par Jacques HalBronn
Nous pensons avoir trouvé les vraies raisons qui font le succès de Neptune et de Pluton chez les astrologues depuis plus d'un demi-siècle. Il ne s''agit, en fait, pas de planètes mais des phases de tout cycle que nous proposons de nommer des noms de ces trois dieux.
L'on ne pouvait, en effet, que se demander pourquoi la mythologie déborde très largement le cadre du septénaire planétaire. L'explication la plus simple nous semble devoir être la suivante : elle n'était pas réservée aux seules planètes qui, comme chacun sait, n'épuisent pas le champ de l'astrologie.
Nous pensons - et en cela nous inspirant de Manilius et de certains historiens de l'astrologie antique (voir le Colloque Homo Mathématiques, Malaga, 2001) que certaines étoiles portaient des noms de dieux mais aussi que certaines configurations pouvaient être désignées par des noms de divinité du ¨Panthéon.
On sait que l'astrologie contemporaine, suivant en cela une astronomie qui ignorait des pans entiers de l'astrologie- a recyclé certaines divinités n'ayant pas donné leurs noms à des planétes pour désigner d'une part des astéroïdes (on pense notamment aux quatre premiers, découverts dans les premières années du XIXe siècle, Cérès, Pallas, Junon, Vesta) qu'aux transsaturniennes (Uranus, Neptune, Pluton).
Nous proposerons ainsi d'appeler les 4 étoiles fixes royales du nom des 4 astéroïdes susnommés
Aldébaran sera Cérès, Regulus sera Pallas, Antarès sera Junon et Fomalhaut sera Vesta mais on peut changer l'ordre des attributions car à notre sens il s'agit là d'une simple convention car nous ne pensons pas que chacune des Quatre étoiles royales corresponde à un état différent, chacune correspond à une conjonction saturnienne.. .
Voilà qui devrait permettre a de mettre fin au hiatus entre astrologie contemporaine et Tradition astrologique antique puisque les noms des dieux non planétaires correspondent à des données connues de l'Antiquité, ce qui n'est pas le cas ni pour les astéroïdes, ni pour les transsaturniennes.
Cela permettra ainsi de mettre fin au hiatus entre astrologie contemporaine et Tradition astrologique antique puisque les noms des dieux non planétaires correspondent à des données connues de l'Antiquité, ce qui n'est pas le cas ni pour les astéroïdes, ni pour les transsaturniennes. En conséquence de quoi, nous demanderons aux astrologues d'oublier de se servir des transsaturniennes désormais dépouillées de leur patron mythologique.
Revenons donc sur les pratiques actuelles relatives aux transsaturniennes qui plombent le renouveau de l'astrologie contemporaine. On prendra la cas de Neptune qui est certainement un dieu intéressant. Est-ce et était-ce pour autant une raison de lui attribuer une planète? Pour notre part, Neptune correspond assez bien à l'esprit de la conjonction, tout comme Uranus semble devoir concerner l'idée d'un changement du à telle ou telle configuration remettant en question quelque processus en cours sans qu'il soit, là encore, besoin d'en faire une planète. Cela n'a pas empêché André Barbault et Jean Carteret, dans les années cinquante du siècle dernier, de faire paraître une plaquette consacrée à la dialectique non pas entre ces deux principes mais bien entre ces deux transsaturniennes inconnues de l'Antiquité. Pourtant Barbault s''est beaucoup intéressé aux aspects sans avoir songé à leur attribuer quelque dénomination mythologique. Si les astrologues d'antan avaient nommé les aspects du nom de dieux, on n'aurait probablement pas observé cette invasion de nouveaux dieux planètes qui caractérise l'astrologie contemporaine. Ajoutons que certaines étoiles fixes furent également associées à des dieux non planétaires avant que ceux-ci ne servent à baptiser des astres du système solaire, notamment les astéroides.
Les planètes, on l'a dit, n'ont pas le monopole du recours aux dieux, cette vérité semble avoir échappe aux tenants de la dite astrologie contemporaine (ou "moderne"). La mythologie est avant tout un langage voué à désigner aussi bien les planètes que les étoiles et les aspects qui se forment entre ces deux ensembles..
Que l'on y réfléchisse, l'astrologie n'a pas attendu les deux derniers siècles pour concevoir des valeurs neptunienne ou uranienne, qui sont à la base de la prévision, ce que l'on pourrait appeler respectivement la conjonction et la disjonction, quand la conjonction se défait et que ce qui était rassemblé se disperse, se divise. Cette prise de conscience est essentielle pour l'astrologie du XXIe siècle dont nous essayons, dans nos différents textes, de décrire le visage à venir.
La récente soirée que nous avons suivie en tant que journaliste, organisée par l'association Source, le 8 octobre 2008, à Paris, autour de Neptune illustrera de façon exemplaire les enjeux et les choix qui s'offrent au devenir de l'Astrologie, laquelle est actuellement dans l'ornière. Trois astrologues y intervinrent, Catherine Gestas, Marielle Garel et Yves Lenoble. Rappelons que Source organise généralement annuellement un Congrès, le prochain devant avoir lieu les 6 et 7 mars 2010, à Paris, autour de la Crise Mondiale et nul doute qu'Uranus et Neptune en tant que planètes seront mobilisés pour la circonstance.
Nous nous centrerons sur l'exposé d'Yves Lenoble car il nous semble assez emblématique d'une astrologie qui a fait son temps et qui doit d'ailleurs beaucoup, comme il le reconnait lui-même, à André Barbault, qui vient de fêter, en compagnie de quelques fidèles, son 88e anniversaire.
Ce qui est remarquable, c'est que Lenoble fait une analyse très juste de la situation actuelle de notre monde, insistant sur les forces de rassemblement qui sont à l'oeuvre. Mais il explique ce phénomène en recourant à Neptune et c'est là que le bât blesse. Mais on retiendra pour l'heure qu'il est vrai que rassemblement, union, il y a à divers niveaux d'une part et que Neptune est le nom d'une planète, au regard de l'astronomie, sinon de l'astrologie, qui existe et qui forme des aspects significatifs, au regard de la tradition astrologique, en conjonction avec Jupiter, à la fin du signe tropique du Verseau. Il semble qu'une telle conjugaison d'observations psychosociologiques justes et de références exactes au niveau astronomique caractérise bien la démarche courante de l'Astrologie actuelle, si ce n'est que le lien entre ces deux plans fait quelque peu problème comme nous l'allons ci après démontrer.. Et d'ailleurs, c'est précisément la question du lien qui est au cœur du drame épistémologique de l'astrologie.
Nous ne pouvons ici faire abstraction de nos propres travaux en la matière. Ce n'est pas d'hier que nous avons annoncé que la conjonction de Saturne avec l'étoile fixe Regulus produirait des rassemblements de tous ordres, c'est d'ailleurs le principe même de la conjonction. Disposer d'une planète incarnant les valeurs conjonctionnelles nous semble donc totalement superfétatoire, en l'occurrence, on l’a dit, Neptune, à moins de prouver que sans Neptune, il n'y a pas de phénomène conjonctionnelle. Pauvres astrologues d'antan qui ignoraient le dit Neptune dont le cycle est d'environ 165 ans et que l'on découvrit en 1846!
Il est vrai que Neptune est le dieu des océans et que l'Eau tend à relier les choses entre elles, à effacer les clivages et c'est probablement ce qui conduit nos astrologues à associer le dieu à une idée de conjonction mais pas au sens astronomique du terme mais au sens sociologique..... alors même qu'ils nous parlent d'une conjonction de Jupiter avec Neptune. L'on peut donc bien associer le dieu Neptune au processus de conjonction sans avoir (eu) besoin de recourir à un astre de ce nom. Rappelons que le dieu Neptune n'est pas un dieu nouveau, que seule la planète est nouvellement connue. Nuance!
Une astrologie qui a besoin de l'astre Neptune pour fonctionner est bien à plaindre et nous semble surtout bien lourde à manier puisque Neptune serait en quelque sore une condition sine qua non du rassemblement. Cela nous fait penser à tous ces astrologues qui continuent à considérer les positions des planètes dans le zodiaque à la naissance alors qu'il est évident que seules les positions en maison font sens au regard du mouvement diurne.(voir l'astronomie symbolique de Jean-Marie Lepeltier, sur teleprovidence.com). Comment, en effet, l'enfant à naitre pourrait-il attendre que tel aspect se forme entre deux planètes, les seuls aspects ici ne peuvent être que des conjonctions avec des cuspides de maisons ou avec l'Ascendant!
Cette astrologie de la planète Neptune tout comme celle de la planète Uranus sont en fait mort nées. Il est évident qu'au regard des événements, des événements neptuniens ont lieu sans Neptune et des événements uraniens sans Uranus. Ces deux astrologies qui cohabitent d'ailleurs chez les astrologues contemporains ne sauraient résister à la statistique à moins, évidemment...... de multiplier les aspects, ce qui serait en effet une solution tentante et qui augmenterait sensiblement les chances de corrélation puisqu'il ne serait pas nécessaire qu'il y ait conjonction pour que les valeurs neptuniennes se manifestent. On découvre ainsi avec une certaine admiration que la planète Neptune permet en pratique de voir des effets conjonctionnels là où il n'y a pas de ....conjonction et idem pour Uranus pour un aspect de carré, par exemple..
Ainsi, il ressort que Neptune et Pluton pourraient être appelées des "dieux-aspects.", selon une terminologie que nous proposons. Nous avons dit que ces deux dieux pouvaient aisément être mis en correspondance avec certains aspects mais par le jeu même des aspects, les voilà quasiment omniprésents dans le ciel. car quel astrologue ne trouverait quelque aspect, si nécessaire de quelque planète avec Uranus ou/et avec Neptune? Mais statistiquement, la probabilité de trouver un tel aspect est si grande qu'une telle corrélation ne saurait démontrer grand chose! Kepler avait senti, il y a quatre siècles, que l'avenir de l'astrologie se jouerait au niveau des aspects et c'est pourquoi ingénieusement il en avait inventé de nouveaux.
Pour notre part, la valeur Neptune-conjonction n'a rien à voir avec la planète Neptune et nous nous en tenons aux "vraies" conjonctions qui sont évidemment beaucoup plus rares et qui plus est nous ne considérons que celles que forme, tous les 7 ans environ, Saturne avec 4 étoiles fixes, dites royales (Aldébaran, Regulus, Antarès, Fomalhaut), ce qui permet de faire des statistiques dans des conditions incomparablement plus saines, sans inflation du processus aspectal lequel, on vient de le montrer, devient pléthorique par le recours à Uranus et à Neptune, une façon comme une autre, d'ailleurs, de se libérer de l'emprise des données astronomiques tout en utilisant malicieusement des apports de l'astronomie moderne, ce qui n'est pas le moindre paradoxe.
Pour en revenir à la soirée Source consacrée à Neptune, on nous rappela le cas du cinéaste Polansky rattrapé par son passé et ne parvenant pas à échapper, des décennies après les faits, à la justice nord américaine. Là encore, phénomène typiquement conjonctionnel et nous avons traité depuis longtemps des liens entre la conjonction de Saturne/étoile fixe royale et le retour du passé, la difficulté à se protéger d'une contraction de l'espace-temps, où les distances ne sont plus ce que l'on croyait et sont dépassées et abolies..
Là encore, faut-il que Neptune soit là pour que les valeurs neptuniennes agissent ou bien faut-il trouver quelque aspect à Neptune, ce qui est bien sûr l'enfance de l'art astrologique? Une astrologie sans Uranus et Neptune et sans toute une ribambelle d’aspects, nous apparait comme une priorité.
Ainsi, avons-nous pu assister, sans qu'à aucun moment on ait donné la parole au "public" en dépit de ce qui avait été annoncé, à des exposés en l'honneur de la planéte du systéme solaire appelée Neptune (après avoir quelque temps porté le nom de l'un de ses découvreurs, le français Urbain Le Verrier) alors même que nous avions consacré de nombreux textes à la conjonction Saturne-Régulus, ce qui montre que le processus conjonctionnel n'y était guère respecté en cette enceinte du Forum104, et que l'on était dans un climat plutôt protectioniste, à plus d'un titre, fort peu neptunien! D'ailleurs le fait qu'à un moment donné nous ayons sorti notre caméra provoqua quelque remous dans la crainte que les propos tenus puissent un jour apparaitre sur Teleprovidence, phénoméne neptunien et conjonctionnel, en effet, s'il en est! Il nous fallut rassurer nos hôtes alors même que l'on ne comptait plus le nombre d'enregistreurs de tous ordres dans la salle. Voilà donc une soirée placé sous le signe de Neptune dont les acteurs se révélèrent fort peu neptuniens dans leur comportement social, ce qui n'était pas sans quelque effet comique à commencer par la pseudo ouverture aux questions reportées à la fin et puis reportées à ... une prochaine réunion!
Il est vrai que face aux forces neptuniennes et conjonctionnelles, il y a de la résistance. Neptune, c'est l'eau qui va laver les écuries d'Augias, un des travaux d'Hercule! Résistance souvent assez vaine d'ailleurs .sinon désespérée. Certes, la soirée, elle -même, fut l'occasion d'un rassemblement mais s'il fallait que chaque fois que les gens se réunissent quelque part, il faille le mettre sur le compte de Neptune ou plus simplement de l'astrologie. Un vrai rassemblement conjonctionnel ne se réduit pas à se retrouver à écouter passivement en silence quelques orateurs mais implique un brassage d'idées d'une certaine intensité, faute de quoi les mots colloque ou congrès seraient usurpés.
Que ceux qui vivent mal Neptune, quand cela les implique directement, attendent que les effets de la conjonction saturno-régulienne s'estompent et que Pluton, l'antidote, vienne les libérer de cette emprise envahissante,
A la fin, Yves Lenoble accepta, sorti de la salle, de répondre à quelques questions, évidemment hors caméra. Nous lui demandâmes, notamment, comment il déterminait la durée d'un phénomène. Il semble que cela fasse problème, en effet. C'est en fait, pour bien des astrologues un véritable casse tête. Soit, il faut supposer que le phénomène persiste indéfiniment - ce qui hypothèque quelque peu les prévisions astrologiques, contraignant à ne pas pouvoir en déterminer le terme à partir d'un point de départ donné, soit à admettre que d'autres configurations de diverses natures se grefferont dessus en cours de route, ce qui n'est pas d'une clarté d'analyse flagrante. On est là dans le modèle du mille feuilles qui semble valoir autant pour la formation cumulative du savoir astrologique que pour son application! . En vérité, quelle est la valeur opposée à celle de Neptune? Celle d'Uranus? Mais on est loin ici d'une cyclicité régulière comme ce serait le cas si l'on étudiait une seule planète à la fois. Lenoble aborda aussi la question de la dissolution de 1997 - il avait annoncé, quelque mois plus tôt, fin 1996, sur une grande radio, un événement significatif alors qu'aucune élection majeure ne se profilait. Mais de quoi s'agissait-il? Les qualificatifs "significatif" , "important", -dont Barbault se sert (notamment pour 1989)- nous semblent insuffisants. Comment ne pas voir que le succès de la gauche en 1997 se produit sous la même configuration exactement que Mai 68 (suivi d'ailleurs d'une dissolution et à un changement de Premier Ministre), à savoir Saturne en bélier, donc à un moment où la conjonction avec l'étoile fixe Fomalhaut a cessé d'exister depuis belle lurette? Mais Lenoble explique le retournement de 1997, avec l'arrivée de Lionel Jospin comme Premier Ministre de Chirac, par la conjonction Jupiter-Uranus en verseau. Et de fait, on est là face à un phénomène que l'on peut qualifier d'uranien si par là on désigne ce que nous appelons une disjonction de la conjonction. Mais point besoin de la présence de la planète Uranus pour autant. Nous eûmes tout juste le temps de glisser à notre interlocuteur que la meilleure façon de calculer quand une conjonction cesserait d'exercer ses effets (ou ses signaux) était le moment où il n'y avait plus conjonction. Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? Pourquoi y aurait-il un commencement et une fin et pourquoi faudrait-il qu'il y ait un retour à un point de départ, au sein d'un seul et même cycle? A noter que les effets de 1997 auront été amplifiés par le système constitutionnel octroyant 5 ans au nouveau Parlement alors que Mai 68 ne connut pas de sanction électorale et eut des effets plus diffus. Si De Gaulle avait dissous l'Assemblée Nationale en avril- mai 68, l'opposition aurait probablement gagné les élections. Rappelons cependant qu'il perdra le référendum organisé l'année suivante et que c'est alors qu'il démissionna, Saturne étant toujours en bélier.
La déconfiture de Pluton-planète (en 2006, il perdit son statut) est un avertissement qui montre que les astrologues contemporains sont sur la mauvaise voie. Le dieu Pluton selon nous doit bien plutôt désigné la fin d'un cycle amorcé par Neptune et structuré par Uranus. On est là dans un dispositif ternaire que l'on retrouve avec les signes cardinaux, fixes et mutables. Nous dirons que les astrologues ont bel et bien capté ces stades d'un cycle sur le terrain mais ont été tenté d'attribuer ces processus non pas à la dynamique même du cycle mais aux planétes portant ces noms. ou si l'on préfère, ces noms ayant émergé, ils ont cherché à déterminer ce qu'ils signifiaient; Ils ne se sont pas trompés dans leur interprétation du signifiant mais ils ont eu le tort, selon nous, de s'en tenir au support de leur émergence, confondant le medium et le message. De même l'attribution d'un dieu à un signe ne renvoie pas ipso facto à la planète ainsi baptisée par les astronomes.
. . Denis Marquet, à la soirée Source, parla du Tsimtsoum, c'est à dire du retrait, du rétrécissement, de Dieu, laissant ainsi la place à la manifestation, à la Création. Mais ce processus doit être perçu comme cyclique.
Si nous avons fait notre profit de Neptune et de Pluton, quid d'Uranus? Il ne saurait être question de diviser le cycle en 3. Nous prônons le 2, le 4 ou le 8 (on ne divise pas un gâteau en 12 parts). Certes, la lune rencontre-t-elle 12 fois le soleil- ce qui a donné lieu aux 12 maisons et aux 12 signes, par extension. Mais la lune donne aussi ainsi que les saisons toute son importance au 4. Il n'est pas certain qu'à l'origine, l'on ait accordé autant d'importance à chaque nouvelle lune tout comme la Pâques tient compte de l'équinoxe de printemps et pas de celui d'automne, tandis que Noel est lié au solstice d'hiver pas à celui d'Eté.
Cela dit la symbolique que les astrologues ont associée à Uranus est intéressante. Il nous semble que l'uranien correspond assez bien à celui qui est capable d'actionner le processus conjonctionnel. Napoléon fut, au lendemain de la découverte d'Uranus, en 1781, le modèle des astrologues pour dresser le portrait d'Uranus, celui qu'aucune frontière n'arrête.(cf La Vie astrologique, il y a cent ans, Ed. La Grande Conjonction-Trédaniel, 1992). Là encore, il ne s'agit pas pour nous de nous référer à la position de la planète Uranus (initialement nommée Herschel, du nom de son "inventeur") mais d'en retenir la signification. Le saturnien, au sens de l'astrologie 4 étoiles, correspond au portrait de l'uranien et le cycle de Saturne se partage entre un temps neptunien et un temps plutonien.(sur l'importance de Pluton et de Proserpine, voir sur le site de teleprovidence le "Livre blanc de l'astrologie), que nous associons respectivement à l'Eau et à la Terre, à la Nuit et au Jour, à l'Hiver et à l'Eté.(voir d'autres textes dans la livraison de ce journal de bord)
En conclusion, nous sommes en accord avec ce que les astrologues disent de ces trois dieux à condition de ne pas les relier aux planètes porteuses de ces noms. Plus généralement il importe que l'astrologie se démarque aussi nettement que possible de l'astronomie et ne maintienne qu'un lien minimal mais pour lequel on ne saurait transiger.
Il ne faut pas tomber dans l'illusion de ceux qui croient que le signifié précède le signifiant. En réalité, le signifiant peut en principe tout signifier et si on le fait signifier ceci plutôt que cela, on bascule dans le signifié, lequel peut être reconsidéré et révisé alors que le signifiant perdure quitte à se renouveler dans un autre cycle. Certains, bien à tort, désignent le signifié comme la réalité que le signifiant aurait à décrire mais il n'en est rien. Le signifié ne fait, ne peut qu'exprimer, que déterminer temporairement ce que pourrait signifier le signifiant. S'il y a un arbitraire phonique du signifiant, il est aussi un arbitraire objectal du signifié.
Et c'est cette prise de conscience qui permet de repasser du signifié au signifiant voire du signifiant au son, à la musique dans un état non figé, non cristallisé. A contrario, ceux qui, pour quelque raison, veulent bloquer le retour du signifié au signifiant en arrivent à affirmer que le signifié est premier et que c'est le signifiant qui est temporaire et arbitraire. En effet, le signifié, c'est le signifiant en acte, c'est à dire Le fait de désigner un objet par un signifiant n'implique pas que le dit objet soit le signifié, ce qui est le signifié, c'est ce qui désigne l'arbre, l'arbre pouvant être désigné de cent signifiés différents, du fait de la diversité des langues vivantes ou mortes.
Pour en revenir à l'astrologie, d'un cycle à l'autre, d'une révolution à l'autre, on peut changer le mode de désignation des objets, par exemple parce que l'on a noté que cela pouvait préter à confusion. L'on gardera les signifiants mais on changera les signifiés leur correspondant.
JHB
10. 10. 09
Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
samedi 28 novembre 2009
La question épistémologique du choix en astrologie
par Jacques HalBronn
A l'occasion du prochain colloque de Marseille (11 novembre) consacrée au choix de l'astrologie, il convient que nous soulignions toute l'importance du tri, de la sélection, de l'élection, qui semble constituer plus que jamais un obstacle épistémologique (Bachelard), ce qui tendrait à montrer que la pensée astrologique contemporaine a du mal à s'inscrire dans une problématique monothéiste, ce que d'ailleurs nombre d'astrologues reconnaissent actuellement.
On présente souvent l'astrologie comme ce qui donne sens à l'astronomie, comme si l'astrologie devait attribuer à toutes les composantes de l'astronomie une signification et qu'elle devrait continuer à le faire indéfiniment, ce qui semble être la consigne notamment chez les astrologues américains, en cheville, en quelque sorte, avec les toutes dernières avancées astronomiques du moins celles relatives au système solaire. Il est donc urgent de renoncer à un tel cahier de charges de l'astrologie, susceptible de faire perdre son âme à celle-ci. Un tel cahier de charges nous semble d'ailleurs lié à une certaine promiscuité entre astrologues et astronomes dont tant d'astrologues croient un peu vite devoir se glorifier. Qui sait si ces astronomes-astrologues n'ont pas conduit l'astrologie à se fourvoyer, au sein d'un tel binôme?
On ne peut évidemment penser l'astrologie sans quelque rapport minimal à l'astronomie mais encore faudrait-il en fixer les conditions et les limites...On connait le sophisme: puisque l'astrologie emprunte à l'astronomie, rien de ce qui est astronomique ne saurait lui être étranger. C'est là un travers commun chez les apprentis historiens que de croire qu'une fois la source d'un phénomène trouvée, la source a vocation à éclairer le dit phénoméne et à en déterminer la dynamique. Or, bien souvent, un tel emprunt est ponctuel, conditionnel et ne saurait être étendu indéfiniment. Tout emprunt a sa propre logique qu'il importe de découvrir.
Quelqu'un entre dans une pharmacie pour acheter un certain produit et non pour consommer tout ce qui se vend dans la dite pharmacie. Il n'est censé repartir qu'avec ce dont il avait besoin. Ni plus ni moins. Même si le pharmacien, s'il sait s'y prendre, peut lui vendre parfois ce qui ne lui est pas strictement nécessaire....Une personne influençable aura du mal à résister (pourquoi pas?) à certaines propositions, à telle opportunité, à se débarrasser de quelque cadeau empoisonné...
Mais n'est-il pas possible, justement, de diagnostiquer les cas de personnes ayant acquis des produits qui finalement risquent fort de l'encombrer, à la longue?
Cela vaut, à tous les niveaux: emprunt linguistique inutile (franglais), acquisition discutable d'un bien, annexion boulet d'un territoire.....Tout le monde, loin de là, n'est pas toujours assez censé pour renoncer à un "bien mal acquis" (qui ne profite jamais, dit l'adage), pour se retirer en temps utile, faire marche arrière...
Or, c'est précisément ce que nous demandons aux astrologues que de se dessaisir de certaines possessions, de ne plus se complaire dans une pléthore de données.
.Tout choix est un emprunt, est un recours mais quelle doit en être le bon usage éthiquement et épistémologiquement? Comment bien choisir? Certainement pas en prenant tout ce qui se présente à nous, ce qui nous fait basculer dans une fringale d'avoir aux dépends de la constitution et du maintien de l'être.
Il était une fois quelques législateurs, en charge d'une "tribu" donnée, qui jugèrent bon d'accorder quelque importance à une certaine cyclicité. Ils finirent par fixer leur choix sur un cycle parmi bien d'autres car un seul cycle suffisait. Deux cycles auraient déjà créé quelque confusion et trois cycles, bonjour les dégâts! Il est probable d'ailleurs qu'antérieurement une telle cyclicité n'ait nullement eu besoin des astres pour se mettre en place, la preuve en est que c'est ce qui se passe actuellement lors des élections organisées un peu partout et dans les moments les plus divers, sans tenir compte des astres, si ce n'est lorsque l'on décide que cela aura lieu tous les 4 ans ou tous les 5 ans, ce qui renvoie implicitement à un processus solaire (en fait terrestre)
A un certain stade, ces législateurs ou leurs descendants crurent bon de faire appel aux astronomes pour établir un cycle viable et stable. Et en ce sens, nous dirons que l'astrologie n'est pas née de l'astronomie mais lui a emprunté certaines données chronologiques commodes à observer par toute une population. A ce stade là, on l'aura compris, nous avons affaire à une astrologie culturelle, nullement subconsciente et n'existant que par la volonté de ceux s'y soumettant. Nous n'en sommes donc pas aux stades plus tardifs d'astrologues recherchant les lois sous tendant "occultement" et inconsciemment les comportements humains.. D'ailleurs, les astrologues, en règle générale, détestent que l'on parle de la culturalité de l'astrologie comme condition même de son existence (voir P. Guinard, Manifeste, site cura.free.fr). De fait, le stade de cette culturalité est dépassé depuis belle lurette et nous en sommes passés en grande partie du moins à un stade qui transcende ce niveau, cet état de conscience initiaux.(voir notre Etrange Histoire de l'Astrologie, Paris, Artefact, 1986)
Autrement dit, l'astrologie ne serait pas née de l'astronomie pour la simple raison que l'astronomie est à cent lieues d'incarner la simplicité d'une cyclicité unique, dès lors que l'on n'en reste pas au niveau des luminaires, à la cyclicité jugée par trop limitée dans le temps. Selon nous, l'astrologie aura instrumenté l'astronomie et n'en aura, au départ, emprunté que le strict nécessaire, à savoir, selon nous, une planète lente (évidemment pas à l'époque une transsaturnienne!:) et quelques étoiles fixes pour baliser son parcours. On écoutera Michel Field (dans une émission reprise en partie sur teleprovidence) affirmer que l'astrologie a précédé l'astronomie comme l'alchimie la chimie. On ne saurait souscrire à une telle présentation des choses: les deux domaines ont existé parallèlement, si ce n'est que l'astrologie était d'abord une cyclologie, comme le sont nos constitutions et nos républiques. Comme l'astronomie était aussi une cyclologie, il était assez fatal qu'une astrologie qui n'en était pas encore une fît affaire avec l'astronomie pour satisfaire ses besoins cycliques.
Sous cet angle, il est exclu que l'accord ait consisté à ce que l’astrologie (cf. supra) se soit engagée à conférer une signification spécifique à tout ce qui existait astronomiquement. Tel ne fut pas, en tout cas, l'arrangement d'origine. Cela dit; quand on examine les travaux de Michel Gauquelin, force est bien de constater que cinq sur les sept astres du système solaire furent en effet mobilisés par l'astrologie.(à l'exception donc de Mercure et du soleil). Mais décalage, il y a, donc choix dicté par divers paramètres, à commencer par le fait que si une société se divise en cinq, elle n'a pas besoin de sept astres! Là encore, il importe de comprendre que les sociétés se sont organisées bien avant d'envisager de recourir à une astronomie d'autant qu'il fallut du temps, c'est à dire des millénaires, avant que les astronomes n'apprissent à distinguer planètes (errantes) et étoiles fixes! Quant aux astrologues qui veulent à tout prix - et c'est aujourd'hui, hélas, la très grande majorité- se servir, par dessus le marché, des transsaturniennes et autres astéroides, gageons qu'ils sont complètement à côté de la plaque!
Nous proposerons donc de définir le phénomène astrologique à investiguer comme la mise en évidence de la configuration céleste (planète + étoile) qui aura été finalement choisie- on dit bien choisie! - parmi toutes les possibilités existants alors, puisque l'on parle d'un événement s'inscrivant dans un passé des plus lointains. Planète choisie, planète "élue" par et pour une certaine Humanité, en un certain temps historique.
Que par la suite, l'astronomie ait pris le dessus et ait conduit l'astrologie à s'aligner sur elle semble un fait acquis. Mais comme nous le disions, il n'est jamais trop tard pour bien faire et pour corriger les erreurs commises en cours de route. Que la mythologie ait servi, à un certain stade; à nommer les planètes tout comme le zodiaque des mois à subdiviser l'écliptique, lieu de passage des planètes, est assez clair. Mais un tel usage n'avait pas nécessairement vocation à signifier. Désigner n'est pas signifier, en effet! Aucun astronome ne dira le contraire! Et c'est d'ailleurs une telle confusion sémantique qui est reprochée par les astronomes aux astrologues...
Certes, nous n'obligeons pas tous les astrologues à adopter la cyclicité saturno-stellaire que nous prônons mais nous leur demandons instamment d'admettre la nécessité de s'entendre sur une certaine cyclicité et donc de faire un choix qui tant que possible corresponde à celui de nos lointains prédécesseurs, c'est à dire finalement qui soit à terme confirmé par les neurosciences vouées, tôt ou tard, à montrer que certaines configurations déclenchent des états particuliers non pas nécessairement chez tout un chacun mais du moins sur une certaine proportion de l'Humanité, ce qui implique là encore un choix.
Au niveau épistémologique, le fait d'accorder la même importance aux axes qu'à leurs subdivisions risque fort, en effet, de fragiliser l'astrologie, puisque, comme on l'a vu, le passage d'une planéte d'une maison à une autre, d'un signe à un autre, est généralement interprété comme déterminant, alors que les subdivisions correspondent à une progression et ne sauraient se poser en entités distinctes comme si l'on passait d'un pays à l'autre, d'une langue à une autre, d'une monnaie à une autre. Les enseignants astrologues devront désormais impérativement éviter de cristalliser les subdivisions-(en aspects, en signe, en maison) au lieu d'encourager, comme ils le font encore trop souvent, à trancher entre deux signes, deux maisons ou de décider s'il y a ou non aspect. C'est d'ailleurs ainsi qu'il convient de procéder dans la consultation astrologique en aidant le client à distinguer ce qui dans sa vie est en quelque sorte amovible et donc modifiable et ce qui ne l'est guère. Que les astrologues commencent déjà à balayer devant leur porte! Rappelons que la liberté qui est un corollaire du changement est aussi un corollaire de nos précédentes libertés. Ce qui a été réalisé librement c'est à dire arbitrairement peut être défait tout aussi librement et arbitrairement. Ainsi, à vouloir nier le caractère amovible d'une partie de la tradition astrologique, on contribue, plus ou moins sciemment et délibérément, à la figer.
JHB
20. 10. 09
A l'occasion du prochain colloque de Marseille (11 novembre) consacrée au choix de l'astrologie, il convient que nous soulignions toute l'importance du tri, de la sélection, de l'élection, qui semble constituer plus que jamais un obstacle épistémologique (Bachelard), ce qui tendrait à montrer que la pensée astrologique contemporaine a du mal à s'inscrire dans une problématique monothéiste, ce que d'ailleurs nombre d'astrologues reconnaissent actuellement.
On présente souvent l'astrologie comme ce qui donne sens à l'astronomie, comme si l'astrologie devait attribuer à toutes les composantes de l'astronomie une signification et qu'elle devrait continuer à le faire indéfiniment, ce qui semble être la consigne notamment chez les astrologues américains, en cheville, en quelque sorte, avec les toutes dernières avancées astronomiques du moins celles relatives au système solaire. Il est donc urgent de renoncer à un tel cahier de charges de l'astrologie, susceptible de faire perdre son âme à celle-ci. Un tel cahier de charges nous semble d'ailleurs lié à une certaine promiscuité entre astrologues et astronomes dont tant d'astrologues croient un peu vite devoir se glorifier. Qui sait si ces astronomes-astrologues n'ont pas conduit l'astrologie à se fourvoyer, au sein d'un tel binôme?
On ne peut évidemment penser l'astrologie sans quelque rapport minimal à l'astronomie mais encore faudrait-il en fixer les conditions et les limites...On connait le sophisme: puisque l'astrologie emprunte à l'astronomie, rien de ce qui est astronomique ne saurait lui être étranger. C'est là un travers commun chez les apprentis historiens que de croire qu'une fois la source d'un phénomène trouvée, la source a vocation à éclairer le dit phénoméne et à en déterminer la dynamique. Or, bien souvent, un tel emprunt est ponctuel, conditionnel et ne saurait être étendu indéfiniment. Tout emprunt a sa propre logique qu'il importe de découvrir.
Quelqu'un entre dans une pharmacie pour acheter un certain produit et non pour consommer tout ce qui se vend dans la dite pharmacie. Il n'est censé repartir qu'avec ce dont il avait besoin. Ni plus ni moins. Même si le pharmacien, s'il sait s'y prendre, peut lui vendre parfois ce qui ne lui est pas strictement nécessaire....Une personne influençable aura du mal à résister (pourquoi pas?) à certaines propositions, à telle opportunité, à se débarrasser de quelque cadeau empoisonné...
Mais n'est-il pas possible, justement, de diagnostiquer les cas de personnes ayant acquis des produits qui finalement risquent fort de l'encombrer, à la longue?
Cela vaut, à tous les niveaux: emprunt linguistique inutile (franglais), acquisition discutable d'un bien, annexion boulet d'un territoire.....Tout le monde, loin de là, n'est pas toujours assez censé pour renoncer à un "bien mal acquis" (qui ne profite jamais, dit l'adage), pour se retirer en temps utile, faire marche arrière...
Or, c'est précisément ce que nous demandons aux astrologues que de se dessaisir de certaines possessions, de ne plus se complaire dans une pléthore de données.
.Tout choix est un emprunt, est un recours mais quelle doit en être le bon usage éthiquement et épistémologiquement? Comment bien choisir? Certainement pas en prenant tout ce qui se présente à nous, ce qui nous fait basculer dans une fringale d'avoir aux dépends de la constitution et du maintien de l'être.
Il était une fois quelques législateurs, en charge d'une "tribu" donnée, qui jugèrent bon d'accorder quelque importance à une certaine cyclicité. Ils finirent par fixer leur choix sur un cycle parmi bien d'autres car un seul cycle suffisait. Deux cycles auraient déjà créé quelque confusion et trois cycles, bonjour les dégâts! Il est probable d'ailleurs qu'antérieurement une telle cyclicité n'ait nullement eu besoin des astres pour se mettre en place, la preuve en est que c'est ce qui se passe actuellement lors des élections organisées un peu partout et dans les moments les plus divers, sans tenir compte des astres, si ce n'est lorsque l'on décide que cela aura lieu tous les 4 ans ou tous les 5 ans, ce qui renvoie implicitement à un processus solaire (en fait terrestre)
A un certain stade, ces législateurs ou leurs descendants crurent bon de faire appel aux astronomes pour établir un cycle viable et stable. Et en ce sens, nous dirons que l'astrologie n'est pas née de l'astronomie mais lui a emprunté certaines données chronologiques commodes à observer par toute une population. A ce stade là, on l'aura compris, nous avons affaire à une astrologie culturelle, nullement subconsciente et n'existant que par la volonté de ceux s'y soumettant. Nous n'en sommes donc pas aux stades plus tardifs d'astrologues recherchant les lois sous tendant "occultement" et inconsciemment les comportements humains.. D'ailleurs, les astrologues, en règle générale, détestent que l'on parle de la culturalité de l'astrologie comme condition même de son existence (voir P. Guinard, Manifeste, site cura.free.fr). De fait, le stade de cette culturalité est dépassé depuis belle lurette et nous en sommes passés en grande partie du moins à un stade qui transcende ce niveau, cet état de conscience initiaux.(voir notre Etrange Histoire de l'Astrologie, Paris, Artefact, 1986)
Autrement dit, l'astrologie ne serait pas née de l'astronomie pour la simple raison que l'astronomie est à cent lieues d'incarner la simplicité d'une cyclicité unique, dès lors que l'on n'en reste pas au niveau des luminaires, à la cyclicité jugée par trop limitée dans le temps. Selon nous, l'astrologie aura instrumenté l'astronomie et n'en aura, au départ, emprunté que le strict nécessaire, à savoir, selon nous, une planète lente (évidemment pas à l'époque une transsaturnienne!:) et quelques étoiles fixes pour baliser son parcours. On écoutera Michel Field (dans une émission reprise en partie sur teleprovidence) affirmer que l'astrologie a précédé l'astronomie comme l'alchimie la chimie. On ne saurait souscrire à une telle présentation des choses: les deux domaines ont existé parallèlement, si ce n'est que l'astrologie était d'abord une cyclologie, comme le sont nos constitutions et nos républiques. Comme l'astronomie était aussi une cyclologie, il était assez fatal qu'une astrologie qui n'en était pas encore une fît affaire avec l'astronomie pour satisfaire ses besoins cycliques.
Sous cet angle, il est exclu que l'accord ait consisté à ce que l’astrologie (cf. supra) se soit engagée à conférer une signification spécifique à tout ce qui existait astronomiquement. Tel ne fut pas, en tout cas, l'arrangement d'origine. Cela dit; quand on examine les travaux de Michel Gauquelin, force est bien de constater que cinq sur les sept astres du système solaire furent en effet mobilisés par l'astrologie.(à l'exception donc de Mercure et du soleil). Mais décalage, il y a, donc choix dicté par divers paramètres, à commencer par le fait que si une société se divise en cinq, elle n'a pas besoin de sept astres! Là encore, il importe de comprendre que les sociétés se sont organisées bien avant d'envisager de recourir à une astronomie d'autant qu'il fallut du temps, c'est à dire des millénaires, avant que les astronomes n'apprissent à distinguer planètes (errantes) et étoiles fixes! Quant aux astrologues qui veulent à tout prix - et c'est aujourd'hui, hélas, la très grande majorité- se servir, par dessus le marché, des transsaturniennes et autres astéroides, gageons qu'ils sont complètement à côté de la plaque!
Nous proposerons donc de définir le phénomène astrologique à investiguer comme la mise en évidence de la configuration céleste (planète + étoile) qui aura été finalement choisie- on dit bien choisie! - parmi toutes les possibilités existants alors, puisque l'on parle d'un événement s'inscrivant dans un passé des plus lointains. Planète choisie, planète "élue" par et pour une certaine Humanité, en un certain temps historique.
Que par la suite, l'astronomie ait pris le dessus et ait conduit l'astrologie à s'aligner sur elle semble un fait acquis. Mais comme nous le disions, il n'est jamais trop tard pour bien faire et pour corriger les erreurs commises en cours de route. Que la mythologie ait servi, à un certain stade; à nommer les planètes tout comme le zodiaque des mois à subdiviser l'écliptique, lieu de passage des planètes, est assez clair. Mais un tel usage n'avait pas nécessairement vocation à signifier. Désigner n'est pas signifier, en effet! Aucun astronome ne dira le contraire! Et c'est d'ailleurs une telle confusion sémantique qui est reprochée par les astronomes aux astrologues...
Certes, nous n'obligeons pas tous les astrologues à adopter la cyclicité saturno-stellaire que nous prônons mais nous leur demandons instamment d'admettre la nécessité de s'entendre sur une certaine cyclicité et donc de faire un choix qui tant que possible corresponde à celui de nos lointains prédécesseurs, c'est à dire finalement qui soit à terme confirmé par les neurosciences vouées, tôt ou tard, à montrer que certaines configurations déclenchent des états particuliers non pas nécessairement chez tout un chacun mais du moins sur une certaine proportion de l'Humanité, ce qui implique là encore un choix.
Au niveau épistémologique, le fait d'accorder la même importance aux axes qu'à leurs subdivisions risque fort, en effet, de fragiliser l'astrologie, puisque, comme on l'a vu, le passage d'une planéte d'une maison à une autre, d'un signe à un autre, est généralement interprété comme déterminant, alors que les subdivisions correspondent à une progression et ne sauraient se poser en entités distinctes comme si l'on passait d'un pays à l'autre, d'une langue à une autre, d'une monnaie à une autre. Les enseignants astrologues devront désormais impérativement éviter de cristalliser les subdivisions-(en aspects, en signe, en maison) au lieu d'encourager, comme ils le font encore trop souvent, à trancher entre deux signes, deux maisons ou de décider s'il y a ou non aspect. C'est d'ailleurs ainsi qu'il convient de procéder dans la consultation astrologique en aidant le client à distinguer ce qui dans sa vie est en quelque sorte amovible et donc modifiable et ce qui ne l'est guère. Que les astrologues commencent déjà à balayer devant leur porte! Rappelons que la liberté qui est un corollaire du changement est aussi un corollaire de nos précédentes libertés. Ce qui a été réalisé librement c'est à dire arbitrairement peut être défait tout aussi librement et arbitrairement. Ainsi, à vouloir nier le caractère amovible d'une partie de la tradition astrologique, on contribue, plus ou moins sciemment et délibérément, à la figer.
JHB
20. 10. 09
Expérimentation et interdisciplinarité à propos de l'astrologie
par Jacques HalBronn
On nous dit souvent qu'un modèle astrologique, cela s'expérimente, ce qui signifie, en fait, qu'il faut demander aux astrologues de l'appliquer dans leur pratique....L'astrologie fonctionnerait ainsi en circuit fermé surtout quand le théoricien et le praticien/expérimentateur ne font qu'un.
En réalité, la validation d'un modèle doit passer par une approche théorique interdisciplinaire et non par une approche pratique interdisciplinaire comme on le soutient volontiers.
En d'autres termes, si l'on veut valider un modèle astrologique, selon nous, il importe de faire appel à d'autres travaux dans d'autres domaines, sinon l'astrologie continuera à vivre sur son île, fort mal reliée au continent.
Il nous semble ainsi évident que les neurosciences peuvent valider certain modèle astrologique infiniment mieux que cent astrologues. De même, des historiens patentés- ce que généralement ne sont pas les astrologues - pourront s'intéresser à tel ou tel modèle astrologique pour le valider. On nous répondra que ces "métiers " ne s''intéressent pas, a priori, à l'astrologie mais chacun sait aussi, parmi les chercheurs que qui ne risque rien n'a rien et qu'il est parfois fécond de se lancer dans des directions nouvelles, à toutes fins utiles... Il revient aux astrologues d'intéresser d'autres métiers à leur activité et pour ce faire, il leur faut présenter des modèles aussi accessibles que possible et non pas des choses alambiquées comme c'est trop souvent le cas. A trop vouloir prouver, on ne prouve rien. D'où l'importance d'une esthétique des modèles proposés au lieu des usines à gaz existantes.
Il ne s'agit surtout pas - comme a cru bon de le faire Suzel Fuzeau-Braesch en son temps - de pratiquer une politique du tout ou rien mais bien de formuler des "lois" simples, ce qui ne signifie pas qu'elles doivent concerner tous les humains. Car un des postulats de l'astrologie moderne, c'est que l'astrologie "marche "pour tout le monde. Nous rejetons vigoureusement une telle position. Quand bien même une infime minorité d'humains dépendrait de l'astrologie et quand bien même l'astrologie ne rendrait compte que d'événements spécifiques et relativement rares, ce serait tout à fait satisfaisant. Selon nous, en effet, l'astrologie est marquée par un point de vue causal et ce qui est causal est forcément élitique. D'où la tendance de tant d'astrologues à refuser le causal au profit du synchronique.
Le causal implique une source unique à partir de laquelle il y a diffusion, dérivation, dans le temps et dans l'espace alors que le synchronique s'accommode de la pluralité et de la diversité et se passe fort bien de centralité. Qui dit cause, en effet, dit source, qui dit cause, dit chef, dit point de départ. Et si l'astrologie était la science du commencement des activités humaines, de celles qui naissent dans de petits cénacles voire dans la tête de quelques "élus"....Un tel positionnement ne poserait pas de problème épistémologique particulier. Pour faire image, quand bien même n'y aurait-il que 20 personnes au monde réagissant à telle configuration astrale, cela prouverait l'astrologie si toutes les données neurologiques venaient le confirmer en termes d'activité cérébrale, surtout si ces 20 personnages se caractérisaient par ailleurs par une certaine activité sociale, intellectuelle remarquable et quantifiable.. Rappelons que les résultats Gauquelin ne valent point pour tout le monde et que faire un thème pour quelqu'un qui n'est pas réceptif aux configurations astrales ne fait pas sens et que ce n'est pas en faisant "son" thème qu'on le saura comme le croient encore ceux qui recherchent quelque "dominante". Il semblerait que l'expression même de supériorité soit fonction d'un lien avec ces instances supérieures que sont les astres. L'idée que l'astrologie serait le fait de tous, qu'elle impliquerait tous les astres et qu'elle rendrait compte à tout instant de ce qui se passe ou nait sur cette terre est à abandonner, tout comme la conviction que tout ce que la tradition astrologique a pu élaborer et stocker serait sacro-saint et à considérer comme un tout indivisible..
Quant à l'interdisciplinarité au niveau de la pratique, par exemple chez les médecins recourant à l'astrologie (voir émission de télévision reprise sur teléprovidence, dans le domaine de la santé, animée par Robert Namias), il ne nous semble pas que l'on puisse y rechercher une quelconque vérification de l'astrologie qui permettrait de passer par dessus les enjeux théoriques en amont, qui sous-tendent telle ou telle pratique.
Nul doute qu'en apparence, des praticiens de divers bords puissent mieux s'entendre que des théoriciens de divers bords mais l'entente des uns n'aura certainement pas le même impact que celle des autres, les praticiens n'ayant pas les mêmes critères d'appréciation que les théoriciens, les uns étant plus dans l'être avec ce que cela a de systémique et les autres dans l'avoir avec ce que cela a de pragmatique, Il ne nous semble donc pas que ce soit au niveau des praticiens, astrologues ou non, que le statut de l'astrologie puisse se désenclaver. Seule une percée théorique pourra faire la différence et pour cela les astrologues doivent parler le langage de la théorie et non celui de la pratique.
Et cela d'autant que le débat entre théoriciens peut conduire à reformuler les modèles des uns et des autres, alors que le débat entre praticiens tend à ajouter une technique à une autre, en la figeant peu ou prou, du fait même que les praticiens ne sont pas nécessairement dotés du bagage intellectuel leur permettant d'intégrer certaines données apportées au débat et tendent à figer leur propre savoir. Il est clair, en effet, qu'un débat entre véritables chercheurs ne saurait réduire un savoir à ce qu'il est devenu mais à ce qu'il pourrait devenir dans le cadre d'une nouvelle synergie. On peut ainsi regretter (voir une émission de télévision tournée à Lyon en 2000 et animée par Michel Field) que certains critiques de l'astrologie s'attaquent à ce qui est contingent et aléatoire dans la tradition astrologique et n'abordent pas le problème plus en profondeur. Il est vrai que les astrologues eux-mêmes sont rarement à même de distinguer entre ce qui est primordial et secondaire dans leur domaine..
JHB
12. 10. 09
On nous dit souvent qu'un modèle astrologique, cela s'expérimente, ce qui signifie, en fait, qu'il faut demander aux astrologues de l'appliquer dans leur pratique....L'astrologie fonctionnerait ainsi en circuit fermé surtout quand le théoricien et le praticien/expérimentateur ne font qu'un.
En réalité, la validation d'un modèle doit passer par une approche théorique interdisciplinaire et non par une approche pratique interdisciplinaire comme on le soutient volontiers.
En d'autres termes, si l'on veut valider un modèle astrologique, selon nous, il importe de faire appel à d'autres travaux dans d'autres domaines, sinon l'astrologie continuera à vivre sur son île, fort mal reliée au continent.
Il nous semble ainsi évident que les neurosciences peuvent valider certain modèle astrologique infiniment mieux que cent astrologues. De même, des historiens patentés- ce que généralement ne sont pas les astrologues - pourront s'intéresser à tel ou tel modèle astrologique pour le valider. On nous répondra que ces "métiers " ne s''intéressent pas, a priori, à l'astrologie mais chacun sait aussi, parmi les chercheurs que qui ne risque rien n'a rien et qu'il est parfois fécond de se lancer dans des directions nouvelles, à toutes fins utiles... Il revient aux astrologues d'intéresser d'autres métiers à leur activité et pour ce faire, il leur faut présenter des modèles aussi accessibles que possible et non pas des choses alambiquées comme c'est trop souvent le cas. A trop vouloir prouver, on ne prouve rien. D'où l'importance d'une esthétique des modèles proposés au lieu des usines à gaz existantes.
Il ne s'agit surtout pas - comme a cru bon de le faire Suzel Fuzeau-Braesch en son temps - de pratiquer une politique du tout ou rien mais bien de formuler des "lois" simples, ce qui ne signifie pas qu'elles doivent concerner tous les humains. Car un des postulats de l'astrologie moderne, c'est que l'astrologie "marche "pour tout le monde. Nous rejetons vigoureusement une telle position. Quand bien même une infime minorité d'humains dépendrait de l'astrologie et quand bien même l'astrologie ne rendrait compte que d'événements spécifiques et relativement rares, ce serait tout à fait satisfaisant. Selon nous, en effet, l'astrologie est marquée par un point de vue causal et ce qui est causal est forcément élitique. D'où la tendance de tant d'astrologues à refuser le causal au profit du synchronique.
Le causal implique une source unique à partir de laquelle il y a diffusion, dérivation, dans le temps et dans l'espace alors que le synchronique s'accommode de la pluralité et de la diversité et se passe fort bien de centralité. Qui dit cause, en effet, dit source, qui dit cause, dit chef, dit point de départ. Et si l'astrologie était la science du commencement des activités humaines, de celles qui naissent dans de petits cénacles voire dans la tête de quelques "élus"....Un tel positionnement ne poserait pas de problème épistémologique particulier. Pour faire image, quand bien même n'y aurait-il que 20 personnes au monde réagissant à telle configuration astrale, cela prouverait l'astrologie si toutes les données neurologiques venaient le confirmer en termes d'activité cérébrale, surtout si ces 20 personnages se caractérisaient par ailleurs par une certaine activité sociale, intellectuelle remarquable et quantifiable.. Rappelons que les résultats Gauquelin ne valent point pour tout le monde et que faire un thème pour quelqu'un qui n'est pas réceptif aux configurations astrales ne fait pas sens et que ce n'est pas en faisant "son" thème qu'on le saura comme le croient encore ceux qui recherchent quelque "dominante". Il semblerait que l'expression même de supériorité soit fonction d'un lien avec ces instances supérieures que sont les astres. L'idée que l'astrologie serait le fait de tous, qu'elle impliquerait tous les astres et qu'elle rendrait compte à tout instant de ce qui se passe ou nait sur cette terre est à abandonner, tout comme la conviction que tout ce que la tradition astrologique a pu élaborer et stocker serait sacro-saint et à considérer comme un tout indivisible..
Quant à l'interdisciplinarité au niveau de la pratique, par exemple chez les médecins recourant à l'astrologie (voir émission de télévision reprise sur teléprovidence, dans le domaine de la santé, animée par Robert Namias), il ne nous semble pas que l'on puisse y rechercher une quelconque vérification de l'astrologie qui permettrait de passer par dessus les enjeux théoriques en amont, qui sous-tendent telle ou telle pratique.
Nul doute qu'en apparence, des praticiens de divers bords puissent mieux s'entendre que des théoriciens de divers bords mais l'entente des uns n'aura certainement pas le même impact que celle des autres, les praticiens n'ayant pas les mêmes critères d'appréciation que les théoriciens, les uns étant plus dans l'être avec ce que cela a de systémique et les autres dans l'avoir avec ce que cela a de pragmatique, Il ne nous semble donc pas que ce soit au niveau des praticiens, astrologues ou non, que le statut de l'astrologie puisse se désenclaver. Seule une percée théorique pourra faire la différence et pour cela les astrologues doivent parler le langage de la théorie et non celui de la pratique.
Et cela d'autant que le débat entre théoriciens peut conduire à reformuler les modèles des uns et des autres, alors que le débat entre praticiens tend à ajouter une technique à une autre, en la figeant peu ou prou, du fait même que les praticiens ne sont pas nécessairement dotés du bagage intellectuel leur permettant d'intégrer certaines données apportées au débat et tendent à figer leur propre savoir. Il est clair, en effet, qu'un débat entre véritables chercheurs ne saurait réduire un savoir à ce qu'il est devenu mais à ce qu'il pourrait devenir dans le cadre d'une nouvelle synergie. On peut ainsi regretter (voir une émission de télévision tournée à Lyon en 2000 et animée par Michel Field) que certains critiques de l'astrologie s'attaquent à ce qui est contingent et aléatoire dans la tradition astrologique et n'abordent pas le problème plus en profondeur. Il est vrai que les astrologues eux-mêmes sont rarement à même de distinguer entre ce qui est primordial et secondaire dans leur domaine..
JHB
12. 10. 09
Avenir de l'astrologie cyclique
par Jacques HalBronn
Le grand apport de ce que nous appellerons l'Astrologie Cyclique, expression qui nous semble finalement bien résumer notre démarche est de libérer.... notre liberté. Car le cycle est libérateur de par le renouvellement périodique qu'il implique.
Mais encore faut-il pour qu'il y ait astrologie cyclique qu'il y ait cycle....Et l'astrologie actuelle a un problème avec la cyclicité et ce, en dépit des apparences, puisque, a priori, elle semblerait être bien dotée en la matière.
Force est, en tout cas, de constater la difficulté de l'astrologie contemporaine à se renouveler de façon significative pour des raisons qui sont dues, selon nous, à une difficulté à distinguer l'essentiel de l'accessoire, le corps de l'habit, l'existence de l'habitude, ce que nous sommes et ce que nous (com) portons..
Qui dit astrologie cyclique dit point de retour, point origine, donc point causal et qui dit cause, dit origine d'une idée, d'une entreprise, ce qui signifie un moment donné, des personnes spécifiques. Point donc d'astrologie cyclique sans une approche sélective, sans une certaine focalisation ( recherche d'un foyer), sans une certaine hiérarchie, un certain ordre, sans un certain choix ( d'où le thème du colloque de Marseille, "Le choix de l'astrologie", 11 novembre).
La cyclicité nous invite en effet au discernement car elle implique que l'on fasse et que l'on défasse les choses en ne confondant pas le permanent et le provisoire, en se libérant périodiquement du provisoire pour en changer, l'essentiel lui restant immuable. Parfois le provisoire, (l'avoir) pour se maintenir indéfiniment, tente de se faire passer pour de l'essentiel (l'être). D'ailleurs, les astrologues d'aujourd'hui semblent bien en peine de faire la part des choses. L'Astrologie serait un tout indivisible.
On peut et doit changer ce qui relève de l'avoir de façon à pouvoir revenir, remonter vers l'être.
Celui qui n'est pas maitre de son avoir, n'est pas libre. Il faut se délester de l'avoir pour s'ouvrir à un nouvel avoir, comme il faut accoucher, pour une femme, avant de pouvoir porter un nouvel enfant. Mais tout se passe comme si l'on pouvait accumuler l'avoir indéfiniment sans évacuer l'avoir ancien pour un avoir nouveau. D'où chez les astrologues un certain conservatisme, une certaine tendance à l'accumulation qui aboutit à des "synthèses" assez hétéroclites et "personnelles", du fait qu'on aura glané ici et là.
. Les astrologues praticiens nous déclarent que leur astrologie "marche" mais quel est donc le but poursuivi? Si l'on affirme que tel "objet" fonctionne, que l'on nous dise à quoi il sert!
Dans le cas de l'astrologie, on se perd en conjectures: est- ce que l'on a l'assentiment du client qui nous confirme la "véracité" de ce que tel astrologue avance, psychologiquement, évenementiellement? Est- ce que le client/patient va mieux, n'offre plus certains symptômes physiques ou psychiques? Bref, qu'est-ce qui fait que l'astrologue puisse se permettre de déclarer que '"ça a marché"? Si l'on parle en terme de thérapie, il ne semble qu'il y ait que deux possibilités : soit la personne est revenue à la norme, a réintégré l'ensemble auquel elle appartient; soit elle s'est acceptée dans l'état qui est le sien présentement. (approche palliative). Pour le rapport que l'astrologue entretient avec l'astrologie, il en est de même; soit l'astrologue a réformé son outil pour l'intégrer au sein d'un ensemble cognitif relativement vaste, soit il a adopté l'outil tel qu'il en a la pratique et s'en satisfait.
L'approche de l'astrologie cyclique se veut dynamique et exige des ajustements successifs selon chaque phase du cycle, toujours en restant dans la dualité (les nombres impairs ne conviennent pas). Nous recourons au langage mythologique et distinguons la phase neptunienne et la phase plutonienne, un peu comme dans le dispositif des domiciles (voir notre texte à ce sujet, dans le présent journal de bord), sans rapport avec un quelconque positionnement des planètes du même nom!
L'astrologie cyclique nous dit qu'en période neptunienne, il faut laisser la primauté à une certaine élite capable de remonter aux principes en dépassant les manifestations et applications ponctuelles. Puis, quand on passe en phase plutonienne, il faut être prêt à renouveler les dites manifestations et applications en acceptant donc de faire le deuil de ce qui a été jugé caduc, comme les feuilles d'un arbre alors que le tronc reste. Chacune des deux phases qui alternent couvre une période d'environ 3 ans 1/2, durée que l'on retrouve dans la Bible. (1.260 jours divisés par 42 mois ou 3 ans et demi).
Dans les Ecritures, il est question d'une période de 1260 jours (soit 42 mois, ou 3 ans 1/2), ce qui correspond approximativement à la moitié d'un cycle saturnien sidéral. Ce n'est pas très loin des 1200 jours que l'on a fixés ci dessus et on l'a vu il ne s'agit là que d'approximations. On parle aussi des 1000 ans durant lesquels Satan sera lié (Apocalypse, Ch. XX), 1000 étant également assez proche de la durée de la conjonction, alors que la disjonction "satanique" est de la même durée, dans notre système, soit 3 ans 1/2, telle est le temps du règne de l'Antéchrist..Notons que pour Hitler le troisième Reich devait durer 1000 ans. L'on note une symétrie flagrante entre la durée des deux règnes, celui de Jésus et celui de son adversaire. Ce sont les deux faces de Saturne.(voir notre thèse d'Etat, Le texte prophétique en France, formation et fortune, Université Paris X Nanterre, 1999, sur le site propheties.it) Pluton, dieu des enfers, on l'aura compris, correspond à la phase disjonctionnelle satanique.
On est loin du temps de certains astrologues qui se chiffre en dizaines d'années. Dans ce cas, l'astrologie devient un outil surdimensionné, plaçant l'humanité dans des habits trop larges.... ou trop étroits, ce qui n'est pas sans faire songer au lit de Procuste, tantôt écartelant, tantôt mutilant ses victimes..
L'astrologie cyclique prône un respect des cycles, à tous les niveaux, telle est la norme qu'elle met en avant et qui dit cycle, dit dualité, alternance. Il ne s'agit plus, dès lors, pour le client/patient de partir des habitudes qui sont les siennes mais de s'ajuster à un impératif cyclique qu'il s'engage à respecter, quitte à se débarrasser du vieux manteau de ses mœurs anciennes, (voir notre étude sur le savoir-vivre astrologique, sur le présent journal de bord). Il sera temps, par la suite, de s'individuer, en phase uranienne, une fois que l'on aura fait peau neuve..
JHB
12. 10. 09
Le grand apport de ce que nous appellerons l'Astrologie Cyclique, expression qui nous semble finalement bien résumer notre démarche est de libérer.... notre liberté. Car le cycle est libérateur de par le renouvellement périodique qu'il implique.
Mais encore faut-il pour qu'il y ait astrologie cyclique qu'il y ait cycle....Et l'astrologie actuelle a un problème avec la cyclicité et ce, en dépit des apparences, puisque, a priori, elle semblerait être bien dotée en la matière.
Force est, en tout cas, de constater la difficulté de l'astrologie contemporaine à se renouveler de façon significative pour des raisons qui sont dues, selon nous, à une difficulté à distinguer l'essentiel de l'accessoire, le corps de l'habit, l'existence de l'habitude, ce que nous sommes et ce que nous (com) portons..
Qui dit astrologie cyclique dit point de retour, point origine, donc point causal et qui dit cause, dit origine d'une idée, d'une entreprise, ce qui signifie un moment donné, des personnes spécifiques. Point donc d'astrologie cyclique sans une approche sélective, sans une certaine focalisation ( recherche d'un foyer), sans une certaine hiérarchie, un certain ordre, sans un certain choix ( d'où le thème du colloque de Marseille, "Le choix de l'astrologie", 11 novembre).
La cyclicité nous invite en effet au discernement car elle implique que l'on fasse et que l'on défasse les choses en ne confondant pas le permanent et le provisoire, en se libérant périodiquement du provisoire pour en changer, l'essentiel lui restant immuable. Parfois le provisoire, (l'avoir) pour se maintenir indéfiniment, tente de se faire passer pour de l'essentiel (l'être). D'ailleurs, les astrologues d'aujourd'hui semblent bien en peine de faire la part des choses. L'Astrologie serait un tout indivisible.
On peut et doit changer ce qui relève de l'avoir de façon à pouvoir revenir, remonter vers l'être.
Celui qui n'est pas maitre de son avoir, n'est pas libre. Il faut se délester de l'avoir pour s'ouvrir à un nouvel avoir, comme il faut accoucher, pour une femme, avant de pouvoir porter un nouvel enfant. Mais tout se passe comme si l'on pouvait accumuler l'avoir indéfiniment sans évacuer l'avoir ancien pour un avoir nouveau. D'où chez les astrologues un certain conservatisme, une certaine tendance à l'accumulation qui aboutit à des "synthèses" assez hétéroclites et "personnelles", du fait qu'on aura glané ici et là.
. Les astrologues praticiens nous déclarent que leur astrologie "marche" mais quel est donc le but poursuivi? Si l'on affirme que tel "objet" fonctionne, que l'on nous dise à quoi il sert!
Dans le cas de l'astrologie, on se perd en conjectures: est- ce que l'on a l'assentiment du client qui nous confirme la "véracité" de ce que tel astrologue avance, psychologiquement, évenementiellement? Est- ce que le client/patient va mieux, n'offre plus certains symptômes physiques ou psychiques? Bref, qu'est-ce qui fait que l'astrologue puisse se permettre de déclarer que '"ça a marché"? Si l'on parle en terme de thérapie, il ne semble qu'il y ait que deux possibilités : soit la personne est revenue à la norme, a réintégré l'ensemble auquel elle appartient; soit elle s'est acceptée dans l'état qui est le sien présentement. (approche palliative). Pour le rapport que l'astrologue entretient avec l'astrologie, il en est de même; soit l'astrologue a réformé son outil pour l'intégrer au sein d'un ensemble cognitif relativement vaste, soit il a adopté l'outil tel qu'il en a la pratique et s'en satisfait.
L'approche de l'astrologie cyclique se veut dynamique et exige des ajustements successifs selon chaque phase du cycle, toujours en restant dans la dualité (les nombres impairs ne conviennent pas). Nous recourons au langage mythologique et distinguons la phase neptunienne et la phase plutonienne, un peu comme dans le dispositif des domiciles (voir notre texte à ce sujet, dans le présent journal de bord), sans rapport avec un quelconque positionnement des planètes du même nom!
L'astrologie cyclique nous dit qu'en période neptunienne, il faut laisser la primauté à une certaine élite capable de remonter aux principes en dépassant les manifestations et applications ponctuelles. Puis, quand on passe en phase plutonienne, il faut être prêt à renouveler les dites manifestations et applications en acceptant donc de faire le deuil de ce qui a été jugé caduc, comme les feuilles d'un arbre alors que le tronc reste. Chacune des deux phases qui alternent couvre une période d'environ 3 ans 1/2, durée que l'on retrouve dans la Bible. (1.260 jours divisés par 42 mois ou 3 ans et demi).
Dans les Ecritures, il est question d'une période de 1260 jours (soit 42 mois, ou 3 ans 1/2), ce qui correspond approximativement à la moitié d'un cycle saturnien sidéral. Ce n'est pas très loin des 1200 jours que l'on a fixés ci dessus et on l'a vu il ne s'agit là que d'approximations. On parle aussi des 1000 ans durant lesquels Satan sera lié (Apocalypse, Ch. XX), 1000 étant également assez proche de la durée de la conjonction, alors que la disjonction "satanique" est de la même durée, dans notre système, soit 3 ans 1/2, telle est le temps du règne de l'Antéchrist..Notons que pour Hitler le troisième Reich devait durer 1000 ans. L'on note une symétrie flagrante entre la durée des deux règnes, celui de Jésus et celui de son adversaire. Ce sont les deux faces de Saturne.(voir notre thèse d'Etat, Le texte prophétique en France, formation et fortune, Université Paris X Nanterre, 1999, sur le site propheties.it) Pluton, dieu des enfers, on l'aura compris, correspond à la phase disjonctionnelle satanique.
On est loin du temps de certains astrologues qui se chiffre en dizaines d'années. Dans ce cas, l'astrologie devient un outil surdimensionné, plaçant l'humanité dans des habits trop larges.... ou trop étroits, ce qui n'est pas sans faire songer au lit de Procuste, tantôt écartelant, tantôt mutilant ses victimes..
L'astrologie cyclique prône un respect des cycles, à tous les niveaux, telle est la norme qu'elle met en avant et qui dit cycle, dit dualité, alternance. Il ne s'agit plus, dès lors, pour le client/patient de partir des habitudes qui sont les siennes mais de s'ajuster à un impératif cyclique qu'il s'engage à respecter, quitte à se débarrasser du vieux manteau de ses mœurs anciennes, (voir notre étude sur le savoir-vivre astrologique, sur le présent journal de bord). Il sera temps, par la suite, de s'individuer, en phase uranienne, une fois que l'on aura fait peau neuve..
JHB
12. 10. 09
Peut-on isoler un facteur en astrologie natale?
par Jacques HalBronn
Chacun a entendu dire d'un ami astrologue qu'il a "vérifié" que Chiron ou Pluton jouaient tel ou tel rôle "dans le thème". On peut cependant sérieusement se demander comment le dit astrologue a pu en arriver à une telle conclusion, quand on connait la diversité des données qui se combinent habituellement dans un thème de naissance.....
Si l'on demande davantage de précision sur le protocole expérimental suivi, l'on doit s'attendre à ce que l'on nous explique que l'on a placé le facteur en question dans le thème et que cela constitue un "plus" et comment n'en serait-il pas ainsi, d'ailleurs?
Dans le cas des transits, cela fait plus de transits, donc cela permet de trouver des dates qui manquaient. Mais nous répondrons que face à un système lacunaire, tout nouvel apport ne peut qu'être le bienvenu!
Etant donné que tant d'astrologues sont engagés dans une entreprise sans fond face à un réel d'une complexité apparente insondable, on ne refuse pas les renforts.
JHB
14. 10. 09
Chacun a entendu dire d'un ami astrologue qu'il a "vérifié" que Chiron ou Pluton jouaient tel ou tel rôle "dans le thème". On peut cependant sérieusement se demander comment le dit astrologue a pu en arriver à une telle conclusion, quand on connait la diversité des données qui se combinent habituellement dans un thème de naissance.....
Si l'on demande davantage de précision sur le protocole expérimental suivi, l'on doit s'attendre à ce que l'on nous explique que l'on a placé le facteur en question dans le thème et que cela constitue un "plus" et comment n'en serait-il pas ainsi, d'ailleurs?
Dans le cas des transits, cela fait plus de transits, donc cela permet de trouver des dates qui manquaient. Mais nous répondrons que face à un système lacunaire, tout nouvel apport ne peut qu'être le bienvenu!
Etant donné que tant d'astrologues sont engagés dans une entreprise sans fond face à un réel d'une complexité apparente insondable, on ne refuse pas les renforts.
JHB
14. 10. 09
Pour un recentrage socioculturel de l'Astrologie
par Jacques HalBronn
Le génie masculin implique un certain sens de l'économie.de moyens. Il confère le sens d'une efficacité ponctuelle et récurrente plutôt que celui d'une continuité, à l'image du processus de procréation. Il serait bon que l'Astrologie en prenne de la graine, elle qui, de nos jours, s'épuise assez vainement dans le cas par cas..
Nous avons déjà, à maintes reprises, affirmé que sans la grille du masculin et du féminin, l'on ne comprendrait pas le discours de nombre d'astrologues. A l'évidence, beaucoup d'entre eux pratiquent une stratégie que nous qualifierons de féminine. La femme est vouée à mener un suivi, d'un bout à l'autre. Elle ne peut se disperser, au regard de la procréation, entre plusieurs partenaires simultanément. Ce sera l'un après l'autre, avec chaque fois cette contrainte des 9 mois, au lieu des 9 secondes nécessaires à l'homme (les 9 secondes ne sont ici qu'une image, on l'aura compris, pour donner un ordre de grandeur et même si cela prenait une minute voire une heure, cela ne changerait rien à l'affaire vu que l'homme a besoin d'un certain intervalle entre chaque éjaculation, les femmes, elles-mêmes, ne tombant pas à nouveau enceintes au lendemain de leur accouchement).
Nous observons bien de vains combats du côté de l'astrologie, laquelle s'épuise dans des stratégies dépassées et éculées, à contre temps et à contre emploi.
Il est grand temps, en effet, que l'astrologie reconquière son véritable emploi qui se situe tout en haut et non tout en bas de l'échelle sociale. D'une façon générale, d'ailleurs, notre civilisation devra cesser de se profiler en se plaçant au niveau des handicapés, des infirmes et des estropiés tant physiques que psychiques. En voulant être omniprésente et omnisciente et bonne à tout faire, l'astrologie finit par n'être nulle part.
Le véritable métier de l'astrologie est la prévision mais elle a besoin pour ce faire de classer les gens selon un certain nombre de catégories et c'est là que l'on peut parler d'astro-psychologie non pas tant comme fin en soi mais comme moyen de recourir à l'astrologie stricto sensu, laquelle est intrinsèquement un outil prévisionnel dont il importe de circonscrire le champ d'action.
Mais il est un travers qu'il faut urgentement dénoncer et corriger qui consiste à croire que pour savoir à quelle configuration une personne est sensible, il n'est que de regarder son thème natal! C'est ainsi que si dans un thème, il y a telle conjonction, la personne réagira, au cours de sa vie, à la dite conjonction plutôt qu'à celles non formées à la naissance.
L'idée est assez judicieuse - elle est notamment développée par Yves Lenoble (voir émission FR3, Prise directe, Lyon, 2000, reprise sur teleprovidence). Pour notre part, dès 1976, nous avions refusé d'entrer dans cette logique et proposé une batterie de tests pour déterminer la réceptivité de quelqu'un à telle ou telle planéte (voir 'L'astrologie sensorielle", cahier inséré in mensuel Cosmopolitan, numéro de décembre).sans passer par le verdict du thème natal.
Rappelons que pour Gauquelin, la planète dominante est angulaire mais dans le cas où plusieurs planètes sont angulaires, la lecture s'en trouve brouillée. De même en cas d'accouchement provoqué. Mais il existe un autre cas de figure, celui de personnes non astro-sensibles et dont le thème ne fait donc pas sens, puisque pour Gauquelin, seules les naissances de personnes ayant un haut degré de réussite ont des thèmes significatifs.
A propos de dominante, il n'est rien de plus ridicule, à notre sens, que ce que l'on pourrait appeler l'idée de dominante relative, c'est à dire de l'astre le plus puissant du thème, selon toute une série de critères (domicile, aspects, maison etc). Nous n'adhérons nullement, en effet, à l'idée d'une solidarité du thème comme ne faisant qu'un pas plus d'ailleurs qu'à celle d'une solidarité du système solaire -(à la différence du RET de Jean-Pierre Nicola)
En fait, la sagesse commande d'inverser la méthodologie: est marqué par une configuration astrale celui dont la vie en témoigne, ce qui bien évidemment ne saurait se déterminer au vu du seul thème natal. Que dans certains cas il puisse y avoir coïncidence entre la configuration marquante dans la vie et celle qui figure dans le thème, cela va de soi mais ne porte point à conséquence. D'une façon générale, l'on ne partira pas du thème et tout au plus y reviendra-t-on, dans un deuxième temps, pour voir si la configuration repérée dans le ciel se retrouve ou non dans le thème, sans qu’il n’y ait aucunement obligation d'une quelconque correspondance.
On rappellera que nous avons mis en garde, dans d'autres textes, sur l'utilisation des positions planétaires natales mais aussi des aspects, étant entendu que c'est la position en maison qui est la plus probante parce que la plus probable. Le thème radix est d'abord articulé sur le mouvement diurne alors que les aspects et les positions en signes se placent au niveau dynamique, prévisionnel. En définitive, et en dépit d'une certaine curiosité pour le dit thème à tout hasard, il n'y a sérieusement aucune raison de rechercher dans le thème natal ce qui reléve de la cyclicité.
En fait, nous avons affaire, selon nous, à deux astrologies totalement distinctes et nullement articulées l'une par rapport à l'autre, contrairement à ce que pratiquent et pensent tant d'astrologues. Croire que l'un peut renseigner sur l'autre est un leurre!
C'est dans ce sens qu'il conviendra d'appréhender les résultats Gauquelin. Ce n'est pas parce que telle personne sera "saturnienne" selon Gauquelin qu'elle sera ipso facto sensible au cycle de Saturne, même si la tentation syncrétique peut être grande d'établir un lien entre ces deux plans. Certes, il s'agit bien d'une seule et même planète mais dans des cadres parfaitement distincts. Certes, il y a une division en 12 maisons d'un côté et en 12 signes de l'autre mais ce n'est pas suffisant pour les associer. Ce sont d'ailleurs ces rapprochements qui expliquent l'existence même du thème natal sous sa forme sophistiquée en vigueur, bien distincte de celle découlant des travaux de Gauquelin.
Comme on dit; c'est en marchant que l'on montre la marche. Nous dirons que celui qui est sensible à tel cycle le prouve en réagissant au dit cycle. Il n'est pas d'autre preuve que celle la si ce n'est effectivement des processus de dépistage préalable qui, pour l'heure, semblent devoir rester assez aléatoires.
On ne va pas analyser le groupe sanguin ou l'activité cérébrale; en permanence ou à tel moment, de tous les habitants d'une ville, d'un pays.... voire de la planète. Pas pour l'heure en tout cas....Quant à définir des traits psychologiques caractéristiques, cela peut sembler aussi assez laborieux. Evidemment, s'il suffisait de mettre dans un programme des millions voire des milliards de données de naissance, cela serait idéal mais nous avons dit plus haut à quel point cette solution nous semblait fortement hypothéquée. Rappelons la fable de celui qui cherche non pas où les choses se passent mais où l'on peut voir, ce qui a fait privilégier le moment de la naissance sur celui de la conception encore que dans le cas Gauquelin, il soit clair que le rôle du fœtus dans le processus d'accouchement exige que le dit fœtus ait atteint un certain âge.
Selon nous, la meilleure solution, présentement, consiste à restreindre considérablement le nombre d’éléments à exploiter tant au niveau du "matériel" céleste qu'à celui du "matériel" humain. C'est en cela que nous parlerons de repli stratégique sur le noyau dur de l'astrologie, ce qui correspond, toutes proportions gardées, à un processus de décolonisation comme celui opéré par les empires conscients du boulet que finissent par représenter leurs "colonies" et autres satellites (France, Turquie, Russie etc). Certes, l'historien de l'astrologie peut-il s'intéresser à recenser tous les domaines où l'on a pu croire bon de recourir à l'astrologie mais l'Astrologie doit-elle s'identifier à toutes ces incursions qui peuvent avoir flatté son "égo"? Le temps de la pérestroïka de l'Astrologie est advenu...
Pour nous résumer, nous dirons que l'avenir de l'Astrologie, tel que nous le voyons et quelque part l'édictons (à rapprocher de "prédisons") car tout est affaire de volonté, de projet, passe par un recentrage sur ce qui est en tête, ce qui commande au reste, donc ce qui détermine le futur de l'ensemble. Il est une équation que les astrologues ne semblent pas avoir intégrée, à savoir que plus quelqu'un est haut placé, moins il est prévisible et plus il peut prévoir. Le cas extrême est l'idée de Dieu ou tout être qui se veut Dieu ou qui agit à son exemple, à son imitation. On parle aussi de "premier mobile", de cause première.
.Les premiers astrologues étaient probablement des gouvernants. Pour eux, prévoir c'était décider, décréter. Mais par la suite, l'astrologie étant descendue socialement, c'est le concept même d'astrologie qui aura évolué en conséquence. Les nouveaux astrologues étaient plus éloignés du pouvoir et donc plus fatalistes, comme le seraient les esclaves par rapport à leurs maitres.
D'une façon générale, nous dirons que les astrologues seront d'autant plus aptes à penser et à pratiquer l'astrologie qu'ils seront socialement proches de milieux assez élevés dans la hiérarchie sociale, économique, politique, culturelle. A contrario, les voyants peuvent être issus de milieux plus ordinaires, voire plus frustres. C'est aussi en cela que ces deux "mondes" ne pactisent guère comme s'ils sentaient instinctivement qu'ils descendaient de lignées aux statuts fort différents. De nos jours, cette séparation persiste en dépit du fait que les astrologues se sont bien souvent aventurés dans un domaine qui relève largement de la voyance. Cela fait partie de ces conquêtes dont l'astrologie devait se décider à se défaire..Cela tient probablement, d'ailleurs, au fait que le milieu astrologique aura été en partie investi par des personnes qui socialement appartiennent au même milieu que celui dont viennent les voyants et autres devins.
L'astrologie, serait-elle le seul domaine où les hommes n'ont pas encore pris le pouvoir ou en tout cas qu'ils n'auraient pas reconquis?. D'où l’importance, l'enjeu stratégiques que revêt son devenir au XXIe siècle, bien plus grande que ce que l'on pourrait croire au premier abord. Il est assez clair que la proportion croissante de femmes gravitant autour de l'astrologie, notamment depuis le XVIIIe siècle, n'aura pas été sans effet sur l'évolution de l'astrologie, étant donné le statut social des femmes mais aussi leur structure psychique qui les conduit à privilégier ce qui est en fin de parcours plutôt que ce qui est en début de parcours, approche radicalement en contradiction avec le principe de prévision puisque lorsque l'on parvient à un certain stade d'un processus, il est à la fois marqué par un grand nombre de paramètres et largement prévisible, que l'on soit ou non astrologue....
L'astrologie est vouée à traiter de la vie des chefs et elle doit être mise dans les mains de ceux qui émanent de milieux dirigeants ou qui en tout cas en sont proches par leur formation et leur mode de vie. Quelqu'un qui serait toujours le dernier à apprendre ce qui se trame, qui ne prend lui même aucune décision impliquant à terme d'autres que lui, nous semblerait bien mal qualifier pour oeuvrer en tant qu'astrologue au sens où nous l'entendons. On en revient en fait à ce qu'on appelait, il y a quelques siècles, l'astrologue de cour, qui vivait à la Cour et travaillait pour la Cour..
Cela dit, l'on peut penser que le fait de vouloir prévoir pourrait correspondre à une volonté de s'élever socialement dans la mesure où celui qui obéit prévoit moins que celui qui commande.....
Le verbe "croire" n'est pas très prisé chez les astrologues. Ils préfèrent dire qu'ils ont "constaté". Mais croire relève d'un acte de volonté tout comme prévoir. Faire croire, c'est quelque part tout l'art de gouverner. Croire, c'est avoir conscience que les choses n'existent que parce que nous le voulons bien. Qui est doté d'une volonté forte sait à quel point croire, c'est déjà faire, déjà agir. Ne pas vouloir user du verbe croire signifie que l'on vit dans un monde sur lequel on n'a pas prise, qui s'impose à nous. Nous dirons que l'astrologie n'existe que parce que les astrologues l'ont voulu, ont cru à l'idée de tisser des liens entre les hommes et les astres qui n'existaient pas initialement.
JHB
08. 10. 09
Le génie masculin implique un certain sens de l'économie.de moyens. Il confère le sens d'une efficacité ponctuelle et récurrente plutôt que celui d'une continuité, à l'image du processus de procréation. Il serait bon que l'Astrologie en prenne de la graine, elle qui, de nos jours, s'épuise assez vainement dans le cas par cas..
Nous avons déjà, à maintes reprises, affirmé que sans la grille du masculin et du féminin, l'on ne comprendrait pas le discours de nombre d'astrologues. A l'évidence, beaucoup d'entre eux pratiquent une stratégie que nous qualifierons de féminine. La femme est vouée à mener un suivi, d'un bout à l'autre. Elle ne peut se disperser, au regard de la procréation, entre plusieurs partenaires simultanément. Ce sera l'un après l'autre, avec chaque fois cette contrainte des 9 mois, au lieu des 9 secondes nécessaires à l'homme (les 9 secondes ne sont ici qu'une image, on l'aura compris, pour donner un ordre de grandeur et même si cela prenait une minute voire une heure, cela ne changerait rien à l'affaire vu que l'homme a besoin d'un certain intervalle entre chaque éjaculation, les femmes, elles-mêmes, ne tombant pas à nouveau enceintes au lendemain de leur accouchement).
Nous observons bien de vains combats du côté de l'astrologie, laquelle s'épuise dans des stratégies dépassées et éculées, à contre temps et à contre emploi.
Il est grand temps, en effet, que l'astrologie reconquière son véritable emploi qui se situe tout en haut et non tout en bas de l'échelle sociale. D'une façon générale, d'ailleurs, notre civilisation devra cesser de se profiler en se plaçant au niveau des handicapés, des infirmes et des estropiés tant physiques que psychiques. En voulant être omniprésente et omnisciente et bonne à tout faire, l'astrologie finit par n'être nulle part.
Le véritable métier de l'astrologie est la prévision mais elle a besoin pour ce faire de classer les gens selon un certain nombre de catégories et c'est là que l'on peut parler d'astro-psychologie non pas tant comme fin en soi mais comme moyen de recourir à l'astrologie stricto sensu, laquelle est intrinsèquement un outil prévisionnel dont il importe de circonscrire le champ d'action.
Mais il est un travers qu'il faut urgentement dénoncer et corriger qui consiste à croire que pour savoir à quelle configuration une personne est sensible, il n'est que de regarder son thème natal! C'est ainsi que si dans un thème, il y a telle conjonction, la personne réagira, au cours de sa vie, à la dite conjonction plutôt qu'à celles non formées à la naissance.
L'idée est assez judicieuse - elle est notamment développée par Yves Lenoble (voir émission FR3, Prise directe, Lyon, 2000, reprise sur teleprovidence). Pour notre part, dès 1976, nous avions refusé d'entrer dans cette logique et proposé une batterie de tests pour déterminer la réceptivité de quelqu'un à telle ou telle planéte (voir 'L'astrologie sensorielle", cahier inséré in mensuel Cosmopolitan, numéro de décembre).sans passer par le verdict du thème natal.
Rappelons que pour Gauquelin, la planète dominante est angulaire mais dans le cas où plusieurs planètes sont angulaires, la lecture s'en trouve brouillée. De même en cas d'accouchement provoqué. Mais il existe un autre cas de figure, celui de personnes non astro-sensibles et dont le thème ne fait donc pas sens, puisque pour Gauquelin, seules les naissances de personnes ayant un haut degré de réussite ont des thèmes significatifs.
A propos de dominante, il n'est rien de plus ridicule, à notre sens, que ce que l'on pourrait appeler l'idée de dominante relative, c'est à dire de l'astre le plus puissant du thème, selon toute une série de critères (domicile, aspects, maison etc). Nous n'adhérons nullement, en effet, à l'idée d'une solidarité du thème comme ne faisant qu'un pas plus d'ailleurs qu'à celle d'une solidarité du système solaire -(à la différence du RET de Jean-Pierre Nicola)
En fait, la sagesse commande d'inverser la méthodologie: est marqué par une configuration astrale celui dont la vie en témoigne, ce qui bien évidemment ne saurait se déterminer au vu du seul thème natal. Que dans certains cas il puisse y avoir coïncidence entre la configuration marquante dans la vie et celle qui figure dans le thème, cela va de soi mais ne porte point à conséquence. D'une façon générale, l'on ne partira pas du thème et tout au plus y reviendra-t-on, dans un deuxième temps, pour voir si la configuration repérée dans le ciel se retrouve ou non dans le thème, sans qu’il n’y ait aucunement obligation d'une quelconque correspondance.
On rappellera que nous avons mis en garde, dans d'autres textes, sur l'utilisation des positions planétaires natales mais aussi des aspects, étant entendu que c'est la position en maison qui est la plus probante parce que la plus probable. Le thème radix est d'abord articulé sur le mouvement diurne alors que les aspects et les positions en signes se placent au niveau dynamique, prévisionnel. En définitive, et en dépit d'une certaine curiosité pour le dit thème à tout hasard, il n'y a sérieusement aucune raison de rechercher dans le thème natal ce qui reléve de la cyclicité.
En fait, nous avons affaire, selon nous, à deux astrologies totalement distinctes et nullement articulées l'une par rapport à l'autre, contrairement à ce que pratiquent et pensent tant d'astrologues. Croire que l'un peut renseigner sur l'autre est un leurre!
C'est dans ce sens qu'il conviendra d'appréhender les résultats Gauquelin. Ce n'est pas parce que telle personne sera "saturnienne" selon Gauquelin qu'elle sera ipso facto sensible au cycle de Saturne, même si la tentation syncrétique peut être grande d'établir un lien entre ces deux plans. Certes, il s'agit bien d'une seule et même planète mais dans des cadres parfaitement distincts. Certes, il y a une division en 12 maisons d'un côté et en 12 signes de l'autre mais ce n'est pas suffisant pour les associer. Ce sont d'ailleurs ces rapprochements qui expliquent l'existence même du thème natal sous sa forme sophistiquée en vigueur, bien distincte de celle découlant des travaux de Gauquelin.
Comme on dit; c'est en marchant que l'on montre la marche. Nous dirons que celui qui est sensible à tel cycle le prouve en réagissant au dit cycle. Il n'est pas d'autre preuve que celle la si ce n'est effectivement des processus de dépistage préalable qui, pour l'heure, semblent devoir rester assez aléatoires.
On ne va pas analyser le groupe sanguin ou l'activité cérébrale; en permanence ou à tel moment, de tous les habitants d'une ville, d'un pays.... voire de la planète. Pas pour l'heure en tout cas....Quant à définir des traits psychologiques caractéristiques, cela peut sembler aussi assez laborieux. Evidemment, s'il suffisait de mettre dans un programme des millions voire des milliards de données de naissance, cela serait idéal mais nous avons dit plus haut à quel point cette solution nous semblait fortement hypothéquée. Rappelons la fable de celui qui cherche non pas où les choses se passent mais où l'on peut voir, ce qui a fait privilégier le moment de la naissance sur celui de la conception encore que dans le cas Gauquelin, il soit clair que le rôle du fœtus dans le processus d'accouchement exige que le dit fœtus ait atteint un certain âge.
Selon nous, la meilleure solution, présentement, consiste à restreindre considérablement le nombre d’éléments à exploiter tant au niveau du "matériel" céleste qu'à celui du "matériel" humain. C'est en cela que nous parlerons de repli stratégique sur le noyau dur de l'astrologie, ce qui correspond, toutes proportions gardées, à un processus de décolonisation comme celui opéré par les empires conscients du boulet que finissent par représenter leurs "colonies" et autres satellites (France, Turquie, Russie etc). Certes, l'historien de l'astrologie peut-il s'intéresser à recenser tous les domaines où l'on a pu croire bon de recourir à l'astrologie mais l'Astrologie doit-elle s'identifier à toutes ces incursions qui peuvent avoir flatté son "égo"? Le temps de la pérestroïka de l'Astrologie est advenu...
Pour nous résumer, nous dirons que l'avenir de l'Astrologie, tel que nous le voyons et quelque part l'édictons (à rapprocher de "prédisons") car tout est affaire de volonté, de projet, passe par un recentrage sur ce qui est en tête, ce qui commande au reste, donc ce qui détermine le futur de l'ensemble. Il est une équation que les astrologues ne semblent pas avoir intégrée, à savoir que plus quelqu'un est haut placé, moins il est prévisible et plus il peut prévoir. Le cas extrême est l'idée de Dieu ou tout être qui se veut Dieu ou qui agit à son exemple, à son imitation. On parle aussi de "premier mobile", de cause première.
.Les premiers astrologues étaient probablement des gouvernants. Pour eux, prévoir c'était décider, décréter. Mais par la suite, l'astrologie étant descendue socialement, c'est le concept même d'astrologie qui aura évolué en conséquence. Les nouveaux astrologues étaient plus éloignés du pouvoir et donc plus fatalistes, comme le seraient les esclaves par rapport à leurs maitres.
D'une façon générale, nous dirons que les astrologues seront d'autant plus aptes à penser et à pratiquer l'astrologie qu'ils seront socialement proches de milieux assez élevés dans la hiérarchie sociale, économique, politique, culturelle. A contrario, les voyants peuvent être issus de milieux plus ordinaires, voire plus frustres. C'est aussi en cela que ces deux "mondes" ne pactisent guère comme s'ils sentaient instinctivement qu'ils descendaient de lignées aux statuts fort différents. De nos jours, cette séparation persiste en dépit du fait que les astrologues se sont bien souvent aventurés dans un domaine qui relève largement de la voyance. Cela fait partie de ces conquêtes dont l'astrologie devait se décider à se défaire..Cela tient probablement, d'ailleurs, au fait que le milieu astrologique aura été en partie investi par des personnes qui socialement appartiennent au même milieu que celui dont viennent les voyants et autres devins.
L'astrologie, serait-elle le seul domaine où les hommes n'ont pas encore pris le pouvoir ou en tout cas qu'ils n'auraient pas reconquis?. D'où l’importance, l'enjeu stratégiques que revêt son devenir au XXIe siècle, bien plus grande que ce que l'on pourrait croire au premier abord. Il est assez clair que la proportion croissante de femmes gravitant autour de l'astrologie, notamment depuis le XVIIIe siècle, n'aura pas été sans effet sur l'évolution de l'astrologie, étant donné le statut social des femmes mais aussi leur structure psychique qui les conduit à privilégier ce qui est en fin de parcours plutôt que ce qui est en début de parcours, approche radicalement en contradiction avec le principe de prévision puisque lorsque l'on parvient à un certain stade d'un processus, il est à la fois marqué par un grand nombre de paramètres et largement prévisible, que l'on soit ou non astrologue....
L'astrologie est vouée à traiter de la vie des chefs et elle doit être mise dans les mains de ceux qui émanent de milieux dirigeants ou qui en tout cas en sont proches par leur formation et leur mode de vie. Quelqu'un qui serait toujours le dernier à apprendre ce qui se trame, qui ne prend lui même aucune décision impliquant à terme d'autres que lui, nous semblerait bien mal qualifier pour oeuvrer en tant qu'astrologue au sens où nous l'entendons. On en revient en fait à ce qu'on appelait, il y a quelques siècles, l'astrologue de cour, qui vivait à la Cour et travaillait pour la Cour..
Cela dit, l'on peut penser que le fait de vouloir prévoir pourrait correspondre à une volonté de s'élever socialement dans la mesure où celui qui obéit prévoit moins que celui qui commande.....
Le verbe "croire" n'est pas très prisé chez les astrologues. Ils préfèrent dire qu'ils ont "constaté". Mais croire relève d'un acte de volonté tout comme prévoir. Faire croire, c'est quelque part tout l'art de gouverner. Croire, c'est avoir conscience que les choses n'existent que parce que nous le voulons bien. Qui est doté d'une volonté forte sait à quel point croire, c'est déjà faire, déjà agir. Ne pas vouloir user du verbe croire signifie que l'on vit dans un monde sur lequel on n'a pas prise, qui s'impose à nous. Nous dirons que l'astrologie n'existe que parce que les astrologues l'ont voulu, ont cru à l'idée de tisser des liens entre les hommes et les astres qui n'existaient pas initialement.
JHB
08. 10. 09
Le piège des supports astronomiques pour l'astrologie
par Jacques HalBronn
A partir du moment où l'on fige le langage sur des objets, il y a un fort risque de sclérose. Souvent dans la conversation, les gens se référent à tel objet portant tel nom pour montrer que ce qu'ils disent est évident alors qu'ils traitent de questions abstraites. Comme disait Boileau, il faut " appeler un chat un chat". Mais peut-on en faire autant pour l'amour, par exemple à moins de parler du sexe? L'astronomie a ainsi cristallisé toute une série de mots et il nous semble que ce faisant elle a entrainé la pensée humaine et plus spécifiquement la pensée astrologique sur de fausses voies. Certains astrologues, comme Patrice Guinard (voir son "Manifeste", sur son site cura.free.fr) ont au contraire vu dans ce processus un progrès, voire une supériorité par rapport à la philosophie ordinaire. Guinard a qualifié cette diversité qu'offre l'astrologie, à travers l'astronomie, de matrice (voir son texte, paru dans la revue "Trois Sept onze", n°22, mars 2001, et sur le site du RAO, "L'astrologie entre savoir et croyance"). D'autres, comme Alain Gauthier, présentent les signes du zodiaque comme des archétypes (voir interview sur teleprovidence)
Nous commencerons par revenir sur l'article sus nommé de Patrice Guinard, lequel nous interpelle à deux reprises autour de la question de matricialité que nous n'aurions pas bien comprise dans son Manifeste. Ce qui nous distingue (voir notre ouvrage de 1986 "L'étrange Histoire de l'Astrologie, Paris, Ed. Artefact), c'est le fait que selon nous l'astrologie est une création humaine mais en disant cela nous n'en relativisons pas pour autant la réalité car nous "croyons" à la créativité de l'esprit humain et plus précisément à ses facultés d'auto-programmation. Pour Guinard, en revanche, il faudrait que l'astrologie, en tant que réalité, existât en soi dès le départ et non pas en tant que processus ayant fini par exister avec le Temps. Or, pour nous, le facteur Temps est la condition même de toute incarnation dans le réel..
Le mot "astrologues" pourrait ici porter à confusion: ce ne sont pas les astrologues qui ont fait l'astrologie mais les hommes. Les astrologues ont vocation à retrouver ce que les hommes ont généré au niveau de leurs rapports au cosmos. On peut certes qualifier ceux qui ont fixé la nature de ces rapports d'astrologues mais on ne se situe pas du tout dans les deux cas dans un seul et même temps. Mais l'on peut aussi distinguer les astrologues législateurs qui ont fixé certaines lois assises sur certaines configurations arbitrairement découpées et les astrologues exégétes dont nous sommes les successeurs qui depuis des millénaires ont cherché à exhumer les dites lois d'autant plus actives que largement oubliées au niveau culturel et remplacées par un corpus diffus constitué par ce qu'on a coutume d'appeler la "tradition" astrologique. Entre ces deux plans, un hiatus que pour notre part nous essayons de résorber, faute de quoi l'Humanité évolue en une sorte de schizophrénie, du fait du décalage entre ces deux 'astrologies, celle qui existe réellement - tout en étant l'œuvre des hommes d'autrefois - et celle qui est supposée la décrire et qui tombe dans des pièges épistémologiques liés à la méta-astronomie, laquelle nomme à sa façon ses objets (planètes, constellations, signes zodiacaux etc)
Citons Patrice Guinard, toujours dans le même article :
"C'est parce que le signal Matricialité enfin, car ces rythmes ne peuvent s'enraciner vraiment qu'en raison d'une cristallisation d'ordre structural". Mais d'ajouter: "Et la Matrice n'est pas, définitivement, ce que certains entendent par là, notamment Jacques Halbronn qui s'est récemment emparé de ce terme ("approche matricielle" ou "matricialiste" du ciel), suite à sa lecture de mon Manifeste. Il n'y a pas lieu de parler "d'astro-matricialistes", car toutes les approches de l'astrologie sont "matricialistes" par définition, y compris la sienne, dès lors qu'elles mettent en place un modèle, serait-il celui réduit à Saturne, aux luminaires et à deux étoiles. La première proto-astrologie des hommes du paléolithique était plus simple encore : elle ne comprenait que le Soleil et la Lune, ce qui ne l'empêchait pas, déjà, d'être matricielle"
En fait, si nous comprenons bien, les astrologues-et plus largement les hommes depuis toujours et notamment les philosophes quand ils introduisent des classifications (quaternaire, par exemple) - chercheraient intuitivement à retrouver une matrice sous jacente et les réponses apportées ne seraient que des tentatives pour y parvenir
Guinard : "La matrice est le foyer de rencontre et d'harmonisation des structures astrologiques (Zodiaque, Planétaire, Dominion et Cyclade et non une de ces structures, comme le croit Halbronn. Un ensemble de douze signes est une structure, rien de plus, de même un ensemble de dix planètes". La matrice est l'objet idéal de la rencontre de ces structures; elle ne doit pas être confondue avec l'une ou l'autre de ces structures, et encore moins avec les modèles qui en rendent compte. (..) La matrice est inconnaissable par définition : elle est l'éternel objet ou projet du savoir astrologique"
Citons la description -conférence (Séminaire de Vilnius, sur l'Astrologie Mondiale)- que Charles Ridoux ("divers aspects de l'actualité astrologique en France", repris sur le site ridoux.fr) donnait, en 2005, de la "raison matricielle":
"Elle correspond à une donnée profonde du réel qui consiste en une « structuration quaternaire du psychisme », à une « quadripartition du réel par l’esprit », que Patrice Guinard voit à l’œuvre dans toute activité de l’esprit. C’est cette logique matricielle fondée sur le quaternaire qui conduit Patrice Guinard à discerner quatre structures fondamentales de l’astrologie qui résultent de quatre modes de décomposition du réel par la pensée. Et de citer Guinard : " Je désigne les quatre structures cardinales de l'astrologie, qui apparaissent déjà chez les Grecs, par les termes de Planétaire (ou ensemble structuré des Planètes), de Dominion (ou ensemble structuré des Maisons), de Cyclade (ou ensemble structuré des Cycles, Aspects et Ages planétaires), et bien sûr de Zodiaque (ou ensemble structuré des Signes zodiacaux). (…) Les Planètes représentent les modes de perception du réel, les Maisons les modes de relation du sujet au réel perçu, les Cycles les modes de variation de ces relations, les Signes les modes de fixation du sujet après stabilisation de ces variations."
Selon nous, l'idée d'un quaternaire est parfaitement illusoire, elle relève de ces tentatives d'appréhension de la réalité astrologique mais elle est victime de certaines apparences dictées justement par l'astronomie mais aussi par les aléas des astro- programmations humaines, ce que nie Guinard.
Qui contesterait, en effet, que le 4 ne nous fût dicté par une certaine observation du ciel et notamment des rapports soleil-lune? On pourrait énumérer les 4 semaines, les 4 saisons, les 4 points cardinaux, les 4 Etoiles fixes royales etc etc, aux fondements plus ou moins objectifs.
Or, nous avons montré qu'il ne fallait pas s'arrêter au 4. Dans le cas de l'Astrologie 4 Etoiles, nous découpons certes le cycle de Saturne du fait du balisage des 4 Etoiles Royales mais nous nous gardons bien de différencier les 4 étoiles entre elles, si bien que nous restons dans la dualité : Saturne se conjoint et se disjoint et ainsi de suite. De même en ce qui concerne le cycle lunaire, on est également dans la dualité, du fait de la symétrie du passage de la nouvelle lune à la pleine lune et de la pleine lune à la nouvelle lune (symétrie exprimée par le dispositif des doubles domiciles, voir notre récent interview, sur teleprovidence, réalisé par Mirelle Petit, le 11.10. 09), lequel dispositif a été mise en pièces par une astrologie contemporaine recourant aux planètes transsaturniennes. Rudhyar aura erré en s'attardant sur la diversité des phases lunaires au regard de l'astrologie (cycle de la lunaison).
Guinard distingue pour mener à bien sa démonstration les signes et les maisons (qu'il appelle Dominion) -outre les aspects ( la Cyclade) et le Planétaire. Il s'agit là plus d'un constat historique que d'un quelconque impératif métaphysique. On est d'ailleurs ici dans la logique du thème astral, lequel intègre les 4 registres sur lesquels Guinard se focalise. Ce thème syncrétisant signes, planètes, maisons, aspects. Nous avons déjà dénoncé pareil amalgame syncrétique et la non viabilité du thème natal sous la dite forme, notamment la cohabitation au sein d'un même schéma d'une astrologie/astronomie articulée sur la rotation de la Terre et d'une astrologie articulée sur les révolutions planétaires. De même, les aspects nous apparaissent comme une aberration (notamment avec les transits qui en sont une dérivation) dans le contexte du moment de naissance. En fait, le thème natal est fondé sur une dualité : planètes/maisons (et l'on retrouve la symétrie ascendant/descendant, qui reste dans le 2 et non dans le 4, tout comme d'ailleurs les saisons avec les 2 équinoxes) tout comme la cyclicité l'est sur la dualité planètes/étoiles. A ce propos, on notera que Guinard reste lié au zodiaque et ne mentionne aucunement les étoiles fixes dont le zodiaque n'est qu'un conglomérat, que ce soit sous la forme des constellations ou des "signes", les aspects ne faisant sens qu'entre planètes et étoiles et à la rigueur entre planètes mais non du fait du passage d'une planète dans un signe ou dans une constellation.. Mais ce que semble ignorer Patrice Guinard, c'est que nous avons affaire ici à deux astrologies bien distinctes, la rotationnelle (planète passant à l'horizon et au méridien) et la révolutionnelle (planètes en aspect avec d'autres astres) dont l'existence se constate certes mais relevant de deux astrologies visant l'une comme l'autre la dualité. Que le corpus astrologique ait réuni ces deux dualités ne suffit pas à faire la preuve d'une structure quaternaire!!! Deux plus deux ne font pas quatre, ici....
En tout état de cause, nous ne pensons pas que l'on puisse séparer planètes, aspects et zodiaque comme le propose Guinard: en astrologie, les astres n'existent que dans la mesure où ils sont en configuration, donc en aspect et le zodiaque n'est en fait à la base qu'un balisage du parcours des planètes et n'a pas non plus d'existence en soi.
Pour en revenir aux pièges tendus par le support astronomique, il est clair que le fait que l'on ait un certain nombre de planètes, de signes, de maisons, d'aspects, aura conduit à l'illusion d'une astrologie dépassant le deux et même le quatre et qui finalement est une astrologie en miettes, et sur ce point nous tomberons probablement d'accord avec P. Guinard lequel s'est arrêté à mi-chemin.
Certes, il existe un grand nombre de dieux, dans les panthéons (comme le nom l'indique). mais ce ne sont en vérité que les manifestations, les avatars d'une seule et même force qui se trouve déclinée sous diverses formes, comme c'est le cas pour une langue dont les racines connaissent toutes sortes de dérivations, de suffixations, de conjugaisons. La question de la dénomination est assurément la cause d'une certaine illusion de multiplicité. Si dans une famille, il y a dix enfants, il faut bien leur donner des noms pour les distinguer (voir les 12 tribus d'Israël) mais cela vaut aussi pour les mois de l'année et pour toute série que l'on ne peut ou veut désigner sous une forme globale, trop vague. C'est alors que nous disons que le recours à l'astronomie peut se révéler pervers - même s'il s'avère productif comme dans le cas des cinq planètes gauqueliniennes- puisqu'il va cristalliser et finalement autonomiser les subdivisions ainsi déterminées. Désormais, les astrologues ne percevront plus le dieu qu'au prisme de la planète qui porte ce nom. Quitte à éliminer du corpus astrologique les dieux non affectés à un astre, du moins jusqu'à l'époque moderne, du fait de la découverte de nouveaux astres. Et l'on sait la fortune de ces nouvelles dénominations pour l'astrologie contemporaine!
Or, le dispositif des domiciles qui attribuent des dieux aux signes ne se référait pas aux planètes mais bien aux dieux puisque ces planètes ne pouvaient se trouver en permanence dans les signes qui leur étaient attribués.... (voir Manilius sur le rapport signes/dieux)
En conclusion, nous dirons que l'astronomie aura contribué à cristalliser la pensée humaine, à la prendre à son propre piège, l'empêchant ainsi de remonter vers le concept central, ce qui est la marque même d'un refus de la dualité, qui est au cœur même de toute cyclicité.
Concernant Guinard, nous serons d'accord avec lui sur l'idée d'une réalité sous jacente à découvrir, mais il ne s'agit pas du Quatre mais bien du Deux et il est regrettable que voulant en fait légitimer ce que l'astrologie était devenue, il n'ait pas compris en quoi le 4 n'était qu'une apparence due au fait que tout processus passe par une évolution et par une involution et qu'au cours de chacune de ces deux phases, il atteint un mi-point, une phase ne faisant que répliquer l'autre. Si je vais à cheval de Paris à Orléans aller retour, à mi chemin je passerai par une "crise", du fait de l'éloignement tant du point d'origine que du point d'arrivée. Et qu'il en sera de même au retour. Est-on pour autant dans le 4? Nous pensons que la dualité est la référence et notamment au regard du jour et de la nuit; l'aube et le crépuscule étant symétriques, jeu de miroirs. Même les 4 saisons n'en font en fait que deux, les temps intermédiaires étant inhérents structurellement au fait même du passage d'un pôle à l'autre. En réalité, cette dualité est elle-même réductible au 1 tout comme la nuit n'est qu'une absence de jour et l'Hiver une absence de soleil (inversée d'un hémisphère à l'autre). Dans notre civilisation judéo-chrétienne monothéiste -et il faut inclure l'Islam dans un tel tableau - comment une astrologie du 4 pourrait-elle avoir droit de cité? Telle est la vraie réponse à la question que se pose Patrice Guinard quat au rejet de l'astrologie. Quand l'astrologie retrouvera le Un et le Deux, qui en est le corollaire, les choses iront probablement autrement. Le veau d'or, c'est la cristallisation d'un concept et pis encore de l'un de ses attributs, de telle sorte que le dit attribut ne puisse être réintégré et ressourcé. L'astronomie nous apparait donc comme le propre même de la tentation de l'image, elle favorise le polythéisme. A contrario, l'astrologie une fois ressourcée et recentrée est bien plus en phase avec le monothéisme, à condition de ne pas s'embourber dans l'astronomico-mythologique et pis encore dans le zodiaco-symbolique..
JHB
18. 10. 09
A partir du moment où l'on fige le langage sur des objets, il y a un fort risque de sclérose. Souvent dans la conversation, les gens se référent à tel objet portant tel nom pour montrer que ce qu'ils disent est évident alors qu'ils traitent de questions abstraites. Comme disait Boileau, il faut " appeler un chat un chat". Mais peut-on en faire autant pour l'amour, par exemple à moins de parler du sexe? L'astronomie a ainsi cristallisé toute une série de mots et il nous semble que ce faisant elle a entrainé la pensée humaine et plus spécifiquement la pensée astrologique sur de fausses voies. Certains astrologues, comme Patrice Guinard (voir son "Manifeste", sur son site cura.free.fr) ont au contraire vu dans ce processus un progrès, voire une supériorité par rapport à la philosophie ordinaire. Guinard a qualifié cette diversité qu'offre l'astrologie, à travers l'astronomie, de matrice (voir son texte, paru dans la revue "Trois Sept onze", n°22, mars 2001, et sur le site du RAO, "L'astrologie entre savoir et croyance"). D'autres, comme Alain Gauthier, présentent les signes du zodiaque comme des archétypes (voir interview sur teleprovidence)
Nous commencerons par revenir sur l'article sus nommé de Patrice Guinard, lequel nous interpelle à deux reprises autour de la question de matricialité que nous n'aurions pas bien comprise dans son Manifeste. Ce qui nous distingue (voir notre ouvrage de 1986 "L'étrange Histoire de l'Astrologie, Paris, Ed. Artefact), c'est le fait que selon nous l'astrologie est une création humaine mais en disant cela nous n'en relativisons pas pour autant la réalité car nous "croyons" à la créativité de l'esprit humain et plus précisément à ses facultés d'auto-programmation. Pour Guinard, en revanche, il faudrait que l'astrologie, en tant que réalité, existât en soi dès le départ et non pas en tant que processus ayant fini par exister avec le Temps. Or, pour nous, le facteur Temps est la condition même de toute incarnation dans le réel..
Le mot "astrologues" pourrait ici porter à confusion: ce ne sont pas les astrologues qui ont fait l'astrologie mais les hommes. Les astrologues ont vocation à retrouver ce que les hommes ont généré au niveau de leurs rapports au cosmos. On peut certes qualifier ceux qui ont fixé la nature de ces rapports d'astrologues mais on ne se situe pas du tout dans les deux cas dans un seul et même temps. Mais l'on peut aussi distinguer les astrologues législateurs qui ont fixé certaines lois assises sur certaines configurations arbitrairement découpées et les astrologues exégétes dont nous sommes les successeurs qui depuis des millénaires ont cherché à exhumer les dites lois d'autant plus actives que largement oubliées au niveau culturel et remplacées par un corpus diffus constitué par ce qu'on a coutume d'appeler la "tradition" astrologique. Entre ces deux plans, un hiatus que pour notre part nous essayons de résorber, faute de quoi l'Humanité évolue en une sorte de schizophrénie, du fait du décalage entre ces deux 'astrologies, celle qui existe réellement - tout en étant l'œuvre des hommes d'autrefois - et celle qui est supposée la décrire et qui tombe dans des pièges épistémologiques liés à la méta-astronomie, laquelle nomme à sa façon ses objets (planètes, constellations, signes zodiacaux etc)
Citons Patrice Guinard, toujours dans le même article :
"C'est parce que le signal Matricialité enfin, car ces rythmes ne peuvent s'enraciner vraiment qu'en raison d'une cristallisation d'ordre structural". Mais d'ajouter: "Et la Matrice n'est pas, définitivement, ce que certains entendent par là, notamment Jacques Halbronn qui s'est récemment emparé de ce terme ("approche matricielle" ou "matricialiste" du ciel), suite à sa lecture de mon Manifeste. Il n'y a pas lieu de parler "d'astro-matricialistes", car toutes les approches de l'astrologie sont "matricialistes" par définition, y compris la sienne, dès lors qu'elles mettent en place un modèle, serait-il celui réduit à Saturne, aux luminaires et à deux étoiles. La première proto-astrologie des hommes du paléolithique était plus simple encore : elle ne comprenait que le Soleil et la Lune, ce qui ne l'empêchait pas, déjà, d'être matricielle"
En fait, si nous comprenons bien, les astrologues-et plus largement les hommes depuis toujours et notamment les philosophes quand ils introduisent des classifications (quaternaire, par exemple) - chercheraient intuitivement à retrouver une matrice sous jacente et les réponses apportées ne seraient que des tentatives pour y parvenir
Guinard : "La matrice est le foyer de rencontre et d'harmonisation des structures astrologiques (Zodiaque, Planétaire, Dominion et Cyclade et non une de ces structures, comme le croit Halbronn. Un ensemble de douze signes est une structure, rien de plus, de même un ensemble de dix planètes". La matrice est l'objet idéal de la rencontre de ces structures; elle ne doit pas être confondue avec l'une ou l'autre de ces structures, et encore moins avec les modèles qui en rendent compte. (..) La matrice est inconnaissable par définition : elle est l'éternel objet ou projet du savoir astrologique"
Citons la description -conférence (Séminaire de Vilnius, sur l'Astrologie Mondiale)- que Charles Ridoux ("divers aspects de l'actualité astrologique en France", repris sur le site ridoux.fr) donnait, en 2005, de la "raison matricielle":
"Elle correspond à une donnée profonde du réel qui consiste en une « structuration quaternaire du psychisme », à une « quadripartition du réel par l’esprit », que Patrice Guinard voit à l’œuvre dans toute activité de l’esprit. C’est cette logique matricielle fondée sur le quaternaire qui conduit Patrice Guinard à discerner quatre structures fondamentales de l’astrologie qui résultent de quatre modes de décomposition du réel par la pensée. Et de citer Guinard : " Je désigne les quatre structures cardinales de l'astrologie, qui apparaissent déjà chez les Grecs, par les termes de Planétaire (ou ensemble structuré des Planètes), de Dominion (ou ensemble structuré des Maisons), de Cyclade (ou ensemble structuré des Cycles, Aspects et Ages planétaires), et bien sûr de Zodiaque (ou ensemble structuré des Signes zodiacaux). (…) Les Planètes représentent les modes de perception du réel, les Maisons les modes de relation du sujet au réel perçu, les Cycles les modes de variation de ces relations, les Signes les modes de fixation du sujet après stabilisation de ces variations."
Selon nous, l'idée d'un quaternaire est parfaitement illusoire, elle relève de ces tentatives d'appréhension de la réalité astrologique mais elle est victime de certaines apparences dictées justement par l'astronomie mais aussi par les aléas des astro- programmations humaines, ce que nie Guinard.
Qui contesterait, en effet, que le 4 ne nous fût dicté par une certaine observation du ciel et notamment des rapports soleil-lune? On pourrait énumérer les 4 semaines, les 4 saisons, les 4 points cardinaux, les 4 Etoiles fixes royales etc etc, aux fondements plus ou moins objectifs.
Or, nous avons montré qu'il ne fallait pas s'arrêter au 4. Dans le cas de l'Astrologie 4 Etoiles, nous découpons certes le cycle de Saturne du fait du balisage des 4 Etoiles Royales mais nous nous gardons bien de différencier les 4 étoiles entre elles, si bien que nous restons dans la dualité : Saturne se conjoint et se disjoint et ainsi de suite. De même en ce qui concerne le cycle lunaire, on est également dans la dualité, du fait de la symétrie du passage de la nouvelle lune à la pleine lune et de la pleine lune à la nouvelle lune (symétrie exprimée par le dispositif des doubles domiciles, voir notre récent interview, sur teleprovidence, réalisé par Mirelle Petit, le 11.10. 09), lequel dispositif a été mise en pièces par une astrologie contemporaine recourant aux planètes transsaturniennes. Rudhyar aura erré en s'attardant sur la diversité des phases lunaires au regard de l'astrologie (cycle de la lunaison).
Guinard distingue pour mener à bien sa démonstration les signes et les maisons (qu'il appelle Dominion) -outre les aspects ( la Cyclade) et le Planétaire. Il s'agit là plus d'un constat historique que d'un quelconque impératif métaphysique. On est d'ailleurs ici dans la logique du thème astral, lequel intègre les 4 registres sur lesquels Guinard se focalise. Ce thème syncrétisant signes, planètes, maisons, aspects. Nous avons déjà dénoncé pareil amalgame syncrétique et la non viabilité du thème natal sous la dite forme, notamment la cohabitation au sein d'un même schéma d'une astrologie/astronomie articulée sur la rotation de la Terre et d'une astrologie articulée sur les révolutions planétaires. De même, les aspects nous apparaissent comme une aberration (notamment avec les transits qui en sont une dérivation) dans le contexte du moment de naissance. En fait, le thème natal est fondé sur une dualité : planètes/maisons (et l'on retrouve la symétrie ascendant/descendant, qui reste dans le 2 et non dans le 4, tout comme d'ailleurs les saisons avec les 2 équinoxes) tout comme la cyclicité l'est sur la dualité planètes/étoiles. A ce propos, on notera que Guinard reste lié au zodiaque et ne mentionne aucunement les étoiles fixes dont le zodiaque n'est qu'un conglomérat, que ce soit sous la forme des constellations ou des "signes", les aspects ne faisant sens qu'entre planètes et étoiles et à la rigueur entre planètes mais non du fait du passage d'une planète dans un signe ou dans une constellation.. Mais ce que semble ignorer Patrice Guinard, c'est que nous avons affaire ici à deux astrologies bien distinctes, la rotationnelle (planète passant à l'horizon et au méridien) et la révolutionnelle (planètes en aspect avec d'autres astres) dont l'existence se constate certes mais relevant de deux astrologies visant l'une comme l'autre la dualité. Que le corpus astrologique ait réuni ces deux dualités ne suffit pas à faire la preuve d'une structure quaternaire!!! Deux plus deux ne font pas quatre, ici....
En tout état de cause, nous ne pensons pas que l'on puisse séparer planètes, aspects et zodiaque comme le propose Guinard: en astrologie, les astres n'existent que dans la mesure où ils sont en configuration, donc en aspect et le zodiaque n'est en fait à la base qu'un balisage du parcours des planètes et n'a pas non plus d'existence en soi.
Pour en revenir aux pièges tendus par le support astronomique, il est clair que le fait que l'on ait un certain nombre de planètes, de signes, de maisons, d'aspects, aura conduit à l'illusion d'une astrologie dépassant le deux et même le quatre et qui finalement est une astrologie en miettes, et sur ce point nous tomberons probablement d'accord avec P. Guinard lequel s'est arrêté à mi-chemin.
Certes, il existe un grand nombre de dieux, dans les panthéons (comme le nom l'indique). mais ce ne sont en vérité que les manifestations, les avatars d'une seule et même force qui se trouve déclinée sous diverses formes, comme c'est le cas pour une langue dont les racines connaissent toutes sortes de dérivations, de suffixations, de conjugaisons. La question de la dénomination est assurément la cause d'une certaine illusion de multiplicité. Si dans une famille, il y a dix enfants, il faut bien leur donner des noms pour les distinguer (voir les 12 tribus d'Israël) mais cela vaut aussi pour les mois de l'année et pour toute série que l'on ne peut ou veut désigner sous une forme globale, trop vague. C'est alors que nous disons que le recours à l'astronomie peut se révéler pervers - même s'il s'avère productif comme dans le cas des cinq planètes gauqueliniennes- puisqu'il va cristalliser et finalement autonomiser les subdivisions ainsi déterminées. Désormais, les astrologues ne percevront plus le dieu qu'au prisme de la planète qui porte ce nom. Quitte à éliminer du corpus astrologique les dieux non affectés à un astre, du moins jusqu'à l'époque moderne, du fait de la découverte de nouveaux astres. Et l'on sait la fortune de ces nouvelles dénominations pour l'astrologie contemporaine!
Or, le dispositif des domiciles qui attribuent des dieux aux signes ne se référait pas aux planètes mais bien aux dieux puisque ces planètes ne pouvaient se trouver en permanence dans les signes qui leur étaient attribués.... (voir Manilius sur le rapport signes/dieux)
En conclusion, nous dirons que l'astronomie aura contribué à cristalliser la pensée humaine, à la prendre à son propre piège, l'empêchant ainsi de remonter vers le concept central, ce qui est la marque même d'un refus de la dualité, qui est au cœur même de toute cyclicité.
Concernant Guinard, nous serons d'accord avec lui sur l'idée d'une réalité sous jacente à découvrir, mais il ne s'agit pas du Quatre mais bien du Deux et il est regrettable que voulant en fait légitimer ce que l'astrologie était devenue, il n'ait pas compris en quoi le 4 n'était qu'une apparence due au fait que tout processus passe par une évolution et par une involution et qu'au cours de chacune de ces deux phases, il atteint un mi-point, une phase ne faisant que répliquer l'autre. Si je vais à cheval de Paris à Orléans aller retour, à mi chemin je passerai par une "crise", du fait de l'éloignement tant du point d'origine que du point d'arrivée. Et qu'il en sera de même au retour. Est-on pour autant dans le 4? Nous pensons que la dualité est la référence et notamment au regard du jour et de la nuit; l'aube et le crépuscule étant symétriques, jeu de miroirs. Même les 4 saisons n'en font en fait que deux, les temps intermédiaires étant inhérents structurellement au fait même du passage d'un pôle à l'autre. En réalité, cette dualité est elle-même réductible au 1 tout comme la nuit n'est qu'une absence de jour et l'Hiver une absence de soleil (inversée d'un hémisphère à l'autre). Dans notre civilisation judéo-chrétienne monothéiste -et il faut inclure l'Islam dans un tel tableau - comment une astrologie du 4 pourrait-elle avoir droit de cité? Telle est la vraie réponse à la question que se pose Patrice Guinard quat au rejet de l'astrologie. Quand l'astrologie retrouvera le Un et le Deux, qui en est le corollaire, les choses iront probablement autrement. Le veau d'or, c'est la cristallisation d'un concept et pis encore de l'un de ses attributs, de telle sorte que le dit attribut ne puisse être réintégré et ressourcé. L'astronomie nous apparait donc comme le propre même de la tentation de l'image, elle favorise le polythéisme. A contrario, l'astrologie une fois ressourcée et recentrée est bien plus en phase avec le monothéisme, à condition de ne pas s'embourber dans l'astronomico-mythologique et pis encore dans le zodiaco-symbolique..
JHB
18. 10. 09
Le grand malentendu du débat médiatique autour de l'astrologie
par Jacques HalBronn
A réécouter d' anciennes vidéos d'émissions télévisées (1992 et 2000, à voir des extraits sur teleprovidence), et notamment les propos de la regrettée Joelle de Gravelaine voire de Suzel Fuzeau-Braesch, nous avons pris conscience de l'existence persistante d'un malentendu tant de la part des astrologues que de leurs adversaires, comme si l'on avait déplacé le débat dans une direction quelque peu stérile, ce qui ressort d'ailleurs du dernier Que Sais-je sur L'Astrologie de Philippe Zarka, paru en 2005.
.Tout se passe, en effet, comme si l'enjeu était pour les astrologues de faire connaitre ce qu'est cette astrologie qu'ils pratiquent, ,non pas tant au niveau de ses fondements mais de ses régles, de ses techniques, de ses objectifs.
Autrement dit, par définition, les astrologues savent de quoi il retourne dès lors que le débat consisterait à décrire en quoi consiste cette astrologie qu'ils revendiquent.
Automatiquement, les astrologues ont les réponses puisqu'il s'agirait finalement d'un enseignement. Ils peuvent donc répondre que tel propos sur l'astrologie est faux, tout simplement parce qu'il ne correspond pas à ce que les astrologues disent et pensent de l'astrologie. Comme si telle était véritablement la question
En fait, on a nettement l'impression que les astrologues qui ont pris la parole dans les débats autour de l'astrologie, notamment ceux organisés pour les fins d'année, sont avant tout des enseignants. Que l'on songe à des professeurs de physique de lycée qui seraient persuadés qu'apprendre la physique, c’est prendre connaissance de ce qui est écrit dans les manuels de physique tels qu'étudiés dans les classes! Pour ces enseignants, la question n'est pas de savoir ce qu'est en soi la Physique mais en quoi consiste son enseignement tel que pratiqué par les professeurs.
Alors, nous voyons des astrologues ironiser sur les contre-sens qui seraient commis par tel ou tel "sceptique" sur ce qui est enseigné par les dits astrologues. On connait l'argument sans réplique : mais vous n'avez pas une assez bonne connaissance de l'astrologie pour en traiter! Comme si toute la question tenait au fait d'apprendre l'astrologie. Ce mot "apprendre" devient un leit motiv! L'astrologie existe, il n'est que d'en prendre connaissance. Depuis la fin des années 80, le milieu astrologique est tombé sous le contrôle des enseignants en astrologie et de leurs troupes d'élèves qui constituent la masse du public de certains congrès.
On aura compris qu'une telle façon de procéder révèle une certaine candeur. Certes, les astrologues savent ce qu'est l'astrologie, si par là on entend comment elle est enseignée et pratiquée. Mais ici l'arbre cache la forêt car, en vérité, les dits astrologues ne savent pas grand chose de ce qu'est l'astrologie en tant que réalité intrinsèque; par delà sa dimension sociale actuelle . A moins que pour ces gens là, les deux plans ne fassent qu'un!
Quelle naïveté, en effet, que de croire que tous les problèmes relatifs au statut de l'astrologie viendraient du fait que l'on "mentirait" sur ce qu'est l'astrologie, sur ce font les astrologues lesquels ont beau jeu de déclarer qu'on ne les comprend pas, que l'on se fait de fausses idées sur ce qu'ils en pensent et surtout sur ce qu'ils en enseignent. Ces astrologues semblent sincèrement croire qu'ils savent ce qu'est l'astrologie et ils sont tout prêts à l'enseigner à qui le demandera et d'en faire les applications à tous ceux qui le voudront. Bien entendu, quand les sceptiques auront pris connaissance du corpus traditionnel et ordinaire de l'astrologie et qu'ils l'auront étudié comme il se doit, ils ne diront plus de bêtises à son sujet.
Le mot "vérité' est d'ailleurs fort peu approprié en ce qui concerne la question astrologique. Michel Gauquelin l'a selon nous malencontreusement utilisé pour baptiser l'un de ses livres. Quand on dit "vous n'avez pas dit la vérité", cela suppose que quelqu'un la connaisse. En science, il n'y a pas quelqu'un qui a les réponses définitives et ultimes. On n'imaginerait pas un scientifique dire "dites moi (toute) la vérité! On trouve aussi le mot "vérité" dans des débats (sur Internet, actuellement): "l'astrologie, vérité ou charlatanisme?" Certes, s'il ne s'agissait que de révéler des faits avérés que l'on nous cache, par exemple si l'on ignore les travaux de tel ou tel, l'on pourrait soutenir qu'on n'a pas dit la vérité puisque l'on a dissimulé ou ignoré des données. C'est peut-être ce que sous entendait subconsciemment Gauquelin quand il a opté pour cette formule, souffrant peut être que l'on ait déformé ou dévoyé ses résultats.
Il reste que ce mot "vérité" est des plus ambigus et induit en erreur. La défense de l'astrologie ne saurait, en aucune façon, se réduire à expliquer ce que pensent et ce que font les astrologues tout comme d'ailleurs le but de l'astrologue n'est pas de dire la "vérité" à son client, en lui demandant à la fin "est ce que je vous ai dit est vrai?" Prendre à témoin et à preuve le dit client relève là encore d'une certaine ingénuité.... C'est dire que tant que la cause de l'astrologie sera défendue par des profs d'astro et par des astrologues de cabinet, on en restera à cette idée de "vérité" détenue soit par les dits profs, soit par les clients de l'astrologue, les uns et les autres étant en position de confirmer ou d'infirmer si ce qui est dit est "vrai".
Il est donc grand temps que l'on change de registre et que l'on quitte ce terrain du "vrai" pour celui du "réel" car paradoxalement, si je dis qu'Un Tel a dit cela et que c'est vrai, cela ne prouvera en rien que ce qui a été dit est juste s'il n'y a pas quelqu'un qui sait pour le valider! Il est grand temps que l'astrologie soit défendue par des chercheurs parlant à d'autres chercheurs et non par de "savants astrologues" pérorant à propos de leur savoir et vérifiant que l'on ne s'est pas trompé à son sujet, ce qu'ils se feront une joie de corriger.
Mais le plus étrange, c'est qu'il n'est pas rare que les anti-astrologues tombent dans le piège que leur tendent les dits astrologues imbus de leur savoir et tout disposés à le partager. Souvent ces anti-astrologues cherchent à montrer qu'ils ont bien appris leur leçon, comme c'est le cas de Philippe Zarka qui consacre près de la moitié du Que Sais-je à exposer les bases de l'astrologie. Or, quand bien même l'on montrerait que le savoir astrologique en vigueur serait aberrant, qu'est ce que cela prouverait contre la réalité de l'Astrologie? A force de rencontrer des astrologues qui ne veulent connaitre de l'astrologie que ce qu'ils en ont appris, les anti-astrologues tendent à procéder symétriquement. Et l'on finit par débattre de ce qui est écrit dans les traités d'astrologie comme si tel était le fin mot de l'affaire!
En fait, il nous semble que l'on passe ainsi totalement à côté du débat qui s'impose et qui est celui non pas des bases mais des principes de l'astrologie, de ses fondements et non de ses régles du jeu voire des recettes telles qu'on les enseigne dans les écoles d'astrologie.
D'ailleurs, il est toutes sortes de questions auxquels les astrologues seraient bien en peine de répondre si tant est que les anti-astrologues sachent distinguer entre ce qui est central et ce qui est marginal et contingent en astrologie. En mettant tout dans le même sac, ces adversaires s'égarent comme par exemple de discuter du Zodiaque comme s'il s'agissait d'une réalité astronomique, comme si la précession des équinoxes si elle était respectée par tous les astrologues changerait quoi que ce soit ( ce que pensait naïvement le sidéraliste Raoul Mélo, voir son interview sur teleprovidence) au statut scientifique de l'astrologie. Et tout est à l'avenant quand on suit les arguments développés par les anti-astrologues de service à la télévision. (Gérard Miller, Daniel Kunth, Philippe Zarka etc). C'est là confondre science et métascience, astronomie et métaastronomie. Aucun anti-astrologue ne s'est demandé s'il ne serait pas plus cohérent de considérer les aspects entre planètes et étoiles plutôt que de tenir compte du changement de signe qu'opére telle planéte. Cette fois, ce sont les astronomes qui se présentent comme titulaires d'un savoir qui serait ignoré des astrologues et les astrologues ont beau jeu de répondre qu'ils sont parfaitement au courant de la précession des équinoxes mais qu'ils se servent, quant à eux, d'un zodiaque tropique comme si un tel zodiaque saisonnier projeté sur l'écliptique avait un quelconque fondement scientifique. au regard d'autres astres que le soleil. Voilà donc nos astrologues tout guillerets, signalant à leurs adversaires qu'ils se "trompent" puisque ce n'est pas ce que dit l'Astrologie! Ce mot singulier "Astrologie" dit bien ce qu'il veut dire, il renvoie à un "canon" dont toute personne qui prétend débattre de l'astrologie doit connaitre. Est-ce que c'est "marqué" dans les livres d'astro ou non? Comme s'il fallait s'en tenir là. Les historiens de l'astrologie sont tout contents alors de pouvoir servir d'arbitres. Mais, au bout du compte; l'astrologie ne dépend ni de ses historiens, ni de ses enseignants, ni de ses praticiens ordinaires....
Dépend-elle d'ailleurs de ce que le public imagine et attend de l'astrologie? A entendre certains astrologues, c'est finalement cette demande d'astrologie qui fait foi. Ils ne font que souscrire à la "vérité" de cette demande.
En conclusion, nous dirons qu'il importe de recentrer le débat et de mettre de côté la clique de ceux qui croient qu'ils savent ce qu'est l'Astrologie et qu'il suffit d'ouvrir un livre d'astrologie pour s'en informer! Ce serait un peu trop simple!
Ce qui caractérise la vérité, c'est qu'elle existe quelque part, qu'il faut tout au plus la dévoiler. On est comme dans un roman policier: il y a au moins une personne qui connait la vérité, c'est le criminel. Mais il faudra parfois la lui arracher, la lui faire "cracher", avouer, par tous les moyens, On se doute que telle n'est pas la démarche du scientifique qui n'a pas la candeur de croire que tel maitre est détenteur la vérité. Mais celui qui se met en situation de servitude est conduit à se référer à la "voix de son maître" : qu'a vraiment dit le maître? Ce mot vérité est tellement fort que les anglais l'utilisent pour marquer l'intensité : very. Very good, vraiment bon. Même le mot "découvrir" est ambigu et somme toute peu approprié en science car il indique que l'on été voir ce qui était "couvert".... Dans le domaine scientifique, on n'est jamais parvenu au bout de ses peines et c'est le domaine étudié qui s'ouvre au chercheur, non on ne sait quel médiateur qui aurait les réponses. D'ailleurs, le client de l'astrologue ou du voyant suppose bel et bien que son interlocuteur a la vérité et qu'il n'y a qu'à la lui demander si ce n'est que par une sorte de renversement étrange, le dit client se pense aussi détenteur d'une vérité, de sa vérité. La consultation serait ainsi la confrontation entre deux vérités en vue de n'en plus faire qu'une qui soit intermédiaire entre les deux, une vérité moyenne, en quelque sorte.
Quand, dans une des émissions que nous avons visionnées, tel astrologue lyonnais se hasarde à déclarer que les hommes sont consubstantiels à l'univers, il est aisé de lui répondre que tout cela est bien beau mais que cela n'explique comment un tel "savoir" s'est constitué, comment des choix ont été opérés. Mais les astronomes sont bien mal placés pour aborder ces questions car pour eux l'univers ne fait pas de choix, il est ce qu'il est, tout entier. Et il est un fait que beaucoup d'astrologues sont très mal à l'"aise par rapport à la question des choix et en cela ils sont proches des astronomes. Ces astrologues n'ont pas vraie formation en linguistique, en anthropologie. D'ailleurs, c'est souvent en raison d'une difficulté à assumer la subjectivité et la créativité de l'Humanité que bien des astrologues ont choisi la voie de l'astrologie. En cela, ils ressemblent plus qu'on ne pourrait le croire aux astronomes et c'est pourquoi les astronomes ne posent pas les bonnes questions aux astrologues et que les astrologues se défaussent en parlant d'une tradition astrologique, sortie d'on ne sait trop où. En commun, les deux camps cultivent un certain antihumanisme assez viscéral..
A priori, la question des choix relèverait du féminin plutôt que du masculin. C''est déjà le cas avec l'ovulation. Les femmes, selon nos travaux, sont des êtres qui font des choix, ce qui les place dans une logique d'acquisition, d'appropriation. Il est d'autant plus étonnant, dès lors, que le public astrologique, majoritairement féminin, ait un blocage par rapport aux choix qui auraient présidé à la mise en place du systéme astrologique. Mais quand on y réfléchit bien, un tel blocage ne saurait tellement surprendre dans la mesure où les femmes ne sont pas forcément à l'aise avec cette idée de choix (qui s'opére souvent de façon subconsciente, comme dans le cas de l'ovulation si dans le subconscient on inclut les automatismes corporels). Toujours est-il que chaque nouveau cycle est l'occasion de nouveaux choix, tout aussi ponctuels et donc a vocation à rendre caducs les précédents choix. Et c'est alors justement que l'on rencontre quelque résistance comme si les choix opérés étaient définitifs et d'ailleurs ne s'avouaient pas comme choix. Dire qu'un choix n'est pas un choix permet de maintenir le dit choix en lui conférant une sorte d'objectivité irréversible. Mais l'on peut aussi tenir le raisonnement selon lequel l'idée que le choix de la planète unique (Saturne) ne saurait être ni reconsidéré ni complété par d'autres planétes, peut se révéler frustrant au niveau du psychisme féminin. On observe que les femmes astrologues ont du mal à résister à la tentation de récupérer de nouveaux astres, de "faire leur marché" cosmique.
JHB
15. 10. 09
A réécouter d' anciennes vidéos d'émissions télévisées (1992 et 2000, à voir des extraits sur teleprovidence), et notamment les propos de la regrettée Joelle de Gravelaine voire de Suzel Fuzeau-Braesch, nous avons pris conscience de l'existence persistante d'un malentendu tant de la part des astrologues que de leurs adversaires, comme si l'on avait déplacé le débat dans une direction quelque peu stérile, ce qui ressort d'ailleurs du dernier Que Sais-je sur L'Astrologie de Philippe Zarka, paru en 2005.
.Tout se passe, en effet, comme si l'enjeu était pour les astrologues de faire connaitre ce qu'est cette astrologie qu'ils pratiquent, ,non pas tant au niveau de ses fondements mais de ses régles, de ses techniques, de ses objectifs.
Autrement dit, par définition, les astrologues savent de quoi il retourne dès lors que le débat consisterait à décrire en quoi consiste cette astrologie qu'ils revendiquent.
Automatiquement, les astrologues ont les réponses puisqu'il s'agirait finalement d'un enseignement. Ils peuvent donc répondre que tel propos sur l'astrologie est faux, tout simplement parce qu'il ne correspond pas à ce que les astrologues disent et pensent de l'astrologie. Comme si telle était véritablement la question
En fait, on a nettement l'impression que les astrologues qui ont pris la parole dans les débats autour de l'astrologie, notamment ceux organisés pour les fins d'année, sont avant tout des enseignants. Que l'on songe à des professeurs de physique de lycée qui seraient persuadés qu'apprendre la physique, c’est prendre connaissance de ce qui est écrit dans les manuels de physique tels qu'étudiés dans les classes! Pour ces enseignants, la question n'est pas de savoir ce qu'est en soi la Physique mais en quoi consiste son enseignement tel que pratiqué par les professeurs.
Alors, nous voyons des astrologues ironiser sur les contre-sens qui seraient commis par tel ou tel "sceptique" sur ce qui est enseigné par les dits astrologues. On connait l'argument sans réplique : mais vous n'avez pas une assez bonne connaissance de l'astrologie pour en traiter! Comme si toute la question tenait au fait d'apprendre l'astrologie. Ce mot "apprendre" devient un leit motiv! L'astrologie existe, il n'est que d'en prendre connaissance. Depuis la fin des années 80, le milieu astrologique est tombé sous le contrôle des enseignants en astrologie et de leurs troupes d'élèves qui constituent la masse du public de certains congrès.
On aura compris qu'une telle façon de procéder révèle une certaine candeur. Certes, les astrologues savent ce qu'est l'astrologie, si par là on entend comment elle est enseignée et pratiquée. Mais ici l'arbre cache la forêt car, en vérité, les dits astrologues ne savent pas grand chose de ce qu'est l'astrologie en tant que réalité intrinsèque; par delà sa dimension sociale actuelle . A moins que pour ces gens là, les deux plans ne fassent qu'un!
Quelle naïveté, en effet, que de croire que tous les problèmes relatifs au statut de l'astrologie viendraient du fait que l'on "mentirait" sur ce qu'est l'astrologie, sur ce font les astrologues lesquels ont beau jeu de déclarer qu'on ne les comprend pas, que l'on se fait de fausses idées sur ce qu'ils en pensent et surtout sur ce qu'ils en enseignent. Ces astrologues semblent sincèrement croire qu'ils savent ce qu'est l'astrologie et ils sont tout prêts à l'enseigner à qui le demandera et d'en faire les applications à tous ceux qui le voudront. Bien entendu, quand les sceptiques auront pris connaissance du corpus traditionnel et ordinaire de l'astrologie et qu'ils l'auront étudié comme il se doit, ils ne diront plus de bêtises à son sujet.
Le mot "vérité' est d'ailleurs fort peu approprié en ce qui concerne la question astrologique. Michel Gauquelin l'a selon nous malencontreusement utilisé pour baptiser l'un de ses livres. Quand on dit "vous n'avez pas dit la vérité", cela suppose que quelqu'un la connaisse. En science, il n'y a pas quelqu'un qui a les réponses définitives et ultimes. On n'imaginerait pas un scientifique dire "dites moi (toute) la vérité! On trouve aussi le mot "vérité" dans des débats (sur Internet, actuellement): "l'astrologie, vérité ou charlatanisme?" Certes, s'il ne s'agissait que de révéler des faits avérés que l'on nous cache, par exemple si l'on ignore les travaux de tel ou tel, l'on pourrait soutenir qu'on n'a pas dit la vérité puisque l'on a dissimulé ou ignoré des données. C'est peut-être ce que sous entendait subconsciemment Gauquelin quand il a opté pour cette formule, souffrant peut être que l'on ait déformé ou dévoyé ses résultats.
Il reste que ce mot "vérité" est des plus ambigus et induit en erreur. La défense de l'astrologie ne saurait, en aucune façon, se réduire à expliquer ce que pensent et ce que font les astrologues tout comme d'ailleurs le but de l'astrologue n'est pas de dire la "vérité" à son client, en lui demandant à la fin "est ce que je vous ai dit est vrai?" Prendre à témoin et à preuve le dit client relève là encore d'une certaine ingénuité.... C'est dire que tant que la cause de l'astrologie sera défendue par des profs d'astro et par des astrologues de cabinet, on en restera à cette idée de "vérité" détenue soit par les dits profs, soit par les clients de l'astrologue, les uns et les autres étant en position de confirmer ou d'infirmer si ce qui est dit est "vrai".
Il est donc grand temps que l'on change de registre et que l'on quitte ce terrain du "vrai" pour celui du "réel" car paradoxalement, si je dis qu'Un Tel a dit cela et que c'est vrai, cela ne prouvera en rien que ce qui a été dit est juste s'il n'y a pas quelqu'un qui sait pour le valider! Il est grand temps que l'astrologie soit défendue par des chercheurs parlant à d'autres chercheurs et non par de "savants astrologues" pérorant à propos de leur savoir et vérifiant que l'on ne s'est pas trompé à son sujet, ce qu'ils se feront une joie de corriger.
Mais le plus étrange, c'est qu'il n'est pas rare que les anti-astrologues tombent dans le piège que leur tendent les dits astrologues imbus de leur savoir et tout disposés à le partager. Souvent ces anti-astrologues cherchent à montrer qu'ils ont bien appris leur leçon, comme c'est le cas de Philippe Zarka qui consacre près de la moitié du Que Sais-je à exposer les bases de l'astrologie. Or, quand bien même l'on montrerait que le savoir astrologique en vigueur serait aberrant, qu'est ce que cela prouverait contre la réalité de l'Astrologie? A force de rencontrer des astrologues qui ne veulent connaitre de l'astrologie que ce qu'ils en ont appris, les anti-astrologues tendent à procéder symétriquement. Et l'on finit par débattre de ce qui est écrit dans les traités d'astrologie comme si tel était le fin mot de l'affaire!
En fait, il nous semble que l'on passe ainsi totalement à côté du débat qui s'impose et qui est celui non pas des bases mais des principes de l'astrologie, de ses fondements et non de ses régles du jeu voire des recettes telles qu'on les enseigne dans les écoles d'astrologie.
D'ailleurs, il est toutes sortes de questions auxquels les astrologues seraient bien en peine de répondre si tant est que les anti-astrologues sachent distinguer entre ce qui est central et ce qui est marginal et contingent en astrologie. En mettant tout dans le même sac, ces adversaires s'égarent comme par exemple de discuter du Zodiaque comme s'il s'agissait d'une réalité astronomique, comme si la précession des équinoxes si elle était respectée par tous les astrologues changerait quoi que ce soit ( ce que pensait naïvement le sidéraliste Raoul Mélo, voir son interview sur teleprovidence) au statut scientifique de l'astrologie. Et tout est à l'avenant quand on suit les arguments développés par les anti-astrologues de service à la télévision. (Gérard Miller, Daniel Kunth, Philippe Zarka etc). C'est là confondre science et métascience, astronomie et métaastronomie. Aucun anti-astrologue ne s'est demandé s'il ne serait pas plus cohérent de considérer les aspects entre planètes et étoiles plutôt que de tenir compte du changement de signe qu'opére telle planéte. Cette fois, ce sont les astronomes qui se présentent comme titulaires d'un savoir qui serait ignoré des astrologues et les astrologues ont beau jeu de répondre qu'ils sont parfaitement au courant de la précession des équinoxes mais qu'ils se servent, quant à eux, d'un zodiaque tropique comme si un tel zodiaque saisonnier projeté sur l'écliptique avait un quelconque fondement scientifique. au regard d'autres astres que le soleil. Voilà donc nos astrologues tout guillerets, signalant à leurs adversaires qu'ils se "trompent" puisque ce n'est pas ce que dit l'Astrologie! Ce mot singulier "Astrologie" dit bien ce qu'il veut dire, il renvoie à un "canon" dont toute personne qui prétend débattre de l'astrologie doit connaitre. Est-ce que c'est "marqué" dans les livres d'astro ou non? Comme s'il fallait s'en tenir là. Les historiens de l'astrologie sont tout contents alors de pouvoir servir d'arbitres. Mais, au bout du compte; l'astrologie ne dépend ni de ses historiens, ni de ses enseignants, ni de ses praticiens ordinaires....
Dépend-elle d'ailleurs de ce que le public imagine et attend de l'astrologie? A entendre certains astrologues, c'est finalement cette demande d'astrologie qui fait foi. Ils ne font que souscrire à la "vérité" de cette demande.
En conclusion, nous dirons qu'il importe de recentrer le débat et de mettre de côté la clique de ceux qui croient qu'ils savent ce qu'est l'Astrologie et qu'il suffit d'ouvrir un livre d'astrologie pour s'en informer! Ce serait un peu trop simple!
Ce qui caractérise la vérité, c'est qu'elle existe quelque part, qu'il faut tout au plus la dévoiler. On est comme dans un roman policier: il y a au moins une personne qui connait la vérité, c'est le criminel. Mais il faudra parfois la lui arracher, la lui faire "cracher", avouer, par tous les moyens, On se doute que telle n'est pas la démarche du scientifique qui n'a pas la candeur de croire que tel maitre est détenteur la vérité. Mais celui qui se met en situation de servitude est conduit à se référer à la "voix de son maître" : qu'a vraiment dit le maître? Ce mot vérité est tellement fort que les anglais l'utilisent pour marquer l'intensité : very. Very good, vraiment bon. Même le mot "découvrir" est ambigu et somme toute peu approprié en science car il indique que l'on été voir ce qui était "couvert".... Dans le domaine scientifique, on n'est jamais parvenu au bout de ses peines et c'est le domaine étudié qui s'ouvre au chercheur, non on ne sait quel médiateur qui aurait les réponses. D'ailleurs, le client de l'astrologue ou du voyant suppose bel et bien que son interlocuteur a la vérité et qu'il n'y a qu'à la lui demander si ce n'est que par une sorte de renversement étrange, le dit client se pense aussi détenteur d'une vérité, de sa vérité. La consultation serait ainsi la confrontation entre deux vérités en vue de n'en plus faire qu'une qui soit intermédiaire entre les deux, une vérité moyenne, en quelque sorte.
Quand, dans une des émissions que nous avons visionnées, tel astrologue lyonnais se hasarde à déclarer que les hommes sont consubstantiels à l'univers, il est aisé de lui répondre que tout cela est bien beau mais que cela n'explique comment un tel "savoir" s'est constitué, comment des choix ont été opérés. Mais les astronomes sont bien mal placés pour aborder ces questions car pour eux l'univers ne fait pas de choix, il est ce qu'il est, tout entier. Et il est un fait que beaucoup d'astrologues sont très mal à l'"aise par rapport à la question des choix et en cela ils sont proches des astronomes. Ces astrologues n'ont pas vraie formation en linguistique, en anthropologie. D'ailleurs, c'est souvent en raison d'une difficulté à assumer la subjectivité et la créativité de l'Humanité que bien des astrologues ont choisi la voie de l'astrologie. En cela, ils ressemblent plus qu'on ne pourrait le croire aux astronomes et c'est pourquoi les astronomes ne posent pas les bonnes questions aux astrologues et que les astrologues se défaussent en parlant d'une tradition astrologique, sortie d'on ne sait trop où. En commun, les deux camps cultivent un certain antihumanisme assez viscéral..
A priori, la question des choix relèverait du féminin plutôt que du masculin. C''est déjà le cas avec l'ovulation. Les femmes, selon nos travaux, sont des êtres qui font des choix, ce qui les place dans une logique d'acquisition, d'appropriation. Il est d'autant plus étonnant, dès lors, que le public astrologique, majoritairement féminin, ait un blocage par rapport aux choix qui auraient présidé à la mise en place du systéme astrologique. Mais quand on y réfléchit bien, un tel blocage ne saurait tellement surprendre dans la mesure où les femmes ne sont pas forcément à l'aise avec cette idée de choix (qui s'opére souvent de façon subconsciente, comme dans le cas de l'ovulation si dans le subconscient on inclut les automatismes corporels). Toujours est-il que chaque nouveau cycle est l'occasion de nouveaux choix, tout aussi ponctuels et donc a vocation à rendre caducs les précédents choix. Et c'est alors justement que l'on rencontre quelque résistance comme si les choix opérés étaient définitifs et d'ailleurs ne s'avouaient pas comme choix. Dire qu'un choix n'est pas un choix permet de maintenir le dit choix en lui conférant une sorte d'objectivité irréversible. Mais l'on peut aussi tenir le raisonnement selon lequel l'idée que le choix de la planète unique (Saturne) ne saurait être ni reconsidéré ni complété par d'autres planétes, peut se révéler frustrant au niveau du psychisme féminin. On observe que les femmes astrologues ont du mal à résister à la tentation de récupérer de nouveaux astres, de "faire leur marché" cosmique.
JHB
15. 10. 09
L'indice « Saturne 4 Etoiles »
par Jacques HalBronn
Sur le site de l'informaticien astrologue suisse Stanislas Marquis ( http://chaosorigin.com), on peut prendre connaissance de ce qu'il appelle l'indice « Saturne 4 Etoiles », pour la journée et qui est donc calculé grâce à un logiciel.
.
C'est ainsi qu'on peut y lire :
" L'indice maximum (100.0%) signale la pleine conjonction.
L'indice minimum (0.0%) correspond à la pleine disjonction.
Aujourd'hui, 2009-10-21 17:50:27 TU: 41.67 %"
Actuellement, notre indice -puisqu'il est calculé sur la base de notre système "L'astrologie 4 Etoiles" - serait de 41, 67%, ce qui signifie que l'on a déjà sensiblement passé le cap de la conjonction de Saturne avec Regulus, au début du signe tropique de la Vierge.(Regulus étant en sidéral dans la constellation du Lion). Et de fait, Saturne en cette fin octobre 2009 est sur le point d'atteindre le 0° de la balance.
Loin de nous l'idée de décréter que le passage de Saturne d'un signe zodiacal à l'autre revêtirait la moindre signification mais l'on n'en passe pas moins un certain cap, comme c'est le cas, dans notre astrologie, quand on passe d'un signe mutable à un signe cardinal, étant donné que dans notre système, le cycle commence en signe mutable, du fait notamment de la précession des équinoxes puisque les étoiles considérées appartiennent à l'un des 4 signes fixes (à l'exception de Fomalhaut, étoile du poisson austral, proche de la constellation du Verseau).
Plus le temps passera et plus l'indice croitra, encore qu'avec les rétrogradations, il soit amené à baisser puis à remonter mais tout en suivant une tendance dominante à la croissance.
Rappelons que nous entendons par disjonction - suivant en cela l'indice cyclique d'André Barbault- le contraire de la conjonction, quand la configuration matricielle se dénoue, quand l'effet astrologique n'est perceptible que par défaut.
En fait, il faut probablement attendre les 2/3 de l'indice pour basculer dans la phase proprement de disjonction mais encore une fois, il n'est pas question de faire des prévisions autour de la disjonction. Seule la conjonction fait sens, la disjonction n'étant qu'une extrapolation.
Lors d'un colloque que nous avions animé, en novembre 2008, à Paris (pas encore en ligne), nous avions mis sévèrement mis en garde les participants (Stanislas Marquis, Fouzy Hamici et Dominique Orrés Taar, notamment) contre toute fixation excessive à propos de ce nous appelions les "subdivisions".
C'est ainsi que nous préférons diviser le cycle en 8 plutôt qu'en 12 mais le cycle est le même si ce n'est que d'aucuns auront pu s'ingénier à conférer telle ou telle signification au sein d'un dispositif à base 8, ce qui ne saurait coïncider rigoureusement avec ce qui se passerait pour un dispositif à base 12. ( ou tout autre....).
Que l'on désigne telle ou telle subdivision de telle ou telle façon est a priori de peu d'importance, à condition que par la suite l'on n'en vienne pas à conférer des significations à une certaine série de secteurs. Il ne serait pas venu à l'esprit de Gauquelin, par exemple, d'interpréter le fait que telle planète est située dans telle maison plutôt que dans telle autre comme porteur d'une signification psychologique spécifique et a fortiori divinatoire. La tendance actuelle, hélas, semble bien être d'autonomiser les divers secteurs, les divers aspects en perdant de vue les enjeux cycliques.
Mais revenons à l'indice "Saturne 4 étoiles" que l'on pourrait tout aussi bien appeler "halbronnien". Rappelons que cet indice se place sur un espace d'environ 90° d'arc, espace qui sépare une étoile fixe royale de la précédente conjonction tout comme de la suivante. Il n'y a donc pas d'opposition ou si l'on préfère, la disjonction se place à 45° d'écart par rapport à l'étoile fixe dont Saturne se distancie. C'est don un semi-carré, un mi point entre deux conjonctions de Saturne avec deux étoiles fixes royales.
La conjonction favorise la circulation, le dépassement donc des clivages et des cloisonnements, tant dans l'espace que dans le temps.
Par voie de conséquence, la disjonction rétablit, restaure ceux-ci ou du moins tend à produire un tel effet centrifuge et (dé)multiplicateur mais non pas de par une quelconque "influence" mais par une certaine vacuité, une certaine absence cosmique.
Un tel effet multiplicateur signifiera notamment un accroissement du nombre des acteurs alors que la conjonction avait fait apparaitre des supériorités sans appel. Peu à peu, le pouvoir se dilue et se partage, d’ou une augmentation proportionnelle de la diversité des points de vue et des pratiques. On passe d'une élite qui concentre le pouvoir à une participation de plus en plus exigeante de la "base" de la pyramide sociale, au sein d'une société donnée. Disjonction serait ainsi synonyme de multiplication.
Avec l'approche d'une nouvelle conjonction -il faut compter 7 ans environ entre deux conjonctions- donc avec une baisse de l'indice Saturne 4 Etoiles sus nommé - cette multiplication devient ingérable et les temps sont alors mûrs pour l'avènement d'une nouvelle conjonction et ainsi de suite.
On aura compris qu'à l'instar du cycle lunaire, toute position de l'indice aura son symétrique, son pendant .On aura donc par la suite le même indice mais avec une signification inversée, ce sera là plutôt une sortie de disjonctionalité qu'une entrée, une approche, en disjonctionalité.
En tout état de cause, on est bien loin ici de ces indices -genre Barbault (considérant pour son "indice cyclique" la concentration (ou, a contrario, la dispersion) d'un bouquet de planétes dites lentes (de Jupiter à Pluton) et non un seul cycle comme nous) ou ces calculs de dominante- qui synthétisent diverses données pour donner une fausse impression de cohérence de par la magie des nombres..En effet, certains "chercheurs" ont cru trouver la solution pour faire ressortir un coefficient en additionnant toutes sortes de critères (genre "Maître de Nativité, d'Alexandre Volguine, complexes calculs de dominante chez Jacques Berthon, etc, tenant compte d’astres bien aspectés, angulaires, en domicile etc. au point que cela conduisit à recourir à l'informatique un Bernard Villemin, selon un entretien non enregistré) dont on nous dira, bien évidemment, que 'ça marche".. Le quantitatif se fait ainsi passer pour du qualitatif!
On aura compris ce qu'a de révolutionnaire notre indice en ce qu'il n'est aucunement une résultante d'un fatras de facteurs mais fonction d'une cyclicité bien clairement définie et décrite, dont on se contente de décrire le déroulement. A partir de là, les neurosciences peuvent confronter notre indice avec d'autres indices fonction de l'activité cérébrale.
Ajoutons que cet indice a, avant tout, valeur au niveau du collectif, il nous parle de l'intensité de la vie sociale et en ce sens, il fournir un certain paramètre, parmi d'autres non astrologiques, un certain conditionnement. Cela dit, lorsque l'indice est très faible, c'est à dire proche de la conjonction appliquante ou séparante de Saturne avec une des 4 étoiles fixes dites royales - et selon nous c'est au contraire le moment où il est le plus fort!!!! et en cela l'indice que nous préconisons est inversé par rapport à celui calculé par Stanislas Marquis - mais c'est là une simple question de convention - qu'il doit être appréhendé au niveau neurologique sur des populations très limitées et ce n'est qu'ensuite que les populations impliquées augmentent mais sans effet astro-neurologique cette fois mais avec un effet sociologique, un effet boule de neige.
A la formulation de notre indice (cf. supra) proposée par le Suisse Stanislas Marquis, nous préférons une autre présentation axée sur les quatre quarts; comme dans le cas de la lunaison (dont Nostradamus était un spécialiste, dans ses almanachs).
Vu qu'entre deux étoiles fixes royales, il y a une fourchette qui varie -puisque les dites étoiles ne constituent pas un carré parfait, ce serait trop beau! - de quelques degrés, nous nous contenterons de diviser chaque période d'environ 7 ans en quatre sous-périodes d'environ 600 jours. Rappelons que nous avons quatre zones de 90° chacune.
Au premier quartier (de 0 à 600 jours, 90°/0°), l'on est dans l'orbe (séparante) de la conjonction. Au deuxième quartier (de 600 à 1200 jours), l'on pénètre progressivement dans la phase approchante de disjonction.(soit environ au de là de 22°30' entre Saturne et l'étoile fixe transitée). Au troisième quartier (1200-1800 jours après la conjonction), on est dans la phase séparante de disjonction, soit au delà de 45°. Et, enfin, au quatrième quartier (de 1800 à 2400 jours, et au delà de 67°30"(soit presque la latitude du cercle arctique, à 66°33'), l'on entre dans la phase approchante de conjonction.
Si l'on place la dernière conjonction en date, celle de Saturne et de Regulus, à 1° de la vierge, l'on entre dans le deuxième quartier à 23°30' du dit signe de la vierge. Mais nous avons opté pour une moyenne valable pour les 4 conjonctions, et nous fixons le seuil à 0° balance, en tropique (ce qui évolue lentement avec la précession des équinoxes, c'est ainsi que Régulus, il y a quelques siècles se trouvait encore dans le signe tropique du lion)
En gros, cela donne:
entrée dans le deuxième quartier : 0° de chaque signe cardinal
entrée dans le troisième quartier 22 ° de chaque signe cardinal
entrée dans le quatrième quartier 15 ° de chaque signe fixe
entrée dans le premier quartier 7° de chaque signe mutable.
Pour des travaux de grande précision, des ajustements restent nécessaires, tenant compte de la position réelle de chaque étoile fixe. Rappelons que tout système de subdivision peut être remplacé par un autre et que tout praticien peut subdiviser à sa guise, pourvu qu'il respecte la conjonction. Car même la disjonction ne correspond à aucun phénomène astronomique bien défini puisqu'elle se caractérise précisément par un tel manque.
.
25. 10. 09
Sur le site de l'informaticien astrologue suisse Stanislas Marquis ( http://chaosorigin.com), on peut prendre connaissance de ce qu'il appelle l'indice « Saturne 4 Etoiles », pour la journée et qui est donc calculé grâce à un logiciel.
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C'est ainsi qu'on peut y lire :
" L'indice maximum (100.0%) signale la pleine conjonction.
L'indice minimum (0.0%) correspond à la pleine disjonction.
Aujourd'hui, 2009-10-21 17:50:27 TU: 41.67 %"
Actuellement, notre indice -puisqu'il est calculé sur la base de notre système "L'astrologie 4 Etoiles" - serait de 41, 67%, ce qui signifie que l'on a déjà sensiblement passé le cap de la conjonction de Saturne avec Regulus, au début du signe tropique de la Vierge.(Regulus étant en sidéral dans la constellation du Lion). Et de fait, Saturne en cette fin octobre 2009 est sur le point d'atteindre le 0° de la balance.
Loin de nous l'idée de décréter que le passage de Saturne d'un signe zodiacal à l'autre revêtirait la moindre signification mais l'on n'en passe pas moins un certain cap, comme c'est le cas, dans notre astrologie, quand on passe d'un signe mutable à un signe cardinal, étant donné que dans notre système, le cycle commence en signe mutable, du fait notamment de la précession des équinoxes puisque les étoiles considérées appartiennent à l'un des 4 signes fixes (à l'exception de Fomalhaut, étoile du poisson austral, proche de la constellation du Verseau).
Plus le temps passera et plus l'indice croitra, encore qu'avec les rétrogradations, il soit amené à baisser puis à remonter mais tout en suivant une tendance dominante à la croissance.
Rappelons que nous entendons par disjonction - suivant en cela l'indice cyclique d'André Barbault- le contraire de la conjonction, quand la configuration matricielle se dénoue, quand l'effet astrologique n'est perceptible que par défaut.
En fait, il faut probablement attendre les 2/3 de l'indice pour basculer dans la phase proprement de disjonction mais encore une fois, il n'est pas question de faire des prévisions autour de la disjonction. Seule la conjonction fait sens, la disjonction n'étant qu'une extrapolation.
Lors d'un colloque que nous avions animé, en novembre 2008, à Paris (pas encore en ligne), nous avions mis sévèrement mis en garde les participants (Stanislas Marquis, Fouzy Hamici et Dominique Orrés Taar, notamment) contre toute fixation excessive à propos de ce nous appelions les "subdivisions".
C'est ainsi que nous préférons diviser le cycle en 8 plutôt qu'en 12 mais le cycle est le même si ce n'est que d'aucuns auront pu s'ingénier à conférer telle ou telle signification au sein d'un dispositif à base 8, ce qui ne saurait coïncider rigoureusement avec ce qui se passerait pour un dispositif à base 12. ( ou tout autre....).
Que l'on désigne telle ou telle subdivision de telle ou telle façon est a priori de peu d'importance, à condition que par la suite l'on n'en vienne pas à conférer des significations à une certaine série de secteurs. Il ne serait pas venu à l'esprit de Gauquelin, par exemple, d'interpréter le fait que telle planète est située dans telle maison plutôt que dans telle autre comme porteur d'une signification psychologique spécifique et a fortiori divinatoire. La tendance actuelle, hélas, semble bien être d'autonomiser les divers secteurs, les divers aspects en perdant de vue les enjeux cycliques.
Mais revenons à l'indice "Saturne 4 étoiles" que l'on pourrait tout aussi bien appeler "halbronnien". Rappelons que cet indice se place sur un espace d'environ 90° d'arc, espace qui sépare une étoile fixe royale de la précédente conjonction tout comme de la suivante. Il n'y a donc pas d'opposition ou si l'on préfère, la disjonction se place à 45° d'écart par rapport à l'étoile fixe dont Saturne se distancie. C'est don un semi-carré, un mi point entre deux conjonctions de Saturne avec deux étoiles fixes royales.
La conjonction favorise la circulation, le dépassement donc des clivages et des cloisonnements, tant dans l'espace que dans le temps.
Par voie de conséquence, la disjonction rétablit, restaure ceux-ci ou du moins tend à produire un tel effet centrifuge et (dé)multiplicateur mais non pas de par une quelconque "influence" mais par une certaine vacuité, une certaine absence cosmique.
Un tel effet multiplicateur signifiera notamment un accroissement du nombre des acteurs alors que la conjonction avait fait apparaitre des supériorités sans appel. Peu à peu, le pouvoir se dilue et se partage, d’ou une augmentation proportionnelle de la diversité des points de vue et des pratiques. On passe d'une élite qui concentre le pouvoir à une participation de plus en plus exigeante de la "base" de la pyramide sociale, au sein d'une société donnée. Disjonction serait ainsi synonyme de multiplication.
Avec l'approche d'une nouvelle conjonction -il faut compter 7 ans environ entre deux conjonctions- donc avec une baisse de l'indice Saturne 4 Etoiles sus nommé - cette multiplication devient ingérable et les temps sont alors mûrs pour l'avènement d'une nouvelle conjonction et ainsi de suite.
On aura compris qu'à l'instar du cycle lunaire, toute position de l'indice aura son symétrique, son pendant .On aura donc par la suite le même indice mais avec une signification inversée, ce sera là plutôt une sortie de disjonctionalité qu'une entrée, une approche, en disjonctionalité.
En tout état de cause, on est bien loin ici de ces indices -genre Barbault (considérant pour son "indice cyclique" la concentration (ou, a contrario, la dispersion) d'un bouquet de planétes dites lentes (de Jupiter à Pluton) et non un seul cycle comme nous) ou ces calculs de dominante- qui synthétisent diverses données pour donner une fausse impression de cohérence de par la magie des nombres..En effet, certains "chercheurs" ont cru trouver la solution pour faire ressortir un coefficient en additionnant toutes sortes de critères (genre "Maître de Nativité, d'Alexandre Volguine, complexes calculs de dominante chez Jacques Berthon, etc, tenant compte d’astres bien aspectés, angulaires, en domicile etc. au point que cela conduisit à recourir à l'informatique un Bernard Villemin, selon un entretien non enregistré) dont on nous dira, bien évidemment, que 'ça marche".. Le quantitatif se fait ainsi passer pour du qualitatif!
On aura compris ce qu'a de révolutionnaire notre indice en ce qu'il n'est aucunement une résultante d'un fatras de facteurs mais fonction d'une cyclicité bien clairement définie et décrite, dont on se contente de décrire le déroulement. A partir de là, les neurosciences peuvent confronter notre indice avec d'autres indices fonction de l'activité cérébrale.
Ajoutons que cet indice a, avant tout, valeur au niveau du collectif, il nous parle de l'intensité de la vie sociale et en ce sens, il fournir un certain paramètre, parmi d'autres non astrologiques, un certain conditionnement. Cela dit, lorsque l'indice est très faible, c'est à dire proche de la conjonction appliquante ou séparante de Saturne avec une des 4 étoiles fixes dites royales - et selon nous c'est au contraire le moment où il est le plus fort!!!! et en cela l'indice que nous préconisons est inversé par rapport à celui calculé par Stanislas Marquis - mais c'est là une simple question de convention - qu'il doit être appréhendé au niveau neurologique sur des populations très limitées et ce n'est qu'ensuite que les populations impliquées augmentent mais sans effet astro-neurologique cette fois mais avec un effet sociologique, un effet boule de neige.
A la formulation de notre indice (cf. supra) proposée par le Suisse Stanislas Marquis, nous préférons une autre présentation axée sur les quatre quarts; comme dans le cas de la lunaison (dont Nostradamus était un spécialiste, dans ses almanachs).
Vu qu'entre deux étoiles fixes royales, il y a une fourchette qui varie -puisque les dites étoiles ne constituent pas un carré parfait, ce serait trop beau! - de quelques degrés, nous nous contenterons de diviser chaque période d'environ 7 ans en quatre sous-périodes d'environ 600 jours. Rappelons que nous avons quatre zones de 90° chacune.
Au premier quartier (de 0 à 600 jours, 90°/0°), l'on est dans l'orbe (séparante) de la conjonction. Au deuxième quartier (de 600 à 1200 jours), l'on pénètre progressivement dans la phase approchante de disjonction.(soit environ au de là de 22°30' entre Saturne et l'étoile fixe transitée). Au troisième quartier (1200-1800 jours après la conjonction), on est dans la phase séparante de disjonction, soit au delà de 45°. Et, enfin, au quatrième quartier (de 1800 à 2400 jours, et au delà de 67°30"(soit presque la latitude du cercle arctique, à 66°33'), l'on entre dans la phase approchante de conjonction.
Si l'on place la dernière conjonction en date, celle de Saturne et de Regulus, à 1° de la vierge, l'on entre dans le deuxième quartier à 23°30' du dit signe de la vierge. Mais nous avons opté pour une moyenne valable pour les 4 conjonctions, et nous fixons le seuil à 0° balance, en tropique (ce qui évolue lentement avec la précession des équinoxes, c'est ainsi que Régulus, il y a quelques siècles se trouvait encore dans le signe tropique du lion)
En gros, cela donne:
entrée dans le deuxième quartier : 0° de chaque signe cardinal
entrée dans le troisième quartier 22 ° de chaque signe cardinal
entrée dans le quatrième quartier 15 ° de chaque signe fixe
entrée dans le premier quartier 7° de chaque signe mutable.
Pour des travaux de grande précision, des ajustements restent nécessaires, tenant compte de la position réelle de chaque étoile fixe. Rappelons que tout système de subdivision peut être remplacé par un autre et que tout praticien peut subdiviser à sa guise, pourvu qu'il respecte la conjonction. Car même la disjonction ne correspond à aucun phénomène astronomique bien défini puisqu'elle se caractérise précisément par un tel manque.
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25. 10. 09
Les astrologues et l'argent
par Jacques HalBronn
L'argent corrompt tout dit-on. Quand des dysfonctionnements sont observés au sein d'une société donnée, il n'est pas rare que l'argent y soit pour quelque chose. Qu'en est-il en milieu astrologique?
On sait qu'en 1666, quand Colbert décida la fondation de l'Observatoire de Paris, il libérait par la même les astronomes de toute activité alimentaire comme de faire des horoscopes, à la façon d'un Kepler, quelques décennies plus tôt.
Bien des astrologues n'exercent une activité de consultation voire d'enseignement que parce qu'il faut bien vivre. Or, de telles activités sont souvent plus dommageables que fécondes pour la recherche, quoi que d'aucuns veuillent bien prétendre, faisant de nécessité vertu!
D'où des compromis, d'où une certaine promiscuité -sur Internet, c'est fort courant - avec des pratiques que l'astrologie "bon ton" tend pourtant à rejeter comme la "voyance" ou diverses mancies.
Le client qui paie impose sa loi. Il faut lui en donner "pour son argent". Idem pour l'élève en astrologie.
C'est là le talon d'Achille de cette "pratique" astrologique qui voudrait dicter sa loi.
L'astrologie, d'ailleurs, attire à elle des recrues pour en faire profession dont la seule motivation est d'avoir ainsi un gagne-pain. Et il ne faudrait donc pas cracher dans la soupe!
Le cas des congrès astrologiques mérite qu'on s'y arrête. Dans plusieurs cas, les intervenants sont payés - ce n'est pas un secret. Ils ne viennent pas spécialement pour rencontrer d'autres astrologues mais bien pour faire ce pour quoi ils sont payés, c'est à dire faire un exposé d'une certaine durée. D'ailleurs, l'argent qu'ils reçoivent, qu'ils coutent à l'organisateur est fourni par le public. Mais ce public veut en contrepartie de sommes rondelettes qu'il doit débourser, recevoir quelque chose de substantiel. Il n'est pas là pour assister à des discussions byzantines entre astrologues mais pour que chaque intervenant dispense un certain enseignement, de sorte que l'on puisse partir avec le sentiment d'avoir appris quelque chose...
Pour notre part, si nous avons encouragé la professionnalisation de l'enseignant en astrologie - ce qui nous permettait évidemment de prélever un certain pourcentage- en revanche, nous n'avons que très rarement en près de 70 colloques payé quoi que ce soit aux intervenants qui ne venaient donc pas à nos réunions poussés par quelque appât de gain, aussi modique fût-il, ce qui nous permit de ne rien devoir au public lequel ne payait pas ou très peu, d'où l'importance des débats qui constituaient l'essentiel plutôt que l'accessoire de nos colloques, à la différence avec la pratique d'autres organisateurs..
En ce qui concerne Teleprovidence, nous n'avons pas demandé de participation aux très nombreuses personnes que nous avons interviewées, souvent en nous déplaçant assez loin. Par ailleurs, nous n'indiquons pas toujours les noms des intervenants à nos colloques, pensant que c'est la dynamique globale qui importe et que celle-ci est la marque des rencontres que nous suscitons depuis 35 ans.(premier congrès, septembre 1974, Hôtel Méridien, Porte Maillot, Paris)
Ce n'est pas cependant que nous pensions que l'argent ne devrait pas jouer un rôle dans le milieu astrologique, sous la forme d'un impôt versé par les praticiens à une structure centrale à condition que ces sommes soient utilisées à bon escient dans l'intérêt de la "communauté" astrologique. Or, force est de constater que depuis des décennies, aucun "fonds" n'a été constitué pour mener une politique, quelle qu'elle fût si bien que les conditions de vie des astrologues restent les mêmes, à savoir que de bas en haut de l'échelle sociale - car il y a une hiérarchie comme partout dans la dite communauté- chacun tente de s'en sortir comme il peut, avec les moyens du bord, non pas par un processus de solidarité mais en "vendant" des produits aux profanes -on allait dire aux touristes de l'astrologie.
Il est donc temps que se mette en place une solidarité interne qui permette à partir de ce que récoltent les astrologues en rapport avec le public, de développer certains projets dans l'intérêt bien compris de la dite communauté astrologique, comme une "maison de l'astrologie" qui ne serait pas ouverte au public mais bien consacrée à l'avancement de la recherche astrologique, à la formation permanente des astrologues.
Que l'on nous comprenne bien : il ne s'agit pas ici de continuer comme par le passé, chaque membre du "village" astrologique percevant de l'argent de ses clients mais bien de demander à ceux qui gagnent ainsi de l'argent de le reverser à une caisse commune permettant à certains astrologues de pouvoir travailler dans ce domaine sans avoir, pour autant; de contact avec un public qui se fait une certaine idée de l'astrologie qui n'est probablement pas la bonne.
JHB
22. 10. 09
L'argent corrompt tout dit-on. Quand des dysfonctionnements sont observés au sein d'une société donnée, il n'est pas rare que l'argent y soit pour quelque chose. Qu'en est-il en milieu astrologique?
On sait qu'en 1666, quand Colbert décida la fondation de l'Observatoire de Paris, il libérait par la même les astronomes de toute activité alimentaire comme de faire des horoscopes, à la façon d'un Kepler, quelques décennies plus tôt.
Bien des astrologues n'exercent une activité de consultation voire d'enseignement que parce qu'il faut bien vivre. Or, de telles activités sont souvent plus dommageables que fécondes pour la recherche, quoi que d'aucuns veuillent bien prétendre, faisant de nécessité vertu!
D'où des compromis, d'où une certaine promiscuité -sur Internet, c'est fort courant - avec des pratiques que l'astrologie "bon ton" tend pourtant à rejeter comme la "voyance" ou diverses mancies.
Le client qui paie impose sa loi. Il faut lui en donner "pour son argent". Idem pour l'élève en astrologie.
C'est là le talon d'Achille de cette "pratique" astrologique qui voudrait dicter sa loi.
L'astrologie, d'ailleurs, attire à elle des recrues pour en faire profession dont la seule motivation est d'avoir ainsi un gagne-pain. Et il ne faudrait donc pas cracher dans la soupe!
Le cas des congrès astrologiques mérite qu'on s'y arrête. Dans plusieurs cas, les intervenants sont payés - ce n'est pas un secret. Ils ne viennent pas spécialement pour rencontrer d'autres astrologues mais bien pour faire ce pour quoi ils sont payés, c'est à dire faire un exposé d'une certaine durée. D'ailleurs, l'argent qu'ils reçoivent, qu'ils coutent à l'organisateur est fourni par le public. Mais ce public veut en contrepartie de sommes rondelettes qu'il doit débourser, recevoir quelque chose de substantiel. Il n'est pas là pour assister à des discussions byzantines entre astrologues mais pour que chaque intervenant dispense un certain enseignement, de sorte que l'on puisse partir avec le sentiment d'avoir appris quelque chose...
Pour notre part, si nous avons encouragé la professionnalisation de l'enseignant en astrologie - ce qui nous permettait évidemment de prélever un certain pourcentage- en revanche, nous n'avons que très rarement en près de 70 colloques payé quoi que ce soit aux intervenants qui ne venaient donc pas à nos réunions poussés par quelque appât de gain, aussi modique fût-il, ce qui nous permit de ne rien devoir au public lequel ne payait pas ou très peu, d'où l'importance des débats qui constituaient l'essentiel plutôt que l'accessoire de nos colloques, à la différence avec la pratique d'autres organisateurs..
En ce qui concerne Teleprovidence, nous n'avons pas demandé de participation aux très nombreuses personnes que nous avons interviewées, souvent en nous déplaçant assez loin. Par ailleurs, nous n'indiquons pas toujours les noms des intervenants à nos colloques, pensant que c'est la dynamique globale qui importe et que celle-ci est la marque des rencontres que nous suscitons depuis 35 ans.(premier congrès, septembre 1974, Hôtel Méridien, Porte Maillot, Paris)
Ce n'est pas cependant que nous pensions que l'argent ne devrait pas jouer un rôle dans le milieu astrologique, sous la forme d'un impôt versé par les praticiens à une structure centrale à condition que ces sommes soient utilisées à bon escient dans l'intérêt de la "communauté" astrologique. Or, force est de constater que depuis des décennies, aucun "fonds" n'a été constitué pour mener une politique, quelle qu'elle fût si bien que les conditions de vie des astrologues restent les mêmes, à savoir que de bas en haut de l'échelle sociale - car il y a une hiérarchie comme partout dans la dite communauté- chacun tente de s'en sortir comme il peut, avec les moyens du bord, non pas par un processus de solidarité mais en "vendant" des produits aux profanes -on allait dire aux touristes de l'astrologie.
Il est donc temps que se mette en place une solidarité interne qui permette à partir de ce que récoltent les astrologues en rapport avec le public, de développer certains projets dans l'intérêt bien compris de la dite communauté astrologique, comme une "maison de l'astrologie" qui ne serait pas ouverte au public mais bien consacrée à l'avancement de la recherche astrologique, à la formation permanente des astrologues.
Que l'on nous comprenne bien : il ne s'agit pas ici de continuer comme par le passé, chaque membre du "village" astrologique percevant de l'argent de ses clients mais bien de demander à ceux qui gagnent ainsi de l'argent de le reverser à une caisse commune permettant à certains astrologues de pouvoir travailler dans ce domaine sans avoir, pour autant; de contact avec un public qui se fait une certaine idée de l'astrologie qui n'est probablement pas la bonne.
JHB
22. 10. 09
La pratique astrologique et le "bouche à oreille"
par Jacques HalBronn
Comment choisit-on son astrologue? Plusieurs voies, de nos jours, se présentent. Une des plus anciennes est celle dite du bouche à oreille.
Cette formule est battue en brèche par les annuaires d'astrologues et autres guides astrologiques, dont ceux que nous avons publié depuis un quart de siècle.. Actuellement, Internet est censé jouer un rôle déterminant dans l'orientation du public. Citons notamment l'annuaire de la FDAF (Fédération des Astrologues Francophones), le site "réseau des voyants" qui englobe les astrologues au sein d'un ensemble sensiblement plus vaste, comme son nom d'ailleurs l'indique.
Ces "guides" fournissent souvent des données fort succinctes sur les astrologues ainsi recensés. Parfois, une photo, parfois quelques lignes de présentation, voire des réponses à certaines questions standards.
Est-ce que tout cela permet au client potentiel de choisir en connaissance de cause (voir le Colloque de Marseille du 11 novembre "Le choix de l'astrologie"; qui sera mis en ligne sur teleprovidence.com) et selon quels critères? La proximité géographique semble jouer un certain rôle encore que la consultation par téléphone se banalise de nos jours.
En fait, l'on serait bien en peine de comprendre le choix qui est fait de tel astrologue....à moins que le client soit lui-même doté d'une certaine intuition...., qu'il lise entre les lignes, qu'il fasse montre de télépathie.
Mais qu'apportait et que continue à apporter le fameux "bouche à oreille" (BAO)? Est-ce parce que ma copine ou ma voisine ont aimé la consultation avec Une Telle que cela me conviendra à moi?"
Au bout du compte, le client qui se présente chez l'astrologue, quand bien même se serait-il entretenu quelques minutes avec le dit astrologue, est quand même assez mal préparé à une telle rencontre avec quelqu'un qui reste un inconnu, qu'on le veuille ou non, même si l'on sait, peu ou prou, comment le dit astrologue travaille, ce qui obéit à des règles assez immuables, du moins dans les grandes lignes. Certes, il y a des codes de déontologie (notamment à la FDAF) qui devraient rassurer le client sur le profil de "son" astrologue, lui donner en tout cas le sentiment - assez théorique à vrai dire - qu'il ne met pas les pieds n'importe où.
Et puis, maintenant, il y a la vidéo sur Internet (dans les pages jaunes, mais c'est encore rare et couteux) et notamment sur Teleprovidence. Et cela change quand même assez nettement les conditions du choix de l'astrologue même si, évidemment, la consultation que l'on aura ne peut être prévue "par avance".
Qu'est-ce qu'apporte la vidéo et en fait, sur teleprovidence, l'entretien en tête à tête ou à plusieurs astrologues? Nous dirons que le client va pouvoir une idée autrement plus concrète des astrologues qu'il voit et entend s'exprimer que par tous les autres moyens mentionnés plus haut. En fait, le client va pouvoir exercer pleinement son jugement, comme lors de toute rencontre dans sa vie. Bref, de la sorte, il sait bien mieux à qui il aura affaire et il n'a pas à faire confiance à quelque label lui garantissant que cet astrologue est "très bien". Il apprécie par lui-même.
Certes, comme on nous l'a fait remarquer, un bon praticien n'est pas forcément très à son aise en société, ne sait pas nécessairement parler brillamment de l'astrologie et inversement un astrologue qui parle bien ne sera pas forcément "génial" en consultation. Dont acte.
C'est le lieu de rappeler que les grands astrologues - ou considérés comme tels - ne sont pas tels du fait de la qualité de leurs consultations mais bien parce qu'ils sont des hérauts inspirés de la cause astrologique. On nous objectera que c'est souvent par les livres qu'une telle réputation se forge et donc qu'en lisant un texte de quelqu'un l'on peut se faire une idée assez juste de sa valeur, même en l'absence de vidéo. Et d'ailleurs, sur Internet, la vidéo reste encore minoritaire, l'essentiel restant l'écrit. Mais il faut se méfier de l'écrit....On ne sait jamais qui est l'auteur d'un texte, si ce n''est pas du copié collé. D'où la soutenance orale, la confrontation avec un jury, en vue d'obtenir un titre de docteur dans une branche donnée, au niveau académique.
.La dimension visuelle, gestuelle nous sert de système immunitaire, nous protège. L'on sait à quel point l'on se trompe sur les sentiments que l'on peut avoir pour quelqu'un en se fiant au seul téléphone. D'ailleurs, de nos jours, la vidéo se répand dans les échanges téléphoniques (webcam)..On en apprend souvent plus sur quelqu'un en une minute de tête à tête qu'avec de longs discours sans contact visuel.
En réalité, l'entretien-interview serait finalement plus révélateur de la personnalité de l'astrologue que l'entretien-clientèle, lorsque le praticien lit la carte du ciel et entre dans son rôle d'astrologue face au client. Rien n'est plus révélateur de la vraie personnalité de l'astrologue que ces entretiens que nous réalisons sur Teleprovidence. En effet, dès qu'il y a lecture de quoi que ce soit, l'artifice n'est pas loin, et dès qu'il y a un écrit, l'on peut supposer que la personne qui y recourt n'en est pas ou plus maître. L'improvisation est le meilleur gage de l'authenticité et cela passe par la faculté, comme dans la vie normale, à passer d'un sujet à un autre, avec aisance et spontanéité. Tout client est en droit de demander un tel document, préalablement à la consultation avec un astrologue dans la mesure même où l'astrologie se réfère à des textes et à des cartes qui font quelque part écran, ce qui est à la fois rassurant mais aussi fait obstacle. Il en est d'ailleurs de même face à tout interprète-comédien, pianiste etc - qui se cache derrière un texte, une partition qui sont comme un masque. Dans le cas de la consultation astrologique, le thème n'est-il pas aussi un masque pour le client, l'astrologie ne serait-elle pas un bal masqué, où l'on se déguise en taureau ou en scorpion, en Jupiter ou en Neptune? Il serait peut-être sain d'organiser vraiment de telles rencontres où chacun porterait les attributs de son signe, de sa planète, cela aiderait à certaines prises de conscience quant au caractère factice d'un certain rapport à l'astrologie....
JHB
24. 10. 09
Comment choisit-on son astrologue? Plusieurs voies, de nos jours, se présentent. Une des plus anciennes est celle dite du bouche à oreille.
Cette formule est battue en brèche par les annuaires d'astrologues et autres guides astrologiques, dont ceux que nous avons publié depuis un quart de siècle.. Actuellement, Internet est censé jouer un rôle déterminant dans l'orientation du public. Citons notamment l'annuaire de la FDAF (Fédération des Astrologues Francophones), le site "réseau des voyants" qui englobe les astrologues au sein d'un ensemble sensiblement plus vaste, comme son nom d'ailleurs l'indique.
Ces "guides" fournissent souvent des données fort succinctes sur les astrologues ainsi recensés. Parfois, une photo, parfois quelques lignes de présentation, voire des réponses à certaines questions standards.
Est-ce que tout cela permet au client potentiel de choisir en connaissance de cause (voir le Colloque de Marseille du 11 novembre "Le choix de l'astrologie"; qui sera mis en ligne sur teleprovidence.com) et selon quels critères? La proximité géographique semble jouer un certain rôle encore que la consultation par téléphone se banalise de nos jours.
En fait, l'on serait bien en peine de comprendre le choix qui est fait de tel astrologue....à moins que le client soit lui-même doté d'une certaine intuition...., qu'il lise entre les lignes, qu'il fasse montre de télépathie.
Mais qu'apportait et que continue à apporter le fameux "bouche à oreille" (BAO)? Est-ce parce que ma copine ou ma voisine ont aimé la consultation avec Une Telle que cela me conviendra à moi?"
Au bout du compte, le client qui se présente chez l'astrologue, quand bien même se serait-il entretenu quelques minutes avec le dit astrologue, est quand même assez mal préparé à une telle rencontre avec quelqu'un qui reste un inconnu, qu'on le veuille ou non, même si l'on sait, peu ou prou, comment le dit astrologue travaille, ce qui obéit à des règles assez immuables, du moins dans les grandes lignes. Certes, il y a des codes de déontologie (notamment à la FDAF) qui devraient rassurer le client sur le profil de "son" astrologue, lui donner en tout cas le sentiment - assez théorique à vrai dire - qu'il ne met pas les pieds n'importe où.
Et puis, maintenant, il y a la vidéo sur Internet (dans les pages jaunes, mais c'est encore rare et couteux) et notamment sur Teleprovidence. Et cela change quand même assez nettement les conditions du choix de l'astrologue même si, évidemment, la consultation que l'on aura ne peut être prévue "par avance".
Qu'est-ce qu'apporte la vidéo et en fait, sur teleprovidence, l'entretien en tête à tête ou à plusieurs astrologues? Nous dirons que le client va pouvoir une idée autrement plus concrète des astrologues qu'il voit et entend s'exprimer que par tous les autres moyens mentionnés plus haut. En fait, le client va pouvoir exercer pleinement son jugement, comme lors de toute rencontre dans sa vie. Bref, de la sorte, il sait bien mieux à qui il aura affaire et il n'a pas à faire confiance à quelque label lui garantissant que cet astrologue est "très bien". Il apprécie par lui-même.
Certes, comme on nous l'a fait remarquer, un bon praticien n'est pas forcément très à son aise en société, ne sait pas nécessairement parler brillamment de l'astrologie et inversement un astrologue qui parle bien ne sera pas forcément "génial" en consultation. Dont acte.
C'est le lieu de rappeler que les grands astrologues - ou considérés comme tels - ne sont pas tels du fait de la qualité de leurs consultations mais bien parce qu'ils sont des hérauts inspirés de la cause astrologique. On nous objectera que c'est souvent par les livres qu'une telle réputation se forge et donc qu'en lisant un texte de quelqu'un l'on peut se faire une idée assez juste de sa valeur, même en l'absence de vidéo. Et d'ailleurs, sur Internet, la vidéo reste encore minoritaire, l'essentiel restant l'écrit. Mais il faut se méfier de l'écrit....On ne sait jamais qui est l'auteur d'un texte, si ce n''est pas du copié collé. D'où la soutenance orale, la confrontation avec un jury, en vue d'obtenir un titre de docteur dans une branche donnée, au niveau académique.
.La dimension visuelle, gestuelle nous sert de système immunitaire, nous protège. L'on sait à quel point l'on se trompe sur les sentiments que l'on peut avoir pour quelqu'un en se fiant au seul téléphone. D'ailleurs, de nos jours, la vidéo se répand dans les échanges téléphoniques (webcam)..On en apprend souvent plus sur quelqu'un en une minute de tête à tête qu'avec de longs discours sans contact visuel.
En réalité, l'entretien-interview serait finalement plus révélateur de la personnalité de l'astrologue que l'entretien-clientèle, lorsque le praticien lit la carte du ciel et entre dans son rôle d'astrologue face au client. Rien n'est plus révélateur de la vraie personnalité de l'astrologue que ces entretiens que nous réalisons sur Teleprovidence. En effet, dès qu'il y a lecture de quoi que ce soit, l'artifice n'est pas loin, et dès qu'il y a un écrit, l'on peut supposer que la personne qui y recourt n'en est pas ou plus maître. L'improvisation est le meilleur gage de l'authenticité et cela passe par la faculté, comme dans la vie normale, à passer d'un sujet à un autre, avec aisance et spontanéité. Tout client est en droit de demander un tel document, préalablement à la consultation avec un astrologue dans la mesure même où l'astrologie se réfère à des textes et à des cartes qui font quelque part écran, ce qui est à la fois rassurant mais aussi fait obstacle. Il en est d'ailleurs de même face à tout interprète-comédien, pianiste etc - qui se cache derrière un texte, une partition qui sont comme un masque. Dans le cas de la consultation astrologique, le thème n'est-il pas aussi un masque pour le client, l'astrologie ne serait-elle pas un bal masqué, où l'on se déguise en taureau ou en scorpion, en Jupiter ou en Neptune? Il serait peut-être sain d'organiser vraiment de telles rencontres où chacun porterait les attributs de son signe, de sa planète, cela aiderait à certaines prises de conscience quant au caractère factice d'un certain rapport à l'astrologie....
JHB
24. 10. 09
lundi 26 octobre 2009
Journal de bord Septembre 2009
Les astrologues entre les chiffres et les mots
Astrologie et Scientologie: thème natal et électromètre
Thème natal versus thème horaire
Estudes nostradamiques
L'astrologue et la consultation en deux temps
Le grand décalage de l'Astrologie actuelle
Les aléas du conditionalisme astrologique
L'alliance entre les hommes et les astres
Pour une approche globale des significations astrologiques
L'astrologie et les soins palliatifs
Prévision astrologique et typologisation
Pour une relecture de l'œuvre de Michel Gauquelin
Suggestion et autosuggestion en Astrologie
Mise en place de la Nouvelle Charte GWA
L'astrologie n'est pas "une".
L'astrologie comme savoir vivre
Repli stratégique et déontologie astrologique
Vers un nouveau concept d'enseignement de l'astrologie
L'astrologie de la personnalité
Vraies et fausses complémentarités en astrologie
Vivre au rythme des cycles
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Le degré de prévisibilité des personnes
Le piège de la référence soli-lunaire
L'astrologie et la problématique de l'intégration
L'astrologie et le Temps
A propos du projet de charte GWA
L'astrologie et sa traduction en langage populaire
L'astrologie face aux faux semblants du monde actuel.
Multitypologies et multicyclicités en Astrologie
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Multitypologies et multicyclicités en Astrologie
Problematique d'alterité
Le changement de paradigme de l'astrologie contemporaine
La question des applications en astrologie
Vers un nouveau concept d'enseignement de l'astrologie
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lundi 7 septembre 2009
Journal de bord Aout 2009
- La synastrie, une vision mécaniste des individus
- Le pseudo-temps de la fiction au regard de l'astrologie
- Les quatre quartiers de la France astrologique
- Le triangle nostradamique: Chartres, Tours, Rennes
- Le modele "hivernal" de l'Ere du Verseau
- La conjonction saturnienne et l'Eté politique 2009
- Itinéraire d'un chercheur en astrologie
- D'une astrologie individuelle à une astrologie partagée
- La cyclicité du sec et de l'humide
- Le passage hiérarchique du haut vers le bas:
- Le prédire dans l'imaginaire féminin
- Les transits et l'appréhension de l'aléatoire en astrologie
- Astrologie mondiale: les phases "cardinales" de protestation
- Le mariage impossible des signes zodiacaux et des maisons astrologiques
- Nouveau regard sur l'événementialité pour les exégèses astrologique et nostradamologique
- Le symptôme de la synchronicité astrologique
- Conditions d'une unité de l'Astrologie au XXIe siècle
- La fausse epistemologie de l'astrologie contemporaine
- Fin d'une civilisation "aquarienne" du handicap?
- La difficile question de la signification des 12 signes
- Déontologie de la pratique astrologique: le principe des deux entretiens
- L'astrologie victime de sa complexité
- Herzl, prophète de quel "Etat Juif"?
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