Jung semble avoir fait basculer l'astrologie dans le sens de ses convictions personnelles et il est temps de signaler un tel rôle. Voici ce que l'on nous dit de Jung (article de Didier Lafargue, "Le bonheur en soi", in revue Acropolis, n°210, Aout-novembre 2009, pp. 20-21:
"Jung était opposé aux grandes communautés où l'individu atrophie sa liberté au profit d'un esprit collectif tyrannique. (..) A l'opposé du kolkhoze soviétique (..) le psychologue conseillait à chacun d'avoir sa maison et son jardin. (..)Il est bon de s'entourer de beaux objets sur lesquels notre âme se projette. (...) A mesure que l'homme avance en âge, la contemplation, la réflexion et les images intérieures jouent ce qui est naturel un rôle de plus en plus grand. La vie éternelle qui attend chacun d'entre nous fait alors juger les choses d'un autre point de vue"
Autrement dit, Jung était favorable à l'individualisme, rien n'importait davantage pour lui que de parvenir à s'individuer (individuation). Certes, il s'agit là d'une phase majeure mais n'est pas moins importante, celle qui ramène à l'unité. En ce sens, Jung ne semble pas avoir eu un sens aigu de la cyclicité et son discours sur l'Age en témoigne car à l'entendre on ne revient pas à la jeunesse au sortir de la vieillesse :sa position est linéaire et comme beaucoup de ceux qui parlent de "progrès", on est dans l'irréversible, on ne peut qu'aller de l'avant.
Or, nul ne saurait contester que ce qui est de l'ordre de l'être soit infiniment plus homogène que ce qui l'est de l'ordre de l'avoir. L'être conduit à l'unité, l'avoir à la diversité. D'où une cyclicité qui conduit alternativement de l'un à l'autre. On notera l'importance que Jung semble accorder aux objets, donc à l'avoir, le "moi" lui même devant une sorte d'objet à contempler....un "acquis" qu'il faut chérir précieusement tel l'Avare de Molière.
La Science appréhende mieux l'être que l'avoir, lequel lui échappe largement tant qu'elle ne l'a pas élagué et structuré.
Ce qui est de l'ordre de l'avoir, chez quelqu'un, est inévitablement hétéroclite, c'est un ensemble d'idées, d'opinions, d'objets, de choses ramassées un peu partout, au fil du temps, un véritable grenier où tout vient s'entasser. Il ne faut point y chercher de cohérence sinon de surface, à la façon d'un inventaire (à la Prévert), d'un dictionnaire (alphabétique) ou d'un catalogue.
On ne sera donc pas surpris de devoir rencontrer chez les personnes qui sont à la merci de l'avoir les positions les plus contradictoires et les plus incompatibles entre elles.
Telle opinion qui nous séduira cohabitera avec l'opinion inverse qui nous hérissera....
L'Astrologie actuelle semble avoir voulu investir le créneau de l'avoir, méprisé par la Science. Elle -même se présente, d'ailleurs, comme relevant largement de l'avoir quand on considère l'ensemble de ce qui/que constitue sa Tradition.
Non pas que l'on ne puisse recenser l'avoir mais cela le sera de façon artificielle sous la forme d'un classement alphabétique ou sur la base de tel ou tel critère (taille, couleur, forme etc )
Souvent, l'on voit des personnes passer d'une phrase à l'autre des généralités à des affirmations de spécificité irréductible. C'est ainsi qu'après nous avoir déclaré qu'il ne fallait pas "généraliser" à propos des femmes, l'on nous signale que telle personne a très bien compris....les femmes, le féminin. (?!). Un autre qui part en guerre contre les "synthèses" s'affirmera héritier des grands philosophes!
L'on est en droit, dès lors, de se demander si les futurs astrologues sont bien conscients de ce à quoi ils ont affaire quand ils entendent dresser le portrait de quelqu'un.
Et si l'on considère le "vécu" des gens, ce n'est pas mieux. Leur vie est le plus souvent une succession d'événements disparates dont il peut sembler assez vain de tenter de les inscrire dans un quelconque cadre astrologique....
Comme nous le voyons dans l'entretien que nous a accordé Mireille Petit (sur teleprovidence), l'on peut se demander s'il n'y a pas ici quelque lien avec la fameuse dialectique cerveau gauche/cerveau droit (théorie qui s'est constituée dans les années Soixante-dix du siècle dernier et actuellement fort contestée). L'hémisphère droit serait le siège de l'irrationnel, de l'affectif, de l'imagination et donc l'hémisphère gauche gérerait plutôt le besoin de rationalité.
. Mais ce que nous remarquons, c'est que ceux qui prétendent que "le hasard n'existe pas", que tout s'explique...seraient précisément dans la négation de la dualité cérébrale et non dans son affirmation.
Le problème de l'astrologie tiendrait précisément au fait d'une hyperrationalisation s'"étendant à ce qui ne devrait pas être rationalisé car étant du domaine de l'avoir et non de l'être.
Or, étant donné qu'une telle ambition va justement à l'encontre des frontières du rationnel, cela entraine l'astrologie sur des sables mouvants, le thème natal incarnant à merveille une telle utopie du fait de sa volonté d'empiétement sur ce qui est situé au delà des limites de la rationalité, c'est à dire de ce qui dépasse le cas particulier.
En conclusion, l'influence de Jung nous semble avoir été sinon pernicieuse du moins déséquilibrante pour l'Astrologie. On devrait mentionner la notion d'archétype qui aura été utilisée par certains astrologues pour entériner notamment les 12 signes du Zodiaque, entités composites constituées de toutes sortes de facteurs (maison, saison, élément, symbole, maitrise), ce qui revient à figer l'astrologie dans un syncrétisme (voir l'exposé de Jean-Marie Lepeltier, Colloque de Rennes, sur son "astronomie symbolique, où il propose un thème natal sans recourir aux significations zodiacales). D'ailleurs Jung voyait surtout dans l'astrologie un recours pour comprendre les cas difficiles qu'il pouvait rencontrer....ce qui impliquait que le modèle astrologique était censé traiter des pathologies, ce qui; selon nous, est aux antipodes de sa vocation initiale.
JHB
Etudes de Critique biblique, astrologique nostradamiquej et linguistique.
samedi 28 novembre 2009
Maitriser la dialectique/genèse - nuit/jour
par Jacques HalBronn
Celui qui ne comprend pas bien le passage de la nuit au jour et/ou du jour à la nuit maitrise mal l'idée de cyclicité et cela hypothèque tout travail prévisionnel en astrologie.
Or, de nos jours, les gens ont de plus en plus de mal à s'y retrouver. Et comme les traités/cours d'astrologie ne s'y attardent pas, il est à craindre que les bases du travail de l'astrologue ne soient quelque peu compromises d'autant que cela vaut aussi pour le cycle saisonnier et pour la dialectique masculin/féminin.
Naturellement, nous sommes tentés de considérer que la nuit est liée à un déficit de jour. Quand le soleil ne brille pas, on bascule dans la nuit. La nuit serait donc un manque.
Il nous faut impérativement revoir une telle représentation que nous mêmes avons pu distiller dans certains textes.
Certes, dans le monde actuel, où le soleil occupe une place centrale, la nuit apparait comme le "parent pauvre". Mais en a-t-il toujours été ainsi?
Il semble bien, en fait, que la nuit ait, dans l'histoire de l'Univers, précédé le jour lequel ne doit sa réalité qu'à l'émergence de luminaires.(voir le récit de la Création, Livre de la Génése). Rappelons que pour les Juifs, la nuit précède le jour, et que le Shabbat commence à la tombée du jour.
Le passage de la nuit au jour, c'est celui de l'ouïe à la vue (de la prédiction (dire, c'est parler. Et Dieu dit....) à la prévision).On peut supposer, en effet, raisonnablement, que dans l'obscurité on communique mieux par les sons que par les signes. Un sourd muet sera donc plus à son aise quand il fera jour, il pourra alors recourir au langage des signes. De même un étranger qui ne parle pas la langue locale se débrouillera-t-il mieux le jour que la nuit car il pourra alors s'exprimer par gestes, désigner les objets et ainsi de suite..Autrement dit, le jour permet de combler certains handicaps que la nuit avait fait ressortir.
La nuit, on attend la même chose de chacun, nous devenons interchangeables, celui qui n'est pas "normal", dans la norme, fait problème. Le jour, la diversité des tâches permet de masquer les manques: on parlera alors de déformation professionnelle. On est plus dans l'avoir que dans l'être, pendant le jour.
C'est d'ailleurs la nuit que l'on peut observer le ciel étoilé alors même que sur terre, on est dans l'obscurité. Cela fait penser à quelqu'un regardant son écran d'ordinateur allumé alors que tout autour de lui est dans les ténèbres. Le cinéma et la télévision (la petite lucarne) ne sont-ils pas nos nouveaux cieux?.
Contrairement à certaines représentations, la nuit est masculine et le jour est féminin. L'enfant est conçu dans l'obscurité du coït initial tandis qu'il "vient au jour", à la naissance, à la suite d'un long développement, un peu comme du pain qui se "léve".et qui enfle, qui prend forme.
Le jour sortirait de la nuit ( voir étude : http://www.afrology.com/soc/pdf/aubin.pdf) qui en est le prolongement, comme la femme d'une côte d'Adam. (Génése). De même le printemps sort de l'hiver. C'est le germe qui précède. Faire du printemps le moment du germe est un contre-sens, il est déjà un accouchement, les impulsions ont déjà été données bien avant...Et faire du printemps une valeur martienne est une aberration, et ce en dépit du fait que l'on ait baptisé "Mars", le mois qui inaugure cette saison.
Pour bien comprendre l'idée de cycle, il faut observer la lune, laquelle revient nécessairement à la même place qu'elle avait occupée précédemment, quel que soit le point de départ considéré. Comment se fait-il dès lors que tant d'astrologues tentent de minimiser, de relativiser toute véritable représentation de la cyclicité en "noyant le poisson"? A quelle stratégie cela correspond-il?
On a l'impression que le problème vient du fait que la population féminine constitue plus des trois quarts des personnes fréquentant/constituant le milieu astrologique. Et cette population est jalouse de ses acquis sociaux et ne veut surtout pas revenir en arrière au nom d'une quelconque cyclicité. Et cela bloque tout le système!
Cette population veut que l'on parle d'irréversibilité dans un domaine où cela ne fait pas sens. On nous dira: mais pourquoi ces gens font-ils alors de l'Astrologie? Bonne question!
C'est que l'Astrologie tient un double discours, c'est un Janus à deux faces. (dieu qui a donné son nom au mois de janvier, mois qui est à la fois la fin et le début des choses. On parle de "fêtes de fin d'année" et aussitôt après, dans la foulée, de "Nouvel An"!)
Le thème natal correspond à un certain besoin de fixité alors que la prévision induit du changement et donc de la cyclicité que certains voudraient muer en spiralité... On comprend que certains astrologues rejettent la prévision car elle est un facteur d'instabilité et justifie les remises en question d'un certain statu quo, dans tous les domaines possibles.
JHB
28. 09. 09
Celui qui ne comprend pas bien le passage de la nuit au jour et/ou du jour à la nuit maitrise mal l'idée de cyclicité et cela hypothèque tout travail prévisionnel en astrologie.
Or, de nos jours, les gens ont de plus en plus de mal à s'y retrouver. Et comme les traités/cours d'astrologie ne s'y attardent pas, il est à craindre que les bases du travail de l'astrologue ne soient quelque peu compromises d'autant que cela vaut aussi pour le cycle saisonnier et pour la dialectique masculin/féminin.
Naturellement, nous sommes tentés de considérer que la nuit est liée à un déficit de jour. Quand le soleil ne brille pas, on bascule dans la nuit. La nuit serait donc un manque.
Il nous faut impérativement revoir une telle représentation que nous mêmes avons pu distiller dans certains textes.
Certes, dans le monde actuel, où le soleil occupe une place centrale, la nuit apparait comme le "parent pauvre". Mais en a-t-il toujours été ainsi?
Il semble bien, en fait, que la nuit ait, dans l'histoire de l'Univers, précédé le jour lequel ne doit sa réalité qu'à l'émergence de luminaires.(voir le récit de la Création, Livre de la Génése). Rappelons que pour les Juifs, la nuit précède le jour, et que le Shabbat commence à la tombée du jour.
Le passage de la nuit au jour, c'est celui de l'ouïe à la vue (de la prédiction (dire, c'est parler. Et Dieu dit....) à la prévision).On peut supposer, en effet, raisonnablement, que dans l'obscurité on communique mieux par les sons que par les signes. Un sourd muet sera donc plus à son aise quand il fera jour, il pourra alors recourir au langage des signes. De même un étranger qui ne parle pas la langue locale se débrouillera-t-il mieux le jour que la nuit car il pourra alors s'exprimer par gestes, désigner les objets et ainsi de suite..Autrement dit, le jour permet de combler certains handicaps que la nuit avait fait ressortir.
La nuit, on attend la même chose de chacun, nous devenons interchangeables, celui qui n'est pas "normal", dans la norme, fait problème. Le jour, la diversité des tâches permet de masquer les manques: on parlera alors de déformation professionnelle. On est plus dans l'avoir que dans l'être, pendant le jour.
C'est d'ailleurs la nuit que l'on peut observer le ciel étoilé alors même que sur terre, on est dans l'obscurité. Cela fait penser à quelqu'un regardant son écran d'ordinateur allumé alors que tout autour de lui est dans les ténèbres. Le cinéma et la télévision (la petite lucarne) ne sont-ils pas nos nouveaux cieux?.
Contrairement à certaines représentations, la nuit est masculine et le jour est féminin. L'enfant est conçu dans l'obscurité du coït initial tandis qu'il "vient au jour", à la naissance, à la suite d'un long développement, un peu comme du pain qui se "léve".et qui enfle, qui prend forme.
Le jour sortirait de la nuit ( voir étude : http://www.afrology.com/soc/pdf/aubin.pdf) qui en est le prolongement, comme la femme d'une côte d'Adam. (Génése). De même le printemps sort de l'hiver. C'est le germe qui précède. Faire du printemps le moment du germe est un contre-sens, il est déjà un accouchement, les impulsions ont déjà été données bien avant...Et faire du printemps une valeur martienne est une aberration, et ce en dépit du fait que l'on ait baptisé "Mars", le mois qui inaugure cette saison.
Pour bien comprendre l'idée de cycle, il faut observer la lune, laquelle revient nécessairement à la même place qu'elle avait occupée précédemment, quel que soit le point de départ considéré. Comment se fait-il dès lors que tant d'astrologues tentent de minimiser, de relativiser toute véritable représentation de la cyclicité en "noyant le poisson"? A quelle stratégie cela correspond-il?
On a l'impression que le problème vient du fait que la population féminine constitue plus des trois quarts des personnes fréquentant/constituant le milieu astrologique. Et cette population est jalouse de ses acquis sociaux et ne veut surtout pas revenir en arrière au nom d'une quelconque cyclicité. Et cela bloque tout le système!
Cette population veut que l'on parle d'irréversibilité dans un domaine où cela ne fait pas sens. On nous dira: mais pourquoi ces gens font-ils alors de l'Astrologie? Bonne question!
C'est que l'Astrologie tient un double discours, c'est un Janus à deux faces. (dieu qui a donné son nom au mois de janvier, mois qui est à la fois la fin et le début des choses. On parle de "fêtes de fin d'année" et aussitôt après, dans la foulée, de "Nouvel An"!)
Le thème natal correspond à un certain besoin de fixité alors que la prévision induit du changement et donc de la cyclicité que certains voudraient muer en spiralité... On comprend que certains astrologues rejettent la prévision car elle est un facteur d'instabilité et justifie les remises en question d'un certain statu quo, dans tous les domaines possibles.
JHB
28. 09. 09
Propositions pour un renouvellement acceptable de l'outil astrologique
par Jacques HalBronn
Certains chercheurs auront contribué à élaguer le thème natal, on pense récemment à l' "astronomie symbolique" non zodiacale de Jean-Marie Lepeltier (voir sa communication au Colloque de Rennes, sur téléprovidence) mais évidemment, depuis un demi-siècle, Gauquelin (1929-1991) aura fourni les bases du "vrai" thème natal face aux dérives de l'astrologie karmique.
Le colloque de Rennes (voir sur teleprovidence) aura été notamment l'occasion d'une remise en question de la centralité du thème natal sous sa forme traditionnelle. Nous entendons ici prolonger le débat qui y fut engagé (avec Kevin Lagrange, notamment) et depuis plus de 30 ans nous militons contre la toute-puissance du thème natal (voir 4e de couverture de Clefs pour l'Astrologie, Paris, Seghers, 1976)
En effet, si thème natal il y a, qu'est ce que cela signifie, qu'est ce qui se passe à ce moment là, qui fait quoi? La thèse de Gauquelin nous semble la plus envisageable: l'enfant, doté par avance d'une certaine "signature" planétaire naitra au moment correspondant à la dite signature, c'est à dire réagira au signal planétaire correspondant. On est à là dans le champ de l'astrobiologie et de l'astro-généalogie. Mais cela ne vaut en pratique que pour le mouvement diurne.
Le grand avantage du mouvement diurne lequel ne prend aucunement en compte la diversité des vitesses de révolution, c'est justement de placer tous les astres sur le même plan, la lune ne progressant pas plus vite que Jupiter à travers les maisons, ce qui n'est évidemment pas le cas au niveau zodiacal. Plus justement, nous dirons qu'en l'espace de quelques heures, le ciel peut changer considérablement au regard des positions des planètes en maison, ce qui permet de concilier unité de temps (un jour) et diversité des solutions "spatiales" (types planétaires) comme on le voit déjà pour l'ascendant - en 24 h, on peut naitre sous 12 ascendants différents) mais c'est peut être cet "ascendant" qui aura introduit le ver dans le fruit du thème natal. L'idéal serait en fait d'associer un signe zodiacal avec chaque maison....Une planète en maison V serait considérée ipso facto comme en Lion (voir cependant les thèses de Jacques Boit sur ce point, sur teleprovidence)
En revanche, on ne saurait concevoir que le thème natal classique avec ses positions astronomiques telles qu'on les trouve dans les éphémérides puisse satisfaire une telle exigence de flexibilité. Le soleil met une trentaine de jours pour changer de signe et ne parlons même pas de Jupiter qui met un an (ce qui a donné lieu au zodiaque chinois). On nous dit que la position de la planète en signe nous informe sur la structure psychique du né mais un tel discours est irrecevable- par delà les pseudo-confirmations que l'on trouve toujours dans la pratique.
Imaginons - selon la thèse karmique - que des "âmes" différentes veuillent se réincarner en même temps, elles ne le pourraient pas du point de vue des positions planétaires dans le zodiaque, elles ne le pourront qu'au niveau des positions planétaires en maisons. Les aspects, également, ne sont pas visibles dans le thème natal et viennent encore complexifier le système. Si une personne est marquée soi disant par un Saturne en Lion et l'autre par un Saturne en Verseau, elles devront naitre ... à près de quinze ans d'intervalle et ne parlons pas des transsaturniennes pour lesquelles on nous explique que ce sont des planètes de génération, ce qui est une façon ingénieuse d'esquiver le problème. D'autres astrologues ont au contraire compris qu'il était préférable de ne considérer que la position des transsaturniennes en maison. Quant à considérer tel ou tel aspect comme déterminant, cela devient la quadrature du cercle, n'en déplaise à Jean-Marie Lepeltier qui évacue le zodiaque mais pas les aspects dans le radix natal.
En vérité, l'astrologie généthliaque se porterait beaucoup mieux si elle n'admettait que les positions en maisons, sans les signes et sans les aspects, avec donc des orbes très larges car plus les orbes sont étroites, plus la possibilité de trouver un moment de naissance adéquat est mince.
Finalement, que l'on adopte l'idée d'une naissance à la Gauquelin où l'enfant tente de naitre à un moment approprié ou que l'on admette la thèse karmique, force est de constater que seules les maisons se prêtent à ce scénario.
Bien sûr, la grande majorité des astrologues préfère s'en tenir à d'autres explications, à savoir que le thème natal reflète l'état de la personne qui nait ou encore- autre version- que le "ciel" marque l'enfant sous lequel ciel celui-ci nait. Mais l'on en revient toujours au même problème assez paradoxal, c'est qu'un tel système ne permet pas de faire ressortir l'individualité en raison de la lenteur relative des changements zodiacaux opérés par les planètes, les enfants naissant non seulement le même jour mais même la même semaine, le même mois voire la même année ayant en commun nombre de facteurs et cela vaut aussi pour les axes des nœuds si à la mode actuellement.
Le client de l'astrologue n'est pas toujours averti de telles incongruités, de par son ignorance des données astronomiques et on se garde bien de l'éclairer sur ce point.
.L'astrologie aurait à gagner en se focalisant sur les seules positions en maisons comme le proposait Michel Gauquelin et cela permettrait d'ailleurs de mieux différencier les gens en laissant de côté les facteurs communs à tous ceux qui naissent au cours d'une même période.
On sera peut être surpris de cette position de la part de quelqu'un qui insiste sur une astrologie collective face à une astrologie du particulier. Mais il existe bien deux astrologies, l'une spatiale et donc typologique qui s'articule, selon nous, sur les positions planétaires en maison et l'autre temporelle et donc cyclique qui s'articule sur les relations entre planètes et étoiles.(le zodiaque tropique étant un compromis éventuellement acceptable pour l'heure). Astrologie rotationnelle et Astrologie révolutionnelle, comme nous les avons appelées. Et il ne faudrait pas les mélanger ou les télescoper en essayant (voir le célescope de Bernard Melguen, prisé par Jacques Boit, sur teleprovidence) d'en donner une image qui ne vaut que sur le plan purement astronomico-cosmographique.
Nous envisageons donc, à terme, un compromis que nous proposons aux astrologues, et qui a l'avantage de conduire à une certaine unité et nous proposons ce distinguo au niveau de la Charte GWA.
L'astrologue présentera désormais à son client deux documents bien distincts:
1 la carte du ciel de naissance avec les seules positions des planètes en maison et l'ascendant. On pourra éventuellement mettre en correspondance signes et maisons mais ce zodiaque ne sera plus lié en aucune façon ni aux saisons ni aux étoiles. Ce sera un zodiaque domifié.
Cette première étape permettra de faire ressortir une planète dominante
2 le thème horaire du moment de la consultation mais sans les maisons, avec les positions planétaires dans le zodiaque correspondant à un climat général ambiant. L'astrologue se focalisera sur les aspects que la planète dominante mise en évidence au précédent stade entretient avec les autres planètes., quitte à remonter dans le passé ou à se projeter dans le futur, astronomiquement parlant.
Soyons clair, une telle proposition ne correspond pas pleinement à nos idées, elle est le fait d'un compromis en vue d'évoluer, ultérieurement, vers des formulations plus radicales. En effet, la proposition ci dessus a l'avantage mais aussi le défaut de combiner deux astrologies fort différentes. Peut-on en vérité passer de l'une à l'autre comme il est proposé ci-dessus? Nous ne le pensons pas car ces deux astrologies ont des fondements différents et même si dans les deux cas, il s'agit bel et bien de planètes, cela ne signifie pas, par exemple, que le Saturne "rotationnel" soit assimilable au Saturne 'révolutionnel" et il est encore moins probable que le nombre de planètes à considérer dans une perspective de typologie spatiale soit le même que celui qui convient à une cyclologie temporelle pour une excellente raison, à savoir que le clivage spatial passe par plusieurs planètes, circulant au cours d'une même journée, tandis que le clivage temporel passe par plusieurs phases d'une seul et même planète.
En fait, une telle proposition esquive une question méthodologique majeure, à savoir la mission de l'astrologue de "classer" son client sans le recours aux données natales, ce qui signifie le recours à des tests (voie envisagée par Gauquelin, voir ses Personnalités planétaires, Paris, La Grande Conjonction-Trédaniel, 1992).
Cette typologisation qui ne se limite nullement à l'étude du thème natal, lequel, rappelons-le, est voué à perdre toute fiabilité en cas d'accouchement provoqué- elle comprend un inventaire dont les principaux éléments sont les suivants:
1 le sexe (M; F)
2 le type planétaire à partir des positions planétaires en maisons (voir ci dessus) ainsi que des tests Gauquelin
3 le type astro-actif ou astro-réactif.
Précisons ce que nous entendons par ce troisième point qui est absolument déterminant, selon nous. Nous entendrons par type astro-actif l'individu qui réagit directement à certaines configurations cosmiques (voir notamment l'Astrologie 4 Etoiles que nous avons établie). Il s'agit là d'une espèce rare, qui correspond à ceux qui se placent au commencement de processus. Personnages qui sont imprévisibles sans recours à la cyclicité astrologique. A contrario, le type astro-réactif est beaucoup plus fréquent, en ce qu'il ne dépend pas directement des configurations mais indirectement, par ricochet. Ce second ensemble est dans la moyenne et a une certaine marge de manœuvre : soit il côtoie les personnages de type astro-actif et donc son comportement sera tout de même assez marqué par certaines configurations propres aux dits personnages qui les entrainent dans leur sillage, soit le dit type vit plutôt dans la sphère privée, à distance raisonnable des "décideurs" de premier rang et dans ce cas, son astro-réactivité peut comporter des décalages considérables par rapport aux configurations célestes signifiantes. Il ne sera pas "prévisible" astrologiquement mais il sera prévisible, en revanche, par toutes sorts de paramètres non astrologiques que d'ailleurs les astrologues ne manquent pas de considérer (voir Colloque de Rennes, sur teleprovidence)
JHB
28.09. 09
Certains chercheurs auront contribué à élaguer le thème natal, on pense récemment à l' "astronomie symbolique" non zodiacale de Jean-Marie Lepeltier (voir sa communication au Colloque de Rennes, sur téléprovidence) mais évidemment, depuis un demi-siècle, Gauquelin (1929-1991) aura fourni les bases du "vrai" thème natal face aux dérives de l'astrologie karmique.
Le colloque de Rennes (voir sur teleprovidence) aura été notamment l'occasion d'une remise en question de la centralité du thème natal sous sa forme traditionnelle. Nous entendons ici prolonger le débat qui y fut engagé (avec Kevin Lagrange, notamment) et depuis plus de 30 ans nous militons contre la toute-puissance du thème natal (voir 4e de couverture de Clefs pour l'Astrologie, Paris, Seghers, 1976)
En effet, si thème natal il y a, qu'est ce que cela signifie, qu'est ce qui se passe à ce moment là, qui fait quoi? La thèse de Gauquelin nous semble la plus envisageable: l'enfant, doté par avance d'une certaine "signature" planétaire naitra au moment correspondant à la dite signature, c'est à dire réagira au signal planétaire correspondant. On est à là dans le champ de l'astrobiologie et de l'astro-généalogie. Mais cela ne vaut en pratique que pour le mouvement diurne.
Le grand avantage du mouvement diurne lequel ne prend aucunement en compte la diversité des vitesses de révolution, c'est justement de placer tous les astres sur le même plan, la lune ne progressant pas plus vite que Jupiter à travers les maisons, ce qui n'est évidemment pas le cas au niveau zodiacal. Plus justement, nous dirons qu'en l'espace de quelques heures, le ciel peut changer considérablement au regard des positions des planètes en maison, ce qui permet de concilier unité de temps (un jour) et diversité des solutions "spatiales" (types planétaires) comme on le voit déjà pour l'ascendant - en 24 h, on peut naitre sous 12 ascendants différents) mais c'est peut être cet "ascendant" qui aura introduit le ver dans le fruit du thème natal. L'idéal serait en fait d'associer un signe zodiacal avec chaque maison....Une planète en maison V serait considérée ipso facto comme en Lion (voir cependant les thèses de Jacques Boit sur ce point, sur teleprovidence)
En revanche, on ne saurait concevoir que le thème natal classique avec ses positions astronomiques telles qu'on les trouve dans les éphémérides puisse satisfaire une telle exigence de flexibilité. Le soleil met une trentaine de jours pour changer de signe et ne parlons même pas de Jupiter qui met un an (ce qui a donné lieu au zodiaque chinois). On nous dit que la position de la planète en signe nous informe sur la structure psychique du né mais un tel discours est irrecevable- par delà les pseudo-confirmations que l'on trouve toujours dans la pratique.
Imaginons - selon la thèse karmique - que des "âmes" différentes veuillent se réincarner en même temps, elles ne le pourraient pas du point de vue des positions planétaires dans le zodiaque, elles ne le pourront qu'au niveau des positions planétaires en maisons. Les aspects, également, ne sont pas visibles dans le thème natal et viennent encore complexifier le système. Si une personne est marquée soi disant par un Saturne en Lion et l'autre par un Saturne en Verseau, elles devront naitre ... à près de quinze ans d'intervalle et ne parlons pas des transsaturniennes pour lesquelles on nous explique que ce sont des planètes de génération, ce qui est une façon ingénieuse d'esquiver le problème. D'autres astrologues ont au contraire compris qu'il était préférable de ne considérer que la position des transsaturniennes en maison. Quant à considérer tel ou tel aspect comme déterminant, cela devient la quadrature du cercle, n'en déplaise à Jean-Marie Lepeltier qui évacue le zodiaque mais pas les aspects dans le radix natal.
En vérité, l'astrologie généthliaque se porterait beaucoup mieux si elle n'admettait que les positions en maisons, sans les signes et sans les aspects, avec donc des orbes très larges car plus les orbes sont étroites, plus la possibilité de trouver un moment de naissance adéquat est mince.
Finalement, que l'on adopte l'idée d'une naissance à la Gauquelin où l'enfant tente de naitre à un moment approprié ou que l'on admette la thèse karmique, force est de constater que seules les maisons se prêtent à ce scénario.
Bien sûr, la grande majorité des astrologues préfère s'en tenir à d'autres explications, à savoir que le thème natal reflète l'état de la personne qui nait ou encore- autre version- que le "ciel" marque l'enfant sous lequel ciel celui-ci nait. Mais l'on en revient toujours au même problème assez paradoxal, c'est qu'un tel système ne permet pas de faire ressortir l'individualité en raison de la lenteur relative des changements zodiacaux opérés par les planètes, les enfants naissant non seulement le même jour mais même la même semaine, le même mois voire la même année ayant en commun nombre de facteurs et cela vaut aussi pour les axes des nœuds si à la mode actuellement.
Le client de l'astrologue n'est pas toujours averti de telles incongruités, de par son ignorance des données astronomiques et on se garde bien de l'éclairer sur ce point.
.L'astrologie aurait à gagner en se focalisant sur les seules positions en maisons comme le proposait Michel Gauquelin et cela permettrait d'ailleurs de mieux différencier les gens en laissant de côté les facteurs communs à tous ceux qui naissent au cours d'une même période.
On sera peut être surpris de cette position de la part de quelqu'un qui insiste sur une astrologie collective face à une astrologie du particulier. Mais il existe bien deux astrologies, l'une spatiale et donc typologique qui s'articule, selon nous, sur les positions planétaires en maison et l'autre temporelle et donc cyclique qui s'articule sur les relations entre planètes et étoiles.(le zodiaque tropique étant un compromis éventuellement acceptable pour l'heure). Astrologie rotationnelle et Astrologie révolutionnelle, comme nous les avons appelées. Et il ne faudrait pas les mélanger ou les télescoper en essayant (voir le célescope de Bernard Melguen, prisé par Jacques Boit, sur teleprovidence) d'en donner une image qui ne vaut que sur le plan purement astronomico-cosmographique.
Nous envisageons donc, à terme, un compromis que nous proposons aux astrologues, et qui a l'avantage de conduire à une certaine unité et nous proposons ce distinguo au niveau de la Charte GWA.
L'astrologue présentera désormais à son client deux documents bien distincts:
1 la carte du ciel de naissance avec les seules positions des planètes en maison et l'ascendant. On pourra éventuellement mettre en correspondance signes et maisons mais ce zodiaque ne sera plus lié en aucune façon ni aux saisons ni aux étoiles. Ce sera un zodiaque domifié.
Cette première étape permettra de faire ressortir une planète dominante
2 le thème horaire du moment de la consultation mais sans les maisons, avec les positions planétaires dans le zodiaque correspondant à un climat général ambiant. L'astrologue se focalisera sur les aspects que la planète dominante mise en évidence au précédent stade entretient avec les autres planètes., quitte à remonter dans le passé ou à se projeter dans le futur, astronomiquement parlant.
Soyons clair, une telle proposition ne correspond pas pleinement à nos idées, elle est le fait d'un compromis en vue d'évoluer, ultérieurement, vers des formulations plus radicales. En effet, la proposition ci dessus a l'avantage mais aussi le défaut de combiner deux astrologies fort différentes. Peut-on en vérité passer de l'une à l'autre comme il est proposé ci-dessus? Nous ne le pensons pas car ces deux astrologies ont des fondements différents et même si dans les deux cas, il s'agit bel et bien de planètes, cela ne signifie pas, par exemple, que le Saturne "rotationnel" soit assimilable au Saturne 'révolutionnel" et il est encore moins probable que le nombre de planètes à considérer dans une perspective de typologie spatiale soit le même que celui qui convient à une cyclologie temporelle pour une excellente raison, à savoir que le clivage spatial passe par plusieurs planètes, circulant au cours d'une même journée, tandis que le clivage temporel passe par plusieurs phases d'une seul et même planète.
En fait, une telle proposition esquive une question méthodologique majeure, à savoir la mission de l'astrologue de "classer" son client sans le recours aux données natales, ce qui signifie le recours à des tests (voie envisagée par Gauquelin, voir ses Personnalités planétaires, Paris, La Grande Conjonction-Trédaniel, 1992).
Cette typologisation qui ne se limite nullement à l'étude du thème natal, lequel, rappelons-le, est voué à perdre toute fiabilité en cas d'accouchement provoqué- elle comprend un inventaire dont les principaux éléments sont les suivants:
1 le sexe (M; F)
2 le type planétaire à partir des positions planétaires en maisons (voir ci dessus) ainsi que des tests Gauquelin
3 le type astro-actif ou astro-réactif.
Précisons ce que nous entendons par ce troisième point qui est absolument déterminant, selon nous. Nous entendrons par type astro-actif l'individu qui réagit directement à certaines configurations cosmiques (voir notamment l'Astrologie 4 Etoiles que nous avons établie). Il s'agit là d'une espèce rare, qui correspond à ceux qui se placent au commencement de processus. Personnages qui sont imprévisibles sans recours à la cyclicité astrologique. A contrario, le type astro-réactif est beaucoup plus fréquent, en ce qu'il ne dépend pas directement des configurations mais indirectement, par ricochet. Ce second ensemble est dans la moyenne et a une certaine marge de manœuvre : soit il côtoie les personnages de type astro-actif et donc son comportement sera tout de même assez marqué par certaines configurations propres aux dits personnages qui les entrainent dans leur sillage, soit le dit type vit plutôt dans la sphère privée, à distance raisonnable des "décideurs" de premier rang et dans ce cas, son astro-réactivité peut comporter des décalages considérables par rapport aux configurations célestes signifiantes. Il ne sera pas "prévisible" astrologiquement mais il sera prévisible, en revanche, par toutes sorts de paramètres non astrologiques que d'ailleurs les astrologues ne manquent pas de considérer (voir Colloque de Rennes, sur teleprovidence)
JHB
28.09. 09
De l'astrologie-puissance à l'astrologie-acte
par Jacques HalBronn
Un des contre-sens majeurs commis par les rénovateurs de l'astrologie, dans la seconde moitié du XXe siècle, est de ne pas avoir compris que l'astronomie est puissance et l'astrologie, acte, pour reprendre le langage de la philosophie aristotélicienne. Et le passage de l'une à l'autre est cyclique, l'astronomie restant ce qu'elle est et même s'amplifiant et se complexifiant et l'astrologie pouvant se renouveler au prix de nouveaux choix, chaque choix générant des "laissés pour compte". Tout le drame épistémologique de l'astrologie, tant sur le plan théorique que pratique réside dans cette méconnaissance de la dynamique de la manifestation, de l'ex-pression.
Les cordonniers sont les plus mal chaussés: on est pantois face à l'ignorance crasse de toute logique cyclique quand des astrologues parlent de l'Astrologie, tant de son passé que de son futur.
Il convient donc de rappeler certains fondamentaux et notamment le fait que pour passer de la puissance à l'acte, des choix s'imposent, tout comme dans le cas de la procréation quand le sperme est puissance et l'ovulation acte, au prix, on le sait d'une sélection draconienne.
Or, où est la sélection opérée par l'astrologie moderne par rapport à l'ensemble des possibles? Force est de constater que l'astrologie a opté pour... le non choix. Il est urgent d'attendre, comme on dit.
D'où des constructions comme celle proposée par Jean-¨Pierre Nicola (RET) où le choix se réduit à attribuer à chaque planète une fonction spécifique, ce qui revient à les garder toutes. Cette répartition des rôles est précisément l'alternative au choix, un substitut;, un palliatif à la nécessité de ne pas tout (com)prendre. On imagine une ovulation où chacun des spermatozoïdes se verrait affecter quelque activité......
Le problème, c'est que si la notion de choix cesse d'être centrale, c'est la notion même de cycle qui devient incompréhensible puisque précisément le cycle est l'histoire d'un choix effectué à partir d'un grand nombre de(com) possibles. Comment l'astrologue pourrait-il "coacher" son client au niveau cyclique s'il n'a pas compris ce que cela signifiait.?
Or, la preuve que l'astrologue n'y parvient pas, c'est que son discours sur sa propre discipline ne tient pas compte d'une telle problématique du choix cyclique. Piètre astrologue que celui qui ne sait pas que la vie est faite de choix et donc de deuils par rapport à ce qui n'a pas été choisi.
Décidément, légion sont les astrologues qui ont cru bon d'opter pour l'autre solution que nous évoquions, à savoir on garde tout et l'on trouvera bien quelque chose à faire pour chacun. On se croirait dans un pays communiste, où tout le monde avait un travail, aussi dérisoire soit-il. Or, quand on entend les astrologues disserter sur les attributions de tel astéroïde (on pense notamment à Cérès, Pallas, Junon et Vesta), en détaillant ce qui est propre à chacun, l'on prend conscience des extrémités auxquelles une telle attitude peut conduire.(voir débat autour d'Eris, avec Christophe de Cène, Jean Billon, Olivier Peyrebrune, Rennes 2009, sur Teleprovidence)
En fait, le génie humain consisterait à opérer des choix: une langue est un choix de mots, de sons parmi toutes les possibilités non retenues et dont on prend connaissance en apprenant des langues étrangères.
Il faut être raisonnable, l'on ne va pas indéfiniment subdiviser l'humanité au prorata des astres que l'on a découverts ou/et que l'on découvrira. D'ailleurs, face à ce défi, deux solutions; soit l'on est obligé de redistribuer les cartes entre toutes les fonctions chaque fois qu'un nouvel astre est à intégrer, soit l'on déclarera que la fonction octroyée au nouvel astre est nouvelle. Et le tour est joué. On nous explique ainsi qu'Uranus a été découvert au moment où de nouvelles dynamiques se manifestaient, ce qui n'empêche pas d'autres astrologues - et parfois les mêmes- de se servir d'Uranus pour étudier des données bien antérieures à sa découverte (1781)
Selon nous, la conjonction qui est la matrice de tout cycle signifie un retour à la puissance, donc une rétraction des actes, ce qui implique que les choix effectués, entre deux conjonctions, sont reconsidérés et que d'autres choix pourront éventuellement s'opérer. Mais il y a un choix qui ne sera pas contesté, c'est le principe même du choix.
Cela vaut moins pour l'astrologie rotationnelle qui classe l'humanité en un certain nombre de fonctions- ce qui peut justifier une certaine diversité de planètes, en correspondance- on ne va évidemment pas se contenter d'une seule et unique fonction car il n'y aurait pas de complémentarité, ce qui est le pendant, au niveau spatial, de la cyclicité.
Cela vaut davantage pour l'astrologie révolutionnelle qui n'a pas tant besoin de planètes que de balises fixes, une seule planète, en vérité suffisant. Mais c'est là encore un principe bafoué par nombre d'astrologues que de ne pas rechercher une dualité entre le fixe et le mobile.
JHB
28. 09. 09
Un des contre-sens majeurs commis par les rénovateurs de l'astrologie, dans la seconde moitié du XXe siècle, est de ne pas avoir compris que l'astronomie est puissance et l'astrologie, acte, pour reprendre le langage de la philosophie aristotélicienne. Et le passage de l'une à l'autre est cyclique, l'astronomie restant ce qu'elle est et même s'amplifiant et se complexifiant et l'astrologie pouvant se renouveler au prix de nouveaux choix, chaque choix générant des "laissés pour compte". Tout le drame épistémologique de l'astrologie, tant sur le plan théorique que pratique réside dans cette méconnaissance de la dynamique de la manifestation, de l'ex-pression.
Les cordonniers sont les plus mal chaussés: on est pantois face à l'ignorance crasse de toute logique cyclique quand des astrologues parlent de l'Astrologie, tant de son passé que de son futur.
Il convient donc de rappeler certains fondamentaux et notamment le fait que pour passer de la puissance à l'acte, des choix s'imposent, tout comme dans le cas de la procréation quand le sperme est puissance et l'ovulation acte, au prix, on le sait d'une sélection draconienne.
Or, où est la sélection opérée par l'astrologie moderne par rapport à l'ensemble des possibles? Force est de constater que l'astrologie a opté pour... le non choix. Il est urgent d'attendre, comme on dit.
D'où des constructions comme celle proposée par Jean-¨Pierre Nicola (RET) où le choix se réduit à attribuer à chaque planète une fonction spécifique, ce qui revient à les garder toutes. Cette répartition des rôles est précisément l'alternative au choix, un substitut;, un palliatif à la nécessité de ne pas tout (com)prendre. On imagine une ovulation où chacun des spermatozoïdes se verrait affecter quelque activité......
Le problème, c'est que si la notion de choix cesse d'être centrale, c'est la notion même de cycle qui devient incompréhensible puisque précisément le cycle est l'histoire d'un choix effectué à partir d'un grand nombre de(com) possibles. Comment l'astrologue pourrait-il "coacher" son client au niveau cyclique s'il n'a pas compris ce que cela signifiait.?
Or, la preuve que l'astrologue n'y parvient pas, c'est que son discours sur sa propre discipline ne tient pas compte d'une telle problématique du choix cyclique. Piètre astrologue que celui qui ne sait pas que la vie est faite de choix et donc de deuils par rapport à ce qui n'a pas été choisi.
Décidément, légion sont les astrologues qui ont cru bon d'opter pour l'autre solution que nous évoquions, à savoir on garde tout et l'on trouvera bien quelque chose à faire pour chacun. On se croirait dans un pays communiste, où tout le monde avait un travail, aussi dérisoire soit-il. Or, quand on entend les astrologues disserter sur les attributions de tel astéroïde (on pense notamment à Cérès, Pallas, Junon et Vesta), en détaillant ce qui est propre à chacun, l'on prend conscience des extrémités auxquelles une telle attitude peut conduire.(voir débat autour d'Eris, avec Christophe de Cène, Jean Billon, Olivier Peyrebrune, Rennes 2009, sur Teleprovidence)
En fait, le génie humain consisterait à opérer des choix: une langue est un choix de mots, de sons parmi toutes les possibilités non retenues et dont on prend connaissance en apprenant des langues étrangères.
Il faut être raisonnable, l'on ne va pas indéfiniment subdiviser l'humanité au prorata des astres que l'on a découverts ou/et que l'on découvrira. D'ailleurs, face à ce défi, deux solutions; soit l'on est obligé de redistribuer les cartes entre toutes les fonctions chaque fois qu'un nouvel astre est à intégrer, soit l'on déclarera que la fonction octroyée au nouvel astre est nouvelle. Et le tour est joué. On nous explique ainsi qu'Uranus a été découvert au moment où de nouvelles dynamiques se manifestaient, ce qui n'empêche pas d'autres astrologues - et parfois les mêmes- de se servir d'Uranus pour étudier des données bien antérieures à sa découverte (1781)
Selon nous, la conjonction qui est la matrice de tout cycle signifie un retour à la puissance, donc une rétraction des actes, ce qui implique que les choix effectués, entre deux conjonctions, sont reconsidérés et que d'autres choix pourront éventuellement s'opérer. Mais il y a un choix qui ne sera pas contesté, c'est le principe même du choix.
Cela vaut moins pour l'astrologie rotationnelle qui classe l'humanité en un certain nombre de fonctions- ce qui peut justifier une certaine diversité de planètes, en correspondance- on ne va évidemment pas se contenter d'une seule et unique fonction car il n'y aurait pas de complémentarité, ce qui est le pendant, au niveau spatial, de la cyclicité.
Cela vaut davantage pour l'astrologie révolutionnelle qui n'a pas tant besoin de planètes que de balises fixes, une seule planète, en vérité suffisant. Mais c'est là encore un principe bafoué par nombre d'astrologues que de ne pas rechercher une dualité entre le fixe et le mobile.
JHB
28. 09. 09
Conception ou naissance en astrologie
par Jacques HalBronn
Le vrai débat autour du thème natal reste celui de savoir ce qui se joue au moment de la naissance.
Plus un astrologue tendra à complexifier la carte du ciel, plus cela signifiera qu'il accorde la plus grande importance au moment de la naissance mais en assume-t-il toujours les conséquences épistémologiques, on peut en douter...
Tout, en effet, n'est-il pas "joué" lors de la venue au monde, au bout d'un processus qui aura duré dans les neuf mois?
L'astrologie, en s'évertuant à défendre le thème natal pousse le "bouchon" très loin et il serait probablement plus facile de fonder l'astrologie scientifiquement en se délestant du "boulet" qu'un tel dispositif représente.
Récemment (voir Colloque de Rennes, sur teleprovidence), un des intervenants au débat s'est cru obligé de parler de réincarnation à propos du thème natal, soutenant que l'"âme" choisit par avance son temps exact de naissance. Est-ce que l'on ne franchit pas là quelque ligne rouge en fondant l'astrologie sur de tels arguments? Car même ceux qui croient en la réincarnation n'en arrivent pas forcément à affirmer que l'on soit en mesurer de plier les contraintes biologiques à de tels impératifs généthliaques, à consonance karmique.
En ce début de XXIe siècle, la position la plus raisonnable est bien celle de l'hérédité ou en tout cas celle de la génétique, à savoir que l'on tend à naitre à un moment où le ciel extérieur; c'est à dire astronomique, ferait pendant, serait en correspondance, en quelque sorte, avec le ciel intérieur, c'est à dire génétique. Pour Gauquelin, il faut être "martien" pour naitre "sous" Mars et ainsi de suite. Mars serait dans nos gènes et cette détermination n'aura pas attendu le moment de la naissance pour se mettre en place.
Quand, il y a de cela une quarantaine d'années, nous étions tout débutant en astrologie, dans les années 1967-1969, nous accordions la plus grande importance à l'ascendant et prétendions que l'on pouvait déterminer l'ascendant de quelqu'un en le voyant ou en tout cas trancher entre deux ascendants successifs. Ce disant, nous n'avions pas pensé que le corps ne pouvait changer d'une heure à l'autre, voire d'une minute à l'autre. Tel est le risque de ne pas appréhender l'astrologie dans la globalité des paramètres qui la concernent. Evidemment, fort de notre expérience, nous aurions pu continuer, indéfiniment, qu'il en était ainsi mais il y a un seuil où il faut sensiblement relativiser la valeur et la vraisemblance de nos "observations" et les placer sous le contrôle d'exigences théoriques à respecter. D'ailleurs, quel astrologue de bonne foi n'a pas été conduit à renoncer à certaines "observations"" prétendument définitives et sans appel?
Accorder par trop d'importance au thème natal, le considérer non pas comme une conséquence mais comme une cause peut se révéler fort inconfortable, à terme. Qu'en effet, l'importance du thème- comme l'a montré Gauquelin en recourant à des données très simples- tienne à ce que le nouveau né ne naisse pas à n'importe quel moment est une chose est une chose, que le thème "forme" la personne qui nait, en est une toute autre et c'est ce pas que l'on ne saurait franchir sans beaucoup de prudence.
Et d'ailleurs que gagne-t-on vraiment à opter pour une posture aussi intransigeante en faveur de l'impression cosmique que nous subirions à la naissance?
Mais si l'on admet que le nouveau né tienne compte d'un certain nombre de repères célestes, cela signifie qu'il n'est pas sensible à toutes les configurations existantes. Certains diront: c'est le thème qui nous dira à quelles configurations il réagit....Il faut admettre qu'il y a une vie avant la naissance et que tout ne part pas de là!
La naissance est beaucoup plus prévisible que la conception car elle dépend de la dite conception...
Au niveau cyclique, ce qui correspond à la naissance n'est pas la conjonction mais le mi-point, on est à mi-parcours entre la vie et la mort, en quelque sorte, entre le début et la fin d'un cycle. La naissance correspond à l'équinoxe de printemps, lui aussi, beaucoup trop investi par les astrologues qui veulent y voir un commencement alors que le printemps dépend de ce qui l'a précédé, il n'est pas tant une impulsion qu'une émergence.
Au départ d'un processus, on a affaire à un sujet - au sens grammatical du terme- et peu à peu l'on passe à un objet. Prenons le cas d'une parole qui s'exprime, elle dépend de celui qui la profère. Mais une fois que cette parole est écrite, elle devient objet que chacun peut s'approprier. Or, l'écrit est beaucoup plus tardif, dans l'Histoire de l'Humanité, que l'oral, il relève, selon nous, du passage à l'ère technico-technologique qui est toujours la nôtre aujourd'hui .( voir J. P. Changeux, Du vrai, du beau, du bien, une nouvelle approche neuronale, Paris, O. Jacob, 2009, pp. 253 et seq. ) C'est vrai pour la naissance: une fois qu'il est né, il peut être placé dans une autre famille que celle qui lui a donné naissance. Il y a toujours un moment de lâcher prise qui correspond au passage de la nuit au jour, de l'Hiver au Printemps. Quand un fruit est cueilli, on ne sait plus de quel arbre il est issu... On ne peut plus juger de l'arbre à ses fruits. Notre perception s'en trouve faussée. Plus on est proche de la source et moins l'on risque de se fourvoyer et plus on est éloigné de la source, plus l'on est à la merci des apparences.
Nous ne partageons pas le point de vue de René Cassin (repris par J. P. Changeux, in Du vrai, du bien, du beau, op. cit. p; 514).: "Cassin reconnaissait, rapporte Jean Pierre Changeux, que les inventions pratiques de l'industrie humaine (...) jusqu'aux biotechnologies contemporaines ont directement contribué à alléger la peine des hommes". Pour nous, le développement de la neurologie doit nous émanciper du joug technologique, lequel ne fait sens que pour combler certains handicaps. On peut penser que l'écrit a servi d'abord aux sourds. La technique "externe", celle qui passe par des objets, ne saurait être qu'un palliatif, pour venir en aide aux personnes présentant certaines carences, dont certaines dues à l'âge, à la maladie, aux accidents. Peut-on espérer des neurosciences qu'elles permettent à l'Humanité de cesser à ne penser le progrès qu'au prisme de la Technique?
Concluons sur ce texte de J. P. Changeux. (Du vrai, du beau, du bien. ibidem, pp. 467-468)
"Comme l'écrit Durckheim, "le seul moyen que nous ayons de nous libérer des forces physiques est de leur opposer des forces collectives". Le cerveau des hommes réunis en société a donc produit, comme "modèle explicatif" des "représentations collectives" efficaces sur le plan social (mythes, croyances, pouvoirs magiques, forces surnaturelles...) qui se sont transmises de génération en génération, de cerveau à cerveau. Ces représentations collectives permettent d'organiser le temps, non seulement le sien, mais celui objectivement pensé par tous les hommes d'une même civilisation"
JHB
03. 10. 09
Le vrai débat autour du thème natal reste celui de savoir ce qui se joue au moment de la naissance.
Plus un astrologue tendra à complexifier la carte du ciel, plus cela signifiera qu'il accorde la plus grande importance au moment de la naissance mais en assume-t-il toujours les conséquences épistémologiques, on peut en douter...
Tout, en effet, n'est-il pas "joué" lors de la venue au monde, au bout d'un processus qui aura duré dans les neuf mois?
L'astrologie, en s'évertuant à défendre le thème natal pousse le "bouchon" très loin et il serait probablement plus facile de fonder l'astrologie scientifiquement en se délestant du "boulet" qu'un tel dispositif représente.
Récemment (voir Colloque de Rennes, sur teleprovidence), un des intervenants au débat s'est cru obligé de parler de réincarnation à propos du thème natal, soutenant que l'"âme" choisit par avance son temps exact de naissance. Est-ce que l'on ne franchit pas là quelque ligne rouge en fondant l'astrologie sur de tels arguments? Car même ceux qui croient en la réincarnation n'en arrivent pas forcément à affirmer que l'on soit en mesurer de plier les contraintes biologiques à de tels impératifs généthliaques, à consonance karmique.
En ce début de XXIe siècle, la position la plus raisonnable est bien celle de l'hérédité ou en tout cas celle de la génétique, à savoir que l'on tend à naitre à un moment où le ciel extérieur; c'est à dire astronomique, ferait pendant, serait en correspondance, en quelque sorte, avec le ciel intérieur, c'est à dire génétique. Pour Gauquelin, il faut être "martien" pour naitre "sous" Mars et ainsi de suite. Mars serait dans nos gènes et cette détermination n'aura pas attendu le moment de la naissance pour se mettre en place.
Quand, il y a de cela une quarantaine d'années, nous étions tout débutant en astrologie, dans les années 1967-1969, nous accordions la plus grande importance à l'ascendant et prétendions que l'on pouvait déterminer l'ascendant de quelqu'un en le voyant ou en tout cas trancher entre deux ascendants successifs. Ce disant, nous n'avions pas pensé que le corps ne pouvait changer d'une heure à l'autre, voire d'une minute à l'autre. Tel est le risque de ne pas appréhender l'astrologie dans la globalité des paramètres qui la concernent. Evidemment, fort de notre expérience, nous aurions pu continuer, indéfiniment, qu'il en était ainsi mais il y a un seuil où il faut sensiblement relativiser la valeur et la vraisemblance de nos "observations" et les placer sous le contrôle d'exigences théoriques à respecter. D'ailleurs, quel astrologue de bonne foi n'a pas été conduit à renoncer à certaines "observations"" prétendument définitives et sans appel?
Accorder par trop d'importance au thème natal, le considérer non pas comme une conséquence mais comme une cause peut se révéler fort inconfortable, à terme. Qu'en effet, l'importance du thème- comme l'a montré Gauquelin en recourant à des données très simples- tienne à ce que le nouveau né ne naisse pas à n'importe quel moment est une chose est une chose, que le thème "forme" la personne qui nait, en est une toute autre et c'est ce pas que l'on ne saurait franchir sans beaucoup de prudence.
Et d'ailleurs que gagne-t-on vraiment à opter pour une posture aussi intransigeante en faveur de l'impression cosmique que nous subirions à la naissance?
Mais si l'on admet que le nouveau né tienne compte d'un certain nombre de repères célestes, cela signifie qu'il n'est pas sensible à toutes les configurations existantes. Certains diront: c'est le thème qui nous dira à quelles configurations il réagit....Il faut admettre qu'il y a une vie avant la naissance et que tout ne part pas de là!
La naissance est beaucoup plus prévisible que la conception car elle dépend de la dite conception...
Au niveau cyclique, ce qui correspond à la naissance n'est pas la conjonction mais le mi-point, on est à mi-parcours entre la vie et la mort, en quelque sorte, entre le début et la fin d'un cycle. La naissance correspond à l'équinoxe de printemps, lui aussi, beaucoup trop investi par les astrologues qui veulent y voir un commencement alors que le printemps dépend de ce qui l'a précédé, il n'est pas tant une impulsion qu'une émergence.
Au départ d'un processus, on a affaire à un sujet - au sens grammatical du terme- et peu à peu l'on passe à un objet. Prenons le cas d'une parole qui s'exprime, elle dépend de celui qui la profère. Mais une fois que cette parole est écrite, elle devient objet que chacun peut s'approprier. Or, l'écrit est beaucoup plus tardif, dans l'Histoire de l'Humanité, que l'oral, il relève, selon nous, du passage à l'ère technico-technologique qui est toujours la nôtre aujourd'hui .( voir J. P. Changeux, Du vrai, du beau, du bien, une nouvelle approche neuronale, Paris, O. Jacob, 2009, pp. 253 et seq. ) C'est vrai pour la naissance: une fois qu'il est né, il peut être placé dans une autre famille que celle qui lui a donné naissance. Il y a toujours un moment de lâcher prise qui correspond au passage de la nuit au jour, de l'Hiver au Printemps. Quand un fruit est cueilli, on ne sait plus de quel arbre il est issu... On ne peut plus juger de l'arbre à ses fruits. Notre perception s'en trouve faussée. Plus on est proche de la source et moins l'on risque de se fourvoyer et plus on est éloigné de la source, plus l'on est à la merci des apparences.
Nous ne partageons pas le point de vue de René Cassin (repris par J. P. Changeux, in Du vrai, du bien, du beau, op. cit. p; 514).: "Cassin reconnaissait, rapporte Jean Pierre Changeux, que les inventions pratiques de l'industrie humaine (...) jusqu'aux biotechnologies contemporaines ont directement contribué à alléger la peine des hommes". Pour nous, le développement de la neurologie doit nous émanciper du joug technologique, lequel ne fait sens que pour combler certains handicaps. On peut penser que l'écrit a servi d'abord aux sourds. La technique "externe", celle qui passe par des objets, ne saurait être qu'un palliatif, pour venir en aide aux personnes présentant certaines carences, dont certaines dues à l'âge, à la maladie, aux accidents. Peut-on espérer des neurosciences qu'elles permettent à l'Humanité de cesser à ne penser le progrès qu'au prisme de la Technique?
Concluons sur ce texte de J. P. Changeux. (Du vrai, du beau, du bien. ibidem, pp. 467-468)
"Comme l'écrit Durckheim, "le seul moyen que nous ayons de nous libérer des forces physiques est de leur opposer des forces collectives". Le cerveau des hommes réunis en société a donc produit, comme "modèle explicatif" des "représentations collectives" efficaces sur le plan social (mythes, croyances, pouvoirs magiques, forces surnaturelles...) qui se sont transmises de génération en génération, de cerveau à cerveau. Ces représentations collectives permettent d'organiser le temps, non seulement le sien, mais celui objectivement pensé par tous les hommes d'une même civilisation"
JHB
03. 10. 09
Principes et bases de l'astrologie : la différence
par Jacques HalBronn
Les astrologues nous parlent volontiers des "bases" de l'astrologie, une sorte de tronc commun que tous les astrologues admettraient.
Pour notre part, nous préférons remonter plus haut, au niveau des principes, dont le nom même indique qu'ils viennent en premier. (même étymologie que prince).
La différence entre bases et principes est majeure. Par "bases" on entend généralement un ensemble de techniques censées constituer le clavier indispensable de l'astrologie. C'est d'ailleurs ce que l'on est censé enseigner dans les cours d'astrologie, c'est le b-a ba.
Enumérons: les aspects, les maisons, les signes, les planètes, les transits, tout cela convergeant autour du sacro-saint thème de naissance.
Autrement dit, on ne devrait pas "toucher" aux bases. Elles seraient immuables. Sine qua non.
Notre position est autre et nous pensons que si l'on veut débloquer l'astrologie, il importe de reconsidérer les bases au regard des principes. Ce sera un des enjeux du Colloque de Marseille du 11 novembre.
En revenir aux principes, c'est remonter à la source alors que les bases correspondent déjà à un processus déjà éloigné du point de départ. La cyclicité, bien comprise, implique de retourner jusqu'aux principes et de ne pas s'arrêter aux bases, qui sont à mi-chemin. C'est ce qu'on appelle succomber aux délices de Capoue (en référence au Carthaginois Hannibal, sur la route de Rome)
Est-ce que le thème natal appartient aux principes de l'astrologie au point que sans thème natal il n'y aurait pas d'astrologie.?
Encore faudrait-il s'entendre sur ce qu'on appelle "thème natal"? Il y a l'acception maximale (signes; maisons, aspects) et l'acception minimale (les maisons seulement, selon les résultats Gauquelin) .
Faire passer les "bases" pour des "principes", c'est chercher à saboter un vrai processus de cyclicité, c'est dire "on ne remonte pas plus haut. On en reste là!".
Le jour où les astrologues apprendront à distinguer bases et principes, ce sera un grand progrès. Car le progrès ne consiste pas à aller indéfiniment de l'avant mais à changer les fondements de ce que l'on fait; à opérer périodiquement certaines révolutions et une révolution implique de remonter jusqu'aux principes..
Nous proposons - et en cela nous rejoignons Jean-Marie Lepeltier et Jacques Boit, pour ne parler que d'entretiens de septembre 2009 (sur teleprovidence)- de ne pas confondre les questions et les solutions ponctuelles qui ont pu être données à un certain moment. Les questions persistent, les solutions changent.
L'idée de thème natal peut évoluer. Le fait de considérer le zodiaque dans le thème - en dehors de la question de l'Ascendant- doit être envisagé. Est-ce un "principe" de l'astrologie que cette place du zodiaque au moment de la naissance? Certainement pas. C'est tout au plus une "base" dans le cadre d'une certaine pratique forcément datée, limitée dans le temps, quand bien même aurait-elle perduré des siècles durant.
Cinquante ans après la parution de L'influence des astres de Michel Gauquelin (1955), il est plus que temps d'évacuer e zodiaque du thème natal comme le propose l'astronomie symbolique de Lepeltier, qui va dans le sens de la réforme képlerienne.
Pour notre part, nous ne prétendons pas traiter en détail du thème natal car ce n'est pas notre domaine de spécialisation qui est celui de la cyclicité mais nous saluons toute entreprise astrologique qui n'utilise plus le zodiaque qui appartient au champ cyclique qui est le nôtre.
Il faut que les astrologues comprennent que le thème natal ne doit plus s'intéresser aux positions planétaires dans le zodiaque au nom même des principes de l'astrologie selon lesquels ce qui reléve de la rotation ne se confond pas avec ce qui relève de la révolution.
A propos de "bases", force est d'ailleurs de constater qu'il n'existe présentement aucun consensus concernant un cycle central coiffant tous les autres, donc finalement aucun référentiel commun sur le plan prévisionnel, aucune configuration céleste dominante..
En conclusion, nous dirons qu'il ne faut jamais perdre de vue les principes et se demander si les "bases" existants 1 correspondent aux dits principes, 2 si d'autres "bases" ne conviendraient pas tout autant voire mieux....
Mais certains inversent la problématique et déclarent que les principes doivent découler des bases....et non l'inverse.
Cela fait penser à ces astrologues qui pensent que la théorie est simplement là pour expliciter la pratique! Comme si l'astrologie était le tonnerre et qu'il fallait dire ce qu'il en est. Mais pour beaucoup d'astrologues, la consultation est, par excellence, le fait de l'astrologie dont il faut rendre compte, ne serait-ce qu'en tant que fait de société.
Il est vrai que dans le langage courant, l'on confond souvent le domaine et son étude: on parle de la psychologie de quelqu'un et de la psychologie en tant que science, on parle de l'histoire d'une ville et du discours qui est censé en rendre compte et ainsi de suite.
Quand on parle d'astrologie, parle-t-on du savoir astrologique ou bien du fait astrologique? Le fait astrologique est au niveau des principes, le savoir astrologique à celui des bases. Les principes ne changent pas. Les bases évoluent.
Si l'on demande à un astrologue: quels sont les principes qui sous-tendent l'astrologie, il risque fort de répondre en exposant par le menu en quoi consiste le savoir astrologique tel qu'il l'a reçu.
Et cela ne doit pas continuer ainsi:!
Le principal enjeu de l'Astrologie est-il de valider la consultation avec les règles qui sont présentement les siennes ou bien de revenir sur ses principes - ce qui n'est pas la même chose que ses régles. Puis, l'on verra dans quelle mesure les règles correspondent aux principes.
Mais comment savoir ce qu'est l'Astrologie en dehors de sa pratique puisque c'est par la pratique que l'Astrologie existe? A telle enseigne que pour beaucoup d'astrologues, l'astrologie doit répondre aux questions que l'on pose à l'astrologue es qualités et non pas tant à celles qui se posent à l'astrologue ou que l'astrologue se pose sur l'astrologie.
.Ce qui fait que certains astrologues se refusent à remonter aux principes de l'astrologie, c'est qu'ils ont peur de la réponse à savoir que l'astrologie a vocation à structurer, à organiser le temps des sociétés humaines, tant au niveau collectif qu'individuel, en se servant de certains processus cosmiques..
A contrario, répondre de butte en blanc que le principe de l'Astrologie serait de traiter des individus en ce qu'ils ont de plus spécifique semblerait moins bien passer, présenté tel quel alors qu'au niveau des bases, l'on pourrait se contenter de dire que le thème natal est "fait" pour étudier l'individu auquel il correspond.
Autrement dit, la réponse diffère selon qu'on traite des principes et des bases.
Mais pourquoi un tel décalage, un tel changement de plan?
Autrement dit, le thème natal ne nous semble pas nécessairement devoir se placer au cœur de l'Astrologie, du moins au regard de ses principes.
Si l'on approfondit la notion de principe, en astrologie, l'on en arrive à l'idée selon laquelle mieux le monde est organisé dans son rapport au Temps et plus il sera prévisible car le Temps est un dictateur qui exige que l'on fasse les choses '"en temps et en heure" et "de concert", c'est à dire dans un même espace-temps. Ce qui ne correspond pas vraiment à ce qu'implique le thème natal, structure bien trop personnelle et individuelle, au niveau spatio-temporel, pour s'inscrire dans un tel projet.
. Le thème natal illustre bien l'adage selon lequel souvent la solution est le problème.
Toute cyclicité implique d'évacuer ce que nous avons appelé (voir autre texte dans ce journal d'octobre 2009) les expédients qui ont du et pu s'accumuler en cours de route (c'est à dire de cycle). Expédients qui ont pu varier d'un praticien à l'autre, d'un groupe à l'autre au point de rendre méconnaissable le facteur commun de départ. On pense à la différenciation de langues de même origine, comme les langues latines, alors même que l'intercompréhension entre les locuteurs de ces diverses langues est souvent faible.
Au fond, le problème des astrologues, c'est probablement avant tout de ne pas prendre trop au sérieux les pratiques élaborées et établies par les uns et les autres et de s'en délester périodiquement pour renforcer ce qui leur est commun.
JHB
03. 10. 09
Les astrologues nous parlent volontiers des "bases" de l'astrologie, une sorte de tronc commun que tous les astrologues admettraient.
Pour notre part, nous préférons remonter plus haut, au niveau des principes, dont le nom même indique qu'ils viennent en premier. (même étymologie que prince).
La différence entre bases et principes est majeure. Par "bases" on entend généralement un ensemble de techniques censées constituer le clavier indispensable de l'astrologie. C'est d'ailleurs ce que l'on est censé enseigner dans les cours d'astrologie, c'est le b-a ba.
Enumérons: les aspects, les maisons, les signes, les planètes, les transits, tout cela convergeant autour du sacro-saint thème de naissance.
Autrement dit, on ne devrait pas "toucher" aux bases. Elles seraient immuables. Sine qua non.
Notre position est autre et nous pensons que si l'on veut débloquer l'astrologie, il importe de reconsidérer les bases au regard des principes. Ce sera un des enjeux du Colloque de Marseille du 11 novembre.
En revenir aux principes, c'est remonter à la source alors que les bases correspondent déjà à un processus déjà éloigné du point de départ. La cyclicité, bien comprise, implique de retourner jusqu'aux principes et de ne pas s'arrêter aux bases, qui sont à mi-chemin. C'est ce qu'on appelle succomber aux délices de Capoue (en référence au Carthaginois Hannibal, sur la route de Rome)
Est-ce que le thème natal appartient aux principes de l'astrologie au point que sans thème natal il n'y aurait pas d'astrologie.?
Encore faudrait-il s'entendre sur ce qu'on appelle "thème natal"? Il y a l'acception maximale (signes; maisons, aspects) et l'acception minimale (les maisons seulement, selon les résultats Gauquelin) .
Faire passer les "bases" pour des "principes", c'est chercher à saboter un vrai processus de cyclicité, c'est dire "on ne remonte pas plus haut. On en reste là!".
Le jour où les astrologues apprendront à distinguer bases et principes, ce sera un grand progrès. Car le progrès ne consiste pas à aller indéfiniment de l'avant mais à changer les fondements de ce que l'on fait; à opérer périodiquement certaines révolutions et une révolution implique de remonter jusqu'aux principes..
Nous proposons - et en cela nous rejoignons Jean-Marie Lepeltier et Jacques Boit, pour ne parler que d'entretiens de septembre 2009 (sur teleprovidence)- de ne pas confondre les questions et les solutions ponctuelles qui ont pu être données à un certain moment. Les questions persistent, les solutions changent.
L'idée de thème natal peut évoluer. Le fait de considérer le zodiaque dans le thème - en dehors de la question de l'Ascendant- doit être envisagé. Est-ce un "principe" de l'astrologie que cette place du zodiaque au moment de la naissance? Certainement pas. C'est tout au plus une "base" dans le cadre d'une certaine pratique forcément datée, limitée dans le temps, quand bien même aurait-elle perduré des siècles durant.
Cinquante ans après la parution de L'influence des astres de Michel Gauquelin (1955), il est plus que temps d'évacuer e zodiaque du thème natal comme le propose l'astronomie symbolique de Lepeltier, qui va dans le sens de la réforme képlerienne.
Pour notre part, nous ne prétendons pas traiter en détail du thème natal car ce n'est pas notre domaine de spécialisation qui est celui de la cyclicité mais nous saluons toute entreprise astrologique qui n'utilise plus le zodiaque qui appartient au champ cyclique qui est le nôtre.
Il faut que les astrologues comprennent que le thème natal ne doit plus s'intéresser aux positions planétaires dans le zodiaque au nom même des principes de l'astrologie selon lesquels ce qui reléve de la rotation ne se confond pas avec ce qui relève de la révolution.
A propos de "bases", force est d'ailleurs de constater qu'il n'existe présentement aucun consensus concernant un cycle central coiffant tous les autres, donc finalement aucun référentiel commun sur le plan prévisionnel, aucune configuration céleste dominante..
En conclusion, nous dirons qu'il ne faut jamais perdre de vue les principes et se demander si les "bases" existants 1 correspondent aux dits principes, 2 si d'autres "bases" ne conviendraient pas tout autant voire mieux....
Mais certains inversent la problématique et déclarent que les principes doivent découler des bases....et non l'inverse.
Cela fait penser à ces astrologues qui pensent que la théorie est simplement là pour expliciter la pratique! Comme si l'astrologie était le tonnerre et qu'il fallait dire ce qu'il en est. Mais pour beaucoup d'astrologues, la consultation est, par excellence, le fait de l'astrologie dont il faut rendre compte, ne serait-ce qu'en tant que fait de société.
Il est vrai que dans le langage courant, l'on confond souvent le domaine et son étude: on parle de la psychologie de quelqu'un et de la psychologie en tant que science, on parle de l'histoire d'une ville et du discours qui est censé en rendre compte et ainsi de suite.
Quand on parle d'astrologie, parle-t-on du savoir astrologique ou bien du fait astrologique? Le fait astrologique est au niveau des principes, le savoir astrologique à celui des bases. Les principes ne changent pas. Les bases évoluent.
Si l'on demande à un astrologue: quels sont les principes qui sous-tendent l'astrologie, il risque fort de répondre en exposant par le menu en quoi consiste le savoir astrologique tel qu'il l'a reçu.
Et cela ne doit pas continuer ainsi:!
Le principal enjeu de l'Astrologie est-il de valider la consultation avec les règles qui sont présentement les siennes ou bien de revenir sur ses principes - ce qui n'est pas la même chose que ses régles. Puis, l'on verra dans quelle mesure les règles correspondent aux principes.
Mais comment savoir ce qu'est l'Astrologie en dehors de sa pratique puisque c'est par la pratique que l'Astrologie existe? A telle enseigne que pour beaucoup d'astrologues, l'astrologie doit répondre aux questions que l'on pose à l'astrologue es qualités et non pas tant à celles qui se posent à l'astrologue ou que l'astrologue se pose sur l'astrologie.
.Ce qui fait que certains astrologues se refusent à remonter aux principes de l'astrologie, c'est qu'ils ont peur de la réponse à savoir que l'astrologie a vocation à structurer, à organiser le temps des sociétés humaines, tant au niveau collectif qu'individuel, en se servant de certains processus cosmiques..
A contrario, répondre de butte en blanc que le principe de l'Astrologie serait de traiter des individus en ce qu'ils ont de plus spécifique semblerait moins bien passer, présenté tel quel alors qu'au niveau des bases, l'on pourrait se contenter de dire que le thème natal est "fait" pour étudier l'individu auquel il correspond.
Autrement dit, la réponse diffère selon qu'on traite des principes et des bases.
Mais pourquoi un tel décalage, un tel changement de plan?
Autrement dit, le thème natal ne nous semble pas nécessairement devoir se placer au cœur de l'Astrologie, du moins au regard de ses principes.
Si l'on approfondit la notion de principe, en astrologie, l'on en arrive à l'idée selon laquelle mieux le monde est organisé dans son rapport au Temps et plus il sera prévisible car le Temps est un dictateur qui exige que l'on fasse les choses '"en temps et en heure" et "de concert", c'est à dire dans un même espace-temps. Ce qui ne correspond pas vraiment à ce qu'implique le thème natal, structure bien trop personnelle et individuelle, au niveau spatio-temporel, pour s'inscrire dans un tel projet.
. Le thème natal illustre bien l'adage selon lequel souvent la solution est le problème.
Toute cyclicité implique d'évacuer ce que nous avons appelé (voir autre texte dans ce journal d'octobre 2009) les expédients qui ont du et pu s'accumuler en cours de route (c'est à dire de cycle). Expédients qui ont pu varier d'un praticien à l'autre, d'un groupe à l'autre au point de rendre méconnaissable le facteur commun de départ. On pense à la différenciation de langues de même origine, comme les langues latines, alors même que l'intercompréhension entre les locuteurs de ces diverses langues est souvent faible.
Au fond, le problème des astrologues, c'est probablement avant tout de ne pas prendre trop au sérieux les pratiques élaborées et établies par les uns et les autres et de s'en délester périodiquement pour renforcer ce qui leur est commun.
JHB
03. 10. 09
Astrologie et neurologie : vers une neuro-astrologie
par Jacques HalBronn
Dans son dernier ouvrage (Pourquoi les chimpanzés ne parlent pas et 30 autres questions sur le cerveau de l'homme, Paris. Odile Jacob, 2209) le neurologue Laurent Cohen met l'accent sur le fait que l'étude du cerveau permet à l'avance de connaitre ce que telle personne fera. Mais il s'agit d'un temps extrêmement court, inférieur à une seconde.
"Chaque fois que, par exemple, vous bougez la main droite, le mouvement lui-même est la conséquence visible d'une série de processus cérébraux qui s'étalent au moins sur des centaines de millisecondes (..) Si je mesure dans votre cerveau la préparation invisible de l'action, je pourrai prédire (sic) sur quel bouton vous allez appuyer avant même que vous ayez fait le moindre mouvement " (pp. 150 et seq)
A noter que le mot "prédire" est ici utilisé par un scientifique et l'on ne comprend toujours pas pourquoi ce mot est diabolisé dans la rhétorique astrologique et que "prévoir " lui soit préféré avec la connotation "voyance" que cela enclenche! Le terme de "prédictibilité" est admis en épistémologie plus que celui de prévisibilité.(,notamment dans le monde anglo-saxon, où l'on a le verbe "predict"). Dire est de l'ordre de la parole, voire est de l'ordre de la vue. En outre, en astrologie, qui pourrait nier que l'astrologue prédit à partir du moment où il "dit" certaines choses et ce faisant tend à les faire exister?
En réalité, étymologiquement, prédire relève de la Morale et prévoir de la Science (selon le distinguo de l'Ecossais David Hume, rapporté par J. P. Changeux (cf Du vrai, du beau, du bien. Une nouvelle approche neuronale, Paris. O. Jacob, 2008, p. 40). Qu'on le veuille ou non, l'astrologie est fille de la Morale, des mœurs, donc du Collectif, c'est à dire d'un certain habitus (Bourdieu). mais toute la question est de savoir si les hommes ont le pouvoir de se (re)programmer et ce faisant de changer leur nature, ce qui brouille, à terme, le distinguo humien. Ce qui était initialement prédit deviendra, à terme, prévisible. Ajoutons que toute morale est prescriptive plus encore que prospective mais le prescriptif n'a-t-il pas vocation à se muer en prospectif?
Astrologie et neurologie sont vouées à converger fortement au cours du XXIe siècle. En effet, si certains êtres captent des signaux cosmiques périodiques, est-ce que cela ne signifie pas que leur cerveau, du moins certaines zones de celui-ci, seront marquées parallélement par une certaine périodicité quantifiable avec des instruments de plus en plus perfectionnés et capables d'accéder au niveau des millièmes de secondes?
On pourrait envisager, à terme, la constitution d'une branche de la neurologie que l'on pourrait appeler neuro-astrologie et qui traiterait des répercussions de l'activités cosmique sur le comportement cérébral, l'inverse semblant hautement improbable, on s'en doute.
Une première piste de recherche neuro-astrologique serait la période qui précède l'accouchement dans la mesure où il semble que la dite période soit précédée et déclenchée par une intense activité cérébrale. Pas nécessairement chez tous les individus mais du moins chez certains d'entre eux correspondant aux critères gauqueliniens (en référence aux travaux statistiques de Michel Gauquelin qu'un tel travail viendrait au demeurant confirmer : échange de bons procédés puisque la neuro-astrologie alimenterait la recherche neurologique)
Au cours de la période prénatale, certains enfants calculeraient le "bon" moment pour naitre, en mettant en équation certaines données de leur ADN et certains signaux célestes avec lesquels il y aurait adéquation. Rappelons que du point de vue de la rotation de la Terre, les signaux se modifient rapidement et qu'en quelques heures, les configurations par rapport au lieu de naissance changent. On est loin ici de l'astrologie des signes mensuels et plus proche, si l'on veut, de celle des "ascendants". si ce n'est que la présence corporelle d'une planète est nécessaire en certains points du ciel est nécessaire, ce qui n'est plus le cas de la notion actuelle d'ascendant.
Une autre piste de recherche - et là encore elle ne concerne pas tous les individus mais uniquement une petit proportion de l'Humanité - concerne non plus le moment de la naissance mais l'approche de certaines configurations, tout au long de la vie, ce qui permet des conditions d'observation différentes de celles concernant le nouveau né.
Selon nous, à l'approche de certaines configurations (une certaine planète en conjonction avec une certaine série d'étoiles), cela déclencherait une activité cérébrale particulière chez certains sujets et pas chez d'autres, d'où l'intérêt de travailler sur un nombre important de cas pour déceler des différences entre les cas (groupe témoin)
L'effet produit n'est plus comme pour la naissance le déclenchement de la sortie de l'utérus mais une mobilité singulière dans l'espace-temps au niveau de l'imagerie mentale et se répercutant dans les actions à venir (voyages, souvenirs) avec pour conséquence des processus de rassemblement, de pollinisation sociale provoqués par les personnes astro-réceptives. .
Ajoutons que ces effets à observer seraient simultanés chez les individus en question, ce qui n'a rien à voir avec la pratique prévisionnelle actuelle (transits) qui est individuelle et désynchronisée socialement. La courbe d'activité cérébrale serait la même pour la population concernée. Statistiquement, la dite population comprend des personnes vouées au commandement, ayant une certaine faculté de rassemblement et de concentration, donc de décloisonnement;, à tous les niveaux.
Il convient aussi de mentionner l'ouvrage de Jean-Pierre Changeux, Du vrai, du beau, du bien. Une nouvelle approche neuronale, Paris, Odile Jacob, 2008, qui confirme l'importance du collectif, ce qui va à l'encontre de la pente individualiste de l'astropsychologie alors que tout processus prévisionnel se situe d'entrée de jeu dans le collectif. Celui qui vit seul n'a pas besoin de se conformer à un quelconque horaire.(ouverture et fermeture des magasins, arrivée et départ des cars/ trains/avions etc).
JHB
01. 10. 09
Dans son dernier ouvrage (Pourquoi les chimpanzés ne parlent pas et 30 autres questions sur le cerveau de l'homme, Paris. Odile Jacob, 2209) le neurologue Laurent Cohen met l'accent sur le fait que l'étude du cerveau permet à l'avance de connaitre ce que telle personne fera. Mais il s'agit d'un temps extrêmement court, inférieur à une seconde.
"Chaque fois que, par exemple, vous bougez la main droite, le mouvement lui-même est la conséquence visible d'une série de processus cérébraux qui s'étalent au moins sur des centaines de millisecondes (..) Si je mesure dans votre cerveau la préparation invisible de l'action, je pourrai prédire (sic) sur quel bouton vous allez appuyer avant même que vous ayez fait le moindre mouvement " (pp. 150 et seq)
A noter que le mot "prédire" est ici utilisé par un scientifique et l'on ne comprend toujours pas pourquoi ce mot est diabolisé dans la rhétorique astrologique et que "prévoir " lui soit préféré avec la connotation "voyance" que cela enclenche! Le terme de "prédictibilité" est admis en épistémologie plus que celui de prévisibilité.(,notamment dans le monde anglo-saxon, où l'on a le verbe "predict"). Dire est de l'ordre de la parole, voire est de l'ordre de la vue. En outre, en astrologie, qui pourrait nier que l'astrologue prédit à partir du moment où il "dit" certaines choses et ce faisant tend à les faire exister?
En réalité, étymologiquement, prédire relève de la Morale et prévoir de la Science (selon le distinguo de l'Ecossais David Hume, rapporté par J. P. Changeux (cf Du vrai, du beau, du bien. Une nouvelle approche neuronale, Paris. O. Jacob, 2008, p. 40). Qu'on le veuille ou non, l'astrologie est fille de la Morale, des mœurs, donc du Collectif, c'est à dire d'un certain habitus (Bourdieu). mais toute la question est de savoir si les hommes ont le pouvoir de se (re)programmer et ce faisant de changer leur nature, ce qui brouille, à terme, le distinguo humien. Ce qui était initialement prédit deviendra, à terme, prévisible. Ajoutons que toute morale est prescriptive plus encore que prospective mais le prescriptif n'a-t-il pas vocation à se muer en prospectif?
Astrologie et neurologie sont vouées à converger fortement au cours du XXIe siècle. En effet, si certains êtres captent des signaux cosmiques périodiques, est-ce que cela ne signifie pas que leur cerveau, du moins certaines zones de celui-ci, seront marquées parallélement par une certaine périodicité quantifiable avec des instruments de plus en plus perfectionnés et capables d'accéder au niveau des millièmes de secondes?
On pourrait envisager, à terme, la constitution d'une branche de la neurologie que l'on pourrait appeler neuro-astrologie et qui traiterait des répercussions de l'activités cosmique sur le comportement cérébral, l'inverse semblant hautement improbable, on s'en doute.
Une première piste de recherche neuro-astrologique serait la période qui précède l'accouchement dans la mesure où il semble que la dite période soit précédée et déclenchée par une intense activité cérébrale. Pas nécessairement chez tous les individus mais du moins chez certains d'entre eux correspondant aux critères gauqueliniens (en référence aux travaux statistiques de Michel Gauquelin qu'un tel travail viendrait au demeurant confirmer : échange de bons procédés puisque la neuro-astrologie alimenterait la recherche neurologique)
Au cours de la période prénatale, certains enfants calculeraient le "bon" moment pour naitre, en mettant en équation certaines données de leur ADN et certains signaux célestes avec lesquels il y aurait adéquation. Rappelons que du point de vue de la rotation de la Terre, les signaux se modifient rapidement et qu'en quelques heures, les configurations par rapport au lieu de naissance changent. On est loin ici de l'astrologie des signes mensuels et plus proche, si l'on veut, de celle des "ascendants". si ce n'est que la présence corporelle d'une planète est nécessaire en certains points du ciel est nécessaire, ce qui n'est plus le cas de la notion actuelle d'ascendant.
Une autre piste de recherche - et là encore elle ne concerne pas tous les individus mais uniquement une petit proportion de l'Humanité - concerne non plus le moment de la naissance mais l'approche de certaines configurations, tout au long de la vie, ce qui permet des conditions d'observation différentes de celles concernant le nouveau né.
Selon nous, à l'approche de certaines configurations (une certaine planète en conjonction avec une certaine série d'étoiles), cela déclencherait une activité cérébrale particulière chez certains sujets et pas chez d'autres, d'où l'intérêt de travailler sur un nombre important de cas pour déceler des différences entre les cas (groupe témoin)
L'effet produit n'est plus comme pour la naissance le déclenchement de la sortie de l'utérus mais une mobilité singulière dans l'espace-temps au niveau de l'imagerie mentale et se répercutant dans les actions à venir (voyages, souvenirs) avec pour conséquence des processus de rassemblement, de pollinisation sociale provoqués par les personnes astro-réceptives. .
Ajoutons que ces effets à observer seraient simultanés chez les individus en question, ce qui n'a rien à voir avec la pratique prévisionnelle actuelle (transits) qui est individuelle et désynchronisée socialement. La courbe d'activité cérébrale serait la même pour la population concernée. Statistiquement, la dite population comprend des personnes vouées au commandement, ayant une certaine faculté de rassemblement et de concentration, donc de décloisonnement;, à tous les niveaux.
Il convient aussi de mentionner l'ouvrage de Jean-Pierre Changeux, Du vrai, du beau, du bien. Une nouvelle approche neuronale, Paris, Odile Jacob, 2008, qui confirme l'importance du collectif, ce qui va à l'encontre de la pente individualiste de l'astropsychologie alors que tout processus prévisionnel se situe d'entrée de jeu dans le collectif. Celui qui vit seul n'a pas besoin de se conformer à un quelconque horaire.(ouverture et fermeture des magasins, arrivée et départ des cars/ trains/avions etc).
JHB
01. 10. 09
Le vrai créneau de l'astrologie : prévoir avant les autres.
par Jacques HalBronn
Si l'on nous demande ce qu'étudie l'astrologie, nous répondrons qu'elle étudie ce qu'elle seule peut étudier. Ce qui élimine d'entrée de jeu l'application de l'astrologie à des domaines qui peuvent être appréhendés par d'autres savoirs, quand bien même serait-ce avec d'autres méthodes, d'autres approches.
C'est pourquoi la question de la prévisibilité est si fondamentale en astrologie car ce qui distingue un savoir d'un autre - et ce dans tous les domaines de la connaissance- c'est sa faculté à prévoir plus ou moins tôt ce qui va se passer.
C'est vrai pour les gens: mieux on est placé, plus on saura à l'avance ce qui se trame, dans une entreprise. Les enfants sont avertis souvent avec retard de ce que les parents auront décidé et ainsi de suite. Il y a des myriades d'exemple d'inégalité prévisionnelle.
Maintenant, un astrologue praticien s'extasiera parce qu'il a deviné tel et tel point de la vie ou du caractère de son client. Mais le client, lui, le savait. Et donc l'astrologue ne lui a rien appris. Il ne savait pas avant lui. Et d'ailleurs n'est-ce pas le client qui sert de référence pour apprécier le travail de l'astrologue; On pourrait même dire que le client peut prévoir ce que l'astrologue va lui dire!
Or, le véritable enjeu de l'astrologie n'est pas de dire ce que l'on sait déjà mais bien d'annoncer ce que l'on ne sait pas.
Ce qu'on attend de l'astrologue, c'est que du fait qu'il étudie le ciel et vu que le ciel est tout en haut, il saura des choses avant les autres.
On ne demande pas à l'astrologue de tout prévoir mais de prévoir quelque chose que les autres ne sont pas en mesure de prévoir et qu'ils ne vérifieront qu'après coup, après que l'astrologue ait parlé.
C'est ce petit quelque chose que l'astrologie peut annoncer en priorité qui déterminera l'avenir de l'astrologie au XXIe siècle. Ni plus ni moins!
Si elle continue à se satisfaire de dire ce que l'on sait déjà, l'astrologie sera à côté de la plaque!
Tout se passe comme si s'était produit un processus remplaçant le Temps par l'Espace. Ce qui intéresserait l'astrologue ne serait pas de savoir ce qu'il y a de l'autre côté du Temps mais ce qu'il y a de l'autre côté de l'Espace, par exemple chez le voisin, à la façon d'une concierge qui cherche à savoir ce que font les gens de l'immeuble, à percer leurs petits secrets. On aurait basculé vers une astrologie de loge, en quelque sorte policière..
On ne se servirait plus, de nos jours, de l'astrologie pour connaitre l'avenir du monde mais pour savoir ce qui se passe dans la tête de son entourage!
Il ne s'agirait plus d'apprendre ce que l'on ne sait pas mais ce que l'on nous dit pas. On veut savoir si l'on nous dit la "vérité"! L'astrologie serait devenue une sorte de détecteur de mensonges et cela vaudrait notamment pour l'astro-psychologie, fouiller l'âme de son prochain, lui montrer qu'il ne peut plus rien nous cacher!.
Comme on serait loin, alors, de la vocation première de l'astrologie!
Epistémologiquement, la "validation" de l'astrologie, comme nous le disions plus haut, consisterait à montrer que l'astrologue peut savoir des choses qu'on ne lui a pas dites mais qui sont connues de X ou de Y. On bascule dans une astrologie du relationnel, de l'altérité. Mais quelle est alors la part de l'intuition sans qu'il faille nécessairement passer par l'astrologie pour "deviner" qui est qui, à qui l'on a affaire?
C'est dire que renoncer pour l'astrologie à prévoir, c'est tomber de Charybde en Scylla, c'est renoncer à comprendre le monde pour comprendre son prochain.....Passage d'une macro-astrologie à une micro-astrologie, d'une astrologie publique à une astrologie privée, à une astrologie qui regarde le monde par le petit bout de la lorgnette. Il n'y a pas de grand homme, dit-on, pour un valet de chambre..Chacun, petit et grand, serait doté d'un thème avec ses petites habitudes et ses petits secrets (d'alcôve).
Un peu de sérieux: la voie royale de l'astrologie est la prévision mais pas n'importe laquelle. Nous entendons la prévision de ce qui ne peut être prévu autrement, de ce qui est radicalement nouveau, de ce qui n'a même pas encore germé. Car dès que le premier mouvement a été donné, on n'est plus dans l'astrologie, on bascule dans la psychologie, la sociologie, l'Histoire: cela ne fait plus que suivre son cours. C'est comme les idées, une fois qu'elles sont émises, elles circulent, elles sont copiées.
Ce qui devrait nous intéresser, prioritairement, en astrologie, c'est le moment où un nouveau cycle va commencer, qui va entrainer avec lui le monde. Et ce moment rare, nul ne le peut connaitre s'il n'est astrologue.
Mais cet astrologue dont nous parlons, il ne saurait être encombré d'une ribambelle de cycles car cela n'aurait aucun intérêt. Seule la rareté cyclique fait sens.
En pratique, l'astrologue n'est utile qu'à l'approche d'une nouvelle conjonction car une fois le processus enclenché, il devient visible et manifeste et dès lors il n'est plus besoin d'être astrologue pour en suivre le cours. Les astrologues qui prétendent prévoir alors que le processus conjonctionnel est largement avancé se moquent du monde et sont déontologiquement condamnables. Le problème, c'est que par les temps qui courent, les astrologues sont aux prises avec un nombre inimaginable de cycles, ce qui pourrait justifier leur intervention permanente. Il est donc évident que le nombre de cycles doit être réduit de façon draconienne au point qu'il n'en reste, finalement, plus qu'un.
JHB
11. 10. 09
Si l'on nous demande ce qu'étudie l'astrologie, nous répondrons qu'elle étudie ce qu'elle seule peut étudier. Ce qui élimine d'entrée de jeu l'application de l'astrologie à des domaines qui peuvent être appréhendés par d'autres savoirs, quand bien même serait-ce avec d'autres méthodes, d'autres approches.
C'est pourquoi la question de la prévisibilité est si fondamentale en astrologie car ce qui distingue un savoir d'un autre - et ce dans tous les domaines de la connaissance- c'est sa faculté à prévoir plus ou moins tôt ce qui va se passer.
C'est vrai pour les gens: mieux on est placé, plus on saura à l'avance ce qui se trame, dans une entreprise. Les enfants sont avertis souvent avec retard de ce que les parents auront décidé et ainsi de suite. Il y a des myriades d'exemple d'inégalité prévisionnelle.
Maintenant, un astrologue praticien s'extasiera parce qu'il a deviné tel et tel point de la vie ou du caractère de son client. Mais le client, lui, le savait. Et donc l'astrologue ne lui a rien appris. Il ne savait pas avant lui. Et d'ailleurs n'est-ce pas le client qui sert de référence pour apprécier le travail de l'astrologue; On pourrait même dire que le client peut prévoir ce que l'astrologue va lui dire!
Or, le véritable enjeu de l'astrologie n'est pas de dire ce que l'on sait déjà mais bien d'annoncer ce que l'on ne sait pas.
Ce qu'on attend de l'astrologue, c'est que du fait qu'il étudie le ciel et vu que le ciel est tout en haut, il saura des choses avant les autres.
On ne demande pas à l'astrologue de tout prévoir mais de prévoir quelque chose que les autres ne sont pas en mesure de prévoir et qu'ils ne vérifieront qu'après coup, après que l'astrologue ait parlé.
C'est ce petit quelque chose que l'astrologie peut annoncer en priorité qui déterminera l'avenir de l'astrologie au XXIe siècle. Ni plus ni moins!
Si elle continue à se satisfaire de dire ce que l'on sait déjà, l'astrologie sera à côté de la plaque!
Tout se passe comme si s'était produit un processus remplaçant le Temps par l'Espace. Ce qui intéresserait l'astrologue ne serait pas de savoir ce qu'il y a de l'autre côté du Temps mais ce qu'il y a de l'autre côté de l'Espace, par exemple chez le voisin, à la façon d'une concierge qui cherche à savoir ce que font les gens de l'immeuble, à percer leurs petits secrets. On aurait basculé vers une astrologie de loge, en quelque sorte policière..
On ne se servirait plus, de nos jours, de l'astrologie pour connaitre l'avenir du monde mais pour savoir ce qui se passe dans la tête de son entourage!
Il ne s'agirait plus d'apprendre ce que l'on ne sait pas mais ce que l'on nous dit pas. On veut savoir si l'on nous dit la "vérité"! L'astrologie serait devenue une sorte de détecteur de mensonges et cela vaudrait notamment pour l'astro-psychologie, fouiller l'âme de son prochain, lui montrer qu'il ne peut plus rien nous cacher!.
Comme on serait loin, alors, de la vocation première de l'astrologie!
Epistémologiquement, la "validation" de l'astrologie, comme nous le disions plus haut, consisterait à montrer que l'astrologue peut savoir des choses qu'on ne lui a pas dites mais qui sont connues de X ou de Y. On bascule dans une astrologie du relationnel, de l'altérité. Mais quelle est alors la part de l'intuition sans qu'il faille nécessairement passer par l'astrologie pour "deviner" qui est qui, à qui l'on a affaire?
C'est dire que renoncer pour l'astrologie à prévoir, c'est tomber de Charybde en Scylla, c'est renoncer à comprendre le monde pour comprendre son prochain.....Passage d'une macro-astrologie à une micro-astrologie, d'une astrologie publique à une astrologie privée, à une astrologie qui regarde le monde par le petit bout de la lorgnette. Il n'y a pas de grand homme, dit-on, pour un valet de chambre..Chacun, petit et grand, serait doté d'un thème avec ses petites habitudes et ses petits secrets (d'alcôve).
Un peu de sérieux: la voie royale de l'astrologie est la prévision mais pas n'importe laquelle. Nous entendons la prévision de ce qui ne peut être prévu autrement, de ce qui est radicalement nouveau, de ce qui n'a même pas encore germé. Car dès que le premier mouvement a été donné, on n'est plus dans l'astrologie, on bascule dans la psychologie, la sociologie, l'Histoire: cela ne fait plus que suivre son cours. C'est comme les idées, une fois qu'elles sont émises, elles circulent, elles sont copiées.
Ce qui devrait nous intéresser, prioritairement, en astrologie, c'est le moment où un nouveau cycle va commencer, qui va entrainer avec lui le monde. Et ce moment rare, nul ne le peut connaitre s'il n'est astrologue.
Mais cet astrologue dont nous parlons, il ne saurait être encombré d'une ribambelle de cycles car cela n'aurait aucun intérêt. Seule la rareté cyclique fait sens.
En pratique, l'astrologue n'est utile qu'à l'approche d'une nouvelle conjonction car une fois le processus enclenché, il devient visible et manifeste et dès lors il n'est plus besoin d'être astrologue pour en suivre le cours. Les astrologues qui prétendent prévoir alors que le processus conjonctionnel est largement avancé se moquent du monde et sont déontologiquement condamnables. Le problème, c'est que par les temps qui courent, les astrologues sont aux prises avec un nombre inimaginable de cycles, ce qui pourrait justifier leur intervention permanente. Il est donc évident que le nombre de cycles doit être réduit de façon draconienne au point qu'il n'en reste, finalement, plus qu'un.
JHB
11. 10. 09
Discours de la méthode astro-cyclique
par Jacques HalBronn
Il ne suffit pas de courir, il faut partir à temps, dit la morale de la fable (Le lièvre et la tortue. La Fontaine). Il en est de même en astrologie. L'astrologue qui intervient après coup n'est guère d'utilité.
Entendons que la consultation astrologique s'inscrit dans un cycle général qui a un commencement et une fin qui est en fait un nouveau commencement mais qui passe aussi par des phases.
Le problème, c'est que si l'astrologue intervient trop tard, il ne sert plus à grand chose si ce n'est à se préparer au cycle suivant.
En effet, en ce qui concerne le cycle en cours - et soulignons que cela sous-entend la reconnaissance d'un cycle principal à propos duquel il n'y a pas actuellement de consensus- il n'est plus besoin de l'astrologue pour savoir ce qui va se passer - à moins de faire de l'astrologue un devin qui appréhende les détails les plus infimes et tant qu'à faire autant aller voir un voyant.....
Une fois le cycle enclenché, tout le monde peut en observer l'existence, astrologue ou pas. Pour faire image, c'est comme de dire d'une femme qu'elle est enceinte, cela finit par se voir et il est aisé de prévoir comment cela va évoluer. En revanche, si l'on peut annoncer que telle femme va tomber enceinte, à telle date, c'est déjà une autre affaire.
Au niveau cyclique, il en est de même, une fois le cycle amorcé, tout le reste suit et il n'est pas besoin d'être grand prophète et en tout cas pas astrologue pour annoncer son cours normal.
Or, astucieusement, bien des astrologues se situent en aval et non en amont d'un cycle. Ils partent de ce qui est déjà connu et donc déjà advenu. Ce n'est pas là la démarche qui convient à un véritable astrologue.
Autrement dit; la position optimale pour qu'un astrologue puisse être jugé pour ce qu'il sait faire en tant qu'astrologue - et non en tant que psy qu'il peut être par ailleurs, amateur ou professionnel - est de considérer un cycle à venir et n'ayant pas encore commencé.
Rappelons à ce propos qu'un astrologue qui prétend dans son enseignement que le printemps est le début de quelque chose est déjà bien mal parti! Le printemps, ce n'est pas le début d'un cycle, le train est déjà en marche....Idem pour une naissance qui n'est pas davantage le début d'un cycle. Que le signe du bélier soit le premier signe du zodiaque n'y change rien. D'ailleurs, l'on fait débuter l'année actuellement au solstice d'hiver et non à l'équinoxe de printemps, ce que faisaient déjà les Romains avec Janus, le dieu de janvier. En revanche, le sept de septembre dépend d'une année commençant à l'équinoxe.(idem pour octobre (8), novembre (9) et décembre (10)
Il faut comprendre que l'homme n'a pas immédiatement appréhendé tous les cycles qui sous-tendaient sa vie et quand on n'y parvient pas, l'on se trompe et l'on prend la conséquence pour la cause. On prend la naissance parce qu'on ignore la conception, on prend le printemps parce qu'on ignore le travail préparatoire. Il semble que les cycles sociaux aient été souvent compris avant les cycles naturels. On sait quand un général déclenche une guerre.
Pour en revenir à notre "discours de la méthode cyclique", nous dirons que l'astrologue du XXIe siècle devra proposer un cycle clefs en mains, c'est à dire avec la date du commencement et les étapes qui s'en suivront. Car si ces étapes subséquentes sont prévisibles quand le cycle a commencé, elles ne le sont pas encore- du moins ne sont-elles point datables- tant que cela n'est pas encore le cas.
On peut ainsi, idéalement, annoncer que telle réaction se produira après un certain délai par rapport au début d'un cycle non encore amorcé. Là on fait un travail d'astrologue en s'y prenant suffisamment à l'avance. Mais passé une certaine date, l'astrologue n'est plus nécessaire puisque les dés sont jetés.
C'est dire qu'il est des époques où les astrologues sont plus indispensables qu'à d'autres, ce sont celles où un nouveau cycle se profile dont personne ne se doute ou que nul ne peut circonscrire chronologiquement si ce n'est un astrologue vraiment compétent.
Pourtant, nous dira-t-on, n'a-t-on pas écrit à foison sur les cycles, au cours de la seconde moitié du XXe siècle? Oui, on a théorisé abondamment sur les cycles, c'est vrai. Mais l'on en est resté au niveau des grands principes. Ce qu'il fallait, à un certain stade, c'est nous dire quels étaient, de tous les cycles possibles et imaginables, ceux qui étaient opérationnels et c'est bien là que le bât blesse! L'astrologie contemporaine est noyée sous les cycles parce que les astrologues ne savent pas comment trier, comment passer de la puissance à l'acte (voir notre article dans cette même livraison)
JHB
30. 09. 09
Il ne suffit pas de courir, il faut partir à temps, dit la morale de la fable (Le lièvre et la tortue. La Fontaine). Il en est de même en astrologie. L'astrologue qui intervient après coup n'est guère d'utilité.
Entendons que la consultation astrologique s'inscrit dans un cycle général qui a un commencement et une fin qui est en fait un nouveau commencement mais qui passe aussi par des phases.
Le problème, c'est que si l'astrologue intervient trop tard, il ne sert plus à grand chose si ce n'est à se préparer au cycle suivant.
En effet, en ce qui concerne le cycle en cours - et soulignons que cela sous-entend la reconnaissance d'un cycle principal à propos duquel il n'y a pas actuellement de consensus- il n'est plus besoin de l'astrologue pour savoir ce qui va se passer - à moins de faire de l'astrologue un devin qui appréhende les détails les plus infimes et tant qu'à faire autant aller voir un voyant.....
Une fois le cycle enclenché, tout le monde peut en observer l'existence, astrologue ou pas. Pour faire image, c'est comme de dire d'une femme qu'elle est enceinte, cela finit par se voir et il est aisé de prévoir comment cela va évoluer. En revanche, si l'on peut annoncer que telle femme va tomber enceinte, à telle date, c'est déjà une autre affaire.
Au niveau cyclique, il en est de même, une fois le cycle amorcé, tout le reste suit et il n'est pas besoin d'être grand prophète et en tout cas pas astrologue pour annoncer son cours normal.
Or, astucieusement, bien des astrologues se situent en aval et non en amont d'un cycle. Ils partent de ce qui est déjà connu et donc déjà advenu. Ce n'est pas là la démarche qui convient à un véritable astrologue.
Autrement dit; la position optimale pour qu'un astrologue puisse être jugé pour ce qu'il sait faire en tant qu'astrologue - et non en tant que psy qu'il peut être par ailleurs, amateur ou professionnel - est de considérer un cycle à venir et n'ayant pas encore commencé.
Rappelons à ce propos qu'un astrologue qui prétend dans son enseignement que le printemps est le début de quelque chose est déjà bien mal parti! Le printemps, ce n'est pas le début d'un cycle, le train est déjà en marche....Idem pour une naissance qui n'est pas davantage le début d'un cycle. Que le signe du bélier soit le premier signe du zodiaque n'y change rien. D'ailleurs, l'on fait débuter l'année actuellement au solstice d'hiver et non à l'équinoxe de printemps, ce que faisaient déjà les Romains avec Janus, le dieu de janvier. En revanche, le sept de septembre dépend d'une année commençant à l'équinoxe.(idem pour octobre (8), novembre (9) et décembre (10)
Il faut comprendre que l'homme n'a pas immédiatement appréhendé tous les cycles qui sous-tendaient sa vie et quand on n'y parvient pas, l'on se trompe et l'on prend la conséquence pour la cause. On prend la naissance parce qu'on ignore la conception, on prend le printemps parce qu'on ignore le travail préparatoire. Il semble que les cycles sociaux aient été souvent compris avant les cycles naturels. On sait quand un général déclenche une guerre.
Pour en revenir à notre "discours de la méthode cyclique", nous dirons que l'astrologue du XXIe siècle devra proposer un cycle clefs en mains, c'est à dire avec la date du commencement et les étapes qui s'en suivront. Car si ces étapes subséquentes sont prévisibles quand le cycle a commencé, elles ne le sont pas encore- du moins ne sont-elles point datables- tant que cela n'est pas encore le cas.
On peut ainsi, idéalement, annoncer que telle réaction se produira après un certain délai par rapport au début d'un cycle non encore amorcé. Là on fait un travail d'astrologue en s'y prenant suffisamment à l'avance. Mais passé une certaine date, l'astrologue n'est plus nécessaire puisque les dés sont jetés.
C'est dire qu'il est des époques où les astrologues sont plus indispensables qu'à d'autres, ce sont celles où un nouveau cycle se profile dont personne ne se doute ou que nul ne peut circonscrire chronologiquement si ce n'est un astrologue vraiment compétent.
Pourtant, nous dira-t-on, n'a-t-on pas écrit à foison sur les cycles, au cours de la seconde moitié du XXe siècle? Oui, on a théorisé abondamment sur les cycles, c'est vrai. Mais l'on en est resté au niveau des grands principes. Ce qu'il fallait, à un certain stade, c'est nous dire quels étaient, de tous les cycles possibles et imaginables, ceux qui étaient opérationnels et c'est bien là que le bât blesse! L'astrologie contemporaine est noyée sous les cycles parce que les astrologues ne savent pas comment trier, comment passer de la puissance à l'acte (voir notre article dans cette même livraison)
JHB
30. 09. 09
L'impératif d'une cyclicité rigoureuse
par Jacques HalBronn
Il faut rappeler que tout travail astrologique qui ne vise pas à renforcer la cause de l'astrologie et se contente de celle de l'astrologue est assez vain.
La cause de l'astrologie se joue au niveau de l'application d'un seul et même modèle dans des temps et dans des espaces différents.
Annoncer telle échéance à venir ne fait sens astrologiquement, selon nous, que si la même prévision, à partir exactement des mêmes données célestes, vaudrait et a valu dans un autre contexte. Autrement dit, rien de ce qui n'est que ponctuel ne vaut astrologiquement.
Dans le même sens; il n'y a pas d'astrologie "sur mesure" car affirmer qu'il y a autant de modèles que d'individus, que de thèmes et donc que la série des transits change, dans sa succession et sa combinatoire, d'une personne à l'autre, c'est s'interdire toute démonstration de la valeur de l'astrologie. L'idée selon laquelle chaque astrologue a son astrologie et chaque personne son modèle astrologique est carrément délirante et irresponsable.
Pour ce faire, les outils de l'astrologue doivent être de la plus grande simplicité - comme le fut au Moyen Age et à la Renaissance le cycle Jupiter-Saturne appelé à une fortune extraordinaire - et en cela il n'est plus tolérable de voir les astrologues recourir tantôt à une planète, tantôt à une autre pour expliquer une série d'événements jugés comparables.
L'approche comparative est de rigueur. Elle exige un double référencement, à la fois astronomique et historique, c'est à dire le recours à des configurations précises qui ne changent pas d'une fois sur l'autre et à une typologie événementielle suffisamment bien circonscrite.
Nous proposons d'accorder la priorité aux processus à mi-parcours en ce qu'ils sont les plus spectaculaires, plus que les points de départ évidemment.
Le mi-parcours, c'est en quelque sorte le moment de la "naissance", du passage de l'hiver au printemps, de la demi-lune plutôt que de la nouvelle lune, au premier croissant si ténu.
Le mi-parcours est déjà un processus qui a un passé mais ce passé devient un présent tangible. Astrologiquement, la mi-parcours n'est que la conséquence d'une impulsion plus ancienne, liée à une configuration céleste active. En revanche, le mi-point n'est qu'une moyenne, qu'une réalité mathématique, une subdivision, une extrapolation. On retrouve cette dualité de l'astre et du nombre dans le découpage astrologique du ciel.
En ce sens, l'on aura tout à fait le droit de comparer des situations astronomiquement semblables - en reliant notamment entre eux, à la façon d'Ebertin- les quatre signes cardinaux, les quatre signes fixes et les quatre signes mutables, respectivement, en dehors de tout substrat astronomique visible comme ce serait le cas pour la conjonction. Le grand mérite de l'astrologie allemande du XXe siècle aura été de faire progresser la modélisation de l'astrologie sur le plan structurel : introduction du mi-point, mise en équivalence des planétes en quadrature, passage d'un zodiaque astrologique à 360° à un zodiaque à 90°. En revanche, le point faible de cette astrologie et le point fort de l'astrologie française, au cours de la même période - et en cela elles sont complémentaires - aura été de limiter le nombre d'astres utiles en Astrologie. En revanche, l'astrologie anglophone semble ignorer à la fois les apports des astrologues germanophones et francophones, étant notamment incapable d'éviter l'inflation des données astrologiques (recours notamment aux astéroïdes).
C'est ainsi qu'au mi-point d'une planète entre deux conjonctions, au sein d'un seul et même cycle (opposition, disjonction selon l'astrologie 4 Etoiles, dispersion selon l'indice cyclique de Barbault etc), l'on devra s'attendre à des situations comparables. Mais tout en étant comparables, en effet, elles se manifesteront chaque fois sur des bases différentes, dans des régions du monde qui varieront d'une fois sur l'autre. Chaque fois, à partir du même principe conjonctionnel d'expansion/union ou de réaction face à la dite expansion/union par rapport au dit principe, lors du mi-point- on verra naitre un événement du même ordre mais avec des composantes géopolitiques renouvelées.
A partir de là, il est recommandé de placer en vis à vis des dates espacées mais marquées par le même mi-point. Nous pensons notamment aux réactions face à l'expansion qui se manifestent au "mi-point" cyclique. Il suffit ainsi de rapprocher Munich de 1938 (Hitler) des tentatives actuelles pour enrayer les entreprises nucléaires iraniennes (Ahmadinejad), ce qui ne signifie pas qu'il y a ou non succés à la clef, la notion de "succès" étant relative et éphémère, comme on a pu le voir ai retour de Munich. En 1938, Saturne était en bélier et fin 2009, cette planète entre en balance, soit deux signes "conjoints" selon la Kosmobiologie ebertiniennne... En 1967, la Guerre des Six Jours, avec la même configuration "munichoise" (Saturne en bélier) avait conduit Israël à une attaque préventive spectaculaire.
Juin 1967: Saturne à 7° bélier
Octobre 2010 : Saturne à 7° balance (du fait de sa rétrogradation pendant le Ier semestre 2010; Saturne atteint 4° Balance puis à la mi-janvier, rétrograde)
La démarche ebertinienne consistant à passer de 360° à 90° laisse entendre que l'astrologie se divise en quatre secteurs et non pas en douze. Mais nous dirons qu'elle se divise en huit car nous tenons compte du mi-point, privilégiant le semi-carré sur le semi-sextile ou le sextile. La division en 12 ne fait sens en vérité qu'au niveau des lunaisons et même pas au niveau de l'écliptique.
Rappelons-le : inutile ici de chercher quelque conjonction, ce sont au contraire des disjonctions, ce qui conduit à une absence de configurations célestes spectaculaires. Cela s'explique par le fait que c'est une sorte de compte à rebours qui vient compromettre l'élan conjonctionnel et en marquer les limites, du fait d'un certain essoufflement, de la fin d'un état de grâce face auquel la résistance était faible. L'équinoxe de printemps incarne un tel état de choses, quand les forces opposées (jour et nuit) s'équilibrent, quand face à une force allant dans un sens se place une force allant en sens inverse..
Le système de correspondance doit s'articuler à trois niveaux intermédiaires; lever-coucher, équinoxe de printemps, équinoxe d'automne, demi lune ascendante, demi-lune descendante. Dans les trois cas, on n'est pas en face d'une "conception" mais bien d'une "naissance", c'est à dire d'une maturation, à mi-chemin entre deux extrêmes, donc ni trop précoce, ni trop avancée, ce qui dans les deux cas rend un phénomène difficile à identifier.
Revenons sur la logique d'une telle cyclicité : ce qui est dans la partie du bas est ce que nous avons appelé le mal identifiable, soit le début et la fin d'un cycle, qui se ressemblent du fait de ce probléme partagé, d'où la complicité entre jeunes enfants et grands parents, soit l'alliance du "pas encore" et du " un peu trop tard". C'est le temps de la nuit, de l'hiver, temps des promesses encore esquissées et des potentialités épuisées. La Lune confirme ce processus: la nouvelle lune indique cette dimension nocturne et hivernale tandis que la pleine lune correspond, en quelque sorte, à une sorte de diurnité, d'estivalité.
Pour en revenir à la théorie des âges que nous n'associons pas à des planètes mais à des aspects au sein d'une cyclicité, nous dirons que lorsque la planète rectrice a suffisamment pris ses distances par rapport à la conjonction, cela correspond à la sortie de l'enfance, puis à l'âge mûr. Puis quand la dite planète se rapproche de son point origine, c'est la vieillesse dont on a dit qu'elle ressemblait à la première jeunesse, l'une étant une ébauche et l'autre tendant à perdre ses contours.
Actuellement, donc, nous parvenons à la manifestation printanière du cycle, qui devrait durer la moitié du cycle; soit 3 ans 1/2 sur la base de celui de Saturne. Puis viendra la manifestation automnale qui est peut être la plus pénible en ce qu'elle ramène à un point de départ sans que l'on puisse encore s'en faire une idée claire. C'est alors, probablement, que l'astrologie a son rôle à jouer. Il n'est peut être pas indifférent, finalement, que nous soyons né sous un signe d'Automne (sagittaire), saison de la fin des choses beaucoup plus que ne l'est l'Hiver qui est déjà porteur de nouveaux espoirs, d'une croissance (selon la terminologie lunaire: croissant de lune).
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JHB
03 10. 09
Il faut rappeler que tout travail astrologique qui ne vise pas à renforcer la cause de l'astrologie et se contente de celle de l'astrologue est assez vain.
La cause de l'astrologie se joue au niveau de l'application d'un seul et même modèle dans des temps et dans des espaces différents.
Annoncer telle échéance à venir ne fait sens astrologiquement, selon nous, que si la même prévision, à partir exactement des mêmes données célestes, vaudrait et a valu dans un autre contexte. Autrement dit, rien de ce qui n'est que ponctuel ne vaut astrologiquement.
Dans le même sens; il n'y a pas d'astrologie "sur mesure" car affirmer qu'il y a autant de modèles que d'individus, que de thèmes et donc que la série des transits change, dans sa succession et sa combinatoire, d'une personne à l'autre, c'est s'interdire toute démonstration de la valeur de l'astrologie. L'idée selon laquelle chaque astrologue a son astrologie et chaque personne son modèle astrologique est carrément délirante et irresponsable.
Pour ce faire, les outils de l'astrologue doivent être de la plus grande simplicité - comme le fut au Moyen Age et à la Renaissance le cycle Jupiter-Saturne appelé à une fortune extraordinaire - et en cela il n'est plus tolérable de voir les astrologues recourir tantôt à une planète, tantôt à une autre pour expliquer une série d'événements jugés comparables.
L'approche comparative est de rigueur. Elle exige un double référencement, à la fois astronomique et historique, c'est à dire le recours à des configurations précises qui ne changent pas d'une fois sur l'autre et à une typologie événementielle suffisamment bien circonscrite.
Nous proposons d'accorder la priorité aux processus à mi-parcours en ce qu'ils sont les plus spectaculaires, plus que les points de départ évidemment.
Le mi-parcours, c'est en quelque sorte le moment de la "naissance", du passage de l'hiver au printemps, de la demi-lune plutôt que de la nouvelle lune, au premier croissant si ténu.
Le mi-parcours est déjà un processus qui a un passé mais ce passé devient un présent tangible. Astrologiquement, la mi-parcours n'est que la conséquence d'une impulsion plus ancienne, liée à une configuration céleste active. En revanche, le mi-point n'est qu'une moyenne, qu'une réalité mathématique, une subdivision, une extrapolation. On retrouve cette dualité de l'astre et du nombre dans le découpage astrologique du ciel.
En ce sens, l'on aura tout à fait le droit de comparer des situations astronomiquement semblables - en reliant notamment entre eux, à la façon d'Ebertin- les quatre signes cardinaux, les quatre signes fixes et les quatre signes mutables, respectivement, en dehors de tout substrat astronomique visible comme ce serait le cas pour la conjonction. Le grand mérite de l'astrologie allemande du XXe siècle aura été de faire progresser la modélisation de l'astrologie sur le plan structurel : introduction du mi-point, mise en équivalence des planétes en quadrature, passage d'un zodiaque astrologique à 360° à un zodiaque à 90°. En revanche, le point faible de cette astrologie et le point fort de l'astrologie française, au cours de la même période - et en cela elles sont complémentaires - aura été de limiter le nombre d'astres utiles en Astrologie. En revanche, l'astrologie anglophone semble ignorer à la fois les apports des astrologues germanophones et francophones, étant notamment incapable d'éviter l'inflation des données astrologiques (recours notamment aux astéroïdes).
C'est ainsi qu'au mi-point d'une planète entre deux conjonctions, au sein d'un seul et même cycle (opposition, disjonction selon l'astrologie 4 Etoiles, dispersion selon l'indice cyclique de Barbault etc), l'on devra s'attendre à des situations comparables. Mais tout en étant comparables, en effet, elles se manifesteront chaque fois sur des bases différentes, dans des régions du monde qui varieront d'une fois sur l'autre. Chaque fois, à partir du même principe conjonctionnel d'expansion/union ou de réaction face à la dite expansion/union par rapport au dit principe, lors du mi-point- on verra naitre un événement du même ordre mais avec des composantes géopolitiques renouvelées.
A partir de là, il est recommandé de placer en vis à vis des dates espacées mais marquées par le même mi-point. Nous pensons notamment aux réactions face à l'expansion qui se manifestent au "mi-point" cyclique. Il suffit ainsi de rapprocher Munich de 1938 (Hitler) des tentatives actuelles pour enrayer les entreprises nucléaires iraniennes (Ahmadinejad), ce qui ne signifie pas qu'il y a ou non succés à la clef, la notion de "succès" étant relative et éphémère, comme on a pu le voir ai retour de Munich. En 1938, Saturne était en bélier et fin 2009, cette planète entre en balance, soit deux signes "conjoints" selon la Kosmobiologie ebertiniennne... En 1967, la Guerre des Six Jours, avec la même configuration "munichoise" (Saturne en bélier) avait conduit Israël à une attaque préventive spectaculaire.
Juin 1967: Saturne à 7° bélier
Octobre 2010 : Saturne à 7° balance (du fait de sa rétrogradation pendant le Ier semestre 2010; Saturne atteint 4° Balance puis à la mi-janvier, rétrograde)
La démarche ebertinienne consistant à passer de 360° à 90° laisse entendre que l'astrologie se divise en quatre secteurs et non pas en douze. Mais nous dirons qu'elle se divise en huit car nous tenons compte du mi-point, privilégiant le semi-carré sur le semi-sextile ou le sextile. La division en 12 ne fait sens en vérité qu'au niveau des lunaisons et même pas au niveau de l'écliptique.
Rappelons-le : inutile ici de chercher quelque conjonction, ce sont au contraire des disjonctions, ce qui conduit à une absence de configurations célestes spectaculaires. Cela s'explique par le fait que c'est une sorte de compte à rebours qui vient compromettre l'élan conjonctionnel et en marquer les limites, du fait d'un certain essoufflement, de la fin d'un état de grâce face auquel la résistance était faible. L'équinoxe de printemps incarne un tel état de choses, quand les forces opposées (jour et nuit) s'équilibrent, quand face à une force allant dans un sens se place une force allant en sens inverse..
Le système de correspondance doit s'articuler à trois niveaux intermédiaires; lever-coucher, équinoxe de printemps, équinoxe d'automne, demi lune ascendante, demi-lune descendante. Dans les trois cas, on n'est pas en face d'une "conception" mais bien d'une "naissance", c'est à dire d'une maturation, à mi-chemin entre deux extrêmes, donc ni trop précoce, ni trop avancée, ce qui dans les deux cas rend un phénomène difficile à identifier.
Revenons sur la logique d'une telle cyclicité : ce qui est dans la partie du bas est ce que nous avons appelé le mal identifiable, soit le début et la fin d'un cycle, qui se ressemblent du fait de ce probléme partagé, d'où la complicité entre jeunes enfants et grands parents, soit l'alliance du "pas encore" et du " un peu trop tard". C'est le temps de la nuit, de l'hiver, temps des promesses encore esquissées et des potentialités épuisées. La Lune confirme ce processus: la nouvelle lune indique cette dimension nocturne et hivernale tandis que la pleine lune correspond, en quelque sorte, à une sorte de diurnité, d'estivalité.
Pour en revenir à la théorie des âges que nous n'associons pas à des planètes mais à des aspects au sein d'une cyclicité, nous dirons que lorsque la planète rectrice a suffisamment pris ses distances par rapport à la conjonction, cela correspond à la sortie de l'enfance, puis à l'âge mûr. Puis quand la dite planète se rapproche de son point origine, c'est la vieillesse dont on a dit qu'elle ressemblait à la première jeunesse, l'une étant une ébauche et l'autre tendant à perdre ses contours.
Actuellement, donc, nous parvenons à la manifestation printanière du cycle, qui devrait durer la moitié du cycle; soit 3 ans 1/2 sur la base de celui de Saturne. Puis viendra la manifestation automnale qui est peut être la plus pénible en ce qu'elle ramène à un point de départ sans que l'on puisse encore s'en faire une idée claire. C'est alors, probablement, que l'astrologie a son rôle à jouer. Il n'est peut être pas indifférent, finalement, que nous soyons né sous un signe d'Automne (sagittaire), saison de la fin des choses beaucoup plus que ne l'est l'Hiver qui est déjà porteur de nouveaux espoirs, d'une croissance (selon la terminologie lunaire: croissant de lune).
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JHB
03 10. 09
La Cosmocratique, science des décideurs
par Jacques HalBronn
L'astrologie nous parle de ce qui se situe en haut tant au niveau cosmique que social. Elle est la science des leaders, des chefs et non celle du commun peuple, on parlera d'une cosmocratique. Mais comme ce que se décide dans les hautes sphères a forcément des incidences sur la vie des gens, qui pourrait se désintéresser de ce qui se passe dans la tête des décideurs? L'inverse est moins vrai : ce que tel individu non décideur peut concevoir ne saurait être que d'une faible importance si ce n'est à son propre niveau. Les décisions descendent, elles ne remontent pas. Même dans le cas d'élections, les électeurs se déterminent par rapport aux programmes qu'on leur propose sauf à être eux-mêmes conduits par quelque leader dont ils constitueront le parti....
L'idée selon laquelle ceux qui nous commandent entretiendraient des liens privilégiés et exclusifs avec le cosmos - ou du moins avec certaines données de celui-ci (voir notre texte sur l'épistémologie sélective, dans le présent journal de bord), certaines configurations qu'ils seraient aptes à capter de par quelque faculté héréditaire- est assez révolutionnaire encore qu'elle fasse écho à des représentations fort anciennes. On pense à l'importance accordée à la filiation, à la généalogie des dynasties princières, y compris dans l'Islam..- -
L'astrologie doit être réintégrée en tant que science des gouvernants et de la gouvernance. Notre XXIe siècle ne survivra peut être pas sans cela car l'on ne peut plus se fier à des procédés empiriques et aléatoires comme les systèmes actuels de désignation des chefs ( voir notre exposé au colloque de géopolitique de Tours, sur teleprovidence.com)
En comparaison, ce que l'astrologie est susceptible d'apporter à tout un chacun devient une affaire bien secondaire d'autant que d'autres supports peuvent servir dont il serait vain de donner la liste (voir notre enquête au Salon "Zen- Développement personnel et bien être", sur teleprovidence), de la psychologie à la parapsychologie, l'astrologie, à ce niveau, ne pouvant au mieux prétendre qu'à être admise au sein d'une multifactorialité.(ce qui ressort de la plupart des débats télévisés et radiodiffusés depuis des décennies). Il est temps pour l'Astrologie d'abandonner ce créneau populaire (ce qui vaut pour les horoscopes des journaux qui s'adressent à tous) et de se focaliser sur cette voie "royale" qu'est l'astrologie des chefs, l'astrologie "capitale". (caput, en latin: la tête, le chef)
Cela dit, l'on peut chercher à se rapprocher des chefs puisque c'est à ce niveau que les décisions se prennent. Plus on sera dans leur vicinité, mieux on sera averti de ce qui se prépare. D'où les délits d'initiés,.
Mais pour être proche des décideurs, il importe de s'inscrire dans un groupe. Celui qui n'appartient à aucun groupe ne sera en contact avec aucun chef. En ce sens, toute tendance à l'isolement est fatale. Bien évidemment, l'on ne conçoit pas non plus un chef qui serait solitaire et qui ne serait pas entouré d'une certaine "cour" gravitant autour de lui.
Plus on s'éloigne des milieux dirigeants et moins l'on aura prise sur ce qui nous arrive individuellement. C'est alors qu'on ira consulter un voyant ou un astrologue pour savoir ce qui va nous arriver., ce qui revient pour ces professions à se brancher sur la longueur d'onde des décideurs.... Mais on est là dans un comportement passif car les dés sont le plus souvent déjà jetés. Seule une fréquentation interactive, en temps utile, avec les décideurs aurait permis de peser peu ou prou sur certaines décisions, dans le choix de certaines modalités. D'où le lobbying, si pratiqué aux Etats Unis et qui consiste à influer sur les décideurs et à ne pas se contenter de subir leurs décisions.
Nous prévoyons que dans les prochaines décennies, le milieu des décideurs sera de mieux en mieux organisé et que l'astrologie y jouera un rôle clé. D'ailleurs, historiquement, tout indique que le déclin de l'astrologie fut le résultat d'un divorce entre les astrologues et les milieux de pouvoir. Tant que l'astrologie n'aura pas été rétablie au cœur de ces milieux, son déclin se poursuivra et inversement, celui l'avenir des décideurs s'en trouvera aussi hypothéqué, puisqu'ils apparaitront comme des gens qui se placent au dessus des lois alors que l'astrologie montre qu'il n'en est pas ainsi. et qu'un très ancien système de gouvernement est à l'œuvre depuis des millénaires, au niveau sociobiologique..
Notons d'ailleurs que si nous avons été en mesure de reconstituer cette astrologie des chefs, c'est que nous même, au sein même du milieu astrologique, avons assumé un tel rôle, depuis une quarantaine d'années, auprès d'une certaine population- les Romains auraient parlé de "clientèle" qui dépendait peu ou prou de nos initiatives. A contrario, les astrologues qui gèrent une clientèle d'un tout autre ordre, celle de ceux qui viennent les consulter, n'ont pu acquérir une telle compétence. Il est d'ailleurs remarquable que pour avoir quelque lumière en matière d'astrologie dite mondiale, il importe que l'astrologue ait lui-même une certaine expérience du pouvoir, ne serait-ce que dans son milieu professionnel; C'est ainsi que la vie associative, syndicale, telle qu'elle s'est développée, dans le monde entier, nous apparait comme une excellente école pour penser une astrologie des leaders, les événements mondiaux étant fortement marqués par cette "caste". A ce propos, nous dirons que les dits leaders du milieu astrologique se trouveront en affinité avec les leaders d'autres milieux, ce qui contribuera à désenclaver l'astrologie. Quelque part, seuls des astrologues ayant un tempérament de chef sont susceptibles de traiter correctement de l'Astrologie qui est une science des chefs.
Nous prévoyons que la vie astrologique au XXIe siècle sera ainsi restructurée: les astrologues travailleront pour les instances de pouvoir et non pour le vulgum pecus. Certaines bonnes âmes ont été scandalisées par le fait que François Mitterrand consulta, en son temps, une astrologue. Nous pensons que les synergies entre monde dirigeant et monde astrologique ne feront, au cours des prochaines décennies, que se renforcer à condition bien entendu que l'astrologie évacue de son corpus tout ce qu'elle a pu générer au cours de sa traversée du désert. C'est bel et bien l'Astrologie Mondiale, qui est certes à réformer, qui nous apparait comme le fer de lance de l'Astrologie du Troisième millénaire.
Ajoutons que c'est en se focalisant sur une certaine caste de chefs que des travaux scientifiques pourront être menés au niveau des variations de l'activité cérébrale, y compris au moment de la naissance. Une grande part des conclusions actuelles dans le domaine biologique sont hypothéquées par la négligence de la réactivité et de la réceptivité à certaines configurations célestes. Il faudrait parler ici de cosmobiologie. Mais celle-ci a besoin d'œuvrer sur des populations spécifiques et non aléatoires.
Nous avons opté pour le terme de cosmocratique pour désigner ce champ de recherche à la fois historico-politique et sociobiologique. Une discipline qui sur le plan de ses outils se distingue très nettement de l'astrologie commune (voir l'Astrologie 4 Etoiles) comme nous avons eu l'occasion de le préciser à maintes reprises. Un des traits spécifiques de cette astrologie des chefs est précisément qu'elle se focalise sur une seule planète du système solaire, qu'elle suit sur un parcours balisé par 4 étoiles fixes, seulement. Cette astrologie ne recourt pas au thème natal traditionnel et notamment aux positions des planètes sur le zodiaque à la naissance, ce qui est au cœur de l'astrologie commune et prétendument valable pour tout un chacun et notamment pour .les personnes atteintes de pathologies irréversibles (que nous avons qualifiée de palliative).
L'Histoire des religions est marquée par cette dualité : celle du palais et de l'hospice, ce qui a d'ailleurs généré des conflits en son sein. L'astrologie ne saurait se cantonner à la thérapie, à la maladie psychique ou physique, au monde des hôpitaux. Elle doit reconquérir les palais. Il serait d'ailleurs intéressant de réfléchir sur une telle dialectique, sur de tels extrêmes qui se rejoignent, entre le haut et le bas de l'échelle sociale. Certes, dans les deux cas, nous avons affaire à des gens qui sortent de l'ordinaire, de la norme, du rang. Il y a des gens exceptionnels dans les prisons et dans les hôpitaux comme dans les. cénacles académiques ou politiques. On est dans le hors-norme, tant dans les bas fonds que dans les milieux les plus select. Or, en ce qui concerne le traitement des marginaux, l'astrologie n'a plus le monopole, elle n'a donc plus grand intérêt, avec tous les psy. Elle aura joué un rôle de pionnier mais elle semble bien archaïque désormais; Il en est tout autrement pour sa vocation première où elle semble être sans grand concurrent, même s'il existe des sciences politiques, économiques, juridiques dont le fondement épistémologique pourrait bien être justement une certaine astrologie, qu'il s'agisse de sous tendre le calendrier des élections ou de se préparer à certaines échéances favorisant les convergences, évitant ainsi d'agir à contretemps. Précisons que nous incluons dans le champ cosmocratique aussi bien les décideurs privés que publics, aussi bien les services de l' Etat que les entreprises, on sait d'ailleurs que l'on passe assez bien d'un secteur à l'autre.
La France, depuis des décennies s'est efforcée de constituer des élites notamment par ses "grandes écoles". On peut certes se plaindre de ce qu'en pratique ces institutions soient réservées aux enfants de l'élite - cela vaut aussi dans le monde anglo-saxon (cf. Ezra Suleiman, Schizophrénies françaises, Paris, Grasset, 2008) mais il y a quelque vérité à cela, qu'on le veuille ou non. De fait, l'on peut se demander si l'hostilité à l'égard de l'astrologie ne tient pas à ce qu'elle vient ainsi maintenir des castes en en légitimant l'existence et la perpétuation. Mais les pires antagonismes pourraient bien émaner de l'intérieur même du milieu astrologique, chez ceux qui n'ont retenu des missions de l'astrologie que celle qui consisterait à montrer que nous sommes tous égaux dans nos différences, thème natal oblige. C'est dire que l'astrologie, telle que nous nous la représentons, selon l'idée que nous nous en faisons, doit combattre aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur de la société astrologique.
JHB
14. 10.09
L'astrologie nous parle de ce qui se situe en haut tant au niveau cosmique que social. Elle est la science des leaders, des chefs et non celle du commun peuple, on parlera d'une cosmocratique. Mais comme ce que se décide dans les hautes sphères a forcément des incidences sur la vie des gens, qui pourrait se désintéresser de ce qui se passe dans la tête des décideurs? L'inverse est moins vrai : ce que tel individu non décideur peut concevoir ne saurait être que d'une faible importance si ce n'est à son propre niveau. Les décisions descendent, elles ne remontent pas. Même dans le cas d'élections, les électeurs se déterminent par rapport aux programmes qu'on leur propose sauf à être eux-mêmes conduits par quelque leader dont ils constitueront le parti....
L'idée selon laquelle ceux qui nous commandent entretiendraient des liens privilégiés et exclusifs avec le cosmos - ou du moins avec certaines données de celui-ci (voir notre texte sur l'épistémologie sélective, dans le présent journal de bord), certaines configurations qu'ils seraient aptes à capter de par quelque faculté héréditaire- est assez révolutionnaire encore qu'elle fasse écho à des représentations fort anciennes. On pense à l'importance accordée à la filiation, à la généalogie des dynasties princières, y compris dans l'Islam..- -
L'astrologie doit être réintégrée en tant que science des gouvernants et de la gouvernance. Notre XXIe siècle ne survivra peut être pas sans cela car l'on ne peut plus se fier à des procédés empiriques et aléatoires comme les systèmes actuels de désignation des chefs ( voir notre exposé au colloque de géopolitique de Tours, sur teleprovidence.com)
En comparaison, ce que l'astrologie est susceptible d'apporter à tout un chacun devient une affaire bien secondaire d'autant que d'autres supports peuvent servir dont il serait vain de donner la liste (voir notre enquête au Salon "Zen- Développement personnel et bien être", sur teleprovidence), de la psychologie à la parapsychologie, l'astrologie, à ce niveau, ne pouvant au mieux prétendre qu'à être admise au sein d'une multifactorialité.(ce qui ressort de la plupart des débats télévisés et radiodiffusés depuis des décennies). Il est temps pour l'Astrologie d'abandonner ce créneau populaire (ce qui vaut pour les horoscopes des journaux qui s'adressent à tous) et de se focaliser sur cette voie "royale" qu'est l'astrologie des chefs, l'astrologie "capitale". (caput, en latin: la tête, le chef)
Cela dit, l'on peut chercher à se rapprocher des chefs puisque c'est à ce niveau que les décisions se prennent. Plus on sera dans leur vicinité, mieux on sera averti de ce qui se prépare. D'où les délits d'initiés,.
Mais pour être proche des décideurs, il importe de s'inscrire dans un groupe. Celui qui n'appartient à aucun groupe ne sera en contact avec aucun chef. En ce sens, toute tendance à l'isolement est fatale. Bien évidemment, l'on ne conçoit pas non plus un chef qui serait solitaire et qui ne serait pas entouré d'une certaine "cour" gravitant autour de lui.
Plus on s'éloigne des milieux dirigeants et moins l'on aura prise sur ce qui nous arrive individuellement. C'est alors qu'on ira consulter un voyant ou un astrologue pour savoir ce qui va nous arriver., ce qui revient pour ces professions à se brancher sur la longueur d'onde des décideurs.... Mais on est là dans un comportement passif car les dés sont le plus souvent déjà jetés. Seule une fréquentation interactive, en temps utile, avec les décideurs aurait permis de peser peu ou prou sur certaines décisions, dans le choix de certaines modalités. D'où le lobbying, si pratiqué aux Etats Unis et qui consiste à influer sur les décideurs et à ne pas se contenter de subir leurs décisions.
Nous prévoyons que dans les prochaines décennies, le milieu des décideurs sera de mieux en mieux organisé et que l'astrologie y jouera un rôle clé. D'ailleurs, historiquement, tout indique que le déclin de l'astrologie fut le résultat d'un divorce entre les astrologues et les milieux de pouvoir. Tant que l'astrologie n'aura pas été rétablie au cœur de ces milieux, son déclin se poursuivra et inversement, celui l'avenir des décideurs s'en trouvera aussi hypothéqué, puisqu'ils apparaitront comme des gens qui se placent au dessus des lois alors que l'astrologie montre qu'il n'en est pas ainsi. et qu'un très ancien système de gouvernement est à l'œuvre depuis des millénaires, au niveau sociobiologique..
Notons d'ailleurs que si nous avons été en mesure de reconstituer cette astrologie des chefs, c'est que nous même, au sein même du milieu astrologique, avons assumé un tel rôle, depuis une quarantaine d'années, auprès d'une certaine population- les Romains auraient parlé de "clientèle" qui dépendait peu ou prou de nos initiatives. A contrario, les astrologues qui gèrent une clientèle d'un tout autre ordre, celle de ceux qui viennent les consulter, n'ont pu acquérir une telle compétence. Il est d'ailleurs remarquable que pour avoir quelque lumière en matière d'astrologie dite mondiale, il importe que l'astrologue ait lui-même une certaine expérience du pouvoir, ne serait-ce que dans son milieu professionnel; C'est ainsi que la vie associative, syndicale, telle qu'elle s'est développée, dans le monde entier, nous apparait comme une excellente école pour penser une astrologie des leaders, les événements mondiaux étant fortement marqués par cette "caste". A ce propos, nous dirons que les dits leaders du milieu astrologique se trouveront en affinité avec les leaders d'autres milieux, ce qui contribuera à désenclaver l'astrologie. Quelque part, seuls des astrologues ayant un tempérament de chef sont susceptibles de traiter correctement de l'Astrologie qui est une science des chefs.
Nous prévoyons que la vie astrologique au XXIe siècle sera ainsi restructurée: les astrologues travailleront pour les instances de pouvoir et non pour le vulgum pecus. Certaines bonnes âmes ont été scandalisées par le fait que François Mitterrand consulta, en son temps, une astrologue. Nous pensons que les synergies entre monde dirigeant et monde astrologique ne feront, au cours des prochaines décennies, que se renforcer à condition bien entendu que l'astrologie évacue de son corpus tout ce qu'elle a pu générer au cours de sa traversée du désert. C'est bel et bien l'Astrologie Mondiale, qui est certes à réformer, qui nous apparait comme le fer de lance de l'Astrologie du Troisième millénaire.
Ajoutons que c'est en se focalisant sur une certaine caste de chefs que des travaux scientifiques pourront être menés au niveau des variations de l'activité cérébrale, y compris au moment de la naissance. Une grande part des conclusions actuelles dans le domaine biologique sont hypothéquées par la négligence de la réactivité et de la réceptivité à certaines configurations célestes. Il faudrait parler ici de cosmobiologie. Mais celle-ci a besoin d'œuvrer sur des populations spécifiques et non aléatoires.
Nous avons opté pour le terme de cosmocratique pour désigner ce champ de recherche à la fois historico-politique et sociobiologique. Une discipline qui sur le plan de ses outils se distingue très nettement de l'astrologie commune (voir l'Astrologie 4 Etoiles) comme nous avons eu l'occasion de le préciser à maintes reprises. Un des traits spécifiques de cette astrologie des chefs est précisément qu'elle se focalise sur une seule planète du système solaire, qu'elle suit sur un parcours balisé par 4 étoiles fixes, seulement. Cette astrologie ne recourt pas au thème natal traditionnel et notamment aux positions des planètes sur le zodiaque à la naissance, ce qui est au cœur de l'astrologie commune et prétendument valable pour tout un chacun et notamment pour .les personnes atteintes de pathologies irréversibles (que nous avons qualifiée de palliative).
L'Histoire des religions est marquée par cette dualité : celle du palais et de l'hospice, ce qui a d'ailleurs généré des conflits en son sein. L'astrologie ne saurait se cantonner à la thérapie, à la maladie psychique ou physique, au monde des hôpitaux. Elle doit reconquérir les palais. Il serait d'ailleurs intéressant de réfléchir sur une telle dialectique, sur de tels extrêmes qui se rejoignent, entre le haut et le bas de l'échelle sociale. Certes, dans les deux cas, nous avons affaire à des gens qui sortent de l'ordinaire, de la norme, du rang. Il y a des gens exceptionnels dans les prisons et dans les hôpitaux comme dans les. cénacles académiques ou politiques. On est dans le hors-norme, tant dans les bas fonds que dans les milieux les plus select. Or, en ce qui concerne le traitement des marginaux, l'astrologie n'a plus le monopole, elle n'a donc plus grand intérêt, avec tous les psy. Elle aura joué un rôle de pionnier mais elle semble bien archaïque désormais; Il en est tout autrement pour sa vocation première où elle semble être sans grand concurrent, même s'il existe des sciences politiques, économiques, juridiques dont le fondement épistémologique pourrait bien être justement une certaine astrologie, qu'il s'agisse de sous tendre le calendrier des élections ou de se préparer à certaines échéances favorisant les convergences, évitant ainsi d'agir à contretemps. Précisons que nous incluons dans le champ cosmocratique aussi bien les décideurs privés que publics, aussi bien les services de l' Etat que les entreprises, on sait d'ailleurs que l'on passe assez bien d'un secteur à l'autre.
La France, depuis des décennies s'est efforcée de constituer des élites notamment par ses "grandes écoles". On peut certes se plaindre de ce qu'en pratique ces institutions soient réservées aux enfants de l'élite - cela vaut aussi dans le monde anglo-saxon (cf. Ezra Suleiman, Schizophrénies françaises, Paris, Grasset, 2008) mais il y a quelque vérité à cela, qu'on le veuille ou non. De fait, l'on peut se demander si l'hostilité à l'égard de l'astrologie ne tient pas à ce qu'elle vient ainsi maintenir des castes en en légitimant l'existence et la perpétuation. Mais les pires antagonismes pourraient bien émaner de l'intérieur même du milieu astrologique, chez ceux qui n'ont retenu des missions de l'astrologie que celle qui consisterait à montrer que nous sommes tous égaux dans nos différences, thème natal oblige. C'est dire que l'astrologie, telle que nous nous la représentons, selon l'idée que nous nous en faisons, doit combattre aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur de la société astrologique.
JHB
14. 10.09
Astrologie et épistémologie sélective
par Jacques HalBronn
Par épistémologie sélective, nous entendons qu'il importe de distinguer entre les sciences qui doivent intégrer un choix et celles qui n'ont pas à le faire. Le drame de l'astrologie du XXe siècle, qui aura plombé les tentatives de réforme de certains, aura été de ne pas déterminer correctement de quelle épistémologie relevait l'astrologie.
Ce qu'on appelle généralement des sciences "dures" dépendent d'une épistémologie non sélective tandis que les sciences dites "molles" relèvent d'une épistémologie que nous qualifions de sélective.
L'astronomie serait, selon nous, tributaire d'une épistémologie non sélective à la différence de l'astrologie du moins telle que nous la concevons. Mais précisément nombreux les astrologues qui ne partagent pas notre point de vue, ce qui conduit parfois à un dialogue de sourds.
Pour ces astrologues auxquels nous nous opposons, tout ce qui constitue le système solaire doit faire sens au regard de l'Astrologie, ce qui les fait s'aligner sur la position des astronomes pour qui le système solaire constitue un tout interdépendant, articulé notamment autour de la loi de Titius Bode, chère au père de l'astrologie conditionaliste, Jean-Pierre Nicola (né en 1929).
.Certes, quand on considère le nom des constellations, il est clair que l'on bascule dans une épistémologie sélective et donc arbitraire mais ce pan de l'astronomie reléve du méta-langage et n'offre au regard des astronomes aucun caractère proprement scientifique. Et il en est évidemment de même du nom conféré aux planètes....
On nous fera certes observer que le fait d'accorder à chaque planète une fonction spécifique est sélectif mais une chose est de conserver toutes les planètes quitte à leur donner des significations distinctes et une autre de ne garder que quelques unes d'entre elles, comme nous le faisons et comme Gauquelin, avant nous, l'a fait; il y a un peu plus de 50 ans de cela. Il y aurait donc les astrologues qui ne jetteraient rien et ceux; comme nous, qui ne retiennent que certaines planètes tout comme ils ne recourent qu'à certaines étoiles fixes et non pas à la totalité du firmament. L'épistémologie non sélective est adepte du tout ou rien. Pas de demi-mesures!
On ne contestera pas que l'on peut désigner comme sciences "sélectives" les sciences dites molles et même que notre appellation en vaut d'autres. De même les sciences dures ne pourraient-elles avantageusement être désignées sous le nom de "non sélectives"?
Le champ du "sélectif" est fort vaste et recouvre évidemment l'ensemble des sciences humaines à tel point que l'on peut penser que l'homme est voué et doué pour opérer des choix, pour filtrer. S'il n'en avait pas été capable, il n'en serait certainement pas arrivé là où il en est.
Si l'on fixe un jour pour une élection, l'on renonce ipso facto à tenir celle-ci un autre jour. Un choix a été opéré parmi tous les choix possibles. Celui qui ne sait pas choisir sera condamné à des actions confuses, incertaines, contradictoires. Il faut savoir éliminer, se délester, renoncer, abandonner...
Si l'on prend le cas du langage, il est clair qu'aucune langue ne pourrait être qualifiée de non sélective. Mais en même temps, à partir d'un rationnement des ressources exploitées, les langues ont appris à se démultiplier par l'invention des flexions (préfixes, suffixes, conjugaisons, déclinaisons, dérivations).
Pour nous l'astrologie doit suivre la même voie: à partir d'un substrat astronomique limité, elle peut le diversifier en recourant à divers découpages (phases successives d'un cycle, choix de certains astres totémiques). Chaque fois, il importe de souligner un refus d'exhaustivité comme s'il fallait toujours délibérément rester en deçà de ce qui existe. Car l'approche sélective se caractérise par ce dont elle ne se sert pas.
A contrario, pour l'approche non sélective, une telle attitude ne saurait faire sens. On adopte une approche objective et non subjective. On ne veut pas que le monde soit au service des besoins des hommes mais que les hommes se soumettent au monde tel qu'il est intrinsèquement, dans sa totalité, dans toute son intégrité/intégralité. En fait, cette notion de besoin est essentielle. Le besoin doit venir de l'intérieur, il ne saurait être dicté par l'extérieur sans basculer vers l'aliénation, dans tous les sens du terme.
Au premier abord, l'astrologie semblerait largement faire appel à l'extérieur dans la mesure même où de facto les astres sont en dehors nous et même fort éloignés de nous. Il serait donc logique que l'astrologie s'ouvre à tout ce que le monde est voué à enseigner aux hommes. Mais; en réalité, le scénario qui est à la naissance de l'astrologie n'aura pas été celui-ci, selon nous : les hommes n'ont adopté que ce dont ils avaient besoin. S'ils avaient besoin d'un marqueur de temps -forcément cyclique- ils n'en avaient pas besoin de trente-six sous prétexte qu'ils auraient pu en effet en avoir 36! Débat sur l'être et l'avoir, l'un se développe selon une logique interne (plutôt masculine), l'autre selon une logique externe.(plutôt féminine), l'un maintient une certaine homogénéite, une certaine cohérence de l'ensemble, au cours de son évolution alors que l'autre bascule, du fait d'emprunts incontrôlés dans une certaine hybridité (que l'on compare l'évolution de l'anglais et du français sur un millénaire, l'anglais a cessé d'être la langue germanique qu'il était à l'origine alors que le français a poussé la latinité jusqu'à ses sommets, accroissant considérablement l'empire de la dite latinité y compris au travers de la mondialisation de l'anglais(voire l'ouvrage de M. Treps).
La grande erreur de la majorité des astrologues et de ses maitres à penser aurait donc été de ne pas s'en tenir à une approche sélective et de calquer leurs comportements sur les impératifs du non sélectif, d'où cette obligation vécue par tant d'astrologues d'intégrer d'office tout ce que les astronomes découvrent dans le cadre du système solaire (les transsaturniennes, les astéroïdes, Chiron, les plutonides)
Malheureusement, ces astrologues qui se veulent à la fois des savants et des conseillers, sont conduits, paradoxalement, à aider ceux qui viennent à eux dans leurs choix de vie, dans leur besoin de se fixer quelque part, tout cela exigeant de savoir opérer des choix (voir notre colloque de Marseille "Le choix de l'astrologie")
Le cas des couleurs des yeux (pas de rouge) et de cheveux (noir, blond, roux) est emblématique: l'Humanité n'a pas adopté toutes les couleurs existantes, loin de là. Et ces choix se perpétuent bien ainsi depuis des millénaires et n'ont pu à ce jour être corrigés, si ce n'est pas des teintures qui ne se transmettent pas héréditairement. S'il y avait une seule couleur, comme pour le sang, le problème serait autre mais qu'en est-il quand il y a diversité sans pour autant que celle-ci soit exhaustive de toutes les possibilités disponibles? On pourrait comparer les cinq types (Vénus, Mars, Jupiter, Saturne, Lune) mis en évidence par Gauquelin à des couleurs et noter que l'Humanité ne s'est pas servie de Mercure ni du Soleil pour s'autodéterminer. Tout tourne autour des questions héréditaires, de ce qui est ou non transmissible génétiquement.
JHB
14. 10. 09
Par épistémologie sélective, nous entendons qu'il importe de distinguer entre les sciences qui doivent intégrer un choix et celles qui n'ont pas à le faire. Le drame de l'astrologie du XXe siècle, qui aura plombé les tentatives de réforme de certains, aura été de ne pas déterminer correctement de quelle épistémologie relevait l'astrologie.
Ce qu'on appelle généralement des sciences "dures" dépendent d'une épistémologie non sélective tandis que les sciences dites "molles" relèvent d'une épistémologie que nous qualifions de sélective.
L'astronomie serait, selon nous, tributaire d'une épistémologie non sélective à la différence de l'astrologie du moins telle que nous la concevons. Mais précisément nombreux les astrologues qui ne partagent pas notre point de vue, ce qui conduit parfois à un dialogue de sourds.
Pour ces astrologues auxquels nous nous opposons, tout ce qui constitue le système solaire doit faire sens au regard de l'Astrologie, ce qui les fait s'aligner sur la position des astronomes pour qui le système solaire constitue un tout interdépendant, articulé notamment autour de la loi de Titius Bode, chère au père de l'astrologie conditionaliste, Jean-Pierre Nicola (né en 1929).
.Certes, quand on considère le nom des constellations, il est clair que l'on bascule dans une épistémologie sélective et donc arbitraire mais ce pan de l'astronomie reléve du méta-langage et n'offre au regard des astronomes aucun caractère proprement scientifique. Et il en est évidemment de même du nom conféré aux planètes....
On nous fera certes observer que le fait d'accorder à chaque planète une fonction spécifique est sélectif mais une chose est de conserver toutes les planètes quitte à leur donner des significations distinctes et une autre de ne garder que quelques unes d'entre elles, comme nous le faisons et comme Gauquelin, avant nous, l'a fait; il y a un peu plus de 50 ans de cela. Il y aurait donc les astrologues qui ne jetteraient rien et ceux; comme nous, qui ne retiennent que certaines planètes tout comme ils ne recourent qu'à certaines étoiles fixes et non pas à la totalité du firmament. L'épistémologie non sélective est adepte du tout ou rien. Pas de demi-mesures!
On ne contestera pas que l'on peut désigner comme sciences "sélectives" les sciences dites molles et même que notre appellation en vaut d'autres. De même les sciences dures ne pourraient-elles avantageusement être désignées sous le nom de "non sélectives"?
Le champ du "sélectif" est fort vaste et recouvre évidemment l'ensemble des sciences humaines à tel point que l'on peut penser que l'homme est voué et doué pour opérer des choix, pour filtrer. S'il n'en avait pas été capable, il n'en serait certainement pas arrivé là où il en est.
Si l'on fixe un jour pour une élection, l'on renonce ipso facto à tenir celle-ci un autre jour. Un choix a été opéré parmi tous les choix possibles. Celui qui ne sait pas choisir sera condamné à des actions confuses, incertaines, contradictoires. Il faut savoir éliminer, se délester, renoncer, abandonner...
Si l'on prend le cas du langage, il est clair qu'aucune langue ne pourrait être qualifiée de non sélective. Mais en même temps, à partir d'un rationnement des ressources exploitées, les langues ont appris à se démultiplier par l'invention des flexions (préfixes, suffixes, conjugaisons, déclinaisons, dérivations).
Pour nous l'astrologie doit suivre la même voie: à partir d'un substrat astronomique limité, elle peut le diversifier en recourant à divers découpages (phases successives d'un cycle, choix de certains astres totémiques). Chaque fois, il importe de souligner un refus d'exhaustivité comme s'il fallait toujours délibérément rester en deçà de ce qui existe. Car l'approche sélective se caractérise par ce dont elle ne se sert pas.
A contrario, pour l'approche non sélective, une telle attitude ne saurait faire sens. On adopte une approche objective et non subjective. On ne veut pas que le monde soit au service des besoins des hommes mais que les hommes se soumettent au monde tel qu'il est intrinsèquement, dans sa totalité, dans toute son intégrité/intégralité. En fait, cette notion de besoin est essentielle. Le besoin doit venir de l'intérieur, il ne saurait être dicté par l'extérieur sans basculer vers l'aliénation, dans tous les sens du terme.
Au premier abord, l'astrologie semblerait largement faire appel à l'extérieur dans la mesure même où de facto les astres sont en dehors nous et même fort éloignés de nous. Il serait donc logique que l'astrologie s'ouvre à tout ce que le monde est voué à enseigner aux hommes. Mais; en réalité, le scénario qui est à la naissance de l'astrologie n'aura pas été celui-ci, selon nous : les hommes n'ont adopté que ce dont ils avaient besoin. S'ils avaient besoin d'un marqueur de temps -forcément cyclique- ils n'en avaient pas besoin de trente-six sous prétexte qu'ils auraient pu en effet en avoir 36! Débat sur l'être et l'avoir, l'un se développe selon une logique interne (plutôt masculine), l'autre selon une logique externe.(plutôt féminine), l'un maintient une certaine homogénéite, une certaine cohérence de l'ensemble, au cours de son évolution alors que l'autre bascule, du fait d'emprunts incontrôlés dans une certaine hybridité (que l'on compare l'évolution de l'anglais et du français sur un millénaire, l'anglais a cessé d'être la langue germanique qu'il était à l'origine alors que le français a poussé la latinité jusqu'à ses sommets, accroissant considérablement l'empire de la dite latinité y compris au travers de la mondialisation de l'anglais(voire l'ouvrage de M. Treps).
La grande erreur de la majorité des astrologues et de ses maitres à penser aurait donc été de ne pas s'en tenir à une approche sélective et de calquer leurs comportements sur les impératifs du non sélectif, d'où cette obligation vécue par tant d'astrologues d'intégrer d'office tout ce que les astronomes découvrent dans le cadre du système solaire (les transsaturniennes, les astéroïdes, Chiron, les plutonides)
Malheureusement, ces astrologues qui se veulent à la fois des savants et des conseillers, sont conduits, paradoxalement, à aider ceux qui viennent à eux dans leurs choix de vie, dans leur besoin de se fixer quelque part, tout cela exigeant de savoir opérer des choix (voir notre colloque de Marseille "Le choix de l'astrologie")
Le cas des couleurs des yeux (pas de rouge) et de cheveux (noir, blond, roux) est emblématique: l'Humanité n'a pas adopté toutes les couleurs existantes, loin de là. Et ces choix se perpétuent bien ainsi depuis des millénaires et n'ont pu à ce jour être corrigés, si ce n'est pas des teintures qui ne se transmettent pas héréditairement. S'il y avait une seule couleur, comme pour le sang, le problème serait autre mais qu'en est-il quand il y a diversité sans pour autant que celle-ci soit exhaustive de toutes les possibilités disponibles? On pourrait comparer les cinq types (Vénus, Mars, Jupiter, Saturne, Lune) mis en évidence par Gauquelin à des couleurs et noter que l'Humanité ne s'est pas servie de Mercure ni du Soleil pour s'autodéterminer. Tout tourne autour des questions héréditaires, de ce qui est ou non transmissible génétiquement.
JHB
14. 10. 09
Le difficile renoncement aux acquis pédagogiques en astrologie
par Jacques HalBronn
Pour ceux qui ont mis du temps à apprendre à dresser un thème et à l'interpréter, il est bien difficile d'admettre que cette méthode de travail est caduque.
C'est comme si l'on devait renoncer à une langue "étrangère" que l'on a fait effort pour apprendre.
A cela vient s'ajouter le "fait" que l'on a "vérifié" la validité de ce que l'on a ainsi appris. Encore moins de raison d'y renoncer "puisque cela marche". Combien de fois n'avons-nous du entendre un tel refrain, repris quasiment mot pour mot d'un interlocuteur à l'autre?
Mais est-il bien raisonnable d'adopter une posture aussi conservatrice dans un domaine qui se veut peu ou prou scientifique?
Certes, il n'y a aucun problème, pour ces personnes, à ajouter de nouveaux facteurs. Le problème, c'est d'en soustraire.
Ce qui est sacré, ce sont les bases et toute la gymnastique à laquelle on s'est longuement exercé consistant à combiner planètes, maitrises, maisons, signes, aspects, transits, révolutions, Eléments et j'en passe, le tout mis dans une sorte de creuset, de shaker, dont il doit émaner un discours, travail de traduction réalisé par l'astrologue à l'attention de son client, cocktail qu'il ne lui reste plus qu'à ingurgiter.
Chaque barman a ses secrets, ses ingrédients dont il doit savoir se servir avec art et qu'il place à peu près systématiquement dans toutes ses compositions parce que '"ça plait", ce qui est peut être plus vrai, finalement, que le 'ça marche". Car en astrologie, n'est-on pas -aussi et peut être surtout - dans la sphère de la séduction?
On peut en vérité se demander si l'astrologie ne souffre pas d'un problème de recrutement. On a l'impression que le milieu astrologique se renouvelle finalement assez peu depuis une vingtaine d'années, qu'il n'y a pas de sang neuf, c'est à dire de personnes ayant eu l'occasion d'apprendre l'astrologie autrement...
Car après tout, on pourrait admettre qu'il y ait la "vieille" école et de nouveaux courants. Mais tout semble indiquer que cette "vieille" école occupe le haut du pavé et ne laisse guère de place pour l'émergence de nouvelles astrologies qui ne se serviraient pas des mêmes outils.
Milieu décidément paradoxal que celui des astrologues qui assume si mal l'idée de cyclicité tout en mettant celle-ci en avant, tout comme celle de rationalité alors que par certains côtés (voir notre entretien avec Mireille Petit, sur téléprovidence) elle la revendique fortement au point de déclarer qu'il n'y a pas de hasard!
Une telle habitude de travail peut conduire à une forme de surdité. Telle personne à qui nous envoyons depuis longtemps des textes sur les étoiles fixes en astrologie mondiale nous demande où celles-ci se trouvent dans son thème, n'ayant pas encore compris que leur position ne varie qu'en maison mais pas dans le zodiaque, du moins entre personnes vivant dans le même siècle.....
Il est impératif que périodiquement l'on distingue le bon grain de l'ivraie, l'essentiel du superflu, du contingent. Par exemple, en France, on élit un président, on constitue un ministère qui n'est pas censé durer éternellement, le choix des ministres est contingent par rapport à la nécessité de former un ministère, à une certaine date en tenant compte des résultats des dernières élections. Le rôle de l'historien de l'astrologie est de signaler le passage de l'essentiel au secondaire au sein du savoir astrologique, ce qui permet ainsi de libérer un certain espace de liberté pour opérer de nouveaux choix qui seront tout aussi ponctuels. Il semble que les astrologues ne soient plus aptes à se renouveler du fait qu'ils ne soient en mesurer d'opérer de tels distinguos. Ce qui a été admis à un moment donné n'a pas à le demeurer pour toujours. On nous objectera que si telle chose a été vérifiée et validée, il n'y a aucune raison de changer.... Nous répondrons, en gardant la comparaison avec la politique, que les temps changent et que ce qui pouvait convenir dans un contexte donné ne fait plus l'affaire dans un autre contexte. Par autre contexte, il importe de prendre en compte toutes sortes de paramètres, il ne suffit pas que tel ministre ait donné satisfaction, si la majorité a changé, si les objectifs, les priorités ne sont plus les mêmes. Il en est de même en astrologie : l'on peut avoir une autre vision des outils dont l'astrologie doit se doter, des applications à en attendre. Ce qu'on attend de l'astrologue, ce que déontologiquement on accepte ou non est susceptible de changer. Croire que chaque astrologue peut agir seul dans son coin, sans tenir compte de l'évolution des idées au sein du milieu astrologique est un leurre et ne peut que le marginaliser voire, à terme, l'exclure. C'est ainsi que certaines recherches en histoire de l'astrologie peuvent conduire à des prises de conscience qui ne rendent plus envisageables certaines pratiques. C'est le cas, notamment, du problème des positions planétaires dans le zodiaque : de plus en plus d'astrologues ne positionnent, par exemple, les transsaturniennes qu'en maisons car en maisons elles peuvent se trouver dans 12 secteurs différents contre un seul dans le zodiaque.....(voir l'exposé de Jean-Marie Lepeltier, lors du colloque de Rennes de 2009, sur teleprovidence). En quoi, demandera-t-on, de telles considérations devraient-elles absolument mettre fin à certaines pratiques? Nous répondrons d'une part que l'on peut montrer que les résultats obtenus auraient pu l'être par d'autres voies....C'est le point faible de toute pratique, c'est que quand ça marche, cela aurait pu aussi marché autrement, avec des outils plus viables sur le plan théorique, sur le plan scientifique. Et dans ce cas là, entre des résultats obtenus avec une astrologie qui ne tient pas la route sur le plan logique et une autre qui tient la route, à résultats égaux, on préférera la première car les résultats affichés par la première se révéleront illusoires car les mêmes résultats auraient pu être obtenus avec des outils plus valables sur le plan des fondements scientifiques (que ce soit au regard des sciences dures ou des sciences molles). Quand Suzel Fuzeau Braesch se déclare émerveillée des adéquations entre les textes sortis de l'ordinateur et ce qu'elle connait des personnes concernées (voir émission télévisée à Lyon, en 2000), elle ne se demande pas si d'autres textes mieux fondés scientifiquement n'auraient pu donner des résultats comparables....A cela, d'aucuns objecteront probablement que du moment que les résultats sont là, qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse? Nous pensons, tout au contraire, que le flacon est très important!
Si l'on parle d'un point de vue alimentaire, il y a 36 manières de calmer la faim de quelqu'un mais chacun sait que certains produits sont meilleurs que d'autres, que certains peuvent empoisonner l'organisme, peuvent le détraquer, quand bien même sur le moment auraient-ils pu paraitre donner satisfaction.... Il est aussi des produits dont la culture fait problème. Il en est de même en astrologie, il n'est pas sain pour l'Humanité de véhiculer un savoir irrationnel et incohérent, par delà la satisfaction individuelle. Cela aussi constitue un changement de contexte, de prise de conscience dont le praticien de l'astrologie ne saurait s'abstraire..
JHB
11. 10. 09
Pour ceux qui ont mis du temps à apprendre à dresser un thème et à l'interpréter, il est bien difficile d'admettre que cette méthode de travail est caduque.
C'est comme si l'on devait renoncer à une langue "étrangère" que l'on a fait effort pour apprendre.
A cela vient s'ajouter le "fait" que l'on a "vérifié" la validité de ce que l'on a ainsi appris. Encore moins de raison d'y renoncer "puisque cela marche". Combien de fois n'avons-nous du entendre un tel refrain, repris quasiment mot pour mot d'un interlocuteur à l'autre?
Mais est-il bien raisonnable d'adopter une posture aussi conservatrice dans un domaine qui se veut peu ou prou scientifique?
Certes, il n'y a aucun problème, pour ces personnes, à ajouter de nouveaux facteurs. Le problème, c'est d'en soustraire.
Ce qui est sacré, ce sont les bases et toute la gymnastique à laquelle on s'est longuement exercé consistant à combiner planètes, maitrises, maisons, signes, aspects, transits, révolutions, Eléments et j'en passe, le tout mis dans une sorte de creuset, de shaker, dont il doit émaner un discours, travail de traduction réalisé par l'astrologue à l'attention de son client, cocktail qu'il ne lui reste plus qu'à ingurgiter.
Chaque barman a ses secrets, ses ingrédients dont il doit savoir se servir avec art et qu'il place à peu près systématiquement dans toutes ses compositions parce que '"ça plait", ce qui est peut être plus vrai, finalement, que le 'ça marche". Car en astrologie, n'est-on pas -aussi et peut être surtout - dans la sphère de la séduction?
On peut en vérité se demander si l'astrologie ne souffre pas d'un problème de recrutement. On a l'impression que le milieu astrologique se renouvelle finalement assez peu depuis une vingtaine d'années, qu'il n'y a pas de sang neuf, c'est à dire de personnes ayant eu l'occasion d'apprendre l'astrologie autrement...
Car après tout, on pourrait admettre qu'il y ait la "vieille" école et de nouveaux courants. Mais tout semble indiquer que cette "vieille" école occupe le haut du pavé et ne laisse guère de place pour l'émergence de nouvelles astrologies qui ne se serviraient pas des mêmes outils.
Milieu décidément paradoxal que celui des astrologues qui assume si mal l'idée de cyclicité tout en mettant celle-ci en avant, tout comme celle de rationalité alors que par certains côtés (voir notre entretien avec Mireille Petit, sur téléprovidence) elle la revendique fortement au point de déclarer qu'il n'y a pas de hasard!
Une telle habitude de travail peut conduire à une forme de surdité. Telle personne à qui nous envoyons depuis longtemps des textes sur les étoiles fixes en astrologie mondiale nous demande où celles-ci se trouvent dans son thème, n'ayant pas encore compris que leur position ne varie qu'en maison mais pas dans le zodiaque, du moins entre personnes vivant dans le même siècle.....
Il est impératif que périodiquement l'on distingue le bon grain de l'ivraie, l'essentiel du superflu, du contingent. Par exemple, en France, on élit un président, on constitue un ministère qui n'est pas censé durer éternellement, le choix des ministres est contingent par rapport à la nécessité de former un ministère, à une certaine date en tenant compte des résultats des dernières élections. Le rôle de l'historien de l'astrologie est de signaler le passage de l'essentiel au secondaire au sein du savoir astrologique, ce qui permet ainsi de libérer un certain espace de liberté pour opérer de nouveaux choix qui seront tout aussi ponctuels. Il semble que les astrologues ne soient plus aptes à se renouveler du fait qu'ils ne soient en mesurer d'opérer de tels distinguos. Ce qui a été admis à un moment donné n'a pas à le demeurer pour toujours. On nous objectera que si telle chose a été vérifiée et validée, il n'y a aucune raison de changer.... Nous répondrons, en gardant la comparaison avec la politique, que les temps changent et que ce qui pouvait convenir dans un contexte donné ne fait plus l'affaire dans un autre contexte. Par autre contexte, il importe de prendre en compte toutes sortes de paramètres, il ne suffit pas que tel ministre ait donné satisfaction, si la majorité a changé, si les objectifs, les priorités ne sont plus les mêmes. Il en est de même en astrologie : l'on peut avoir une autre vision des outils dont l'astrologie doit se doter, des applications à en attendre. Ce qu'on attend de l'astrologue, ce que déontologiquement on accepte ou non est susceptible de changer. Croire que chaque astrologue peut agir seul dans son coin, sans tenir compte de l'évolution des idées au sein du milieu astrologique est un leurre et ne peut que le marginaliser voire, à terme, l'exclure. C'est ainsi que certaines recherches en histoire de l'astrologie peuvent conduire à des prises de conscience qui ne rendent plus envisageables certaines pratiques. C'est le cas, notamment, du problème des positions planétaires dans le zodiaque : de plus en plus d'astrologues ne positionnent, par exemple, les transsaturniennes qu'en maisons car en maisons elles peuvent se trouver dans 12 secteurs différents contre un seul dans le zodiaque.....(voir l'exposé de Jean-Marie Lepeltier, lors du colloque de Rennes de 2009, sur teleprovidence). En quoi, demandera-t-on, de telles considérations devraient-elles absolument mettre fin à certaines pratiques? Nous répondrons d'une part que l'on peut montrer que les résultats obtenus auraient pu l'être par d'autres voies....C'est le point faible de toute pratique, c'est que quand ça marche, cela aurait pu aussi marché autrement, avec des outils plus viables sur le plan théorique, sur le plan scientifique. Et dans ce cas là, entre des résultats obtenus avec une astrologie qui ne tient pas la route sur le plan logique et une autre qui tient la route, à résultats égaux, on préférera la première car les résultats affichés par la première se révéleront illusoires car les mêmes résultats auraient pu être obtenus avec des outils plus valables sur le plan des fondements scientifiques (que ce soit au regard des sciences dures ou des sciences molles). Quand Suzel Fuzeau Braesch se déclare émerveillée des adéquations entre les textes sortis de l'ordinateur et ce qu'elle connait des personnes concernées (voir émission télévisée à Lyon, en 2000), elle ne se demande pas si d'autres textes mieux fondés scientifiquement n'auraient pu donner des résultats comparables....A cela, d'aucuns objecteront probablement que du moment que les résultats sont là, qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse? Nous pensons, tout au contraire, que le flacon est très important!
Si l'on parle d'un point de vue alimentaire, il y a 36 manières de calmer la faim de quelqu'un mais chacun sait que certains produits sont meilleurs que d'autres, que certains peuvent empoisonner l'organisme, peuvent le détraquer, quand bien même sur le moment auraient-ils pu paraitre donner satisfaction.... Il est aussi des produits dont la culture fait problème. Il en est de même en astrologie, il n'est pas sain pour l'Humanité de véhiculer un savoir irrationnel et incohérent, par delà la satisfaction individuelle. Cela aussi constitue un changement de contexte, de prise de conscience dont le praticien de l'astrologie ne saurait s'abstraire..
JHB
11. 10. 09
L'astrologue et l'homo astrologicus
par Jacques HalBronn
Si l'astrologie doit s'efforcer, en bonne sentinelle, d'avertir, de prévenir le monde le plus tôt possible sur ce qui se prépare, il convient, pour ce faire, que l'astrologue identifie le plus tôt possible ceux qui en relèvent au premier chef . A partir de là, une éducation adaptée pourra être envisagée et ce dès le plus jeune âge. C'est là une ressource humaine de la plus haute importance et qui sera reconnue comme telle au cours du XXIe siècle..(note: il y a 40 ans, notre premier article sur l'astrologie s'intitula "Portrait de l'homo astrologicus", juin 1969, Université Hébraïque de Jérusalem)
.Le premier rôle de l'astrologue serait de détecter les êtres qui dépendent du cours des astres. Et contrairement à l'idée répandue, c'est loin d'être le cas de tout le monde. D'ailleurs, si c'était le cas, aurait-on besoin des astrologues?
Pour sélectionner ces êtres singuliers, il importe d'examiner un très grand nombre de personnes et en fait tout le monde.
Il existe, dans cette humanité astrologique, deux catégories à mettre en évidence. :
1 les cinq types gauqueliniens
2 le type halbronnien
I Les cinq types gauqueliniens
Gauquelin a mis en place une batterie de tests ( Les personnalités planétaires, Paris, La Grande Conjonction, 1992) pour tenter de déterminer à quelle catégorie appartient un individu donné. Mais nous pensons que tout le monde n'appartient pas forcément à l'un de ces cinq types. Non pas parce que nous pensons que les autres planètes que les cinq qui ressortent de la statistique Gauquelin sont à utiliser -pour quelle profession? - mais parce que nous pensons qu'une grande partie de la population ne dépend pas des astres, du moins sur un plan psychosociologique. Nous ne naissons pas tous avec une vocation bien arrêtée et nous ne naissons pas sous un astre spécifique.
Autrement dit, l'astrologie ne traite que d'une élite de l'Humanité et ce qui constitue cette élite, c'est la qualité remarquable de son rapport au cosmos.
Ces cinq types ne sont sensibles qu'à la position des astres dans le mouvement diurne. Leur avenir n'est pas datable comme le type halbronnien (cf infra).
Mais leur avenir n'en est pas moins prévisible : ils réussiront brillamment dans leur branche, une fois qu'ils l'auront identifiée. L'on ajoutera que leur vie sera probablement marquée chronologiquement par le type halbronnien, du moins indirectement car il va de soi que ce type fera appel à eux en priorité pour le seconder dans sa tâche, ce seront ses lieutenants, ses ministres.
Le premier trait distinctif est évidemment la configuration céleste au moment de la naissance, mais du seul point de vue du lieu. Ce qui signifie que dans un autre lieu, à une autre latitude, les planètes seraient disposées autrement.
Mais, une telle synchronicité n'a rien d'évident d'une part parce que plus d'une planète peut être angulaire et qu'il n'est pas question de combiner les planètes entre elles. Il ne s'agit là que d'une coïncidence.
Mais il reste que le positionnement astral est une indication et que si deux planètes sont angulaires, il faudra les départager en observant quel est le comportement le mieux compatible.
Ce qui compte ici, ce n'est pas tant de connaitre le type psycho-professionnel de la personne mais de déterminer si l'on a affaire à quelqu'un dont la carrière sera remarquable et sortira du rang. Et c'est à ce titre que l'astrologue aura à statuer avant toute chose.
II Le type halbronnien
En ce qui concerne l'autre typologie que nous avons nous -même établie, elle n'obéit pas aux mêmes principes. Le thème natal importe peu encore que l'on puisse concevoir qu'une personne puisse appartenir aux deux catégories. Mais l'important reste en tout état de cause de déterminer si l'individu appartient ou non à la catégorie en question et cette fois ci, la cyclicité ne se place plus au moment de la naissance, dans le cadre très ponctuel du mouvement diurne mais est à faire apparaitre dans une temporalité sensiblement plus longue, celle du parcours planétaire sur l'écliptique.
Pour déterminer que l'on a affaire à un individu capable de capter le cours de configurations bien spécifiques, il importe de noter un changement de comportement à l'approche d'une telle configuration (on ne reviendra pas ici sur la nature de celle-ci, voir notamment notre séminaire "l'astrologie quatre étoiles" sur teleprovidence). Car ce qui caractérise cette catégorie, ce n'est point une vocation particulière pour tel ou tel domaine d'activité mais bien une cyclicité de son potentiel relationnel comme si leur énergie se focalisait à certaines époques, à la façon d'un laser
On accordera également de l'importance à toute manifestation d'intérêt de l'enfant pour les langues, les voyages, l'Histoire et la Géographie, tout ce qui indique un refus de se laisser enfermer dans un espace temps trop étroit et donc pour la musique dans sa forme la plus abstraite, ne recourant pas à une langue particulière. Il est possible que certains mots exercent une attraction particulière: unité, universel, d'où l'écho que peut avoir sur l'enfant toute idée de rassemblement, d'union, et inversement le rejet de tout point de vue trop sectaire, de toute attitude de refus, de repli - toute incapacité de s'expliquer; de dialoguer.
. Conclusion
Au niveau psychologique, nous dirons que nous avons affaire dans les deux cas à des programmations spécifiques. Un Martien reconnaitra les activités martiennes dès les premiers temps de sa venue au monde, il les identifiera. Idem pour les autres types planétaires gauqueliniens. Cela fera écho en lui. Il prendra peu à peu conscience de ce qui fera sens pour lui dans sa vie et ce pour quoi il est doué. D'où l'importance pour l'enfant d'être confronté à un environnement social relativement diversifié (cas, a contrario, de l'enfant sauvage, voir film de François Truffaut), au contact , notamment; d'un cercle de famille élargi, dans la mesure où l'hérédité joue ici un rôle qui dépasse le cadre parents-enfants.
Pour ce qui est du type "halbronnien", nous dirons que l'enfant - puisqu'il s'agit d'un dépistage aussi précoce que possible, ce qui est le principe même de toute prévision - se caractérise par un fort besoin de créativité. Il préfère penser et décider par lui-même que de répéter ce qui a été dit par d'autres. Mais cela vaut surtout durant les périodes où se forment certaines conjonctions. Au cours des autres périodes, il se met en quelque sorte en veilleuse.
Dans tous les cas de figure, le recours à un encéphalogramme nous semble conseillé. Suractivité cérébrale au moment de la naissance, visant à trouver la meilleure "équation" entre l'intérieur biologique et l'extérieur cosmique, dans le premier cas et suractivité cérébrale dans le second cas aux abords de certaines configurations.
A partir du moment où l'individu a été considéré comme appartenant à l'un de ces deux catégories, il fera l'objet d'un suivi particulier et il apprendra à assumer au mieux ses facultés remarquables. A noter que dans l'Histoire, on trouve des récits plus ou moins légendaires de telles tentatives de détection ('Etoile des Mages) qui peuvent d'ailleurs aboutir à des massacres (naissance de Moïse)
On aura compris que le grand drame de l'astrologie aura été de perdre conscience de sa véritable raison d'être comme si on l’avait délibérément détourné de son chemin....pour des raisons qui d'ailleurs se comprennent. A partir du moment où l'astrologie ne pouvait mettre en avant certaines élites, cela sapait le pouvoir d'une certaine caste.
Pour comprendre la genèse de l'Astrologie, on ne saurait oublier qu'elle est liée à la question du Pouvoir et c'est ce qui fait qu'elle est toujours actuelle.
A terme, la meilleure détection devrait être d'ordre neurologique (voir notre étude sur astrologie et neurologie: l'astro-neurologie). Tant que des effets neurologiques ne seront pas observés, l'astrologie ne bénéficiera pas d'un statut épistémologique solide, en dépit de toutes les statistiques. Nous prévoyons, pour notre part, dans les 20 prochaines années un prix Nobel venant couronné des travaux dans le domaine des corrélations entre les mouvements (apparents ou réels) du ciel et l'activité cérébrale chez certains types d'individus. L'objection selon laquelle la preuve ne serait donnée que si le phénomène s'observait chez tout le monde ne saurait être retenue. Il suffirait de prouver que cela vaut pour une certaine population pour que cela soit recevable vu qu'a priori - selon les critères actuellement en vigueur - il ne devrait pas y avoir d'effet du tout....On sait d'ailleurs que certaines personnes présentent une hypersensibilité à certains phénomènes qui n'affectent pas les autres (exemple des asthmatiques, des diabétiques etc.), on est là face à des processus typologiques.
JHB
30. 09. 09
Si l'astrologie doit s'efforcer, en bonne sentinelle, d'avertir, de prévenir le monde le plus tôt possible sur ce qui se prépare, il convient, pour ce faire, que l'astrologue identifie le plus tôt possible ceux qui en relèvent au premier chef . A partir de là, une éducation adaptée pourra être envisagée et ce dès le plus jeune âge. C'est là une ressource humaine de la plus haute importance et qui sera reconnue comme telle au cours du XXIe siècle..(note: il y a 40 ans, notre premier article sur l'astrologie s'intitula "Portrait de l'homo astrologicus", juin 1969, Université Hébraïque de Jérusalem)
.Le premier rôle de l'astrologue serait de détecter les êtres qui dépendent du cours des astres. Et contrairement à l'idée répandue, c'est loin d'être le cas de tout le monde. D'ailleurs, si c'était le cas, aurait-on besoin des astrologues?
Pour sélectionner ces êtres singuliers, il importe d'examiner un très grand nombre de personnes et en fait tout le monde.
Il existe, dans cette humanité astrologique, deux catégories à mettre en évidence. :
1 les cinq types gauqueliniens
2 le type halbronnien
I Les cinq types gauqueliniens
Gauquelin a mis en place une batterie de tests ( Les personnalités planétaires, Paris, La Grande Conjonction, 1992) pour tenter de déterminer à quelle catégorie appartient un individu donné. Mais nous pensons que tout le monde n'appartient pas forcément à l'un de ces cinq types. Non pas parce que nous pensons que les autres planètes que les cinq qui ressortent de la statistique Gauquelin sont à utiliser -pour quelle profession? - mais parce que nous pensons qu'une grande partie de la population ne dépend pas des astres, du moins sur un plan psychosociologique. Nous ne naissons pas tous avec une vocation bien arrêtée et nous ne naissons pas sous un astre spécifique.
Autrement dit, l'astrologie ne traite que d'une élite de l'Humanité et ce qui constitue cette élite, c'est la qualité remarquable de son rapport au cosmos.
Ces cinq types ne sont sensibles qu'à la position des astres dans le mouvement diurne. Leur avenir n'est pas datable comme le type halbronnien (cf infra).
Mais leur avenir n'en est pas moins prévisible : ils réussiront brillamment dans leur branche, une fois qu'ils l'auront identifiée. L'on ajoutera que leur vie sera probablement marquée chronologiquement par le type halbronnien, du moins indirectement car il va de soi que ce type fera appel à eux en priorité pour le seconder dans sa tâche, ce seront ses lieutenants, ses ministres.
Le premier trait distinctif est évidemment la configuration céleste au moment de la naissance, mais du seul point de vue du lieu. Ce qui signifie que dans un autre lieu, à une autre latitude, les planètes seraient disposées autrement.
Mais, une telle synchronicité n'a rien d'évident d'une part parce que plus d'une planète peut être angulaire et qu'il n'est pas question de combiner les planètes entre elles. Il ne s'agit là que d'une coïncidence.
Mais il reste que le positionnement astral est une indication et que si deux planètes sont angulaires, il faudra les départager en observant quel est le comportement le mieux compatible.
Ce qui compte ici, ce n'est pas tant de connaitre le type psycho-professionnel de la personne mais de déterminer si l'on a affaire à quelqu'un dont la carrière sera remarquable et sortira du rang. Et c'est à ce titre que l'astrologue aura à statuer avant toute chose.
II Le type halbronnien
En ce qui concerne l'autre typologie que nous avons nous -même établie, elle n'obéit pas aux mêmes principes. Le thème natal importe peu encore que l'on puisse concevoir qu'une personne puisse appartenir aux deux catégories. Mais l'important reste en tout état de cause de déterminer si l'individu appartient ou non à la catégorie en question et cette fois ci, la cyclicité ne se place plus au moment de la naissance, dans le cadre très ponctuel du mouvement diurne mais est à faire apparaitre dans une temporalité sensiblement plus longue, celle du parcours planétaire sur l'écliptique.
Pour déterminer que l'on a affaire à un individu capable de capter le cours de configurations bien spécifiques, il importe de noter un changement de comportement à l'approche d'une telle configuration (on ne reviendra pas ici sur la nature de celle-ci, voir notamment notre séminaire "l'astrologie quatre étoiles" sur teleprovidence). Car ce qui caractérise cette catégorie, ce n'est point une vocation particulière pour tel ou tel domaine d'activité mais bien une cyclicité de son potentiel relationnel comme si leur énergie se focalisait à certaines époques, à la façon d'un laser
On accordera également de l'importance à toute manifestation d'intérêt de l'enfant pour les langues, les voyages, l'Histoire et la Géographie, tout ce qui indique un refus de se laisser enfermer dans un espace temps trop étroit et donc pour la musique dans sa forme la plus abstraite, ne recourant pas à une langue particulière. Il est possible que certains mots exercent une attraction particulière: unité, universel, d'où l'écho que peut avoir sur l'enfant toute idée de rassemblement, d'union, et inversement le rejet de tout point de vue trop sectaire, de toute attitude de refus, de repli - toute incapacité de s'expliquer; de dialoguer.
. Conclusion
Au niveau psychologique, nous dirons que nous avons affaire dans les deux cas à des programmations spécifiques. Un Martien reconnaitra les activités martiennes dès les premiers temps de sa venue au monde, il les identifiera. Idem pour les autres types planétaires gauqueliniens. Cela fera écho en lui. Il prendra peu à peu conscience de ce qui fera sens pour lui dans sa vie et ce pour quoi il est doué. D'où l'importance pour l'enfant d'être confronté à un environnement social relativement diversifié (cas, a contrario, de l'enfant sauvage, voir film de François Truffaut), au contact , notamment; d'un cercle de famille élargi, dans la mesure où l'hérédité joue ici un rôle qui dépasse le cadre parents-enfants.
Pour ce qui est du type "halbronnien", nous dirons que l'enfant - puisqu'il s'agit d'un dépistage aussi précoce que possible, ce qui est le principe même de toute prévision - se caractérise par un fort besoin de créativité. Il préfère penser et décider par lui-même que de répéter ce qui a été dit par d'autres. Mais cela vaut surtout durant les périodes où se forment certaines conjonctions. Au cours des autres périodes, il se met en quelque sorte en veilleuse.
Dans tous les cas de figure, le recours à un encéphalogramme nous semble conseillé. Suractivité cérébrale au moment de la naissance, visant à trouver la meilleure "équation" entre l'intérieur biologique et l'extérieur cosmique, dans le premier cas et suractivité cérébrale dans le second cas aux abords de certaines configurations.
A partir du moment où l'individu a été considéré comme appartenant à l'un de ces deux catégories, il fera l'objet d'un suivi particulier et il apprendra à assumer au mieux ses facultés remarquables. A noter que dans l'Histoire, on trouve des récits plus ou moins légendaires de telles tentatives de détection ('Etoile des Mages) qui peuvent d'ailleurs aboutir à des massacres (naissance de Moïse)
On aura compris que le grand drame de l'astrologie aura été de perdre conscience de sa véritable raison d'être comme si on l’avait délibérément détourné de son chemin....pour des raisons qui d'ailleurs se comprennent. A partir du moment où l'astrologie ne pouvait mettre en avant certaines élites, cela sapait le pouvoir d'une certaine caste.
Pour comprendre la genèse de l'Astrologie, on ne saurait oublier qu'elle est liée à la question du Pouvoir et c'est ce qui fait qu'elle est toujours actuelle.
A terme, la meilleure détection devrait être d'ordre neurologique (voir notre étude sur astrologie et neurologie: l'astro-neurologie). Tant que des effets neurologiques ne seront pas observés, l'astrologie ne bénéficiera pas d'un statut épistémologique solide, en dépit de toutes les statistiques. Nous prévoyons, pour notre part, dans les 20 prochaines années un prix Nobel venant couronné des travaux dans le domaine des corrélations entre les mouvements (apparents ou réels) du ciel et l'activité cérébrale chez certains types d'individus. L'objection selon laquelle la preuve ne serait donnée que si le phénomène s'observait chez tout le monde ne saurait être retenue. Il suffirait de prouver que cela vaut pour une certaine population pour que cela soit recevable vu qu'a priori - selon les critères actuellement en vigueur - il ne devrait pas y avoir d'effet du tout....On sait d'ailleurs que certaines personnes présentent une hypersensibilité à certains phénomènes qui n'affectent pas les autres (exemple des asthmatiques, des diabétiques etc.), on est là face à des processus typologiques.
JHB
30. 09. 09
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