Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
jeudi 18 août 2022
Jacques Halbronn L'influence de l'astrologie sur le métalangage de l'astronomie
jacques halbronn L’influence de l’astrologie sur le métalangage de l’astronomie.
Dans la présente étude, nous entendons préciser dans quelles conditions l’astronomie aura été amenée à se servir de la mythologie pour nommer les planétes, tant dans l’Antiquité qu’à l’époque moderne.
I Le baptéme antique Selon nous, les astronomes babyloniens et autres n’auront pas emprunté directement à telle ou telle mythologie mais seront passés par un dispositif proprement astrologique dont ils n’auront pas compris vraiment la teneur, ce qui signifie l’existence déjà d’une certaine distance entre les deux domaines.
En effet, s’imaginer que lorsque les astrologues utilisent des noms de dieux cela renverrait ipso facto à des planétes constitue d’emblée un contre-sens car ces dieux – Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne- ne sont pas associés à des planétes mais à des signes zodiacaux et dans notre terminologie à des « significateurs » et non à des « prometteurs », statut réservé aux luminaires.
Nous faisons ici référence à un passage en grec de la Tétrabible de l’astronome (Almageste) Claude Ptolémée de Pelouse (ou d’Alexandrie) qui dispose les dieux en rapport avec les 12 signes (peu importe ici qu’il s’agisse ou non des constellations ou d’un découpage saisonnier).Or, ce tableau de synthèse fait cohabiter les luminaires et les signes. Comme on l’a dit, les luminaires sont des prometteurs de par leur mobilité alors que les signes sont des significateurs de par leur fixité. Précisons que les luminaires ne signifient rien puisqu’ils déterminent des significations selon les significateurs qu’ils traversent et les significateurs, de leur côté, ne se meuvent pas. On est donc bien ici en présence de deux statuts bien distincts et complémentaires.
Or, l’on sait que dans la Tétrabible, les cinq dieux (hors luminaires) sont assimilés à des planétes, c’est à dire ne sont plus des significateurs mais des prometteurs et dès lors, ces divinités vont donner leurs noms à des planétes, du fait d’un tel contre-sens. Autrement dit, dès cette époque, régne un syncrétisme astrologico-astronomique, source de confusion. Si les noms des dieux figurant dans le dit dispositif se retrouvent associés à des planétes, cela signifie que les noms des planétes n’ont pas été déterminés par les astronomes qui se seront contenté de les utiliser à leur guise mais sans être responsables du choix des noms concernés..Pour l’historien des textes, la coincidence est évidemment sans appel.
Nous avons expliqué, ailleurs, que ces noms étaient en rapport avec les 4 saisons: un axe équinoxial avec Mars et Vénus et un axe solsticial avec Mercure et Jupiter, ce qui correspond à une certaine symbolique sur laquelle nous ne reviendrons pas ici, liée à l’Astrologie EXOLS que nous avons restaurée et restituée dans le cadre de nos recherches d’ordre anthropologique.
Notons qu’un autre dispositif, celui dit des Exaltations, comporte les mêmes dieux et les luminaires et est attesté bien avant la Tétrabible.( https://iletaitunefoisastrologie.wordpress.com/2006/11/13/les-dignites-a-travers-les-siecles/) si ce n’est que le dispositif des exaltations est articulé autour du point vernal alors que celui des domiciles est articulé autour de l’axe des solstices. L’idée selon laquelle, ces dispositifs auraient correspondu à un « thema mundi » est à rejeter. Elle témoigne de la dérive astronomique du dispositif.
Notice Wikipedia
« Le Thema Mundi est un thème astrologique mythique utilisé en astrologie hellénistique qui montre les positions supposées des sept planètes visibles (y compris le Soleil et la Lune) au début de l’univers. Il prétend illustrer la logique derrière les domiciles et les exaltations planétaires, et le sens des aspects astrologiques, entre autres. La nature purement symbolique de la carte est aisément perçue si l’on remarque les positions impossibles de Vénus et de Mercure. Au Moyen Âge tardif il y a eu une confusion entre l’horoscope du monde et le Thema Mundi » L’on peut soit penser qu’il s’agit d’un contre sens par rapport à un dispositif mixte (prometteurs/significateurs), soit à une pure opération d’instrumentalisation d’un tel dispositif à des fins de méta-langage astronomique, ce qui confirmerait l’existence d’un décalage flagrant entre les deux corporations, étant entendu que les astrologues se seront finalement alignés sur l’astronomie, ce qui n’est nullement ce qui était en place au départ comme d’aucuns tendraient à nous le faire croire.
II Le baptéme moderne Passons à présent, briévement, à ce qui est bien connu à la suite de la découverte de nouvelles planétes, grâce au perfectionnement des instruments d’optique (à la suite de la lunette de Galilée). Cette fois, ce sont les astronomes qui auront fait leur choix en extrayant les dieux qui n »avaient pas encore servi,à commencer par le père de Saturne, un certain Ouranos puis les deux frères de Jupiter, Neptune et Pluton, soit les trois fils de Saturne-Kronos.
Cela dit, l’on est en droit de se demander si l’astrologie n’aura pas également influé sur la mythologie. Pourquoi, en effet, comme par hasard, Saturne aurait-il dévoré les divinités absentes du dispositif des domiciles? Soit, ce sont les astrologues qui auraient choisi les dieux épargnés par Saturne, soit ce sont les mythologues qui auraient conféré aux dieux laissés pour compte par les astrologues, un destin fatal, du moins jusqu’à les dits dieux ne soient rejetés par Saturne, sous la pression de Jupiter, le fils ayant échappé à un tel sort..
Notice Wikipedia
» Dans la mythologie grecque, Cronos ou Kronos (en grec ancien Κρόνος / Krónos), fils d’Ouranos (le Ciel nocturne étoilé) et Gaïa (la Terre), est un Titan, l’époux de sa sœur Rhéa et le père des Cronides Hestia, Déméter, Héra, Hadès, Poséidon et Zeus. «
Notice Wikipedia
»Amalthée est la chèvre ou la nymphe qui nourrit Zeus caché sur le mont Ida lorsqu’il était enfant. La déesse Rhéa pour soustraire Zeus, qui venait de naître, à la voracité de son époux Cronos le cacha sur le mont Ida en Crète. Pour le nourrir elle lui affecta Amalthée (une chèvre ou une naïade selon les versions). »
C’est donc à l’époque moderne que ces dieux non choisis par les astrologues pour qualifier les signes-significateurs, serviront eux aussi à désigner des planétes et les astrologues finiront au cours du XIXe siècle par les intégrer dans le dit dispositif des domiciles et dans le thème natal. (cf Halbronn, J. (1978)
« L’évolution de la pensée astrologique face aux découvertes des nouvelles planètes du système solaire (1781-1930) ». Comptes Rendus du Congrès National des Sociétés Savantes, Section des Sciences (pp. 145-156).
JHB 18 08 22
jacques Halbronn sur son traitement du prophétisme de Pierre d'Ailly (1992- 1994)
Jacques Halbronn sur son traitement du prophétisme de Pierre d’Ailly
Dans cet article, nous voudrions recenser notre bibliographie consacrée à cet auteur, à l’occasion de la parution d’une contribution de Laura Ackerman Smoller dont nous connaissions déjà la thèse ; » 1789 and All that. The Afterlife of Pierre d’Ailly’s Prediction of the Advent of Antichrist » Actes du Colloque (2017) « Pierre d’Ailly? Un esprit universel à l’aube du XVe siècle, collectif dirigé par Jean Patrice Boudet, et al. Académie des Inscriptions et Belles Lettres, Paris, 2019 auquel nous n’avions pas été invité à participer. Or; l’autrice de cette communication nous cite à pluseurs reprises à propose de notre communication « L’Exégèse prophétique de la Révolution sous la Monarchie de Juillet » .au Colloque Politica Hermetica (n°8 de la revue, 1994) sans que notre nom ne figure à l’index du dit volume lequel pourtant précisait que « les auteurs modernes n’ont été (cités) que lorsque leurs écrits font l’objet d’un commentaire » (p. 393) .En revanche, il ne semble pas que Laura Smoller ait pris connaissance de notre contribution à un précédent Colloque « Pierre d’Ailly » intitulé » de Pierre d’Ailly à Christophe Colomb » (1992), : “Pierre d’Ailly: des conjonctions planétaires à l’Antéchrist”, Colloque Pierre d’Ailly, in Bulletin de la Société Historique de Compiègne.
Cela dit, nous avions traité par la suite de Pierre d’Ailly dans notre thèse d’Etat de 1999 Le texte prophétique en France. Formation et fortune. (diffusion Presses Universitaires du Septentrion)
.
Pour une approche ésotérique de la question juive
https://www.hommes-et-faits.com › Jh_Israel
… 29 – Cf. J. Halbronn « Pierre d’Ailly et l’Antéchrist ».
Amanda Phillimore sur les prophéties de Pierre d’Ailly …
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Jacques Halbronn La pseudo astrologie saturnienne de Pierre d’Ailly On évoque volontiers la prédiction de Pierre D’ailly pour 1789, …
YouTube · Halbronn Jacques TELE DE LA SUBCONSCIENCE · 7 janv. 2014
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dans prophétisme
7:06
Colloque MAU 2004 Amanda Phillimore, Le prophétisme du Cardinal Pierre d’Ailly. 113 views113 views. Jan 7, 2014.
YouTube · Halbronn Jacques TELE DE LA SUBCONSCIENCE · 7 janv. 2014
JHB 18 08 22
Jacques Halbronn Linguistique. Les connexions entre codes de prononciation français et allemand
Jacques Halbronn Linguistique Les connections entre codes de prononciation français et allemand
Posté par nofim le 18 août 2022
Jacques Halbronn Linguistique Les connections entre codes de prononciation français et allemand Nous nous proposons ici de signaler certaines convergences et recoupements remarquables entre les particularités propres au français et à l’allemand qui nous avaient échappé en partie jusqu’à présent. On connait en allemand la pratique de l’umlaut appliquée aux voyelles a, o et u, ce qui en modifie la prononciation et génére autant de binomes: l’on retombe sur des sons existant en français à base de deux voyelles : le « eu » et le ‘ai », le « ou ». Généralement, la description de l’allemand ne propose pas, à notre connaissance, une telle équivalence et l’on se contente plutôt de renvoyer le a umlaut (ae) au « é » et le o umlaut (oe) au « e », ce qui ne nous parait pas être la bonne démarche en l’occurrence et ce qui empeche de faire ressortir un paralléle remarquable. Abordons le cas du traitement de la lettre « u ». En français, le « u » se prononce comme le U umlaut de l’allemand. et le « ou » se rend comme le « u » sans umlaut de l’allemand. Il y a là une anomalie qui nous interpelle. En effet, dans les deux autres cas, la forme allemand sans umlaut correspond à la sonorité du « o » et du « a » et c’est la forme avec umlaut qui correspond aux combinaisons « eu » et « ai ». Est ce à dire que notre « u » en français devrait se prononcer « ou » et notre « ou » devrait se prononcer – pour bien faire – comme le u umlaut de l’allemand? Effectivement, dans les autres langues latine, la lettre « u » se prononce comme en allemand, sans umlaut/. Il semble qu’il y ait eu une erreur de transmission pour le français et que notre « ou » ne devrait pas se rendre comme le « u » de l’italien ou de l’espagnol, ces langues ignorant la prononciation du U umlaut allemand que nous avons en français avec le « u » sans aucun ajout. Dans l’idéal et en vue d’une réforme à venii des codes de prononciation du français, c’est notre « ou » qui devrait s’entendre comme le « u » umlaut de l’allemand et notre u comme le U sans umlaut de l’allemand, de l’italien et de l’espagnol. On notera qu »‘en hébreu, le son « u » umlaut n’est pas attesté et que l’on ne connait que le U sans umlaut (avec le Vav) Qu’en est-il en anglais dont on connait l’ampleur des emprunts au français? On y trouve le « you », avec un « ou » prononcé comme c’est le cas à tort désormais en français mais le « u » umlaut n’y figure pas. En ce qui concerne le « ai », prononcé à la française -ce qui correspond au a umlaut de l’allemand – son usage est largement attesté en anglais: rain, train, said, maid, et avec le y à la place du i, dans say, may; day, way, ray , lay, etc En ce qui concerne le « eu », prononcé à la française – ce qui correspond au o umlaut de l’allemand- nous avons quelques cas:, sensiblement moins courants cependant comme pour pneumonia
https://dictionary.cambridge.org/fr/prononciation/anglais/pneumonia En fait, des trois formes, la mieux attestée est bien le « ai » et le « ay ».s’alignant à la fois sur le français et l’allemand. Mais dans le cas de l’allemand, rappelons qu’il est ici question de la forme a umlaut car l’allemand rend la forme ‘ai » tout à fait différemment de l’anglais comme dans « bye » et quant aux autres langues latines, elles ne sont familières ni avec le « ou », ni avec le « eu », ni avec le « ai » du français. Quant à l’allemand, il prononce le « eu » comme dans « boy ».(neu)/
JHB 18 08 22
Jacques Halbronn Parcours de recherche et projet d'enseignement pour une direction d'études . Histoire des courants ésotériques dans l'Europe Moderne et Contemporaine. 2002
Référence du stde
https://xdocs.com.br/doc/histoire-courant-se-so-t-e-rique-s-lo1qel9z1x8w
Nous trouvons sur Internet notre "Parcours de Recherche" présenté en 2002. à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes en sciences religieuses avec la référence 5181. Nous ignorions que notre dossier avait fait l'objet d'une publication.
. Il semble que notre dossier était autrement plus substantiel que celui de Jean Pierre Brach qui obtint la dite chaire.
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mercredi 17 août 2022
Jacques Halbronn histoire de l'astrologie: de la réception à la formation, Réponse à Jean- Patrice Boudet
jacques Halbronn Histoire de l’astrologie : de la réception à la formation . Réponse à Jean Patrice Boudet
La démarche de l’historien de l’astrologie, pour une période donnée, semble devoir se distinguer de celle de l’historien des Sciences, en ce qu’elle ne comporte pas de référence ni en amont ni en aval. Dans le domaine de l’histoire des religions, l’on peut parler d’hérésie, de syncrétisme mais qu’en est-il pour celle de l’astrologie?
Quand nous avons commencé notre carrière d’historien de l’astrologie, dans le cours des années 70, notamment sous la direction de Georges Vajda (cf Le monde juif et l’astrologie, Ed Arché, 1985), nous avions adopté l’idée d’une réception de l’Astrologie dans un milieu et dans une époque donnée. Il ne s’agissait pas de réfléchir sur ce qu’était en soi l’astrologie mais sur la façon dont elle était perçue.
Nous avons fini par remettre en cause une telle façon de procéder par le biais d’une synergie entre notre travail d’historien et notre travail de « recherche en astrologie » (RA (AR) – sigle repris entre les années 70 et 90- par diverses structures : ISAR (Astrological Research), GERAS(H), ARRC, « La Recherche Astrologique » ( revue fondée en 1984), CURA, CEDRA et plus récemment BURA (2022)) Encore faudrait-il préciser que cette « recherche » visait surtout à valider, à « vérifier » une certaine tradition astrologique et non pas à appréhender, à décrypter sa formation. Cette notion de formation, nous l’avions intégré dans un champ connexe à l’astrologie qui est celui du prophétisme, d’où le sous titre de notre thèse d’Etat (Paris X, 1999): le texte prophétique en France, formation et fortune ».
Récemment, nous avons pu faire la jonction synergétique entre l’étude des textes traditionnels et la recherche expérimentale (cf L’Astrologie selon Saturne, 1994), autour d’une approche critique d’un dispositif célébre de la Tétrabible de Ptolémée (IIe siècle), à savoir le dispositif quaternaire des Dignités planétaires (domicile, exaltation, chute, exil), ce qui permit de dépasser le « terminus » tétrablique en montrant que le dispositif de la Tétrabible avait une histoire et qu’il convenait de réfléchir sur sa « formation » (et pas seulement sa réception), comme nous l’avions fait, par ailleurs, pour différents corpus prophétiques et notamment le « corpus Nostradamus ». Force est de constater qu’à l’EPEHE Ve section, la chaire des courants ésotériques (François Secret, Antoine Faivre, J. P. Brach) en sera restée au stade de la réception qui n’exige nullement de déterminer une quelconque norme comportant diverses variations internes. Nous examinerons pour étayer notre diagnostic, certaines publications récentes de Jean-Patrice Boudet lequel, actuellement, semble être preçu comme le représentant le plus éminent en matière d’Histoire de l’astrologie en France: On s’intéressera ici à l’Introduction de J. P. Boudet (Université d’Orléans) à son ouvrage »Astrologie et politique entre Moyen Age et Renaissance » 2020. SISMEL. Edizione del Galuzzio (Micrologus Library), lequel avait participé à un Colloque que nous avions organisé en 1991, à Paris (Crypte de l’ Eglise Sainte Anne de la Butte aux Cailles, Actes sur la plateforme SCRIBD « L’astrologie en terre de France »)
Cette Introduction commence par le « constat » suivant « : ‘La scission radicale que nous connaissons aujourd’hui entre astrologie et astronomie est un phénoméne relativement récent dans l’Histoire de la culture européenne. Elle n’est en effet perceptible qu’à partir de la fin du xVIIIe siècle (lorsque est « brisé le socle épistémologique sur lequel reposait l’astrologie » Or, nous ne saurions souscrire à une telle représentation laquelle risque fort de se »briser » tôt ou tard à l’aune d’une approche sur une plus longue durée.
Certes, il s’est produit un syncrétisme entre astrologie et astronomie mais l’astrologie, en son essence, ne saurait reposer sur un tel « socle », sur un tel carcan. Nous avons montré que dans la Tétrabible, il y avait eu confusion entre astronomie et mythologie et que de nombreuses notations mythologiques figurant dans la littérature astrologique ne renvoyaient pas nécessairement à une astronomie planétaire, ce que vient confirmer l’étude de l’oeuvre d’un Manilius. René Alleau, dans sa collection » Bibliotheca Hermetica » aura heureusement publié conjointement Manilius et Ptolémée, il y a une cinquantaine d’années. Boudet semble s’en tenir à un certain statu quo médiéval qu’il pose comme un absolu épistémologique d’où sa conclusion sur la perte du socle qui aurait été fatale à l’astrologie, à l’époque moderne. Paradoxalement, d’ailleurs, c’est justement à partir de la fin du XVIIIe siècle, avec la découverte successive d’astres inconnus de l’Antiquité, qu’un nouveau syncrétisme se mettra en place avec le baptéme par les astronomes (et non par les astrologues, des dits astres en passant par la mythologie, (Uranus (1781) Neptune (1846), Pluton (1930), plus les astéroides Cérés, Pallas, Junon, Vesta, au début du XIXe siècle) poursuivant ainsi le travail entrepris par les astronomes de l’Antiquité, tel qu’il ressort dans la Tétrabible, ouvrage qui vient plaquer sur les astres connus à l’époque des catégories mythologiques utilisées en astrologie.(Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne) Il est vrai que les astrologues, notamment dans le monde anglo-saxon se hatèrent de les intégrer dans le corpus astrologique, en une solution de continuité, perpétuant ainsi le syncrétisme entre astrologie et astronomie, bien au delà du XVIIIe siècle.. C’est dire que la question des relations entre astronomie et astrologie s’avère autrement plus complexe que semble vouloir le faire penser Jean Patrice Boudet et c’est en ce sens que son oeuvre d’historien reléve non d’une critique textuelle menée à bien mais d’une simple affaire de réception assez superficielle .
JHB 17 08 22
Jacques Halbronn Astrologie. La question synergétique de l'equinoxe
Jacques Halbronn Astrologie. La question synergétique de l'équinoxe
La période équinoxiale comporte une dimension de conflictualité intestine, c'est à dire verticale tandis que la période solsticiale reléve de la guerre horizontale. En ce sens, la première guerre mondiale serait typiquement solsticiale et la seconde équinoxiale, ce qui rend assez vaine la tentative d'un Henri Gouchon, suivi par André Barbault et quelques épigones, de rechercher un commun dénominateur à ces deux événements majeurs de la première moitié du XXe siècle.
Cela exige évidemment de repenser certaines confusions et imprécisions à propos des notions d'équinoxialité et de solsticialité. IL est vrai que depuis des décennies, les astrologue francophones ne semblent guère s'être penchés sur la question, obnubilés qu'ils étaient par la technique des aspects et/ou la symbolique des 12 signes.
Nous dirons que le "bélier" (qui débute avec le point vernal dans l'hémisphère nord) représente assez bien, au fond, le climat équinoxial tout comme d'ailleurs la balance, si l'on retient avant tout une certaine égalité des forces en présence et qui se mesurent alors que la phase solsticiale implique la victoire d'une force sur l'autre, à l'instar de la nuit sur le jour (Hiver) ou du jour sur la nuit (Eté). Encore faut il déterminer quels sont les protagonistes.
Nous mentionnerons, en tout premier lieu, les hommes et les femmes et rappelons que le MLF fut fondé(1968) en début de phase équinoxiale dans l'idée de bien différencier le profil de chaque sexe. C'est lorsqu'il n'y a pas de conflit extérieur que viennent s'exacerber les conflits internes. On pense à la Shoah et à la persécution et la spoliation des Juifs en France après l'armistice de juin 1940. On pense aussi à la "lutte des classes" censée transcender les divisions nationales. Travailleurs de tous les pays, unissez-vous! Il revient à la Gauche de gérer une telle conflictualité au lieu de l'occulter comme le fait la Droite, au nom de la Nation;
C'est ainsi qu'en phase équinoxiale, les constructions juridiques de la Droite risquent bien de voler en éclat, qu'il s'agisse du mariage ou de la souveraineté étatique. Le passage d'une phase solsticiale à une phase équinoxiale est assez spectaculaire au niveau des mentalités collectives et d'ailleurs, les phases astrologiques sont comparables à des pandémies. A l'inverse, le passage d'une phase équinoxiale à une phase solsticiale amenuisera et relativisera les conflits internes en privilégiant l'idée de culture commune, de langue commune voire d'histoire commune, ce qu'incarna le discours d'un Eric Zemmour durant la campagne présidentielle de 2022 qui se déroula en pleine période solsticiale
. En fait, il serait nettement préférable de parler de synergie plutôt que de conflictualité car la synergie est la résolution de la conflictualité par la reconnaissance de l'autre. Celui qui me fait face est autre, il incarne une autre énergie qui se manifeste. De même, reconnaitre l'alternance des phases - ce qui est sous jacent au systéme démocratique-c'est envisager ipso facto une synergie et donc une complémentarité. On ne peut pas faire comme si cette dualité dans le temps et dans l'espace n'existait pas ou n'était que subsidiaire, aléatoire, conjecturelle et non point structurelle.
JHB 17 08 22
Jacques Halbronn Les élections et la double problématique de l'altérité dans le temps et dans l'espace
Jacques Halbronn Les élections et la double problématique de l’altérité dans le temps et dans l’espace.
Toute approche unitaire est suspecte à moins d’admettre qu’il s’agit d’unifier ce qui est reconnu comme différent, autre.. Ainsi, les éléctions seraient avant tout selon nous le point de rencontre entre le peuple et l’élite et par voie de conséquence, le peuple élit des représentants qui ne sont pas issue de son sein, tout comme l’envoyé de Dieu, dans le monothéisme, est mandaté vers une entité dont il n’est pas issu (cf Exode III où Moise est envoyé par Dieu vers « son » peuple, le peuple de Dieu et non celui de Moise) Déjà lors des Etats Généraux, les « représentants » n’étaient pas représentatifs!
On assiste souvent, en fait, à un double déni. Déni de la dualité structurelle de toute Société et déni de la nécessité d’alternance d’une phase vers une autre. Une unité fondée sur un tel déni à double niveau tend à écraser toute dualité. Il ne s’agit même plus alors de reconnaitre la nécessité d’engager une synergie mais de nier même une quelconque altérité. En Astrologie EXOLS, la solsticialité nous semble marquée par ce double déni qui fait suite, par épuisement, à la phase d »équinoxialité qui assumait une telle tension.
Or, ce double déni autoriserait de se passer de définir ce qui est autre au nom d’une unité primordiale alors que cette unité est un objectif à construite et à atteindre, toujours remise en question par un retour du refoulé. L’ignorant s’accomode fort bien d’un postulat unitaire, qui fait de nécessité vertu.D’où lerejet et de l’astrologie et de toute réflexion sur les divisions sociales à caractère sexuel, racial, élitique.
JHB 17 08 22
Jacques Halbronn L'Union Européenne au prisme de l'Astrologie EXOLS (1950-2022)
jacques halbronn L’ Union Européenne au prisme de l’Astrologie EXOLS (1950- 2022)
Wikipedia:
» La déclaration du 9 mai 1950 de Robert Schuman, alors ministre français des Affaires étrangères, est considérée comme le texte fondateur de la construction européenne«
A la fin de 1950, Saturne passait sur le 0° balance, soit sur l’axe équinoxial (bélier-balance) Au cours d’une période de 7 ans, on verra se constituer la CECA, Communauté Européenne Charbon Acier et en 1957 sera signé le traité de Rome. Cette période s’étendra jusqu’au début de 1959. Mais parallélement, il y eut la Crise (du canal) de Suez en 1956 (avec Nasser), où la France était impliquée (avec Israel et la GB) sans parler du début de la crise algérienne. Autrement dit, la phase équinoxiale favorise le dépassement des frontières étatiques mais tend aussi à exacerber les différences raciales, outre mer. Il faut attendre une phase solsticiale pour que la tendance s’inverse et que l’on s’efforce de constituer une unité/souveraineté, nationale par delà les différences raciales – qu’il importe de distinguer nettement des différences étatiques. D’où le courant de l’Algérie Française. (OAS) mais aussi le retour du général De Gaulle (Ve République) qui avait mené la résistance pendant l’Occupation, après l’Armistice, contre la collaboration (en phase équinoxiale avec sa dimension antisémite). La phase solsticiale entend ignorer les différences raciales au nom d’une « idée » supérieure de la France.
Abordons à présent la période actuelle, à caractère solsticial depuis 2018.(jusqu’en 2025) On nous assure que l’UE aura fait preuve de son unité, face à la crise ukrainienne (invasion russe en février 2022), surmontant ou refoulant ses dissensions internes en affrontant l’ennemi russe. Dans de précédents textes, nous disposions d’une formulation non encore aboutie, ce qui tient au paradoxe qui veut que toute unité se fasse parallélement à un conflit.
JHB 16 08 22
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