècle, selon nous aura piétiné et ce n'est pas Jean Baptiste Morin, Professeur de Mathématique au Collége Royal, auquel nous avons consacré divers travaux n'aura pas non plus su dégager l'astrologie de son rapport biaisé avec l'astronomie. En ce qui concerne l'Astrologie Septénale apparue il y a peu, force est de constater que l'on aurait pu la décrire il y des millénaires. De toute façon, elle est en vigueur et pratiquée comme Monsieur Jourdain avec la prose. Mais il faut remonter avant la Tétrabible de Ptolémée (IIe siècle après JC) pour en trouver une formulation correcte. On en trouve assurément des traces dans certaines traditions à commencer par la Bible avec le commandement du Shabbat (Exode) qui met en valeur la planéte Saturne (Shabtay dans le Livre de la Création) et la théorie des Quatre Eléments/ Tempéraments. En ce qui concerne la langue française, là encore, il y a décalage entre la théorie en vigueur et la pratique sur le terrain. Le français oral perpétue un décodage valable de l'écrit mais on continue à enseigner aux éléves à lire selon des bases fausses. Ce qui fait que les francophones prononcent différemment le français écrit et le français oral!. Sur le web "Depuis le XVIe siècle, on reconnaissait la suprématie de Paris, pour ce qui était du parler français correct. Ce langage parisien excluait naturellement tous les régionalismes (qu’employait Desportes), et rejetait les gasconismes apportés à Paris par l'entourage d'Henri IV et de ses descendants. Malherbe suivit cet exemple, mais il ajouta, pour un bon usage de la langue française, celui du langage populaire de Paris. Le parler populaire parisien que recherchait Malherbe était celui de l’usage courant (celui de la vie de tous les jours)." En ce qui concerne la théologie, nous vivons dans un monde post-naturel tout en nous figurant qu'il reléve de la Nature originelle. Dès lors, l'astrologie va s'efforcer de se fonder sur une astronomie naturelle, première alors qu'elle est l'oeuvre d'une Seconde Création prométhéenne (cf Genése I) organisant arbitrairement des connexions, ce qui reléve de la technique et du langage plus que de la Science. En ce qui concerne Nostradamus, le dominicain (alias Jean de sainte Marie) n'aura pas compris que les quatrains ne devaient pas être attribués à ce Michel de Nostre Dame et que sa réputation à la Cour n'en avait nullement dépendu car elle se fondait sur ses publications annuelles en prose, fort bien documentées astronomiquement et qui firent d'ailleurs l'objet de fausses éditions du vivant même de l'auteur.(cf M. Chomarat, Bibliographie Nostradamus, 1989) De nos jours, notre travail critique continue à rencontrer de fortes résistances et un Patrice Guinard n'a pas hésité à le quaiifier de "canular"! JHB 20 07 26

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