jeudi 8 juin 2023

Jacques halbronn Sur son décalage avec les courants judaiques, réformés, libéraux et laics actuels. Rôle de l'astrologie et du plan divin.

jacques halbronn sur son décalage avec les courants judaiques réformés, libéraux et laïcs actuels. Rôle de l’astrologie et du plan divin. Notre long cheminement, depuis 1966, nous aura conduit à fréquenter divers mouvements juifs, tant en France qu’en Israël et le plus souvent, nous éprouvâmes un certain état de frustration, de manque. Récemment, nous sommes parvenus à établir un certain diagnostic, grâce au développement d’une méthodologie critique permettant de remonter vers la sources des enseignements, ce qui nous évitait d’osciller entre l’acceptation et le rejet des structures existantes.(cf notre étude les trois échecs du judaisme contemporain). Il est certes toujours présomptueux de prétendre proposer la création d’un nouveau courant judaique mais avec l’âge, nous pensons être en mesure d’avancer et de faire avancer dans la quéte d’un ressourcement authentique. En relisant nos textes de jeunesse (cf le MIPEPJ), nous observons chez nous une certaine aptitude à éviter certains piéges à commencer par la détermination de prétendues origines ou de prétendues traditions qui auraient été conservées intactes.. C’est ainsi que nous entendons explorer des périodes antérieures, en quelque sorte préhistoriques. Nous n’adhérons pas automatiquement à l’idée d’une Terre Promise, se situant dans l’actuel Etat d’Israël pas plus d’ailleurs à l’idée que l’hébreu serait la langue d’origine des Juifs, du moins sous la forme qu’on lui connait et encore moins à une quelconque sacralisation de l’Ancien Testament (Livre de l’Exode et Psaumes entre autres) axée sur une « Sortie d’Egypte », célébrée à Pessah, au mois de Nissan. En fait, nous pensons qu’il est possible d’explorer le passé le plus éloigné par la voie du raisonnement, de la logique diachronique. C’est ainsi que nous refusons carrément le mythe des 12 tribus, en contradiction avec la sécession survenue au lendemain de la mort de Salomon. Il est claire, pour nous, que le Royaume d’Israel n’a pu se constituer que parce qu’il comprenait une population différente de celle des Judéens et vassalisée par eux. Et une grande partie de ce qu’on appelle l’Ancien Testament serait en fait l’oeuvre des tenants du dit Royaume, ce qu englobe les premiers Chrétiens, ces « brebis perdues de la Maison d’Israel » Il est temps de restructurer les relations entre Juifs et Chrétiens en signalant que l’Ancien Testament aura été antidaté pour asseoir la mission de Jésus./ Nous n’acceptons pas qu’à la synagogue, l’on récit le « Shma Israel » et que l’on présente les Dix Commandements comme l’acceptation d’un « Plan divin ». car ce texte n’a rien de transcendant, c’est une farce. Le plan divin concerne le respect d’un certain ordre cosmique et il est impensable d’en exclure l’astrologie et il ne s’agit certainement pas d’un ne tueras/voleras point qui s’adresse aux gens du Royaume d’Israel. Ce Plan divin englobe également le respect d’une grammaire instaurant un ordre social, politique, avec notamment le respect des dialectique du singulier et du pluriel comme du masculin et du féminin. Or, force est de constater qu’à un certain stade, les codes de lecture de l’hébreu ont été corrompus et le pire, c’est que nous nous référons à « Dieu » en usant d’une grammaire devenue incohérente, confondant notamment le masculin et le féminin comme dans la formule « Baroukh Ata Adonay »,-Béni sois tu Dieu », où baroukh reléve du masculin et Ata du féminin! Comment la renaissance de l’hébreu n’est-elle pas parvenue à corriger de telles aberrations qui se sont perpétuées dans tous les courants actuels. Piètres réformateurs qui n’ont toujours pas été capables de « tikoun » , de corriger les textes! Il nous apparait que la condition diasporique convient mieux à la présence juive au monde et il s’en est fallu de peu que le sionisme n’accouche de l’élimination des Juifs de la surface du globe, les Arabes ayant eu l’intention de parachever la Solution Finale, lors de la création de l’Etat d’Israel. La notion de « concentration » sonne sinistrement dans la mémoire juive. Il n’a jamais été qiestion, dans le plan divin, de faire de ‘Humanité dans son ensemble le « peuple de Dieu » pas plus que le personnage d’Adam n’est censé incarner la dite Humanité; comme le proposent les traductions d’un texte qui de toute façon est éminemment suspect, puisque déterminé par l »idéologie du Royaume d’Israel (surnom de Jacob). Nous parlons ici d’un israélo-christianisme se substituant à un judaisme authentique. Le Shema Israel s’adresse d’ailleurs à cette mouvance – ce sont les Prophétes qui interpellaient ainsi les gens d’Israel. En ce sens, ce Shema Israel c’est la mise en garde non pas des Juifs mais des Chrétiens, ce « nouvel Israel » (cf L’Église, encore « Nouvel Israël » ? par Marie Vidal, Dans Pardès 2005/1 (N° 38), pages 213 à 224) dont on retrouve la trace jusque dans le Talmud (Ein Mazal le Israel).En ce sens, il est bon que dans les synagogues, des Chrétiens soient présents pour recevoir une telle mise en garde qui les concerne, eux! Ce serait donc autour d’une telle plateforme que nous proposons une rencontre avec les tenants du « Judaisme en mouvement » qui réunit plusieurs courants se démarquant de l’orthodoxie/orthopraxie mais il nous semble éminemment souhaitable de convier également les tenants du « judaisme laïc » -ayant fréquenté ces deux lignes, tour à tour. En effet, l’idée de Dieu que nous préconisons ici n’a rien de commun avec celle du Christianisme, lequel aura impacté le judaisme au cours des siècles. Nous parlons en effet d’un plan divin, ce qui ne signifie aucunement que l’on ait à s’adresser à quelque Dieu mais à reconnaitre ce que nous devons à un Créateur non pas de l’univers mais plus humblement de notre monde terrestre, englobant tant notre Terre que le Ciel qui l’entoure; Car c’est ainsi que nous comprenons le premier verset de la Genése, le Ciel ne renvoyant ici aucunement à la totalité de l’Univers mais à notre seul Systéme Solaire. JHB 08 06 23 JHB 08 06 23

Jacques Halbronn judausme. Le temps du MIPEPJ (1966-69) Correspondance avec sa soeur cadette Vers un troisiéme temps réformateur

jacques Halbronn Judaisme . le temps du MIPEPJ (1966-69) Correspondance avec sa soeur cadette. Vers un troisiéme temps réformateur. A la veille de la Guerre des Six Jours, en 1966, nous avions déjà engagé un certain processus qui n'allait que se trouver enteriné alors. Cela donné lieu à la création du Mouvement International pour l'Epanouissement du Peuple Juif, dont nous fimes la promotion grâce à une ronéo sur laquelle nous avions imprimé un "Manifeste". En 1978, ce fut le lancement du Cercle d'Etude et de Recherche sur l'Identité Juive dont la devise était "ne nous soumettons pas aux modéles dominants que sont le sionisme et le religieux, à savoir deux espaces spécifiques dont on a pu observer qu'ils étaient la cible d'un certain antisémitisme: Israel, les synagogues. Actuellement, c'est un temps de synthèse, qui passe par une exigence réformatrice et non par une mise à distance. Ci dessous, une plongée dans le premier temps (cf notre texte Le triple échec du judaisme contemporaine, 2023). Le second temps est accessible par la lecture des Cahiers du CERIJ (dépôt à la Bibliothèque de l'Alliance Israélite Universelle) Écrits de 1966 : « J’annonce le destin des Juifs (.) Le Juif est une puissance qui existe avant toute existence. Il n’est pas façonné par l’Histoire, c’est l’Histoire qui -construite par lui- est à présent mûre pour lui/ » « La solution finale. Qui sait, qui a dit, qui peut résoudre le problème de la présence des Juifs en ce monde ? Il ne fait aucun doute que le simple rassemblement d’une partie des Juifs en un seul point du globe, même si ce point est la terre qu’ils n’ont jamais abandonnée ne résout pas la question juive. Il ne fait aucun doute que l’antisémitisme n’a pas vécu, n’est pas anéanti même s’il a changé de voix et de héraut. Et comment n’y aurait-il pas une transformation de l’antisémitisme s’il y a une transformation de l’histoire, de la situation des Juifs ? Chacun sait que si les Juifs disparaissaient ou refusaient de travailler, l’humanité s’arrêterait, n’avancerait plus (.) Juifs du monde entier, adhérez au Mouvement International pour l’Épanouissement du peuple juif qui s’est donné pour mission de rendre les Juifs dignes d’Israël et Israël digne des Juifs « Le peuple juif a déjà renoncé à sa conviction millénaire. Il a suffi qu’une partie des Juifs se rassemblent et n’agissent pas miraculeusement/ Il est habituel à présent de considérer la question juive comme historique et tout à fait élucidée. Les Juifs, dans et hors d’Israël, se persuadent qu’avec la fin de leurs croyances surgira la fin de leurs maux. ‘(…) ils devront se regrouper et vivre d’une manière que seuls ils pourront souhaiter. Un Juif qui vit comme un non Juif se rogne les ailes et se perd. Qu’est-ce qu’y Juif ? Un Juif n’est ni l’adepte d’une religion, ni l’homme fortuit d’une nation/ Être Juif n’est pas un choix, c’est une différence avec la charge qu’elle exige d’assumer/ Un Juif est le descendant d’un peuple qui fut- de toute éternité – distinct. En face de lui est le non Juif. Ils se sentent -et cela est normal- étrangers l’un à l’autre. Ils en souffrent parfois et refusent cette évidence. Car on n’accepte pas ce qu’on ne comprend pas. La religion juive et l’antisémitisme sont les symboles de cette scission constante. La religion juive ne fait que représenter des convictions antérieures à elle-même, elle n’a pas créé le Juif. Elle n’est née et n’a été adoptée que parce que le Juif ressentait sa différence par rapport aux hommes qui l’entourent, qui semblaient être ses pareils le Juif sublimait sa certitude en la supériorité de son destin. Le vrai Juif est la religion elle-même, il n’a pas besoin d’elle. L’antisémitisme est le sentiment des non Juifs de leur différence à l’égard des Juifs et il s’est manifesté de manières diverses Le peuple juif. Mes idées lorsqu’on aura besoin d’elles et tant qu’on aura besoin d’elles. Il apparaît que ce qui distingue le peuple juif des autres peuples est que le lien est plus puissant entre le Juif qui naît et son peuple que pour tout autre peuple. Extrait « Israël apparaissait à David comme la seule issue : former un peuple de génies, les Juifs Un chef Les Juifs se trouvent dans une situation exceptionnelle, celle où un chef est nécessaire/ (…) Cela demande de sa ^part une aptitude à percevoir tout ce que ce peuple Juif a de profond, à extraire de chacun tout ce qu’il mérite de donner. Lettre aux Juifs d’Israël Ils ne doivent pas copier ce qui se passe autour d’eux. (..) Israël est-il un peuple ? Pas si on le compare avec les communautés qu’on appelle peuple. (..=) Qu’on le veuille ou non, c’est lui (le Juif) qui provoque l’antisémitisme. Par sa conscience qu’il est différent.* Genèse de ma pensée J’avais préparé un exposé (fin 65-début 66 à Assas) sur la question juive (..) et j’avais soutenu que les Juifs étaient persécutés parce qu’il y avait en eux des caractères qui faisaient qu’ils devaient l’être, (…) Cette analyse était confirmée par mes analyses du souffre-douleur. (…) L’antisémite ne créait point de Juifs, il en était la conséquence. Les Juifs ont toujours eu conscience de la différence. Différence qui n’était pas simplement celle de l’étranger. Différence mal déterminée, mise sur le compte de la religion, attitude encouragée en cela par une volonté de la part des non juifs d’apporter de même une raison à leur hostilité confuse. 05. 02. 66 Lettre à un éditeur « Les Juifs ont un passé qui progressivement les a rendus des « génies ». Les Juifs ne sont pas des hommes. L’Etat d’Israël peut devenir l’état le plus puissant du monde. L’antisémitisme et le racisme apparaissent fondamentalement différents. Opposés. L’antisémitisme est la conséquence de la mentalité juive. Le racisme est la conséquence de la mentalité blanche. Les peuples persécutés au nom d racisme n’ont pas acquis les facultés des Juifs. Il faut séparer fortement mentalité et capacités cérébrales. Les facultés des Juifs ne sont pas dues à l’antisémitisme mais à la dispersion. Elles ne disparaîtront donc qu’avec la dispersion. Qu’avec l’imitation par Israël des autres États classiques. (..) Même si l’antisémitisme persiste. Le peuple juif doit apprendre à savoir ce qu’il peut attendre de lui-même. On peut comprendre la nature du peuple juif à trois niveaux différents. Soit le peuple juif n’est pas peuple, soit il n’est que Peuple, soit il est le Peuple. Certains considèrent le peuple juif comme une réalité artificielle et produite par une société malade : si cette société guérit, le Juif disparaît. Certains se veulent à croire que le Peuple Juif est un peuple comme les autre et qui va, à présent qu’il en a la possibilité, être accepté au sein des nations. Enfin, certains mettent le Peuple juif à part, peuple élu, qui sera le guide des hommes parce que Dieu lui a fixé cette mission. Ces trois conceptions sont à la fois exactes et incomplètes. Il est exact que le Juif a développé des traits, à certaines époques, en certains endroits, qui sont ceux d’un persécuté, d’un souffre-douleur. L’exemple des camps de concentration nous montre, à l’extrême, ce qu’un homme peut devenir (.) Il est exact que le Juif peut se comporter, à certaines époques, pendant un certain temps, comme tout être, quel qu’il soit sans qu’aucune différence ne soit perceptible. L’exemple de l’Etat d’Israël aujourd’hui nous le montre de même que (..) sous David ou Salomon. Il est exact que le Juif a exercé sur les hommes une énorme influence, dans tous les domaines et surtout par sa religion qui est le fondement d’un grand nombre de civilisations. Mais ces trois conceptions sont incomplètes, elles ne sont pas suffisamment approfondies. Il existe un autre conflit lorsque l’on tente de définir le peuple juif. Le juif est-il une réalité historique ou une réalité physique ? Les trois conceptions signalées considèrent le peuple juif comme réalité historique, soit causée par l’antisémitisme, soit, comme tout peuple, par les événements qui parcourent son histoire, soit comme tribu sémitique transcendée et choisie par Dieu. Or, il est possible de considérer que le Juif est une réalité physique. Le Peuple Juif existe avant son Histoire, est cause et non produit de son Histoire. Il n’est pas plus absurde d’affirmer qu’un peuple normal devient différent sous quelque influence que cela soit que de penser que s’il est différent, c’est qu’il a toujours été différent, sinon consciemment, du moins physiquement. Expliquer par la force de l’habitude l’évolution historique n’est pas plus raisonnable que la supposition selon laquelle le Peuple Juif n’a fait que réagir ou fait réagir par sa nature différente et qu’il n’est resté fidèle à sa religion que parce que cette religion était l’expression de lui-même. Oxford le 25 08 66 "Le Dieu juif n'est pas le dieu Chrétien" Chère sœur Il reste que je crois que j'aime les Juifs et qu'ils m'aiment et me respectent. Je ne te cacherai point que c'est en Israël que je désire passer mes jours car j'ai foi en la valeur et en l'avenir du peuple juif. Quant à Dieu, il me faut tout de suite te rappeler que le Dieu juif n'est pas le Dieu chrétien et que je ne suis athée que pour le Dieu chrétien? Malheureusement, vivant dans une société chrétienne, le véritable esprit de notre peuple et de notre religion s'est effacé et nous avons oublié qui nous étions. Le Dieu Juif est le Dieu des Juifs; celui qui protège et conduit le peuple juif par l'intermédiaire du Messie. Ce n'est point un Dieu cosmopolite, pour tout le monde, c'est le Dieu du peuple juif, du peuple Juif réuni à nouveau et qui mènera un jour le peuple juif au-dessus des autres. (....) Je sens que le renouveau du peuple Juif est proche. Ralliez mon panache blanc! Chaque Juif est grand, non par son intelligence, mais par sa conscience de peuple, son socialisme et son acceptation d'obéir à celui en qui il croit. (...) Je pense que je ne me marierai pas, mes enfants seront le peuple Juif, la vanité du père, quand on y pense, est profondément ridicule. Chaque Juif est grand, qui suit son chef. Décembre 66 Mon peuple d’Israël, je suis fou de ne pas aller vers toi. Je suis faible. Et pourtant, je vois en moi une force énorme. (…) Que serai-je en Israël ? On ne m’attend pas. Seul ? Non mais mieux qu’en France ? (.) Mes parents ne m’en empêcheraient pas. Mais je hais l’anonymat. (…) Mon peuple d’Israël, je serai dans ton sein avant que l’Hiver ne repasse deux fois » 11 mars 1967 La Bulgare Oh ; tu es français. Oui. J’aime beaucoup la France. Est-ce que je parle bien français ? Oui. J’ai Lu beaucoup de livres sur la France. Louis XIV. Montjoie. Saint Denis. C’est cela. Bretagne, Corse, Normandie, Bavière. Non. Non ? Provence, Savoie. C’est cela. Tu connais la Bulgarie ? Non, je ne connais pas du tout la Bulgarie, ni les Bulgares. Tu es dépaysé ? Pas tellement. Tu sais, je suis de ton côté, d’Orient, moi aussi. Pas français. Juif A ma sœur « Roch » « Tant qu’Israël ne sera pas en mesure de guider le monde, Israël attentivement recevra les leçons de ceux qui lui sont nécessaires. Tant que le MIPEPJ n’atteindra pas une ampleur internationale, il ne s’agira pas d’échafauder des entreprises hors de proportion. 30 mars 1967 «Ce journal coïncide (…) avec ma déclaration d’indépendance. / Je me suis laissé un an avant de m’installer en Israël. Un an pour construire. Je ne ressens pas de soulagement. La tension, la souffrance restent en moi. Il faut trancher la question Juillet 67 Les Israéliens ont gagné la bataille militaire. La bataille politique est au moins aussi importante. Les Juifs du monde entier doivent savoir que leur rôle dans cette dernière bataille sera décisif à court et à long terme : ils gagneront la bataille politique. Que tous les juifs qui ont tiré les leçons de l’histoire du peuple juif se rendent en Israël, permettent à Israël de conserver les territoires acquis en les occupant, en les défendant si besoin est. Ceci est l’appel à une quatrième Alyah. Fin 67 ? "peuple du Verseau" "ère des poissons" Nous inaugurons cette recherche par une tentative de définition du peuple juif en tant que Peuple du Verseau. ‘(…) Si l’on commence par l’analyse du peuple du Verseau, c’est que c’est la plus facile et la plus caractéristique. Il est aisé de distinguer, au sein des peuples et de l’histoire, le peuple le plus original, le plus différent, le plus étranger aux autres peuples (..) ce peuple est le peuple Juif. (..) Le Verseau est le signe de la double essence. Il possède l’’essence commune à chaque signe, il possède en sus un message, un excédent, qu’il doit extraire de lui-même, qui est partie de l’essence universelle et qui, en conséquence s’intègre à elle, lorsqu’elle a l’opportunité de d’exprimer. Double essence qui, au niveau du peuple, s’exprime par la dualité Peuple juif/individu juif. Non seulement, le peuple Juif possède cette continuité historique des peuples, fondée sur la tradition, la langue, le territoire, il vit en chacun de ses membres. / Double essence qui est apparue clairement pendant les 2000 ans de l’ère des poissons, période négative pour le Juif mais fort utile pour le chercheur/ Le juif possède la continuité comme le Peuple Juif possède la continuité alors que les autres peuples ne la possèdent qu’au niveau du cadre, non de l’individu. C’est ce qui sauva le peuple juif de l’anéantissement – comme ce fut le cas pour tant de peuples car l’individu juif subsistant, le peuple juif, le cadre juif, fut secouru : il est naïf de croire que ce fut le processus inverse qui se produisit, c’est-à-dire que le cadre aurait secouru l’individu : en fait il y a eu échange fécond entre les deux peuples juifs, l’un conservant une image de lui-même qui resterait valable, l’autre subsistant sans le support nécessaire du territoire « fermé » et de la langue. De même est-il absurde d’affirmer que le peuple juif est un résultat des circonstances, une création artificielle ; les lois universelles s’opposent à cette explication existentielle : rien ne naît par accident, rien ne réagit, ne résulte, il s’agit chaque fois d’une expression, de l’épanouissement d’une essence. De même qu’il serait tentant, de la part d’un Juif, après la lecture de cette analyse de déclarer que les peuples non juifs sont de faux peuples, vides de sens, créant artificiellement ceux qui naissent en son sein un éphémère et illusoire sentiment de réalité historique (…) Or l’ère des poissons est terminée, l’on entre dans l’ère du Verseau (.) Le peuple juif va-t-il se rendre compte que l’ère que depuis 2000 ans il attendait est en face de lui ? Tant d’obstacles, d’erreurs d’interprétation s’opposent à cette prise de conscience. Peur de trahir Dieu, peur de se trahir lui-même. Le peuple existe avant son histoire. Il la crée, il la modifie, il en dispose ? Si l’on s’en tient à une Interprétation superficielle de la Bible, la naissance du Peuple Juif débute par l’accord de Dieu avec Abraham ou par le don de la Torah, au mont Sinaï, D’après la logique astrologique, cette hypothèse est inacceptable car une existence dépend d’une essence et si le peuple juif a été « choisi », c’est qu’il existait auparavant. (…) Sous l’ère des Poissons, le Juif a refusé la religion de Jésus de Nazareth, cela s’est terminé par le massacre de six millions de juifs, prix à payer pour avoir le droit à la rédemption mais aussi signal d’alarme, indiquant une transformation de l’attitude du Juif dans le monde. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les Juifs ont « vécu » la religion des Poissons et s’en sont fortement imprégnés : les Juifs des camps de concentration sont morts en Chrétiens. Beaucoup de Juifs croient qu’ils ne sont Juifs que parce qu’ils ont accepté la religion juive, sans elle, le Juif n’est pas Juif. Tout d’abord plutôt que de parler de religion juive, est-il préférable d’employer le terme de religion mosaïque, religion de Moïse. Car il y a des religions juives ou plutôt des religions car l’heure est venue pour le peuple juif de redevenir universel, d’épanouir toutes les ressources de ses pouvoirs de Verseau. Le Juif est juif par son essence et c’est la partie historique et non religieuse qui l’a attaché au judaïsme. La deuxième partie a profité de la vie de la première. Le Juif doit se désaliéner, retrouver la pureté » de l’essence, prendre un bain de purification pour aborder son ère. Le Juif doit se présenter nu, accepter une conception nouvelle et plus riche de Dieu, puis qu’avec l’ère du Verseau l’homme va développer des capacités qu’il ne possédait pas sous l’ère du Bélier. Que le peuple juif ne trahisse pas Dieu par l’idolâtrie, c’est-à-dire une conception finie et limitée de Dieu. Si le peuple juif accepte la religion du Verseau, il montrera, triomphalement que son contact avec son essence et avec l’essence de Dieu ne s’était que provisoirement interrompu ! Fin 67 Qu'a dit Dieu à Abraham? Dieu dit à Abraham: tu vas engendrer un fils. Abraham répond que les astres ne le prévoient pas. Alors Dieu répond: ce fils, Isaac, que tu vas engendrer ; aucun astre ne le laissait présager, ce fils (...) n'a pas de naissance, pas d'origine, il n'aura pas non plus de mort, il sera éternel, alors que les autres peuples disparaîtront les uns après les autres car ils sont nés sous les astres et mourront lorsque le cycle de ces astres sera terminé/ Le peuple d'Israël n respecte pas les lois de la Nature (origine et fin) (...) Le peuple juif est immortel, pas le Juif. LE Juif peut être massacré, le peuple juif ne le sera jamais car il est d'une matière divine que seul Dieu peut reprendre (...) Israël est né après la "Création", il échappe au mécanisme universel. Israël est la Deuxième Création de Dieu. C'est donc un peuple jeune et c'est pourquoi il a jusqu’ici été le souffre-douleur des autres peuples, déjà arrivés. Dieu a donné la Torah au peuple juif pour l'encourager à subir les épreuves. (//) Que chaque Juif donne cette même force à son prochain que celle que Dieu a donné à Israël par la Torah. Que la carte astrale de chacun soit sa propre (petite) Torah. 'Qu'on ne voie rien de sacrilège dans cette déclaration. Non daté: Je considère que l'on peut établir à l'heure actuelle un peuple composé de génies. Car l'histoire des peuples influe sur leurs capacités physiques et intellectuelles e peuple est celui qui a subi au cours de l'Histoire un sort si particulier: Israël. Ensuite, je considère que ce peuple, on peut lui faire prendre conscience de sa nature. Israël apparaissait à David comme la seule issue : former un peuple de génies, les juifs Les autres génies avaient peu de chance d'acquérir une descendance de même nature Pour un peuple de génies signifie d'une part que je considère l'histoire comme l'œuvre des génies. d'autre part qu'un peuple doit prendre conscience de l'importance des génies en son sein et axer son action pour évite leur gâchis. Enfin, qu'il est un peuple ne comportant que des génies, c'est à dire des individus capables de créer, lorsque les circonstances sont favorables à cet effet. Israël. Manifeste du Mouvement International pour l’épanouissement du peuple juif (MIPEPJ) Extraits du Manifeste (dans la foulée/folie de la Guerre des Six Jours) (..) Au lendemain d'une grande victoire, l'erreur des Juifs serait de penser que seule la dispersion était anormale et que la réunion est l'état naturel ' (.) (..) Il n'y a pas de rupture au cours de l'Histoire juive entre avant et après l'acquisition de sa religion, il n'y a pas eu adoption. Le Juif conscient d'aujourd'hui n'accepte pas sa religion, sa Loi sous l'influence d'un prophète qui lui parla voilà trois ou quatre mille ans, pas plus que ne le fit le juif contemporain ou d'Abraham. Sa religion est partie (intégrante) de lui-même; peu importe même qu'il admette cette religion (..) elle siège au cœur de l'être (.) Mais l'étude de la religion juive débouche sur d'autres horizons encore. Il reste en effet à tirer des conséquences du contenu de cette religion*. Non seulement, les Juifs ont pensé de même façon et avec la même constance la nature de ce contenu? Ils ont défendu une conviction millénaire : les Juifs sont le peuple élu (...) sans en prendre directement conscience, ce qui renforce la prédominance du naturel sue la volonté. Non daté La nature du juif est plus profonde, plus naturelle, elle existe avant son Histoire et ne fait que se teinter légèrement des influences diverses et successives qu'elle traverse et dont elle est souvent la cause. Il n'existe pas de transmission des caractères acquis au niveau d'un peuple vrai; le Juif transmet à son fils ce qu'il a reçu de ses ancêtres : son sang fécondateur, non ses habitudes. (...) Le peuple juif est différent et supérieur aux autres peuples. Le terme Peuple en ce qui le concerne revêt un sens exclusif. Le Juif ne se sait pas Juif parce qu'il nait au sein d'un cadre qui lui impose de l'extérieur sa nature, le Juif se choisit Juif parce qu'il est intérieurement Juif. Quant aux conversions, elles n'ont point de signification par elles-mêmes : un non Juif se convertissant au judaïsme ne sera juif que si toutes les générations qui le suivent son juives, Dans ce cas, cela indiquerait que lui-même descend de Juifs ; un Juif se convertissant à une autre religion ne perd pas sa nature de Juif car celle-ci réapparaît irréductiblement dans les générations suivantes, sinon il n'était pas Juif originellement. (..) Il apparaît que le peuple Juif doit être considéré comme un peuple de génies, comme le vrai peuple ; celui dont chaque membre arrive à la conscience nationale par' son propre chemin (.) Le non Juif n'existe pas en lui-même mais s'intègre à une enveloppe appelée faussement peuple qui le colore illusoirement d'une nature superficielle et interchangeable qui, elle, justifie l'internationalisme. L'illusion tient à ce que le non -Juif possède l'avantage de la stabilité en temps de paix et qu'en temps de guerre, sa trace se perde immédiatement (quelques générations s'il doit quitter son enveloppe. Le Juif est cosmopolite parce qu'on a la possibilité de constater qu'il l'est. Seul le Juif n'est pas apte à l'internationalisme. (... ) Quant au peuple juif, sa source semble, (...) limitée au texte de l'Ancien Testament: mais les premières pages du livre ont une signification ésotérique et non historique : l'origine du peuple juif reste obscure. Dire qu'il s'agit d'une quelconque tribu sémitique est ne pas voir l'essence des faits : ce qui est différent a été différent : l'hypothèse la plus satisfaisante est que le peuple juif est un rameau indépendant de l'espèce humaine, que son origine ne doit donc point être greffée sur le tronc commun ou -si elle doit l'être- à une date extraordinairement antérieure à toute l'histoire connue de l'Humanité (...) Le Juif ne doit ni chercher à s'assimiler individuellement ou collectivement, ni être livré uniquement à lui-même. Or paradoxalement, la tendance actuelle de l’État d'Israël va dans ces deux directions à la fois. Sous l'influence des antisémites, l’État d'Israël veut montrer qu'il peut cultiver la terre, remplir toutes les fonctions de la société, (au risque) de créer un prolétariat juif gaspillant le potentiel créateur de chaque Juif ; par ailleurs, (on) veut que cet État soit composé en majorité de Juifs, ce qui le condamne à n'avoir qu'une envergure politique limitée par le nombre et par le territoire (...) Ainsi l’Etat présent d'Israël se comporte de manière incohérente au regard de son formidable patrimoine humain et ne veut voir que ce qu'il a sous les yeux et non ce qu'il pourrait construire, il tombe dans le mirage des "faits". Deux phénomènes l'obsèdent : son territoire 'historique", sa "religion". Car il craint, en ne s'agrippant pas à ces deux idées de ne plus être un État légitime. Comme si l'essence du peuple juif tenait uniquement à l'un ou à l'autre. (...) Le passé du peuple juif ne s'arrête pas à la Palestine, ni à la religion mosaïque. Il faut remonter beaucoup plus dans l'histoire. Aussi Israël n'a aucune raisons de se limiter à la Palestine ni même de se concentrer autour d'elle. Ainsi l’observateur sérieux qui revient d’un voyage en Israël revient avec une série d’énigmes, de phénomènes, de questions – fécond ou non- à investiguer ? Mais il en devrait être de même pour n’importe quel voyage ; il n’y a pas davantage de mystère juif que de mystère non juif car qui ignore l’un ignore l’autre. Ces interrogations qui sont loin de concerner uniquement la situation présente en Israël puisque ce serait se condamner à ne rien pouvoir reconsidérer sont : pourquoi les Juifs ont-ils été dispersés, pourquoi sont-ils restés dispersés ; pourquoi les Juifs ont-ils été persécutés, comment ont-ils été persécutés, pourquoi les Juifs possèdent-ils une religion originale, pourquoi l’ont-ils conservée- pourquoi existe-t-il un tel contraste entre la grandeur atteinte par certains Juifs et le sort collectif Juif : est-ce que le sionisme est capable d’apporter une solution à la situation toujours provisoire du Juif, l’installation en Israël doit-elle faire des Juifs des individus ordinaires ou du moins différents des Juifs de la Diaspora ou bien transcender les valeurs juives, comment ? Que penser des prédictions bibliques quant à l’avenir des Juifs : peut-on employer le terme peuple dans le même sens pour les Juifs et les non –Juifs ; en fin de compte, le Juif se distingue-t-il du non Juif ? S’agit-il d’une « race » ou simplement d’une « religion » ou encore d’un « état social artificiel et provisoire » ? Qu’est-ce que l’être non juif ? Pourquoi et comment a-t-on cinq millions de Juifs au moins à l’époque du Troisième Reich ? Pourquoi aurait-on massacré l’ensemble de la population juive du globe si les événements purement guerriers ne l’avaient empêché ? Quelle différence marquée par son histoire sépare le Juif de tous les êtres –hommes ou non –de cette planète ? Est-ce que le problème juif est un problème important ? On a répondu maintes fois à chacune de ces questions : on a méconnu l’être juif d’une part, on a mal répondu à chacune de ces questions d’autre part. Le grand tort des dirigeants juifs-cela englobe l’ensemble de la population israélienne au moins, comme on l’a montré- n’est pas d’avoir échoué dans leur politique mais bien plutôt d’avoir trop bien réussi dans leurs objectifs, ceux d’une politique erronée : leur grand tort est d’essayer de faire progresser les Juifs : des êtres qu’ils ne connaissent pas, Il y a constamment deux manières d’étudier les existants Juifs et les autres : l’une statique, l’autre dynamique. L’analyse dynamique non seulement complète l’analyse statique mais la détruit. Chère sœur 17 09 68 L’hébreu, voilà deux ans même, ma pensée se serait-elle penchée sur cette éventualité : apprendre l’hébreu ?. J’étais à Oxford, voilà 2 ans, je réfléchissais sur le problème du Génie. Avais-je alors l’idée que mes conclusions sur cette question me conduiraient à prendre conscience du destin du peuple juif, de mon appartenance au peuple juif, de mon destin. L’hébreu, langue qui vous est encore totalement étrangère. Imaginez-vous aisément que cette langue, je la parle, je l’entends, je l’écris, je la lis tous les jours. Cet hébreu n’est-il pas, à lui seul, un symbole d’une différence ? Israël est bien un mythe. C’est-à-dire qu’il n’y-a rien à y trouver. Sinon, à y chercher. Là existe précisément la dialectique de l’émigrant. (..) Je commence à comprendre quelle force est nécessaire pour un Français, un Européen (il y en a bien peu qui restent). Pour croire en Israël, il faut des défauts terribles : orgueil, destruction, prophétisme, mépris, entêtement, intransigeance et intolérance. (…) Comme tout révolutionnaire, j’attends la crise 22 08 68 Chère Sœur Croire au peuple juif, ce n’est pas y croire par la Bible, ce n’est pas foi. C’est intuition, c’est-à-dire conscience des profondeurs réelles du mot Juif dans le passé et dans l’avenir. (..) Je pense pouvoir faire bientôt un exposé dans une Yeshiva. J’ai rencontré en effet et convaincu des étudiants d’une Yeshiva et la semaine prochaine je dois rencontrer leur rabbin. (..) Sans les juifs, il n’y a pas d’USA. Les USA sont l’Israël d’il y a 150 ans. Bien sûr que je leur conseille de s’installer en Israël mais ce qu’il faut bien comprendre c’est que sur un plan négatif, il suffit qu’ils partent, arrêtant le progrès. Israël pourra ainsi les rattraper. 26 01 69 Jérusalem Il faut comprendre qu’il est encore plus pénible d’étudier à Jérusalem qu’en France (.) Hébreu en France et Français en Israël. 19 05 69 Je tarde de rentrer à Paris. (..) Me voici en Israël. Pourquoi suis-je parti là-bas ? J’ai bien réfléchi, je suis parti pour oublier, pour fuir. (..) Je ne suis pas parti par idéal mais par désespoir. Jérusalem, le 26 mai 69 Chère Sœur Après 14 mois (plus deux mois après la Guerre des Six Jours) d'expérience israélienne ; ma conclusion est négative ? Je ne crois pas en Israël ; je ne veux pas devenir citoyen israélien ; je ne crois pas Israël digne de représenter le Peuple Juif. Mais à part cela je continue à affirmer le peuple juif comme peuple différent et son avenir comme universel et crucial. Le Juif en Israël a son champ de vision restreint : un petit territoire , pas plus grand que l'Alsace, deux millions et demi d'habitants , une histoire qui date de moins d'un siècle, une nécessité de ne penser qu'à court terme, pas le temps de méditer, de « souffler «, un pays pauvre. Si l'on veut comprendre la différence le Juif hors d’Israël et l'Israélien, il suffit d'accepter le principe que le fait de vivre dans un univers restreint dans tous les sens du terme supprime toutes les facultés d'abstraction : l'on ne raisonne pas sur des concepts , des nombres que l'imagination ne peut saisir ; en Israël, tout est concret, limité, tangible, étroit. Donc la pensée de l’israélien n'a pas l'habitude de raisonner dans l'abstrait. Alors que le « Juif de l'Exil » est exactement à l'inverse : un mystère, un problème, une recherche, à chaque pas, le juif est frère de l'illimité : son territoire, son histoire, ses horizons, sa population. On dira : qu'est ce qui fait préférer l'illimité au limité ; qu'y a-t-il de si mauvais à avoir un cadre, une explication simple (iste) de ce qu'est un Juif (celui qui est Israélien, etc ? D'abord Israël, vu de ce point de vue est la forme la plus « efficace « de l'assimilation, Israël n'est absolument pas une alternative à l'assimilation. Au contraire ! C'est en Israël que le Juif perd sa judaïté. Le cadre est vital quant au développement des peuples et le cadre israélien détermine irréductiblement (situation politico-socio- géographique) l'avenir d’Israël. Il ne faut pas se faire d'illusions. D'ailleurs, les Israéliens sont les derniers à avoir honte de cet état de choses ; ils veulent être normaux, des 'hommes'(cf. Friedman Fin du peuple juif?) et, chose curieuse, au lieu de prendre pour modèle l'Occident, ils veulent se moquer du reste du monde (tout en étant, en réalité, totalement sous la coupe de l'Occident) ; un nouveau judaïsme est né : celui du ghetto combattant. Il est attristant de voir, ainsi, d'un côté , non pas simplement par la volonté de l'Israélien mais par la vie même qu'il est forcé de mener une assimilation qu'aucun « Juif assimilé » n'aurait osé rêver., d'un autre un nationalisme infantile qui se moque du reste du monde (Juifs compris) et qui parce qu’Israël a gagné trois guerres (48, 56, 67, n. d. l. r.) contre des Arabes incapables, se croit définitivement invincible Car il ne faut pas s'y tromper : Israël n'est pas une démocratie Pour un Français qui vit sous la « dictature gaulliste » (??) Israël est mille fois moins pluraliste, ouvert à la diversité des opinions. Si tu exprimes une opinion différente de la masse, on te demande « Qu'est-ce que tu fais en Israël ? » parce que les 99% des Israéliens font bloc et est traître celui qui n'est pas d'accord avec le gouvernement, Les causes : la sécurité (en hébreu un mot sacré BITARON) Pour un pays qui est censé favoriser l'immigration , on peut dire qu'il n'est certainement pas à la hauteur: le Juif, l'immigrant, doit s'intégrer, c'est à dire faire comme tout le monde, sentir comme tout le monde. Si tu émets une opinion, on te demande « Qu'as-tu fait à la guerre ? » (Cela ne m'est pas arrivé à moi personnellement et je ne parle pas par susceptibilité) On se croirait au fin fond du Brésil ou de l'Australie : pour être dans la tribu, il faut montrer son courage et sa force physique ! Une raison essentielle de ce comportement avoué est l'Armée. Si le commandant dit ceci ou cela, on ne discute pas, on obéit Les Juifs d’Israël croient aux décorations et moins à la pensée, plus aux coups de poing ou de feu et moins à la discussion Ils disent : pas de paix sans dialogue direct avec les Arabes. Mais le problème est bien plus profond ; avec la paix, l'Israélien est égaré, il ne sait plus quoi faire comme le soldat américain après la deuxième guerre mondiale Si Israël savait ce que la guerre lui coûte en temps, en énergie, il serait bien plus pressé à obtenir la paix à tout prix qu'il ne l'est. Le malheur est que l’israélien sent intérieurement que son héroïsme, en cas de paix, serait bien maigre Imaginons, Agnès, à Paris quelqu'un exprimant une opinion contraire au gouvernement et à qui l'on répondrait « Si tu n'es pas content va autre part ! Nous sommes en France, trop démocratiques d'instinct pour imaginer cela sauf chez le paysan auvergnat et encore. Or Israël est censé être le centre du Peuple juif. Je le dis franchement : Israël n'est pas à la hauteur et ne le sera jamais. Car, à présent, venons-en à la définition du peuple juif. C'est un peuple différent, qui peut vivre sans cadre, sans image stéréotypée de lui-même, c'est un peuple libre, créateur (j'analyserai le problème un autre jour) Or, lui donner un idéal de goye : un bon petit coin bien tranquille, bien petit bourgeois comme tout le monde, pour être bien normal, c'est une trahison Chaque peuple a ses faiblesses, ses limites, de même le peuple Juif. On ne peut tout avoir sinon on ne récolte qu'une médiocrité générale. Le peuple juif est un peuple de penseurs, d'intellectuels, il en paie le prix, il dépend des autres comme les autres dépendent de lui. Ce n'est pas parce que Hitler a fait tuer six millions de juifs que les Juifs doivent avoir peur et chercher à acquérir des qualités qui ne sont pas les leurs : il y a des prix qu'il faut accepter de payer ; C'est comme si, moi, je ne passais jamais mes examens à cause de mes intérêts pour l'astrologie et que je me disais : allez, soyons raisonnable ! L'échec est un ennemi, non pas par le mal qu'il nous fait mais par la réaction qu'il provoque. Auschwitz: échec donc Israël. (réaction) Double crime et double assassinat du peuple Juif. Auschwitz aurait dû encourager le peuple juif à rester ce qu'il était car cela vérifiait magnifiquement sa différence, Israël est une mauvaise et simpliste réponse à Auschwitz. Voilà le constat : les Juifs sont différents et pour cela ils ne doivent pas vivre comme les autres, ils ont besoin d'espace et de liberté : pas de Juifs au kilo, pas de prolétariat juif ! J'en reparlerai plus tard de cet avenir du Peuple Juif dans l'exil qui, au demeurant, n'est pas l'exil mais l'état normal et naturel. Donc, je compte rentrer à Paris, soit cette année, soit l'année d'après J'irai peut être aux USA. Mais en tout cas Israël est une carte perdante à tous les coups. Je me suis honnêtement renseigné, j'ai le droit de décider. J'ai perdu trois ans d'université à cause d’Israël, n'ai pas passé mon examen de deuxième année de Droit, suis parti en mars (1968) je suis une victime de la Guerre des Six Jours. A bientôt Yitshaq Malgré ma décision de ne pas m’installer en Israël, je compte y terminer mes études (.) J’arriverai vers le 13 juillet à Paris et repartira vers le 15 septembre pour Jérusalem (.) Jérusalem est un peu comme Aix en Provence ou Nantes une ville de province propice à ma réflexion intellectuelle et à mon travail sinon à mon activité sur les autres, qui n’a pas grand sens dans ce petit pays. J’ai remarqué que les jours passaient vite en Israël et un an de plus ne compte pas beaucoup. Mais soyons précis, c’est bien clair, je ne resterai pas davantage en Israël car penser et écrire est une chose, répandre ses idées et agir, créer des cadres en est une autre. Or Israël est occupé par des problèmes plus pressants hélas pour elle et sa population est trop peu nombreuse, surtout en ce qui concerne son élite intellectuelle presque inexistante. 7 juin 69 Je rentre définitivement en France (//= Je sais de quoi je parle quand je parle d’Israël. Mon départ est la conclusion logique de tout Juif restant suffisamment de temps en Israël pour le connaître en profondeur. Les Juifs d’Israël ne sont pas des Juifs et construire un État au XXe siècle est impossible et dangereux. Je suis internationaliste (à ma façon) et je ne peux rester en Israël sans étouffer devant ce militarisme borné. Pourquoi n’ai-je pas reconnu les faits plus tôt ? Parce que mon analyse du Juif était fausse. Elle s’est modifiée et Israël ne présente plus aucun intérêt à mes yeux. De même que le sens de ma nature de Juif s’est profondément transformé.

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mercredi 7 juin 2023

Patrice Peccatte Le tétramorphe. une appropriation chrétienne d'une figure cosmique

Le tétramorphe – une appropriation chrétienne d’une figure cosmique [2/8] PAR PATRICK PECCATTE · PUBLIÉ 28 FÉVRIER 2020 · MIS À JOUR 22 AVRIL 2020 [sommaire] 2. Une figure cosmique analogue : les quatre ‘signes fixes’ du zodiaque Cette partie résume aussi simplement que possible les recherches contemporaines sur les origines des constructions culturelles que sont les constellations et le zodiaque. Bien qu’elles semblent a priori éloignées du sujet, ces études sont indispensables pour comprendre les caractéristiques cosmiques du tétramorphe et d’autres figures analogues, et pour cela, il a paru nécessaire d’y faire figurer quelques rappels d’astronomie élémentaire. Quelques rappels d’astronomie Une constellation est un groupe d’étoiles sur la sphère céleste auquel on a donné un nom et qui représente vaguement une figure. Les étoiles d’une même constellation n’ont aucun lien physique, elles peuvent être très éloignées les unes des autres et à des distances très différentes de la Terre. Un astérisme est également un groupe d’étoiles représentant une figure, mais il est formé d’une partie seulement d’une constellation ou à partir d’étoiles appartenant à plusieurs constellations. Pour simplifier notre propos, les noms grecs et mésopotamiens des constellations ainsi que leurs noms latins standardisés ont été omis ici, seuls sont mentionnés leurs noms français équivalents. Le zodiaque est une zone de la sphère céleste située de part et d’autre de l’écliptique, le cercle représentant la trajectoire annuelle du Soleil vue depuis la Terre, nommé ainsi parce qu’on y observe les éclipses. C’est la zone où se déplacent la Lune et les cinq planètes connues dans l’Antiquité : Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne. L’astronomie partage le zodiaque en treize constellations de grandeurs très inégales que le Soleil traverse tout au long d’une année, tandis que l’astrologie le découpe en douze signes, c’est-à-dire en douze espaces égaux mesurant chacun 30 degrés. Les douze signes retenus sont : le Bélier, le Taureau, les Gémeaux, le Cancer, le Lion, la Vierge, la Balance, le Scorpion, le Sagittaire, le Capricorne, le Verseau et les Poissons. Chaque signe du zodiaque emprunte son nom à une constellation qui était proche à l’origine, mais la constellation ancienne d’Ophiuchus (ou le Serpentaire), entre le Scorpion et le Sagittaire, pourtant traversée par l’écliptique, n’a pas été retenue comme signe. Lecteur vidéo 00:00 00:31 Vidéo – Mouvement de la Terre autour du Soleil et positions apparentes du Soleil dans le zodiaque. Adapté de la page Constellations du zodiaque sur le site eduMedia -Sciences La précession des équinoxes est le lent changement de direction de l’axe de rotation de la Terre qui décrit un cône en 26 000 ans environ. Une des conséquences de ce mouvement est que la position des étoiles sur la sphère céleste change lentement au cours des siècles. De ce fait, les signes du zodiaque ne correspondent plus avec les constellations de mêmes noms. Le premier d’entre eux par exemple, le signe du Bélier, marque toujours l’équinoxe de printemps vers le 20 mars alors que la constellation du Bélier est actuellement traversée par le Soleil du 19 avril au 14 mai. Depuis Claude Ptolémée, au 2e siècle de notre ère, on distingue les ‘signes fixes’ du zodiaque situés au milieu des quatre saisons : le Taureau (printemps), le Lion (été), le Scorpion (automne) et le Verseau (homme versant de l’eau ; hiver)1. La coïncidence entre trois de ces ‘signes fixes’ et trois des faces du tétramorphe a donné lieu à de multiples commentaires hasardeux2. La relation entre les ‘signes fixes’ et le tétramorphe est en effet une question complexe qui ne peut se satisfaire d’une simple mise en correspondance. Il est nécessaire de remonter aux origines lointaines des constellations et de la constitution du zodiaque pour la comprendre. Ces études relèvent à la fois de l’histoire de l’astronomie, en interrogeant des textes anciens divers, et de l’archéoastronomie, une discipline relativement récente qui s’appuie notamment sur l’analyse des configurations passées du ciel. Les origines des constellations Au 8e siècle avant notre ère, Homère et Hésiode mentionnent déjà les constellations de La Grande Ourse et d’Orion3. Dans la fameuse description du bouclier d’Achille de l’Iliade, souvent présentée comme l’une des premières représentations circulaires des constellations4, Homère mentionne également les Pléiades et les Hyades, deux astérismes remarquables situés dans la constellation du Taureau5. L’archéologue John Tristan Barnes soutient par ailleurs qu’un vase grec daté de 625 avant notre ère comporte plusieurs représentations de constellations6. La Grèce antique nous a transmis la moitié environ des constellations modernes qui sont attestées chez les astronomes grecs dès le 4e siècle avant notre ère. La plupart d’entre elles remontent à Eudoxe (4e s.) et Aratos (3e s.)7. Ouvrage de référence durant de nombreux siècles, l’Almageste de Ptolémée recense ainsi 48 constellations ; 38 d’entre elles figurent sur l’Atlas Farnèse, la plus ancienne représentation de la sphère céleste qui date de la même époque (2e s. de notre ère)8 : image 30 – L’Atlas Farnèse (détail) – le Verseau, les Poissons, le Bélier et le Taureau dans le zodiaque représenté comme une bande avec en son centre l’écliptique, au-dessus : les constellations de Persée et d’Andromède, au-dessous : la constellation de l’Éridan ; 2e siècle, Musée archéologique national de Naples, Wikimedia Commons, photo Sailko On lit fréquemment que les constellations héritées des Grecs remontent aux civilisations anciennes de la Mésopotamie. En réalité, selon les spécialistes, seules quelques-unes des 48 constellations de l’Almageste proviennent de Babylone et ont été transmises aux Grecs. Ce sont celles du zodiaque et quatre constellations dites para-zodiacales représentant des animaux : l’Hydre, le Corbeau, l’Aigle et le Poisson Austral, proche du Verseau9. Plusieurs autres constellations non zodiacales sont probablement antérieures aux plus anciennes mentions chez les astronomes grecs ; ces derniers en auraient hérité de traditions astrales qui les ont précédées mais qui demeurent largement inconnues10. La chronologie d’apparition des constellations dans le domaine mésopotamien mérite d’être précisée. L’astronome britannique John H. Rogers distingue une première phase qui remonte aux Sumériens, sans doute vers 3200 avant notre ère. Taureaux et lions deviennent très communs dans l’art mésopotamien à partir de cette époque. Un peu plus tard, à partir de 2600 avant notre ère, l’homme versant de l’eau, le scorpion et l’homme-scorpion deviennent à leur tour des motifs courants. Ces premières figurations d’animaux, le taureau, le lion, et le scorpion, sont alors décrites comme des constellations, et avec l’homme versant de l’eau, elles marquent les quatre points cardinaux11. La seconde phase intervient entre 1350 et 1000 avant notre ère avec la dynastie Kassite qui introduit une toute nouvelle tradition pictographique sur des stèles de pierre, nommées kudurrus, qui figuraient des donations. Huit des figures zodiacales peuvent être retrouvées sur ces stèles12. De même, le grand poème babylonien des origines du monde, l’Enuma Elish, que l’on date du 12e siècle avant notre ère, mentionne des créatures engendrées par la divinité Tiamat dont certaines sont hybrides : “Elle créa la vipère, le dragon rouge et le sphynx, le grand lion, le chien enragé, l’homme-scorpion, de furieux démons, l’homme-poisson, le centaure, porteurs d’armes impitoyables et sans peur au combat.”13. Dans le texte de l’Enuma Elish comme sur les kudurrus, seules quelques figures zodiacales peuvent être retrouvées, et l’on est encore très éloigné du zodiaque en tant que système. Pour les périodes suivantes, l’une des sources fondamentales est fournie par la paire de tablettes écrites en cunéiforme dite Mul.Apin qui constituait une sorte de manuel d’astronomie. Le texte de Mul.Apin est daté de 687 avant notre ère, mais il aurait été compilé bien avant, vers 1000 avant notre ère. Par une méthode de datation reposant sur l’analyse de la précession des équinoxes, l’astronome Bradley Shaefer affirme même que la plus ancienne observation rapportée dans ces tablettes remonte à 1370 avant notre ère14. Les tablettes comportent une liste de 71 étoiles et constellations. Hormis certaines figures zodiacales et les quatre constellations para-zodiacales déjà citées, seules trois constellations de cette liste ont été transmises aux Grecs : Orion, Persée et Andromède15. La constitution du zodiaque Au 7e siècle avant notre ère, la plupart des astérismes qui deviendront les constellations zodiacales sont donc attestées dans les textes babyloniens. Ce n’est pas un système zodiacal, mais un ensemble de figures de tailles très inégales, pas encore au nombre de douze, projetées dans le ciel. Les observations les plus anciennes, antérieures au 12e siècle avant notre ère, étaient réalisées par rapport au plan empirique de l’horizon de l’observateur. Le système zodiacal repose par contre sur l’écliptique, c’est-à-dire la ligne qui figure le trajet annuel du soleil sur la sphère céleste. L’élaboration conceptuelle de l’écliptique nécessite des observations rigoureuses et un raisonnement abstrait pour reconnaître que la place occupée par le soleil dans le ciel à un certain moment de l’année est identique à celle que l’on observe quelques mois plus tard en pleine nuit. Elle requiert ensuite des mesures précises de son inclinaison sur le plan de l’équateur, et un découpage mathématique en parties égales pour concevoir le zodiaque. Selon Pline l’Ancien, c’est Anaximandre (vers 550 avant notre ère) qui aurait découvert l’inclinaison de l’écliptique et Cléostrate de Ténédos un peu plus tard qui aurait introduit sa division en douze parties égales. Pour Eudème de Rhodes cité par Théon de Smyrne, c’est par contre Œnopide de Chios (5e s. avant notre ère) qui aurait découvert et mesuré l’inclinaison de l’écliptique, idée qu’il aurait peut-être empruntée à Pythagore. Ces sources, assez tardives puisqu’elles datent du 1e siècle de notre ère, attribuent une grande ancienneté à la conception de l’écliptique chez les Grecs. Elles sont en réalité assez confuses et peu crédibles. Il est certainement trop tôt pour parler d’écliptique au 5e siècle avant notre ère en Grèce. Seules certitudes, Anaximandre avait reconnu le trajet oblique de la Lune et du Soleil par rapport à l’équateur céleste, et, bien plus tard, Eudoxe (vers 370 avant notre ère) connaissait parfaitement le zodiaque à douze signes16. Comme pour les origines des constellations, la constitution du système zodiacal en tant que référentiel reposant sur l’écliptique doit être recherchée dans les civilisations de la Mésopotamie qui l’ont transmis ensuite aux Grecs. L’une des étapes cruciales a été l’abandon du plan empirique de l’horizon comme référentiel des observations. Vers le 12e siècle avant notre ère en effet, les textes astronomiques babyloniens se réfèrent désormais au plan de l’équateur céleste et rapportent les observations à trois séries d’étoiles organisées par ‘chemins’17. On est cependant encore loin de l’écliptique puisque ce dernier est incliné de plus de 23 degrés par rapport à l’équateur céleste. Le texte des tablettes Mul.Apin, vers 700 avant notre ère, marque une nouvelle étape puisqu’il est alors fait mention d’observations par rapport au ‘chemin de la lune’, c’est-à-dire le plan orbital de la Lune qui n’est incliné que de 5° par rapport à l’écliptique. Les positionnements sont alors exprimés par rapport à une série de 32 étoiles proches de ce ‘chemin de la lune’. La faible inclinaison de ce nouveau référentiel par rapport à l’écliptique permet alors de définir une bande du ciel scandée par 17 astérismes de tailles inégales qui renferment ces étoiles de référence. Le texte de Mul.Apin précise que ce n’est pas seulement la Lune mais aussi le Soleil et les planètes qui se meuvent le long de cette bande18. Par la suite, cet ensemble a été réduit à douze constellations en regroupant les astérismes des Pléïades et des Hyades à la constellation du Taureau et en écartant les constellations trop éloignées de l’écliptique comme Orion, Persée et le Cocher. Les douze figures subsistantes ont reçu des positions précises dans le ciel, ainsi que des contours et des dénominations stables. Cette étape cruciale est attestée en 463 ou en 475 avant notre ère selon les spécialistes19. Désormais, les observations ne sont plus rapportées à des groupes d’étoiles, elles se réfèrent à un espace abstrait construit autour de l’écliptique. Le premier zodiaque divisé en douze parties égales est attesté en 419 avant notre ère. Il est subdivisé en 360 unités correspondant approximativement à la progression du soleil dans le ciel durant une journée20. Quelques explications fantaisistes sur le rapport entre le Scorpion zodiacal et l’Aigle du tétramorphe Si trois des ‘signes fixes’ du zodiaque – le Taureau, le Lion, L’Homme versant de l’eau – correspondent à trois des quatre faces des Chérubins bibliques, la discordance entre le Scorpion et l’Aigle du tétramorphe a suscité plusieurs interprétations plus ou moins farfelues. Les ‘explications’ concernant ce hiatus Scorpion/Aigle reposent fréquemment sur des arguments spécieux à propos des origines des deux constellations et de leurs relations. Pour Michel Fromaget, par exemple, le Scorpion était autrefois nommée constellation de l’Aigle21. Cette allégation formulée avec aplomb et sans références est évidemment totalement extravagante. Comme on l’a rappelé plus haut, le Scorpion et l’Aigle figurent l’une comme l’autre parmi les plus anciennes constellations, et elles n’ont jamais été confondues ; l’une deviendra zodiacale, l’autre ne l’a jamais été puisqu’elle est située loin de l’écliptique. Dans un article de l’Encyclopaedia Universalis, l’historien et astrologue Jacques Halbronn quant à lui suggère carrément une reconstruction de l’histoire en déplorant que l’astrologie se soit alignée sur l’astronomie : “le Scorpion n’a pas été initialement inscrit dans le schéma astrologique. Il fut mis en place à un stade antérieur en tant que constellation et, d’ailleurs, la disposition des étoiles évoque assez bien cet animal, et notamment sa queue venimeuse. Deux signes auraient dû le remplacer : la Balance et l’Aigle. Pour ce qui est de l’Aigle, les astrologues ne purent aboutir, en raison de l’habitude bien ancrée de désigner cette région du ciel sous le nom de Scorpion. Au contraire, c’est le Scorpion qui va s’intégrer au symbolisme astrologique et évincer l’Aigle.”22. Dans un ouvrage aussi sérieux que l’Universalis, une telle argumentation controuvée relevant de principes obscurs est pour le moins surprenante. L’historienne de l’art polonaise Zofia Ameisenowa, citant le philologue et historien de l’astronomie Franz Boll, propose en 1949 un détour curieux par la constellation Pégase. Elle mentionne les signes zodiacaux des quatre points cardinaux, le Taureau, le Lion, l’homme du Verseau et “l’Aigle, l’étoile la plus brillante de la constellation Pégase (changée à une période inconnue pour le sinistre Scorpion)”23. Or la constellation Pégase n’est absolument pas dans la région du Scorpion puisqu’elle côtoie les Poissons et le Verseau. Qui plus est, toutes ses étoiles les plus brillantes possèdent des noms – d’origine arabe comme c’est très souvent le cas – qui se rapportent au cheval Pégase, aucune n’évoque un aigle. En 1795, l’érudit Charles-François Dupuis publie son Origine de tous les cultes, un ouvrage qui eût une grande renommée dans lequel il tente de démontrer l’origine astrale de toutes les religions. Il y soutient notamment que l’Aigle s’est substitué au Scorpion, signe redouté pour sa terrible influence supposée, parce que c’est un paranatellon de ce dernier [un paranatellon est une étoile ou une constellation qui se lève au moment où le soleil entre dans l’un des signes du zodiaque]24. Dupuis est aussi à l’origine d’une autre ‘explication’ qui fait appel aux “quatre étoiles royales de la Perse”. Selon cette conjecture, dans la Perse ancienne, quatre étoiles remarquables gardaient le ciel en marquant les équinoxes et solstices, c’est-à-dire les changements des saisons : Aldébaran dans la constellation du Taureau, Régulus dans le Lion, Antarès dans le Scorpion, et Fomalhaut dans le Poisson austral, au sud du Verseau. Ces étoiles sont brillantes et faciles à repérer, mais comme Fomalhaut, très au sud, n’est pas toujours visible, on lui aurait préféré Altaïr, l’étoile la plus brillante de l’Aigle25. La première difficulté de cette conjecture est évidente ; l’Aigle se substituerait alors au Verseau et non au Scorpion. Mais surtout, la construction séduisante des “étoiles royales de la Perse” s’est révélée être une fable comme l’a démontré l’astronome George A. Davis Jr.26. Elle provient d’une interprétation erronée par Jean Sylvain Bailly, dans son Histoire de l’Astronomie (1775), de la première traduction de l’Avesta, texte sacré du mazdéisme. Pour que les étoiles mentionnées marquent les solstices et équinoxes, on doit se projeter très loin dans le passé en vertu de la précession des équinoxes. L’erreur a ensuite été largement enjolivée par Dupuis à qui l’on doit la “dénomination pompeuse d’étoiles royales” [sic]27. La légende sera reprise de bonne foi et popularisée par de nombreux vulgarisateurs, notamment par François Arago et Camille Flammarion. Elle repose sur l’hypothèse fantaisiste que l’astronomie existait en Perse à une époque aussi reculée que 3000 ans avant notre ère alors même que l’on ne sait rien des Perses avant le 10e siècle avant notre ère28. Pour terminer, mentionnons encore une interprétation d’un tout autre ordre. Les commentaires symboliques associent parfois le Scorpion à d’autres animaux capables de muer, comme le serpent. Cette capacité de renouvellement a permis aussi d’y associer le mythique phénix, et l’aigle que l’on dit également doté du pouvoir de se régénérer et de rajeunir29. D’un point de vue symbolique, en somme, le Scorpion aurait tout aussi bien pu s’appeler Serpent, Phénix, ou Aigle, si ces noms de constellations n’avaient pas déjà été pris… Deux figures cosmiques analogues mais bien distinctes Les tentatives pour expliquer l’Aigle du tétramorphe à partir du Scorpion zodiacal (ou inversement) sont vaines. La raison en est évidente. Ézéchiel a vécu au 6e siècle avant notre ère, et l’origine des faces des Chérubins dans sa vision est à rechercher dans les figurations d’animaux hybrides à Babylone où il a été déporté. À cette époque, le zodiaque n’existait pas. Par contre, les constellations qui deviendront zodiacales, ainsi que l’Aigle, sont présentes depuis longtemps déjà dans les représentations babyloniennes du ciel. Leurs noms et descriptions sont en relation avec les figurations de divinités diverses, attestées dans différents écrits et sur des stèles et monuments. La structuration progressive du zodiaque et la vision d’Ézéchiel transcrite dans la Bible sont des processus culturels totalement indépendants bien qu’ils procèdent de sources similaires. Les faces des Chérubins n’ont rien à voir avec le système zodiacal. Mais, par l’intermédiaire des statues qui gardaient les temples mésopotamiens et peut-être les symboles figurant sur les stèles-frontières babyloniennes30, ces quatre faces ont très probablement un rapport avec trois des constellations qui formeront le zodiaque au terme d’une évolution historique difficile à préciser, et avec une autre constellation extra-zodiacale majeure, l’Aigle – ce qui n’est pas du tout la même chose qu’une relation immédiate avec le système zodiacal tel que nous le connaissons. Pour le dire autrement, les quatre composantes de la vision d’Ézéchiel sont vraisemblablement en corrélation avec l’organisation figurative du ciel sous la forme d’astérismes apparus dans le même contexte culturel babylonien bien avant l’émergence du zodiaque. La vision des Chérubins chez Ézéchiel est une vision cosmique grandiose qui s’appuie sur une quadripartition symbolique et figurative du cosmos. Entre le tétramorphe et les quatre ‘signes fixes’ du zodiaque, il n’existe pas de correspondance exacte ni aucune solution de continuité historique, à travers par exemple une explication ou un ‘chaînon manquant’ qui nous aurait échappé ; ce sont des figures cosmiques analogues mais bien distinctes. À l’issue de cette analyse, nous pouvons préciser maintenant cette notion que nous retrouverons. Une figure cosmique analogue au tétramorphe, c’est : un ensemble de figurations, décrites dans des textes ou représentées en images, qui sont organisées comme un tout cohérent, comme une structure ; la structure possède un caractère cosmique fort ; trois composantes figuratives au minimum de la structure sont semblables à celles du tétramorphe (homme, lion, taureau, aigle) ; il n’existe aucune relation historique directe, aucune influence mutuelle attestée entre le tétramorphe et la structure en question ; l’analogie évoquée demeure formelle. Selon cette terminologie, les quatre ‘signes fixes’ du zodiaque forment une figure cosmique analogue au tétramorphe. On peut définir aussi une ‘version forte’ d’une telle structure où les composantes figuratives correspondent manifestement à des constellations remarquables attestées depuis l’Antiquité ; dans ce cas, le modèle cosmique formé par les constellations doit être historiquement et culturellement vraisemblable. Le zodiaque est bien sûr le prototype d’une figure cosmique en ‘version forte’. Nous aurons l’occasion de rencontrer d’autres figures cosmiques analogues en ‘version faible’, c’est-à-dire pour lesquelles on ne peut pas soutenir la vraisemblance d’une relation historique et culturelle avec un modèle antérieur formé par des constellations. [sommaire] Plus exactement, Ptolémée qualifiait ces signes de “solides”, cf. Claude Ptolémée, La Tétrabible ou Les quatre livres des jugements des astres, traduit par Nicolas Bourdin, L’Arbre d’Or, Genève, octobre 2006, p. 35. Voir aussi : Germaine Aujac, Claude Ptolémée. Astronome, astrologue, géographe. Connaissance et représentation du monde habité. Paris : éditions du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques (C.T.H.S.). Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, 1993, p. 82. [↩] Deux exemples suffiront. Dans un livre consacré aux origines du zodiaque, Rupert Gleadow justifie le découpage du zodiaque en douze parties par la théorie des archétypes de Jung, et il estime que l’Aigle du tétramorphe à la place du Scorpion zodiacal pourrait représenter “l’aspect supérieur de cette constellation calomniée”, cf. Rupert Gleadow, Les origines du zodiaque, Stock, 1971, p. 26 et p. 148. Et dans l’ouvrage de Michel Fromaget que nous avons déjà mentionné, la parenté entre les quatre Vivants et les figures du zodiaque est évoquée uniquement à travers la vision ésotérique qu’en donne l’occultiste Rudolf Steiner, cf. Michel Fromaget, op. cit., pp. 101-102. [↩] Roslyn M. Frank, The origins of Western constellations, in Clive L.N. Ruggles (ed.), Handbook of Archaeoastronomy and Ethnoastronomy, New York, Springer Verlag, 2015, p. 151 ; voir aussi : John H. Rogers, Origins of the ancient constellations. I. The Mesopotamian traditions, Journal of the British Astronomical Association, vol.108, no.1, pp. 9-28, February 1998 ; II. The Mediterranean traditions, Journal of the British Astronomical Association, vol.108, no.2, pp. 79-89, April 1998. [↩] Angélique Ferrand, Du Zodiaque et des hommes. Temps, espace, éternité dans les édifices de culte entre le IVe et le XIIIe siècle, Thèse, Université de Bourgogne Franche-Comté, 2017, p. 246. [↩] “Et [Héphæstos] fit d’abord un bouclier grand et solide, aux ornements variés, avec un contour triple et resplendissant et une attache d’argent. Et il mit cinq bandes au bouclier, et il y traça, dans son intelligence, une multitude d’images. Il y représenta la terre et l’Ouranos, et la mer, et l’infatigable Hélios, et l’orbe enflé de Séléné, et tous les astres dont l’Ouranos est couronné : les Pléiades, les Hyades, la force d’Orion, et l’Ourse, qu’on nomme aussi le Chariot qui se tourne sans cesse vers Orion, et qui, seule, ne tombe point dans les eaux de l’Okéanos.” Iliade, chant XVIII, traduction de Leconte de Lisle. Voir aussi : Sylvie Vilatte, Art et polis : le bouclier d’Achille, in : Dialogues d’histoire ancienne, vol. 14, 1988. pp. 89-107. [↩] John Tristan Barnes, Asteras Eipein: An Archaic View of the Constellations from Halai, Hesperia – The Journal of the American School of Classical Studies at Athens, Volume 83, 2014. [↩] Roslyn M. Frank, art. cit., p. 148 ; John H. Rogers, art. cit. II, p. 4. [↩] Bradley E. Schaefer, The epoch of the constellations on the Farnese Atlas and their origins in Hipparchus’s lost catalogue, Journal for the History of Astronomy, Vol. 36, Part 2, No. 123, 2005, pp. 167-196. [↩] Roslyn M. Frank, art. cit., pp. 150 et 156 ; John H. Rogers, art. cit. I, p. 25 [↩] Roslyn M. Frank, art. cit., p. 151 et 154. [↩] John H. Rogers, art. cit. I, p. 10 et p. 24 [↩] John H. Rogers, art. cit. I, pp. 11-15. [↩] Paul Garelli et Marcel Leibovicci, La naissance du monde selon Akkad. In Sources orientales. Tome 1, La naissance du monde. Paris : Éditions du Seuil, 1959, p. 136 ; voir aussi John H. Rogers, art. cit. I, p. 15. [↩] Voir la page de Bradley Shaefer, Louisiana State University, Department of Physics and Astronomy. Par calcul de la précession des équinoxes, l’analyse des positions d’étoiles relevées dans des textes anciens peut permettre de retrouver la date des observations. [↩] John H. Rogers, art. cit. I, p. 21 [↩] D’après Bartel Leendert van der Waerden, History of the Zodiac, Archiv für Orientforschung, Volume 16, 1953, p. 216. Cette étude pourtant assez ancienne, que l’on doit à un mathématicien éminent, demeure incontournable. [↩] Roland Laffitte, Naissance et diffusion du zodiaque mésopotamien, in Étoiles dans la nuit des temps, Paris : L’Harmattan, collection Eurasie n° 18, 2008, p. 115 ; John H. Rogers, art. cit. I, p. 16 sq. [↩] Voir : Roland Laffitte, art. cit., p. 116 ; B. L. van der Waerden, art. cit., pp. 218-219 ; John H. Rogers, art. cit. I, pp. 17-18. [↩] Respectivement selon Roland Laffitte, art. cit., p. 163 et John H. Rogers, art. cit. I, p. 23. [↩] B. L. van der Waerden, art. cit., pp. 220. [↩] Michel Fromaget, op. cit., p. 102 [↩] Jacques Halbronn, article Astrologie, section L’Aigle et le Scorpion, Encyclopaedia Universalis, 2002. [↩] Zofia Ameisenowa, Animal-Headed Gods, Evangelists, Saints and Righteous Men, London : Journal of the Warburg and Courtauld Institutes, Vol. 12 (1949), p. 36. [↩] Charles-François Dupuis, Origine de tous les cultes, ou Religion universelle, Paris : À la librairie historique d’Émile Babeuf, 1822 (réédition de 1795), p. 152 sq., Gallica-BnF [↩] John H. Rogers, art. cit. I, p. 24. [↩] George A. Davis Jr., The so-called royal stars of Persia, Popular Astronomy, Vol. 53, p. 149 sq., April 1945. [↩] Charles-François Dupuis, op. cit., pp. 257-259. [↩] George A. Davis Jr., art., cit., p. 152. [↩] Voir par exemple L’aigle : roi des cieux sur Bestiaire – les animaux au Moyen Âge (projet dirigé par Emanuele Arioli), et l’article Scorpio (astrology) sur Wikipedia/En. [↩] “Nous pouvons laisser ouverte la question de savoir si les symboles figurant sur les bornes-frontières babyloniennes [kudurrus] représentent des constellations ou si elles représentent des dieux qui ont été transférés ensuite dans le ciel.” B. L. van der Waerden, art. cit., p. 226. [↩]

Jacques halbronn La solsticialité parie sur le poids et l'indifférenciation, l'équinoxialité sur la specificité et la cohérence

jacques halbronn La solsticialité parie sur le poids et l'indifférenciation, l'équinoxialité sur la spécificité et la cohérence La mentalité solsticiale a pour valeur majeure la masse d'où l'importance accordée à toutes les formes de mobilisation : les grèves, les foules, les manifestations, les élections, les sondages d'opinion. Or, ce critère vaut en phase solsticiale mais non en phase équinoxiale. En phase solsticiale, on a affaire à des foules anonymes et on n'est pas très sélectif. Cela peut être de la "chair à canon". La Shoah aura été marquée, en phase solsticiale, par la réduction des déportés à des numéros tatoués sur le bras. Quand on passe en phase équinoxiale, au bout de 7 ans, d'un aspect de carré avec la position précédente de Saturne sur l'axe gémeaux-sagittaire, cette mobilisation entre en crise et on va attendre l'avénement d'un nouveau temps solsticial, qui doit se produite tôt ou tard (cf Mélanchon, déclarant qu' "son heure (re)viendra" (interview 20 minutes 5 juin 2023. La formation de la NUPES avec son aspect hétéroclité en ses composantes nous apparait comme typiquement solsticiale, 'idée étant de "peser" à n'importe quel prix. La phase équinoxiale ne permet pas une telle indifférenciation des composantes. Grammaticalement, la solsticialité correspond au pluriel, au futur inconnu et l'équinoxialité au singulier et au passé balisé. L'équinoxialité est condensée, la solsticialité diluée. Astrologiquement, d'aucuns diraient que l'une est saturnienne, ouverte l'autre jupitérienne, ouverte. 'En phase solsticiale, il n'est donc pas question de condamner l'immigration car celle-ci fait nombre et c'est le déclin démographique qui entraine un encouragement à l'immigration.(cf en 2015, Angela Merkel, en début de phase solsticiale, (Crise migratoire de 2015: l’acte historique d’Angela Merkel récompensé à Genève. C’est ce lundi que l’ex-chancelière allemande reçoit le Prix Nansen attribué par le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés. Sa décision d’accueillir près d’un million de réfugiés syriens en 2015, alors que l’Europe fermait ses frontières, restera dans les annales comme un acte moral fort" Pourtant, l'on connait le probléme posé par une immigration étrangère massive issue de populations ethniquement et religieusement différentes de la population d'accueil . En 1917, en phase solsticiale, on a la Déclaration Balfour qui propose d'accueillir une large population juive en Palestine mais on ne s'étonnera pas des revirements dans la politique britannique qui ne manqueront pas de se produire normalement en phase équinoxiale. Pendant la Première Guerre mondiale, en phase solsticiale, l'on alla recruter des hommes dans les "colonies" (tirailleurs sénégalais).On sait qu'actuellement en phase équinoxiale l'on prépare en France une "loi immigration" pour lutter contre les arrivées "irrégulières". . Au niveau de la pensée astrologique, il est claire que le thème natal est un phénoméne de type solsticial de par la diversité de ses composantes alors que notre Astrologie EXOLS serait typiquement équinoxiale; Un cas intéressant est l'indice cyclique d'André Barbault qui a développé une approche quantatitative et indifférenciée des planétes, que l'on jauge en quelque sorte au kilo. Barbault expose son systéme dès 1963 dans sa Crise mondiale (Ed Albin Michel) en phase solsticiale et ne fait en 1967 que le développer.(Les astres et l'Histoire. ed Pauvert) en phase équinoxiale. Le Traité de Rome qui fonde l'"Europe des Six "est signé en 1957 en phase solsticiale alors même que la France cherche encore à conserver ses départements algériens, tant son appétit d'expansion est grand. En phase solsticiale, on ne veut renoncer à rien et l'arrivée de De Gaulle conforte un temps dans ce sens ("Je vous ai compris") D'ailleurs, en phase solsticiale, les empires se perpétuent. C'est .la Communauté française , '"association politique entre la France et son empire colonial, alors en voie de décolonisation. Proposée par le général de Gaulle, elle est créée en 1958 par la Constitution de la Cinquième République pour remplacer l'Union française."'(Wikipedia) Quant à l'URSS, elle laisse la place à une CEI, Communauté des Etats Indépendants, comportant la Russie, la Biélorussie et l'Ukraine, (décembre 1991 .)" (Wikipedia) Ce n'est que par la suite, que de tels ensembles tendent à se dissoudre, en phase équinoxiale. Autant dire qu'il convient de ne pas s'en tenir à des diagnostics trop abrupts en matière de géopolitique, les choses ne se défaisant que progressivement non sans possibilité de retour en arrière, ce qui est propre à toute cyclicité. . JHB 07 06 23

jacques halbronn Le triple échec du judaisme contemporain

jacques halbronn Le triple échec du judaisme contemporain En ce début de XXIe siècle, il est temps de souligner les divers échecs et les occasions manquées dont le judaisme aura été victime et qui auront miné son processus de renaissance (cf notre ouvrage Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle Ed Ramkat 2002) et cela à plusieurs titres, linguistique, religieux, politique. I La « renaissance de l’hébreu » Ceux qui ont présidé à cette reprise de l’hébreu n’auront pas su réformer une langue qui aura connu bien des avatars. Nous avons montré qu’il y avait eu une forme d’incurie et une occasion manquée d’évacuer certaines scories. On pense notamment au marqueur de genre. On n’aurait pas dû raisonnablement laisser en circulation cette aberration du « At.Ata », où la forme « Ata » désigne un homme et non une femme!, ce qui va infecter l’imparfait bâti avec les pronoms personnels. Pourtant, on aurait pu croire que l’hébreu aurait pu/su être particulièrement attentif aux marqueurs de genre quand on sait que la conjugaison du verbe varie selon le sexe de l’interlocuteur:(Tahshov (M), Tahshevi (F), tu penseras) Le fait d’avoir voulu préserver l’alphabet hébraique au lieu d’adopter l’alphabet latin, comme a su le faire le turc, ne convenait pas vraiment dans la perspective d’une immigration de masse en provenance de pays dont les ressortissants européens pratiquaient l’alphabet latin ou le cyrillique. En tout état de cause, le français aurait été la meilleure solution en ce que cette langue aura su préserver une certaine intégrité dans son rapport Ecrit/oral sans parler de son influence sur l’anglais et l’allemand (comme nous l’avons montré dans notre travail sur l’Etat Juif d Herzl (cf le sionisme et ses avatars, Ibidem, op.cit). On ne peut que regretter que l’on ait accordé le mandat sur la Palestine au Royaume Uni.(cf Déclaration Bafour, 1917, beaucoup trop dépendant du monde arabe et qui cédera in fin à leur pression pour limiter l’arrivée des juifs en Palestine..Par la suite, l’arrivée des juifs d’Afrique du Nord, de culture francophone ne fera que mettre en évidence une telle attribution. Pour nous, d’ailleurs, le lien entre l’hébreu et le monde juif ne doit pas être exagéré. I(cf infra) II La « critique biblique » Un autre point à signaler concerne déjà en soi le choix du nom « Israel » pour désigner le nouvel Etat Hébreu. C’est bien là le symptome d’une méconnaissance de l’histoire juive du temps de Salomon et des Prophétes. La formule « Ecoute Israel » nous rappelait pourtant à quel point le monde israélite était en rupture avec le monde juif. Le processus de réforme du judaisme – le mouvement dit libéral- aura perpétué une telle confusion dans sa liturgie hebdomadaire, un tel syncrétisme alors qu’il était censé réformer. Ce judaisme n’aura pas su notamment prendre ses distances avec le Livre de l’Exode tout entier tourné vers le Monde israélite, les « Benay Israel ». Ce faisant, les rapports entre judaisme et christianisme n’ont pu trouver de références appropriées, étant entendu que le christianisme s’inscrit, selon nous, dans la continuité de l’israélisme d’où la formule attribuée à Jésus:: « Je suis venu pour les brebis perdues de la maison d’Israel » et son action dans la région correspondant au dit Royaume d’Israel, comme le Lac de Tibériade, la Galilée et la Samarie. En fait, la dénomination » Ancien Testament » reléve d’une littérature largement antidaté,produite pour sous tendre le « Nouveau Testament ». III Le rassemblement des Juifs. Quant à l’idée « sioniste » d’un rassemblement des juifs sur une seule et même terre. En tout état de cause, la création d’un Foyer Juif en Palestine n’aura pas empéché la mise en oeuvre de la Shoah , de la Solution Finale, alors que les Britanniques s’étaient engagés à protéger les Juifs.(cf Déclaration Balfour); Mais l’on sait que les Evangélistes américains tenaient absolument que les Juifs se retrouvent en Palestine pour que certaines prophéties puissent se réaliser. (cf Le sionisme chrétien : paroles de romantiques, épées de combattants, influence d’évangélistes Frédéric Encel. Dans Hérodote 2005/4 (no 119), pages 41 à 4)7 Lord Balfour à Lord Rothschild, 1917 « J’ai le grand plaisir de vous transmettre, de la part du gouvernement de Sa Majesté, la déclaration suivante de sympathie avec les aspirations juives sionistes, qui a été soumise au cabinet et approuvée par lui. Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour les Juifs et fera tout ce qui est en son pouvoir pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte soit aux droits civiques et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, soit aux droits et au statut politique dont les Juifs disposent dans tout autre pays. Je vous serais obligé de porter cette déclaration à la connaissance de la Fédération sioniste ». Rappelons que la France aura été le pays de l’Emancipation des Juifs d’Europe (cf Abbé Grégoire, Motion en faveur des Juifs, décembre 1789) On peut regretter que des puissances coloniales telles que la France et la Grande Bretagne ne soient parvenus à accueillir les juifs d’Euroe menacés en leurs immenses terreitoires (cf le projet Madagascar et aussi l’affaire de l’Exodus) Rappelons que Herzl avait accepté en 1903 la proposition britannique sur l’Ouganda et que la création de l’Etat d’Israel faillit bien conduire à une continuation du génocide de la part des Arabes. Wikipedial Finalement « le septième Congrès Sioniste, qui se réunit en 1905, rejette le projet dans son ensemble, à une forte majorité, se référant au fait que « toute tentative d’implantation en dehors de la Terre d’Israël va à l’encontre des principes décidés à Bâle Le projet Ouganda soulève une vive et amère opposition au sein du mouvement sioniste. Nombreux sont ceux qui le considèrent comme une trahison envers la terre d’Israël, unique patrie du peuple juif. L’« affaire Ouganda » provoque une scission au sein du mouvement sioniste. Certains des adeptes du projet quittent le Congrès et l’Organisation sioniste mondiale et fondent le mouvement territorialiste. » Encore une occasion manquée! JHB 07 06 23

Jacques Halbronn Linguistique. L'orthographe, interface entre l'écrit et...

mardi 6 juin 2023

jacques Halbronn Un commentaire astrologique sur une interviewe de Mélanchon dans le " 20 minutes "du 6 juin 2023

acques halbronn Un commentaire astrologique sur une interview de Mélanchon, dans le » 20 minutes » du 6 juin 2023 Quelques formules » Nous sommes en train de sortir du cadre de la démocratie » « notre devoir est de respecter le peuple » « Son heure viendra » Astrologiquement, il est clair que tout étant cyclique, une phase solsticiale ne manquera pas de revenir tout comme même une horologe arrêtée marquera la bonne heure ponctuellement; Mais ce futur est l’aveu d’une méconnaissance de la vraie cyclicité à moins que cela ne renvoie au calendrier électoral. Mélanchon- et il n’est évidemment pas le seul- s’imagine que la démocratie ne comporte pas une part d’alternance des valeurs et des méthodes et qu’il n’existerait qu’une seule bonne façon de gouverner. Les constitutionalistes ont fait croire qu’ils avaient tout compris au fonctionnement des sociétés et pour donner le change, ils ont prévu des élections périodiques mais sans prendre aucunement la peine d’en déterminer les enjeux respectifs. L’on se demandera ainsi s’il faut supprimer les patrons ou bien les exploiter, les mettre davantage à contribution. Pour nous, une vraie politique de gauche tient compte des clivages au sein des sociétés et ne consiste point à nier ceux-ci. La nationalisation est une forme de spoliation des entreprises les plus fructueuses et cela correspond à notre idée de l’équinoxialité. (voir le « programme commun » de la Gauche à la fin des années 70. Wikipedia »Une nationalisation est le transfert d’une propriété privée à une nation, c’est-à-dire à la propriété collective. Une nationalisation est bien souvent une étatisation, c’est-à-dire le transfert d’une propriété à l’État. Une nationalisation peut toucher des moyens de production (usines, mines, etc.), des secteurs économiques (le système bancaire), ou une entreprise en particulier. Cela s’accompagne de la socialisation d’un pourcentage des profits tirés de la production industrielle. » Qu’est ce que le contraire d’une nationalisation? C’est de rendre au peuple un certain droit de propriété, ce qui peut se traduire par de l’autogestion et l’on pense aux auto-entrepreneurs. Serait ce là inversement une politique de Droite? Selon nous,la Droite valorise plus le travail que la Gauche laquelle peut pencher vers l’idée de « revenu universel ». Pour la Droite, moins il y a de gens sans emploi, mieux cela vaut et cela englobe les femmes, les immigrés , par delà la question des compétences. L’important, c’est la feuille de paie. ce qui est mis en avant par Montebourg, Valls voire Marcron. Il nous semble que la Gauche utilise ici un argument de droite. Eric Zemmour clarifie le débat « :Le candidat de la droite nationale Eic Zemmour a consacré une bonne partie de son meeting de Lille à fustiger «l’assistanat» « des «aides sociales», en promettant aux salariés de «la France qui travaille» une «prime zéro charge» au bon vouloir des employeurs. Pendant la campagne présidentielle la candidate des Républicains, Valérie Pécresse précise sa mesure sur la conditionnalité du RSA à quinze heures d’activité par semaine.Dans un entretien au « Parisien », la candidate LR à l’élection présidentielle indique que « les bénéficiaires [du RSA] ne feront pas un travail à proprement parler », mais qu’« il s’agira plutôt d’activités d’insertion proposées à des personnes très loin de l’emploi ». Il y a les aides sociales mais il y a aussi la pléthore de fonctionnaires qui ne garantit pas un meilleur fonctionnement des services. Nous dirons qu’en phase solsticiale, on recrute en masse par principe sans que cela corresponde nécessairement à une quelconque ergonomie. Le passage vers une phase équinoxiale exigerait de transformer les fiches de paie en allocations. Il est à craindre que l’on soit actuellement dans la confusion aussi bien quant à l’exercice de la démocratie que quant à la question de l’emploi. Il serait bon que l’on sache qu’il y a un temps pour conférer au plus grand nombre des responsabilités – on pense à la mobilisation générale en période de guerre ( voit le film russe « Quand passent les cigognes ») tant au niveau politique qu’économique et qu’il y a un temps pour transférer le pouvoir à une certaine élite particulièrement productive mais là encore, pour un temps limité. Et c’est cette question de la durée qui fait probléme. Or; pour nous, sous le nom de démocratie, il faut entendre une alternance des méthodes et des solutions. Encore faut-il que le calendrier électoral se cale sur la succession des phases de 7 ans et c’est bien là le véritable enjeu pour une VIe République. Sans recours à l’astrologie EXOLS, un changement constitutionnel serait vain; JHB 06 06 23

Jacques Halbronn Epistémologie de l'astrologie. Convertir le temps ter...

lundi 5 juin 2023

Jacques halbronn La dimension révélée de l'Ecrit. Caractère profane de l'oral Le souffle du français Nous avons abordé, à plusieurs reprises la dialectique Ecrit Oral et cette recherche comporte quelques piéges et nous souhaitons ici clarifier un certain nombre de points quant au caractère sacré de l'Ecrit. On a généralement tendance à penser que l'oralité précédé l'écrit, lequel ne serait, somme toute, qu'une "transcription" d'une pratique orale préexistante. Dans le cas de l'hébreu, langue que nous avons pratiquée dès nos 20 ans, il nous apparaissait que l'oral était la clef de l'écrit, d'autant que l'écrit ne comporte pas, en son alphabet, de lettres pour les voyelles, lesquelles seraient la voie pour passer de l'écrit à l'oral à moins que l'écrit ne soit finalement qu'un moyen mnémotechnique pour "enregistrer" l'oral/ Or, si l'on aborde la description du français, force est de constater que son oralité se conçoit mal sans le support de l'écrit , d'où la notion que nous avons produite de "codes de prononciation", lesquels exigent certes un apport extérieur à l'écrit, à la façon d'une clef fournie pour activer une serrure, ce qui constitue un mode d'emploi. L'alphabet et sa prononciation ne serait-il l'interface entre écrit et oral? Cela implique de considérer l'alphabet comme une sorte de pierre de Rosette si ce n'est que l'alphabet exigerait lui aussi un mode d'emploi. Ignorer, notamment, la fonction de la lettre "e" en français serait un bien mauvais départ, cette lettre servant à fixer la prononciation des consonnes en aval comme en amont La question qui se pose ici est donc la suivante!.peut-on concevoir que une telle codification autour du "e" pourrait-elle être née dans l'oralité, est ce que l'écrit aurait pu codifier ainsi une pratique orale?Cela nous semble bien improbable! Cela ne signifie évidemment pas que l'oral n'ait pus précéder l'écrit mais qu'à une certain stade, le processus se serait inversé. C'est toute la question de la Nature et de la Techno-culture laquelle emprunte certes à la Nature mais pour la transcender. Pour nous, les "tables de la Loi" présentées comme une révélation par le biais de l'écrit (cf le Livre de l'Exode) ont fort pu comporter un alphabet. Rappelons que dans le Sefer Yetsira (Livre de la Création), l'on trouve en bonne place une classification des lettres de l'alphabet hébraique et notamment en ce qui concerne les lettre dites "doubles", qui nous indiquent une alternative quant à la prononciation de certaines lettres. (cf notre étude in Clefs pour l'Astrologie. ed Seghers 1976 et Les Mathématiques Divinatoires. Ed Trédaniel, 1983) On trouve souvent le verbe "écrire", "graver" comme dans le Ecoute Israel ou dans la Révélation à Moise sur le Mont Sinai. (en arabe Mektoub, ce qui est écrit) Extrait du commentaire: 2-1 Vingt-deux lettres fondamentales : trois mères, sept doubles et douze simples. Les trois mères sont Aleph, Mem, Shin. Elles reposent sur le plateau du mérite et sur le plateau du devoir ; la langue du pacte est l’équilibre entre les deux. 2-2 Vingt-deux lettres fondamentales : Il les a gravées, sculptées, permutées, pesées, transformées. Avec elles, il a représenté tout ce qui a été formé et tout ce qui sera formé. 2-3 Vingt-deux lettres fondamentales : Ils les a gravées avec la voix, les a sculptées avec le souffle, etc" On assiste donc ici à une inversion; de l'oral on passe à l'écrit et de l'écrit on passe à l'oral. Nous dirons donc qu'il y a une façon "kasher" de parler en respectant certaines régles.- ce qui compte davantage que les lois alimentaires (kashrouth), les deux niveaux relevant de la bouche : parler et manger. Or, le français nous apparait comme la langue qui aura le mieux sauvegarder les dites régles jusqu'à ce jour, comme nous avons pu le montrer en différentes études, notamment l'existence d'un niveau matriciel supérieur et d'un niveau dérivé, inférieur, donc marqué par un ajout, donc plus long. Dialectique entre le masculin et le singulier d'une part et le féminin et le pluriel de l'autre. La langue français quand elle est parlée correctement et non sous des formes abatardies que l'on trouve tant au nord qu'au sud de l'hexagone, posséde un souffle (rouah), un verbe particulierq à nul autre pareil mais que seuls les initiés sont en mesure de capter. JHB 05 06 23

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