jeudi 1 septembre 2022

jacques Halbronn Nouveaux regards sur l'alternance des phases en Astrologie EXOLS

jacques halbronn Nouveaux regards sur l'alternance des phases en Astrologie EXOLS Cent fois sur le métier, remettez votre ouvrage! Il importe de revenir encore et encore sur certains points du modéle proposé et l'on est surpris de voir qu'André Barbault pendant un demi siècle n'aura pas retravaillé son "indice cyclique ", entre 1967 et sa mort en 2019 et tiré certaines leçons tant sur le plan théorique de son formalisme que sur le plan pratique de l'application. Il est vrai qu'à partir de 1989, avec le retour en grâce de son cycle Saturne-Neptune, en raison des événements qui étaient à observer, son intérêt pour son "indice cyclique" n'était plus ce qu'il était, vu que c'est l'échec du cycle Saturne Neptune appliqué à la Russie qui avait conduit Barbault à reprendre les observations de Gouchon sur les deux guerres mondiales sans parler évidemment de l'annonce inopinée d'une troisiéme guerre mondiale pour le début des années 80 du siècle dernier, sur la base du dit indice cycique! Paradoxalement, la Russie aura été successivement pour Barbault une source de déception, dans les années 70 et une cause d'euphorie, dans les années 90. Où en sommes nous, actuellement, avec notre Astrologie EXOLS? En ce qui concerne la phase solsticiale, nous dirons que pour chacun,'après le ressourcement équinoxial de la période de formation, vient le temps de l'immersion dans le vaste monde, puisque l'équinoxe précéde le solstice . En d'autres termes, comme dit l'Ecclésiaste, il y a un temps pour tout. Un temps pour retrouver ses racines et un temps pour aller à la rencontre de l'autre (sexe, race etc) et cela se joue sur une quinzaine d'années, chaque fois, que nous vivrons à plusieurs reprises au cours d'une seule et même vie. Pour les Juifs, par exemple, l'équinoxialité les poussera à se retrouver entre eux, au sein de communautés (Etat, synagogues, écoles etc) avant de pouvoir/devoir se lancer vers les nations. D'où un double discours, en alternance. Ce sont des rendez vous à ne pas manquer dans un sens comme dans l'autre et à assumer pleinement. En période solsticiale, les Juifs pourront s'assimiler, s'immerger, et donc se disperser (diaspora) non pas sous la contrainte extérieure mais mus, entrainés par une cyclologie. Mais, vient ensuite, nécessairement, au bout de 7 ans, un nouveau cycle de 15 ans, où tout est à recommencer, à retenter. Nous sommes actuellement à la fin d'une période de 15 ans, ce qui signifie et annonce un temps nécessaire de ressourcement durant lequel, au cours des premières années, chaque ensemble s'efforcera d'atteindre à une certaine autonomie en mettant un terme à trop de dépendance et d'interdépendance. On peut l'observer notamment avec les conséquences de la nouvelle Guerre de Crimée où l'on voit l'Union Européenne entendre se dégager de certains liens avec d'autres ensembles. Chaque entité se recentre. En phase équinoxiale, il n'est plus question d'égalité, de mimétisme comme en phase solsticiale, mais d'enracinement. C'est l'heure de vérité où le geai cesse de se parer des plumes du paon. JHB 01 09 22

Jacques Halbronn Histoire de l' 'astrologie; Le malade et le citoye...

mercredi 31 août 2022

Jacques Halbronn Les fins de phae en astrologie EXOLS

Jacques halbronn Les fins de phase en astrologie EXOLS Nous sommes actuellement, tous autant que nous sommes, en fin de phase, ayant passé le cap du milieu de phase solsticiale et nous rapprochons de l’entrée de Saturne en poissons, au début de l’année prochaine, où l’on en entamera le dernier tiers. Or, il semble assez logique que la fin d’une phase prépare la phase suivante du fait d’un certain processus de décomposition du consensus en vigueur. C’est cette décomposition progressive qui donnera du sens au passage à la phase suivante, laquelle sera nécessairement équinoxiale. Selon la terminologie astrologique, une saison se divise en signe cardinal, signe fixe et signe mutable et le signe des poissons fait partie du troisiéme groupe,comme les gémeaux, la vierge et le sagittaire. On doit donc s’attendre à un certain fléchissement des valeurs propres à la phase qui se termine. En phase solsticiale, cela signifie que l’idéal national, comme le présentait Eric Zemmour, aura du plomb dans l’aile et l’on assistera à un retour du refoulé, à la fin de certains dénis complaisants et des oeillères. De plus en plus, des fissures devraient apparaitre dans le ciment national, dans chaque pays, ce qui signifie que le nationalisme à tout crin risque de passer de mode, ce qui devrait affaiblir selon nous, la cause ukrainienne et sa capacité de résistance au panrussisme poutinien. En France, le creusement du fossé racial est à prévoir, notamment entre la métropole et l’Outre Mer (du Maghreb aux Antilles, au sein même de la francophonie. Les masques tombent et les différences (raciales, religieuses, culturelles, géographiques, sexuelles etc ) sauteront de plus en plus aux yeux parmi ceux qui prétendent constituer un seul et même ensemble homogéne. Symétriquement, nous décrirons la fin d’une phase équinoxiale avec Saturne entrant en sagittaire ou en gémeaux avec un autre mode de décomposition: le fait d’appartenir à un même sexe, à une même race ne saurait faire oublier les différences sociologiques, de milieu, d’éducation. Ce sera donc la remise en cause d’un certain repli/isolement fondé sur des similitudes physiques, anatomiques, génétiques.

Jacques halbronn Modalités de la validation de l'astrologie. A propos d'une édition d'un texte de Michel Servet

Jacques Halbronn Modalités de la validation de l’astrologie. A propos d’une édition d’un texte de Michel Servet En 2004, Jean Dupébe a publié chez Droz la traduction d’un texte latin l’ »Apologetica Disceptatio » de Michel Servet sous le titre « Discussion apologétique pour l’astrologie contre un certain médecin » Partons de ce passage (p. 45) » Mais diras-tu un très grand nombre de prédictions ne se réalise pas. A cette objection, Aristote (.) répond en ces termes « Il n’est pas en vérité génant qu’un très grand nombre de prédictions ne se réalise pas (…)Car dit-il ni les signes qu’on voir sur le corps ni ceux qu’on voit dans le ciel comme ceux qui annoncent des pluies et des vents ne se réalisent toujours. S’il survient en effet un autre mouvement plus fort que ne le serait celui par lequel ces événements se produiraient alors qu’ en général, le signe n’est suivi d’aucun effet (…) Il ne sera pas génant qu’une erreur survienne comme dans la médecine étant donné que tous ces arts sont en grande partie conjecturaux, comme Galien le reconnait dans plusieurs passages, au sujet de la médecine (…) Il faut maintenant se hâter d’en venir à Hippocrate (…) Il conseille d’éviter des périodes déterminées qiaund il s’agit de prendre des médicaments comme le solstice d’été et l’équinoxe d’automne » Pour Galien « le médecin qui est ignorant de l’astronomie, je voudrais qu’il sache qu’il n’obéi nullement à Hippocrate qui exhorte à l’astronomie à cause de l’utilité des prédictions » On note l’accent mis sur les 4 signes cardinaux lesquels coincident avec les équinoxes et les solstices (p. 53) ? Ces signes sont énumérés à plusieurs reprises: « bélier, cancer, balance, capricorne. Servet résume in fine ainsi les positions de son adversaire (p 57) Le probléme de ce texte tient à ce qu’il soit axé sur une astrologie qui semble exiger une grande précision dans ses calculs. C’est bien là le talon d’Achille de cette astrologie individuelle Par ailleurs, il est demandé à l’astrologue de prendre en compte toute la spécificité du cas étudié. A aucun moment, Servet ne semble disposé à reconnaitre que la validation de l’astrologie ne saurait passer par des cas particuliers et dépendre de moments particuliers. Ce mariage entre astrologie et médecine est, en tout état de cause, toxique car l’astrologue a d’autres voies à explorer que le médecin. En vérité, ce texte ne concerne qu’un certain pan de l’astrologie, celui de la pratique individuelle laquelle épistémologiquement ne peut qu’être une forme de dévoiement. Tant les liens entre astrologie et médecine qu’entre astrologie et astronomie conduisent à la dégradation de cette discipline. Il eut été heureux de rappeler qu’un Nicolas Machiavel avait proposé dans Le Prince, peu auparavant, une toute idée du bon usage de l’astrologie, au service de la Société et non de l’individu. (cf « Ptolémée et le chapitre 25 du Prince », Anthony Parel, Traduit de l’anglais par Gérald Sfez, Jean-Louis Morhange Dans L’enjeu Machiavel (2001), pages 15 à 39) JHB 31 08 22

mardi 30 août 2022

Jacques Halbronn Réponse à Andy Mc Door sur son 'mensonge de l'astrologie tropicale"

Jacques Halbronn Réponse à Andy Mac Door sur son « mensonge de l’astrologie tropicale ». Son réquisitoire : « De tous les mensonges (…) celui de l’Astrologie Tropicale me semble le plus dévastateur car il donne raison à l’erreur.(…), il discrédite notre relation fondamentale avec les astres. (…)Terribles sont ces conséquences sur le monde, car il réduit la vision du monde de l’homme à celui de la Terre. » En effet, l’astrologie se conçoit selon le premier verset de la Genése; « Dieu créa le Ciel ET la Terre » ce qui signifie un Ciel qui ne fait sens que par rapport à la Terre, ce qui n’a rien à voir avec une cosmologie à l’échelle de l’Univers tout entier. Il y a donc là de la part d’Andy Mac Door un contre-sens, un anachronisme que l’on retrouve dans les conceptions d’un Dieu universel, ce qui n’est pas le Dieu de la Bible, ni celui de l’Astrologie. La question des saisons est au coeur de cette Création au sens biblique du terme et le découpage en Quatre saisons est bel et bien la clé de l’astrologie et chaque fois qu’un astre « prometteur » passe sur de tels axes, une nouvelle période se présente et ainsi de suite et cela vaut notamment pour Saturne. Andy Mac Door met en avant la question de la précession des équinoxes qui est en fait un argument contre l’astrologie sidéraliste puisque en astrologie tropicaliste, l’on en tient compte forcément puisque tout s’organise selon le cycle réel des saisons et non selon les constellations zodiacales fixes. Bien plus, c’est l’astrologie tropicaliste qui aura mis historiquement en évidence la phénoméne de la précession des équinoxes en constatant que ce ne sont plus les mêmes étoiles qui correspondent aux axes saisonniers! Du point de vue des astronomes, tout cela n’a aucune importance et force est de constater que l’astrologie sidéraliste reléve de la pratique astronomique et non astrologique. Car les astronomes n’ont que faire du cycle terrestre des saisons! A un moment donné, leur métalangage aura emprunté à une iconographie des saisons (cf les Livres d’Heures) mais c’est leur probléme et pas celui des astrologues et l’astrologie n’a pas à être victime des emprunts plus ou moins avisés qu’on lui fait. Andy Mac Door persiste « Aussi incroyable que cela puisse être, l’astrologie tropicale, ne se base pas sur l’observation des constellations.L’astrologie tropicale se base sur les saisons. Autrement dit elle se base uniquement sur les positions de la terre et du soleil qu’elle met en relation avec une carte figée des constellations, comme si le temps en dehors du système solaire s’était arrêté il y a 2000 ans. » Il note que Ptolémée, au IIe siècle de notre ère « rédige et pose les principes de ce qui deviendra notre astrologie moderne par la première synthèse de l’astrologie occidentale, le Tetrabiblos, basée sur la doctrine aristotélicienne causaliste en écartant volontairement tous les éléments qui ne vont pas dans son sens. Ptolémée remplace alors le zodiaque sidéral qui prenait pour point de repère une étoile fixe, par le zodiaque tropical, commençant au point Vernal. » Cela dit, rien n’empêche de désigner telle étoile fixe comme correspondant, pour un temps donné, au point vernal! En réalité, l’astrologie tropicaliste devrait oeuvrer sur une base 4 et non sur une base 12, ce qui éviterait tout malentendu. Andy Mac Door, comme la plupart des astrologues sidéralistes se focalise sur une division en 12 types mais c’est une affaire selon nous totalement dépassée et d’ailleurs il faudrait quand même se demander quels sont les fondements du symbolisme zodiacal -tropical ou sidéral- et l’on s’aperçoit que la matrice de ce symbolisme est bien le cycle des saisons si ce n’est que le dit symbolisme nous est parvenu corrompu et invendable et vouloir présenter l’astrologie sur la base d’un ensemble aussi hybride est suicidaire: JHB 30 08 22

Jacques Halbronn La politique exige un plan d'ensemble à restituer: de...

lundi 29 août 2022

Jacques Halbronn La question juive comme marqueur cyclique central

Jacques Halbronn La question juive comme marqueur cyclique central En 1985, nous avions publié, à partir de note thèse de 3e cycle de 1979, un ouvrage intitulé "Le monde juif et l'astrologie. Histoire d'un vieux couple" (Ed Arché, Milan) mais nous n'avions pas alors pris toute la mesure de la problématique et ce n'est en fait que récemment nous en sommes arrivé à la conclusion que la présence juive au monde pouvait être au centre de la cyclologie astrologique telle que nous l'avions reconstituée. Le passage d'une phase de 7 ans à l'autre impacte chaque fois la présence juive au monde, en la remettant "en question". Autrement dit, à chaque changement de phase, il y aurait un changement dans la représentation des Juifs, soit en voulant en nier toute l'importance en phase solsticiale, soit en en soulignant toute la dimension, en phase équinoxiale. Dans les deux cas, cela fait probléme quand cela passe par des extrémes dans un sens ou dans l'autre, si bien que les juifs se sentent toujours, de toute façon, mal à leur aise quel que soit le discours tenu à leur sujet. Il faut entendre par là que les Juifs seraient les témoins (les martyrs) de la cyclicité, c'est à dire la Loi, imposée par les dieux. S'intéresser à la question juive conduirait donc à terme, à s'interroger sur la dite cyclicité. Nous illustrerons notre propos par une succession d'observations, sur la base des configurations astrales: I l'Emancipation Elle a lieu en phase équinoxiale, démarré en 1790 avec le passage (transit) de la planéte Saturne sur le point vernal (O° Bélier) Elle est votée au début de la Révolution Française, faisant des juifs de France des citoyens égaux en droit. C'est sous Louis XVI que l'Emancipation eut lieu. l II Napoléon Ier accorde une certaine importance au fait juif. "Napoléon le grand rétablit le culte des Israélites le 30 mai 1806." Gravure de Louis François Couché En 1806, Saturne est en phase équinoxiale, 15 ans après l'Emancipation. III l'affaire Dreyfus" En 1894, c'est l'Affaire qui réveille l'antisémitisme (cf notre étude Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle. Ed Ramkat; 2002. Où est Saturne? Déjà passé le point équinoxiale La question est des plus clivantes: se dire dreyfusard en anti-dreyfusard. IV la Shoah L'arrivée des nazis correspond à partir de 1937 à une vague puissante d'antisémitisme et la mise en oeuvre de la "Solution Finale" (Aushwitz, 6 millions de victimes dans des camps) En France, ce sont les lois "antijuives" Wikipedia; " Durant la période de l'Occupation allemande, le régime de Vichy a édicté plusieurs lois sur le statut des Juifs, faisant de ces derniers une catégorie à part de la population. L'article 9 du statut des Juifs d'octobre 1940 et l'article 11 du statut de juin 1941 spécifient que la présente loi est applicable à l'Algérie, aux colonies, pays de protectorat et territoires sous mandat. À la Libération, ces actes ont été déclarés « nuls et de nul effet » par l'ordonnance du 9 août 1944 relative au rétablissement de la légalité républicaine." On vient alors de passer en phase solsticiale en juin 1944, en cancer. Fin 1947, l'Assemblée générale de l'ONU vote la création d'un Etat Juif pour une partie de la Palestine, ce qui conduira en mai 1948 à la Déclaration d'Indépendance. Il s'agit là de banaliser le fait juif pour le réduire à une question étatique. V La Guerre des Six Jours Cette guerre israélo arabe début au lendemain du passage de Saturne en phase équinoxiale, en bélier. au mois de mars. Notice Wikipedia La guerre des Six Jours s'est déroulée du lundi 5 au samedi 10 juin 1967 et opposa Israël à l'Égypte, la Jordanie et la Syrie. Cette guerre fut déclenchée par Israël en réaction aux mouvements de troupes égyptiennes et à la suite du blocus du détroit de Tiran aux navires israéliens par l'Égypte le 23 mai 1967." Notice Wikipedia "La conférence de presse du 27 novembre 1967 est une conférence de presse donnée au palais de l'Élysée par le général de Gaulle, alors président de la République française, qui est restée célèbre pour la déclaration qu'il y a faite à propos de l'État d'Israël, du sionisme et du peuple juif." Horizon 2025 En Juin 2025, Saturne repasse en bélier. Mais rappelons-le, la phase dure 7 ans et il est hors de question de se fixer sur la seule date d'entrée de Saturne dans un nouveau quadrant saisonnier. Il est plus sage d'attendre que les choses aient eu le temps de murir car tout début ou fin de phase est ambivalent, entre deux phases. Ainsi, s'il est probable qu'un signal fort soit émis assez vite, ses effets seront plus tardifs, tout comme en 1941, la Solution Finale eut lieu 4 ans après le changement de phase. Le moment fort pourrait donc plutôt se situer autour de 2027 avec une prise en compte du rôle stratégique des Juifs au niveau théologico-politique alors que la phase solsticiale tend à minimiser le dit rôle. L'on peut penser que l'Eglise est affectée par ce cycle dans son rapport à la question juive, avec un possible retournement de tendance. Pour notre part, nous pensons que certaines de nos thèses pourraient connaitre un certain écho. Il convient par ailleurs de rappeler que le communisme a souvent été associé aux Juifs Notice Wikipedia Le terme de judéo-bolchevisme existant également sous des variantes comme judéo-marxisme ou judéo-communisme est une expression politique et polémique employée dans des discours alliant antisémitisme et anticommunisme. Le concept désigné par ce terme et ses variantes, très répandu dans l'entre-deux-guerres, vise à affirmer que les Juifs sont, derrière ou parmi les bolcheviks, les maîtres d'œuvre de la prise de pouvoir par les bolcheviks en octobre 1917 et les véritables dirigeants de l'URSS ; plus largement, il les voit comme responsables du marxisme, ainsi que du mouvement communiste en général. Le mythe du « judéo-bolchevisme » se diffuse après octobre 1917, notamment sous l'influence des Russes blancs6 : il est récupéré ensuite par le nazisme et par d'autres idéologies nationalistes d'extrême droite dans différents pays. Le concept apparaît alors comme un renouvellement de la théorie du complot juif7 qui se juxtapose, sans le remplacer, au mythe du Juif comme responsable du capitalisme" Par ailleurs, nous avons montré que la phase équinoxiale correspondait à des victoires de la Gauche en France. Nous pensons que Barbault a erré en se focalisant sur la Russie, laquelle n'aura été concernée par la cyclologie astrologique que ponctuellement Le véritable sujet de l'histoire serait selon nous le peuple juif, artisan de l'équinoxialité et de la Gauche JHB 24 08 22

Jacques Halbronn Approche critique des discours sur le jeu d'échecs

Jacques Halbronn Approche critique des discours sur le jeu d'échecs Le jeu comportait quatre rois ou royaumes et se jouait à 4., d'où son nom chatrang (4) Au départ, c'est la tour qui se place à côté du roi et le fou sur les bords avant que l'on ne les permute définitivement. On peut se demander d'ailleurs, si ce qu'on appelle "roque" ne consistait à permuter la tour (appelée roque) avec le fou plutôt qu'avec le roi, ce qui expliquerait la permutation actuelle.. On peut se demander par ailleurs si le nom du fou (fol) ne vient pas de "Fil" ou "pil" (en hébre) qui veut dire éléphant, la tour étant placée sur le dos d'un éléphant, ce qui permettait d'y loger quelques guerriers. On notera qu'en Angleterre, le "fou" est appelé "bishop", évéque (episcopues), ce qui nous semble mieux convenir, au regard de la triade. On voit mal, en effet, ce que viendrait faire un "fou" dans ce contexte. Mais pourquoi est-il question d'un éléphant?Selon nous, l'éléphant et la tour ne font qu'un car l'éléphant est le véhicule de la tour, comme on peut l'observer iconographiquement Les éléphants de guerre Notice Wikipedia "La pièce d'échec appelée "fou" est appelée "bishop" (évêque) en Angleterre. Ceci provient de l'histoire du jeu d'échec : l'ancêtre" indien du jeu comprenait des éléphants qui, par la suite, ont été représentés par des défenses. Les Européens y ont vu un bonnet de bouffon ou une crosse d'évêque." Nous pensons que l'évéque a ici toute sa place à côté du cavalier, l'un représentant le clergé et l'autre la noblesse. Quand au peuple, il est incarné par les pions. Notice Wikipedia: Le roque est un déplacement spécial du roi et d'une des tours au jeu d'échecs. Le roque permet, en un seul coup, de mettre le roi à l'abri tout en centralisant une tour, ce qui permet par la même occasion de mobiliser rapidement cette dernière. Il s'agit du seul coup légal permettant de déplacer deux pièces, sans respecter le déplacement classique du roi et de la tour de surcroît Le mot « roque » vient du mot persan pour char, l'ancien nom de la tour, « roukh » (رخ), également à l'origine du nom anglais de la tour, « rook »." Ainsi, la tour peut- êlle être désignée par "roque" mais aussi par "fil", l'éléphant, qui la porté sur son dos. Quant au "Fou", il correspond à l'évêque lequel pouvait se permuter avec la tour (et non avec le Roi), il a pris le nom de Fil, en l'empruntant à la tour, ce qui a donné le Fol! (cf https://www.pousseurdebois.fr › nom-des-pieces-aux-ec...) On note bien des explications fantaisistes pour expliquer le passage du fou à l'éveque alors qu'il est clair que c'est bien l'éveque qui était en place au départ pour représenter un des trois ordres, aux cotés de la noblesse (cavaliers) et du peuple.(pions) Bibliographie Raymond Keene, . Histoire dy jeu d 'échecs. Ed Pahaidon 1990 Constanec Pitoeff. Tchatouranga ou la merveilleuse histoire du jeu d'échecs G.P. Rouge et Or 1980 Abdelazzis Aouni Le jeu d'échecs. HIstoire et spiritualité Ed Edilivre 2018 Jacyes Bernard SOcio-anthropolofie des joueurs d'échecxs L'Harmattn 2005 Jacques de Cessole Le noble jeu des échecs. Gallimard 1997 JHB 28 08 22

Jacques Habronn L'astrologue est un accoucheur qui annonce la fin, le ...

dimanche 28 août 2022

jacques Halbronn Pour une (re)définition de l'astrologie et de l'astrologues . A propos de la Bible.

Jacques Halbronn Pour une (re)définition de l'astrologie et de l'astrologue. A propos de la Bible Il importe de préciser ce que l'on doit entendre par "astrologue" et "astrologie" sans qu'il soit absolument nécessaire que ces termes apparaissent formellement d'autant que parfois, l'on trouve mentionnés ces termes à mauvais escient dans certaines traductions C'est ainsi que dans le Pentateuque, Deutéronome XVIII, on serait censé trouver une interdiction de l'astrologie à partir de telle expression pouvant viser l'astrologie. (.https://www.gotquestions.org/Francais/Bible-astrologie.html et https) Mais d'autres passages sont mentionnés dans la même intention (//www.bibleinfo.com/fr/topics/astrologie) י לֹא-יִמָּצֵא בְךָ, מַעֲבִיר בְּנוֹ-וּבִתּוֹ בָּאֵשׁ, קֹסֵם קְסָמִים, מְעוֹנֵן וּמְנַחֵשׁ וּמְכַשֵּׁף. 10 Qu'il ne se trouve personne, chez toi, qui fasse passer par le feu son fils ou sa fille; qui pratique des enchantements, qui s'adonne aux augures, à la divination, à la magie; יא וְחֹבֵר, חָבֶר; וְשֹׁאֵל אוֹב וְיִדְּעֹנִי, וְדֹרֵשׁ אֶל-הַמֵּתִים. 11 qui emploie des charmes, qui ait recours aux évocations ou aux sortilèges ou qui interroge les morts. (Deutéro) Isaïe XLVII יב עִמְדִי-נָא בַחֲבָרַיִךְ וּבְרֹב כְּשָׁפַיִךְ, בַּאֲשֶׁר יָגַעַתְּ מִנְּעוּרָיִךְ; אוּלַי תּוּכְלִי הוֹעִיל, אוּלַי תַּעֲרוֹצִי. 12 Relève-toi donc au moyen de tes sortilèges et de tes nombreuses magies auxquelles tu as consacré tes forces depuis ta jeunesse; peut-être réussiras-tu à en tirer profit, peut-être recouvreras-tu ta puissance. יג יַעַמְדוּ-נָא וְיוֹשִׁיעֻךְ הברו (הֹבְרֵי) שָׁמַיִם, הַחֹזִים בַּכּוֹכָבִים, מוֹדִעִים לֶחֳדָשִׁים, מֵאֲשֶׁר יָבֹאוּ עָלָיִךְ. 13 ; qu'ils se lèvent donc et te sauvent, ces contemplateurs du ciel qui observent les étoiles, qui pronostiquent à chaque lunaison ce qui doit t'arriver. Et pourtant, l'astrologie nous frappe par sa présence implicite dans les deux volets de la Bible (cf notre ouvrage Le Monde Juif et l'astrologie. Histoire d'un vieux couple, Milan, Arché, 1985) On commencera par le premier verset du Livre de la Genése; א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ. 1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. Pour nous, cet acte démontre que le sort de l'Humanité passe par les astres qui entourent la Terre. Il convient d'ailleurs de préciser que Dieu (Elohim) n'est pas la créateur de l'Univers mais plus modestesment cleui qui a (re=façonné notre petit monde terrestre, intrduisant ainsi une création au sein de la Création. Le Sefer Yetsira (Livre de la Création, de la Formation) énumére les planétes et ce ne sont que celles de notre systéme solaire..(cf notice Wikipedia) Ce ne sont pas quelques passages qui ont pu d'ailleurs être ajouté et aussi bien le Deutéronome que le Deutéro Isaïe sont considérés comme additionnels qui sont susceptibles de changer cela. Passons à présent au personnage de Jésus dont il importe de préciser le statut et la mission et soulignons - comme nous l'avons montré dans notre Monde Juif et l'Astrologie (op.cit) que toute une exégése astrologique s'est greffée sur divers éléments de la littérature judaique (Barayta, Talmud etc) Ce serait donc le rôle du commentaire que de faire apparaitre l'arrière plan astrologique de certains textes. La question fondamentale qui se pose à propos de Jésus est de déterminer s'il était celui qui déterminait une attente ou celui qui y mettait fin, ce que nous comprenons dans la formule "je suis venu accomplir la loi". Mathieu V, 17 Nolite putare quoniam veni solvere legem aut prophetas non veni solvere sed adimplere Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. Jésus s'appuie sur les prophétes et donc il n'est pas lui même prophéte. Et selon nous, celui qui vient compléter le travail du prophéte, c'est l'astrologue. L'un formule une attente, l'autre lui confère une temporalité. Les deux personnages sont indissociables. D'ailleurs Jésus ne se prive pas de se référer aux prophéties sans lesquelles sa tâche ne ferait pas sens. Le prophéte séme, l'astrologue récolte et avec Jésus le temps de la moisson serait enfin advenu , En fait, si cette analyse n'avait pas été, à notre connaissance, délivrée, c'est parce que l'image de l'astrologie a été brouillée y compris, comme nous l'avons montré ailleurs, le mode d'emploi dont elle dispose, dès lors qu'elle ne distingue guère de nos jours les "significateurs" liés à l'attente et les "prometteurs" qui structurent celle-ci. Nous vivons d'ailleurs actuellement dans un temps où les significateurs sont légion mais où les prometteurs restent bien abstraits dans l'esprit des gens, en une sorte d'intemporalité, même si la coutume des constitutions '(Ve République etc) entend jouer un tel rôle structurant, sans en avoir les moyens en établissant un temps fictif et factice. Certes, comme on a lu plus haut dans le Deutéro Isaie il est dit "qu'ils se lèvent donc et te sauvent, ces contemplateurs du ciel qui observent les étoiles, qui pronostiquent à chaque lunaison ce qui doit t'arriver". Mais l'on sait que ces chapitres ajoutés doivent être regardés avec précaution et qu'en permanence, il importe de savoir à qui tel passage s'adresse à l'instar du fameux "Ecoute Israel". JHB 28 08 22

jacques Halbronn Café philo Mcdo avec René Louis et Jean Paul . Jésu...

jacques Halbronn Café Philo Mcdo avec René Louis et Jean Paul L...

samedi 27 août 2022

Jacques Halbronn Prophétisme et Astrologie. Réplique à Sylvain Piron

Jacques Halbronn Prophétisme et Astrologie Réplique à Sylvain Piron A l’occasion de la lecture d’un assez long texte de Sylvain Piron, directeur d’études à l’EHESS, « La parole prophétique », paru en 2014 (in collectif » Le pouvoir des mots au Moyen Age », Ed Brepols), nous revenons sur notre travail de thèse d’Etat, « Le texte prophétique en France. Formation et fortune 1999 Presses Universitaires du Septentrion, sous la direction de Jean Céard), et sur notre post doctorat consacré à la critique du corpus nostradamique (EPHE Ve section, 2007) sans parler de notre thèse « médiéviste », le « Monde Juif et l’Astrologie. Histoire d’un vieux couple, » Milan, Arché, 1985, thèse 1979 sous la direction de Georges Vajda, EPHE Ve section) , triptyque universitaire que ce chercheur ne semble pas avoir connu à l’époque de la rédaction de son étude. Pourtant en 2003, Isabelle Rousseau- Jacob nous cite à différentes reprises (notamment pour notre contribution en 1997 aux Journées Verddun Saulnier » Les prophéties et la ligue », dans « L’ESCHATOLOGIE ROYALE DE TRADITION JOACHIMITE DANS LA COURONNE D’ARAGON (XIIIe-XVe SIÈCLE ») Étude et édition de textes prophétiques (Open Edition Books) En 2000 était parue notre étude « Le texte prophétique. Discours de la méthode » sur Babel, Revue de littérature française générale et comparée / n°4, pas davantage signalée par M. Piron. (dont les notes en bas de page sont pourtant copieuses, pouvant donner l’impression d’une certaine exhaustivité) alors qu’indiquée en premier sur Google, à partir du mot « prophétique ».. Nous montrerons aussi l’interaction entre Astrologie et prophétisme, au prisme de nos dernières productions épistémologiques, en précisant que l’Astrologie ( à laquelle Pirib fait référénce en citant notamment J. P. Boudet (p. 257) est un domaine de recherche qui va bien au delà des pratiques actuelles en vigueur, l’interdisciplinarité exigeant d’être au fait des derniers développements dans chaque discipline. Rappelons que nous avons produit nombre de travaux en Histoire de l’Astrologie parallélement à notre exploration du prophétisme (« La pensée astrologique » en préambule à l’Etrange Histoire de l’Astrologie (avec Serge Hutin). Ed Artefact, 1986). En tout état de cause, ignorer ce qui a été produit auparavant et notamment récemment , c’est prendre le risque d’une accusation de plagiat, d’indélicatesse et en tout cas de négligence. Nous aborderons donc le texte de Piron « La parole prophétique »(pp. 235-286) dans cette perspective critique. en notant d »entrée de jeu l’usage du singulier « la parole prophétique » – ce qui fait écho de facto à notre propre singulier « le texte prophétique » dont Piron s’efforce de se justifier dès les premières lignes. Citons des passages du texte introductif de Sylvain Piron: I « La profération d’un oracle est assurément un acte de langage qui sort de l’ordinaire (…)Pour s’en tenir à l’élément le plus simple, elle crée une attente. Au sens strict, ce n’est pas la parole énoncée mais l’attente qu’elle provoque qui peut être qualifiée d’efficace. Qu’elle soit de l’ordre de l’espoir ou de la crainte, cette attente, c’est à dire la tension créée entre une situation présente et un état futur attendu est susceptible de provoquer une modification parfois radicale des comportements « II »Le prophétisme se trouve en concurrence avec les multiples techniques de divination en usage au Moyen Age central. A partir du milieu du XIVe siècle, les croisements entre prophéties et astrologie se font plus fréquents. Il faut pourtant bien distinguer les ressorts de ces deux disciplines. Le prophétisme qui ne porte que sur des événements contingents et non des régularités, ne peut avoir par définition aucune prétention scientifique (..) La suspicion dans laquelle sont parfois tenus les écrits prophétiques tient précisément au caractère individuel de l’inspiration divine dont ils se réclament, qui pose également la question de leur articulation au canon des écrits bibliques, authentifiés par l’institution ecclésiale. Mais cette suspicion n’est souvent que l’envers d’une fascination pour des documents dont la véridicité ne pourra être éprouvée, par définition, que par le cours des événements à venir et qui conservent entretemps une puissance de vérité inéliminable ». Quelques observations, donc: on ne saurait, en aucune façon, réduire le prophétisme médiéval à des références bibliques comme l’affirme ici Sylvain Piron., il faut parler d’un néo-prophétisme dont Piron n’a apparemment pas pris toute la mesure et cela vaut, entre autres, pour un Pierre d’Ailly. nourri d’astrologie- comme le note d’ailleurs notre auteur – et cela déborde largement sur les siècles suivants avec un Nostradamus.(cf notammen notre étude parue en 2013 dans la. Revue Française d’Histoire du Livre. 2013, Nº. 134 – .. « De la Pronosticatio de Lichtenberger au Mirabilis Liber parisien « ·.Pas non plus de nécessité de quelque inspiration divine. (cf le Colloque postérieur,) En revanche on ne peut qu’apprécier l’usage par l’auteur du mot « attente » , dont il n’exploite malheureusement pas toute la problématique mais il n’est certainement pas le seul dans ce cas. Que dire en effet du rapport Prophétie/Astrologie abordé au début du texte de notre auteur lequel nous invite à effectuer des distinctions, l’astrologie étant, selon Sylvain Piron, susceptible de revendiquer un substrat « scientifique » à la différence du prophétisme. Quelle est donc la complémentarité entre Astrologie et prophétisme? Il ne semble pas que notre auteur réponde explicitement à un tel questionnement pourtant essentiel qu’il ne fait qu’évoquer. Pour approfondir cette dialectique, nous dirons que la « parole prophétique » est l’expression, en effet, d’une attente laquelle est vouée à être reportée, parfois sur des siècles sinon davantage, par toutes sortes de procédés et d’exégéses. Le terme ‘accomplissement » mise en avant dans les Evangiles répond à la dite attente (espoir, crainte). Mais est il vraiment si simple de distinguer les deux termes souvent allégrement amalgamés? Car quid de celui qui annonce que le temps est venu de l’accomplissement de la prophétie, n’est il pas voué à être également qualifié de prophéte? Or, suivant en ce sens Piron, l’origine d’une prophétie peut être tout fait à rechercher bien en amont de toute déclaration sur son avénement. En tout état de cause, l’annonce de l’accomplissement renvoie à un futur, même s’il est annoncé comme proche et peut d’ailleurs être recyclé indéfiniment pour de nouvelles échéances, avec la notion de « Retour » dans le cas de Jésus, par exemple.(parousie)..Il semble que l’astrologie ait précisément vocation à préciser la fin de l’attente avec les moyens qui sont les siens. C’est ce qui distingue le « prometteur » et le « significateur ». Le prometteur est un astre en mouvement tandis que le significateur est dans l’attente. Le prometteur annonce, avec quelque forme de certitude « scientifique » un changement, un tournant et le significateur est censé en fournir le contenu. (cf notre brochure satirique « L’astrologue et son client. Les ficelles du métier », 1995) . Il convient en effet, de préciser la distribution des rôles impartis à la prophétie en tant que marqueur d’attente et l’astrologie en tant que passage au stade de l’accomplissement. En ce sens, le prophétique ne reléverait aucunement des astres ni l’astrologie du prophétique. Il y aurait une nette division/séparation des tâches si ce n’est, comme on l’a dit, que l’échec de l’astrologie -du à son dysfonctionnement – viendrait alimenter le prophétique, comme nous l’avons démontré tout au long de notre ‘Texte prophétique en France ». E JHB 27 08 22

jeudi 25 août 2022

Jacques Halbronn La dialectique prophétique: le significateur et le prometteur

jacques Halbronn La dialectique prophétique: le significateur et le prometteur. La mise en évidence d'une dynamique prometteur-significateur en astrologie va nous permettre de mieux comprendre les véritables enjeux du prophétisme mais aussi ceux de la consultation astrologique.. Dans tous les cas de figure, le devin, le prophéte, l'astrologue se trouvent confrontés à une attente, un peu à la façon de la Belle Au Bois Dormant (cf notre brochure, L'astrologue face à son client. Les ficelles du métier (disponible aussi en traduction anglaise). Le "voyant" est attendu "comme le Messie" et sans cette attente, son rôle ne fait guère sens. Or, en soi, cette attente ne reléve pas stricto sensu de l'astrologie, c'est un apport en quelque sorte extérieur, de caractère existentiel. Quand Jésus, dans le Nouveau Testament se présente, il se référe à un certain passé, à des prophéties en cours dont il n'est pas l'auteur mais qu'il se donne pour mission de réaliser, de faire passer de la puissance à l'acte, mettant ainsi un terme à une attent, à une impatience plus ou moins ancienne, qu'il va exploiter. Autrement dit, il convient de se demander si le prophéte est celui qui annonce ou celui qui accomplit, d'où une certaine ambiguité, est il significateur ou prometteur? On retrouve une telle ambivalence dans la problématique astrologique où nous avons montré que les notions de significateur et de prometteur sont parfois inversées! En fait, le prometteur qui échoue à réaliser ce qui était en puissance chez le significateur, ne fera qu'enrichir le significateur (cf sur le recyclage des prophétie, notre thèse d'Etat Le texte prophétique en France. Formation et fortune, 1999) On peur même envisager que le prometteur s'invente un significateur pour se constituer une légitimité. C'est parce qu'il est attendu que le prometteur fait sens.cf Sylvain Piron. "La parole prophétique" in Le pouvoir des mots au Moyen Age Etudes réunies par Nicola Bériou, Jean Patrice Boudet, Iréne Rosier-Catach, Brepols 2014, texte qui ne signale pas notre thèse d'Etat Le texte prophétique en France. Formation et fortune, 1999) JHB 11. 08 22

jacques halbronn Réflexions sur le caractère prométhéen de la Bible

Jacques Halbronn Réflexions sur le caractère prométhéen de la Bible On a parfois un peu de mal à imaginer que les lecteurs d'un tel corpus ne prennent pas assez vite conscience de l'existence de certains contradictions et autres incompatibilités. Le rôle des commentaires, de l'exégèse, ne serait - il pas justement de masquer un tel désordre que nous avions observé à propos du "corpus" Nostradamus? Nous avions déjà relevé la confusion entre ce qui concerne la maison d'Israel et celle de Judah -et rappelons que Jésus déclare être venu pour les "brebis perdues de la maison d'Israel", ce qui en fait le Messie des populations du Nord (Samarie, Galilée). Apparemment, les Juifs qui invoquent le nom d'Israel dans leur "Ecoute Israel" n'ont pas connaissance du contexte historique dans lequel leur "corpus" s'est constitué. Et d'ailleurs, l'usage ne s'est-il pas imposé de rendre synonymiques les termes 'peuple juif" et Israel. Nous même, dans notre étude, déjà ancienne, de certains passage du Talmud avions abordé sans état d'âme la formule "Ein mazal leIsrael" (Traité Shabbat) comme visant la relation des Juifs aux astres. On se perd en conjectures quant aux raisons d'une telle confusion et de sa perpétuation à travers les âges. Cela dit, le "Nouveau Testament "n'est pas davantage épargné au prisme d'un tel phénoméne. Comme nous l'avons montré récemment, deux camps sont ici en présence et cohabitent: le camp des adeptes d'un Dieu créateur du Ciel et de la Terre ( Genése, ch. 1) et le camp des adeptes d'un chef capable de rassembler autour de lui en vue de la construction de son Eglise.(épisode avec Pierre). Dans un cas, on célébre un acte déjà bien ancien (d'où la formule d'Ancien Testament) alors que dans l'autre, l'on se projette vers un horizon à investir ( Nouveau Testament). Pour le lecteur lambda de la Bible, il faut croire que l'on a affaire à un ensemble d'un seul tenant dont les décalages s'expliquent d'une façon ou d'une autre par une certaine forme d'évolution. Certes,. il est bien question de deux volets qui sont en tension l'un par rapport à l'autre mais c'est oublier les tensions au sein même des dits volets. Dans nos travaux sur la périodicité astrologique, nous avons montré que tantôt l'on accentue les différences externes, tantôt les différences internes, à tour de rôle car l'on ne saurait gérer simultanément toutes les différences à la fois. Quelles conséquences tirer de telles observations? Nous pensons que le christianisme est l'héritier spirituel du Royaume d'Israel et que cette structure est liée à une théologie radicalement différente de celle du Royaume de Judée, l'une repose sur une reconnaissance du rôle de Dieu alors que l'autre met en avant le rôle des humains à construire leur propre monde, en l'occurrence leur Eglise vouée à se substituer au peuple de Dieu. La dimension prométhéenne de Jésus est pleinement assumée et n'est nullement contradictoire avec les valeurs de l'ex Royaume d'Israel, lequel vénére des idoles tel que le Veau d'Or, en l'absence de Moîse.(Livre de l'Exode). D'ailleurs, le Livre de l'Exode n'est -il pas centré, de bout en bout, sur les "enfants d'Israel? En fait, c'est toute la Bible, en ses deux volets, qui est truffée de références à Israel, dont le nom signifie celui qui lutte avec Dieu.כִּי-שָׂרִיתָ עִם-אֱלֹהִים Gensése XXXII כט וַיֹּאמֶר, לֹא יַעֲקֹב יֵאָמֵר עוֹד שִׁמְךָ--כִּי, אִם-יִשְׂרָאֵל: כִּי-שָׂרִיתָ עִם-אֱלֹהִים וְעִם-אֲנָשִׁים, וַתּוּכָל. 29 Il reprit: "Jacob ne sera plus désormais ton nom, mais bien Israël; car tu as jouté (Sarita) contre des puissances célestes (Elohim) et humaines (Enochim) et tu es resté fort." Il nous semble donc que toute la Bible ait été formatée autour de ce personnage d'Israel qui est présenté comme celui qui a tenu tête à Elohim, ce qui nous renvoie à Prométhée voire à Lucifer. Ce Prométhée qui sera puni et supplicié comme le sera Jésus, prix à payer pour son audace. Dans les années qui précédent la naissance de Jésus, on a le personnage de Spartacus dont l'armée sera finalement vaincue par Rome : 6 000 esclaves sont crucifiés sur la Via Appia, entre Rome et Capoue. JHB 25 08 22