Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
lundi 28 mars 2022
Jacques halbronn Le mirage des cycles planétaires longs et des périodes courtes en Astrologie
jacques Halbronn Le mirage des cycles planétaires longs et des périodes courtes en Astrologie .
En 1967, André Barbault publiait, chez J. J. Pauvert ses « Astres et l’Histoire » qui allait lancer son « indice cyclique ». (indice de concentration planétaire) englobant Uranus, Neptune et Pluton). Mille ans plus tôt, environ, Albumasar avait développé une théorie dite des Grandes Conjonctions -(Jupiter-Saturne – on ignorait alors l’existence d’astres transsaturniens). Limité au cycle Jupiter- Saturne de 20 ans, Albumasar avait réussi à regrouper toute une série de conjonctions au sein d’un même ensemble, sur la base des triplicités (signe de feu, de terre, d’air et d’eau)/, ce qui permettait de couvrir des périodes bien plus longues (cf Denis Labouré. Astrologie et religion, Jean Patrice Boudet, Nigromancie, Presses de la Sorbonne) On en arrivait à des ordres de grandeur frisant le millénaire sans oublier à la fin du XVIIIe siècle, la théorie des ères précessionnelles d’un Charles François Dupuis (Origine de tous les cultes), chaque ère couvrant plus de 2000 ans! On est bien dans le « temps long » lequel conviendrait selon certains chercheurs contemporains, comme Yves Lenoble, à la vocation de l’astrologie.
Or, pour notre part, nous nous en tiendrons à un cycle saturnien de 15 ans, se répétant inlassablement. Selon nous, les cycles longs n’existeraient que du fait des cycles courts. Pour nous, l’astrologie est au service de la Cité et les cycles longs sont disproportionnés par rapport aux besoins de celle-ci. Quinze ans, c’est déjà un bail! Il importe également que la cyclicité planétaire découpe le temps en périodes de même durée, ce que permet une astronomie basique, c’est à dire sans combinaison ni mélange. La sociologie nous semble en ce sens bien mieux convenir à l’astrologie que l’Histoire et réciproquement. Ce n’est d’ailleurs qu’à cette condition que des statistiques peuvent être envisagées sur un grand nombre de configurations. Or, le propre des cycles longs est de se reproduire à des intervalles relativement espacés. Nous avons ainsi montré que le cycle Saturne Neptune préconisé par André Barbault, ne comportait, de 36 ans en 36 ans, que fort peu de conjonctions, une en 1917, une en 1953, une en 1989 en tout et pour tout pour un XXe siècle si riche en événements majeurs, ce qui faisait que toutes sortes d’échéances importantes passaient entre les mailles du filet d’une telle astrologie comme 1957, 1962, 1977 ou… 2022. Paradoxalement, le tort de la démarche de Barbault aura été de ne pas comprendre que l’astrologie a besoin de phases d’une certaine durée- 7 x 2 ans est une bonne mesure- et non d’une durée brève d’un an voire moins! Probablement parce que Barbault restait marqué par l’idée que l’Histoire se caractériserait par des dates bien précises, ce qui n’est en vérité nullement l’approche de la « Nouvelle Histoire » (longue durée) En tout état de cause, nous laisserons aux Historiens leur découpage en séries de siècles (Moyen Age, Renaissance etc).
Le cycle de 15 ans est à échelle humaine, d’autant qu’il se décompose en deux périodes égales de 7 ans, qui apportent un rythme du fait qu’elles s’opposent et alternent, ce qui permet de bien les différencier. Or, André Barbault ne sera pas parvenu, selon nous, à modéliser une quelconque alternance, incapable de distinguer entre deux conjonctions, ce qui le conduit à des formulations vagues et ambigues qui peuvent dire une chose et son contraire – c’est le cas des deux « guerres mondiales » qui n’ont pas du tout suivi le même scénario- au nom d ‘une échéance « importante »(??). Quant à son indice cyclique, correspondant à un graphique de synthèse, il se limite à indiquer des temps inégaux de tension et de détente, ce qui est un peu court d’autant que ces notions sont très relatives, et qu’une guerre de conquéte n’est pas une guerre d’indépendance, ce qui pose d’ailleurs le probléme de la qualification du conflit actuel (Russie-Ukraine)
JHB 28 03 22
Jacques Halbronn Epistémologie. Dialectique du visible et de l'invisible, de la source et de l'aboutissement
Jacques Halbronn Epistémologie. Dialectique du visible et de l’invisible, de la source et de l’aboutissement
L’Humanité semble se diviser entre ceux qui s’attachent au visible et ceux qui entendent explorer l’invisible. Entre les deux clans, un certain dialogue de sourds, entre démarche apologétique et démarche archéologique. Cette dialectique correspond au processus de procréation: invisibilité de la conception et visibilité de la naissance (cf celle de Jésus et la représentation de la créche de Noël).
En ce qui concerne les défenseurs du « fait accompli », à savoir ceux qui sont persuadés que ce qui nous parvient est le fruit de toute une histoire dont il s’agirait de décrypter, d’interpréter le sens, il suffirait de prendre bonne note du résultat final qui nous est donné à voir à l’image d’un arbre qui n’aura cessé de pousser, de mûrir et dont il faut cueillir et recueillir les fruits.Le structuralisme peut être instrumentalisé dans ce sens, au nom d’une synchronie qui ferait peu ou prou fi de la diachronie;. D’où la conviction chez la plupart des praticiens et des pratiquants qu’il faut s’en tenir au cours qui aura été suivi dans la longue durée d’autant qu’ils spéculent sur une certaine finalité (téléologie)
Inversement, ceux qui entendent restituer, reconstituer le plan d’origine, de départ – dont nous sommes - adopteront une approche archéologique (cf l’archéologie du savoir de Michel Foucauld) et auront pour but de faire apparaitre les principes, les fondements, le plan premier qu’il s’agisse de la genése d’une langue, de la formation d’une tradition, d’un corpus, d’une oeuvre etc. On quitte alors la proie du visible pour l’ombre de l’invisible. Selon nous, la mission du philosophe reléverait de ce dernier cas de figure, ce qui passe par une décantation, un élagage: on sépare le bon grain de l’ivraie.
Nous avons, pour notre part, rencontré bien des résistances dans le domaine des recherches linguistiques. Un de nos mémoires(Université Paris V) fut rejeté en 1989 du fait d’un rapport de Hayim Vidal Sephiha (1923-2019) – pour ne pas le nommer- car notre propos était de restituer l’agencement originel d’une grammaire, quant à sa symétrie, sa cohérence initiale. Nous avons en effet la faiblesse de croire qu’au commencement d’une entreprise, d’une construction, il y a une volonté d’harmonie, d’équilibre, de logique qui risque fort de se dégrader au fil du temps et que l’historien aurait pour tâche de retrouver; De même, nous avons dénoncé divers effets du syncrétisme consistant à vouloir harmoniser après coup, ce qui est disparate, hybride, notamment en ce qui concerne l’astrologie, la Bible, les Centuries de Nostradamus.
Nous pensons au défunt Patrice Guinard (1957-2021) qui s’evertua au cours de ses dernières années (sur son site CURA.free.fr), à démontrer que la succession- fort aléatoire- des éditions des Centuries correspondait rigoureusement au projet initial de l’auteur (1503-1566), retardant ainsi d’autant un consensus autour de notre critique nostradamique.(cf notre post doctorat, EPHE 2007) Au fond, rien à entendre les avocats d’un aboutissement final, d’une consécration terminale, ne serait dû au hasard, à l’emprunt, à la contrefaçon, à l’antidatation. Tout ferait sens! On observe que dans les deux cas de figure, il y a quéte d’harmonie, que ce soit a priori ou a posteriori. On pourrait rapprocher ces deux « écoles » des notions d’équinoxialité pour l’évolutive et de solsticialité pour l’involutive.(Astrologie EXOLS)
JHB 28 03 22
dimanche 27 mars 2022
jacques Halbronn Quand l'astrologie fait écran avec la réalité
jacques Halbronn Quand l’astrologie fait écran avec la réalité ….
Les adeptes du thème astral font penser aux occupants de la Caverne de Platon. Ils ne connaissent le monde que par des biais, par ce qu’on en dit et non de par leurs propres observations. L’astrologie leur tient lieu de réalité au lieu de n’aborder l’astrologie qu’en passant par la réalité. Car il faut bien l’avouer: le cosmos ne nous parle pas alors que le monde qui nous entoure, sur cette terre, nous est tout à fait accessible, que nous avons tout loisir pour l’observer quitte, ensuite, à rechercher des corrélations dans le cosmos, ce qui nous permet de trier dans le chaos céleste ce qui fait sens pour notre Humanité.
Or, nous avons pu observer à quel point tant d’astrologues procédaient à l’inverse et ne voulaient connaitre notre monde, à commencer par eux mêmes, que par le filtre de l’astrologie, donc indirectement. Il importe de savoir que comme Monsieur Jourdain, dans le Bourgeois Gentilhomme, l’astrologie existe en nous mêmes, quelque puisse être notre savoir astrologique. Nous sommes astrologues sans le savoir. Autrement dit, l’astrologie ne sert qu’à prendre conscience de l’existence d’un systéme dont nous dépendons mais le systéme en question est bien présent, quand bien même nous n’en aurions pas une représentation formelle. ¨Paradoxalement, ce qui peut faire obstacle à notre connaissance intérieure du systéme serait l’astrologie elle-même, quand elle nous est donnée et transmise sous une version altérée.
Autrement dit, les corrélations que nous pouvons établir entre le Ciel et la Terre ne présentent qu’un intérêt secondaire, surtout si nous ne les établissons pas correctement, en nous lançant sur de fausses pistes! Il est plus sage de nous abstenir d’une telle entreprise si nous n’avons pas été destinés à cette tâche.
Comme on dit, le mieux est l’ennemi du bien. On pourrait souligner à quel point nos procédures électorales sont vaines et aléatoires, qui ne sont en fait qu’une forme d’astrologie avec leur structuration du temps. Comment pourrait-il d’ailleurs en être autrement quand les calendriers électoraux ne reposent que sur un bricolage numérique? Dans bien des cas, la fin d’un mandat déterminé, fixé dans de telles conditions, ne correspond à aucune nécessité politique et peut fort bien briser une dynamique. A l’heure des sondages d’opinion, il apparait plus sage de leur faire confiance sans passer par le suffrage universel. Quant aux programmes présentés par les candidats, ils se voudraient prophétiques. Un(e) Tel(le) déclare : je ferai ceci ou cela, quand je serai président(e). Au lieu de jauger la valeur des candidats, leurs capacités d’adaptation, on se base sur des promesses!
JHB. 27. 03 22
samedi 26 mars 2022
jacques Halbronn Le phénoméne astrologique vocation à protéger l'Huumanité de la sclèrose
Jacques Halbronn Le phénoméne astrologique a vocation à protéger l’Humanité de la sclérose.
Nous distinguerons le phénomene astrologique tel qu’il existe de façon subconsciente et la littérature astrologique laquelle reléve de la Surconscience. Entre les deux, le décalage peut être considérable. Le but est évidemment de connecter ces deux plans. A quoi est censée servir l’astrologie selon le plan « divin » de départ? Nous répondrons à permettre à notre Humanité d’échapper à la sclérose qui menace les êtres vivants, prisonniers de leurs automatismes. En effet, la cyclicité dialectique propre à l’astrologie du moins telle que nous la concevons, vise à produire une forme récurrente de déstabilisation, lors du passage d’une phase à une autre – chaque phase étant de 7 ans et en 15 ans, on a un cycle astrologique complet, ce qui correspond à un demi-cycle astronomique.
Entendons par là que l’alternance, le contraste des phases équinoxiale et solsticiale, générent, une conflictualité en l’esprit humain qui suscite, cultive, nourrit sa réflexion, ses interrogations, ses doutes. Il est donc fort dommage que la pratique astrologique actuellement la plus répandue soit décalée par rapport à une telle dialectique même si elle ne saurait parvenir en pratique à l’enrayer. Mais il est clair qu’une conscience, une connaissance, adéquate du phénoméne astrologique est éminemment souhaitable et recommandée.
Selon nous, on l’aura compris, le phénoméne astrologique reléve d’un « dessein intelligent » s’apparentant à la mise en place d’une « constitution », au sens de notre droit constitutionnel si ce n’est que ce n’est pas l’oeuvre des hommes mais des dieux(issus du premier mobile). Cette « constitution » universelle n’étant pas le fait de notre Humanité mais de ses « guides » échappe à notre pouvoir à la différence de nos propres constructions que l’on peut changer à loisir, du moins tant que nous n’aurons pas atteint un niveau biotechnologique approprié qui pourrait nous déprogrammer, nous déformater..
Il nous semble évident que nos constitutions sont inspirées d’une façon ou d’une autre par le « plan divin » et que celles-ci prévoient des mandats atteignant plusieurs années, ce qui fait défaut à l’astrologie occidentale en vigueur. Cependant, en Inde, avec les « dasas » nous avons des périodes couvrant des durées nettement plus significatives mais dont on ne connait pas précisément la clef astronomique. Avec nos travaux sur le cycle de Saturne, comme central en Astrologie, nous pouvons disposer de périodes successives de 7 ans. (28/4) , chiffre que l’on retrouve dans les semaines de 7 jours. Pour Barbault, l’impact d’un cycle semble se limiter à quelques mois, éventuellement à une année terrestre. Cela tient à la profusion des cycles planétaires, du fait de la prise en compte des planétes transsaturniennes, ce qui conduit à partager le temps en sections exigues. Il y a là un probléme démographique, de logement! Nous avons explique dans d’autres textes que ce pluralisme planétaire était le résultat de l’instauration d’une astronomie géocentrée, ptoloméenne alors que depuis Copernic, on aurait du suivre la nouvelle astronomie héliocentrée et donc axée sur un ciel moteur réduit à un seul vecteur.
JHB 26 03 22
vendredi 25 mars 2022
jacques Halbronn Astrologie EXOLS Poutine 2007-2022 ; cycle de 15 ans
Jacques halbronn Astrologie EXOLS Poutine 2007-2022: cycle de 15 ans
En 2007, Saturne se trouvait fin Lion, début vierge, donc en plein milieu d’une phase solsticiale, exactement comme actuellement, mais en face, en verseau-poissons, ce qui revient au même pour l’astrologie EXOLS. Quinze ans d’écart, c’est ce qui raméne à une configuration analogue. En effet, le discours de Munich, comme le note Sylvain Tronchet (cf notre annexe), sans recourir le moins du monde à quelque savoir astrologique que ce soit, faisant de l’astrologie EXOLS sans le savoir, apparait comme la clef du positionnement actuel de Wladimir Poutine.
En effet, dans les deux cas, on est en phase solsticiale, ce qui signifie le refus des ensembles trop envahissants. Contrairement à ce que nous avons pu entendre sur telle radio, malgré le lieu du propos, Munich, nous ne sommes pas au temps des Accords de Munich, qui correspondent à Saturne passant sur le point vernal, à 0° Bélier, donc en phase équinoxiale. Mais en fait, on était alors, à la charnière entre deux phases, ce qui n’est pas le cas à présent. On peut penser que les Accords de Munich étaient encore marqués par une phase solsticiale en fin de parcours, ce qui les rapproche bel et bien de la période actuelle si ce n’est que la phase équinoxiale qui allait immédiatement suivre les dits Accords est présentement encore loin, pas avant la fin de 2025. Mais sans l’astrologie EXOLS les gouvernants manquent de repéres et de moyens. Autrement dit, nous pensons que la meilleur solution est un nouveau Municn, celui de 38 et celui proposé par Poutine en 2007 puisque la phase équinoxiale n’est pas encore pour maintenant. La présentation que Poutine formulait il y a 15 ans, décrit assez bien ce que nous appelons l’esprit solsticial: »J’estime que dans le monde contemporain, le modèle unipolaire est non seulement inadmissible mais également impossible. » Certes, entre 2007 et 2022, de l’eau aura coulé sous les ponts et Poutine envahi et annexé, en 2014, carrément une Crimée rattachée à l’Ukraine par Krouchtchev. Or, en 2014, on était en phase équinoxiale, avec Saturne en scorpion. Ce qui n’est pas le cas à présent. Les temps changent. Donc, le conseil de l’astrologue sera de suivre l’exemple des Accords de Munich de 1938 qui « sauveront » la paix, comme on disait lors du retour de Daladier à Paris, avec la perte des Sudétes par la Tchécoslovaquie (née du démembrement de l’empire austro-hongrois, quand elle s’appelait Bohéme) .
Ce qui est clair, c’est que tant l’OTAN que l’Union Européenne auront tenu, à contre temps, des discours à caractère équinoxial en pleine phase solsticiale. En tout état de cause, l’invasion de l’Ukraine -certe condamnable par sa brutalité- correspond logiquement à une volonté typiquement solsticiale, de se défendre, de se protéger contre les vélléités occidentales d’expansion
Annexe:
Russie : ce discours de Vladimir Poutine en 2007 qui résonne avec la crise actuelle en Ukraine
Lors d’une conférence sur la sécurité il y a quinze ans, le président russe avait développé sa vision du monde et dénoncé l’unilatéralirisme des États-Unis. par Sylvain Tronchet
Le président russe Vladimir Poutine prononce un discours lors de la 43e édition de la conférence de Munich sur la sécurité, le 10 février 2007. (DMITRY ASTAKHOV / POOL / AFP)
Le président russe Vladimir Poutine prononce un discours lors de la 43e édition de la conférence de Munich sur la sécurité, le 10 février 2007. (DMITRY ASTAKHOV / POOL / AFP)
C’est l’ouverture vendredi 18 février de la 58e édition de la Conférence de Munich sur la sécurité. Ce forum réunit tous les ans des dirigeants de la planète pour évoquer les grands problèmes de sécurité collective. Cette année 2022, Munich accueillera notamment la vice-présidente américaine Kamala Harris, le chancelier allemand Olaf Scholz ou encore le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Aucun orateur russe n’a été annoncé en pleine crise ukrainienne entre la Russie et l’Occident.
>> Crise en Ukraine : pourquoi le conflit avec les séparatistes prorusses n’a jamais été réglé dans les régions de Donetsk et Lougansk
Il y a quinze ans, presque jour pour jour, c’est bien un Russe qui avait marqué les esprits. Vladimir Poutine avait prononcé un discours lors de cette conférence qui est resté dans les mémoires de tous les diplomates du monde entier. Le président russe y développait sa vision du monde tel qu’il le voyait, et tel qu’il voulait qu’il soit. Un discours annonciateur des années suivantes et de la crise que le monde vit actuellement.
Lorsqu’il monte à la tribune de Munich en février 2007, Vladimir Poutine est un président qui termine son deuxième et, pense-t-on, dernier mandat. Il prévient d’emblée qu’il va éviter les formules de politesse et, sous les yeux de l’assistance médusée, se livre à une attaque en règle de l’hégémonie américaine : « Qu’est ce qu’un monde unipolaire ? C’est un seul centre de pouvoir, un seul centre de force, un seul centre de décision. C’est le monde d’un unique maître, d’un unique souverain. »
« J’estime que dans le monde contemporain, le modèle unipolaire est non seulement inadmissible mais également impossible. »
Vladimir Poutinele 10 février 2007, à la conférence de Munich sur la sécurité
Dans la salle, la chancelière allemande Angela Merkel et les diplomates se décomposent. Le président russe développe sa vision de la sécurité en Europe : « Il me semble évident que l’élargissement de l’Otan n’a rien à voir avec la modernisation de l’alliance ni avec la sécurité en Europe. Au contraire, c’est une provocation qui sape la confiance mutuelle et nous pouvons légitimement nous demander contre qui cet élargissement est dirigé. » Ce jour de 2007, Vladimir Poutine a donc posé les principes qui guident depuis la diplomatie russe. À l’époque pourtant ce discours va être vite évacué par les dirigeants occidentaux. Comme s’il n’avait pas existé, il est pourtant plus que jamais d’actualité. »
Jacques Halbronn L'astrologie groupale selon Yves Lenoble et selon Halbronn
Jacques Halbronn L’astrologie groupale selon Yves Lenoble et selon Halbronn
Si Yves Lenoble a eu parfaitement raison d’insister sur la notion de groupe en astrologie, il en resté à l’outil du thème natal, y compris pour ce qui est des groupes comme le montre l’extrait suivant de son texte de présentation :
Pour une astrologie groupale – Yves Lenoble
« J’ai pendant longtemps développé mes recherches dans deux grandes branches de l’astrologie : d’une part en astrologie mondiale et d’autre part en astrologie individuelle. J’éprouve de plus en plus le besoin d’établir le lien entre ces deux dimensions de notre art. On sait qu’à ses débuts les astrologues pratiquaient avant tout l’astrologie mondiale et qu’avec les Grecs l’astrologie individuelle s’est fortement développée. Cette astrologie individuelle a pris au cours du XXème siècle une importance si considérable que beaucoup d’astrologues contemporains minimisent l’astrologie mondiale. Ce qui est bien dommage, car cela va à l’encontre de l’enseignement de Ptolémée pour qui il est absolument indispensable de subordonner l’astrologie généthliaque à l’astrologie mondiale, le particulier dépendant de l’universel. J’ai eu la chance d’avoir des maîtres en astrologie qui m’ont appris aussi bien l’astrologie mondiale que l’astrologie généthliaque. Par ailleurs j’ai suivi des études en sciences humaines. Les maîtres de ces disciplines m’ont appris les notions essentielles de la psychologie, de la sociologie et de l’ethnologie mais ils m’ont familiarisé également avec la psychosociologie. Il m’est apparu depuis déjà fort longtemps que l’astrologie souffrait d’une grave lacune et qu’il devenait indispensable, dans la perspective d’une approche unitaire de l’astrologie, de développer ce que l’on pourrait appeler l’astrologie groupale.
I L’INTERET DE L’ASTROLOGIE GROUPALE
Le groupe se situe à l’articulation de l’individuel et du collectif. On peut dire en un certain sens que le collectif s’incarne à travers le groupe qui préexiste à l’individu car nous naissons au sein d’une famille, d’un milieu social, d’un pays, d’une époque et nous sommes imprégnés pendant longtemps par les valeurs de notre famille, de notre milieu, de notre culture, etc. La dimension individuelle existe peu à notre naissance et au début de notre vie. Elle n’émerge qu’au fur et à mesure de notre développement et se manifeste pleinement à l’âge adulte. Néanmoins, la dimension individuelle reste toujours très liée au collectif et aux groupes auxquels nous appartenons. Quand on y regarde de près on se rend compte que nous passons le clair de notre temps à aller de groupe en groupe, la majeure partie de notre temps étant partagée entre notre groupe professionnel, notre groupe familial et nos groupes amicaux, associatifs ou de loisirs.
Les spécialistes des sciences humaines se sont intéressés tardivement à cette dimension du groupe. Il a fallu attendre les années 40 pour que Kurt Lewin pose les premiers jalons de l’étude des groupes. Les astrologues, quant à eux, ne se sont guère penchés sur cette dimension du groupe qui pourtant me semble fondamentale.
Je me suis rendu compte de l’intérêt de mettre en place une astrologie groupale lors du congrès astrologique international de Zurich de 1981. Nous étions à quelques semaines de l’élection présidentielle de Mai 1981. Mon maître Jean-Pierre Nicola me fit remarquer que, si l’on adoptait des orbes larges, on pouvait noter dans le ciel une conjonction Jupiter-Saturne au carré de Neptune. A cette simple constatation je me suis entendu lui dire : « François Mitterrand sera le prochain président ». Pourquoi tout d’un coup cette certitude qui se révéla justifiée quelques semaines plus tard ?
Et bien parce qu’une même configuration était récurrente dans le thème de François Mitterrand (astrologie généthliaque), dans le thème du printemps 1981, dans le thème des cinq républiques françaises (astrologie mondiale) et dans le thème du parti socialiste (astrologie groupale) dont François Mitterrand était à la fois le fondateur et l’actuel premier secrétaire.
A la suite d’André Barbault, qui a établi de solides correspondances entre l’histoire des grands pays et les cycles planétaires, on peut mettre en parallèle par exemple l’histoire des Etats-Unis et le cycle Saturne-Uranus, l’histoire de l’U.R.S.S. et le cycle Saturne-Neptune, l’histoire de l’Inde et le cycle Saturne-Pluton. De la même manière on peut mettre en parallèle les événements politiques français avec les phases des cycles Jupiter-Saturne-Neptune. En témoignent les configurations des 5 républiques :
1ère République : Jupiter-Neptune opposé Saturne (22-9-1792 à 9h18 à Paris)
2ème République : Saturne-Neptune trigone Jupiter (25-2-1848 à Paris)
3ème République : Saturne opposé Jupiter trigone Neptune (4-9-1870 à 16h45 à Paris)
4ème République : Saturne sextile Neptune carré Jupiter (30-10-1946 à 15h30 à Paris)
5ème République : Saturne semi-carré Jupiter-Neptune (6-10-1958 à 18h43 à Paris) »
Or, pour nous, tous les groupes sont impactés simultanément par les mêmes périodes de 7 ans et cela ne dépend aucunement de quelque thème « natal », de fondation que ce soit. Tantôt le groupe sera marqué par une phase d »équinoxialité, tantôt, par une phase d’équinoxialité, selon le déplacement de la planéte Saturne sur l’écliptique et son passage sur l’axe équinoxial ou sur l’axe solsticial (ou si l’on préfére sur l’étoile équinoxiale (vernale ou automnale) ou solsticiale correspondante).
En effet, la démarche préconisée par Lenoble nous apparait comme aléatoire et brouillonne puisque chaque groupe sera impacté différemment, et donc en des temps différents alors que pour nous, tous les groupes seront impacté de façon identique, la différence tenant à la réaction des leaders et à leur gestion de la période ainsi traversée.
Si l’on prend ce qui se passe actuellement, l’on imagine la cacophonie que produirait le systéme « groupal » de Lenoble qui, comme il le reconnait, reste marqué par l’astrologie généthliaque dans son rapport à l’astrologie mondiale. Bien plus, Lenoble, dans la suite de son texte (non reproduit ici) insiste sur les correspondances entre les pays et les configurations astrales, s’alignant ainsi peu ou prou sur ce qu’on appelle « géographie sacrée » (cf Jean Richer. Géographie sacrée du monde grec), avec notamment l’attribution de tel signe zodiacal à telle région du monde. Or, pour nous, l’impact astrologique est universel et n’exerce pas d’effet spécifique selon tel ou tel critère comme dans le cas de la conjonction Saturne-Neptune associée par André Barbault et la Russie( URSS) dont nous avons montré l’inanité.
JHB 25 03 22
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