Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
vendredi 29 juillet 2022
jacques Halbronn Le mystère de la semaine
Jacques Halbronn Le mystère de la semaine
On observera que le soleil et la lune constituent des cycles concurrents même s’ils se combinent, d’où le terme de soli-lunaire. Tous deux présentent une division en 4, les saisons pour le soleil, les phases (nouvelle Lune, pleine lune) pour la Lune. On peut aussi considérer que la « course » du soleil est structurée par les 12 « signes » (et.ou constellations) et les 12 mois et que dans une année, l’on trouve 12 « lunaisons » Mais tous ces facteurs ne coincident pas nécessairement entre eux. Le début des saisons ne correspond pas à une conjonction soleil lune, sinon exceptionnellement, ce qui vaut aussi pour les 12 signes solaires, dérivés des 4 saisons subdivisées. L’historien se perd en conjectures sur le processus de découpage de l’écliptique en 12 : cela tient-il aux saisons ainsi subdivisées ou aux lunaisons? Lors de la Fête de Pâques, il semble que l’on ait affaire à un syncrétisme:
« Pâques est le dimanche qui suit le 14e jour de la Lune qui atteint cet âge le 21 mars ou immédiatement après. »; le 21 mars correspondant peu ou prou à l’équinoxe de printemps, dans l’hémisphère nord.
Quant à la semaine, elle semble être liée aux phases de la Lune mais cela vaut surtout pour le calendrier hébraique dont le début de chaque mois correspond à une nouvelle Lune (idem pour l’Islam). Mais nul ne sait actuellement selon quels critères le Shabbat est fixé, et d’ailleurs, il s’aligne de nos jours sur la semaine généralement pratiquée dans le monde, sans plus se référer aux phases de la Lune, le premier jour du mois ne servant pas ou plus, à enclencher une nouvelle semaine. Il y a là un décrochage alors même que les notions de Shabbat et de Dimanche ( Jour du Seigneur) sont sacralisées! Il serait temps de ré-astronomiser le calendrier à commencer par les jours de la semaine.
JHB 29 07 22
jeudi 28 juillet 2022
jacques Halbronn L'astrologie doit se recentrer, préférer le (juste) milieu aux marges ambivalentes
Jacques Halbronn L’astrologie doit se recentrer, préférer le (juste) milieu aux marges ambivalentes.
Qui n’a pas été confronté, en astrologie, à la question du placement d’une planéte ou d’un ascendant dans tel ou tel signe, lorsque l’on avait affaire à la fin d’un signe ou au début d’un signe? Rappelons quand même cette ambivalence (Janus) qui veut que la fin d’une phase coïncide également avec le début d’une autre phase, ce qui n’est pas le moindre écueil de la pratique horoscopique. Il s’agit là; en vérité, d’un faux probléme car c’est bien au centre qu’il convient de se situer, de se placer. Comme il est vain d’attendre l’entre d’une planéte dans un nouveau signe, dans un nouveau quadrant tout comme le début du printemps chevauche la fin de l’hiver et ainsi de suite.
Il est donc grand temps que les astrologues du XXIe siècle, adoptent un « juste milieu », c’est à dire le lieu qui se situe au coeur, au centre et non aux confins, à la frontière ne serait-ce que, sur le plan prévisionnel. C’est casse-cou que de devoir dépendre d’un degré de plus ou de moins, d’une minute de plus ou de moins pour fixer un ascendant ou un changement de signe! Au niveau prévisionnel, c’est toutefois moins grave car l’on n’est pas lié à un instant donné mais à une certaine durée et il vaut mieux attendre que la configuration ait eu le temps d’atteindre à sa maturité comme dans le cas d’une saison et d’ailleurs, minuit n’est pas le début de la nuit mais comme son nom l’indique le milieu de la nuit et cela vaut inversement pour midi, le milieu du jour. (dies). Il faut donc arrêter de se fixer sur un changement de secteur, de signe, au nom d’un zéle excessif dans la recherche de précision comme garantie, caution de la qualité du diagnostic/pronostic de l’astrologue Il faut arriver à la « vitesse de croisière » pour qu’ un phénoméne prenne toute sa dimension.
Or, pour bien des astrologues, le moment où se produit une configuration est décisif, déterminant alors qu’il ne s’agit que de la conception et non de l’éclosion, d’où le risque de déclarations, d’annonces prématurées où l’on risque de conférer à un événement une importance excessive face à des développements ultérieurs qui se révéleront néttement plus marquants. Ejaculation précoce. Dans bien des cas, le couronnement devra attendre que le facteur parvinne à son apogée. C’est ainsi que si 1958 est le début de la Ve République, celle-ci ne connaitra son caractére achevé qu’en 1962, lorsque l’on adoptera le suffrage universel pour l’élection du Président de la République. Entre temps, Saturne sera passé du capricorne au verseau, soit le milieu de la quarte hivernale. Ce sont les s signes fixes qui en fait marquent un certain aboutissement et non les signes cardinaux et rappelons que les 4 étoiles fixes royales se situent à ces points culminants.
A propos de centralité, on ne saurait non plus trop insister sur l’importance à accorder à un seul et unique curseur à la fois et non à une ribambelle! Face au curseur (prometteur) on a un certain nombre de prometteurs qui seront fécondés successivement. Autrement dit, le nombre ne doit pas être du côté des planétes mais des signes et des maisons. Le dispositif des domiciles aura conduit les astronomes à nommer les planétes du nom des dieux associés aux 4 secteurs liés aux saisons.(Mercure, Vénus, Mars et Jupiter). En ce sens, les astronomes auront emprunté à l’astrologie et comme c’est généralement le cas, l’emprunt génére des contre sens. Que l’on nous comprenne bien, en astrologie, les dieux servent à nommer des significateurs fixes alors qu »en astronomie, ils vont servir à désigner des prometteurs mobiles d’où une inflation, une saturation de significateurs, ceux ci étant censés au final servir à la fois de prometteurs et de significateurs, situation que les manuels d’astrologie tentent vainement de gérer, ce qui constitue un casse tête pour les éleves en astrologie, toutes écoles confondues.
mercredi 27 juillet 2022
Jacques Halbronn Pour une révolution copernicienne en Astrologie.
Jacques Halbronn Pour une révolution copernicienne en Astrologie.
On a longtemps cru que le XXe siècle verrait la fin des tribulations séculaires de l'astrologie et ce dès la fin du XIXe siècle et jusqu'aux années quatre vingt du siècle dernier. C'est ainsi qu'au milieu du XXe siècle, d'aucuns annonçaient des temps nouveaux. On pense à un Dom Néroman dans les premières pages de son Traité d'Astrologie Rationnelle (1943), attendant du passage de Neptune dans un nouveau signe un tel avénement. Les travaux statistiques de Michel Gauquelin (à partir de 1955) répondraient-ils à une telle attente, prenant la suite d'un Paul Choisnard ? Néroman décéda en 1953 et n'eut pas l'occasion d'en prendre connaissance à la différence d'un Volguine. Quant à André Barbault, il se mit à tout chambouler dix ans plus tard avec le graphique de synthèse sous tendu par son indice cyclique, censé être la clef de la prévision "mondiale", avec l'annonce d'une troisiéme guerre mondiale pour le début des années 80, lui qui avait raté la plus grande crise de l'après guerre (1961-62) qui lui était passée sous le ne, le prenant au dépourvu. Souvent un échec en entraine un autre en sens inverse en une sorte de cercle vicieux! Autant de médecins autour du chevêt d'une astrologie malade, chacun avec son reméde miracle, de Rudhyar (cycle de la lunaison) à Jean-Pierre Nicola (RET) ou à Dorsan (sidéralisme) Avec le recul des 20 premières décennies du XXIe siècle, l'on s'efforcera, ici, de diagnostiquer non seulement le mal dont souffre l'astrologie mais les insuffisances de ceux qui prétendaient pouvoir lui sauver la mise et plus largement les carences dans la formation des chercheurs en astrologie, à savoir au niveau des écoles d'astrologie et des colloques. On traite actuellement l'astrologie de pseudo-science mais il faudrait aussi parler de ses pseudo-colloques, de ses pseudo revues qui ne forment pas à l'esprit critique, aux vrais échanges.
Le début du XXe siècle avait laissé espérer que les avancées scientifiques et techniques remarquables de l'époque viendraient apporter le soutien providentiel dont l'astrologie avait besoin. Il est vrai que lorsque Gauquelin apporta ses résultats, d'aucuns y virent la confirmation de leur pratique du thème natal au lieu d'en tirer toutes les conséquences. Autrement dit, la seule chose qui intéresse l'astrologue actuel, c'est que l'on vienne confirmer sa pratique existante. Une amie astrologue nous avouait que la recherche en astrologie ne faisait sens que dans la mesure où elle venait confirmer la pratique usuelle de l'astrologie, qui était une affaire entendue une fois pour toutes. La plupart des astrologues n'attendaient rien des chercheurs en astrologie et se tournaient vers les découvertes des astronomes et en 1930, l'arrivée de Pluton dans le paysage du systéme solaire serait la preuve que certaines pièces du puzzle avaient jusque là manqué. Nous même, en 1976, dans Clefs pour l'astrologie, proposions de compléter avec deux transplutoniennes (Proserpine et Vulcain, noms proposés par Jean Carteret) encore inconnues des téléscopes mais nécessaires à une astrologie à base 12. (cf Lisa Morpurgo et sa Nouvelle Astrologie, Hachette 1974)
Avec le recul, cette fuite en avant, cette tentation, dans le sillage de l'astronomie (depuis la fin du XVIIIe siècle) ne ferait qu'enfoncer l'astrologie; Il fallait en prendre le contre-pied en nous demandant ce dont l'astrologie avait vraiment besoin pour fonctionner en suivant le principe de parcimonie minimale du rasoir d'Occam. Comme avec Copernic qui déplaçait le centre du systéme de la Terre vers le Soleil, il fallait s'en tenir à un seul curseur et à une division de l'écliptique non pas en 12 mais en 4, à l'instar des Quatre Saisons. On en revenait à un modéle bien connu (les 12 signes solaires), celui d'un facteur mobile unique, le "prometteur", pointant successivement et alternativement une série significateurs si ce n'est que le curseur ne pouvait être le Soleil avec son cycle annuel divisé en 12 mais Saturne 30 fois plus lent, découpant des "saisons" de 7 ans.(cf en 1994, L'Astrologie selon Saturne)
JHB 27 07 22
Jacques Halbronn L'impact astrologique se situe en milieu de phase.
Jacques Halbronn L'impact astrologique se situe en milieu de phase.
Il semble qu'il existe un certain consensus dans le milieu astrologique, au nom de quelque exigence de précision, à vouloir que l'événement attendu, annoncé, prévu, se produise grosso modo au même moment et en tout cas dans l'année terrestre/solaire concernée. Un exemple qui aura marqué durablement les esprits concerne 1989, lorsque Saturne s'est conjoint à nouveau avec Saturne; cette fois au début du signe solsticial du capricorne, ce qui coincidait par ailleurs au passage de Saturne sur l'axe solsticial (en astrologie EXOLS) André Barbault avait en 1955 dans Défense et Illustration de l'Astrologie indiqué 1989 comme prenant la suite-36 ans après- de la conjonction des mêmes astres en 1953.. Et de fait, l'année 1989 fut marquée par des événements remarquables comme la chute du Mur de Berlin en novembre de cette année là. On peut certes supposer que si cela avait eu lieu au début de 1990; cela aurait été tout de même validé mais se pose la question de l'orbe prévisionnel qui doit être, semble -t-il, assez limité, aux yeux de la plupart des astrologues.
Cependant, avec le recul, 1989 n'aura peut être pas été aussi décisif qu'on aura pus le croire au premier abord même si l'on comprend que l'on ait pu être marqué par les événements du moment. Entendons par là que le meilleur était à venir avec notamment l'effondrement de l'URSS en 1991, dont on a célébré récemment, le trentième anniversaire. Certes, il est toujours possible de déclarer que 1991 ne s'explique que par 1989 mais la causalité n'est pas si évidente ou nécessaire que cela et pour notre part, nous optons pour un certain climat avec un maximum d'effet au bout d'un certain temps, sans qu'il faille chercher une cause événementielle unique même si la cause proprement astrologique l'est.
Autrement dit, il aurait été plus raisonnable de déclarer en 1989 qu'il faille s'attendre à des phénoménes plus remarquables encore à venir. Pour nous, c'est le milieu de la phase qui est central et ni le début ni la fin de la phase, ne serait-ce que ces deux poins extrémes se confondent avec la phase précédente et la phase suivante, ce qui est assez fâcheux. Le postulat de début de phase aura en effet entrainé à certains dysfonctionnements prévisionnels. C'est ainsi que la crise de Berlin et de Cuba (1961-62) n'aura pas été annoncée par Barbault même rétrospectivement.
Le milieu de phase est la meilleur formule prévisionnelle en Astrologie EXOLS et en astrologie traditionnelle, il conviendrait probablement d'adopter une marge d'au moins un an pour que l'essai soit transformé sinon l'on risque d'annoncer prématurément la réalisation pleine et entière d'une prévision. Autrement dit une mauvaise appréciation d'un événement du fait que l'on n'aura pas su le mettre en perspective par rapport à ce qui va suivre ne sera pas du meilleur effet. On pense à la technique des mi-points de nos voisins allemands, ce qui va dans le sens de la recherche du juste milieu.
JHB 26 07 22
mardi 26 juillet 2022
jacques halbronn Equinoxialité Du caractère fonctionnel des races er des sexes
jacques Halbronn Equinoxialité. le caractère « fonctionnel » des races et des sexes.
Posté par nofim le 26 juillet 2022
jacques Halbronn Equinoxialité. Du caractère « fonctionnel » des races et des sexes.
Dans le cadre de nos recherches en astrologie, la question des différences structurelles ou contingentes est devenue essentielle. Il est clair cependant que les différences de type horizontal, géographique, politique, juridique, linguistique sont plus aisément acceptées et reconnues en dépit de leur relative contingence. Inversement, les différences de type vertical rencontrent bien plus de résistances et l’on mentionnera ce commentaire à l’un de nos textes/vidéos: de Pascal Nkaya:
« Le sexe est une difference majeure fonctionnelle Plus importante que la race car il est fonctionnel La couleur de la peau ou la race n’ est qu une difference majeure non fonctionnelle moins importante Mais dans le cadre de la reproduction de la race cette difference est vraiment majeure et tres importante »
Il est un fait que l’on a pour l »heure du mal à déterminer la « fonctionnalité » de ce qu’on appelle « race » alors que le sexe offre une évidente place dans la reproduction de l’espèce -de toute espèce d’ailleurs, en dépit du fait que l’on a tendance à en minimiser l’importance en phase solsticiale en mettant en avant toutes sortes de clivages qui le reléguent parfois à la portion congrue.
Cela dit. il convient de se méfier d’une telle argumentation « fonctionnaliste » car la question reste posée et n’a peut être pas été suffisamment creusée. D’un point de vue théologique, il nous semble en effet, que ce sur quoi les hommes ont peu de prise devrait au contraire nous interpeller. On ne change pas de race comme de chemise. Et si l’humanité se présente sous plusieurs couleurs, ce n’est peut être pas sans raison, quand même!.
Plusieurs grilles de lecture s’offrent toutefois à nous: l’une d’ordre synchronique, l’autre d’ordre diachronique. La grille diachronique consisterait à dire que ces diverses couleurs correspondraient à des états successifs de l’Humanité alors que la grille synchronique impliquerait l’existence d’une systémique dont il serait utile de (re)trouver la clef. D’aucuns pourraient d’ailleurs être tentés d’aller dans le même sens à propos des Juifs, en les situant dans quelque forme de diachronie, d’état antérieur voué à être dépassé.
C’est dire que dès que l’on aborde la question de l’équinoxialité. Le déni est tentant au nom d’une carence explicative ou, comme ici, avec Pascal Nkaya, fonctionnaliste/
Selon nous, les périodes « équinoxialistes » qui occupent la moitié du temps, sont l’occasion de repenser et d’approfondir, de découvrir et d’explorer ce qui a pu être occulté, en périodes solsticialistes. On a evidemment l’exemple de la Shoah, laquelle aura permis, en quelque sorte, de prendre conscience d’un clivage essentiel. Le probléme, c’est que l’on bascule très vite dans des accusations de racisme, de sexisme quand on accorde quelque signification à certains clivages et cela vaut d’ailleurs aussi pour ce qui touche à l’astrologie que d’aucuns auraient tendance à mettre hors jeu! C’est dire que la solsticialité tend à diaboliser toutes sortes d’entités, y compris d’ailleurs le colonialisme, l’impérialisme, l’islamisme au nom du « wokisme »/
C’est dire que les phases équinoxiales sont marquées par un « retour du refoulé » dont les manifestations sont susceptibles d’être stigmatisées, ostracisées, diabolisées comme autant de vieux démons. Toute la problématique de la cyclicité, c’est justement le constat que rien n’est jamais totalement révolu.
Donc, on aura compris, qu »en ce qui nous concerne, les zones d’ombre épistémologiques, idéologiques et autres qui s’attachent aux objets « équinoxiaux » ne sauraient être négligées, esquivées ou rejetées d’un revers de la main, et notamment au regard de la verticalité et cela vaut notamment pour le phénoméne de la Lutte des Classes, mythe ou réalité avec en arrière plan l’accusation d’essentialisme. Décidément, nous pensons que le débat est d’ordre théologique, lié à la question d’un plan divin (cf le film « Médée » de Pasolini), d’un « dessein intelligent ».. On bascule dans le champ de la Surnature et de la Subconscience, de ce qui n’est donc ni « naturel », ni pleinement assumé. Qu’est ce que le « charisme »,le « génie », le « leader » par exemple?. Et pourtant, comme dirait Galilée, il y a là quelque chose qui existe bel et bien, qu’on le veuille ou non et qui se réveille en phase équinoxiale.
n
JHB 26 07 22
Jacques Halbronn Sur le film de Pasolini. "L"Evangile selon Saint Mathieu"
Jacques Halbronn Sur le film de Pasolini L’Evangile selon Saint Mathieu
Nous avons voulu aborder la critique de ce film au prisme de la question de la double identité de Jésus, Roi des Juifs et Messie des Israélites, telle qu’elle nous apparait notamment mais pas seulement dans cet Evangile. Il nous semble que Pasolini n’aura pas su ou voulu mettre en évidence le rapport complexe et ambigu entretenu par Jésus avec cette dualité identitaire du personnage de Jésus, ce qui aurait du etre le coeur d’une dramaturgie et il semble d’ailleurs qu’un tel travail théatral et cinématographique reste à accomplir. !Il n’est donc pas étonnant que le film en question ait été salué par les autorités catholiques lesquelles entretiennent délibérément un certain flou autour de la mission de Jésus.
Les premières scénes sont axées sur la Nativité d’un « Roi des Juifs » (épisode des « rois Mages »). Rappelons que le texte début par la généalogie royale de Joseph époux de Marie, mère de Jésus. Et Bethlehem – lieu de naissance de Jésus- renvoie à David.
Wikipedia: notice Betlehem:
. »La tradition juive, qui l’appelle aussi Éphrata, en fait le lieu de naissance et de couronnement de David« .
Chapitre II « Où est le roi des Juifs? » et le film de se conclure sur la crucificion avec la mention en haut de la croix de la mention « INRI », référence ironique à ce statut de Rex Judaeorum si ce n’est que lors de la résurrection qui termine le film , Jésus annonce qu’il précédé ses disciples… en Galilée!
Pasolini se dispense tout au long du film de préciser les lieux où se déroulent les divers épisodes ni l’origine des apôtres Or, l’on sait que seul Juda Iscariote venait de Judée, celui qui dénoncera Jésus et le fera condamner et crucifier à Jérusalem. On saisit à quel point Jésus n’est pas reçu pareillement en Judée et en Galilée, d’où d’ailleurs la formule « Nul n’est prophéte en son pays »! (Mathieu XIII). Au chapitre IV, on nous dit que Jésus parcourut toute la Galilée.
. Est- ce que l’on est en Judée ou en Galilée, à Jérusalem ou au Lac de Tibériade?C’est apparemment indifférent! La célébre formule de Mathieu XV, 24 « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël » fait défaut.
Le texte de l’Evangile de Mathieu semble plus ou moins considérer Israel et Judée comme des synonymes alors que ce sont des régions géographiquement et politiquement bien distinctes. Il est vrai que l’épisode de la Samaritaine( ostracisée par les Judéens) qui demande à Jésus s’il est le Messie figure dans l’Evangile de Jean, ce qui se confirme dans un autre texte attribué au même Jean, les Actes des Apotres. Norons que Pierre,pécheur de Galilée, est celui qui affirme le plis nettement que Jésus est le Messie.(cfChristophe Dickès »Saint Pierre – Le mystère et l’évidence » Editions Perrin) Le chapitre ultime de l’Evangile de Mathieu, le XXVIIIe, nous parle des 11 disciples galiléens de Jésus. Selon nous Jésus le Judéen avait décidé de rapprocher ces deux populations qui se jouxtaient depuis la mort de Salomon et le schisme qui s’en suivit. Or, un tel rapprochement oecuménique était mal vu par les autorités religieuses de Jérusalem, ce qui aura conduit Jésus à sa perte.
JHB 26 97 22
lundi 25 juillet 2022
Jacques Halbronn Une anthropologie du Temps (voir le document complet sur SCRIBD)
“L’astrologie est,à monégard, une tr ès grande dame,fort belle et venue de si loin qu’elle ne peut manquerde me tenir sous le charme. Dans le monde purementphysique, je n’en vois pas dont les atours puissentrivaliser avec les siens. Elle me para î t, en outre,détenir un des plus hauts secrets du monde.Dommage qu’aujourd’hui - au moins pour le vulgaire -tr ôneà sa place une prostituée“ (Andr é Breton)“La superstition està la religion ce que l'astrologie està l'astronomie, lafille tr èsfolle d'unemère tr èssage.Ces deuxfilles ont longtemps subjugué toute la terre.”(Voltaire)« On ne perd passon temps en recherchantà quoicertains ont perdu le leur ”(A. Bouché Leclercq, Astrologie Grecque, 1899)«LeZodiaque est le test deRorschach de l'humanit é enfant .» ( GastonBachelard)'Sur l'Astrologie dans le magazine«Elle »:«Onconnait bien au moins une autre de ces tentativesnominalistes : la littérature qui dans ses formesdégradées ne peut aller plus loin que nommer le vécu. Astrologie et Littérature, ont la même tâched'institution retardée du r éel : l'astrologie est lalittérature du monde petit-bourgeois »
(Roland Barthes, Mythologies, 195, p. 1687)« Car enfn qu'est-ce que l'homme dans la nature ? Unnéant à l'égard de l'infni, un tout à l'égard du néant, unmilieu entre rien et tout. Infniment éloigné de comprendreles extrêmes, la fn des choses et leur principe sont pour luiinvinciblement cachés dans un secret impénétrable,également incapable de voir le néant d'où il est ré, etl'infni où il est englou. Que era-t-il donc, sinond'apercevoir quelque apparence du milieu des choses,dans un désespoir éternel de connaître ni leur principe nileur fn ? Toutes choses sont sores du néant et portées jusqu'à l'infni. Qui suivra ces étonnantes démarches?L'auteur de ces merveilles les comprend. Tout autre nepeut le aire. » Blaise PascalGenèse07 Dieu ft le frmament, il sépara les eaux qui sont au-dessous du frmament et les eaux qui sont au-dessus.14 Et Dieu dit : « Qu’il y ait des luminaires au frmamentdu ciel, pour séparer le jour de la nuit ; qu’ils servent designes pour marquer les êtes, les jours et les années'«Un des grandsévénements de l’Ère du Verseau doitêtre
logiquement la r éconciliation des juifs et des chr étiens. Les premiers chr étiens et Jésus lui-mêmeétaient juifs. [...] il ya identité entre la r évélation juda ï que et celle du Christ»(Paul Le Cour, Hellénisme et Christianisme, OmniumLittéraire, 1943, Dervy, 1951)Le premier tome s'inscrivait dans une approche des textestradionnels alors que le tome second relève d'unedémarche à caractère anthropologique. C'est à dire quenous serons en prise avec des observaons qui nous sontcontemporaines , notre terrain n'est plus essenellementle texte qui nous est parvenu mais le monde tel qu'ilexiste. Cela dit, cela n'exclue nullement pour autant quenous ayons à nous réérer à une liérature astrologiqueremontant loin dans le temps. Nous venons de traiter dequesons d'ordre linguisque, du passage de l'oral à l'écritmais plus encore de l'écrit à l'oral. Or, une des piècesmaitresses du savoir astrologique n'est-elle pas, aux yeuxdes astrophiles les plus convaincus, le thème de naissance,c'est à dire un document, un texte qu'il s'agit de « lire »,de déchirer ? Ne parle-t-on pas de la lecture des lignes de
la main ? Est-ce que l'astrologue ou plutôt l'astromancienace à une carte du ciel – désormais dessinée par unordinateur-ne projee pas sur un thème ce qu'il sait/sent,projee de la personne concernée tout comme danscertaines langues du Moyen Orient – où serait- justementnée une certaine astrologie- comme l'hébreu, on ne peutaire parler un écrit que si l'on en connaît,- condionnécessaire( en possède déjà l'oralité ? En revanche, dansles langues européennes, l'écrit se sut quasiment à lui-même, du ait qu'il comporte des voyelles, permeant deaire semblant au moins de savoir le lire- sinon lecomprendre - sans dépendre de l'oralité . Et c'est peut etrepour cee raison qu'il y a débat autour de l'astrologie,selon que l'on prend pour support d'inormaon ou decommunicaon. (c l'astrothérapie in Cles pourl'astrologie, deuxième édion, 1993) Il est clair,évidemment, que lire son propre thème erainévitablement appel à ce que nous savons au sujet denous-mêmes.On se demandera si l'astrologie est malade ou si c'est unmal. Soit deux approches bien diérentes.Dans un cas, ilimporte de la soigner, de déterminer les maux dont elle estaeinte – pathologie d'une épistémé et dans l'autre, ilaudrait l'évacuer, l'éviter, l'enermer comme on le aisaitdes incurables. Or, les astrologues ne semblent pas êtreparvenus à opérer cee astrologie du mal dont elle est
aeinte.On pourrait recourir au terme de « cyclologie » pourenglober tout une liérature consacrée à la déterminaon,à la structuraon du temps, ce qui recouvre à la ois lestradions relaves aux astres, à commencer par le corpusastrologico-astronomique et à leur rapport avec notreHumanité et à la ois le balisage du temps social,notamment au prisme du droit constuonnel, deuxdomaines auxquels nous nous sommes iniés,parallèlement dès les années soixante.Dans le domaine juridique que nous aborderons dans le cours du présentvolume, la queson du droit constuonnel reendranotre aenon lorsqu’il s’agit de fxer la durée desmandats. L’on sait, en eet, à quel point la déterminaonde telles échéances- œuvre des hommes- peut entraînerde perturbaons, de tensions. L’astrologie, elle aussi, elled’abord, n’a –t-elle pas vocaon à baliser et l’espace et letemps de la Cité ? Selon nous, le monde devant nous nousest plus immédiatement accessible et signifant que nepeut l'être le ciel. Le quel des deux plans doit nous servirde socle ? Or, pour bien des astrophiles, la liératureastrologique leur apparaît comme plus amilière que lemonde ''réel » et même carrément en mesure desubstuer à celui ci. La recherche astrologique doit parrdes structures sociales repérables et non de l’entrelacsentremêlé du cosmos, c'est ainsi qu'aura procédé
Gauquelin en se demandant quels pouvaient être lesacteurs célestes parmi tous ceux existants – car touterecherche a une vertu de décantaon - pouvantcorrespondre, être en corrélaon avec le mondeobservable sociologiquement, historiquement, ce qui l'auraconduit stasquement à ne conserver qu'une petepare, ule, viable du corpus astrologique De la mêmeaçon, comme nous avons pu le noter dans le domaine dela rancologie, connaître, préciser les codes du rançaisdoit parr non de l'écrit mais de l'oral en vigueur. SI lesrègles mises en avant par les enseignants en astrologie ouen rançais ne recoupent pas ce que nous pouvonsobserver directement ; c'est que ces règles ne sont pasvalables et ne permeent pas d'obtenir les résultatsaendus. Mais les travaux de Gauquelin ne relévent qued'une astronomie primive qui n'a même pas besoin deconnaître les révoluons planétaires puisque c'est uneastrologie géocentrique qui voit les planètes se lever et secoucher quodiennement, du ait de la rotaon terrestreet non une astrologie zodiacale. Autrement dit, ceeastrologie a ort bien pu se mere en place bien avantl'astrologie cyclique. (c notre ouvrage L'étrange Histoire del'Astrologie, 1986 et notre posace à ses Personnalitésplanétaires, 1992). Selon nous, cela correspondrait à unesociété qui elle aurait été cyclique et qui aurait répar lesacvités selon des périodes de la journée en tenant
compte du passage des planètes instrumentaliséescomme marqueurs de temps. C'est ainsi que telle acvitéaurait fni par être associée au posionnement de telleplanète et ainsi de suite, ce qui est aesté pour toutessortes de végétaux et d'animaux (chronobiologie) ainsiarculés sur les minéraux.hp://www.astrology-and-science.com/g-ar2.htmIl importe de souligner que ni la Bible ni le corpuscyclologique ne nous permeent de procéder à unequelconque dataon en rapport avec leurs datesrespecves de « paruon » connue. Nous sommesconvaincus qu'il ne s'agit là que de résurgences depériodes bien plus éloignées de nous. C'est ainsi que laprophée sur la Nouvelle Alliance, fgurant dans le Livre duProphète Jérémie (ch XXXI) est très probablement à placerà une époque bien antérieure tout comme d'ailleurs l'ordredans lequel l'on nous présente la succession des troisreligions du Livre ne devrait aucunement être retenus carpour nous le judaïsme n'est pas le premier mais le dernierdiscours et donc le plus actuel, comme le montrent de nos jours les alertes écologiques.. La relave ancienneté desdits corpus ne doit pas aire illusion – la carte n'est pas leterritoire - car il s'agit tout au contraire d'une relavemodernité. Il revient à l'historien de veiller à ne pas selaisser leurrer par la présence de certains documents quirisquent de nous ourvoyer. Cela vaut d'ailleurs dans les
deux sens celui de l'andataon aisant de l'a posterioriun a priori, comme celui de la réminiscence, aisantirruponQuant à l’astrologie, elle est constamment en quête de sa« vérifcaon » au prisme de sa « praque ». Or, il importede comprendre que l’idée même de vérifcaoncorrespond à une tentave du monde d’en bas des’imposer au monde d’en haut, à savoir remplacerl’exigence de cohérence structurelle par celle de l’ulité.Celui qui n’y connaît rien en mécanique se contente de voirsi le « machin » « marche » en appuyant ou en tournantquelque bouton, et s’en contente et si ça marche, celarègle tout ipso acto. Force est de constater qu’un telglissement s’observe à tous les niveaux, comme dans lechamp du linguisque (c notre Volet III). En ait l’on traitel’astrologie voire la théologie comme s’il s’agissait demachines dont on vérife le bon onconnement. Plus lesrecrues ont un niveau médiocre et plus ces disciplines sontrées vers le bas ! Dans le cas de l’astrologie, au cours desdernières décennies, le milieu astrologique se seraconsidérablement appauvri à l’instar de certains quarersd’une ville, dont la populaon d’origine aura ui. On seraainsi passé des ingénieurs aux techniciens. Du temps deNostradamus, bien des astrologues étaient passés par desétudes de médecine. Cela dit, les gens ne commencent pasdirectement par la praque, laquelle est précédée par une
collecte d'inormaon et c'est à parr d'une telle collecteque le passage à la praque s'eectuera à la suite d'unesélecon parmi les données ainsi recueillies. La premièreimpression sera donc « intuive » : on se era une premièreidée laquelle movera un certain intérêt, une préérencepour tel objet d'étude que pour tel autre sans que l'on ensoit arrivé au stade de l'expérimentaon. Il en est d'ailleursainsi au regard de la ormaon d'un couple, ce qui passepar un certain nombre de stades pouvant éventuellementdéboucher sur un rapprochement plus inme. Autrementdit, l'on se fera inévitablement aux apparences, à laprésentaon et si celle-ci laisse à désirer, on risque de nepas aller plus avant, renonçant à passer du parcipe uturau parcipe passé, selon un schéma déjà esquissé. Par lasuite, certains choix seront narrés comme ondés surl'expérience de terrain alors que l'esprit humain estmarqué par des repères d'ordre esthéque, structurel.. Ils'agira là en réalité d'un expédient auquel l'on recourtquand les raisons premières du choix n'auront pas tenu laroute mais n'en auront pas moins su à fnaliser ladémarche engagée. Dans le cas de l'astrologie, on auraprobablement été séduit au départ par un disposi quinous aura accroché du moins dans un premier tempscomme l'agencement zodiacal, le recours à la date denaissance, complétée par le lieu et l'heure, le lien àl'astronomie et.ou à la mythologie etc . Autant d'éléments
suscepbles de donner envie de poursuivre l'exploraonou pas.Quid de la « praque » ? Dans la oulée de notre étude desquatrains prophéques constuant le corpus appelé« Centuries », ce qui en soi ne ait que désigner des sériesde 100 quatrains dont la dimension astrologique est assezsporadique – tant l’astrologie disparaît ici derrière unepoésie adoptant une posture prophéque en recourant àla orme du utur - il nous audra commencer par traiterde la divinaon et tout spécialement de l’astromancieavant d’aborder ce que nous désignons sous le nomd’horoscopie, c'est à dire l'étoile fxe se trouvant dans laperspecve du soleil natal.. Nous disnguerons une astrologie éminine et uneastrologie masculine, l'une marquée par un certain goût dela complexité, de la mulplicité alors que l'autre iraitplutôt dans le sens de la "'parcimonie" occamienne,préérant le monoplanétarisme au polyplanétarisme. Lepolyplanétarisme conduit au temps en miees, infnimentmorcelé, ténu, niant la possibilité de disposer d'un tempslong, abondant permeant de mener à bien les projets.Tout se passe comme si ses tenants souhaitaient inigeraux humains, par le biais de leur astrologie étriquée du aitdu nombre de acteurs en lice, des condions de vie d'unegrande précarité – un temps chichement compté- onpense au lit de Procuste - comme s'ils voulaient se venger
de ceux qui ont une « bonne vie ». Autrement dit, lesconits sociaux se répercutent sur le discoursastrologique. Or, qui ne voit, s'il est de bonne oi, que dèsque l'on s'aelle à un certain travail, l'on a besoin detemps, tout comme c'est le cas pour la procréaon,l'agriculture ? Selon nous, la cyclicité sociale exige lerecours à peu de acteurs et peu de phases pour êtreviable, vivable et même peu d'acteurs de premier plan, cequi signife que l'astrologie n'aurait besoin que d'unnombre ort limité minimal, de acteurs.Les noons de masculin et de éminin sont au cœur dumodèle astrologique tel que nous l’exposerons, plus loin.En eet, toute cyclicité passe par un moment éminin,nocturne - aspect de conjoncon) et un moment masculin,diurne (aspect de carré). Dans Genèse I, l’on voit que lanuit précède le jour, les ténèbres, soit la Nouvelle Lune lalumière, le chaos l’ordre, le premier quarer/demi-Lune.Genèse I א ,םיִהלֱא אָָב , יִשא ְב.ץֶָה אְו ,םִיַמַָה1 Au commencement, Dieucréa le ciel et la terre. ,ךֶשֹחְו ,הָֹ הֹ הָ ְיָה ,ץֶָהְו ,םיִהלֱא ַחרְו ;םֹוהְ ינְפ-ַע.םִיַָה ינְפ-ַע ֶֶחְַמ2 Or la terre n'était que Tohu-bohu et ténèbres couvraientla face de l'abîme, et lesouffle de Dieu planait à lasurface des eaux.ג;רֹוא יִהְי ,םיִהלֱא רֶמאַֹ3 Dieu dit: "Que la lumière
.רֹוא-יִהְיַsoit!" Et la lumière fut.ד,רֹואָה- ֶא םיִהלֱא אְרַַ רֹואָה ןיב ,םיִהלֱא דְַַ ;ֹוט-יִכ.ךֶשֹחַה ןי4 Dieu considéra que la lu-mière était bonne, et il établitune distinction entre la lu-mière et les ténèbres.Comprenons que comme pour le rapport de l'oral à l'écrit,il s'agit d'un processus cyclique, du serpent qui se mord laqueue (ouroboros). Entendons que la complexité précèdeet à la ois succédé à la simplicité du modèle. L'on peutainsi s'imaginer que le masculin est prolongé par le émininalors qu'il s'agit d'une dialecque évoluon/involuon. Leéminin, quant à lui , est matriciel, il est maère premièreavec tout ce que cela peut comporter de chaoque, dediorme (c Genèse I), c'est le retour de l'individuel aucollec . De ait l'astrologie au éminin ne craint pas ledésordre et la conusion des genres et à parr d'un schémasimple, elle cherchera toujours à le déborder car pourquoiaire simple quand on peut aire compliqué (c ArnaudEsquerre, Prédire. L'astrologie au XXIe siècle en France,Paris, Fayard, , 2013, ? Cee dualité est au cœur mêmedes relaons humaines et il est bon que l'astrologiepuisse être analysée au moyen de catégories aussiondamentales tant dans le temps que dans l'espace socialL’ approche sociologique/ethnologique de l'astrologie nous
semble aussi superfcielle que lorsque cela s'applique auxpraques religieuses ou encore aux praques langagières,soit nos trois grands axes d'invesgaon. Entendons par làque ce que pensent les ulisateurs n'a que ort peu derapport avec ce qu'est l'objet en soi (c notre DESSL'astrologie, ses structures et ses membres, Paris VIII,1995, sous la direcon d'Yves Lecer)En ait, nous dironsqu'il existe une astrologie privée et une astrologiepublique, comme on parle d'un droit privé et d'un droitpublic, dont les méthodes dièrent radicalement :l'astrologie privée travaille sur des personnes peu connuesdont l'astrologue ne peut rien savoir au départ alors quel'astrologie publique s'occupe de personnes jouissantd'une certaine célébrité et dont les aits et gestes ont puêtre répertoriés.Le mauvais génieSelon nous, l'astronomie aura exercé une influence néfaste,intrusive sur le développement de l'astrologie tout commece sera le cas du français par rapport à l'anglaisParadoxalement, en eet, l « astrologie savante » seracelle qui sous tendra une praque divinatoire bien plusque les généralités de l'astrologie populaire ! Cee cartedu ciel sera la grille permeant de orger arfciellementdes individualités alors que l’heure de naissance ne vaut,selon nous, que pour un pet nombre, une élite, ne serait-ce que parce que tout le monde – loin de là - autreois ne
disposait d’une telle inormaon. Autrement dit, lapraque de noter, de relever l’étoile fxe correspondant ausoleil de naissance était probablement réservée à unecertaine populaon, ne serait-ce que par la compétencerequise pour ce aire. . En tout état de cause, l’astrologieaura évolué jusqu’à nos jours en meant sur la touchedeux acteurs majeurs, à savoir les étoiles fxes et l’heurede naissance au proft des seules planètes du systèmesolaire et des luminaires. Elle a cru ainsi pouvoir serecentrer sur sa pare jugée la plus solide alors qu’en aitelle en est devenue bancale et vidée en grande pare de sasubstance. On ne peut s’empêcher de relier ce point à l’épisode del’étoile des Mages (ÉvangileMathieu 2, 1-15) lors de lanavité de Jésus même si le récit qui en est ait prêtequelque peu à conusion. Les commentateurs citent lechapitre XXIV du Livre des Nombres du ait que Balaamparle d’un astre qui sorra de Jacob, ce qui vient associerJésus au desn du Royaume du Nord ? En ait, il nousapparaît que le récit de l’Étoile de Bethléem doive êtrerepensé : ce qui compte c’est de se demander sous quelleétoile an tel personnage et non de déterminer quelpersonnage est désigné par telle étoile. Autrement dit,c’est l’homme qui, ici, conère à l’étoile toute sonimportance et non l’inverse.Si le che, est un acteur privilégié, matriciel, de l’Histoire,
il n’est pas doté de la connaissance de sa carrière, ce quiest réservé au prophète, au « nabi », lequel aura accèsaux cles de la Subconscience et du plan réservé à unehumanité adamique. Cela dit, avec le temps, l’on passe dela déducon à l’inducon : l’enant ne peut qu’extrapolerà parr de ce qu’on lui a enseigné alors que l’homme d’uncertain âge peut passer au stade de l’inducon, encapitalisant des années d’expérience et d’observaon,notamment en ce qui concerne la percepon desprocessus cycliques mais aussi des phénomènes se prêtantà une orme de probabilité stasque, chez certainescatégories de populaons, comme les emmes. Selon nous,le processus divinatoire est lié à la lue des classes car ledominé sera bien plus enclin à se projeter dans le utur quele dominant, en espérant que le dit utur permera detourner la page. Quant au dominant, il consenra à l’idéede lâcher périodiquement du lest mais toujours à treprovisoire, ce qui est la base même de la cyclicité.C'est ainsi que la numérologie ore l’avantage sur uneastrologie en vigueur de la clarté , de la sobriété, ceedernièreétant vicme d’une tendanceà l’embonpoint. Lepassage de la numérologieà l’astrologie n’en est pasmoins une arculaon essenelle : quand nous observonsla récurrence de certains nombres, il convient de sedemander si cela ne doit pasêtre mis en corrélaon avectel ou tel cycle planétaire. On pense à cee durée de 3 ansqui semble concerner la vie d'un grand nombre de couples.
Autrement dit, quand nous observons des nombres, ici-bas, cela peutéventuellement se traduire, en haut, par telou tel processus astronomique.(c. la Table d’Émeraude).L’approche numérologique devrait ainsi préparer la voieà l’astrologie dès lors qu’elle accumulerait les exemples liésàquelque cyclicité, ce qui nous semble plus marquant que lesobservations d'ordre caractérologique liées à la symboliquezodiacale. Or, il semble bien que l’astrologie en secomplexifant se seraéloignée de la numérologie, perdantainsi de acto un certain soubassement.On pourrait, peu ou prou, abour au même constatà propos du prophésme lequel s’ancre bien plus proond ment dans le monde d’en bas que ne le ait l’astrologie,d’où notre travail en parallèle sur ces deux plans.(c. Jacques Halbronn De l’agencement des recueilsprophétiques. De laPronosticatio de Lichtenberger auMirabilis Liber parisien, Revue Française d’Histoiredu Livre, 2013,Pierre Brind’amour, Nostradamusastrophile : les astres et l'astrologie dans la vie etl' œuvre de Nostradamus, Ottawa, Presses de l'Universitéd'Ottawa et Éditions Klincksieck, 1993) En vérité, Il ne faudrait pas tomber, en effet,dans l’erreur stratégique commise par lacommunauté des astrologues lesquels croientbien faire et bien dire en soutenant quel’astrologieémanerait de l’astronomie. A la fin du XIXe siècle, l’on a mis en exergue l’idéed’astrologie«scientifique» En 1902, le
polytechnicien PaulChoisnard, se servant du pseudonyme de Paul Flambart, faisait paraî tre sonouvrage«Langage astral «sous -titr é«Traité sommaire d'astrologie scientifique ».Il s’agissait d’une sorte de manifeste pr ônant unalignement de l’astrologie traditionnelle sur lesdonnées astronomiques. D’aucuns diront quec’était là un projet qui aurait dû aller de soi carcomment l’astrologie pourrait-elle se passer del’astronomie ? Or, une chose est de se servir del’astronomie, une autre de la servir. Pour notrepart, nous dénonçons la tentation de l’alignementde l’astrologie sur l’astronomie moderne toutcomme celle de l’alignement de la théologie sur lapaléontologie et la cosmologie actuelles commeclef du Livre de la Genèse.Certes, l’astrologie‘sort -elle de l’astronomiecomme la statue du bloc de marbre mais elle latranscende. L’astronomie n’est pas r éductibleà l’astrologie pas plus que l’inverse. Entrel’astronomie et l’astrologie, il y a l’interface del’Homme et cela change tout. A partir de laCr éation (Briah) par Elohim, se met en place uneseconde cr éation ou«formation» (Yetsira)qui part d’Adam (cf. Genèse chapitre II avec la«formation», l’extraction de la femme). Elohim,c’est la Nature, Yahvé, c’est l’usage qui en est fait,
ce qu’on choisit d’en garder et en ce sens, onserait dans le refus de l’universalité. Quelque part,ceux qui pr ônent une humanité, un cosmos prisdans leur ensemble tenteraient de r établir le r ègnedu Père (Elohim) par rapportà celui du Fils (Yahvé)alors même que le progr ès de l’Humanité, ce quitémoigne de son génie adamique, c’est laconstitution d’outils avec ce que cela implique dechoix«arbitraire» des matériaux,étant entenduque l’on ne prend pas tout, que c’est sousbénéfice d’inventaire, au prisme des besoins r éels,ce qui permet d’éviter l’aliénation et la saturation.Chapitre premier L’astromancie L’astromancie est une instrum
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